Organisation mondiale de la santé (OMS) · Publications

Rapport Annuel du Directeur Regional a la Seizieme Session du Comite Regional, juillet 1965 - 30 juin 1966

Organisation mondiale de la santé
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965- Bu reau regional de I'OMS pour la Mediterranee I ~ orientale ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU REG roNAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTAIE RAPPORI' ANNUEL du DIRECTEUR REGIONAL It la SElZIEME SESSION DU COMITE REGIONAL ler Juillet 1965 - 30 Juin 1966 EM/RC16/2 TABIE DES MATmRES INTRODUCTION • • •• • • • • APERCU GENERAL I COMITE REGIONAL, QUINZIEME SESSION • • II SERVICES CONSULTATIFS ET 'IECiiNIQUES 1. ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE -Enseignement medical • • • • • • Enseignement de la mectecine dentalre Enselgnement postuniversltaire Programme de bourses d'etudes •••• 2. ERADICATIONDU PALUDISME . . Etat d'avancement de lleradicatlon du paludlsme -Programmes, actlvltes de planlflcation et d' evaluation . . . . . . . . . . . . . . . 'Formation professionnelle et bourses d'etudes Recrutement de personnel et flnancement • • • Problemes techniques e t travaux de recherche Activites coordonnatrices 'Perspec tl yes d' avenir .'. • • • • • • • • • • 3. r1ALADIES TRANSMISSIDIES Maladies quarantenaires (cholera - varlo1e) Maladies bacteriennes (tuberculose - lepre) Ophtalmies transmisslbles • • • • • Maladies parasltaires (bi.lharziose) ••• 4. EPIDEMIOLOGIE ET STATISTIQUES SANITAlRES Epid-emiologie . . ' . ' .• . . . t • • • • • • Statistiques demographiques et sanitaires EM/RC16/2 page 1 1 20 22 25 25 26 29 31 35 36 38 40 42 45 51 55 56 60 61 EM/RCI6/2 page 11 III 5. SERVICES DE SANTE PUBLIQUE Administration de la sante publ1que (Developpement .communautalre - Hygiene rurale) Laboratoires de sante publ lque Soins I nfirmicrs Education sanitaire . • • • • • • Hygiene de la maternite et de l'enfance Pharrnacie et dep8ts de fournitures medicales 6 . PROTECTION ET PROMCYI'ION DE LA SANTE Lutte contre Ie cancer .Nutrltlon ••••• ' . Readaptati on m€dicale 7. HYG!ENE DU MILIEU Urbanisme • • • • Approvisionnement public en eau Autres activites menees dans le ne du milieu INFORMATION domaine de l'hygie- IV ADMINISTRATION ET FINANCES Generali t es Personnel Budget et finances Fournitures et materiel medicaux Annexe I Pro jets par pa~rs 65 68 71 73 76 80 88 89 92 95 99 101 103 104 Annexe II Accords cone Ius entre Ie ler juillet 1965 et Ie 30 Juin 1966 /\nnexe III Resolution vffiA19.7 - Creation d'un fonds de roulement pour ·le materiel d ' enseignement et de labora toire destine a l 'enseignement medical I N T R OD U C T ION INTRODUCTION Lors de mes precedents rapports. j'ai dej~ fait allusion a la rapidite du developpement industriel et urbain qui intervient dans la Region, ainsi qu'a toutes les exigences qui en decoulent sur Ie plan sanitaire. La Journee mondiale de la Sante, dont Ie th~me . eta,it en 1966 "L'homme dans la grande ville", a offert ~ l'OMS et aux Etats Membres une occasion propice pour insister sur les probl~mes eanitairesposes par l'urbanisation, et qui revetent une importance de plus en plus grande pour notre Region. Les villes de la Mediterranee orientale croissent a la cadence ~ -, . . .. " ~; ; ' : moyenne de 4% par an, soit a un rythme largement superieur a celui de la poussee demographique pour l'ensemble de la Region, qui est d'environ i,5o/. par an. Dans leurs estimations, les Nations Unies vont jusqu'~ . do~er ~ certaines grandes villes Ie taux de croissance explosif de 7%. A ce rythme, la population urbaine de 1<3: Region devrait doubler d'ici vingt ans, ce qui alourdirait encore la tache des urbanistes et des autorit~e . sanitaires. Ges chiffres suffisent a ·illustrer Ie progres rapide de l'urbanisation, qui est l'un de's traits les plus marquants de l'aHure effrenee a laquelle la Region se developpe aujourd'hui • . ' L'attrait d'uli' emploi lucratif d~ns l'indus'trie - facteur principal de l'exo~e · ~~tuel vers les grands centres-drainechaque annee des cen- taines de milliers ' de cultivateurs et de bedouins vers les villes, ou les possibilites de i~gement , les systames d'adduction d'eau et les instal- lations d1egouts o~ ' deja du mal a repondre aux besoins croi's~ants des populations. De nombreuses villes demolissent leurs taudis EM/RCI6/Z page Z et construisent des habitations convenables pour abriter les millions d'etres humains qui s'accumulent dans leurs murs; de leur cote, les urbanistes s'efforcent d'empikher la profusion de nouveaux taudis. Les travailleurs sanitaires ant Russi un role a jouer dans la resolution de ces problemes: . l'entassement dans des locaux exigus facilite la transmission des maladies; d'innombrables cas de maladies d'origine hydrique surviennent dans les faubourgs tentaculaires pa.~ s1,lite de l'i~su{fisanc~ des systemes de distribution d'eau; les mauvaises con- ditions de logement determinent un etat permanent d'irritatii:m et de tension mentale; la pollution urbaine, en dehors de ses manifestations bien connues sur Ie milieu, revet trop souvent la forme infiniment plus pernicieuse de "degradation mentale"; c'est pourquoi on ne saurait accorder trop d'attention a l'adaptation des nouveaux venus, dont la ren- contre traumatisante avec de nouveaux concepts des valeurs urbaines et des techniques industrielles se traduit souvent par des troubles mentaux. C uel que soit ,Ie degr e d'agressivite' des villes de la Region contre les rrliUions de personnes quiyvivent et dont Ie nombre s'accroit sans cesse, l'urbanisation fait partout peser des responsabilitespluslourdes, tant sur les urbanistes que sur les autorit e s sanitaires, et tous doivent conjuguer leurs efforts pour faire des viUes des endroits plusagreables a vivre. L'OMS porte .iermement ses efforts dans ce sens en fournissant l'avis d'experts dans plusieurs domaines connexes, notamment l'assain- issement du milieu, la planification sanitaire des municipaUtes (y com- pris la planification des canalisations d'eau, des r-~seaux d'egouts et des systemes d' €limination des dechets), I' approvisionnelTIent public en eau et la lutte c~ntre la pollution de l'air. * EM/RC16/Z page 3 Je viens de parler de 11 expansion demographique observeedans. l'ensemble de la Region, estime e a environ 2,5. % par,-an. L'inhiret accru qui se filanifeste dan.S nos pays pour la planificationde la famille ,est donc une cqnsequence. I14turE>lle du souci qu'ont les Gouverne- ments d'ameliorer Ie bien-etre sanitaireet social de leurs populathms, tout en mettant a profit les connaissancesscientifiques susceptiblesde hater Ie d~veloppement socio-economique. ,Ces dernieres annees, l'Organisation mondiale de la 'Sante -s'~st' de plus .eIl: plUB penchee sur la ~iologie . de la. reproduction humaine.- Cinq;glj~,upjesscienti£iques se sontreunis. pourfaire 'cle point des con;.; naissances actuelles et des lacunes dans ce domaine, et :pour indiquer ~d'.organisation quelle est l'evolution de la situation -et quels sont ies •• • • ••. >. prpblemes les plus importants a confier a la recherche,· avec 9'on assistancceventuelle. . Ces groupes scientifiquesont etudie la biologie , de la reprad1:l,t;,ti{>n, la biologie des gonades et des ; .gametes, la fecondation et la gestation, la biochimie des steroitles sexuels, les aspects immuno- logiques et pharmaceutiques de la reproduction, la clinique de l'utilisation des gestogilmes 'oraux, et les aspects physiologiques etCliniques des dis- positifs intra-uterins, en vue d'daclir des ' ~omparaisons' entre ces di~'~;s domaines. Les rapports des cinq groupes scientifiques ont et~ .publies. , Cependant, nos connaissances sc:;ientifiques sur la reproduction humai.t;le sont encore insuffisantes, et lIon projette de constituer de nouveaux groupes ,pour 11 etude d'autres aspects de ce probleme. , Lo~s i. dej sa s ,eJ?si.ol);.rle .mai .dernier , ,· la Dix'"'NeuviemeAs9~mbl:e'e' ''' mondialede; la$ante a ,fait etat . .du,travaila:ccompli par les groupes 9cientHi,.qq~s, ,et a ,red;oUim ,la politique adoptee par l'OMSa l'tga'rddes" EM/RCI6/2 page 4 aspects sanitaircs des probl0mes de population mondiale et de planifi- cation de la famille." Elle a c::mfirme a Cc propos que "Ie role de l'OMS est?_~;,:!.Cl.urni.r ... des avis techniques aux Ivi embres qui en font la demande pour la mise en oeuvre d'activit<:s relatives a la planification de la famille, dans Ie cadre d'un service de sante organise, sans que les fonctions pr<::ventives et curatives de ce service s'en trouvent affectees". La question de la planification de la famille a cgalement ete examinee par Ie FISE lors de la rt:union de son Gonseil d' jl dministration, qui s'est tenue a l .ddis-Ioeba en jt:.in 1966. -Studiant Ie rapport de son Directeur general sur Ie role que pourrait jouer Ie FISE dans· la. planiH- cation de la famille, Ie -=:onseil a decide "d'attendrejusqu'a. sa ·session de 1967 pour donner suite awe recommandations de son Directeur g ,,:nerd", et a demande Itl'avis du Gomite mixte FIS.i:/CW...s des directives sanitaires sur la meilleure fa " on dont Ie FISE pourrait cooperer au programme de planification de la famille, et notamment a. sesaspects·techniques". * Pendant l'ete de 1965, l'attention mondiale s'est portee sur la propagation du chol.::ra £1 Torvers l'ouest, des poussces cpidcmiques s I dant manifestces dans des zones de la Region qui en etaient rest~es e:l!.emptes ciepuis plusieurs d<:cennies. P our cOl-jurer cette menace, les gouvernements im:resses se sont immt:idiatement ernployes a. mettre en oeUVre des mesures destinces a. arreter l'expansion de la maladie. L I 0lviS: a ete arnenee a. aider les zones nouvellement afiectees, par l' envoi d'experts du cholera et par la diffusion d'informations pertinentes sur les recents progr~s accomplis dans la o recherche sur cette maladie, notam- ment en matiere de bacteriologie, d' epidemiologieet de mesures de lutte, I' ensemble de cet effort .visant a. empecherla m~ladie de prendre piedet EM/RCI6/2 page 5 " ,de ~e constitueruntremplin pour une invasion ultc rieure. " ::ttl"ciutt-e, les gou"ernements ont ' cL': r"guli-llrement tenus au courant' cle i' eV'olbtion ' du cholera dans cette R egion et dans les secteursvoisins. F our pr eparer les pays a fai~e face a toute' .;:ventualite et a se constituer un noyau de travailleurs sanitaires qualifitls en la mati~re, Ie Bureau regional a organis e deux cours d'initiation ala bacteriologie du cholera, l'un a Beyrouth et l'autre a Teheran.Il n'est nul Desoin de souligner l'i:mportance que presentent de bons laboratoires dote s de, . . ' personnel dament qualifie pour les recherchesepidemiologiques et la ;; , lutte contre Ie cholera. Trois seminaires ,ont ete organi~es pour , familiariser -les travailleurs sanitaires avec , l'epidemiologie; labacterio.,. logie, . Ie traitement et les mesures de lutte modernes. Unde ces seminaires s'est deroule sur Ie mode itinerant a travers les regions 01 Ie cholera El Tor est depuis un certain temps endemique; ce seminaire visait ! :'o!fi-ir une formation ~ur place, et a permettre des echa1llle8 de vues avec des travailleurs ~ompusa ces que~·ti~~s. Une equipe :o: egionale consultative sur Ie choler<!., composeed'~ epidemiologiste et d'un bacteriologiste, a ~tecon,stitutle et chargee de se rendre dans divers pays de la aegion pour les:aider. a m,ettre ,au point . des mesures et m ethodes de lutte efficaces. Grace aux effQrts deployes · au moment opportun par les gouvernements interesses, l'<!pidelllie etait arretee en novembre 1965, mais l'OMS et tous les pays de la Region '.' : doivent rester sur leurs gardes pour tenir en ..!chec toute nouvelle offensive de la maladie. Le pHerinage de la Ivi ecq\le, a rassemble cette: annee plus d'un , , .' " ,i: , ' .. . ~ . JYlillion six-cent mille fide les venus de quatJ;e-:-v,ingttreizepays. Je, • • , . '. • _ •. 1 _ suis heureux de pouvoir dire q\f'aucun cas de ,cholera o~ d',aut~e 'maladie EM/RCI6/2 page 6 quarantenaire n'est survenu parmi les pdlerins. Un des pays de la R~gion a effectut: l'examen des cultures de selles de tous les p~lerins (quelque 23 000) avant leur d e part pour l'Arabie Saoudite, ce qui t <imoigne d'un esprit de cooperation sanitaire internationale digne d'doges. Dans la plupart des pays de la ~~cg ion de la l'JI~ diterranee orientale de I' Clv.LS, la mise au point d'installations et de programmes sanitaires, entreprise dans Ie cadre du plan de d ;;iveloppement du bien-~tre econo~ mique et social, est devenue une affaire de politique nationale. La pr e - paration et la mise en oeuvre de plans nationaux d'action sanitaire con,:us sut' des bases saines et realistes sont actue llement au nomb re des fonctions majeures des administrateurs sanitaires de ces pays. La majorite des £ tats Mem~res de la Region ont e tabli des pro- grammes de developpement de leurs services sanitaires portaI)t sur des p e riodes ddermine es. D'autres ont cre t: dans ce but des organes de planification, et d'autres enfin se proposent de Ie faire ulterieurement. La plupart de ces plans d'action sanitaire forment partie inttogrante du plan g eneral de developpeinent socio- e conomique du pays, tandis que d'autres pays se preoccupent surtout, a ce stade initial, de rnettre sur pied des serViCes et des installations sanitaires a integrer par la suite dans Ie ca-dte du plan de d ~veloppement general du pays. Chaque fois qu'elle en a ~te requise, l'OMS a apport <=! une aide active a la prtoparation d'un certain nombre de ces plans d'action sani- taire a long terme. A cette occasion, un volume important de con~ naissances et d.' expe riences sur la planification sanitaire et sociale ont . , - ;, " ..I : e tc ras!!l-emblees,et ' lesconclusions q~ien ont e t c tir ..: es se sont revelees d'un !inl~retcc)nsiderable; ' E lles embrass~nt u~~vaste galTIme de sujets. EM/RCI6/2 page 7 A ce propos i1 ,convient de ne pas perdre de vue l'importance capitale 'du caract~re indiss,ociable de Ia planification etde I' etablissement de ' poli- , tiques.- It,importe qu¢,les .plansd'action, sanitaire a-longterme tierinent compte' des' :tessources nationales et soient · tattach'esatix politiques fondamentalea du pays sur les plan t::conomique, financier, fiscal et social; bien entendu, pour conserver un minimum de chances de succas, ils doivent beneficier de I'appui solide et soutenu du Gouvernement. Je n'ai nul besoin d'insister sur I'importance que presentent l'evaluation periodique de Pevolution du plan, et ' l'adaptation de ses divers elements pour repondre aux besoins nouveaux susceptibles de se faire jour pendant la pt::riode d'application du plan. D'une maniare gen~rale, on peut affirmer qu~les plansd'a<;tion sanitaire en cours dans les pays de la Region de, ~Cl Mediterranela. orientale, sont bien adapt~s aux oesoins nationaux et aux conditions locales. Ce,- . pendant, dans la grande majoritc de ces pays, un fosse important persiste . . ; . . . ' . . : . ' f.' ; ," .. . . . :.1 entre les besoins rtiels du pays et les res sources sanitaires dont il : ~Tj" y.: .. ," dispose. L'obstacle principal au developpement satisfaisant des services . , '.' ' " . - j., ~ . .' . et institutions sanitaires est constituc par la penurie de personnel tech- nique et professionnel qualifi.i. c' estpour~u~i I' enseignement ' ~t la formation professionnelle de ce personnel demeureront au centre m3'mE de tous les plans de developperrie~t sanitaire, et figureront toujours au premier plan des preoccupations des gouvernements et de I' Organisation. Pr~s d'un tiers du budget de l'ONiS pour cette Region est consacre aux projets visant principalement a I' education et a la formation. Cette proportion grandira probablement encore a i'avenir. Les projets visant a la formation de personnel de toutes categories, dont la nature varie EM/RCI6/2 page 8 considerablement d'un pays a l'autre, bt:nefieient d'une assistance, m ais les<itudes universitaires de mcdeeine forment un domaine qui fait l'objet d'une attention croissante • . Dans l'expose general, Ie chapitre "Enseigne- ment et Formation professionnelle" prtisente uri tableau detaille de nos activitesa eet egard; je me oornerai done a signaler iei l'inauguration, en cours d'annee, d'une nouvelle faculti! de m edecine a l'Universite ·Haile Selassi& I d'iddis- l.beba (:2thiopie), et les travaux preliminaires a la creation de nouvelles facultes de m<ideeine a i lep (Republique Arabe Syrienne) et a Koweit, qui ont egalement benefieie de l'assist.anee .de l'CMS. Des etuc!es preliminaires sont egalernent engag ees pour la creation d' ecoles de medeeine en Libye et en l. rabie Saoudite. Dans Ie programme de bourses d'etudes, priorite est toujours donnee a la pre- paration ·d'un noyau de personnel enseignant, car les progr~s d'une ecole . d~ rnedeeine sont essentiellernent Iles a la presence d'un personnel national. II est a prevoir que Ie Fonds de roul.ement r;!eemment cree (voir Annexe Ill: texte de la Resolution WP.AI9. 7) fera l'objet de nombreux ,- ' . ' . . " . appels pour l'achat de mate riel d!enseigDement et de laboratoire pour , . . , . .' . , . . . l'enseignement et la formation professionnelle. . . . ' . Cela nou~ permettra de procu.rer,coDtre remboursement en devises nationale.s, des , fournitures • . ~" .'.J:'. .. . . . . ' . et d1,l J'lla,t,er.iel destines aux ccoltls de qledecine et aux laboratoires, , . ' '. . ,: " ,. - . notamment qUX pays . depourvus"djil monnaie forte. . Le .r .ecours a ce Fonds . .. . : _; : : , :. . . _ ' " . ' , . ~ . ! '." J ',. . nous aidera considtirablement dans notre nouvel effort d'assistaDce aux etablissements de formation professionnelle. EM/RCI6/2 page 9 La recherche Inedicale est un dOInained'activite recent 'dclns , lequel plusieurs pays se sont engages. Devant l'inter~t considerable ' Inanifeste 'polir les' principaux centres de recherche de laRegion, notre Bureau regional a organise, en accord avec l'Institut de Recherches Inedicales d'P.lexandrie, un Golloque sur la Recherche Inedicale qui s'est tenu a I .lexandrie du 22 au 26 f~vrier 1966. Treize participants venus . .. )." . de sept pays ont assiste a cette reunion au cours d~ laquelle ils ont pu - ~ - confronter leurs experiences et proceder" a: d'fl~portants ecn~es d'iiuo~mations scientUiques. Un rapport conte,nant des recoInInandations ; " r , . . _ . ,.~ • utiles pour la ~roInotion, 1acoordination et l'harInonisationdes activitt:s de larecherche InJdicale dans la Region a ete publie. * LeprogramIne de oourses d'etudes continue 'a' repre~enteruri aspect important des activites d'EnseignemEmt et de:r<orInationprOf'ession- nel1e~:> !;(]1' .es"Z'74 boursesdJetudes qui ont ete allouees en 1965 ' ont 'absotbe pras de '~7,5;t,. :ocro dollars. ' LeE; repercussions fS:v'orables engendrees par . ce·pl':ograhl:fflese me1tUrentdifficileInEmt eti chiffres'; ' mais leur influence sur ledeveloppeInent des servicessanitaires dechacUn des pays est imrriense'o" PoUr 'plusieurs pays de 1a Itegion,dont la Libye, I'P rabie Saoudite, .la SciInalie et Ie YeInen, lesetudes ' universitaires de Inedi!dhe' repres8ntentnun dOInaineirilportant ' d'attribution de bourses dietlides. ' Dans d'autres, :l"ac'cent 'sereporte de plus en plus sur 1es etudes comple- Inentaire's ' ~t 'postUilivei-sitaires des divers dOInaines de specialisation. L'evaluation du programIne de boursesd'etudes qui, a bien des egat-da. est un processus continu, s'est accomplie, entre autres, au Inoyen de visites rendues a certains pays par un consultant de I' Ct"lS specialeInent designe a cet effet. Cn prevoit que des evaluations du IntlIne type ae EM/RC16/2 page 10 repdteront a l'avenir sur une plus grande cchellI7L .not:a m ment F.:.ur per- mettre de savoir quel est Ie rendement .du progr.amme ·de bourses d' e tudes de l'ClviSau bout d'un certain nomb re d 'annc es, et pour etudier les moyens .d'ameliorer: :cet aspect i m portant de notre activit';. * Dans chacun des pays cie la Region , se deroule un projet de formation de personnel infirmier bencficiant de l'assistance del'Ol"iSi les Gouvernements rV~emores et 1' 0 rganisation continuent a acc;orde,r ·\In , " . .. "' - . . , -.. rang de priorite eleve a I' enseignement et a la formation du perSOnnEl!. . . ': . . ; .;. . ' .. infirmier professionnel et auxiliaire et aux niveaux du dipl~me d' e~t . . . . ' "'. . ' ; ._ f _, et de l'universite. En vue d'enrichir l'experience pratique des el~ves infirmie res - au triple point de vue de la quantite, de 1a qualite et de la nature_- . .c~~ s'attache a renforcer les servic:es desoins infirmiers pr ': - .. vePt,i.f~ :etcuratifs, et a ress.errer, l ~ entente et 1acooperation 'mutuelles entre li\ervices et etablili!se.rnents d'enseignement. Cette preoccupation s' .est manifestee en aodt 19,65, lorsqu'a l'occasion .de leur premie re reunion, lee rnernores dl..\i ·'l'ableau r egional d'experts des soins iiifirrniers, recemmentcree., ont recommande. leth~me "Formation pratique des' . el.?!ves iiifirmie res" pour Ie s.eminaire sur les soins infirmiers quidoit se te~!: a Teheranala fin de l'automne 1966. . L' e tude de ce theme interE!~li!era administrateurs ~t educateurs, et servira de point de·depart aJl~'~dis.c\1sl?,ipnst~chniqu.es" de la dix-septi~me session du Coinite reg~(;ma1F,qui. P9rteront sur. l ' '' Examen de la formation thaoriqueeC pratJql,l~ dOIlncie ,au personnel infirmier pour r e pondre aux besoins de la Region'~~ . * EM/RCI6/Z page 11 De nouveaux progre s ont etti inscrits a llactif des prograznmes d'eradicat~ du p~~e dans les pays de la Region, bien que certains reculs se soient manif<:stes EOUS forme de recrudescence de la trans- mission de 1a maladie dans des zones jusqu'alors considerees comme en etant exemptes (Libye, RepubEque Irabe Syrienne). :::::ependant, on espere que l'intervention rapide des Gouvernements interesses pourra, avec llaide de I'CMS, avoir raison de ces foyers reactives au cours des deux annees it venir. Ges reculs mis a part, des resultats tres encourageants ont ete obtenus dans Ie sud de l'Irak, dans des zones oll A. stephensi - seul vecteur present - opposait depuis quelques annees une resistance aux hydrocarbures chlores. Les etudes epidemiologiques approfondies effectuees en 1965 ont revele que malgre la resistance physiologique de A. stephensi au DDT et it la dieldrine, il etait possible de continuer les applications de DDT pour interrompre la transmission, it condiHon de Ie faire en assurant une couverture raisonnable au moment voulu, et sous surveillance renforr.ee. Cette etude a egalement mis en evidence Ie phenomenesuivant: malgre l'application continue de DDT ~ dose egale en 1963, 1964 'et 1965, la resistance a cet insecticide resultaritd'une selection naturelle dela population de A. stephensi nla pas augmente. En d'autres termes, i1 semble qulen ce qui concerne A. stephensi. une fois que la resistance est etablie et que Ie taux de survie aux attaques du DDT a atteint un certain niveau, Ie degre de resistance nlaugmEmte plus malgre la continuation des pulverisations. En revanche, la vigueur de l'effet meurtrierconse'!-ve par Ie DDT semble encore suffisante pour interrornpre la transmission, ' a condition que les pulverisations. associees it des operations de surveillance', soient effectuees avec la' precision voulue. Cette constatation importante ne manquera pas EM/RC16/2 page 12 · de retablir la confiance accordee au DDT en tant qu1insecticide de choix, et d'inciter a l'adoption d'une methode operationnelle appropri e e pour aborder les probH~mes techniques lies a la r e sistance physiologique des vecteurs du paludisme . La tuberculose continue a poser un probleme de sante publique majeur dans la Region. II e st cependant reconfortant de noter que dans un certain nombr:e~de pays, la methode traditionnelle selon laquelle on abordait Ie problema de la tuberculose est actuellement modifiee, pour devenir plus simple et plus pratique, profitant en cela des derniers acqtiis de la science. Les recommandations formulees en 1964 a l'occasion du dernier ~omite d'experts de la Tuberculose, ont ete progressivement appliquees dans les programmes de lutte de quelques pays de la Region. Ces recommandations ont une grande importance sur Ie plan pratique, notamment lorsqu1elles concernent la vaccination par Ie BCG - methode preventive efficace - dont l'application massive est aisee. Des essais de vaccination par Ie BCG sans epreuve tuberculinique prealable ont ete pratiques et les r e sultats ont confirme que cette methode peut etre appli<j.~ee sans danger et merne recommandee, surtout pour Ie groupe d'age Ie plus jeune (de 0 a 20 ans). Cette methode gagne actuellement de plus en plus de terrain et toutes les informations recueillies dans la Region attestent de l'interet croissant dont elle fait l'objet, car elle permet de proteger facilement Ie groupe d'age Ie plus vulnerable. Cer- · tail'\s payede la Region ont entrepris des essais de vaccination anti- tuberculeuse (BeG) et antivariolique associees. Cette combinaison pre- sente d'indeniable,s avantages sur lesplans financier et operationnel. EM/RC16/2 page 13 Pour Ie diagnostic des cas infectieux, on attache moins d'impor .. tance aux equipes mobiles de radiologie, dontl'utilite slest revelee assez limittie, et Pon a de plus en plus teridance a considerer l'examen mi~ro­ scopique descrachats comme une methode bien plus sare et beauCQuP plus economique. D'une maniere generale, les cas hospitalises sont moins nombreux et toute Pattention v.oulue est accordee a la mise sur pied de services efficaces pour Ie traitement des malades ambulants. La plupart des pays de la Region menent actuellement des pr~­ grammes nationaux de lutte contre la tuberculose dans les zones urbaines et rurales, et prtivoient leur integration finale dans les services generaux de sante. * Les problemes de nutrition font l'objet d'une attention croissante dans toute la Region et, au cours de l'annee, d,e nouveaux projets d'assis- tance sous forme d'avis consultatifsont ete entrepris dans un certain nombre de pays. La vari et~ des avis fournis refl~te les ·a'-pects 'mul- tiplE!s que presente Ie probl~me de la nutrition" et la necessiti 'd"etahlir une. :<fpoperfltion et une collaboration <itroites entre les ministeres de la sante et les autres services interesscis. Ainsi les medecins, nutrition .. nistes chargtis de fournir des avis sur la cr.iation d'un service de nutrition au sein du Minist.!lre de la Sante ont-ils cite inevitablement amen~ ~a.::ent~~renccintact avec les Ministeres de l'Educatiori, de l'Agri- culture, du Commerce et du Developpement communautaire, q~i tous poursuiventdes programmes de nutrition, et dont les activites Boot donc intimement iiees aux activites sanitaires. Les conseillers ont decouvert que, surtout dans les services de laboratoires de nutrition, ' divers organismes traitent des aspects differents d'un m~me sujet, ce qui 'EM/RC16/2 page 14 · mime a un chevauche:ment regrettable des activites poursuivies tant par Ie Ministere de la Sante que par celui de l' f griculture, etmeme par les Servicefj des .Contributions indir .ectes. Ainsi un echantillon de denree alimentaire est~i1 analyse dans un laboratoire pour savoir s'il repond auxconditions. exigees sur Ie plan de l'hygiene, dans un autre pour sa qualite commerciale et dans un troisi~me pour la question de son assu- jettissement eventuel a des taxes. L,acoordination de toutes ces activites se traduira in<:lvitablelnent par une economie de travail, de main-d1oeuvre et de materiel. C'est aux minist~res de la sante qu'il appartient de jouer ce role coord(J1nateur. Les services dietetiques des hopitaux retiennent de plus en plus l'attention, et dans l'unique projet mis en oeuvre cette ann';'e, ce ne sont pas seulement les services des cuisines et de regime de l'hopital qui ont benefich: des recommandations du Consultant de l' O MS, mais aussi ceux . de la formationprofessionnelle en ce domaine. La cuisine de l'h6pital devientun laboratoire 0:' les futurs nutritionnistes, iniirmieres, et medecins pe'<ivent acqu'e rir de~ ' connaissances pratiques sur l' importance du traitement dietetique, de l"enseignement nutritionnel et de la gestion des etablissements de ce genre. De vastes possibiliU;s s'offrent aux programmes de nutrition de cette naturer * Au cours de l'annee, l'amelioration des statistiquessanitaires a fait l'objet d'une grande attention. Le Comitci regional de 1965 a ' souligne l'importance du :reniorcement ,des servicesnationaux de ' statist~ques demographiques :et sanitaires, et a ' exhorte les pays de la Regiona promouvoir Ie rassemblement de donnees Jondamentales sures. EM/RCI6/2 page 15 Une reunion de grQupe sur les statistiques d emographiques et sanitaires, comprenant huit experts venus de divers pays de la Region, s'est tenue au Bureau r ~gi('nal en dcccmbr e 1965. Le groupe a etudii~ et defini les principes a suivr e pour g arantir l ' e iEc2.cite dl). rassemble- ment, du traitement et de l.a classification des r e nseignements'sutistiques, interessant Ie personnel sanitaire, l es et ablissements sanitaires et leurs activites, et enfin la morbidit (~ hospitali~ re. La tenue des archives hospitali~r e s constitue un probH~me impor- tant pour tous les pays de la Region. Un syst~me d'enregistrement des informations m;ipicales;bien organis e est indispensable pour llevaluation et la planification hospitalieres ainsi que pour les statistiques de morbidite hospitaliere. Un projet inter-pays de sel'vic e s consultatifs en matiere d'archives medicales a de instituEi.pendant l'annee, et grace a la presence d'\l.n expert a ce titre, les pays !.J~ne£icient de l'assistance de l'OMS pour la mise au point de methodes d'enregistrement appropri~es et la formation de personnel a la tenue des archives medicales. * Les proolbmes poses par les syst~mes d'a.EErovisionnement public en eau demeurent d'une importance c a pite.le pour la sante des populations de la Region. L a grande pauvrete des ressources en eauest une difficulte qui ~'accroit de jOlJ.r en jOU1" dans plus d'un pays de"1a 'Rt!gion, et qui se trouve accentuee par l'indust::-ia lis ation rapide et l'urbanisation qui s I ensuit. Les sources d'ea u peu eloignees s'avarent insuffisanteset ce liquide doitetre arrlene en quantites toujoll.rs plus considerablesdepuis de s points de plus en plus .1ointains. Un nombl:e croissant depays de la Region doivent avoir reCO).lrs a des methodes aujourd'hui encore tres EM/RCI6/2 page 16 coateuses de dessalement d e s eaux saumatres ;)u de l'eau de mer pour augmenter leurs ressources. Un des plus gre_nds obstacles que plusieurs d'entre eux doivent surmonter pour se procur e r l'eau potaol e, est celui que fait surgir Ie manque ;d'e moyens financiers. D a ns de nornoreuses localites, les approvisionnements en eau ne couvrent pas l eurs frais, et ne pouvant accrortre leur debit du fait de l'absence des fonds n~cessaires, restent dans l'impossibilite de repondre aux besoins . Tant qua 'l' eau potable ne sera pas consideree comme un article cornmercia:l, la couverture totale de la population de la R eg ion restera extremement difficile arealiser. l!.OM5 continue a fournir son aide pour l'amtilioration de la situation des approvisionnements publics en eau de la R.igion; toutefois, de nombreuses annees passeront encore avant que chacun puisse disposer d'eau pure en abondance. Dans certains pays, des syst~mes d'appro- visionnement en eau ont ete construits, mais leur fonctionnement efficace est encore difficile a obtenir; aussi 1'0111'15 assiste-t-elle actuellement un certain nombre de pays en f o r,nant du personnel destine a ux services des eaux. A propos des syste mes d'approvisionnement puohc en eau, j'aimerais a nouveau attirer l'attention des Gouvernements sur Ie-fait qu'ils peuvent obtenir, pour les p l"ojets de cette nature,~ aide financiare du Fonds Special du P rogramme des Nations Unies pour Ie Developpem-ent, ainsi que de l' A ssociation internationale de Developpement de la Banque mondiale. De son cote, 1' 0IviS est dispos<ie a preter, sur demande, son concours pour la preparation de plans d' -ope rations -et la formulation des dernandes officielles a adresser a ces institutions. * EM/RC16/Z page 11 En vue , de reduire Ie cout des medicaments a l'usage des popu- lations, plusieurs gouvernem ents encouragent la production de pre- parations pharmaceutiques, ce qui confc re une importance capitale au ' problihne du contrale de la qualit e des preparations pharmaceutigues," <j' eaes soient produites sur place ou i m portces. Le Bureau regional a d t:! ja aid6 un certain nombre de pays de la Region a organiser, equiper et iaire ionctionner des laboratoires de ce genre. Nous etudions en ce moment la possibilitc de creer un labora- toire regional de re£~rence pour Ie contrale de la qualite des preparations pharmaceutiques, destine a desservir tous les pays de cette Region. " Entre-temps, iI ' sera possible d'accroitre Ie nomo re de bourses accordees pour l'etude des diverses "branches de la pharmacie et du contrale des pre parations pharmaceutiques. * 1 En examinant Ie Projet de Programme et de Budget de 1968 , Ie Comite notera que Ie programme regional inscrit au budget ordinaire accuse une saine augmentation. Il est toutefois regrettable que l'on ne puisse en dire aut ant du programme financ e par Ie Programme des Nations Unies pour Ie Developpement (ou P rogramme elargi d'Lssistance technique, comme on l'appelait auparavant). .l>-lors que l'ensemble des ' rcssources mises a la disposition des pays par Ie PNUD, n'accuse - a · quelques exceptions pre s - aucune r e duction, on constate a regret que la portion de ces fones r;;:servee aux activit e s sanitaires a subi - dans certains pays - une diminution progressive au cours de ces dernieres annees, etnotam=ent de la periode biennale 1967/1968. De teu" evidence, EM/RC16/ 2 page 18 les administrations s a ni t a i re s de s pays en que stion e prc uvent Jes difficult e s a fa ir e v a l oir I e r a ppo rt etroit q ui exist e entre l a sante de la popuI<'.tion et Ie d ev e lcppemen t s ocio- e c on omique , lorsqu'il s'agit pour EoUX Ie negocier ave c l e u r m:gan e national d e c oordination d e l'assistance t e chnique , 1a pa ;:t c:'~i l" ev i e n t a u prog ramme s a nita ire. On e spe re " toute f ois qu~ g ra c e a u n e r e pn!senta tion 2.d";qu2. t e des auto rit e s s a ni- tair e s au s .: in d e s o rga n es n a tion a ux de c oordina tion, il l e ur sera possible d! obtenir u~e a llo c a t ion suffisante d e f onds du PNUD pour Ie secte ur sanita ire . . A c e proFo s , j' a ime r a is exprim er rna g ratitude aux Repre s e ntants r e sidents du P NUD pour l' a ssistanc e effe ctive qu ' ils nous ont pr~te e au cours d e l'annee 19 65 , p our l'intro duc.tioll d' a m endements et de pro- longations inte ressa nt I e prog r a mme OMS / I'NUD. L'octroi de pouvoirs supphimentaires ace s Repr t: s entants p our ent .b riner l e s modifications apport<'ies au pr ogr2..mme d '; ja a ppro uv e de l a C a teg o rie I - lorsque les fonds necessaires s ont a ssur e s - s'est n ivdc fructueux et l' on y a eu recours en plusie ur s circonstances. L e s visite s que plusieurs Repre - senta nts ont fait e s a u B ureau r egio na l pour d iscute r des programmes et proc e der a des ~change s d e vues a nt e t e d e s plus utiles. I1 en a e t e de meme pour l e s vi s i te s de s Repr c senta nts d' a ut r e s institutions specia_ H.rees d e s Nations Unie3 , e t n ot a mme nt du FISE et de la F I . C , avec lesque1s n ous entr eten o n s une c o llab orat i on d r oite et fructueuse. * En mai d e :;:ni e r, 1a D ix .. neuvi ;;~ne 1 ss e mblee mondial e de l a Sante a ente rine la r esolution du Comite r eg i on a l de la Ivibditerra nee I, ~,.: .1 . orienta le visant a l a cr e a tion d e la Fondation Dr A. T. Shousha. L' a ppui unanime donne a cett e proposition atteste du r e spect et de l'estime que Ie monde medical n ourrit pour mon defunt prtidt:cesseur. EM/RCl6/2 page 19 Deux pays de la Rtigion ont deja apportti une contribution g~nereuse, et j'espere que de nombreux autres pays - surtout de notre Region - participeront aussi a cette fondation qui commtimore Ie nom et Iloeuvre remarquables du premier Directeur regional de la Mediterranee orientale. * Avant d'etudier plus en d etaill'oeuvre accomplie cette anne e dans la Region de la Mediterramie orientale, je voudrais adresser aux Etats Membres mes remerciements sinceres et profonds pour l'appui constant qu'ils ont apporte a l'Organisation, et pour la confiance qulils m'ont tfmoignee personnellement, dans les eiforts deployes pour aider a la promotion de la sante dans la Region. Lea Gouvernt:ments de la Rt:gion ont gene ralement temoigne d'un vif inter~t pour les questions sanitaires et c I est Ia une preuve des efforts qu'ila poursuivent pour mener leurs peuples sur la voie de la prosperite et du bonheur. Un groupe de Representants i1 la se, sion 1965 du Sous-Comit': A du Comite reg ional de I'OMS, :', Addis Abc ba . S. E. Ato Abbebe Retta , Mi- nistre de la Sante (Ethiopie) , a p rc s i d~ la Sess ion qui s'est ten ue du 20 au 23 Septem- bre 1965, II l'Afri ca Hall . Le Dr. Mohamed Abd elWahab Shou kri .S::lUS Secretai re d'Etat Ii 11 Sante (R AU) , et Ie Dr. A. H. Sam ;i, Sous·Secreta ire d' Etat a la Sante (Iran). ant etc Cl us Vice- Presi dents . Seance inaugu rale 'I l'Africa Hall. Sa Majestc Imper ia le Ha ile Sclassk a re~u les participants en audience. Des rep,..«s€ ntantcs des se rvices i n ~,' m ie r s de I' lran, du Li ban, du Pakis tan, du Soudan et de la R0publiquc Al'abe Un ie, on t participc a la premie re reu nion du Tableau r2g ional d'ln~r­ mleres , qui s' est t ~ nu e du 9 au 13 aout 1965 e t a pa"e en re vu e les moye ns de pl'omouvoi r I' enseig nement et la prati q ue des soins in fir- miers dans ce tt e Reg ion , Des expects ce I'educa t ,c n sa nitairc sco laire or igl na ires de q Ulnze pays de la Region, se sont rcun is :i Koweit du 14 au 21 Mars 1966 pour disc uter des moyens suscep ti bles de promouvoi r I' enseignement de I' hygiene scolairc dans le urs pays respect ifs, Le Colloq ue a etc ouve rt par 5. E. EI Sayed Abdel Azi z EI-Feleig, MinlStre de ia Sante (Koltleit ), Au cours d'u n sy mposium con voq ue :1 Alexan- dr ie d u 22 au 26 fevr ie r 1966, d'e mine ntes person nal ,uf,s uoive rsita lres de I'lran, de I' lrak, d u Liban, du Pak ist" n, du Soudan et de la RAU , ont determine les titres pr ior itai res et les beso ins de leurs program mes de recherche. Les multipl es as pects de la prevent ion des accidents de la circ ulation ont cte e tu dit's au cou rs d' un se mi naire interregional qUi s'est tenu a Alexandr ie du 25 au 31 octobre 1965, avec la participation de 23 pays . Les moyens de preveni r une epidemie de cholera it I'aide des plus recent es method es one ete ecud ies au 5e mi na ire in terregiona l sur 13 lu tle co nt re Ie cholera dans Ie bass in de la Med iterrance , D'e mine nts adm i- nistrateurs de la san te publ 1que et des experts du cholera venus de 25 pays d'Afr iq ue,d'Asie et d'Euro pe, y onr pris part . APERCU GENE R AL EM/RC16/2 page 20 I COMITE REGIONAL DE LA MEDITEHRANEE ORIENTALE QUINZIEME SESSION 1. Le Sous-Comite A du Comite regional s'est reuni a Addis-Abeba (Eth1op1e) du 20 au 23 septembre 1965 et le Sous-Comite B au Siege de l'CXVJS a Geneve, les 2 et 3 septembre 1965. 2. Les principaux points souleves lors de la discussion du Rapport annuel du Directeur regi onal ont ete les suivants: enseignement et formation professionnelle, englobant la formation des infirmieres et autres personnels param~d1caux; creation de nouvelles facultes de medecine et format1on de professeurs de sciences de base; planificat10n sanitaire nationale et neces- site de renforcer les services nationaux de statistiques demographiques et sanitaires; lutte c~ntre les maladies transmissibles,notamment le paludisme, la tuberculose, la variole, la bilharziose, le trachome et le cholera; mala- dies chroniques degeneratives, notamment les affections cancereuses; proble- mes de la nutrition et r81e de l'education sanitaire et de l'hygiene scolai- re a cet egard; medecine du travail, notamment dans les pays d'industriali- sat10n recente; hygiene du milieu, approvisionnement public en eau, et leur importance sur le plan sanita1re. 3. Le Projet de Progranune et de Budget pour 1967, d'un total de US $ 4 614 000 au titre du budget ordinaire, a ete examine et approuve tel qu'il a ete presente avant d'etre transmis au Directeur gen4ral. On a obser- ve que les activites inter-pays recevaient progressivement une plus large audience, ce qui a permis d'aborder divers pro j e ts en conunun, avec la parti- cipation de tous les pays ou de quelques-uns d'entre eux, selon les problemes en cause. 4. Les statuts presentes pour la creation d'une "Pondation Doct-eur A.T. Shousha" ont ete approuves avec que lques modifications. Il a ete re- commande qu'une medaille de bronze et Q~ prix de 1 000 Fr. Suisses soient EM/RC16/2 page 21 decernes chaque annee a l a personne - que lIe que soit sa nationalite ou son lieu de residence - qui aura apporte la contribution la plus marquante a la solution d'un probleme sanitaire dans l' une des zones d'activite du Docteur Shousha. 5. Les questions tecbliques a I' ordre du j our etaient les sui vantes: aspects epidemiologiques de 1 ' eradication du paludisme dans la Region de la Mediterranee orientale; donnees statistiques requises pour une planification sanitaire nationale; problemes poses par la lutte contre Ie cholera, et plus particulierement Ie -cholera du type El Tor, dans l a Region de la Mediterranee orientale. 6. "La Sante scolaire", t e l etait I e sujet des discussions techniques. Pre§Cectemment, Ie Sous-Comite A avait deja choisi l es "Aspects sanitaires de I' industrialisa tionplus particulierement en ce qui c6ncerne --la -pollution atmospherique" comme t heme des discussions techniques de 1966, et Ie Sous- Comite B s'est rallie a ce choix lors de sa Quinzieme Session. Pour 1967, Ie Sous-Comite A a decide d'aborder I e sujet s ui;lant: "Examen de la Forma- tion theorique et pratique donnee au personnel infirmier dans I e cadre des besoins de Ia Region". EM/RC16/2 page 22 II SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES 1. ENSEIGNEtllENT ET FORMATION PROFESSIONNELIE ENSEIGNEMENT MEDICAL 7. L'assistance fournie a l'enseignement medical a continue a consti- tuer un element essentiel du programme d' ense ignement e t de formation profes- sicnnelle de la Region. Ces dernieres annees, les pays ont fait preuve d'un interet croissant pmlr le developpement des etablisscments d' enseignement me- dical deja en service, ou la creation de nouvelles ecoles de medec~ne, et dans les deux cas, l'assistance de l'OMS s'est manifestee sous l'une ou l'autre des formes decrites ci-apres: 8. Envoi de consultants a court terme - avec mission de fournir des conseils d'experts sur les differentes etapes du deve loppement des ecoles de medecine et notamment au stade de la planification. La visi te d ' ·unconsul- tant de l'OMS a la nouvelle Ecole de Medecine d'Ethiopie a ete cette annee un exemple typique de cette forme d'assistance. Cette visite a permis d'ex- plorer une nouvelle possibilite de l'enseignement medical: promouvoir les officiers de sante diplbmes du College de Sante publique et Centre de Forma- tion professionne lle de Gondar, en or ganisant a leur intention un cours special de mooecine a la nouvelle Faculte d'Addis-Abeba. A la suite dlune recommandation favorabl e formulee par le consultant de l ' OMS, un cours de ce genre a ete ouvert pour un premier groupe de douze officie rs de sante. "L lexperience" est sui vie de pres dans le but de la renouveler si elle reussit et de llappliquer a d'autres regions le cas echeant. 9. Detachement de personne l enseignant - pour participer a la creation de departements de leur ressort, organiser llenseignement et la recherche tout en assurant llorientation et la formation d'homologues nationaux. A la fin de 1965, quatre professeurs de 1iOMS etaient en poste dans deux facultes de Cours pratique d'anatomie a 13 Fucu lte de Medec;ne . Seance de dissect io n au laborato ire d·anatomie . Un e tu di an t de de r ni ere an nee de la Facul le de med ecine de Tehe ran pro- cede il. un accoucheme nt au service des urgences de l'h6pi tal Farah . ENSEIGNEMENT MEDICAL (IRAN) CQ urs de ped latr ie il I'H6pit al Pah lav i. L'u ne des mu l ti p les phases de I'examen Jp htal mo log iqu e, EN S E IG~~ EM ENT MEDICAL (SOU DAN) Les et udiants de la Faculte de Medec ine de Kh artoum re~o i vent une solid~ fo rmation prat iqu e avant d 'exerce r , Un gr oupe d 'etu d ia nts de cinquiCme annee au chevet d 'u n ma l ENSEIG N EMENT MEDICAL (RAU) - T ous les quinze jours, des 0:ud ia nts avanc~s de la Facu ll c de Medecine du Ca i re sont d0peches da :\s les Villages env i ro~­ nan" au i ls Exam incnt les fam ili es et lee r s prod igue nt so ins med icaux et consei Is. Certai ns vont d,H d'au tres gagnent les encore . p lus nombr fonct ionne ment du ( • champs, d'aulres urent Ie -e local. A I'hopi tal ophtairr,olog lque de Khar- toum , ce futu r m~d ec in examir,e sOigneusemen t sa malade avar, t d'eta- bli r un diagnost ic. 115 prescrivcn t des m<'dicamen ts ot dispensent une educat ion sanitaire aux populations, ENSEIGNEMENT MEDICAL ( IRAK) Des etudiants de medec lne examinent un cas de tuberculose :1 la ciin lque universitai re de Bagdad, Au cours d 'ur ,c tour nee dans les centres d'H MI. des ,',tudiants de q U3trie me ann~e assistent au ccurs de nutr ition don ne aux meres de famill e. LABORMOIRtS DE SANTE PUBLI QUE (LiBAN) Add ition d'lIn ant i g~ n~ lors d' lI n t est VDRL . D~ t rmi nati on dll group~ sangu in pOllr lransfus ion (\ ' urgencc, Demonstra tion d'c lectropho r csc , COllrs tll ~orique au Laboratoire Ccn- tra l de San te publ iquc d ·~ Boyrout h. EM/RC16/2 page 23 medecine de la Region (en Ethiopi e et en Tunis1e) et assuraient surtout l' en- seignement des sciences medicale s de baSG et de la medecine preventive et sociale. Ces effectifs doivent etre doubles en 1966 . 10. Attribution de bourses d'etudes au personnel national - ces bourses sont destinees a favoriser l a f ormation de personnel ense ignant pour les di- verses facultes de medec ine. En 1965, vingt bourses ont ete attribuees a la formation de personnel ense i gnant pour l es facultes de medecine de huit pays. La plupart de ces bourses portent sur un an-d'etudes superieures a l'etranger. La part du budget consacree a cette activite sera probablement augmentee dans une proportion importante au cours des annees a venir, car la formation du personnel national est absolument necessaire a la reussite des projets. A ce sujet, ilconviendrait peut-:etre de noter __ qu'au 31 decembre 1965;cinquante- huit etudiants de Chypre, d'Eth1opie, de Jordanie, de Libye, d'Arabie Saoudite, de Somalie et du yemen etaient en cours d'etudes de mooecine au titre de bour- ses de 1 ' 0M3. 11. Fourniture de materiel et d'equipement - recouvrant des livres, re- vues, meteriels d 'enseignement et de laboratoire . Les difficultes d'obten- tion de materiel et de fourni tures d'enseignement se sont accrues ces dernie- res annees surtout pour les pays aux prisGs avec de graves problemes monetai- res. En vue d'ameliore r la situation les previsions budgetaires annuelles a cet effet ont fait l'objet d' une augmentation sensible pour les annees a venir, au titre d'un projet inter-pays . On envisage egalement que quelques pays beneficieront du fonds de roulement de l'OMS, dont l a creation a ete approuvee par la Dix-Neuvieme Assemblee mondiale de la Sante. 12. Visi tes du personnel technique du Bureau regional sur le terrain - en cours d'annee , la section enseignementet formation professionnelle du Bu- reau regional a ete etoffee par l'affectation d'un conseiller pour l'enseigne- ment mooical qui s'est rendu dans les facultes de mooecine d'un certain nombre de pays - dont l'Ethiopi e , l'Iran, l'Irak, l e Liban, le Pakistan, la Tunisie EM/RC16/2 page 24 et la Republique Arabe Unie - afin de proceder a des echanges de vues et de fournir des avis sur les problemes courants qui se posent dans ce domaine. Les v1s1tes de cette nature seront certainement plus frequentes a l'aven1r et revetiront une plus grande importance. 13. Preparation de persolmel qualifie pot:r les bibliotheques medic ales - Le deuxieme cours de bibliot heconomie medicale organise sous l es auspices de l'OMS s'est tenu a Beyrouth au cours de l' ete 1965. Onze boursiers de l'OMS venus de cinq pays y ont participe. 1966 au titre d'un projet inter-pays. Un troisieme cours sera organise en PERSPECTIVES D' AVENIR 14. Beunion d'un groupe special sur l'enseignement medical - Le Tableau regional d'Experts de l'Enseignement medical s'est ·reuni pour la premiere fo1s en decembre 19611. Une deuxHme reunion est prevUe pour 1967. 15. Centre d I Information sur les Facul tes de Medecine (EI.rnO) - Des con- tacts ont ete pris au cours de l'annee ecoulee aVec . t ous les colleges de me- decine de la Region dans le but d'obtenir sur les facultes des renseignements detailles a diffuser ensuite dans toute 1a Region. sont actuellement traitees au Bureau regional. Les informations obtenues 16. Assistance croissante a l ' enseignement medical - L'ass1stance a la planification et a la mise sur pied de nouvelles ecoles de medecine dans la Region prendra une importance et une envergure' croissantes. Plusieurs pays, dont Ie Koweit et l'Arab1e Saoud1te, ont demande cette annee assistance pour la planification de nouvelles ecoles de mectecine. ma1s 11 s\l!","'.~_~_~~ de plUS~~l plu13 r.~~quelTIlllent_. __ Ce fait n'est pas nouveau, 17. "Jumelage" d'ecoles de medecine - La possibi1ite de "jumeler" une nouvelle ecole de medecine avec une plus ancienne interviendra surtout dans les cas ou le recrutement du personnel enseignant pour une nouvelle ecole EM/RC16/2 page 25 s'averera difficile. L'OMS doit jouer un r8le precis pour faciliter l'eta~ blissement de liens de ce genre. 18. Echanges de professeurs d' une faculte de medecine a l'autre '- Avec l'aide de l'OM3, cette tendance ' devrait se concretiser au cours des annees a venir, afin de donner aux professeurs de diverses facultes de medecine la possibilite d'avoir des echanges mutuels sur leurs experiences de l'enseigne- ment et de la recherche. ENSEIGNEMENT DE LA MEDECINE DENTAlRE 19. ,Comme je l'ai deja mentionne dans mon rapport precedent, on s'oc- cupe actuellement de la planification de l'assistance a 1'enseignement de 1a medecine dentaire. Dans la Region, le personnel dentaire qualifie est re- lativernent rare, et d'apres un rapport prepare par un consultant de l'OMS qui s' est rerou cette an.Tlee dans divers pays de la Region, '-le--rapport -"d:entiste/ population est extr@mement faible (1/375 000). La situation est graveet appelle des mesures d'urgence pour y remedier, en particulier la formation de personnels de niveaux professionnel et auxiliaire. Des planssont actuelle- ment etablis pour fournir l'assistance necessaire a la mise sur pied d'un pro- jet inter-pays de formation d'assistants dentaires. En m@me temps, l'aide a lienseignement dentaire postuniversitaire beneficiera de toute l'attention re- quise, avec un accent speCial sur la prevention des affections dentaires. ENSEIGNEMENT POSTUNIVERSITAlRE 20. Plusieurs pays ont recemment concentre leur attention surl'ensei- gnement postuniversitaire de la sante publique, de la medecine et autres disciplines connexes, avec l'assistance de l'OM3. L'Institut iranien de Re- cherches de la Sante publique represente un nouveau pas en avant dans leo de- ve10ppement de l'enseignement postuniversitaire et de la recherche en sante publique, et porte a cinq le nombre d'ecoles de sante publ1que de la Region. Une ' assistance soutenue a ete fournie a l' Insti tut superieur de Sante publique EM/RC16/2 page 26 dlAlexandrie (RAU) et a l'Institut d'Hygiene de Lahore (Pakistan) sous forme de consultants, de bourses dl etudes, et de materiel et fournitures d'ensei- gnement. Les plans etablis pour l'avenir prevoient llassistance a la crea- tion de nouveaux etablissements de formation postuniversitaire dans plusieurs pays, dont le Pakistan. 21. Les pro jets inter-pays pour la formation professionnelle de person- nel dans des domaines scientifiques particuliers " ont beneflcie d I une haute priorite, ainsi qu'en temoigne le cours postuniversitaire sur la cyto-pathologle organise a Teheran avec le concours de l'Institut "dll Cancer de cette vilrt; De meme, des bourses sont prevues pour la formation d'ingenieurs sanitaires au titre d'une allocation speciale inter-pays. En 1965, quatre bourses d'~tu­ des ont ete attribuees a cette fin. PRCGRAMME DE BOOR'3ES D IE'IUDES 22. Le programme de bourses d'etudes a constitue un trait remarquable de l'assistance fournie par l'OMS aux pays en matiere d'enseignement et de formation professionnelle. En 1965, 274 bourses ont ete attribuees, repre~ sentant au total une depense de $ 747 190 pour 1lOrganisation (voir Fig. I). 23. La repartition des bourses selon l es domaines dl etudes etait analo~ gue a celle des annees precedentes. Toutefois, on note qu'un nombre relati- vement important de bourses ont ete attribuees pour l'etude des soins infir- miers, des soins obstetricaux, de la sant e mentale , de l a r4habilitation et des services de laboratoire ( voir Fig . II). Pl us de l a moiti e des boursiers, soit 53%, ont fait des etudes dans la Region de l'Europe, 25% dans la Region de la Mooiterranee orientale, et 22% dans dlautres r egions (voir Fig. IV). 24. Sur les 162 etudiants en mooecine qui depuis 1950 ont effectue des etudes grll:ce aux bourses de 11 OMS, cinquante ont maintenant termlne et ."" soixante-hui t sont t ouj ours en cours d' etudes dans les universi tes; quarante- trois de ces bourses d' etudes ent ete annulees pendant ces annees. L'evelu~ion FIGURE I HOMBRE DE BOURSES O'ETUDES ATTRIBUEES PAR L'OMS (EMRO) 1Q4Q - lQb5 ( PROLONGATIONS NON COMPRISES) PAYS ~OA O ·iC5 3 'Q~ 4--'C5A 1QSC- 1Qtj 1063 1064 :965 TOTA L "" oy !:. "I'j £ "'0 ', E ', ,,, ~ "" o Y ~"" N E ' Q4~ - 1Q6 5 ADEN - - 1 2 1 2 8 CHYPRE , 10 9 10 7 75 ETHIOPIE - -- r--- 7 q 10 j 1 8 B ~. 6 IRAN 1 7 2 b 26 29 29 38 4 1 6 IRAK 8 10 17 1 1 24 19 220 - ISR-'EL 8 8 11 9 7 7 146 JOR DANIE 2 5 16 16 15 19 149 ~EIT' - - 1 1 5 2 14 r--u-e4.N - 7 12 1 3 10 7 11 17 7 r---u-BvE 2 6 7 3 6 10 93 f-' -- 28 29 4 2 29 3 04 PAKISTAN 10 B KAT-A~; - - - - - 2 - 2 ~A.8 I E SAOUDI TE 2 3 12 4 3 4 96 r--SOMALIE - 4 17 19 16 11 13 2 SOUDAN 3 12 2 5 21 19 27 243 R.A.SVRIENNE 7 1 2 13 15 1 5 1 e 1~ TUNIS IE ... - 8 1 8 19 8 16 153 R.A .U 13 25 22 1 3 51 2 6 380 YEMEN - 4 1 5 20 6 18 11 5 TOTAL 90 0 148 0 259 0 236 275 274 3037 A L' 0,....5 OEP L, 15 1Q60 A L' OMS DE-P UI S ' 06 • a ~E S C ;'; I~ j: Rt S E Tol NT .l,R ~O\J D I5 A L' UNITE ,L E TOTAL PEUr NE PA5 GOR R ES POt-l DI1E .;, L A SOM ME DE L A CO Lo t'mE ••• Fh.T TACH(E .o. u Bu REAU REC, .ONA L DE LA MfD ' TE~RA N EE OR IE NTA LE cr-. 1 <.,J~C 1040. 1950 1951 1QS2 j<; S3 1954 1055 1956 1Q,,7 1958 1959 1 ~bO 1961 1962 1963 1%4 1965 I'IGURE 1 r NOMBRE DE BOURSES O' ETUDES ATTR IBUEES DE 1949 A 1965 ( PAR DOMAINE O'E TU DE S ) o ; 0 ' 00 700 20 0 JO O I ORGANI SAT ION ET SER VIC ES SANIT AIR ES Self'l s l nt l rm l e rs A 'S Olnl s, em e "t Hyq l e l"') e m oce rn e tle at ln fOr"lb l e S~ ohstlque 'j so n Lt o lr es Sante m e n ~ o l ~ Medec l n e du t r o .... o d Edu c a ti o n s oni..tCl u -e Re o doptohon NuCr ltlOn _ Contra le des mad,c o m e nts • HY9c.,ne de ntOlre II SERVICE S DES MALADIES TRl> NSMISSIBLE5 Loboroto ~r e Tl..lber c u lo se Mol odle s v e nenerHle ~ e' ~ l r cponemo : oses Bi lhorz i.os e Tr a c home _ Sonte pub l ~q u e v e t e r lnO lre • Ch i. m i. o t he"op~e. o nbblobquQ!5 Au t res mola d ,e '3 tro n ~' rn~s sl bl o s J~O ~o o Adm 5b, Pub . III ENS EIGNEMENT DE LA MEDECINE- SCIENCES CLiN IQUES ET ME DICALES OE BASE - Ane~lhe!ilO lo 9 l e Ro d lo logce Chl. "'Urg l f! et mede Cl ne Ens e i 9 ne m e n ~ de lo medeclne SC lence s rn e.dLc o l9 5 OQ ba s e Hemo bologLe Autr-e 5 speclo LL'so tLons med~c a l 95 IV ETUDES UN IVE RS ITAIRE'S DE BAS E (prolongoho ns n on compr ,sE'S) 5oi.n ~ i.n F l r m~ e r'3 _ PnOrmac Le • Ge n~ ~ ~ Oi""l ~ ~ O l ""e I Odo n t o log c .. V PRO LONGATIDN DE S ETUDES UN iVER SI TA IRES DE BAS E: "50 _ Pho r moc l .. MQdoci.n e • Genle ,on;t Olre I OdontOlo9 ' " z o ] 200 (lJ 150 Il rn o m !II o C 100 D U- m .... ~ m, -I ~O C 0 '1O m ... 30 20 10 0 ,. 1Q49 BOURSES-PAR TYPE ~~TUDES- 194Q - lQ65 ETUDE~ POSTUNIVERSITAIRES ET AUTRES VOYAGES O'ETUDES ETUDES UNIVERSITAIRES DE BASE ","- - - ~ " ' ,..- , / , -'"", /'" ,,,'-- ,/' ' / " V/ "" / , " ",'" ,," 'V . ...-..._ 11',,- ,- ,.'" "- . _.-' '-'-'- '- ' ._._0- - - - -- _.- '-'-'- '-'- _., _ ._ . _ .-, ANN(l 50 51 ~2 53 54 5S 56 57 58 ~9 60 61 62 63 b4 65 -n (j) C lJ m ...... I I ..... ~ u.J a ::J ~ ... <.f\ lu .... Vl :> v1 ..., ..J III ILl .... J 0 .... IU 0 IU <.? <l .... Z w l.) a: ::> a a. % 70 60 · 0 \ 4 0 30 20 ' 0 POURCENTAGE DE BOURSI.ERS DE L' OMS (EMRO) RAR REGION D'ETUDES / / \ I '-_ --J EMRU EJRO AMRO 1949 - 1965 AUTR ES R EG ION S I ,/ I "", , , " .'\ \ \ . -' \ \ I V 1\ I .' I I " '- " '" , " " . -.._ ' - -- ' - /~ .. . ...,.- . -' - .---. / / ' / '-" ,/ / '--- ----- .' .... J ;... :. :-:... .. ... :.:: .-.-/ / ~ . ./ -./ a l' ld'HJ( E : '<4 9 ~o 51 52 53 54 ~5 56 57 58 59 60 61 62 63 64 L __ ._ .. __ ._______ _ 6S Z 0 3: OJ :0 m 0 m Ol 0 c :0 V- m :0 V- a m r. 0 3: (/l ....... m ~ :0 0 BOURSES ATTRIBUEES POUR DES ETUDES UNIVERSITAIRES DE MEDECINE ETAT DES BOURSIERS SELON LA PREMIERE ANNEE D'ATTRIBUTION 2 0 18 ', 6 ... 12 10 8 6 4 2 0 -~ r=-=1 L=...=J , , ET LE RESULTAT DES ETUDES 1950 - 1965 , ' ETUDES ACHEVEES ETUDES EN COURS BOURS ES ANNU LEES 195 0 ' <lS' 1Q52 1953 1QS4 IQ55 ~ " ~6 1QS7 19Su ,95'1 1960 ,96, ,96 2 1963 1Q64 1Qb5 'T, (j) C .lJ rn ~ ______________________________________________________________________ --JJ < > w a J BOURSES ATTRIBUEES POUR DES ETUDES UNIVERSITAIRES DE MEDEC INE ~ ::: 1 " -' ISO :::0 1. :3 '<10 o dO IT I '2C L.... ..... , , 1 (1 lf1 L 10 1) o ' .J ~ C w o 60 , i :: jJ Cl ")0 <1l '"-' 4 0 o u... 30 a oJ ;: 0 I o 2 10 o I '0 56 . , ETAT DES BOURSIERS A LA FIN DE CHAQUE ANNEE -~ r==1 I -::..=J l Q57 1956 - 1965 E TUDE S ACHE VEES ET UDE S EN COU RS BOUR SES I'lNNUL E,:: S 10'08 10'00 lObO l G61 1062 10b3 ~ -------"'--------------------------~ ~ lOb 4 106 5 EM/RC16/2 page 27 numerique de ces bourses et les r esultats obt enus a ce titre pour les etudes universitaires de medecine appar2isserit sous forme de graphiques aux Figures V et VI. 25. Les gouvernements pri?tent toujours davantage d' at tent.1on a la pre- . paration du programme en etabliss ant des priorites , a insi qu'a la selection des candidats et a l eur utilisation au retour dans leur pays d ' origine. Les possibilites de recrutement de candidats susceptibles de faire des etudes a l'etranger varient considerablement d'un pays a l'autre. Parfois l es gouver- nements presentent un choix important de candidats et de rempla9ants eventuels pour l'etude de domaines hautement s pecialises, te1s que l a chirurgie cardi~! que •. Parfois aussi, 1a recherche de candidats du cyc le secondaire desireux de faire des etudes de medecine dentaire r este vaine pendant de long mois. Enfin, d' autres pays se trouvent a l' autre extreme et ne peuvent detacher de personnel pour etudier a l'etranger, du f a i t des effectifs limites dont ~ls disposent. 26. Le nombre des bourses attribuees peut difficilement donner une idee de leurs repercussions sur le dcveloppement des servicessanitaires des divers pays. A defaut d'autre chose, les 274 bourses accorctees en 1965 caracteri- sent a tout le moins le nombre de personnes venues dans diverses regions et localites du monde entier dans l e but d' assimiler de nouvelles connaissances et d' acquerir de nouvelles experiences dans une large gamme de domaines. Au terme de leur formation, l e s boursiers rentrent chez eux et met tent leurs services a la disposition de leur pays. 27. Bien souvent, l e r etour d' un boursie r donne lieu a des activites entierement nouvelles comportant, par exemple, 1a mise sur pied d'un projet de formation professionnel1e dans son pays, ou celle d'une nouvelle section de l'administration s anitaire centrale . On peut illustrer l'effet dynamique produit par 1e retour des boursiers en citant l e cas de trois medecins yeme- nites fra!chement dip18mes et revenus de Republ ique Arabe Unie ou ils ont fait EM/RC 1 6/2 page 28 leurs etudes sous les auspices de l'OMS. Ce s trois candidats ont constitue dans leur pays un noyau medica l et detiennent maintenant des postes de. res- ponsabilite dans de grands hopitaux . Llun d!entre eux a recemment ete promu medecin-chef d' un hopital de 800 lits a Taiz. Crest la un exemple de la fa~on dont les buts du programme de bourses se traduisent par des rea- lisations pratiques. 28. Le programme de bourses dletudes continuera a jouer un role notable dans la progression des services nationaux de sante. II est la preuve d'une action et d'un effort entrepris en commun par I e gouvernement d'une part et l'Organisation mondiale de la Sante de l'autr e . La selection des candidats, le placement des boursiers et leur utilisation au retour dans leur pays cons- tituent un systeme d'une importanc e vitale pour la reussite du programme. 29. La voie sur laquelle Ie programme doit progresser n'est pas exempte de difficultes, mais il est certain que gr~ce a la cooperation soutenue des gouvernements, les gains acquis a ce jour seront non seulement conserves mais depasses dans l'avenir. L'experience acquise au long des annees vient etayer cette perspective optimiste. ERADICATION DU PA LU DISME ( PAK ISTAN) L'une des pri ncip21es tech niques enseignec, au Cen tre: Ie t race des carres ope rat ionn ell es . Les br igad es d'"sper'sio n dcp0c hees sur Ie the,rtr'c des o ;->e rations r € ~c i ven t au prealabl c une for'mation inte nsive. Les technlCie ns de labDrato ire don t 13 p.' nur ie se fait parti culr eremcn t ressentir au Pak istan , acquierent une ex perience prati qu e sous la condurte de mcdec ins de I'OMS et de leurs ho molog ues pak istanais. j.' . I- ERADICATION DU PALUDI SM E L1BAN : des pieg': s coniques so nt places sur Ie, pu ils pour y pre lever les mou , tiques SY RIE : des coll ec! curs de moustl ques recueille nt dans un pigeo nnier des spec im ens suspects, SOMALlE: pulvema ion s sys te mat lq ues d 'insect icide , eta- pe dec isi ve vel S I' eradicat icn, ETH IOP IE: exame ns de la rate Ct prises de san g pe rmetten t de decelc. les cas de pa lud isme parmi ccs jeu nes eco li ers de Nazaret h. 2 . ERADICATION DU PAIlJDISr-lE ETAT D'AVANCEMENT DE L'ERADICATION DU PAIlJDISME EM/RC16/2 page 29 30. Parmi les vingt.-cinq pays et t erritoires de la Region, le Koweit est le seul -naturellement exempt de paludisme. Sur les quatre pays ou l'e- radication a et e declar ee achevee, Chypre et l a Cote frang &..ise des ·:Som8.11s sont r estes exempts de paludi3me , t andis que sur l a Bande de Gaza on' a enre- gistre en 1965 plus de vingt cas indigenes . On peut par ailleurs cOnfirrner que la region d'Aden est debarrassee du paludisme bien qu'un cas probablement indigene ait ete signale. 31. Dans l es pays enumeres ci-apres, les programmes d'eradication du paludisme sont avances et couvrent des secteurs deja parvenus a la phase d'en- tretien: Israel, Jordanie, Liban et Republique Arabe Syrienne. 11 est en- courageant de noter que d€ nouveaux progres ont ete accomplis en Isral:!l et au Liban. En Jordanie, les mesures adoptees en 1965 pour lutter contre la transmission foc ale qui s'etait r eimplantee dans la Vallee du Jourdain et les regiOns proches de la Rive Est se sont revelees efficaces et il en est resulte une baisse import ante du l".ombre de cas posi tifs enregistres. En Republique Arabe Syrienne, a lors ~ue des resultats satisfaisants etaient obtenus dans des secteurs couverts par l es operations du programme d'eradication, des dif- ficultes ont surgl dans des endroits situes en dehors de l a zone d' action du programme, ainai qu ' en temoigne l ' apparition de la transmission focale au sud de Damas, dans une zone precedemment consideree comme exempte de paludisme. 32. D'autres pays , tels Que l'Iran, l'Irak, l a Libye et Ie Pakistan ont aussi entrepris des pr ogrammes d'erad ication du paludisme. Au Pakistan, malgre des difficultes l ocales , le pr ogramme a continue a progresser de fagon tres satisfaisante. Pendant l'annee 1965-1966, sur une population totale de 92,9 millions d' habitants exposes au danger du paludisme , 70,5 millions ont ete couverts par les acti vites du programme d' eradication . 'Comme nous l'avons EM/RC16/2 page 30 indique precectemment, A.stephensi seul vecteur local de l'Irak meridional est devenu resistant au DDT et a l a Dieldrine. La r eprise de pulverisations de DDT, associee a une surveillance intensive depuis 1964, a pratiquement inter- rompu dans cette zone la trar~mission du paludisme par A.stephensi, sauf dans une localite - Fao Maml aha - ou e lle s'est poursuivie, quoiqu'assez faiblement, en raison de difficultes operationnelles surgies en cet endroit precis. Le nord de l'Iran a continue a etre couvert par le programme classique d'eradi- cation tandis que dans le sud, etant donne la resistance du vecteur, seules des operations de lutte ont ete menees a bien. Du fait de la presence d'un reservoir etendu de parasites dans le sud du pays, et des mouvements importants de population a l'interieur du territoire, le programme d'eradication appli- que dans le nord est reste plus ou moins stationnaire. En Libye, on a mal- heureusement constate la presence de nouveaux f oyers de transmission dans l a Region du Fezzan. A la suite de ce l a , une evaluation cri t ique de la situa- tion epidemiologique a e t e operee au debut de 1966 et a r evele que tout ce secteur devrait faire l ' objet de mesures d'attaque. 33. La Republique Arabe Unie est un nouveau candidat a l'eradication du paludisme. Une' Lettre d ' Accor d a ete signee a cet effet en 1965 par le Gouvernement et l'OM3. 34. Les programmes de pre- eradi cation d'Ar abie Saoudite, de Somalie et du Soudan ont continue a progresser lentement·. Tandis que l'evolution du Service antipaludique concordait generalement avec l e plan preetabli, aucun changement marquant n ' est encore survenu dans l'infrastruc~ur0. sani~aire ru- rale. Du fait de difficultes administratives locales , l e programme de pre- eradication du Yemen a ete interrompu a la fin de 1965. 35. Un programme d' eradlcatlon du paludisme par etapes est actuellement lance en Ethiopie. On met en ce moment la derniere main au plan d'operations necessaire a cet effet . EN/RC 1 6/2 page 31 36. . I~ ._e~t. interessant de noter Clue le Cio~~~~nel!l~nt A~_]'<?-._.'L'u!l1,Sj.Et envi- sage!serieusement de lancer prochainement un programme d 'er~dication. Les services consultatifsnecessaires sont fournis ·par l'OMS en :vue d'aider le Gouv~rnement·· aetudie~·- les · possibrli tes et··faire l es prepar~·n: Vou]:tts :pour cett~ entreprise. 37. L'etat d'avancement des pro~rammes antipaludiques de la Region a .~ -. .... ,. -_.. . - ' - .-. .. ... -... -. la fin de 1965 apparait au Tableau de la page 33. PROGRAMMES, ACTIVlTES DE PLANIFICATION ET D'EVALUATION 38. A l'heure actue l le , treize programmes antipaludiques sont en cours dans la Region, dont neuf sont des programmes d'eradica tion et quatre de pre- eradication. 39. Des efforts soutenus ont ete deployes pour que les programmes anti- paludiques soient correctement prepares, compte tenu de la situation epidemio- logique pro pre a chaque pays. Afin de fournir des donnees de fait a partir desquellesil soit possible de formuler des plans en rapport avec la realite, des evaluations speciales ont ete menees a '::lien dans l e cadre des programmes antipaludiques de 1 : Irak, de la Libye, du Pakistan, de la Somalie et dela Republique Arabe Syrienne , en plus des evaluations annuelles courantes de chaque programme en particulier. 40. Depuis 1964, date a laquelle les pul verisations de DDT a domicile ont ete reprises en tant que mesures principales d'attaque vontre le paludis- me transmis par A.stephensi, l' evol ution de l a situation epidemiologique dans la partie meridionale de l' Irak a fait l' objet d 'une observation minutieuse de la part des autorites nationales et dupersonnel OMS du service antipalu- dique. te nombre de cas deceles dans cette Region en 1964 et 1965 (voir ci- apres)montre · clairement l'importance du succes obtenu a ce jour. EM/RC16/2 .. page 32 Annee 1964 1965 No de l ames * collectees ABER 269 064 20,8% 299 245 23,2% * Taux annuel d'examens sanguins. No total des No de resultats r esultats positifs de la positifs Region de Fao** 2 503 804 782 397 ** La transmission s' est poursui v:i.~ .Jl. s~ez faiplement dans la Region de Fao. 41. Un autre trai t interessant a ete observe en Irak meridional: la resistance de A.stephensi au DDT ne semble pas augmenter au bout de deux ans d'application continue d'insecticides sous forme de pulverisations de DDT. II en ressort que la resistance du vecteur au DDT cesse d'augmenter lors- qu'elle a atteint un certain niveau. 42. Les resultats tres prometteurs obtenusen Irak meridional ne font pas que garantir les chances de succes du programme d'eradication du paludis- me dans ce pays, mais ils retabliront un climat de confiance a l'egard du DDT en tant qu'insecticide de choix, au mains pour les "zones difficiles" d'autres pays ou sevit A.stephensi. 43. Au Pakistan, i1 est devenu courant , lorsque l'on veut faire passer une zone ou un secteur d'operation de la phase d'attaque a la phase de conso- lidation, de dete rminer les mesures a prendre en se fondant .s llr les conclusions et recommandations formulees par une equipe i ndependante d'evaluation. La totalite de la Zone 1 du Pakistan Oriental et une partie de la Zone 2 du Pakistan Occidental ont ete jugees, a l a suite d'une evaluation critique·mais objective, comme repondant aux criteres de la phase de consolidation dans la- quelle elles ont ete versees en 1965. Des evaluations similaires ont eu lieu en janvier et fevrier 1966 dans les Zones 2 et 3 et Ie reste de la Zone 1 du 1 ,.- , .. . ~ ,-- CJ illS:?'] :t·:: :', :: "~~ SITUATION DE L' ERADICAflON D U PALUorSME DANS LA REGION a 5-~ ~ . /.~ . V o DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE FIN 1965 , .:vl'Tr;~~1,\"J,'&!%::,,~1t,t),J: ': y; rC""\ """",,,( \ ' ,. 1 ;..2-~ £-- - .~?i ~ l~ " ~~';~%~)i;~'i'{i} ,, 1t: > J,: ,~}~> J ' 4r "" , " ~~A' I , ~~.~ = , ' __ t ;;:--.. / e:o,. - - - -, "'.: ~'('JV" .. '. "S '. ,,,. :, _==:... ,_ ~-" k::'A,~ \ ' \ . =-..c ~-= F:-"" ::_"-(; .. , : ==-- .-~/\ I ,'~ ~'~:}-_,_ - : __ ~._-_~ -=-__ --' .:':-\ '-- ~ = J 1)" '0 ' , ' " ~, == ., ~""' " , = E' ~Il C= " _~~., 9 I " ~ ~ .......... - -~-__ _..:::... -0:::. ~.: . , ~' .. - Pas de paludisme Oll en phase d 'entrctien ou eradication dcciaree En phase d'attaque ou de consolidation - · :· :'::~iif· ' ':,\ = --I Au Slade de la planification Oll ell phase preparaloire Zor.e illlpaludcc sans programme d 'e raui ~ ation "TI -Cl C ;I:l [:'1 < 1' IGURE VflI ETAT O'AVANCEMENT DES PROGRAMMES ANTIPALUDIQUES . . , DANS LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE REPARTITION PROPORTIONNELLE DE lA POPULATION TOTAlE DE lA REGION SELON L:EXPOSITION AU PALUDISME POUR CHACUNE DES ANNEES 1960 A 1965 % I ':: j , 801 70 D bO o c n ("") m ~ 50 l> G) '" 4- 0 30 2 0 10 o - - , 1960 106 1 1062 l Q63 1064 106 5 POPULATION E XP OSE E " U R ISQu E DU P,>. L UJ IS ME • NON P R DTEGE ~ " .PROT EGEE " N C ~ E ~POS EE A J Q SQUE J U PALUD ISME OU PA LU OISN E ELiMINE Type de Programme Paludlsme elimine ou orlglnelle- ment absent TOT A L Eradlca- tIon TOT A L Pre- eradi- cation T O T A L Pays non engages T 0 T A L T 0 T A L I E1YI/RC16/2 page 33 ETAT D' AVANCE~!ENT ET DEIlOULEI'!EIH DES PROGRAMMES ANTIPALUDIQUES DANS LES PAYS DE LA REGION DE LA ~!EDITERRANEE OR IENTALE - FIN 1965 (POPuLATI ON : EN MI LLIERS D'HABITANTS) Po;:>u l at ccn Populat i on E r a d 1 cat 1 o n Pays Popu1atior. exposee au protegee annee annee I tota1e risque de par t ous debut fin 11 Type pa l udisme procedes attaquc conso11d Region d 'Aden 242 2 :~2 242 Chypre 597 597 597 Pa1udlsme e1imine depuls 1949 cote Fr. Som. 81 01 81 Bande de Ga ca 444 41~4 444 Kowe1t 485 - - Exempt de palud lsme " 1 849 1 3 GI~ 1 364 Iran 23 690 16 71f6 14 542 1957 1976 par etapes I rak 7 173 4 609 4 609 1957 1972 t out Ie pays I sraiH 2 580 2 5eO 2 580 1957 1966 n Jordanie 1 991 , 1 091 1 091 1959 1970 " Liban 2 250 770 770 1957 1966 " Libye 1 647 32 32 1959 1970 " pakls tan 103 965 92 890 51 193 1961 1976 par etapes Rep. Arab e 5 744 2 025 2 C25 1956 1970 t out Ie pays Syrlenne Tunls i e 4 71 0 2 148 2 148 Bn prepara,t1on R.A .U . 29 993 '-0 245 - Phase preparatolre 183 743 11~3 136 78 990 Ethlopl e ' 22 769 11 385 -, Arable Saoud. 6 6}0 2 q.l)( 856 Somal1e 2 538 . 986 152 " Soudan 13 730 13 730 160 Yemen 5 000 2 000 - 50 667 31 548 1 168 BahreIn 185 185 - Mascate &: Oma 565 565 - Katar 70 61 - Fed . Arable S d 880 880 - (Reg. ~den eX11. ) Et.s/reg. de III 111 - traite s (Oman 1 811 1 802 - GENE RAL 2380p 177 850 81 522 EM/RC16/2 page 34 Pakistan Oriental, ainsi que qans les Zones 2 et 3 du Pakistan Occidental. Toutes ces zones ont ete jugees pr~tes pour 1a progression et aborderont la phase. de consolidation en 1966-1967 . 44. Comme nous l'avons indique precectemment, les prograwmes d'eradica - tion du palud isme de Li bye et de Republ ique Ar abe Syrienne se sont trouves aux prises avec quelques difficultes comme l'indique la decouverte de la transmission focale da ns des zones exterieures au programme . Ces exemples servent a demontrer l es consequences graves qui peuvent decouler d'une de- limitation optimiste des zones impaludees, pratiquees en vued'economiser les activites de couverture . Les deux programmes ont fai t l'objet d'une evaluation critique par r apport a la situation epidemiologique interessant chacun d'eux. En consequence, l e s plans d' action de 1966 appellent pour l a Libye un retour de t oute la zone du Fezzan a l a phase d'attaque, et pour 18 Republique Arabe Syrienne , des operations de couverture portant sur une eten- due beaucoup plus vaste afi n de proteger que l que trois millions d' habitants a l'aide de pul verisations ou d' operations de surveillance, ou de l'association de ces deux mesures. 45. Une evaluation de grande enverg'.lre a ega l ement ete menee a bien en Somalie au debut de 1966, dans le cadre du programme de pre-eradication du paludisme. Cette evaluation a couver t a la f ois les activites operationnel- les depuis l e debut du programme en 1962 , et l a situat i on du paludisme dans le pays en ce debut de 1966 . 46. Comme d'habitude , un plan d ' act i on a ete prepare en 1966 pour chacun des programmes d'eradication et de pre - eradi cation, sauf pour Isra~l, le Liban et la Republique Arabe Unie. Partout ou elles ont eu lieu , ces evaluations speciales ont ete prises en consideration pour l a preparation des plans de 1966 . 47. Les conseillers de l'OMS affec tes aux projets ont ete activement en- gages dans l'evaluation et la planification mentiorillees plus haut, . sous les directives de l a Section de Coordination de l' Eradicatioll du._J>alu4isme dl+. EM/RC16/2 page 35 Bureau regional. L'equi pe inter-pays de l'OMS pour l'Evaluat1on de l'Eradi- cation du Paludisme a egalement participe aces entreprises dans les pays qu'elle dessert, ainsi qu'aux observations epidemiologiques faites en Irak meridional en plus d'une eva l uat ion de l a situation du paludisme sur la Bande de Gaza. FORMATION PROFESSIO~~LLE ET BOURSES D'ETUDES 48. Tout au long de l'annee 1965 , les activites de formation profession- nellese sont poursuivies de faqon i ntensive et les programmes corresporoants se sont developpes. Ainsi, au Pakistan Oriental, huit cours differents ont ete organises en 1965 et 218 candidats l es ont termines avec succes; au Pakistan Occ.idental hui t autres cours ont mene au succes 167 candidats. Dans 1e cadre de ce programme, qui doit atte indre son point culminant en 1966-1967, trente-trois cours s'etaieht termines a la fin de 1965 par la reussite de 742 candidats au Pakistan Oriental et trente-neuf avec 928 succes au Pakistan Occidental. 49. A Nazareth, en Ethiopie, le hui tieme cours h<;l,bi,tuel ,~Ll' j,n~nt'i~ des techniciens et I e premi er pour l es chefs de secteurs se sont soldes .par la reussite de cinquante-huit candidats. Pour I e dernier cite, les candidats ont ete selectionnes parmi I e perso~nel deja enposte et qui avaitdeja requ auparavant une ' formation pour des postes moins el eves. Le programme de for- mation professionnelle devra etre intensifie au cours des prochaines annees, puisque lIon prevoit que I e Gouvernement lancera en 1966 un programme dlera~l­ cation du paludisme avec l' a ide financiere de l'US AID. 50. Le Centre de Preparation a l'Eradication du Pa1udisme de Sennar (Soudan), vient de t erminer sa premiere annee de fonctionnement, au cours de laquelle 11 a mene a blen cinq cours dont quatre ont pris fin en 1965 avec clnquante-trols succes. En plus de ces cours, un seminaire d' orlentation dtUne semaine a ete organise pour trente candidats de cinquieme annee de EM/RC16/2 page 36 mectecine de l'Universit e de Khartoum. Deux candidats d'Aden et de l a Fede- ration de llArabie d" Sud ant Pi.! participer e.u cours d'Instruction sanitai- re organise dans ce mgrne centre a l'intention des etrangers. 51. En dehors de l a f ormation donnee dans les centres specialises, les programmes d'eradication du paludisme ont pourvu a l a formation des categories inferieures de personnel a l'echelon du secteur ou de la region, en vue de repondre aux besoins du programme . 52. Pour l a format ion du personnel national dans les Centres internatio- naux de Preparation a l 'Eradication du Paludism~ qui fonctionnent avec l'as- sistance de l'OMS a Lagos (Nigeria), Lome (Togo), Manille (Philippines), huit pays membres de la Region ont donne vingt et "ne bourses d1etudes. La pos- sibilite de participer a un voyage d'etudes a ete offerte a des travailleurs de l'eradication du paludisme d'Iran, d'Irak, de Jordanie, du Liban etde Republique Arabe Syrienne au t itre du Programme d'Echange de Travailleurs scientifiques . RECRUTEMENT DE PERSONNEL ET FINANCEMENT 53. Les effectifs et l e niveau du personnel national affecte aux ser- vices d1eradication du paludisme ont generalement donne satisfaction. Toute- fois, des difficultes ont surgi lors du rec rutement de personnel profession- nel suffisamment quali f ie en raison: a) de l a rarete de cette categorie de personnel dans Ie pays; b) du bareme des traitements de ce se rvice, moins attrayant que certains autres ; c) du travail penible qu'impose ce secteur; d) du manque de securite qu 'il presente . 54. Dans l es pays qui ont entrepris des programmes de pre-eradication, les services antipa l ud iques n'ont pas manque de personnel pendant ll annee con- sideree. Cela est de surtout a ce que les programmes de pre-eradication ont evolue a un r ythme relativement lent et que les post es des services antipalu- diques avaient pour la plupart ete pourvus au cours de s annees precectentes. EM/Rc16/2 page 37 Les centres de form ation professio~~elle d'Ethiopie et du Soudan ont sans aucun doute apporte une contribution notable a l'amelioration de la qualite du personnel actuel et a la preparation de nouve lles recrues. A mentionner egalement le concours qu 'ils ont prete pour preparer les travailleurs sani- taires en general aux activites antipaludiques. 55. En vue de f ournir l e s services consultatifs necessaires aux pro- grammes d' eradication et de pre-eradication du paludisme entrepris dans la Region, l'OMS compte actuellement cinquante-trois postes fixes aupres des programmes des pays, occupes par vingt et un paludologues, un conseiller poUr la sante publique, six entomologistes, trois ingenieurs, quatorze agents aa- nitaires, cinq techniciens, un auxiliaire administratif et deux autres. La plupart des postes ayant .ete pourvus, tous les efforts tendent maintenant a trouver des candidats approprieo pour les derniers encore vacanta. 'Aux '€qui- pes consultatives des pays, s' a jout( l' equ ipe inter-pays ,-d' evaluation de l'eradication du paludisme, stationnee a Beyrouth, et groupant un paludologUe, un epidemiologiste, un entomologiste, un technicien et un secretliirequi des- servent Chypre, l a partie me~idionale de l'Iran, l'Irak, la Jordanie, le Liban et la Republique Arabe Syrierme . L'OMS a egalement prevu d'envoyer en 1966 quatre consultants a court terme - soit au t ot a l hu1t mois de consultants - qui preteront assistance aux Gouvernements l ors d'entreprises specialisees en rapport avec leurs programmes antipaludiques. 56. Les programmes antipa l udiques en cours dans l a Re~ion ne se sont heurtes a aucune difficulte financiere importante . 11 est reconfortant de rioter le soutien constant que l es autorites nationales apportent a leurs pro- grammes respectifs. En 1966, le Gouvernement de la Republique Arabe Syrierme a porte a 2 millions le budget affecte au paludisme c~ntre 1,3 mil non en 1965, . . . .' afin de couvrir les depenses ' croissantes encourues pour le programine d'eradi- cation du paludlsme a l a suite de l'expansion des operations. Cen'est la qu'un parmi d'autres exernples encourageants sur le plan du finaricement. EM/RC16/2 page 38 Toutefois, il est aussi des cas ou l'octroi de crooits par les autorites nationales en matiere de financement a ete anormalement retarde , ce qui a eu des repercussions facheuses sur l e s activites envisagees. 57. Pour 1966 , l'OMS a consacre $ 1 010 251 au budget au titre du pro- gramme ordinaire et de celui des Nations Unie s pour le Developpement (Assis- tance technique) pour les activites d ' e radication et de pre-eradication menees dans la Region, ce qui represente environ 18% des reserves totales de la Re- gion pour toutes ses activites. En outre, $ 206 000 ont egalement ete four- nis au t1tre du Compte special pour l'Erad1ca t1on du Palud1sme; le FISE a continue a preter assistance aux pr ogrammes d I erad1catio: ;' du paludisme en Iran et en Irak pour 1966, a vec un mont ant total de $ 1 115 000 a utiliser pr1nc1palement pour des fournitures d'importation telles que des inseoticides, du materiel .de pulverisation et des vehicules. Il est regrettable que l'as- s1stance du FISE aux programmes jordanienet s yrien ait pris fin au terme de L'US AID prete aussi assistance a quelques programmes de lut- te antipaludique de la Region (Ethiopie, J ordanie, Libye et Pakistan), sous forme de services consultatifs et de fourn1tures. Un pret a long terrne de $ 10,4 millions a ete consenti par l'US AID au Pakistan pour son programme d I eradication du paludisme, pour les exercices 1961f-1965 et 1965-1966, en plus de celui de $ 5 , ) millions qui lui avait deja ete consenti prec8demment. PROBIEMES TECHNIQUES ET TRA VAUX DE RECHERCHE 58. Au cours de l'annee consideree, on n',,- pas enregistre de nouvelles "zones d1fficiles", et COlll.me nous l'avons indique precedemment, la partie me- ridionale de l'Iran est restee la seule de ce genre signalee dans la Region. Elle comprend la plaine l ittor a l e du Golfe e t la plaine iranienne du Khuzistan soit une population d'environ 4,5 millions de personnes. La continuation de la transmission du paludisme est principalement due a l'absence de rea~tion aux pul veri sa tions du vecteur le plus repandu, A. stephensi, qui 'est devenu . resistant a la fois au DDT et a l a Dieldrine. EM/RC16/2 page 39 Dans cette Region, les recher- ches se sont poursuivies et l ' essai de sel medicamente - additionne d.e .. chlo- roquine - couvrant qunrante -deux vill~es, s oit une population sedentaire d'environ 7 000 habitants et pres de 11 000 nomades, continue a @tre encou- rageant. 59. En revanche, la zone d'act ion de A.stephensi en Irak - ou ce vec- teur a acquis une resistance au DDT et a la Dleldrlne egale a celle qui .a ete enregistree en Iran, et ou les conditions generales des deux zones voisines sont plus ou moins ident iques - n'a pas constitue un probleme tres grave lors de la poussee epidemique de paludisme qui est survenue dans la province de Basra en 1962-1963. En 1964, alors que lIon intensifiait la surveillance et que l'emploi des larvicides n'intervenait que sur des zones 11mitees (ville de Basra et ses faubourgs), les pulverlsations de DDT ont ete reprises a l'echelle d'une couverture totale, avec deux cycles en mars-avril et juillet- aofit, et poursuivies en 1965. Ces mesures ont pratiquement interrompula · transmission des cas dus a A.stephensi, sauf dans la zone rurale de Fao-Mamlaha, ce qui permet de penser que le DDT doi t encore @tre considere corome un inse·c- ticide utile c~ntre A.stephensi. 60. Un autre trait interessant a ete observe dans'la partie meridionale de l'Irak: la resistance de A.stephensi au DDT n'apparatt nullement accrue apres deux ans de traitemeIlt continu aux insecticides (pulverisations de .DDT a domicile). Ici se confirme la theorie salon laquelle lA resistance du vec- teur au DDT cesse d'augmenter une fois qu'elle a atteint un certain .I11veau. 61. Dans la plaine du Khuzistan, peuplee d 'environ 527 000 habitants, on a repris les pulverisatlons de DDT en septembre 1964 et on les a continuees en 1965, a raison de deux cycles, en mars et en septembre, et a la dose habi- 2 tuelle de 2 grs. par m. Les resultats ont ete encourageants puisque la transmission a sensiblement d1minue. EM/RC16/2 page 40 62. Des etudes e f fec t uees au Pakistan Occ idental sur la resistance de A.culicifacies au DDT, observee pour la pr emiere fois en 1963 a Sialkot, sur la frontiere Indo-Pakistanaise, ont confirme que Ie phenomene restait li- mite a cette zone de faible etendue. Les pu1 verisations au DDT ont continue dans cette region et a ucune preuve de transmission n 'a ete decelee 10rS des operations de depistage act if menees de fa<;wn i ntensive . 63. En Repub1ique Arabe Unie, un essai d'insecticides sur Ie terrain a ete mene a bien dans quat re zones presentant des caracteres comparables. Dans 2 la premiere , on a utilise Ie DDT (2 grs par m ), dans la seconde Ie HCH (0,5 gr par m2 ), dans la troisie!'ie I e fvla lathi on (1, 0 gr par m2 ), 1a quatrieme zone restant sans traitement. Ici encore, les r esultats semb1ent indiquer que Ie DDT continue a present e r beaucoup d'intergt pour la future campagne de pulve- risations. ACTIVITES COORDONNATRICES 64. L'echange de renseignements epidemiologiques et l a coordination des activites antipaludiques entre pays voisins ont continue a r ecevoir toute l'attention voulue de l a part des autorites competentes. 65. Au cours de l ' annee ecoulee, trois r euni ons de coordination de l'e- radication du paludisme ont eu lieu: l a sixieme r euni on I ran/ lrak (pays a frontiere commune) et les quatrieme et cinquieme r eunions de ce genre entre la Republique Arabe Syrienne et l a Turquie. En plus des representants na- tionaux, les conseillers de l'OMS affectes dans les pays r epresentes et les conseille rs de l'Equipe OMS d'Evaluation de l'Eradication du Paludisme assis- taient a ces reuni ons . 66. La sixieme r eunion Iran/lrak slest t cnue a Basra (en Irak), l e s 4 et 5 decembre 1965, et · a pris une envergure plus grande du fait que Ie Gou- veroement d'accueil a egalement envoye de s invitations aux Gouvernements de la Jordanie, de la Republique Ara be Syrienne et de l a Turqui e . Cette reunion EM/RC16/2 page 41 a donc pris plut3t l'apparence d'une reunion inte r-pqYs puisqu1elle a ras~ semble desdelegues de cinq pays. L'evolution des programmes d'eradication du paludisme dans les pays participants a fait l 'objet d1une etude minutieu- se et l es derniers d,heloppements epidemiologiques survenus dans la partie meridionale de l'Irak a la S'..li te de pul verisati ons a domic ile de DDT a. effet remanent c~ntre la resistance de A.stephensi a cet insecticide, ont egale- ment ete examines de fa~on critique, eval ues objectivement et largement dis- cutes. Impressionnes par les resultats tres favorables obtenus jusqu'ici dans la zone occupee par A.stephensi en Irak, l es participants ont recommande que les pulverisations de DDT continuent a etre consider ees comme l'instru- ment primordial d I attaque dans toutes les "z :mes d1ffi ciles '" envahies par A.stephensi dans l e sud de llIran et de llIrak. 67. La quatrieme reunion de coordination Syrie/Turquie s'est tenue a. Basra (Irak), Ie 5 decembre 1965, apres la fin des travaux de la reunion pre- cedente (Iran/Irak). La cinquieme reunion Syrie/Turquie s' est tenue a Kemichle (Syrie), du 25 au 29 avril 1966. Ces deux r eunions ont ete·couron- nees de succes car elles ont fourni aux deux programmes d'eradication l'oc- casion de coordonner leur s activi tes et de proceder a un echange de refiSeTgfie- ments epidemiologiques. 68. Le Comite de Coordination de llEradication du Paludisme constitue par la Jordanie, Ie Liban et l a Republique Arabe Syrienne a ete tres actif depuis sa creation, en juin 1965. Sa deuxieme reunion s'est tenue a Amman (Jordanie), les 30 et 31 j anvier 1966. Devant llimportance acquise par les voyages internationaux et les mouvements de travailleurs saisonniers et de nomades qui traversent les frontieres, ce Comite a particulierement insiste sur: a) la necessite d'adopter des methodes unifiees d1attaque dans leszo." nes frontalieres; b) la necessite d1appliquer des mesures capables d'empe- cher la reintroduction du paludisme dans les zones d'ou il a deja ete extirpe; c) l'lmportance de llharmonisation des techniques ou de lamethodologie EM/RCl6/2 page 42 epidemiologiques et ent omol ogi ques sui vies dans cha cun de s trois pays, ainsi que celle de leurs pr ocedes d' enregistrement et de cl assification. En vue de faciliter les echar~es d'informa tions, des for mul a ires standards pour les communications des conc l us i ons epi demiol ogique s et ent omologiques ont ete adoptes par le comite et sont ac tue llement ut ilises par l es trois pays inte- resses. 69 . La Section de Coordi nati on de l'Eradication du Paludisme du Bureau regional a poursui v i s es efforts en vue de pr omouvoir la coordination des activites d'eradicat i on du pa ludisme entre les divers pays et de maintenir une etroite collabor ation avec l a Division de l'Eradication du Paludisme du Siege de l'OMS ainsi qu' avec le FLSE et l'VS AID pour quel ques-uns des pro- grammes antipaludiques auxquels ces organi smes ont pr@te assistance-. Par ai11eurs. 1'Equipe OMS d'Eval uation de 1'Eradl catlon du Pa ludisme a actlve- ment contrlbue a faciliter les echa nges de donnees epidemiol ogiques et par- ticipe a llorganisation des reunions de coord i nation ent re les pays qu1elle dessert. PERSPECTIVES D' A VENIR 70. De nouveaux progres ont ete acc omplis par les pr ogr amme s d'eradica- tion du pa ludisme d'Is r ael et du Llban, dont l e der oul ement est de j a tres avanc e . Les quelques cas signa l es en 1965 ont tous et e r econnus importes de ll etranger. surtout d ' Afrique . Vne e va l uati on s epar ee est prevue pour l e programme d'eradicatior. d'I s rae l ver s la f i n de 1966 . 71. Les resulta t s encourageants obtenus a la suite de l a campagne de pulverisations de DDT dans l e secteur meridional de l'Ira k, envahi par A.ste- phensi. ne mar4uera pa s de r estaur er la c onfia~c e accordee au DDT en tant qu 1insectlclde de cholx, et pourrait bien en outre a lder l e programme d'eradl- cation de l'Iran a r esoudr e l es difficultes r encontrees dans 1a "~" .... p. diffici1.p. " de 1a plaine cotler e du Golfe et de celle du Khuzlstan ou I ntervlennent des conditions identiques . EM/RC16/2 page 43 72. En Jordanie, la chute marquee du nombre de cas positifs depistes a prouve la valeur des mesures prises en 1965 a l a suite dlune evaluation de la situation effectuee a l a fin de 1964. 73. En Republique Arabe Syrienne et en Libye, le nombre restreint de cas depistes au cours des a~~ees precedentes du fait dlune surveillance de- fectueuse associee au developpernent insuffisant des s ervices ruraux de sante a donne naissance a une opinion erronee sur la situation du paludisrne dans ces pays. Une appreciation de ces programmes '(effectuee en Republique Arabe Syrienne a la fin de 1965 et en Libye au debut de 1966) a revele la reappari- tion de la transmission dans des zones considerees comrne exemptes de paludisme'" Sans aucun doute, la reaction rapide des gouvernernents interesses, associee a llassistance de 1IOMS, perrnettra au cours des deux annees a venir dleliminer les foyers reetablis. 74. Malgre des difficultes l ocales surgies au Pakistan, son programme d'eradication, qui est Ie pl us important de la Region de la Mectiterranee or1en- tale, a fait de nouveaux progreso A l a fin de 1965, dans les deux parties du pays, environ 51 millions de personnes, soit pres de 50% de la population etaient protegees. 75. Le Gouvernement de la Republique Arabe Unie a f ait sa voir qu l 1l en- treprendra1t un programme dleradication du paludisme en 1966 . ~ . 76. Les evenements recemment survenus en Repub11que Arabe Syrienne et en Libye ont montre que dans les pays DU les programmes s ont deja avances, lle_ valuation technique du programme est revelatrice et doit etre effectuee conti- nuellement pour toutes les zones impaludees du pays . Les enquetes epidemio- logiques et entomologiques doivent etre entreprises par un service correctement organise, pour tous les cas depistes et tous les foyers eventuels de paludis- me, faute de quoi les nouveaux f oyers ne pourront etre deceles a temps ni les rnesures adequates etre adoptees. EM/RC16/2 page 44 77. On ne saurait trop i ns ister sur Ie role des Services generaux de Sante dans les programmes d'eradication du pa l udisme, et surtout sur celui des services ruraux de sante, qui jouent un r ole important dans Ie de pi stage precoce des cas et fac11itent a ins1 le ma1nt1en des resultats obtenus par les campagnes d'eradication. 78. A la fin de 1965 , la population totale de l a Region implantee soit dans des zones exemptes de paludisme , soit dans des zones protegees par diver- ses methodes d'~radication, s' el evait a plus de 75 ,6 millions de personnes; en outre, plus de 27 millions de personnes se trouvaient dans la phase prepa- ratoire d'un programme d'eradication du paludisme. 79. Les programmes de pre -~radication entrepris en Arabie Saoudite, en Somalie et au Soudan ont fait des progres assez lents. Au Yemen, le pro- gramme a ete interrompu a l a fin de 1965 en raison de difficultes locales. En Ethiop1e, les plans en sont a rrives a un stade suffisamment avance pour que lIon puisse envisager de lancer en 1966 un programme d'eradication a eta- pes avec l'aide financiere de l'US AID. 80. La r eaction rapide des gouvernements 10rsque des difficultes surgis- sent dans leurs programmes, 1es resultats encourageants obtenus notamment dans l'approche du probleme de 1a r esistance de A.stephensi, et les progres accomplis par plusieurs des programmes d ' eradication de l a Region sont autant de signes de l'enthousiasme perseverant manifeste a l'egard de l'eradieation du paludis- me, object if final de cette entreprise. 3. MALADIES TRANSMISSIBLES MALAD IES Q,U ARANTENA IRES CHOLERA EWRC16/2 page 45 81. L'invasion progressive de plusieurs pays asiatiques par le cholera El Tor - qui a ete le phenomene Ie plus marquant enregistre depuis 1961 a eveille l'attention des gouvernements sur la menace d'expansion ducholera vers l'ouest. Gomme on l'avait prevu en 1964 , le cholera a continue sa mar- che, atteignant des regions indemnes depuis plusieurs decennies. La menace d'une nouvelle propagation de la maladie vers l'ouest ne saurait @tre exclue pour 1966. 82. Des cas choleriformes sont apparus en Iran vers la mi-juin 1965. La 31 jui11et, 1e vibrion El Tor (Ogawa) a et e identifie comme en etant l'a- gent causal, et le jour meme la maladie a ete officiellement notifiee a.1'OMS. Au total, 2 943 cas dont 411 deces ont ete signa1es pendant l'epidemie, du 31 jui11et au 7 novembre 1965 . Le pays a ete declare a nouveau indemne Ie 25 novembre de la meme a nnee. Au debut d'aout, un cas de cholera non impor- te a ete signale a BahreIn; 1e 23 aout 1965 une note eta it pub1iee, attestant 1a disparition de 1a ma lad1e. 83. Pour faire face a cette nouvelle menace, et enrayer toute propaga- tion u1terieure, i1 devenait imperatif d'adopter des mesures de lutte. Une aide immediate a ete fournie aux zones nouvel lement atteintes, sous forme d'en- voi d'experts de l'OMS et de diffusion d 'informations pertinentes sur les recents progres des recherches sur le cholera, en particulier sur 1es plans bacteriologique, epidemiologique, therapeutique et autres mesures de lutte. 84. L'attention des autres pays de la Region risquan~ d'@tre atteints a ete attiree sur la menace qui pesait sur eux; assistance et services con- su1tatifs ont ete offerts a leurs Gouvernements sur demande. A part les EM/RC16/2 page 46 enquetes sur le terrain entreprises sous le patronage de l'OMS, des fonds ont ete mis a la disposition de certains Gou vernements de la Region pour leur per- mettre d'entreprendre des etudes sur le .cholera . 85. Un cours de niveau elevE sur la bacteriologie du cholera a eu lieu a Teheran du 2 au 11 octobre 1965; treize candidats venus de sept pays de la Region y ont participe. Cette manifestation a ete couronnee de succes. 86. Deux autres cours de f ormation ont ete organises par la suite: le premier a BeyroutI-_, du 6 au 12 mars 1966, avec pour objectif la. formation pra- tique de personnel de laboratoire qualifie aux dernieres techniques de la bac- teriologie du cholera, a r euni douze participants de la Region. Le second, Cours interregio~l sur la Lutte contre I e Cholera, s'est tenu a Calcutta du 14 mars au 8 avril 1966. Organise a l'intention d'epidemiologistes, de bac- teriologistes et de cliniciens chevronnes , il portait sur les divers aspects dudiagnostic, du traitement et de la lutte. et l'autre d'Irak, y ont pris part. Deux candidats venus l'~n d'Iran 87. En outre, un Groupe regional itinerant sur Ie Cholera a reuni en decembre 1965 quinze participants venus de onze pays de la Region. I.e Grou- pe s' est rendu entre autres a MAnilla, Hong Kong etCalcutta, ou le cholera avait sevi pendant un certain temps, ce qui a permis de recueillir un maximum de donnees sur l'epidemiologie et l a ba cteriologie de cette rre ladie, et sur les mesures de lutte contre elle. Le Gr oupe est egalement passe a Teheran ou il a pu se rendre compte des mesures mises en oeuvre par Ie Gouvernement iranien pour lutter contre la recente epidemie. 88. Ensuite, unSeminaire i nterregional sur la Lutte contre le Cholera s'est reuni a Alexandrie du 5 au 7 avril 1966. Des participants venus de onze pays de la Region ont pris part a cette manifestation au cours de laquel- le ant eu lieu des echanges de vues et des confrontations d'experiences sur les divers aspects de la l utte c~ntre le cholera. EM/Rc 1 6/2 page 47 89. Durant la peri ode consideree, deux consultants (epidemiologistes) ont ete affectes au Bureau regional et une equipe consultative regionale pour le cholera, composee d'un epidemiologiste et d'un bacteriologiste, a ete . .. coriS·t:i:b..i~e. Cette equiPe a conunence sa tournee dans la Region par l'Arabie Saoud1te, ou elle a passe la derniere semaine de mars 1966, pour c6nseiller eta1der ' ieGouvernement dans ' li~dopti~n d~ ~esures de prevent10n. Par la suite, l'epidemiologiste a entrepris un voyage de cinq semaines dans divers pays de la Reg10n, notamment l'Irak, l'Iran, l a Jordanie, le Koweit, Ie Liban et la Republique Arabe Syrienne. 90. II est reconfortant de constater que les mesures preventives adop- tees cette annee par 1es pays dont des ressortissants se rendent en pe1eri- nage a la Mecque se sont averees efficaces et que Ie pelerinage a pu gtre declare exempt de cholera, ou de toute autre malad1e quarantenaire. Parmi les mesures adoptees, i1 convient de clter: en Iran,un examen de se11es ob1igatoire pour taus les pelerins en partance; en Arabie Saoudite, l'admi- nistration d I antibiotiques a tous le.s pe1erins venantde regions atteintes Oil de zones d'endemie a leur arrlvee au Hedjaz. Pays Iran BahreIn Pakistan Pakistan Or. Pakistan Oc. Cas de cholera et de l a Region de 1960 C - D - C - D - C 15 77 J1 D 6 608 C 8 301 D 5 383 C 7473 D 1 225 deces signa1es dans 1es Pays ... ...... __ ... . 1a Mediterranee orientale 1960 - 1965 ... .- . 1961 1962 1963 1964 1965 - - - - 2 943 - - - - 411 - - - - 1 - - - - - 1 319 2 616 3 987 .1 gr4 1 027 856 1 368 2 148 1 106 625 1 319 2 616 3 987 1 gr4 1 015 856 1 368 2 148 . 1 106 624 - - - - 12 - - - - 1 EM/RC 1 6/2 page 48 Cas de Cholera s1gnales au Pakistan Oriental 1960 - 1965 I. Mols ou perl odes 1960 1961 1962 1963 de quatre semaines I janvier I 1 )+81 143 313 311 I fevrler II 398 32 151 101 mars III 487 52 181 310 avrl1 IV 2 686 68 475 502 mal V 1 670 26 489 390 ju1n VI 297 42 21[0 146 VII 80 11 74 66 jul11et VIII 92 106 83 51 aoQt IX 47 43 33 22 septembre X 19 36 32 52 octobre XI 120 50 128 507 novembre XII 456 256 114 986 decembre XIII 1[68 454 184 543 1964 · 1965 211 66 109 35 59 34 234 50 103 27 87 21 112 17 43 25* 79 22* 281 255* 264 376* 190 72* 246 24* * Donnees tirees d'un Releve epidemiologique -hebdomadalre de l'OMS - 1965. VARIOLE 91-. . L I eradlcation de la variole est possible: en effet, nous ·-IlVbn..c; -de solldes connaissances sur c'2 tte maladie - dont l' epl demiolog1e est simple - et nous dispos ons cont r e elle d 'un vac cin efficace . 92. Les foyers , end4miqi.les pourraient etre elimines s1 l' on utilisai t le vaccin approprie, et si l a mise s ur pied et la gestion des programmes etaient convenablement congues et organisees. 93. Un projet d' er adicati on portant sur dix ans a ete presente a l a Dlx-Neuvieme Assembl~e mondi ale de l a Sante en vue d' eliminer definitivement EM/RC16/2 page 49 la variole en tant que danger mondial, en supprimant les foyers qui subsis- tent encore en Afrique, en Asie et dans les Ameriques. Dans trois pays de la Region (Pakistan, Soudan et Yemen) des activites d'eradication sont en cours, tandis que la surveillance se poursuit dans les pays ou l'on n'a pas signale de cas. 94. Depuis 1964, conformement aux recommandations formulGes par le Co- mite d'Experts de la Variole, les ministeres de la sante de la Region, ainsi que les representants de l'OMS, ont fourni des rapports trimestriels sur la situation de la variole dans leurs pays respectifs. Les renseignements con- tenus dans ces rapports indiquent le nombre de cas et de deces dus a la vario- le, le nombre de personnes vaccinees, le pourcentage de reussites, le type et l'origine du vaccin employe , ainsi que les difficulteR rencontrees au cours du deroulement des campagnes de vaccination de masse. Afin de facili- ter la compilation des donnees et dlen ameliorer les possibi1ites de compa- raison, un systeme de notification modifie et simplifie a ete institue et des formu1aires ont ete etab1is et distribues aux Gouvernements. ~. Au Yemen, aucun cas nla ete signa1e . Les centres de sante benefi- ciant de llassistance de l'OMS ont applique aux ports maritime et aerien de Hodeida et a l'aeroport de Taiz, 1es prescriptions du Reglement sanitaire in- ternational, notamment 1a de1ivrance de Certificats internationaux de Vacc1- nation. La campagne de vaccination ant1vario1ique a ete reprise dans les . provinces septentrionales, 1e Bureau regional ayant fourni au yemen 450 000 doses de vaccin antivariolique. 96. Llepidemiologiste de l'OMS en poste a l'Institut de Sante publique de Daccf a prete son concours a la production de vaccin a ntivario11que et a 1a preparation de programmes de vaccination. Le Consei11er OMS pour la Sante publique affecte au Pakistan Oriental a a ide en meme temps a l'evaluationdu programme de vaccination. EM/RC16/2 page 50 97. En vue de prepare r un programme general accelere fai sant apparaitre Ie montant effectif de l a depense a prevoir dans cheque pays par 11 OMS pour llannee 1967 et les deux sUivantes, les Gouvernements de la Region ont ete invi tes a fournir les renseignements sui vant.s, a soul~ettre a la Dix-Neuvieme Assemblee mondiale de la Sante: breve description du projet, indiquant la duree de la phase d lattaque, Ie pourcentage de l a population a vacciner an- nuellement, Ie personnel, les fournitures et Ie materiel disponibles, et Ie cout annuel de l'ensemble du programme . 98. L!annee derniere, on n!a signale aucun cas de variole a Aden, en Arabie Saoudite et au yemen . Au Soudan , ou soixante-deux cas avaient ete signales entre juillet 1964 et juin 1965, douze seulement (dent cinq importes) l'ont ete de juillet 1965 a la mi-mars 1966. L1Ethiopie a signale trente- sept cas de juillet 1964 a juin 1965 et trente-neuf de juin 1965 au 12 mars 1966. 99. Le rapport des cas survenus a Karachi de juin 1965 a avril 1966 indique une dimioution importante de l eur nombre, qui passe de 446 a environ 73. La mElme tendance a ete relevee dans Ie reste :iu Pakistan Occidental, ou les cas signales juSq\.l !a juin 1965 atteignaient le chiffre de. 417, centre 177 a la fin de mars 1966 ~ En revanche, une augmentat i on importante du nembre de cas a ete signalee au Pakistan Oriental, ou jusqula fin juin 1965, on nlavait enregistre que 131 cas, contre 773 pendant la peri ode de juinl965 a fin fevrier 1966 . 100. On espere que 1 ' approbation donnee par l ' Assemblee mendiale de la Sante, en mai dernier, au programme mondial accelere d ' eradication de la variole, permettra d'intensifier Ie programne de la Region, afin que l' eradi- cation totale.devienne un fait accompli dans les quelques zones d'endemicite qui persistent encore dans nos pays. Rempl issagc des flacons avant Iyophil isation. L 'act ivite du vace in antivario- Ilque est contr61ee sur des reufs avant usage. ERADICATION DE LA VARIOL (PAKIS TAN) L' lnsti tu t d 'Hygiene et de Sante pu- bl ique de Dacca prod ui t quoti die nn e ment 1000 f lacons de vacein Iyoph ilise : de q uoi protege r 100.000 pe rson nes. Ce medecin itinerant sap, prete il exami ner un jeune ; "'1 nomad e. i L'exa men radiologr que de mas , se est assure par' cctte unite mo bile q ui gagne Ie, secte urs les plu s recu lcs. , LUTTE Cm--lTRE LA TUBERCULOSE (SYRiE) CENTRE DE LUTTE ANTITUBERCULEUSE (SOMA .~ .• "n.~~' . ~'*~ Un techn icien de I'OMS lit ,\ son assistant les rcsultats de cultures de bacil les. Une assist3nte sociale famille d'un tubercule n pements de nomades et lome rat ions rura l€s fon t 'je t d' une egale attention. a fIChe med ica le de la LUTTE CONTRE LE TRACHOME (TU N ISI E) Les prclcvcments ocu lai r cs rccu e :l- lis chez des en - fan t s suspects d e uacl, o me sont soumis ;'1 un mi- nutieux examen de laboraloire . Da ns une eco le de I' lie de Dje r ba , u n ophtalmolo- gis te e ffectue des exam e ns clini - ques la ndis qU'u n expert de I'OM S prel e ve de s frot - t is co njonctivau x e t d es echan ti l- Ions de sang. Un tec hnic ien p re- pare des suspen- s ions a u Labora- lo ire de Recher- ches viro logiqu es. SO U D A N : t raite men t d es ea ux d ' ir - rigat ion a I'ai de de sa::s de sulfate de cu ivre. RAU : L'ed ucati o n sanilai re est me nee pa ra llel em ent aux au tr cs me su res d e lutte. LUTTE CONT RE LA BILHAR ZIOSE Des speci mens de mo llu squ es suspects sont recueill is dans la vege tation d u C ana l Ma hmou d ieh (Sectcur d e 13 Bc hei ra). MALADIES BACTERIENNES 'IUBERCULOSE EM/RC16/2 page 51 101. Bien que de s pr ogres not ables a ient ete accomplis au cours de la peri ode en question, la t ubercul ose est tou j ours consideree comme un des plus grands problemes de sant e publique auxquels la plupart des gouvernements de la Region de la Mediterranee orientale doivent faire fa ce. 102. 11 devient par consequent imperieux pour les pays de mettre sur pied un systeme efficace de lutte, a instaurer non seulement dans les villes principales, mais aussi dans les zones rurales, ou parfois le probleme se pose avec la in~me acuite que dans les villes. 103. Le concept de la zone pilote reste le principe determinant de l'ex- pans ion de tous les programmes antituberculeux, car c'est la que toute inetho- dologie pratique est mise a l'epreuve, compte tenu des ressources sociales et economiques dont dispose le pays. 104. Les programmes de lutte antituberculeuse dont le point de depart a ete un centre antituberculeux de demonstration et de formation professionnel- l~, organisent maintenant leurs zones pilotes nationales avec l'assistance de l'Ol'4S. Tel a ete le cas pour l'Ethi6pie, la Libye, le Paklstan, 1 'Arabie Saoudite et la Somalie. D'autres pays, .tel1es la Jbrdanie et la Republique Arabe Syrienne, ont re9u des conseils et directi ves de consultants de ,l'OMB a court terme pour l'organisation d'une zone pilote. 105. L'immunisation demeure a la base de t out programme anti tuberculeux. Le vaccin BeG lyophilise est actuellement utilise dans la plupart des pays de la Region, et s'est avere particulierement adapte au travail sur le terrain. De nombreux essais ont ete pratiques en Ethiopie, au Pakistan et en Republique Arabe Syrienne, qui ont mis en evidence le bien-fonde de la recommandation formulee par le Comite d'experts au sujet de la vaccination directe . par le BeG, c'est-a-dire sans epreuve tuberculinique prealable. Cette methode a EM/RC16/2 page 52 deja. ete adoptee dans plusieurs pays a l'echelle nati onale. Des essais ont auss i ete entrepris dans certains pays de l a Region pour la vaccination .si.,. multanee c~ntre la tuberculose et c~ntre la vari ol e , et l'absence depheno- mene susceptible de compr omettre l'efficacite de ces deux vaccins permet de recommander cette methode a tous les gouvernements. Une campagne a ete or ganisee en Ethiopie, 8 U cours de laqw, 118. 1<,s vaccinati ons ant i t racho- mD.t'euse et pD.:' Ie BeG ont ete combinees. Cette campagne progresse favorable - ment. 106 . De nouveaux tra itements ont ete recommandes et sont actuellement experimentes: thiosemicarbazone (TEl) associee a l'isoniazide; Ie premier de ces produits est peu couteux , generalement bien t ol er e et il peut etre absorbe sous faible volume. r,' essai prati que en Ethi opie a demontre l'absen- ce d'effet toxique chez les malades traites. D'autres essais vont aussi etre entrepris dans d 'aut r es pays de l a Regi on , et l Ion pense que les conclusions que l'on en tirera seront vraisemblablement identiques, et que l'on pourra sans doute bient6t adopter cette methode dans l a plupart des pays pour le traitement des malades ambulants. TJne nouvelle orientation intervient aussi avec l'injection bi-l-,ebdomadaire de streptomycine en assoc iation a vec l'-ad - - rninistration_d I isoniazide et de p'jridoxine , t r ai tement part1culi€:!rement indi- que pour l es tubercul eux des villes. 107. L'on s'efforce ac tuellement d'integrer les mesures de l utte anti- t uberculeuse l es plus simples dans les activites des centres sanitaires pri- rna ires, l'accent etant mis a co sujet sur la formati on professionnelle des travailleurs appe les a participer au pr ogr amme . Des cours r eguliers sont organises dans la plupart des centres antituberculeux de la Reg i on. 108 . Un Plan national de Lutt e echelo~e sur vi ngt ans a ete prepare au Pakistan, en vue d'applique r un programme de l utte antituberculeuse couvrant toutes les zones rurales. Le Gouvernement accorde une haute priorite a ce EM/RC16/2 page 53 probleme, qui repose sur la mise en place d'un service specialise au niveau du district . et l' organisation d ' un se rvice peripherique integre qui ensemble utiliseront toutes les ressources et institutions sanitaires existantes. 109. Une r eunion inter- pays sur la lutte c~ntre la tuberculose s'est tenue au Koweit en octobre 1965 , pour etudier l es divers aspects des proble- mes du nomadisme et de l'immigration , quant au danger de transmission de l a tuberculose d'une collectivite a l' autre qu 'ils presentent. Il a ete reconnu qu'une cooperation etroite, une coordination des efforts et un plan d'action unifie etaient necessaires pour assurer I e succes de la campagne, etil a ete recommande que des reunions periodiques s oi ent or ganisees en vue d' adopter les methodes les meilleures et d'adapter l es politiques et les programmes aux exigences locales et r egi onales. 110. Les plans des gouvernements devraient aussi camporter la r eorgani- sation et la r eorientati on de la politique adopt ee pour les et ablissements antituberculeux (d1hospitalisation), afin de tirer Ie meilleur parti possible de ces institutions. La politique recommandee devrait reposer sur une selec- tion rigoureuse des cas a admettre, avec limitat ion de la duree de cette hos- pitalisation au minioum compatible avec l a negativation des crachats, et sur la mise au point d'un programme d'education sanitaire, dont ll objectif serait de preparer la voie au traitement ambulat oire de l ongue duree, qui ferait suite a la courte periode d 'hospitalisation. Ill. Dans l a plupart des pays de la Regi on, l a l utte antituberculeuse a atteint un stade tel qu 'i l devient necessaire de mettre l'accent sur l'eva- luation des methodes appliquees et des moyens mis en oeuvre, en vue de donner une nouvelle orientation aux programmes, de fa90n a pouvoir les integrer (en dernier ressort) dans les services de sante publique des pays interesses. El'1/RC16/2 page 54 IEPRE --- 112. Bien que la lepre ne soit pas, a strictement parler, un probleme hautement prioritaire dans l a plupart des pays de la Region, cette maladie n'en merite pas moins de retenir l'attention des gouvernements, en particulier de 1 'Ethiopie et du Pakistan - !Jays au l' on rencontre de nombreux malades atteints de cette affecti on - et ou cette maladie d oit @tre consideree comme un important probleme de sante publique. 113. En 1965, le Comite OMS d'experts de la Lepre s'est reuni a Geneve du 27 juillet au 2 aout, et a formule un certain nombre de recommandations que lion peut resumer com~e suit dans les pays a budget limite, il convient d'etablir un ordre de prioritc' tenant compte des conditions locales, de maniere a traiter, en premier lieu, les cas lepromateux et les cas conta- gieuxj - dans les pays dotes d'un budget suffisant, tous les cas doivent @tre diagnostiques et traites le plus tot possible, les contacts places sous surveillance medicale, les malades recevoir des soins preventlfs contre l'apparition d'invalidites, et ceux qui pre- sentent des deformations etre reeduquesj - les contacts des lepromateux et aut res cas infectieux, ainsi que les contacts ages de moins de quinze ans et vivant sous le m@me toit doivent etre examines; le traitement ambulatoire des lepreux doit en principe @tre as- sure par les centres de sante generaux; - l'utilisation des sanatoriums doit se limiter, independamment de leur r61e de centres de recherche et de formation de personnel, au traitement des etats de reaction aigus et autres complications, a la chirurgie et a la readaptation physique; - a leur sortie du sanatorium les malades doivent s'integrer dans la collecti vi te et etre encourages a ne pas se regrouper dans des "villages" speciaux. EM/RC16/2 page 55 114. Au Pakistan Oriental, un projet souterlU par 110M3 a ete lance en 1961 et se poursuit encore. Un leprologue de 1iOMS a a ide a la creation dlun noyau de centres de lutte antilepreuse et a augmenter Ie nombre des unites de traitement, tant mobiles que fixes. Un nouveau conseiller est attendu et Ie programme elabore pr evoit la continuation des activites antilepreuses au Pakistan Oriental ainsi que 1 I extension des mesures de l utte a tout le Pakistan Occidental. En decembre 1965 et janvier 1966 , un consultant de 110M3 slest rendu au Liban et en Republique Arabe Syrienne pour conseiller les gouverne- ments de ces pays sur les mesures a adopter. 115. Dans t aus les pays enumeres ci-dessus, il faudrait organiser les h8pitaux pour lepreux, en se fOluant sur les principes poses par Ie Comite dlexpr::rts de la Lepre. Les services generaux de sante devraient accorder une grande attention au diagnostic des cas, a l eur traitement et a leur sur- veillance medicale ulterieure. A ce propos, il est indispensable qulun Departement de la sante publique soit charge,a 1 I echelon ministeriel, de la coordination des activites antilepreuses et de l eur integration dans Ie cadre des services generaux de sante. OPHTALMIES TRANSMISSIBLES 116. Des progres interessant s ,ont ete enregistres au cours de ces dernie- res annees dans les reche r ches sur le complexe trachome/conjonctivite a inclu- sions (TRCI) dont on nla pas encore pu i soler les agents responsables en la- boratoire, et certains cherche'J.rs pensent qu ' un seul agent TRCI est a llori- gine de l'une et llautre de ces i nfections. 117. Les travaux de r echerche se poursui vent dans maints laboratoires du monde, sous Ie patronage des autorites nationales ou dlinstitutions inter- nationales. A Tunis, les recherches sur Ie trachome ant continue au labo- ratoire de l!Institut dlOphtalmologie. en tant que pro jet interregional sou- tenu par 1IOMS. EM/RC16/2 page 56 118. Les essais de vaccinati on antit racboma teuse pratiques dans certains pays n'ont pas encore dopne l es resultats es comptes. 119. L'OMS a c ontinue a fournir a plusieu:'s pays. des services consulta- tifs techniques dans. le d oma ine de la lutte contre les ophtalmie s transmis- sibles. En octobre 1965 , I e conseiller regional pour cette specialite s'est rendu en Jordanie pour faire Ie point des bes oins du projet de l utte contre les ophtalmies transmissibles penda nt les deux annees a venir. En no vembre, il a pass e deux semaines en Somalie pour y et udier les cond itions de fonction- nement des services ophtalmologiques et l'ampleur du pro 'oleme pose par le trachome dans le pays. Au debut de 1966, il a examine en detail les condi- tions de la lutte antitrachomateuse en Arabie Saoudite et slest rendu ensuite au KO\':eit pour evaluer les r esultats obtenus par Ie programme de l utte anti- trachomateuse or gan ise dans les ec oles. Plus recemment, il a entrepris une enqu@te sur la morbidi t e due au tracr,ome dans le Gouvernement de Deir-ez-Zor (Republique Arabe Syrienne) ou un projet de l utte contre les ophtalmies trans- missibles doit @tre lance a l'automne prochain. 120. Les progres enregistres par Ie Projet de Lutte contre les ophtalmies transmissibles en Irak ant et e evalues par un c onsultant de l'OMS a court terme pendant l e premier trimestre de 1966. Al ors que l lassis tance d u person- nel de 110MS aux pro j ets de lutte contre l es ophtalmies transmissibles a cesse en Jordanie a la fin de 1965, elle est maintenue au Soudan. i'lP.LADIES l'ARA3E'AlRES BlIHARZIOSE 121. Pendant longtemps, la bilharziose en tant que probleme de sante publique a fait llobjet de d iscussions entre le3 administrateurs de la sante publ1que, pour l esquels 11 etait d iffic11e de dec ider de lapriorite a assi- gner a la lutte c ont re cette maladie dans les pr ogrammes de sante publique. Cependant un certain nombre de pays ont accorde un grand interet a cet te EM/RC 1 6/2 page 57 question et donne leur appui aux projet entrepris sur l eurs territoires avec l'aide de l'OMS; d'autres ont demande a 1 'Organisation de proceder a des enquetes sur la maladie. On se rend compte actuellement de l'importance de la lutte c~ntre la bilharziose dans Ie developpement economique et sani- taire de ces pays. En effet, la maladie peut aisement se propager a de nouvelles zones, du fait de l'extension rapide des reseaux d'irrigation dans la plupart des territoires. Cependant, grace a l'ampleur des travaux effectues dans ce domaine et a l'application des techniques nouvelles, les chances de pouvoir la juguler moyennant une depense relativement faiblp. augmentent. 122. Au cours de la periode consideree, des progres sensibles ont ete accomplis par la lutte c~ntre la bilharziose dans les zones des projets bene- ficiant de l'assistance de l'OMS, sous le rapport de l'epidemiologie, de la malacologie, de l'education sanitaire et de l'assainissement du milieu. Un grand nombre de villages ont ete inspectes; les etudes sur la transmission continuent; l'evaluation des resultats des operations molluscicides a ete pratiquee; diverses experiences de laboratoire et des tests biologiques sur les mollu5cicides ont ete entrepris; et les etudes sur l'emersion des animaux ont ete poursu1vies. 123. Des etudes sur les coutumes sociales et religieuses comportant des contacts avec l'eau ont ete effectuees et l'on est arrive a des conclusions significatives sur les relations entre les divers modes d'exposit1on, les saisons, les heures de la journee et Ie caractere infectieux des eaux. Des etudes s1mila1res ont ete entreprises sur les contacts professionnels avec l'eau. 124. On a procede a des etudes de laboratoire sur la ponte et les possi- b11ites d'eclosion des oeufs en relation avec les conditions physiques et les observations faites sur certains animaux predateurs qui se nourrissent exclu- s1vement de mollusques. EM/RC16/2 page 58 125. Des experiences ont ete entreprises au cours de l a peri ode conside- ree sur les propri etes molluscicides et l e s effets herbicide s de diverses substances cl:.imiques, notamment: l' acroleine, l'ICI 24 223, le h'L 8 008 , le Bayluscide et le pentachl or ophenate de s od i um qui avaient de ja ete experi- mentes dans les zones d lappli cation de di vers projets ; ces essais ont ete publles dans les Bulletins de llot£ en 1965 . 126. On a const ate que le Bayluscide , en tant que molluscicide , etait prometteur en raison de son e fficacit 8 , de la facilit :§ de son utilisation et de son coUt r e lativement peu eleve . WL 8 008 ont ete encourageants. Les resultats de llapplication de 127 . Des etudes ont ete entreprises sur l'utilisation de cages flottan- tes pour exposer des animaux a llinfection bilharzienne. Cette methode a ete appliquee dans pl1,.;sieurs pays: aux Philippines , a Porto Rico, au Transval oriental, au Tanganyika , en Iran, etc . En Republique Ar abe Unie, des cages flottantes d'un t ype special ont ete installces dans l es canaux d'irrigat i on de la zone du pr o jet OMS, ou ils sont relativement larges et profonds, et dont le courant est rapide. Les cages, f abriquees sur place, 5e sont averees tres utiles pour l 'e tude de l a dynamique de 1a transmission de 1a bi1harziose dans la nature: periodi c i te diurne e t sais oTh~iere, appariti on des cercaires, determination de 1a transmission et de l a densite des cercaires, distance franchie par ces or ganismes. 128 . Des essa i s en l aboratoire ont ete pratiques pou r determiner dans quelle me sure on peut se baser sur l e cercariometre a moteur a essence (syste- me de fonc t i onnement par l e vide) mis au pOint par le Dr ROI'ia n . Cet appareil a ete experimente en Repub1ique Arabe Unie dans la zone du pro jet au cours de 1a periode (mai- juin- jui11et ) , epoque de l'apparition des cercaires. 11 pourrait avoir une utilite pratique pour ll etude de l ' ecologie des pointsou slopere la transmission, pour l a deter mi natiun du potentiel de transmission des eaux na turelles du point de vue quantit~tif, et servir d linstrument dans l'evaluation des programmes de 1utte. EM/RC16/2 page 59 129. Le traitement de masse par le dimercapt osuccinate de sodium et d'an- timoine et le compos e de nitrot hi azole a ete inaugur e . 130. Un certain nombre de documents ont et e prepares conjointement par des fonctionnaires des pays et des membres du personnel de l'0M3 sur l'epi- demiologie et la malacologie de la bilharziose , en vue de leu r publication dans le Bulletin de l' CMS - certains d' entre eux ont deja paru dans les Bul- letins de 1965. 131. Bon nombre de chercheurs ont eu la possibilite d'entreprendre cer- taines recherches dans l e cadre du projet en cours en Republique Arabe Unie, et des stagiaires ont pu eux aussi acquerir une experience pratique dans divers aspects des activites antibilharziennes. Une equipe interregionale de re- cherches epidemiologiques sur la bilharziose, composee "ciitin epidemiologiste, d'unbiologiste et de deux parasitologues, se propose "'d'entreprenire des re- cherches analogues dans la zone du pro jet mene en Republique Arabe Unie ou les coniitions semblent tres favorables. 132. Les conseillers de l'OMS et leurs collegues egyptiens de l'Univer- site d'Alexanirie ont etudie ensemble la possibilite de coniuire a l'occasion de ce projet une etude sur les maladies cardio-vasculaires. EM/RC16/2 page 60 }+. EPIDEMIOLOGIE ET STATISTIQUES SANITAIRES EPIDEMIOLOGIE 133. Dans les pays de la Region, on a de plus en plus recours aux me- thodes epidemiologiques pour resoudre les problemes des :n<lladies t ransmissibles qui se posent de tous temps, e t a~,quels sont venus s'ajout er recemment ceux de la lutte contre l es maladies chroniques et degeneratives ainsi que les autres questions du domaine de la sante publique . Cette tendance n'a pu s'affirmer que par I e renforcement des services epidemiologiques nationaux au sein des Ministeres de la Sante, ou leur etablissement dans des pays jusqu'ici depourvus de s e r vices epidemiologiques centraux. 1)4. L'Organisation a continue a aider Ie Gouvernement de l'Irak dans ce domaine, gr~ce aux services co~~ultatifs assures pour Ie projet d'epi- demiologie en cours d ' execution a Bagdad. Dne assistance analogue est pre- vue pour l'Ethiopie, et un expert a ete envoye aupres du Gouvernement du Pakistan pour y organiser un service de statistiques epidemiologiques et sa- nitaires au sein de la Divis ion sanitaire du Ministere central de la Sante. Le Bureau regional a encourage les services epidemiologiques et les services de statistiques sanitaires des Ministeres de la Sante a collaborer etroite- ment , de maniere a coordonner Ie rassemblement et Ie traitement des donnees statistiques interessant les maladies a declaration obligatoire et les en- quetes par sondage s sur la frequence et l'inc idence des cas de morbidite aigu~ et chronique. II faut encore mettre au point des methodes capables de f ournir des renseignements compara bles sur la morbidite et la morta lite dues aux maladies cardio-vasculaires dans les divers pays de la Region. On estime que pour cela la methode de c\1oix consisterait ~" perfectionner Ie s ys - teme d'enregistrement des diagnostics etablis pour l es malades hospitalises ainsi que l'analyse statistique de la morbid ite fonriee sur ces donnees, com- pletees par des etudes pilotes sur des gr oupes selectiorLYles de population . EM,/RC16/2 page 61 135. Grace aux centres r~ti onaux de radiotherapie crees ces dernieres annees dans plusieurs pays, et a l'institution simultanee d'un systeme d'en- registrement des tumeurs, la voie est ouverte a une meilleure comprehension des types et categories de troubles neoplasiques survenant dans la Region. Des avis consultatif s ont ete fournis pour la tenue des registres sur Ie cancer et pour les classifications statistiques necessaires a l'analyse des donnees rassemblees. 136. Un Seminaire i nterregi onal sur l'Epidemiol ogie et la Prevention des Accidents de la Route s' est tenu au Bureau regional d'Alexandrie du 25 octobre au ler novembre 1965. Cette manifestation a groupe vingt-cinq par- ticipants venus de vingt-trois pays. STATISTIQUES DEMOORAPHIQUES ET SANITAlRES 137. A~ cours de l'annee, des recensements de population ont ete . effec- tues en Irak et en Tunisie, et la Republique Arabe Unie en prevoit un elle aussi. En Libye, les resultats du recensement de 1964 ont ete publies; . des recensements partiels ont ete entrepris en Ethiopie et en Arabie Saoudite, aU il n'y a encore j ama1s eu de recensem~nt complet. Dee mesures ont ete adoptees dans plusieurs pays pour ameliorer I e systeme d'enregistrement des faits interessant l'etat civil, et les statistiques qui en decoulent. Ce- pendant, Ie manque de donnees precises - en mAtiere .de statistiques demogra- phiques - demeure un serieux obstacle a toute appreciation de la situation sanitaire de la population et a toute possibilite d'evaluation des tendances de la fertilite et de la mortalite. 138. Dans de nombreux pays, on a continue a temoigner de l'inter@t pour Ie re.nforcement de l' organisation des services de statistiques sanitaires dans les ministeres de la sante, tandis que divers aspects de ces m@mes sta- tistiques prenaient une certaineenvergure. Cette attention croissante a l'egard des statistiques sanita ires s'est aussi t rouvee stimulee par la EM/RG16/2 page 62 necessite de disposer de dorrrlees demographiques et sanitaires sOres pour la planification sanitaire ~tiunale; elle s' est refletee dans les demandes plus nombreuses des pa~'s en vue d ' obtenir l' assistance de l' OMS pour l' orga- nisation de 1a statistique et les pro j ets interessant l' enseignement offert en la matiere aux etudiants des ecoles de medecine et aux travail1eurs sani- t aires en general. Les t nemes choisis pour l es Discussions techniques des deux dernieres Assemblees mondiales de la Sante - en 1965, "la P1anification sanitaire" et en 1966 "1 'Etabliss'ement et 1 'utilisation des statistiques sa- ," ni taires dans les services nationaux et l ocaux de sante" temoignent de cet intergt croissant pour l'information statistique sanitaire. 139. Parmi les questions techniques" discutees lors de la Quinzieme Ses- sion du Gomite regi ona l (1965 ), figuraient 1es "Donnees statistiques requi- ses pour une planification sanitaire nationale". Le Gomite regional a mis en relief l 'importance que presente le renforcement des services nationaux de statistique s demographi ques et sanitaires, et a ex..rlOrte les pays de 1a Region a accorder Ie maximum d1attention a la r eunion de certaines donnees essentie11es, notarmne!:.t demographi ques et sanitaires, ainsi que sur la mor-, bidite, le nombre des institutions sanitaires publiques et privees, les eta- blissements de formation professionnelle, l a main-d'oeuvr e sanita ire, l a do- cumentati on de base sur la situation economique du pays et llimportance des credits alloues aux services de sant~. Le Comi te reg iona l a r ecommande de poursu ivre l'assistance accordee aux Etats Membres pour l'amelioration de leurs statistiques et de leur plani f ication sanitaires S Oli S f orme d 'enseignement et de formatio n professioru1elle , de reunions de stat1sticiens sanita1res, de mise au point de manuels s ur les statistiques s ani ta ires et leur utilisation, et, se10n la demande, de s ervices consult atifs sur l ' e t ablissement des statis- tiques et la plani f i cat ion . 140. La 'Reunion de Groupe sur les Statistiques demographiques et sanitai- res qui s'est t enue au Bureau r egi onal du 6 au 10 decembre 1965 a marque un autre pas important ve rs 1e developpement des statistiques sanitaires dans EM/RC16/2 page 63 les pays de la Region. L' objectif de cette r eunion consistait a poser les principes a observer pour assurer l' effi cacit e du rassemblement,du traitement et de la publication des rense i gnement s concernant les divers aspects des statistiques sanitaires,notamment Ie personnel et les institutions sanltaires, leurs activites et la morbidite dans les hopitaux. Le Seminaire tenu a Damas en octobre 1963 avait reconnu la necessite urgente d'ameliorer dans leur ensemble les statistiques sanitaires des pays de la Region. La Reunion de Groupe de 1965 a contribue a cette amelioration dans les domaines specifi- ques lndiques plus haut en les discutant plus en detail et en suggerant des solutions susceptibles d'application rapide, de fa90n a creer un noyaude donnees comparables, sQres et facilement accessibles sur les aspects les plus importants des statistiques sanitaires. Huit personnes responsables des ser- vices de statistiques sanitaires des ministeres de la sante de leurs pays res- pectifs ont ete invitees par le Bureau regional - par l'entremise de leurs Gouvernements - a prendre part a la Reunion de Groupe. Reunion a ete publie. Le rapport de cette 141. Comme les annees precectentes, le Bureau regior~l a fourni les ser- vices de conseillers et acc orde des bourses pour l'etude de la statistique dans des universites et autres centres d'enseignement en vue d'assurer a des can- didats une formation pratique dans des pays ou l'administration sanitaire est dotee de services statistiques bien developpes. Des professeurs de blostat is- tique ont ete mis a la disposition de l'Institut de Recherche de la Sante publique de Teheran et de l'Ecole de Medecine de Bagdad. Des statisticiens sanitaires ont ete affectes aux pro j ets de lutte contre la tuberculose en cours d'execution en Ethiopie et en Libye, ainsi qu 'au projet de Services fondamentaux de sante publique et d'assistance medicale poursuivi en Arabie Saoudite. 142. Au total, huit bourses ont ete accordees cette annee pour l'etude des statistiques sanitaires. Sept de ces bourses etaient destinees a la for- mation d'assistants statistici ens au Centre international d'Enseignement de la Statistique de Beyrouth , pendant llannee universitaire 1965-1966. EM/RC16/2 page 64 143. Le poste de Conseiller pour les arcLive s m8dica1es prevu dans l e cadre du pro jet de Services cons ultatifs en ce doma i ne a ete pourvu cette annee . Grace a ce projet , 1es pays beneficient de service s consultatifs pour l'etablissement de s yst emes appropries rl ' enregistrement des donnees, la f ormat;ion d ' archivis t es m8di caux r ec r ut es sur pl ace et le deve l oppement du codage des relev€s de moroi d it e e t de mortalite conformement a l a Clas - sification international e des r-la l adies . On se propos e egalement de rediger des manuels suc cinc ts sur 1es methodes d'enr egist rement necessair es pour 1 'administration des h3pi taux et 1 ' elaborati on des statistiques de morbidite. 144. La section statistique creee en 1960 au Bureau regional a procede au traitement et a l'ana1yse des donnees recueillies a l'occasion d'enqu@tes diverses, port ant notamment sur le tetanos, la tubercul ose et 1a bilharziose. Cette section a ega lement fourni des services d ' ordre statistique a d'autres sections du Bureau regi onal. 5 . SERVICES DE SANTE FUBLIQUE EM/RC 1 6/2 page 65 ADMINISTRATION DE LA SANTE PUBLIQUE DEVELOPPEMENT C OMMUNAUTAIRE 145. Le developpement communautaire occupe une place de plus en plus importante dans les programmes de developpement socio-economique de nombreux pays de la Region. Toutefois , on a Ie sentiment que Ie developpement com- munautaire est souvent envisage dans un sens abstrait, comme un objectifen soi et non comme - un moyen pro pre a contribuer au developpement general du pays. 146. cette conception erronee du developpement communautaire en tant que nouvelle specialite technique, dotee de cadres et d'une structure administra- tive propres, peut aisement amener les pays a ne pas tenir compte de forces et de potentiels preexistants et a negliger de promouvoir des services qui de par leur nature meme sont un point de depart en puissance ou Ie centre d'un programme de developpement communautaire. 147. L'experience a demontre que la promotion des services sanitaires de base de toute collectivite,qu'elle soit urbaine ou rurale, s'accompagne de la naissance d' un esprit comrnunauta1re et de prog ramnes de relevement so- cial, interessant une large part de la communaute. Les besoins sanitaires de la population, tant urbaine que rurale, figurent parmi les besoins fonda- mentaux qui retiennent l' attention et appellent une reponse immooiate des autorites. 148. Consciente de l' importance qu' il y a a repondre aux beso1ns sanitai- res des populations en particulierdans les pays en voie de developpement, l'Organisation moncl,iale de la Sante, en etroite cooperation avec Ie FISE, appu1e de plus en plus les gouvernements dansles efforts qu'ils deploient El-1/RC16/2 page 66 pour organiser les services sani taires dE' base de leurs pa:ls. Les conse- quences d'un tel appui et ses r epercuss i ons sur l e ~ro&ramme socio-economique dans son ensemble ne s ont pas toujours vi s ibl es a premiere vue . Qui plus est, l'importance du developpcment des s ervices sanita ires de base en tant que rouage essentiel du d evel oppement communautairc n '.est pas t ou jours appreciee a sa juste valeur par ceux dont l'objectif majeur - de par leurs fonctior~ - consiste a plani f ier Ie developpement economique du pays; c'est pourquoi les autorites sanitaires devraient attirer leur attention sur la correlation etroite qui existe entre ces deux ordres d'activites et la neces- site de mener de front les programmes economique et sanitaire pour Ie bene- fice de chacun et ce l ui des pr ogrammes socio-economiques du pays dans son ensemble. Ni la faiblesse des moyens disponibles ni la penurie de techniciens ne devraient @tre considerees comme une entrave majeure a la planiflcation sanitaire na tionale ou a la mise sur pied de centres de gravite pour les ser- vices et la main-d'oeuvre, au moyen de programmes de formation professionnel- Ie a long t e rme. HYGIENE RURALE 149. La mise au poin t et l 'expansion des services ruraux de sante obser- vees dans divers pays r epresent ent une activite primordia1e des programmes sanitaires nationaux de la Regi on. La ~epublique Arabe Unie est u n bon exemple de ce genre d'expansion rapide . 150. Dans plusieurs pays, dont le Libar" la Somalie, le Soudan, la Re- publique Arabe Syrienne et I e Yemen, l 'OMS ~art i c ipe a des projets de demons- tration de l' hygiene rurale. Le lancement d'un pr ojet de demonstration d'hygiene rurale devrait @tre su ivi Par un pIaL national regissant l'execu- tion d'un programme d'hyg iene r urale a l'echelle du pays. II n'existe pas de critere universel pour 1a promoti on des services sanitaires. lIs peuvent crottre en tant'qu 'elements d'un service general de developpement communautai- re ou comme prolongements des services existants. EM/RC16/2 page 67 151.Les services locaux principalement charges de l'assistance medicale devraient @tre fondus en un service general qui s'occuperait egalement de la prevention. En Irak, la mise au point du programmed'hygiene rurale a l'e- chelle nationale va de pair avec . l'organisati on d' une zone de demonstration. 152. En Ethiopie, que lques resultats interessant s sont a inscrire a l'actif de l'equipe de direction des centres de sante. Cette equipe est en passe de devenir un groupe consultatif aupres du Ministere. · 11 est urgent d'organiser une administration centrale de la sante rurale et de renforcer les departements sanitaires provinciaux pour repondre aux besoins d'un servi- ce sani taire rural en pl€-in- eSS·0r-.· ·- -On s-'e·fforceactuellement d 'insti tuer un systeme similaire dans plusieurs pays et ce processus est deja en.tres bon- ne voie en Republique Arabe Unie. 153. A l'ecnelon local, l'expansion des services sanitaires devrait re- poser sur l'organisation d'unites fixes. Lorsque l' habitat est disperse, le recours a des unites mobiles pourrait @tre envisage a titre temporaire mais il devrait rapidement faire place a des unites fixes. Toutefois, le personnel devrait disposer de moyens de transport appropries pour atteindre les commQnautes de son secteur , les vehicules etant affectes aux divers cen- tres de sante et non au centre provincial. 154. Partout, le principal obstacle a 1 'extension des services ruraux de sante demeure la penurie de personnel medical at auxiliaire. II convient d'accorder toute l'attentlon voulue a l'educ ation et a la formation de person- nel destine a diriger les s ervices ruraux de sante. L'OMS attribue a cette fin des bourses d'etudes dans divers domaines de la sante publique. Tous les projets d'hygiene rurale qui beneficient de l'assistance de l'OMS sont plus ou moins orientes vers la f ormation pratique en matiere d'hygiene rurale. Parfois, le projet comporte des cours de formation, clest le cas au Yemen, ou le Centre de Sante at d'Enseignement sanitaire de Sanala assuredepuis plusieurs EM/RC16/2 page 68 annees la formation de differentes categories de personnel sanitaire, et I e pro jet de services l ocaux de sante commence actue l1ement a Taiz la forma- tion d'infirmieres auxiliaires. 155. Les zones de demonstration chois i es pour orienter le developpement des services ruraux de sante en fonction de l ' experience acquise, ou-pour servir de centres de formation sanitaire devTaient l'gtre dans des endroits appropries et d ' un acces facile pour les stagiaires et le personnel national charge de Itenseignement et de l a supervision . LABORATOlRES DE SANTE PUBLIQUE 156. La pl upart des pays de l a Region ont accepte Ie principe d'une 01' - ganisation centralisee pour leurs 1abor atoires de sante pub1ique. Outre l'interet qu'il presente du point de vue economique et pour le maintien en poste du personnel, ce systeme a plus d'un ava~tage d'ordre technique, l es plus importants etant d'assurer la normalisation de la qualite d ' execution et des techniques, de permettre aux services de se completer mutue1lement, et de garantir un maximum d'efficacite. Normalement, ce systeme comporte trois niveaux differents: le l aboratoire central et de reference; 1e 1aboratoire provincial et Ie l aboratoire d 'hopital ou de z one rurale. 157. Plusieurs pays de la Hegion ont organise avec s ucces leurs labora- toires centraux de sante publique, e t l eurs e fforts tendent maintenant surtout a ameliorer la qua lite du travail , harmoniser les techniques, et er>.fin ela~gir leur champ d'action, par l 'incorporation d'activites autrefois exclues du fait de l'absence d'un certain nombre de facteurs, qui deviennent peu a peu acces- sibles. D'autre part, de nombreux pays s ouhaitent adjoindre un service de virologie a leurs 1aboratoires de sante publique; grace a l'aide. apportee par l'OMS a la formation de personnel ou S OliS forme d ' envo i de consultants a court terme, ou de materiel et de fournitures, certains pays ont reu5si a EM/RC16/2 page 69 installer ce service, tels Ie Liban e t la Republique Arabe Unie; d'autres, comme 1'1ran, l'1rak et la J ordanie, s'appretent a I e faire. 158 . Les laboratoires centrE',ux de sante publique ant deja depasse Ie stade du pietinement sur place pour entrer dans la phase initiale de leur de- veloppement propre . En revanc;w , les laboratoires provinciaux sont encore tres en retard sous ce rapport et continuent a pietiner sur place. 159 . Le manque apparent d'attention pretee au developpement des labora- toires provinciaux do it etre a ttribue au fait que les laboratoires, de par leur nature hautement technique e t leur coOt e1eve, ont eu tendance a etre plus ou moins centralises. Aujourd'hui, ces difficultes s'aplanissent peu a peu et il va fal10ir envisager serieusement la planification des 1aboratoires provinclaux, et essayer d'organiser immectiatement des laboratoires appropries la aU Ie besoin s'en fait l e plus sentir. 160. L'importance des laboratoires peripheriques est devenue evidente 10rsque Ie cholera s'est pr opage vers l'ouest. car il est essentiel de deter- miner exactement l'etiologi e des infections intestina1es des leur apparition dans une localite. Le pays est ainsi alert e de la presence de l'infection. ce qui facilite 1e declenchement des mesures de l utte, et permet d'enrayer la propagation de la maladie . 161. Pour obtcnir des renseignements dignes de ,foi e t des donnees statis- tiques sQres, notamment a pr opos de r.1a1ad ies epid emiques, i1 est indispensable de disposer de methodes et de tec;miques Y,armonisees non seulement dans un pays mais dans l es autres pays de la Region, 'loire dans Ie monde entier, car ces maladies representent une me na ce pour l' humanite. Le moyen 1e plus pro pre a garantir l'uniformisation de ces methodes est de lancer des cours de forma- tion inter-pays, ce qui permettra aux participants d'acquerir une formation de base ldentique et d'applique r une methodologie commune. La menace du cho- l era a contribue a realiser cet ob jectif dans notre Region, ou deux cours de EM/RC16/2 page 70 formation a l a bacteriologie du cholera ont e t e or ganises sous l e s aus pices de l'QMS, a Teher2n at 3eyr ot:.th . Les techni ques et methodes mOdernes ont ete enseignees aux specialistes du cholera venus de divers pays de l a Region, afin que de retour dans leurs pays, ils puissent les appliquer . dans l eurs labora toires. 162. D' autres activites ont ete entreprises dans ce sens, dont le cours de formation pO'.lr techniciens de laboratoire, organis e a Beyrouth avec le con- cours de l' OMS. Ce s cours devraient gtre largement developpes. On espere qU'un cours inter-pays de ce genre pourra etre or ganise ulterieurement sur la virologie. 16) . En vue d ' aider certains pays a produire des vaccins vraiment actifs, on envisage de mettre au point un cours de f ormation sur l a production et le controle des subst ances biolog i ques . L'accent y sera misplus particuliere- ment s ur les vacc i ns les plus necessa ires aux pays de la Region et l'on pense que cette activite contribuer? pour beaucoup a augmenter la quantite des vac- cins prepares t out en ameliorant l eur qualite . 164. Le nombre des pr o jets int eressant les laboratoires a·ugmente regulie - rement et ·1' assistanc e c.emandiSe devient pl us specialisee et porte sur des d9- maines t els que l es vaccins virologiques, l a product ion de s erums, et l a nutri- tion. Plus de vingt projets tres d ivers , sont menes dans l~s divers pays d~ la Re3i on, avec l'aide de .l ' OMS qui envoie des conseillers , des consultants a court terme , accorde des bourses d ' etudes e1; pr:)cur e des four ni tures et du materiel. 165. Certa ins pays de l a Region, tels que Chypre, l'Iran, l'Irak, Ie Liban et l' Arabie Saoudite ont demande l' ass i s t ance d.e l' OMS, et s' (;ccupent activement du developpement de leur s se~lices de banques du sang et de trans- fusion sanguine. La banque du sang amenagee a Riyad au laboratoire central de la sante publique a commence a f onctionner, Un plim d'installation de services nationaux centraux de banque du sang a ete propose par un consultant E~1/RC16/2 page 71 de l'OMS pour l'Iran et l'Irak. Le Liban a egalement re9u la visite d'un consultant pour l e developpement des services de banque du sang; en outre, des fournitures et du materiel ont ete procur es a ce projet. soms INFI Rl\1IERS 166. Les pays de cette Regi on ont continue a ma nifester un inter@t tout particulier pour le role des soins infirmiers dans leurs services sanitaires et la formation, a tous les niveaux, d'infirmieres capables d'assumer les responsabilites qui leur echoient dans la promotion de la sante nationale. 167. Le bilan des activites menees cette annee par le Bureau regional a cet egard snffit a illustrer l'essor pris par ce domaine. Les infirmieres de l'OM3 ont pr@te leur concours a quarante et un projets pour chacun des- quels des activites educatives etaient comprises dans leurs attributions. En plus de la formation donnee en cours d' emploi, des cours de perfecti.onnement et de specialisation organises dans le cadre de projets interessant les disci- plines sanitaires de base, la tuberculose, et les ophtalmies transmissibles, 1 'Organisation mondiale de la Sante a c ontribue a la mise sur pied et a la direction de quatre programmes de formation d'aides-infirmieres, dix ecoles de soins infirmiers menant a un diplome au bout de trois ans, et trois colleges universitalres ou quatre ans d' etudes aboutissent a une sorte de licence es-soins infirmiers. En Tunlsie, de s credits ont ete prevus pour la forma- tion complementaire d'infirmieres monitrices et d'administration. Au Soudan et en Republique Arabe Unie, une assistance speciale a ete fourDie pour la promotion des services de soins infirmiers infantiles, comportant des activi- tes de formation professionnelle. Un appui analogue a ete accorde en Iran pour l'asslstance aux femmes en couches et les soins infirmiers psvchiatriques et en Libye et en Tunisie aux services de soins infirmiers maternels et in- fantiles. Des infirmieres consultantes a court terme ont evalueles pro- grammes de soins etd'activites educatives en donnant des avis sur leur EM/RC16/2 page 72 evolution dans trois pays de la Regi on . Le projet de programme de soins in- firmiers de niveau superieur envisage pour llIran sera le premier du genre a benificier de I' assistance de I' 0113; il mEmera a une sorte de licence es- soins infirmiers. 168 . En Arabie Saoudite, les plans d'actlon relatifs aux services fon- damentaux de sante publique e t de soins medicaux qul beneficient de l'assis- tance de l'OMS comportent la mise sur pied d 'un programme d'enselgnement or- ganise a l'intention d 'el~ves aides-infirmieres,Qul remplacera la formatlon en cours d'emploi donnee jusqu'lci . En novembre 1965, l a premiere infirmiere de la Region a obtenir un doctorat est revenue a son poste a l'Institut superieur de Soins infirmiers de l'Universite d'Alexandrie, etablissement qui a beneficie de l'assistance de l'aMS pendant dix ans. De toute evidence, il reste encore beaucoup a faire pour ameliorer les activites pratiques e t obtenir un enseignement me illeur et des soins plus efflcaces; au cours de l ' annee consideree,la tendance l a plus marquante de ce secteur a ete l'accent croissant donne a l'administration des services de soins inflrmiers; a cet egard, Chypre a entrepris des actlvites nouvelles, et Ie Gouvernement du KOI'iei t a demande que la premiere infirmiere de I' OMS affec tee dans ce pays sol t un admln1stra-t eur experimente , capable de donner des avis et des appreclat l ons sur l'organisatlon, Ie personnel, et la qua lite des services. Cette t enaa nce s'est ega lement traduite par l'affectation d'lnfirmieres monitrlces a des pro jets d ' administrat l on des services de s oins infirmiers en Ira n, Irak, Jordanie, Libye et Republlque Arabe Unie. 170. ED janvier 1966 , une infirmlere consul tante a court terme de l'aMS a rejolnt en ~lbye l'equipe de planification sanitaire nationale. L'etude des_ possibilites de sOins infirmiers et les problemes qui se posent a ce su- jet dans un pays en vole de developpement, l'identlfication des besoins, 1a determination des object i fs et des activites a entreprendre en priorlte dans EM/RC16/2 page 73 ce domaine s ont autant de t aches ardues ma is a i gnes d 'int er et . L'est plus encore l acontribut i on q UE l 'infirmiere et l es s oins i nfirmiers en genera l peuvent apporter 3 2.a realisation de la "sante H en tant .qu ' obj ectif final de tous les services sanitaires . Cette contribution ne peut @tre valable que si les soins infirmiers sont integres en tant qu ' element essentiel du cadre general dans lequel cet objectif peut etre atte int . Si les infirmieres nationales pouva ient agi r dans ce sens, I e theme du XIII Congres quadriennal du Conseil: internati onal des I nfirmieres (1965) "meilleure comprehension entre l'infirmiere, l e malade, l' equipe sanitaire et le ·public" se re.aliserait plus facilement et dans de meilleures conditions. 171. Outre cette participation a une planification sanitaire a l'echelie du pays, on envisage que les infirmieres des pays de l a Region Jouent un role de plus en plus actif dans l' etude et l a mise au point de leurs programmes e t le maintien de l eurs niveaux. Des progres consider ables ont ete faits dans ce sens en 1965 : en Israel, les infirmieres continuent les projets com- mences en 1965 pendant l'affectat i on du consultant de l'OMS, et leurs col- legues du Liban poursuivent les cours comme nces par un autre consultant de l'OMS. De plus, l'Organisation assist e avec satisfaction a l a reprise tota - le du programme d' e nseignement des s oins infirmi ers que les infirmieres sou- danaises parfaitement quali f iees operenten ce moment a Kha rtoum. EDUCATI ON SANITAIRE 172. Comme nous l' avons de ja indique dans Ie r apport de l 'annee derniere, de nombreux pays de la Region traversent encore l a peri ode de transition entre des activites d'ectucation sanitaire ganera l e a seule fin d'information et un programme centre sur des points precis . 173. Au cours de cett e interessante periode de trans ition , l'attention se reporte progressivement sur des faits concrets dont Ie pl us manifeste se traduit par l'importance donnee a l' ectuc ation sanitaire des groupes d'age EM/RC16/2 page 74 les plus jeunes. En cor ollaire , une cooperation etroite s'etablit entre responsables de l a sante e t de l'enseignement pour la pl anification et la mise en oeuvre de l' education s a nitai re dans l e s etablissements scola1res. 174. Cette annee , dans au moins huit pays de l a Region, des conferences ont reuni de s fonctionnaires occ"u. pant des " postes de r esponsabili t e dans les ministeres de la sante e t de l'ectucatien, dans Ie but de faire le point, d'evaluer la situation et de promouvoir l'education sanitaire dans les ecoles. 175. Ces conferences ont eu lieu avant et apres la Q.uinzieme Session du Comite regional, qui a l'oocasion de ses discussions techniques sur la sante scolaire, a formule une resolution demandant entre autres aux gouvernements d'accorder une haute priorite a 1'ectucation sanitaire sc01aire et a la pre- paration des enseignants a cette activite. 176. Prenant cor£cience de 1'importance de la formation sanitaire a don- ner aux enseignants en vue d' ameliorer l' edu"cation sanitaire scolaire dans les etablissernents prirnaires et secondaires, un certain nombre de pays dnt decide de modifier en consequence les programmes des ecoles normales ou de completer la formation des futurs enseignants par des cours d'ete. 177. Un projet important a ete lance dans ce sen::; en Republique Arabe Unie ou avec une part d ' aide finarlCiere du FISE e t d' assistance technique de l'QMS, le Gouvernement s'efforce d'assurer la f ormation sanitaire de tous les instituteurs du pays. L' assistance du FISE se limite a 18 premiere phase duprogramme, au cours de l aque lle plus de 1 100 professeurs, inspecteurs et administrateurs chevrolli~es seront formes a cet egard. 178. Des seminaires nationaux ent eteor ganises dans divers pays (Chypre, Ethiopie, Iran, Irak, Kowe1t, Liban, Pakistan et Tunisie) pour discuter des voies et moyens susceptibles d'ameliorer la formation sanitaire des futurs enseignants ainsi que l'education sanitaire scolaire cn genera+. EM/RCl6/2 page 75 179. L'inter~t de cette phase de l'ectucati on sanitaire a ete officielle- ment proclame a l'occasion du Seminaire sur l'Enseignement de l'Hygiene sco- laire organise conjointement par l'OMS et Ie Gouvernement du Koweit, et au'- quel ont participe des fonctiorulaires s uperieurs de la s ante et de l'education venus de seize pays ainsi que des representants d'un certain nombre d'insti- tutions specialisees des Nations Unies et autres organisations internationa- les. 180. Dans cette Region, l'ectucation des groupes d'~ge les plus Jeunes 1 se developpe rapidement et plus de dix-sept millions de jeunes frequentent les etab11ssements ou l'instruction leur est d1spensee par un demi-million de professeurs: nul n'y saurait donc mecomla!tre l'importance de l'educat10n sanita1re dans les ecoles. 181. Parm1 les .I","cornrnandatlons forrnulees . a, l' occasion de ce Semina1re et devant avoir une repercussion sur la sante des generations a venir, l'une d'elles insiste sur l a necessite d'apporter une plus grande attention a l'e- ducation sanitaire dans les ecoles primaires. En effet dans bon nombre de pays de l a Region l'usage veut que lI on n'aborde l'education sanitaire que dans les ecoles secondai r es , et seulement en de rares occasions dans les eco- les prima1res. S1 lIon considere que l'enseignement obligatoirene porte que sur six a huit annees e t que sur dix-sept millions d'eleves treize millions suivent le cycle primaire et trois millions a peine le cycle seconiaire, il devient evident que l'accent donne a l'educati on sanitaire devrait etre re- porte des etablissements s econdaires sur les ecoles primaires. 182. Les campagnes d'alphabetisation ont aussi retenu l'attention des participants aux discussions s an1taires. A cet egard, on note l'act1v1teim- portante exercee en Iran par les organismes "Army of Heal th", et ~'Army of- Knowledge" qui travaillent en etro1te collaboration et dont l'education sani- taire reste l'un des objectifs principaux. EM/RC16/2 page 76 183. 1'0M3 a pa r aill eurs envisage un pro jet dans le cadre duquel une documentation sanita ire sera pr eparee en acc ord avec les gouvernements et 1 'UNESCO, a l' oooasion des campagnes universel l es d ' a lphabetisation. 184 . De plus, au centre de Sirs-el-12Tyan, qui forme de nombreux tra- vailleurs du developpement communautaire . pour l as Eta ts Arabes, l'alphabeti- sation a benefici e d 'une plus grande attenti on et l e conseiller de l'OMS a joue un role actif a cet egard . 185. Ainsi l'education sanitaire est-elle progressivement reconnue comme un facteur qui, integre a certaines activites, peut avoir des repercussions sensibles sur le comportement sanitaire de la population. quelques progres notables dans ce sens. HYGIENE DE LA MATERNITE ET DE L 'ENFANCE On a deja obtenu i86. Les services d'hygiene de la maternite et de l'enfance doivent @tre consideres comme un maillon i mportant de la chaine des programmes d'hygiene fomamenta le, et il est reconfortant de noter que dans l es pays de la Region les programmes s anitaires dont l'hygiene de la maternite et de l'enfance cons- titue un element essentie l figurent en bonne pl ace p&rmi les plans globaux des gouvernements. 187. Au cours de l' annee ecoulee, des eff orts constant s ont et e deployes par les gouvernements pour la mise au point et 1 ' expansion des services d'hy- giene de la maternite et de l'enfance au seir. d 'un service sanitaire integre et coordonne avec l es pr ogrammes socio- economi ques des pays. Toutefois, ces effortsse poursulvent en vue d' eme integr ation plus complete des services d'HMI ·dans les services gener aux de sant e publique s ans perte de leur caractere particulier. 188. Dans un certain nombre de pays, 1 t etablissement de services sanitai- res comportant une section d ' lli~I aux niveau urbain et rural, a rencontre des EM/RCl6/2 page 77 obstacles tels que des r ess our'ces financi eres limitees et l'absence de person- nel qualifie, de meme que d 'organisation stFucturelle et fonctionnelle aux echelons central et provincial; ce dernier est l'un des principaux facteurs entravant la mise sur ~ied eo l'expansion satisfaisantes de ces services. Toutes les personnes interessees ont fait des efforts conjoints et coordon- nes en vue de surmonter ces obstacles; elles ont fait preuve d'un interet croissant pour Ie lancement et la progression des activites de l'HMI ainsi que pour la fourniture de ces services a un nombre croissant de meres et d' enfants des zones urbaines et rurales. Le Bureau regional de 1 '0M3 et Ie personnel en activite sur Ie terrain continuent a preter attention auxacti- ·vi tes de l'm1I, avec un accerit particulier sur l' administration, la direction et la formation de personnel. 189. Au. centre pilote d'ffi~ de Tunis, s'est poursuivie la formation de plusieurs categories de personnel paramedical; un ceFtain nombre d'ipfirmie- res sages-femmes,d'aides-soigPBntes, d'animatrices sanitaires et sociales, d'eleves asslstantes sociales et d 'eleves monitrices du dcveloppement social, ont ete formees. Le pers onnel paramedical a participe a la mise au point de donnees statistlques pour la recherche: tout d'abord sur le rachitisme, puis sur les gastro-enterites traitees au service de rehydratation du centre pilote , et enfin sur les analyses serologiques prat1quees en vue de depister la syphilis chez les meres. Au cours du dernier trimestre de 1965, un con- sultant de l'OMS s'est r endu dans un certa in nombre de centres d 'hygiene de la rriateFnite et de l'enfance pour determiner la frequenc e du rachitisme en TUn1sie, l'un des pays d'Afrique du Nord qulil a parcourus a cette fin. 190. Les activit es de formati on professionnelle se sontpoursuivies au centre de demonstration et de f ormation (HMI) de Benghazi. Compte tenu de la penurie de personnel Qualifie et de l a demande du Gouvernement, le conseil- ler principal de l'OMS aupres de l'Institut de . Formation sanitaire a assume les responsabilites de directeur du centre de formationprofessionnelle a EM/RC16/2 page 78 l'HMI. Le personnel enseignant local des categories paramedic ales a ete etoffe par l'adjonction d'une rnonitrice de l'HMI. Les reunions mensuelles organisees a l'intention des sages-femmes (dais) et l'education sanitaire des meres et des sages-femmes l ocales se s ant poursuivies. Sur trente-huit candidates, vingt et une ont ete s electionnees pour Ie nouveau cours qui a debute le ler octobre 1965. 191. Dans Ie but d'ameliorer et de renforcer la formation professionnel- Ie en HMI· a Tripoli, l'ancien projet de demonstration et de formation pro-' fessionnelle de Souk-el-DJouma a ete repris. Au titre d'un accord conclu sur les fonds en depot, l' OMS a pr@te assistance en envoyant uneequipe com- posee d'un medecin de l'HMI et de quatre infirmieres sages-femmes. Ce pro- jet a commence en novembre 1965 et progresse de. fagon satisfaisante. Des homologues nationales seront recrutees parmi les diplomees de l'Ecole d'In- firmiE~res qui auront regu une formation de sages-femmes. 192. Pour pallier Ie manque de cadres de l'HMI capables de· superviser le personnel des differents centres et sous-centres de Libye, l'OMS aide Ie Gouvernement au moyen d'un projet de services consultatifs et de controle pour les soins infirmiers d 'Hl'U au titre d' un acc ord sur les fonds en depot. L' e- quipe OMS se compose d' un conseiller pour 1 'HMI, deja en poste au Ministere de la Sante, et de cinq infirmieres sages-femmes qui une fois affectees dans autant . de secteurs differents de Tripolitaine et de Cyrena!que en assureront la supervision. . Elles dirigeront les auxiliaires et infirmieres sages-femmes des differents centres dlHMI pour l 'organisation, Ie renforcement et l'ame- 1ioration des services assures aux meres e t aux enfants de leurs zones d'ac- tivite respectives. Ce projet a commence en decembre 1965. Une section d 'HMI a etecreee au sein du Ministere de 1a Sante et un homologue national a ete designe a cote de l'infirmiere conseillere de 1lOMS pour l'HMI. Dif- ferentes visites de centres d'HMI ont eu lieu pour faire le point de la situa- tion du personnel soignant et des services. EIVJ/RC 1 6/2 page 79 193 . Au Souda n Ie developpement et I e r enforcement de l' enseignement pe- diatrique e t de l a mectec ine preventive ont fai t l ' objet d 'une attention par- ticul1ere. L' OMS a pr ete assis t ance au gouve r nement pour la mise sur pied d'un departement de ped i atrie a l'Ecol e de Medecine de l'Universite de Khartoum, et un plan d'operations a et e signe par Ie Gouvernement, l'OMS et Ie FISE pour un pro jet d'enseignement pedia trique. La puericultrice de l'OMS est entree en f onctions au debut de j anvier 1966 . Un accent particulier a ete donne a l' amelioration et au perfectionnement des s oins infirmiers infantiles a l'H8pital civil de Khartoum. Des t ournees c ommentees ont eu lieu regulie- rementtoutes les semaines dans les services de malades. Le professeur de pediatrie a ete r ecrute et viendra r ejoindre I e pro jet e n juillet,pour Ie debut de l'annee sc olaire . a l'egard de la promotion des services d'hygi ene stolaire . Tel' etait d'ail- leurs Ie theme des discuss i ons t echniques de laQuinzieme Session du Comite regiona.l , au cours desquelles un certain nombre de recommandations ont ete formulees, pressant les gouvernements de mett r e au point l es services desti- nes aux ecoliers. L'enseignement de l'hygi ene scolaire aux etudiants en mectecine a fait I " objet d 'une attention particuliere . Le S eminaire 0['£ -inter-pays sur l'Ense i gnement de l'Hygiene scolaire, qui s'est tenu au Koweit du 14 au 20 mars 1966, a reuni des r epresentants des ministeres de 1a. sante et de 1 'educat i on de seize pays, ainsi que d 'institut ions internationa1es et privees; i1 a ete couronne de succes. 195. L'OMS a aide I e Gouvernement de 1a Jordanie ? or ganiser et mettre au point s es s e rvices d'hygiene scolaire . Un pland' operations a et e prepa- re en application duquel l ' OMS enverra un ex pert de l' hygiene scolaire en vue de donner des consei1s et de f curnir son aide au gouvernement pour l' organi- sation des services d'hygiene scolaire et la formation du persotmel. EM/RC16/2 page 80 196. Dans la Region, l'OMS a donne toute l'attention voulue a l'evalua- tion des services d 'hygiene maternelle et infantile. Au Pakistan une etu- de des services d lhygiene scolaire a ete e ffectuee par Ie conseiller regional pour Ilhygiene maternelle et infantile qui a presente son rapport au Gouver- nement en fevrier 1966. De plus, des indications ont ete formulees et pre- sentees au Gouvernement du Pakistan pour lui permettre de preparer une evalua- tion periodique des services d'hygiene maternelle et infantile du pay~. ~ Llevaluationdu projet de protection mate rnelle et infantile et de formation a' ce domaine (projet qui beneficie de 1 I assistance du FISE et se deroule a Aden) doit etre effectuee en 1966 par des conseillers regionaux de 110M3, avec la participation du FISE et du Gouvernement • . PHARMACIE ET DEPOTS DE FOURNITURES MEDICALES 197... L I importation de preparations pharmaceutiques dans les divers pays de If! Region de la M.ed1terranee orientale augrnent e dans une me sure largement superieure a celle des autres denrees; de ce fa it, elle constitue une large part du fardeau qui pese ' sur le pays en matiere de paiements a effectueren monnaie forte. L'industrie pharmaceutiquese developpe rapidement, et c I est pourquoi Ie contr31e de laquali te des prepc.raticins pharrriaceut1ques a ete inscri tal I ordre' dujour de discussions nicernrnent tenues entre tous les in- teresses de l'OMS et .de l'industrie; il convient en effetd 'amenercette industrie a un niveau qui l ui permette de faire face auxbeso1ns rapidement croissants. Certains gouvernements s~efforcent de couvrir au maximum leurs besoins en medicaments enayant recours a la production locale, et en limitant leurs importations au strict necessaire. 198. 11 sembl.e bien que dans la Region ledeveloppement dela production locale sera non seulement maintenu, mais peut-etre rn~meaccru, au fur et a me sure que lIon disposera de chimistes et de pharmaciens plus nornbreUx, et en possession de connaissances et de competences pl us etendues. L' industrie EI"'VRC16/2 page 81 pharmaceutique et le contrale de l a qua l ite se completant mutuellement, les relations entre ces deux activites devraient etre teintees d'un esprit de co- operation et de confia nce mutuelle en vue de parvenir a un progres reel et a un certain degre de securite. 199. Tous ces facteurs et d'autres encore ont incite l'OMS a prendre l'initiative de stimuler les Etats Membres afin qulils apprecient a sa juste mesure l'importance du contr31e de la qualite des preparations pharmaceuti- ques, et creent chez eux des laboratoires dotes de tout le materiel neces- saire a cet effet, et de travailleurs professionnels ayant re9u la formation appropriee. Devant l'ampleur de cette tache et pour repondre aux besoins de chaque gouvernement, il semble que lIon tende vers la creation d'un labo- ratoire regional de · referenoe pour le contrale de la qualite, au profit d'un groupe de pays. Si oe centre devient une realite, ses services seront mis a la disposition des pays pour experimenter et normaliser les preparations pharmaceutiques; il permettra en outre d' assurer la formation professionnel- le de personnel pour tous les Etats Membres. EM/Rc16/2 page 82 6 . PRCYI'ECTION ET PROMOTION DE LA SANTE WTTE CONTRE IE CANCER 200. Les pays de 12 Regi on s ont de plus en plus nombreux a manifester un interet croissant a l ' egard du cancer en tant que probleme de sante publique. 201. Les recents progres r ealises dans 1e diagnostic et le traitement des affections de ce genr e ont enc our2ge les pays de la Regi on a developper et renforcer leurs services de lutte anticancereuse. Ces derniers ont ete soit integres dans de s s ervices hos pitaliers preexistants, soit dans des instituts speciaux de creation recente. 202. En genera l,l' assistance du Bureau regional dans ce domaine se pre- sente sous f orme d'avis d'experts, ainsi que de materiel et de fournitures pour la mise sur pied de s services en question. L'assistance se traduit aussi par l'attribut i on de bourses pour e tudes superieures specialisees, dans divers domaines t e1s que l e radiodiagnostic , la r adi otherapie , 1a chirurgie du cancer, l'anatomie pathol ogique , la t echnol ogie des Rayons-X et l es soins infirmiers. 20). Bon nombre de ces pr ogrammes de :format i on ne se deruulent plus hors de la Region, des cours nationaux e t regi onaux de s pecialisa tion ayant ete organises (les seconds sous les auspices de l'OMS) a l'interieur meme de la A cet egard , un pr emier cours r egi onal de preparation a l a 1utte c~ntre le cancer (organise a 1 'intention de cyt opathol ogistes) s'est derou1e de fayon satisfaisante a l'Institut du Cancer de Teheran. Un deuxieme cours regional de f ormation est ac t ue11ement or ganis e a l'intention des cytopatho- logistes. 204. Une autre activite de ce d omaine beneficie du concours de ltOMS: le cours regional de formation pr ofessiormell e mene a Bagdad pour les mani- pulateurs de radiologie medi cale. Le premi er de l a serie a debute fin 1965 et le deuxieme est en prepar ation. EM/RCl6/2 page 83 205. Le Bureau regiona l f ournit par a illeurs son ass istance au program- me de recherche sur l e cancer. A cette fin, deux consultants sur des questions tres spec ialis~es sont venus a l'Ins t itut du Cancer de Teheran, pour preter leur concours a l a mise sur pied d'un pr~grarnme de recherches sur la culture des tissus. 206 . L I om s I efforce a.ctuellement de faurnir au Gouvernement de l'Irak un radiotherapeute destine a a i der a 11 elabor ati on d'un pr ogramme de lutte c~ntre le cancer. Ce pr ogramme sera entrepris par l'Institut du Cancer de Bagdad et l'Institut de Recherches qui lui est adjoint. 207. Enfin, en vue d' aider le Gouvernement du Soudan a organiser un pro- gramme de lutte anticancereuse, l e Bureau regiona l a fourni un radiotherapeu- te ainsi que de l'equipement et du materiel. L ' Agence internationale de llEnergie atomique participe a ce projet en offrant un medecin pour l'h8pital. NUTRITION 208. On a continue a enregistrer de s pr ogres tres satisfaisants au cours de la periode consideree. Les demandes d' aide ont depasse les ressources dont on disposait, et l' on a donc du remettr e a plus tard 1 'execution de plusieurs projets d'une utilite pourtant evide nte . L'interet principal s'est concentre sur la creation de departements de l a nutrition dans les m1niste- res de la sante . Au cours de l'annee , quat re de ces departements ont ete mis sur pied; trois d'entre eux s ont l a su i te logique prevue pour certains projets sur Ie terrain, ma is il est interessant de signaler que la creation du quatrieme a ete consecutive a l'interet suscite par une visite effectuee au cours dlun voyage de mission sur les lieux d 'un projet de formation pro- fessionnelle en matiere de sante rurale, soutenu par l'OMS (en Republique Arabe Syrienne) et Ie r esultat de l 'enthousiasme manifeste pour ce projetpar le personnel de l 'OMs e t l e personnel nati onal. EM/RC 1 6/2 page 84 209. On a de pl us en pl us conscience de l'importance de la nutrition, et plusieurs gouvernements, s 'et ant r ecemment ~reoccupes de l a situation de l eurs propres pays , s e sont aper9us avec inquietude que les d iverses acti- vites deployees dans l e domaine de l a nutrit ion manquaient de coordination. Des experts affe ctes a des pro jets sur l e terr a i n ont donc ete charges de fa ire une eva luation des activites des divers ministeres en matiere de nu- trition, et de s oumettre a l'attention des gouvernements les cas a ppa rents de manque de c oordinat~on des efforts et de gaspillage de main-d'oeuvre qua- lifiee. On espere elimine r ou a defaut minimiser ce probleme en creant des Conseils na tionaux de la nutriti on, dont l e r Sle consistera acoordonner tou- tes les activites nutritionnelles. Au cours de la peri ode consideree , deux de ces Conse ils ont de j a et e institues . Le probleme pose par le chevauche- ment .des activitesa amene trois pays a demander des conseils speciaux en vue d'une utilisation plus rationnel l e de s l aborat oires de nutrition et de la creation d'un service uniqCle. Un consultant a court terme a de ja ete affec- te dans un pays, les pl ans necessaires ont et e mis au point pour l'envoi d'un autre expert, t andis que dans un. troisieme pays l'expert de l'OMS affecte au projet de nutritio~ f ournit deja les avis necessaires . L'interet de cette affectation ne s aurait etre trop souligne·, car e lle vise a 1 'utilisation ju- dicieuse de la main-d'oeuvre qualifiee e t a une meilleure utilisation du ma- teriel et de l'espace consac r e au l aboratoire . 210. Le manque d 'homol ogues dotes de 1a formation et de l' instruction vou1ues, constate dans certains pr ojets, est un phenomime gr ave qui peut com- promettre 1' avenir du programme . On espere que dorenavant avant le lancement ·des pro jets sur le terrain t oute planificati()n a long terme comportera 1a formationd'homologues possedant les qualifications voulues . Les programmes d'enseignement et de formation professionnelle en matiere de nutrition ont suscite un interet soutenu, au point que les demandes d'assistance ont .de- passe les ressources disponibles. Des bourses ont ete accordees pour l' etude EM/RC16/2 page 85 de la nutrition appliquee, a l'etranger; d' autres seront attribuees pour l' e_ tude de la dietetique hospitaliere h des infirmieres de la sante publique des que l'on pourra organiser des cours de f ormation professionnelle appropriee. Des plans ont d'ailleurs Jte mis au point a l'echelon inter-pays pour l'orga- nisation de tels cours a l' intention de dieteticiens des h8pitaux, d'infir- mieres de la s ante publique et de fonctionnaires medicaux et de la sante . Au cours de l'annee ecoulee, les possibilites de formatio~ professionnelle a l'interieur de la Region ont ete ameliorees, et atteignent desormais un niveau tres satisfaisant; l a f orlnation sur l e terrain est maintenant possible dans trois pays. 211. Cette annee, trois nouveaux pr ojets interessant des pays ont ete lances, e t les progres realises a ce jour sont tres satisfaisants. On a com- mence les plans d'execution de deux autres projets. Toutefois, certains pays de la Region devraient s'int eresser davantage aux questions de nutrition. Bien qu'ils n1aient pas enoore procede a l'evaluation de ll et a t nutritionnel de leur population, il est a cra indre que les problemes relatifs a llalimen- tation et a l a nutrition ne r e t ardent l a progression de leurs programmes de developpement economi~ue et de promo tion de l a sante . 212. La diffusion des in~ormations cor~titue, semblc -t-il, une part es- sentielle des activites du Bureau regional en matiere de nutrition; en effet, par ce moyen, il est possi ble d'inciter des pays qui ne se sont pas encore preoccupes de cette question a etudier ll etat de nutrition de leur population. A oe propos, des "notes pratiques a l 'usage du personnel operant sur le ter- rain" ont ete r 8digees r egulierement pendant l 'annee, puis distribuees a des membres du personnel de l' OMS affec tes a des projets, ct susceptibles de partici- per a des activit es de nutrition . Cette me sure a donne des resultats posi- tifs, la nutrition etant des ormais incorporee dans plusieurs projets qui au- paravant negligeaient totalement ou presque cet aspect de la question. En outre, a l'echelon national, on s' est efforce d'encourager la production de EM/RC16/2 page 86 documents d'informa-ci on, a f i n d ~ a tt irer a l a f ois l'attention des gouverne- ments et cell e du public s,-,r l e e; probl emes courants. Deux pays (l'Iran et la Libye) poursui vent ac -cuellcment cet effort , "'candis qu' un troi s i eme (1 'Ethlopie) a publie un ['lanuel our la ;1utr~_ ti on a l : usage du personne l nat i ona l des secteurs med i cal, ini lrmi.er Gt banit atre . 213 . La diffus i on de ces i nforma t i ons a suscite parmi l es gouvernements un inter@t accru POUl' l es questions touche.nt a 1 'hygiene alimentaire, et aux dommages et pertes de denrees s ubi es du fait dlun emmagasinage defectueux. - Il est evident que l e s dommages et pertes enregistres dans les entrep8ts at- teignent des proportio':1s a larmantes ; ils sont lies a des facteurs physiques tels qu'une mauvai se conce ption des b8:timents qui donne lieu a une aeration defectueuse-, une prot ection i nsuffi sante c~ntre l e s chauves-souris, l es rats, et les el ements, un dr ainage defectueux, etc •• Chacun de ces facteurs peut a lui seul contribuer a l~ perte ou a la deteri oration des denrees. De tou- te evidence , les pays de l a Region prennent nettement conscience de llint e- r@t qulil y aura it pour les minist er es de l a sante a se preoccuper davantage de cet aspect i mpor"':;ant du domat:1e de la nutrition. 214. Neanmoins, dans r.ert Ajns pays Ilhygi ene des denrees alimenta ires devient un veri'~a ':l le cent r e d I i :-lteret, car elle peut contr ibuer a reduire les maladies intest~.nale s et par as i t aires . Un pa ys de la Region entreprend deja des recher ches fondameL~a les sur l a contaminati on des l egumes et les methodes de prevention et de l uttc contre :!.a transmiss~.on des maladies bacteriennes et parasitaires . 215. Le Programme ali menta1re mondta l prenant une envergure croissante on peut d I ores et deja pr e-/Oi r que les programmes de developpement et d I a ide a limentaire entrepris avec s on appui auront des repercussions sur llecolog1e , la na ture des mal adies et 1 I eta"'c nutri t iOl'mel des populations, dans les zones ou 11s auront ete mi s en oeuvr.e , Le Bureau r egi onal a continue a 'att irer :e jeu no pat ient de 'Hopita! pediatrique l'A mman suit un r egime i'une ju dicieuse t eneur ,n protCines, xame n d'un nouveau lalade all Centre 'H MI d'Amman. Rehydra l alion d 'u n jcunc enfant, Tourn ce d'inspection da les boulangeries. S~a n ce de rayons uluo- vl olets , READAPTATION (LiBAN) U ne physlot herapc ute di rigc les premiers pas a'u~ Jcune pa t ient. Des stagia lres du Ce nt re de R0ad aptation u 'Ou za i, qu'ass is te I'OMS, su ivcllt les excrcices d' un e pension - naire J u Cen t re, Exc r ci c ~ p,'c!i minai ,-c de I-"l' d ucation pil ysiqu", AJustemc nt d 'une prC'these de march EIvI/RC16/2 page 87 l' attention des gouve rnements sur les consequences que ces programmes impli- quent pour la sant e , mais il faucra exe rcer une surveillance beaucoup plus stricte si les vA.stes proj ets envisages pour notre Rec;i on se r ealisent. REfl.DAPl'ATION MEDICA.IE 216. L'organisation des services de r eadapta tion medic ale et -de physio- therapie revet une importance cr oissante dans les pays de l a Region. Les administrations nationales de l a sante publi que accordent a ces deux activi- tes une haute priorite dans l eurs plans d'avenir. 217. En plus des deux pro jets qu'elle a entrepris il y a quelques annees en Iran et au Liban, l ' OMS pr e te ass istance a l a Tunisie en lui pr ocurant un conseiller principal, qui y est affecte pour une peri ode initia l e de deux ans; le but de ce dernier pr ojet est d' or ganiser la readaptation medicale a l'echel - le nationale. 218. En Republique A. r abe Unie , un va ste centre ant ipoliomyelitique est en voie d'achevement au Caire. Vers la fin de 1966, epoque a laquelle le centre sera pret a f onctionner, l'assis tance de l' OMS se manifestera par l'en- voi d'un physiotherapeute . 219. Un consultant s' est rendu en Republique Arabe Syrienne afin d' etu- dier avec le Gouvernement l ' evol ut i on du centre national de r eadaptation me- dicale. 220. La Jordanie , qui accorde u ne haute priori t e a la r eadaptation medi- cale, reorganise et r enforce ac tuellement le "Centre j ordanien de Reada ptation". 221. Outre l 'assistance d i recte qu'elle fournit aux pr ojets nationaux de readaptation medicale et de physiotherapic gr ace a l' e nvoi d'experts et de conseillers, l'OMS apporte son a i de sous forme de bourses d'etudes, d'avis c onsultatifs en matie r e d'enseignement et de formation professionnelle, et de materiel et fournitures. EM/RC16/2 page 88 URBANISf-m 7 • HYG IENE DU MILIEU 222. Au cours de l'ar~lee ecoulse , les pr obl emes d'hygiene du milieu suscites par l e deve10ppement des vi11es et des industries ont toujours f ait l'objet d'une grande attent ion. "L'homme dans l a grande ville", tel etait le theme choisi pour la J ournee m~ndiale de la sante, et celui des discussions techniques du Comite regional sera : "Les aspec ts sanitaires de l'industria- lisation plus particulierement en ce qui concerne la pollution atmospherique". 223. En effet, bon nombre de grandes villes de la Region se sont inte- ressees a l'urbanisme, surtout dans les annees d'apres guerre. Des methodes modernes de planification a grande echelle ont ete mises en application et des urbanistes professionnels recrutes pour conseiller les services interes- ses. 11 est regrettable que ces efforts aient souvent schoue' a satisfaire aux besoins les plus urgents de ces villes en expansion rapide. Les diffi- cultes rencontrees pourraient etre attribuees a la fois au constant changement des conditions economiques et s oe i a1es qui se pr oduit dans les villes de la Region, et au fai 'c que Les lnsti t ut ions necessaires a l' execution des' plans prepares commence:lt a peine a f onctionner. Souvent, les autorites n'ont pu surmonter ces difficultes - la croissance des villes et de leurs populations ayant battu les urbanistes de vitesse. 224. Parallelement aux autres a s pects du developpement urbain, l'orga- nisation de llappr ovis ionnement en eau , de l'evacuation des eaux usees, de l' electrification, du pa'lage des rues, d e l' amenagement des terrairs de sport, des transports et de services de police - elements qui taus influent' sur la sante et la securite pub1iques - ont parfois subi des retards. Vra isembla- blement la preoccupation croissante dont les autorites sanitaires font preu- ve a l'egard de ces questions se traduira par 1e renforcement attendu des institutions necessaires au developpement urbain. YEMEN : Des srag'al res d u Cemre de Sonte de Sana'a ela b!issenr Ie dos - sier med ical d'une mere, HYGIENE RURALE Examen radiologlque d' un ma la de, ETHIO PI E: Les inflrmicres rurales que forme Ie cent re ant it ube rculeux d'Addi5 Abe b ~, incorporen t 13 lune antitube rcu leuse dans les aClivitf S de , services I uraux , PAK ISTA N : Une doctoresse exomi ne I'un des 150 ma!ad es ext er nes q ui vi enne nt consu lt e r chaqu e jou r Ie Ceotre d 'Hygie ne I'ural e de INarbu rL o n, L'edu cat ion sani t ai re est I' un des principaux services a.sures pa r Ie Cen lre , SANNA KOWE IT Ces panncau x de prevention routle re in vilent les pie tons du Koweit ,i respecter' les reg les de la circulat ion . URBANISATION Plus de 45000 vehicvles automobil es se presserrt dans les larges arte res de Koweir, Bon nombre de vil les de la Region de la Medi t er- ranee o rie nta le ont plus que doubl e leur popu lation en vi ngt ans. Les probi emes du logement, du ravi· taillement en eau potable et de I' hygiene coll ective y atte ignen t a plus d' un titre des proportions alar- mantes. D 'oll la necessite de conjurer les dangers de cette expa nsion par une planification coherente et un developpeme'1t technologique harmonieux. LE CAIRE BEY ROUTH __ :J ~ , n .. " . = • w • w • • • " ' Lc ch ef d'equipe don ne des ln struc lions it scs ct udiants v~nu s proceder it di vers con - troles med icJLJx sur Ie chan- t ie r d'Assou an, Jcunes medecins, ingenieui"S et ch i- ml stcs s ui ve nt. p en dant un a n, a I'lnstitut superi eur de Sante pllb liqu e, un COUl'·S de spe ciali sa t io n en m edec in e du trava il. lis rec;:oivent notammer.t un e for m ati o n p rat ique intensive d ans dive rs sect eurs ind ustri e ls. Mesure du br Uit el de term i- nation du seu i l de tole rance acoust iqu e, PreleV€'11em d'echal1tillons de poussie re. MEDECINE DU TRAVAIL (RAU) Examen opr. ta lmo log lquc d 'cuvr ie rs sou deu r·s. ,+c,,~ ~ : APPROVISIONNEMENT PUBLI C EN EAU EM/RC16/2 page 89 225. Au Soudan, dans l'immense secteur i rrigue par l e Nil Bleu, une gran- de partie de la population doit prendre son eau de bOis son dans l es canaux d "irrigati on , car l es eaux s out erra ines sont trop s aumB:tres pour la consomrna- tion. C'est pourquoi un certain nombra de petites entreprises de traitement de f'aible envergure ont ete mis es sur pi ed . Cependant, plusieurs d ' entre elles ne fonctionnent pl us de mani ere s at isfaisante. On a pense que ces echees etaient dus surtout a une concept i on defectueuse des inst allations, et lI on a fait appel a un consultant de I' OMS pour e tudi e r ce probH~me . Les recomrnandations f ormulees par celui-ci ont fait apparaitre que mises a part les quelques ameliorations mineur e s qui pourraient gtr e apportees a la struc- ture actuelle des installa tions, la princ ipale difficulte provenait d'un entre- tien de fectueux et d' une mauvaise gestion . Ses recommandations sur ces deux derniers points et sur 1 'amelioration de la concepnion sont actuellement mises en application. Ie mois de mai. Le consultant surveille le derouleme nt de ce projet depuis 226. Le consultant mettra egalement au point dans llensemble du pays un projet de f ormation professi onnelle a l'intention du personnel des categories para-professionnelles. Ce pro jet - pour lequel les f onds n'ont pas encore ete fournis - comportera 1a formation de pe rsonnel de toutes categories para- professionnelles pour l e s usines d ' eau , et s on execution sera confiee a une equipe mobile composee d' experts. La formati on englobera l'initiation aux methodes de traitement des eaux, travaQX mecaniques et de fora ge . Paralle- lement a ses autresactivites, Ie consul tant devra slacquitter du travail pre- para t o ire ~elatif a ce pr ojet. 227. En Arabie Saoudite, de nouvelles installations urba ines ont ete ache- vees ou sont en cours de construction. L'ingenieur sani t aire de l'OMS a pris part a~ negociations qui ont eu lieu entre Ie Gouvernement et les aut res consultants et entrepreneurs. Er1/RC16/2 page 90 228. En Republique Arabe Uni e , un contact "etroi t a ~te maintenu avec le Ministere de l'Habitat et des Services publics, qui assume la responsabilite des approvisionnements publics en eau et de t out ce qui touche aux egouts. A la suite de la r ecommandati on formulee par un consultant de l'OM'3 qui s'est rendu en Republique Arabe Unie au debut de 1965 pour etudier los systemes d' egouts, le Ministere a demande l' a ide de l ' 0M'3 po"..!r la mise au point d' une requete a soumettre au Programme des Nations Unies pour le Developpement au sujet d'un projet d 'etudes pr e -investissements visant a l'installation de re- seaux d'egouts et a l'extension des systemes d'adduction d'eau dans les vil- les d'Assouan et de LoUxor. Cette demande d' aide a ete satisfaite et la re- quete en question est maintenant prete a etre soumise au Programme des Nations Unies pour le Developpement (fonds special). 229. En Tunisie, l'ingenieur sanitaire de l'OM'3 a procede a une enquete dans les zones municipales ou des epidemies de typho!de avaient ete signalees, et a donne au Gouvernement des avis techniques sur les mesures a prendre sur le plan sanitaire et notamment pour l'amelioration des systemes d'adduction d'eau. Le Departement de l'hydraulique, responsable de l'eau et des egouts, a demande le venue de s pecialistes de l'OMS et le Conseiller regional a pris les dispositions voulues pour se r endre en Tunisie en juin. 230. Le Gouvernement de l a Republique Arabe Syrierille a demande a l'OM'3 de l'aider dans les enquetes e t dans l'etablissement des plans necessaires pour l'amenagement de systemes d 'adduct ion d' eau destines aux collectivites vivant dans 1a vallee de l'Euphrate. Dans cette zone, une grande partie des eaux souterraines sont saumatres, et il f aud r a t raiter l'eau du fleuve. 231. L'Ethiopie compte de nombreuses pet i t es villes dont les systemes d'adduction d'eau ont grand besoin d'amelioration. Dans certains endroits, la population locale a de j a achete la tuyauterie et autres materiaux neces- saires a l'execution de travaux d' adduction d'eau, mais e l le attend d'urgence EM/RCl6/2 page 91 des avis techniq~es, On pense que dans un proche avenir, une demande- sera adressee dans ce sens a l'OMS, d ont l'assist ance devra etre f ournie en pre- mier lieu a la Province du 'rigre. 232. Israel a manifeste une certaine inquietude devant la pollution pos- sible de ses nappes souterraines par les effluents industriels; ce pays a donc demande a l' OMS d' envoyer un cons-ell tant pour' donner des avis techniques sur le traitement des effluents industriels et la re-utilisation des eaux in- dustrielles. Le consultant est attendu en Israel vers la fin de l'annee 1966. 233. En Somalie, l'ingenieur sanitaire de 110MS a procede a des etudes importantes et a commence les plans de divers systemes d'adduction d'eau pour les villages. En Jordanie, l'OMS fournit a nouveau son assistance aux pro- jets d'adduction d'eau et de systemes dl egouts. 234. Au Pakistan, malgre une interruption du projet d'approvisionnement public en eau par suite du confl i t engage avec l'Inde vers la fin de 1905, les travaux d I adduction d I eau se poux'sui vent dans les villages si tues a proximi te des centres de sante ruraux et pres de quatre-vingts-six reseaux sont en voie d'a- chevement. Ce projet, qui a ete fortement appuye par Ie FISE, comme par l'QMS, prend de l'extension et lIon pense que l lassistance va malntenant por- ter sur un nouveau groupe de quarante-sept systemes d'adduction d'eau. On s'occupe activement de trouver un remplagant pour l'ingenieur de 1 10MS, q~i a ete transfere j un nouvel ir~enieur devrait etre disponible a cette fin dlici peu. 235. D' autre part, I e Gouvernement a soumis a l' Otv',s une demande d' assis- tance (au titre du PNUD, fonds special) pour la mise sur pied d'un projet de formation au fonctionnement des installations d'eau; un consultant a ete en- gage pour cette mission. Le projet prevoit, dans ses grandes 11gnes, la for- mation de personnel des installatio~s hydrauliques au Pakistan Oriental et Occidental et comportera egalement des recherches sur l'equipement destine aux usines dleau, en vue de son harmonisation. EM/RC16/2 page 92 AUTRES ACTIVITES MENEES DANS IE DOMAn-ill DE LIHYGIENE DU MILIEU 236. Au cours de 1Ia~~ee, 1 lOMS a prgte assistance a Chypre pour la pla- nification des installations dlelimination des eaux usees. Un ingenieur sa- ni taire est en cours de recrutement ; il aidera le ~linistere des Affaires municipales et rurales de 12. Republique Arabe Syrienne a organiser un depar- tement du traitement des eaux usees, et a regler certains problemes techniques urgents qui se posent dans ce domaine. Le projet d I approvisionnement en eau et dlevacuation des eaux usees a ete repris en Jordanie, et l'ingenieur sani- taire de 1lOMS precedemment affecte a ce projet a repris a Amman ses fouctions aupres du Ministere des Affaires municipales et rurales. Une etude des syste- mes dlevacuation des eaux usees a ete fai t e par 1lOMS a Assouan et a Louxor pour aider le Gouvernement de la Republique Arabe Unie a preparer une demande dlassistance du PNUD (fonds special); cette assistance doit permettre dlassu- rer Ie financement dlune etude pre-investissement (comme il a ete indique plus haut) • 237. Au Liban, une etude preliminaire a ete effectuee pour le pro jet de construction dlun reseau regional dlegouts dans la zone c8tiere du pays; dans cette zone Ie deverscment des eaux usees dans le sol qui repose sur des cou- ches calcaires par une population dont la deD2ite augmente de plus en plus, risque de : polluer les sources dleaux souterraines et de creer dlautres proble- meso Cette activite doit se traduire par une demande dlenqugte approfondie a financer par 1e PNUD (fonds special). Des etudes sur le ramassage et lleli- mination des dechets ont ete effectuees en cours dlannee par des consultants de l'OMS, au Liban et en Republique Arabe Syrienne. On prevoit pour 1967 llorganisation d'un cours de courte duree sur ce sujet, a l'intention du person- nel des services munici paux des pays de la Region. 238. Plusieurs pays de la Region ont manifeste un vif intergt pour le pro- jet inter-pays de formation envisage a 11 intention des travailleurs affectes aux installations hydrauliques. Au Pakistan et au Soudan, des projets separes EM/RC16/2 page 93 de cette p~ture, sont en pre pp.rat i on. La formation de travailleurs pour les services d'eliminat ion des eaux usees est Ii l'etude,et sera incorporee dans ce meme projet. J)'autre part , certains pays ·ont exprime le voeu d'y inclure egalement la formati on de personnel administratif au meme titre que celle du personnel d'exploitation. 239. Des etudes sur l a pollution de l'air ont ete effectuees cette annee a Teheran et dans plusieurs villes d'Isra~l ~ar des consultants de l'OMS; ces derniers onto egalement donne des avis techniques sur l'amenagement d'institu- tions de contrale a ppropri ees et sur l'organisation d'activites de recherches dans ce domaine. Des demandes d'enquetes analogues ont ete formulees au Pakistan Occidental, Ii Chypre et au Liban. l'air est prevu pour 1967. Un semina ire su r la pollution de 240. Le personnel specialise de l'OMS a prgt6 cette annee assistance a la creation et au d6veloppement de services d'hygiene du milieu aupres des adminis- trations sanitaires nationales des pays suivants: Ethiopie, Irak, Liban, Samalie, Soudan et Tunisie. 241. L'OMS accorde une faute priorite Ii la formati on professionnelle en matiere de genie et de sciences sanitaires car cette activite contribue a four- nir le personnel professionnel necessaire aux services de sante publique et autres services gouvernementaux dont les activites se repercutent sur l'en- semble du public. Dans cette derniere categorie sont inclus les services char- ges de la construction et de l'exp1oitetion des systemes d'a~provisionnement public en eau, des installations d'evacuation des dechets, des moy~ns de trans- port publics e t des proje ts rcla tifs Ii l 'habitat. 242. L'assistance de l'OMS a ete demandee pour 1a mise au pOint d'un pro- gramme de formation professionnelle postuniversitaire a l'Universite de Teheran et a l'Universite poly technique de Lahore; elle a ete egalement demandee en vue d'ameliorer la formation des ingenieurs civils a l'Universite Pahlavi de EM/RC16/2 page 94 Shiraz et a celle de Kha r t oum. La f ormation de techniciens de l'assainisse- ment au niveau universitai r e a ete inauguree d~ns l a Region al'Un1versite americaine de Beyrouth et ~ l 'Universite de Teheran; elle d ebuter a prochai- nement 2 l'Universite Pahlavi. Un cours superieur de f ormation a l'intention d'auxiliaircs sanitaires ex perimentes s e r a organis e conjointement par la Republique Arabe Syrienne et I' or·t) a Damas, en automne 1966; I' enseignement sera donne en arabe, et visera a preparer l es candidats a assumer des fonc- tions de direction ou d 'enseignement dans . leurs pays respectifs. L'OMS con- tinue a contribuer a la f or mation professionne lle de base des auxiliaires sa- nita ires en fournissant des instructeurs a l'Irak, a la Somalie, a la Republi- que Arabe Syrienne, a la Tunisie et au yemen. III INFORMATION EM/RC16/2 page 95 243. Au cours de l ' annee , l'activite du Service d'Inforrnation a ete marquee notamment par la production d'une nouvelle serie de reportages pho- tographiques et d ' articles ·documenta.ires sur divers problemes sani taires d' in- teret regional; par une recrudescence d'activites dans Ie cadre de la Jour- nee mondiale de l a Sante, axee cette annee sur llimportant probleme de l'ur- banisation; par l a diffusion donnee aux deliberations des divers colloques que l'OMS a convoques dans cette Regi on, et par llelaboration de nouvelles archives photographiques. 244. Emissions radiophoni ques et coupures de presse(quelque 400 colon- nes) mettent en evidence l'interet croissant que porte aux problemes de la san- te la presse ecrite et parlee de cette Region. Les contacts etroits entre- tenus avec ses divers re presentants se sont soldes par l 'insertion ou la dif- fusion d' un nombre accru d' articles sur l' 0l'13 - reprodui ts textuellement ou rediges sur la base des informations diffusees par le Bureau regIonal. Autre sympt8me posi tif: beaucoup d' informations emanant de .oe meme Bureau ont e.te relayees par des agences de presse, tant nationales qu' internationales . 245. Llexperience acquise jusqu'ici a confirme llefficacite des methodes actuelles dlinformation, qu i contribuent a attirer l'attention du public sur l'importance des facteurs medicaux et sanitaires dans Ie processus complexe de llassistance internationale . Le mat eriel d'inforrnation emanant du Bureau re- gional est diffuse notamment par l'entremise des representants et conseillers }e l'OMS detaches en plusi eurs pOints de la Regi on , comme par llintermediaire jes Centres d' Informa tion des Nations : Unies. Le recours a ces <:livers "relais" perme t aux doclUnents ainsi d iffus es d I atteindre leurs destinata'ires a bref delai. 246. Communiques et notes de pre sse, docurnentaires et "papiers exclusifs" constituent le fond de la production du Bureau regional. Les cours de forma- tion et collo ... -ues organises pa r 1 'OMS pour 11 etude de suje·ts varies tels que EM/RC16/2 page 96 r echerche medicale, alimentati on industriel l e , prevention routie re et hygie - ne scolaire ont constitue des faits marquants pour l ' annee ecoulee . Tous ces themes , qui refletent Ie souc i de l'Organisation pour Ie bien-@tre et la securite de l'homme - qu'il se t r ouve sur la r oute, a l' usine ou dans l es ehamps - ont susci te .un vif inter@t dans les milieux de l a presse et de la r adi o. Les r edacteurs interessesont ete abondamment documentes sur ces r eunions qui ont, en cons equence , f i gure en bonne place dans l a presse re- gionale. 247. Autre sujet qui ·a retenu l'att ent i on de l a presse: I e r etour of- fensif du cholera, qui a mis une f ois de plus en evidence Ie role essentiel de l'OMS - envoi d'experts dans les secteurs eprouves, fourniture de doses vaccinales, reunion de colloques et organisation de stages d'etudes. Communi- ques et articles de fond sur Ie chol era El Tor ont ete gener alement reproduits en bonne place dans l es quotidiens et periodiques de l a Regi on . 248. La session du Comite r egional de l'OMS pour l a Medlterranee orient a - le, tenue a Addis';';AbSbll, a egal ement suscit e un regaind'ir{ter@t pour l es ac - tivites communes de l'Organisation et de ses Etats Membres regionaux. Les agences de pr esse ont not awment contribue a la diffusion rapide des principa- les informations sur cette session, dont l a radio l ocal e a donne de nombreux echos dans ses bulletins quotidiens . L'urbanisati on, autre probleme de l'heure da ns cette Region qui ~'in- dustri al ise ra pidement, etait cette annee I e t heme de l a Journee mondiale de la Sante , qui a off ert l' occas i on de populariser l es multiples aspects sanitFii - res, psychologiques et s ociaux du probl eme en quest i on . Cett e Journee, qv ,' elle s6it axee sur un theme precis oU' surl ' ensembl e des problemes de sante, r.on- t ·inue a susci ter un vif mouvement d' inter@t. Al l ocutions, reunions P1.lbliques , emissions et causeries radiophoniques, editoriaux et pages speciales,exposi- tions et aut reS i ni tiatives, ont contribueau succes de .cette JOl1 :-nee, 'qui fi- gure desormais dans Ie calendrier des principales manifestatio" 3 de bon nombre de pays . EM/RC16/2 page gJ 250. La mise au point d'un systeme rationne l pour assurer la distribution du materiel d'information prepare a cette occas i on (700 photos, 4 000 exemplai- res d'un dossier d'information sur Ie theme adopte , enregistrements sur bandes et textes d'emissions radiophoniques) permet au Bureau regional de collaborer plus activement aux initiatives de la presse ecrite et parlee, en la documen- tant au prealable pour la pr eparation de pr ogrammes speciaux, d'editoriaux' ou de reportages illustres. 251, L'annee ecoulee a egalement ete marquee par la product ion d'une nou- velle serie de r eportages photographiques dans une veine qui rompt nettement avec les cliches cliniques usuels et offre un contenu humain susceptible de toucher un plus large public. Les sujets traites comportaient notamment la nutrition (Jordanie), la l utte ant ituberculeuse (Republique Arabe Syrienne), l'enseignement medical (Irak, Iran), la formation de techniciens de laboratoi- re (Liban), l'hygiene du travail (Republique Arabe Unie) et l'urbanisation (Kol'leit, Ethiopie, Pakistan). Le Service d'Information se propose de diffu- ser desormais un certain nombre de photos d'information qui seront adressees, au meme titre que des communiques, a une liste selective de quotidiens et pe- riodiques interesses. 252. Autre methode d'information qui touche un auditoire numeriquement tres important dans une Region ou elle atteint un public tant illettre qu'ins- truit - la radio figure en bonne place dans la production du Service d'Informa- tion, qui multiplie les interviews et i mages sonores enregistrees dans Ie vif de l'action de l'OMS,et s'efforce d'offrir aux ernetteurs interesses la matiere de programmes docurnentaires . 253. Ce Service, qui suit de pres l'expansion rap ide que connatt dans cet- te Region la television, s'efforce de rnettre a la disposition des ernetteurs in- teresses des documentaires et courts metrages sur les problemes de la sante. Outre les stations de television, d~nt Ie nombre va croissant, divers reseaux EM/RC16/2 page 98 de salles cinematographique s ont ete pressentls qui offrent a cetegard d'in- teressantes perspec t i ves pour assur er a cert2i ns de ces films l'audience qu'ils meritent. 254. Le propos du Bureau r eg ional en matiere d'information est certes de stimuler l'interet du public pour les activites de l' OM3 et de ses Eta ts Membres; d' entretenir aussi cet interet e;-, repondant flUX demandes croissantes de docu- mentation, qui ant pratiquement double en que lques annees. Or cet effort, evi- demment diff1cile a evaluer, semble gagner aux activ1tes en question l'adhes1on et l'appu1 d'un public de plus en plus l arge, s1 l'on en juge par la place ac- crue que leur reserve la presse de cet te Region. EM/RC 1 6/2 page 99 IV ADMINISTRATION ET FINANCES GENERALlTES 255. On a r eussi a conser ver l a structur e et l es effectifs du personnel du Bureau regi onal en general, et des services administratifs en·particulier, non seulement pendant la peri ode consideree, mais aussi pour les deux annees a venir , malgre l' au@nentation notabl e du volume et du cout des activites re- gionales survenue pendant l a periode de 196) a 1966 . 256. Cette augmentation peut se me surer de diverses manieres; par exemple, si li on exclut Ie Bureau r egional en tant que tel, l es activites me- nees sur Ie terrain au' titre des d i verses s ources de fonds representaient ap- p roximativement $ 4 573 000 en 1965 contre $ 3 823 000 en 1963 - s oit pres de 20% de plus. De meme, I e nombre de pieces justificatives passees en compte en 1963 etait dlenviron 4 300 contre 5 200 en 1965 , ce qui cor respond aussi a une difference de pres de 20% . En 1966 , l'ensemble des allocations regiona- , les inscri tes au budget ordinaire est d" environ $ 800 000 superieur au chif- fre correspondant de 1965. De plus, l es act i vites regi onales de l'OMSfinan- cees par les pays memes au ti t re d ' accords sur les fonds en dep8t se develop- pent de la meme faqon. Neanmoi ns, les effec tifs administratif s s ont restes les memes et c'est la une constatation tres satisf aisante. 257. Deux f aits interessants r essortent de l'examen de l' evolution admi- nistrative pendant l'annee ecoulee : Cinq des sept membres du pe r s onne l administratif qui occupaient en juin 1966 des pos tes eleves ou des postes de responsabilite a la tete de divers servi ces avaient ralli e l eurs postes au Bureau regional depuis juin 1965 . Un s eul des cinq nouveaux venus a ete recrute ' hor s de l'Organisat ion, tandi s que les c i nq partants ont maintenant EM/RC 1 6/2 page 100 rejoint d'autres bureaux regionaux. Parmi Ie personnel administra- tif international du Bureau reg1onal, certains elements ont deja travaille dans chacun des autres bureaux reg10naux et au Bureau .G.u L'experience acquise dans une. Region est tres utile pour les autres et cela pr ouve le bien-fonde de la politique de rotation du personnel administratif dans la categorie professionnelle, qui a ete adoptee 11 y a de nombreuses annees. Lors d'un transfert, l'adaptationne porte que sur des differences minimes d'optique, alors que pour Ie personnel venu de l' exterieur, la periode d' adaptation .est nettement plus longue. Le fait que l'augmentation soutenue du volume de travail peut etre absorbee sans modification des services adminis- tratifs et sar£ que les operations menees sur le terrain en subis- sent le contre-coup est encore un exemple des bienfaits de cette politique. 258. L'execution du programme d'activites sur le terrain dans les delais prevus et son deroulement dans des conditions optimales sont parfois entraves par les difficultes surgies l orsqu'il s'agit de recruter pour les projets du personnel dote des qua11fications techniques et linguistiques necessaires, ainsi que d'une experience pratique suffisante sans modifier pour autant la distribution geographique . En juin 1966 , i l y avait dans la Region pres de soixante postes vacants a pourvoir a l'aide de personnel recrute 11 long terme. Certains pourront l'gtre par transferts intra-regionaux de personnels techn1- ques au terme de leurs affectations actuelles. On a eu de plus en plus re- cours a un autre moyen pour resoudre au moins part1ellement cette diff1culte, a savoir au recrutement de consultants 11 court terme affectes tempora1rement a des postes vacants sur le terra1n corr~ nous l'exp11quons c1-apres plus en detail. FIGURE IX EFFECTIF DU PERSONNEL EN FONCTION > AU 30 JUIN DE CHACUNE DES ANNEES 1949- 1966 BUREAU REGIONAL, BUREAUX DES REPRESENTANTS DE LOMS E T PERSONNEL SUR LE TERRAIN 340 320 300 280 200 2"0 220 200 180 ~60 140 120 100 80 60 40 20 o ++.++++ EFFECTIF TOTAL PERSONNEL OPERANT SUR LE TERR"IN BUREAU REGIONAL BUREAUX OES ~EPRESEN TANTS DE L:OMS .. + + ...... ... ............ ro o ....... ..... _e " i i 1949 50 51 52 1)3 1)4 55 S6 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 FIGURE X. PERSONNEL EN FONCTION SUR LE TERRAIN AU 30 JUIN DE CHACUNE DES ANNEES 1949 -1~ PAR CATEGORIE PROFESSIONNELLE zoo 190 180 170 160 150 140 130 120 1 I 0 100 90 8 0 70 60 50 4 0 20 10 o II/SrNlfURS SA~ I - ~ TA I!:IU ET rfCHHI- 1--1 C I (II~ DE L'.t.HlI.,S- = = .t.urlHS SHUNr ~ PfRSOlIlIH • COHSUlTAIiT'S A ~ INflRMIUI COURT HRMf lq49-53 r~CH",c ' r~s Of Ixxxi LAeOAATOIRe er o~s "pp ... ~elL. i O~ AA OIOlOQ 1E 1954 - 58 1959- 63 1964 1965 lQ/ • MOyeNN~5 DE CINO ANNe~s PEN DdNT LA PEQIOO E 1049-1963 C""F~R~S ANNU~LS POUR 1064, 1065 CT 1geb FIGURE XI , , OEPENSES DU BUREAU REGIONAL PAR SOURCE DE FONDS 5,0 4.0 III a 3,0 <l -' ~ 0 a w 0 '" z 0 ..J ..J z: 2,0 1949- 1965 BUDGET 08.DINAIRE ASS !S TANCE TECHNIQUE COMPTE" SPECIAL POU~ LERA.DICA.110N DU PALUQISME AUT~ES FONDS 56 57 58 . 5Q 60 61 62 63 64 65 FIGURE XII DEPENSES DU BUREAU REGIONAL PAR GENRE D'A lq49 - 1965 ::I r- r 0 Z VI 0 m a 0 r r ~ ;0 VI 5.0 4.0 3,0 2.0 1,0 0.8 0.6 0.4 0.2 o ~ BUREAU QfGIONAL ~ CONSE ILL EKS REGIONAUX • REP KESENTANTS DE L'OMS rnm BOUK SES D'ETUDE S ~ ACT IVIT ES SUR LE TERRAIN 1 I 1949 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 6; PERSONNEL EM/RC16/2 page 101 259. Cette armee, il y a eu de grands changements de persormel technique a la fois au Bureau regional et parmi les conseillers regionaux. Le Conseil- ler regional pour la Tuberculose est r eparti au service de son Gouvernement et a ete remplace par un autre qui depuis plusieurs armees se consacrait a des pro jets regionaux sur Ie terrain. L'Administrateur de la Sante publi- que de la Section du Paludisme a ete transfere a un pro jet sur Ie terrain et remplace par l'Epidemiologiste de la Section. Le Service de Coordination de l'Eradication du Paludisme s'est trouve dote d'un effectif complet lorsqu'en mai 1966, un epidemiologiste et un entomologiste sont arrives d'autres regions. Par ailleurs, Ie Conseiller pour les Radiations et Isotopes a pris sa retraite, Ie Conseiller pour la Nutrition est parti en conge sans traitement dans l'at- tente d'une autre affectation, et le Conseiller pour les Soins infirmiers a ete transfere au Bureau r eg ionnl de .1'Afrique. Jusqu'ici, seul le Conseiller pour les Soins infirmiers a ete remplace par un autre Conseiller deja familia- rise avec la Region du fait d' a ffectations anterieures sur le terrain et du remplacement du conseiller en titre assure pendant plusieurs mois. Les pos- tes de conseillers r eg i onaux pour la sante mentale, la nutrition et les radia- tions et isotopes etaient encore vacants a l a fin de 12 periode consideree. 260. Dans les services generaux, les mouvements de persormel ont ete · assez Importants. Quatorze membres du persormel occupant des postes reguliers ont quitte le Bureau regional; trois d' entre ewe ont ete transferes da·ns d·' autres Bureaux de I' OMS, tandis qu' un certain nombre d' autres emigraient. Les postes qui se sont trouves vacants de ce fait ont ete pourvus et il est in- teressant de noter que seulement qua tre de ces nouveaux membres du persormel n' avaient aucune experience anterieure de l' OI"B ou d' autres organisations in- ternationales, sept autres ayant travaille au Bureau regional en tant que tem- poraires formes en cours d'emploi. EM/RC16/2 page 102 261. Les changements survenus parmi l e pe rsonnel affecte aux projetspeu- vent se resume r comme suit: qua rante-cinq me mbres de ces ca t egories ont ter- mine leur affectation da ns la ReSion. Vingt etun d ' entre eux ont ete trans- feres dans d'autres r egi ons, tre ize ont quitte l'Organisation, dont deux avaient atteint l'age de l a re t ra ite, tandis que les OD2e autres r eviendront peut-@tre dans cette Region ou dans d'autres apres des periodes plus ou moins longues de conge sans traitement pour etudes 0 '.1 convenances personnelles. Pour compenser ces pertes , quarante-trois membres du personnel affecte a des projets s ont entr es en f onctions . Parmi eux, vingt-neuf ont du @tre recrutes, les quatorze autres ayant ete transferes d' autres secteurs d'activite de -lIOMS. De plus, trente-quatre postes ont ete pourvus dans l e s projets a l'aide de personnel actuellement en poste au terme d 'affectations anterieures. 262. Quant aux consultants a court terme , neuf etaient deja sur place au ler juillet 1965; plusieurs ont travaille dans divers proje ts. Au total cinquante-trois pro jets sur le terrain ont beneficie de la presence de con- sultants. Onze de ces derniers n'avaient pas termine leur affectation au 30 juin 1966. 263. Enfin, deux Representants de l'OMS ont quitte leur poste en cours d'annee. Le Representant de l'OMS au Pakistan a pris sa retraite en mai 1966 et son depart laisse un vide dans ce pays et parmi ses collegues, car son tra - vail et les realisations remarquables qu'il a menees a bien portent l'emprein- te d'une optique c onst~~ctive. La plus gr arxie partie de sa carriere au ser- vice de l'Organisation s'est deroulee dans cette Region, avec des affectations en tant que Conseiller principal de divers pr ojets, Administrateur de la sante publique aupres du Bureau regional et Repr esentant de l'OMS au Pakistan. L'autre P.epresentant de l'OMS a vu renouve l er son affectation au poste de pro- fesseur de sante publique a la nouvelle Faculte de Mectecine de funis. EUOOEI' ET FINANCES EM/Rc16/2 page 103 264. Les economies r ealisees en 1965 au titre du budget ordinaire et pro- venant surtout de retar ds a pourvoir des postes vacants ont s ervi a gonfler les allocations pour bourses d 'etudes d'un bon nombre de pays, a repondre a des dema ndes s pec i ales de services consultati f s , et a procur er des f ournitu- r es et du materiel supplementaires pour des pr o jets sur le terrain. Les e f - forts deployes ont et e couronnes de succes, puisqu' a l a c l oture des comptes de 1965, moins de 1% des forids portes au credit du budget ordinaire n'avaient pas ete utilises. 265. La mise en oeuvre du Programme des Nations Unies pour le Developpe- ment ne s'est pas der oul ee au mieux en 1965 . Bien que normalement ce Pro- gramme d~t @tre reparti a peu pres egalement sur l es deux annees de la peri ode biennale, seulement 43% environ de ce Programme - au lieu de 50% - avaient ete realises a la fin de 1965. Plusieurs causes sont a l'origine de ce contre- temps. II a deja ete fait allusion aux diffi cultes de recrutement, mais la crise pakistanaise a constitue un autre obstacle au deroulement des activites d 'Assistance technique dans ce pays, et enfip, .pl1.l.S.ieur.lL gQu've.meme.nts .. .ont modi fie leurs demandes ir~tiales pour certains projets, ce qui a necessite de nouvelles consultations avant la poursuite des activites. Toutefois, t ous les fonds dont l'affectation avait ete appr ouvee restent disponibles jusqu'a la fin de 1966 et lIon peut done esperer qu'avec la cooperation des administra- tions nationales, l'application du Programme sur les deux ans sera en fin de compte satisfaisante dans son ensemble. 266. La preparation des projetsdu. PNVD pour la prochaine peri ode bien- nale (1967-1968) a commence ·vers la fin de 1965 . Lespropositions .de l'0M3 Quant a la part du nouveau programme affect ee aux activites sanitaires ont ete soumises en janvier 1966 aux autorites nationales chargees de 1a coordi- nation et aux Representants residents dti Programme des Nations Unies pour le EM/RC16/2 page 104 Deve loppement. Des contacts etroits ont ete ma intenu s avec les gouvernements et le PNUD jusqu'a la soumissi on des demandes r ecapitul atives en mai 1966. En bref, les progr ammes envisages pour 1967-1968 peuvent se r esumer comme suit: l e montant en dollars des pr opositi ons f ormulees pour les nouveaux programmes de cinq pays est a peu pres Ie meme que pour la peri ode biennale en cours, ce qui trahit en r ealite une l egere diminution s i l ' on considere que les depen- ses de personnel ont augmente. Dans quatre pays, i l intervient une reduc tion considerable de la part affectee aux activites sanitaires. Quatre autres pays ont reussi a obtenir une certaine augmentation, mais un seu1 arrive a elever sensiblement I e pourcentage de cette part sur l 'ensemble du programme. La reduc t ion general e enregi stree pour ces quatre pays r epresente environ $ 100 000 par rappor t au programme initialement approuve pour 1965- 1966 . Cette balsse est, dans une certa ine mesure , compensee pour la Region dans s on en- semble par 1e fait que trois pays, qui n 'avaient aucune part sanitaire pendant la peri ode en cours , ont maintenant obtenu dans le nouveau programme des parts modestes qui represent ent au total $ 47 400. FCXJRNI'IURES ET MATERIEL MEDICAUX 267. L'asslstance apportee a ce domaine suit l a tendance genera1e a l'ex- pansion tant par Ie volume de materiel et de f ournitur es (documenta tion medi- ~ale comprise) f inance pAr l' oMS, que par l' ampleur des achats r emboursables effectues dans le cadre du pr ogramme de "Pournitures pour l es Etats Membres". 268 . Pen:iant l a peri ode consideree, 490 aut orisations · d ' achat separees etaient couvertes par les fonds de l ' OMS , ce qu i r epresente environ 9 700 artj- cles et une somme approximat ive de $ 425 000 . De plus , les achats remboursables effectues pour Ie compte de s ix gouvernements s ' elevent a environ $ 348 000. 269. Les chiffres indiques c i-dessus ne tiennent compte ni du coQt du vaccln antivariollque donne par l e Gouvernement de la J ordanie a deux pays de la Region, ni de celui du vacc i n anticholerique donne a deux reprises par Ie Gouvernement de l'Iran a des pays de 1a Regi on. En ce s occasions, l'Organisation a joue Ie r81e d'intermediaire , r eglant, le cas echeant , le cout du fret aerien. ANNEXES I i , ADEN ARABIE SAOUDlTE I i I ! I , , t I I i I i ! , I I * Ordinaire PNUD FS CSEP APE FAO . FISE FD No 8 FISE 3 4 7 13 15 24 29 . -ANNEXE . r- PROJETS PAR PAYS Pro Jet Origine des forrls* Programme pre-eradication Ordinaire/CSEP du paludisme Services forrlamentaux de Ordinaire protection maternelle et infantile Paludisme: prograIilme pre- Ordinaire/CSEP eradication Laboratoire de sante Ordlnaire/FD publ1que Lutte c~ntre la tubercu- Ordinaire lose (zone pilote nationale) Ecole d'assistants sa- FD nitaires et de techr~ciens de l'assainissement, Riyad Lutte c~ntre la bilhar- Ordinaire ziose Services forrlamentaux de FD sante publ1que et de soins mooicaux EM/RCl6/2 Annexe I page i Etat d'avancement En cours . d'elaborat+on En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution Annule En attente En cours d'execution Fonds preleves sur Ie budget ordinaire de l'OMS Programme des Nations Unies pour Ie Developpement Fonds special Compte special pour" l' 6radication du paludisme Approvisionnement public en eau Organisa tion des Natic ns Unles pour I' Alimenta tion et 1 'Agriculture Fonds des Nations Unies pour l'Er~ance Fonds en depot I ! i ! , ! I EM/RC16/2 Annexe I page i1 Pays : ARABIE ·1 SAaJDiTE - i (suite) i -- I I I , I i , , I CHYPRE I I , , , I i E'mIOPIE i I i I No Pro j e t i )0 ' Eradication de l a variole --_ ... _ \ .. ... .. . . __ .. .. _ .. -- .... , , .}4. Servicesconsultatifspour l'elaboration des program- mes s anitaires 35 Formation de personnel medica l et de personnel sanitaire 36 Gestion de l a pharmacie et des magasins de four- nitures medic ales i 38 Genie sanita ire et hygH~- ne municipale 39 Lutte c~ntre le cancer 1 Enseignement infirmier I 15 L2 bor atoire de sante ; I publique , i ( chirnie legale ) j 18 I Elimi nation des eaux ! ! d' ;igout 19 Statis tlques demogra - phiques et sanita ires 20 Planification et adminis- tration hospitalieres 3 St atistiques demogr a phi- I ; ques et sanitaires : ! I Services consultatifs , . i I 6 ; Lutte c ~ntre la tuber-I I culose , Origine Etat des foms . d ' avancement Ord,inaj,re. j_ Interrompu.._--- I r eprise en preparation FD Te r'IIiirie . - PO En cours d'execution PO En cours d'elaboration I , PO En cours d' execution PO En attente PNUD En cours d'execution PNUD En cours d 'elaboration Ordinaire En cours d'execution PNUD En cours d'elaboration _ . .. .. - ... Ordinaire Termine PNUD En cours d'elaboration I , PNUD/FISE ! En cours I , I d' execution I ETHIOPIE I (suite) lRAK No T Projet 9 ! College de sante pub1ique et Centre de formation professionne11e, Gondar 17 24 ! 251 I I 29 : i I )0 : i I 32 1 341 ; I I I 37 ; I I I 39 ; 40 I 5 11 I ! Enseignement de 1a medecine Epidemiologie: services consu1tatifs Equipe de direction des centres de sante Cours pour techniciens de radiologie Departement de l a nutrition Approvisionnement public en eau, assistance aux provinces Assistance au service sanitaire municipal, Addis Abeba Assistance en matiere de planlflcatlon sanltaire Centre de preparation a l'eradication du pa l udisme Programme pre-eradication Lutte c~ntre 1a lepre Eradication du paludisme r Or1gine des fonds EM/RC16/2 Annexe I page 11i , ();.d~~ir~;FISE·- ! '- En c~rs ''- ' 1 I I d I execution I I IOrdinaire I PNUD Ordinsire Ip~ I IOrdinaire I i I APE/PNUD l°rdinaire ! i · I Ip~ Ordinaire/ CSEP Ordinaire/ PNUD/FISE/ CSEP Ordinaire I Ordinaire/ i FISE/CSEP Interrompu, reprise en preparation , En cours , d'elaboration/ En cours I d'execution En cours d'execution I Interrompu, i reprise en I preparation I En cours I d' elaborationl I En cours I d'elaboration; En cours I d ' ~naboratlonl En cours d'execution En cours d'execution Termine En cours d'execution EM/RC16/2 AnnexeI · page iv Pays lRAK ! (suite) I i I IRAN T~~T ! !~5 I I I I 18 I ! 25 33 35 37 I 38 I 42 I 43 I I 47 I I I 49 I I I 58 I 59 1 7 _., " , . ' .. " , ., , . Projet Origine des fonis ... Lutte contre la bilharziose Lutte contre les ophtal- mies transmissibles Banque du sang Ecole de medecine, Bagdad Formation de personnel sanitaire Ecole d'infinnieres, Bagdad Laborat6ire de virologie Epidemiologie: services consultatifs Lutte contre Ie cancer Problemes de sante publi- que relatifs au logement ~ante rurale : services consultatifs Ecole de medecine, Mossoul Chirurgie thoracique : service:<> consultatifs- Bagdad Programme dteradication du paludisme Institut de la nutrition PNUD I , , Ordinaire/ FISE Ordinaire Ordinaire PNUD I Ordinaire i I i Ordinaire I PNUD Oroinaire PNUD PNUD Ordinaire/ FD Ordinaire Ordinaire/ FISE/CSEP PNUD/FAO/ FISE 19 Lutte contre la lepre Ordinaire 26 Services de laboratoire de Ordinaire sante publique Etat d I avancement "' , -rEncours I d I executiori i Tennine Tennine Interrompu, reprise en preparation Encours d1execution En cours d1execution Te!'ll1ine En .cours dtexecution " , I I I I En cours I d t elaboration I Termine I En cours d'execution , I En cours I d' elaboration I En cours I d'elaboration I En cours I d'execution I En cours d1execution Termine Termine i I .. _._ .. ' .-Pa-" s . No · _ . .. - ······.proJet-· · .... IRAN 28- · -Sant·e · .. men ta-le (suite) I 29 I Lutte c~ntre I e cancer i 37 Enseignement infirmier: Ecole dlInfirmieres de la Societe Lion et Sole11 rouges, Rey )8 Lutte c~ntre la bllharziose 43 Enseignement postuniver- I sitaire de l a sante I I I publique, T.eheran 45 I I i Lutte c~ntre la pollut i on , I de llair 47 Readaptation et program- me d1enseignement de la phys i otherapie 49 I nstitut superieur de soins infirmiers , Teheran 52 Enseignement infirmier superieur 53 Laboratoire pour I e con- tr81e de la qualite des I preparations pharmaceu- tiques 57 Ecole superieure de sages - fenunes, Meshed 59 Faculte de Medecine, Ispahan 64 Centre national de transfusion sanguine Origine ' des fonds Ordinaire Ordinaire PNUD I PNUD . Ordinaire Ordinaire Ordinaire PNUD Ordinai re PNUD Ordinaire Ordinaire Ordinaire I I EM/RC 1 6/2 Annexe I page v Etat · I d I avancement I En cours ! d I execu tion En cours d1execution ! Termine I i I I En cours I I d1execution I En cours d 1execution InterrolDPu, reprise en preparation i En cours I d'execution En cours d I ~HaboratiOl En cours d I elaboratiot En cours d I elaboratim Termine En cours d1execut ion Termine I I EM/RC16/2 Annexe I page vi Pays IRAN (suite) ISRAEL JORDANIE No 65 5 7 24 25 38 41 2 6 9 11 16 I 21 " ! 23 I Projet Enseignement du genie s a- I nitaire, Universite Pa hlavi, Shiraz Eradication du paludisme Enseignement infirmier Psychiatrie et sante men- t ale de l'enfance Enseignement de l a medecine Enquete sur la pollution de l'air Traitement et conserva- tion des eaux industrie1 - 1es Enseignement i nfirmier Programme d ' er ad i cation du paludisme Laboratoire de sante publique Lutte contre l es ophta1- mies transmissibles Division de la nutrition Services de sante scolaire Production de vacc ins I Origine Etat des f oms d 'avaricement I , l°rdinaire i En cours I d' elaboration I J Ordinaire Termine Ordinaire En cours d' elaboration FD I En cours , d' e laborat i on : Ordi nai re I En cours , : d' el abor ation : Ordinaire I nterrompu, reprise en , I APE preparation En cours I d' el aboration PNUD En cours d'execution I PNUD/FISE En cours I d'execution 0rdi naire Termine PNUD/FISE Interrompu, reprise en preparation Ordinaire En cours Ordinaire d1elaborationl En cours ; d I elabora'tion l , I Ordinaire/FISE En cour s d I ,§lnboration - _0 - _ " _ . Pays No Projet . ·c. ., c . JORDAN IE 25 I sante publique: services , (suite) consultatifs I I , I , 27 Services municipaux de distribution d'eau et d'evacuation des eaux usees 28 Services de readaptation 29 Lutte antituberculeuse (zone pilote nationale) I 30 Laboratoire de virol ogie I I i j I 32 Etude sur l'elimination des dechets, Jerusalem 34 Planif1cation et organi- sat10n des services hospitaliers KOWEIT 2 Lutte contre les ophtal- mies transmissibles 14 Evacuation des dechets solides 15 Luttc c~ntre les insectes 16 Readaptation des person- nes physiquement dimi- nuees , I 17 Lutte c~ntre la lepre 18 Enseignement de 1a I medecine: equipe consu1- . I tative LIBAN 41 Service de sante rural I I Origine des fonds .. . . I Ordinaire I PNUD Ordinaire Ordinaire/FISE Ordinaire I I I ' Ord1naire Ordinaire/PNUD Ordinaire FD FD FD Ordinaire Ordinaire PNUD/FISE EM/RC16/2 Annexe I page vii Etat . . d ' a vancement . · · c . -_. Interrompu, reprise en preparation En cours d I executipn Termine Termine En cours I I I I I I d I elaboration I , Interrompu, reprise en preparation Interrompu, reprise en preparation Termine Termine Termine En cours d'e1aboration Termine En cours d I exe.cution En cours d'execution EM/RC16/2 · Annexe ·· r · page viii Pays No LmAN 7 (suite) LIBYE 10 17 31 32 36 41 46 47 2 3 7 9 12 Pro j et Progr~~~e d ' ~radication ' d u paludi sme Enseignement infirmier Hygiene du milieu Origine des fonds O;ndinail'e/FISE Ordinaire PNUD/FISE Readaptation des pel'sonnes Ordinail'e physiquement d1minuees ! I Lutte contre la 1epre Ord1naire Gestion de 1a pharmacie et Ord1naire des magasins de fournitu- r es medicales Banque du sang Ordinaire 3ervices munic1paux de Ol'dinaire sante (deratisation) Evacuation des dechets Ordinaire/Fs et des eaux d'egout Laboratoires reg10naux Ord1naire Centr~ de formation et de demonstration en matiere de protection mat ernelle et infantile, Souk el Djouma, Tripoli Enseigne~ent infirm1e r , Tripoli Ecole de techniciens de la sante, Benghazi Programme d ' eradication du pa1udisme Protection maternelle et infantile, Cyrena!que Ordinaire/FrsE PNlJD /FD /FISE I Ordinaire/FD FD/FISE ··Etat . I d' avancement J En cours d'elaboration En cours d' e1abol'a tion En cours d'execution En cours d'execution Termine En coul's d'execution En cours d'execution Termine I En cours d'elaboration I En cours "· d'elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execut1on I . . .. ----- -..... ...... Pays I LIBYE (sui t e ) I I ! I PAKISTAN No 20 21 22 24 11 Pro jet Service de nutrition Protection materne lle et infantile : s ervices con- sultatifs et s ervic es de surveillance Lutte c~ntre l a tuberculose (zone pilote) Lutte contre l a bilharziose Planification sanitaire nationale Institut d'hygiene et de mectecine preventive , Lahore 30 Enseignement infirmier, Pakistan Orienta l 33 Institut de s ante publi- I que , Pakistan Oriental I 34 I Enseignement du genie sanitaire, Lahore 36 Programme d' er adication du paludisme 39 40 41 42 Lutte c~ntre l a lepre Lutte c ~ntre les ophtal- mies t ransmissibles Bilan des activites d'e- radication de l a variole au Pakistan Oriental Atelier d' orthopectie Origine des foms PNUD/FAO FD PNUD/FD/FISE PNUD/FD FD I EM/Rc 1 6/2 Annexe I page ix Etat d'avancement .. ! En cours I d 'execution I I En cours d'execution En cours d'execution En cburs d'elaboration : En cours I d' execution 1 0rdinaire En cours d' elaboration I Ordinaire/FISE Annule PNUD En cours i d' execution I Ordinaire j En cours ! d' elaboration Ordinaire/FISE/ I En cours, CSEP d'execution Ordinaire/FISE . PNUD/FISE Or dinaire En cours d' executlon En attente I I Termine I ! , I PNUD/ FISE I I Interrompu I I RM/RClo/2 Annexe I page x • • • • , _ _ • •• 0 ." __ • ... .. Pays -- , . . .. , .. -- PAKISTAN , (suite) I I , .. .• . -- .. .._ ••• • • 0 " _. ' . .. -." .. . .. No Pro jet Origine Etat des forris d' avancement .. --- . ... . . ... ...... . ... ' .. 44 Enseignement lnfirmier, I PNUD Termine I Pakistan Occidental , 48 , I En cours Laboratoires nationaux de I Ordinaire I sante publique, Islamabad I d ' elaboration 49 Centres de preparation a Ordinaire En cours l'eradication du paludisme d'executi on 50 Lutte contre l a PNUD/FISE En cours tuberculose d'execution '- 51 Scnte publique : :;;~rvices Ordinaire Termine consultatifs I Pakistan Oriental , 52 , Sante publique: services Ordinaire/FISE , Annule I , , consu1tatifs , I , , i , Pakistan Occidental 54 Approvisionnement public Ordinaire en eau et assainissement rural, Pakistan Occidental 55 Services d'hygiene du Ordinaire milieu 57 Statistiques des h8pitaux PNUD et centres de sante 60 Protection c~ntre l es Ordinaire radiations 61 Medecine et hygiene tro- Ordinaire picales, Instltut de sante pub1ique, Dacca 62 Nutrition: Services Ordinaire consultatifs 64 Epldemiologie et sta- Or?i naire . tistiques sanitaires : services consultatifs I Interrompu, reprise en preparation En cours d ' elaboration En cours d' elaboration En cours d ' elaboration En cours d ' elaboration En cours d'execution En cours d'execution , ! I . - - - ' .- , . .... Pays No Pro jet . - . . . -.- - .. -. . . . . .. _., ... -.- PAKISTAN 65 Format ion de personnel (suite) pour l ' approvis l onnement en eau et l es eaux d'egou~ Pakist an Occidental 69 I nstitut du genie sani - tai re, Pakistan Oriental REPUBLI QUl 2 Pr ogramme d ' eradication ARABE du pal udi sme SYRIENNE 4 Lutte contre la bilharziose 16 Service de sante r ur al 20 Lutte cont re les ophtal- mies transmissibles 30 Laboratoire de l a sante publ1que et des mal ad i es erriemiques 33 Lut te contre I e cancer 37 Enseignement infi rmie r, Damas 39 Formati on de t echnici ens de l'assa1n1ssement 45 Lutte c~ntre la t ubercu- lose (zone pi l ote , nationale) 47 Ecole de medecine, Alep 48 Cent r e de readaptat i on medical e I 51 Genie sanitaire (el-imi na .,. I t lon des eaux d ' egout ) I I _. - .... Or igi ne des forris APE/FS I APE/FS CSEPjPNUDj FISE -Ordinai rej FI SE PNUD I Ordinaire/ FISE Ordinaire Ordl nai re Ordinaire PNUD Ordinalre/ FISE PNUD Ordinai re I PNUD I I EM/RC16j2 Annexe I page xi Etat d'avancement - En cours d ' elabor ati on En cours d ' el aboration En cours d' execut ion En cour s d ' el aborat ion En cours d'executi on En cour s d'execut ion En cours d ' execution En attente En cours d ' execut i on En cours d ' execution Termi ne En cours d ' el aborati on Termi ne En cours d'el aboratlon EM/RCl 6/2 Annexe I page xii Pays REPUBLIQUE ARABE SYRID..1NE (suite ) REPUBLIQUE ARABE UNIE , I , No 52 53 54 23 27 30 35 37 38 44 49 50 52 581 I Projet Elimination des dec~ets Lutte c:)ntre l a lepre Approvisionnement public en eau , Vallee de l'Euphrate Pr ogramme d ' eradi cat i on du pal udisme I nst i t ut superieur de Sant e publ1que,Universite d ' Alex. Service de prematures Institut de la nut rition Laboratoi re de recherches virol ogiques Centr e de recherches de geni e san1ta1re , Universi- te d ' Al exandr ie Centr e de production de serums concentres Pr o jet pilote et centr e de format1on pour la lutte c~ntre l a bi lhar- z i ose Ense1gnement infirmier Production de vaccin antivarioli que sec Departement de physiothe- r api e , Cent r e ant1polio- myelitique du Caire I . - .. Or i g1ne Et at I des fo nds d 'avancement . - ... . - Ordinaire Term1ne Ordina1re Termine APE/PNUD En cours d ' el aboration Ordi naire/ En cour s CSEP/FI SE d'elabor ation Ord1na1re/ En cours FISE d ' el abor at1on Ordi nair e/ Termine FISE PNUD/FAO Ajourne . Ordinaire I nterr ompu, repr ise en preparat ion PNUD En cours d ' el abor ation I PNUD En cours d'e l aborat i on Ordi na1re/ En cours ESE d ' executi on PNl:n En cours d'execution Ordinaire Annul e Ordinair e Aj ourne I I Pays No Pro jet ,--- REPUBLIQUl 60 Inst1tut superieur de ARABE UNI so1ns 1nf1rmiers, (suite) Un1vers1te du Cai r e 61 Approv1sionnement en eau et evacuat10n des eaux d'egout, Assouan et Louxor 62 Cours de poo1atr1e soc1a1e 63 Centre de production de vacc1ns v1rolog~ques FISE Programme de nutrition 6 pour 1a Prov1nce de I Behe1ra SOMALIE 2 Palud1sme: programme pre-eradication 8 Format1on de personnel san1 ta1re I 11 Lutte c~ntre l a I tuberculose . I I I I 13 Services san1taires de base 15 Enseignement infirmier 18 Serv1ces d'hygiene du mil1eu 20 Organ1satl on des s Oins moo1caux I 121 Gestion de la pharmac1e . I et des magasins de I I fournitures moo1cales I Origine des foms Ordinaire I FS Ord1naire Ordina1re PNUD/FISE , Ordina1re/ PNUD/FISE/ CSEP brci1naire/ FISE PNUD/FISE PNUD PNUD Ordinaire PNUD PNUD EM/RC16/2 Annexe "l page xiii ... .. -- . . . Etat d' avancement . ..... ' , . En cours d'execut1on En cours d'execut1on En cours d' elaborat1on En cours d'e1aborat1on En cours d 'execution En cours d'execut1on En cours d'execut1on En cours d ' execution En cours d ' execut1on En cours d 'execution En cours d 'execut1on En cours d ' execut1on Term1ne , ; I I I EM/RCI 6/2 Annexe I page xiv Pays SOMALIE (suite) SOUDAN , ; , , I -- No 25 i , 26 6 7 15 19 I , 20 26 27 28 30 32 36 38 39 Pro j et Laboratoire de sante publ1que For mation d ' assis t ants dent aires, Hargeisa Pal udisme : pr ogramme pr e - eradicati on Ensei gnement inf irmier, Khartoum Lutte c~ntre les ophtal - mies transmi ssi bl es Zone de demonstrat i on de sante rura le Division de l a nutr ition, Khartoum Lutte c~ntre l' onchocer cose Cours de genie sani t a i- r e , Univers ite de Khn rtoum Eradi cati on de 1a var i ol e Lutte c~ntre I e cancer Cent r e de pr eparat i on a 1 ' er adication du paludi sme Hygiene du mi l i eu Statistiques demographi- ques et sanitai r es: s ervices consul tatifs Enseignement de l a pectiatri e Origi ne Etat des f onds d 'avancement Ordinaire I En cours d ' execut i on - Ord ina ire/ AnnulE FISE Ordinai re/ En cours CSEP d'executi on Ordi naire En cour s d'executi on PNUD/FISE En cours d ' execu-t i on PNUD/FISE En cours d'execution I , I O:'dina i r e/ En cours FISE d ' exeeut i on Ordinaire - En cours d ' el abor ation Ordina i r e En cours d ' elaboration I Ordina i r e En cours cl 'elabor ation Ordi na ire En cours d ' elaborat i on Ordi nai r e/ En cours CSEP d'executi on Ordinaire En cours d 'executi"on Ordi na i re En cour s - d'exeeut ion Ordinaire/ En cours FISE d ' execut i on Pays PROJETS INTER-- PAYS (suite) No 62 76 79 Pro jet Formation de techniciens de radiologie-medicale Conseiller pour la gestion des dep8ts de produits pharmaceutiques et de fournitures .medicales Formation superieure de tecb~iciens de l'assai- nissernent 8) Seminaire sur l'enseigne- ment de l'hygiene scolaire 84 Enseignement de la medecine 90 Cours regional de pre- paration a la lutte contre le cancer 96 Services municipaux d'en- levement des ordures et lutte contre les mouches Origine des fonds IPNUD Ordinaire PNUD PNUD Ord ina ire Ordinaire Ordinaire 97 Formation d2 personnel pour Or~inaire les installations hydrauliques 100 Seminaire mixte OMS/FAO/ Ordinaire OIT sur l'alimentation des travailleurs de llindustrie 101 Archives medicales: PNUD services consultatifs 105 ASP2cts nutri ti.onnels Ordinaire des activites de protec- tion maternelle et infantile EM/RCl6/2 Annexe I page xvii Etat d' avancernent En cours d'execution En cours d'execution En cours d' elaboration Termine Interrompu, reprise en preparation Interrompu, reprise en preparation Ajourne ! En cours d'elaboration Termine En cours d'execution En cours d'elaboration EM/Rc16/2 . Annexe I page xviii . . .. Pays •.. . PROJETS I INTER-PAYS I (suite) , , , i I I .. No . . 107 117 118 123.01 124 125 129 130 136 139 I ... Pro j e t --.'. .. Seminaire sur l'adminis- tration des services de soins infirmiers Hygiene des denrees a11 - mentaires stockees Manue l de nutrition 11 l' usage des pays du Moyen Ori ent Cours regional de forma - tion superieur e sur la bacteriologie du cholera, Beyrouth 1966 Reunion de gr oupe sur l ' organisation de la recherche medi cal e Chol era - groupe r egi onal i t inerant, 1965 Formati on de bib11othe- caires I Format ion d'infirmieres !PSYChi atriqUeS , Beyrouth Prevention ct lutte c~ntre l e chol era - Equi pe regi onal e Enquete sur l 'hygiene de l a mat er ni te et de l' enfance (Etats sous r egi me de tra 1 ~es) Origine Etat des fonds d ' avancement .-... ..... . Ordinaire , En cours ; d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire Termine Ordinaire Termine Ordinaire Termine Ordina ire Interrompu, r e prise en I preparation Ordinaire I En cours i d ' execution Ordi na ire En cours d 'execution Ordl.naire En cours . d'elaboration . Pays .. _ ... No Pro j et SOUDAN 42 Approvls l onnementpubllc en (suite) eau , Gez l reh 43 I Electro- encephalographie 46 Format i cn·de personnel pow leslnstal1atlons hydrau]ques 'IUNISIE 3 Lutt e c~ntre les ophtal - mles t r ansmlssi bl es 6 Pr ot ection mat er nelle et I i nfantile, centre de d emonstrat ion et de for- I mation pr ofessionnelle 15 Lutte c~ntre l a tei gne 17 Pr ogramme d ' eradi cation du pa l udisme 18 Services d ' hygiene du milieu 27 Ense i gnement de l a medecine 29 Centre de readaptation med1cal e 31 Formati on de personne l sanita ire 33 Centre de f ormation pour l a r eparation et l' ent r e - tien des appar e i ls mecticaux 34 Ense i gnement infirmier YEMEN 3 Administ ration de l a sante publique Orlglne des f orris APE Ordlnalre APE PNUD/FISE PNUD/FISE I Ordinai re Ordinaire/ PNUD PNUD Ordi na ire PNUD Ordinaire PNUD PNUD I Ord1naire I EM/RC16/ 2 Annexe I page xv Et at d ' avancement En cours d ' executlon En cours d' el aboratlon En cour s d 'el aboration I nt er rompu , repri se en pr eparat ion En cours d ' execution Termi ne En cours d' ~xecution En cours d ' execution En cours d ' execut i on En cours d ' execution En cours d' execution En cours d'execution En cour s d ' execution En cours d 'execut i on EM/RC16/2 Annexe I page xvi Pays YEMEN (suite) PROJETS INTER- PAyS No 4 8 15 16 7 I 23 ~.O2 43 I 45 I I I 51 55 58 I 61 I , Pro j et Paludisme: programme pre- er adication Centre de sante et d'ensei - gnement sanitaire, Sana 'a Services de sante locaux, Hodeida et Taiz Eradica tion de la variole Centre de preparation au developpement communautai- re pour les Etats Arabes - Si rs-el -Layyan Hygiene dentaire Reunion de groupe sur les statistiques d emogra- phiques et sanitaires , 1965 Services consultatifs Partic i pat i on a des reunions educatives Centre d ' epidemiologie et de statistique Assistance aux bibliothe - ques mooicales Equipe d 'evaluation de 1 'eradication du paludisme Cours pour techni c iens de laboratoire .- Origine Etat des fonds d' avancement -_. Ordinaire Termine Pl\ \JIY'FISE En cours d'execution Ordlnaire/ En cours FISE d'execut ion Ordinaire En cours d'elaboration PNUD En cours d'execution I I Ordinaire ! En cours d ' elaboration Ordinaire Termine I Ordinaire En cours I d ' execution I , Ordinaire En cours I d ' execution Ordinaire En cours d' execution Ordinaire En attente Ordinaire En cours d'execut ion I I Ordina ire En cours I d 'execution , I ! ANNEXE II EM/RC16/2 Annexe II page i ACCORDS CONCLUS ENTRE LE lor JUILLET 1965 ET LE 30 JUIN 1966 PLANS D'OPERATIONS, AVENANTS ET LETTRES D'ACCORD ADEN/FISE I ARABIESAUUDITE 4 ARABIESAOUDITE 38 CHYPRE 1 CHYPRE 18 FOl'lna,t1on professionnelle et protection maternelle et- :infantile Amendement - Avenant I au Plan d'operations portant sur l'assistance du FISE Programine pre~eradIcatT6ridu paiudisme Avenant II au Plan:d'operations portant sur les annees 1965-1966 GcriiesanitaTre ethygiene muni cipale' Plan d'operations portant sur Ie recrutement d'un ingenieur sanitaire Enseignement infirmier Av'enaht II auPlan'Cf'6perati6ns portant sur ies- engagements prevus jusqu'en 1966 Elimination des eaux d'egouts Lett1'e-'d'accbrd. Consultant a court t erme Planification et adninistration hospitalieres d'hygierie rurale Lettre d'accord Consul t'ant a court terme Services'(I11iyglene" rna 'ferriell e ' et -lnf1i~nfiIe -~-'servi oe"8-' , d 'hygiene , Lettre d .' accord Prolongatiqn de la validi te qu Plan d' operations ,iUSQU 'au ~l dp.cembre lq66 EM/RC16/2 Annexe II page i1 EI'HIOPIE S ETHIOPIE 17 EI'HIOPIE 24 EI'HIOPIE 25 ETHIOPIE 29 ETHIOPIE 30 ETHIOPIE 40 ETHIOPIE 40 Ecole de sante publique €t centre de formation professionnell e de Gondar Avenant III au Plen d 'oPerations prolongeant .sa validite jusqu'a fin 1966 Enseignemcnt de l a medecine Let trc d ' accord Consultant a courtterme Epidemiologi e : Services consultatifs Let tre d' accord Consult ant a cou.rt t enne Equipe de direction des centres de sante Avenant I au Pland'oper ations prolongeant sa validi t e jusqu' a la fin. d.e .l.966et .. comportant des modifications pour I e programme Cours de i echniciens de radiologie Avenant. . I au Plan d' operations portant sur. les engp.gements prevus pour 1966 Departemcnt de la nutrition Plan d ' operations por t ant sur les engagementspreVU5 pour 1966 Programme pre-eradi cation du paludi sme Avemmt V au Plan d 'oper ations port ant sur les engagement s 4e 1965 Programme pre-eradication du pa1udisme Avenant VI au Plan d'operations portant sur les fournitures et I e materiel procur es en 1965 IRAK 5 IRAK 11 IRAK 11 IRAK 18 IRAK 25 IRAK 33 IRAK 38 IRAN 1 IRAN -l Lutte c~ntre la lepre Lettre d'accord Consultant a court terme Eradication du paludisme EM/RC16/2 · Annexe II page iii Avenant VI au Plan d'operations portant sur l'engage- ment d'un entomologiste en 1965 Eradication du paludisme AVenant VII au Plan d'operations portant sur 1'engage- ment d'un entomologiste pour 1965 et 1966 Lutte contre les ophta1mies transmisslbles AVenant II au Plan d'operations Consultant a court terme Banque du sang Lettre d'accord Consultant a court terme Ecole de medecine de Bagdad Plan d'operat1ons portantsur le personnel, les fournitures, 1e materiel et les bourses d'etudes Laboratoire de virologie Lettre d'accord Consultant a court t erme Programme d'eradication du paludisme Avenant IV au Plan d 'operatiohs portant sur l'assistance fournie en .1965 ··.f'pogr-ammed 'eradi cation du .palud1sme Avenant Vau Plan d'operations portant sur le consultant, les fournitures, Ie materiel et les bourses d'etudes procures en 1965 EM/RC16/2 Annexe II page iv IRAN 7 IRAN 19 IRAN 26 IRAN 28 IRAN 43 IRAN 43 IRAN 49 IRAN 53 Institut de la nutrition Avenant r au Plan d'operations port ant sur 1es engagements prevus jusqu'a la fin de 1966 Lutte c~ntre la lepre Lettre d'accord Consultant a court terme Laboratoire de sante publique Lettre d'accord Consultant a court terme Services de- sante mentale Lcttre d'accord Consultant a court terme Enseignement postuniversitaire de la sante publique Lettrc d'accord Consultant a court t e rme Enseignement postuniversitaire de la sante publ1que Plan d'operations portant sur les engagements prevus pour 1966-i967 Institut superleur de soins infirm1ers de Teheran Plan d'operat1ons portant sur les annees 1965 a lq68 Labor:atoire -pour Ie contrale de la quali te des preparations pharmacGutiqu6s Lettre d'accord --ConsuTtarita courtterme IRAN 59 ISRAEL 7 ISRAEL 25 (EMRO 43) ISRAEL 38 ISRAEL 41 JORDAN IE 6 JORDANIE6 JORDANIE 9 Facul te de mede cine d'Ispahan El'II/RC16/2 Annexe II page v Plan d'operations portant sur le personnel, les fournitures, I e materiel et l es bourses d'etudes Ense ignement infirmier Lettre d'accord Consultant a court terme Enseignement de la medecine Lettre d'accord Consultant a court terme &1quete sur la pollution de l'air Lettre d'accord Consul tant a court terme Traitement et conservation des eaux industrie11es Lettr e d 'accord Consultant a court t erme Eradication du pa1udisme Avenant VII au Plan d'operations port ant sur les vblign.t1 ons d" l ' CXviS pour 1965 Eradi-eatiGn du paludismc Avenant VIII modi fi ant les articles I et II du Plan d'operations . Labo.:Fato:i.:Fede sante publ1que --- Lettre d 'accord Consultant a court terme Elol/RC16/2 Annexe II page vi JORDANIE 9 JORDANIE 11 JORDAN IE 16 JORDAN IE 29 JORDANIE 34 JORDANIE/FISE 4 KOWEIT 15 KOWEIT 17 Laboratoire de sante publique Lettr e d'accord port ant sur les fournitures et les bourses d'etudes Lutte c~ntre les ophtalmies transmissibles Avenant I au Plan d'operations portant sur les engagements prevus pour jusqu' a la fin de 1966 Laboratoire de nutri t i on Lettr", d'accord Consultant a court t erme Lutte antituberculeuse (zone pilote nationale) Avenant I au Plan d'operations couvrant les engagements prevus pour 1965 et 1966 P1anification et organisation des services hospi tali ers Lettre d'accord Consultant a court terme Projet d'hygiene fondamentale et de formation professionnelle Plan d'operations couvrant les engagements prevus pour -1965 etl966 Lutte --contre les insectes Lettre d'accord Consc:ltant -a court tcrme Lutte c~ntre la lepre Lettre d'accord Consul tanta court- terme KOWEIT 18 LIBAN 10 LIBAN 31 LIBA.~ 41 LIBYE 2 LIBYE 7 LIBYE 7 LIBYE 20 Elwl/RC16/2 Annexe II page -;ii Enseignement de l a rnedecine : Equipe consultative Lct t r e d ' accord Consultants a cou~t t cr me Enseignement infirmi e r Lettre d 'accor d Consultant a co~rt t erme Readaptation des personnes physiquement diminuees Avenant I au Plan d' operations portant sur les enga~ements pr evus jusqu'a j uillet 1967 Banq1.\e du sang Lettre d ' acco rd Consultant a court t erme Centre. de formation et de demonstration en matiere de prot ection materncll e et infantile, So'tJ.k- el - Dj OULl~ Pl an d'operations portant sur l e personnel, les . fOUl'ni tures, l e ma-teriel et l es bourses" ct , etudes de 1966-1967 Ecole de techniciens de la sante , Benghazi Avenant N au Plan d ' operationsport-ant sur l es engagements prevus pour 1965 Ecole de tec~~ici ens de la sante , Benghazi Avenant If- ·au Plane·! op~rations portant sur ·les ·· engagements prevus ;) OU1' 1965-1966 Service de nutri .t1on Lettr·c d' accord portant sur l es engagements prevuS p<"uT- 196S- ·1966 El'IIjRCl6/2 Annexe II page viii LIBYE. 24 PAKISTAN 13 PAKISTAN 30 PAKISTAN 36 PAKISTAN 42 PAKISTAN 44 PAKISTAN 48 PAKISTAN 54 .Lutte cont r e la bilharz i ose L2t tre d ' accord Consultant a court te=e Campagne de vaccinati on de mass e par Ie BCG Avenant VII au Plan d' operations portant sur l es engagements prevus pJur 1965-1966 Ensei gnement infirmier. Pakistan Ori ental Plan .d ' operations portant sur l es obligations de 1 ' oMs Jusqu'a l a fin de 1965 Progr amme d'eradica tion du paludisme Avenant V:I au plan d' ope r ations portant sur l es engagements de 1965 Atel ie r d'orthopedi e Avenant II au Plan d 'operations port ant sur les bourses d' et udes et prolengeant la valid1te du plan d' opera t ions jusqu' a la fin de 1965 Ensei gnement infirmi er. Pakistan Occidental AVehant III au Plan d' operations portant sur l es engagements de 1965 Labor atoire nat ional de sante publique Avenaht I au Pl an d' operations ·portant sur les engagement s 9re\~S pour 1966-1967 Approvis1onnement public en eau at assainissement T'll rrcl. . PcRrsF:D. OcCidei-it,ii1 · · Plan d ' operations portant sur les engagements prevus ,Jour Jusqu' 2. I i' fin : dc 1966 PAKISTAN 62 PAKISTAN 64 PAKISTAN/FISE 2 PAKISTAN/FISE 16 REPUBLI~ ARABE SYRIENNE 2 REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE 2 REIUBLlQUE ARABE SYRIENNE 4 REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE 20 REPUBLlQUE . ARABE SYRIENNE 37 Inst it:.tt d e l a r:utri t ion Lettre d' accord Consul tant a court t erme Epidemiologic ct statistiques s rrnitaires consul tatifs Lettre d'accord Consultant a court t erme EM/RC16/2 Annexe II page ix services Centr 2s de p-r'otection maternelle et infantil e Avenant IX au Plan d' operations prolongeant la duree de l' assistcmce jusqu' a l a fin de 1966 Dcveloppcment communautaire urbain Avenant III au Plan d'operations, portant sur la conti- nuation et l' expansion du programme en vue de couvrir d'autres· pr oJe'ts de DCU Prngramme d 'eradication du paludisme Avenant IX au Plan d'operations portant sur les engagements d e 1965 . Programme d'eradication du paludisme Avenant X au Plan d'operations rappel ant les modifi- cations apportees en 1 965 au Plim d ' action Lutte c~ntre la bilharziose Lettre d'accord Consultant a court t e rme LuttG c~ntre les ophtalmies transmissibles Plan d'operations portant sur les engagements prevuS pour 1966-1967 . ·~:~Y-:0 i :"" ;[,,,, :':-0 infirinier ·,Damas Aven:mt I prolongeant la validi te du Plan d' operations jusqu ' en 1967 D1/Rc16/2 Annexe II page x REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE 48 (El-lRO 43) REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE 52 REPUELIQUE ARABE SYRIENNE 53 (EMRO 43) REPUBLIQUE AHABE UNIE 23 REPUBLIQUE AAABE UNI£: 30 REPUBLIQUE · ARABE UNIE 37 REPUBLlQUE ARABE UNIE 38 REPUELIQUE ARABE UNIE 49 Centre de readaptat1 0n med1cal e Lettre d'accord Consul t ant a court t errae Elimination des deche ts Lettrc d ' a ccord Consultant a court t enne Lutte contre l 'a iepre Lettre d'accord Consultant a court t erme Programme d' eradication du pal1idisme Lettre d'accord portant sur les engagem~nts de 1965;'1966 Service de prematures Plan d ' operations portant 'surles engagefifents'-- de 1965 Laboratoire de recherches virclogiques Lettre d'accord portant sur le materiel et 1es fourni tures Recl:wrches en matiere de genie sani taire Plan d i opera.tions portan'f surles consul tants a court terme , les fournitures et le materiel supple- mentaire ainsi que l es bourses d'etudes jusqu'a l a fi n de 1966 Projet pilote et centre de formation pour la lutte contre la bilharziose Avenant II au Plan d 'operations portant sur les' engageme~ts de 1966 REPUBLIQUE ARABE UNIE 50 REPUBLIQUE ARABE UNIE 58 REPUBLIQUE ARABE UNIE 63 REPUBLIQUE ARABE UNIE/FISE 7 REPUBLIQUE ARABE UNIE/FISE 7 REPllBLlQUE ARABE UNIE/FISE 10 S~E 8 SOUDAN 6 Enseignemcnt infirmie r EM/RC16/2 Armexe II page xi Avenant I au Plan d'cperations portant sur les engagements prevus jusqu'a la fin de 1966 Depar t emsnt de physiotherapie Centre antipoliomyeli tique du C?ire Plan d'operations couvrant les Engagements prevus pour 1966 Centre de production d·"" vaccins virologiques Lettre d'accord portant sur Ie recrutement d'un consul tFl,nt a court terme, at Ie materiel et Iss fournitures prevus pour 1966 Services de sante rurale et de protection maternel1e et infantile - services de sante de base AVenant I au Pl an d'operations portant sur les engagements prevus pour 1965-1966 Services de sante rurale et de protection maternelle et infantile - services de sante de base Avenant II au Plan d'operations prolongeant l'assis- tanCe jusqu'a la fin de 1966 Education sanitaire Plan d'operations portant sur l es obligations du FISE et les avis techniques do 1 'OMS Formation de persorr~el sanitaire Avenant I au Plan d'operations portant sur les engagements prevus jusqu'a la fin de 1966 Programme pre-eradication du paludisme Avenant III au Plan d'operations prolongeant sa validite jusqu'a la fin de 1966 EM!RC16/2 Annexe II page x i i SOUDAN 7 Ensei gnement inf imli er , KLartoum L0ttr e d ' accord pr o longeant b, validi te du Plan ci. ' c p,; r 2.t ::'ons jusqu ' a :~ a fin de 196::> -- -------------- ----- SOUDAN 15 SOUDAN 26 SOUDAN 28 SOUDAN 30 SOUDAN 30 SOuDAN 32 SOUDAN 36 Proj e t. pEot. e de 1ut.te c~ntre l e s opht.a1mies t ransmissibles AV8nant. II au Plan o ' operatiOllS portant sur l es cne;c_gcments p:e8VUS pour 1966 Luttc contre i ' onchoce r cose Avenant I portant sur les enga gements prevu5 pour 1966 et 1967 c: t modi firx,t. 1es Arti cl es I . , IV, V, VII, VIII ct IX du ?l2.Il d ' operutions Eradication du paludism", Avcnant III au Plan d'op~rati ons portant sur l es engagemen t s de 1965- 1966 Lutte cont r c 1e cancer Lettn, d' accord porta_nt sur l e s fourni tures e t .1. (; materie2. de ~L9b5 Luttc c~ntre 12 cance r Lettr" c1. ' a ccord portant sur h :s fourni tures at I e mat.eri el pre 'Jus pour 1960 Cont I'" de preparatio;1 a 'eradica t ion du paludismc P,J enant I I au Pl an d ' opErations port ant sur 1e s ~'ngae;Gments de 1965 Hygiene du mili eu Phm d' op(~ rations portal1 t sur les engagements prevus do 1965 -a 1967 SOUDAN 39 SOUDAN 42 SOUDAN 43 TUNISIE 15 TUNISIE 17 TUNISIE 18 TUNIS IE 27 TUNISIE 29 TUNISIE 33 Ensei gnement de l ~ pediatric EM/RC16/2 Armexe II page xiii Ple.n d' operations portant sur l es engagements de 1965-1966 Approvisionnement public en eau, Gezireh Lettre d ' accord Consul tants a court t erme El ect r o- encephalographi e Lettr8 d'accord Consultant a court terme Lutte c~ntre 11'. teigne Lettre d' accord Consultant a court terme Progranune d 'eradication du paludisme Lettre d'accord Consultant a court terme Services d'hygiene du mili eu Plan d'operations portent sur 1 'assistance prevue jusqu'a la fin de 1966 Enscignement de l a medecine Plan d ' operations port ant sur l es obligations de 1 'OI'~3 jusqu' a l a fin de 1966 Readaptat i on medicale Plan d 'operat ions portant sur l es obligations de l 'OM3 en 1965 et 1966 Centru de formation pour le reparation et l' entre- t i en des appareils medicaux Avenant I ~u Plan d ' operations porte~t sur les engagements de 1965 EM/RC16/2 Annexe II page xiv TUNISIE 33 TUNISIE/FISE 1 YEMEN 3 YEMEN 4 YEMEN 16 YEMEN/FISE 2 EMRO 62 Centre de formation pour 1a reparation et l ' entreti en des appareils medicaux kJenant II au Plan d' operations prolongeant l 'assis- tance de manierc a couvrir les arL'1eeS 1966 et ·~ 967 S'2rvices de pl'otection maternelle et infantile dans la zone peri-urbaine de Tunis Avenant I au Plan d'operations prolongeant la duree des acti vites et en ;Hargissarit 1"a portee Administration de 1a sante publique Avenant I au Pl an d'operations portant sur les engagements prevus· jusqu'en1967 Paludismc : Programme pre-eradication Lettr.:: d'accord port il.nt sur les engagements de 1965 Eradication de la vil.riole Lettre d'accord Consultant a court t ermc, fournitures et materiel Formation professiormclle et services fondamentaux de s"nte Plan d'operations portant sUP les obligations de 1 · s{1S Formation de techniciens de radiologic medicale Avenant I au Plan d'operations etabli en accord avec l e Gouverncment de l'Irak Engagements prevus pour 1966 et continuation du projet en 1967 et 1968 EMRO 123 EMRO 139 INTERREGIONAL 52 FMj'Rc16/2 Annexe II page xv Cours r egional de fo rmation super~eure a la bacteriologie du cholera , Teheran Le t tre d ' e.ccor d avec Ie Gouvcrnemcnt de l' Iran Consultant a court t erme , fournitures et materiel ----------------- ---------- EnquGte sur l.'hygi enc de I n maternite et de l' cnfance (etats sous regime de traitea), Lettre d' accord Consultant a court t erme Equipc de r cche r c:-:'(;s sur la bilharziose Ltttre d' accord avec 1,: Gouvcrnem L;nt de la Republique Arabc Uni e Consul ta.1'1t a court t e rm£ -_._-_._--------- -------------------- ANNEXE III EM/RC16/2 Annexe III page i DIX-NElNTI:f·1E ASSEf.!BIEE MONDIALE DE LA. SANTE WHA19.7 "_._- .,---. 11 mai 1966 CREATION D'UN FONDS DE ROULEMENT POUR LE MATERIEL D'ENSEIG~~'ZNT ET DE LA.BORATOIRE DESTINE A L'ENSEIGNEMENT MEDICAL La Dix-Neuvfeme Assemblee mondiale de la Sante, Reco~nais~ant que la formation de personnel qualifie est d'une im- portance fondamentale pour l'action sanitaire et constatant que 18 penurie de materiel d'enseignerrent et de laboratoire dans les etablissements d'enseigne- ment medical et. paramedical est un gram obstacle a cet enseignement, surtout dans les pays en voie de developpementj Ayant examine les recommamations du Conse11 executif tendant a creer un fonds de roulement destine a financer llachat, c~ntre remboursement, de materiel d'enseignement et de laborato1re destine a llense1gnement mooical et paramedical; et Cons1derant que la creation d1un tel fond~ serait d'une grande aide pour les Etnts I'1"'mbres, 1. DECIDE de creer un fonds de roulement destine a financer, sur deman- de des gouvernement~ et sans prelevement d'une commission pour fra1s de trans- action, l'achat. c~ntre r emooursement, de materiel d'enseignement et de labo- ratoire pour llense i gneme nt medical et paramooical; 2. AU~ORI3£ le Directeur general a accepter en remboursement de ces aCLats la mo~aie nntio~le de l'Etat Memore interesse, sous reserve des dis- positions suivante3: El'l/RC16/2 Annexe III page 11 (1) un montant correspondant au cout estimatif t ot a l des articles demandes et des frais d'expedition sera depose dlavance aupres de 1 I Organisation; et 3. (2) la depense total e engagee pour un Membre donne pour une deman- de quelconque ne depa ssera pas 10% du solde utilisable du fonds a la date de la reception de la demande; AUTORISE Ie Directeur general a echanger les devises diverses accu- mulees dans le fonds c~ntre des monnaies convert ibles disponibles au titre du budget ordinaire, a condition que 11 0rganisation puisse faire usage de ces de- vises diverses pour ses programmes; 4. DECIDE d I inc lure un montant de US $100 000 dans les previsions bud- getaires supplementaires pour 1966, a titre de premier versement sur les cinq qui doivent constituer la dotation du fonds; 5. PRIE Ie Directeur general d'inscrire, pour le fonds, des montants identiques dans le budget ordinaire des exercices 1968 a 1971; et 6. PRIE l e Conseil executif et Ie Directeur general de reexaminer les principes et conditions regissant le f onc t ionnement du f onds au mains une fois tous les cinq ans, llun et llautre pouvant demander un reexamen special chaque fois qulil sera it juge necessaire. HUitieme seance pleniere, 11 mai 1966 A19/VR/8

Informations clés
Type de document Publications
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé