Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la quatrième séance, mercredi 20 septembre 2006

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPR/RC57/SR/4 PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE (Lower NZI, Aotea Centre, Auckland Convention Centre) Mercredi, 20 septembre 2006 à 9 heures PRESIDENT : M. Pete Hodgson (Nouvelle-Zélande) TABLE DES MATIERES page 1. 2. 3. 4. 5. Hommage à Sir Hugh Kawharu ................................................................................ Examen d’un amendement au Règlement intérieur du Comité régional (suite) ......................................................................................... Maladies non transmissibles : prévention et lutte (suite) .......................................... Stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l'alcool ........................................ Examen des projets de résolutions ............................................................................ 5.1 5.2 Projet de plan stratégique à moyen terme 2008–2013 et avant-projet de budget programme 2008–2009 ............................................. Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique ; le Règlement sanitaire international (2005) et la grippe aviaire .............................................................................................. Examen d’un amendement au Règlement intérieur du Comité régional ......................................................................................... 172 172 172 174 187 187

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5.3 6.

Lutte contre la tuberculose, y compris le Plan stratégique « Halte à la tuberculose » dans la Région du Pacifique occidental 2006–2010 .......................

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1.

HOMMAGE A SIR HUGH KAWHARU A la demande du PRESIDENT, une minute de silence est observée en hommage au travail de Sir

Hugh Kawharu, chef des Ngati Whatua, dont les membres ont accueilli les délégués le premier jour de la réunion. 2. EXAMEN D’UN AMENDEMENT AU REGLEMENT INTERIEUR DU COMITE REGIONAL : Point 22 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/17) (suite) Mme HALTON (Australie) explique que le groupe de travail des représentants des Etats Membres s’intéressant aux amendements du Règlement intérieur du Comité régional ont examiné les amendements proposés et préparé un projet de résolution reprenant ces discussions. Celui-ci a été communiqué à tous les Etats Membres et pourra être étudié plus tard dans la journée. 3. MALADIES NON TRANSMISSIBLES : PREVENTION ET LUTTE : Point 11 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/6) (suite) Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim déclare que l’on retrouve dans les interventions des membres du Comité les problèmes que pose l’augmentation rapide de la charge des maladies non transmissibles dans la Région. Pour y faire face, l’OMS essaie entre autres d’augmenter les ressources disponibles. Il fait observer que le budget ordinaire du Bureau régional pour l’exercice 2006-2007 a doublé par rapport à celui de l’exercice précédent, et que les ressources extrabudgétaires ont également augmenté. Les dépenses prévues pour 2006-2007 sur les fonds extrabudgétaires représentent le triple de celles pour 2004-2005 et la difficulté consiste à mobiliser des fonds auprès des partenaires dans la Région. L’OMS essaie également d’augmenter ses capacités de lutte contre les maladies non transmissibles, avec la création d’un poste au Bureau régional et de quatre nouveaux postes dans les pays. Il remercie NZAID de financer un poste dans le Pacifique pour la mise en oeuvre de la stratégie mondiale sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé et il remercie le Ministère de la Santé australien de détacher un haut responsable au Bureau régional pour s’occuper du renforcement des systèmes de santé pour lutter contre les maladies non transmissibles. LE CONSEILLER REGIONAL POUR LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES remercie les représentants de leur appui aux nouvelles orientations décrites dans le document et remercie les donateurs qui ont rendu possible une grande partie du travail régional sur les maladies non transmissibles, parmi lesquels AusAID, NZAID et le Gouvernement du Japon. Les observations des représentants montrent que les pays enquêtent sur l’utilisation des fonds pour la prévention, comme en Polynésie française, et la mise en place de fondations ou de conseils pour la promotion de la santé, comme l’ont mentionné les représentants du Brunéi Darussalam, du Kiribati et des Tonga. Le représentant du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a parlé de la nécessité d’une approche intégrée pour la prévention

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et la lutte contre les maladies non transmissibles. Le conseiller régional fait observer que les gouvernements de la Région commencent à accepter le constat que les maladies non transmissibles sont un problème de santé publique, plutôt qu’une responsabilité personnelle et que ce changement de conception aidera la Région à progresser pour résoudre le problème des maladies non transmissibles. Des propositions ont été faites pour améliorer le travail dans le domaine des maladies non transmissibles, parmi lesquelles la création de centres d’excellence, la mise en place de réseaux de recherche et de développement, des modalités de travail avec l’industrie et les accords de commerce international, la création d’une base de données régionale sur les bonnes pratiques et les connaissances scientifiques, ainsi que la modélisation des fonctions par les agents et responsables de la santé. Les nouvelles orientations qui ont été déterminées comprennent la Déclaration du Pacifique occidental sur le Diabète, en partenariat étroit avec la Fédération internationale du Diabète, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et l’OMS. Cinq ans après la Déclaration, un nouveau plan d’action a été présenté aux pays et la Fédération internationale du Diabète demandera aux Nations Unies d’adopter une résolution sur la question en novembre 2007. Maintenant que les Etats Membres ont approuvé le plan de lutte contre les maladies non transmissibles, le Bureau régional, avec l’aide du consultant détaché par le Gouvernement australien, élaborera un cadre d’intervention pour renforcer davantage l’action des systèmes de santé contre les maladies non transmissibles. Six aspects vont être couverts : la conduite des opérations, avec un cadre juridique pour la prévention et la lutte ; un renforcement global des ressources humaines ; le financement des soins de santé, comprenant la promotion de la santé, les assurances sociales et des programmes durables portant sur la santé des personnes ; l’accès aux médicaments essentiels ; le renforcement des systèmes d’information pour la surveillance des maladies non transmissibles et le lien entre le programme sur les maladies non transmissibles et ceux portant sur les soins centrés sur le patient et la qualité des soins. Le DIRECTEUR, DEPARTEMENT DES MALADIES CHRONIQUES ET PROMOTION DE LA SANTE (Siège de l’OMS) déclare que la pandémie de maladies non transmissibles peut submerger les services de santé dans tous les pays. Ces maladies sont une cause méconnue de la pauvreté et la prévention et la lutte permettront de faire progresser le développement. On retrouve dans les déclarations des représentants un certain nombre de principes pour la prévention des maladies non transmissibles, y compris le besoin d’une stratégie globale, équilibrée et plurisectorielle. Il y a matière à être optimiste : on dispose d’interventions appropriées pour lutter contre les maladies transmissibles et elles se sont révélées efficaces. Les taux de mortalité imputables aux maladies chroniques, notamment les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux et certaines formes de cancer ont chuté et on a observé dans certains pays et communautés une diminution de la fréquence de l’obésité, notamment chez les enfants d’âge scolaire.

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Il déclare que de nombreux outils mis au point dans la Région du Pacifique occidental sont maintenant utilisés dans le monde entier. Par exemple, l’approche STEPS pour la surveillance est utilisée dans 90 pays, y compris tous ceux de la Région africaine et 40 des pays les moins développés dans le monde. C’est une contribution importante pour l’obtention des données de base nécessaires à la lutte contre les maladies non transmissibles. Actuellement, on plaide pour une approche « STEPwise » c’est-àdire une approche progressive pour les interventions. Il rappelle que le Directeur général par intérim, dans son allocution d’ouverture, a souligné l’importance attachée par l’OMS aux maladies non transmissibles. Il est sûr que, compte tenu de sa volonté politique, de l’expérience et des progrès dans la pratique, la Région du Pacifique occidental contribuera encore à la réalisation des objectifs mondiaux en matière de lutte contre les maladies non transmissibles. En l’absence d’autres observations, le PRESIDENT demande aux rapporteurs de préparer un projet de résolution à examiner au cours de la session. 4. STRATEGIE REGIONALE VISANT A REDUIRE LES MEFAITS DE L’ALCOOL : Point 12 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/7) Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim, présentant le document, informe le Comité que, ces dernières années, les ministres de la santé publique ont réuni de nouvelles données et ont acquis un plus grand savoir sur les conséquences de l’usage nocif de l’alcool, responsable de 4 % de la charge de morbidité et de 3,2 % des décès prématurés enregistrés dans le monde. Dans la Région du Pacifique occidental, on impute 5,5 % de la charge de morbidité aux méfaits de l’alcool. En plus de toucher le consommateur lui-même, les problèmes dus à l’alcool ont aussi des effets importants sur l’entourage, notamment les membres de la famille et les victimes de violences et des accidents liés à la consommation de l’alcool. L’usage nocif de l’alcool entraîne des dépenses considérables dues aux pertes de productivité. De surcroît, les coûts pour les systèmes de santé, les systèmes sociaux, les transports et la justice pénale sont immenses. Il est clair, pour tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé publique, que l’usage nocif de l’alcool constitue un risque significatif pour la santé. Avec tout ce qui précède, il est clair que le problème doit figurer dans les programmes de santé publique des Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental. Il faut s’attaquer aux méfaits de l’alcool d’une manière cohérente, globale et efficace. Le projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool propose diverses options politiques pour faire face à ce problème difficile. Cette stratégie devrait servir de cadre aux politiques et plans d’action nationaux, ainsi que de guide pour la collaboration régionale et sous-régionale, et d’outil pour le plaidoyer et la mobilisation des ressources.

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Dans sa version actuelle, la stratégie est l’aboutissement d’une série de consultations avec des experts techniques, des établissements universitaires, des organisations non gouvernementales et d’autres parties intéressées, y compris l’industrie des boissons alcoolisées. Elle a été présentée à l’étude de tous les Etats Membres de la Région du Pacifique occidental avant la cinquante-septième session du Comité régional et elle se veut un cadre d’intervention équilibré, fondé sur des bases factuelles, pour orienter l’action aux niveaux national aussi bien que régional. La stratégie propose de fonder la collaboration régionale et les actions nationales sur quatre grands volets : • réduction des risques liés à l’usage nocif de l’alcool ; • réduction des dommages imputables à l’usage nocif de l’alcool ; • règlementation de la disponibilité et de la facilité d’accès à l’alcool ; • mise en place de mécanismes visant à faciliter et à appuyer la mise en oeuvre de la stratégie. Les Etats Membres pourront se servir de la stratégie pour élaborer et renforcer les politiques de santé publique concernant l’alcool et la mise en place de mécanismes pour contrôler les progrès. Toutefois, les actions définies dans ces quatre grands volets stratégiques ne sont ni exhaustives, ni normatives. Les gouvernements peuvent appliquer des programmes ou des activités qui ne sont pas spécifiquement mentionnés dans le document, en fonction des opportunités et des situations spécifiques. Il est également important de se souvenir que la mise en oeuvre de mesures isolées a peu de chances d’être efficace. L’efficacité du projet dépend largement de l’association d’autant de mesures que possibles. Lors des sessions précédentes du Comité, les Etats Membres de la Région avaient déjà manifesté leurs préoccupations au sujet de l’alcool. Notre Région n’est cependant pas la seule à s’intéresser aux problèmes de santé relatifs à l’alcool. La Cinquante-Huitième Assemblée mondiale de la Santé a approuvé à l’unanimité la résolution WHA58.26 sur les problèmes de santé publique provoqués par l’usage nocif de l’alcool. La résolution prie les Etats Membres « d’élaborer des stratégies et des programmes efficaces pour atténuer les conséquences sanitaires et sociales négatives de l’usage nocif de l’alcool, de les mettre en oeuvre et de les évaluer ». Peu après, le Comité régional de l’OMS pour l’Europe a adopté une résolution sur le cadre de la politique en matière d’alcool. En 2005, le Bureau régional OMS des Amériques a organisé la première Conférence panaméricaine sur les politiques publiques en matière d’alcool et, au début de 2006, le Bureau régional de l’Afrique a organisé une consultation technique sur les problèmes de santé publique provoqués par l’usage nocif de l’alcool. Les

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méfaits de l’alcool ont figuré à l’ordre du jour des sessions de trois Comités régionaux de l’OMS en 2006, la Méditerranée orientale, l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental, et l’on est de plus en plus sensibilisé aux répercussions de l’usage nocif de l’alcool sur la santé publique. Il propose au Comité d’examiner et d’approuver le projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool et d’adopter une résolution priant l’OMS et les Etats Membres de mettre en oeuvre des politiques et des programmes adaptés pour réduire l’usage nocif de l’alcool. Mme DEVAUX (France) déclare que les territoires français appliquent déjà la majorité des mesures préconisées dans la stratégie régionale ; cependant, les problèmes liés à l’abus d’alcool, et notamment les conséquences de la conduite en état d’ivresse, responsable de 8 % des décès en NouvelleCalédonie, sont toujours aussi graves. La France est favorable à l’adoption d’une résolution visant à réduire les méfaits de l’alcool, mais attire l’attention sur le fait que la stratégie ne fournit qu’une partie de la réponse car l’abus d’alcool est en premier lieu un phénomène de société. La restriction de l’accès à l’alcool pourrait s’avérer contreproductive en favorisant la consommation d’autres produits encore plus nocifs, comme l’alcool à brûler, l’eau de Cologne ou le toner des photocopieuses. Il est important de mettre ceux qui consomment de l’alcool en quantités excessives face à leurs responsabilités et aux dommages qu’ils ont provoqués. Aide publique et responsabilité individuelle ne sont pas incompatibles. L’OMS et le Comité régional doivent envisager d’utiliser et d’adapter des programmes qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité dans certains pays et les recommandations gagneraient à être plus concrètes, à l’instar de ce qui a été mis en place pour lutter contre le tabagisme. Par ailleurs, il serait bon d’établir un lien avec les autres sujets relatifs à la santé des enfants et des adolescents, eu égard aux dangers et à la consommation croissante d’alcool parmi ces groupes de population. Les pays et territoires français du Pacifique ont adopté une approche globale, couvrant tous les comportements induisant une accoutumance. Le Dr SHINOZAKI (Japon) soutient le projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool et félicite le personnel du Secrétariat et tous ceux qui ont contribué à la mise au point et au perfectionnement de la stratégie pendant les consultations. Il s’inquiète de la menace que représente l’usage nocif de l’alcool pour la santé publique et souscrit pleinement au projet de résolution. Le Japon, en coopération avec les Etats Membres, continuera de promouvoir et de renforcer les mesures déjà complètes qu’il a prises, en appliquant les orientations données par la stratégie aux besoins et à la situation particulière du pays.

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M. FORAU (Iles Salomon) s’excuse pour son arrivée tardive à la cinquante-septième session du Comité régional pour le Pacifique occidental. Il rend hommage au regretté Directeur général de l’OMS, le Dr J. W. Lee; à la regrettée reine Maori, Te Arikinui Dame Te Atairangikaahu; au regretté roi des Tonga, sa Majesté Taufa’ahau Tupou IV, et au regretté Sir Hugh Kawharu, chef des Ngati Whatua de Nouvelle-Zélande. Il saisit également cette occasion pour reprendre certains des points de l’ordre du jour qui ont déjà été examinés par le Comité. Il observe que les déclarations du Directeur général par intérim et du Directeur régional par intérim ont souligné des points qui n’étaient pas à l’ordre du jour, mais qui étaient importants. Comme il a été dit au cours des discussions, la stabilité politique est primordiale pour maintenir des systèmes de santé opérationnels, et les organisations de la santé, les gouvernements donateurs et les partenaires doivent veiller à ce que ces systèmes soient souples et réactifs, notamment dans les pays qui reçoivent des financements extérieurs, qui tendent à réagir moins bien face à des situations inattendues et à des crises. A cet égard, il remercie l’OMS d’avoir permis au système de santé des Iles Salomon de ne pas s’effondrer totalement au cours des troubles civils récents et il prie instamment l’OMS de poursuivre ses programmes de formation dans le pays. Il accueille avec satisfaction le rapport du Directeur régional pour sa nouvelle présentation et sa facilité de lecture et il attend avec intérêt le rapport commun, plus long, sur la situation sanitaire dans les Régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental, qui servira également de référence dans le domaine de la santé pour couvrir les 48 Etats et Territoires des deux Régions. Il remercie l’aide fournie aux Iles Salomon dans le cadre du budget programme 2004-2005, bien que l’exécution générale se soit heurtée à des obstacles dus aux troubles civils de 1998 à 2003. Le Ministère de la Santé et les services médicaux n’ont pas pu tirer le meilleur parti de l’aide extérieure des donateurs, y compris celle de l’OMS. Néanmoins, le taux de mise en oeuvre dans le pays dépasse 80 % et montre cette volonté de poursuivre le travail. La politique du Directeur général visant à augmenter l’affectation des ressources dans les Régions et les pays est une reconnaissance du poids croissant des problèmes de santé, résultant des maladies émergentes et réémergentes, des styles de vie et des instabilités politiques qui peuvent remettre en question la santé de milliers de personnes. Il est favorable au projet de plan stratégique à moyen terme 2008-2013 et au projet de budget programme 2008-2009. Le Forum des Iles du Pacifique, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, des conférences ministérielles et d’autres organisations invitent instamment les Etats Membres du Pacifique à planifier l’avenir dans tous les secteurs du développement, y compris la santé. Le « renforcement des capacités » est la nouvelle expression à la mode pour les gouvernements et les pays

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donateurs et l’on assiste à une frénésie de projets d’assistance technique pour créer les compétences nécessaires. Le projet de plan stratégique à moyen terme 2008-2013 comme le projet de budget programme 2008-2009 soutiennent le développement des capacités de direction dans le domaine de la santé. Plusieurs donateurs, parmi lesquels l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Union européenne se sont impliqués de manière intensive dans le développement des capacités de direction pour la santé et l’éducation dans les Iles Salomon, et il souligne qu’il vaudrait mieux tirer le meilleur parti des ressources plutôt que de les multiplier, en adoptant une approche plus stratégique pour le renforcement des capacités. Le Gouvernement actuel des Iles Salomon s’efforce de veiller à ce que tous les donateurs extérieurs alignent leur assistance sur les politiques et les objectifs du Gouvernement pour optimiser les ressources disponibles, garantir la viabilité et promouvoir une croissance et un progrès réels. Il espère que l’OMS et les Iles Salomon continueront de collaborer au cours de l’exercice 2008-2009, notamment dans les domaines de l’acquisition des compétences dans le secteur de la santé. Il attend avec intérêt de participer à la mise en oeuvre du plan stratégique à moyen terme 2008-2013 et du budget programme 2008-2009. Le Ministère de la Santé poursuit sa collaboration avec l’OMS, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et d’autres organisations régionales sur la question de la surveillance des maladies non transmissibles et des maladies transmissibles ; le Règlement sanitaire international (2005) et les stratégies en cours d’élaboration seront des cadres utiles de travail. Les Iles Salomon sont en train d’augmenter la part de la santé dans le budget national, qui se situe actuellement aux alentours de 10 %. Cette transition est difficile ; il y a de nombreux problèmes et les ressources disponibles ne suffisent pas pour s’y attaquer. Les autorités font appel aux organisations religieuses et non gouvernementales pour qu’elles s’engagent davantage dans le développement de la santé. Même si l’aide des donateurs reste à un niveau élevé, on s’est aperçu que le développement de la santé n’était pas durable s’il dépendait des financements extérieurs. On ne peut prédire le niveau de ces financements, bien que, dans ce domaine, l’aide provenant de l’OMS fasse exception. Les Iles Salomon soutiennent le projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool, considérant qu’elle est bénéfique, qu’elle vient en temps voulu et qu’elle est pertinente, compte tenu notamment de la situation des pays océaniens et il prie les Etats Membres de l’adopter et de l’appliquer. Le Dr TIBAN (Kiribati) attire l’attention du Comité sur les statistiques affligeantes concernant les coûts pour la santé publique de l’usage nocif de l’alcool. Le Kiribati a reconnu l’importance de ces conséquences, qu’il considère aussi graves que celles des toxicomanies, ainsi que son rôle en tant que facteur aggravant de propagation du VIH et des infections sexuellement transmissibles, particulièrement

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parmi les populations jeunes vulnérables. Il se félicite donc de cette initiative. La création à Kiribati, avec l’aide de la police néo-zélandaise, d’unités spéciales pour traiter les cas de violence domestique liée à l’alcool et d’agressions sur les enfants, est un progrès récent au Kiribati. Dans le cadre de la stratégie, on peut également s’intéresser à d’autres domaines où existent des besoins, comme l’élaboration des politiques, la taxation et les formations dans le secteur hospitalier. M. RASMUSSEN (Iles Cook) fait remarquer que l’usage nocif de l’alcool est un sujet important de préoccupation dans les Iles Cook et dans d’autres Etats insulaires du Pacifique ; toutefois, il rappelle qu’il ne faut pas considérer systématiquement que toute personne qui consomme de petites quantités d’alcool a des problèmes. Il reconnaît que les problèmes familiaux liés à l’alcool dans les populations autochtones du Pacifique en Nouvelle-Zélande ont fait l’objet de nombreux rapports et il demande instamment une étude des causes et des facteurs sous-jacents. Il convient avec les orateurs précédents que divers aspects politiques, sociaux, économiques et de santé publique interviennent dans le problème de l’abus d’alcool. Les Etats Membres du Forum du Pacifique ont adopté un plan (plan du Pacifique) qui définit des stratégies pour traiter les problèmes politiques, économiques et sociaux communs qui touchent la Région. Son Gouvernement approuve le projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool, suggérant si possible qu’un lien soit établi avec les dispositions pertinentes du Plan du Pacifique. Un tel lien permettrait d’assurer la cohérence et la convergence des programmes et des efforts entre les différents pays et institutions. Il explique qu’aux Iles Cook, il est toujours facile de se procurer de l’alcool ; l’augmentation des taxes sur les importations d’alcool n’a pas permis de réduire les importations. Il convient avec le représentant de la France que des mesures telles que la réduction de l’accessibilité des substances nocives et la baisse de l’âge minimum légal auquel la consommation d’alcool est autorisée ne sont pas toujours efficaces. En fait, il semble que de telles mesures favorisent la production et la vente clandestines. M. O’CONNOR (Nouvelle-Zélande) rappelle qu’à la cinquante-cinquième session du Comité régional en 2004, le précédent Ministre de la Santé de la Nouvelle-Zélande avait demandé instamment que le Comité régional envisage d’inscrire à son ordre du jour les problèmes de santé publique provoqués par l’usage nocif de l’alcool. Il rappelle également l’adoption par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2005 d’une résolution appelant l’attention sur les conséquences sur la santé publique de l’usage nocif de l’alcool. La Nouvelle-Zélande soutient les initiatives mondiales et régionales conformes à cette résolution. Dans la Région du Pacifique occidental, l’appel de l’Assemblée mondiale de la Santé a débouché sur l’élaboration de la stratégie régionale ; son Gouvernement félicite le Secrétariat du travail accompli à cet égard. La stratégie, qui se veut un guide utile et non directif pour les Etats Membres, offre la souplesse voulue dans la mise en oeuvre de mesures adaptées aux différents contextes nationaux. La Nouvelle-Zélande soutient le projet de stratégie, notant en particulier qu’il contient toute une série

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d’approches, dont certaines ne relèvent pas du secteur de la santé, comme les taxes et les mesures de répression. Mme LE THI THU HA (Viet Nam) fait observer que le rapport témoigne d’une tendance à la hausse de la consommation nocive d’alcool dans la Région, y compris au Viet Nam, et de l’augmentation des coûts qu’elle entraîne. Si la charge de morbidité due à l’usage nocif de l’alcool dans la Région est plus élevée qu’au niveau mondial, la sensibilisation au problème est faible. Elle approuve le projet de stratégie régionale, considérant que les domaines stratégiques essentiels des mesures nationales et de la collaboration régionale sont particulièrement pertinents et confirme que le Gouvernement vietnamien s’appuiera sur ce projet de stratégie régionale pour orienter sa propre stratégie nationale, en cours d’élaboration. Au Viet Nam, la consommation d’alcool par habitant est moins importante que dans les pays développés ; elle est toutefois en augmentation et se généralise parmi les minorités ethniques et les jeunes. La stratégie nationale vise principalement à accroître la sensibilisation et la participation multisectorielle et à renforcer les mesures destinées à réglementer l’offre d’alcool et l’accès à celui-ci. Il faut cependant admettre que la production et la vente d’alcool de fabrication artisanale échappent aux mesures de lutte. Le Viet Nam serait heureux de recevoir le soutien technique de l’OMS pour la mise en oeuvre des mesures énoncées dans la stratégie régionale. Le Dr LEE Dong-Han (République de Corée) se réfère à la résolution adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2005 invitant instamment les Etats Membres à élaborer des programmes appropriés pour réduire les problèmes de santé liés à l’alcool. Depuis 2002, son Gouvernement a commencé à exécuter des programmes de prévention comportant des campagnes d’éducation du public et de sensibilisation et un soutien aux centres de santé publique et aux organisations privées. En République de Corée, on compte 26 centres de conseil pour les personnes qui présentent une dépendance à l’alcool. Trois des 147 centres de réadaptation sont consacrés à la désintoxication. En 2010, il y aura 96 centres de conseil et le nombre de centres de réadaptation spécialisée seront passé à 18, sur un total prévu de 246 établissements. L’extension du réseau de traitement et de réadaptation, l’augmentation des effectifs et la promotion d’une culture plus favorable à la santé par des moyens tels que la désignation de zones sans alcool figurent parmi les éléments du plan national de lutte contre l’alcoolisme approuvé en août 2006. Ce plan (« Blue Bird Plan 2010 ») énonce des stratégies spécifiques pour des groupes cibles, y compris le grand public ; les groupes vulnérables tels que les femmes et les jeunes et les personnes confrontées à des problèmes d’alcool. Il est destiné à trois niveaux : individuel, familial et national. Au niveau régional, le Gouvernement coréen prévoit d’organiser une conférence internationale sur l’usage nocif de l’alcool en décembre 2006 pour promouvoir une action concertée à

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travers l’échange d’informations, la création de réseaux d’experts et la diffusion des résultats de la recherche. Le Dr KONG (Chine) approuve le projet de stratégie régionale que la Chine utilisera comme canevas pour sa stratégie nationale. Elle fait les suggestions suivantes : la diversité régionale devrait être prise en compte dans la mise en oeuvre de la stratégie. D’autre part, la consommation d’alcool étant acceptée culturellement depuis très longtemps dans de nombreux pays, il faudrait recenser les problèmes et les obstacles à la mise en place de la stratégie, fixer des objectifs à long terme et mettre en oeuvre la stratégie progressivement. Les mesures devraient être axées sur l’abus d’alcool et la lutte contre l’alcoolisme chez les jeunes, en particulier en élevant l’âge auquel ils commencent à boire et en réduisant le taux de consommation. L’augmentation des taxes et l’interdiction de la publicité ne sont pas des mesures suffisantes en elles-mêmes, car elles ne touchent que peu de gens et pourraient avoir l’effet pervers d’inciter les plus pauvres à consommer de l’alcool illicite, bon marché et de mauvaise qualité. Elle propose d’amender le deuxième alinéa de la section 4.1.4 de projet de stratégie régionale comme : « réglementer selon les besoins la commercialisation des boissons alcoolisées entrant dans la catégorie des spiritueux » et le deuxième alinéa de la section 4.3.2 comme suit : « envisager de taxer les boissons alcoolisées selon leur teneur alcoolique et mettre en place des taxes spéciales sur les boissons alcoolisées visant les jeunes ». Le Secrétariat devrait rechercher de nouvelles données attestant des méfaits de l’alcool et aider les Etats Membres à établir des mécanismes de surveillance et d’évaluation. La Chine est sur le point de mettre en oeuvre une stratégie pour réduire l’usage nocif de l’alcool. La conduite en état d’ivresse a déjà été interdite et des mises en garde à caractère sanitaire figurent sur les étiquettes des boissons alcoolisées. Le Secrétariat devrait encourager et aider les Etats Membres à adopter des politiques correspondant à leur culture propre. Le Dr KUARTEI (Palaos) dit que dans son pays, les dommages liés à l’alcool entrent dans la catégorie des maladies et des traumatismes. Les maladies chroniques du foie liées à l’alcool entraînent des taux élevés de morbidité et de mortalité qui sont aggravés par l’infection sous-jacente par le virus de l’hépatite B. Les données concernant les traumatismes liés à l’alcool ne sont pas complètes mais les chiffres existants sont déjà inquiétants. Malgré les imperfections des données, l’incidence des maladies et des traumatismes liés à l’alcool a doublé entre 2000 et 2004 pour passer à 70 pour 100 000 habitants et serait encore plus élevée si les dommages sociaux et spirituels étaient pris en compte. Les Palaos ont adopté une approche multisectorielle concertée mais certains problèmes subsistent, sur lesquels l’Etat n’a pas de prise directe. Par conséquent, il suggère que le texte prenne en considération le fait que le commerce international, les tarifs douaniers et les accords économiques vont parfois à l’encontre de la stratégie. Le marketing social ou la publicité entrepris par l’industrie de l’alcool peuvent

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parfois anéantir tous les efforts de collaboration du secteur de la santé. Les énormes dépenses consacrées par l’industrie à la promotion de l’alcool devraient pouvoir être égalées ou être dûment réglementées dans l’esprit de la stratégie. M. MAMPILLY (Etats-Unis d’Amérique), se félicitant de l’attention accordée à un problème de santé publique complexe et coûteux, souligne que la prévention est la solution de choix à la consommation nocive d’alcool et d’autres substances. Des travaux de recherche multidisciplinaires sont nécessaires pour mieux comprendre comment reculer l’âge auquel les jeunes commencent à boire et aider les familles à faire de leurs enfants des adultes responsables. Les recommandations devraient être fondées sur des données factuelles, s’appuyer sur une littérature entérinée par des spécialistes et pouvoir être mises en oeuvre et correctement évaluées par les Etats Membres. C’est pourquoi l’un des domaines d’action principaux de la stratégie devrait consister à remédier à l’absence de surveillance efficace de sorte que les Gouvernements puissent mettre en oeuvre durablement une approche de santé publique complète visant à réduire l’usage nocif de l’alcool. La référence aux négociations commerciales figurant dans la stratégie est déplacée. Les négociations commerciales bilatérales sont un droit souverain et exclusif des Etats Membres et le Secrétariat n’a ni la compétence ni le mandat pour négocier des accords commerciaux. En raison de la grande diversité des Etats Membres de la Région, la stratégie devrait autoriser une certaine souplesse en fonction de ce qui fonctionne le mieux dans chaque pays. Son pays présentera par écrit plusieurs observations sur le projet de résolution. Le Dr MAK Sinping (Hong Kong, Chine) juge positif le processus de consultation en vue de l’élaboration du projet de stratégie régionale concernant les principaux risques de mortalité, de morbidité et d’incapacité évitables. Hong Kong a adopté une approche intersectorielle en plusieurs volets comprenant la répression, la surveillance, le traitement et le renforcement des capacités. Des lois et des règlements ont été adoptés afin de renforcer les services compétents et de réduire la consommation d’alcool, notamment l’imposition de taxes et l’interdiction des boissons alcoolisées aux personnes de moins de 18 ans dans les débits de boissons détenteurs de licences. Sa législation concernant l’alcool au volant est l’une des plus sévères au monde ; alliée à des mesures répressives, elle s’est avérée très efficace. Afin de mieux sensibiliser le public, divers services gouvernementaux ont collaboré avec des universités, des professionnels de la santé et des organisations non gouvernementales à l’élaboration de matériels de promotion de la santé et à l’organisation de campagnes, mais elle souligne qu’une éducation sanitaire efficace, contrairement à ce qui se passe pour le tabagisme, doit éviter d’utiliser des messages négatifs ou de viser les personnes qui ne consomment de l’alcool que de façon modérée et raisonnable.

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La planification, la mise en oeuvre et l’évaluation du programme reposent sur des enquêtes régulières concernant la consommation d’alcool et les facteurs de risque associés. Grâce à un travail d’équipe multidisciplinaire, le réseau des hôpitaux, dispensaires et services communautaires offre un accès aisé aux services de traitement et de réadaptation. Il reste encore beaucoup à faire et la stratégie régionale offrira un répertoire complet des meilleures pratiques à tous les pays et territoires. M. MOTUFOOU (Nioué), s’exprimant non pas en tant que ministre de la santé mais en tant que ministre d’un autre secteur qui a également des répercussions sur la santé publique, fait observer que la consommation d’alcool est bien enracinée à Nioué et constitue une source de revenus pour l’Etat. Il se demande si le fait que ses enfants consomment davantage d’alcool et plus souvent qu’il ne le faisait luimême à leur âge est en fait la rançon du développement et de la richesse accumulée ou s’il s’agit simplement d’une constatation due à l’âge. Nioué s’efforce de réduire l’impact de la consommation nocive d’alcool au moyen de mesures telles que l’organisation d’ateliers réservés à des personnes de même profil sur les dégâts provoqués par l’alcool sur la santé et l’estime de soi, des mesures de dissuasion de l’alcool au volant et une augmentation des taxes. Des succès ont ainsi été remportés mais il reste encore beaucoup à faire, notamment dans le secteur de la santé. Une approche plus coordonnée s’impose, avec l’appui du Secrétariat et des Etats Membres qui ont pu lutter avec succès contre la consommation nocive d’alcool. Il soutient le projet de stratégie régionale. Le Dr WAQATAKIWERA (Iles Fidji) se félicite de l’élaboration du projet de stratégie régionale. Il convient avec le représentant de la France que les répercussions de la consommation nocive d’alcool sont davantage sociales que sanitaires. Néanmoins les dégâts, principalement occasionnés par les accidents de la circulation, posent un sérieux problème aux Fidji, qui ont l’un des taux de mortalité par accident de la route les plus élevés de la Région du Pacifique, ce qui fait peser une lourde charge sur les services sanitaires et sociaux déjà démunis. La plupart des accidents de la circulation étant liés à l’alcool, des stratégies de prévention doivent être mises en place. La consommation de yagona (kava), boisson et substance susceptible d’entraîner la dépendance est également préoccupante, notamment parce qu’elle s’accompagne de la consommation de tabac et, dans certains cas, d’alcool. Conformément au projet de stratégie régionale, les Fidji devront élaborer ou synchroniser leur stratégie nationale concernant le kava et les activités dirigées contre la consommation nocive d’alcool. Les Fidji continueront également d’aller de l’avant en ce qui concerne la mise en oeuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac car la consommation de tabac est liée à la consommation d’alcool, même si elle est plus nocive pour la santé que la seule consommation d’alcool. Il soutient le projet de stratégie régionale.

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Mme HEFFORD (Australie) reconnaît les problèmes de santé publique majeurs posés par l’utilisation nocive de l’alcool dans la Région et félicite le Bureau régional du travail accompli pour l’élaboration du projet de stratégie régionale. L’Australie a récemment élaboré sa troisième stratégie nationale visant à réduire les méfaits de l’alcool. Le projet de stratégie régionale correspond tout à fait à cette stratégie nationale et est également conforme à la résolution WHA58.26 concernant les problèmes de santé publique provoqués par l’usage nocif de l’alcool. L’Australie est tout à fait disposée à faire partager son expérience de l’élaboration d’une stratégie nationale pour contribuer à la mise en oeuvre du projet de stratégie régionale. Mme GIDLOW (Samoa) se félicite du projet de stratégie régionale visant à réduire les méfaits de l’alcool et promet l’appui de Samoa à sa mise en oeuvre. De nombreux préjugés et pratiques ont conduit à mieux faire accepter socialement la consommation d’alcool et, partant, à une augmentation des méfaits de l’alcool et à un problème croissant de santé publique. A Samoa, l’industrie de l’alcool tire les enseignements de l’exemple de l’industrie du tabac et utilise des techniques de commercialisation plus subtiles, par exemple en faisant valoir l’attrait d’une consommation d’alcool responsable. Samoa aura besoin de soutien pour l’élaboration de mesures visant à contrer ces techniques et de politiques nationales conformes au projet de stratégie régionale. Mme PAUL (République des Iles Marshall) soutient le projet de stratégie régionale. Les activités proposées aideront son pays à développer son programme actuellement limité et devraient à terme aider à réduire la charge des maladies non transmissibles, à faire reculer la violence et les traumatismes liés à l’alcool et à promouvoir l’amélioration de la santé mentale et des modes de vie plus sains. Une approche multisectorielle sera nécessaire pour mettre en oeuvre avec succès la stratégie, avec la participation des secteurs de l’éducation, des finances, de la police et de la justice, et celle des autorités centrales et locales et des organisations non gouvernementales. Une telle approche sera également essentielle pour promouvoir une sensibilisation du public et des programmes de prévention particuliers. On peut se procurer facilement de l’alcool et la consommation est actuellement élevée, notamment parmi les jeunes, ce qui donne lieu à divers problèmes de santé publique. Une législation adaptée a été mise en place mais elle demande à être convenablement appliquée. Les Iles Marshall sollicitent l’appui de l’OMS et d’autres partenaires pour les aider à mettre en oeuvre le projet de stratégie régionale. Le Dr RADFORD (Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord) félicite le Bureau régional pour l’élaboration d’un projet de stratégie régionale complet et bien présenté. Plusieurs orateurs ont fait référence à la difficulté qu’il y a à équilibrer les mesures destinées à réduire la consommation déraisonnable d’alcool et celles qui visent à encourager une consommation responsable, et les mesures de lutte contre les conséquences économiques d’une consommation nocive et celles liées à la production d’alcool. Elle soutient donc les appels à une approche globale et multisectorielle et constate avec plaisir que le projet de stratégie tient compte des divers contextes sociaux, politiques et culturels des

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Etats Membres de la Région. Il sera intéressant de voir comment la levée récente de l’interdiction de la vente d’alcool se répercutera sur les populations isolées des Iles Pitcairn. Il n’y a pas de voitures sur les îles, aussi l’alcool au volant ne constitue-t-il pas un problème et la consommation d’alcool dans les lieux publics n’est pas autorisée. Toutefois, un accès accru à la publicité pourrait bien avoir un effet sur l’usage social de l’alcool. Il est important de renforcer la base des connaissances en rapport avec la stratégie, par exemple à travers la création de réseaux et l’échange d’informations. Il existe encore des domaines que l’on comprend mal, par exemple les conséquences à long terme des pratiques des jeunes consistant à boire jusqu’à l’ivresse ou d’autres habitudes de consommation problématiques. Elle se félicite que l’on reconnaisse les synergies possibles entre les programmes destinés à lutter contre les méfaits de l’alcool et les mesures dirigées contre d’autres problèmes de santé publique tels que les grossesses non désirées, les infections sexuellement transmissibles, les problèmes de santé mentale, les toxicomanies et la pauvreté. Il ne faudrait pas sous-estimer les possibilités population. Le Dr AKE (Tonga) soutient le projet de stratégie régionale, dont la mise en oeuvre exigerait une approche globale. La réglementation de l’offre d’alcool et de l’accès à celui-ci est un facteur essentiel dans la réduction des méfaits de l’alcool. Il faudrait tirer les enseignements de la lutte contre le tabagisme, dans laquelle l’augmentation des taxes et donc l’élévation des prix des produits du tabac jouent un rôle important. Il faut néanmoins se préoccuper des problèmes de contrebande et de production artisanale d’alcool. Les Ministres de la Santé peuvent contribuer à la réussite de la stratégie en militant pour des mécanismes de réglementation forts et des politiques publiques favorables à la santé qui complèteraient les activités de promotion de la santé. Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim remercie les représentants de leurs observations et de l’appui qu’ils ont manifesté au projet de stratégie régionale. Les diverses suggestions seront prises en compte dans la mise au point définitive de la stratégie. Il est encourageant que de si nombreux Etats Membres prennent des mesures résolues – certaines allant au-delà des mesures recommandées dans la stratégie. Il est évident que les problèmes liés à l’alcool se répercutent sur pratiquement tous les aspects de la vie et touchent un large éventail de groupes d’âges et qu’une action multisectorielle s’impose. Les activités proposées dans le cadre de la stratégie ne sont cependant pas exhaustives et sont d’ordre indicatif, elles peuvent être adaptées par les gouvernements en fonction de leur situation et des possibilités locales. Les activités proposées reposent sur un volume de connaissance croissant. A cet égard, le Directeur régional par intérim appelle l’attention sur trois monographies préparées par le Centre collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en matière d’alcool et de toxicomanies de Nouvelle-Zélande, qui contiennent des informations supplémentaires sur les stratégies de commercialisation liées à l’alcool, les taxes et les traités économiques pertinents dans la Région. d’un impact beaucoup plus large sur la santé de la

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Se référant aux observations concernant la collaboration dans le Pacifique, il précise qu’une réunion des ministres de la santé aura lieu au Vanuatu en mars 2007. Bien qu’aucun point précis ne soit inscrit à l’ordre du jour concernant les méfaits de l’alcool, la question pourra y être soulevée, par exemple au cours de l’examen d’une stratégie de santé pour le Pacifique. En outre, des efforts sont en cours pour développer les liens entre le Bureau régional, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et le Secrétariat du Forum du Pacifique. Les résultats de la réunion des ministres seront utiles pour la réunion des Chefs de Gouvernement convoquée par le Forum. L’inclusion de l’alcool et du tabac dans l’Accord commercial des Pays insulaires du Pacifique n’est plus à l’ordre du jour et l’on s’intéresse beaucoup aux problèmes liés à l’alcool dans la Région. Le CONSEILLER REGIONAL, SANTE MENTALE ET TOXICOMANIES, remercie les Etats Membres d’avoir contribué à la préparation du document de stratégie commencée en 2004. Les contributions n’ont pas toutes été compatibles, aussi trois types de critères ont-ils été utilisés pour décider d’accepter ou non les propositions : des considérations de santé publique, l’existence de données factuelles et la faisabilité des mesures suggérées. Plusieurs représentants ont signalé qu’il fallait disposer de plus de données sur les méfaits de l’alcool et sur la consommation d’alcool en général. Des réunions ont été organisées et, en particulier, la consultation technique de mars 2006 a permis au Secrétariat de mieux comprendre la situation présente. La documentation disponible existait en anglais alors que la Région n’est pas entièrement anglophone. Quatorze centres collaborateurs sur la santé mentale et les toxicomanies ont été consultés pour transmettre des informations sur la situation dans les Etats Membres. Il est important d’aborder la question sous un angle plurisectoriel. La taxation pose un problème. Certains représentants craignent qu’elle n’incite les consommateurs à se procurer des alcools illicites ou d’autres produits prohibés. Cependant, plusieurs pays ont une vision à long terme et considèrent que la taxation confère aux gouvernements un contrôle plus large. La Chine a effectivement utilisé la taxation dès 1996 pour réglementer le marché de l’alcool, encourager la production de boissons présentant une plus faible teneur en alcool et décourager la production de spiritueux. Cette initiative a porté ses fruits. Le COORDONNATEUR, PRISE EN CHARGE DES TOXICOMANIES (SIEGE DE L’OMS) accueille favorablement les suggestions de la Région qui pourront être reprises dans le programme mondial. Il est clair désormais pour la communauté de la santé publique que la dépendance à l’alcool et la cirrhose due à l’alcool ne représentent qu’une partie du problème : les traumatismes, les maladies sexuellement transmissibles, le VIH, les incapacités et la mortalité sont aussi en partie imputables à l’alcool. Au Siège de l’OMS, les données factuelles sur l’usage nocif de l’alcool dans le monde et celles sur l’efficacité et le rapport coût-efficacité des différentes interventions font l’objet d’études constantes. Ces données doivent être présentées prochainement au comité d’experts qui fera part de ses recommandations au Secrétariat sur le travail qu’il conviendra de faire dans ce domaine.

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Concernant les systèmes de surveillance et le suivi : une consultation au Siège de l’OMS a abouti à une recommandation sur les indicateurs permettant de suivre les progrès accomplis dans la réduction des méfaits de l’alcool. Ces indicateurs pourront ensuite être expérimentés dans les Régions. Le soutien technique sera maintenu et des stratégies de grande envergure traiteront des problèmes courants tout en tenant compte des différences techniques et culturelles entre les pays. Dans le secteur de la santé, l’OMS a continué à montrer aux professionnels de santé comment s’attaquer non seulement aux troubles liés à l’alcool mais aussi aux modes dangereux de consommation d’alcool, en évitant les messages trompeurs communiqués notamment aux jeunes sur les bienfaits de l’alcool. Ces bienfaits existent parmi certains groupes spécifiques de population et à certains degrés de consommation, mais il ne faut pas les surévaluer. Les modes dangereux de consommation risquent d’être considérés comme des approches à faible risque. L’expérience acquise dans la Région du Pacifique occidental sera partagée avec les autres Régions de l’OMS. En l’absence de tout autre commentaire, le PRESIDENT demande aux rapporteurs de préparer un projet de résolution qu’ils soumettront plus tard dans la session à l’examen du Comité. 5. EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTIONS Le Comité examine les projets de résolutions suivants. 5.1 Projet de plan stratégique à moyen terme 2008-2013 et avant-projet de budget programme 2008-2009 (Document WPR/RC57/Conf. Paper No. 1) Décision : Le projet de résolution est adopté (voir résolution WPR/RC57.R1). 5.2 Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique ; le Règlement sanitaire international (2005) et la grippe aviaire (Document WPR/RC57/Conf. Paper No. 2) Décision : Le projet de résolution, tel qu’amendé, est adopté (voir résolution WPR/RC57.R2). 5.3 Examen d’un amendement au Règlement intérieur du Comité régional (Document WPR/RC57/Conf. Paper No. 3) Mme HALTON (Australie) explique que l’amendement a été proposé par la Chine avec l’appui de l’Australie dans le but d’apporter plus de clarté sur la nature des événements couverts par le document de travail. Décision : Le projet de résolution, tel qu’amendé, est adopté (voir résolution WPR/RC57.R3).

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6.

LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE, Y COMPRIS LE PLAN STRATEGIQUE « HALTE A LA TUBERCULOSE » DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 2006-2010 : Point 13 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/8) Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim explique que la cinquantième session du Comité

régional qui s’est tenue à Macao (Chine) en 1999 a été un événement marquant pour la lutte antituberculeuse dans la Région du Pacifique occidental. Dans sa résolution WPR/RC50.R5 adoptée à cette occasion, le Comité a déclaré la Région en crise de la tuberculose, ce qui a permis à la lutte antituberculeuse de marquer un tournant décisif. En 2000, l’OMS a instauré le Projet spécial Halte à la tuberculose dans le but de réduire de moitié pour 2010 la prévalence de la tuberculose et la mortalité qui lui est imputable par rapport aux niveaux de l’année 2000. Cette même année, le Comité a adopté également le Plan stratégique Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental 2000-2005 qui fixe des objectifs intermédiaires pour 2005, à savoir détecter au moins 70 % des cas suspects, guérir au moins 85 % de ces cas et assurer la couverture régionale du DOTS, la stratégie de lutte antituberculeuse recommandée par l’OMS. Alors que la Région est parvenue à mi-chemin dans ses efforts pour atteindre les objectifs de 2010, il est heureux d’annoncer au Comité régional que, selon les premiers rapports, elle a atteint ses objectifs de 2005. Cela signifie que près de 600 000 des 850 000 nouveaux cas estimés chaque année sont détectés et que 90 % de ces nouveaux cas parviennent à la guérison. Même si les progrès accomplis sont essentiels, il ne s’agit que d’une étape intermédiaire vers l’objectif final selon lequel les cas de tuberculose et les taux de mortalité qui lui sont imputables devront être réduits de moitié en 2010, soit cinq ans avant le délai des objectifs du Millénaire pour le développement. Même si les objectifs fixés par la Région du Pacifique occidental sont ambitieux, il est apparu que la Région pouvait les atteindre grâce à la volonté et aux efforts concertés des Etats Membres et des partenaires. L’impulsion imprimée ces cinq dernières années doit être absolument maintenue et la volonté de lutte antituberculeuse doit être renforcée. Notre tâche n’est pas terminée. Il nous reste à relever des défis considérables. Malgré l’expansion rapide et la très large application de la stratégie DOTS au cours des cinq dernières années, il est clair que le rythme actuel de progression ne suffira pas à atteindre l’objectif de 2010. Pour l’atteindre, il faut accélérer la baisse annuelle de 3 % obtenue actuellement dans la prévalence de la tuberculose et dans les taux de mortalité qui lui sont imputables, pour la faire passer à 8 %. Nous devrons prendre des mesures spécifiques pour franchir les obstacles auxquels nous nous heurtons lorsque nous nous efforçons d’accentuer la baisse de la prévalence de la tuberculose dans la Région et des taux de mortalité qui lui sont associés. En intensifiant nos efforts, nous devrions parvenir à améliorer la qualité de la mise en oeuvre de la stratégie DOTS. Nous devons nous attaquer à l’émergence de la tuberculose multirésistante et de la co-infection tuberculose-VIH. Il nous faut élaborer des stratégies complémentaires pour relancer les efforts de lutte antituberculeuse dans la Région, comme l’association

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des secteurs public et privé dans l’application du DOTS qui vise à faire participer tous les prestataires de services de santé à la lutte antituberculeuse, comme les soins antituberculeux confiés aux communautés ou comme les services antituberculeux offerts aux groupes de population les plus vulnérables. De plus, les programmes nationaux antituberculeux doivent participer plus activement aux efforts déployés localement au travers des systèmes de santé, notamment dans le développement des ressources humaines et dans les systèmes de financement et d’information. Le plan stratégique Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010 permet de répondre à ces besoins de façon exhaustive, dans l’esprit de la nouvelle stratégie mondiale de lutte antituberculeuse. Le plan stratégique permet clairement d’améliorer la qualité des traitements DOTS, d’assurer un accès équitable aux services antituberculeux et de faire face aux nouvelles menaces de tuberculose multirésistante et de co-infection tuberculose-VIH. Les sept pays de la Région les plus touchés par la tuberculose (le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et la République démocratique populaire lao) ont élaboré leurs plans nationaux de lutte antituberculeuse dans l’esprit du plan stratégique régional. Le plan régional et les plans des pays ont bénéficié du soutien du Groupe consultatif technique du Projet spécial Halte à la tuberculose après sa réunion à Busan, République de Corée, en mars 2006. Pour les cinq prochaines années, 2,2 milliards de dollars seront nécessaires pour permettre l’application du plan stratégique régional. Selon nos estimations, les fonds des Etats Membres et des partenaires ne permettent de couvrir que 70 % environ de ce montant. Nous devrons déployer des efforts considérables pour mobiliser les 637 millions de dollars qui manquent. C’est pourquoi nous encourageons les Etats Membres et nos partenaires à renouveler leur engagement dans la lutte antituberculeuse. Les Etats Membres sont instamment invités à : • Adopter le plan stratégique Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010, • Parachever et appliquer les plans nationaux de lutte antituberculeuse conformément au plan stratégique Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010, • Prévoir les ressources humaines suffisantes pour mettre en oeuvre les plans de lutte antituberculeuse, et enfin • Jouer un rôle actif dans la recherche de financements durables en faveur de la lutte antituberculeuse.

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La cinquante-septième session du Comité régional offre une occasion unique de gagner une nouvelle bataille contre la tuberculose. La volonté accrue de mettre en oeuvre le plan stratégique et les plans nationaux de lutte antituberculeuse est une condition indispensable si nous voulons assurer un avenir exempt de tuberculose. Le Dr SUGIURA (Japon) dit que la tuberculose est un fléau mondial. Il félicite le Bureau régional pour les résultats significatifs obtenus ces cinq dernières années dans la lutte contre cette maladie, notamment grâce au plan stratégique. La tuberculose pose toujours un problème au Japon. La stratégie DOTS a été introduite en 2000 et la nouvelle législation introduisant le DOTS dans la lutte antituberculeuse a été promulguée en 2005. Elle a permis d’obtenir une baisse régulière des taux de mortalité associés à cette maladie. Depuis 40 ans, son pays organise des cours de formation à la lutte contre la tuberculose et, dans le monde entier, des responsables de la plupart des départements de lutte antituberculeuse ont obtenu leurs diplômes à l’issue de ces cours. Son Gouvernement a également soutenu les projets de lutte antituberculeuse au Cambodge et aux Philippines et, face aux menaces de co-infection tuberculose-VIH et de tuberculose multirésistante, il continuera à soutenir les initiatives de lutte antituberculeuse dans la Région. Mme LE THI THU HA (Viet Nam) dit que sa délégation approuve le plan stratégique régional. Le programme de son pays contre la tuberculose a atteint tous les objectifs mondiaux. En effet, près de 100 % de la population bénéficie du traitement DOTS, 82 % des nouveaux cas sont détectés et 92 % de ces cas guérissent. L’augmentation des cas d’infection par le VIH explique en grande partie la persistance des cas de tuberculose au Viet Nam. Son Gouvernement a mis en place un plan national quinquennal de lutte antituberculeuse, dont les objectifs sont conformes au plan stratégique régional. Ce plan national garantira des services antituberculeux d’excellente qualité et à tous les niveaux, contribuera à améliorer l’accès des minorités ethniques et des pauvres à des soins antituberculeux de qualité, permettra aux médecins du secteur privé, grâce à des sessions de formation, d’assurer des diagnostics et des traitements satisfaisants, assurera l’application du cadre stratégique de lutte contre la co-infection tuberculose-VIH et le lancement des traitements de seconde intention dans les cas de tuberculose multirésistante. Le plan prévoit de traiter 1500 patients atteints de tuberculose multirésistante dans les années à venir pour un prix estimatif de 2000 dollars par patient. Le plan a pour autre objectif d’améliorer l’accès et le traitement des patients tuberculeux dans les prisons et les centres de désintoxication de 16 provinces. Toutefois, le financement de l’ensemble du programme n’est pas assuré. Mme LE THI THU HA considère que si l’on veut atteindre les objectifs mondiaux de lutte antituberculeuse et s’y tenir, le financement durable des programmes antituberculeux doit être réglé à l’échelon des pays, des Régions et du monde.

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M. O’CONNOR (Nouvelle-Zélande) explique que la propagation de la tuberculose multirésistante et de la co-infection tuberculose-VIH rend plus complexes les problèmes de pauvreté, de surpopulation, de migration, de discrimination et de mauvaise observance des traitements et compromet la réussite de la lutte antituberculeuse dans un futur prévisible. Pourtant, la Région a fait des progrès considérables grâce aux efforts des pays et de l’OMS et le projet de plan stratégique offre un cadre d’action satisfaisant pour l’avenir. Son pays s’est engagé à participer activement à la lutte antituberculeuse dans la Région du Pacifique occidental et à collaborer avec l’OMS, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et des organismes bilatéraux. La Nouvelle-Zélande, qui a favorisé l’immigration, a bénéficié de l’amélioration de la lutte internationale contre la tuberculose. Près de 70 % de tous les cas de tuberculose et de tuberculose multirésistante dans le pays ont été détectés parmi les nouveaux immigrants ou les résidents temporaires. Son Gouvernement approuve le projet de plan stratégique mais considère qu’il devrait refléter davantage la nécessité de renforcer la collaboration et la coordination entre les pays. Ainsi, les personnes qui ont commencé un traitement alors qu’elles résident temporairement dans un pays devraient être assurées de bénéficier d’un suivi approprié une fois rentrées dans leur pays. M. SAMO (Etats fédérés de Micronésie) déclare que sa délégation adhère pleinement au projet de Stratégie. Bien que le rapport fasse état d’une baisse générale de 15 % de la prévalence de la tuberculose dans la Région, il est important de rester conscient de la vulnérabilité des populations à haut risque, en particulier dans les petits Etats insulaires en développement. L’appui financier et technique au profit de ces groupes doit être maintenu afin que les buts de la Stratégie prennent corps. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) déclare que son pays est un fervent partisan de l’adoption du projet de Plan stratégique. Les buts et objectifs du plan national de lutte antituberculeuse aux Philippines sont conformes à ceux énoncés dans le rapport. Les résultats obtenus grâce au programme national sont encourageants : le taux de dépistage des cas est passé de 70 à 73% entre 2004 et 2005, et le taux de succès thérapeutique se situe à 89 % depuis 2003. La pérennisation de ces acquis exige de forts partenariats entre les secteurs public et privé. Le ministère de la Santé à mis en oeuvre un DOTS mixte public/privé en collaboration avec la Coalition philippine contre la tuberculose, et, de concert avec les pouvoirs publics locaux et une fondation privée, il étend la prise en charge programmatique de la tuberculose multirésistante, avec le concours du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Le ministère de la Santé a également émis des directives en matière d’orientation et de prise en charge des patients co-infectés par la tuberculose et le VIH, en coordination avec le Conseil national philippin de lutte contre le SIDA. Le secteur privé apporte donc une contribution de plus en plus marquée au dépistage et à la prise en charge des cas de tuberculose aux Philippines. Le Dr KWON (République de Corée) déclare que son pays se félicite que le Partenariat « Halte à la tuberculose » dans le Pacifique occidental ait atteint bon nombre de ses cibles, aidé en cela par le Bureau régional, les Etats Membres, des experts, des bailleurs de fonds et d’autres partenaires. Le

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Cambodge, la Chine, les Philippines et le Viet Nam, en particulier, des pays supportant une lourde charge, ont fait montre d’une forte volonté politique dans la lutte antituberculeuse. L’un des objectifs du projet de Plan stratégique consiste à ce que la Région du Pacifique occidental atteigne, d’ici à 2010, l’objectif du Millénaire pour le développement relatif à la tuberculose, soit cinq ans avant les autres Régions de l’OMS, et la République de Corée souscrit largement à cette visée. Le pays prend actuellement des mesures visant à relever encore le taux de guérison, en affectant des fonds à la pleine mise en oeuvre du DOTS dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé. En outre, un plan prévoyant la prise en charge des dépenses médicales de tous les patients atteints de tuberculose multirésistante a été élaboré. Parmi les défis restant à relever figurent la tuberculose ultrarésistante, la lutte antituberculeuse au sein des populations marginalisées, la co-infection tuberculose/VIH, et la tuberculose multirésistante. Le renforcement des ressources humaines, à tous les niveaux, est une arme indispensable face de tels défis. En 2006, le pays a proposé des programmes de formation à des laborantins de 15 pays et à des médecins de 10 pays des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-est. Ces cours de formation seront étendus par la suite. Depuis 2000, la République de Corée promeut un système de surveillance de la tuberculose en ligne et fournira un appui technique aux utilisateurs qui en feront la demande. Le pays prévoit de collaborer à l’élaboration de lignes directrices relatives à la réalisation d’enquêtes de prévalence de la tuberculose dans les Etats Membres, en s’appuyant sur sa propre expérience et sur le fruit de ses recherches. Le Dr TIBAN (Kiribati) évoque le profond intérêt de son pays pour le rapport, qui fournit de bonnes orientations pour une lutte efficace contre la tuberculose. Il est heureux de constater que le rôle essentiel du renforcement des systèmes de santé dans l’accomplissement des quatre objectifs fondamentaux énumérés dans le document n’y est pas oublié. Son pays souscrit à l’intégralité du projet de Stratégie. Bien que le programme DOTS de Kiribati fasse figure d’exemple, les deux cas dépistés chaque jour indiquent la présence persistante d’un réservoir croissant de tuberculose. L’OMS aide le pays à faire face au premier cas de tuberculose multirésistante, détecté récemment. Kiribati espère étendre son programme préventif pour atteindre les populations au sein desquels de nombreux cas nouveaux sont détectés et améliorer les programmes ciblant les personnes vivant à l’écart des principaux centres de traitement. Ces initiatives exigeront des moyens humains et financiers, et le pays escompte bénéficier d’une assistance dans le cadre du projet de Stratégie. Le Dr KHALIZAH (Brunéi Darussalam) rend hommage à l’action menée par l’OMS contre la tuberculose et souscrit pleinement aux initiatives proposées dans le Plan stratégique « Halte à la tuberculose » dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010. Il appuie pleinement la prévention et la lutte contre des maladies infectieuses telles que la tuberculose, et y adhère sans réserve. Il évoque l’émergence de la tuberculose ultrarésistante et note avec satisfaction la rapidité avec laquelle l’OMS a

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diffusé l’information. Il convient également que la co-infection tuberculose/VIH fait peser une lourde menace sur les progrès réalisés dans la lutte antituberculeuse dans la Région. Son pays s’est employé à atteindre les cibles régionales de lutte antituberculeuse au travers de son Programme national de lutte contre la maladie, mis sur pied en 2000. Malgré un niveau de vie élevé, un accès aisé aux soins et un taux de vaccination par le BCG important, la mise en place du Programme nationale de lutte contre la tuberculose et une excellente couverture par le DOTS, la tuberculose reste un problème dans son pays. Le ministère de la Santé a suggéré que des recherches soient effectuées sur les facteurs de risque à l’origine de la tuberculose. Brunéi Darussalam compte à nouveau sur le soutien de l’OMS pour évaluer son programme de surveillance de la tuberculose, en particulier son volet dépistage, et pour améliorer les capacités de ses laboratoires. M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d’Amérique) déclare que son pays appuie le travail réalisé en vue de pérenniser et de renforcer le programme de lutte antituberculeuse et collabore avec le Secrétariat de l’OMS dans son projet spécial « Halte à la tuberculose ». Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent activement la résolution de l’OMS sur le financement durable de la prévention et de la lutte antituberculeuses (WHA58.14). Pour engranger de nouvelles victoires, il est important de poursuivre la mise en oeuvre de haute qualité de la stratégie de lutte antituberculeuse recommandée au niveau international, à savoir le DOTS. Des diagnostics fins et des capacités de laboratoires performantes, une plus grande vigilance contre la tuberculose multirésistante et une mise en oeuvre exhaustive des programmes DOTS-plus sont également des outils essentiels. L’OMS doit poursuivre son action en étroite collaboration avec le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme pour garantir la coordination des subventions et des autres efforts déployés pour dépister et guérir la tuberculose dans la Région. Il souscrit aux mesures proposées dans le document WPR/RC57/8, mais demande que l’expression « droit fondamental » soit remplacée par « but consistant à offrir un accès universel à un traitement et à des soins de haute qualité », dans la partie consacrée aux services et aux soins antituberculeux. Cette modification permettrait d’harmoniser le document avec le texte ayant déjà fait l’objet de négociations lors de l’Assemblée mondiale de la Santé. Il formule les suggestions suivantes afin d’améliorer le projet de Plan stratégique « Halte à la tuberculose » dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010 (la numérotation suivie par M. Villagomez correspond à celle de la version du document disponible en ligne ; les chiffres en parenthèses renvoient aux pages de l’annexe au document WPR/RC57/8.) :

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page 17 (10), paragraphe 2 : la présence de tuberculose au sein des populations migrantes de la Région constitue une préoccupation sérieuse. Il est important de concevoir des stratégies novatrices permettant d’éviter la marginalisation de ces populations, qui exacerberait encore les difficultés rencontrées pour atteindre les personnes à haut risque.

page 18 (11), paragraphe 4 : les programmes traditionnels de prise en charge de la tuberculose restent actuellement les meilleurs outils d’identification, de suivi et de traitement des cas de tuberculose, et les personnes n’y ayant pas accès ne se voient pas garantir le même niveau de soins. Le document doit mettre en exergue l’importance de systèmes de soins antituberculeux traditionnellement intégrés selon un axe vertical, dans lesquels les soins sont dispensés par des prestataires des secteurs public et privé, des programmes de lutte contre le VIH/SIDA et d’autres programmes sanitaires afin de veiller à un meilleur accès à des soins antituberculeux de qualité. Chaque patient atteint de la tuberculose doit subir un test de dépistage du VIH et chaque personne séropositive doit faire l’objet d’un dépistage de la tuberculose.

page 20 (13), encadré 1 : Il faut fixer un but réaliste en matière de réduction de la charge mondiale de tuberculose ; par exemple, réduire de moitié, par rapport aux niveaux de 1990, la mortalité imputable à la tuberculose, d’ici à 2015. Ce but est conforme à celui approuvé par les membres du G8 lors du Sommet de Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie), en juillet 2006.

page 20 (13) et page 26 (19) : Le recours à des cultures bactériologiques à des fins de confirmation des cas ne sera peut-être pas possible dans tous les Etats et Territoires de la Région. Le document doit préciser quel sera l’influence de ce nouveau protocole diagnostique sur les buts fixés en matière de taux de guérison et si la définition de « guérison » restera fondée sur le nombre de frottis devenus négatifs en fin de traitement lorsque les cliniciens utiliseront des cultures bactériologiques à des fins diagnostiques.

Le document doit indiquer plus clairement qui sera chargé d’effectuer les évaluations et quels indicateurs seront utilisés pour mesurer les résultats.

page 52 (45) : dans la dernière colonne, on doit lire « mortalité ».

M. FORAU (Iles Salomon) déclare que le Programme de lutte antituberculeuse des Iles Salomon, qui a bénéficié d’un financement de l’OMS et du Japon, est une priorité pour son pays. C’est l’un des programmes les mieux structurés et il continue à porter ses fruits. Bien que maîtrisée, la maladie demeure un problème de santé publique. Les taux de dépistage s’élèvent à 72 % des cas, dont 50 % à frottis positif. La tuberculose pulmonaire représente 80 % des cas, répartis dans une fourchette d’âge allant de

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15 à 35 ans. Les taux de succès thérapeutiques atteignent 90 %, contre un taux de guérison de 72 %. Ces résultats sont le fruit d’une mise en oeuvre très vigoureuse du programme DOTS et d’un réseau de santé primaire couvrant l’intégralité du pays. Le projet de Stratégie viendra appuyer un programme déjà efficace de lutte contre une maladie aggravée par d’autres facteurs et notamment par la co-infection tuberculose/VIH. Le représentant des Iles Salomon accueille avec satisfaction la Stratégie et se réjouit par avance de la poursuite du partenariat avec l’OMS et d’autres bailleurs de fonds impliqués dans la lutte antituberculeuse. Le Dr KONG (Chine) convient que les quatre grands domaines d’intervention décrits dans le Plan stratégique sont essentiels à la prévention et la lutte antituberculeuses dans la Région. Le but régional consistant à réduire de moitié la prévalence de la tuberculose et la mortalité qui lui est imputable, d’ici à 2010, par rapport à leurs niveaux de l’an 2000, représente un défi pour la Chine. Toutefois, son gouvernement y souscrit et s’emploie à atteindre le but mondial qui consiste à réduire de moitié, d’ici à 2015, la prévalence de la maladie et la mortalité qui lui est due, par rapport à leurs niveaux de 1990. A cette fin, un ensemble de mesures préventives et thérapeutiques contre la tuberculose ont été adoptées et, à la fin de l’année 2005, la Chine avait atteint, dans les délais impartis, le but intermédiaire consistant en un taux de dépistage de plus de 70 % des cas et un taux de guérison de 85 %. De tels résultats étaient indispensables à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Le gouvernement a dressé des plans d’action et des cadres d’intervention contre la tuberculose multirésistante, la co-infection tuberculose/VIH, en faveur d’un accès équitable aux services antituberculeux à tous les patients, et du développement des ressources humaines. Tous ces domaines sont autant de défis supplémentaires pour la Chine, qui espère continuer à bénéficier du soutien de l’OMS et de l’expérience d’autres Etats Membres. Le Dr LAM (Hong Kong, Chine) remercie le Directeur régional par intérim d’avoir dressé le Plan stratégique « Halte à la tuberculose » dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010, un document extrêmement complet. Hong Kong (Chine) a travaillé avec ardeur pour combattre la tuberculose, en procédant notamment à des vaccinations par le BCG dès la naissance, en conférant à la notification un statut réglementaire, en mettant sur pied des programmes de surveillance et en assurant une couverture intégrale du DOTS. Cependant, la tuberculose demeure l’un des problèmes de santé publique majeurs, compte tenu notamment du vieillissement de la population. En effet, beaucoup de personnes atteintes sont infectées dans leur jeunesse. Il se demande si d’autres Etats Membres rencontrent un problème semblable.

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Le taux de notification s’élève à environ 90 cas pour 100 000 habitants, plaçant Hong Kong dans la catégorie des pays dont la charge de tuberculose est intermédiaire. Réduire la prévalence constituera un défi de taille. A l’heure actuelle, le taux DOTS de détection des cas se situe à 55 % pour les nouveaux cas à frottis positif et à 88 % pour les nouveaux cas et les rechutes en 2004. Le taux de succès thérapeutique chez les cas à frottis positif est de 80 et 85 %, à un et à deux ans, respectivement, et le pays espère de nouvelles améliorations. Le Dr Lam remercie l’OMS de ses conseils dans la lutte antituberculeuse et plaide en faveur de l’adoption du Plan stratégique, qui sera employée pour guider la mise en oeuvre des activités de prévention et de lutte antituberculeuses à Hong Kong (Chine). Le Dr BOUTTA (République démocratique populaire lao) complimente le Secrétariat sur le projet de Plan stratégique « Halte à la tuberculose » dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010. La tuberculose reste un problème majeur et la prévalence de la co-infection tuberculose/VIH est notoire et devrait poursuivre sa progression. Son pays, avec le concours du Fonds mondial, de l’OMS et de la Fondation Damien, a promu activement la stratégie DOTS et s’est employé à améliorer les taux de détection des nouveaux cas et de succès thérapeutique. Cependant, les caractéristiques géographiques de son pays, qui compte des milliers de villages isolés, rendent le dépistage et le traitement extrêmes compliqués, en en réduisant l’observance et les chances de succès. Mme KONELIOS-LANG (République des Iles Marshall) précise que la charge engendrée par la tuberculose est extrêmement lourde dans son pays, qui connaît un taux de prévalence de 111 cas pour 100 000 habitants, et la maladie continue de faire peser une menace sur la santé publique. Les cibles fixées lors de la cinquante-et-unième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, en 2000, ont été atteintes, mais la tuberculose reste un défi pour son pays, dont la population est mobile. Il est important de maintenir l’élan actuel pour parvenir à l’objectif prévoyant une réduction de moitié, par rapport aux niveaux de 2000, de la prévalence de la tuberculose, d’ici à 2010. Le Programme national de lutte antituberculeuse jouit actuellement du soutien de l’OMS, des Centres de lutte contre la maladie des Etats-Unis d’Amérique et du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Le Programme poursuivra ses activités, en les harmonisant avec le Plan stratégique « Halte à la tuberculose » dans la Région du Pacifique occidental 2006-2010. Les progrès du pays en matière de prévention et de lutte antituberculeuses un nouvel élan s’accentueront en optimisant la couverture du DOTS, en garantissant un accès équitable aux services antituberculeux et en adaptant le DOTS aux cas de tuberculose multirésistante et de co-infection tuberculose/VIH.

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Elle souscrit vigoureusement au Plan stratégique et adresse ses remerciements au Secrétariat pour le travail consacré à la préparation du document. La séance est levée à 12h10.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé