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FOODBORNE DISEASES : Salmonella nima infection = MALADIES D’ORIGINE ALIMENTAIRE : Infection à Salmonella nima

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Wkty Epidern Rec No. 31 - 1 August 1986

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Relevé èpidem. hebd *N° 31 - Ier août 1986

FOODBORNE DISEASES Salm oaelia aima infection C a n a d a . - Beginning 16 December 1985, an unusual Salmo­ nella serotype, S nima (Group M, 028:y:1.5) was isolated from stools of children in British Columbia. A case was defined as any person with a stool culture positive for S', mma. By mid-January 1986,1l eases had been identified in the province, involving 6 families from different ciliés. The families had not had any contact with each other, but the index case within each family had eaten yellow Cheddar cheese pnor to becoming ill A case-control study was conducted, along with examination o f Cheddar cheese produced and distributed in Western Canada. Cases were also identified from other parts o f Canada and active national surveillance for this serotype was begun. Cases occurring in 1986 were enrolled in a national case-control study to determine if a common source o f infection could be identified. Twenty-four cases were confirmed with onset between 9 November 1985 and 2 February 1986, but none since then. Cases occurred in British Columbia (11), Alberta (2), Saskatchewan (2), Manitoba (7), and Ontario (2). All cases have been either children, or parents of child cases, with an age range of 3 months to 36 years and median age of 2 years. The case-control study in British Columbia included the first case in each o f the 6 families and 2 age- and sex-matched controls for each case. A food questionnaire covering the period up to the week prior to the onset of illness was administered by telephone to the parents of the children in the study. No association with illness was found for any of the items on the questionnaire, including cheddar cheese (100% of cases and controls) and one implicated brand of yellow cheddar cheese (67% of cases and controls). Other items included in the histories were as follows: contact with other cases, pets, travel, unpasteurized milk, restaurant food, cracked eggs, poultry, sausage, powdered milk and child-care attend­ ance. The national case-control study included the cases from Mani­ toba, Saskatchewan, and 1 case from Alberta. Two age- and sexmatched controls were selected for each case. Food items included in the questionnaire used were milk, cheese, spices, prepared baby foods and chocolate. Data were available for 8 cases and 17 con­ trols. No single food or brand name was implicated in this study. No families had kept turtles or snakes as pets.

MALADIES D’ORIGINE ALIMENTAIRE : Infection à Salm oaelia aima Canada. - A partir du 16 décembre 1985, un sérotype inhabituel deSalmonella, S «ima (groupe M, 028cy : 1,5) a été isolé des selles d’enfhats en Colombie britannique. Par cas, il faut entendre une personne dont la coproculture est positive â l’égard de N. nima. A la mi-janvier 1986,11 cas avaient été identifiés dans la province, au sens de 6 familles habitant des villes differentes. Ces familles n'avaient eu aucun contact entre elles, mais dans chacune d'elles le cas initial avait consommé du fromage cheddar jaune avant de tomber malade. Les autorités ont procédé à une étude cas-témoins et examiné le cheddar produit et distribué dans l’ouest du pays. D’autres régions ayant signalé des cas, une campagne de surveillance, nationale active de ce sérotype a été lancée. Tousles cas survenus en 1986 ont fait l’objet d’une étude nationale cas-témoins visant à établir une éventuelle source commune d’infection. Vingt-quatre cas ont été confirmés entre le 9 novembre 1985 et le 2 février 1986, mais aucun depuis. Onze cas ont été signalés en Colombie britannique, 2 dans l’Alberta, 2 au Saskatchewan, 7 au Manitoba e t2 dans l’Ontario. Il s’agissait d’enfants ou d’adultes dont les enfants avaient été malades; leur âge variait entre 3 mois et 36 ans, la médiane étant de 2 ans. L’étude cas-témoins menée en Colombie britannique a porté sur les premiers cas de chacune des 6 familles, ainsi que sur 2 témoins du même âge et du même sexe. Les parents des enfants compris dans l’étude ont été pnés de répondre par téléphone à un questionnaire sur les aliments ingérés pendant la semaine ayant précédé l’apparition des symptômes. On n’a pu établir d’association avec aucun des aliments de la liste, dont du fromage cheddar (100% des cas et des témoins) et une marque de cheddar jaune qui avait été incriminée (67% des cas e t des témoins). Ont aussi été notés dans les antécédents des malades les facteurs suivants: contacts avec d’autres cas, animaux familiers, voyages, lait non pasteurisé, repas pris au restaurant, oeufs félés, volaille, saucisses, lait en poudre et soins prodigués à des enfants. L’étude nationale cas-témoins comprenait les cas survenus au Mani­ toba et au Saskatchewan, ainsi qu’un cas observé dans l’Alberta. Chaque malade a été apparié à 2 témoins du même âge et du même sexe. Le questionnaire utilisé citait divers produits alimentaires dont du lait, du fromage, des épices, des préparations pour nourrissons et du chocolat. Des renseignements ont pu être obtenus pour 8 cas et 17 témoins. L’enquête n’a permis d’incriminer aucun aliment ou produit particulier. Aucune des familles concernées n’avait de tortue ou de serpent. On a analysé 62 échantillons de fromage, 190 échantillons de lait cru et 18 échantillons d’autres produits laitiers prélevés en Colombie britan­ nique. En outre, un certain nombre d’échantillons de fromage et de cho­ colat ont été prélevés dans des foyers dans l’Alberta et au Saskatchewan. Aucune culture de S. nima n’a pu être obtenue à partir de ces échantillons d ’aliments. La présence d’une poussée associée à un sérotype rare de Salmonella a fourni une bonne occasion de déterminer une source d’infection. Aucun isolement de S. nima n’avait encore été signalé chez un sujet humain au Canada. Les Etats-Unis n’ont signalé aucun cas pendant cette même période (novembre 1985 à février 1986). On a toutefois décelé 3 cas chez des enfants au Royaume-Uni mais là encore, il a été impossible d’iden­ tifier la source de l’infection. Comme les familles touchées venaient de 5 provinces et n’avaient eu aucun contact entre elles, U semble probable qu’il y ait eu une source commune d’infection. Malheureusement,il a été impossible de la déceler. Un obstacle auquel se sont heurtés les enquêteurs a été la lenteur avec laquelle étaient identifiés les nouveaux cas. En effet, la définition des cas reposait essentiellement sur l’isolement et la confirmation de S. nima, si bien que l’identification pouvait prendre jusqu’à 3 semaines. Comme le premier cas identifié dans une famille donnée n’était pas nécessairement le premier cas de diarrhée survenu au cours du mois précédent, il se peut que l’on n’ait pas identifié la vraie source de l’exposition. Ces cas se sont produits sur une période limitée (13 semaines) mais peu ont pu être recensés à un endroit précis en même temps. Ce n’est que vers la fin de janvier 1986 qu’a pu être instituée une méthode uniforme d ’examen de tous les cas. B est fort probable que la contamination sporadique d’un aliment consommé par de nombreux enfants au cours de la période de novembre 1985 à janvier 1986 ait été la cause de cette infection. Recommandations La surveillance épidémiologique désinfections intestinales au Canada et dans les provinces permet de déceler périodiquement des poussées de toxi-mfections d’origine probablement alimentaire passées inaperçues au niveau loçaL L’étude de telles poussées pennet d’identifier des sources d’infection qui peuvent avoir une certaine importance sur lé plan national, comme lors de la poussée de salmonellose associée à du fromage contaminé en 1985. Toutefois, le système de surveillance en place ati

Foods tested included 62 cheese samples, 190 raw milk samples and 18 other samples obtained from dairy sources in British Columbia. A number o f cheese and chocolate samples were obtained from homes in Alberta and Saskatchewan. All food sam­ ples were culture-negative for & nima. The occurrence of an outbreak of a rare serotype of Salmonella presented an opportunity to identify a source of infection. There had never been any human isolations o f S. mma reported in Canada up to the time of this incident No cases were reported in the U mted States during this same time period (November 1985 to February 1986). However, 3 cases were identified in children in the United Kingdom, but no sources of infection were detected. Because case families were spread across 5 provinces and had no contact with each other, it seemed likely that a common source was responsible. Unfortunately, none was found. One problem encountered during the investigation was the delay in recognizing new cases. The case definition was necessarily contingent on iso­ lation and confirmation o f S. nima, and delays as long as 3 weeks occurred before a case was identified. The first identified case in a family was not always the first person to have had diarrhoea in the previous month, so that the true family exposure may not bave been recognized. Cases occurred over a limited time (13 weeks), but few cases could be identified in a given area at one time. A standard approach to all cases was not in place until the end of January 1986. It is most likely that spotty contamination of a food consumed by many children over the period November 1985 to January 1986 was responsible for these cases. Recommendations Surveillance of entenc infections in Canada and the provinces periodically identifies outbreaks o f probable foodborne illness which have not been recognized at a local level Investigation of such outbreaks may identify sources o f infection which have national importance, such as the contaminated cheese outbreak of salmonellosis in 1985. The surveillance system m place in Canada is primarily a passive one, and the occurrence o f an unusual

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Sffleiype or suarn should prompt active surveillance for more cases. A coordinated, systematic, epidemiologically sound inves­ tigation o f such outbreaks is warranted. It is quite likely that a large proportion o f “sporadic’' salmonellosis cases are due to unrecog­ nized common sources^ The opportunity to uncover even a few o f these sources must not be missed.

Canada est:surtout passiftia découverte d*nne souche o u d’tm sérotype inhabituel devrait déclencher immédiatement une surveillance active conçue pour dépister d ’autres cas. Les poussées de ce genre justifient une enquête coordonnée, systématique et bien menée" d*un point dé vue épi­ démiologique. Dest vraisemblable qu’une forte proportion des cas « spo­ radiques» de salmonellose soit associée à des sources communes non décelées. 1 1 importe donc de saisir toutes les occasions qui se présentent pour chercher à découvrir ne serait-ce que quelques-unes de ces sources.

(Based'on/D'après: Canada Diseases Weekly Report/Rapport hebdomadaire des maladies au Canada, Vol. 12-22, 1986; Health and Welfare/Santé et Bien-être social Canada.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé