SOIXANTIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE Point 12.4 de l’ordre du jour
WHA60.14 21 mai 2007
Poliomyélite : dispositif de gestion des risques susceptibles de compromettre l’éradication La Soixantième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur l’éradication de la poliomyélite ;1 Rappelant que, dans la résolution WHA59.1, les Etats Membres où la poliomyélite est endémique sont instamment invités à donner suite à leur engagement d’interrompre la transmission du poliovirus sauvage ; Reconnaissant que le poliovirus ne sévit plus à l’état endémique que dans des zones géographiquement délimitées de quatre pays ; Reconnaissant la nécessité d’un consensus international sur les politiques à long terme pour réduire au maximum et gérer les risques d’une réémergence de la poliomyélite après son éradication ; Reconnaissant que les voyageurs en provenance de zones où le poliovirus circule encore peuvent constituer un risque de propagation internationale du virus ; Notant que le maintien d’une couverture élevée de la vaccination systématique dans les pays exempts de poliomyélite contribue à diminuer le risque de flambées dues à des poliovirus sauvages et réduit au minimum le risque de flambées dues à des poliovirus dérivés de souches vaccinales ; Notant que la planification en vue d’un tel consensus international doit commencer dans un proche avenir ; 1. INVITE INSTAMMENT tous les Etats Membres où la poliomyélite reste présente dans certaines zones géographiques, en particulier les quatre pays où la poliomyélite est endémique : 1) à mettre en place des dispositifs afin de renforcer l’engagement politique en faveur des activités d’éradication de la poliomyélite à tous les niveaux et d’associer les dirigeants locaux et les membres des dernières populations touchées par la poliomyélite à leur action dans le but d’assurer l’acceptation complète des campagnes de vaccination antipoliomyélitiques et la pleine participation à ces campagnes ;
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Document A60/11.
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2) à intensifier les activités d’éradication de la poliomyélite afin d’interrompre rapidement la transmission résiduelle du poliovirus sauvage ; 2. INVITE INSTAMMENT tous les Etats Membres : 1) à examiner et, le cas échéant, à réactualiser les recommandations nationales sur la vaccination antipoliomyélitique afin de réduire le risque de propagation internationale ; 2) à réduire les conséquences potentielles de la propagation internationale du poliovirus sauvage en obtenant et en maintenant une couverture vaccinale antipoliomyélitique systématique supérieure à 90 % et, le cas échéant, en menant des activités de vaccination supplémentaires, sous la forme de campagnes supplémentaires en étroite collaboration avec les médias et le grand public ; 3) à renforcer la surveillance active de la paralysie flasque aiguë afin de détecter rapidement tout poliovirus sauvage circulant et se préparer à la certification de l’éradication de la poliomyélite ; 4) à se préparer au confinement biologique à long terme des poliovirus par l’application des mesures énoncées dans le cadre des phases 1 et 2 de l’édition actuelle du plan d’action mondial de l’OMS pour le confinement des poliovirus sauvages en laboratoire ;1 3. PRIE le Directeur général : 1) de continuer à fournir un appui technique aux derniers Etats Membres où la poliomyélite reste présente dans le cadre de leurs efforts visant à interrompre les dernières chaînes de transmission du poliovirus sauvage ainsi qu’aux Etats Membres exposés à un risque élevé d’importation du poliovirus ; 2) de contribuer à la mobilisation de ressources financières pour éradiquer la poliomyélite dans les dernières zones où le poliovirus circule, pour fournir un appui aux pays actuellement exempts de poliomyélite qui sont exposés à un risque élevé d’importation du poliovirus, et pour réduire au maximum les risques de réémergence de la maladie après son éradication ; 3) de continuer à collaborer avec les autres organisations du système des Nations Unies sur les questions de sécurité, par des dispositifs comme l’instauration de « journées de tranquillité » dans les zones où un meilleur accès aux enfants s’impose pour que tous puissent être vaccinés ; 4) de continuer à examiner et à diffuser les mesures que les Etats Membres peuvent prendre pour réduire le risque et les conséquences de la propagation internationale de poliovirus en y incluant, si et quand c’est nécessaire, l’étude de recommandations provisoires ou permanentes, en vertu du Règlement sanitaire international (2005) ; si une telle recommandation est faite, les aspects financiers et opérationnels découlant de sa mise en oeuvre, ainsi que les enseignements à en tirer, devront faire l’objet d’un rapport présenté à l’Assemblée mondiale de la Santé ;
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Document WHO/V&B/03.11 (deuxième édition).
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5) de soumettre des propositions à la Soixante et Unième Assemblée mondiale de la Santé afin de réduire au maximum les risques à long terme d’une réintroduction du poliovirus ou d’une réémergence de la poliomyélite après son éradication, en parvenant à un consensus international sur l’utilisation à long terme des vaccins antipoliomyélitiques et sur le confinement biologique des matériels infectieux et potentiellement infectieux contenant des poliovirus.
Neuvième séance plénière, 21 mai 2007 A60/VR/9
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