Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

OUTBREAK NEWS : Cholera, Sierra Leone = LE POINT SUR LES ÉPIDÉMIES : Choléra, Sierra Leone

Organisation mondiale de la santé
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OUTBREAK NEWS Choiera, Sierra Leone From 1 January to 30 August 2012, Sierra Leone has recorded 13 934 cases of chol­ era, including 232 deaths (case-fatality rate: 1.7%). The rate of new cases has ac­ celerated rapidly since the beginning of August. Eleven of the country’s 13 districts are now registering cases, with Western Area and Port Loko being the most af­ fected. The most recently affected district is Kenema district. The President of Sierra Leone has declared the escalating cholera epidemic a “humani­ tarian crisis”. Consequently, a high-level presidential Cholera Task Force has been established to oversee coordination, mobi­ lize resources and guide response. A multi­ sectoral approach to the response has been adopted involving the Ministry of Health and Sanitation (MOHS), as well as other line ministries such as finance information and communication, and local government, together with partners and stakeholders. A Cholera Control and Command Centre (C4) has been established at the WHO Coun­ try Office in Freetown to better coordinate all the response activities to the cholera out­ break. This approach was previously used and proved effective in the response to the Cholera outbreak in Zimbabwe in 2008-2009. The first C4 meeting took place on 28 Au­ gust 2012 and will subsequently be held daily. The C4 comprises all the technical subcommittees dealing with surveillance, case management, water and sanitation, logistics and social mobilization. WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ __________ Genève__________ Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 3 4 6 09.2012 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

LE POINT SUR LES ÉPIDÉMIES Choléra, Sierra Leone Du 1er janvier au 30 août 2012, la Sierra Leone a recensé 13934 cas de choléra, dont 232 mortels (taux de létalité de 1,7%). Le rythme d’apparition des nouveaux cas s’est accéléré rapidement depuis début août. Onze des 13 districts du pays enregistrent désor­ mais des cas, Western Area et Port Loko étant les plus affectés. Le district le plus récemment touché est celui de Kenema. Le Président de la Sierra Leone ayant déclaré que l’exacerbation de l’épidémie de choléra était une «crise humanitaire», un Groupe spécial présidentiel de haut niveau sur le choléra a été institué pour encadrer la coordination, mobili­ ser les ressources et orienter la riposte. Une approche multisectorielle a été adoptée, faisant intervenir le Ministère de la Santé et de l’Assai­ nissement, ainsi que d’autres ministères compé­ tents, comme les Finances, l’Information et la Communication, l’Administration locale, ainsi que des partenaires et des parties prenantes. Un Centre de Contrôle et de Commandement pour le Choléra (C4) a été créé au Bureau de l’OMS dans le pays à Freetown pour mieux coordonner toutes les activités de riposte à la flambée. Cette approche a déjà été employée et s’est avérée efficace contre la flambée de choléra au Zimbabwe en 2008-2009. Le C4 s’est réuni pour la première fois le 28 août 2012 puis quotidiennement ensuite. Il se compose de tous les sous-comités tech­ niques s’occupant de la surveillance, de la prise en charge des cas, de la logistique et de la mobilisation sociale. En partenariat avec Médecins Sans Frontières, l’UNICEF, l’OMS et d’autres, le Ministère de la Santé met en œuvre les activités de prévention et de lutte suivantes: enquête épidémiologique, surveillance, prise en charge des cas dans les centres de traitement du choléra, mesures de contrôle de l’eau et de l’assainissement, mobi­ lisation sociale et éducation des communautés. L’OMS continue d’aider la Sierra Leone dans les domaines de l’épidémiologie, de la mobili337

The MOHS, in partnership with Médecins Sans Frontières, UNICEF, WHO and other partners, is implementing the following prevention and control activities: epide­ miological investigation, surveillance, case management at established cholera treat­ ment centres, water and sanitation control measures, social mobilization and com­ munity education. WHO continues to support Sierra Leone in the areas of epidemiology, social mobi-

lization, surveillance and has mobilized experts from WHO Regional office for Africa (including inter-country support team) and WHO headquarters. The Global Outbreak Alert and Response Network (GOARN) has provided experienced case management and laboratory expertise from the International Center for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh (ICDDR,B) who have long-standing experience in responding to cholera internationally. WHO does not recommend that any travel or trade restrictions be applied to Sierra Leone.

sation sociale de la surveillance et elle a mobilisé des experts du Bureau régional OMS de l’Afrique (dont l’équipe d’appui interpays) et du Siège. Le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) a fourni une expertise en matière de prise en charge des cas et de laboratoire à partir du Centre international de Recherche sur les maladies diarrhéiques au Bangladesh (ICDDR,B) qui a depuis longtemps une expérience de la riposte internationale au choléra. L’OMS ne recommande pas d’appliquer à la Sierra Leone des restrictions aux voyages ou au commerce.

Ebola General information on Ebola subtypes There are 5 identified subtypes of Ebola virus. The subtypes have been named after the location they have been first detected in Ebola outbreaks. Three subtypes of the 5 have been associated with large Ebola haemorrhagic fever (EHF) outbreaks in Africa: Ebola-Zaire, Ebola-Sudan and Ebola-Bundibugyo. EHF is a febrile haemorrhagic illness which causes death in 25–90% of all cases. The Ebola Reston species, found in the Philippines, can infect humans, but no illness or death in humans has been reported to date.

Ebola Informations générales sur les sous-types de virus Ebola Cinq sous-types ont été identifiés. Ils ont été nommés en fonction du lieu où ils ont été détectés pour la première fois lors de flambées. Trois des 5 sous-types, Ebola-Zaïre, Ebola-Soudan et Ebola-Bundibugyo, ont été associés à de grandes flambées en Afrique. L’infection à virus Ebola se manifeste par une fièvre hémorragique provoquant la mort dans 25 à 90% des cas. L’espèce Ebola-Reston, découverte aux Philippines, peut infecter l’être humain, mais aucun cas de maladie, ni aucun décès, n’a été signalé jusqu’à présent.

Ebola haemorrhagic fever, Democratic Republic of the Congo As of 30 August 2012, the Ministry of Health (MoH) of the Democratic Republic of the Congo (DRC) continued to work with partners to control the outbreak of Ebola haemorrhagic fever. As of 28 August 2012, a total of 24 (6 probable, 6 confirmed and 12 suspected) cases and 11 deaths had been reported from Province Orientale. The reported cases and deaths occurred in 3 health zones as follows: 17 cases and 9 deaths in Isiro; 6 cases and 2 deaths in Viadana; 1 case and 0 death in Dungu. The fatal cases in Isiro include 3 health-care workers. All alerts have been investigated and to date, there has been no Ebola suspected or confirmed case reported from outside Province Orientale. Initial samples were tested by Uganda Virus Research Institute (UVRI) in Entebbe, Uganda, and 3 samples taken from 2 patients were confirmed for Ebola virus (Ebola subtype Bundibugyo). US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) has established a field laboratory in Isiro to support case management and epidemiological investigations. A National Task Force convened by the Congolese Ministry of Health is working with several partners including WHO, Médecins Sans Frontières (MSF), the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies and CDC to control the outbreak. As of 3 September 2012, a joint MoH, WHO and MSF emergency response team was still in the field conducting a detailed epidemiological investigation and case management. WHO has deployed epidemiologists and logisticians from AFRO regional office (including the inter-country support team) and WHO headquarters to 338

Flambée de fièvre à virus Ebola, République démocratique du Congo Au 30 août 2012, le Ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) continuait de travailler avec ses partenaires pour juguler la flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola. Au 28 août 2012, 24 cas au total (6 cas probables, 6 cas confirmés et 12 cas suspects) dont 11 mortels avaient été notifiés dans la Province Orientale. Les cas notifiés et les décès se sont produits dans 3 zones de santé: 17 cas et 9 décès à Isiro; 6 cas et 2 décès à Viadana; 1 cas et 0 décès à Dungu. Les cas mortels à Isiro incluent 3 agents de santé. Toutes les alertes ont fait l’objet d’une enquête et, jusqu’à présent, aucun cas suspect ou confirmé d’infection à virus Ebola n’a été notifié en dehors de la Province orientale. Les échantillons initiaux ont été analysés par l’Uganda Virus Research Institute (UVRI) à Entebbe (Ouganda) et le virus Ebola (sous-type Bundibugyo) a été confirmé pour 3 échantillons prélevés sur 2 patients. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des ÉtatsUnis ont installé un laboratoire sur le terrain à Isiro pour appuyer la prise en charge des cas et les enquêtes épidémiologiques. Un groupe spécial national réuni par le Ministère de la Santé congolais collabore avec plusieurs partenaires, parmi lesquels l’OMS, Médecins Sans Frontières (MFS), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du CroissantRouge et les CDC, pour endiguer la flambée. Au 3 septembre 2012, une équipe conjointe d’intervention d’urgence du Ministère de la Santé, de l’OMS et de MSF se trouvait toujours sur le terrain pour mener une enquête épidémiologique approfondie et prendre en charge les cas. L’OMS a déployé des épidémiologistes et des logisticiens du Bureau régional AFRO (y compris l’équipe d’appui interpays) et du Siège pour Weekly epidemiological record, No. 36, 7 september 2012

support the MoH and is working closely with partners in the areas of coordination, surveillance, epidemiology, logistics for outbreak, public information and social mobilization. WHO’s Global Outbreak Alert and Response Network (GOARN) has deployed an anthropologist from the Muséum national d’histoire naturelle, Paris (France) to assist with a clearer understanding of the social and anthropological issues among the affected population that could impact the on-going response efforts. Control activities that are being carried out include active case finding and contact tracing, enhanced surveillance, case management, public information and social mobilization and reinforcing infection control practices. WHO does not recommend that any travel or trade restrictions be applied to Democratic Republic of Congo. There is currently no indication that this Ebola outbreak is related to the recent Ebola outbreak in Uganda occurring in Kibaale district.

aider le Ministère de la Santé et travaille en étroite collaboration avec les partenaires dans les domaines de la coordination, de la surveillance, de l’épidémiologie, de la logistique pour la flambée, de l’information du public et de la mobilisation sociale. Le Réseau mondial OMS d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) a déployé un anthropologue du Muséum national d’histoire naturelle, Paris de France pour aider à mieux comprendre dans la population touchée les aspects sociaux et anthropologiques qui pourraient influer sur les efforts de la riposte. L’action de lutte qui a été entreprise comporte la recherche active des cas et des contacts, le renforcement de la surveillance, la prise en charge des cas, l’information du public, la mobilisation sociale et le renforcement des mesures de lutte anti-infectieuse. Concernant la République démocratique du Congo, l’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou au commerce. Rien n’indique pour l’instant un lien éventuel entre cette flambée et celle qui s’est produite récemment dans le district de Kibaale en Ouganda.

Ebola haemorrhagic fever, Uganda There have been no new confirmed cases of Ebola haemorrhagic fever reported in Kibaale district, Uganda, since 3 August 2012, indicating that the outbreak is coming to an end. A total of 24 probable and confirmed cases including 17 deaths have been reported since the beginning of the outbreak. Of these, 11 cases were laboratory confirmed by the Uganda Virus Research Institute (UVRI) in Entebbe. The last confirmed case was discharged on 24 August 2012 following recovery. All contacts of probable and confirmed cases have been followed up daily and have completed the recommended 21 days of monitoring for any possible signs or symptoms of Ebola. The partners who are involved in the response to the Ebola outbreak are transferring capacity to national and district authorities to sustain the essential functions, including enhanced surveillance and response, psychosocial support and infection prevention and control in health care facilities. The Ebola isolation facilities in Kibaale District Hospital and at Mulago National Referral Hospital in Kampala remain on stand-by for receiving any suspected cases. The ecological studies team in Kibaale district has collected samples from bats, primates and livestock to study the possible natural history of Ebola virus and putative initial human infection from wildlife.

Flambée de fièvre à virus Ebola, Ouganda Aucun nouveau cas confirmé de fièvre hémorragique à virus Ebola n’a été signalé dans le district de Kibaale depuis le 3 août 2012, ce qui indique que la flambée touche à sa fin. Au total, 24  cas probables et confirmés, dont 17 mortels, ont été notifiés depuis le début de cette flambée. L’Uganda Virus Research Institute (UVRI) à Entebbe a confirmé 11 de ces cas. Le dernier cas confirmé est sorti de l’hôpital le 24 août 2012 après sa guérison.

Tous les contacts des cas probables et confirmés ont été suivis quotidiennement pendant les 21 jours recommandés pour surveiller l’apparition éventuelle de signes ou de symptômes de l’infection à virus Ebola. Les partenaires participant à la riposte à la flambée sont en train de transférer leurs capacités aux autorités nationales et à celles du district pour le maintien des fonctions essentielles, à savoir la surveillance renforcée et la riposte, l’appui psychosocial, la prévention des infections et la lutte anti-infectieuse dans les établissements de santé. Les structures de soins en isolement à l’hôpital de district de Kibaale et à l’hôpital national de recours de Mulago à Kampala restent en réserve pour recevoir tout cas suspect. L’équipe chargée des enquêtes écologiques dans le district de Kibaale a prélevé des échantillons sur des chauves-souris, des primates et des animaux d’élevage pour étudier l’histoire naturelle possible du virus et l’infection humaine initiale présumée à partir des animaux sauvages.

Neighbouring countries At the time of this update, an Ebola outbreak is on-going in the Province Orientale of the Democratic Republic of Congo. These 2 Ebola outbreaks are not epidemiologically linked and have been caused by 2 different Ebola subtypes: Ebola subtype Sudan in Uganda and Ebola subtype Bundibugyo in the Democratic Republic of Congo. With respect to this event, WHO does not recommend that any travel or trade restrictions are applied to Uganda.  releve epidemiologique hebdomadaire, No 36, 7 septembre 2012

Pays limitrophes Au moment où nous rédigeons ces lignes, une flambée est en cours dans la Province Orientale de la République démocratique du Congo. Ces 2 flambées dues au virus Ebola n’ont pas de lien épidémiologique entre elles et elles ont été provoquées par 2 sous-types différents (sous-type Soudan en Ouganda et soustype Bundibugyo en République démocratique du Congo). Pour ce qui est de l’Ouganda et en relation avec cet événement, l’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages et au commerce.  339

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé