D.G. Zerbo Chef VCU 488/vcu/scr/3.L TRANSMISSION DE L'ONCHOCERCOSE EN 1989 (RESULTATS ENTOMOLOGIQUES PRELIMINMAIRES) 1. Introduction Les noEes qui suivenc complètent celles de juillet 1989 sur la sicuat.ion entomologique dans 1'aire d'OCP à I'exclusion de la zone d'extension Ouest. Cette dernière partie fait 1'objet d'un rapport séparé étant donné que les activités y sonc à Ieurs débuts et que nous n'y avons pas encore une année complète de lutte continue. 2. Climatologie - Hydrologie (cf. Fig.l) Malgré un démarrage tardif et difficile, la pluvioméErie de 1989 est bonne dans son ensemble ec comparable à celle de 1988, elle même déjà bonne et par endroit fortemenE excédentaire. Les quantités de pluies enregistrées en 1989 dans nombre de staLions, sont de 5 à 60 t supérieures à leurs valeurs de 1988. Pour les deux anhnées, (88 et 89), la pluviométrie peut être considérée comme sub-normale comparativement à celle des décennies 50 et 60. II faut noter cependant que la saison des pluies de 1989 s'est achevée de façon brutale (du moins dans les régions soudaniennes) suite à une descente très rapide du F.I.T. (Front Inter-Tropical) vers les latitudes inférieures. Au cours de la deuxième quinzaine d'octobre, les vents de 1'Harmattan soufflaienE dans Ia majeure partie de I' aire d'OCP avec près d'un mois d'avance sur le cas normal. La saison des pluies de 1989 aura donc écé caractérisée par ) ,l , I 1j - un retard à ses - un arrêt bruEal 1' harmattan, - une pluviométrie dpbuts (près de 6 semaines), dans les zones de savanes eE une arrivée précoce de néanmoins comparable à celle de 1988 C'est dire que d'énormes quantités de pluies sont tombées en une période plus courte qu'en 1988, conduisant une hydrologie importante mais un écoulement de plus courte durée en période de hautes eaux. La décrue est survenue de façon également brutale de telle sorte qu' en fin novembre et cortule chaque année, Ie saison sèche s' étaiE bien installée. 3. Densités simulidiqnnes 3.1. Données générales Les données concernanE les densités simulidiennes feront 1'objet d'une analyse détaillée;llus tard. D'une manière générale sauf en de rares occasions, traiEements ont ifduit de bons résultats. La présence de simulies (en densités ou moins imporcaniis) était notée à Ia suite : les plus "J,,,*._-* ,i -2- a) des arrêts voloncaires de traiEement - Bougouriba/Bambassou (fin aoûc) ; - Haute Comoé (Folonzo) ; - Léraba (Gréchan) ; - Volta Rouge (Nangodi et Ziou-Zabré) pendant la première moitié de la saison des pluies ; - Haute Volta Blanche (Bagré, Yabo, Loaba) ; - OEi supérieur (Porga) ; - Affluents du Niger dans le ssc de Niamey (Diamongou, Goroubi). b) des expérimentations ivermectine - Niger et Faya (Tienfala et Pont Faya) ; - Dienkoa (C. Dienkoa et Guéna Aval) ; - Pru (Asubende).c) - des échecs ou omission de traitements - Baoulé inférieur entre Bougouni et Kokala ; - Marahoué dans Ia région de Kongasso (?) ; - S$ssili dans Ie Nazinga (?). d) - du fonctionnemenE de nouveaux gites à la suice d'une hydrologie plus importante que les années précédenEes ; - cas de cerÈains affluents du Bandama blanc e) - des traitements sélectifs dans les zones à S. squamosum/S. Yahense :- - Haut Bafing et HauE Bagoé en Guinée - Haut Nzo (Yapleu) ; - AffluenEs orientaux du Lac*Vo1ta. 3.2. Les réinvasions 3.2.L. A l'Ouest I1 s'est confirmé au fil des mois que pour la première année, on a pu mâiEriser la réinvasion sur le Baoulé (au Mali eE en Côte d'Ivoire) sur le Kankélaba et sur la Bagoé inférieure (au Mati). Cependnt en finjuin/débuE juillet une vague passagère de simulies envahisseuses a été détectée à I'ladina-Diassa sur Ie haut Baoulé ainsi qu'à Kankéla sur le Kankélaba, mais cette vague n'est plus revenue pendant cout Ie resEe de Ia période de réinvasion. Ces bons résultats sont à metcre en relation avec Ies Eraitements en Guinée et en Sierra Leone. 3.2.2. Au Centre Est Apparition classique des femelles exogènes de S. damnosum s.I. sur la Volca noire dans le complexe du Bui (Akanyakrom) en juillet. Les capÈures sonc plus importantes que les deux années précédentes et at§eignenE 400 femelles par homme et par jour au cours de cerEaines sef,aines (entre mi-juilleE et mi-aoùt). Mais les simulies sont Erès peur Intectees. De àême, à parEir de juillec, on capcure des femelles de réinvasion sur la Sissili à Nakong et dans le Nazinga. lÈ aussi les infections sont rares. 33.2.3. A l'Est Pour la deuxième année consécutive, les résulÈats entomologiques de la vaIlée du Mo et de la Kara sont très satisfaisants suite aux traitemenEs en extension du Sud EsE. ft peut est.imer comme sous contrôle les phénomènes de Réinvasion/InfilLrations derces deux vallées (cf graphiques 1 et 2). J Sur la Haute Kéran, I la sitauCi-on s'est améliorée cetEe année par rapport à I'année précédente. Par contre, il se confirme de plus en plus que les simuli{s de la SoEa et du Haut Alibori (Lougou) autraienÈ une provenance extérieure au:K limites de 1' extension du Sud-{st. 4. Transmission (Analyse préIiminailre - cf . Fig 2 et 3) i I I La figure 2 ci-joinÈe représenite régulièrement visités pendant 1' annpe octobre 1989. Les résultats d'ensemble depuis 1' existence d'OCP En effet, outre la partie qui, chaque année, entachaienE initiale d'OCP ont, à quelques - Sur le flan oriental (Mo, égal à 150 contre des valeurs qui précédentes. Ies ATP globaux dans les points de capture entomologique allant du 1er novembre 1988 au 31 sont les meilleurs jusqu'ici enregisErés centfale Ie flanc exce$t io qui demeure "propre", occidental et le flanc ns près, disparu. les zones "d'ombres" orienEal de I'aire Katra, Kéran, Sota, Alibori), les AT d{ns Ia majorité de cas excédaient t.P sont au pire -'f 4OO, les années' Ë - Sur 1e rebord occidental (Baonrlé, Bagoé, Kankélaba), les ATP n'atteignent pas 100. Leurs valeurs se chiffrent cepe[rdanE enEre 80 ec 95 et cela esE dû à la vague de simulies de réinvasion signalée sous le chapitre 3.2.1. En ce qui concerne Ie Baoulé inférieur, il y a lieu de signaler qp'une transmission locale a été décectée en aval du Pont de Bougouni pendant cette sa[son des pluies. Au poinE de Nzana, les MTP cumulés de juillet à ocEobre inclus s'élèvent à 529. I1 s'agit sans doute d'une transmission passagère très localisée, peut-être sans importance épidémiologique, mais qui doit être considérée comme un signe d'alarme pour une reprise de la surveillance du Baoulé inférieur. I1 doit être rappelé que le poinc voisin de Niagalé a été abandonné en 1986 suite aux résultats satisfaisants qui y étaient enregistrés. Les régions ou on f ivermectine. a noté une transmission correspondent aux foyers traités à Il s'agit des régions de ll't { - Tienfala/Faya (au Mali), - Pendié/Dienkoa (au Burkina - d'Asubende (au Ghana) . Les ATP sont dans chacun des Faso) et cas Iargement supérieurs au seuil de colérabilité ir"lurr non représenEacive du faic de la rareté des simulies à de plus de 800 dans le site voisin de Guéna-Aval). Tienfala ; Fava : Asubende : C. Dienkoa : ce point. On a un A il1 * 500 500 9L6 2tl TP -4- PartouÈ ai1leurs, Ies données sonE sacisfaisantes y compris les régions méridionales oir Ia transmission est en grande partie dùe aux espèces simulidiennes forestières. La Fig 3 indique les ATP dùs aux espèces à soies claires parmi lesquelles il faut compÈer S. squamosum et S. yahense reconnues conme écant de pauvres vecteurs de 1'onchocercose. D.G. Zerbo I &r" Ê't h :I lg'*.."--,- I Gr.aph iques 1 Graphi ques 2 260 REINVASIONS / INFTLTRATIONS a B aganllormntt Joumollo ds coptuæ. h.n.tx{o.(r eôr- l9â9 - Trcltoqt d.r couo d..ou d. l..xtü.loo (riviere Mo - Togo) rud) 240 i 220 : I 200 ; tr Gtt r. À a o ! o) E G r80 t60 140 I l20 - 100 - 80r 60 20 0 I I { 2 J 4 5 _- 85-87 'fa Mois +89 6 I 10 11 12 o89 ü" { REINVASIONS / INFILTRATIONS A MO A MO (riViCrC MO _ TOgO) t""-'llÏîJ,1.'::'L.':",':'turcsh'ô'uorr"' \-- I 120 r10 100 90 80 70 60 50 40 JO 20 r0 rJ0 Tti ,q I E G t, o a À a P -t a 7 ü G I 2 J 5 7B Mois +88 9 l0 ll t2 t 0 d_- 4 -- 85-87 6 o89 i I I I I j i I I I I I I I I I I I I sf ïo it-' It : I Iil.t I .I f I 't lo -t. aô o 'oÈo .g@ -3e cq)(l,l- e€ -! tto.6 $'o(,o '(l,'- +) coo'- =(l,c,P I lf) o(o to o(o 5E'L \o ) Uô =6 v1 6 =ô zo oÉ J z o U ooÉ !,.4 IJ Étszoo F F =) Uô U = =æooÈÀ UÉ z6 o GU É U -F z U = =É(, oÈÀ JoÉF2 oo 6 æUoo Ozo @i -e { I \ tL ,\ ,o 'o ô lo\, I I À .{ '# 't{ ilt -tlrf?' o(0o r rt(/)lrl =u=à^ T E ËËX lrr:o 9 I E E o lr) ir. o o o ( lr) Nr é,'f'- ! .t ! t 't .t E : I E .93,n 3'Eo\ e E 6ËE ,Èo o;o- 3OcD ra.o o) 3q31E -+U = Ea B r =-uu| Pl'q' u olCfl u,E;O q'CYOEË;ToEo.6(L<z: tl ( Il- N citir to 5 ô -tnû @ =ô -90É J z ô ooE oo -o2 IJ É F -oO FF =J ô U = =ÉooE4 UÉ -6 @ G É 5o -F - = =Éoo æè oGF -oo ôG oô -2o I En ii ,1 8l i rl oJ @r -t , o 1 À -.'- ---' \ \_. ,= I * .{ f\_§.i II .l iI J \ |-,l l"_ \ t( ) t l. tI Ii o rr\- oooco )- & ,t 'rd .'!'\ 1 o( ( \ I \_", I /) ,. a r7-1 1. .!' I 1 (i/É \zoPolaiiPoX I t 'r Ors'r-\OOCD véR3^ ( ff § a , I .l C .oEe. 3'; o \F.-ô: oEE ;i8. Ë €c E e3oI9.9oIJ.9 r-l-È--G o oXio Eo'à\J uto! r,o o @.EE@Ü E = iEô c o.q(L<ZY I ro .É IL to 5 Uê -UI 6 =ô -o oUÉ t^ -ô oo æg oo -o -o :J ÉF -oo FF =J @ô @ = - GooGÀ @É - o 4 É =o U -F - 2. -É(, oÈù JoÉtszoo I 6É oô -2o "il @l \ ,e 1!<^ i I ir'II l I ,l t È É. à t- tj I i , i -r l. -* .T '* tJ ,il '-r / (Ei:˧YOOV(rNÿ ^oocoo t. I .1 ,^t- § o lr t ) t t. a ( I ( 3.
Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents
Transmission de l’onchocercose en 1989 : résultats entomologiques préliminaires
Voir le document original
Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.
Texte intégral
Informations clés
Organisation
Organisation mondiale de la santé (OMS)
Type de document
Technical Documents
Source
Organisation mondiale de la santé