Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la première séance, lundi 18 septembre 2006

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPR/RC57/SR/1

PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE (ASB Theatre et Lower NZI, Aotea Centre, Auckland CONVENTION CENTRE) Lundi 18 septembre 2006 à 9 heures PRESIDENTE : Madame Marianne DEVAUX (France) puis : M. Pete Hodgson (Nouvelle-Zélande) TABLE DES MATIERES page 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. Cérémonie d'ouverture ........................................................................................................... Ouverture de la session .......................................................................................................... Allocution de la Présidente sortante ...................................................................................... Election du bureau : Président, Vice-Président et Rapporteurs ............................................. Adoption de l'ordre du jour .................................................................................................... Allocution du Directeur général par intérim .......................................................................... Rapport du Directeur régional ............................................................................................... ANNEXE 1 - Allocution de Mme Helen Clark, Premier Ministre de la Nouvelle-Zélande, à la cérémonie d’ouverture ....................................... ANNEXE 2 - Allocution du Dr Anders Nordström, Directeur général par intérim de l’OMS, à la cérémonie d’ouverture .......................................... ANNEXE 3 - Allocution du Dr Richard Nesbit, Directeur régional par intérim de l’OMS pour la Région du Pacifique occidental, à la cérémonie d’ouverture ............................................................ ANNEXE 4 - Allocution de Mme Marianne Devaux, Présidente sortante, à la cérémonie d’ouverture .............................................................................. ANNEXE 5 - Allocution de M. Dick Hubbard, Maire d’Auckland, à la cérémonie d’ouverture .............................................................................. ANNEXE 6 - Allocution de Mme Marianne Devaux, Présidente sortante, à l’ouverture de la session ............................................................................... ANNEXE 7 - Allocution du Dr Anders Nordström, Directeur général par intérim de l’OMS, à l’ouverture de la session ........................................... 66 68 68 68 69 70 72 85 91

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1.

CEREMONIE D’OUVERTURE La cérémonie d’ouverture s’est déroulée à 9 heures au ASB Theatre, au niveau 2 du Aotea Centre

du Auckland Convention Centre. Elle a commencé par la cérémonie traditionnelle maorie de bienvenue, dirigée par Ngati Whatua. Mme Helen CLARK, Premier Ministre de Nouvelle-Zélande, souhaite aux participants la bienvenue en Nouvelle-Zélande et dans la ville-santé très animée d’Auckland. Elle se déclare particulièrement concernée par trois problèmes sanitaires portés à l’ordre du jour, à savoir les pandémies, l’obésité et le tabac. L’OMS a un rôle de premier plan à jouer dans la riposte aux menaces de pandémies de maladies transmissibles qui pèsent sur le monde, faisant fi des frontières nationales et exigeant une réaction rapide et une direction forte. La charge des maladies non transmissibles s’alourdit dans les pays développés comme dans les pays en développement et l’enjeu pour l’OMS consistera à réorienter son action pour se centrer sur ce nouveau problème. L’obésité pose tout particulièrement un problème majeur en Nouvelle-Zélande et dans le Pacifique où elle ne fait qu’empirer. Mme Clark exhorte l’OMS à élaborer un programme de grande envergure pour lutter contre ce problème et prie le Comité de prendre les mesures nécessaires pour garder ce sujet parmi ses priorités. Elle demande aux pays développés d’aider les pays en développement à s’attaquer à ce fléau mondial qu’est le tabagisme, en encourageant notamment les politiciens et les responsables de l’élaboration des politiques à agir en chefs de file résolus. En Nouvelle-Zélande, la législation antitabac qui a été améliorée et renforcée au fil des ans doit continuer à rester réactive. Elle a bénéficié de l’appui de la majorité de la population. L’OMS joue un rôle moteur dans la formulation et la coordination des actions mises en place dans le monde pour réagir à la menace des pandémies et à la charge des maladies non transmissibles, enjeux auxquels tous, sans exception, doivent faire face. La mission de l’Organisation est de protéger et d’améliorer la santé dans le monde. Elle doit trouver des moyens pratiques de réagir aux problèmes sanitaires qui se posent à ses Etats Membres. Mme Clark dit que son Gouvernement reconnaît les efforts déployés par l’OMS pour mieux faire face aux nouvelles tendances et aux problèmes émergents et pour s’y adapter, en définissant des objectifs plus précis et en assurant une gestion plus transparente. Elle souhaite au Comité d’excellentes séances de délibérations (Annexe 1). Le Dr Anders Nordström, DIRECTEUR GENERAL de l’OMS par intérim, remercie le Gouvernement de Nouvelle-Zélande d’accueillir la cinquante-septième session du Comité régional et se dit impressionné par la cérémonie traditionnelle maorie de bienvenue offerte aux Etats Membres. Il rend hommage au regretté Directeur général, le Dr J. W. Lee, qui s’était rendu dans la Région du Pacifique occidental et s’était toujours efforcé de centrer les ressources et l’attention de l’OMS sur les besoins des Etats Membres. Il exprime également ses condoléances à la famille et aux sujets de Sa Majesté le roi Taufa’ahau Tupou IV des Tonga, récemment décédé. Il souligne les progrès accomplis dans la lutte antitabac, dans les activités menées en faveur de la santé des jeunes et dans le financement de la santé. Il

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insiste notamment sur le rôle du secteur privé qui contribue à l’efficacité des services de santé publique, toutes ces questions étant également inscrites à l’ordre du jour de la session. Il se réjouit de la lecture du rapport du Directeur régional par intérim et des discussions qui s’ensuivront sur les principales avancées obtenues et sur les problèmes de santé publique préoccupants pour la Région (Annexe 2). Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim, le Dr Richard Nesbit, transmet ses sincères remerciements au Gouvernement de Nouvelle-Zélande, au nom des Etats Membres et des représentants, pour l’excellente organisation de la cinquante-septième session du Comité régional. Il accueille tout aussi chaleureusement l’ensemble des participants. Il reconnaît l’extrême importance que la Nouvelle-Zélande accorde à la résolution des problèmes de santé publique et le rôle moteur qu’elle joue dans le Pacifique. Les initiatives novatrices de la Nouvelle-Zélande en matière de santé publique sont reconnues dans la Région et dans le monde. Sa loi de 1990 en faveur des espaces non fumeurs a dynamisé les actions régionales et mondiales destinées à protéger les non-fumeurs. Ces initiatives ont couvert un certain nombre de domaines qui seront au cœur des discussions de la semaine, à savoir les soins aux patients souffrant de maladies chroniques, la santé mentale, la lutte antitabac et la réduction des méfaits de l’alcool. Il espère que cette session sera une réussite et reconnaît l’importance et la difficulté du travail prévu. Il encourage les Etats Membres à profiter des occasions qui leur sont offertes par la convivialité de l’atmosphère (Annexe 3). La PRESIDENTE du Comité régional, Madame Marianne DEVAUX (cinquante-sixième session) remercie le Gouvernement de Nouvelle-Zélande pour sa chaleureuse hospitalité. Elle rend hommage à l’humanisme et aux qualités de dirigeant du regretté Directeur général, le Dr J. W. Lee. La dernière session du Comité régional a contribué à améliorer la santé de la population de la Nouvelle-Calédonie et du reste de la Région et des progrès notables ont été accomplis au cours de l’année qui a suivi. Elle exprime sa gratitude au Bureau régional pour l’aide efficace qu’il apporte et, grâce au dynamisme qu’il sait insuffler, se déclare pleinement confiante sur la qualité des échanges qui auront lieu pendant ce Comité (Annexe 4). Monsieur Dick HUBBARD, Maire d’Auckland, souhaite la bienvenue aux participants. Il rappelle son engagement en faveur de la santé et en particulier de la santé publique et fait remarquer que l’exercice physique, grâce aux espaces ouverts et aux ressources naturelles, est essentiel pour les loisirs et la santé physique – il devrait faire partie intégrante de la vie quotidienne de chacun. Il fait remarquer que les politiciens doivent traduire leurs discours en actes, ne serait-ce que pour donner un exemple aux jeunes. Une nourriture saine, le contrôle du poids et l’exercice physique sont essentiels pour lutter contre les maladies non transmissibles. L’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires, qui posent déjà de graves problèmes dans la Région et dans le reste du monde, sont en augmentation et représentent un enjeu majeur pour tous les acteurs concernés : les autorités sanitaires, l’industrie alimentaire, les parents

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et les écoles. La grande diversité culturelle et linguistique de la ville d’Auckland et de la Région induit ses propres problèmes de santé publique. Il exhorte chacun à être actif et à manger mieux (Annexe 5). A l’issue de la cérémonie d’ouverture, les participants se rendent au Air NZ Foyer du Centre Aotea. 2. OUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l’ordre du jour provisoire La Présidente sortante, Madame Marianne DEVAUX (France) déclare ouverte la cinquanteseptième session du Comité régional du Pacifique occidental. 3. ALLOCUTION DE LA PRESIDENTE SORTANTE : Point 2 de l’ordre du jour provisoire La Présidente sortante, Madame Marianne DEVAUX (France) s’adresse au Comité (Annexe 6). 4. ELECTION DU BUREAU : PRESIDENT, VICE-PRESIDENT ET RAPPORTEURS : Point 3 de l’ordre du jour provisoire 4.1 Election du Président M. KHAW Boon Wan (Singapour) propose que le Dr Pete Hodgson (Nouvelle-Zélande) occupe le poste de Président. Cette proposition est appuyée par M. Gatoloaifaana Amataga GIDLOW (Samoa). Décision : Le Dr Pete HODGSON (Nouvelle-Zélande) est élu à l’unanimité. Le Dr HODGSON (Nouvelle-Zélande) prend la fonction de président. 4.2 Election du Vice-Président Le Dr Mario VILLAVERDE (Philippines) propose que M. Pehin Suyoi OSMAN (Brunéi Darussalam) occupe le poste de Vice-Président. Cette proposition est appuyée par le Dr Stevenson KUARTEI (Palaos). Décision : M. Pehin Suyoi OSMAN (Brunéi Darussalam) est élu à l’unanimité. 4.3 Election des rapporteurs Le Dr Nuth SOKHUM (Cambodge) propose que le Dr Nicholas MANN (Papouasie-NouvelleGuinée) occupe le poste de rapporteur de langue anglaise. Cette proposition est appuyée par Mme Jane HALTON (Australie).

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Le Dr Jean-Paul GRANGEON (France) propose que Mme Myriam ABEL (Vanuatu) occupe le poste de rapporteur de langue française. Cette proposition est appuyée par M. Bounkoang PHICHIT (République démocratique populaire lao) Décision : Le Dr Nicholas MANN (Papouasie-Nouvelle-Guinée) et Mme Myriam ABEL (Vanuatu) sont élus à l’unanimité. Le PRESIDENT annonce que le Professeur Terence DWYER, Président du Comité consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en santé et le Dr Bruce SCOGGINS, directeur du Conseil de la recherche en santé, Nouvelle-Zélande et membre du Comité consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en santé, participeront à la table ronde prévue le 20 septembre 2006. 5. ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR : Point 5 de l’ordre du jour provisoire (Documents WPR/RC57/1 Rév.2, WPR/RC57/16 et WPR/RC57/17) Le PRESIDENT attire l’attention du Comité sur l’ordre du jour provisoire (document WPR/RC57/1 Rév.2). Le Gouvernement d’Australie a proposé d’inscrire un point supplémentaire à l’ordre du jour portant sur l’examen de l’amendement du Règlement intérieur du Comité régional (Document WPR/RC57/16). Mme HALTON (Australie) explique que le décès prématuré du Dr Lee à la veille de l’Assemblée mondiale de la Santé de 2006 a révélé une lacune dans le Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé, à savoir l’absence de toute procédure claire dans l’éventualité où le poste de Directeur général deviendrait subitement vacant. Le Conseil exécutif a eu de grandes difficultés à déterminer la meilleure façon de procéder et la méthode utilisée a été parfois un peu déroutante. Le Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif, qu’elle préside actuellement, a été prié d’examiner le Règlement intérieur pour déterminer s’il devait être amendé et éviter ainsi qu’une telle situation ne se reproduise à l’avenir. De même, le Règlement intérieur du Comité régional du Pacifique occidental ne prévoit pas l’éventualité où le poste de Directeur régional deviendrait subitement vacant. L’Australie propose donc d’inscrire un point supplémentaire à l’ordre du jour pour alerter les membres du Comité sur cette lacune et commencer à réfléchir sur la nécessité ou non d’amender également son Règlement intérieur. Le Secrétariat a préparé un document de travail (document WPR/RC57/17) que le Comité pourra examiner s’il accepte cette proposition. Le PRESIDENT modifie l’ordre du jour devant être adopté pour ajouter le point supplémentaire proposé par l’Australie. Décision : En l’absence de tout commentaire, l’ordre du jour est adopté avec le point supplémentaire.

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6.

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL PAR INTERIM : Point 6 de l’ordre du jour Le DIRECTEUR GENERAL par intérim prend la parole (Annexe 7). M. AKAMATSU (Japon), au nom du Ministère japonais de la Santé, du Travail et de la Protection

sociale, adresse ses sincères condoléances pour le décès du Dr Lee, loue la façon dont il a exercé ses fonctions et se félicite de l’héritage qu’il nous a laissé en tant que Directeur général. Le Dr Lee a beaucoup accompli en peu de temps, non seulement dans des domaines techniques de la santé et avec la révision du Règlement sanitaire international, mais également dans la réforme administrative. Son style de direction était ferme et résolu mais il a toujours maintenu un dialogue ouvert avec les Etats Membres. M. AKAMATSU remercie l’OMS d’être intervenue rapidement pour porter assistance aux victimes de catastrophes naturelles, ce qui a contribué à soulager les souffrances des victimes dans la Région. Il espère que l’OMS continuera d’adopter avec les Etats Membres l’approche qui a caractérisé le mandat du Dr Lee. La portée de plus en plus étendue des activités de l’OMS exige une large coopération avec de nombreuses populations et institutions différentes. Il espère que l’OMS continuera de favoriser des partenariats élargis pour la promotion de la santé. Le Japon est toujours prêt à encourager de tels partenariats avec les pays en développement et à les utiliser pour atteindre les objectifs de l’OMS collectivement et « obtenir ensemble des résultats ». M. Jae Yong LEE (République de Corée) exprime sa sincère gratitude à l’OMS et aux Etats Membres qui ont adressé leurs condoléances à son pays après le décès subit du Dr Lee. Il félicite le Dr Nordström de ses efforts inlassables en tant que Directeur général par intérim pour permettre à l’OMS d’aller de l’avant, ce qui fait honneur à la mémoire et aux réalisations du Dr Lee. La République de Corée va lancer un projet commémoratif en l’honneur du Dr Lee, qui s’est consacré à soutenir les soins de santé dans les pays en développement et a conféré à son pays un rôle nouveau dans la communauté internationale. Il annonce que son pays s’engage résolument, en collaboration avec les autres Etats Membres, à soutenir l’OMS, qui continue à mettre en œuvre et à développer les idées du Dr Lee. Le Dr CHUA (Malaisie) indique que l’augmentation des taux d’obésité et de maladies non transmissibles comme le diabète est directement liée à l’alimentation, et en particulier aux quantités excessives de sel, de sucre et de graisses présentes dans les aliments. Il espère que l’OMS montrera l’exemple en fixant certaines normes alimentaires, car les sociétés multinationales excellent à promouvoir leurs produits d’une part et, d’autre part, l’étiquetage obligatoire des ingrédients, s’il est utile, n’encourage pas la réduction de ces ingrédients qui, consommés en quantités excessives, sont nocifs pour

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la santé. Il suggère que l’OMS fixe des normes concernant le sel, le sucre et les graisses présents dans les aliments en conserve et engage les sociétés multinationales à respecter ces normes. Si les pays peuvent fixer des teneurs nutritionnelles différentes, l’excès de sel, de sucre ou de graisses devrait être condamné et non encouragé. M. McKERNAN (Nouvelle-Zélande) constate une augmentation significative du budget prévu pour la Région. Il aimerait savoir comment le Directeur général par intérim évalue la capacité de main d’œuvre, celle des pays en particulier, à exécuter efficacement les activités des programmes permises par cette augmentation budgétaire. Le DIRECTEUR GENERAL par intérim indique qu’il est important pour l’OMS de s’engager dans des partenariats afin d’exécuter efficacement les différents programmes mais que la question de savoir comment les partenaires devraient travailler ensemble est préoccupante. Il existe déjà un certain nombre de partenariats dans le secteur de la santé et l’OMS est en train de revoir son rôle dans la création et la promotion de tels partenariats. Le rôle de l’OMS et les partenariats seront examinés par le Conseil exécutif en 2007. Le Directeur général par intérim prend acte des observations et de l’appui des Etats Membres et de la reconnaissance de l’action du Dr Lee. En ce qui concerne les observations formulées par le représentant de la Malaisie au sujet des normes alimentaires, l’OMS devra examiner les différents moyens par lesquels elle entend appliquer la résolution sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé (résolution WHA55.23). Il est plus difficile d’obtenir des gens qu’ils aient un mode de vie sain que de leur demander de cesser de fumer. Les valeurs sociales jouent un rôle important dans les habitudes des consommateurs et le Directeur général par intérim ne pense pas qu’il soit judicieux de cibler les jeunes et des produits déterminés. Les produits que certains peuvent considérer comme mauvais pour la santé sont acceptables s’ils sont consommés avec modération. Il souligne l’importance de discussions avec l’industrie alimentaire pour parvenir à des accords sur les ingrédients alimentaires sur la base de l’intérêt commun plutôt que d’un cadre réglementaire. S’il est important d’élaborer des normes d’intérêt commun qui ne contrarient pas les goûts des consommateurs, il faudrait aussi s’efforcer de changer la façon dont les consommateurs évaluent et apprécient ce qu’ils mangent. Le débat sur ce point se poursuit et il espère pouvoir revenir sur cette question de manière plus détaillée pendant la réunion. En ce qui concerne le personnel, l’OMS a développé ses capacités afin d’exécuter ses programmes et de répondre aux attentes des Etats Membres. Le Directeur général par intérim estime qu’il est plus important de pouvoir disposer de capacités adaptées et des compétences nécessaires pour apporter les changements requis et d’exercer une gestion dynamique des ressources humaines de l’Organisation pour

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faire en sorte que les Etats Membres disposent eux aussi de ces capacités et de ces compétences. C’est indispensable pour obtenir les résultats escomptés définis dans le budget programme. Il espère que ces questions seront examinées plus avant. 7. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL : Point 7 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/2) Dans une vidéo, le DIRECTEUR REGIONAL, le Dr Shigeru Omi, s’excuse de son absence et remercie le Gouvernement néo-zélandais pour l’organisation de la session. Les sessions du Comité régional sont un moment privilégié de l’année car elles offrent la possibilité de faire le bilan des progrès, de débattre de questions de politique générale, d’examiner des projets de résolution et de renouveler l’engagement en faveur de la santé pour tous les peuples de la Région du Pacifique occidental, tout en nouant des amitiés nouvelles ou en renforçant les anciennes. Il exprime sa satisfaction au vu des efforts soutenus et de la coopération déployés par le passé et espère que la session sera fructueuse et couronnée de succès. Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim considère comme un grand honneur d’assurer l’intérim du poste de Directeur régional et de présenter le rapport sur l’activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental. C’est le décès soudain du Dr J W Lee, le Directeur général de l’OMS, qui l’a amené à assumer ces fonctions. Lorsqu’il a commencé à travailler pour l’OMS il y a près de 16 ans, le Dr Lee a été la deuxième ou troisième personne qu’il a rencontrée au Bureau régional de Manille. Il se souvient encore très distinctement de leur conversation et des conseils que lui avait donnés le Dr Lee, qui était un ami cher et un collègue de toute confiance. Les conséquences de son décès pour l’Organisation se feront sentir au cours des prochains mois avec l’élection d’un nouveau Directeur général. Quels que soient les effets que ce décès pourra avoir sur la Région, l’activité de l’Organisation, et en particulier celle du Bureau régional, se poursuivra comme auparavant. Le Directeur général par intérim a fait un rapport détaillé sur les activités de l’OMS dans la Région et son propre rapport comportera quelques redites car il n’a pris connaissance du texte de l’allocution du Dr Nordström que très récemment. Le fait néanmoins qu’ils soient parvenus tous les deux aux mêmes conclusions témoigne de la concordance de vues entre le Siège de l’OMS et le Bureau régional et entre le Directeur général par intérim et lui-même. Pour la troisième année consécutive, la Région du Pacifique occidental est restée en première ligne de la lutte contre la grippe aviaire. Suite à sa réapparition en 2003, les virus de la grippe aviaire A(H5N1) s’est propagé à l’Europe, au Moyen-Orient et à l’Afrique, entraînant l’abattage de millions de poulets, de canards et autres volailles domestiques. La plupart des infections humaines ont été provoquées par un contact avec des oiseaux infectés, mais il pourrait y avoir eu quelques cas de transmission interhumaine

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limitée et sans effet. Les pays touchés de la Région du Pacifique occidental ont pris des mesures fermes pour lutter contre la maladie, en particulier le Viet Nam, où le dernier cas humain est survenu le 25 novembre 2005. La principale préoccupation est le risque de pandémie de grippe humaine mortelle induit par la flambée de grippe aviaire en cours. Afin de se prémunir contre une telle éventualité, le Comité régional du Pacifique occidental a approuvé, à sa cinquante-sixième session, la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, élaborée conjointement par le Bureau régional et le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est. La stratégie offre un cadre pour le renforcement des capacités nationales et régionales de surveillance des maladies transmissibles et d’action, notamment s’agissant de maladies infectieuses émergentes et de la grippe aviaire. Compte tenu de l’appel à une application volontaire anticipée du Règlement sanitaire international (2005) lancé avec fermeté à la CinquanteNeuvième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2006, ces travaux sont plus urgents que jamais et la question est inscrite à l’ordre du jour du Comité, avec la stratégie pour l’Asie et le Pacifique. Le Comité examinera également les recommandations du Groupe consultatif technique sur les maladies infectieuses émergentes pour l’Asie et le Pacifique qui a tenu sa première réunion à Manille en juillet. La flambée de grippe aviaire a suivi de près la crise du SRAS en 2002-2003. Le Comité régional avait précédemment chargé le Directeur régional de préparer un bilan de la bataille contre le SRAS de sorte que les générations futures confrontées à des menaces analogues puissent tirer les enseignements de cette expérience. En mai 2006, le Bureau régional a publié un ouvrage sur le SRAS et la façon dont l’épidémie mondiale a été stoppée qui a été très bien accueilli. Malgré les nouveaux défis que constituent les maladies infectieuses émergentes et réémergentes, le Bureau régional a continué son combat contre d’autres problèmes de santé importants qui touchent les 1,8 milliards d’habitants de la Région, à savoir le VIH\SIDA, la santé de l’enfant, la rougeole, l’hépatite B et les maladies non transmissibles. Des progrès importants ont été faits dans la mise en œuvre des stratégies qui permettront d’atteindre en 2012 le double objectif régional de l’élimination de la rougeole et de la lutte contre l’hépatite B. Dix pays et territoires de la Région ont déjà atteint l’objectif de réduction à moins de 2 % du taux d’infection chronique par l’hépatite B et il semblerait que six autres les aient également rejoints, compte tenu de la couverture vaccinale élevée contre l’hépatite B qu’ils sont parvenus à instituer durablement. De la même façon, les taux de morbidité et de mortalité par rougeole notifiés ont atteint leur plus bas niveau en 2005 grâce à une meilleure efficacité des services de vaccination systématique et à l’organisation d’activités spéciales de vaccination. Le Viet Nam est parvenu à éliminer le tétanos néonatal depuis la cinquante-sixième session du Comité. En outre, la Région est demeurée exempte de poliomyélite. Avec la ferme volonté politique d’atteindre ces objectifs qu’elle a manifestée, la Région du

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Pacifique occidental devrait devenir la deuxième Région de l’OMS à éliminer la rougeole, comme elle l’a été pour l’éradication de la poliomyélite (après la Région des Amériques) et la première Région à réduire le taux d’infection chronique par le virus de l’hépatite B à moins de 2 %. D’excellents progrès ont été réalisés en matière de lutte antituberculeuse. Fin 2005, les objectifs régionaux d’un taux de dépistage des cas de 70 % et d’un taux de guérison de 85 %, ainsi qu’une couverture de l’ensemble de la Région par la stratégie DOTS, recommandée par l’OMS pour lutter contre la tuberculose, ont été atteints dans les délais. Cette réussite a été obtenue grâce à l’engagement politique résolu des Etats Membres et des territoires de la Région, à des partenariats efficaces et à des directives techniques judicieuses. La Région est beaucoup mieux placée pour atteindre l’objectif de 2010 consistant à réduire de moitié la prévalence de la tuberculose et la mortalité due à cette maladie, adopté par le Comité régional dans sa résolution WPR/RC51.R4. L’auto-satisfaction n’est toutefois pas de mise car d’importants obstacles subsistent, y compris un nombre croissant de cas de tuberculose multirésistante et de patients infectés à la fois par Mycobacterium tuberculosis et le VIH. Le projet de plan stratégique Halte à la tuberculose dans le Pacifique occidental pour 2006-2010, qui doit être présenté pendant la session, s’appuie sur les réalisations actuelles et propose aux Etats Membres une feuille de route pour atteindre l’objectif en 2010. L’épidémie de VIH continue de prélever un lourd tribut dans la Région, avec près de 600 nouveaux cas et 200 décès chaque jour. Toutefois, des progrès non négligeables ont été faits dans la lutte contre l’épidémie. L’initiative « 3 millions d’ici 2005 » a permis de tripler le nombre de personnes dans la Région qui ont reçu un traitement antirétroviral entre 2003 et 2005. Les progrès du Cambodge en matière de prévention, de traitement et de soins sont particulièrement encourageants, grâce en grande partie à de solides partenariats, à une ferme volonté politique et au succès de la campagne « le préservatif tout le temps ». Le Cambodge a été le premier pays de la Région à faire face à une épidémie de VIH/SIDA généralisée, mais la prévalence du VIH dans la population adulte a été réduite de 3 % en 1997 à 1,8 % en 2005, ce qui représente une belle réussite. En Chine, en Malaisie et au Viet Nam, où les épidémies sont concentrées parmi les populations ayant des comportements à risque comme les prostitué(e)s ou les utilisateurs de drogues injectables, l’engagement politique résolu de réduire les méfaits et l’intensification des campagnes de promotion du préservatif ont abouti à l’extension des programmes dont l’impact est assuré. Toutefois, la situation en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’autre pays de la Région où l’épidémie est généralisée, est préoccupante. La communauté internationale, s’inspirant largement des progrès réalisés par l’initiative « 3 millions d’ici 2005 », s’est engagée à assurer d’ici à 2010 l’accès universel aux services de prévention du VIH/SIDA, aux traitements, aux soins et aux services de soutien. En renforçant les programmes déjà

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en place et en poursuivant le travail avec les Etats Membres et les partenaires, le Bureau régional contribuera à la réalisation de cet objectif. Dans sa résolution WPR/RC56.R5, le Comité régional a approuvé la stratégie régionale OMS/UNICEF pour la survie de l’enfant, dont les Etats Membres se servent pour leurs campagnes de sensibilisation et pour orienter leurs efforts visant à réduire les inégalités en matière de survie de l’enfant et à améliorer l’accès à un ensemble d’interventions essentielles pour la survie de l’enfant. Ainsi, le Cambodge a élaboré une stratégie nationale de survie de l’enfant, la Chine a achevé une étude nationale des stratégies de survie de la mère et de l’enfant qui sert de base à la mise en place de soins de santé maternelle et infantile universels, équitables et abordables, la République populaire démocratique lao a ébauché un projet de politique intégrée de la santé maternelle et infantile. Les Philippines se sont intéressées à la protection, à la promotion et au soutien de l’allaitement maternel et ont mis au point un cadre général de survie de l’enfant. Dans le domaine des maladies non transmissibles, le Bureau régional continue d’apporter son appui aux Etats Membres dans quatre domaines cruciaux : l’élaboration de plans nationaux, la mise en place de systèmes de surveillance, la promotion de modes de vie sains et d’environnements favorables et le développement des services cliniques de prévention. Les Etats et Territoires de la Région ont déjà fait beaucoup et ils peuvent désormais envisager des programmes plus ambitieux, ainsi que des objectifs régionaux audacieux. Un examen du programme de lutte contre les maladies non transmissibles est à l’ordre du jour du Comité. Un projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool est également proposé à l’examen du Comité. Il a été mis au point avec la participation des Etats Membres et de nombreux experts techniques à la suite de consultations de grande envergure. Ce domaine deviendra prioritaire, la consommation d’alcool étant considérée comme un facteur de risque. La lutte antitabac continue d’être une priorité et l’on peut tirer une grande fierté du fait que les 27 Etats Membres habilités de la Région ont ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac ou ont pris une mesure équivalente, faisant de la Région du Pacifique occidental la seule de l’OMS dont tous les Etats Membres habilités sont devenus Parties à la Convention. La fermeté de cet engagement dans la Région se retrouve dans les progrès réalisés dans la lutte antitabac et il faut en féliciter les Etats Membres. Au cours de l’année écoulée, le problème complexe de la migration des personnels de santé a également été abordé et un projet de stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006-2015 va être étudié au cours de la session. De plus, l’OMS, en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et le secrétariat du Forum des Iles du Pacifique, élabore un code de pratique océanien pour le recrutement des personnels de santé des Etats et Territoires insulaires du Pacifique.

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La stratégie régionale pour un meilleur accès aux médicaments essentiels dans le Pacifique, 2005-2010, oriente les travaux dans ce domaine et elle est mise en place avec l’appui du Japon et d’autres donateurs. Un groupe consultatif technique a été formé pour contribuer à la mise en oeuvre de cette stratégie. Une activité criminelle, la production et la distribution de médicaments contrefaits, continue de compromettre la santé de nombreuses populations dans la Région. Avec l’appui de l’Agence australienne d’Aide au Développement (AusAID), le système d’alerte rapide, un système basé sur Internet permettant aux Etats Membres de se communiquer les informations sur ces médicaments, commence à porter ses fruits. Ce réseau est le premier dans son genre parmi les institutions du système des Nations Unies et il commence à s’étendre à d’autres Régions de l’OMS. Le projet de collaboration entre l’OMS et l’AusAID sur la promotion des pratiques éthiques et de la bonne gouvernance dans le secteur pharmaceutique s’est étendu à six pays de la Région : le Cambodge, la Malaisie, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et la République démocratique populaire lao. Cette nouvelle initiative fera l’objet d’une consultation au Siège de l’OMS à la fin de l’année 2006, au cours de laquelle les enseignements tirés par la Région du Pacifique occidental occuperont une place centrale. Les progrès dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement sont inégaux dans la Région, puisque certains pays comme le Cambodge, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la République démocratique populaire lao n’atteindront probablement pas les objectifs relatifs à la santé maternelle et à la santé de l’enfant. Même dans les pays qui atteindront probablement la plupart des objectifs au niveau national, comme la Chine ou le Viet Nam, de grandes divergences à l’intérieur de ces pays risquent de saper les progrès accomplis, les populations à faible revenu ou marginalisées restant à la traîne. Bien que des interventions techniques soient prévues pour atteindre les objectifs, la principale tâche consistera à faire en sorte que les mesures de prévention et de lutte contre la propagation des maladies transmissibles et non transmissibles se conjuguent avec des efforts plus rigoureux déployés pour renforcer les systèmes de santé, développer la collaboration régionale et échanger les bonnes pratiques. Les pays sont au centre des efforts du Bureau régional pour atteindre les objectif du Millénaire pour le développement et en conséquence, les pays continuent de renforcer leurs programmes et prévoient des mesures pour donner au personnel de l’OMS dans les pays les moyens et l’autorité d’en faire plus. Répondant au représentant de la Nouvelle-Zélande, il dit que le nombre d’employés au niveau des pays augmente et que la qualité de leur travail s’améliore.

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Au niveau des pays, on observe une évolution dans les milieux du développement. Des initiatives et des partenariats mondiaux pour la santé, comme le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, ont permis d’augmenter considérablement l’afflux des ressources pour des programmes prioritaires contre certaines maladies, notamment des maladies transmissibles. Cependant, une des conséquences a été l’accroissement de la charge de travail du Bureau régional, qui aide à rédiger les projets et en soutient la mise en œuvre. Certains pays ont obtenu des fonds pour appuyer l’assistance technique de l’OMS pour leurs projets. La nécessité d’avoir des systèmes de santé performants est devenue parfaitement claire, mais, jusqu’à présent, le renforcement des systèmes de santé ne séduit pas les donateurs. On observe une dynamique positive de changement au sein des Nations Unies, qui a permis d’aboutir à une collaboration accrue et à un plus grand nombre de programmes conjoints des institutions des Nations Unies. L’OMS reste un membre très engagé du système des Nations Unies. Elle considère qu’il y a beaucoup à gagner en développant la collaboration et l’harmonisation. Il assure le Comité que le Bureau régional collaborera avec les Etats Membres et toutes les parties intéressées pour veiller à ce que des programmes adaptés soient en place et que suffisamment de ressources soient disponibles pour atteindre l’objectif commun de la Région, à savoir : la santé pour tous les peuples. Le PRESIDENT, sollicitant les observations de l’audience sur le rapport du Directeur régional, fait remarquer que le Dr Nordström comme le Dr Nesbit ont abordé des questions qui n’étaient pas à l’ordre du jour du Comité. La session actuelle donnera cependant une bonne occasion aux représentants d’échanger des vues sur ces sujets. M. NARAYAN (Iles Fidji) décrit deux événements significatifs à la fois pour son pays mais aussi pour atteindre les objectifs fixés par la Région. Ils ont tous deux permis d’obtenir des financements importants et un appui technique de l’OMS. Le premier a été la flambée de rougeole de 2005, qui a entraîné l’organisation d’une campagne de masse pour vacciner tous les enfants de moins de 5 ans. Le second a été l’organisation par les Fidji, en collaboration avec PacELF, d’une réunion de l’Alliance mondiale pour l’élimination de la filariose lymphatique, en mars 2006, qui a réuni nombre d’experts de plusieurs Régions de l’OMS pour accélérer la lutte contre cette maladie. Le Professeur JIANG (Chine) déclare que la prévention des maladies infectieuses émergentes est une priorité pour la communauté internationale, car elles peuvent avoir une incidence non seulement sur la santé, mais également sur le développement socio-économique voire même sur la sécurité. La grippe aviaire confronte les pays de la Région à de grandes difficultés, mais l’expérience acquise s’avère utile pour la lutte mondiale contre une pandémie potentielle. Le Ministère chinois de la Santé s’est engagé à

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enrayer la grippe aviaire. Tous les cas et leurs contacts font l’objet d’un suivi épidémiologique, avec un strict contrôle médical. La collaboration dans les actions d’urgence a été renforcée avec les régions administratives spéciales de Hong Kong (Chine) et de Macao (Chine), où l’on n’a observé aucun cas humain. Les mesures prises pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes sont diverses : mesures juridiques, dispositions pour améliorer l’action sanitaire d’urgence, système d’alerte précoce constitué d’un réseau liant toutes les régions de la Chine continentale, recherche de moyens efficaces de détection précoce des cas, collaboration multisectorielle avec les autorités des secteurs agricole, industriel et forestier dans diverses régions du pays pour une communication rapide des informations, sensibilisation du public, renforcement de la collaboration internationale. Il observe cependant un grand déséquilibre entre pays développés et pays en développement dans les ressources disponibles pour lutter contre la grippe aviaire. Les pays développés ne doivent pas se contenter de critiquer l’inefficacité de la réponse des pays en développement. Ils devraient au contraire reconnaître leur obligation de former le personnel, de renforcer les moyens techniques et de veiller à ce que ces pays disposent de stocks de médicaments et améliorent leur capacité de riposte. Les organismes internationaux doivent jouer un rôle plus important à cet égard. Il observe que le Règlement sanitaire international (2005) prendra effet en juin 2007. Pour respecter son engagement de mettre en œuvre le Règlement, la Chine a besoin de conseils sur les procédures et les critères d’évaluation et sur les procédures de notification et d’action, son pays comptant sur la poursuite de sa collaboration avec l’OMS et d’autres Etats pour ces questions. La Convention-cadre OMS pour la lutte antitabac donne aux pays la possibilité d’améliorer la santé de leurs populations et de sauver des vies. La Chine l’a ratifiée et prend des mesures efficaces pour la mettre en œuvre. Néanmoins, comme d’autres pays en développement, son pays aura besoin de fonds, de ressources humaines et d’une assistance technique. Le personnel de santé joue un rôle essentiel pour la protection de la santé publique. Pourtant, le personnel qualifié reste rare dans de nombreux pays en développement et nombre de ceux qui acquièrent les qualifications requises partent travailler dans un pays développé ou se concentrent dans les zones urbaines. Il demande instamment aux pays développés de former les professionnels de santé à l’élaboration de politiques nationales efficaces qui encourageraient le personnel qualifié à retourner dans son pays d’origine. En conclusion, il déclare que la Chine a la volonté de poursuivre sa collaboration avec l’OMS pour diminuer les risques sanitaires et améliorer la santé et la situation socio-économique dans la Région. Mme HALTON (Australie), appréciant les présentations générales faites par le Directeur général par intérim et le Directeur régional par intérim, prend acte de l’accent mis sur la sécurité sanitaire, un

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sujet particulièrement important dans la Région du Pacifique occidental. L’Australie s’est engagée à mettre en œuvre le Règlement sanitaire international (2005) et à collaborer dans ce domaine avec les autres Etats Membres sur une base bilatérale ou multilatérale, afin de veiller à ce que la Région soit à même de faire face à une urgence de santé publique, comme une pandémie de grippe. Elle souscrit également à l’accent mis sur les maladies non transmissibles et, en particulier, sur le renforcement des systèmes de santé. Ceux-ci doivent être souples et réactifs de façon à pouvoir faire face à toute demande ou urgence inattendue, et à satisfaire les besoins de santé de base au jour le jour. S’il faut se féliciter des succès obtenus dans la mobilisation de fonds supplémentaires dans certains domaines, par exemple le VIH/SIDA et les vaccins, ces efforts ne doivent pas affaiblir par inadvertance d’autres parties des systèmes de santé. Le renforcement de la préparation aux crises doit être l’occasion d’améliorer les capacités et la réactivité des systèmes de santé dans leur ensemble. Le Dr YANG (République de Corée), convenant que la Région du Pacifique occidental demeure en première ligne de la lutte contre les maladies infectieuses émergentes, félicite le Directeur régional et son équipe de l’action fructueuse menée contre les flambées de SRAS et de grippe aviaire. Conformément aux recommandations de l’OMS, la République de Corée a élaboré un plan national de préparation et de riposte qui sera déclenché en cas de pandémie de grippe et renforce actuellement ses capacités d’intervention en cas d’urgence au travers d’exercices de simulation réalisés sur la base du plan. Le Dr Yang exprime sa gratitude pour le soutien actuellement apporté dans la mise sur pied d’un exercice prévu à Séoul, en octobre 2006, dont les résultats seront communiqués à d’autres Etats Membres. Grâce aux investissements soutenus dans la lutte contre les maladies transmissibles, la République de Corée est parvenue à éliminer la rougeole et la filariose lymphatique en 2006 et tire parti de l’expérience accumulée pour s’attaquer plus vigoureusement aux maladies non transmissibles. Le pays met actuellement en œuvre un plan sanitaire national qui devrait fortement contribuer à l’amélioration de la santé de ses habitants d’ici à 2010. Le Dr Yang assure le Comité régional de la volonté de son pays de renforcer la collaboration dans la Région. M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d’Amérique), louant les efforts déployés par l’OMS dans la lutte contre la grippe aviaire, déclare que tous les pays de la Région doivent poursuivre et renforcer la surveillance de la maladie et se doter de plans nationaux de préparation efficaces et fondés sur des données factuelles en prévision d’une recrudescence de la maladie. Compte tenu de la diversité des problèmes sanitaires dans la Région, il est impératif de hiérarchiser les activités afin d’utiliser au mieux les maigres ressources dont elle dispose. L’OMS doit privilégier ses principaux domaines de compétence et concevoir des approches novatrices dans ses activités de coopération technique. Les Etats-Unis d’Amérique rendent hommage à l’engagement des Etats Membres dans la mise en place de programmes nationaux de vaccination visant une couverture élevée dans l’ensemble des communautés, et soutient toute activité visant à atteindre l’objectif d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B fixé

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pour 2012. La Région mérite des félicitations pour être parvenue à rester exempte de poliomyélite. Toutefois, les Etats Membres doivent rester vigilants et conserver leurs plans de riposte en cas de flambée de poliomyélite. L’ampleur actuelle du phénomène de tuberculose ultrarésistante est inconnue mais d’après des informations récentes, 52 patients sur 53 dont le diagnostic avait révélé la présence de la maladie ont succombé dans un centre médical d’Afrique du Sud. A l’issue d’une réunion entre l’Afrique du Sud et l’OMS tenue en début de mois, il a été recommandé d’améliorer la surveillance et le dépistage, ainsi que les capacités de laboratoires en matière de tests de sensibilité aux médicaments, d’insister à nouveau sur la prise de précautions élémentaires et pratiques pour éviter l’infection, de dispenser des formations au dépistage précoce et à la prise en charge des cas de tuberculose ultrarésistante, d’accroître le nombre de patients séropositifs bénéficiant d’un traitement antirétroviral et mener des recherches en vue de mettre au point des outils diagnostiques et des médicaments plus efficaces. Le Dr CHOW (Hong Kong, Chine) exprime sa gratitude au Bureau régional pour le travail accompli au cours de l’année écoulée, qui a permis de préserver la sécurité et la stabilité de la Région malgré sa grande diversité, et pour les conseils prodigués à Hong Kong (Chine) dans de nombreux domaines de santé publique, dont la préparation aux situations d’urgence, la prévention et le suivi des maladies non transmissibles, l’élaboration d’un registre du cancer et la constitution d’un groupe spécial chargé de lutter contre les intoxications. Hong Kong (Chine) continuera à améliorer et à affiner ses plans de préparation face à la grippe pandémique, en prenant notamment des mesures visant au maintien de l’activité économique. En mars 2006, Hong Kong (Chine) a interdit avec succès l’élevage domestique des volailles, dans l’espoir de réduire les contacts entre les humains et les volailles. Hong Kong (Chine) révise actuellement son cadre législatif afin de l’harmoniser avec le Règlement sanitaire international (2005). Ce travail devrait être achevé en 2007. L’annonce selon laquelle plus de 130 pays sont désormais parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac a été accueillie avec grande satisfaction. La législation de Hong Kong (Chine) est en cours d’amendement afin de renforcer la lutte contre le tabagisme en étendant les zones d’interdiction de fumer prescrites par la loi à tous les lieux de travail fermés et à certains lieux publics, et en restreignant davantage la vente, la promotion et la publicité pour le tabac. Le projet de loi devrait en principe entrer en vigueur en 2007. Hong Kong (Chine) continuera à dispenser aux personnes atteintes du VIH/SIDA des soins et des traitements abordables et ce, en dépit de la hausse constante des prix, notamment du prix des traitements antirétroviraux hautement actifs. Les mesures de prévention ciblant les homosexuels masculins, un groupe présentant des taux accrus d’infection par le VIH, bénéficient de financements supplémentaires. Hong Kong (Chine) maintiendra sa collaboration avec l’OMS dans la poursuite de ses objectifs et en vue d’accélérer l’amélioration de la santé publique dans la Région, y compris dans la lutte contre les maladies non transmissibles et l’obésité.

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M. KIRATA (Kiribati) loue le Directeur régional et son équipe pour les réalisations dont il est fait état dans le rapport. Il exprime sa gratitude à l’OMS, aux Etats Membres, aux organisations internationales et régionales et aux bailleurs de fonds pour le soutien apporté à Kiribati dans différents domaines de santé publique dont notamment la tuberculose, le VIH/SIDA, les activités de préparation et de riposte face à la grippe aviaire et la lutte contre les maladies non transmissibles. Il exprime l’espoir que ce soutien sera renouvelé. M. AKAMATSU (Japon) se félicite du rôle moteur joué par le Directeur régional, notamment dans les activités régionales déployées pour lutter contre la grippe aviaire et la tuberculose. Comme l’indique l’introduction du rapport du Directeur régional, une réunion conjointe Japon-OMS sur une riposte rapide au risque de pandémie grippale, tenue à Tokyo en janvier 2006, a abouti à la formulation de recommandations particulières visant à endiguer la pandémie à un stade précoce. Les précieuses contributions des participants devraient se révéler utiles dans la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (2005). Le Japon a contribué aux efforts considérables entrepris par le Bureau régional pour promouvoir le développement de ressources humaines pour la santé adaptées et efficaces, par exemple au travers du programme de formation Japon/OMS dans le domaine de la prévention et de la lutte contre les maladies non transmissibles, organisé par l’Institut national japonais de santé publique. Le Japon poursuivra sa coopération avec le Bureau régional et les Etats Membres de la Région afin de lutter contre la grande diversité des problèmes de santé publique. M. MARLAUD (France) attire l’attention sur la nécessité de mobiliser davantage de moyens à l’échelle internationale contre le paludisme et autres maladies à transmission vectorielle et contre les maladies parasitaires dans les pays en développement. La France apporte un soutien actif, au travers du Siège de l’OMS et de ses Régions, du partenariat Faire reculer le paludisme et du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. L’OMS doit maintenir son rôle au sein du partenariat Faire reculer le paludisme afin d’améliorer la coordination des programmes de développement. Il est également urgent de renforcer les systèmes de santé et les ressources humaines pour la santé. La France participe aux diverses stratégies internationales déployées dans ce domaine. La migration des professionnels de la santé des pays en développement vers les pays développés et les organisations internationales réduit à néant les efforts déployés par les pays en développement afin d’intensifier et de renforcer la formation. Les conditions de travail et les niveaux de rémunération dans les pays en développement doivent être sensiblement améliorés si l’on veut inverser la tendance actuelle. Bien que l’OMS puisse apporter un soutien en la matière, la responsabilité relève avant tout des Etats Membres eux-mêmes. Le Dr NUTH (Cambodge) déclare que le rapport du Directeur régional, tel qu’il est présenté cette année, est accessible à un plus grand nombre de lecteurs. Le rapport met en évidence le fait que la Région demeure en première ligne dans la lutte contre la grippe aviaire et les efforts déployés en vue de renforcer

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les capacités de surveillance et de riposte aux échelons régional et national. Depuis l’apparition du premier cas de grippe aviaire dans les élevages de volailles, au début de l’année 2004, le Cambodge a recensé six cas humains, tous mortels. La surveillance a été renforcée dès que de nouvelles flambées se sont déclarées. En dépit des nouveaux problèmes liés à l’émergence et la réémergence de maladies infectieuses, la Région poursuit ses activités de lutte contre le VIH/SIDA, de réduction de la mortalité maternelle et infantile, d’élimination de la rougeole et de maintien du statut de Région exempte de poliomyélite, tout en continuant à combattre les maladies non transmissibles. Le Cambodge remercie l’OMS et d’autres partenaires du soutien dont il a bénéficié et dont il espère qu’il sera renouvelé, afin notamment de l’aider à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies. Le Cambodge poursuivra son étroite collaboration avec l’OMS. Le Dr PHICHIT (République démocratique populaire lao) signale que son pays, grâce au concours technique et financier de l’OMS, du PNUD, de l’UNICEF, de la Banque mondiale et de pays donateurs, a élaboré un plan stratégique de préparation aux pandémies de grippe aviaire, conformément aux prescriptions du nouveau Règlement sanitaire international (2005). Son gouvernement a été vivement encouragé par les témoignages de solidarité et de soutien international qui ont rendu possible la création du plan et espère que les efforts se poursuivront. M. Peter BARTER (Papouasie-Nouvelle-Guinée) déclare que dans des pays tels que le sien, où les zones rurales sont faiblement desservies par les services sanitaires, les activités de prévention sont vitales. Les boissons sucrées importées et les bas morceaux de viande provoquent des problèmes sanitaires dans son pays. Bien que cette question ne soit pas de la responsabilité de l’OMS, il en appelle à une coopération entre les pays afin de prévenir l’importation de morceaux de viande qui, dans les pays occidentaux, seraient jugés impropres à la consommation humaine. Dans le Pacifique Sud, la plupart des pays disposent d’huile de coco, de soja et de palme, mais importent néanmoins des graisses animales. L’OMS doit exhorter les populations à adopter une alimentation saine, et les populations des pays du Pacifique doivent être encouragées à consommer des produits locaux pour lutter contre le diabète. Dans les Iles du Pacifique en particulier, une réduction de la disponibilité des boissons alcoolisées risque de favoriser la consommation de « JJ » (« jus de la jungle ») de fabrication artisanale, qui pourrait se révéler plus nocif que les produits alcoolisés classiques du commerce. En ce qui concerne le tabagisme, il avoue avoir inauguré une manufacture de tabac lorsqu’il était ministre de la Santé, en 1995. Toutefois, il est vivement opposé au tabagisme. Les plus vulnérables ne peuvent pas se permettre de fumer. Le cancer, notamment celui de la bouche, est particulièrement préoccupant en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans les Etats et Territoires insulaires océaniens. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les estimations officielles placent le taux d’infection par le VIH à un niveau situé entre 1 et 3 %, mais les chiffres pourraient bien être en-deçà de la réalité. Certains

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rapports non confirmés font état de taux d’infection atteignant 30 % dans certaines zones des hauts plateaux. Il remercie l’OMS d’avoir permis à des agents du ministère de la Santé de Papouasie-NouvelleGuinée de se rendre en Afrique, et formule l’espoir que son pays sache tirer les leçons de l’exemple du Cambodge, qui est parvenu à maîtriser la propagation du VIH. La Papouasie-Nouvelle-Guinée vient de lancer son plan stratégique 2006-1012 de lutte contre le VIH, grâce à l’OMS, à l’ONUSIDA, au FNUAP et à d’autres organisations internationales et non gouvernementales, ainsi qu’à des groupes confessionnels du pays. La séance est levée à 17 h 30.

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ALLOCUTION DE MME HELEN CLARK, PREMIER MINISTRE DE LA NOUVELLEZELANDE, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, AUCKLAND (NOUVELLE-ZELANDE)

Mon gouvernement a le plaisir d’accueillir cette semaine la 57ème Session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental. Vous êtes les bienvenus à Auckland. J’espère que vous aurez un peu de temps pendant et après la réunion pour découvrir la beauté de cette ville et d’autres parties de notre pays. Auckland est une ville de dimension mondiale, une ville vivante et saine du Pacifique occidental qui a encore de nombreux projets devant elle. Sa population est le reflet des peuples de la Région du Pacifique occidental. La ville compte 1,1 million d’habitants qui constituent un mélange cosmopolite de personnes originaires de Polynésie, d’Asie et d’Europe. En fait, Auckland est la ville qui compte à elle seule le plus d’habitants originaires des Iles du Pacifique. Elle compte aussi plus de 150 000 habitants originaires de Chine, de Corée, de Thaïlande et du Viet Nam, 80 000 Indiens, 30 000 personnes originaires du Moyen Orient et 40 000 de Russie, des Pays-Bas et d’Europe orientale. Près de 40 000 immigrants arrivent chaque année dans notre pays et nous en sommes très heureux. Dans mon allocution, j’aimerais ce matin mettre l’accent plus particulièrement sur trois problèmes de santé : les pandémies, l’obésité et le tabagisme. Ces trois domaines constituent des défis mondiaux mais ouvrent également des possibilités en matière de santé. Il s’agit de menaces mondiales pour la santé qui dépassent véritablement les capacités des pays pris individuellement ou même des groupes régionaux. Ces questions mettent en évidence l’importance des institutions multilatérales comme l’OMS. La Nouvelle-Zélande est fortement attachée au multilatéralisme depuis la création de l’Organisation des Nations Unies. En 1945, le Premier Ministre néo-zélandais, Peter Fraser, a passé plus

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de deux mois à San Francisco lors de la réunion fondatrice de l’ONU et a participé activement aux négociations qui ont débouché sur la création de l’Organisation. Notre monde devient de plus en plus petit en raison de la rapidité des transports modernes. Cela peut avoir des répercussions importantes, parfois catastrophiques, pour la santé. Les maladies transmissibles comme le SRAS et la grippe aviaire ignorent les frontières nationales. Elles ont exigé des ripostes rapides et une action mobilisatrice mondiale sans précédent. L’OMS a été en première ligne en conduisant l’action. Je me félicite de l’adoption du Règlement sanitaire international par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2005. Je prends acte que l’Assemblée de la Santé a décidé en mai 2006 de l’application anticipée du Règlement, bien avant la date convenue pour l’entrée en vigueur du Règlement en 2007. Le Règlement sanitaire international offre un cadre qui nous permettra de travailler de façon concertée pour lutter contre les maladies infectieuses à propagation rapide. L’OMS a un rôle décisif à jouer en coordonnant les interventions menées contre les maladies transmissibles. Toutefois (il est important de souligner que) la charge de morbidité dans la Région du Pacifique occidental est imputable essentiellement aux maladies non transmissibles. Au cours des dernières décennies, nous avons assisté à une croissance de plus en plus rapide des maladies chroniques non transmissibles. Ce sont les pays en développement qui en supportent l’essentiel de la charge. L’OMS est à cet égard confrontée à un défi car elle doit veiller à réorienter son action en faveur de ce problème émergent. C’est également un défi pour les pays développés qui doivent aider les pays en développement à mettre en place les programmes et les mesures dont ils ont besoin et qui sont attachés à mettre en commun les technologies, y compris pharmaceutiques. La riposte va bien au-delà du secteur de la santé et doit associer des protagonistes de nombreux autres secteurs ainsi que du secteur privé. En Nouvelle-Zélande, nous avons pris la décision d’utiliser l’évaluation de l’impact sur la santé lors du processus d’élaboration des politiques au niveau ministériel pour faire en sorte que tous les secteurs tiennent compte des répercussions de leurs politiques sur la santé.

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87 Annexe 1

L’obésité est une bombe à retardement pour la Nouvelle-Zélande et pour le Pacifique : Je le dis franchement. L’obésité est déjà un véritable problème pour nos systèmes de santé car nous devons faire face à des taux croissants de diabète, d’affections rénales et oculaires, et de problèmes articulaires qui lui sont directement associés. Et nous nous attendons malheureusement à pire. L’OMS a un rôle normatif à jouer dans la mise en place d’un programme complet de lutte contre l’obésité, comme elle l’a fait avec le tabac. Au cours de la semaine vous parlerez de l’obésité dans le cadre des maladies non transmissibles. Je vous encourage vivement à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre ce problème à l’ordre du jour de l’OMS. Mon collègue, M. Pete Hodgson, a prévu une manifestation spéciale pour le déjeuner de jeudi : les ministres ou chefs de délégation sont invités à prendre un repas sain avec un groupe de 40 jeunes de la région d’Auckland et deux jeunes des Fidji et des Tonga. Ces jeunes ont pris des mesures pour mener des vies saines. Ce sont des jeunes qui sont des leaders dans leurs communautés scolaires et leurs groupes sociaux. Des jeunes qui influencent leurs familles et, à ce qu’ils m’ont dit, mettent leurs parents au défi de mener des vies plus saines, d’avoir une alimentation plus saine et de faire plus d’exercice. J’espère que vous tirerez de leurs messages et de leur exemple des enseignements utiles pour la lutte que vous menez chez vous contre l’obésité. J’ai parlé du tabac. Cela a été un grand plaisir pour moi de concourir à mettre le tabac à l’ordre du jour de l’OMS en 1990 avec des résolutions qui ont abouti à la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Il est significatif que cette Convention soit le premier traité relatif à la santé. Je suis ravie de voir que tant de pays l’ont ratifiée, notamment dans la Région du Pacifique occidental. Le fait que mon Gouvernement ait été le premier à adopter une législation antitabac en Nouvelle-Zélande est également une grande source de satisfaction pour moi. J’encourage tous les responsables politiques de l’audience à faire preuve d’autorité dans ce domaine, qui a des retombées majeures pour la santé publique et qui est clairement acceptable sur le plan politique, comme l’expérience de la Nouvelle-Zélande l’a démontré.

88 Annexe 1

COMITE REGIONAL : CINQUANTE-SEPTIEME SESSION

Les derniers résultats d’enquête en Nouvelle-Zélande montrent que, deux ans après l’introduction des changements, l’appui du public pour les pubs, les clubs et les bars sans tabac continue de se renforcer et dépasse désormais les 80 %, parmi lesquels 63 % de fumeurs. Cette législation a également réussi à éliminer efficacement la différence entre Maoris et non-Maoris pour l’exposition à la fumée du tabac sur le lieu de travail, ramenée à 9 % dans ces deux groupes. Mais il reste encore beaucoup à faire. Les pays développés doivent veiller à ce que leurs progrès dans ce domaine s’accompagnent d’un appui aux pays en développement, pour mettre en place des mesures similaires, visant à réduire les maladies et les décès liés à la consommation de tabac. Je voudrais désormais aborder les défis futurs que, à mon sens, l’Organisation mondiale de la Santé va devoir relever. Dans une organisation de cette taille, couvrant chaque région du monde, il y aura des difficultés permanentes pour améliorer l’alignement entre les bureaux des pays, les bureaux régionaux et Genève. L’OMS doit être utile pour ses Etats Membres. En Nouvelle-Zélande, nous croyons au système des Nations Unies. Nous avons la volonté de moderniser ses institutions de façon à ce qu’elles soient adaptées aux problèmes d’aujourd’hui. Il y a eu, et il continuera d’y avoir des ajustements dans la manière de travailler à l’OMS. Pour toute organisation, il est essentiel de rester compétente et attentive aux besoins de tous ses Etats Membres. Je crois savoir que l’OMS recentre actuellement ses nombreux domaines de travail sur des objectifs stratégiques à moyen-terme moins nombreux mais plus pertinents. Cela permettra d’avoir des programmes de travail plus incisifs, capables de réagencer leurs priorités en fonction de l’évolution des problèmes dont l’OMS doit s’occuper. Je crois aussi comprendre qu’il y a de nouvelles politiques et réglementations financières et que vous travaillez à mettre en place un système de gestion mondiale plus transparent et plus efficace. De nouveau, ces changements sont essentiels quand il y a tant de demandes différentes à satisfaire avec les ressources dont vous disposez. Nous tous, y compris mon Gouvernement, devons démontrer à ceux qui nous financent que nous obtenons les meilleurs résultats possibles et que nous faisons le meilleur usage possible de leur argent.

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89 Annexe 1

J’aimerais maintenant revenir à la réunion du Comité régional. Il faut ici souligner la grande diversité géographique et démographique des pays de la Région du Pacifique occidental, de Nioué qui compte un millier d’habitants à la Chine avec plus d’un milliard. Pourtant, nous pouvons et nous devons travailler ensemble sur les problèmes de santé qui nous touchent tous. J’aimerais également insister sur l’importance des réseaux régionaux. Je ressens à quel point nos rapports sont chaleureux dans notre famille régionale. Je sais que nombre d’entre vous se connaissent bien pour avoir régulièrement participé à ces réunions pendant de nombreuses années. Je sais également que beaucoup d’entre vous se rencontrent régulièrement, aux réunions des ministres de la santé du Pacifique, aux réunions de l’ASEAN, de l’APEC et de l’OCDE sur les questions de santé, à l’Assemblée mondiale de la Santé et dans le cadre du réseau des hauts responsables du Pacifique pour la santé. Ce sont ces relations de confiance, de respect, d’amitié, de collégialité et d’intérêt mutuel pour la santé qui seront à la base des discussions de cette réunion, alors que vous chercherez tous à trouver des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. J’ai vu l’ordre du jour de cette réunion. Vous avez un travail considérable à effectuer au cours des cinq prochains jours. L’OMS a pour mission de protéger et d’améliorer la santé de la population mondiale. Elle doit chercher des solutions pratiques à tout l’éventail des problèmes de santé auxquels nous sommes confrontés et de bonnes solutions, bénéfiques pour tous. Je souhaite que vos débats soient fructueux cette semaine pour traduire les décisions prises à l’Assemblée mondiale de la Santé en mesures pratiques et en actions efficaces dans la Région. J’attends avec intérêt le rapport que fera le Ministre de la Santé à ses collègues du Gouvernement sur les résultats de cette réunion. L’association de la Nouvelle-Zélande à la Région du Pacifique occidental de l’OMS ne date pas d’hier. Nous avons déjà accueilli deux Comités à Wellington en 1961 et en 1973.

90 Annexe 1

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Une nouvelle étape importante de cette relation est franchie aujourd’hui. Aujourd’hui, en 2006, 33 ans se sont écoulés depuis la dernière fois où nous avons accueilli le Comité régional. C’est un grand honneur pour le Gouvernement de la Nouvelle-Zélande de vous accueillir aujourd’hui pour la cinquante-septième session du Comité régional du Pacifique occidental. Nous espérons que nous n’aurons pas à attendre aussi longtemps à l’avenir avant d’avoir le plaisir de vous accueillir de nouveau.

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91 ANNEXE 2

ALLOCUTION DU DR ANDERS NORDSTROM, DIRECTEUR GENERAL PAR INTERIM DE L’OMS, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, AUCKLAND (NOUVELLE-ZELANDE)

C’est un grand plaisir pour moi d’être avec vous aujourd’hui. Je vous remercie pour ce merveilleux accueil traditionnel qui vient de nous être donné. C’était un accueil rempli de dignité et de joie. Nous avons tous beaucoup à apprendre de la manière dont la population Maori est intégrée dans cette communauté tout en gardant son identité propre. J’aimerais également adresser des remerciements officiels au Gouvernement de la

Nouvelle-Zélande pour nous avoir invités dans ce beau pays. Je vous transmets les salutations de tous mes collègues du Siège à Genève. Je partage également avec vous notre sentiment de deuil après la disparition de notre directeur et ami, J. W. Lee, qui aurait dû être ici aujourd’hui, dans sa Région d’origine. J. W. Lee n’oubliait jamais que notre travail à Genève porte sur ce qui se passe ici, dans les Etats Membres de notre Organisation. Il était résolument attaché à veiller à ce que les ressources et l’attention de l’Organisation soient solidement ancrées sur vos besoins. Nous maintiendrons cette vision des choses et j’en parlerai davantage dans le courant de la journée. J’aimerais également vous faire part de notre grande tristesse à l’annonce du décès de sa Majesté le Roi des Tonga. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à toute la population des Tonga pour qui cette disparition laisse un grand vide. C’est un privilège d’avoir été invité à assister à ce Comité régional et à participer à vos débats. Pour moi, c’est un grand plaisir de revoir avec vous de nombreuses questions de santé dans le cadre de cette Région. J’aimerais aussi vous faire part de mon intérêt personnel dans certains domaines. Lutte antitabac Je suis très heureux de voir l’efficacité avec laquelle la lutte antitabac est mise en oeuvre, par exemple avec le programme national de lutte au Viet Nam et l’engagement de toute la Région pour appliquer la Convention-cadre.

92 Annexe 2

COMITE REGIONAL : CINQUANTE-SEPTIEME SESSION

Accent mis sur la santé des jeunes Il y a de nombreuses années, j’ai participé à des discussions avec la CESAP pour l’élaboration d’une politique sur la santé génésique des adolescents, et aux discussions qui en ont découlé avec la Banque asiatique de développement. • Je suis ravi de voir ces idées se concrétiser désormais dans votre stratégie régionale.

Financement de la santé Il est fascinant de constater combien nos discussions sur le financement de la santé ont évolué au fil des ans. Une grande partie de ce débat a été influencé par les profonds changements qui ont eu lieu dans de nombreux pays de la Région, au plan social, politique ou économique. Ces changements ont imposé des nouvelles stratégies pour le financement des services de santé. Nous avons également observé quelques exemples du rôle que le secteur privé peut jouer dans la prestation efficace des services de santé publique, comme pour le traitement de la tuberculose au Viet Nam par exemple. Cette Région - et peut-être la Nouvelle Zélande la première - a montré l’exemple en matière de réformes du secteur de la santé. Mais pour l’instant, j’aimerais de nouveau remercier nos hôtes pour l’accueil chaleureux qu’ils nous ont réservé. J’attends avec impatience d’entendre le rapport du Directeur régional un peu plus tard et les évolutions importantes de la santé publique dans la Région.

PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE

93 ANNEXE 3

ALLOCUTION DU DR RICHARD NESBIT, DIRECTEUR REGIONAL PAR INTERIM DE L’OMS POUR LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, AUCKLAND (NOUVELLE-ZELANDE) Au nom de nos Etats Membres et des quelque 150 représentants réunis ici, à Auckland, à l’occasion de la cinquante-septième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, j’aimerais exprimer ma sincère gratitude à nos amis du Gouvernement néo-zélandais pour les excellentes dispositions prises et l’intense activité qu’ils ont déployée pour rendre possible cette session du Comité régional. La Nouvelle-Zélande fait partie des 37 Etats et Territoires qui constituent la Région du Pacifique occidental, la région de l’OMS la plus étendue et la plus diversifiée. Même si, avec plus de 4 millions d’habitants, on peut dire de ce pays aux multiples ethnies qu’il est relativement petit dans une région qui compte plus de 1,8 milliard d’habitants, la Nouvelle-Zélande a toujours joué un rôle de premier plan dans le Pacifique, région avec laquelle elle entretient des liens forts tant historiques que humains. Nous savons dans la Région que la Nouvelle-Zélande accorde une place prépondérante à la santé publique. Elle a été particulièrement novatrice dans le secteur de la santé et les initiatives mises en œuvre pour la première fois en Nouvelle-Zélande ont servi d’exemple non seulement dans la Région mais dans le reste du monde. Actuellement, la stratégie de la Nouvelle-Zélande en matière de santé recouvre certains des domaines qui seront au coeur de nos discussions de cette semaine, à savoir les soins aux patients souffrant de maladies chroniques, la santé mentale et la réduction des méfaits de l’alcool. La plupart d’entre nous savent bien le rôle moteur qu’a joué la Nouvelle-Zélande dans la lutte contre le tabagisme. Sa loi en faveur des espaces non fumeurs qu’elle a su appliquer en faisant appel au civisme de la population, a dynamisé les actions régionales et mondiales destinées à protéger les non-fumeurs. Ce matin, au cours de notre cérémonie traditionnelle d’ouverture, nous avons eu un premier contact avec la culture maori de la Nouvelle-Zélande. Dans les prochains jours, pendant nos déjeuners et nos dîners et durant la visite d’une île vendredi, nous aurons un aperçu plus précis de ce que ce magnifique pays peut offrir. Nous allons tous travailler dur cette semaine. Nous avons à régler des questions controversées et à prendre des décisions difficiles. Néanmoins, nous devrons contrebalancer la gravité de nos séances de travail avec des moments de plaisir où nous saurons goûter non seulement aux délices d’Auckland, la cité des voiliers, mais aussi à l’atmosphère conviviale qui caractérise depuis toujours nos comités régionaux. Je reconnais ici beaucoup de vieux amis et j’attends de rencontrer tous ceux d’entre vous présents pour la

94 Annexe 3

COMITE REGIONAL : CINQUANTE-SEPTIEME SESSION

première fois. Vous tous – représentants de nos Etats Membres, des organisations partenaires et des ONG, invités d’honneur et ceux qui avez fait un long voyage pour nous rejoindre – je vous accueille du fond du cœur. Enfin, j’aimerais exprimer une fois encore mes sincères remerciements à nos amis du Gouvernement de la Nouvelle-Zélande qui ont déployé d’incroyables efforts pour préparer cette session. Et merci à vous tous de participer à cette session qui sera une fois encore, j’en suis sûr, une réussite.

PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE

95 ANNEXE 4

ALLOCUTION DE MME MARIANNE DEVAUX, PRESIDENTE SORTANTE, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL AUCKLAND (NOUVELLE-ZELANDE) C’est à nouveau le mois de septembre, et comme chaque année, nous avons le plaisir de nous retrouver pour partager la réunion régulière du comité régional de l’OMS pour le Pacifique Occidental. C’est un sentiment tellement agréable de retrouver ici tous ces visages familiers, souriants et visiblement heureux d’être là, accueillis si chaleureusement par nos hôtes merveilleux et qui montrent une organisation particulièrement efficace. Quelle magnifique ville qu’Auckland, qui nous change bien de notre petite ville de Nouméa. Mais ce sentiment est troublé par la disparition soudaine, le matin du 22 mai 2006, du Dr LEE Jong-wook, Directeur-Général de l’OMS, à l’âge de 61 ans et qui nous a tous plongé dans une stupeur et une tristesse profonde. C’est avec émotion que je garde l’image d’un homme généreux et enthousiaste, dévoué aux grandes causes qu’il défendait au sein de l’OMS. Ses actions, notamment en direction des maladies infectieuses ont eu une portée régionale lorsqu’il travaillait dans le pacifique occidental, puis internationale lorsqu’il a eu le privilège d’accéder à la plus haute fonction de cette organisation qu’il a toujours servie. Il était aussi un grand ami de la France et de la Nouvelle-Calédonie qu’il connaissait particulièrement bien. Sa venue à Nouméa en septembre dernier a été pour tous les Calédoniens un honneur et une joie, et restera le dernier symbole de cet attachement dont nous conservons le souvenir avec fierté. Ses qualités de leader en santé publique et son humanisme resteront gravés, renforçant plus encore le vide crée par sa disparition. Toutes mes pensées vont aujourd’hui vers sa famille et ses proches. La délégation Néo-zélandaise nous avait donné l’année dernière un aperçu de ce qui nous attendait dans un film qui nous avait mis l’eau à la bouche. Je constate qu’il était bien en dessous de ce que ce magnifique pays peut offrir et de ce peuple qui nous accueille d’une manière si grandiose. Nous sommes impatient de mieux vous connaître et de découvrir toute votre riche culture. En qualité de présidente sortante, et au nom de tous les participants, je voudrai donc remercier du fond du cœur notre hôte, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande, et tout particulièrement Madame le Premier Ministre Helen CLARK, pour nous ouvrir les portes de la cinquante-septième session du comité

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COMITE REGIONAL : CINQUANTE-SEPTIEME SESSION

régional et pour toutes les dispositions que vous avez prises pour nous recevoir dans ces conditions exceptionnelles. C’est un privilège pour nos 37 pays et territoires qui constituent le comité régional, de vous avoir parmi nous, et permettez moi, au nom de mes collègues, de vous remercier à nouveau et de vous exprimer notre profonde gratitude pour l’honneur que vous nous faites. Mes chers collègues, avant de confier la responsabilité de conduire cette cinquante-septième session à un nouveau président, permettez moi de vous remercier de la confiance et de l’honneur que vous avez bien voulu m’accorder depuis un an, non seulement à moi, mais également à la Nouvelle-Calédonie. J’ai été particulièrement sensible aux nombreux témoignages de sympathie que vous m’avez adressés après votre retour de Nouvelle-Calédonie, qui m’ont touché très profondément, et je vous en remercie. En effet, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, et toute la population, dans un même élan, se souviendra longtemps de cette période toute particulière dans l’histoire de notre petit pays pendant lequel Nouméa a rassemblé tant de représentants éminents de toute la région du Pacifique occidental, et également des spécialistes de santé publique de renommée internationale qui ont animés les débats sur les grands problèmes de santé de la région. Toutes ces discussions, ce foisonnement d’idées, ces avancées dans la résolution de nombreux problèmes qui touchent nos populations ont eu un effet bénéfique sur leur santé. Nous pourrons, j’en suis sûre, constater au cours de l’examen des différents thèmes, ces prochains jours, les progrès accomplis par les pays et par la région, suite aux résolutions décidées l’an passé. Le Directeur Régional a noté les étapes franchies dans les documents que nous avons validés lors de la 56ème session. Il ne fait aucun doute que l’achèvement de ces objectifs résultera de notre capacité à travailler ensemble, à mettre notre dynamisme, notre foi et notre motivation au service de tous et de notre collaboration réciproque. Je voudrais également apporter mes remerciements sincères au bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental pour son soutien l’an passé, ainsi que pour toutes les actions réalisées dans la région. Travailler avec vous tous a été un réel plaisir et un moment fort et inoubliable que j’abandonne avec nostalgie. Je suis pleinement confiante de la qualité du travail que nous allons accomplir ces cinq prochains jours sous la présidence de mon successeur, et du résultat des actions que nous allons mettre en œuvre pour concrétiser nos projets élaborés pendant cette session, grâce à cette dynamique que le bureau régional sait nous insuffler depuis des années.

PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE

97 Annexe 4

Cet après-midi, je vais donc passer le relais de la présidence à mon successeur, mais Madame le Premier Ministre, permettez-moi une fois encore de vous exprimer les remerciements du Comité régional pour votre accueil et votre hospitalité.

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PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE

99 ANNEXE 5

ALLOCUTION DE M. DICK HUBBARD, MAIRE D’AUCKLAND, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, AUCKLAND (NOUVELLE-ZELANDE) Au nom de la ville d’Auckland, je suis très heureux de vous accueillir, vous qui êtes venus de tout le Pacifique. La ville d’Auckland est très heureuse d’avoir été choisie pour accueillir la cinquante-septième session du Comité régional pour le Pacifique occidental. Nous espérons que vous êtes à votre aise ici dans le Centre Aotea. Nous sommes fiers de ce Centre et nous espérons que vous vous sentirez comme chez vous ici. Comme Maggie l’a fait remarquer, je m’intéresse de très près à la santé et particulièrement à la santé publique. J’aimerais parler un peu de mes intérêts personnels qui montrent pourquoi je suis très heureux d’apporter ma contribution à la cérémonie d’ouverture de votre réunion. En effet, en plus d’être le Maire d’Auckland, je suis le Président de ma propre société, la Hubbards Food, qui produit les céréales pour le petit déjeuner ici, en Nouvelle-Zélande. J’espère que vous avez eu la chance de prendre ce matin un petit déjeuner sain, avec peut-être l’une de mes préparations à base de céréales ou de müesli. Je suis également Directeur de l’Outward Bound Institute de Nouvelle-Zélande – un groupe qui, dans le pays, a la réputation bien méritée de promouvoir la bonne forme physique, la santé et le développement général des générations de jeunes Néo-zélandais. Enfin, je suis membre du Conseil des parcs nationaux et de la Conservation Foundation de la Nouvelle-Zélande. Je travaille pour le développement et la promotion de nos précieux espaces et des ressources naturelles en Nouvelle-Zélande. Les parcs nationaux apportent une contribution indispensable à la santé physique et mentale. Ces espaces sont essentiels au loisir et à l’exercice physique. Comme nous le savons tous, il est essentiel d’encourager et de soutenir l’activité physique. La beauté des espaces naturels réservés aux loisirs et aux activités de plein-air nous encourage tous à y participer, et moi-même, j’ai escaladé le Mont Kilimanjaro l’année dernière. J’espère escalader quelques montagnes néo-zélandaises cette année et ainsi suivre l’exemple de notre Premier Ministre. Il est important de montrer l’exemple, en particulier aux jeunes. C’est avec un grand intérêt que j’ai vu que l’un des points à l’ordre du jour cette semaine était la lutte contre les maladies non transmissibles. Ce sujet prend bien sûr en considération les maladies liées au mode de vie comme le diabète et les maladies cardiovasculaires et la façon dont on peut les éviter, si possible, ou au moins réduire leur impact sur notre santé.

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Le diabète et les maladies cardio-vasculaires amènent tout naturellement à songer à l’alimentation saine, au contrôle du poids, à la prévention et à la réduction de l’obésité, et, bien sûr, à la place essentielle de l’exercice physique pour entretenir la santé. Connaissant mes intérêts, vous aurez compris que j’ai souvent ces problèmes à l’esprit. L’obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires représentent des défis énormes dans de nombreux pays, y compris dans ceux de la Région du Pacifique occidental. Le nombre de gens qui sont en surpoids ou obèses augmente régulièrement, comme dans de nombreux autres pays du monde. Les statistiques donnent matière à réflexion sur le défi important que les autorités sanitaires, les producteurs et vendeurs de denrées alimentaires, les parents, les écoles, les clubs de sport, les planificateurs, etc., doivent relever. Le rôle de l’industrie alimentaire fait aussi l’objet de nombreux débats. Etant donné la façon dont nous travaillons et vivons, de plus en plus stressés et affairés, dans un monde sédentaire, nous sommes tous exposés au risque. Nous devons agir en connaissance de cause et quitter nos bureaux et nos ordinateurs, utiliser les escaliers au lieu de l’ascenseur, manger mieux et faire de l’exercice physique tous les jours. En tant que Maire de la ville d’Auckland, je suis fier de cette ville où habitent plus de cent quatrevingt groupes ethniques. C’est la région de la Nouvelle-Zélande où la diversité culturelle et linguistique est la plus grande. Dans la région, plus de la moitié de la population vient d’autres pays. Plus de 65 % vivent à Auckland, avec leurs propres problèmes de santé publique. Près des troisquarts des Néo-zélandais nés dans le Pacifique et deux tiers des Néo-zélandais nés en Asie vivent à Auckland. Quelle que soit notre origine géographique ou ethnique, nous pouvons tous faire de l’exercice physique, mieux manger et nous y mettre dès maintenant. Les sujets dont vous allez parler sont donc de la plus haute importance.

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ALLOCUTION DE MME MARIANNE DEVAUX, PRESIDENTE SORTANTE, A L’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS, AUCKLAND (NOUVELLE-ZELANDE) C'est un grand honneur pour moi de m'adresser une fois encore aux représentants de la cinquanteseptième session du Comité régional pour le Pacifique occidental. La cérémonie d'ouverture grandiose de ce matin, sous l'égide du Premier Ministre Madame Helen Clark nous a donné un aperçu de ce à quoi nous pouvions nous attendre dans les cinq prochains jours. Nous avons pu ainsi apprécier la richesse culturelle de ce magnifique pays et nous sommes impressionnés par la qualité de l’accueil dont nous bénéficions. Au nom de tous les représentants, j'aimerais saisir cette nouvelle opportunité afin d’adresser nos remerciements les plus sincères au Gouvernement de la Nouvelle-Zélande pour sa chaleureuse hospitalité et pour toutes les dispositions qu'il a prises pour faire de notre court séjour ici un événement inoubliable. Mesdames et Messieurs les Représentants, il y a un an, vous m’avez fait l’honneur de m’élire à cette charge de Présidente de la cinquante-sixième session du Comité régional. Cette expérience exceptionnelle, enrichissante, m’a permis d’échanger avec vous tous sur les problèmes de santé qui touchent notre Région, mais également de bénéficier de l’éclairage talentueux apporté par les experts de l’OMS. Je vous exprime ma gratitude pour la confiance que vous m’avez accordée et le soutien que vous m’avez apporté pendant cette année, notamment le secrétariat de l’OMS qui m’a permis d’apporter ma modeste contribution au travail extraordinaire accompli par le Comité régional. C’est à vous tous qu’il convient de rendre hommage pour votre dévouement, votre implication pour la grande cause de la santé de nos populations. C’est notre responsabilité de transformer cette réunion sympathique en un lieu de travail agréable mais fructueux, à la hauteur de notre obligation vis-à-vis des populations dont nous avons la charge de protéger la santé. Le Dr Omi ne peut pas être parmi nous car il a dû prendre un congé afin de se mettre sur les rangs pour le poste prestigieux de Directeur Général de l’OMS. J’aimerais saluer sa contribution aux activités de l’Organisation que nous allons passer en revue cette semaine. Je suis certaine que le Dr Richard Nesbit, directeur par intérim du Bureau régional, qui travaille étroitement avec le Dr Omi depuis de nombreuses années et que nous connaissons et apprécions, nous permettra de conduire ce Comité dans la pure tradition de la région du Pacifique occidental, c'est-à-dire des discussions sincères, ouvertes et la recherche du consensus avec la volonté profonde et la détermination d’améliorer la santé de nos populations.

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L’année dernière, la menace de la grippe pandémique nous a amené à renforcer notre vigilance et nos plans d’action. Notre Région est particulièrement sensible à ce risque et nous suivons avec attention l’évolution du virus et ses éventuelles mutations. Notre pays a été également vigilant face au risque d’introduction du virus du Chikungunya qui a frappé la région de l’Océan Indien et touché tout particulièrement et tragiquement l’île française de la Réunion avec laquelle la Nouvelle-Calédonie a de nombreux échanges. L’existence de réseaux de surveillance actifs, la mobilisation de tous les acteurs et la mise en place de moyens adaptés de contrôle sanitaire aux frontières ont permis d’éviter ainsi l’introduction d’une épidémie en Nouvelle-Calédonie, alors que le vecteur y est présent. L’année dernière, le Comité régional a donné son approbation sur les documents essentiels visant à renforcer notre collaboration sur trois importants problèmes de santé : les maladies émergentes, la santé de l’enfant et le financement du système de santé. Je vous assure que je suivrai personnellement de très près les progrès dans la mise en place de la stratégie de la santé infantile, car elle est très liée à la santé des femmes et ces deux sujets me sont chers. Nous avons également l’an dernier examiné le rapport intermédiaire de la mise en oeuvre du budget programme 2004-2005 et nous sommes prêt à discuter du rapport final que nous avons devant nous. Cette année écoulée nous a permis également de prendre davantage conscience que chacun à titre individuel d’abord est responsable de sa santé. En regardant de près l’ordre du jour provisoire de la cinquante-septième session, je suis heureuse de constater que nous sommes sur la bonne voie pour nous impliquer encore plus largement dans une approche multisectorielle, comme par exemple pour les ressources humaines en santé ou les méfaits de l’alcool. Comme je l’avais indiqué dans mon allocution prononcée l’année dernière, nous devons nous rassembler autour d’une stratégie cohérente entre les différents pays de la région, cohérente entre les différents programmes, cohérente entre les différents acteurs, décideurs et financeurs. Mais pour aller plus loin et entraîner un véritable changement dans notre monde, pour la santé comme l’OMS et les Etats Membres l’ambitionnent, nous devons nous-mêmes changer notre mode de penser et d’accomplir les choses. Alors seulement, nous pourrons être les facteurs du changement que nous ambitionnons, en commençant dans notre environnement direct, notre champ de responsabilité et notre sphère d’influence pour atteindre nos partenaires les plus lointains, dans notre tentative de pousser les frontières de la réforme de plus en plus loin.

PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE

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Attachons-nous donc ces prochains jours à étudier les problèmes qui persistent dans notre Région, notamment l’équité et l’accès aux soins pour tous, le développement des ressources humaines et des systèmes de santé et la lutte contre les maladies émergentes. Mais je pense que nous pouvons d’ores et déjà être fiers des résultats accomplis dans le domaine de la santé ces dernières années, notamment dans le domaine de la lutte contre le tabagisme, le domaine de la vaccination et bien d’autres encore qu’il serait trop long de citer. Regardons maintenant tous ensemble vers l’avenir avec espoir et détermination. J’aimerais enfin exprimer ma sincère gratitude à tous les autres membres du bureau : au Vice-Président, le Dr Khaw Boon Wan du Singapour, au rapporteur de langue anglaise, Mr Vaine Teoketai des îles Cook, et au rapporteur de langue française, le Dr Prasongsith Boupha de la République démocratique populaire lao. Et également au secrétariat du Bureau régional de l’OMS pour son soutien permanent et efficace. Mesdames et Messieurs, je vous demanderais de vous lever et d’observer avec moi une minute de silence à la mémoire du Dr Lee Jong-wook, Directeur-Général de l’OMS, disparu brutalement le 22 mai 2006, à l’âge de 61 ans. Au nom du Comité, je voudrais également rendre hommage à : • • Dame Te Atairangi Kaahu, Reine Maori récemment disparue et au Roi des Tonga Taufa’ahau Tupou IV.

Je n’ai aucun doute sur la qualité des échanges qui auront lieu lors de ce Comité. Il sera sous l’égide du nouveau président, j’en suis sûre, un succès.

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ALLOCUTION DU DR ANDERS NORDSTRÖM, DIRECTEUR GENERAL PAR INTERIM DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE, A L’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, AUCKLAND (NOUVELLE-ZELANDE)

Je crois qu’un dicton traditionnel maori dit : « Wiho ma te tangata e mihi », ce qui signifie « Laissez à autrui le soin de reconnaître vos vertus ». C’est avec plaisir aujourd’hui que je reconnais les vertus de cette Région, et de ce pays, et je vous remercie du chaleureux accueil que nous avons reçu ce matin. J’aimerais vous faire part de la façon dont j’envisage, à l’échelle mondiale, les problèmes auxquels nous sommes confrontés ensemble. Il est très encourageant pour moi de prendre connaissance de vos plans concrets dans cette Région, et notamment de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique et des stratégies régionales concernant • • •

la lutte contre la tuberculose, les ressources humaines pour la santé, et la réduction des méfaits de l’alcool.

Je constate également avec satisfaction l’extrême importance que vous accordez aux problèmes tels que la lutte contre l’épidémie des maladies non transmissibles et l’application de la recherche aux politiques et pratiques de santé. Les pays de la Région ne sont pas les seuls à être concernés par ces problèmes qui nous touchent tous, partout dans le monde. Votre programme d’action régional est vraiment à l’avant-garde de l’action sanitaire mondiale. L’année dernière, vous nous avez fait part de vos commentaires et avez apporté une contribution très utile à la rédaction du projet de Onzième Programme général de Travail. En mai dernier, l’Assemblée mondiale de la Santé l’a approuvé et le voici dans les six langues officielles. Je vous remercie de votre contribution à cette orientation stratégique, qui expose clairement les lacunes et les défis à relever, les sept domaines d’action prioritaires et les six fonctions essentielles de l’OMS. Son titre, « S’engager pour la santé », décrit bien ce que nous avons à faire. Ensemble, nous devons mettre en œuvre cette conception commune de l’action sanitaire mondiale. Très prochainement, nous allons examiner le plan stratégique à moyen terme pour 2008-2013 et le projet de budget programme pour 2008-2009, prochaines étapes du programme général de travail. Comme le programme général de travail, il s’appuie sur l’expérience, les problèmes et les besoins

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concrets des pays. Le plan stratégique à moyen terme est un nouvel instrument pour l’OMS qui envisage les orientations, les priorités et les objectifs sur six ans. Le Plan stratégique à moyen terme suggère que l’OMS devait concentrer son action dans cinq grands domaines : 1. apporter un appui aux pays pour qu’ils instaurent la couverture universelle par des interventions efficaces de santé publique ; 2. 3. renforcer la sécurité sanitaire dans le monde et localement ; concevoir des mesures durables dans tous les secteurs concernés pour agir sur les déterminants comportementaux, sociaux, économiques et environnementaux de la santé ; 4. développer les moyens institutionnels d’exercer les fonctions essentielles de santé publique en renforçant les systèmes de santé ; et 5. renforcer le rôle directeur de l’OMS au niveau mondial et régional et soutenir l’action des gouvernements au niveau des pays. (C’est un message qui s’est dégagé clairement des réunions des autres comités régionaux.) Pour financer ces plans, le projet de budget programme pour 2008-2009 a été établi à 4,2 milliards de dollars. Cette augmentation budgétaire est ambitieuse et représente le budget le plus élevé jamais demandé. Elle reflète directement les attentes et les exigences accrues des Etats Membres. Nous avons constaté une demande croissante de soins de santé dans le monde entier, de la part des gouvernements nationaux – qui sont ceux qui effectuent le plus gros des dépenses – et les partenaires du développement. Le budget vise à répondre aux besoins dans cinq domaines clés, à savoir : 1. réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement qui concernent la santé de la mère et de l’enfant ; 2. 3. mettre davantage l’accent sur les maladies non transmissibles ; rendre le développement sanitaire durable en prêtant une plus grande attention aux déterminants de la santé (dans ces deux domaines, nous proposons une augmentation d’environ 100 % – ce qui ne représente pas beaucoup en dollars mais qui adresse une message clair en termes de priorités); 4. appliquer le Règlement sanitaire international, là où davantage de ressources sont nécessaires pour la surveillance et l’action rapide ; et

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5.

renforcer les systèmes de santé. En ce qui concerne la Région du Pacifique occidental, cela revient à une augmentation d’environ

50 % par rapport à l’exercice en cours. Cela représente une augmentation absolue de 118 millions de dollars pour un total de 351 millions de dollars. La part du budget total pour la Région du Pacifique occidental, à l’exclusion de la poliomyélite et des situations d’urgence, a sensiblement augmenté, passant de 7,7 % à 8,6 %. Il est proposé de financer le budget programme à travers : • • • une augmentation de 8,6 % des contributions fixées, qui se montent à US $1 milliard, l’introduction de contributions volontaires de base négociées, et le reste au moyen de contributions volontaires destinées à des projets particuliers.

Même avec cette augmentation, la part des contributions fixées continuera à baisser (23 %), ce qui est regrettable ; et les Etats Membres ont exprimé leur préoccupation à ce sujet depuis trois ans. Toutefois, les contributions volontaires de base négociées ont permis d’accroître la flexibilité des recettes, de mieux aligner les ressources sur le budget programme, et de réduire les coûts de transaction pour l’Organisation. Nous espérons faire passer le montant de US $300 millions à US $600 millions au cours du prochain exercice. A l’heure actuelle, nous avons conclu près de 4600 accords sur les contributions et l’Organisation doit établir 1500 rapports aux donateurs. L’obligation rédditionnelle est importante mais les dispositions actuelles sont coûteuses en temps et argent qui pourraient être employés plus utilement. Voici quelques observations sur certains de ces problèmes : En ce qui concerne les OMD et la santé de l’enfant, une réunion a lieu aujourd’hui à New York avec la participation du Premier Ministre norvégien et du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies notamment. Les progrès concernant les OMD liés à la santé restent lents. Les taux de mortalité infantile mesurent la survie de l’enfant et sont le reflet des conditions sociales, économiques et environnementales dans lesquelles vivent les enfants et leurs familles. Les taux de mortalité infantile sont en diminution dans la plupart des pays, mais augmentent en revanche dans d’autres. Pour atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement en matière de santé de l’enfant, il faudrait fournir à chaque nouveau-né et à chaque enfant, dans chaque district, un ensemble d’interventions prioritaires.

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COMITE REGIONAL : CINQUANTE-SEPTIEME SESSION

Des progrès satisfaisants ont été faits dans la mise en œuvre de la stratégie commune de l’OMS et de l’UNICEF pour la survie de l’enfant adoptée par le Comité régional l’année dernière. Une importance particulière est accordée à la santé de l’enfant dans cette Région. Par exemple, au Cambodge (où j’ai travaillé dans un hôpital de district il y a près de 17 ans), la politique pour la survie de l’enfant a été élaborée sur la base de la qualité des soins dans les établissements de santé de premier niveau. La prise en charge des enfants malades s’est considérablement améliorée après la mise en œuvre de la prise en charge intégrée de l’enfant malade et, en ce qui concerne le paludisme, alors que 20 % des cas seulement étaient convenablement pris en charge, ce pourcentage est passé à 60 % après formation des agents de santé. La plupart des décès d’enfants pourraient être évités grâce à : une meilleure nutrition alliée à la vaccination, une eau de boisson propre, une bonne hygiène et à un meilleur accès aux médicaments de base. Les questions de nutrition retiennent également de plus en plus l’attention au niveau mondial. Le lancement des normes internationales de croissance révisées pour les enfants de moins de cinq ans a été très bien accueilli. La réunion d’experts sur l’obésité de l’enfant de l’année dernière a marqué une étape importante. Dans les pays comme la Chine, la Malaisie et la République de Corée, la sous-alimentation régresse chaque année. Cependant, la malnutrition a augmenté en Mongolie. Les hôpitaux de district sont essentiels pour aider les enfants les plus gravement malades. Il reste encore beaucoup à faire pour améliorer ces établissements dans la Région. La vaccination est une partie décisive de notre action et l’un de nos outils les plus efficaces. Chaque année, des millions d’enfants et de femmes enceintes sont exposés à des maladies mortelles uniquement parce qu’ils n’ont pas été vaccinés. L’Alliance GAVI est un partenaire important et continue d’étendre l’accès aux vaccins et d’améliorer la sécurité vaccinale. De manière générale, la mise en oeuvre systématique du PEV est bonne dans la Région (plus de 90 %), mais on observe des différences notables au niveau des districts, allant d’une couverture de 100 % à moins de 40 % seulement, ce qui veut dire qu’il reste encore à faire. En ce qui concerne la poliomyélite, les niveaux élevés d’immunité de la population que vous avez maintenus et vos plans de préparation sont décisifs pour réagir rapidement en cas de réinfection. La

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disparition du poliovirus est un acquis fragile, comme en témoigne le cas de Singapour cette année, où la maladie a été diagnostiquée chez un enfant arrivé du Nigéria. Le succès de l’éradication de la poliomyélite dans le monde dépend désormais de la volonté politique et de la fermeté des engagements qui seront pris pour résorber le déficit de financement. Il reste quatre zones dans le monde où des cas de poliomyélite autochtone ont été recensés. Au cours de la récente session du Comité régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est, tenue au Bangladesh, j’ai parlé de la situation en Inde et au Pakistan. Pendant la session du Comité régional de l’Afrique, j’ai parlé de la situation au Nigéria. Pour 2006, nous avons besoin d’urgence de 50 millions de dollars avant le mois d’octobre. Pour 2007-2008, le déficit se monte à 390 millions de dollars. Il reste encore beaucoup à faire pour s’attaquer aux racines des problèmes de santé de la mère et de la femme en général. Nous sommes très en retard par rapport aux cibles fixées pour 2015 et les progrès sont beaucoup trop lents. J’ai personnellement fait de la santé maternelle et génésique une priorité pour les quelques mois où je serai en fonction. En juin, j’ai rencontré Thoraya Obaid, Directeur exécutif du FNUAP. Nous avons envoyé une lettre conjointe encourageant la collaboration entre l’OMS et le FNUAP et, avec les responsables, nous avons étudié comment mieux coordonner l’action en matière de santé sexuelle et génésique. Au niveau mondial, le mouvement s’accélère en ce qui concerne cet aspect de la santé. Les organes directeurs de l’OMS ont approuvé une série de stratégies et de mesures destinées à lutter contre les maladies sexuellement transmissibles et à améliorer la santé génésique, notamment chez les jeunes. Je suis très heureux de constater l’importance que le Comité régional accorde à la santé des jeunes. Leur bien-être relève de notre responsabilité. Nous devons nous intéresser de près aux vulnérabilités des adolescents. Ils sont en effet confrontés à une série de choix ayant trait à des comportements à risque – consommation d’alcool, de produits du tabac, de certains aliments et de boissons gazeuses à forte teneur en sel, en graisses saturées ou en sucre. Pendant leurs loisirs, ils passent plus de temps devant un écran qu’à faire de l’exercice. Mais le secteur privé est également responsable de la santé de ces jeunes car ce sont ses produits qu’ils consomment et ses pratiques de commercialisation qui favorisent la consommation et leurs choix comportementaux. Au niveau mondial, nous nous employons avec l’industrie et d’autres partenaires, à déterminer comment nous acquitter au mieux de notre responsabilité vis-à-vis des jeunes. Je suis très heureux de constater que vous prenez cette question très au sérieux et que vous vous intéressez particulièrement aux jeunes en tant que groupe vulnérable dans votre projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool.

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Je suis également très satisfait des mesures prises dans la Région avec l’élaboration d’une stratégie régionale pour la santé sexuelle et génésique de l’adolescent. Par exemple, au Viet Nam, l’initiative « SAVY » est excellente. Il s’agit d’une enquête approfondie sur la santé des jeunes vietnamiens qui fournira des informations vitales, sur la base desquelles pourront être établis des plans spécifiques pour protéger la santé de cette population en pleine croissance – par exemple le projet de la Banque asiatique de Développement pour la prévention du VIH chez les jeunes. En ce qui concerne le VIH, on observe au niveau mondial une forte dynamique en faveur de l’instauration de l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien. Ce mouvement a été favorisé par l’Assemblée générale et les engagements pris lors de la Seizième Conférence internationale sur le SIDA à Toronto, au Canada. Ensemble, nous devons maintenant définir des objectifs et des cibles réalisables dans chaque pays. Des engagements politiques et financiers clairs ont été pris à la conférence, mais son thème était « Passons aux actes » et mon message à la conférence n’a pas été « 3 millions d’ici 2005 » mais « 3 M » c’est-à-dire moyens financiers, médicaments et motivation du personnel. Des progrès ont été faits en ce qui concerne les deux premiers, mais le message clé concerne la nécessité de motiver le personnel de santé. Il est encourageant de voir des militants réclamer davantage d’infirmières et de médecins, la pénurie étant un obstacle majeur à la prestation de services. La Déclaration du Sommet du G8 a constitué un engagement à développer des services de santé de base, y compris l’accès au traitement, aux soins et à la prévention. Les progrès sont là. Au Cambodge, par exemple, 75 % des malades sont sous antirétroviraux. Voilà un excellent progrès. Toutefois, les besoins en matière de traitement dans la Région sont encore immenses. En 2005, 190 000 personnes étaient en attente de traitement. Sur ce chiffre, 50 000 sont désormais sous antirétroviraux, dont la moitié en Chine (en juin 2006). Les besoins restent donc énormes – 140 000 personnes n’ont toujours pas accès au traitement. Nos activités dans le domaine du VIH sont étroitement liées à celles qui concernent la tuberculose. Je vous félicite d’avoir atteint les cibles mondiales de la lutte antituberculeuse pour 2005 dans l’ensemble de la Région. Cela témoigne d’une forte volonté politique. Toutefois, ce à quoi nous sommes confrontés dans cette Région comme d’autres parties du monde, c’est à une généralisation de la tuberculose multirésistante, comme s’en est fait l’écho récemment la presse, ce qui constitue un véritable défi. La stratégie régionale « Halte à la tuberculose » définit quels sont les besoins face à la menace de polychimiorésistance. Et c’est important. Et grave. Nous devons rassembler toutes les ressources disponibles pour faire face à la situation. Je me suis déjà exprimé sur l’importance des personnels de santé. J’aimerais en dire quelques mots. Je pense que nous sommes tous d’accord pour reconnaître que jamais nous ne réussirons

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l’extension des systèmes de santé si nous n’avons pas le personnel nécessaire dans les hôpitaux et les centres de santé. C’était le thème de la Journée mondiale de la santé de cette année et du Rapport sur la santé dans le monde : « Travailler ensemble pour la santé ». Ce rapport propose des mesures immédiates dans les pays et un plan décennal. Ce que nous devons faire, bien sûr, est de commencer à parler des racines du problème et de s’y attaquer. Les difficultés ne sont pas limitées à la formation. Si nous voulons résoudre les problèmes causés par les pénuries de personnels de santé, ou parfois leur mauvaise répartition, nous devons aussi examiner les causes sous-jacentes. Pourquoi les personnels de santé partent-ils ? Pour faire autre chose ? Pour aller dans un autre pays ? Il est évident qu’une grande partie de la question a trait aux rémunérations et aux incitations et nous devons commencer à étudier comment motiver les agents de santé et les conserver là où ils doivent être. De nouveau, j’ai défendu ce point de vue à la fois au Sommet du G8 à Saint-Petersbourg (Russie) et également à Toronto. A Toronto, nous avons lancé une initiative que nous avons appelée « Traiter, former et fidéliser » qui s’intéresse plus spécifiquement aux agents de santé vivant avec le VIH/SIDA. Nous devons les garder dans le secteur de la santé en leur fournissant le traitement et la formation, ainsi que les mesures d’incitation qui leur permettront de rester. J’attends avec beaucoup d’intérêt les discussions sur le projet de stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé et je suis très heureux de constater la grande importance qu’elle donne à la mise en place de capacités nationales durables. Intéressons-nous maintenant à un domaine où la Région est vraiment très en avance, à savoir les maladies non transmissibles. Comme je l’ai déjà dit, le plan stratégique à moyen terme dans le projet de budget programme propose une augmentation substantielle, qu’il s’agisse de l’importance accordée ou des ressources financières. Plus spécifiquement dans cette Région, ces maladies sont à l’origine de près de 80 % des décès. Nous nous attendons à une augmentation de 20 % dans les vingt prochaines années. Nous pensons que le diabète pourra augmenter de plus de 50 % dans les années à venir, ce qui représente un grand défi pour nous tous. Bien sûr, il n’y a pas que le diabète ; d’autres maladies non transmissibles peuvent être évitées. La stratégie sur l’alimentation et l’exercice physique, adoptée il y a deux ans, est évidemment une voie d’accès essentielle dans ce domaine. Une autre voie d’accès où la Région a pu jouer un rôle directeur remarquable est la prévention des dommages liés au tabac. Comme je l’ai dit ce matin, vous êtes la première Région dont tous les Etats Membres sont devenus Parties contractantes à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. Cet instrument est l’une des principales interventions de lutte contre les facteurs de risque responsables de maladies chroniques. J’aimerais également remercier la Nouvelle-Zélande pour son rôle mobilisateur dans le traitement des questions propres aux populations autochtones, à la fois lors de l’élaboration de la Convention-cadre et de sa mise en oeuvre, une importante priorité. Bien sûr, ce qui nous attend, la mise en œuvre n’est pas une question simple et elle exigera une résolution et une

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détermination sans faille – comme d’ailleurs le fait de renoncer à fumer. C’est facile à dire, beaucoup plus difficile à faire. On compte plus de 400 millions de fumeurs adultes dans la Région, c’est-à-dire près de 40 % de la population mondiale des fumeurs. La Chine à elle seule compte 300 millions de fumeurs adultes et elle est le premier pays cultivateur, fabricant et consommateur de tabac. Nous avons du travail important à faire ensemble pour nous attaquer à cette situation. Nous devons aussi nous intéresser aux déterminants de la santé. Plus nous serons capables de maîtriser les facteurs qui influencent la santé, plus nous aurons de chances d’améliorer la santé et le bienêtre des gens. Les mesures nécessaires pour traiter la plupart de ces déterminants échappent à l’influence des ministres de la santé présents. Il nous faut aller vers nos collègues d’autres secteurs, d’autres départements des gouvernements, mais aussi en dehors du secteur public. La difficulté dans ce domaine ne consiste pas à savoir ce qu’il faut faire et à connaître l’importance de ces déterminants. Nous avons déjà ces connaissances. Le défi à relever consiste à les traduire dans la pratique et l’action. J’aimerais remercier le Réseau de connaissances sur le milieu urbain de la Commission sur les déterminants sociaux de la santé basé au Centre de l’OMS à Kobé, au Japon. Il nous a donné quelques clés importantes pour l’avenir : Le fait d’avoir pris conscience de la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes pour la santé a permis de catalyser l’action dans de nombreux domaines qui jusque-là n’étaient pas considérés comme prioritaires en santé publique. Je pense que l’épidémie mondiale de VIH/SIDA nous q ouvert les yeux sur ce que nous devons faire. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, nous avons réalisé que l’argent et les médicaments ne suffisaient pas. L’attention politique dont a bénéficié le VIH/SIDA nous a aussi fait prendre conscience de la nécessité de nous attaquer aux blocages des systèmes de santé. Permettez-moi maintenant de passer à l’application du Règlement sanitaire international et à la grippe aviaire. Ceux d’entre vous qui ont participé aux négociations entreprises pour la révision du Règlement sanitaire international savent l’importance que les Etats Membres attachent à cet instrument qui ne se limite pas à la grippe aviaire. Il s’agit de donner aux pays les moyens de surveiller les maladies et de réagir. L’application anticipée volontaire des dispositions du RSI adopté à l’Assemblée mondiale de la Santé nous permettra d’avancer plus vite que prévu. C’est particulièrement important compte tenu de la menace constituée par la grippe aviaire à H5N1, toujours très présente. Nous devons rester vigilants et nous tenir prêts. Aujourd’hui, plus de 50 pays en Asie centrale et méridionale, en Europe, en Afrique et au Moyen Orient ont signalé des flambées épidémiques affectant les oiseaux. Des cas humains ont été désormais notifiés dans 10 pays et, au 14 septembre, on avait recensé 246 cas confirmés, dont 144 mortels. Tous les Etats Membres doivent développer, renforcer et maintenir leurs capacités essentielles de surveillance et d’action. En ce qui concerne le virus H5N1, le plus grand risque pour la santé humaine ne vient pas des grands élevages commerciaux de volailles, mais des petites basses-cours.

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Dans ce cadre non structuré, les gens savent moins bien comment se protéger de l’infection et ils sont donc plus vulnérables. De nouveau, comme nous l’avons appris en termes de santé publique, l’information et la communication viennent en tête des priorités et des stratégies L’un des aspects en est la nécessité pour les Etats Membres d’établir les procédures prévues dans le Règlement sanitaire international (RSI) par la désignation de points focaux nationaux. Des relations étroites de travail et l’échange des informations entre les secteurs de la santé et de l’agriculture sont évidemment très importantes aussi. Presque tous les pays de la Région ont désormais des plans de préparation à la pandémie. Il faut maintenant les rendre opérationnels et les tester pour s’assurer qu’ils fonctionnent bien en situation réelle. Nous constatons des progrès prometteurs dans les capacités de production des médicaments antiviraux se sont beaucoup améliorées. Des licences ont été accordées pour produire ces médicaments dans plusieurs pays en développement. On a accordé beaucoup d’attention aux vaccins et nous voyons des progrès. Nous allons lancer le mois prochain une initiative pour soutenir le développement des capacités de production du vaccin en s’intéressant plus particulièrement à certains pays en développement. Cela m’amène au dernier des domaines clés contenus dans le projet de budget programme : la nécessité de continuer à renforcer les systèmes de santé. Sans des systèmes de santé opérationnels et efficaces, nous ne pourrons pas étendre les services de santé de base, ni atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Que nous faut-il ? Au cours des ans nous avons parlé des réformes de la santé et des systèmes de santé. Parfois, cela est même devenu un peu vague. Il faut retenir quatre éléments essentiels. Premier élément, nous devons élaborer des solutions politiques satisfaisantes. Il ne suffit pas de claquer des doigts. Nous devons rechercher la meilleure façon de nous organiser, d’améliorer notre gestion et d’assurer au mieux la prestation des services de santé. Cela signifie chercher à organiser le plus efficacement possible les secteurs public et privé, à mobiliser différents partenaires, à faire participer es communautés et enfin à améliorer les modes de gestion. Deuxième élément, il nous faut renforcer les bases factuelles des systèmes de santé pour appuyer les décisions politiques et leur mise en œuvre. Cela veut dire disposer de bons systèmes d’information et investir dans les capacités nationales de recherche. La table ronde prévue dans quelques jours va être une occasion précieuse de discuter non seulement des progrès accomplis mais de la façon dont on peut lier la recherche, la planification, les politiques et les pratiques.

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Pour le troisième élément, il nous faut un financement juste, suffisant et durable. Cela veut dire de rechercher au niveau politique des modalités de financement des services de santé, d’étudier les diverses possibilités de financement et de revoir l’affectation des ressources pour une efficacité optimale. Le quatrième élément sans lequel nous échouerons est bien entendu le renforcement du personnel de santé. Il nous faut planifier les ressources humaines en tenant compte des besoins spécifiques des pays. J’aimerais dire quelques mots sur les fonds et sur les systèmes, sur l’aide au développement et sur son efficacité. Il y a dans cette Région et dans cette salle certains des principaux gouvernements et partenaires responsables et engagés dans l’aide au développement pour la santé et certains des principaux bénéficiaires. Je voudrais vous remercier pour votre engagement politique et financier. C’est important même si, comparativement, l’aide au développement est assez faible. C’est encore très important s’agissant de l’extension à plus grande échelle des services de santé de base dans certains pays. Nous devons la renforcer et la pérenniser mais nous devons aussi la rendre encore plus efficace. Les gouvernements ont confirmé la fermeté de leurs engagements à la réunion du G8 et dans d’autres manifestations. Que pouvons-nous faire, alors, pour que les pays soient sûrs d’obtenir l’aide supplémentaire dont ils ont besoin pour améliorer leurs résultats en matière de santé ? A l’OMS, nous faisons trois choses. Premièrement, nous essayons de collaborer avec les principaux partenaires de la santé pour permettre aux pays de préparer des cadres politiques, des plans et des budgets plus solides et mieux élaborés. Deuxièmement, nous nous efforçons de collaborer à la fois avec les partenaires et avec les pays pour faire en sorte que ces derniers soient capables de coordonner et de gérer l’aide des partenaires. Troisièmement, nous faisons davantage attention aux obstacles auxquels se sont heurtés les systèmes de santé. Que peuvent faire les partenaires qui fournissent une aide au développement ? Tout d’abord, prévoir leurs financements à plus long terme. Un financement prévisible, à plus long terme, déboursés sur des critères concrets plutôt que politiques, ferait une différence énorme pour les pays. Un autre volet important de l’aide au développement concerne l’assistance technique qui doit davantage tenir compte des besoins du pays plutôt que des besoins ou du calendrier du partenaire. Une grande partie des ressources attribuées aujourd’hui dans le cadre de l’assistance technique est consacrée aux ressources humaines mais n’est pas toujours centrée sur le renforcement durable des capacités nationales. J’estime que nous devons élargir le débat sur la manière dont l’assistance technique est apportée aux pays pour faire en sorte qu’elle contribue à renforcer durablement leurs capacités nationales et que les pays s’en sentent véritablement détenteurs. Nous avons parlé de l’insuffisance du flux des ressources

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financières dans le cadre de l’assistance technique. La Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide nous donne des orientations sur ce qu’il faut faire. Il nous reste maintenant à mettre ces principes en pratique. En conclusion, notre but est de rendre l’OMS plus attentive aux besoins des pays. C’est également de rendre l’OMS plus efficace dans le cadre du système des Nations Unies. Nous nous sommes engagés pleinement dans le débat actuel pour améliorer la coordination de l’action du système des Nations Unies dans les pays. Je pense personnellement qu’il faut apporter des changements au système des coordonnateurs résidents et dans la manière de l’utiliser. Au cours des trois derniers mois nous avons eu des échanges fructueux avec le groupe de personnalités de haut niveau du Secrétaire général sur la cohérence du système des Nations Unies. Le rapport devrait nous parvenir dans deux semaines. Ce travail nous a conduits à examiner en profondeur notre propre politique envers la réforme des Nations Unies, et nous avons inscrit ce sujet à l’ordre du jour du Conseil exécutif de janvier prochain. Je pense que nous devons désormais regarder plus largement dans toute l’Organisation comment améliorer encore notre travail. Je suis fier que l’OMS soit perçue comme une organisation travaillant efficacement dans le système des Nations Unies. La visite du Secrétaire général au Siège de l’OMS, en juin dernier, fut un réel plaisir. Il a été accueilli comme une star. Les gens applaudissaient. Quand il est entré, je crois qu’il a ressenti l’estime du personnel de l’OMS et des Etats Membres suscitée par le soutien qu’il a apporté à la lutte contre la poliomyélite, le tabagisme, le paludisme et le VIH-SIDA. Je suis certain qu’avec votre participation active et les orientations que vous continuerez à donner pour ce processus, cette Région pourra relever les nombreux défis qui nous attendent.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé