Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Rapport de réunion sur le renforcement de la surveillance active de l'onchocercose : Ouagadougou du 15 au 17 juin 2007

Organisation mondiale de la santé
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(@ 0rganisationmondiale de la Santé Bureau r'égional pour I'Afrique WHO/AFRO - MULTI DISEASE SURVEILLANCE CENTRE (MDSC) oMS/AFRo - cENTRE DE SURVEILLANCE pLURIpATHor.ocrqûe Avenue Naba Zombre No1473 - 01 Bp 549 ouAGADouGou 01 - Èurkina FasoTel. : (226) 50 34 29 s3t19/60 - Fax : (226) sO 34 ZB 75 _ sO 34 36 47 Email : mdsc@oncho.oms.bf RAPPORT REUNION SUR LE RENFORGEMENT DE LA SURVEILLANCE ACTIVE DE L'ONCHOCERCOSE OUAGADOUGOU DU 15 AU 17 JUIN 2OO7 1 Quelques Sigles et abréviations OCP : Onchocerciasis Control Programme in West Africa APOC :African Programme for Onchocerciasis Control CTMFC : Charge ft/icrofilarienne de la Communauté DEC : Diethyl carbamazine PNLO : Programme National de Lutte contre l'Onchocercose 2 Table des matières lntroduction............. ......................5 1. Ouverture Off,rcielle .......................6 2. Désignation du présidium et adoption de l'ordre du jour...... ...............6 3. Présentation des Objectifs et résultats attendus.... ..............7 3.1 Objectifgénéral ............7 3.2 Objectifs spécifiques ......................7 3.3 Résultats attendus .........7 4. Les présentations du management du MDSC et APOC ....................... 8 4.1 Situation de la Surveillance entomologique et épidémiologique de l'Onchocercose à la clôture de l'OCP en2002 (Dr Bissan Yiriba, Entomologiste, MDSC)..... 8 4.2 Les Outils de la surveillance entomologique (Dr Adjami AG, Laboratoire de Biologie Moléculaire, MDSC) ......... 8 4.3 Les outils de la surveillance épidémiologique : le DEC PATCH TEST (Dr Toé Laurent, Responsable du Laboratoire de Biologie Moléculaire, MDSC) ................ 9 4.4 Recherche de macrofilaricide : le Moxidectin (Dr Noma Moukaila, APOC) ........9 4.5 Expérience du MDSC de 2003 à2006 (Pr. Kondé M. Kader, Dir a.i. MDSC) ... 10 5. Situation de la surveillance épidémiologique et entomologique dans les pays.... 11 5.1 Présentation de la situation épidémiologique et entomologique par pays............ 1l 5.1.1 Bénin ....... I I 5.1.2 Burkina Faso.......... .....l2 5.1.3 Côte d'Ivoire.............. ................... 13 5.1.4 Ghana....... ................... 13 5.1.5 Guinée ...... 14 5.1.6 Guinée Bissau....... .... . 15 5.1.7 Mali........ .................. 15 5.1.8 Niger........ ................... 16 5.1.9 Sénégal ..... 16 5.1.10 Sierra Leone ............. 17 5.1.11 Togo......... .................18 5.2 Contraintes à la surveillance de l'onchocercose............ ..................... l8 6. Points saillants des discussions........... ........... 19 6.1 La nuisance simulidienne........... .................... 19 6.2 Soutien aux pays à la surveillance faible ........ 19 6.3 Les retards d'analyse du MDSC. .................... 19 6.4 L'intégration des activités de surveillance............ ........... 19 6.5 Collaboration APOCÀ4DSC............. .............20 6.6 Rencontres transfrontalières......... ..................20 6.7 Acquisition des pinces à snip (Holth)...... .......20 6.8 Création d'un poste d'épidémiologiste au MDSC ...........20 6.9 Test diagnostic DEC patch ...........20 6.10 Etudes de faisabilité de l'élimination de l'onchocercose ...................21 6.1 I Réseau de communication entre les pays et le MDSC .....21 6.12 Bulletin information de l'onchocercose .........21 6.13 Engagement politique pour la surveillance ............... .......21 6.14. Soutien logistique .......22 7. Les travaux de groupe : Proposition pour le renforcement et l'intégration de la surveillance active de l'onchocercose dans les systèmes nationaux de santé :........................22 7.1 Thème I : Préparation d'un canevas de plan d'action de la surveillance entomologique et épidémiologique de l'onchocercose ......22 7.2 Thème 2 : Attente des pays par rapport à l'appui du MDSC, de I'OMS AFRO, ....24 J I'OMS pays, I'APOC et des autres partenaires). 7.2.1 Les indicateurs de monitorage 1.2.2 Indicateurs de résultats 1.2.3 Indicateurs de soutien. 8. Présentation des plans d'actions des pays 9 Amendement et adoption des recommandations 10. Cérémonie de clôture.. l1 Conclusion ANNEXES TABLEAU 1: COMPARISON OF THE DEC PATCH TESTS TABLEAU 2: BILAN DES ACTIVITES DE TIDC (2002 A 2006) EN RCI TABLEAU 3: ENTOMOLOGICAL RESULTS lN GHANA............ TABLEAU 4 : RESULTATS DE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE AU SENEGAL FIGURE 1 : SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DE L'ONCHOCERCOSE A LA FIN DE L'OCP FIGURE 2 : SITUATION ENTOMOLOGIQUE DE L'ONCHOCERCOSE A LA FIN DE L'OCP FIGURE 3 : RESULTATS DE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE PAR LE «POOL SCREENING» ......... FIGURE 4 : PREVALENCE STANDARDISEE A THIELE-MAMOUSSA.................... FIGURE 5 : PROJET D'EXTENSION DES SIZ EN GUINEE............... FIGURE 6: RESEAU DE SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE AU NIGER FIGURE 7 : EPIDEMIOLOGICAL SITUATION lN SIERRA LEONE FIGURE 8 : SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DANS DES FOYERS RESIDUELS DU BASSIN DE LA KARA TABLEAU 5: OBSTACLES ET CONTRAINTES TABLEAU 5 (suite) : OBSTACLES ET CONTRAINTES (SUITE) TABLEAU 6 : CANEVAS CONSENSUEL DE PLAN D'ACTION LISTE DES PARTICIPANTS ............... 24 24 24 25 25 27 27 28 29 30 31 31 32 32 33 JJ 34 34 35 35 36 37 38 39 4 lntroduction Grâce à l'action combinée de la lutte anti vectorielle et de la distribution de l'ivermectine, le Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) a, en 28 ans, atteint son objectif qui était de ramener la maladie à un niveau tel qu'elle ne soit plus un problème de santé publique ni un obstacle au développement socio économique pour plus de 22 millions de personnes de son aire géographique. Ce programme a été clôturé en décembre 2002. Cependant, les quelques poches qui restaient à assainir ont justifié la création des Zones d'lntervention Spéciales (SlZ) où des activités spécifiques devraient être entreprises. Par ailleurs, les simulations réalisées par le modèle «ONCHOSIIM» n'excluaient pas une possible recrudescence de la maladie. Ainsi, pendant la dernière décennie de ses 28 années d'activités, les efforts de I'OCP ont été axés surle renforcement de la capacité opérationnelle des pays à maintenir les acquis. Chaque pays devait disposer d'un personnel national capable d'assurer avec compétence les activités résiduelles de I'OCP que sont: la surveillance épidémiologique et entomologique de l'onchocercose dans les zones libérées ; le suivi de la tendance des taux d'infectivité des simulies dans les zones sous traitement à I'ivermectine et la lutte contre la nuisance due aux simulies. La surveillance active de I'onchocercose devait être mise en æuvre par les pays pour détecter de manière précoce toute recrudescence de la maladie. Le centre de surveillance pluri pathologique de I'OMS (MDSC) a été créé et a reçu la mission de coordonner cette activité dévolue aux pays de l'ex OCP pour garantir et maintenir les acquis du Programme. Cinq ans après la clôture de I'OCP et à quelques mois de la fermeture des SIZ Ie 31 décembre 2007, il apparaît avec une impérieuse nécessité de faire le point de la surveillance de l'onchocercose dans ces pays de l'ex-OCP en vue d'envisager avec sérénité la dévolution. La surveillance semble faible, au niveau des pays dont B sur 11 mènent une surveillance épisodique ; les bassins fluviaux ne sont pas tous couverts ; les moyens financiers de la surveillance sont limités. Au niveau du MDSC, les mandats ne semblaient pas avoir été clairement définis pour les pays et son fonctionnement a été très handicapé par le manque de statut clair, de délégation d'autorité et de ressources. En effet, les possibilités d'organisation de la coordination sont faibles, les moyens humains et financiers du laboratoire de biologie moléculaires sont limités ; le logiciel de détermination des taux d'infectivité n'est pas adapté au contexte de l'après OCP ; la rétro information aux pays est réduite. Une relance ou un renforcement de Ia surveillance active de l'onchocercose dans les pays s'impose. C'est dans ce contexte que s'est tenue du 15 au 17 juin 2007, dans la salle de conférence de I'OMS APOC/SlZ et MDSC, la réunion des Coordonnateurs Nationaux sur la relance des activités de surveillance de I'onchocercose. Afin de concrétiser tous les objectifs assignés à cette réunion, l'élaboration d'un plan d'action a été initiée pour chaque pays, selon un canevas consensuel établi à I'issue de travaux de groupes. Dès finalisation, ces plans d'action feront l'objet d'un document qui sera soumis aux différents partenaires pour une mise en æuvre des activités requises. 5 1. Ouverture Officielle La cérémonie d'ouverture de cette réunion a été marquée par quatre allocutions Le mot de bienvenue a été prononcé par le Pr. Kondé M. Kader, Directeur par intérim du MDSC. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité de renforcer voir de relancer la surveillance de I'onchocercose dans les pays de l'ex-OCP et SlZ. Mais cette surveillance doit se faire selon les engagements des pays et les recommandations de I'OMS. ll a attiré I'attention des participants sur le contexte actuel d'insuffisance de ressources et d'émergence de nouvelles maladies qui impose à tous les acteurs de la lutte contre l'onchocercose, plus de performance pour renforcer et maintenir les acquis de l'ex-OCP. ll a encouragé les participants à faire des propositions concrètes et réalistes pour rendre le MDSC plus performant et plus opérationnel afin de réussir sa mission qui est d'apporter un appui aux pays et assurer la coordination de la surveillance de I'onchocercose. La seconde allocution fut celle du Dr Ousmane Bangoura, Responsable du programme de Lutte contre l'onchocercose à la Banque [/ondiale (Washington). L'orateur a rappelé aux participants que les Forum d'Action Commune tenus à Paris (France) en décembre 2005 et à Dar es Salam (Tanzanie) en novembre 2006 ont insisté auprès des Etats membres sur la nécessité impérieuse de renforcer la surveillance non seulement de l'onchocercose mais aussi des autres maladies transmissibles. Malgré l'hésitation des partenaires à soutenir cette vision, ll y a lieu d'espérer à cause de l'engagement de la communauté internationale en faveur des objectifs du millénaire pour Ie développement et du nouveau règlement sanitaire de I'OMS (RS12005). ll a ensuite réitéré l'engagement de la Banque Mondiale et la convergence des væux des autres partenaires à accompagner les pays et le MDSC dans sa mission. ll a ajouté que la banque Mondiale était à l'écoute des recommandations de la réunion. La troisième allocution suivante fut celle du Représentant de I'OMS au Burkina Faso. Après avoir souhaité la bienvenue aux participants, il les a exhorté à faire une analyse critique des activités de surveillance dans les pays de I'ex-OCP et SIZ en vue de la définition des stratégies qui puissent assurer la mobilisation des ressources et le succès des activités de surveillance. Le discours d'ouverture fut prononcé par le Dr Soulémane Sanou, Directeur Général de la Santé du Faso, représentant M. le Ministre d'Etat, [Ministre de la Santé du Faso. ll a souhaité la bienvenue aux participants à Ouagadougou avant de leur rappeler les succès du programme OCP. ll a poursuivi en invitant les participants à saisir les opportunités qui ont été présentées à la réunion spéciale des 12 au 14 juin 2007 à Ouagadougou sur l'intégration/co-implémentation de l'Onchocercose dans la lutte contre les autres maladies négligées. 2. Désignation du présidium et adoption de l'ordre du jour Président: Rapporteurs : Dr ASOGBA Laurent Dr KARABOU Potchoziou Dr ADAMOU Salissou Bénin Togo Niger 6 Dr DOGBO P. Paul Côte d'lvoire Après la mise en place du bureau de séance, l'ordre du jour de la réunion a été amendé puis adopté. 3. Présentation des Objectifs et résultats attendus 3.1 Objectif général L'objectif général de cette réunion est la relance eVou le renforcement de la surveillance active de I'onchocercose dans les pays de l'ex-OCP. 3.2 Objectifs spécifiques Les objectifs spécifiques suivants sont ceux assignés à la réunion 1. Décrire la situation actuelle de la surveillance épidémiologique active et entomologique de l'onchocercose dans les pays de I'ex-OCP ;2. ldentifier les obstacles et contraintes à la mise en æuvre de la surveillance active de l'onchocercose dans les pays et au MDSC ;3. Élaborer des stratégies appropriées de surveillance active de I'onchocercose aussi bien dans les zones assainies que dans celles où les paramètres entomologiques et épidémiologiques restent encore préoccupants ;4. Elaborer pour chaque pays un plan d'action cohérent et réaliste pour la surveillance active; 5. Redéfinir le cadre de concertation et de collaboration entre le Centre de surveillance pluri pathologique (MDSC), I'APOC, l'Otvls AFRO et les Pays ;6. Définir des stratégies de mobilisation des ressources nécessaires à la mise en æuvre des plans de surveillance. 3.3 1. Les défis majeurs sont identifiés, un document cadre de la surveillance entomologique et épidémiologique active de I'onchocercose est élaborée ;2. Un plan d'action cohérent et réaliste indiquant clairement les activités à mener, les indicateurs, le chronogramme, les ressources nécessaires ainsi que la part contributive de tous les partenaires y compris I'Etat est élaboré par pays ;3. Les modalités de mobilisation des ressources nécessaires à la mise en æuvre des plans de surveillance sont définies ;4. Un mécanisme concret de gestion des données de la surveillance activede l'onchocercose est défini (collecte, transmission, analyse, retro information des données et prise de décision)5. Un cadre de concertation et de collaboration entre le Centre de surveillance pluri pathologique, I'APOC, I'OMS AFRO et les Pays et les équipes nationales des pays est mis en place. Résultats attendus 7 4. Les présentations du management du MDSC et APOC 4.1 Situation de la Surueillance entomologique et épidémiologique de l'Onchocercose à la clôture de I'OCP en 2002 (Dr Bissan Yiriba, Entomologisfe, MDSC) Comme le montre les figures 1 et 2, la situation épidémiologique de l'onchocercose était bonne dans la plupaft des pays à la clôture de l'OCP au 31 décembre 2002', ce qui a conduit à I'arrêt du traitement larvicide sur plusieurs bassins. En effet, Dans l'aire initiale du programme, les activités de lutte antivectorielle menées pendant 14 à 15 années successives ont permis une élimination de I'onchocercose, excepté dans les quelques poches (affluents de l'Oti au Togo et au Bénin) où des activités spécifiques ont été entreprises dans le cadre des Zones d'lntervention Spéciales (srz) Dans la plupart des zones d'extension, la transmission a été interrompue par la lutte antivectorielle combinée à la distribution d'ivermectine. Les Potentiels Annuels de Transmission (PAT) dans ces Zones sont proches de zéro. La diversité taxonomique de I'entomofaune aquatique n'a nulle part été affectée par les traitements larvicides. A la clôture de I'OCP en décembre 2002,|es taux de prévalence de I'onchocercose variaient de zéro à 10o/o sur la plupart des bassins fluviaux traités, avec des Charges Microfilariennes Communautaires (CMFC) pratiquement au niveau zéro, ainsi que l'absence de toute nouvelle infection. Cependant, dans les bassins retenus comme Zones d'intervention spéciale (Pru au Ghana, haut NigeriMafou et Tinkisso en Guinée ainsi que tous les bassins de S. Leone), les prévalences étaient demeurées bien au-dessus du niveau zéro, avec une tendance à la hausse en Sierra Leone de 35% en 1996 (CMFC= 2,13) à73o/o en 2002 (CMFC= 9,4) sur le bassin fluvial de la Kaba. Pour maintenir les acquis de l'ex-OCP et pour prévenir la recrudescence de I'onchocercose, le MDSC a identifié en 2003, en accord avec les pays, un certain nombre de points pour la surveillance entomologique active. 4.2 Les Outils de la surueillance entomologique (Dr Adjami AG, Laboratoire de Biologie Moléculaire, MDSC) L'utilisation de l'outil de surveillance entomologique (pool screening), répond à deux objectifs : (i) La surveillance entomologique de l'onchocercose dans les zones libérées, en vue de la détection précoce de la recrudescence de la transmission ;(ii) le suivi de la tendance des taux d'infectivité des simulies dans les zones sous traitement à l'ivermectine. Lorsque la transmission dans un foyer donné est intense, le taux d'infection dans les populations de vecteur est habituellement élevé, et une estimation de la prévalence de l'infection peut être obtenue dans le vecteur en examinant individuellement un nombre relativement petit d'insectes. Ce fût le cas au début et pendant I'OCP où cet indice est établi sur un échantillon de 200 femelles de simulies disséquées. Cependant, quand la prévalence de I'infection est basse (après un programme de lutte réussi par exemple), un grand nombre d'insectes doivent être examinés pour obtenir une estimation précise des niveaux d'infection, et examiner les insectes 8 individuellement devient très inefficace. C'est le cas actuellement dans I'aire de l'ex- OCP où la plupart des foyers ont été assainis. Le pool screening s'inscrit parfaitement dans le contexte du post-OCP car il permet d'examiner un grand nombre de simulies initialement agrégé en lot. La technique est très sensible grâce à I'utilisation de la Polymerase Chain Réaction (PCR). Aussi, le recours à différents modèles statistiques dans le développement du programme d'analyse de données. Le «pool screening 2.0>>, permet de donner une estimation précise du taux d'infectivité des populations de simulies. La prise de décision est orientée par une valeur critique du taux d'infectivité (0.5/1000). Figure 3 : Résultafs de la surueillance entomologique par le «pool screening» 4.3 Les oufils de la surveillance épidémiologique : le DEC PATCH TEST (Dr Toé Laurent, Responsable du Laboratoire de Biologie Moléculaire, MDSC) La réticence des communautés (vis-à-vis de la biopsie cutanée) en rapport avec les croyances, la superstition et à la crainte de transmission d'autres maladies, requiert la mise en æuvre de techniques innovatrices en matière de dépistage précoce des cas latents. A cet effet, une étude clinique a porté sur une nouvelle formule du mono test DEC Patch (LTS2) à I'OCRC (Onchocerciasis Chemotherapy Research Centre) de Hohoe au Ghana par l'équipe du Dr Awadzi K. Les points saillants du rapport de l'étude ont été présentés à la réunion. Les objectifs de l'étude étaient: la sûreté du LTS 2, sa tolérabilité et la possibilité d'utilisation comme test de terrain. Les performances de ce nouvel outil ont été comparées à ceux du DEC de l'OCP et à la biopsie cutanée. Les résultats de l'étude montrent que le nouveau patch est facile d'utilisation et peut être utilisé sur le terrain. Les réactions issues du LTS 2 sont différentes de ceux du patch test OCP par leur nature, l'étendue des réactions, et leur persistance. Les observations histologiques montrent des réactions sous cutanées prouvant une action de la DEC. Cependant aucune réaction secondaire sévère n'a été observée. Le LTS 2 semble être un candidat prometteur pour être validé en condition de terrain. (Tableau comparatif des tests LTS2 et OCP patch). Tableau 1 : Comparaison des DEC patch test 4.4 Recherche de macrofilaricide : le Moxidectin (Dr Noma Moukaila, APOC) Après la fermeture de l'OCP, le programme APOC s'est investi dans la recherche d'un macrofilaricide. A cet effet il a contribué pour plus de $ US 750 000 $ aux recherches de TDR sur un macrofilaricide. Aujourd'hui I'espoir est permis quant à la disponibilité, dans les prochaines années, d'une molécule (le Moxidectin). La phase lll sera déclenchée incessamment (uillet 2008) pour démontrer son efficacité, après quoi, le Moxidectin sera enregistré et mis sur le marché de la consommation au plus tard en 2013. Elle se fera, en milieu communautaire, dans les pays qui dispose de beaucoup de zones non traitées, sur des sujets infectés non traités. A cet effet, le Soudan, la RDC et le Liberia ont été retenus. 9 4.5 Expérience du MDSC de 2003 à 2006 (Pr. Kondé M. Kader, Dir a.i. MDSC) Après avoir décrit le contexte dans lequel le MDSC a été créé, les objectifs du TMDSC ont été rappelés. La principale mission du MDSC est de fournir aux pays des informations techniques de haut niveau pour une gestion efficace de la prévention et du contrôle des maladies transmissibles. Bien que les maladies cibles du MDSC aient été diversifiés à sa création, I'accent est mis actuellement sur la surveillance de l'onchocercose, la méningite, l'impact de l'lntroduction des nouveaux vaccins et le développement d'outils diagnostic, le développement de nouveaux outils diagnostic des fièvres hémorragiques virales et de prévisions (ClimaUMéningite). La surveillance entomologique est basée sur la capture des simulies qui sont traités par le laboratoire du MDSC. La situation entomologique révèle le faible nombre de pays mettant en ceuvre la surveillance entomologique d'une part et d'autre part le nombre réduit des sites de surveillance visités. Au niveau MDSC, la faiblesse des moyens de la coordination et le retard dans la retro information des résultats aux pays ont été commentés. La situation épidémiologique de l'onchocercose est globalement bonne bien qu'il existe encore des zones qui ne sont pas assainis. Les enquêtes épidémiologiques se font avec I'aide des partenaires mais le niveau reste généralement faible. Compte tenu des mouvements saisonniers des populations de Simulium damnosum, le risque de recolonisation des zones assainies est encore possible. Dans ce cadre, une étude est en cours en collaboration avec APOC/SIZ pour documenter la situation qui prévaut à la frontière entre le Bénin et le Nigeria d'une part, et d'autre part la situation entre la Sierra Leone, la Guinée et le Mali. Par rapport à la méningite, 13 pays sont sous surveillance renforcée. Le séro-groupe A demeure prédominant. ll a été note l'émergence des séro-groupes W135 (à l'origine d'une épidémie en 2002 au Burkina Faso) et X (épidémie en 2006 au Niger). La surveillance indique que ces deux séro-groupes ne montrent pas d'extension particulière. L'appui au pays se fait par la surveillance épidémiologique, le renforcement des capacités des laboratoires, le data management, le mapping et l'élaboration d'un bulletin hebdomadaire de rétro -information. La disponibilité d'un vaccin conjugué (Men AfriVac à 0,4$ US) et l'initiative pour l'élimination de la méningite en Afrique (parrainée par le Président du Burkina Faso) sont porteuses d'espoir. Malgré les difficultés de démarrage, le MDSC sera sans aucun doute un centre d'excellence après sa restructuration, le renforcement de la surveillance, l'intégration des activités et l'introduction de nouveaux vaccins. Ces présentations ont été suivies de discussion qui ont permis de renforcer Ia compréhension des participants sur les points suivants : le délai maximum pour la transmission des résultats de l'analyse des mouches, les reformes en cours au l0 MDSC, la fréquence des épidémies de méningite au Burkina Faso dont certains facteurs sont méconnues et feront I'objet d'étude approfondies. 5. Situation de la surl/eillance épidémiologique et entomologique dans les pays Le niveau de la surveillance varie d'un pays à un autre. Les pays ayant connus des confits présentent un tableau épidémiologique moins reluisant. La surveillance se fait par des enquêtes actives des sites sentinelles. La situation post OCP paraît globalement bonne mais le risque de recrudescence demeure compte tenu du phénomène de migration simulidienne et de la présence de zones non encore assainies. La surveillance entomologique se résume à des captures de simulies pour le Pool screening. La nuisance simulidienne requiert une attention particulière. De nombreuses contraintes pèsent sur le fonctionnement des équipes. Elles se résument essentiellement à une insuffisance ou manque de ressources (matérielle, humaine, et financière ) au vieillissement du personnel technique et enfin à la réticence des communautés pour la biopsie cutanée. Les pays ont présenté leurs perspectives dont les principales sont: le renforcement du plaidoyer en faveur de la mobilisation des ressources ; l'intégration des activités de surveillance actives avec d'autres programmes de lutte contre la maladie. 5.1 Présentation de la situation épidémiologique et entomologique par pays 5.1.1 Bénin A la clôture de l'OCP, la situation entomologique et épidémiologique était bonne hors des Zones d'lnterventions Spéciales. Le traitement à l'ivermectine devait s'y poursuivre de même que, la surveillance épidémiologique et la surveillance entomologique. Cette situation intéresse 40 communes sur les 51 communes endémiques. Dans les ZIS (11 communes) la situation était moins bonne. Les potentiels annuels de Transmission (PAT) étaient encore au-delà de 100 et des prévalences au-dessus de 30% étaient observées dans certains villages. Hors des ZIS les activités de surveillance épidémiologique sont menées essentiellement avec les fonds du budget national. Depuis la fin des activités de I'OCP, les prévalences sont restées inférieures à cinq et les CMFL inférieure à un. Dans quelques villages des positifs ont été trouvés. Cependant les tendances épidémiologiques restent bonnes. Figure 4: Prévalences sfandardisées à Thiélé- Mamoussa La surveillance entomologique menée de façon irrégulière au départ a connu une nette amélioration en 2006 avec le soutien technique et financier du MDSC et le budget national les résultats étaient inférieurs au seuil du taux d'infectivité. Malheureusement ces activités risquent de connaître encore des perturbations du fait des problèmes de décaissement au niveau du budget national. Les frais de capture au titre de 2006 par exemple restent toujours dus aux captureurs. La surveillance entomologique dans la ZIS reste sous le contrôle de du management des SlZ. ll La surveillance épidémiologique s'est déroulée régulièrement sous financement des SlZ. Presque tous les villages de surveillance épidémiologique dans la ZIS ont été visités en 2004 et en 2005. En avril 2007,15 villages ont été visités. La plus forte prévalence dans les cinq autres villages est de 1,82o/o. Les difficultés sont liées au financement des activités qui constitue le principal blocage à la réalisation de ces activités de surveillance. En outre, le matériel technique pas toujours disponible (pinces de snip, lits de camps, alcool pur, tube de capture). 5.1.2 Burkina Faso L'onchocercose ou cécité des rivières n'est plus un problème de santé publique au Burkina Faso. Le PNLO entend préserver cet acquis, en s'appropriant les activités résiduelles de l'ex-OCP. Son objectif est de contrôler I'onchocercose de manière à détecter à temps toute recrudescence. Les activités d'évaluation épidémiologique ont consisté en 2005, a l'évaluation de nombreux villages dont les prévalence ont été trouvées bonnes. En 2006, l'enquête réalisée en novembre dans la Région Sanitaire des Hauts Bassins a permis de détecté des prévalences élevées à Sakora (0,35%). Toutes les personnes à biopsies positives ont été traitées et une enquête de migration a été conduite. Deux traitements de TIDC sont programmés par an. En 2006, 626850 personnes ont été recensées dont 520516 ont été traitées, soit une couverture thérapeutique moyenne de 83%. Les taux de couvertures thérapeutiques, enregistrés en 2006, sont satisfaisants dans tous les districts sanitaires concernés. Les enquêtes épidémiologiques prévues en novembre 2006, devraient permettre de confirmer que la situation de I'onchocercose demeure satisfaisante au Burkina Faso. Sur le plan de la surveillance entomologique, en rappel 45.752 simulies ont été capturées en 2002 dans le bassin de la Bougouriba et chutes Dienkoa. L'identification des parasites au laboratoire ADN du MDSC de ces mouches a révélé que les taux d'infectivité par O. volvulus fluctuaient entre 0,04 et 0,0711000. En 2006, 56106 simulies ont été capturées sur 10 sites. Toutes les mouches collectées ont été transmises au laboratoire de Biologie Moléculaire du MDSC pour analyse. Les taux d'infectivité des populations de vecteurs sont bons. ll reste à établir en 2006, pour confirmer I'assainissement de l'ensemble des bassins fluviaux. De nombreuses activités sont planifiées pour 2007. Ce sont 1) la poursuite du TIDC: deux passages seront programmés (uin, décembre). 2) la conduite des activités de surveillance entomologique sur les sites sentinelles où le nombre de simulies capturées en 2006, n'aura pas permis d'établir le taux d'infectivité.3) au plan épidémiologique, les villages sentinelles des bassins de l'Oti- Pendjari, du Nazinon et de la Sissili non visités en 2006, seront évalués en 2007. 4) L'lEC sera conduite sur le terrain et les radios locales seront sollicitées pour porter I'information aux populations, notamment dans le Sud Ouest. t2 Le PNLO reçoit I'appui des partenaires suivants: L'OMS en 2005 et en 2006, du MDSC a financé en 2006, de I'ONG Helen Keller lnternational (HKl) en 2005 ; en 2006, aucun financement n'a été mis à la disposition du PNLO. Le PADS, le PRSS et le PNGT ont financé et sont disposés à financer les activités, pourvu que celles-ci soient programmées dans un plan d'action. Le PNLO propose de mener une opération de recherche sur l'évaluation des répulsifs à base d'huiles végétales pour la protection individuelle contre la nuisance simulidienne. 5.1.3 Gôte d'lvoire En Côte d'lvoire, l'arrêt du traitement pendant trois ans et l'insuffisance des résultats obtenus au cours des deux dernières années imposaient au moins une vigilance épidémiologique. Dans la perspective de la reprise du TIDC, APOC/SIZ a financé une évaluation épidémiologique dans 16 villages dans la partie «gouvernementale de la zone d'extension sud et de la zone de forêt». Cependant, tous les bassins n'ont pas été évalués et la plus part des sites sentinelles qui posaient quelques problèmes à la fermeture du programme OCP n'ont pas été évalués. Tableau 2 : Activités TIDC en Côte d'lvoire 2002 à 2006 Une évaluation épidémiologique simple a été menée dans la région du Worodougou, grâce à un financement de l'état de Côte d'lvoire et de I'ONG HKl. Les résultats obtenus montrent qu'il y a une détérioration de la situation dans la région du Worodougou. La nécessité pour la mise en æuvre d'une surveillance active de l'onchocercose est impérieuse. Depuis 1997, aucune activité d'évaluation épidémiologique et entomologique sérieuse n'a été entreprise. La situation de I'endémie onchocerquienne en Côte d'lvoire n'est donc pas connue depuis environ 11 ans. 5.1.4 Ghana Selection of blackfly catching sites was done in the regions. An essential point before starting the activities is the sensitization of health workers at the regional, district and sub-district levels and community members. This included the identification, selection and training of focal persons at each level. They are the vector collectors and community health workers. The team established a system of collecting and transporting preserved black flies through the national level to MDSC at Ouagadougou. Some local dissection is also done. ln 2006 the entomological surveillance activities were characterized by an expansion of capture points from three in 2005 to eight; the recruitment and training of vector collectors. Flies collected were sent to MDSC. Five of the sites are being followed up by dissection teams. Ghana received feedback from MDSC on 2005 entomological surveillance. The results of entomological surveillance in the Pru and the Kulpawn 13 Mole basins are not satisfactory. Efforts should be concentrated to better understand the situation. Table 3: Entomologicalresulfs in Ghana The national team investigated around insect outbreak in Aowin-Suaman district in the Western Region. The black flies were not infective. Reason for outbreak was the exceedingly heavy rains in July causing swelling of all major rivers like the Bia, Ankobra and Tano and their tributaries like the Sui and Boin. Action taken prior to visit of national team was lvermectin distribution to communities and health education on the need to wear protective clothing to prevent bites. In the SlZ, epidemiological evaluation continued in 2006. The survey concerned 24 communities covering the Eastern, Ashanti and Volta regions. The results demonstrated considerable disease transmission in communities along the Anum, Pra, Kume, Densu and Asukawkaw rivers. Out of a total of 3,213 persons screened 339 positives were found. Nine out of 24 communities surveyed had prevalence rates above 5%. The highest focus of infection was found in the Asante Akim district. Recommendation o Recruit and train more technical officers to carry out surveillance activities; o Procure new set of sclero-dermal punches; o Carry out a country situational analysis for Oncho; o lmprove CDTI coverage; o Undertake twice a year treatment in SIZ Actions at Asubende o Plans are in place to start twice a year treatment; o lmprove of drug distribution and other surveillance activities; o Operational research to investigate reasons of high infectivity many years of control activities inspite of 5.1.5 Guinée L'arrêt du traitement larvicide après la fermeture OCP en 2002, a entraîné la nuisance et un risque de recrudescence de l'onchocercose si rien n'est entrepris. La situation épidémiologique de I'onchocercose qui prévalait à la clôture de I'OCP s'est améliorée. Les tendances épidémiologiques sont en général bonnes, et tendent vers zéro. Cependant l'analyse de la situation dans le bassin de la Kolenté montre une tendance à la hausse des prévalences et CMFLs, ce qui a conduit un projet d'extension des SIZ en Guinée (Figure 5). Des activités de renforcement du TIDC ont été menées dans les SlZ. Ce sont: l'approvisionnement en Mectizan ; la sensibilisation/Plaidoyer/Mobilisation ; la formation/ Supervision/ Suivi ; la distribution de l'ivermectine. Comme résultats, la Guinée a une couverture géographique de 99.9% et 80% de couverture thérapeutique. l4 Les activités autour de la surveillance entomologique ont consisté en la sensibilisation des communautés pour leur participation à la surveillance; la formation et installation de captureurs villageois ; la supervision des captureurs et collecte des mouches et l'organisation d'une journée de Capture/dissection. 15 points de captures ont été suivis en 2006. Les résultats des taux d'infectivité sont inférieurs au seuil de 0.5/1000. Cependant une vigilance doit être maintenu du fait de la migration des simulies. Les défis de la lutte contre l'onchocercose sont : la mise en place un mécanisme intégré de collecte et de transmission des mouches ; la réticence des partenaires notamment les ONG's à financer la Surveillance de l'onchocercose ; l'instabilité des agents de santé (privilégier la contractualisation) ; la réticence des communautés à la biopsie cutanée dans un contexte de VIH/SIDA ; la formation répétitive à cause du mouvement des agents de santé pour permettre un réel transfert de compétences ; et enfin le coût élevé du matériel de biopsie cutanée (pinces de Holth) Quelques solutions ont été identifiées: (1) la sensibilisation des communautés au sujet d'une solution locale de motivation des captureurs avec leur initiative propre permettant ainsi de contribuer à la gestion des activités résiduelles ; (2) la sensibilisation des autorités administratives et des communautés sur le phénomène de nuisance et l'utilisation des huiles locales de Kobi et de palmiste comme répulsifs pendant les activités diurnes ; (3) la Guinée dispose d'équipes régionales compétentes pour assurer la surveillance entomologique et épidémiologique de l'onchocercose ; (a) le plaidoyer auprès des partenaires (ONG's et OMS) pour accroître leur appui financier 5.1.6 Guinée Bissau Du fait de la forte régression de la structure nationale de lutte contre l'onchocercose, aucune activité de surveillance n'a été signalée depuis la clôture de I'OCP 5.1.7 Mali La situation de la lutte contre l'onchocercose au Mali se caractérise avant 2002 par sa décentralisation et son intégration des activités résiduelles de lutte contre l'onchocercose dans le système national de santé. La surveillance/ évaluation épidémiologique, le TIDC, I'IEC et la surveillance entomologique sont des activités intégrées Les acquis de la lutte contre l'onchocercose : Disponibilité de ressources humaines (Personnel qualifié). Pour la surveillance épidémiologique, le Mali dispose d'une équipe centrale et de cinq équipes régionales. Pour la surveillance entomologique il existe une équipe centrale. La planification des activités de surveillance de l'onchocercose est faite dans les Plans opérationnels (P.O.A) annuels des régions et district. Le financement des P.O.A assuré à travers les PO. Le partenariat bâti autour des activités de lutte et de surveillance de l'onchocercose regroupe : les structures de santé; les partenaires ONG et les communautés. 15 La surveillance épidémiologique a concerne le bassin du Niger et ses affluents. En 2007 , 13 villages ont été évalués avec des prévalences comprises entre 0 - 0,1 1 , et les CMFL = 0 La surveillance entomologique s'est effectuée sur les bassins du Niger du Baoulé et du Farako Lotio. Partout les taux d'infectivité sont inférieurs à 0,5/1000 femelles 5.1.8 Niger Au début des activités du programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP), le Niger était l'un des pays les plus touchés par l'Onchocercose dans le sous région. La prévalence de la maladie se situait entre 60 et 70% et le taux de cécité était estimé à 5o/o. L'Onchocercose maladie ne constitue plus de nos jours un problème de santé publique au Niger grâce aux actions menées par I'OCP. Cependant des risques de recrudescence existent. Les enquêtes épidémiologiques ont été conduites en 2002 ont montré des prévalences partout égales à 0% dans les villages sentinelles. La surveillance entomologique est conduite dans le bassin de la Tapoa, (Taux d 'infectivité = 0,38 %); a Diamangou, (Taux d 'infectivité = 0,0436 11000). Aucun taux d'infectivité n'est supérieur à 0.5/1000 : la situation est bonne. Le Niger fait face à la nuisance simulidienne à la Tapoa et sur la Sirba. Des traitements ont été financés par un leader local. Figure 6: Réseau de surueillance entomologique au Niger Les activités de lutte contre I'onchocercose sont intégrées dans un groupe des maladies comme la filariose lymphatique, la schistosomiase. Le Suivi/évaluation des activités et l'lEC au Niger sont intégrés avec le groupe des maladies. ll n'y a pas de TIDC au Niger. Le traitement à I'ivermectine est administré individuellement aux cas dépistés ou est intégré à celui de la Filariose Lymphatique et du Programme Helminthiases gastro intestinaux par des agents de santé communautaires. Les contraintes du PNLO sont : l'insuffisance de ressources financières ; I'insuffisance de ressources humaines ; la réticence à la biopsie cutanée ; le manque de parc automobile ; la mobilité du personnel ; l'insuffisance de motivation du personnel et l'inaccessibilité de certains sites. 5.1.9 Sénégal Au Sénégal il y a une seule équipe nationale basée à Tambacounda et caractérisée par sa forte intégration dans le Système de santé. ll existe une bonne expertise dans les différents domaines de la lutte contre l'onchocercose (épidémiologie, entomologie). Cependant le personnel vieillissant ou à la retraite. La surveillance entomologique 1Études d'impact de I'ivermectine sur la transmission) couvre 25 Points de capture dans les deux bassins (GambielFalémé) et même in Rio Geba. Une étude conduite à Mako (Gambie) en 1999-2000 a montré qu'aucune infection n'a été trouvée au Laboratoire de Biologie Moléculaire (MDSC). Le Sénégal t6 participe à l'étude de la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose par l'ivermectine Tableau 4 : Résultats de la surueillance entomologique au Sénégal La surveillance épidémiologique active de l'onchocercose se passe avec un accent plus marqué sur le volet «évaluations épidémiologiques». Le réseau de surveillance épidémiologique est composé de 81 villages sentinelles (ex-OCP). Les résultats obtenus lors des évaluations épidémiologiques sont bons. Les dispositifs de surveillance épidémiologique et entomologique sont mis à profit pour le contrôle d'autres pathologies à vecteurs notamment. En 2007 il est envisagé des évaluations épidémiologiques dans 32 villages des bassins de la Gambie et de la Falémé avec un financement de APOC pour 7 720 000 frs CFA ; une autre séries d'évaluations épidémiologiques dans cinq villages de la zone d'arrêt expérimental dans le bassin de la Gambie (Zone de Soukouta). Les études entomologiques sont programmées dans quatre points de captures sur la Gambie et deux points de captures sur la Falémé. Les contraintes du Sénégal sont d'ordre financier et logistique : les allocations budgétaires sont insuffisantes, et des problèmes sont rencontrées dans la mobilisation des ressources pour les activités de mise en æuvre. ll n'y a plus qu'un seul véhicule en état très passable. La coordination utilise la logistique de la Région Médicale. ll y a lieu de s'adapter aux modifications écologiques locales constatées depuis la mise en place des réseaux. Une collaboration inter pays est requise et le ttIDSC pourrait faciliter la mise en place d'un dispositif opérationnel sous régional (en appui aux pays) 5.1.10 Sierra Leone The results of CDTI for 2003 and 2004 show respectively that a therapeutic coverage of 35o/o, and 28oÂ. No surveillance was carried in 2006 and 2007, as surveillance results of past three years have not shown significant changes. Entomological sledded two groups of capture points monitored during the OCP period. Nineteen points selected for monitoring in 2003, 2005 and 2007; whilst sixteen points were selected for monitoring in 2004 and 2006. These points cover all the seven river basins in Sierra Leone. Six circuits were created to cover the selected ponts and these operated from the three national team bases in Makeni, Bo and Kabala. The results indicated a high level of Onchocerciasis transmission in all the river basins monitored. Most of the flies caught and found infective were forest flies. The corrected annual transmission potentials for all the basins monitored are above the tolerance levels of transmission for Onchocerciasis (i.e. 100). Two years of CDTI activities (2003 and 2004) had not made any significant change in the Onchocerciasis transmission in the country. Results of the Epidemiological evaluation in 2005 indicate that all the villages surveyed are endemic for Onchocerciasis. The epidemiological evaluation has shown that most areas of the 12 endemic districts have prevalence of 20% and above; the t7 NOCP needs to consider spreading CDTI activities to these areas as soon as possible. Figure 7 : Epidemiological situation in Sierra Leone Entomology and Epidemiology surveillance results have shown high prevalence of Onchocerciasis within communities and high transmission potentials of the Black flies around these communities. lt was decided to intensify CDTI in 2005, 2006 and 2007 before surveillance is continued. Two rounds of MDA conducted since 2005. A 3rd IMDA is planned before end of 2007. Both surveillances can be re-launched starting 2008. 5.1.11 Togo L'équipe du Togo a entrepris des évaluations épidémiologiques. La prévalence de I'onchocercose élevée (supérieure à 5%) dans quelques villages de suivi de certains districts (Sotouboua, Amou et Kéran). La surveillance épidémiologique est confrontée à I'insuffisance de ressources financières de I'Etat pour le financement des activités et aux problèmes que pose le retrait de |'OMS/S!Z le 31 décembre 2007. La lutte contre l'onchocercose au Togo a connu une amélioration significative grâce aux efforts conjugués de tous les partenaires et acteurs du terrain. Cependant une vigilence continue doit s'exercer à fin de maintenir les bons résultats obtenus depuis 2002. Figure 8 : Situation épidémiologique dans des foyers résiduels du Bassin de la Kara La surveillance entomologique dans les SIZ est assurée par la base OIVIS/SlZ Kara et dans les hors SIZ par les techniciens entomologiques du PNLO. Les communautés de cinq points de capture des simulies ont été sensibilisées sur la maladie onchocercose, le TIDC, la surveillance entomologique et la nuisance simulidienne. La surveillance hors SIZ a consisté en I'organisation des captures en vrac effectuées sur tous les points retenus en collaboration avec le MDSC. Cinq points de captures ont fait objet de surveillance entomologique au Togo par les techniciens entomologiques. Les résultats sont bons et sont inférieurs au seuil de 0.5/1000. La surveillance entomologique au Togo souffre de deux problèmes majeurs: manque de ressources pour mener les activités et le retard dans la réception des résultats des simulies envoyées au laboratoire du MDSC. 5.2 Contraintes à la surueillance de l'onchocercose Les présentations de coordonnateurs nationaux ont fait ressortir un certain nombre de contraintes d'ordre institutionnel, financiers et logistique. Le Tableau 5 en fait le résumé. Tableau 5: Contraintes dans la conduite de la surueillance de I'onchocercose. l8 6. Points saillants des discussions 6.1 La nuisance simulidienne La nuisance simulidienne est un phénomène de plus en plus rapporté par les populations. Elle constitue un obstacle au repeuplement et la mise en valeur des terres fertiles libérées de l'onchocercose. Les participants ont exprimé leur préoccupation. La présence des simulies est toujours associée à la maladie dans l'esprit de la population. Même si la maladie n'est plus une menace dans ces vallées fertiles, la nuisance que causent les piqûres des simulies, constitue une gêne très importante, sans compter le risque de réémergence de la maladie qui, s'il est très bas, n'est pas nul. Les solutions envisagées sont : une forte sensibilisation ciblée sur l'absence de maladie même en présence des vecteurs ; I'utilisation de répulsifs locaux et le recours aux traitements larvicides pour la nuisance dans les zones d'intérêt agro économique ou touristique. ll ressorl des discussions la nécessité d'initier des études entomologiques et sociologiques en relation avec le phénomène de la nuisance simulidienne. De même des plaidoyers auprès des pays et des partenaires doivent être menés pour des actions de lutte ponctuelles contre la nuisance. 6.2 Soutien aux pays à la surueillance faible Certains pays de l'ex-OCP, tels que la Côte d'lvoire, la Guinée Bissau et la Sierra Leone ont souffert de leur situation socio politique qui a entravé les activités de lutte et de surveillance de l'onchocercose. L'arrêt des activités constitue une menace pour les populations vivant dans ces zones. Le risque de perdre les acquis de I'OCP peut aussi s'étendre aux pays limitrophes. Les participants ont insisté sur la nécessité d'apporter un appui ciblé aux pays ayant connu des conflits ou à ceux dont la surveillance faible. 6.3 Les retards d'analyse du MDSC Les retards observés dans I'analyse des échantillons de simulies pour la détermination des taux d'infectivité par le MDSC ont été relevés comme un facteur entravant les prises de décisions opérationnelles. Le MDSC a apporté des éléments d'information à cette situation : le nombre de simulies à traiter, le temps de traitement, les améliorations technique en cours, l'environnement du MDSC, la rencontre sur l'opérationnalité de l'outil entomologique de surveillance. Après avoir analysé de la situation, il est demandé au MDSC de tout mettre en æuvre pour répondre à I'attente des pays en réduisant le temps de rétro information des résultats; en procédant au renforcement des capacités d'analyse du laboratoire de biologie moléculaire pour mener à bien cette activité avec l'appui des partenaires. 6.4 L'intégration des activités de surveillance L'intégration des activités de surveillance de l'onchocercose au système de santé est reconnue comme essentiel à une bonne fonctionnalité des programmes nationaux. ll t9 est nécessaire que les pays mettent en place et rendent fonctionnel un cadre de concertation regroupant I'ensemble des acteurs (Ministère de la Santé, secteurs connexes, ONGD, Secteur privé, communautés) pour la planification et la mise en æuvre conjointe des activités de lutte contre l'onchocercose, Ie paludisme et les autres Maladies Tropicales Négligées. 6.5 Collaboration APOC/MDSC Cinq ans après la clôture de I'OCP et à I'approche de la fermeture des Zones d'lntervention Spéciales (SlZ) le 31 décembre 2007, il apparaît avec une impérieuse nécessité que le TUDSC et APOC/SlZ renforcent leur collaboration pour assurer le maintien des bons résultats obtenus. 6.6 Rencontrestransfrontalières Les rencontres transfrontalières sont un cadre de concertation efficaces entre les pays. La réunion a noté les efforts faits par la Guinée, la Sierra Leone d'une part, le Ghana et le Togo d'autre part. La tenue de ces rencontres est encouragée et il est demandé au MDSC de faciliter leur tenue. 6.7 Acquisition des pinces à snip (Holth). Les enquêtes épidémiologiques par la biopsie cutanée reste la méthode de référence et celle utilisée par les pays pour la surveillance. Elle nécessite du matériel de précision tel que les pinces de Holth. Les stocks laissés par I'OCP s'émoussent et ont besoin d'être renouvelés. Les participants en appellent à I'OMS, MDSC et APOC pour leur soutien technique et financier pour l'acquisition des pinces de Holth. 6.8 Création d'un poste d'épidémiologiste au MDSC Les activités épidémiologiques de l'onchocercose occupent une part importante de la surveillance dans les pays. Les participants ont exprimé leur souhait d'avoir au sein du MDSC un poste de médecin épidémiologiste pour traiter les questions relatives à cette activité. 6.9 Test diagnostic DEC patch ll ressort des différentes discussions que l'un des obstacles majeurs au quel est confronté la surveillance épidémiologique de I'onchocercose est la réticence des populations à la biopsie cutanée exsangue. Le caractère douloureux de ce test et Ia répétition des évaluations épidémiologiques en sont les principales causes. ll est donc nécessaire que les études en cours sur le monotest permettent au plutôt sa mise à disposition. La présentation sur le DEC patch test a éclairé les participants sur les avancées réalisées dans la recherche d'un outil en remplacement de la biopsie cutanée. Les résultats de l'étude clinique réalisée avec le nouveau monotest (LTS 2) par l'OCRC sont porteurs d'espoir pour soulager les populations. Tout en supportant la suite de la validation de cet outil de diagnostic, ils ont souhaite que les aspects concernant la spécificité du test soit aussi abordés lors de la validation. D'autre part 20 le MDSC encourage les pays à produire des sujets de recherche appliquée. Le MDSC aidera la rédaction de projets de recherche et la recherche de financement. 6.10 Etudes de faisabilité de l'élimination de l'onchocercose Les études en cours sur la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose par le traitement à l'ivermectine ont fait I'objet d'échanges intéressant aux quels les coordonnateurs du tMali et du Sénégal ont participés. Aux premiers résultats la situation entomologique et épidémiologique sont bons, pour envisager la suspension expérimentale du TIDC dans certains villages du Bakoye, de la Falémé et de la Gambie, d La réunion soutient cette recherche qui permettra d'envisager l'arrêt de la distribution de l'ivermectine. 6.11 Réseau de communication entre les pays et le MDSC Le réseau de télécommunication de l'OCP (radio codan) a été un des atouts dans le succès de ce programme. Ce système de communication, permettait la transmission de données, la tenue de «briefing» hebdomadaires, le contact avec des équipes en mission sur le terrain etc... Toutefois les fréquences radio attribuées aux équipes nationales par les services de I'ASECNA ont été retirées à la fermeture de l'OCP (?) La nécessité d'un nouveau réseau de communication entre les pays et le MDSC pour la surveillance des maladies a été réaffirmée par les participants. Ce réseau pourrait utiliser des technologies plus récentes telles que le GPN disponible dans les bureaux OMS. Dans ce cadre I'OMS pourrait faciliter I'accès au GPN pour des conférences téléphoniques. 6.12 Bulletin information de l'onchocercose Les discussions ont aussi la production d'un bulletin information de l'onchocercose qui serait une plateforme de partage entre les acteurs de la lutte et de la surveillance de I'onchocercose. Le MDSC en aurait la responsabilité et la périodicité de parition serait semestrielle. 6.13 Engagement politique pour la surueillance La surveillance des maladies en général et de l'onchocercose en particulier souffre d'un engagement politique des états. Cette volonté devait pouvoir se traduire par l'allocation de ressources financières (fonds propres) conséquentes pour soutenir les activités de surveillance. ll est aussi important que les coordonnateurs æuvrent à ce que la surveillance de I'onchocercose figure parmi les priorités du «plan d'action ? » Des ministères à charge de la santé. Le Directeur du MDSC est invité à visiter les pays afin de mener un plaidoyer auprès des autorités nationales et des bureaux OMS des pays pour le renforcement de I'engagement politique des pays tel qu'exprimé dans les déclarations de Abuja et de Yaoundé. 2t 6.14. Soutien logistique La vétusté du parc automobile des équipes est une contrainte majeure pour la réalisation des activités entomologique, épidémiologique et de l'lEC. A I'exemple de ce qui se fait dans de nombreux pays en matière d'intégration des, les participants ont insisté sur la nécessité de la mise en place d'un cadre fonctionnel de concertation pour la planification et la mise en æuvre conjointe des activités de lutte contre l'onchocercose, le paludisme et les autres Maladies Tropicales Négligées 7. Les travaux de groupe : Proposition pour le renforcement et l'intégration de la surveillance active de l'onchocercose dans les sysfèmes nationaux de santé : Les trois (3) groupes constitués ont travaillé sur les thèmes suivants Ces travaux ont été introduits par les facilitateurs et les participants ont été repartis en trois groupes pour réfléchir sur les thèmes suivants. a a Thème 1 : Thème 2 Elaboration d'un canevas pour la surveillance entomologique et épidémiologique de I'onchocercose Attentes des pays par rapport à l'appui du MDSC, de |'O[\IS AFRO, OMS pays et les autres partenaires dans la surveillance de l'Onchocercose. Au plan méthodologique, la réunion a décidé de n'entendre que le rapport de 2 groupes sur les 3 constitués (chacun sur un thème. 7.1 Thème 1 : Préparation d'un canevas de plan d'action de la surueillance entomologique et épidémiologique de I'onchocercose Les discussions qui ont suivi la présentation du rapport du groupe trois ont permis de prendre en compte les propositions pertinentes des autres groupes. Les rapporteurs et facilitateurs des trois (3) groupes ont ensuite eu droit à 15 minutes pour élaborer un canevas consensuel ce qui fut fait. ll a été retenu que tous les pays doivent se conformer au canevas consensuel qui comprend trois parties essentielles : Une introduction Une justification Les objectifs du plan de surveillance 22 I I I Objectif général Renforcer/relancer la surveillance active de l'onchocercose pour le maintien des acquis. Objectif spécifiques 1". Objectifs spécifiques en rapport avec la surveillance entomologique Déterminer les taux d'infectivité des simulies par point de capture et par bassin. 2". Objectif spécifique en rapport avec la surveillance épidémiologique : - Déterminer les prévalences et CMFL par village et par bassins. 3 '. Objectifs spécifiques en rapport avec le soutien institutionnel (logistique, formation, management, intrants etc.) - Renforcer les capacités techniques des équipes nationales, des équipes régionales et des captureurs. - Renforcer les capacités des équipes de district et ou des régions en gestion de la surveillance. - Renforcer les capacités logistiques des équipes à tous les niveaux. Objectifs spécifiques en rapport avec la collecte des données (promptitude, complétude, feed-back) - Mettre en place eUou renforcer le mécanisme de collecte, d'analyse, de transmission et de diffusion des données. 5o. Objectifs spécifiques en rapport avec la communication et le plaidoyer. - Développer un plan de communication pour la mobilisation des ressources. - Obtenir l'adhésion des communautés et du personnel de santé en charge de la surveillance. Objectifs spécifiques en rapport avec le partenariat - IMettre en place un cadre national de concertation. - Mettre en place un cadre international de concertation (collaboration avec le MDSC et transfrontalière pour une meilleure gestion des problèmes communs). 4 6 Stratégiesa 1". 2". 30. 4". lntégration de la surveillance active de l'onchocercose dans le SNIS Formation des acteurs. Communication. Promotion de la participation communautaire. La détermination du chronogramme et la budgétisation des activités par objectif spécifique ont été laissés à la discrétion des Coordonnateurs. (Tableau 6 : Tableau du caneyas consensuel de plan d'action) a Z) 7.2 Thème 2 : Attente des pays par rapport à l'appui du MDSC, de I'OMS AFRO, I'OMS pays, I'APOC ef des autres paftenaires). Un consensus a été obtenu sur un certains nombre d'attentes pour les appuis que le MDSC, l'OMS/AFRO, I'OMS/PAYS, I'APOC et les ONG pourraient apporter aux pays. Concernant la détermination des indicateurs de monitorage, après examen des propositions des groupes de travail la synthèse des discussions a été confiée à un groupe restreint de travail. 7.2.1 Les indicateurs de monitorage 7.2.1.1 lndicateurs de processus 1. Existence d'un chronogramme des villages éligibles à évaluer 2. Existence d'une liste de points de capture éligibles déterminés 3. Existence d'un Plan d'action validé 4. Taux d'exécution des activités de surveillance 5. Nombre de supervisions exécutées/prévues 6. Présence d'équipes techniques capable de réaliser les activités de détection de l'infection 7. Existence d'équipes nationales / régionales formées à la planification et suivi des activités (recherche/évaluation épidémiologique et entomologique) 7.2.2 lndicateurs de résultats a) Evaluation épidémiologique Niveau d'endémicité : Prévalences brutes, standardisées/CMFC lncidence de la maladie Nombre d'enquêtes de migration réalisées par rapport aux sujets positifs b) Evaluationentomologique 1. Nombre de simulies capturées par points par rapport à la norme (6000 simulies pendant la période de transmission)2. Nombre de simulies envoyées au laboratoire IVDSC pour analyse3. Taux d'infectivité des simulies : Nombre de L3T envoyées au laboratoire MDSC pour analyse 7.2.3 Indicateurs de soutien 1. Proportion de ressources mobilisées par rapport aux ressources planifiées 2. Existence de matériels et moyens logistiques pour mener les enquêtes 1 2 3 24 8. Présentation des plans d'actions des pays De manière consensuelle trois pays (RCl, Sierra Leone et Sénégal) ont été désignés pour présenter le draft de leur plan d'action. A l'issue des discussions il a été retenu que tous les pays doivent se conformer au canevas établi. (C.f. Plans d'action de la Côte d'lvoire "TableaLt 8", de la Sierra Leone "Tableau 9" et du Sénégal) 9 Amendement et adoption des recommandations Des recommandations adressées aussi bien au MDSC, à I'APOC, à I'OI\4S AFRO et à I'OMS/PAYS ont été faites par les participants. Recommandation 1 Les retards observés dans l'analyse des échantillons de simulies pour la détermination des taux d'infectivité par le MDSC entravent les prises de décisions opérationnelles. Après analyse de la situation, la réunion recommande que : Le MDSC prenne toutes les dispositions utiles pour communiquer dans un délai de trois mois au maximum les résultats des taux d'infectivité des simulies reçues. Le MDSC mène une réflexion approfondie avec les experts et d'autres personnes ressources pour l'amélioration de l'opérationnalité du système de la surveillance entomologique ; c Le MDSC, avec l'appui des partenaires, renforce les capacités d'analyse du laboratoire de biologie moléculaire pour mener à bien cette activité Responsable : MDSC Recommandation 2 La nuisance simulidienne constitue un obstacle au repeuplement et la mise en valeur des terres fertiles libérées de l'onchocercose. La maladie n'est plus une menace dans ces vallées fertiles, cependant la nuisance que causent les piqûres des simulies, constitue une gêne très importante ; et bien que le risque de réémergence de la maladie soit très bas, il n'est pas nul. A cet effet, l'atelier recommande au MDSC : d'initier des études entomologiques et sociologiques en relation avec le phénomène de la nuisance simulidienne. de faire des plaidoyers auprès des pays et des partenaires pour des actions de lutte ponctuelles contre la nuisance. Responsable : MDSC a b a b 25 Recommandation 3 La réunion recommande la mise en place d'un système de communication performant (radio, bulletin, NTIC...) permettant le partage d'informations pour la prise de décisions concernant la surveillance des maladies. Responsables : MDSC, APOC, Pays et Partenaires Recommandation 4 Etant donné les difficultés qui ont entravé la lutte contre I'onchocercose dans certains pays, les participants recommandent à I'OMS/APOC d'assurer un appui particulier et substantiel à la Côte d'lvoire, la Sierra Leone et la Guinée Bissau dans le cadre de la relance des activités. Responsables : OMS/APOC, MDSC Recommandation 5 Etant donné l'impoftance de la surveillance épidémiologique et entomologique dans le maintien des acquis dans les pays de l'ex-OCP, et vu que les ressources financières sont insuffisamment apportées par les Etats, les participants recommandent que : les partenaires, surtout les ONG, étendent et renforcent leur soutien au financement des activités de surveillance ; les partenaires appuient les pays dans le renforcement des compétences des gestionnaires des équipes de surveillance dans la gestion de programmes de santé, la cartographie, l'analyse des données, etc. ; les partenaires, notamment la Banque [/londiale, assurent un appui institutionnel au MDSC pour lui permettre d'apporter une réponse appropriée aux besoins des pays en matière de surveillance des maladies. Responsables : Partenaires Recommandation 6 La réunion recommande que les pays accroissent le budget alloué à la santé conformément aux déclarations d'Abuja et de Yaoundé, et mettent effectivement des ressources nationales à la disposition des programmes pour la lutte contre l'onchocercose ; mettent en place et rendent fonctionnel un cadre de concertation regroupant l'ensemble des acteurs (Ministère de la Santé, secteurs connexes, ONGD, Secteur privé, communautés) pour la planification et la mise en æuvre conjointe des activités de lutte contre I'onchocercose, le paludisme et les autres Maladies Tropicales Négligées ; finalisent et transmettent au MDSC avant fin août 2007 leur plan d'action élaboré conformément au canevas consensuel adopté au cours de la présente réunion. Responsables : Pays a b c. a b c 26 10. Cérémonie de clôture Elle a été marquée par I'intervention du Président de séance qui a félicité les participants pour la qualité du travail accompli, preuve de l'importance et de l'intérêt porté à la surveillance de l'onchocercose par les pays. ll a ensuite exprimé le souhait que les recommandations formulées soient mises en application afin que la relance/renforcement des activités de surveillance de l'onchocercose soit une réalité. Dans son discours de clôture, I'intérimaire du Directeur du MDSC a exprimé l'engagement du MDSC à accompagner les pays dans les activités de surveillance et à leur apporter l'appui technique nécessaire à leur conduite. Avant de déclarer la réunion close, il a souhaité un bon retour dans leur pays respectif à chacun des participants. 11 Conclusion Les recommandations ci-dessus formulées reflètent l'optimisme que cette réunion a suscité chez les représentants des pays de I'ex-OCP en ce qui concerne le rôle que le MDSC pourrait jouer dans la coordination de la surveillance de I'onchocercose pour le maintien des acquis de 3 décennies de lutte. Cet espoir en l'avenir du MDSC a été renforcé par I'engagement des partenaires à ne ménager aucun effort pour le renforcement les capacités opérationnelles du Centre afin que cette structure puisse convenablement répondre aux attentes exprimées au cours de cette réunion. A cet effet, il s'agira en priorité d'appuyer les pays à combler les gaps observés en matière de surveillance, et de faire le point de la transmission de l'onchocercose, particulièrement dans les Zones d'lntervention Spéciales (SlZ) où la fin des activités de lutte est prévue pour le 31 décembre 2007. ll s'agira également de renforcer les activités de recherche opérationnelles de façon à renforcer les connaissances sur tous les phénomènes (mouvements simulidiens et résistance à l'ivermectine notamment) susceptibles de perturber les opérations de maintien des acquis. Dès finalisation, les plans d'action actuellement en cours de finalisation dans les pays feront l'objet d'un document qui sera soumis aux différents partenaires pour une mise en æuvre des activités requises. 27 Figure 1: Figure 2: Figure 3 : Tableau 1 Figure 4 Tableau 2 Tableau 3 Figure 5: Figure 6 : Tableau 4 Figure 7: Figure I : Tableau 5 Tableau 6 : Tableau du canevas consensuel de plan d'action Liste des participants ANNEXES Situation épidémiologique de I'onchocercose à la fin de I'OCP Situation entomologique de I'onchocercose à la fin de I'OCP Résultats de Ia surveillance entomologique par le «pool screening» Comparaison des DEC patch test Prévalence standardisée à Thiélé-Mamoussa Activités TIDC en Côte d'lvoire 2002 à 2006 Entomological results in Ghana Projet d'extension des SIZ en Guinée Réseau de surveillance entomologique au Niger Résultats de la surveillance entomologique au Sénégal Epidemiological situation in Sierra Leone Situation épidémiologique dans des foyers résiduels du Bassin de la Kara Contraintes dans la conduite de la surveillance de onchocercose 28 TABLEAU 1: COMPARISON OF THE DEC PATCH TESTS Feature OCP DEC patch LTS DEC patch Presentation As a kit containing several components*. Patch prepared as required Patches 'ready to us'. Held in individually sealed envelopes Patch surface area 3cmx2cm 3cmx2.2cm DEC content Approx 4Omg (calculated)Ï 2.7m9 (stated) DEC concentration 6.7mglcmz 0.4mg/ cmz Access to patch/components Easy Difficult to release from envelope Aftercare Care needed to keep patch from falling off None-remains in position after several baths Safety Safe Safe Tolerability Yes Yes Patch readout Reaction site May extend outside patch and plaster application alea Strictly limited to patch application area Relative size of papules 'Pinheads' 'Pinpoints' Appearance of peau d'orange t\Iarked and diffuse Mild and circumscribed Positive reaction rate 24hr) 19t27 3127 Positive reaction rate (30hr) 23t27 22t27 Effect on skin tt/f Reduction at day 7 with no further reduction at day 14 No significant change from initial Suitability for field use Yes No 29 O ca \fooôt(9 oo(\(\oo(\ oo al, f U) IIJÉ. UJ]Uf,É.oPtr ü88 =<dtrtJ;g F ooo lOooN C)o U' J =o IJJ É. tu lU :)É.oPtr ffFs>i- -ofr Oa o(o Cf) r c?(o l- l()(o o 1'- ro- o) rooo ol oo t- o F fo IIJÉ ]U LrJ fÉ,o)t- trFsài- -oÉ(J- F o o)ï @ @ oo cot- O @§ co o or N(9 a 6nFut<F{a -o-f o-À ooo @ 6nFlU<F +<d.ro-À f-(oO \f cf) f-l-(o rs co f-s rr) cf) o)ôt or (9 a ônFlU<F =<-'c- fo-È O ssN O)s cf) rt- coo rr) No @ N CDlo o (0 3n z2J g.1 ËH NCf)!+ooo OO)-lO-€l\ O) l'- rocf)\fNO)(.ol-f-@ 3n à2Jgg HH rl-s(os o) o CEN f-ss \tN tt rr) §tt!t @(v) o, 9a =uJYIU 2,2Jlg ËE s cf) rr) @ cl.) o) f- o) @ rf- l- ro o o,(o Nlr) 1r) @ cf) co ooo o)(Y) o(\ ]UlUfÉ.o c= g3s =(9ooou ooo utIII f xo ü3sfoooou (o r cô o- r O) $ CO(o t @^ l(, N IU IrJ fÉ.o c= 'rv A- ^ 5Éuooou o o)(o_ o)l- @(o- lo O) (o @^ N ro (9(o- o§ U) UJEo =Ë =3>l-o o ooo o uJEo <Hzt- == >F o o Cÿ) l- N rr) o) s rr) o)t-o o ull- ul{Hzt ==F-oo O No ro 1r)(o\t e, @JlUÉ5o<t-z urfÉ.2oEzO o @coæoooNNÔT ss!+ U'JIUÉ5o<FZ u=oEzO o or(o N (oso NrO co @o§t l+ @JlUÉ5o<l-z ;r.l3É. z, m=zo o $ o N @N r c)oN cr)@@ @(\§l \f a Hur néiÉxa <Ëurao I *lI ot- a Hur ffidEÉxa <Ëuroor Fz LU lu EzuOzNE r- llJ irJ >tY) P8 tuz Rq -JFJ uJ LrJÉ.û oLUtr(ts l_ôi ag zuOzqfr ft> xO UJO ôf U) z 3szJ l'UtUFd]xtuLU( J F oF o 5sffishÉx=(Yur 'oo = Fz LU lu EzuOzNü r- l-lli!>tÿ)ôoÉ(, IJJz R,a _JFJ I.U UJEco ouJ u- É. Or- A=- zE O t-tlq& E,,ko r-rt O ola z 3rz-) uJ LUFG)x r.rJ IJJ (r J F oF 6 É. z lIJ (0 oo(\ (\oo(\ oo TIJ o o ]UF o o IIJ o z J 6 §l = IJJ m F TABLEAU 3: ENTOMOLOGICAL RESULTS IN GHANA TABLEAU 4 : RESULTATS DE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE AU SENEGAL SITE BASIN SAMPLE SIZE PER!OD O. VOLVULUS INFECTIVE RATE (o/oo) Asubende Pru 6 739 19/07/05 to 24t11t05 1.82 Dodofie Asukawkaw 11 737 19107105 to 24111105 0.0424 Chiasa Mole 8 931 19/07/05 to 24t11t05 0.406 Sakuti White Volta 2 670 04/10/05 to 06/10/05 0.1 83 Nangodi Red Volta 1 550 25108/05 to 05/10/05 0.316 Gyanakobaa Anu 12 830 01/07/06 to 30/1 1/06 Asubende Pru 17 682 01/07/06 to 30/1 1/06 Twifo Praso Pra 12 773 01/07/06 to 30/11/06 Zongoyiri Red Volta 16 884 01/07/06 to 30111106 Bielekpong Kulpawn 50 703 01/07/06 to 30t11t06 Sugu White Volta 7 316 01107106 to 30t11t06 Dodo-Fie Asukawkaw 32 296 01/07/06 to 30t11t06 Gyema Tano 13 228 01/07/06 to 30/1 1/06 Point de capture Bassin Période Nombre de simulies Taux d'infectivité (x/00) Saroudia Faleme 08-11/06 8056 0229 Badiam Gambie 07-11106 6947 0.39 Bantakokouta Gambie 07-11106 20530 0.063 Sekota Gambie 07-11t06 21274 0.023 Soukouta Gambie 07-11t06 31362 0.125 31 FIGURE 1 : SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DE L'ONCHOCERCOSE A LA FIN DE L'OCP PREVALENCE OF MICROFILARIAE IN VILLAGES EVALUATED BETWEEN 2OOO - 20O2 IN OCP PREVALENCE EN MICROFILAIRES DES VILLAGES EVALUES ENTRE 2OOO - 2OO2 A L'OCP Pr€v[€NcE(i) O o-5 O s 1-15 O 1s 1-30 O 30 160 O ,oo v-- coure d'êau OCP boundery (ongrnel, wêslem soulh!m and lorct oncho extênsron boundary) Lrmrte OCP (ârrê rnrtralc, exlenstons oucst, sud êt onchocercose dê forêt) Ongrnal Programmê ârêa boundary / Lrmrlê arrè tn[tâle Ongrnâl and weslem and southern exlenston area boundary Lrmrte arre rnrtrele al cxtênstons ouêst êt sud Nâtonel boundanas / Fronltêrês FIGURE 2 : SITUATION ENTOMOLOGIQUE DE L'ONCHOCERCOSE A LA FIN DE L'OCP sud êl onchocêrcosc dc forêt) Janvlêr - DéCêmbrê 2002 ongrn.l programmê arêa bounctary / Lrmilê arr6 hrtralê Espècss du complexe srmuftum damnosum lnfectées par onchocerca volvulusSrmuIum damnosum complex specles lnfected w(h Onchocerca volvulus Wastern and southèrn êxlensron arca boundary / Llm(c dcs axlcnslons ouêst rt sud Prcsênt OCP boundary (ofigrnal, wcstern, southerh and lorcst oncho axtcnston bouôdary) Lrmd6 actuêllê OCP (arrê rn(ralG, extênsrons ouest, POTENTIELS ANNUELS DE TRANSMISSION ANNUAL TRANSMISSION POTENTIALS 32 LEGENDE O > 0.5/1000 Mauvais o = 0.5/1000 RésultatsO < 0.5/1000 Bons FIGURE 3 : RESULTATS DE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE PAR LE «POOL SCREENING» FIGURE 4 : PREVALENCE STANDARDISEE A THIELE-MAMOUSSA Prévalence standardisée à Thiélé-Mamoussa ootr 0)(! .O) LÀ 40% 35o/o 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 1977 1 995 2001 2006 Année JJ FIGURE 5 : PROJET D'EXTENSION DES SIZ EN GUINEE G B Mali ,1, Océan Atlantique ,,t. cl Sierra Lconc ( stz gg4 Projet d'extension des SIZ l1 FIGURE 6: RESEAU DE SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE AU NIGER A 34 Sénégal L ,(t -u,t, l Liberia t FIGURE 7 : EPIDEMIOLOGICAL SITUATION lN SIERRA LEONE Legend cEFq s:ar2e,l_ru û.$.ND! FTGURE I : SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DANS DES FOYERS RESIDUELS DU BASSIN DE LA KARA VILLAGES DES FOYERS RESIDUELS A SURVEILLER 75 70 65 60 55 50 45 ùlGF 30 25 20 {5 10 5 0 +ToucuEL (1t!r-2ooa) --stKAN (i!!c-2ooe) -FKPEssIDE (t!7a-2oos) 1 2 3 Touguêl êt Srkrn ilèm. évrlu.tron 5 6 7 Kp.ssidè 6èmc évaluation 35 fl no"- cmEd , KM 0 50 '100 tr E TABLEAU 5: OBSTACLES ET CONTRAINTES Pays Obstacles et contraintes Bénin 1) Difficultés de financement des activités de surveillance 2) Disponibilité du matériel technique (pinces de sinp, lits de camps, alcool pur, tube de capture) Burkina Faso 1) Recensement de la population compte tenu des mouvements migratoires 2) Difficultés logistiques 3) Démotivation des d istributeu rs comm u nautaires Côte d'lvoire 1) Difficultés logistiques :Absence de matériel pour les évaluations entomologiques ;Absence de matériel roulant. 2) Difficultés financières: lnsuffisance de l'allocation budgétaire de l'état ; Absence de ligne budgétaire pour les activités ; I\Iise à disposition tardive du budget ; Exécution laborieuse du budget alloué Ghana 1 ) Political commitment 2) Financial constraints 3) Recruit and train more technical officers 3) New areas of infection 4) Logistic: Transport; Blunt sclero-dermal punches 5) lmproving ownership at all levels of the programme 6) Supervision and monitoring 7) Ensuring a feedback for all programme activities Guinée 1) Difficultés logistiques : Pannes fréquentes des véhicules et difficulté de collecte des mouches capturées ; lnsuffisance de matériel de travail : piluliers, tubes de capture, coton hydrophile, alcool à 80" 2) Difficultés financières: insuffisance de ressources financières pour les activités de surveillance ; réclamations incessantes de primes par les captureurs villageois. 3) Plaintes régulières des communautés relatives à la nuisance auprès des autorités politiques Guinée Bissau 1) Difficultés logistiques:Absence de matériel pour les évaluations entomologiques et épidémiologique; Absence de matériel roulant. 2) Difficultés financières 3) lnsuffisance de personnels qualifiés 36 TABLEAU 5 (suite) : OBSTACLES ET GONTRAINTES (SUITE) Pays Obstacles et contraintes Mali 1) Mobilité du personnel des équipes régionales 2) Diminution des ressources financières 3) Réticence de certaines communautés à la biopsie cutanée exsangue 4) Vétusté du matériel et de la logistique Niger 'l) Difficultés financières : insuffisance des ressources ; insuffisance de motivation du personnel 2) lnsuffisances de ressources humaines et mobilité du personnel 3) Difficultés logistiques : manque de parc auto 4) Réticence à la biopsie cutanée 5) lnaccessibilité de certains sites Sénégal 1) Problèmes des ressources humaines : personnel vieillissant et non renouvelé ; Personnel d'active insuffisant 2) Problèmes de financement : allocations budgétaires insuffisantes ; problèmes de mobilisation des ressources 3) Problèmes logistiques : pas de véhicule en bon état ; utilisation de la logistique de la Région Médicale Sierra Leone 1) Financial constraints 2) Logistic: Transport; skin snip punches 3) lmproving ownership at all levels of the programme Togo 1) Difficultés logistiques : Absence de matériel entomologique 2) Difficu ltés financières : I nsuffisance de l'allocation budgétaire 37 lntroduction .Définir la maladie .lmportance de la maladie dans le monde, en Afrique et dans le pays (morbidité, impact socio- économique) .lntérêt de la surveillance 1. Justifications .Situation détaillée par rapport à l'onchocercose (acquis de OCP, APOC, MDSC) .Problèmes identifiés dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose .Données actuelles de la surveillance (bassins, villages concernés, niveau d'endémicité, résultats études antérieures etc... ?) 2. Objectifs Objectif général Renforcer/relancer la survei llance de l'onchocercose pour le maintien des acquis Objectifs spécifiques .Objectifs spécifiq ues en relation, avec la surveillance entomologique Déterminer le taux d'infectivité des simulies par point de surveillance et par bassin .Objectifs spécifique en rapport avec la surveillance épidémiologique par niveau .Objectifs en rapporl avec le soutien institutionnel (log istiq ue, formation, management, intrants etc... ) eg P Renforcer les capacités en gestion de la surveillance des équipes de district ou de réqion Renforcer les capacités logistiques des équipes a tous les niveaux .Objectifs en rapport avec la collecte des données (promptitude, complétude, feedback) Mettre en place eUou renforcer un mécanisme de collecte, d'analyse, de transmission et de diffusion des données .Objectifs en rapport avec la communication et le plaidoyer Développer un plan de communication pour la mobilisation des ressources .Objectifs en rapport avec le partenariat Mettre en place un cadre international de concertation (collaboration transfrontalière, avec le MDSC pour une meilleure gestion des problèmes communs). Stratégies .Participation communautaire .lntégration dans le système de surveillance habituel .Formation .Communication 3. Activités 4. Ressources 5. Chronogramme des activités 6. Résumé du plan d'action (Cf Tableau) TABLEAU 6 : CANEVAS CONSENSUEL DE PLAN D'ACTION Déterminer les prévalences et CMFC par village et par bassin Renforcer les com pétences techniques des équipes nationales et ionales des ca urs Obtenir I'adhésion des communautés et du personnel de santé des rammes de surveillance Mettre en place un cadre national de concertation 38 o\ ca ,rra a uJ É. o o J E uJ L -o oE o G) o) oaa(§ =o .g ciE = oL q b- Q) .o c(§ E oo ci o .C o c) o) O) -o o .C U) cl '-l ol -cl =loLIçl(5l *-: I -ol CJ ol olLI ol(trl LI L -o o .c(§ a)f.-o ! =o oa Lt o o -cG @a E o 'lC o _t(§ ! E $: o oE o @s B o) o E x l! J IJJ 6 R3 E3 33&i =ôNÙ +f. "x P,ï r.- co Polr)- Pȧ ooP(f)co., NNI ôôP? NNÜ +1 x .oo 1- LL n-| Èà 33NI 10) NÜ +1 _X .oG l- lr O)o tr)(o o CO otr) (o NN + .. ': x .o(§ FlJ- COs F-@ s o F* (o NN + ..x .ool- u- O) C.l s o,N o f.- (o NN + .. :x .oo l-L N3 sÈ 55 RR ^i:ex N\) +1 -X{)(§ Fl! ,); (, 1 i...1r ..',i :;i; ''| 'aDt.:o i:'ur{tr eo E:o l, { *- Ir L' 'r Ë,i1t: ri i_ ', c o .E oo oL o- frC:C .o '-E .O)1U z Nu = eB =I ar P8Ëm.0 .E o- oO(/)oO (§ q) ! 0) .(§E cOE .o)6co 'Fr(§ a @< EPà EPELË og)co(J Ic oAc oE .0)(l)m EN- EB =,(l)n O .9,nE .--- o>ào oaoG OLL r,(I' -- c.U GËEË Ol cOoO rD -:- EVÀ E'q r- ü ii,E a SO(/)ÉO oo(§ LL oc =Lof -c co3,oe oo)ç= =oHseE orN X' Yo- =Ècoo oa o LL Gc!È :l 'Pm Cr oU)--à oB =ot- 9. vl oÈ ohcoE H= 3 '=u (tr =ào oc! L =co .o Cr(§oao(§o ao@ oEo= s, P.é 'EaÇ P.oE IEr O (§ >OMLL z. O.l. EIEo2 z= .(rOoo É.. o .Ec{) d) .=c .o c0 .Ec .q) c0 oa o LL (o C =Èf m o(tt(!lr oc -:z f m oao LL oE =f co oo(§tr (§ C 'ÿ. co t.ti, ,r Ei' l.'l i 'na itl'*. iÈruI 14=F<fiz ,al û .;('1,," r.l l;r'l:$:- t\.- Êo o oaa c oLJ oJ Lo z J oo c o E oo Lo oY of- z a oooo tDË o -o Lo .o L o(§ F- ci c)Cc o LrJ L o o -JJ o o o E G (§ a o z J o E o:o L o f o(, zf oYz o(n .o .o =o tL:1. ù\i ôl CO \t 1r) @ f-- U) uJF F C) a LlJ o uJ O4w '1 (,ilotÿ () r'.- U) 1fr RF- oaX .EZ. -rY f * -aü *- =xzrLJ lô =F (--, GÉ. z=. ro * eË : !.). g3 :uJ -- Ooq.aq, tU LLJ 6 L H-û gJ <t o -r J2),^ o eu,Eo o oo U) LrJ o z o zf LU É. .(u Ê al,\a§ .E-ef;o .=* ruFtr,r= ots 7ft\r lGÀ\-,wlè§;>7,r' soo ]U É. o o a =IIJ I EI -cl9qd3 sl à Ec) =lE =l =ol =o] o- .c c; = o o .J o @) -ooC o '-: o -c B ci o .C o, @E o o o_ o Eg, E oq q) .c =ooo .E o G) o- c ol il -cl ?l :fIÈl GJ EI :l el '-l i5l(tl cl ol zl U' o) oo -c(§ G)(o ooN .oc o co x ll UJ (oo)|r) CD O) CY) @@@ coco(f) NNNlr)lr)tr) NNNNNN lr)[()(o c{ o.l NNNC.I +++ rX .oo Fl! ON o cf) NNf.- t- ro (o NNNN tr)ro NNNN ++ "x .ooFu- @o -No) o, co cf) @(oF* l'- NN CO CO Cq C')NN ++ :x .oo l- lr CO CONN oooo(o(o@(o NN (o cf) CO C')NN ++ :x .o(§Flr o)(f)o, oNco s CO l-- rO)(O @t-N(o(oN NNN (o d) (a cD cO c.)NNN +++ :x .o G,FLL (os rOOrO rl() 1..* o f'- N(o f..- rr) lr)§sNN ++ rX .o(§l- lr oo TUÉ,oo ,i :t, il1 i. h' iF itl, F mFoj z o, :, E f .9s 9)EBe Ëc(o" > €o Eo b o p-9Ora-OrOoô<() o s'g -ü6e ?È -o)33 s9o.r A(o() = 'u.ÿ !ç* oËs 5EE X, ci sil;o 1, -orco b-g'Ti<-EOcoao{ oI .E(§O = N'EôtS 6.ü 9mE E o(/) > o ^- ,9 o xEuE=Orl o€o ô gT/^O<);R;àt =Cf E3 -ȧ Ëàco oÔYfi s àY(!m o Eo EoÀ< -o'=o 5EEËc: E HEô,+dr xv 5 P3 à E.Eo §:Eoo-< oEoc 9 o) ! oC o .F(I,fZ--o = 3..§ =EaX S E9X#Lll-u Io.i> (1)Eô 6.9o7 a.>a)= (r) =<:=irO ir .. ü z.o- <EO= z-)<ooo É, o lli ft. o) .= o b o(o O o .= o ! c) .o o oc o -co oc o .C o oC o -co :, oa .a co Io .o .c =o j ,t 'tl rj ÿ:.'..- Hr. 'i !.; ;1!,.: Pii. 't 1ifi;ul ï:=i<,,2 iÉ( - t1,1. ti.':' +"-àli' ii:i i"-..H, r- tu.' , tu o_ TUÀ o d)(, oo =o o-Èo z 00 I oz F oIZ o t- o_ o à L o - L o faz o m Y Ë. o LL Lo f Bt- É. coÿ (§ coz o LrJ É.É. oo _j o .C o E oÉ. Lo rl, ili !"i,. @ o) o N CO a UJF F o o UJ o IU o2,., 1u HH à ct) lH R F tÿ^ .=EV1Jt-oô;E \6;E 1:, ,Xs oË :; !u :tIJ 12Lr o< E)ru É.J ?t- -tJ c,,9 FU EJ => E') =É, §z6 0 ourpo o oo o ulo z o zf uJ É. 'q)ç ru t,§ .EeË-g .E.s (1'=pr6ôE ,à\r @r ÿoo UJ É.o o E uJ L -o o .C,(§ I oc O) o -oL(§ E o L -oo .c.(§ G) L =o .C l oc! L .S ci ,io ;e. eQ)ËE €)E(§lz ol:>\ .§.EE-O o) "1, Eol ool ç €l -e ëë,ol oEl bol (§ EI E (,l- LtÈ cl ô:l O(§l J trl'6 a,lçcl .= .ol o ç16) _ol co -lL El§ cl E .Ll o(,l o .E d ! È o G oE Q) O) G o)oa x ll IJJ c.)§ s O)§lr) o(o §NN + "ï .oo l- l-L t- c.) c.) tr)N o(o $NN + ': x .ool- u- 0) N.û1r)(o Or(\ l.- r(ONN oo(o(o lif §NNNN ++ .o(§ F- lJ. f.-(os o) (o f.- if l'- (o(Or(f) NrNNF*NN(oN (v) co coNNNNNN ++ :x .oo F IJ- f.- §O) l'- s(o(o co NNNNNN co (oN C.)NN ++. 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Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé