Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

DRACUNCULIASIS = DRACUNCULOSE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WklvEpidm Rec No 23-S June 1987

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ReleV f éptdèm hebd N°23 - 5 juin 1987

DRACUNCULIASIS

DRACUNCULOSE C ôte d’Ivoire. — Il semble, à en juger par de récents rapports, que le programme large et résolu d'approvisionnement en eau saine mis en place en Côte d’ivoire ait fait rapidement diminuer l’incidence annuelle de la dracunculose. En 1973, avant même l’ouverture de la Décennie interna­ tionale de l’eau potable et de l’assainissement (1981-1990), le Gouverne­ ment avait lancé un ambitieux projet d’approvisionnement en eau des zones rurales.1 La responsabilité de cette composante majeure du pro­ gramme de lutte contre la dracunculose incombe à la Direction générale de l’Hydraulique et au Ministère des Travaux publics et des Transports. En 1985, on avait foré dansle cadre de cette initiative quelque 12 500 nouveaux puits, et on espère atteindre d ’ici 19901e chiffre total de 14 500 à 15 000 nouveaux puits. Depuis la fin 1982, le Service national de l’Education pour la Santé de l’Institut national de la Santé publique (INSP) — qui relève d u Ministère d elà Santé publique et d e là Population — mène dans une grande partie de la région où la dracunculose est endémique un vigoureux effort d’édu­ cation pour la santé, pour accompagner le programme d’approvisionne­ ment en eau des zones rurales.2 Une nouvelle catégorie de travailleurs sanitaires, les «agents de développement sanitaire», s’occupait à la fais de l’éducation pour la santé et de la surveillance active et régulière des cas de dracunculose. Ges agents couvrent 2100 villages, soit à peu près un quart de tous les villages du pays. Fig. 1 Reported cases of dracunculiasis, Côte d’Ivoire, 19(6-1985 Cas déclarés de dracunculose, Côte d’ivoire, 19(6-1985

Côte d’Ivoire. - Recent reports suggest that a comprehensive, aggressive programme to provide safe drinking-water in Côte d'Ivoire has resulted in a rapid decline in the annual incidence of dracunculiasis. In 1973, before the International Drinking Water Supply and Sanitation Decade CI9S1-1990), the Government began an ambitious rural water supply effort.1 Responsibility for this major component of the anti-dracunculiasis programme rests with the Central Water Authority of the Ministry of Public Works and Transport. Under this initiative, approximately 12 500 new wells had been provided by 1985, and a total of 14 500 to 15 000 new weUs are expected to be provided by 1990. Since the end of 1982, a vigorous health education effort has been undertaken to accompany the rural water supply programme in much of the endemic area, by the National Health Education Service of the National Public Health Institute (INSP), a unit of the Ministry of Public Health and Population.2 A new category of health workers, called "agents de développement sanitaire”, carry out health education and regular active surveillance for cases of dracunculiasis. These workers cover 2 100 villages, or about 25% of the total villages in the country.

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At the Sixth Technical Meeting o f the Chief Medical Officers (médecins-chefs) of the Rural Health Sectors in 1983, it was acknowledged that dracunculiasis was still a significant public health problem, and efforts were then made to develop a compre­ hensive programme to fight the disease, as strongly recommended by WHO and the United Nations Development Programme (UNDP). In 1983, a consultant epidemiologist provided by WHO assisted in designing the latter programme, which incorporates a combined strategy o f rural water supply, health education, active surveillance, chemical treatment o f unsafe water sources with temephos, Abate or Zirame, and treatment o f active cases. The results of these and earlier efforts are seen in Fig. I. The reported incidence of dracunculiasis in Côte d’Ivoire has declined from 67 123 cases in 1966, to 4 971 cases in 1976, and to 1 889 cases in 1985.

A leur Sixième Réunion technique, en 1983, les médecins-chefs des secteurs de santé ruiauxavaientreconnuque la dracunculose continuait à poser un important problème de santé publique, et l’on s’est alors efforcé d'élaborer, pour combattre cette maladie, un programme exhaustif, ainsi que le recommandaient vivement l’OMS et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Cette même année, un consul­ tant en épidémiologie recruté par lessoins de l’OMS est venu prêter son assistance pour rétablissement du programme, dont la stratégie intègre l’approvisionnement rural en eau, l’éducation pour la santé, la surveil­ lance active, le traitement chimique (par le téméphos, l’Abate ou le Zirame) des points d’eau pollués, et le traitement des cas de filariose évolutive. On peut voir à la Fig. 1 les résultats de la lutte contre la dracunculose, avant et depuis la mise en place du programme. L’incidence déclarée de la maladie en Côte d’ivoire est tombée de 67 123 cas en 1966 à 4 971 cas en 1976 et 1 889 en 1985.

(Based on/D’après: A report from the Ministry of Public Health and Population/Un rapport du Ministère de la Santé publique et de la Population.) E d i t o r i a l N o t e (WHO Collaborating Centre for Research, Training and Control o f Dracunculiasis): Since the system o f active surveillance apparently does not cover the entire country, these data should be interpreted cautiously. However, since dracunculiasis is an officially reportable disease in Côte d’Ivoire, and 1 See No. 42. 1984. pp. 326-327 ! Sec No 27. 1985. pp. 207-20». N o t e d e l a R é d a c t i o n (Centre collaborateur OMS pour la recherche et la lutte contre la dracunculose): Le système de surveillance active ne couvrant apparemment pas l’ensemble du territoire, il convient d’inter­ préter ces données avec une certaine prudence. Toutefois, comme la dracunculose est en Côte d ’Ivoire une maladie à déclaration obligatoire, ‘ Voir N“ 42. 1984, pp, 326-327 1 Voir N“ 27,1985, pp. 207-209,

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since the effect of active surveillance in those areas which are cohered by that system would be to increase the total numbers of cases reported, the substantial decline in reported cases probably does reflect greatly reduced transmission of dracunculiasis as a result o f the national elimination effort. Even so, only when active surveillance is undertaken in all endemic or formerly endemic areas of the country can one be confident that the decline is real.

et que la surveillance active, dans les zones couvertes par ce système, doit avoir pour effet d’augmenter le nombre des cas déclarés, l’importante diminution des cas enregistrés traduit probablement une réduction appréciable de la transmission de la dracunculose à la suite des efforts nationaux entrepris pour l'éliminer. Cependant, même dans ce cas, on ne pourra être sûr que le déclin est réel que lorsque la surveillance active sera appliquée dans toutes les régions du pays où la maladie existe ou a existé à l’état endémique.

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé