Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Rapport sur l'état d'avancement du processus de mise en oeuvre des activités transférées du programme de lutte contre l'onchocercose : 1er septembre 1998 - 31 août 1999, Guinée

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Vingtième session [-a Haye. 6-8 décembre 1999 Point 6 de I'ordre du jour provisoire JPC - CCP COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président JPC20.7 (e) FRANÇAIS SEULEMENT Septembre 1999 RAPPORT SIJR LES ACTTVITES DU PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (1998 - 19e9) GUINEE RBPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE LA SANTE NATIONALE DE LA SANTE PUBLIQUE DTWSION DE LA PREVENTION ET DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE JPc2o.7 (e) RAPPORT SUR LES ACTIVITES DU PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (1ee8-1 eee) 1. 2. TABLE DES MATIERES 2.1 la pyramide sanitaire. 2-2 Organisation de la Division de la prévention et de la Lutte contre la Maladie. ....-....5 ..5 3.1 Formation 3.2.1 Le traitement communautaire (TIDC) .......*_...6 3.2.2 Tableau 3 : traitement passif effectué en 1998 en Guinée...... .........*_...7 3.2.3 Surveillance épidémiologique :.................. ..+_.10 1. Introduction La volonté politique manifestée par les Ministres de la Santé des Pays participants à la 17" session du Comité conjoint du programme Oncho (CCP l7) en décembre 1995, dans le cadre de la prise en charge des activités résiduelles de OCP par leur gouvernement respectif, a auguré l'intégration de ses activités aux systèmes nationaux de santé. Il s'en est dégagé que la distribution de l'ivermectine et la surveillance épidémiologique de l'onchocercose pouvait être intégrées et efficacement assurées respectivement par les communautés villageoises et par les strucfures nationales.de santé. Ainsi, le traitement de masse ou traitement à large échelle qui était l'apanage des équipes mobiles Oncho a été aboli en septembre 1996. Il faut signaler d'ailleurs que cette stratégie, reste très coûteuse, n'assurait pas forcement une bonne couverture thérapeutique des villages car les présents au jour de passage de l'équipe de traitement en bénéficiaient. Un atelier national regroupant pour 3 jours tous les intervenants sur le terrain fut organisé en mars 1996 à Conakry. Il s'était fixé 2 objectifs principaux : - Mettre en place un système de distribution communautaire de f ivermectine ; - Intégrer et décentraliser la surveillance épidémiologique active de l'onchocercose Cet atelier a ainsi posé les bases objectives de l'intégration de la lutte contre l'onchocercose qui devait passer nécessairement par la formation des prestataires. Où en somme-nous aujourd'hui ? 2. le système national de santé : La politique sanitaire repose fondamentalement sur la stratégie des Soins de Santé Primaires, confirmé au cours de la conférence nationale de la santé en juillet 1984 et révisée en novembre 1991 pour répondre à la situation actuelle. 2.1 la pyramide sanitaire La mise en ceuwe de la politique sanitaire se fait à travers un système de santé ayant une structure pyramidale fortement calquée sur le découpage administratif. La pyramide sanitaire est essentiellement composée de 3 niveaux : périphérique, intermédiaire et central. 4Tableau I : organisation, structures et organes d'orientation et de gestion du Ministère. Niveau Structures administratives Structures et soins Organes de coordination technique Organes d'orientation et {e sestion National (central) Directions Nationales, Services d'appui, Services rattachés, Organismes Personnalisés Centres Hospitaliers Universitaires (CrilJ) Comité Technique de coordination Co4seil National de la Santé, Commissions Nationales, Conseils d'Administratiorl des CHU Régional (Intermédiaire) Direciions Régionale de la Santé (IRS) Hôpitaux Régionaux Comité Technique Régional de santé Comité Régional de la Santé, Conseil d'Administration de l'hôpital réeional Préfectoral (périphérique) Directions préfectorales de la santé Hôpitaux préfectoraux, Centres de santé *Comité Technique Préfectoral de Santé Conseil d'Administration des hôpitaux, Comités de Gestion des centres de santé. NB : * Le Comité Technique Préfectoral de Santé QfP» se tient tous les six mois au chef lieu de la direction préfectorale de la santé (district sanitaire). Il regroupe tous les agents (médæins, infirmiers chefs de centre de santé, pharmaciens et autorités administratives) pour faire le poirü sur le monitoring des centres de santé et de l'hôpital. C'est au cours de cette instance que sont discutés tous les problèmes et contraintes liés à lettrs activités y compris ceux liés à l'onchocercose IIDC et surveillance épidémiotogique). MINISTERE DE LA SANTE CABINET DU MINISTRE - Chefde Cabinet - Conseillers - Attaché de cabinet SECRETAIRE GENERAL SECTION URGENCES ET EPIDEMIES 5 2.2 Organisation de la Division de la prévention et de la Lutte contre la Maladie La Division de la Prévention et de la lutte contre la Maladie (DPLM) est l'une des quatre composantes de la direction nationale de la santé publique. Elle regroupe au sein de la section endémie tous les prograrnmes nationaux de lutte contre la maladie, coûlme le montre l'organigramme ci-dessus. 3. Mise en æuvre du TIDC et Evaluation Epidémiologique : Déjà en 1993, il y a eu une ébauche de traitements à base communautaire dans certains villages des préfectures de Mamou et Mandiana respectivement appuyés par les ONG SSI ET OPC. Au vu des résultats obtenus et du constat que les communautés villageoises peuvent bien assurer la prise en charge de la distribution de l'ivermectine, recommandation a été faite aux differents acteurs impliqués (état guinéen, ONG et OCP) de procéder à l'extension de la distribution de l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) à toutes les zones éligibles au traitement. 3.1 Formation Dans le cadre du transfert des activités de I'OCP aux pays et dans la logique de l'intégration du prograrnme au système de santé guinéen, un chronogramme suivi d'un plan de formation par bassin 6pour la mise en æuvre du TIDC a été élaboré et soumis pour financement à OCP et aux ONG au terme de l'atelier national. De novembre 1996 en juillet 1997 : formation de 19 médecins chefs de district (DPS) et de 152 infirmiers chefs de centre de santé; 5 653 villages ont été identifiés (suivant des c{itères entomologiques et épidémiologiques) et micro planifiés De février 1998 en juin 1998 : avec l'introduction des comprimés de Mectizan dosés à 3mg au traitement communautaire, l'équipe nationale avec l'appui financier de I'OCP ft des ONG's (SSI-OPC), a organisé des séminaires de recyclage à l'intention des infirmierychefs des centres de santé et des médecins des districts impliqués. Ainsi, 152 infirmiersret 53 médecins ont été formés à la formation des distributeurs villageois et suivi du TIDC. De juillet en décembre 1998 : la zone de la Guinee forestière (au sud-est) jusque là ep{rgnée de toute forme de lutte contre l'onchocercose excepté le traitement passif, a été sou*rise à une évaluation épidémiologique rapide par palpation des nodules (REMO). Ceci dans rle but d'identifier les zones à haut risque d'onchocercose et de les soumettre au TIDC. De février en mars 1999 : formation de 148 infirmiers des centres de santé et 14 médecins (DPS et IRS) pour introduire le TIDC en zone d'extension sud (Guinée Forestière). Parallèle ment au TIDC, une série de formations des équipes de District pour la survelllance épidémiologique a eu lieu de juin en juillet 1998. Ainsi 18 équipes composées chacunê d'un microscopiste, d'un recenseur et d'un biopseur ont pris part (avec I'appui de OCf,) aux évaluations des villages des différents bassins. Chaque équipe de District a subi la forrfration au cours de l'évaluation du bassin pour lequel elle doit avoir désormais le contrôle (après 2002). En novembre 1998, un symposium national a regroupé pour 3 jour à Conakry les 4cteurs impliqués au TIDC sur le terrain; il a connu aussi la participation de I'OCP, des $NG's OPC et Sight Savers ainsi que celle du coordonnateur national ONCHO du Mali invité à cet effet. Les résultats auxquels le symposium a abouti ont été renforcés et consolidés ldrs des séminaires de recyclage qui se sont déroulés à Kankan, Faranah, Manou et Labé entre f,ewier et mars 1999. I1 faut noter que c'est au cours de ces séminaires, du reste entièiernent supportés par les ONG's OPC et Sight Savers, que l'approvisionnement en Mectizân des DPS a été effectué. Un technicien au niveau central à été formé en informatique par OCP sur la gestlon de données et le programme national a été doté d'un ordinateur en juillet 1998. Le ministre de la santé a désigné un entomologiste médical qui a été formé à Bouaké (Côte d'Ivoire) par OCP. 3.2 Les résultats 3.2.7 Le traitement communautaire (TIDC) Nous présentons ici les résultats définis de 1998 et ceux partiels de 1999 (Janvier en Août). Il faut noter ici que le Mectizan utilisé à été commandé par le Ministère de la Santé conformémeht aux recommandations de la réunion des coordonnateurs nationaux ; l'ivermectine étant inscrite sur la liste nationale des médicaments essentiels. 7Tableau 2 z B.ILAN DU TIDC PAR DPS - 1998 1 2 3 4 FARANAH oÀeoLn ôir.routnavÀe rissiôousôu KnNKAltl rÈnôunrue siëurnr rôùnousssÀ trrtÀruotnrun i BEYLAt.. luRtr,lou t lrrruorR t IFORECARIAH I lcRouRt I IxouruoRRR Ilunlr I lrousrR I llelourr,lR I lroucur 369 I I2e3 I I48e I I113 I I43e I I364 I I360 I I281 I I21s I l548 i l 287 142 iia 552 388 - iio zsi-- 246 *iih 450 109 67% | saz" Iû:/;l 77 441 tzz sgil tis tiz 55 144 so at6 go rCz ib oo7 - i ïs 78s- ag soa ùo si,n àe s+o rzo sa3 rca aal z+ gaô zgtl6 ss zzi sz so§ 52 673 so gaA az obô zs qti sl rciA 71% * zqôlo 78% 158 2es ll zsg +oo ll ..lt 27520? l 960/o 23 078 78o/o 47 852 l I 1b 11 Iltz t,, I ,o Irs I ra 1,, I ll ra l[ ,n 5 6 7 B 428 265 346 znl iga 515 278 ag 138 536 gos iro fie iss Àa 97o/o 141 217 +g zéiû rôo or2 ria aa2 lqzCiat rca siot at +ii 31 044 oa sa8 122 410 64 910 Ca +et 52 521 37 304 sog+:t B4o/o 80% 14"t" 75% 8lYo atu aol" taôlo Alo/o isu 81%o atô/" a1u -aia"t" 1qÿ, 3z7oo2 | rrz o1s ] 401 320 I 24ô 65ï I aib siâ I 2Bi 846-- tai-eàs." 73% g#z; iôô% gô% 94o/o ei;/; aiipi" rôô% gi;i" e:4i/; 64 823 152 679 àda'+io" -î4b 336 -ô4 ,es* -î i ô sii- -oe se2- t oz s85- 100% 71o/o e:i;/;149 - iôô 91o/o ffiJffiæffiffiWfuW*ffilffi*ffiæ r*310"030l*#),&ffit#{ 3.2.2 Tableau 3 : traitement passif effectué en 1998 en Guinée Services de soins Nombre de personnes traitées* Nombre de comprimé utilisés Mission Philafricaine t7 662 32 411 Laboratoire EPI 321 1221 Secteur Entomo Faranah t49 s00 TOTAL 18 132 34 132 NB : il s'agit des anciens et nouveaux malades. z N o IU = c G o oü ro o) r.- lr) F* )1'L oIL o)lr)(o o O)@ r.- ro F- Lo :(f) 'o)coo)@F- (O;r o)Cr)C\I N(o.<l lolr)o r r F- o (o(o (f) os (o(r) (v): :Or(o lo ;(oF* i lrr) r(o r- @§ O) ilf)f- !@ll\ :- æi :r (f)i oi ri s e f 'i,:(9 i :rO :.^ i.t r i !.t !}{ !C{st ia i.û:N :o@ !- :tO !- :tr)F- : lo.t ,È io):r :- :r c{ioi(o: o)'o)' ) o' od :!,O,o,o'o.o,oio,oO.O:O O O.O:O'Olr, :o 'o .o .1r) lr) !o ,o@ i- Cf) rr) ,S ;-t icO ;<O$:@ - O:rO:cA @.r-co 'N i- :o !s :o ,* i^ :; iO:O.oiO.OiôiOiOo:o:o oio,é:ô.ôlrr) ilf) ;O .r{) iO 6 ,é :élto io ior 's ,ro ç2 ol 'colô:ro;.È tô.o>.<oioiN ,Ë - il c9 :cO :cf) :Ni .i: oo rr) lr)t- s slr) @ so @ s o) F- s(o @ s'sO) :@l- :N s -f Fr sistO is F-@ so@ èeo àeNo s o) F* à§ iS.-.tf) 'r '9]oov ssslf) iN :r @:@.@ ss F* àqr,F! ;e:6:(o: z o F Jf IL o o- o .o =GIL ii::ii.:i F- ; § :N :r- :È* : :- h P ic.r :rrtOa .(Oilr)i-,(O Sl:x >]:(o lr,@,O N,<o:O,O;O -tw::NiNrr> : is 'r- ,o :ro i .<o X 'r- lr.o iodt, :oi*ir-!.t' ,t Y |,-i- (r) F- ro ro(o o .o tltc oo oÉ, os F* lr)$ @§N oN (os oo coo r:rO) :(Oo)istr):o o) r.oNÿ ro s cr) o) $ rr) F-s6 §t r r-@ @(ooÿ o) roo N@ o o F-§t .if ro r.- co o) :t Cf) @t(o @ lo:o:@io tr)i È-(o r- lr)(o r.o r-$ .<r N $oNtr) -ir (a oN rO ot otd rrl Cf):\ti(o: N:ro; àQ :tt : ro :ro :\o :\o :\o .\o i\oo\.o\:o\ ro\ oÿo\:ô\ cI.):(O i- i$:C) lr):æo) :o) ;cO .O) .O) tr) .rt \o :\o :\o : ^O\ io\ !o\ :>yO :@ :CO ::-O) ,f- ,@ ," ËiËiË S i* i;e àe,èe lèe ià§o),x !(o o).@:@:ocl, ,- :c|-, :o) .c|.) :o) 'l-r srr)o) uJÉo =ü) =uJ>2 JJ =TUo .n IIJF É.F f- :O cq (O cO l.- N O) :cO ,S .@ :O) ,N :æ :cD .F- i(O r I ;^ :cD r-- o) o ca o s;o ;o cq o o:rt:r.o llr) !o È- s N N !d:y:a- :N N N co N:: ,11 ,ô N - =:è ic\j:;:- ôo,l]) r.ri ; (q:r- o uJÉ.È UsFI!L É'î @ l': : Cr) Cr) S :(o q, o-o c(§ Lc «,Y fiieig ,-i :$ i$i-i if, ' : : i i'Ei ë .ë ,s i; is iË iË' =:Ëis :e :e ie .Ë iË i= iË :; i;:§ : =o E o z O) ,O iç+ iNr.NiN!N o\ o\ o\ <= G ca «l () ! â o\q\ o\ a r.] rd t-r& Êr a3 3 Fl ariü ; cË c) F ooo o,(t, sôt(o @ ôt @ rJ)r(f) (f) r s(ot- slot-(o O) c» @t-(a c{ io!oiro âr :(oi(o àia f oEoLo .o f o \t c! SERVICES DE SOINS NOMBRE DE PERS. TRAITEES NBRE DE COMPRIMES UTILISES Philafricaine Suisse 9 527 42 299 Secteur entomo Faranah 439 | 496 DPS N'zérékoré 3 2r0 5 425 DPS Kissidousou 151 459 Labo EPI Kankan 771 2 969 Total t4 098 52 648 1() TABLEAU 5 : traitement passif 1999 (partiel) 3.2.3 Surveillance épidémiologique : Les activités menées sont celles des évaluations épidémiologiques des bassins. Deux ÿpes d'évaluation ont été menés : I évaluation par biopsie cutanée et pansement à la DEC et l'évalüation ophtalmologique. Tableau 6 : Résultats des évaluations épidémiologique effectuées sur les bassins sous traitements en 1998 Les taux extrêmes de prévalence vont de 0.0 à 27.2% dans ces zones soumises au traitemeht ou combiné avec Ivermectine seul (Koliba). La CMFL déterminée au terme de ces évaluatiorfs est voisine de zéro (0.00). Il ne faut cependant pas occulter que dans les villages de Serékoroba (fur le Mafou) et de Léré (sur le Dion) des sujets jeunes respectivement de moins de 15 ans et de moifrs de 20 ans ont présenté une infection onchocerquienne. BASSINS VILLAGES RECENSES EXAMINES PPREVALENCE DE MF CMFI] (CMFC) Tinkisso t0 2 t47 2 06t i qts 61s 1 1 1 584 530 i8i 474 0.0 - 6.9 0.0 - 0.25 Koliba 11 0.0 - s.6 0.0 - 0.3 Niandan 5 ;-J 1.6 - 8.9 0.03 r 0.34 Niger/Mafou 0.0 - 27.2 0.0 - o.ee Dion/Sankarani aJ 765 625 9.1 -24.8 0.0 - 0.74 BASSINS Loffa * (GF) Mafissa* Makona Oulé* VILLAGES 5 2 J 7 RECENSES I 472 298 759 2 t54 EXAMINES t 157 205 515 1 779 PPRE,VALENCE DE MF r4.3 - 66.4 14.r - t7.2 12.9 -3s.6 7.2 - 67.1 CMFL (cMFC) 0.3 - 13.4 0.s - 0.68 0.48 - 5.47 0.23 - 8.99 1t TABLEAU 7 : Résultats des évaluations épidémiologique effectuées en zone d'extension sud (Guinée Forestière). Les prévalences en zone d'extension sud (ayant servi de cadre pour la formation des équipes préfectorales de surveillance épidémiologique) vont de 7 2% à 67 .l%. *GF : il s'agit des bassins de la Guinée Forestière qui n'avaient été soumis à aucun traitement. Ces zones ont été mises sous TIDC en féwier 1999. Tableau 8 : Résultats des évaluations épidémiologiques effectuées sur certains bassins en 1999 3.3 Gestion des données Pour ce qui concerne le traitement communautaire, les données collectées suivent le circuit suivant : Village -; Centre de santé --; District (DPS) > Région (IRS) -> Coordination Nationale Les données font l'objet d'une analyse au niveau de l'unité épidémiologie du programme puis sont transmises à OCP, aux ONG et au Ministère de la Santé (Service Statistique Etude et Information: SSEI). La coordination nationale tient à jour un tableau récapitulatif des activités des differents DPS tenant compte (en fonction des rapports qui lui parviennent) des informations suivantes : nombre des districts, nombre de villages prévus, nombre de villages traités, populations recensée, Bassins Nbre de villages évalués Nombre personne§ recensées Personnes examinées Oncho J. Prév. brute Au SNIP Au DEC SNI-P DEC SNIP DEC SNIP DEC Mili-Niandan 7 0 2 351 r 289 0 4t 0 3.18 0 Niger-Mafou 8 4 2 083 1 073 612 97* 67* 9.04 10.95 Kolenté 8 0 I 508 I 108 0 56 0 s.05 0 Sankarani- Dion 5 0 2 126 1 464 0 18 0 1.23 0 Tinkisso l8 I 4 397 2 759 209 91 I 3.30 0.48 Total 46 5 t2 459 7 693 821 303 68 3.93 8.28 l2 population traitée, quantité d'ivermectine reçue, quantité utilisée et quantité d'ivermfrctine restant. En attendant la prise en charge effective de la surveillance épidémiologique par les Districfs, les données des évaluations sont traitées par OCP et l'équipe nationale. 3.4 Suivi/supervision La supervision se fait de la manière suivante : Equipe Nationale -+ IRS +DPS + DPS + Centre de santé + Village Durant l'année 1998, l'équipe nationale ONCHO a pu visiter 19 Directions Préfectorales de la]santé grâce à I'appui de I'OCP et des ONG. L'objectif est de se rendre compte que l'équipe de dfstrict intègre effectivement les actiütés de distribution dans son plan d'action et assure le suivi dlns tes centres de santé. Les principaux problèmes soulevés par les districts se résument en une insuffisance de pesonnel des centres de santé, une insuffisance voire un manque de moyens logistiques (motocycfettes, carburant pour le déplacement des agents, vers les villages). A ce niveau, il faudra noter l'appui remarquable des ONG (Sight Savers International : SSI et QPC : Organisation pour la Prévention de la Cécité) qui, au titre de l'exercice 1998, ont fourni respectivement 30 et 27 motocyclettes à 56 centres de santé et à l'équipe nationale. De n[ême, chaque centre de santé, chaque DPS a pu bénéficier de ces ONG un apport forfaitaire en car{urant et en prime pour le d déroulement des activités. Ceci a contribué fortement à motiver le pers§nnel qui s'est mis à la tâche et dont les résultats évoqués plus haut en font foi. Il aété également constaté au cours de la supervision que dans certaines communautés l'abseqce de personnes lettrées dans le village entraînant un retard dans la préparation des rapports de trait{nent. La solution à ce problème dans certaines zones (où les communautés ont compris la nécesslte de faire un rapport) a été de faire traiter le village par des distributeurs letkés provenant des viflages voisins moyennant une prise en charge de ceux-ci par la communauté elle-même. Il a été iaussi constaté des villages où les habitants ont cotisé de l'argent pour le distributeur. Nous avons porté cette expérience aux DPS pour qu 'au cours de leur supervision, ils puissent discuter avec les {ents de santé de leur zone sur ces différents aspects. 13 D'autres problèmes ont été notés : - un manque de supports pour la collecte des données - une réclamation de motivation sans cesse croissante - un manque de ressources pour l'entretient des motocyclettes - un manque de concertation au niveau des équipes dans certains districts (DPS) - une rétention de l'information par certains agents (CS) - un manque de temps (agent seul et surchargé ; il doit faire toutes les activités du centre de santé). Le paquet minimum d'activités du centre de santé devient finalement très important. Chaque nouveau programme s'insère avec ses conüaintes, ses spécificités et il va s'en dire, beaucoup de deploiement de la part des agents de santé. C'est pourquoi des voies d'approche caractérisent chacun d'eux et il n'y a pas à douter que chaque approche repose fondamentalement sur la participation communautaire. Il faut noter que la multiplicité des prograûrmes a fait naître une autre conception de la participation communautaire; dans ce cas, un même agent villageois, coiffe sous le même chapeau différents programmes sous la responsabilité du village. Il s'appelle par endroit Agent Communautaire (AC). Le contenu de ses activités varie aussi d'un programme à un autre : sw la vente des contraceptifs ou du sachet de SRO par exemple, l'AC perçoit une certaine marge bénéficiaire alors que sur toute la ligne, l'ivermectine est gratuite. Tous ces problèmes ont été débattus au cheflieu des Districts en présence des autorités administratives. Les ONG se sont engagées à prendre en charge les supports des données et les ressources pour l'entretien des motocyclettes. Il a été aussi demandé aux médecins chefs des districts (DPS) de faire un suivi des budgets des centres de santé qui dewont prendre en compte désormais le carburant et les supports des données pour le TIDC sur la base du recouwement des coûts des C.S. 4. Mesures prises : - Pour l'amélioration du TIDC : o Accroître la sensibilisation par la formation du personnel en méthodologie et en technique d,IEC. o Renforcer la supervision à tous les niveaux avec l'appui logistique de I'OCP et des ONG sur la base de fiches de supervision bien élaborées (voir en annexe une proposition de fiche). Organiser un atelier regroupant les responsables du SNIS, les DPS et les IRS pour d'une part, la conception d'un formulaire commun de collecte des données et de preparation des rapports dans le cadre de l'intégration de cette activité au SNIS, d'autre part f identification d'indicateurs de monitoring annuel du TIDC (voir proposition en annexe). L4 Pour l'intégration de la surveillance épidémiologique : . Programmer des séances d'évaluation épidémiologique dans les zones à prévflence plus ou moins élevée dans le but d'arrêter le faciès épidémiologiqrle de I'onchocercose que I'OCP aura laissé à la Guinée et cela par bassin d'ici le 31 décembre 2002. . Budgétiser et acheter le BND, des kits et snip pour équiper les régions en mgteriel d'évaluation. . OCP devra contribuer à ce que le pansement à la DEC soit préparé au labor[toire sous forme pharmaceutique d'usage facile. Ce qui éviterait les contraint$s de préparation extemporanée sur le terrain (balance précise, poudre de DEC, {ivers flacons etc.) et les pertes. 5. Financement des activités par l,Etat guinéen Le gouvernement guinéen a contribué au financement des activités du Programme National dq lutte contre l'Onchocercose conformément au protocole d'accord particulier relatif au prot[cole d'accord général liant la Guinée au Programme OMS/ONCHO. Ceci se matérialise à travefs les informations contenues dans le tableau ci-après : Arurée Montant 1990 85 294 678 1991 t07 726 000 t992 94 903 900 1993 94 903 900 t994 94 903 900 1995 94 903 900 t996 58 800 000 1997 91 989 363 1998 58 392 000 1999 100 000 000* Total 881 7r7 641 FG * Dont 58 878 FG représentant le salaire dû au personnel contractuel entomologique 6. CONCLUSION : le TIDC est réellement mis en place en Guinée. Des efforts doivent être déployés pour en assurer la pérennisation. L'extension du TIDC en Guinée Forestière à été effective. L'harmonisation des outils de collecte reste à faire. L'intégration du TIDC dans le paquet minimum d'activités des centres de santé est effectirne : 7 221 communautés villageoises doivent être traitées chaque année sous la supervision rapproshée de 209 centres de santé dans 24 DPS (Districts sanitaires). La supervision du niveau central devrait désormais intéresser aussi bien les CS que certains villages et cela, avec la participation de l'équipe de District.

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