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Procès-verbal de la septième séance, vendredi 17 septembre 1999

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPRJRC50/SRl7 PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE Hyatt Regency Ballroom, Macao Vendredi 17 septembre 1999 Ii 9hOO

PRESIDENT: Dr Jose Alarciio TRONI (Macao)

TABLE DES MATIERES

I. 2.

Allocution du Directeur general ............. . Lieux et dates des cinquante et unieme et cinquante-deuxieme sessions du Comite regional Examen des projcts de resolution 3.1 3.2 Lutte contre la tuberculose Plan d' action regional sur Ie tabac ou la sante 2000-2004 ....... . Developpement de la recherche en sante Criteres de qualification des candidats et methodes et procedures de designation du Directeur regional: rapport du Sous-Comite du Comite regional pour les Progranunes et la Cooperation technique .................. . ............................ . Methode de travail du Comite regional Nutrition chez Ie nourrisson et Ie jeune enfant ct mise en oeuvre du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel Cinquante et unieme et cinquante-deuxieme sessions du Comite regional ..................... .

217

217 217 217

3.

218 219

3.3 3.4

220 220

3.5 3.n

220

3.7

221

- 215 -

Incidences au niveau regional des resolullons et decisions de la Cmquante-Deuxieme Assemblee mondiale de la Sante et des cent troisieme et cent quatrieme sessions du Conseil executif ........................................ . Membres de la Region du Pacifique occidental au sein des comites mondiaux 5. I Programme special de recherche, de developpement et de formation a la recherche en reproduction humaine : Composition du Comite des politiques et de la coordination ........... .......................... . Medicaments essentiels et autres : Composition du Comite consultatif pour la gestion du Programme

221 222

222 223

5.2

6.

Remise de la medaille Tabac. ou Sante Motion de remerciement Cloture de la session ... Annexe Allocution du Directeur general de l' Organisation mondiale de la Sante

223 224 224

7.

225

- 216 -

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

217

I.

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL: Point 6 de l'ordre du jour Le PRESIDENT invite Ie Directeur regional

a s'adresser a l'assembh:e au nom du Directeur

general (voir Annexe).

2.

LIEUX ET DATES DES CINQUANTE ET UNIEME ET CINQUANTE-DEUXIEME SESSIONS DU COMITE REGIONAL: Point 23 de I'ordre dujour Le DIRECTEUR REGIONAL rappelle qu'a sa quarante-neuvieme session, Ie Comite a decide

de terur sa cinquante et unieme session au Bureau regional de Manille. II suggere que la cinquante et unieme session se tienne du 18 au 22 septembre 2000. Le PRESIDENT note que Ie Comite accepte que sa cinquante et unieme session ait lieu du 18 au 22 septembre 2000 et prie les Rapporteurs de faire figurer ces dates dans la resolution. Le Dr LATIF (Brunei Darussalam) confirme l'of'fre faite par son pays d'accueillir la cinquante-deuxieme session du Comite regional en 200 I. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de rediger un projet de resolution a ce sujet. M. ISOBE(Japon) annonce que son Gouvememcnt souhaite inviter Ie Comite regional a tenir sa cinquante-troisicme session au Japan en 2002.

3.

EXAM EN DES PROJETS DE RESOLUTION Le Comite examine les projets de resolution suivants :

3.1

Lutte contre la tuberculose (Document WPRlRC50/Conf. Paper No.5) M. LIU Peilong (Chine) note qu'aux termes du rapport figurant dans Ie document

WPRlRC50/8, les gouvemements devront assumer la responsabilite du traitement de la tuberculose en debloquant les fonds necessaires. L'OMS devra entreprendre des activites de plaidoyer en faisant prendre conscience aux fonctionnaires de rang superieur, y compris aux ministres des finances, de la

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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

gravite de Ia tuberculose et en les convaioquant de traduire leur engagement politique par une augmentation des ressources. Aussi suggere-t-il d'ajouter au preambule un troisieme ahnea, qui se Iirait comme suit: "Natant que I'engagement politique ne s'est pas encore traduit par une augmentation des ressources consaerees iI la lutte contre la tuberculase ;". II suggere egalement d'ajouter ce qui suit au paragraphe 3.2) du dispositif: "et de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour aider les Etats Membres iI mobiliser les dirigeants du rang Ie plus eleve alin qu'ils transforment I'engagement politique en ressources financieres plus importantes ;". Le Professeur WHITWORTH (Australie) suggere d'ajouter "d'au moins" au paragraphe 2.3). Le Dr THORNE (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Iriande du Nord) demande que les temles "Iii au cela est approprie" soient supprimes du paragraphe 2 du dispositif. Le Dr KIENENE (Kiribati) propose que soit ajoute ce qui suit au deuxieme aIinea du

pn;ambule : "et Ie fait que 29% du nombre mondial des cas de tuberculase se trouvent dans la Region du Pacifique occidental". Decision: Le projet de resolution, ainsi amende, est adopte (voir Resolution WPRlRC50.R5).

3.2

Plan d'aetion regional sur Ie tabae au la sante 2000-2004 (Document WPRlRC50/Conf. Paper No.6) M. LIU Peilong (Chine) dit que la resolution ne refiete pas l'importance de l'engagement

multlsectoriel dans la lutte antitabac, sur laquelle sa delegation a mis l'aceent. II suggere donc d'inserer J'c"pression suivante iI la suite du cinquieme alinea du preambule: "Natant que I'engagement muitlsectoriel est essentiel dans la lutte antitabac ;". II propose en outre d'ajouter un nouvel alinea apr;;s Ie paragraphe 2. 3) du dispositif, qui se lirait comme suit: "iI mobiliser et coordonner l'engagement des differents ministeres concernes dans Ies aetivites citees ci-dessus ;" et d'ajouter un nouvel alinea apres Ie paragraphe 3.4) du dispositif, qui se lirait ainsi : "d'utiliser toutes les possibilites pour encourager les Etats Membres iI participer a l'initiative Pour un monde sans tabae ;". Le Professeur WHITWORTH (Australie) demande que les termes "avec les amendements sp':'Lifies dans les proces-verbaux" soient ajoutes au paragraphe I du dispositif.

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Decision: Le projet de resolution, ainsi amende, est adopte (voir Resolution WPR/RCSO.R6).

3.3

Develoopement de la recherche en sante (Document WPR/RCSO/Conf Paper No.7) Le Professeur WHITWORTH (Australie), notant que la recherche n'a pas lieu d'etre sans

diffusion de scs r';sultats, demande que les termes "lorsque cela se justifie" soient supprimes du paragraphe 3.4) du dispositif Le Dr KIENENE (Kiribati) remarque que les termes "sous reserve que les ressources soient

disponibles", figurant au paragraphe 3 du dispositif, n'ont pas ere inseres dans les demandes faites au Directeur regional dans les autres resolutions. Du fait de leur connotation negative, il demande qu'ils soient supprimes. Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) declare qu'il est necessalre de maintenir ces termes car la Iiste des requOtes formul':es it J'intention du Directeur regional comprend un certain nombre de projets dont la mise en reuvre pourrait etre onereuse et dont Ie cout pourrait exceder les ressources disponibles. En reponse it une suggestion du Dr MALAU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) de remplacer les termes en question par "pour assurer et mobiliser des ressources", Ie DlRECTEUR REGIONAL dit que c'est precisement ce qu'il s'efforce de faire pour tous les programmes, et pas seulement pour la recherche en sante. II suggere de ce fait de modifier Ie paragraphe 3 du dispositif comme suit: "PRIE Ie Directeur regional de prendre toutes les mesures possibles pour :". Mme EARP (Nouvelle-Zelande) demande que Ie paragraphe 3.S) soit modifi6 comme suit: "continuer

a soutenir

les efforts pour ameliorer la communication entre institutions dc recherche et

I 'utilisation du Plan strategique dans la Region". Decision: Le projct de resolution, ainsi amende, est adopt': (voir Resolution WPRlRC50.R7).

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COMITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION

3.4

Criteres de qualification des candidats ot methodes et procedures de designation du Directeur regional. rapport du Sous-Comite du Comite regional pour les Programmes ot la Cooperation technique (Document WPRJRC50/Conf Paper No.8) Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) demande que soit explique Ie critere de "condition

physique requise" figurant au paragraphe 2.6) du dispositif Le Dr OTTO (Palaos), President du Sous-Comite des progranunes et de la cooperation technique, explique que cette clause rep rend les criteres de selection du Directeur general, adopt';s dans la plupart des Regions pour la designation du Directeur regional. L'ob]ectif est de garantir, comme pour tous les membrcs de ('Organisation, que Ie candidat reponde

a certains criteres de bOlllle sante.

II

n 'y a pas lieu d'y voir un moyen d'ecarter les personnes souffrant d'incapacites physiques. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) se dit satisfait de cctte explication. Decision. Le prajet de resolution, ainsi amende, est adopte (voir Resolution WPRJRC50.R8).

3.5

Methode de travail du Comite regional (Document WPRJRC50/Conf Paper No.9) Le Professeur WHITWORTH (Australie) propose d'ins';rer les termes suivants dans Ie

paragraphe 3. I) du dispositiL "de faire en sorte que les reunions soient moins formelles et plus interactives, et. .. ",

Decision. Le pro]et de resolution, ainsi amende, est adopte (Resolution WPRlRC50.R9)

3.6

Nutrition chez Ie nourrisson et Ie jeune enfant et mise en oeuvre du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel (Document WPR/RC50/Conf. Paper No. (0) Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) dit qu'il a de question de la transmission du

VIH/SIDA par Ie biais de l'allaitement maternel et qu'il convient de faire figurer cet aspect dans la resolution. Lc DIRECTEUR REGIONAL declare se souvenir que la question a etc soulevee par Ie representant de la Papouasie-Nouvclle-Guinee en tant que question de politique gencralc, et qu'il en a ete fait etat dans Ie proces-verbal de la seance ou elle a etc abordee.

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Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) propose d'ajouter "et I'attention speciale qui doit

etre accordee aux meres infectees par Ie VIH" it la fin du septieme alinea du preambule. II suggere egalement d'ajouter au dispositif, it la fin de la resolution, un paragraphe priant Ie Directeur regional: "de diffuser les recommandations mises nourrissons nes de meres infectees par Ie vrn." Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) suggere que Ie cinquieme alinea du preambule soit modifie en supprimant les termes "des pays ont signale que", et en toujours". Le Professeur WHITWORTH (Australie) propose d'ajouter un alinea au paragraphe 2 du dispositif priant Ie Directeur regional: "4) de continuer rempla~ant

a jour de I'OMS sur Ies modalites d'alimentation des

"souvent pas" par "pas

a elargir I'initiative des hopitaux

« amis des bebes » pour y inclure une

attention plus soutenue aux interets de la mere;" Decision: Le projet de n;solution, ainsi amende, est adopte (voir Resolution WPRlRC50.RI 0).

3.7

Cinguante et unieme et cinquante-deuxieme sessions du Comite regional (Document WPRlRC50/Conf Paper No.ll) J2ecision: Le projet de resolution est adopte (voir Resolution WPRlRC50.RI I).

4.

INCIDENCES AU NIVEAU REGIONAL DES RESOLUTIONS ET DECISIONS DE LA CINQUANTE-DEUXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE ET DES CENT TROISIEME ET CENT QUATRIEME SESSIONS DU CONSEIL EXECUTIF: Point 20 de I'ordre dujour (Document WPRlRC501l6) Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, presente Ie document WPRlRC501l6,

qui rep rend les n;solutions adoptees par I' Assemblee mondiale de la Sante et Ie Conseil executif et presentent un interet pour la Region du Pacifique occidental. Sept resolutions adoptees par la Cinquante-Deuxiemc Assemblee mondiale de la Sante figurent dans cc document, qui fournit des

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informations sur certaines activites menees dans la Region ayant trait au contenu des resolutions. Les resolutions elles-memes sont annexees au document. II attire I' attention du Comite sur les paragraphes du dispositif relatifs aux activites que les Etats Membres peuvent entreprendre dans la region pour donner effort aux resolutions. Le PRESIDENT donne lecture des titres des resolutions et invite les representants leurs observations. II n'y a pas d'observations.

a presenter

5.

MEMBRES DE LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL AU SEIN DES COMITES MONDIAUX : Point 21 de I'ordre dujour

5.1

Programme special de recherche. de developpement et de formation it la recherche en reproduction humaine : Composition du Comite des pohtiques et de 1a coordination: Point 21.1 de I'ordre dujour (Document WPRlRC50117) Le DlRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, declare que Ie Comit'; des politiques et

de la coordination (PCC) est rorgane directeur du Programme special de recherche, de developpement et de formation it la recherche en reproduction humaine. II se compose de 32 membres provenant des divers Etats Membres et repartis en quatre categories. L'une de ces categories, la categorie 2, comprend 14 membres, dont trois ant cte attribues it la Region du Pacifique occidental. Cos membres seront selectionnes par Ie Comite regional pour un mandat de trois ans, en fonction de r appui financier ou technique apport'; par les pays au Programme special, ainsi que de \' interet dont temoignent les politiques et les progranunes nationaux dans ce domaine. A l'heure actuelle, les trois membres de la categorie 2 de la Region du Pacifique occidental sont la Malaisie, la Republique de Coree et Singapour. Le mandat de Singapour doit arriver 3 I decembre 1999. Pour que la region du Pacifique occidental continue d' ctre pleinement representee au sein du Comit': des politiques et de la coordination, Ie Comite regional doit charger un Etat Membre de nommer un representant dont Ie mandat prendra effet Ie I" janvier 2000 pour une periode de trois ans. Le Comite regional voudra peut-etre choisir la Chine.

a expiration Ie

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La prochlline reunion du Comite des politiques et de la coordination se tiendra les 22 et 23 juin 2000. Le PRESIDENT declare que, en I'absence d'observations, la Chine siegera a ce Comite. II en est ainsi decide (voir decision WPRlRC50(1

».

5.2

Medicaments essentiels et autres : Composition du ComM consultatifpour la gestion du Programme: Point 21.2 de I'ordre dujour (Document WPRlRC50118)

Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, expliqne que Ie Comite consultatifpour la gestion a ete cree en 1989 pour remplacer la Reunion des parties interessees. Le Comite conseille Ie Directeur general de I'OMS sur des questions en rapport avec la politique, la strategie, Ie financement, la gestion, la surveillance et I' evaluation du Programme d' Action pour les Medicaments essentiels et autres de I'OMS. Le Comite consultatif pour la gestion se reunit une fois par an, ou plus souvent sur proposition de son President ou du Directeur general. Dans chacune des six Regions de rOMS, les comites regionaux respectifs choisissent parmi leurs membres deux Etats qui elaborent des politiques et des programmes pharmacentiques et leur confient un mandat de trois ans. La Region du Pacifique occidental est actuellement representee au Comite consultatif pour la gestion par la Mongolie et Ie Viet Nam. Le mandat de la Mongolie prendra fin Ie 31 decembre 1999. Le Comite regional doit donc selectionner un Etat Membre pour remplacer la Mongolie en tant que representant de la Region du Pacifique occidental au Comite consultatif pour Ia gestion. Le representant selectionne assumera ses fonctions pendant une periode de trois ans allant du I" janvier 2000 au 31 decembre 2002. Le Comite regional souhaitera peut-etre choisir les Philippines comme representant. Le PRESIDENT declare que, en I'absence d'observations.les Philippines siegeront au Comite. II en est ainsi decide (voir decision WPRlRC50(2».

6.

REMISE DE LA MEDAILLE TABAC OU SANTE Le PRESIDENT donne la parole au Directeur regional, qui deceme la medllille Tabac au Sante

1999 au Professeur Anthony Hedley, Chef du Departement de medecinc communautaire

a l'Universite

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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

de Hong Kong, et lui rend honunage pour ses efforts ininterrompus en faveur de Ia lutte antitabac dans la Region et au-dela.

7.

MOTION DE REMERCIEMENT Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) pn!sente un projet de motion de remerciement. Le Professeur WHITWORTH (Australie) et Ie Dr THORNE (Royaume-Uni de Grande-

Bretagne et d'lrlande du Nord) approuvent Ie projet de ",solution. Decision: Le projet de resolution est adopte (voir Resolution WPR/RC50RI2).

8.

CLOTURE DE LA SESSION: Point 24 de l'ordre dujour Le PRESIDENT remercie Ie Comite de lui avoir accord" sa confiance. Macao participera iI la

prochaine session en tant que region administrative speciale de la Republique populaire de Chine. Le Portugal, qui a administre Macao pendant cinq siecles, est fier de ses realisations, en particulier dans Ie domaine de la sante. En tant que Portugais et en tant que citoyen de I' Umon europeenne et du monde civilise, Ie President felicite Ie Conseil de securite de rONU d'avoir adopte la resolution 1264 du 15 septembre 1999 autorisant Ie deploiement d'une force de maintien de la paix sous I'egide de I' Australie pour faire respecter les droits de la personne humaine et les resultats du referendum au Timor oriental. Son pavs soutiendra toujours Ie Timor oriental et il exhorte les pays de la Region a en faire de meme. Le PRESIDENT annonce que Ie projet de rapport de la session sera envoye a chaque repn,sentant, accompagne d'une lettre indiquant la date limite iI laquelle des remarques evcntuelles devront parvenir au Bureau regional et apros laquelle, Ie rapport sera considere conune Mfinitif. Le DIRECTEUR REGIONAL offre au President un martcau de presidence en souvenir de la cinquantieme session du Comite regional. Le PRESIDENT declare close la cinquantieme session du Comite regional.

La seance cst levec il12h15.

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225 ANNEXE

ALLOCUTION DU DR GRO HARLEM BRUNDTLAND, DIRECTEUR-GENERAL DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE LORS DE LA CINQUANTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L'OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL MACAO, 17 SEPTEMBRE 1999

Monsieur Ie President, Dr Jose Alarcao Troni, Mesdames et Messieurs les Ministres, Dr Omi, Excellences, Mesdames et Messieurs, Cest un grand plaisir pour moi, en ce moment historique, d'etre aujourd'hui avec vous dans Ie magnifique site de Macao. Nous sommes tous reconnaissants aux autorites de Macao d'accueillir cette session du Comite regional de rOMS. Nous ne sommes plus qu'it quelques mois dc l'an 2000 et I'heure des bilans est arrivee. Nous, dont Ie travail est consacre it la sante, pouvons nous louer de nombreuses realisations remarquables, Mais un lourd heritage nous cst aussi laisse, Parce qu' elles sont pauvres, plus d 'un milliard de personnes, dont des centaines de millions dans cette Region, commenceront Ie siecle prochain sans avoir connu les bienfaits de la revolution sanitaire du XX'siecle. Nous devons changer cela, En conjuguant clairvoyance, engagement et bonne organIsation, et en travaillant ensemble, nous pouvons faire des progres remarquables ces prochaines annees. Les connaissances qui ant permis la revolution de ces demieres decennies peuvent encore ramener parmi nous Ie milliard d'exc!us. Monsieur Ie President, Je voudrais aujourd'hui saisir cette occasion pour vous dire conunent j'envisage Ie role de l'Organisation mondiale de la Sante dans cette periodc de transition majeure, Vous connaisscz notre mandat et je puis vous assurer de notre engagement: nous recherchons une nouvelle donne pour la sante dans Ie monde. Une meilleure donne dans Ie but, principalement, d'assurer specialement aux pauvres, un avenir meilleur er une meilleure sante. Cette meilleure donne comptera enormcment pour cette Region, qui abrite Ie quart de la population mondiale.

a tous,

mais

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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

En tant que Directeur general de I'OMS, il m 'est apparu que rune de mes premieres taches &tait d'amehorer l'efficacite du travail de notre Organisation. L'essentiel est de travailler ensemble plus efficacement, comme une seule et meme OMS. Nous, l'OMS, ne pouvons tout faire, mais ce que nous decidons de faire, nous devons bien Ie faire. Cela vaut pour nous taus : face a de nombreux defis conflictuels, nous devons tous apprendre a centrer notre attention sur les questions de sante qui ont Ie plus d'importance - et nous devons nous toumer vers nos partenaires et les convaincre de faire de meme. En pratiquant l'ouverture vis-a-vis de la societe civile, des ONG, de nos partenaires des Nations Unies et du secteur prive, comme nous Ie faisons dans certe Region, nous aurons un plus grand impact. Ie voudrais vous dire aujourd 'hui comment nous ';valuons notre activitc dans la Region du Pacifique occidental, sur la base de quatre orientations strategiques mondiales. Premierement, nous devons rMuire Ie surcrolt de morbidite et de mortalitc, qui pese specialement sur les pauvres et les populations marginalisees. Sur de nombreux fronts, la Region du Pacifique occidental donne un e"emple d'espoir et d'optimisme. Par des interventions systematiques et eflicaces, la Region a fait des progres impressionnants dans Ie domaine de la sante ces demieres annees. Ces ameliorations prouvent que des batailles apparemment interminables contre des maladies toujours victorieuses peuvent etre gagn6es, it condition d'appliquer une approche systematique, axee sur les resultats. Le paludisme demeure un important probleme de sante. Dans cette Region, quelque 110 millions de personnes sont exposees au risque de paludisme dans 10 pays, dont plusieurs ont des taux d'incidence inacceptables et connaissent un probleme de pharmacodependance croissant. Un million de cas cliniques environ sont signales en Asie orientale et en Oceanie Le poids du paludisme ne cesse de s 'accroltrc.

La Chine, Ie Viet Nam et d'autres pays de cotte Region nous ant montre qu'il etait possible d'inverser la tendance. Nous savons qu'il est possible de reduire de moitie d'ici it 2010 la mortalite due au paludisme si les interventions existantes sont utilisees conformement aux donnees factuelles disponibles. Cest Ie but de notre action pour faire reculer Ie paludisme, but qui peut eIre atteint des lors que les services de sante s'attacheront plus specialement maladies prioritaires.

a aider

les communautcs

a s'attaquer

aux

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La reussite

a long

terme de Faire reculer Ie paludisme necessitera une amelioration des

interventions et des mesures de prevention et des traitements nouveaux. Cette reussite passe par des alliances nouvelles telles que l'initiative multilaterale sur Ie paludisme et l' operation Medicaments antipaludiques, qui rendront plus efficaces la recherche et Ie developpement des produits. Le monde a beaucoup Ii apprendre de la maniere dont la Chine a reussi Ii contenir I'epidemie. La Chine a aussi obtenu des resultats impressionnants dans la mise au point d'antipaludiques. Nous esperons que la Chine aidera Ie reste du monde a produire et distribuer des composes antipaludiques. Je m'en suis entretenue avec les responsables chinois lars de rna visite en novembre demier. Et puis il y a Ie Viet Nam au l'emploi de moustiquaires impregnees de repulsifs et la distribution d'antipaludiques sur une grande echelle ant permis de reduire considerablement la morbidite due au paludisme ces demieres annees. Les pays de la Region du Pacifique occidental font un travail novateur et tentent de defmir des moyens nouveaux pour faire reculer Ie paludisme. La Chine, Ie Viet Nam, Ie Cambodge et Ie Laos, en collaboration avec la Thailande et Ie Myanmar de la Region de rAsie du Sud-Est, s'efforcent d'harmoniser les actions transfrontieres contre Ie paludisme et veillent Ii ce que tous adoptent des strategies et des mesures coherentes. Le paludismc n'est pas Ie seul domaine ou des progres ont ete accomplis. Le plus grand exploit de cette Region est I'elimination de la poliomyelite. Depuis 1997, malgre une surveillance rigoureuse, aucun cas nouveau de poliomyelite n'a etc observe dans la Region du Pacifique occidental. A moins d'un evenement imprevu ces prochains mois, cette Region pourra etre declaree exempte de poliomyelite l' annee prochaine. Quelle grande victoire ! Malgr6 les bonnes raisons que nOUS avons de nous rejouir, n'oublions pas que cette victoire reste fragile tant que les cas de poliomyelite sont frequents dans les pays voisins de cette Region. La Region de l' Asie du Sud-Est mene un demier combat pour eradiquer la poliomy6lite. A Dhaka, ou J' etais la semaine demi';re, j' ai pu constater Ies efforts cxtraordinmres deployes pour atteindre I' objectif

d'un monde sans poliomyclite avant la fin de l'an 2000. II est dans l'interet de cette Region de soutenir leur action, etj'invite instamment taus les Etats Membres qui disposent de ressources suffisantes Ii les aider dans ce demier effort. Dans un village mondial ou il faut mains de vingt-quatre heures pour se rendre dans un pays, quel qu'il soit, aucun n'est Ii I'abri de la poliomyelite tant que taus ne sont pas indernnes.

228

COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

Monsieur Ie President, A cote de ces points positifs, I'action mondiale contre Ie VIHJSIDA necessitera des efforts prolonges d'une ampleur formidable. L'engagement de I'OMS est inebranlable. Nous travaillons sur taus les fronts, de la securite transfusionnelle it la transmission de la mere it l' enfant, aux traitements antiretroviraux et aux soins aux personnes vivant avec Ie VIH ct, bien sur, it la double epidemie de VIH et de tuberculose. Nous encouragerons la mise au point de nouveaux medicaments ct d'un vaccin contre Ie VIH. Et nous soutiendrons toute solution qui mettra ces innovations it la disposition de tous. Ce ne sera pas facile. En I'an 2000, Ie nombre des personnes infectees par Ie VIH dans la Region du Pacifique occidental devrait depasser Ie million et Ie nombre aunuel de cas nouveaux de SIDA, J 8 000 cas en 1998, doubJera. Par rapport it d'autres parties du monde, I'epidemie, dans la Region, paralt moderee, mais il n'y a pas lieu d'en tirer gloire. Jl faut se rendre it I'evidence, elle continuera de s' aceroltre malgre taus nos efforts et elle levera un lourd tribut sur les systemes de sante. La toxieomanie par voie intraveineuse est Ie principal mode de transmission du VIH dans la Region. Et il est alarmant d'observer cette situation, specialement dans les pays fortement peupJes, dont la Chine et Ie Viet Nam. Pres de 90% des cas de VIH transmis par voie sexuelle resultent de rapports heterosexuels. Les cas de VIH ne se limitent donc plus aux groupes homosexuels ou bisexuels. Les pays les plus durcment touches sont d'ordinaire eeux dont l'infrastructure du systeme de sante est faible, comme dans les autres Regions. Des pays tels que I'Ouganda et la Thailande nous ont montre que l'ouverture, des campagnes intensives de sensibilisation du public et des approches novatrices de la recherche et du traitement peuvent endiguer cette epidemic, y compris dans les pays qui ne disposent pas des "normes res sources economiques des pays industrialises. Inspirons-nous de ces pays et tirons-en un enseignement. Meme sans son mortel allie, Ie VIH, la tuberculose fait peser une grave menace sur la sante dans Ie monde ct une action urgente et massive s'impose. rai fait du projet de lutte contre la tuberculose une priorite et je vous invite instannnent it approuver la proposition du Directeur regional de faire de la lutte antituberculeuse dans la Region un programme priontaire.

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Le rnois demier, j'ai regroupe toutes les activites de lutte contre la tuberculose dans Ie cadre de rinitiative Halte ala tuberculose. Elle redoublera d'efforts pour associer de nouveaux partenaires a la coahtion qui s'emploie a combattre la tuberculose, et son but est de doubler les depenses mondiales consacrees a la lutte antituberculeuse en trois ans. Nous devons taus nous engager a porter it 100% avant 2005 la couverture par la strategie antituberculeuse DOTS (traitement de breve duree sous surveillance directe). Les pays de cette Region ant certains des chiffres les plus eleves dans Ie monde pour ce qui est du nombre des malades atteints de tuberculose et, dans beaucoup, la couverture par la strategie DOTS a pris du retard. La reus site de la Region du Pacifique occidental fera beaucoup pour la reussite a l'echelle mondiale. Je puis vous assurer de rentier soutien de rOMS dans ces efforts. Monsieur Ie President, Dans la Region du Pacifique occidental, six causes qu'il est possible d'eviter et de traiter sont a I'origine de 70% des decos d'enfants de mains de cinq ans. Les femmes et les nourrissons paient en outre un lourd tribut auX problemes matemels et perinatals. Pourtant, lit aussi, on note des succes n,els puisque 32 pays et territoires sur les 36 de la Region ant desorrnais un taux de mortahte infantile inferieur it 50 pour 1000 naissances vivantes et 21 pays un taux d'alphabetisation des adultes depassant 90%. La couverture vaccinale par Ie BCG, Ie DTC, Ie VPO et Ie vaccin antirougeoleux depasse 95%, et la liste des succes enregistres est encore longue. Cinq pays de la Region, y compris la Chine, ant deja adopte la prise en charge integree des maladies de l'enfant, une strategic tres efficace de lutte contre les affections qui font traditionnellement Ie plus de victimes chez l' enfant, une strategie qui dcpasse les limites inherentes au traitement monopathologique et qui apprend aux agents de sante et aux parents it avoir une vision globale de la sanIC et de la nutrition de I' enfant. Nous intensifierons nos efforts en vue de n,duire la rnortalire matemelle. Pour faire progresser la sante genesique, l'OMS a mis au point une strategie visant a reduire les risques hes it la grossesse. L'initiative Pour une grossessc

a moindre

risque encouragera les gouvemcments ainsi que nos

partenaires internationaux a faire en sorte que Ia maternite sans risque figure en bonne place parmi les

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preoccupations politiques. C'est une question de responsabilite sociale et de simple bon sens economique. La vaccination reste l'une des interventions de sante publique les plus rentables. Au cours de l'annee ecoulee, la question des vaccins et de la vaccination a ete examinee par l'OMS avec ses principaux partenaires -l'UNICEF, la Banque mondiale, les donateurs bilateraux et Ie secteur prive. Nous avons decide de mettre en place une alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination en vue d'intensifier l'effort de mise au point de nouveaux vaccins et d'accroitre les taux de vaccination dans Ie monde entier. L 'alliance sera dirigee par rOMS pendant les deux premieres annees. Permettez-moi encore it cet egard de souligner Ie probleme croissant et critique ctes maladies non transmissibles, qui e"1'ose tous les pays de la Region it de nouveaux defis. A rOMS, nous renfor"ons nos moyens de mieux conseiller et appuyer les pays, d'antant plus que Ie secteur de la sante doit subir de profondes mutations. Un des domaines les plus critiques qui doit retenir notre attention est celui de la sank menta Ie. La charge mondiale de morbidite nous indique que les troubles de la sante mentale sont en passe de devenir l'une des preoccupations majeures de la sante publique de demain, et ce aussi bien dans les pays pauvres que dans les pays riches. Nous devons etre en mesure de bien reI ever Ie defi. Je me felicite d'avoir I'occasion en novembre prochain de me rendre en Chine pour participer it la Conference des nations pour la sante mentale it Beijing. Ce sera lit une importantc occasion de renforcer les efforts faits pour destigmatiser les troubles mentaux et poursuivre la mise au point de traitements fondes sur les principes d 'humanite. Monsieur Ie President, ren viens maintenant it la deuxieme orientation strategique. Ce n'est pas seulement des maladIes qu' il faut se preoccuper. II faut aussi faire face aux menaces potentielles pour la sante qui resultent des crises economiques, de l'insalubrite de l'environnement ct des comportements it risque. Nous devons mettre davantage l'accent sur la fayon dont les secteurs extrasanitaires ont un impact majeur sur la sante. Dans Ie domaine de I' environnement la pollution atmospherique devient un probleme toujours croissant dans les villes de la Region. Pour les dizaines de millions de personnes qui s'entassent dans les bidonvilles des grandes metropoles, les effets de la pollution, du surpeuplement et

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des moyens d'assainissement insuffisants constituent les plus grandes menaces pour la sante. Ni les interventions sanitaires, ni la croissance economique ne peuvent a elles seules resoudre ces problemes. II faudra une intervention active des autorites - par des politiques concertees de developpement durable et une execution energique des mesures prises - avant de voir une amelioration signiflcative de la situation sanitaire des populations defavorisees en milieu urbain. A propos de pollution atmospherique, il existe une autre menace - et pas des moindres - qui nous concerne deja, une epidemie emergente sur Ie point de frapper les pays en developpement. Je veux parler du tabagisme. Les pays du Pacifique occidental sont sous la menace de I'epidemie de tabagisme. L'industrie du tabac a lance une offensive de grande envergure. Son attention et son arsenal publicitaire ont d6sonnais pour cible les pays en developpement et [,Asie - et plus particulierement les femmes et les enfants. Les jeunes generations sont en train d'allumer la meche et l'explosion tuera un fumeur sur deux, ce qui fera peser de nouveaux fardeaux coilteux et parfaitement evitables sur Ie secteur dc la sante. Disons-Ie franchement, les adolescents se laissent attirer dans Ie piege de la dependance. Dans la plupart des pays, jusqu'a neuf fumeurs dependants sur dix affinnenl avoir commence it fumer avant I'age de 18 ans. On ne peut plus parler des lors de liberte de choix: il s'agit bel el bien d'une violation des droits de I' enfant. L'experience europeenne montre qu'une legislation stricte sur la publicit.; en faveur du tabac et la mise sur pied de camp agnes d'infonnation de duree limitee sont necessaires, mais ne suffisent pas. Nous devons etre constanunent sur nos gardes contre Ie tabac. Dans cette Region, les gouvernements doivent poursuivre leur mise en garde de fa~on

plus energique. Je voudrais mentionner rexemple d'une

de ces mises en garde qui rdeve plutot de la litote : "Furner pourrait etre nuisible it votre sante, alars essayez de vous moderer et veillez it bien respecter I'etiquette des fumeurs". Mais nous progressons malgre tout. Lorsque f ai pris mes fonctions, une personne au Siege de rOMS consacrait une partie de son temps au probleme du tabac. Depuis 13 mois, une equipe Hoffee et talentueuse a rassemble les efforts de I'OMS et de ses partenaires. En mai, I'Assemblce mondiale de la Sante a approuve notre travail en vue de la creation d'une convention-cadre de rOMS pour la lutte

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antitabac. Nous serons heureux d'accueillir les representants du Pacifique occidental a la reunion du groupe de travail sur Ia convention qui aura lieu dans quelques semarnes

a Geneve.

Neamnoins, certains pretendent toujours qu'apres tout Ie tabac peut etre bon pour I'economie en raison des emplois et des rentrees fiscales qu'il genere. Cest la une bien lourde erreur. La sante est raffaire de I'OMS et, pour ce qui est de I'economie, nous Iaissons il la Banque mondiale Ie soin de repondre. Or Ie message de la Banque dans son demier rapport - Curbing the Epidemic - est clair: Ie tabac n'est pas seulement mauvais pour la sante, iIl'est aussi pour I'economie. Permettez-moi de vous donner un autre exemple. Selon un recent rapport du Ministere de la Sante et du Bien-Etre du Gouvemement japonais ("Healthy Japan 21"), Ie Ministere des Finances devrait percevOlr US $7,5 milliards grace aux rentrees fiscales Iiees aux ventes de tabac pendant I'annee fiscale en cours. Le rapport note que Ie COllt des maladies, des deces et des accidents dus au tabac atteint lui US $33 milliards, alars que I'on emegistrait en 1995 pas mains de 95000 deces dus au tabac, c'est-a-dire 12% du nombre total de deces. Monsieur Ie President, Le troisieme axe strategique conceme les systemes de sante. L'OMS renouvellera son engagement prioritaire il aider les pays a se doter de systemes de sante mieux defis presents et futurs. Les systemes de sante doivent se prevaloir des r';sultats impressionnants de ces cinquante demieres annees pour assurer la protection de taus, dans les limites, bien sur, fixees par les ressources disponibles. Tel est Ie message clef du nouvel universalisme que rOMS a <inonce cette annee dans son Rapport sur la sante dans Ie monde. Cela signifie que nous devons fixcr nos priorites scIon un processus base sur des donnees factuelles, sur des considerations ethiques et sur I' acceptabilite sociale. Nos meilleurs espoirs resident dans un systeme de sante ayant pour objectifs ramelioration de I'etat de sante et la reconnaissance des inegalites face

a meme de

relever les

a Ia sante.

Un systeme de sante qui roponde aux besoins

legitimes de Ia population. Un systeme qui protege les gens contre les pertes financieres dues aux depenses de sante et qui repartisse eqnitablement ce fardeau economique. Les defis, pour vous qui etes presents ici aujourd'hUl, sont tres divers: certains d'entre vous ant des systemes de prevoyance sociale hautement developpes qu' on veut soumettre

a des

reformes;

ailleurs, ron reclame constammcnt une diminution des depenses publiques et I' on preconise de faire

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plus largement appel au secteur prive, alors que les rentrees fiscales eliminuent et que l'economie ralentit. Et vous devez tous temr compte d'un nombre important de personnes relativement pauvres qui ne peuvent etre laissees sans couverture sanitaire de base. Les choix seront difficiles it faire : il ne s' agira pas seulement de decider des services qui seront pris en charge, mais il faudra trouver comment financer les soins de sante. Les soins de sante sont payants, mais un systeme de sohdarite fonde sur des cotisations pese moins sur les pauvres qu'un systeme fonde sur Ie paiement direct des actes. Les systemes de cotisation apparaissent de plus en plus comme une politique financiere efficace et equitable. Les uns apres les autres, les pays se toument maintenant vers ['OMS pour qu'elle les guide dans Ja reforme de leur secteur de la sante. lis veulent que nous leur elisions comment faire face it l' accroisscment rap ide des soms medicaux prives et mobiliser les energies du secteur prive

a des fins

publiques. Nous n"pondrons it cet appcl et nous sommes en train de renforcer considerablement nos capacitcs pour y parvenir. Nous devons comprendre pourquoi Ie systeme de sante d'un pays obtient de meilleurs resultats qu'un autre. Le nouveau programme pour la reforme des systemes de sante doit s'appuyer sur une comprehension plus aigue des succes, des echecs ct des meilleures pratiques. Pour preuve de l'importance de ce sujet, Ie prochain Rapport sur la sante dans Ie monde, 2000 lui sera entierement consacrc.

Monsieur Ie President, La quatrieme orientation conceme Ie progranune de devcloppement lui-meme. Je me suis engagee it faire tout mon possible pour placer la sanIC au coeur de ce programme, it Ja place qui lui revient. La sante est un element clef du developpement humain et du progreso La recherche montre bien que la maladie n' est pas seulement une des consequences de Ia pauvretc - elle peut egalement la provoquer. 11 est de plus en plus evident qu 'une amelioration de la sante peut briser la spirale. Des gens en meilleure sante et mieux nourris sont plus productifs et peuvent concentrer leurs efforts sur l'amehoration de leurs moyens d'existence. Ce n'est pas une coincidence si l'amelioration notable de retat de sante et de l'esperance de vic a precede la vingtainc d'annees de croissance economique vigoureuse en Asie orientale et du Sud-Est. L'un des grands economistes de

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I' Asic, Ie Prix Nobel Amartya Sen, a demontre de fa90n eclatante comment la sante est etroitcmcnt liee au progres et au developpement. La crise economique asiatique a servi de sonnette d'alarnle. Elle a montre combien l'accession

it la classe moyenne de dizaines de millions de pauvres etait precaire. Sans filet de securite, ils sont retombes dans la pauvrete pratiquement du jour au lendemain. Si les systemes de sante ne sont pas organises de mamere it fournir des services de base it tous, ce revers economique et social se traduira egalement par un recul des niveaux de sante. II s'agit pour nous qui sommes reunis ici aujourd'hui de transformer ce savoir en poIitiques pragmatiques et d'appliquer ces dernieres. Notre responsabilit6 consiste it nous assurer qu'une quantite suffisante de res sources est consacree it la sante, et ce de mamere equitable, afin de donner aux pauvres la chance de nous rejoindre et de profiter des realisations sanitaires du XX' siecle. Monsieur Ie President, En matiere de developpement, vous etes confrontes tous confrontes

a de nombreux acteurs - et nous sommes

a de nombreux acteurs en matiere de sante internationale. En tant que chef de file dans

Ie domaine de la sante avec un large mandat, l'OMS doit affiner son role et determiner les meilleurs moyens de servir ses Etats Membres. Je voudrais vous faire part de certains des problemes qui sc posen!. lis seront d'ailleurs portes budget pour l'exercice 2002-2003. Dans chaque domaine - qu'il s'agisse par exemple du VIHISIDA ou des efforts en vue d'une grossesse it moindre risque -, nous devons nous demander ou se situe vraiment l'avantage eomparatif de rOMS. Quelles sont les fonctions que nous sommes Ie mieux choses qu'il vaut mieux laisser faire appel

a votre attention alors

que nous commen90ns la planification du

a meme de

remplir? Quelles sont les quand nous pouvons

a d'autres organisations? Nous demander aussi

a nos centres collaborateurs.

L 'OMS est une orgamsation technique, et non un grand donateur. Nous devons nous considerer eomme un catalyseur aux niveaux national et international - nous forgeons des alliances et nous degageons des consensus dans des contextes nombreux et differents. Ce role de catalyseur est au coeur meme de toutes nos fonctions essentielles et ce sera un theme dominant de l' etablissement de notre prochain budget.

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Cibler notre action nous oblige it clarifier davantage nos priorites pour nous pennettre d'avoir un maximum d'impact lit au les besoins sont les plus grands. Je rappellerai l'exemple d'un pays qui a re9U US $4,9 millions du budget ordinaire de l'OMS et reparti ce montant pour couvrir les depenses de 428 activires prioritaires dans Ie cadre de 44 differents programmes nationaux de sante. Ce n'est pas lit Ie meilleur moyen de creer la difference ernous devons pouvoir en tirer une le90n. Dans trop de pays, nos ressources sont reparties entre des activites trop nombreuses et trop disparates, et il n'y a guere de coordination entre nos activites. Nous sommes en train de changer ccla. et j' espere que vous nous soutienclrez dans cette tache. Monsieur Ie President, En conclusion, je tiens it faire quelques remarques sur la resolution de l' Assemblee mondiale de la Sante concernant Ie budget et sur les travaux en cours pour y donner suite. L' Assemblee a decide de ne pas compenser l'augmentation des couts. Nous avons ete pries en outre de reorienter des ressources de domaines mains prioritaires vers des domaines plus prioritaires. Cela n' a pas ete facile, mais je crois que nous avons trouve une solution realiste tout en evitant d'interrompre des activites essentielles. Vous connaissez rna position: les taches les plus importantes de I'OMS nos budgets et nos efforts communs refletent ce fait I concernent es pays, et

L ., 'I'b . e reeqUi I rage du budget 2000-200 I n 'entramera pas de reduction des depenses au niveau des pays. L' "ensemble de I'OMS peut ncanmoins devenir plus efficace.

En examinant les mesures d'efficacite budgetaire possibles j'a' sont applicables it l'ensemble de I'OMS P , I enViSage d'abord celles qUI . ar exemple, nous IlOUS effor d"d lices aux dcpJacements et nous rt 90ns e re Uire nos depenses po ons un regard cntIque sur c . achetons. e que nous pUblions ct ce que nous

d Dans I'ensemble j'ai arrete' , , a ce sta e Un montant pour les '. " 1 ordre de US $50 it 60 millions mesures d efficaclte qui est de , en me confonnant aux demandes de l' Asse b" d'apporter votre cooperation en votre qualit' d .. m lee. Je vous demandcrai , e e IIIlrustre, lorsqu'il faudra dete . vers quels domaines prioritaires de la sant ' ffi nnmer dans vas pays e a ecter les fonds ainsi liber':s.

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Monsieur Ie President, Excellences, Mesdames et Messieurs, Cette Region est Ires diverse. Elle compte un Etat Membre de 1,2 milliard d'habitants ot un autre de 1500 habitants. Le pays qui se trouve au deuxieme rang de I'economie mondiale se trouve ici, mais il y a egalement huit pays dont Ie PNB par habitant est infcrieur a US $1000. Grands au petits, riches ou pauvres, ensemble, vous avez accompli des realisations remarquables. N'oublions pas que, pour satisfaire Ies besoins sanitaires et Ies droits d'une population, il faut respecter Ies droits fondamentaux et Ia democratie populaire. Ces deux institutions de base sont essentielles si l'on veut ameliorer Ia sante et reduire Ia pauvrete. Ce n'est que Iorsque les dirigeants d'un pays s' engagent it respecter la volonte et Ies droits fondamentaux de leur peuple que Ie pays peut rcellement se developper. Cette Region dctient Ia clef de I'eradication de la pauvrete et de Ia creation d'un monde au taus les citoyens jouiraient de leurs drOlts fondamentaux

a la sante et a Ia nourriture.

Les progres realises

jusqu'ici me rendent optimiste. Je suis sure que vous reussirez, et rOMS est prete a vous soutenir dans cet effort. Je vous remercie.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé