Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la première séance, vendredi 26 septembre 1958

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WP;RC9/M1n/l Rev.1 - 27 octobre 1955)

PROOES-VERBAL DE LI!. ffiEHIERE SEANCE Salle des Conferences de l'aMS Vendredi, 26 septembre 1955 a 9 h. PRESIDENT : Dr H.E. Downes ro_ -~

S<l'Ii1AIRE

1. 2.

Ceremonie

d'ouverture ••••••••••••••••••••••••••••••••••••

4 6 S 9

Ouverture de la neuvieme session du Comite regional ••••••• Election du president,-du vice-president et des rapporteurs Adoption des ordres du jour provisoire et supplementaire ••••

3. 4.

5.

Discussions

techni~es

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

9 9

, ... iIi

6.

Constitution du sous-comite charge de l'etude du programme et du budget •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• Acceptation par Ie president des rapports succincts reQus des gouvernements sur les progres realises dans Ie domaine de la sante •••.••.......•.......•..•..••.•••............••.•.••..

7.

9

8.

Discours du president •••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 10 Questions diverses •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

9.

12

WP/RC9/M1n11 Rev.1

-2_ Premiere seance Vendredi, 26 septembre 1958

a9

h.

ffiESENTS I Representants des Etats Membres AUSTRALIE Dr H.E. Downes Dr Thor Peng Thong Dr Keo Phann Dr C.K. Chang Dr C.H. Yen Dr Y.T. Kuo Dr Tan Hor Kee Dr R.yu Ozawa M. Akira Saita H. Hiromu Fukada Dr Eung 500

CAMBODGE CHINE (TAIWAN)

FEDERATlOO DE MAIAISIE

JAFOO

COOEE

Han

Dr Oudom Souvannavong rr Pho~ Sunthor PAYS-BAS NOUVELIE-ZELANDE PHILIPPINES Dr D. 1'IJetselaar Dr H.B. Turbott

Dr Jose N. Rodriguez Dr J.C. Azurin Dr Antonio Ejercito Dr J. Paiva Martins Dr Dr Dr Dr P.W. Dill-Russell D.M. Ca.neron R. Dickie D.J.l1. 11ackenzie

PORTOOAL ROYAUME-UNI

ETATS-UNIS D'AMERIQUE

Dr Richard K.C. Lee Dr Robert L. Cherry Dr Le Van Khai Dr Ng~en Van Hon

VIET-NAM

- 3·

WP/RC9/l&/1 Rev.1

II

Representants des Nations Unies et des Institutions specialisees NATIONS UNm FONDS DES NATlOOS UNIES POUR L'ENFANCE M.

Richard de Roussy- de Sales

M. Paul B. Edwards

BUREAU DE L'ASSISTANCE TECHNIQUE

M.

C• Hart SChsai'

m

Representants d'autres organisations intergouvernementales et non gouvernementales ASSOOIATION INTERNATIONALE DE PROPHYLAXIEST DE C:&:I'lE COMITE IN'IERNATIONAL DE MEDECINE Dr

Carlos V. Yambao

Colonel H.L. Solidum Mne Luisa A. Alvarez Dr

ET DE PHARMACIE lITLITAIEES CONSEIL INTERNA TIONAL DES

INFIRMIE:RES . FEDERATION INTERNATIOO'AIE DE GYNECOIroIE ET D'OBS'lETRIQUE SOCIETE n~TERNATIONALE

Gloria T. Yambao

DE IA IEPRE

Dr Jose N. Rodriguez Dr Fe del Mundo Dr Deogracias J. Tablan Dr Jose Santillan Mlle Carmen del Rosario Dr Tranqullino Elicano Dr T. Calasanz Dr Thos. C. Lonie Dr

ASSOOIATION IN'lERNATIONALE DE PEDIATRIE

SOCIETE nn'EHNATIONALE POUR IA mOTECTION DES INVALIDES UNION INTERNATIOO'ALE POUR L'EDUCATION SANITAlHE DE IA POPUIA TION LIGlJE DES SOCIETES DE LA. CROIX-ROOOE COMMISSION DU PACIFIQUE SUD FEDERATION ffiNDIALE POUR LA. SANTE l'1ENTALE FEDERATION llClIDIAIE DES ANCrmS

Estei'ania Aldaba-Lim

Dr Abelardo 11. Inocentes Dr Dominador Dr F. Vila

COHBATTANTS FEDERATION DENTAIHE INTERNATIONAIE

Santos

I

WP,tRC9,1&/l Rev.l

- 4..)C,

..

1.

CEREMONlE D10UVERTURE

Son Excellence le President des Philippines a officiellement ouvert la neuvieme session du Comite regional du Pacifique occidental dans la nouvelle salle des conferences. Son Excellence le Vice-President, les membres du corps

diplomatique, des hauts fonctionnaires du Ministere des Affaires etrangeres, du Departement de la Sante, du Bureau national de Developpement des Sciences, du Conseil economique national, les presidents et doyens des facultes de medecine de Manille etaient egalement presents

a la

oeremonie.

La Dr I.C. FANG remeroie Ie President et les pays Membres de la Region

pour leurs oontributions genereuses sans lesquelles le hatiment n'aurait pu etre erige. 11 ajoute que cet edifice represente les efforts oonjoints de pluCe n'est pas seulement un ]a

sieurs personnes, oorps de metier et pays differents. symbole de oollaboration et d'aide fournie

a 110M) ]a

par les gouvernements de ]a

-. ~

Region du Paoifique occidental mais egalement

preuve tangible de

oonviction

et de 1a certitude que les nouveaux locaux serviront efficacemBl1t les conditions sanitaires des peuples de la Region.

a ameliorer

L'orateur donne l'assurance

aux representants des Etats Membres que lui et son personnel mettront tout leur zille et diligence discours figure

a remplir

la tache qui leur est confiee. (w texte integral du

a l'Annexe lJ. a la la parole.

Le Dr FANG invite ensuite le Dr Elpidio Valenoia, Secretaire

Santll,

a prendre

Allooution du Seoretaire

a la

Sante des Philippines

Le Dr VAIENCIA declare que la cllremonie d' ouverture du nouveau slege

du Bureau regional est un moment memorable pour la nation philippine et il tient

a exprimer

sa gratitude pour oette manifestation d'humanitarisme.

.

•

- 5 -

L10rateur ajoute qulau cours de la derniere Journee mondiale de la Sante, on avaj,t passe en revue l'aide fournie par l'Organisation mondiale de la S~e aux Philippines en matiere dlactivites sanitaires. Grace

a llencouragement La

fourlli

par 1lOrganisation, on a pu constater au cours de ces dix dernieres annees un progres, un developpement et une expansion des activites medic ales. ~

Dr Valencia declare ensui te que ce nouveau batiment est non seulement la preuve

concrete que le Gouvernement des Philippines reconnatt en 1lOrganisation mondiale de la Sante ce catal.yseur puissant de la sante, mais egalement le synJbole de la

volonte des Etats Mambres dlassurer

(Ie texts integral du discours

a leurs peuples un figure a llAnnexe 2).

etat de

bien-~tre

general.

Allocution du Sous-D1recteur ;d.nernl, DepU'tement des Serviccs consultatifs, <IS ' Au nom du Directeur general, le Dr P.M. K'AUL, Sous-D1rcctour genaral., Departement des Services consultatifs, tient

a exprimer

la prot'onde grati1ude de

11 Organisation mondiale de la Sante pour la maniere ex~mement genereuse dont le Gouvernement des Philippines a BU

comprendre les besoins du Bureau regional.

11

ajoute que llinter~t dynsmique porte par les Philippines aux conditions sanitaires dalllJaRegion date des premiers tient jours de llexistence de l'Organisation. L10rateur

a exprimer

la gratitude de 1lOrganisation

a chacun

des pa,ys Membres de la

Region pour llaide et les encouragements offerts sur les plans materiel et moral. Au nom du Directeur general, le Dr Kaul remet au Dr Fang la charge de ce nouveau b&timent. La Dr JOU]L desire egalement exprimer sa reconnaissance awe nombreux

techniciens philippins que Ie Gouvernement des Philippines, malgre ses propres besoins, a mis ;

a la

disposition de 1100.

(La texte integral discours figure

a

l'Annexe 3)'.

-6Discours de Son Excellence le President des Philippines Son Excellence 1e President des Philippines inaugure ensuite officiellement le /XIUYeaU si~ge

x,

•

·

du Bureau regional.

Dans son discours, Son Excellence

declare que l'Organisation mondiale de la Sante, plus que toute autre institution ou alliance, s'est revelee un instrument efficace oeuvrant

a la

paix mondiale.

Ie President poursuit en declarant qu l 11 est heureux de constater que dix ans d t assoclatlon etroits avec le progr~s

dans le domaine de 1a medecine, rendus

possibles par l'actlvite inlassable de l'Organisation mondiale de 1a Sante, ont eu des repercussions salutaires sur la vie et 1a sante des peup1es. Les 8ucc~

en--

regiatres aux Philippines dans 1e domaine de la sante sont non seulement dus la vigueur du peuple ph11ippin et de son Gouvernement mais egalement tion IIIOndiale de la Sante. dans plusieurs p~s,

a

a l'Organisa-

Ie role joue par elle ne peut etre sous-estim6 car,

elle a ete l'initiatrice qui a permis le developpement

d'activites et de programmes nationaux de sante. Dans la Region du Pacifique occidental, les Philippines defaillance adh~rent

sans

a l ' Organisation.

L' orateur pour sui t en declarant que le batlment

qui vient d'etre officiellement inaugure est une contribution modeste

a la

cause

de la sante des peup1es de la Region et qu'il est heureux de constater que

plusieurs autres pays au sein de la Region ont fait don de contributions individuelles. (Ie texte integral dudis"Coura .figure .. .a~'Annexe 4). A 1a suite du discours de Son Excollenoe 1e President, la. s6ance est.. levu pendant quelques instants. 2. OUVERTlRE DE L/l NElNIEME SESSIOO DU CCMI'lE REGIONAL En l'absence du Dr G. Graham-Cumming, president sortant, et du

Dr Leroy Burney, vice-president sortant, c' est au Secretaire qu' incanbe 1e soin

de donner lecture du discours du president sortant.

•

·

-7-

WP/BIJ9/MJ.n11 Rev.1

I.e Dr Graham-Cumming axprims son regret. de ne

POUVOlr

assiBt.er

a la

session mats i1 ajout.e que Hong Kong est. t.res bien representee en la personne du Direct.eur des Services sanit.a1res, Ie Dr D.J.M. J>{ackenzie. I.e Dr Graham-C~

accueille officiellement. 1e represent.ant de la Federat.ion de Malaisie et. il ajout.e que clest. avec fierte et satisfaction qulil Belue l'entree de ce jeune Etat daDS ::.. Ie Canunonwealth brit.annique ou il pourra exercer ses droits et endosser tout.es

les responsabilites imposees par ce statuto Lf orat.eur fait. observer que cette annee marque Ie dixiame anniversaire

de la creation de I' Organisat.ion mondiale de la Sante et qu' U est utUe de se pencher

a nouveau

sur les objectifs fondamentaux

a la

base de cette institution C'est. ainsi seulement.

de sante, d'etudier Ie but vise et la cause qulelle sert.

que nous pourrons determiner dans que lIe mesure nos efforts ont ete couronnes de sue-

-'"

caB et savoir de combien nous avons devie de la ligne tracee..

La Dr Graham-Cumming

rappel1e au Comite que Ie but vise par l'Organisation mondiale de 18 Sante est de reunir tout.es les connaissances humaines et ressources du domaine de 1a sante at d'en faire beneficier, selon ses besoins, toute l'humanite. au cours de ces dix annees est ph€momenal. contribue I.e travail accompli

Il n'existe pas d'Etat qui n'ait L'orateur

a cet

effort afin dlen faire beneficier toute 1a race humaine.

ajoute que cert.ains Etats sont. mieux favorises que d autres en ce qui concerns les ' services medicaux organiSes, les richesses materielles ou l l experience et les moyens et. que l' on s Iattem

a une

contribution plus import.ante de leur part.

Cela

ne signifie pourt.ant pas quI ils ne soient egaux,occupant au sein de l'Organisatioo une place semblable

a celle

de llEt.at Ie plus petit et. Ie plus humble qui a besoin Dans llechange de connaissances, d'experience et re~olvent

dlune plus grande assist.ance.

de services dont l'Organisation est Ie siege,tous donnent et tous

a des

'rIPj'fW9/M1sJ.11 Rev.1

•

degres differents.

L'OMB est une organisation profondement democratique dans

laquelle tous les Membres ant une voix egale, des droits et responsabilites semblables et qui ne peut fonctionner qu1avec le consentement et 1a cooperation de ses Membres. 1e Dr Graham-Cumming tient

a declarer

que l'aide doit

etre

fournie de teUe maniere qui elle stimule et elXlourage les efforts personnels et qu'elle contribue ainsi au respect de soi-mama. Quelle que soit l'assistance

offerte par l'Organisation, cette derniere attend de la part du beneficia ire un effort reciproque s1 poss1hle ~u1valaut mondia1e de 1a Sante est destinee

a 1'aide

fournie.

L'Organisation

a accomplir

une oeuvre sans precedent dont le (I.e

sueces ne peut etre atteint que grace awe efforts communs de nous tous.

texts integral du discours figure

a llAnnsxe 5).

3.

ElECTION DU PRESIDENT, DU VICE-PRESIDENT ET DES RAPPCR1'EURS 1e Dr J.N. R(])RIGUEZ (Philippines) propose 1a candidature du

Dr H.E. Downes (Australie) comme president; cette proposition est app~ee par Ie Dr LE-VAN-KHAI (Viet-Nam) et le Dr EUNG 500 HAN (Coree). 8J.u president. 1e Dr C.K. CHANG (Chine) propose le Dr Ryu Ozawa (Japon) comma vice1e Dr Downes est

president.

La proposition est app~ee par le Dr R.K.C. IEE (Etats-Unis d'Amerique).

I.e Dr Ozawa est ainsi declare elu.

1e Dr P.W. DILL-RUSSELL (Grande Bretagne) propose Ie Dr Tan Her Iree

(Federation de Malaisie) comma rapporteur de langue anglaise. ap~ee

La proposition est

par Ie Dr LEE et approuvee

a l'unanimite. Pe~

Ie Dr J. PAIVA MARTINS (Portugal) propose l.e Dr Thor comme rapporteur de langue franc;aisc. cette proposition qui est adoptee

Thong (Cambodge)

1e Dr OUDOM SOUVANNAVQNG (Laos) appuie

a.

l'unaoimite. ?

·

•

- 9 -

WPtRc9.Min/l Rev.l

4.

ADOPrION DES ORDRES DU JOUR FROVISOlRE ET SUPPIEMENTAlRE I Point 5 de Porelre du jour (Documents WP/RC9/l et WP/RC9/l Add.l) La Dr R.K.C. LEE (Etats-Unis d'Amerique) propose l'adoption de l'ordre

du jour provisoire et de l'ordre du jour supplementaire. adoptee

Cette proposition eat

a l'unanimite. DISCUSSIONS TECHNIQUES La Dr D. METSELAAR (Pays-Bas) est nomme president des discussions

5.

techniques.

La Comite est d'accord de donner la parole au Dr Metselaar sarnedi

matin lorsque de plus amples details pourront @tre communiques au Comite.

6.

CONSTITl1l'ION DU SOllS-COMITE CHARGE DE L'ETUDE DU PROGRAMME ET DU BUDGET

En vertu du systeme de roulement, il eat decide que le sous-comite sera • 1<.

compose des representants de l'Austral1e, de la France, de la CQree, du Laos, des Pays-Bas, du Portugal et des Etats-Unis d'Amerique. que le sous-comite se reunira poursuivront le lendemain. On decide egaJ.ement

a 14 h.30 et que, Ie cas ecMant, les debats se

7.

ACCEPrATION PAR 1E PRESIDENT DES RAPPORTS SUCCINCTS RECUS DES GOlNERNEMENTS SUR 1ES FRooRES REALISES DANS 1E DOMAII'lE DE LA SANTE La PRESIDENT declare qu'il a re~u les rapports sur les activites

sanitaires des pays suivants : Cambodge, Chine (Ta!Wan), Hong Kong, Federation de Malaisie, nes Fidji, Polynesie fran~aise,

Japon, Macao, Nouvelle-Guinee

neerlandaise, Nouvelle-Caledonie et Dependances, Borneo du Nord, Philippines, Singapour, Tonga et Viet-Name La president donne un bref resume des faits

saillants contenus dans chaque rapport,

a l'exception de

celui du Japon qui

a ete distribue avant l'ouverture de la seance.

- 10•

8,

DISC OURS DU PRESIDENT til Dr H.E. DOONES (nouveau president) declare que la prem1.9re s6anoe plemAre

s'atant terminee plus t8t qUlil ne llescomptait, il souhaitait revenir sur sa deoision de preparer un discours et qu'il desirait parler ex tempore.

n

ind1que

que clest avec plaisir qulil s'est retrouve aux Philippines et que c'etait pour lui un grand privilege d I ~re le premier president dans ces nouveaux locaux. L' orateur deolare que malgre le fait que le Dr Candau n' ait pas pu as sister en per sonne

a oes

debats il etait heureux de oonstater la presence

du Dr Kalil, Sous-Direoteur general, repr6sentant du Directeur general,

at u

espere que sa participation aux debats lui sera profitable. joint au president sort ant en souhaitant la bienvenue

Le Dr Downes se nouveau membre de

a un

11OMS, en la per sonne du Dr Tan de la Federation de Mala1s1e. L'objet de son expose est une question qulil avait espere discuter aveo d'autres representants avant la fin du Comite regional, en l'oocurence les questions de budgets sanitaires nationaux et les maladies transmissibles. Avant de quitter l'Australie, dit-il, Ua obtenu des renseignements sur les montants depenses pour les services sanitaires et. U a converti ces sommes en dollars. par t~te

Selon ses oalculs, $l4 seraient depenses par les services sanitaires d'habitant en 1958/i959. Une analyse plus poussee de ce chiffre ......

demontre que 40 cents sont depenses en frais administratifs, 60 cents en ass1stance aux divers Etats australiens, 90 cents pour des institutions psyoh1atr1ques,

84 cents pour les services medicaux plus vastes aotivites sanitaires.

a l'intention

de retraites et $1,30 pour de

Llorateur oonstate qulen Australie comme Les assurances seoiales en

ailleurs, le ce11t des servioes madioaux augmente.

general ent accuse une expansion et dans la mesure eu les systemes d'assuranoss sont des entreprises sans but lucratif, le Gouvernement leur rembourse la difference entre les mentants debeurses et les primes enoaissees.

·

- 11 -

WPJRC9/M1n/l Rev.l

Le Dr Downes ajoute qu'environ la moitie de la population australienne pa1e des primes s'elevant a environ 30 cents par semaine pour des assurances medicales et que les compagnies d'assurances remboursent un tiers des frais medicaux, le deuxieme tiers etant paye par le Gouvernement du Commonwealth et le reste par les assures eux-m&mes. Plus de trois quarts de la population australienne La con-

beneficient d'une assurance leur garantissant les soins hospitaliers.

tribution du Gouvernement envers les assurances medicales est de 1,85$ par personne et par annee et Ie montant verse pour le traitement hospitalier est de

.$3,2 par annee et par habitant. trois autres postes de depenses.

L'orateur tient a appeler l'attention sur L'Australie, indique-t-il, n'a jamais beaucoup

souffert de la tuberculose et pourtant des mesures energiques ont ete prises 11 y a dix ans et des montants considerables ont ete depenses pour la lutte antituberculeuse. ~

Le Gouvernement souhaitait en effet eliminer cette maladie dans L'orateur declare que des h8pitaux recemment

l'espace d'une ou deux generations.

aobeves ont deja un excedent de lits et que cette annee encore $1,65 serait depense pour la tuberculose. Les divers Etats re~oivent

des subventions pour

amortir leurs depenses totales en matiere de lutte antituberculeuse et toute augmentation enregistree sur l'annee de base 1947 est supportee par le Gouvernement federal. L'orateur encha~ne

qu'avec l'utilisation des triples vaccins, la

frequence des maladies infectieuses benignes avait accuse une baisse considerable bien que les causes de l'hepatite infectieuse ne sont pas sans provoquer quelque inquietude. Selon le Dr Downes, 60 cents sont actuellement depenses par t@te d'habitant pour Ie Commonwealth Serum Laboratories qui produit uniquement des vaccins. Quant a la production de vaccins contre la poliomyelite, elle est en

•

bonne voie et 95% ou davantage des enfants au-dessous de 14 ans ont ete vaccines •

WPjRC9/Min/l Rev.l Pour clore, l'orateur insiste sur Ie fait que Ie Commonwealth Serum Laboratory produit egalement de la penicilline V, des vaccine antichol~iques

et

antivarioliquEiS et il inforrne Ie Cornite que soixante personnes travaillent actuellement au laboratoire

a la

production de vaccins contre la grippe asiatique.

Le prix de revient du vaccin contre la grippe asiatique est eleve car on utilise

a cet

effet des quantites considerables d'oeufs.

Le Dr Downes renvoie les repre-

sentantB

a la

resolution et aux discussions de l'Assemblee mondiale de la Sante

sur la variole et sOuligne que la vaccination est la methode preventive la moins chare dans la lutte contre les maladies transmissibles. En conclusion, Ie

President rappelle la maxime selon laquelle "il vaut mieux prevenir que guerir et que la prevention est plus economique". figure (I.e texte integral du discours

a l'Annexe

6).

9.

QUESTIONS DIVERSES

M. A. SAlTA (Japon) fait remarquer que Ie point 15.1 de l'ordre du jour - "Examen du regime des traitements, indemnites et prestations" - est une question fort complexe et il aimerait savoir si Ie Directeur regional ne pourrait fournir au Comite des renseignements plus detailles en la matiere, soit en les incorporant dans un document soit en presentant un rapport oral lors de la discussion de cette question. Le Dr R.K.C. LEE (Etats-Unis d'Amerique) felicite Ie president pour la

presentation tres claire des excellents programmes que Ie Gouvernement etablit en faveur de la population australienne ainsi que pour les contributions effectuees envers les services medicaux et sanitaires du pays. L'orateur exprirne son

admiration pour les connaissances du president en matiere du programme gouvernemental, et notamment sur Ie budget national.

. :/'

- 13 1e Dr lEE ajoute que l'hommage rendu

WP,tRG9;Min/l Rev.l

a la

sante par le President des

Philippines, lors de la ceremonie officielle, est d'importance primordiale pour le Gomite et il tient

a exprimer a la a la

delegation philippine et au Secretariat

la sincere gratitude de sa delegation et du Gomite en general pour avoir invite le President d'assister ceremonie.

1e Dr LEE se refere

a la

representation des pays au sein du sous-comite

du programme et du budget et il desire savoir si les representants d'autres pays Membres peuvent assister aux deliberations. 1e Dr I.E VAN KHAI (Viet-Nam) est d'accord avec le point de vue exprime

par le representant du Japon selon lequel le point 15.1 - "Examen du regime des

traitements, indemnites et prestations" - est une question technique et financiere importante at il serait bon que le Directeur regional fournisse au Gomite des renseignements detailles. L'orateur propose, pour l'etude de cette question,

la creation d'un sous-comite qui soumettrait ses propositions au Comite pour discussion et approbation. 1e PRESIDENT se ref ere aux propositions emanant des representants du

Japon et du Viet-Nam en vertu desquelles le Secretariat est prie de bien vouloir fournir des renseignements plus detailles. L'orateur ajoute que, lors de la

discussion du point 15.1, le representant du Viet-Nam decidera s'il desire encore voir se creer un sous-comite pour l'etude de cette question. 1e President

a remercier le representant des reponse a sa demande, i l declare que, tient

Etats-Unis de ses paroles aimables et, en malgre le fait que seule la moitie du

Gomite constitue le Sous-Gomite du Programme et du Budget, tous les autres mernbres peuvent assister aux deliberations.

, 1e Dr KHAI fait remarquer que sa delegation ne desire pas voir 1a :

creation d'un nouveau sous-comite pour la discussion du point 15.1 mais suggere

WPflI.C9;kin/l Rev.l

-J4-

que Ie Sous-Comite du Programme et du Budget se charge egalement de l ' etude de cette question qui presente, en fait, un aspect financier. Le Dr TAN HOR KEE (Federation de Malaisie) exprime sa gratitude pour

la chaleureuse reception reservee

a son

pays en tant que nouveau Membra de l'OMS L'orateur ajoute qu'au cours des annees

dans la Region du Pacifique occidental.

precedentes, Ie representant de la Federation de Malaisie avait participe aux reunions du Comite regional comme membre de la delegation du Royaume-Uni mais que cette annee son pays y est rer;u en tant que Membre de plein droit. ~

n

ajoute que Ie Comite n'est pas sans ignorer que la Malaisie a conquis son independance Ie 31 ao1l:t 1957 et que cette annee est marquee par Ie premier anniversaire de cette independance. En tant que jeune nation, Ie pays a besoin de

l'aide de l'Organisation et de ses Etats Membres et i l est reconnaissant de l'assistance rer;ue par Ie passe ou

a recevoir

dans les annees

a venire

I.e

Dr Tan assure Ie Comite que son pays pr€tera toute son aide et remplira les obligations qui lui incombent en tant que Membre de l'Organisation. La seance est levee

a 11

h,IO.

WP/RG9/Min/l Rev.l ANNEXE 1

DISGOORS D' OOVERTURE PRONONCE PAR I.E DR I.C. FANG, DIRECTEUR REGIONAL CRGAiUSATION M0NDIALE DE LA S./NTE

i'ionsieur le President, Monsieur le Vice-President, Excellences, Messieurs les reprasentants, Mesdames, Messieurs, Je me fais un tres grand pla isir de vous accueillir dans la salle des conferences du nouveau bfttiment de notre siege regional que nous inaugurons aujourd'hui. Je desire vous exprimer, a vous Monsieur le President et aux gouvernements des pays Membres de l'Organisation mondiale de la Sante, plus particulierement aux gouvernements des pays de cette Region, mes rernerciements les plus sinceres, car sans votre generosite ce batiment n'aurait pu Stre erige. Monsieur le President, pendant les annees de negociations avec votre Gouvernement et lors de la mise au point des plans du bfttiment, les services de votre administration avec lesquels nous avons d~ traiter de quelle que maniere que ce soit .. ont toujours fait preuve a notre egard d'une grande consideration et d'un esprit d'aide et de collaboration sincere. Je desire remercier tout particulierement l' ancien Secretaire Garcia et le Secretaire Serrano ainsi que leur personnel. Je tiens egalemant a remercier M. Alfredo Luz, notre architecte, qui a dresse les plans de ce bfttiment et en a surveille la construction, M. Arturo Luz, son frere, qui a execute et genereusement fait don des peintures murales de la salle des conferences, la Maison JOM Gotamco et fils qui a fait don d'une replique de l'embleme de 1'(115 en bois et en laiton, notre entrepreneur, M. Benjamin Gotamco, et tous c€ux qui ont travaill§ pour nous, ingenieurs, artianns et ouvriers, qui ont oeuvre avec tant de zele afin que cette salle de conferences soit terminee a temps pour la nelNieme session de notre Gomite regional, ainsi que MM. Sycip et Salazar, nos conseillers juridiques qui nous ont aides de leurs precieux conseils. Ce batiment n'est pas une oeuvre individuelle, il represente les efforts et la collaboration d'un grand nombre de personnes, de corps de metier, de difierents pays. C'est ce qui devait Stre at nous semmes heureux qu'il en ait ete ainsi. Co n'est pas seulement un ~mbole de ii'.'.labClration etl d'aide des gouvernement3 des Pa.Ys de la Region du Pacifique occidental a l'Organisation mondiale de la Sante mais egalement une preuve tangible de la conViction et de la certitude que les nouveaux locaux et les nouvelles instalJa tiona serviront efficacement a ameliorer les conditions sanitaires des peuples de cette Region. Laissez-moi aussi donner aux representante des Etats Membree qui sont ici ce matin l'assurance que nous mettrons. mon personnel et moi, tout Ie zele et la diligenee dont nous sammes capables a remplir la tache que v~us noue avez confiee dans le Pacifique occidental.

:

.. 17 -

ANNEXE 2

DISCOURS DU DR ELPIDIO VAIENCIA, SECREI'AffiE A LA SANTE REPUBLIQUE DES PHILIPPINES

Monsieur le President, Mesdames et 11essieurs, C'est avec fiertii que la Nation philippine vit cette occasion memorable. Au moment ou est inaugure le Bureau regional de l'Organisation mondiale de la Sante, je veux me faire l'interprete d'un sentiment qui do it remplir le coeur de millions de mes compatriotes, exprimer la reconnaissance que nous inspire cette manifestation d'humanitarisme. Aux representants assembles aujourd'hui pour la neUVleme session du Comite regional, je transmets les souhaits de bienvenue les plus sinceres de mon Gouvernement. Peu avant d'assumer mes fonctions au Secretariat a la Sante, j'ai eu le privilege d'assister aux ceremonies que le Departement de la sante des Philip Jines a organisees pour celebrer la Journee mondiale de la sante, en commemoration du l09me anniversaire de l'Organisation mondiale de la sante. A cette occasion, l'oeuvre extraordinaire accomplie par l'Organisation mondiale de la Sante dans notre archipel depuie dix ans a ete passee en revue. La tableau ainsi brosse etait frappant et constituait un excellent exemple de ce qu'une organisation internationale peut accomplir pour aider une nation a reconstruire ses institutions sanitaires. En o~tre, l'assistance de l'0M3 a non seulerneot servl a hater les progres des services sanitaires existant aux Philippines, mais aussi a accelerer le cteveloppement et l'expansion de nouveaux services medicaux. Pendant ces dix dernieres annees, l'OMS a indubitablement contribue a la consolidation des services sanitaires des Philippines, et c'e~t la un but essentiel vers ~uel tendent to~tes les activites de l'OMS. Cette ceremonie d'ouverture de la neuvieme session du Comite regional comporte une double signification. A~jourd'hui nous sommes non seulement temoins de l'inauguration d'un nouveau batiment mais egalement d'une manifestation de la cO.lfiance grandissante qu' inspire l' Organisation mondiale de la Sante et de la preuve que des ~tres humains de nationalites, traditions et croyances differentes peuvent collaborer a la realisation d'un meme but. L'0M3 est le symbole de la soif ardente qu'eprouve l'humanite d'une vie saine, liberee des fleaux, des calamites et de la misere dent elle a ete affligee depuie l'origine dee temps. Ce nouveau batiment temoignera des espoirs et des aspirations des peuples du Pacifique occidental et de la determination de leurs gouvernemente de les fa ire jouir d'un etat de complet bien-~tre physique, mental at social et d'un niveau de sante aussi eleve que possible •

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Je dois aussi repeter que ce magnifique b~timent est la preuve concrete que le Gouvernement de la Republique des Philippines reconnatt en l'OMS ce catal,yseur puissant sans 1equel la sante ne pourrait se d6velopper. Il restera a jamais l'image vivante de notre foi profonde et infaillible dans la force des Nations Unies et de ses institutions specialisees, de notre conviction d'union des nations pour que puisse regner la paix sur l'humanit§ tout entiere. Au milieu des incertitudes que traverse le monde, cetta conference qui se tient ici devrait nous apporter un souffle apaisant. La neuvi~e Comite regional se penchera, je crois entre autres, sur l'effort accru pour realiser l'eradication du paludisme dans les pays de notre Region. C'est avec joie que je puis vous dire qu' aux Philippines, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour arriver a l'eradication du pdludisme et que nous aVons ete aides dans notre lutte par l'aide incalculable qui noua a eta offerte par l'ICA et par l'Organisation mondiale de la sante. Grace a cette assistance inestimable, nous pouvons esperer voir le jour au le paludisme at l'affaiblissement qu'il provoque appartiendront au passe. Laissez-moi, Mesdames at MeSSieurs, vous souhaiter de fructueUT. debats. Je vous remercie. 11

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-19 .. ANNEXE :3 ALLOCunON DU DR p. KAUL, SOUS-DIRECTEtJR GENERAL, CRGANISATION MONDIAIE DE LA SANrE

Excellence, Mesdames et 11essieurs, Votre presence parmi nous, Excellence, <It'porte la preuve de l'importance que vous avez attachee a cette occasion historique et je vous en suis profondement reconnaissan~. Au nom du Directeur general, je tiens a vous dire - en vous priant d'Gtre mon porte-parole aupres de la nation philippine - combien l'Qr;,nisation mondiale de la Sante est reconnaissante de la maniere extrGmement genereuse dont le peuple philippin a au cOOIprendre les besoins du Bureau regional du Pacifique occidental. Je puis veus assurer que votre effort pour faciliter la realisation de cette tSche commune vous a valu, a juste titre d'ailleurs, la reconnaissance de la Region en particulier et de tous les Etats Membres en general. L'interGt dynamique que les Philippines ont porte aux conditions sanitaires de la Region date des premiers jours de I' existence de l' Organisation. C'est en fait i l y a diX ans, aJ. moment meme de la creation de l'Organisation mondiale de la Sante, que le Conseil executif re~ut une lettre par laquelle la delegation philippine demandait au PreSident de l'Assemblee mandiale de la Sante qu'un Bureau regional pour la region du Pacifique occidental soit etabli aux Philippines. Clest du a votre reputation farmament etablie de porter un vif interGt au bien-Gtre et au bonheur des populations du Pacifique que le Comite regional a approuve Ie choiX de la ville de Manille et a oocide d'y installer le Bureau regional. Par la suite, completant votre initiative par une grande generoSite, VOllS avez non seulement fait don du terrain necessaire, mais encore d'une eomme substantiella, faisant ainsi preuve d'une generosite d' autant plus remarquable que les cicatrices de la guerre n'etaient pas entierement refermees. Je m' adresse maintenant aUX pays de cette region qui ont si spontanement verse leur genereuse contribution au fonds necessaire a la construction de oe bfttiment. A chacun d'entre eux je tiens a exprimer la profonde reconnaissance de l' Organisation mondiale de la Sante pour l' aide at les encouragements qu' ils ont offer.ts a la fois sur Ie plan materiel et Ie plan moral. Cette region ceuvre un vaste territoire englobant un grand nanbre de nations at de peuples clifferents. Bien que ce ne soit ni Ie lieu ni Ie moment de rappelar les immenses efforts dSployes en matiere de developpement de la sante publique accomplis dans cette partie du monde au cours de cette derniere d6cade, on ne peut s' empecher d' Y penser a 1a vue de ce nouveau symbole C oncret et durable de l'esprit de collaboration et de bonne volonte qui anime les nations du Pacifique occidental dans leur commune djtermination d' ameliorer les conditions de sante de leurs populations.

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Ces annees d'efforts vous ont fait conna1tre a tous le Dr Fang, notre Directeur regional. En lui remettant, au nom du Directeur general, la charge de ce b~iment, j'ai la certitude que, conduit par son experience, le Bureau regional maintenant equipe pour remplir sa t~che dans des circonstances plus favorables, continuera pendant les annees a venir a meriter votre confiance et a justifier la foi que vous placez en lui. Je saisis cette occasion pour rendre un hommage chaleureux aux no~ breux techniciens que le Gouvernement des PhilippineS, malgre ses propres besoins, a mis a la disposition de l'Organisstion mondiale de la Sante et qui participent maintensnt a ses efforts tout en transmettsnt un message de bonne volonte et d'amitie a de nombreux pays lointains. Pour clore, je tiens a exprimer la reconnaissance de l'Organisation population de Manille gr&ce a laquelle nous avons pu accomplir notre t~che en toute tranquillite et au Gouvernement de ce beau pays qui, en noUB recevant avec sa courtoisie et son hospitalite coutumieres, nous a apporte son appui complet dans la campagne entreprise par l'Organisation mondiale de la Sante pour permettre a tous les peuples de jouir du niveau de sante aussi eleve que possible.

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D1SCOURS DE SON EXCELIENCE IE PRESIDENT DES PHILIPPINES Mesdames et Messieurs, DiX ans a peine apres que Ie canon ait fini d~ gronder a la suite de la guerre 1a plus devastatrice que l humanite nlait jamais connue~ naissait ' succes ont depuis lors depasse toutes une nouvelle organisation dont les .t'ron'tieres politiques, cu1turelles et sociales. 11 slagissait de l'Organisation mondiale de 1a Sante, une des preuves les plus tangibles apportee par les peuples au desir universel dlamelioration de l'hwnanite en general. Plus qulaucune autre institution a earactere semi politique, plus que toute autre alliance complexe - si nombreuses a Ilheure actuelle - l'Organisation mondiale de 1a Sante slest reve1ee un instrument efficace oeuvrant a la paiX mondiale. Le cnrps humain etant un denominateur commun parmi les peuples de taus les pays, possedant une capacite inherente de souffrir sans distinction de races, de croyances ou de nationalites, 1'0MB a su atteindre ce caractere de rare universalite qui lui conferera une longevite non impartie a d'autres organismes. Les Philippines sont et seront toujours reconnaissantes dlavoir ete invitees a devenir Membre de cette auguste institution. Aujourd'hui en inaugurant ce nouveau batiment, symbole eloquent de notre desir de participer a tous les efforts et activitea entrepria au benefice de Ithumanite, je auis infiniment reconnaissant de pouvcir constater que notre participation a l'Organisation mondiale de la Sante a ete productive et quleUe continue a donner des resultats remarquables. DiX ans de progres dans le domaine de la medecine, rendus possibles par l'activite inlassable de l'Organisation mondiale de 1a Sante, ont eu des repercussions sa1utaires sur la vie et la sante de notre peuple. Chaque jour nous apporte un nouveau temoignage de cet stat de chases. Toutefois, pour la plupart d'entre nous, nous considerons la sante comme un etat normal, et ce n'est que lorsque elle nous a quittes que nous venons a l'apprecier. La tuberculose, un des grands fleaux de notre pays, va diminuant et des mesures preventives ont permis de reduire les epidSm1es a un strict minimum.

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Le paludisme est en voie d'eradication et les maladies transmissibles qui, il y a quelques annees encore, terrorisaient nos populations, ont disparu a llheure actuelle.

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Selon les chiffres que nous possedons, nous constatons que notre population est maintenant plus saine, jouissant d'une meilleure constitution, plus resistante aux maladies et plus consciente des' habitudes sanitaires generales s1 necessaires a la tache immense de l'edification d'une nation dont l'importance ne saurait jamais etre sous-estimee. Nous sommes tous pleinement conscients du fait qU'une nat1on, avant de se lancer dans des activites productives, avant meme qu'elle ne puisse songer a 5meliorer le sort de sa population, doit pouvoir disposer d'hommes et de femmes sains qui formeront le noyau meme de l'effort commun.

Le fait que nous disposons aujourd'hui d'un tel noyau toujours croissant est peut-etre un des plus grands bienfaits que ce pays n'ait jamais re«u. 11 s'agit la d'une richesse naturelle bien plus precieuse que celles d'ordre materiel. Sans la sante, la vigueur et la vitalite necessaires aux entreprises ambitieuses que nous nous sommes fixes pour nous-memes et notre peuple, notre existence et notre travail seraient sans signification aucune. Les travaux importants realises dans le domaine de la sante aux Philippines sont non seulement dus a la vigueur de notre peuple et de notre gouvernement, mais egalement a l'Organisation mondiale de la Sante. En tant qu'institution coordinatrice et d'assistance dans le domaine sanitaire international, la premiere elle a donne une impulsion aux activites nationales dans le domaine de l'etablissement de plans sanitaires et de leur realisation. Permettez-moi de comparer cette impulsion a l'etincelle qui a allume la flamme qui maintenant luit sur notre pays. Dans notre gratitude pour cette aide incalculable, nous nous eff~ons de marcher de pair avec les dernieres decouvertes qui, un jour, pourront influencer dans le monde entier la vie et l'exist&nce. Permettez-moi de citer ici un exemple La situation sanitaire mondiale pose un probleme a la fois aux economistes et aux demographes. En effet, le taux de mortalite diminue et la duree moyenne de la vie est prolongee tandis que le taux de la natalite reste constant ou augmentQ meme entratnant ainsi un accroissement phenomenal du chiffre de la population mondiale.

eela se tradui t eVidemment par un nombre plus eleve d' etres humains a vetir, a nourrir et a loger. Le reel danger que constitue le desequilibre entre le chiffre de la population et les ressources economiques menace malheureusement les pays les moins developpes. 11 faut tacher de trouver un equilibre qui permatte a chacun d'aspirer a un niveau de vie acceptable et de contribuer au maintien de la paix mondia13. Nous vivons dans l'ere atomique et des voyages interplanetaires et l'homme peut demander a la science et a la technologie de l'aider a trouver une solution a ses besoins primaires. Il est necessaire de rechercher ce qui permettra a l'humanite non seulement de vivre, mais de vivre bien. !

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La Dr Milton Eisenhower de l'Universite de Johns Hopkins, dans un discours prononce au nom du president des Etats-Unis d'Amerique a l'occasion de l'Assemblee mondiale de la Sante a Minneapolis au mois de mai de cette annee, a insiste sur l'importance de la valeur des travaux de recherches. La preuve la plus tangible apportee a ete l'offre faite par le Gouvernement des Etats-Unis de contribuer, par un montant initial, a stimuler les travaux de recherches soua les auspices de l'aMS.

Les Nations Unies et les institutions specialisees qui en dependent se revelent des instruments efficaces dans l'effort international de collaboration dans les differents domaines. Quatre-vingt-dix-huit Etata, si je ne m'abuse, sont Membres de l'Organisation mondiale de la Sante, l'une des institutions specialisees des Nations Unies. C' est sans doute celle qui comporte le plus grand nombre de Membres. 11 est encourageant de voir que, dans le danaine de la sante, tous les peuples semblent prets a s'unir pour atteindre un but commun. Dans cette Region du Pacifique occidental qui est la notre, les Philippines adherent sans defaillance a l'Organisation. Par ce batiment que nous semmes en train dlinaugurer, nous contribuons modestement a la cause de la sante des peuples de cette Region. Je suis rempli de gratitude en apprenant que, mise a part la contribution de l' Organisation envers la construction de cet immeuble, de nombreux pays appartenant a la Region ont 5pl8ment aoporte la leur, permettRnt ainsi d'ajouter au plan initial un etage supplementaire.

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Je desire a cette occasion citer l'inscription que portera la plaque destinee, m'a-t-on dit, a etre apposee sur le batiment une fois la construction achevee. La texte en est le suivant : CET EDIFICE EST DEDIE AU PRINCIPE, POlE PAR LA CONSTITUTIrn DE L' OM), QUE LA SANTE DE TOUS illS PEUPLJoS EST UNE CONDITION FONIlAMENTALE DE LA PAlX DU MONDE ET DE LA SECURI'IE, ELLE DEPEND DE LA COOPERATICIf LA PLU::, ETROI'IE DES INDIVIDUS ET DES ETATS. IL A PU ETRE ERIGE GRACE A LA GENEROOI'lE DE IiI REPUBUQUE DES PHIUPPINES ET DES ETATS MEMBIlES DE L' OM>, NDrANMENT CEUX DE lA REGIrn DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Je vous souhaite une fois de plus la bienvenue au nom du Gouvernement philippin. Je sais qu'au cours de cette session ou plus tard il vous sera donne de prendre connaissance de quelques-unes de nos activi tes sani tairas et de visi tar certains de nos centres. J'espere que les observations que vous pourrez if faire serent utiles pour votre pays et que, le cas echeant, vous pourrez Bmeliorer vos installations. C'est avec joie que j'inaugure ce nouveau bat1ment et que je vous if accueille a l'eccasion de cette neuvieme session •

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ANNEX!!: S

ALLOClJrION DU DR G. GRAHAN-Cm-llUNG (president sortant) Hesdames et Hessieurs, A man immense regret je dais faire appel a votre indulgence et vous prier de m'excuser de ne pouvoir assister personnellement a l'ouverture de cette neuvieme session du Comite regional du Pacifique occidental, mais des raisons de service rendent rna presence a Hong Kong necessaire en ce moment. Hong Kong est cependant tres bien representee en la personne de mon honorable directeur, Ie Dr D.J.M. Mackenzie, C.M.G., O.B.E., que j'ai l'honneur et Ie plaisir de vous presenter. Le Dr Mackenzie est depuis peu parmi nous mais il a collabore pendant longtemps avec I' Organisation mandiale de la Sante en Afrique et nous apporte toute l'experience acquise au cours des nombreuses annaes consacrees a la sante publique pendant sa longue et distinguee carriere qui lui a offert la possibilite de se rendre dans presque toutes les parties de ce continent, a l'est, a l'ouest et au centre. L'annBe derniere, lors de l'ouverture de la huitieme session, j'avais eu Ie privilege de f:'liciter la Halaisie qui venait d'acceder a l'indBpendance et j'avais exprime I t espoir de pouvoir cette annee accueil1ir ce nouvel Etat parmi les Membres actifs de l'Organisation. Cet espoir stest realise et c'est avec un grand plaisir que j' accueille Ie delegue cE la l1alaisie qui prend maintenant sa place officielle parmi nous en tant que membre de plein droit. I.e representant de la tffilaisie faisait autrefois partie de la delegation du Royaume~ Uni et, en tant qu'ancien membre de la meme delegation, c'est avec une fierte et une satisfaction non dissimulee <pe je salue 1 'entree de ce jeune Etat dans Ie Commonwealth britannique dont les membres sont lies, comme ceux de toute famille, bien plus que par tout autre lien, par ceux de Itaffection, de la tradition et de l'ideal. Je felicite cet Etat qUi, ayant recemment acquis son independance, se montre non seulement si capable d'exercer ses droits mais fait egalement preuve 00 tant de prompt.itude a endcsser toutes les responsabilites que tout nouveau statut lui impose. En cette annee ou nous celebrons Ie dixieme anniversaire de la creation de l' Organisation mondiale de la Sante, il est bon <pe nous nous arrlltions pour faire Ie point, pour mesurer ce <pi a ete accompli et faire face aI' avenir. Nous devons par dessus tout considerer a nouveau les object1fs fondamentaux qui ont servi de base a l'organisation de cette institution et qui justifient son existence, rappeler la cause qu'elle sert. C'est ainsi seu1ement que nous pourrons determiner dans quelle mesure nos efforts ont ete couronnas de succes et de combien nous avons davie de la ligne que nous nous etions tracee. II est concevable que les innombrables details de Itexecution de nos programmes nous fassent parfois perdre de vue notre but principal. Nos objectifs

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immediats occupent le premier plan de nos preoccupations et nous oublions qulils ne constituent qulune inf'ime partie du programme g€meral; les soucis, les espoirs frustres, les deceptions causees par les retards et la lenteur des progres, le macoutentement devant l' achec d I un pro jet cheri nous font souvent nous repandre en recriminations,critiques et protestations dirigees contre tout le monde et plus particulierement contre l' Organisat ion mondiale de la Sante et cachant ! nos yeux la cause superieure que l'Organisation mondiale de la Sante sert et l'ideal auquel elle se devoue. Cet anniversaire nous donne l'occasion de nous arr@ter, de reflechir et de corriger notre perspective afin de dresser un tableau plus juste de l'oeuvre accomplie. L'CrG~£ation mOndiale de la sante etant la source de certains malentendus, il cor.riendr&it peut-~tre tout d'abord de rappeler que l' OMS n'est pas, comme certains auraient pu le penser, une autorite supranationale en matiere de sante qui dicte a chacun des Etats Hembres leur ligna de conduite. Son role n'est pas de decreter la maniere dont on doit d6velopper l'hygiene ou Is lutte contre les maladies. Elle ne dirige aucun des Etats Membres ni ne leur impose sa volonte. Elle n'a ni l'autorite ni le pouvoir d'imposer une mesure sanitaire quand cela lui semble bon. Elle ne peut agir que par l'intermediaire et avec le consentement des gouvernemants des Etats qui acceptent son aide. Ce n'est pas non plus une sorte de club reserve aux Etats qui ont les moyens d'en devenir In.embres. Elle est a la disposition de tout Etat qui fait appel a elle. Par des BUS tout, ce n I est pas une sorte d' institution internationale de charite par l'intermediaire de laquelle les ~s les plus riches et les plus developpes du point de vue technique font l'aumone de leur assistance a leurs parents pauvres, posant l'acceptation de leur culture et de leurs principes comme condition de leur generosite. Parmi les conceptions erronees, celle-c! est peut-@tre la plus repandue at la plus dangereuse, elle se forme tres aisement en l'absence dlune comprehension totale de la nature meme de l'Organisation. Non, l'Organisation mondiale de la Sante n'est ni une altorite supreme en matiere de sante ni una institution charitable. Et cependant i l est vrai qulelle donne des conseUs, qulelle indique c()MIent, a son avis, di!ferents problemes peuvent ou doivent litre traites, qu Ie Ue ose meme demander a ses membres, qui sly resignent de mauvais gre, qu'ils lui fournissent des rapports concernant leurs travaux, il est exact enfin qulelle aide de toutes sortes de manieres a organiser les services de sante. Qu1est donc cette organisation qui, sans autorite, sans pouvoir pour imposer sa volonte, exerce une si vaste influence a travers le monde ?

Pendant plusieurs annees, les hygienistes ont pu se rendre a l'evidence que les efforts entrepris pour proteger leur propre region pouvaient etre annihills par les conditions sanitaires d8fectueuses existant dans une region voisine. Avec l'acceleration des moyens de transport et le developpement du commerce, l'idee qulaucun pays ne peut vivre dans l'isolement s'imposa avec une force croissante. 11 devint alors evident que seule une cooperation internationale permettrait d'etablir avec efficacite une protection sanitaire et de diffuser des mesures d I hygiene. Le premier effort dans ce sens - qui maintenant sombre dans l'oubli - a ete fait sur le plan mondial par la Societe des Nations. S'il est possible que la Societe des Nations n'ait pas reussi dans

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WP,lftC9;tunA Rev.1 Annexa

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tous les domaines on ne peut en dire autant de celui de la sante. La Societe des Natio~B a jete les bases solides d'une cooperation internationale et ce sont ces bases qui serve»t maintenant a l'edification d'une superstructure plus importante. A mesure que la notion 00 sante sa ooveloppe et prend de l'ampleur, une idee plus large des moyens requis pour sa protection se forme. La defunte Societe des Nations se bornait d'une maniere generale a empecher l'expansion des epiaemies, a reprimer Ie traffic des stupefiants, a standardiser la nomenclature, le dosage at l'efficacite des medicaments, ces objectifs se revelent maintanant insuffisants. L'idee germa pau a peu d'une association de toutes les nations, aSBocies libres et egaux mettant en commun leurs connaissances medicales et scientifiques, leurs capacites et leurs experiences, afin que ce soit avec l'essence de son intelligence et de ea sagesse que l' humanite puisse faire face au probleme gigantesque que constitue la lutte contre tOllS les elements qui menacent la sante humaine, mantale aussi bien que pqysiquej l'experience accumulee, les connaissances et les capacites du monde entier seraient ainsi placees au service de l'humanite dans Bon ensemble dans un effort pour proteger la sante et aevelopper 1 'hygiene dans chaque pays queUes que soient les conditions qui y prevalent, son degre de civilisation, ou l'absence de civilisation, sa richesse ou sa pauvrete. Il ne s' agis sait pas de creer une associat ion de quelq ues pays les plus etendus et les mieux organises pour aider les pays les moins fortunes, mais d' une association de tous le s pays pour ameliorer Ie sort de t ous dans un effort commun. La but est donc de reunir et de fusionner toutes les connaissances et toutes les res sources humaines en matiere de sante et de les redistribuer a l'ensemble de l'humanite suivant ses besoins. C'est pour atteirrlre ce but que l' Organisation m.)ndiale de la Sante a ete fondee. C'est un ideal sublime, presqu'un r~ve inaccessible, a l'audace etourdissante, et cependant i l n'est pas impossible a. realiser. I'1algre bien des d§convenues decourageantes, on Ie voit prendre forme avec lenteur mais d'une maniere certaine. Les resultats obtenus en dix ans sont etonnants si on les met en parallele avec les d1s8flll8101v1 politiques, les jalousies, les malentendus et les souPlions qui entachent les relations internationales et font si malheureusement obstacle a. to ute collaboration. Evidemment, Ie but n'a pas ete atteint. II nous reste encore beaucoup a faire, mais Ie succes remporte par nos premiers efforts devrait nous inspirer une foi plus grande at nous aider a. lutter pour atteindre notre but supr&me. II n'est pas surprenant que, par moments, cette grande Vision s'obscurcisse a. nos yeux 5i, par example, nous nous inquietons du manque de personnel et de moyens appropries mis a. notre dispOSition pour lutter contre une epidemie de cholera qui vient d'eclater dans notre voisinage. Nous pouvons ~tre tentes de prendre une attitude cynique devant un ideal wssi sublime et cependant, je Ie repete, l'Ol'ganisation mondiale de la sante n'est rien d'autre qu'un effort organise pour rassembler toutes les res sources du monde entier et les redistribuer afin que chaque pays et chaque individu en particulier jouisse de la meilleure sante possible. A moins de garder les yeux fixes sur ce grand ideal, source de notre inspiration, nous ne compreOOrons jamais parff itement l' Organisation mondiale de la Sante et ne pourrons jamais l'apprecier a sa juste valeur.

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Tout pays est libre d'y collaborer, apportant dans la mesure de ses moyen& la contribution de ses richesses, de son experience, de ses capacites; il n'eXiste pas de pays qui ne puisse en rien contribuer a cet effort dont doit beneficier l'humanlte entiere. Certains pays ont naturellement plus a offrir que d'autres, ils ont des services medicaux mieux organises, des richesses materielies plus a bondantes, plus d' experience et de moyens, at on s' attend a une contribution plus impQrtante de leur part. Ceei ne leur donne cependant aucun privilege. Us restent les egaux de ceux parmi les plus humbles at les plus petits des pays qui ont grand besoin d' assistance at ils occupent ]a meme place qu'eux dans Ie sein de l'Organisation. II n,existe pas non plus de pays qui ne fasse que donner, ni de pays qui ne fasse que recevoir. Dans l'echange de connaissances, d'experience et de services dont l'Organisation mandiale de la Sante est Ie siege, tous donnent et tous re90ivent a des degres differents. L'Organisation mondiale de la Sante est une v~ganisation profondement democratique dans laquelle chaque membre a une voix egale a celIe des autres et des droits et responsabilites semblables. Elle ne peut fonctionner que gr~ce au consentement et a'la cooperation de ses membres. Elle existe pour servir l' humanite tout entiere. Naturellement l'Organisation mondiale de la Sante reste dans la mesure de ses capacites a la disposition de ceux qui ant besoin de son aide et de ses conseils. Elle ne prodigue cependant pas sa charite sans discrimination et ce n'est pas un organisme auquel tout Etat peut faire appel ~,vrsqu'il Ie juge necessaire, comme il ferait appel a une institution charitable. Elle attend de chacun de ses membres travail et contribution et personna ne re~oit rien pour rien. L'assistance est toujours une chose delicate a donner et, a moins d'user d'une grande discretion, on peut faire plus de bien que de mal. J'ai lu de mes propres yeux que l'une des fonctions de l'Organisation mondiale de la Sante est d'aider les Etats les moins developp6s a affieliorer leurs conditions sanitaires. Voila une tournure de phrase assez malheureuse et il vaudrait mieux la corriger; car une teile expression risque de donner a penser que l'on estime que les benaficiaires de l' assistar.ce sont en quelque sorte inferieurs et, etant donne la nature humaine, un certain ressentiment peut en resulter. Personne n'aime qu'on lui fasse sentir qu'il est inferieur, quelqu'iliogique et irraisonnable que soit ce sentiment; la rancune ainsi pravoquee, meme si elle reste dans le domaine du subconscient, peut se traduire d 'une maniere tres malheureuse at Ie philantropique et genereux distributeur de largesses, y voyant de l'ingratitude, risque d'en etre blesse, de s'en offenser et d'en c::meevoir a son tour de la rancune. Un haut fonctionnaire des services de sante d'un Etat europeen m'a fourni une illustration vivante de ce genre de sentiment lorsque, discutant avec moi de l'aide reque d'un pays voisin pour reconstruire les services de sante de son pays detruits par la guerre, i l me dit : "OJ.i, ils nous ont donne de l'argent, ils ont b~ti de grands hopitaux, ils les ont equipes de la maniere la plus modeme et maintenant ils se demandent pourquoi nous ne les aimons pas 1" "V oyez ce que nous avons fait pour vous ", disent-ils, "Ne vous avons-nous pas aide 1" "Qui, ils nous ont aide, que Ie diable les emporte" s'exclama-t-il. Si par "pays sous-developpes" l'on entend un pays qui a besoin

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de l'assistance de l'Organisation mondiale de la Sante, iL n'existe pratiquement aucun pays au monde qui ne soit "sous-developpe" car, il. moins que je ne me trompe lourdement, il n'y a pratiquement aucun pays qui n'ait requ l'assistance de l'Organisation mondiale de la Sante sous une forme quelconque et il n'en existe certainement aucun qui ne peut pas beneficier de ses activites. II est proverbial que toute assistance, si l'on veut qu'elle soit vraiment utile, doit etre donnae de maniere il. stimuler Ie beneficiaire et il. encourager tout ses efforts afin d'augmenter son respect de lui meme. Tel est Ie but que s'est assigne l'Organisation mondiale de la Sante. Quelque forme que prenne son assistance, qu'elle se manifeste dans Ie domaine de la formation de specialistes, dans celui de l'organisation des services de sante en general ou de programmes plus specialises, ItCrganisation attend de la part du beneficiaire un effort reciproque, effort si possible equivalant a l'aide fournie. Comme je l'ai deja aouligne, l'Organisation mondiale de la Sante est une association de travail. Ce n'est en aucun cas un instrument destine a eX3cuter Ie travail preconise par une autorite. C'est un instrument permettant a toute autorite en matiere de sante de recevoir aide et conseils destines a faciliter 1 'execution de son travail, mais Ie travail reste il. la charge de l'autorite en question. En outre l'Organisation n'offre son assistance que lorsqu'on la lui demande. J'ai deja dit qu'il ne s'agissait pas d'une oeuvre charitable; clest plutSt une banque qui reqoit des depSts et pa1e des interets mais Ie montant que chacun des depositaires retire est proportionnel a ce qu I il a dBpose et chacun reqoit en schange une certaine securite • C'est la banque de la sante chl monde. Toutes les nations sont invitees a devenir actionnaires de cette banque, societe de coordination, de cooperation et d'aide mutuel Ie des nations dont Ie principe de base est "aide-toi toi-meme" mais dont le capital est constitue par la vaste reserve des ressources conjuguees de tous les actionnaires. Notre association ne vise a rien moins qu'a faire triompher part out les hommes des dangers latents que contiennent leurs milieux, quIa dompter les forces de la nature et ales mettre a leur service, qu'a comprendre et a dominer leur propre nature et leur propre caractere et qu'a apprendre a vivre, plein3de sante et de vigueur dans le confort, la securite et la satisfaction. Tous les hygienistes se consacrent il. realiser, dans les limites de leurs responsabilites, un niveau satisfaisant de sante; cet ideal est valable pour l' humanite entiere, le fort aid ant Ie faible a triompher de ses faiblesses et chacun aidant les autres. Cette vision presente a notre esprit no us aide a considBrer Ie travail de l'Organisation dans une perspective plus juste et il. la servir et nous en servir avec plus d' intelligence. Elle est destinee a accomplir une oeuvre sans precectent, un reve idBal. Si vous l'y aidez, son succes, la realisation du reve selon lequel chacun pourra etre dote dlune sante infaillible, depend de nos efforts communs.

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... ANNEXE 6

DISCOURS DU DR H.E. DGINES (President) cette reunion s'est terminee si rapidament que je vais revenir sur rna proposition et ne pas preparer mon allocution. Vous me pardonnerez donc mes faiblesses oratoires et les expressions familieres que je pourrais employer dans ce discours improvise. C'est un grand plaisir de pouvoir venir assister a cette reunion du Comite regional du Pacifique occidental et d'y retrouver, une annee plus tard, des collegues de toutes les parties de cette vaste region et il est non moins agreab1e de retrouver nos charmants h6tes philippins. C'est pour moi un grand honneur d'avoir ete nomme president de cette session, le premier a occuper lefauteuil presidentiel dans ce magnifique b~iment. Je suis reconnaissant au Dr Candau qUi, ne pouvant assister en personne, s'est fait representer par 60n Sous-Directeur general at jlespere que cette visite lui fournira quelques renseignements supplementaires sur la Region. Je desire me joindre au president sortant et accueillir au sein du Comite le Dr Tan, representant de la Federation de Malaisie, nouveau membre de l'CMS. • ~ La coutume veut que le president entretienne le Comite de questions

qui lui semblent presenter un inter8t particulier ainsi que de problemas ~ant trait a l'CMS. Ce Comite est une tribune permettant un echange d'idees. Nous pouvons nous communiquer de nambreux renseignements sur nos administrations nationales et je desire vous entretenir d'un sujet que j'ai souleve hier avec quelques-uns d'entre vous. I1 slagit des budgets sanitaires nationaux et des maladies transmissibles. Mon int6r€t pour ces problemes a ete eveille avant de quitter notre capitale nationale ou j'ai demande au comptable de notre departement quels avaient ete les credits reservesaux activites sanitaires en 1958-1959 et quels etaient les credits demandBs au tresor. les chiffres quI i l mI a cites mI ont permis de m' assurer que la part reservee a la sante etait equitable. JI ai releve ces chiffres par ecrit et je me suis applique ales convertir en dollars, puis a titre d'exercice, j I ai calcule la repartition des credits alloues sous le chapitre de la sante par tGte d'habitant. Jlai constate que 1e budget consacre a una population de dix millions d'habitants atteint 1e chiffre etourdissant de 3000 millions de dollars. I.e Departement de la sante, c'est-&-d1re notre departement, a re~ 140 millions de dollars pour l'exercice 1958-1959, soit ~ par habitant. Je vous fais remarquer qu'il ne s'agit 101. que d'une faible somme car nous vivona sous un systeme federatif et un montant d'environ 600 millions de dollars doit Gtre rembourse aux divers Etats et, en outre, 1es Etats auxquels 1'e9'ient la charge des h6pitaux et des services de sante mentale re-.oivent 5% ou plus de la somme allouee aux Etats pour la sante. Je vais t£cher de vous demontrer comment ces ~ seront depenses en 1958-1959 a l'interieur

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du Commomrealth. Tout d'abord 40 cents iront a l'adminiatration, 30 cents a l'aide aux Etats, pour chaque 90 cents depenses pour les instituts mentaux, 84 servent a l'assistance et aux frais medicaux pour les retraites, sur la base de la remuneration fixee pour la profession medicale en Australie, $1,30 sont utilises pour les autres activites generales ainsi que pour les activites non sp€cialisees menees par notre Departement. Mais nous avons constate que, dans notre pays, comme dans bien d'autres, les frais medicaux sont en voie d' augmentation. Nous avons encourage les inscriptions vololltaires aux assurances sociales et, dans la mesure ou l'organisation respOllsable de l'assurance sociale ne fait pas de benefices, Ie Gouvernement verse une somma equival ant a celIe des cotisations. D' apres nos observations, la moitie de la pOpulation de l'Australie verse sa cotisation, c'est-a-dire qu' elle paie environ 30 cents par semaine pour des soins medicaux. Un tiers des frais medicaux des assures eat a la charge des assurances, un tiera a celle du Gouvernement du Commonwealth et Ie troisie~~ tiers est verse par les assures eux-m§mea. les trois quarts ou plua de la population d'Australie ont souscrit a une assurance-h8pital et, comma partout ailleurs dans le monde, les frais engages pour l'administration des h8pitaux augmentent. La contribution du Commonwealth a l'assurance-h6pital est de ~1,85 par personne et par an. La somme necessaire a l' assurance-h6pital s' eleve a \13,2. par per sonne et par an. Ces chiffres sont enormes mais je veux maintenant attirer l'attention des membres de l'Organisation mondiale de la Sante sur trois autres sources de depenses. La premiere est constituee par la lutte c~ntre la tuberculose. Notre pays n'a jamais ete parmi ceux qui ont beaucoup souffert de la tuberculose. n y a dix ans, nous avons pris le taureau par les comes et avons engage des depenses enormes pour la lutte contre la tuberculose. Cette mala die provoquant des reactions en chaine, neus voulons qu'elle ait disparu d'ici une ou deux generations. On nous a pcurtant accuse d' avoir fait des depenses exagerees. En dix ans, les cas de tuberculose ont diminue de moitie et les h6pitaux que nous venons de terminer ont maintenant des lits videa. Cette annea, nous avons encore depenae ~il,35 par personne pour la tuberculose mais nos frais s' amortissent. Nous avons paye la totalite des depenses d'investissement des Etats pour la lutte antituberculeuse et nous payons toutes les depenses d'entretien qui depassent celles encourues pendant l'annea 1947, annee de base. Nous estimons que la priorite accordee aces depenses est justifiee par ce qu'elles nous rapportent. ~

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En Australie, les depenses engagees pour les distributions gratuites de medicaments qui comprennent les antibiotiques, les medicaments preventifs at les medicaments d'urgence, sont colossales et s'elevent a <;'3,78 par personne. Heureusement, grace a l'usage du triple vaccin, la frequence des maladies infectieuses communes diminue considerablement. n nous reste encore a trouver la cause des hepatites infectieuses qui sont assez repandues et qui ne sont pas sans nous causer du souci. wealth. Soixante cents par personne vont au Laboratoire de Serums du CommonCe laboratoire fabrique des vaccins preventifs. Nous avons produit

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des vaccine contre la poliomyelite et avons deja procede a la vaccination de 95% ou plus des enfants au-dessous de 14 ans. Il sera probablement plus difficile d'immuniser aussi rapidement la population adulte, car elle semble plus negligente. Ce mArne laboratoire fabrique la quantite de penicilline dont nous avons besoin ainsi que de la penicilline V. Lorsque nous executerons notre projet de lutte contre Ie pian et contre les treponematoses, nous n'aurons m8me pas besoin d'un aide-medecin pour faire les piqftres. La Laboratoire de Serums du Commonwealth fabrique Ie vaccin contre Ie cholera et nous avons ete tres heureux d'~tre les premiers a pouvoir faire don, lors de la rSunion de Minneapolis, de plusieurs milliers de doses de vaccin a ncs amis d'une autre region, a Bangkok. Nous avona envoye tout Ie stock qui etait en ampoules. Mais il est un autre produit que les Laboratoires de Serums • du Commonwealth fabriquent, ainsi que d'autres laboratoires de cette region, et dont je recommande l'emploi a tout pays ou la variole sevit sous sa forme endemique, c'est la lymphe de veau. GrSce peut-~tre a mon origine ecossaise J' arrivais. lorsque j r etais jeune, a. vacciner cinq personnes avec une ampoule de vaccin d~nt Ie prix etait de cinq cents. Cela pour vous montrer combien son prix etait derisoire et pourtant une serie de vaccins de Salk coate dans notre pays plus d'un dollar. Soixante personnes travaillent dans les Laboratoires de Serums du Commonwealth a la fabrication du nouveau vaccin contre la grippe asiatique et, comma il est a. based'oeufs, son prh est assez Sleve. Je voudrais recommander a mes collegues du Comite la lecture des proces-verbaux ayant trait, je crois, a la resolution 54 de la Onzieme Assemblee mondi8le de la Sante qui concerne l'eradication de la variole dans les regions ou elle existe a l'etat endemique. Dans celles ou elle ne Pest pas, un certain danger persiste naturellement mais les mesures preventives qui sont requises dans ce cas sont les moine coateuses de toutes celles que neus connaissons. Dans un document re9U hier soir, j'ai d'ailleurs pu constater que la variole etait en voie d'augmentation dans Ie monde. Je voudrais terminer mon expose sur les budgets nationaux et les maladies contagieuses en vous rappelant Ie proverbe "Prevenir vaut mieux que guerir -- et c'est moins cher".

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Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé