WPR/RC58/SR/2 PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE (Tamna Hall B, 5ème étage, Centre de conférences international, Jeju, République de Corée Mardi, 11 septembre 2007 à 9 heures) PRESIDENT : Dr Chang Jin MOON (République de Corée) TABLE DES MATIERES
page 1. 2. 3. 4. Allocution du Président entrant ............................................................................................. 100 Rapport du Directeur régional (suite) .................................................................................... 100 Discours d’un orateur de marque ........................................................................................... 102 Budget programme 2006-2007 : exécution du budget (rapport intérimaire) ......................... 106 Annexe 1 Allocution du Président entrant ............................................................................ 111 Annexe 2 Allocution du Professeur Alistair Woodward ...................................................... 117
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1.
ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT : Point 4 de l’ordre du jour Le PRESIDENT fait une déclaration au Comité (Annexe 1).
2.
RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL : Point 8 de l’ordre du jour (Document WPR/RC58/2) (suite) Le DIRECTEUR REGIONAL remercie les représentants pour leurs observations sur le
rapport. En ce qui concerne les remarques faites par les représentants des Iles Salomon et des Iles Fidji, il reconnaît que les petits Etats insulaires auront besoin d’une assistance accrue de la part de l’OMS dans la mesure où les organes directeurs mondiaux peuvent ne pas faire attention à leurs besoins. Au cours de la réunion des ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique au Vanuatu en mars 2007, on lui a demandé de transmettre le souhait des ministres de continuer à organiser cette réunion biennale au-delà de son mandat. Il a accepté de transmettre ce message au nouveau directeur régional immédiatement après son élection en 2008. Il remercie le Gouvernement du Japon pour son soutien à l’initiative pour des soins centrés sur la personne et dans bien d’autres domaines, y compris la lutte antituberculeuse. Il exprime ses remerciements au Japon pour l’organisation d’un symposium international sur les soins centrés sur la personne en novembre 2007. Le représentant des Iles Fidji a fait des observations sur les répercussions du changement climatique. Bien que l’allocation budgétaire pour s’occuper de cette question soit limitée, le Directeur régional souligne l’importance du plaidoyer et des échanges d’informations, particulièrement sur les conséquences sanitaires du changement climatique et il encourage les ministres de la santé à dialoguer avec d’autres secteurs. Il faut que tous les secteurs mènent des campagnes préventives de sensibilisation. Il prend note de la collaboration incluant la réunion tripartite entre la Chine, le Japon et la République de Corée, bénéfique pour tous les Etats Membres de la Région. L’évaluation du risque fait partie des sujets abordés. Le représentant de la Chine évoque trois sujets de préoccupation : les maladies transmissibles, les maladies non transmissibles et la sécurité sanitaire des aliments. Il observe que l’allocation budgétaire pour les maladies non transmissibles a été augmentée dans le prochain exercice biennal, afin d’apporter une aide accrue aux pays, dont la Chine. La sécurité sanitaire des aliments est un autre
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grand sujet de préoccupation pour de nombreux pays. Le forum de haut niveau sur la sécurité sanitaire des aliments, organisé à Beijing (Chine) en novembre 2007, recevra l’appui de l’OMS. Des fonds seront mobilisés pour financer un poste dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments en Chine et au Bureau régional. Le représentant du Viet Nam soulève également la question de la sécurité sanitaire des aliments. L’OMS coopérera avec la Banque asiatique de Développement et l’Agence canadienne de Développement international pour obtenir davantage d’aide et de coopération dans ce domaine. Souscrivant aux observations du représentant des Etats-Unis d’Amérique, il confirme que l’accent sera mis sur les compétences essentielles de l’OMS et, eu égard au grave problème de santé publique que représentent les accidents de la route au Viet Nam, il déclare que l’OMS renforcera l’aide déjà apportée par la Fondation Bloomberg Family. Il exprime également ses remerciements au Viet Nam pour son engagement dans les échanges d’échantillons de virus de la grippe aviaire. Il exprime également ses remerciements aux organisations non gouvernementales qui ont fait des déclarations sur leur coopération avec les activités du Bureau régional. Il espère la poursuite d’un dialogue rapproché avec ces organisations. Passant aux deux questions soulevées par le représentant des Tonga, il se déclare ouvert à toute suggestion concernant la présentation des rapports à l’avenir. Personnellement sa préférence va, cependant, au maintien de la présentation actuelle, basée sur des thèmes et des domaines d’action. Premièrement, compte tenu de l'organigramme du Bureau régional, il ne serait pas pratique d’utiliser les 13 objectifs stratégiques transversaux définis dans le projet de budget programme 2008-2009. Deuxièmement, la préparation du rapport dans sa présentation actuelle va de pair pour le personnel du Bureau régional, avec un sens de leur responsabilité et l’obligation de rendre des comptes. En ce qui concerne le reste de son mandat, son travail continuera d’être orienté par les politiques fixées par le Comité régional et l’organe directeur mondial. Il a toutefois l’intention de développer davantage les actions qui commencent dans les domaines des maladies non transmissibles et du développement des systèmes de santé, dans le but d’atteindre pour la Région des bénéfices comparables à ceux engrangés durant les huit années écoulées dans le domaine des maladies transmissibles. Il a également l’intention de centrer son action sur la sensibilisation au réchauffement climatique et sur la promotion d’une approche des soins de santé centrés sur la personne, en plus de poursuivre la lutte contre les maladies non transmissibles et le VIH/sida. En bref, avec l’aide de ses collègues et des Etats Membres, il poursuivra ses efforts sans relâche et jusqu’au bout pour obtenir des succès dans la Région.
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3.
DISCOURS D’UN ORATEUR DE MARQUE : Point 7 de l’ordre du jour Le Professeur Alistair Woodward, Directeur de l’Ecole de la Santé des populations, Faculté
des Sciences médicales et sanitaires, Université d’Auckland (Nouvelle-Zélande), fait une déclaration au Comité (Annexe 2). M. HODGSON (Nouvelle-Zélande), ayant décrit son expérience au Gouvernement de la Nouvelle-Zélande dans le domaine du changement climatique, souligne que cette question est difficile. Bien que son pays soit le seul de l’Hémisphère Sud à avoir fixé des cibles contraignantes pour remplir ses obligations au titre du Protocole de Kyoto, il n'y parviendra pas. Les petits efforts individuels sont un bon début, mais ils ne suffiront pas. L’action collective est la seule solution au problème mondial du changement climatique. Les gouvernements doivent prendre en compte tous les coûts et les avantages, y compris les coûts sociaux et sanitaires, pour prendre leurs décisions. Il est difficile de chiffrer la valeur de la vie humaine, mais son Gouvernement a entrepris cette tâche ingrate pour améliorer le processus décisionnel. Il répète que les petites mesures pour atténuer le changement climatique sont simples, comme la proposition du Directeur régional de permettre au personnel de venir au travail en tenue décontractée, afin de diminuer le besoin d’air conditionné et donc l’empreinte en CO2, et il est important de prendre ces mesures. Mme ARTHUR (France) se félicite du débat sur le changement climatique. Elle déclare que son pays s’est prononcé en faveur de la création d’une institution des Nations Unies spécialisée sur les questions environnementales et considère que la santé devrait être un élément de tous les programmes environnementaux. Comme l’a mentionné le Professeur Woodward, la France a été l’une des premières victimes des effets de l’industrialisation mondiale et elle a maintenant élaboré son propre plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les questions relatives au transport sont désormais sous l’égide du Ministre de l’Environnement M. SOALAOI (Iles Salomon) se félicite également du fait que le changement climatique figure à l’ordre du jour de la réunion en cours. L’expérience du SRAS dans la Région a montré à quel point il est important de collaborer pour faire face aux menaces mondiales. Cette expérience a également montré que des mesures doivent être prises immédiatement, avant qu’il ne soit trop tard. Il dit que la santé est un aspect du développement, mais l’inverse est tout aussi vrai. En même temps que les pays souhaitent améliorer l’environnement pour leurs enfants, ils veulent également se développer. Néanmoins, la recherche d’un avenir meilleur doit se poursuivre, quel que soit le développement économique. Les pays et territoires insulaires de basse altitude du Pacifique seront les premières victimes du changement climatique. Ils ne peuvent rien faire et ils ont besoin d’urgence de la coopération de leurs voisins plus grands et des pays industrialisés en dehors de la Région.
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M. ITALELI (Tuvalu) déclare que son pays sera la première victime de l’élévation du niveau des mers, dont on a maintenant clairement établi que cette catastrophe était due à l’homme. Ce n’est pas le problème d’un seul pays, mais un sujet mondial de préoccupation auquel on doit s’attaquer à l’échelle mondiale. Le changement climatique aura des conséquences négatives à la fois sur le plan économique et sur le plan sanitaire dans les pays insulaires du Pacifique et des Caraïbes. Il espère de nouvelles discussions sur le changement climatique lors des réunions à l’avenir. M. MANINRAKA (Kiribati), souscrivant à ce qu’ont dit les intervenants précédents sur la nécessité de discuter à présent du changement climatique, souligne l’urgence de la situation dans la Région. Si les pays industrialisés trouvent difficile d’aider les petits Etats insulaires, il se demande comment on pourra s’attaquer au problème. L’adaptation n’est pas une solution pour les pays qui seront submergés par l’élévation du niveau des océans. Il demande aux pays industrialisés d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Le Dr GAFA (Nioué) déclare que les catastrophes dites naturelles, comme le cyclone Heta, qui ont fait des dégâts considérables en 2003-2004, sont en partie dues au changement climatique. Elle est d’accord avec les observations faites par les représentants des Iles Salomon et de Tuvalu, selon lesquelles les plus grands pays de la Région doivent prendre davantage conscience de la situation et des répercussions du changement climatique sur les petits pays et territoires insulaires, notamment des coûts énormes et des dégâts considérables pour les systèmes de santé. Elle remercie l’OMS pour son aide dans la fourniture de matériel après le passage du cyclone Heta. Il est important d’avoir un encadrement, des travaux de recherche et des informations de qualité sur le changement climatique. Les ministres de la santé et de l’environnement doivent travailler en étroite collaboration pour être en mesure d’agir avec efficacité. Une question a été négligée : la gestion des déchets. A Nioué, elle porte notamment sur la pollution par l’amiante et les fuites de fuel. Il est important d’examiner comment les déchets sont traités afin de garantir la pureté de l’air et de l’eau, éléments essentiels pour la vie humaine et la santé. L’attention portée par son pays au changement climatique n’inclut pas encore les conséquences sur la santé, et elle est heureuse de voir ce sujet porté à l’ordre du jour, parce qu’il faut les évaluer. Nioué n’a que de faibles taux de paludisme, pas de filariose lymphatique, pas de tuberculose et pas de VIH/sida ; pourtant, toutes ces questions doivent être gardées sous surveillance à l’avenir.
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Elle apprécie le message illustré par la bicyclette dans l'exposé et avance que, en plus d’être bonne pour l’environnement, elle est aussi un moyen d’améliorer la condition physique des populations et de combattre le problème croissant de l’obésité. Mme LANGIDRIK (Iles Marshall) reprend les inquiétudes de ses voisins insulaires du Pacifique et remercie le Directeur général pour avoir mis le changement climatique dans les priorités de l’OMS. Les Iles Marshall sont les îles coralliennes de l’Océan Pacifique à l’altitude la plus basse et son Gouvernement est extrêmement inquiet des effets du changement climatique. Certains d’entre eux, prenant la forme de sécheresses, se font déjà ressentir et l’impact sur la disponibilité de l’eau est notable, celle-ci étant limitée et les habitants devant se déplacer sur de longues distances pour en obtenir des quantités suffisantes. Elle répète la demande d’aide des îles coralliennes peu élevées du Pacifique. Son pays a également exprimé ses inquiétudes devant d’autres instances et il est important que chacun se fasse entendre de façon que le changement climatique, phénomène mondial, soit reconnu au niveau mondial comme une question qu'il est important de résoudre. Mme GIDLOW (Samoa), alignant son pays sur les petits Etats insulaires, notamment ceux du Pacifique, fait observer que le changement climatique est un problème mondial grave. Par son activité, l’humanité est responsable de ce changement et elle a donc également la responsabilité d’améliorer la situation. Elle demande donc l’aide des pays développés, car les petits pays seront les premiers à ressentir les effets du changement climatique. Elle demande quelle sera la durée de vie des petits pays insulaires du Pacifique, compte tenu du fait que les aspects négatifs dépassent largement les aspects positifs. Les conséquences sanitaires sont claires. Toutefois, s’il n’y a plus d’îles, le besoin de protéger la santé disparaîtra. Elle espère qu’il n’est pas trop tard pour agir. La question a été débattue aux niveaux régional et mondial, mais il n’y a pas encore eu d’action. Elle propose que, maintenant que le changement climatique est à l’ordre du jour de la Région du Pacifique occidental, des représentants du Programme régional du Pacifique Sud pour l’environnement soient invités à participer à des réunions futures, ayant une compréhension plus claire de l’impact sur les petites îles du Pacifique. M. TUIA (Tokélaou) se félicite du fait que le changement climatique soit porté à l’ordre du jour. La question est importante et une source de préoccupation pour les petits pays insulaires. Ils ont déjà éprouvé les difficultés infligées par des séries de cyclones et ont dû travailler pour surmonter les dégâts et les catastrophes de nombreuses fois. Ils ont besoin d’en savoir davantage sur la façon de se préparer aux calamités futures. Il est heureux d’avoir l’occasion de parler des souffrances des petits pays insulaires et de voir que leurs inquiétudes commencent à être entendues.
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Le Dr LAM (Hong Kong, Chine) déclare qu’il est évident que quelque chose doit être fait d’urgence pour atténuer les effets du changement climatique, bien que le secteur de la santé ait une influence limitée dans les questions d'environnement. Le changement climatique doit être mis dans les priorités mondiales et l’OMS doit prendre l’initiative de développer les moyens d'action de ses Etats Membres et d’élaborer des protocoles et un calendrier pour mettre en place les mesures qui permettront d'en atténuer les effets. Le Dr DALALOY (République démocratique populaire lao) indique qu’il a participé récemment au Premier Forum régional interministériel sur l’environnement et la santé, organisé à Bangkok (Thaïlande), où il a été souligné que le changement climatique était provoqué par l’homme et n’était pas un phénomène naturel. Il félicite le Directeur général d'avoir mis le sujet à l’ordre du jour, car c’est une question importante et complexe qui doit être résolue à l’échelle mondiale. Il est heureux de pouvoir exprimer son soutien aux petits pays insulaires, faisant observer que les pays les plus petits, les plus pauvres et les plus vulnérables seront aussi les premiers à être touchés et le seront le plus durement. Le PRESIDENT invite le Professeur Woodward et le Directeur régional à répondre. Le Professeur WOODWARD fait remarquer l’asymétrie entre la cause et les effets. Ceux qui ont la plus lourde responsabilité dans le changement climatique ne seront pas ceux qui seront les premiers affectés ou ceux qui seront le plus touchés. Il est logique de s’intéresser aux actions pratiques comme la lutte contre la dengue, l’approvisionnement en eau, la défense civile et l’élimination des déchets. Il sera vraiment difficile de ne pas perdre de vue l’ensemble du tableau. Le DIRECTEUR REGIONAL explique que les Bureaux régionaux du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est ont invité le Ministre de la Santé, mais aussi le Ministre de l’Environnement et son Altesse royale la Princesse Chulabhorn de Thaïlande, à participer au Premier Forum régional interministériel sur l’environnement et la santé, bien que la contribution de l’OMS ait été minimale. Le Directeur régional a donc invité le Professeur Woodward à prendre la parole devant le Comité régional, ce qui a amené un débat sur le changement climatique, que les Etats Membres prennent clairement très au sérieux. Il propose donc que, pour le prochain Comité régional et conjointement avec le Siège de l’OMS, une stratégie mondiale et régionale soit élaborée pour couvrir les questions de renforcement des capacités et de coûts. Il travaillera avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et le Programme régional du Pacifique Sud pour l’Environnement, de façon à faire entendre haut et fort la voix du Pacifique.
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Le DIRECTEUR GENERAL remercie le Professeur Woodward pour avoir attiré l’attention sur le problème du changement climatique. Les réponses des représentants montrent à l’OMS la voie à suivre. Elle collaborera avec le Pacifique occidental et d’autres Régions. Le travail a déjà commencé depuis longtemps, mais il n’a pas reçu toute l’attention méritée. La bonne nouvelle est qu’au Sommet de l’Association de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), les dirigeants du monde, dont le Premier Ministre de la Chine et le Président des Etats-Unis d’Amérique, ont accepté de travailler sur le changement climatique. Après l’APEC et d’autres discussions, près d’une centaine de chefs d’Etat ont l’intention de s’exprimer sur le changement climatique à New York le 24 septembre. On espère donc que quelque chose va être fait. Comme le représentant de Hong Kong (Chine) l’a fait observer, les ministères de la santé ont souvent peu de poids mais désormais les ministères de l’environnement et les cabinets gouvernementaux pourront être inclus dans les débats. 4. BUDGET PROGRAMME 2006-2007 : EXECUTION DU BUDGET (RAPPORT INTERIMAIRE) : Point 9 de l’ordre du jour (Documents WPR/RC58/3 et WPR/RC58/3 Corr.1) Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, en introduisant le point 9 de l’ordre du jour, note que le budget ordinaire approuvé par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2005 s’élevait à 76 505 000 dollars, soit une augmentation de 6,2 % par rapport au budget programme approuvé pour l’exercice 2004-2005, qui était de 72 036 000 dollars. Toutefois, le Directeur général a fixé le montant initial des crédits à 97,6 % pour tenir compte du retard prévu dans le versement des contributions fixées. De plus, le Directeur général a décidé de réduire les crédits du budget ordinaire alloués à l’ensemble des Régions au titre de la section 3 (déterminants de la santé) de la résolution portant ouverture des crédits afin d’assurer le financement de la première session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. La réduction qui en a résulté pour le Bureau régional du Pacifique occidental s’élevait à 358 000 dollars. Cependant, en avril 2007, le Directeur général a restitué le solde non utilisé, soit 54 000 dollars. Ainsi le nouveau montant du budget effectif s’élevait au 31 mai 2007 à 74 365 000 dollars. Le rapport intérimaire avait pour but de tenir le Comité régional informé des modifications apportées au budget initialement approuvé en 2004. Concernant les détails de l’exécution budgétaire des fonds, l’annexe 1 montre les modifications apportées au montant global du budget initial, depuis sa présentation au Comité régional en septembre 2004 jusqu’au 31 mai 2007. L’annexe 2 montre le détail des crédits alloués révisés et le stade intermédiaire d’exécution budgétaire pour l’ensemble des 36 domaines d’activité.
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Les fonds engagés au 31 mai 2007 au titre du budget ordinaire représentent au total 60 958 604 dollars, soit 82 % du montant révisé des crédits alloués. La mise en oeuvre des activités financées par le budget ordinaire a été intensifiée pour faire en sorte que les fonds restants soient engagés dans leur totalité avant la fin de l’année. Le montant des fonds extrabudgétaires exécutés s’élèvent à 76 883 169 dollars. Les colonnes 5 et 6 montrent l’exécution de l’ensemble des fonds et leur utilisation pour chacun des domaines d’activité, en pourcentage du total des fonds exécutés. L’annexe 3 montre des éléments d’information sur les résultats du programme pour les activités interpays et dans les pays, par résultat escompté dans les 35 domaines d’activités. Le rapport définitif d’exécution budgétaire sera présenté au Comité régional en 2008, à l’occasion de sa cinquante-neuvième session. Les discussions sur les résultats définitifs de l’exécution budgétaire pourront alors avoir lieu, mais les questions posées maintenant sont les bienvenues. Mme ARTHUR (France) exprime sa satisfaction concernant le détail avec lequel le rapport est présenté et la manière dont il satisfait aux demandes de la France concernant la budgétisation basée sur les résultats. Cependant, elle attire l’attention sur la question de l’équité homme/femme dans l’accès aux soins de santé qui semble négligée dans l’exercice biennal actuel et être à peine financée pour l’exercice 2008-2009. Elle demande par conséquent comment le Bureau régional a l’intention de remédier à cette situation. Le rapport aurait dû présenter un bref résumé des résultats des nombreuses réunions ayant eu lieu dans la Région. Dans l’ensemble, elle regrette que les documents techniques stratégiques de l’OMS ne soient pas systématiquement traduits dans les langues officielles de la Région. Le Dr HUR (République de Corée) fait l’éloge du rapport mais regrette qu’il n’ait été axé que sur les réalisations. Les budgets des interventions de santé essentielles, du paludisme et de la tuberculose, ont été exécutés à 90-100 %, tandis que pour la santé génésique, seulement 12,47 % du budget total de 3 millions de dollars ont été engagés et seulement 44 % du budget ordinaire ont été exécutés. Il prie instamment le Secrétariat d’accroître les efforts dans ce domaine. Il est encore tout à fait possible de parvenir aux résultats escomptés. Seuls 45 % du budget alloué pour l’égalité homme/femme, les femmes et la santé ont été exécutés, le rapport faisant peu état de ce qui reste à réaliser. Il propose d’adopter une démarche plus souple concernant l’exécution du budget, ce qui peut aider le Secrétariat lorsque la subdivision par domaine d’activité se traduit par des sommes trop faibles. Le Dr SUGIURA (Japon) constate avec satisfaction le haut niveau d’exécution du budget programme 2006-2007. L’annexe 3 du rapport intérimaire illustre la large portée et la vaste extension
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géographique du travail de l’OMS dans la Région. L’établissement du budget est bien équilibré et intervient dans les délais et les nouvelles priorités, telle l’émergence de la grippe aviaire, ont été rapidement intégrées. M. HODGSON (Nouvelle-Zélande) accueille favorablement l’amélioration continue enregistrée au niveau de la transparence de l’établissement du rapport et demande que l’on fournisse dans les futurs rapports des données chiffrées plus détaillées, en particulier sur les résultats, et des informations sur les éventuelles difficultés rencontrées dans l’exécution. Quoi qu’il en soit, le rapport actuel n’indique pas si les programmes sont ou non sur les rails, ni les raisons des retards de paiement dans certains domaines. Il serait utile de savoir où et pourquoi des problèmes se posent, de façon que les Etats Membres et le Secrétariat en tirent les enseignements et améliorent l’exécution future. PEHIN DATO SUYOI OSMAN (Brunéi Darussalam) déclare que le rapport traduit bien la prise en considération des domaines prioritaires dans les allocations budgétaires, qui a permis d’améliorer la santé dans la Région. Il apprécie l’appui technique et le soutien que les experts de l’OMS ont fournis à son pays au cours de l’exercice 2006-2007 dans les domaines de la surveillance, de la prévention et de la prise en charge des maladies non transmissibles et des systèmes d’information sanitaires, qui ont permis d’accélérer le déroulement des programmes prioritaires. Concernant le projet de budget programme pour l’exercice 2008-2009, il accueille favorablement les propositions ayant trait à l’objectif stratégique 3 et à l’objectif stratégique 4. Le programme des maladies non transmissibles du Brunei Darussalam comprendra une étude sur la prévalence du diabète sucré et sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles et sera axé sur la prévention de l’obésité grâce à l’amélioration de la nutrition des nourrissons et des jeunes enfants. Mme GIDLOW (Samoa) félicite le Secrétariat pour son rapport et prend note de l’appui fourni aux Etats Membres, en particulier dans le domaine des maladies transmissibles, dont la propagation a été exacerbée par les déplacements croissants des gens d’un pays à l’autre, et dans celui de la promotion de la santé, essentielle pour ralentir la progression des maladies non transmissibles. Samoa apprécie la souplesse de l’OMS dans sa réponse aux besoins des pays et demande que l’on examine la possibilité de fournir un soutien technique à long terme le cas échéant dans des domaines stratégiques dans lesquels le renforcement des capacités est essentiel, comme la mise en oeuvre de la surveillance et de la notification afin de se conformer aux exigences du Règlement sanitaire international (2005).
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Mme HALTON (Australie) se joint aux orateurs précédents pour saluer la transparence accrue du rapport, qui représente un pas en avant important. Ayant présidé le Comité Budget Programme et Administration du Conseil exécutif de l’OMS, elle est très au fait des demandes de transparence accrue enregistrées au fil des ans. L’OMS a entrepris de réformer ses méthodes d’établissement du budget et poursuit cette réforme et il est agréable de constater les progrès réalisés. L’OMS a également montré sa volonté accrue d’expliquer les difficultés auxquelles elle se heurte. Par exemple, lors de la dernière session du Comité, le Directeur régional de l’Afrique a donné une présentation utile sur les difficultés qu’il avait rencontrées pour verser les fonds alloués aux activités des programmes et pour répondre aux demandes formulées par le Comité régional de l’Afrique. Cependant, dans le Pacifique occidental, des améliorations supplémentaires sont nécessaires pour clarifier le compte rendu relatif à l’exécution, qui doit s’accompagner de davantage de données chiffrées et d’explications, de façon que les Etats Membres puissent mieux comprendre où les fonds ont été alloués et dépensés, et quels ont été les progrès réalisés dans chaque domaine. Un document de couverture contenant des informations concrètes sous forme de texte explicatif pourrait constituer une adjonction utile aux futurs rapports renfermant des données chiffrées plus fournies. Le Dr QI (Chine) félicite le Secrétariat pour le degré élevé d’exécution du budget programme 2006-2007 et approuve les observations formulées par l’orateur précédent. Il demande si des problèmes sont anticipés pour le reste de l’exercice et propose que les futurs rapports intérimaires comprennent une analyse de l’évolution probable de l’exécution jusqu’à la fin de la période budgétaire. Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, remercie les représentants de leurs remarques constructives, qui seront prises en compte dans l’élaboration des futurs rapports. Il est toujours difficile de savoir quelle est la meilleure façon de présenter le volume important d’informations et de données chiffrées disponibles et le Secrétariat est toujours soucieux de répondre aux suggestions du Comité régional. L’accent mis dans le rapport sur les indicateurs présentés sous forme explicative, comme l’avait demandé auparavant le Comité régional, a peut-être masqué les progrès concrets réalisés dans chaque domaine. Le compte rendu de l’exécution a posé un problème dans toute l’Organisation et a fait l’objet de nombreuses discussions à l’échelle mondiale. Le Siège de l’OMS a favorisé l’adoption d’un « système de signalisation » indiquant les progrès ou l’absence de progrès dans des domaines particuliers des programmes, accompagnés d’explications détaillées pour les domaines signalés en rouge ou en orange. L’exercice 2007-2008 devrait voir l’adoption du nouveau système de gestion mondiale, qui repose sur un logiciel plus sophistiqué et comprend des indicateurs et des données de base affinés. Ce système devrait faciliter l’établissement du rapport et fournir une analyse plus approfondie.
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Le faible taux d’exécution rapporté au 31 mai 2007 dans certains domaines, par exemple la santé génésique et l’égalité entre hommes et femmes, les femmes et la santé, est dû en partie à des modifications de dotation en personnel au Bureau régional. Toutefois, les activités des programmes se poursuivent dans ces domaines et l’on s’attend à ce que les allocations soient pleinement engagées à la fin de la période budgétaire. La séance est levée à 11 heures 55.
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ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT
C’est pour moi un grand honneur d’avoir été élu Président de la cinquante-huitième session du Comité régional. Je tiens à vous remercier, chers collègues, de ce gage de confiance. Par la voix du Ministre de la Santé et de l’aide sociale de la République de Corée, le Dr Byun Jaejin, le Gouvernement du pays hôte vous a officiellement souhaité la bienvenue hier. Mais je ressens comme un privilège personnel et un plaisir de vous souhaiter à mon tour la bienvenue à tous dans ce pays, et, en particulier, dans la province de Jeju qui vous accueille. Au nom de mon pays, permettez-moi de remercier l’OMS et les Etats Membres de nous donner une fois encore l’occasion de recevoir les représentants à une session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, ainsi que nous l’avons déjà fait en 1965, 1981 et 1996. Il nous est aussi très agréable de pouvoir vous faire connaître ce beau pays et sa contribution aux actions menées en faveur de la santé dans la Région. Outre le fait d’avoir accueilli le Comité régional à quatre reprises, la Corée s’honore de ce que deux de ses éminents concitoyens ont servi l’OMS au plus haut niveau : un Directeur général, le Dr Jong-wook Lee et un Directeur régional, le Dr Sang-Tae Han. Je suis fier de dire que la Corée, de pays assisté auparavant, est devenue un pays donateur. En conséquence, l’OMS et d’autres partenaires dans le développement ont peu à peu changé de rôle dans le pays, s’employant maintenant principalement à agir en tant qu’organes de liaison et de mobilisation de ressources. Le Gouvernement coréen s’efforce à présent de rendre l’aide qu’il a reçue de la communauté internationale, y compris de l’OMS, en veillant autant que possible à satisfaire les besoins du monde en développement. Récemment, la Corée, la Chine et le Japon ont décidé, lors d’une réunion tripartite des ministres de la santé, d’engager un montant total de 1 million de dollars des États-Unis d’Amérique pour aider des pays en développement à se préparer et à réagir à des situations de crise sanitaire. Je saisis ici l’occasion qui m’est donnée pour exprimer ma gratitude à la Chine et au Japon pour leur soutien et leur coopération. La Fondation coréenne pour des soins de santé dans le monde, connue également sous le nom de Fonds en mémoire du Dr Lee Jong-wook, est un autre témoignage du désir de la Corée d’accroître sa contribution à l’amélioration de la santé dans le monde. Le Fonds, créé en 2003, à la suite de l’élection du Dr. Lee au poste de Directeur général, sert à fournir une aide à des pays en développement et à la Corée du Nord. Comme vous devez le savoir, le gouvernement coréen aura bientôt l’occasion historique, je l’espère, de contribuer enfin à l’amélioration de la santé et de la
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qualité de vie en Corée du Nord. Il est prévu que le Président Moo-hyun Roh de la République de Corée se rende à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord au début du mois d’octobre de cette année, pour une réunion au sommet avec le chef d’Etat nord-coréen M. Jeong-il Kim. Cette réunion au sommet est d’une importance capitale car elle haussera les relations entre les deux Corées à un nouveau niveau, promouvra la paix et la prospérité dans la péninsule coréenne et fraiera la voie à une réunification du Sud et du Nord. Dans le domaine des soins de santé, le gouvernement coréen continuera de faire tout son possible pour assurer une bonne santé à chaque membre de la population de la péninsule coréenne, en mettant en oeuvre, par exemple, divers programmes communs, fondés sur une confiance mutuelle, visant à améliorer le système de soins de santé de la Corée du Nord. C’est avec une certaine nostalgie que je dois vous dire aujourd’hui que lorsque la Corée a proposé d’être le pays hôte de cette réunion, nous nous réjouissions à l’idée d’accueillir un de nos concitoyens, le Directeur général J. W. Lee, la plus grande contribution de la Corée à la santé dans le monde. Mais il m’est agréable de faire remarquer que le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental se réunit pour la première fois en la présence de notre nouveau Directeur général, le Dr Margaret Chan. Ainsi que nous le savons tous, le Dr Chan est aussi originaire de cette Région et est un membre respecté de la famille de l’OMS dans le Pacifique occidental. Sous sa conduite éclairée, nous avons pu passer rapidement et sans écueil à une nouvelle organisation ; Nous devons aujourd’hui, et nous pouvons, poursuivre notre tâche importante avec plus vigueur que jamais. L’ordre du jour chargé qui nous attend nous donne de bonnes raisons d’espérer et d’aller de l’avant avec une détermination renouvelée. Nous entendrons un orateur de marque parler d’un sujet revêtant un caractère d’urgence et une importance universelle. Je suis convaincu que les effets du changement climatique sur la santé et la vie des hommes dépassent de beaucoup la portée de notre entendement actuelle. Nous risquons d’atteindre un point de non-retour si nous restons passifs. Mon pays tient à faire avancer les choses pour que s’instaurent des politiques responsables de gestion de l'environnement, et à agir concrètement pour assurer un environnement durable au profit des générations futures. Le passage des domaines d'activité aux objectifs stratégiques, tel qu’on le remarque dans le projet de Plan stratégique à moyen terme 2008-2013 de la Région du Pacifique occidental, propose une nouvelle feuille de route indiquant la manière dont le Bureau régional du Pacifique occidental travaille au sein de l’Organisation, avec ses Etats Membres et ses partenaires. J’attends avec intérêt le débat qui s’engagera à ce sujet.
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Nous sommes tous conscients que la Région doit réellement presser le mouvement pour ne pas rester en arrière dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Je remarque avec quelque inquiétude que les maladies non transmissibles et les maladies chroniques, problèmes de santé majeurs en Corée à l’heure actuelle, et qui ne sont plus aujourd’hui limitées à certains pays mais constituent également une menace économique dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, ne figurent pas dans les objectifs du Millénaire pour le développement. Je constate avec satisfaction que nous progressons dans le traitement du VIH/sida et de la tuberculose, ainsi que dans la mise en oeuvre de la Stratégie régionale OMS/UNICEF pour la survie de l’enfant, qui concerne la santé de la mère et de l'enfant et les vaccinations. Certes, la Région supporte un tiers du poids de la tuberculose multirésistante à l’échelle mondiale, mais nous devons également nous enorgueillir d’être la première Région, et jusqu’à présent la seule, à avoir atteint les cibles de la lutte antituberculeuse fixées au monde pour 2005. Je suis convaincu qu'il est indispensable de pouvoir accéder aux technologies de la santé et aux médicaments essentiels pour atteindre les cibles des objectifs du Millénaire pour le développement qui portent sur la santé et réduire les risques de voir émerger des maladies pouvant prendre des proportions pandémiques. Aussi devons-nous nous intéresser de près à la façon dont les questions d’innovation et de propriété intellectuelle peuvent influer sur l’accès aux traitements. Nous devons être résolus non seulement à appuyer des résolutions pertinentes mais également à mener à bien les actions de suivi que ces résolutions réclament. Venons-en maintenant aux systèmes de santé. La réalité est que nombre de systèmes de santé fragiles dans notre Région, en particulier dans les pays aux ressources limitées, mènent une rude bataille pour offrir à tous des soins de santé, pour atteindre toute personne en difficulté, malade et délaissée. Me revient en mémoire une vérité criante exprimée sous la plume de John Donne : « La mort de tout homme m'amoindrit, parce que j’appartiens au genre humain; c'est pourquoi je ne demande jamais pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne. ». Aujourd’hui, la vérité de ces mots frappe plus encore à l’heure où la mondialisation s’étend à un rythme inouï et où émergent des problèmes sanitaires plus difficiles à résoudre. La maladie ne respecte plus aucune barrière ou frontière sociale ou géographique, et c’est ensemble que nous périrons ou que nous survivrons. Un grand nombre d’obstacles s’opposent à la prestation de soins de santé et il nous appartient, par nos programmes et initiatives en faveur de la santé, de les identifier et de les lever. A mon sens, on ne saurait surestimer l’importance cruciale de la collaboration
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internationale et intersectorielle, si l’on veut fournir les meilleurs soins possible, là où ils sont nécessaires, aux quelque deux milliards d’habitants de notre Région. Il nous faut en effet repenser et réorienter les soins et les systèmes de santé. Il est bon que l’action sanitaire future s’oriente vers une humanisation des soins de santé, une harmonisation des relations entre la science et l’humanité, propre à répondre aux besoins et aux aspirations de tous les milieux réclamant des soins. Au sein du secteur de la santé, nous devons revoir radicalement les valeurs et les principes qui nous guident de façon à placer l’amélioration de la santé de chaque homme ou femme et la réponse à ses besoins au centre de tous les soins de santé. Nous devrions fonder tous nos actes de soignants sur cette déontologie. De son respect ou de son oubli dépendra notre réussite ou notre échec dans nos efforts visant la santé pour tous, la santé, dans tout les sens du terme. La Corée a contribué à la formulation du projet de cadre stratégique pour des soins de santé centrés sur la personne, puisqu'elle s'est exprimée lors de la consultation des parties prenantes à l’échelle nationale. Nous nous sommes félicités et avons apprécié de pouvoir examiner d’un oeil critique notre propre système de santé et c’est pourquoi j'attends avec un vif intérêt les délibérations sur deux points importants de l’ordre du jour, le renforcement des systèmes de santé et l’Initiative pour des soins centrés sur la personne. Je suppose que la prise en compte des spécificités de chaque sexe et la recherche d’une plus grande égalité entre les hommes et les femmes, deux buts contenus dans le Plan coréen de développement des soins de santé pour le XXIe siècle, seront parmi les sujets importants abordés dans ces débats. D’après le rapport du Directeur régional, nous avons déjà bien amélioré la situation sanitaire dans la Région. Il reste néanmoins beaucoup à faire. Si la tâche qui nous attend semble décourageante, je veux croire qu’avec la culture d’écoute et de partage que le Dr Omi a pratiquée depuis son entrée en fonction, nous serons à la hauteur du défi qui nous est lancé et nous serons capables de travailler ensemble. Le principe de solidarité dans la diversité que nous suivons de longue date continuera de nous guider lorsqu’il s’agira de prendre des décisions difficiles et de mener des actions audacieuses en faveur de la santé et au profit de tous dans la Région. Faisons de cette réunion une occasion d’aiguiser notre vision, d’étendre nos connaissances et notre perspective, de forger des liens plus étroits de partenariat et d’amitié. Faisons en sorte de parler d’une même voix et d’agir de concert en faveur de la santé et du bien-être de toutes les personnes vivant dans cette Région. Si nous avons à coeur de participer activement, avec le soutien précieux du Secrétariat, cette réunion pourra réellement commencer à faire bouger les choses, évolution qui devra se traduire en actes dans notre travail tant à l’échelle régionale que nationale.
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Votre séjour chez nous sera peut-être de courte durée mais le peuple coréen fera tout son possible pour le rendre agréable et faire en sorte que vous vous en souveniez avec tendresse, bien longtemps après, assez longtemps pour vous donner l’envie de revenir nous voir ou d’assister à une nouvelle réunion. A nouveau, je vous souhaite très cordialement la bienvenue et je forme le voeu que vous profitiez de cette semaine pour travailler et discuter ensemble et apprendre les uns des autres.
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ALLOCUTION DU PROFESSEUR ALISTAIR WOODWARD, RESPONSABLE DE LA SCHOOL OF POPULATION HEALTH, FACULTE DE MEDECINE ET DES SCIENCES SANITAIRES, UNIVERSITE DE AUCKLAND
Je sais que le Directeur Général, dans son discours d’ouverture, hier, a déjà présenté ce sujet. Elle a dressé un panorama clair des problèmes sanitaires liés au changement climatique et a exposé les raisons pour lesquelles notre secteur doit jouer un rôle central dans les mesures d’atténuation et d’adaptation. Je vais donc m’appuyer sur ses commentaires. Mon allocution comprend trois parties. Je commencerai par un bref résumé de la science du changement climatique telle que je la perçois puis j’expliquerai de quelles manières le changement climatique se manifeste déjà et se manifestera à l’avenir dans notre Région. Je terminerai en proposant les mesures qui pourraient être mises en place par le secteur de la santé. Le document le plus exhaustif et le plus à jour qui fait référence est sans conteste le quatrième rapport d'évaluation (AR4) du Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (GIEC). La préparation de ce rapport a été une entreprise d’envergure à laquelle ont participé plus de 2500 scientifiques et qui a débouché sur quatre ébauches examinées à la loupe par des dizaines de milliers de réviseurs. J’ai extrait les quatre conclusions de ce rapport qui concernent tout particulièrement cette session. Le plus important, à mon avis, est la conclusion : le changement climatique n’est pas un risque prévisible dans un futur lointain ; il se manifeste déjà. A cet égard, le ton et la formulation des quatre rapports du GIEC évoluent entre 1990 et 2007. Selon les termes du GIEC, « très probablement » exprime une probabilité à plus de 90 % : il ne subsiste que très peu de doutes et le quatrième rapport d'évaluation nous dit que les activités humaines modifient le climat de la planète. Autre conclusion marquante des rapports publiés au début de cette année : l’incidence des hausses des températures et du niveau des précipitations sur les systèmes physiques et écologiques est désormais évidente. Tous les continents et les océans portent désormais des empreintes du changement climatique. En 25 ans, le réchauffement de la partie nord de l’Atlantique, par exemple, a provoqué le déplacement en latitude ou en profondeur, ou dans les deux à la fois, des deux tiers des poissons de mer. Plus récemment, dans la province de Jiangsu (Chine) la zone des gelées hivernales s’est décalée vers le nord et les espèces liées au climat comme le gastéropode aquatique, vecteur de la schistosomiase, se sont également déplacées vers le nord, exposant peut-être 20 millions supplémentaires de personnes au risque de la maladie.
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Le troisième constat du quatrième rapport d'évaluation est que les impacts humains se sont déjà manifestés. Les personnes les plus défavorisées sont certainement les plus exposées mais de récents événements ont montré que même les sociétés les plus riches n’échappent pas au changement climatique rapide. L’une des illustrations les plus marquantes est la vague de chaleur qui a frappé l’Europe en 2003. En France, la chaleur extrême survenue au mois d’août de cette année-là a causé près de 25 000 décès de plus que ce qui avait été prévu. Dans une moindre mesure, il s’est passé la même chose dans la Région du Pacifique occidental. Au cours de l’été 1998 par exemple, une vague de chaleur à Shanghai a multiplié par plus de trois la mortalité dans cette ville. Enfin, le rapport présente une évaluation des futurs effets du changement climatique. Il conclut qu’il y aura des résultats positifs (par exemple, certaines parties du monde deviendront trop chaudes et trop sèches pour que perdure la transmission du paludisme) mais le bilan des effets sanitaires sera désespérément négatif. L’effet dominant, à l’échelle de la planète, résultera des difficultés alimentaires et de la sous-nutrition. Il y aura des gagnants et des perdants mais globalement, le changement climatique devrait avoir un effet négatif sur la production alimentaire. Par exemple, dans le nord de l’Asie, la hausse des températures, la baisse des taux d’humidité et l’augmentation des concentrations d’ozone dans la basse atmosphère (troposphère) peuvent, si elles se combinent, réduire jusqu’à un quart la production de céréales. Qu’est-ce que cela signifie pour le Pacifique occidental ? Dans l’ensemble, les futures menaces ne diffèreront pas en nature de celles qui se posent à nous aujourd’hui. A mon avis, ce qui sera différent, ce sera la gravité et l’ampleur des problèmes liés au climat. J’ai choisi deux exemples : le premier est la dengue. L’émergence de la dengue n’est pas liée au changement climatique. Néanmoins, les changements qui surviendront à l’avenir dans les niveaux des températures et des précipitations rendront beaucoup plus difficile la lutte contre cette maladie. Les vecteurs et les agents pathogènes sont sensibles aux conditions ambiantes : lorsque ces conditions sont favorables, le pouvoir infectieux de la dengue se trouve accru. Ce phénomène se produira dans les zones où la maladie sévit déjà et rendra plus sensible la situation aux abords des frontières. Des simulations empiriques permettent de penser qu’en 2085, les conditions climatiques exposeront un milliard supplémentaire de personnes au risque de dengue dans le monde. Le deuxième exemple est celui de l’eau. On prévoit que la répartition saisonnière et géographique des précipitations se décalera, les précipitations s’intensifieront, de même que l’évaporation, du fait de l’élévation des températures. Globalement, cela signifie que le pourcentage d’étendues de terres inondées dans le monde sera peut-être 10 fois supérieur à la fin de ce siècle. Les
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Etats insulaires du Pacifique à basse altitude seront particulièrement exposés : lorsque les effets de l’élévation du niveau de la mer et l’activité accrue des tempêtes s’ajouteront à l’augmentation des précipitations, les ressources en eau dans ces îles seront probablement fortement compromises. De même, les effets dans les zones semi-continentales à forte densité de population seront désastreux. Ainsi, selon les projections, la Rivière rouge du Sud aura perdu jusqu’à 20 % de son débit en 2100. Le climat de la planète change si rapidement que l’adaptation doit être notre priorité. Nous devons trouver les meilleurs moyens de réduire l’impact des perturbations environnementales. La réussite de cette adaptation ne dépend pas seulement de la quantité des ressources d’un pays mais également de leur répartition. Selon le GIEC, « le développement économique est un facteur important d'adaptation mais ne suffira pas à lui seul à protéger les pays des maladies et des traumatismes générés par le changement climatique. » Nous en trouvons un exemple typique non pas dans la Région du Pacifique occidental, mais à Cuba, situé au beau milieu de la ceinture des ouragans, dans les Caraïbes. Cuba est un pays pauvre, dont le produit intérieur brut (PIB) par habitant est légèrement inférieur à 4000 dollars. Pourtant, Cuba s’est doté de systèmes de préparation aux catastrophes très efficaces qui permettent de limiter les pertes. Pourquoi cela ? Une analyse de l’expérience cubaine réalisée par Oxfam propose deux explications. La première, les « atouts tangibles » ont été appliqués au problème. Cuba dispose d’un appareil de défense civile bien organisé, de systèmes d’alerte précoce, d’équipes de secours, de réserves de nourriture et d’eau et de règles de construction strictement respectées qui limitent les dommages causés par les tempêtes. Mais, conclut Oxfam, il faut aussi envisager les atouts « intangibles ». Il s’agit notamment des mesures prioritaires d’anticipation et de prévention plutôt que de réaction et de traitement, de la volonté politique de garantir l’équité dans les résultats sanitaires, de la mobilisation et de l’éducation de la communauté et de la protection des groupes de population les plus vulnérables. Cuba occupe une bonne place dans un certain nombre d’autres indicateurs de santé publique tels que la survie de l’enfant et l’explication est probablement la même. Et donc, réfléchir à la meilleure façon de réagir au changement climatique ne diffère probablement pas de ce qui doit nous sembler la meilleure façon d’assurer la santé publique. Mon dernier commentaire sur les implications du changement climatique dans cette Région est que nous devons être attentifs non seulement à l’impact sur la santé du changement climatique proprement dit mais aussi à l’impact sur la santé de la façon dont nous réagissons au changement climatique. La température moyenne mondiale a augmenté d’environ 0,6°C. Une élévation de 2°C audessus de la moyenne pré-industrielle est considérée par beaucoup comme la limite tolérable des risques du changement climatique. Il me semble que nous avons bien peu de chances d’empêcher le
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réchauffement climatique dans une telle mesure. Pour avoir au moins une chance sur deux d’empêcher un réchauffement de 3°C, des pays comme la Nouvelle-Zélande devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de près de 80 % avant 2050. Cela exigera une totale réorganisation qui, inévitablement, aura une incidence sur la santé, peut-être positive (ce qu’on appelle les bénéfices collectifs) et peut-être négative (ce que j’appelle les dommages collatéraux). En planifiant les mesures à prendre pour atteindre les seuils d’émission définis comme cibles, tous les pays devront suivre la courbe de la fonction coût-bénéfice de réduction du dioxyde de carbone qui montre quelques acquis faciles à atteindre, dans lesquels la réduction des émissions de gaz permet une économie d’argent immédiate. Mais au fur et à mesure que nous gagnerons en efficacité, le coût d’une tonne de dioxyde de carbone augmentera brutalement. Les décisions à long terme en matière d’infrastructure et de consommation énergétique seront prises sur la base de ces courbes. Ce que je veux dire, c’est que, dans nos calculs, nous ne devons pas ignorer l’impact social et en particulier les résultats sanitaires. Autrement dit, nous devons tout mettre en oeuvre pour faire le plus de choix gagnant-gagnant possibles (avec des bénéfices collectifs pour la santé) avec le moins d’options gagnant-perdant possibles (qui permettent d’obtenir la réduction des émissions mais avec des dommages collatéraux pour la santé). Je prends l’exemple des transports. Ce secteur est une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre. En effet, en Nouvelle-Zélande et dans de nombreux autres pays, le transport est la source d’émissions de gaz à effet de serre qui augmente le plus rapidement. Et son incidence sur la santé publique est importante. Dans le monde, près de 1,2 million de décès chaque année sont dus aux accidents de la route et 800 000 décès résultent de la pollution de l’air urbain. Et on ne doit pas négliger le 1,9 million de décès imputés au manque d’exercice physique. L’enjeu, à mon avis, consiste à associer les décisions prises en matière de transports à celles relevant de la santé. Pour ce faire, il revient à ce secteur de fournir des informations précises et pertinentes sur les conséquences sanitaires de certaines stratégies, telles celles visant un secteur plus actif du transport, les taxes sur les émissions de carbone, appliquées sous différentes formes et l’introduction des biocarburants. Quelles mesures pouvons-nous prendre ? Les problèmes liés à la relation environnement et santé qui ont galvanisé la santé publique au XIXe siècle étaient d’ordre local, et non pas mondial, et la distinction est de taille. Mais le problème sous-jacent – les effets dévastateurs de l’activité humaine au travers de la mécanisation et de la consommation des ressources naturelles – est le même. Selon moi, nous pourrions tirer des enseignements des pionniers de la santé publique qui ont dû faire face à la première crise industrie-environnement. Ce qu’on savait, et notamment les connaissances sur les
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risques sanitaires et sur les conséquences des interventions, accidentelles ou intentionnelles, a été à l’origine de la révolution sanitaire qui s’est produite il y a 150 ans. La recherche doit insuffler le même élan dans notre réaction collective au changement mondial de notre environnement moderne. Un mouvement de santé publique bien organisé a accéléré le nettoyage des villes d’Europe dans les premières années du XIXe siècle. Le changement climatique exige que l’on agisse aux échelons régional et planétaire mais, de nouveau, une action collective aura plus de chance d’être suivie d’effets que des initiatives au coup par coup. Je pense que des organisations comme le Bureau régional du Pacifique occidental peuvent jouer un rôle essentiel à cet égard et je vais proposer les points qu’il conviendrait d'aborder dans les programmes liés au changement climatique. Mais avant cela, je voudrais cependant parler de direction. Les causes premières du problème ne relèvent pas directement du secteur de la santé. Il en a été de même lors de l’industrialisation rapide des pays du nord de l’Europe, au XIXe siècle. Cependant, la santé peut être le moteur d’une prise de conscience du problème, et constituer un cadre de réflexion et de discussion pour trouver des solutions. Il y a de nombreux précédents. Edward Chadwick, par exemple, un héro dans l’histoire de la santé publique britannique, a déplacé le débat sur le logement et, partant d’un discours sur la productivité économique et le comportement moral, a abouti à un débat sur les taux de morbidité et l’espérance de vie. Plus près de nous, Bernard Lown et Evgueni Chazov, co-présidents fondateurs du mouvement international des physiciens contre la guerre nucléaire, ont été des inspirateurs en recadrant la réflexion sur l’utilisation future des armes nucléaires. Le regretté David Lange, ancien premier ministre de Nouvelle-Zélande, a déclaré que ce mouvement international des physiciens « a placé la réalité médicale au cœur de la réalité politique ». Dans le même esprit, je crois que le système de santé peut, et doit, être au premier rang dans le domaine du changement climatique. Comme le Directeur général l’a expliqué dans son discours d’ouverture : « Nous devons désormais nous battre comme nous l’avons fait jusqu’ici pour donner à la santé une place importante dans le programme de développement, afin de mettre les questions de santé au centre du programme sur le climat. » A quoi pourrait ressembler un plan d’action ? Je voudrais tout d’abord rendre hommage à l’action que l’OMS a d’ores et déjà entreprise. Je pense notamment au groupe de travail du Bureau régional du Pacifique occidental sur le changement climatique, la diminution de la couche d’ozone et la modification de l’écosystème, aux projets d’adaptation déjà mis en place à l’échelon national et à une stratégie de l’OMS en cours de préparation, qui vise à protéger la santé des effets du changement climatique. Je peux suggérer d’autres actions :
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La plupart des évaluations réalisées à ce jour sur le changement climatique ont une portée nationale. Je suggère qu’elles soient complétées par des évaluations régionales qui prendraient en compte la complexité et l’interconnexion des effets climatiques. Les exemples portent sur la production des aliments et sur l’incidence des politiques commerciales et agricoles sur cette production, sur le débit des fleuves communs et sur la santé et le bien-être des populations déplacées. Les épidémiologistes et les planificateurs sanitaires pourraient aussi tirer profit de la nouvelle génération de modèles climatiques qui génèrent des données climatiques à court terme extrêmement précises. Les actions entreprises par le Bureau régional du Pacifique occidental en Chine et aux Fidji sur les adaptations locales aux menaces climatiques actuelles sont prometteuses. D’autres domaines valent la peine d’être explorés comme la gestion de l’eau dans les îles du Pacifique à très basse altitude (en reprenant des sujets comme la distillation solaire et la recharge des nappes phréatiques), la préparation aux catastrophes dans les communautés (selon une étude récente, on estime que de telles interventions ne coûteraient pas plus de 2 % de ce que coûteraient autrement les opérations de secours à la suite d’inondations) et les interventions visant à réduire les conséquences médicales et sociales des inondations dans les zones rurales. J’ai déjà parlé de l’importance des méthodes d’analyse pour appuyer les prises de décision sur l’atténuation du changement climatique. Le programme de travail est chargé dans les domaines connexes au secteur de la santé : jeter des ponts entre d’autres ministères comme les ministères de l’agriculture, de l’énergie et du tourisme et utiliser ces liens pour élaborer des politiques qui aient un effet durable sur l’environnement, tout en étant favorables à la santé. Enfin, être chef de file signifie simuler les changements qui nous semblent nécessaires. En tant qu’organisations, les ministères de la santé peuvent montrer l’exemple en réduisant leur propre empreinte environnementale. Je confirme avec plaisir que le ministère néo-zélandais de la santé s’est engagé dans ce sens. En tant qu’individus, bien sûr, nous pouvons montrer l’exemple dans ce qu’un épidémiologiste anglais, Ian Roberts, a appelé « parler CO2 ». En conclusion, il n’est pas certain qu’il s’agisse là du problème d’environnement le plus vaste, le plus complexe et de la plus grande portée d’entre tous. Cependant, j’ai choisi de conclure sur une note optimiste, que j’illustre par la photo d’un groupe de cyclistes. J’ai choisi le vélo parce que c’est certainement une machine du futur – le moyen le plus efficace pour les gens de se déplacer en utilisant leur propre énergie. Mais cette photo porte un autre message : les cyclistes en groupe avancent beaucoup plus vite que seuls. En termes de changement climatique, comme l’a dit le
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Directeur général, une action collective a plus de chances de faire avancer les politiques et les pratiques que des initiatives menées au coup par coup. En règle générale, nous savons ce qu’il faut faire. En résumé, nous devons inclure tous les coûts de consommation dans tous nos comptes. De là, il en résulte que les changements économiques et techniques sont indispensables et j’espère que, par mon exposé, j’ai montré comment et pourquoi le secteur de la santé peut faire la différence. Le changement le plus difficile de tous est le changement de volonté. Ne nous laissons pas impressionner par l’ampleur de la tâche. Comme l’a dit George Monbiot, « Même si c’est difficile, il est possible de changer la biosphère. Et si c’est possible, je ne vois pas pourquoi on n’essaierait pas. »