Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Dracunculiasis, Kenya = Dracunculose, Kenya

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Dracunculiasis, Kenya Kenya reported the last indigenous cases of dracunculiasis in October 1994. These were confined to the north-western part of the country, in the districts of Turkana and West Pokot bordering Sudan and Uganda respectively. In the following years, the Ministry of Health reported only imported cases, the majority from Sudan and a few from Uganda (23 in 1995, 0 in 1996, 6 in 1997, 7 in 1998, 1 in 1999 and 4 in 2000). Kenya was to be considered for certification, but because of the influx of about 1000 refugees per month1 from southern Sudan2 and the continuous population movement from neighbouring endemic countries (Ethiopia and Uganda), the country is vulnerable to reintroduction of the disease. Local transmission is alleged to be occurring in Kibish area near the borders with Ethiopia and Sudan, but due to insecurity in the area the report could not be investigated. A joint mission by WHO and local officials reviewed the Kenyan Guinea Worm Eradication Programme in September 1999, but most recommendations have not yet been implemented. Surveillance by village-based volunteers is 1 2

Dracunculose, Kenya Le Kenya a déclaré les derniers cas autochtones de dracunculose en octobre 1994. Ces cas se limitaient aux districts de Turkana et de West Pokot, limitrophes du Soudan et de l’Ouganda respectivement, dans le nord-ouest du pays. Dans les années qui ont suivi, le Ministère de la santé n’a déclaré que des cas importés, pour la majorité du Soudan et un petit nombre d’Ouganda (23 en 1995, 0 en 1996, 6 en 1997, 7 en 1998, 1 en 1999 et 4 en 2000). La question de la certification du Kenya était sur le point d’être examinée mais, compte tenu de l’afflux mensuel d’un millier de réfugiés environ1 provenant du Soudan méridional2 et des mouvements de population ininterrompus en provenance des pays d’endémie contigus (Ethiopie et Ouganda), le pays est vulnérable à la réintroduction de la maladie. Une transmission locale serait en cours dans la zone de Kibish à proximité des frontières avec l’Ethiopie et le Soudan mais, vu l’insécurité qui règne dans cette zone, les faits rapportés n’ont pu être vérifiés. En septembre 1999, une mission réunissant des membres du personnel de l’OMS et des responsables locaux a examiné le programme kenyan d’éradication du ver de guinée mais la plupart de ses recommandations n’ont pas encore été appliquées. Faute d’incita1 2

As reported by UNHCR in Nairobi. Sudan reported 54 890 cases of dracunculiasis in 2000 (see No 18, 2001, pp. 133-140).

Selon les déclarations du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Nairobi. Le Soudan a déclaré 54 890 cas de dracunculose en 2000 (voir N° 18, 2001, pp. 133-140).

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 28, 13 JULY 2001

not functioning, as no incentive was provided. The programme used the polio immunization campaign of September 2000 for dracunculiasis surveillance, but only 52 completed forms were returned from Trans Nzoia district out of 500 forms which had been distributed to 3 targeted districts. Rumours of dracunculiasis generated by the questionnaires used during that campaign did not prompt investigations. Furthermore, a reward system for providing information on dracunculiasis cases was introduced in 1997, but it was not well publicized. In May 2001, a WHO epidemiologist visited Kenya to review dracunculiasis activities. The 3 formerly endemic districts of Trans Nzoia, Turkana and West Pokot were visited. During the visit 3 cases were documented in Turkana district. They were all imported from southern Sudan and occurred between January and end May 2001. The first case was a male aged 29 years who was flown out of southern Sudan for treatment at the hospital in Lokichokio. The second case was a male aged 28 years who came from southern Sudan and was treated in the Kakuma refugee camp. The third case reported by a private nurse in Lokichokio was a male aged 19 years originally from Narus (a village in Turkana near the border with Sudan) who had a history of travel to an endemic area in southern Sudan 1 year earlier. The number of reported cases is believed to be an underestimation of the total number of imported cases, since there is no effective system for NGOs to report to the Kenyan health authorities dracunculiasis cases occurring in refugees. To respond to this situation several activities have been planned: (1) Reactivate the surveillance of dracunculiasis in the 3 formerly endemic districts and carry out the training of 45 trainers and 180 health workers (due to take place during July 2001). (2) Remotivate the village-based volunteers to conduct surveillance by publicizing the reward, and raise awareness of the disease by retraining and meetings. (3) Integrate dracunculiasis surveillance with polio national immunization days in August 2001, and investigate alleged cases shortly thereafter. (4) Arrange with the NGOs responsible for the health care of refugees in Kakuma and Lokichokio for training their health staff so as to promptly report any imported or indigenous cases to the Kenyan Guinea Worm Eradication Programme. (5) Investigate the possibility of local transmission of dracunculiasis in Turkana district in the areas bordering Ethiopia and Sudan by training village-based volunteers to carry out active case-searches specific to the suspected areas. Ⅲ

tions, la surveillance par les villageois bénévoles ne fonctionne pas. Le programme a utilisé la campagne de vaccination antipoliomyélitique de septembre 2000 pour la surveillance de la dracunculose mais seulement 52 formulaires remplis, sur les 500 distribués aux 3 districts cibles, ont été renvoyés par le district de Trans Nzoia. Les rumeurs de dracunculose suscitées par les questionnaires utilisés pendant cette campagne n’ont fait l’objet d’aucune enquête. De plus, le système de récompense mis en place en 1997 pour tout renseignement concernant des cas de dracunculose a manqué de publicité. En mai 2001, un épidémiologiste de l’OMS s’est rendu au Kenya pour examiner les activités de lutte contre la dracunculose. Il a visité les trois districts où la maladie était précédemment endémique: Trans Nzoia, Turkana et West Pokot. Pendant sa visite, l’existence de 3 cas, tous importés du Soudan méridional et survenus entre janvier et la fin mai 2001, a été établie dans le district de Turkana. Le premier cas était un homme de 29 ans évacué par avion du Soudan méridional pour recevoir des soins à l’hôpital de Lokichokio. Le deuxième était un homme de 28 ans venu du Soudan méridional et soigné dans le camp de réfugiés de Kakuma. Le troisième, signalé par une infirmière privée de Lokichokio, était un jeune homme de 19 ans originaire de Narus (village du Turkana proche de la frontière soudanaise) qui s’était rendu un an auparavant dans une zone d’endémie du Soudan méridional. Le nombre de cas déclarés est vraisemblablement sous-estimé, car en l’absence de système efficace permettant aux ONG de déclarer aux autorités sanitaires du Kenya les cas de dracunculose survenant parmi les réfugiés, on pense que le nombre des cas déclarés ne prend pas en compte tous les cas effectivement importés. Plusieurs activités ont été prévues pour faire face à cette situation: 1) Réactiver la surveillance de la dracunculose dans les 3 districts où la maladie était précédemment endémique et former 45 instructeurs et 180 agents de santé (activité prévue pour juillet 2001). 2) Inciter les villageois bénévoles à reprendre la surveillance en appelant leur attention sur la récompense, et organiser des séances de recyclage et des réunions pour sensibiliser davantage l’opinion à la maladie. 3) Intégrer la surveillance de la dracunculose dans les journées nationales de vaccination antipoliomyélitique qui auront lieu en août 2001, et enquêter dans la foulée sur les cas allégués. 4) Organiser, avec les ONG chargées de soigner les réfugiés à Kakuma et Lokichokio, la formation de leurs personnels de santé pour favoriser la déclaration rapide de tout cas importé ou autochtone au programme kenyan d’éradication du ver de guinée. 5) Enquêter au sujet d’une éventuelle transmission locale de la dracunculose dans le district de Turkana à proximité de l’Ethiopie et du Soudan en formant les villageois bénévoles à la recherche active des cas dans les zones suspectes. Ⅲ

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé