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Guide technique pour la surveillance intégrée de la maladie et la riposte dans la région Africaine : Volume 4 – Section 8 et 9

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Le présent volume comprend les sections suivantes du Guide technique pour la Surveillance intégrée de la maladie et la riposte : Section 8 – Contrôler, évaluer, superviser et informer en retour pour améliorer la surveillance et la riposte Section 9 – Surveillance électronique intégrée de la maladie et riposte (eSIMR) Organisation mondiale de la Santé Bureau régional de l’Afrique Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire Brazzaville, République du Congo Centers for Disease Control and Prevention Center for Global Health Division of Public Health Systems and Workforce Development Atlanta, Géorgie, États-Unis d’Amérique Guide technique pour la surveillance intégrée de la maladie et la riposte dans la région Africaine : Volume 4 – Section 8 et 9 WHO/AF/WHE/09/2019 © Organisation mondiale de la Santé, Bureau régional de l’Afrique 2019 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY-NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc- sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci-dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. 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CONTRÔLER, SUPERVISER, ÉVALUER ET INFORMER EN RETOUR POUR AMÉLIORER LE SYSTÈME DE SURVEILLANCE ET DE RIPOSTE ...................................... 1 8.1 Identifier les cibles et les indicateurs ........................................................................... 3 8.2 Contrôler les fonctions de base de la SIMR au niveau districal..................................... 4 8.3 Contrôler la qualité des activités de SIMR au niveau districal ...................................... 7 8.4 Contrôler la qualité des activités de surveillance au niveau communautaire ............. 11 8.5 Encadrement bienveillant et retour d’information en vue de l’amélioration des activités de SIMR ....................................................................................................... 13 8.6 Évaluer l’efficacité de la mise en œuvre du système de SIMR .................................... 18 8.7 Annexes à la section 8 ............................................................................................... 22 Annexe 8A Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau de l’établissement de soins ..................................................................................... 23 Annexe 8B Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau districal ................ 26 Annexe 8C Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau régional ou provincial .................................................................................. 30 Annexe 8D Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau national ............... 33 Annexe 8E Tableau de suivi des indicateurs de performance de la SIMR au niveau de l’établissement de soins ..................................................................... 36 Annexe 8F Tableau de suivi des indicateurs de performance de la SIMR au niveau districal, régional ou provincial ........................................................................................................... 38 Annexe 8G Formulaire type d’enregistrement de la célérité dans l’action et de l’exhaustivité des rapports mensuels adressés par l’établissement de soins au niveau districal .... 40 Annexe 8H Liste de contrôle pour le suivi des activités de SIMR à l’établissement de soins ...... 41 Annexe 8I Modèle de bulletin de santé publique hebdomadaire et mensuel ........................... 43 Annexe 8J Indicateurs du suivi de la mise en œuvre des fonctions de base de la Surveillance intégrée de la maladie et de la riposte ........................................ 46 iv 8.8 Bibliographie ............................................................................................................... 47 9. SIMR ÉLECTRONIQUE ......................................................................................................... 51 9.1 la SIMR électronique dans le cadre de la gestion sanitaire au moyen du système d’information de gestion de la santé ........................................... 51 9.2 la SIMR électronique dans le contexte de la cybersanté ............................................ 52 9.3 Raison d’être de la SIMR électronique ....................................................................... 53 9.4 Avantages de la SIMR électronique ........................................................................... 54 9.5 Grands principes généraux de la mise en place de la SIMR électronique ................... 55 9.6 Processus d’élaboration et de mise en œuvre de la SIMR électronique ..................... 56 9.7 Utiliser la SIMR électronique dans les fonctions de surveillance de base ................... 61 9.8 Rôles et responsabilités à différents niveaux dans le cadre de la notification en temps réel et de la gestion des épidémies/des situations d’urgence .................... 62 9.9 Supervision, suivi et évaluation ................................................................................. 64 9.10 Bibliographie ............................................................................................................. 65 v AAR examens a posteriori AFRO Bureau régional de (l’OMS pour) l’Afrique AWD diarrhée aqueuse aiguë CBIS système d’information à base communautaire CBS surveillance communautaire CDC Centers for Disease Control and Prevention (des États-Unis d’Amérique) CDO responsable du diagnostic au niveau du comté CEBS surveillance communautaire des événements CFR taux de létalité CHA assistants sanitaires communautaires CHO responsable de santé au niveau du comté CHSS superviseur des services de santé communautaires CHT équipe soignante au niveau du comté CHV volontaire en santé communautaire CSO responsable de la surveillance au niveau du comté DDO responsable districal du diagnostic DHIS2 logiciel District Health Information System version 2 DHO responsable de santé au niveau districal DHT équipe soignante au niveau districal DPC département Lutte contre la maladie DSO responsable de la surveillance au niveau districal EBS surveillance des événements eDEWS système électronique d’alerte rapide en cas de maladie EOC centre d’opérations d’urgence EPI équipement de protection individuelle EPR préparation aux situations d’urgence et organisation des secours FHV fièvre hémorragique virale GRC gestion des risques de catastrophe HCF établissement de santé ou formation sanitaire HCW agent de santé HIV/AIDS virus de l’immunodéficience humaine/syndrome d’immunodéficience acquise HMER unités Systèmes d’information de gestion de la santé, Suivi et évaluation, et Recherche HMIS système d’information de gestion de la santé HPO responsable de la promotion de la santé IBS surveillance basée sur les indicateurs IDSR surveillance intégrée de la maladie et riposte IEC information, éducation et communication vi IMC International Medical Corps IMS système de gestion des incidents IPC lutte contre les infections ; lutte anti-infectieuse ; prévention et maîtrise des infections IRC International Rescue Committee JEE évaluation externe conjointe LISGIS Liberian Institute of Statistics and Geo-Information Services (Institut libérien de la statistique et des services de géo-information) MCH santé de la mère et de l’enfant MDR polypharmacorésistance MEF cadre de suivi et d’évaluation MOA Ministère de l’agriculture MOH Ministère de la santé MPI manifestations postvaccinales indésirables MTI Medical Teams International MVE maladie à virus Ebola NGO organisation non gouvernementale NNT tétanos néonatal NSTCC Comité national de coordination technique de la surveillance OIC Responsable par intérim OIM Organisation internationale pour les migrations OMS Organisation mondiale de la Santé PCI Project Concern International PEV programme élargi de vaccination PFA paralysie flasque aiguë PHE événements de santé publique PHEMC Comité de gestion des situations d’urgence de santé publique PoE points d’entrée RRT équipe d’intervention rapide RSI (2005) Règlement sanitaire international (2005) RTA accident de la circulation SARS syndrome respiratoire aigu sévère SCI Save the Children International SFP point focal pour la surveillance SIMEX exercice de simulation STI infections sexuellement transmissibles UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance USPPI urgence de santé publique de portée internationale XDR ultrarésistant ou à bacilles ultrarésistants vii Depuis plus de 20 ans, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique travaille avec ses partenaires techniques dans le but de concevoir et de mettre en œuvre des systèmes intégrés de surveillance de la santé publique et de riposte dans les pays de la Région africaine. La première édition du Guide technique pour la surveillance intégrée des maladies et la riposte (SIMR, 2002) a été largement adoptée et adaptée par les États Membres de la Région. La deuxième édition (2010) a été publiée pour faire face à de nouveaux défis, à savoir la révision du Règlement sanitaire international (RSI, 2005), l’émergence de nouvelles maladies, affections et événements, et l’élaboration de stratégies axées sur la gestion des risques de catastrophe. En outre, il était devenu nécessaire de s’attaquer à la charge des maladies non transmissibles, de renforcer la surveillance communautaire et d’aligner les actions sur les objectifs de renforcement du système de santé au sens large. La flambée épidémique sans précédent de maladie à virus Ebola qui a sévi en 2014 en Afrique de l’Ouest et les autres situations d’urgence sanitaire récentes démontrent que la sécurité sanitaire demeure une priorité pour l’OMS. En effet, la mise en place de systèmes de surveillance solides est le point de départ de la sécurité sanitaire. Cette troisième édition du Guide pour la SIMR décrit ce qui doit être fait à chaque niveau du système de santé afin de détecter et de confirmer les maladies, les affections ou les événements de santé, puis d’organiser la riposte. Le présent Guide devrait être utilisé par : • les travailleurs de santé à tous les niveaux (notamment les responsables de la surveillance, les cliniciens, le personnel de laboratoire et les agents de santé publique) ; • les équipes de santé provinciales et de district ; • les administrateurs de données ; • le point focal national RSI et les autres secteurs qui appliquent le RSI ; • les autorités compétentes aux points d’entrée ; • les vétérinaires et autres agents de santé de la faune ; • les responsables de l’hygiène du milieu ; • les établissements de formation en santé ; • les responsables de la chaîne d’approvisionnement ; • d’autres experts des questions de santé publique, y compris des organisations non gouvernementales (ONG). viii Le présent Guide peut être utilisé comme : • une référence générale pour les activités de surveillance, à tous les niveaux et une référence autonome pour découvrir les responsabilités propres à chaque niveau ; • un ensemble de définitions standards pour les niveaux seuils qui déclenchent des actions de riposte à des maladies spécifiques ; • une ressource utile pour définir les contours de la formation, de la supervision, du suivi et de l’évaluation des activités de surveillance ; • une boussole pour améliorer la détection précoce et la riposte aux maladies à potentiel épidémique. Les États Membres, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis et d’autres parties prenantes concernées ont travaillé en étroite collaboration avec le Secrétariat de l’OMS pour élaborer le présent Guide. À cet égard, je lance un appel à tous pour que la troisième édition du Guide technique pour la SIMR soit mise en œuvre dans le contexte élargi du renforcement des systèmes de santé pour atteindre la couverture sanitaire universelle, ainsi que dans les contextes d’une meilleure coordination entre la surveillance de la santé humaine et animale et les autres secteurs impliqués dans l’approche « Une seule santé », d’une utilisation plus rationnelle des capacités des réseaux de laboratoires dans le cadre de la surveillance et de la riposte, et d’une participation accrue des communautés aux interventions de santé publique. Conscient du fait que la surveillance est un produit de santé publique et une intervention rentable, je formule le vœu que toutes les parties prenantes se mobilisent en vue de la mise en œuvre du présent Guide. Ensemble, nous pouvons offrir à un milliard de personnes une meilleure protection face aux situations d’urgence sanitaire dans la Région africaine. Dre Matshidiso Moeti Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique ix La troisième édition du Guide technique pour la surveillance intégrée de la maladie et la riposte a été préparée par le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire (WHE), avec la participation active des unités chargées de la surveillance des maladies au Bureau régional de l’Afrique (AFRO) à Brazzaville (Congo). La revue technique du document a été assurée par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis et par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). La révision du Guide technique pour la SIMR a pour objet : a) d’aligner le document sur la situation actuelle et sur les besoins des États Membres ; b) d’aligner le Guide sur les objectifs, cibles et autres éléments énoncés dans la stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les situations d’urgence 2016-2020 ; c) de mettre à jour le document en y renseignant des informations actualisées et en tenant compte de nouveaux développements tels que l’apparition et la réapparition de maladies, d’affections et d’événements prioritaires pour la santé publique ; d) d’intégrer les recommandations récentes des groupes d’experts sur le renforcement du RSI (2005) qui s’appuient sur l’approche « Une seule santé » ; e) d’aborder de façon intégrée les stratégies de gestion des risques de catastrophe ; f) de tenir compte des leçons tirées de la flambée épidémique sans précédent de maladie à virus Ebola qui a sévi en Afrique de l’Ouest, de l’éradication de la poliomyélite et de la gestion d’autres crises humanitaires ; g) de tirer parti des progrès technologiques et d’exploiter les possibilités offertes par Internet et la téléphonie mobile pour étendre la mise en œuvre de la surveillance communautaire des événements en temps réel (CEBS), grâce à des plateformes solides adossées sur le système d’information géographique (SIG) ; h) de généraliser d’autres systèmes de surveillance électronique et d’intégrer de nouvelles façons de renforcer les capacités à l’aide des outils d’apprentissage en ligne de la SIMR. Dans le cadre de la planification de la mise à jour de ces lignes directrices, les équipes qui ont préparé les première et deuxième éditions du Guide technique pour la SIMR ont été sollicitées pour des suggestions et des conseils visant à améliorer les recommandations issues de ces deux premières éditions. La présente révision s’appuie sur l’expertise technique de plus de 100 experts de la surveillance et de la lutte contre la maladie à l’OMS, dans les CDC et dans les Ministères de la santé des pays africains qui ont conçu et produit les première et deuxième éditions du Guide technique pour la SIMR. Le processus de révision a consisté en une consultation interne à l’OMS, suivie par une consultation élargie menée dans le cadre d’une série de réunions avec divers partenaires et États Membres. En outre, le groupe de travail sur la SIMR a été constitué pour accompagner ce x processus de révision. Le projet final a fait l’objet d’un examen collégial au sein du groupe de travail spécial, et une dernière réunion consultative des partenaires a eu lieu en mars 2018. La révision du Guide technique a bénéficié d’une subvention de coopération du Bureau de l’USAID pour l’Afrique (USAID/AFR), basé à Washington, D.C. Compilé et édité par : Dr Ibrahima Soce Fall, MD, PHD Directeur régional pour les situations d’urgence, AFRO OMS/WHE, Brazzaville (Congo) Dr Zabulon Yoti, MD, MPH Coordonnateur technique OMS/WHE, Brazzaville (Congo) Dr Ali Ahmed Yahaya, MD, MPH Administrateur de programme OMS/WHE/CPI, Brazzaville (Congo) Dr Mamoudou Djingarey, MD, MPH Programme Manager OMS/WHE/IHM, Brazzaville (Congo) Dr Ambrose Otau Talisuna, MD, PHD Conseiller régional, RSI/GHS OMS/WHE/CPI, Brazzaville (Congo) Dre Soatiana Rajatonirina, MD, MPH Médecin, SIMR OMS/WHE/CPI, Brazzaville (Congo) Dre Janneth Maridadi Mghamba, MD, MSc (Épidémiologiste) Consultante OMS/WHE/CPI, Brazzaville (Congo) Helen Perry, PhD Consultante xi Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique remercie les personnes dont les noms suivent, qui ont contribué à la préparation de ce document révisé en examinant les premières moutures et en formulant des observations constructives : Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique Organisation mondiale de la Santé (OMS) Dr Christopher S. Murrill Dre Olga Henao M. Victor Etuk Mme Michelle Sloan Dre Stephanie Salyer Dre Nuha Mahmoud, IDSR/WCO Libéria Dr Njuguna Charles Kuria, IDSR/WCO Sierra Leone Dr Wamala Joseph Francis, DPC/WCO Soudan du Sud Dre Grace Saguti, DPC/WCO République-Unie de Tanzanie M. Komakech Innocent, WHE/WCO Ouganda Dr Clement Peter, DPC/WCO Nigéria Dre Ishata Conteh, EMO/WHE Dre Mary Stephen, IHR/CPI/WHE Mme Sakuya Oka, COM/WHE Dr Patrick Abok, EMO/WHE Dr Boukare Bonkoungou, Formation/CPI/WHE Dr Xu Honghi, HIK/HSS Dr Lokombe Tarcisse Elongo, SDS/HSS Dr Sheick Oumar Coulibaly, HTI/HSS Dr Nino Dal Dayanghirang, SDS/HSS M. Derrick Muneene, HIK/HSS Dr Jason Mwenda Mathiu, IVD/FRH Dr André Arsène Bita Fouda IVD/FRH Dr Balcha Girma Masresha, IVD/FRH Dre Gaya Manori Gamhewage, IHM/WHE Dr Alexandre Tiendrebeogo, NTD/CDS Dr Andrew Seidu Korkora, CDU/CDS Dre Noémie Yetema Nikiema, CDU/CDS Dre Olufunmilayo Lesi, CDU/CDS M. Hani Farouk Abdel Hai Mohamed, ORD/PEP Dre Maria Van Kerkhove, IHM/WHE Dre Katelijn Vandemaele, GIP/IHM/WHE Dre Asheena Khalakdina, PAT/IHM/WHE Dre Erika Garcia, PAT/IHM/WHE Dre Eve Lackritz, PAT/IHM/WHE Dr Eric Gérard Georges Bertherat, PAT/IHM Dr Sergey Romualdovich Eremin, AMR/SUV Dr José Guerra, PCB/CPI/WHE Dr Pierre Nabeth, CPI/WHE Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) Mme Andrea Long-Wagar Mme Sylvia Alford Mme Kristina Celentano Dre Kendra Chittenden Dr Andrew Clements Mme Ellyn Ogden Mme Kama Garrison Dre Linda Mobula Dre Sarah Paige M. Anton Schneider Mme Angela Wang Partenaires techniques Dre Olivia Namusisi, AFENET Dre Hasifa Bukirwa, AFENET Dr Donewell Bangure, CDC africain Dr Charles Bebay, FAO États Membres/Ministère de la santé Dr Dzotsi Emmanuel, Ghana Dr Nagbe Thomas, Libéria Mme Ntsoaki Mokete, Lesotho M. Sebastian Yennan, Nigéria M. Roland Mohamed Conteh, Sierra Leone Dre Naomi Adeline, Seychelles M. Mathew Tut Moses Kol, Soudan du Sud Dr Georges Cosmas Kauki, République-Unie de Tanzanie Dre Salma Masauni, Zanzibar Dre Anne Nakinsinge, Ouganda xii 1 Le contrôle des systèmes de surveillance et de riposte désigne le suivi systématique et permanent des activités de surveillance programmées (par exemple, la transmission rapide des rapports), tandis que l’évaluation, qui est périodique (notamment annuelle) détermine dans quelle mesure les objectifs de surveillance et de riposte ont été atteints. Le suivi et l’évaluation permettent tous deux de comprendre si le système est efficace. L’évaluation régulière de l’information, par exemple à la fin d’une année donnée, permet aux responsables de la supervision de déterminer si les objectifs de surveillance et de riposte ont été atteints et si les résultats ont la qualité escomptée. La supervision permet aux responsables de la supervision et aux professionnels de la santé de travailler ensemble pour examiner les progrès accomplis, recenser les problèmes, déterminer les causes des problèmes et préparer des solutions concrètes. Il est établi qu’une supervision et un retour d’information permanents contribuent à améliorer les résultats des systèmes nationaux de surveillance des maladies. La présente section décrit la manière de suivre systématiquement et d’évaluer chaque année les résultats des systèmes de surveillance ainsi que des programmes particuliers de prévention et de lutte contre les maladies ou des événements de santé publique. L’accent sera mis sur les fonctions de surveillance de base décrites dans la partie « Introduction », et la section montrera aussi le rôle clé de la supervision et du retour d’information dans l’amélioration des systèmes de surveillance et de riposte. Le suivi systématique des systèmes de SIMR permet notamment : a) de suivre l’avancement de l’exécution des activités programmées et de s’assurer que les objectifs arrêtés seront atteints dans les délais ; b) de suivre les progrès dans l’amélioration des indicateurs ciblés de la qualité et des caractéristiques du système, comme la célérité dans l’action et l’exhaustivité des rapports ; c) de recenser les problèmes systémiques pour y remédier en temps voulu ; d) de s’assurer que tous ceux qui appliquent le système sont responsables et rendent compte des activités qui leur sont dévolues ; et e) de veiller à ce que les acteurs concernés puissent recevoir l’information sur la mise en œuvre du système de surveillance. 2 L’évaluation du système de surveillance permet notamment : a) de s’assurer que le système de surveillance atteint les objectifs pour lesquels il a été mis en place ; b) de documenter la situation du système de surveillance et l’évolution de ses résultats ; c) de générer des données factuelles sur la base desquelles les objectifs de la surveillance, la stratégie de mise en œuvre et les activités prévues peuvent être modifiés ; d) de planifier l’allocation des ressources ; e) d’expliquer les réussites et les échecs du système ; et f) de formuler des recommandations spécifiques pour améliorer le système. Le retour d’information après l’activité de supervision permet notamment : a) de renforcer les efforts de participation du personnel de santé au système de surveillance ; b) de motiver ceux qui ont fourni les données, ce qui entraîne un respect accru de l’obligation de notification ; c) d’améliorer la qualité des données fournies par ceux qui les collectent ; d) de renforcer les interventions de santé publique programmées ; e) de compléter la planification des interventions appropriées ; et f) de renforcer la communication et le travail d’équipe. La section 3 du présent guide montre comment chaque mois, le personnel de santé chargé de la surveillance au niveau de l’établissement de soins et du district étudie et analyse les données rapportées durant le mois. Des conclusions sont tirées sur les aspects suivants : a) la célérité dans l’action et l’exhaustivité des rapports émanant de chaque niveau ; b) la qualité des activités systématiques de prévention et de lutte menées, de sorte que lorsque des problèmes sont détectés, les districts y apportent les solutions appropriées. La même information peut être utilisée pendant la supervision pour le suivi systématique et l’évaluation annuelle de : a) la célérité dans l’action dans la notification des maladies, affections ou événements à déclaration immédiate ; b) les enquêtes sur les épidémies et les ripostes ; et c) la communication systématique des données sommaires. 3 Lorsque des problèmes sont décelés dans le système de surveillance et de riposte, des mesures peuvent être prises pour le renforcer. En partageant avec les professionnels de la santé les impressions sur leur application des mesures correctives identifiées, il est plus que probable que les effets des résultats escomptés seront visibles. Par exemple, les données de suivi mensuelles peuvent être utilisées pour faire une évaluation à la fin de l’année, et les questions suivantes peuvent être posées dans le cadre d’une évaluation : a) Les objectifs de surveillance des activités existantes sont-ils atteints ? b) Les données de surveillance ont-elles été utilisées pour prendre une mesure de santé publique ? c) Les activités de surveillance, de laboratoire et de riposte ont-elles influencé l’issue des événements de santé dans le district ? Utiliser des indicateurs s’avère efficace pour mesurer le degré de réalisation d’un programme ou d’une activité particulière. Les indicateurs sont des signes de progrès – ils sont utilisés pour déterminer si le programme ou l’intervention est en passe d’atteindre ses objectifs et son but. Cette réalisation est ensuite comparée aux normes de performance globales recommandées. Au-delà des normes de performance, il existe des indicateurs de surveillance propres à des maladies qui peuvent être utilisés pour contrôler la qualité du système de surveillance, comme pour la paralysie flasque aiguë (PFA) et la rougeole par exemple. Les indicateurs sont aussi utilisés pour évaluer les résultats du système de surveillance, afin de vérifier s’il atteint ses cibles et objectifs. À titre d’exemple, l’objectif d’un district peut être d’atteindre 100 % de rapports transmis au bout d’une période donnée. Un indicateur peut être défini pour mesurer le nombre ou le pourcentage d’établissements qui transmettent des rapports. Ce pourcentage est ensuite comparé avec le but ou l’objectif visé, et peut être utilisé pour évaluer les progrès et, partant, la qualité d’un service ou d’une activité donnée. 8.1.1 Utiliser les indicateurs conformément aux objectifs nationaux et à des plans précis Utiliser les indicateurs conformément à des objectifs nationaux et des plans précis afin d’améliorer la surveillance intégrée des maladies et les activités de riposte dans un district. Choisir les indicateurs qui cadrent le plus avec le plan districal d’amélioration de la surveillance durant l’année en cours, et qui fourniront des informations que le district peut utiliser. 4 8.1.2 Choisir les données pour les indicateurs de mesure Après avoir choisi les indicateurs pertinents, préciser le numérateur et le dénominateur. À titre d’illustration, si l’objectif d’un district est que toutes les formations sanitaires notent les lignes des tendances pour ce qui concerne certaines maladies prioritaires, le numérateur et le dénominateur se définiront ainsi qu’il suit : Indicateur : la proportion d’établissements de soins dans le district qui notent les lignes des tendances des maladies prioritaires. Numérateur : le nombre d’établissements de soins qui notent les lignes des tendances des maladies prioritaires. Dénominateur : Le nombre total d’établissements de soins que compte le district. 8.1.3 Veiller à la disponibilité des sources de données Chaque niveau s’assure que le niveau qu’il supervise dispose des sources de données décrites ci-après. Ainsi, le niveau national disposera des données provenant des niveaux districal et régional ou provincial pour mener les activités de contrôle requises. Tableau 8.1 : Types de sources de données à différents niveaux Source des données Établissement de soins District Provincial ou régional National Tableau de suivi des indicateurs (des tableaux types sont présentés à l’annexe 8A) X X X X Registre des consultations externes X Registre des hospitalisations X Fiches de notification de l’établissement de soins X Fiches de notification à partir des cas ou d’une fiche descriptive X X X X Rapport d’enquête sur l’épidémie X X X X Registre des suspicions d’épidémie et des rumeurs X X X X Rapports de supervision émanant du district ou de la province ou région X X X Rapports de laboratoire reçus X X X X 5 Les indicateurs des fonctions de base évaluent les processus et les réalisations du système de surveillance. Dans la partie « Introduction », les fonctions de surveillance de base ont été décrites et l’on peut donc se référer au tableau des fonctions de surveillance de base pour chaque niveau. Cette sous-section présente les principaux indicateurs aux différents niveaux, en ce qui concerne les fonctions de base. Ici, les fonctions de base sont brièvement décrites, mais elles sont présentées de façon plus détaillée dans l’annexe 8A-D, où les indicateurs de chaque fonction de base sont définis. Les fonctions de base sont les suivantes : a) Identifier les cas et les événements de santé publique i) La détection des cas est le processus d’identification des cas et des épidémies. Elle peut intervenir par le système sanitaire formel, les systèmes sanitaires privés ou des structures communautaires. Il est important pour la détection des cas et des épidémies d’avoir des définitions de cas ainsi qu’un système de vérification des rumeurs efficace. Une fois qu’un cas a été identifié, il doit être consigné dans un registre (registre des consultations externes ou des hospitalisations, registre des cas cliniques, etc.). Dans bon nombre de pays, c’est à partir de ces registres que les agents de santé extraient les données de la SIMR pour les maladies prioritaires. ii) Des indicateurs de suivi doivent être définis pour contrôler cette fonction de surveillance essentielle. Ces indicateurs pourraient par exemple être les suivants : • La proportion d’établissements de soins ayant des registres normalisés d’enregistrement des maladies. Une évaluation plus poussée peut aussi être réalisée pour examiner la validité et la qualité de l’information enregistrée ainsi que les facteurs qui agissent sur la fonction d’enregistrement. • La proportion d’établissements de soins employant les définitions de cas standard pour identifier les cas des maladies prioritaires visées par la SIMR. b) Notifier les cas et les événements i) La notification désigne le processus par lequel les données de surveillance se transmettent à travers le système de surveillance, de leur point de production au niveau immédiatement supérieur. ii) Elle désigne aussi le fait de rendre compte d’une épidémie suspectée ou confirmée et de notifier toute urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) en vertu du RSI, à l’aide de l’instrument de décision présenté dans la section 2. iii) Il peut exister différents systèmes de notification, qui dépendront du type de données et d’information notifiées, du but et de l’urgence de relayer ces données/cette information , et du lieu où se fait la notification. iv) Il est crucial de transmettre les données en temps voulu pour que la célérité dans l’action de la détection de l’épidémie et de la riposte empêche toute propagation de la 6 flambée. Cela étant, les établissements de soins doivent tout mettre en œuvre pour soumettre leurs rapports à temps, tel que le prescrivent les directives nationales. v) Des exemples d’indicateurs pour cette fonction de surveillance de base peuvent être notamment les suivants : • La proportion de rapports de surveillance exhaustifs transmis en temps voulu au district. • La proportion de cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives. c) Analyser et interpréter les données i) L’analyse des données est le processus systématique par lequel les données sont examinées pour en extraire l’information pertinente qui étayera toute intervention de santé publique appropriée menée en temps voulu. ii) Les données de surveillance doivent être analysées de façon systématique et les informations extraites doivent être interprétées pour être utilisées dans les interventions de santé publique. iii) Les capacités d’analyse systématique et d’interprétation des données doivent être développées et entretenues pour ce qui concerne les données épidémiologiques et de laboratoire. iv) Des exemples d’indicateurs pouvant être utilisés pour contrôler ces analyses sont notamment les suivants : • La proportion de maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire existe. • La proportion de districts qui rapportent les données de laboratoire concernant des maladies visées par la surveillance. d) Enquêter et confirmer les suspicions de cas ou d’épidémies i) La confirmation des cas ou des épidémies dépend de la capacité épidémiologique et des laboratoires en la matière. ii) La capacité de confirmation des cas est renforcée par de meilleurs systèmes d’orientation-recours, les réseaux et les partenariats. Cela suppose de pouvoir assurer convenablement le prélèvement, l’emballage et le transport des échantillons. iii) Les mécanismes internes et externes de contrôle de la qualité jouent un rôle important dans la confirmation des cas ; ils permettent de veiller à la validité et la fiabilité des résultats des tests. iv) Des exemples d’indicateurs de suivi de cette fonction essentielle peuvent être notamment les suivants : • La proportion de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau districal dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique. 7 • La proportion d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes et pour lesquelles l’on dispose des résultats de laboratoire. e) Se préparer i) La préparation face aux épidémies désigne le niveau de préparation ponctuel permettant d’affronter une éventuelle flambée et elle suppose les éléments suivants : l’élaboration de plans de préparation ; la constitution des stocks ; la désignation d’installations d’isolement ; et la mise en réserve de ressources pour la riposte à l’épidémie. ii) Des exemples d’indicateurs pouvant être utilisés pour contrôler l’état de préparation sont notamment les suivants : • La proportion d’établissements de soins ayant stocké les articles essentiels (par exemple, EPI, kits de prélèvement des échantillons, formulaires d’investigation des cas, solutions intraveineuses, kits thérapeutiques) pour une éventuelle riposte. • La proportion de districts ayant élaboré des plans de préparation aux situations d’urgence et de riposte. f) Riposter i) Les systèmes de surveillance de la santé publique sont d’autant utiles qu’ils fournissent des données qui étayent des interventions de santé publique et les activités de lutte appropriées. La capacité de réaction aux épidémies et menaces naissantes à la santé publique détectées doit être évaluée dans le cadre d’un système d’alerte rapide. Cette évaluation peut être réalisée à la suite d’activités importantes de riposte et d’endiguement d’une épidémie, afin de documenter la qualité et l’impact de l’intervention de santé publique et des activités de lutte s’y rapportant. ii) Des exemples d’indicateurs de suivi de la riposte sont notamment les suivants : • La proportion de districts comptant des comités intersectoriels de préparation aux situations d’urgence de santé publique et de riposte opérationnels. • La proportion de districts comptant des équipes d’intervention rapide dans les situations d’urgence de santé publique opérationnelles. • Le taux de létalité de la maladie à potentiel épidémique signalée. g) Rétroinformer i) Le retour d’information est un processus de réaction aux effets ou au résultat d’une intervention qui permet de modifier l’intervention suivante. C’est une fonction importante dans tout système de surveillance. Le point 8.5.2 de la présente section décrit en détail les modes de retour d’information qui peuvent être utilisés pour améliorer la mise en œuvre de la SIMR. ii) Des exemples d’indicateurs de retour d’information sont notamment les suivants : 8 • La proportion de districts produisant régulièrement des bulletins épidémiologiques. • La proportion de bulletins ou de rapports de rétroinformation émanant du niveau national (lors de l’évaluation du retour d’information du niveau national vers les niveaux inférieurs). • La proportion d’établissements de soins ayant reçu ne serait-ce qu’une visite de supervision dans le cadre de l’appui technique à la SIMR au cours du trimestre précédent. Le niveau de qualité du système de surveillance se définit par des caractéristiques telles que : a) l’exhaustivité ; b) la célérité ; c) l’utilité ; d) la sensibilité ; e) la valeur prédictive positive ; f) la spécificité ; g) la représentativité ; h) la simplicité ; i) la flexibilité ; j) l’acceptabilité ; et k) la fiabilité. La qualité du système de surveillance doit être évaluée de temps à autre à l’aide de ces indicateurs. Les caractéristiques de la surveillance peuvent être évaluées par des méthodes quantitatives et qualitatives. Certains des outils qui peuvent être utilisés pour évaluer les systèmes de surveillance de façon complète sont, entre autres : la version actualisée du Bulletin hebdomadaire de morbidité et de mortalité ; les directives actualisées pour l’évaluation des systèmes de surveillance de la santé publique, produits par les Centers for Disease Control and Prevention (des États-Unis d’Amérique) ; et le cadre d’évaluation des systèmes de surveillance REMARQUE : certes, tous les indicateurs des fonctions de base de la SIMR sont importants, mais le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique mesurera la performance globale des fonctions essentielles de la SIMR dans les pays à l’aide des 14 principaux indicateurs de performance décrits à l’annexe 8J. 9 de la santé publique pour la détection rapide des épidémies (CDC,2001). Les pays qui mettent déjà en œuvre un programme de formation à l’épidémiologie de terrain ou un programme d’épidémiologie appliquée équivalent, devraient faire appel aux résidents pour aider à évaluer les systèmes de surveillance et de riposte dans le cadre de la SIMR ainsi que d’autres systèmes de surveillance des maladies. 8.3.1 Contrôler la célérité dans l’action et l’exhaustivité des rapports mensuels Un indicateur important de la bonne qualité d’un système de notification est la célérité dans l’action et l’exhaustivité des rapports à chaque niveau. Lorsque les rapports sont envoyés et reçus en temps voulu, les chances sont plus grandes de détecter les problèmes et d’y remédier de façon prompte et efficace. Si d’aventure les rapports sont incomplets, alors les informations qu’ils contiennent ne peuvent pas décrire le problème, et s’ils arrivent en dehors des délais ou s’ils n’arrivent pas du tout, les informations globales du district concerné (ou de toute autre zone administrative) ne seront pas exactes. Dans ce cas, des épidémies peuvent passer inaperçues, et des occasions de résoudre des problèmes de santé publique seront manquées. 8.3.1.1 Promptitude La seule mesure qui importe le plus en matière de promptitude est de savoir si les données ont été communiquées à temps pour que les investigations soient lancées et des mesures de contrôle appliquées. La célérité dans l’action dans la transmission des rapports doit être mesurée par rapport aux normes définies par chaque pays, conformément aux délais fixés par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Les aspects importants concernant les délais de communication dans un système de surveillance d’une maladie transmissible sont les suivants : • la célérité dans l’action de la notification immédiate, c’est-à-dire dans un délai de 24 heures ; • la célérité dans l’action des rapports hebdomadaires ; et • la célérité dans l’action des rapports mensuels. a) Contrôler la détection et la notification des maladies ou événements à déclaration immédiate Contrôler dans quelle mesure le système est capable de détecter les maladies ou événements à notification immédiate. Contrôler l’intervalle entre l’apparition du premier cas connu et le moment où le cas a été vu à l’établissement de soins. Un intervalle trop long compromettra gravement le résultat sanitaire des patients et agira sur la propagation de l’épidémie. Les autres intervalles à contrôler dans le cas des maladie à déclaration immédiate sont le délai de notification de la communauté à l’établissement de soins et son district (dans les 24 heures 10 suivant l’apparition de la maladie) ; de l’établissement de soins au district (délai de 24 heures) ; et du franchissement du seuil épidémique au moment du lancement d’une intervention concrète (délai de 48 heures). b) Promptitude des rapports hebdomadaires et mensuels Si les dates auxquelles les rapports sont reçus sont systématiquement enregistrées et examinées, l’efficacité du système peut être aisément mesurée tous les mois dans le cadre de l’analyse des données systématiques et de celles se rapportant à des cas. Un outil de contrôle, tel que celui décrit à l’annexe 8G, peut être utilisé pour vérifier la célérité dans l’action au niveau districal. Par exemple, les informations sur les rapports reçus peuvent servir à : • déterminer combien d’unités déclarantes ont soumis des rapports telle semaine ou tel mois par rapport au nombre d’unités censées communiquer des rapports ; • identifier les unités qui ont communiqué des rapports ; et • déterminer combien de rapports mensuels ont été transmis à temps. Veiller à impartir des délais à chaque niveau pour un suivi efficace. 8.3.1.2 Exhaustivité L’exhaustivité dans le contexte de la surveillance peut revêtir plusieurs dimensions et englober les éléments suivants : a) Exhaustivité des sites de notification soumettant des fiches de surveillance : L’exhaustivité des sites de notification désigne le nombre de ces sites ayant transmis des rapports de surveillance, quel que soit le moment de leur communication. Mesurer l’exhaustivité des sites de notification pour chacun des rapports de surveillance peut : i) permettre l’analyse des tendances en termes de complétude des notifications pour chaque rapport de surveillance sur une période donnée ; et aider à déterminer la performance de chaque site ; et ii) déclencher une autre investigation du fait de la mauvaise performance, et éventuellement aider à trouver des solutions pour améliorer la performance. b) Exhaustivité dans la notification des cas L’exhaustivité dans la notification des cas correspond à l’adéquation entre le nombre de cas signalés et le nombre réel de cas. On la détermine par exemple en comparant le nombre d’affections devant être déclarées qui ont été effectivement notifiées au niveau immédiatement supérieur (au cours d’une période donnée) avec le nombre de cas noté dans le registre des malades sur la même période. 11 c) Exhaustivité des données de la surveillance L’exhaustivité des données de la surveillance correspond à l’adéquation entre les données requises et celles qui sont communiquées. Les questions ci-après sont utiles pour déterminer la complétude des données de la surveillance et ses répercussions sur les interventions de santé publique : i) Toutes les données sur chaque variable requis dans une fiche de surveillance sont-elles collectées, enregistrées, validées et compilées ? ii) Sinon, quels sont les variables qui ne font pas l’objet d’une collecte systématique et quels sont les problèmes que pose leur collecte ? iii) Quelle est l’incidence de l’absence de certaines données sur la qualité des données de la surveillance ? iv) Comment ce problème peut-il être résolu ? 8.3.1.3 Relever les problèmes et prendre des mesures Si le contrôle établit qu’un établissement de soins ou toute autre unité déclarante n’a pas transmis de rapport, ou si le rapport n’a pas été transmis dans les délais, le point focal de la surveillance dans l’établissement de soins doit être contacté. Collaborer avec le membre du personnel désigné pour identifier la source du problème et trouver ensemble des solutions (par exemple, déterminer si la provision de fiches est suffisante ou s’il est possible de recourir à un autre moyen de notification, comme les messages textes ou radio). Expliquer au personnel de l’établissement de soins les avantages qu’il y a à recueillir des données de qualité et à les communiquer en temps voulu. Cela peut les aider, par exemple, à détecter les épidémies, à améliorer la planification des médicaments et des provisions, et à mieux gérer globalement la formation sanitaire. Demander en outre si l’établissement compte un nouveau membre du personnel qui n’a pas encore été informé de la procédure de notification ; ou encore, déterminer si le personnel de l’établissement de soins reçoit des informations en retour sur les rapports produits, et si l’établissement dispose de ressources pour donner suite aux informations reçues. Réfléchir avec l’unité déclarante pour trouver des solutions qui permettent d’améliorer la situation. Expliquer que, lorsque les informations sont complètes, le district peut aider plus efficacement le personnel sanitaire à planifier et mettre en œuvre les interventions. Ainsi, si le problème réside dans le manque de provisions, le district peut utiliser l’information contenue dans le rapport pour plaider auprès des niveaux supérieurs dans le système. 12 8.3.1.4 Rendre compte de la célérité dans l’action et de l’exhaustivité aux autres niveaux Lorsque les rapports systématiques ou les fiches descriptives du nombre de cas sont transmis au niveau provincial, régional ou national, y intégrer aussi des informations pertinentes sur la célérité dans l’action et l’exhaustivité. Cela permettra notamment à ces autres niveaux de comprendre la situation plus clairement et d’évaluer la qualité des données communiquées. Par exemple, si le rapport adressé au niveau national indique que deux cas de rougeole ont été détectés au cours du mois, il doit aussi indiquer le nombre d’établissement de soins qui ont fait des notifications. Il sera ainsi utile aux autres niveaux de savoir au moment de faire leur évaluation que pour les deux cas signalés, seuls 20 % et non 100 % des unités ont fait la notification requise. 8.3.2 Contrôler les autres caractéristiques permettant de mesurer la qualité du système de SIMR Certaines autres caractéristiques clés sont présentées dans le tableau ci-dessous et peuvent être utilisées pour mesurer la qualité des systèmes de surveillance lors d’évaluations périodiques (Tableau 8.2). Voir la liste complète des caractéristiques dans le cadre actualisé d’évaluation des systèmes de surveillance. 13 Tableau 8.2 : Récapitulatif des autres caractéristiques servant à l’évaluation de la qualité des systèmes de surveillance Caractéristique Définition Exemples de questions pouvant être posées dans l’évaluation Utilité Indique si le système de surveillance a pu contribuer aux initiatives de prévention et de lutte, ou s’il a aidé à mesurer la performance Ex. Utilité des données de la surveillance dans un système d’alerte rapide Le système, c’est-à-dire le système d’alerte rapide, est-il capable de détecter promptement les épidémies ? Exemple : Un système utile doit montrer au fil du temps qu’une certaine intervention menée a eu les effets escomptés. Dans un programme de lutte contre le paludisme, les données chronologiques recueillies peuvent montrer si la moustiquaire imprégnée d’insecticide a permis de réduire l’incidence du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. Simplicité La simplicité renvoie à la structure du système et à sa facilité d’exécution aussi bien du point de vue de l’utilisateur final que des utilisateurs aux niveaux supérieurs. Le système est-il simple ? Ex. la définition de cas standard est- elle simple ? Comporte-t-il plusieurs structures de notification ? Exemple : Un agent de santé doit par exemple notifier le district, ainsi qu’un autre programme vertical dont la maladie concernée relèverait. Acceptabilité L’acceptabilité du système indique la volonté du personnel chargé de la surveillance d’utiliser le système, et celle des utilisateurs finaux d’accepter et d’utiliser les données générées par le système Quel est le taux de participation des sites de surveillance ? Quel est le niveau d’exhaustivité des rapports ? Exemple : le nombre d’établissements de soins transmettant leurs rapports en temps voulu Représentativité La représentativité indique dans quelle proportion les cas signalés rendent compte de la présence et de la répartition de l’ensemble des cas au sein de la population surveillée. Le système couvre-t-il toutes les zones géographiques pour assurer que tous les cas sont bien pris en compte ? NB : Un bon système doit pouvoir couvrir toute la population, les personnes marginalisées incluses. Qualité des données La qualité des données renvoie à la complétude et la validité des données enregistrées dans le système de surveillance de la santé publique. Pour juger de la complétude, il suffirait de regarder le pourcentage de « Je ne sais pas » ou de « vides » en réponse aux questions figurant dans les fiches de surveillance NB : La validité dépend de la qualité des données. Les systèmes sujets aux erreurs et les données fréquemment mal mesurées peuvent empêcher la détection de tendances inhabituelles. Pour en savoir plus sur les autres caractéristiques mentionnées plus haut mais non traitées ici, voir Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (2001). Updated guideline for evaluating public health surveillance systems. MMWR: 50 (RR-13); 1–35. 8.4.1 Contrôler la surveillance communautaire des événements Il est tout aussi important de contrôler un système de surveillance communautaire qu’un système dans un établissement de soins, dans les districts et les régions. Les agents de santé communautaires, les points focaux communautaires ou les volontaires participant au système doivent en comprendre les avantages, et savoir que leur contribution est précieuse et peut aider à améliorer ou à adapter le système pour mieux servir la communauté. Les impressions des volontaires et de la communauté sur la qualité constituent un élément fondamental qui permet de contextualiser et de comprendre les données quantitatives de la surveillance communautaire. Un système doit être mis en place dès le départ pour recueillir les 14 réactions de la communauté et des volontaires, et l’un ou plusieurs des modèles ci-après peuvent être adoptés : a) Réunions communautaires publiques régulières au cours desquelles tous les problèmes sont relevés et résolus ; b) Discussions de groupe avec les volontaires ou les chefs des communautés ; c) Mise à disposition de boîte(s) destinée(s) à recevoir les suggestions et les plaintes des membres de la communauté ; d) Désignation d’un ou de plusieurs représentants de la communauté pour recueillir les réactions et les plaintes ; et e) Plateformes de communication dans les téléphones mobiles, dont peuvent se servir les volontaires communautaires pour faire part des réactions. Il devrait aussi y avoir des mécanismes d’analyse et de contrôle communautaires des données, dans le cadre desquels les communautés sont encouragées à analyser elles-mêmes les données. Les communautés peuvent aussi recevoir du matériel de base pour noter le type d’apparition qu’elles signalent et les mesures qui en résultent, et noter aussi les épidémies ou événements survenus mais qui n’ont pas déclenché d’alertes, afin que les déclencheurs puissent être réglés. Certains des indicateurs de performance énumérés plus bas (Tableau 8.3) sont des exemples d’indicateurs appliqués à la surveillance communautaire. Tableau 8.3 : Exemples d’indicateurs appliqués à la surveillance communautaire Nombre d’alertes détectées Une alerte est une information officieuse sur une maladie, une affection ou un événement, importante pour la santé publique et qui peut être vraie ou imaginaire Nombre d’alertes détectées par point focal de la surveillance communautaire Rapports de la surveillance communautaire Proportion d’alertes auxquelles des réponses ont été apportées dans un délai de 24 heures à 48 heures Numérateur : le nombre d’alertes auxquelles on a répondu à temps. Dénominateur : Nombre total d’alertes détectées par point focal de la surveillance communautaire NB : répondre aux alertes s’entend de la visite de l’établissement de soins le plus proche pour l’investigation des cas, la prise en charge des cas, la promotion de la santé, la sensibilisation de la communauté et la distribution de matériel (la définition doit correspondre au plan d’intervention) Nombre d’alertes auxquelles des réponses ont été apportées dans un délai de 24 heures à 48 heures divisé par le nombre total d’alertes signalées Rapports de la surveillance communautaire et rapports sur les interventions Proportion d’alertes qui sont des événements avérés Nombre de vrais événements détectés Nombre total de vrais événements détectés divisé par le nombre total d’alertes signalées Rapports de la surveillance communautaire et rapports sur les interventions 15 8.5.1 Encadrement bienveillant La supervision bienveillante est un processus qui aide à améliorer la performance. La supervision n’est pas une inspection. Au contraire, une bonne supervision vise plutôt à pérenniser les services jugés de qualité, et non à relever les insuffisances. Dans un bon système d’encadrement bienveillant, les responsables de la supervision et les professionnels de la santé travaillent ensemble pour examiner les progrès accomplis, recenser les problèmes, déterminer les causes de ces problèmes et préparer des solutions concrètes. a) S’assurer que les descriptions des postes du personnel chargé de la surveillance ainsi que les procédures opérationnelles normalisées sont disponibles Les descriptions de poste et les procédures opérationnelles servent de base à la supervision et l’évaluation de la performance. Étudier les descriptions de poste et les procédures opérationnelles des agents de santé qui ont un rôle à jouer dans le système de surveillance et de riposte. S’assurer que la description de poste indique : i) les tâches de surveillance à effectuer ; ii) le supérieur hiérarchique du membre du personnel concerné ; et iii) le champ d’intervention défini ainsi que les procédures opérationnelles qui sont appliquées dans la pratique. d) Préparer un plan de supervision Indiquer les cibles de la surveillance et de la riposte dans le plan global de supervision d’un district. À titre d’exemple : i) décider de la fréquence de contrôle de la performance des agents de santé. Ainsi, un district peut décider d’effectuer une visite de supervision au moins 4 fois par an dans chaque établissement de soins. Dans certains pays, la disponibilité des ressources permet d’organiser des visites de supervision plus fréquentes (notamment tous les mois) ; ii) demander aux responsables de la supervision dans les établissements de soins de planifier les activités de supervision qu’ils entendent mener au cours de l’année à venir au sein de leurs propres formations sanitaires, et dans les sites communautaires ressortissant à l’établissement concerné ; iii) veiller à la disponibilité des moyens de transport pour la supervision et pour les activités de surveillance qui en demandent. Par exemple, coordonner les déplacements 16 ou la logistique pour les visites de supervision de la surveillance avec les visites effectuées par d’autres programmes ou activités ; iv) inclure dans le plan global de supervision des activités de surveillance au niveau districal d’autres sites de notification comme les centres de santé privés, d’autres centres de soins (dans les écoles, l’armée), les centres médicaux et les sites de notification communautaires. e) Utiliser une liste de contrôle pour la supervision Chaque établissement de soins a des problèmes particuliers et des priorités propres qui exigent des solutions et des mesures correctives précises. Pour assurer que le personnel de l’établissement de santé reste positivement motivé à poursuivre les efforts d’amélioration, penser à préparer une liste de contrôle progressive pour encadrer la visite de supervision. Les éléments énumérés dans une liste de contrôle progressive (telle que celle à l’annexe 8H) sont des exemples de réalisations sur lesquelles un établissement de soins peut être évalué. Toujours se référer à l’annexe (8 A-D) et rechercher des exemples supplémentaires à évaluer pour chaque fonction de surveillance de base au niveau de l’établissement de soins. À titre d’exemple, lorsque l’établissement de soins a atteint un objectif (utiliser régulièrement les définitions de cas standard par exemple), travailler avec le personnel de l’établissement de soins pour inclure l’indicateur ou l’élément suivant du contrôle de la performance, comme utiliser les seuils d’intervention. Modifier la liste de contrôle pour la supervision en conséquence. L’utiliser lors des futures visites pour aider le personnel de santé à suivre ses activités et les progrès vers un meilleur système. Pendant la visite, utiliser une liste de contrôle pour suivre dans quelle mesure le personnel de santé remplit bien les fonctions de surveillance recommandées. Ainsi, un responsable de la surveillance au niveau districal qui visite un établissement de soins aux fins de supervision doit vérifier les éléments suivants : Identification et enregistrement des cas Vérifier le registre de l’établissement de soins pour voir si les diagnostics des cas correspondent aux définitions des cas recommandées. Vérifier dans le registre que toutes les colonnes sont correctement remplies. Confirmation des cas Comparer les rapports de laboratoire sur les maladies prioritaires avec le nombre de cas vus à l’hôpital au cours de la même période. Par exemple, comparer le nombre de tests positifs au paludisme avec le nombre signalé de cas de paludisme hospitalisés. Rapports Demander à voir les copies des rapports les plus récents pour la dernière période de référence. Comparer le nombre de cas de maladies prioritaires qui ont été signalés avec le nombre consigné dans le registre. Vérifier la date d’envoi du rapport et la comparer au délai d’envoi recommandé. Vérifier que les rapports sont 17 complets et exacts. Examen et analyse des données Vérifier que les lignes des tendances sont préparées et mises à jour pour les maladies prioritaires. Demander à voir le « Cahier des analyses de l’établissement de soins » ou les données électroniques de l’établissement de soins de votre district. Vérifier que les lignes des tendances de certaines maladies choisies sont à jour. État de préparation Vérifier les stocks de médicaments d’urgence, de fournitures et d’EPI pour être sûr que les provisions sont suffisantes. Note : Un modèle de liste de contrôle pour la supervision se trouve à l’annexe 8H à la fin de la présente section. De surcroît, l’annexe 8A-D décrit dans les détails les fonctions de surveillance de base au niveau de l’établissement de soins et elle peut être utilisée pour guider la supervision de l’établissement de soins. Les questions posées pendant une visite de supervision peuvent être adaptées ou modifiées pour répondre à des préoccupations particulières, et elles peuvent mesurer l’ampleur des progrès vers un système de surveillance intégré dans un établissement de soins. f) Effectuer des visites de supervision Effectuer des visites de supervision programmées à tous les niveaux (national vers la région ou la province ; la région ou la province vers le district ; district vers le sous-district ou l’établissement de soins ; le sous-district ou l’établissement de soins vers la communauté) pour s’assurer des éléments suivants : i) Les fournitures appropriées (fiches, outils de travail) et les définitions de cas standard/directives requises sont disponibles ; ii) Les professionnels de la santé publique savent comment reconnaître et utiliser les définitions de cas standard pour enregistrer les cas suspects de maladies prioritaires vus dans leur établissement de soins ; iii) Les maladies prioritaires sont enregistrées dans le registre des cas, suivant la définition des cas ; iv) Certaines données sont analysées dans l’établissement de soins pour identifier le seuil d’intervention tant pour ce qui concerne les maladies prioritaires faisant l’objet d’un rapport systématique (maladies importantes pour la santé publique) que pour les maladies aux cas ponctuels (maladies à potentiel épidémique et maladies visées pour l’éradication ou l’élimination) ; v) Les cas signalés des maladies, d’affections ou d’événements pour lesquels un seul cas déclaré fait suspecter une épidémie ou une urgence de santé publique sont soumis à une enquête sans délai (par exemple un seul cas confirmé de choléra ou de poliomyélite, de décès de la mère, de tuberculose multirésistante ou ultrarésistante) ; 18 vi) La riposte intervient lorsque les épidémies ou les événements de santé publique sont confirmés, ou lorsque des problèmes sont relevés dans les rapports systématiques ; vii) Les interventions menées lors de la riposte sont contrôlées et l’établissement de soins prend des mesures pour améliorer la surveillance et la préparation pour la riposte aux épidémies Lors de la visite, s’assurer de : i) Donner ses impressions sur le travail qu’accomplit le personnel de santé. Lui dire ce qui marche et ce qui marche moins bien. Lui dire aussi dans quelle mesure les données de rapports antérieurs ont été utilisées pour détecter des épidémies et prendre des mesures afin de réduire la maladie, la mortalité et le handicap dans le district. Si des améliorations doivent être apportées, discuter des solutions avec le personnel ; ii) Former sur place, le cas échéant, si un problème est décelé. Par exemple, lors de l’examen du cahier d’analyse, le responsable de la supervision note que les taux de létalité des cas n’ont pas été correctement calculés. Il rencontre donc le personnel chargé de faire ces calculs et revoit avec lui les étapes du calcul du taux de létalité ; iii) Assurer le suivi des demandes d’aide, en ce qui concerne par exemple, les équipements ou les fournitures pour la riposte dans les situations d’urgence ; iv) Si lors d’une visite antérieure une solution avait été trouvée à un problème qui se posait alors, vérifier qu’elle a été bien appliquée. Déterminer si le problème persiste et modifier la solution s’il y a lieu ; v) S’assurer que le superviseur et le ou les supervisé(s) signent les rapports de supervision et indiquer les dates auxquelles la supervision a eu lieu. g) Rédiger un rapport sur une visite de supervision Indiquer dans le rapport les réalisations notées durant la visite ; indiquer aussi les activités de suivi planifiées avec le personnel de santé et toute demande de ressources ou de fonds supplémentaires, ou des problèmes particuliers. h) Utiliser les visites de supervision pour améliorer les activités de surveillance dans le district Les visites de supervision de la surveillance et les programmes régionaux ou provinciaux de lutte contre les maladies offrent l’occasion de discuter et d’améliorer la lutte contre les maladies dans un district. Par exemple, si une partie prenante dans le programme national de lutte contre le paludisme visite le district, on peut discuter avec elle de la raison pour laquelle le nombre de décès de malades hospitalisés pour cause de paludisme ne régresse pas. Des questions peuvent aussi être posées sur les idées ou ressources complémentaires que peut apporter le programme. 19 8.5.2 Retour d’information Dans la plupart des cas, les établissements de santé et les districts communiquent assurément comme prévu les données de la surveillance au niveau supérieur. Lorsque les responsables au niveau districal, régional ou provincial ou national reçoivent ces données, ils doivent répondre aux établissement de santé qui les envoient. La rétroinformation vise à raffermir la volonté des agents de santé à participer au système de surveillance. Elle vise aussi à communiquer sur certaines maladies et sur les réalisations des projets de prévention et de lutte contre les maladies dans la zone. Le retour d’information est qualifié de bienveillant lorsqu’il reconnaît et renforce la bonne performance, et il est correctif lorsqu’un changement d’attitude et des améliorations sont nécessaires. Il renforce aussi la communication et le travail d’équipe. Le retour d’information doit être à la fois vertical et horizontal et cibler différentes audiences en fonction des différents niveaux du système de santé. Un retour d’information efficace doit être : a) précis pour assurer que les destinataires comprennent de quoi il est question ; b) s’appuyer sur le rapport soumis ou les événements et les activités tels qu’observés sur le terrain ; et c) donner le plus tôt possible, après réception du rapport ou la visite sur le terrain, pour que les destinataires se rappellent les activités qui doivent être poursuivies ou corrigées. Si l’établissement de soins ne reçoit pas d’informations du niveau supérieur sur la manière dont les données ont été utilisées ou ce qu’elles signifiaient, le personnel de santé peut penser que ses rapports ne sont pas importants. Par conséquent, les rapports subséquents peuvent ne pas être fiables, parce que le personnel de santé ne saura pas si les informations communiquées aux autres niveaux sont importantes ou nécessaires. Ces agents de santé peuvent peut-être bien comprendre la situation sanitaire à leur propre niveau, mais manquer des informations nécessaires pour appréhender la situation au niveau districal ou national. Au niveau communautaire, la communication implique de forger des relations, de communiquer et de coordonner avec les autres principaux informateurs communautaires, les personnes ressources et les réseaux formels et informels existants pour la diffusion de l’information et les rapports. Le retour d’information peut être écrit, par exemple sous forme de lettre/bulletin d’information, de courriels, de messages WhatsApp, de SMS ou de support officiel d’information périodique comme les publications, ou il peut être oral, par le biais d’appels téléphoniques ou de réunions périodiques. Bien que la présente section traite particulièrement du retour d’information au niveau districal, l’analyse est valable aussi au niveau national et de l’établissement de soins. Le retour d’information peut aussi être donné dans le cadre de la supervision bienveillante, par le district aux établissements de soins, ou par la région aux districts, ou par le niveau national aux districts et aux régions/provinces. La supervision peut 20 porter sur l’exécution des programmes de santé et le retour d’information peut être donné durant ces visites de supervision. a) Élaborer et diffuser des bulletins épidémiologiques systématiques Les maladies notifiables dans le cadre de la SIMR doivent aussi faire l’objet d’un retour d’information périodique, et cela au moyen de bulletins épidémiologiques hebdomadaires, mensuels ou trimestriels. Les bulletins donnent des informations sur les profils des maladies et la réalisation des objectifs des programmes dans le pays. Ils sont généralement brefs et sont importants pour informer les décideurs politiques, les législateurs, les partenaires de développement, le personnel technique des programmes et les acteurs concernés. Ils contiennent au minimum les informations suivantes : i) un tableau récapitulatif indiquant le nombre de cas et de décès signalés, à date, pour chaque maladie prioritaire ; ii) un commentaire ou un message sur une maladie ou un sujet donné ; et iii) toute information sociale, économique ou culturelle pertinente ou des données contextuelles qui peuvent véritablement renseigner sur un événement. L’annexe 8I présente des exemples de bulletin épidémiologique. b) Préparer des fiches d’information sommaires Une fiche d’information sommaire est un rapport présentant des données ainsi que leur interprétation sous forme tabulaire ou graphique. À titre d’exemple : i) lors d’une réunion du personnel ou durant une visite de supervision, faire un rapport oral ou commenter les données communiquées par l’établissement de soins au cours d’une période donnée ; ii) présenter les données dans un simple tableau. Rencontrer le personnel de santé et lui montrer les données. Discuter ensemble des conclusions qui peuvent être tirées de ces données. Penser aux conclusions concernant l’établissement de soins, mais aussi le district en général ; iii) préparer une simple feuille avec un tableau simple qui montre comment des données rapportées pour une période donnée sont différentes de celles communiquées pour une autre période ou population cible. Par exemple, montrer le nombre de cas de diarrhée accompagnée de déshydratation chez les enfants âgés de moins de 5 ans sur une période l’année précédente, et le comparer avec la période correspondante dans l’année en cours, après qu’un projet d’eau potable a été mis en œuvre dans une zone à haut risque ; utiliser les fiches sommaires pour accompagner les demandes adressées aux niveaux supérieurs pour des fonds, des fournitures et des ressources supplémentaires. 21 c) Rédiger des lettres d’information districales Une lettre d’information districale est destinée à donner des comptes rendus plus brefs que dans un bulletin d’information plus détaillé. La lettre d’information districale est utile pour informer et motiver le personnel de santé. Le lectorat cible d’une lettre d’information pourrait être le personnel de santé dans le district. La lettre d’information peut avoir 2 à 4 pages et être un simple texte saisi sur un ordinateur ou une machine à écrire. Les articles suivants peuvent figurer dans une lettre d’information : i) le récapitulatif des données nationales ou districales sur une maladie prioritaire donnée ; ii) le compte rendu des progrès vers un objectif spécifique de santé publique ; iii) le compte rendu de réalisations particulières dans le domaine de la santé publique par un agent de santé ou un groupe d’agents de santé ; et iv) la description d’activités ou d’événements spéciaux (par exemple, le changement du jour de marché). L’évaluation d’un système de surveillance vise à mesurer l’efficacité de ce système et de son dispositif de riposte en ce qui concerne la célérité dans l’action, la qualité des données, la préparation, la prise en charge des cas, la mise en œuvre globale et l’utilisation d’indicateurs pour mettre en évidence les lacunes ou les domaines qui pourraient être renforcés. Ainsi, une évaluation complète devrait porter sur le système de surveillance et le plan de mise en œuvre de la SIMR, s’il est disponible. L’évaluation du système de surveillance devrait : a) déterminer dans quelle mesure les réalisations et résultats souhaités sont atteints ; b) expliquer les réalisations, les disparités et les échecs ; c) décrire la qualité du système et montrer tout changement dans sa mise en œuvre ; et d) montrer dans quelle mesure les objectifs généraux de la surveillance sont atteints. En fonction du niveau de développement de la surveillance dans un district, choisir des indicateurs d’évaluation qui fournissent des informations sur les priorités et objectifs du district pour l’année. S’il existe déjà un plan de mise en œuvre de la SIMR contenant des objectifs clairement définis, alors il est indiqué de réaliser des évaluations à mi-parcours et en fin de parcours. Sinon, les systèmes de surveillance devraient être évalués tous les 2, 3 ou 5 ans. 22 Les principales étapes de l’évaluation sont, entre autres : 8.6.1 La définition des objectifs Les objectifs doivent être simples, mesurables, réalisables, réalistes et assortis d’un échéancier. 8.6.2 L’élaboration d’indicateurs d’évaluation Des indicateurs doivent être établis pour chaque objectif de l’évaluation et cadrer, autant que possible, avec les indicateurs du contrôle. 8.6.3 Le développement de méthodes et d’outils d’évaluation À la lumière de ces indicateurs, un protocole d’évaluation doit être élaboré, décrivant le processus d’évaluation, les méthodes, le groupe cible, les sources des données, les méthodes de collecte des données et le plan d’analyse et d’utilisation des données. 8.6.4 La désignation des personnes devant mener l’évaluation a) Déterminer qui seront les évaluateurs ; des personnes du district, des personnes en dehors du district, ou un mélange d’individus dont des partenaires/bailleurs de fonds. En fonction de la portée de l’évaluation, de son objet et des ressources disponibles, il convient de décider au moment de la planification de qui doit réaliser l’évaluation. b) Pour garantir l’objectivité et la transparence pendant le processus d’évaluation, des auto- évaluations internes et des évaluations externes doivent être réalisées ensembles de temps à autre. 8.6.5 La réalisation de l’évaluation 8.6.5.1 Compiler et organiser les données du contrôle et d’autres résultats Le responsable de la santé au niveau districal doit synthétiser les données de la surveillance reçues de tous les établissements de soins de son ressort, et adresser un rapport compilé au niveau provincial ou régional ou national, selon le cas. La soumission de ce rapport ne doit pas être retardée à cause des rapports tardifs de certains établissements de soins ; transmettre sans délai tous les rapports reçus. Les rapports en retard doivent être transmis à mesure qu’ils arrivent. Assurer le suivi auprès des établissements de soins qui n’ont pas soumis de rapport ou dont les rapports sont toujours en retard. Aider les établissements de soins à résoudre les problèmes qui les empêchent de transmettre leurs rapports sommaires en temps voulu. Informer régulièrement les établissements de soins 23 en retour sur les résultats des indicateurs. La rétroinformation est un outil positif qui encourage le personnel de santé à communiquer les informations à temps et à participer au système de notification national. La direction provinciale ou régionale de la santé devrait compiler les données de la surveillance reçues de tous les districts de la province et transmettre ce rapport au niveau national. La soumission des rapports ne doit pas être retardée parce qu’un dernier rapport est en retard. La province ou région doit compiler et soumettre les rapports disponibles à temps. Les rapports tardifs peuvent être envoyés séparément quand ils sont reçus. Le niveau national doit compiler les données de la surveillance émanant de toutes les provinces (ou régions), et aussi rechercher les épidémies non identifiées par les districts. Assurer le suivi auprès des zones dans lesquelles les rapports demeurent peu fiables ou ne sont jamais produits. Encourager les provinces à encadrer les districts quand ils évaluent les indicateurs, et prendre des mesures pour améliorer la situation. Informer en retour chacun des niveaux sur les rapports nationaux, provinciaux, régionaux, districaux et des établissements de soins. Utiliser un tableau de suivi, comme celui figurant sur la page suivante, pour contrôler les résultats des indicateurs à votre niveau. Partager ces résultats avec le personnel de votre zone de compétence. Acclamer les succès et aider le personnel à poursuivre les avancées positives. Lorsqu’un problème survient, discuter ensemble de sa cause et de la manière de le résoudre. S’il le faut, interpeller le niveau immédiatement supérieur pour obtenir de l’aide ou des ressources supplémentaires. Recueillir les données de plusieurs sources. À titre d’exemple : a) examiner les objectifs pour l’année définis dans le plan annuel du district afin d’améliorer la surveillance et la riposte ; b) rassembler les comptes rendus mensuels des cas et décès signalés au district, les cartes de distribution des cas, et les résultats d’autres analyses faites par le district ; c) prendre les résultats de toute enquête ou étude spéciale réalisée dans le district au cours de l’année précédente ; d) ajouter les fiches d’évaluation des cas et les rapports sur les activités de riposte aux épidémies menées dans le district ; e) recueillir des informations synthétisées auprès de la communauté et du personnel de santé. 24 8.6.5.2 Analyser les données Au moment de l’évaluation des données synthétisées pour l’année, les réponses aux questions ci-après peuvent appeler des décisions : a) Les rapports étaient-ils complets, prompts et exacts ? b) Quels changement importants dans les tendances des maladies ou des événements a-t-on enregistré au cours de l’année ? Si la tendance est haussière, le problème a-t-il été identifié ? c) Si des cas supplémentaires continuent d’apparaître, pourquoi en est-il ainsi ? Où apparaissent-ils ? d) Des mesures appropriées ont-elles été prises à temps en réponse aux données de la surveillance ? e) Les visites de supervision ont-elles été effectuées comme prévu et les activités de suivi menées selon les prévisions ? f) La communauté a-t-elle eu le sentiment que les activités de riposte avaient été couronnées de succès ? g) Des mesures ont-elles été prises pour répondre aux demandes ou aux suggestions du personnel de santé au sujet des services ou de l’activité de surveillance ? h) Des mesures appropriées ont-elles été prises pour empêcher des événements similaires ? 8.6.6 Identifier les problèmes et leurs causes Si des problèmes sont survenus, et le district n’a pas réalisé un objectif prévu ou atteint le niveau de performance voulu des indicateurs, déterminer la cause de cet écart entre les prévisions et les réalisations. Si le doigt est mis sur un problème, discuter avec l’équipe du district et le personnel de l’établissement de soins pour en déceler les causes possibles. 8.6.7 Actualiser les plans pour améliorer le système de SIMR Ajouter dans le plan du district les activités réussies qui doivent être poursuivies. Ajouter aussi les solutions applicables choisies à la suite de l’examen de l’évaluation annuelle. Programmer la mise en œuvre de la solution. À titre d’exemple : a) indiquer la nouvelle activité et ses objectifs ; b) préciser le personnel qui sera chargé de l’exécuter ; c) estimer le coût de l’activité (s’il en est) ; d) préparer un échéancier de l’activité, définir l’enchaînement logique des tâches ; 25 e) indiquer la logistique pour la nouvelle activité (équipements, personnel, transport, allocation des ressources) ; 8.6.8 Informer les établissements de soins en retour sur l’évaluation Faire un rapport et informer en retour les établissements de soins et les autres intervenants dans le district des résultats de l’activité d’évaluation. Rappeler dans le rapport de rétroinformation : a) les objectifs fixés pour l’année ; b) ceux qui ont été effectivement atteints ; c) les raisons probables de l’écart entre les prévisions et les réalisations ; et d) les solutions recommandées et les activités hiérarchisées en vue de l’amélioration de la surveillance et de la riposte dans le district. Annexe 8A Indicateurs de base de la SIMR au niveau de l’établissement de soins Annexe 8B Indicateurs de base de la SIMR au niveau districal Annexe 8C Indicateurs de base de la SIMR au niveau régional ou provincial Annexe 8D Indicateurs de base de la SIMR au niveau national Annexe 8E Tableau de suivi des résultats des indicateurs de la SIMR au niveau de l’établissement de soins Annexe 8F Tableau de suivi des résultats des indicateurs de la SIMR au niveau districal, régional ou provincial Annexe 8G Formulaire type d’enregistrement de la célérité dans l’action et de l’exhaustivité des rapports mensuels adressés par l’établissement de soins au niveau districal Annexe 8H Liste de contrôle pour la supervision des activités de surveillance et de riposte à l’établissement de soins Annexe 8I Modèle de bulletin de santé publique hebdomadaire et mensuel Annexe 8J Indicateurs du suivi de la mise en œuvre des fonctions de base de la SIMR 26 Annexe 8A : Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau de l’établissement de soins Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur Source de l’information Cible À quel moment le faire Identifier Disponibilité des définitions de cas standard et des fiches ou registres de SIMR Identifier et renseigner correctement les cas/événements S.O S.O Liste de contrôle pour la personne responsable à l’établissement de soins S.O Trimestriel Existence d’un mécanisme pour détecter des événements de santé public inhabituels ou émanant de sources non courantes Mesurer la capacité du système à détecter des événements inhabituels S.O S.O Entretiens Registre des suspicions d’épidémie et des alertes de l’établissement de soins Plateformes électroniques sur les événements S.O Mensuel Notification La proportion de rapports de surveillance exhaustifs transmis en temps voulu au district La pratique dans les établissements de soins en ce qui concerne la soumission à temps des rapports de surveillance au niveau immédiatement supérieur Le nombre de rapports de surveillance exhaustifs transmis en temps voulu au district Le nombre de rapports de surveillance attendus de l’établissement de soins Tableau de suivi de la soumission des rapports en temps voulu4 Plateformes de notification électroniques 80 % Mensuel La proportion de cas de maladies ciblées pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives. Mesurer la communication des données de la surveillance contenant des informations détaillées à utiliser pour des analyses plus poussées Le nombre de cas de maladies visées par la surveillance signalés au moyen de formulaires ou de fiches descriptives des cas Le nombre total de cas de maladies visées par la surveillance apparus à l’établissement de soins Rapports sommaires systématiques et rapports ou fiches descriptives des cas 80 % Mensuel Analyse et interprétation La proportion de maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire existe. Mesurer la pratique et la capacité d’analyse des données de la surveillance Le nombre de maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire existe. Le nombre total de maladies prioritaires Liste de contrôle des activités de la personne « responsable » à l’établissement de soins et les formulaires des rapports sommaires de l’établissement de soins sur la SIMR 80 % Trimestriel La proportion de maladies prioritaires pour lesquelles une carte de distribution existe. Mesurer la pratique et la capacité d’analyse des données de la surveillance Le nombre de maladies prioritaires pour lesquelles une carte de distribution existe. Le nombre total de maladies prioritaires Liste de contrôle des activités de la personne « responsable » à l’établissement de soins et les formulaires des rapports sommaires de l’établissement de soins 80 % Trimestriel 27 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur Source de l’information Cible À quel moment le faire sur la SIMR La proportion de maladies prioritaires pour lesquelles il existe une analyse des données de laboratoire (au cas où l’établissement de santé a un laboratoire) Éléments attestant l’analyse et l’interprétation systématiques des données de laboratoire Le nombre de maladies prioritaires pour lesquelles il existe une analyse des données de laboratoire Le nombre total de maladies prioritaires Registre du laboratoire 80 % Trimestriel Enquête et confirmation des suspicions d’épidémies La proportion de suspicions de flambée de maladie à potentiel épidémique et d’autres événements de santé publique déclarés au niveau districal dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique Mesurer la détection rapide et la notification à temps des épidémies Le nombre de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau districal dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil d’alerte Le nombre total de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique à l’établissement de santé Registre des suspicions d’épidémie et des alertes de l’établissement de soins 80 % Annuel La proportion d’échantillons de cas suspects dans les 24 heures suivant leur prélèvement** Mesurer la capacité à envoyer les prélèvements en temps voulu Le nombre de cas suspects pour lesquels des échantillons ont été envoyés dans un délai de 24 heures Le nombre total de cas suspects Registre du laboratoire 80 % Annuel La proportion de prélèvements de cas suspects pour lesquels les résultats de laboratoire sont communiqués dans un délai de traitement acceptable Mesurer le fonctionnement du réseau de transmission des échantillons ainsi que le fonctionnement du laboratoire de référence Le nombre de prélèvements de cas suspects pour lesquels les résultats de laboratoire sont renvoyés dans les délais Le nombre total d’échantillons de cas suspects envoyés 80 % Se préparer Disponibilité des principales fournitures pour une riposte en situation d’urgence (voir le kit)*** Mesurer l’état de préparation d’un établissement de soins S.O S.O Examen du stock de l’établissement de soins S.O Trimestriel Disponibilité d’un plan de préparation et de riposte à toutes les situations d’urgence Mesurer l’état de préparation de l’établissement de soins S.O S.O Plans de travail annuels Annuel Riposter Présence d’un comité de gestion des urgences de santé publique performant (basé sur les effectifs de l’établissement de soins et du contexte national) Mesurer la capacité de riposte au niveau de l’établissement de soins S.O S.O Comptes rendus des dossiers de l’établissement de soins Trimestriel 28 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur Source de l’information Cible À quel moment le faire Le taux de létalité de chaque maladie à potentiel épidémique signalée Mesurer les activités de riposte (demandes rapides de traitement et qualité des services de soins de santé) Le nombre de décès liés à chaque maladie à potentiel épidémique Le nombre de cas des mêmes maladies à potentiel épidémique Rapports systématiques et enquête sur l’épidémie Dépend de la maladie Le taux d’attaque pour chaque maladie à potentiel épidémique déclarée Mesurer les activités de riposte Le nombre de nouveaux cas détectés Population à risque Rapports systématiques et enquête sur l’épidémie Dépend de la maladie Existence de mesures de prévention et de lutte contre les infections dans tous les établissements de soins, notamment d’une zone de rétention Mesurer la capacité à prévenir les infections nosocomiales S.O S.O Observation Annuel Disponibilité d’une installation d’isolement dans tous les hôpitaux Mesurer la capacité à prendre en charge efficacement les malades hautement infectieux S.O S.O Observation La proportion d’agents de santé formés dans la prévention et la lutte contre les infections au cours des 12 derniers mois dans l’établissement de soins Mesurer la capacité à prévenir les infections nosocomiales Le nombre d’agents de santé formés dans la prévention et la lutte contre les infections au cours des 12 derniers mois dans un établissement de soins donné Le nombre total devant être formé Rapports de formation 80 % Rétroinformer Séance de rétroinformation de la communauté au moins une fois tous les trimestres Mesurer la mobilisation continue de la communauté S.O S.O Rapports de rétroinformation de la communauté Trimestriel La proportion de bulletins ou de rapports de rétroinformation reçus du niveau immédiatement supérieur Présence d’un dispositif de rétroinformation S.O S.O Observation Trimestriel *** kit d’urgence : ex. gants, solutions intraveineuses, masques, tabliers, bottes, désinfectants, kits de prélèvements, 29 Annexe 8B. Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau districal Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire Identifier La proportion d’établissement de soins ayant une définition de cas standard Identifier et renseigner correctement les cas/événements Le nombre d’établissement de soins ayant une définition de cas standard Le nombre total d’établissements de soins Liste de contrôle pour la personne responsable à l’établissement de soins 100% Trimestriel La proportion d’établissements de soins communiquant des informations grâce à la surveillance des événements Mesurer la capacité du système à détecter des événements inhabituels Le nombre d’établissements de soins communiquant les informations grâce à la surveillance des événements Le nombre total d’établissements de soins Rapports sommaires systématiques et rapports de supervision 80% Annuel La proportion d’établissements de soins, notamment des hôpitaux (de référence/de zone/spécialisés) dotés de registres standardisés et de fiches de SIMR Mesurer la disponibilité des registres et des fiches de SIMR Le nombre d’établissements de soins dotés de registres et de fiches de SIMR Le nombre total d’établissements de soins Liste de contrôle pour la personne responsable à l’établissement de soins 100% Trimestriel Notification La proportion d’établissements de soins, notamment des hôpitaux (de référence/de zone/spécialisés) qui soumettent les rapports de SIMR à temps au district Mesurer la célérité dans l’action de la soumission des rapports de surveillance Le nombre d’établissements de soins ayant soumis à temps les rapports de surveillance au district Le nombre total d’établissements de soins que compte le district Tableau de suivi de la soumission des rapports en temps voulu 80% Mensuel La proportion de cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives Mesurer la communication des données de la surveillance contenant des informations détaillées à utiliser pour des analyses plus poussées Le nombre de cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives Le nombre total de cas de maladies visées par la surveillance apparus dans le district Rapports sommaires systématiques et rapports et fiches descriptives des cas pour les maladies ciblées pour l’élimination et l’éradication et pour toute autre maladie visée par la surveillance 80% La proportion d’hôpitaux soumettant leurs rapports de SIMR à temps Mesurer les taux des rapports par les hôpitaux (de référence/de zone/spécialisés) Le nombre d’hôpitaux ayant soumis leur rapport à temps Le nombre total d’hôpitaux Tableau de suivi de la soumission des rapports en temps voulu7 100% Mensuel Analyse et interprétation La proportion d’établissements de soins disposant d’une analyse des tendances actuelles Mesurer la pratique et la capacité de l’équipe de l’établissement de soins à détecter les tendances des suspicions d’éventuelles épidémies Le nombre d’établissements de soins disposant d’une analyse des tendances actuelles pour certaines maladies prioritaires Le nombre total d’établissements de soins que compte le district Rapport de supervision ; outils d’analyse des données de l’établissement de soins 80% La proportion d’établissements de soins disposant d’une analyse des tendances actuelles Le nombre d’établissements de soins disposant des données d’analyse de Éléments attestant l’analyse et l’interprétation Le nombre d’établissements de Le nombre total d’établissements Registre du laboratoire 80% Trimestriel 30 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire laboratoire actuelles en vue de l’analyse des maladies prioritaires (le cas échéant) systématiques des données de laboratoire soins disposant d’une analyse des données de laboratoire pour certaines maladies prioritaires de soins que compte le district La proportion de maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire actuel existe. Mesurer la pratique et la capacité d’analyse des données de la surveillance de l’équipe de gestion de la santé au niveau districal Le nombre de maladies choisies (au moins le paludisme et la méningite bactérienne dans les districts présentant un risque élevé de méningite) pour lesquelles un graphique linéaire est disponible et actuel Le nombre total de maladies choisies ayant un graphique linéaire (au moins le paludisme et la méningite bactérienne si le district présente un risque élevé de méningite) Tableau de suivi des indicateurs , cahier d’analyse du district 80% Trimestriel Enquête et confirmation des suspicions d’épidémies La proportion de suspicions de flambée de maladie à potentiel épidémique déclarées au niveau districal dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil d’alerte Mesurer l’utilisation des données et des seuils pour la détection rapide des épidémies et la notification en temps voulu au niveau local Le nombre de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique notifiées à la province ou région dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil d’alerte Le nombre total de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique dans le district Registre des suspicions d’épidémies et des rumeurs , cahier d’analyse du district ou autre outil d’analyse systématique 80% La proportion de rapports d’enquêtes sur des épidémies qui comportent des données analysées sur les cas Mesurer la disponibilité de variables supplémentaires pour des analyses plus poussées Le nombre de rapports d’enquête sur des épidémies qui comportent des données sur les cas Le nombre total de rapports d’enquête sur des épidémies rédigés dans le district Rapport d’enquête ; carte de la courbe épidémique ; tableau d’analyse des individus ; fiches descriptives ou fiches de notification des cas 80% Le pourcentage d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles les résultats du laboratoire sont disponibles dans un délai de 7 jours Mesurer la capacité des laboratoires à confirmer les diagnostics et leur participation aux activités de surveillance Le nombre d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles les résultats du laboratoire sont disponibles dans un délai prescrit Le nombre total d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes survenues au cours d’une période donnée Registre des suspicions d’épidémies et des rumeurs ; rapports de laboratoire ; rapports d’enquête sur les épidémies 80% La proportion d’épidémies confirmées pour lesquelles une intervention de santé publique est recommandée au niveau national Mesurer la capacité des districts à riposter aux épidémies Le nombre d’épidémies confirmées pour lesquelles une riposte est recommandée au niveau national Le nombre d’épidémies confirmées dans le district Registre des suspicions d’épidémies et d’alertes ; rapports d’enquête sur les épidémies ; rapports de supervision 80% La proportion de prélèvements dans le cas d’une suspicion d’épidémie Mesurer la capacité à envoyer les prélèvements en Le nombre de suspicions d’épidémies pour Le nombre de prélèvements Registre du laboratoire 80% 31 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire transportés à temps dans un délai de 24 heures temps voulu lesquelles les prélèvements ont été envoyés à temps (dans un délai de 24 heures) effectués dans le cas des suspicions d’épidémies Se préparer Présence d’une unité centrale performante pour la coordination du comité de gestion des situations d’urgence de santé publique Mesurer l’état de préparation du district S.O S.O Comptes rendus du rapport ; plans de travail annuels Annuel La proportion d’établissements de soins dotés de plans de préparation aux situations d’urgence et d’organisation des secours Mesurer l’état de préparation de l’établissement de soins Le nombre d’établissement de soins ayant des plans de préparation aux situations d’urgence et d’organisation des secours Le nombre de l’ensemble des établissements de soins Plans de travail annuels Annuel Disponibilité d’un plan de préparation et de riposte aux situations d’urgence au niveau districal Mesurer l’état de préparation du district S.O S.O Plans de travail annuels Annuel Existence de fonds pour la riposte aux situations d’urgence (ou d’une ligne budgétaire pour des fonds consacrés aux situations d’urgence) Mesurer l’état de préparation de l’établissement de soins S.O S.O Plans de travail annuels Annuel La proportion d’établissements de soins ayant connu une rupture des stocks de médicaments et de fournitures lors de la dernière épidémie (définir le cadre temporel, par exemple 3, 6, 12 mois) Mesurer l’état de préparation de l’établissement de soins Le nombre d’établissements de soins ayant connu des ruptures de stocks Le nombre total d’établissements de soins Stock de l’établissement de soins La proportion d’établissements de soins ayant des stocks d’urgence pour une période de 3 à 6 mois Mesurer l’état de préparation d’un établissement de soins Le nombre d’établissement de soins ayant des stocks d’urgence Le nombre total d’établissements de soins Examen du stock de l’établissement de soins Trimestriel La proportion d’établissements de soins disposant de réactifs pour les diagnostics de laboratoire Mesurer la capacité de préparation de l’établissement de soins Le nombre d’établissements de soins disposant de réactifs pour les laboratoires Le nombre total d’établissements de soins Examen du stock de l’établissement de soins Trimestriel La proportion d’établissements de soins disposant de fournitures pour le prélèvement et le transport des échantillons Mesurer la capacité de préparation de l’établissement de soins Le nombre d’établissements de soins disposant de moyens de prélèvement et de transport des échantillons Le nombre total d’établissements de soins Examen du stock de l’établissement de soins 32 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire La proportion de laboratoires pour lesquels il existe des rapports des résultats de l’examen systématique de la qualité Mesurer la capacité de préparation des établissements de soins Le nombre de laboratoires qui réalisent systématiquement l’examen de la qualité Le nombre total de laboratoires Rapports sur la qualité Trimestriel Riposter Présence d’un comité performant de gestion des situations d’urgence de santé publique Mesurer la capacité de riposte au niveau districal S.O S.O Comptes rendus du bureau de santé districal Trimestriel La proportion d’établissements de soins dotés d’un comité performant de gestion des situations d’urgence de santé publique Mesurer la capacité de riposte au niveau de l’établissement de soins Le nombre d’établissements de soins dotés d’un comité performant Le nombre total d’établissements de soins Compte rendus des dossiers de l’établissement de soins Trimestriel Disponibilité d’une équipe d’intervention rapide en situation d’urgence de santé publique Mesurer la capacité de riposte au niveau de l’établissement de soins S.O S.O Comptes rendus du bureau de santé districal Trimestriel Le taux de létalité lié à chaque maladie à potentiel épidémique signalée Mesurer la qualité de la prise en charge Le nombre de décès dus à chacune des maladies à potentiel épidémique Le nombre de cas dus aux mêmes maladies à potentiel épidémique Rapports systématiques et enquête sur l’épidémie Dépend de la maladie Le taux d’attaque pour chaque épidémie d’une maladie prioritaire Permet d’identifier la population à risque et de mesurer l’efficacité de l’intervention Le nombre de nouveaux cas d’une maladie à potentiel épidémique apparus durant une épidémie Le nombre de personnes à risque durant l’épidémie Données démographiques du district ; rapport d’enquête sur l’épidémie sur la base des fiches descriptives ou des formulaires sur les cas Dépend de la maladie La proportion d’épidémies ou d’événements de santé publique ayant donné lieu à une riposte au cours des 12 derniers mois Mesurer la détection rapide et la notification à temps des épidémies Le nombre de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique ayant donné lieu à une riposte Le nombre total de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique ou d’événements Registre des suspicions d’épidémie et des alertes de l’établissement de soins 80% La proportion d’hôpitaux ayant mis en place des dispositifs de prévention et de lutte contre les infections, notamment un pavillon ou une unité d’isolement Mesurer la pratique et la capacité des hôpitaux à appliquer des dispositifs de lutte contre les infections Le nombre d’hôpitaux ayant déclaré avoir mis en place des dispositifs de prévention et de lutte contre les infections Le nombre total d’hôpitaux que compte le district Rapports sommaires systématiques et rapports de supervision ; examen des pratiques en matière de prévention et de lutte contre les infections Annuel Rétro informer Disponibilité des rapports/lettres/bulletins de rétroinformation Présence d’un dispositif de rétroinformation S.O S.O Observation Trimestriel 33 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire La proportion de bulletins ou de rapports de rétroinformation envoyés au niveau inférieur Présence d’un dispositif de rétroinformation Le nombre de rapports ou de bulletins ou de documents effectivement envoyés au niveau inférieur et reçus Le nombre total de rapports ou de bulletins ou toute forme de document de rétroinformation censés être envoyés aux niveaux inférieurs Observation Trimestriel 34 Annexe 8C : Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau régional ou provincial Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire Identifier La proportion des districts dotés de guides de la SIMR qui orientent l’identification des cas Identifier et renseigner correctement les cas/événements Le nombre de districts dotés de guides Le nombre total de l’ensemble des districts Inventaire districal 100% Trimestriel La proportion des districts communiquant les informations grâce au dispositif de surveillance des événements Mesurer la capacité du système à détecter des événements inhabituels Le nombre de districts communiquant les informations au moyen de méthodes de surveillance des événements Le nombre total de l’ensemble des districts Rapports sommaires systématiques et rapports de supervision 80% Annuel Le nombre d’événements notés dans le registre de consignation des rumeurs Mesurer la capacité de la région à détecter des événements inhabituels signalés par des sources officieuses S.O S.O Registre régional La proportion des districts dotés d’un mécanisme de validation systématique des données Mesurer la validation systématique des données Le nombre de districts dotés d’un mécanisme de validation systématique des données Le nombre total de l’ensemble des districts Rapports districaux et régionaux Notification La proportion de rapports de surveillance mensuels soumis à temps par le district à la région ou la province au cours des 3 derniers mois Mesurer la pratique en ce qui concerne la communication à temps des données de la surveillance Le nombre de districts ayant soumis à temps les rapports de SIMR à la région ou la province Le nombre total de districts qui adressent des rapports au niveau régional ou provincial Tableau de suivi ; Rapports sommaires systématiques 80% Trimestriel La proportion de maladies ciblées pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarées à l’aide de formulaires des cas ou de fiches descriptives Mesurer la communication des données de la surveillance contenant des informations détaillées à utiliser pour des analyses plus poussées Le nombre de cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives Le nombre total de maladies ciblées pour l’élimination, l’éradication et toute autre maladie visée par la surveillance des cas Rapports sommaires systématiques et rapports ou fiches descriptives des cas 80% Trimestriel Analyse et interprétation La proportion de districts disposant d’un graphique linéaire actuel pour certaines maladies prioritaires Mesurer la pratique et la capacité d’analyse des données de la surveillance Le nombre de maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire actuel existe dans les districts Le nombre total de districts Rapports de supervision ; cahier d’analyse du district 80% La proportion de districts disposant d’une carte de distribution actuelle des cas de certaines maladies prioritaires Mesurer la pratique et la capacité d’analyse des données de la surveillance Le nombre de maladies prioritaires pour lesquelles une carte de distribution actuelle existe dans les districts Le nombre total de districts Rapports de supervision ; cahier d’analyse du district 80% La proportion de districts qui rapportent les données de Mesurer si les districts collectent et communiquent Le nombre de laboratoire districaux ayant communiqué Le nombre total de laboratoires districaux Rapports de supervision ; cahier d’analyse du district 35 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire laboratoire concernant des maladies visées par la surveillance les données de laboratoire au niveau supérieur des données mensuelles au niveau supérieur Enquête et confirmation des cas suspects La proportion de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau national dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique Mesurer la détection rapide et la notification à temps des épidémies Le nombre de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau national dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique Le nombre total de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique Registre des suspicions d’épidémie et des alertes Rapports sommaires systématiques 80% La proportion de rapports d’enquêtes sur des épidémies qui comportent des données analysées des cas Mesurer la disponibilité de variables supplémentaires pour des analyses plus poussées, notamment des possibles facteurs de risque associés Le nombre de rapports d’enquêtes sur les épidémies qui comportent une courbe épidémique, la cartographie, les tableaux individuels et les formulaires ou fiches descriptives des cas Le nombre total de rapports d’enquêtes sur les épidémies Rapports d’enquêtes Rapports sommaires systématiques 80% La proportion d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles l’on dispose des résultats de laboratoire Mesurer la capacité des laboratoires à confirmer les diagnostics et leur participation aux activités de surveillance Le nombre d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles l’on dispose des résultats de laboratoire Le nombre total d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes Rapports d’enquêtes sur des épidémies Rapports de laboratoire Rapports sommaires systématiques Registre des épidémies et des rumeurs 80% La proportion d’épidémies confirmées pour lesquelles une intervention de santé publique est recommandée au niveau national Mesurer la capacité de la région ou la province à riposter aux épidémies Le nombre d’épidémies confirmées pour lesquelles une intervention de santé publique est recommandée au niveau national Le nombre total d’épidémies confirmées Registre des suspicions d’épidémies et des alertes Rapports d’enquêtes sur des épidémies Rapports des visites de supervision 80% La proportion de laboratoires effectuant des tests et communiquant des rapports de façon systématique sur la résistance aux antimicrobiens Mesurer la capacité de préparation Le nombre de laboratoires communiquant les résultats de la résistance aux antimicrobiens Le nombre total de laboratoires Document de politique nationale des laboratoires Registre de laboratoire Se préparer Présence d’une coordination performante du comité de gestion des situations d’urgence de santé publique (centre d’opérations d’urgence) au niveau régional Mesurer la préparation régionale S.O S.O Comptes rendus des rapports ; plans de travail annuels Annuel La proportion de districts dotés Mesurer la préparation Le nombre de districts dotés Le nombre total de Rapports de supervision Trimestriel 36 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire d’un comité performant de gestion des situations d’urgence de santé publique régionale d’un comité performant de gestion des situations d’urgence de santé publique l’ensemble des districts La proportion de districts ayant élaboré des plans de préparation aux situations d’urgence et de riposte Mesurer l’état de préparation des districts Le nombre de districts ayant un plan de préparation aux situations d’urgence et d’organisation des secours Le nombre total de l’ensemble des districts Rapports de supervision Annuelle La proportion de districts disposant d’une cartographie des risques pour la santé publique et des ressources Mesurer la pratique et la capacité du district à cartographier les ressources disponibles et les risques Le nombre de districts ayant indiqué avoir cartographié les risques pour la santé publique et les ressources Le nombre total de districts Rapports sur l’évaluation et la cartographie des risques et rapports sur la cartographie des ressources 80% Annuel La proportion de districts disposant de fonds pour la préparation aux situations d’urgence et la riposte Mesurer l’état de préparation du district Le nombre de districts disposant de budgets/d’une ligne budgétaire Le nombre de l’ensemble des districts Plans de travail annuels Annuel La proportion de districts disposant de stocks d’urgence, notamment de matériel de laboratoire pour une période de 3 à 6 mois Mesurer l’état de préparation du district Le nombre de districts ayant des stocks d’urgence Le nombre de l’ensemble des districts Examen du stock du district/de la région 80% Trimestriel La proportion de laboratoires districaux pour lesquels il existe des rapports des résultats de l’examen systématique de la qualité Mesurer la capacité de préparation Le nombre de laboratoires districaux qui réalisent systématiquement l’examen de la qualité Le nombre de l’ensemble des laboratoires districaux Rapports d’examen de la qualité Trimestriel Riposter La proportion de districts dotés d’un comité performant de gestion des situations d’urgence de santé publique Mesurer la capacité de riposte au niveau districal/régional Le nombre de districts/régions dotés d’un comité performant Le nombre de districts/régions Rapports de supervision ; procès-verbaux des réunions du Comité de gestion des situations d’urgence de santé publique Trimestriel La proportion de districts comptant des équipes d’intervention rapide dans les situations d’urgence de santé publique efficaces Mesurer la capacité de préparation des régions et des districts aux situations d’urgence Le nombre de districts dotés d’équipes d’intervention rapide performantes Le nombre total de districts Rapports de supervision ; procès-verbaux des réunions de l’équipe d’intervention rapide Trimestriel Le taux d’attaque pour chaque épidémie d’une maladie prioritaire Permet d’identifier la population à risque et de mesurer l’efficacité de l’intervention Le nombre de nouveaux cas d’une maladie à potentiel épidémique apparus durant une épidémie Le nombre de personnes à risque durant l’épidémie Données démographiques du district ; rapport d’enquête sur l’épidémie sur la base des fiches descriptives ou des formulaires sur les cas Dépend de la maladie 37 Fonction de base de la SIMR Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire Le taux de létalité de chaque maladie à potentiel épidémique signalée Mesurer la qualité de la prise en charge et la réponse à l’épidémie Le nombre de décès dus à chacune des maladies à potentiel épidémique durant une épidémie Le nombre total de cas dus à la même maladie à potentiel épidémique durant une épidémie Rapports systématiques et enquête sur l’épidémie Dépend de la maladie La proportion d’épidémies ou d’événements de santé publique ayant donné lieu à une riposte au cours des 12 derniers mois Mesurer la détection rapide et la notification à temps des épidémies Le nombre de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique ayant donné lieu à une intervention au cours des 12 derniers mois Le nombre total de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique ou d’événements ayant donné lieu à une intervention au cours des 12 derniers mois Registre des suspicions d’épidémie et des alertes de l’établissement de soins 80% La proportion d’hôpitaux ayant mis en place des dispositifs de prévention et de lutte contre les infections Mesurer la pratique et la capacité des hôpitaux à appliquer des mesures de lutte contre les infections Le nombre d’hôpitaux ayant déclaré avoir mis en place des dispositifs de prévention et de lutte contre les infections Le nombre total d’hôpitaux dans la région Rapports sommaires systématiques et rapports de supervision n 80% Annuel Rétro informer La proportion de districts ayant des bulletins/lettres/notes synthétiques épidémiologiques La présence d’un mécanisme de rétroinformation dans la région et les districts Le nombre de districts ayant un bulletin épidémiologique Le nombre total de districts Rapports de supervision 38 Annexe 8D : Indicateurs du suivi des fonctions de base de la SIMR au niveau national Surveillance de base Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire Identifier Le pourcentage des districts dotés de guides de la SIMR permettant d’identifier les cas Identifier et renseigner correctement les cas/événements Le nombre de districts dotés de guides Le nombre total de l’ensemble des districts Inventaire districal 100% Trimestriel La proportion de districts communiquant les informations grâce au dispositif de surveillance des événements Mesurer la capacité du système à détecter des événements inhabituels Le nombre de districts communiquant les informations au moyen de méthodes de surveillance des événements Le nombre total de l’ensemble des districts Rapports sommaires systématiques et rapports de supervision 80% Annuel Le nombre d’événements notés dans le registre de consignation des alertes Mesurer la capacité du niveau national à détecter des événements inhabituels par des sources officieuses S.O S.O Registre national des alertes La proportion de districts dotés d’un mécanisme de validation systématique des données Mesurer la validation systématique des donnée Le nombre de districts dotés d’un mécanisme de validation systématique des données Le nombre total de l’ensemble des districts Rapports nationaux Notification Le nombre d’établissements de soins qui soumettent à temps les rapports de SIMR au district Mesurer la pratique en ce qui concerne la communication en temps voulu des données de la surveillance au district par les établissements de soins Le nombre d’établissements de soins qui soumettent les rapports à temps au district Le nombre de districts Formulaires de rapport synthétique 80% La proportion de rapports de surveillance mensuels soumis à temps par la région ou la province à la région ou la province au cours des 3 derniers mois Mesurer la pratique en ce qui concerne la communication à temps des données de la surveillance Le nombre de provinces ayant soumis à temps les rapports de SIMR à la région ou la province Le nombre total de régions ou de provinces qui adressent des rapports au niveau national Tableau de suivi ; rapports sommaires systématiques 80% Trimestriel La proportion de cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives Mesurer la communication des données de la surveillance contenant des informations détaillées à utiliser pour des analyses plus poussées Le nombre de cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives Le nombre de maladies ciblées pour l’élimination, l’éradication et toute autre maladie visée par la surveillance des cas Rapports sommaires systématiques et rapports ou fiches descriptives des cas 80% Trimestriel Analyse et interprétation La proportion de districts disposant d’un graphique linéaire actuel pour certaines maladies prioritaires Mesurer la pratique et la capacité d’analyse des données de la surveillance Le nombre de maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire actuel existe dans les districts Le nombre de districts Rapports de supervision ; cahier d’analyse du district 80% La proportion de laboratoires régionaux ou provinciaux communiquant les données d’analyse de laboratoire au laboratoire national Mesurer la qualité de l’analyse des données des laboratoires districaux au niveau régional ou provincial Le nombre de laboratoires provinciaux qui communiquent leurs analyses tous les mois au laboratoire national de santé publique Le nombre total de laboratoires provinciaux Laboratoire national de santé publique La proportion de districts qui Mesurer si les districts collectent Le nombre de laboratoire Le nombre total de Registre national des 39 Surveillance de base Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire rapportent les données de laboratoire concernant des maladies visées par la surveillance et communiquent les données de laboratoire au niveau supérieur districaux ayant communiqué des données mensuelles au niveau supérieur laboratoires districaux rapports reçus Enquête et confirmation des suspicions d’épidémies La proportion de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau national dans les 2 jours suivant le franchissement du seuil d’alerte Mesurer la détection rapide et la notification à temps des épidémies Le nombre de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau national dans les 2 jours suivant le franchissement du seuil d’alerte Le nombre total de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique Registre des suspicions d’épidémies et des alertes ; rapports sommaires systématiques 80% La proportion de rapports d’enquêtes sur des épidémies qui comportent des données analysées des cas Mesurer la disponibilité de variables supplémentaires pour des analyses plus poussées, notamment des possibles facteurs de risque associés Le nombre de rapports d’enquêtes sur les épidémies qui comportent une courbe épidémique, la cartographie, les tableaux individuels et les formulaires ou fiches descriptives des cas Le nombre de rapports d’enquêtes sur les épidémies Rapports d’enquêtes ; rapports sommaires systématiques 80% La proportion d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles l’on dispose des résultats de laboratoire Mesurer la capacité des laboratoires à confirmer les diagnostics et leur participation aux activités de surveillance Le nombre d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles l’on dispose des résultats de laboratoire Le nombre d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes Rapports d’enquêtes sur les épidémies ; rapports de laboratoire ; rapports sommaires systématiques ; registre des épidémies et des rumeurs 80% La proportion d’épidémies confirmées pour lesquelles une intervention de santé publique est recommandée au niveau national Mesurer la capacité de la région ou la province à riposter aux épidémies Le nombre d’épidémies confirmées pour lesquelles une intervention de santé publique est recommandée au niveau national Le nombre d’épidémies confirmées Registre des suspicions d’épidémies et d’alertes ; rapports d’enquête sur les épidémies ; rapports des visites de supervision 80% Le nombre d’épidémies détectées au niveau national, mais passées inaperçues au niveau districal Vérifier la capacité de l’ensemble du système de santé à détecter les épidémies, et montrer que le niveau national vérifie si les districts observent les tendances Le nombre d’épidémies détectées par le niveau régional ou national à partir de l’analyse des données districales Le nombre total d’épidémies signalée par district Formulaires districaux de rapport sommaire ; rapports de supervision ; cahier d’analyse districal ; rapports de surveillance types Zéro Se préparer Présence d’une coordination performante du comité de gestion des situations d’urgence de santé publique (centre d’opérations Mesurer la préparation au niveau national S.O S.O Comptes rendus des réunions ; plans de travail annuels Annuel 40 Surveillance de base Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire d’urgence) au niveau national La proportion de régions ou de provinces dotées d’un mécanisme/organe de coordination performant pour les épidémies/situations d’urgence de santé publique Mesurer la préparation au niveau régional ou provincial Le nombre de régions ou de provinces dotées d’un mécanisme ou organe performant de coordination lors des situations d’urgence de santé publique Le nombre total de l’ensemble des régions/provinces Rapports de supervision Trimestriel La proportion de régions ou de provinces dotés de plans de préparation aux situations d’urgence et d’organisation des secours Mesurer l’état de préparation des régions/provinces Le nombre de régions ou de provinces ayant un plan de préparation aux situations d’urgence et d’organisation des secours Le nombre total de l’ensemble des régions/provinces Rapports de supervision Annuel La proportion de régions ou de provinces disposant d’une cartographie des risques pour la santé publique et des ressources Mesurer la pratique et la capacité des régions/provinces à cartographier les ressources disponibles et les risques Le nombre de régions ou de provinces ayant indiqué avoir cartographié les risques pour la santé publique et les ressources Le nombre total de régions ou de provinces ciblées en ce qui concerne les risques pour la santé publique et les ressources Rapports sur l’évaluation et la cartographie des risques 80% Annuel La proportion de régions ou de provinces disposant de fonds pour la préparation aux situations d’urgence et la riposte Mesurer l’état de préparation des régions/provinces Le nombre de régions ou de provinces disposant de budgets/d’une ligne budgétaire Le nombre de l’ensemble des régions/provinces Plans de travail annuels Annuel La proportion de régions ou de provinces disposant de stocks d’urgence, notamment de matériel de laboratoire pour une période de 3 à 6 mois Mesurer l’état de préparation des régions/provinces Le nombre de régions ou de provinces ayant des stocks d’urgence Le nombre de l’ensemble des régions/provinces Examen du stock du district/de la région 80% Trimestriel La proportion des laboratoires régionaux ou provinciaux pour lesquels il existe des rapports des résultats de l’examen systématique de la qualité Mesurer la capacité de préparation Le nombre de laboratoires régionaux ou provinciaux qui réalisent systématiquement l’examen de la qualité Le nombre de laboratoires régionaux ou provinciaux Rapports sur la qualité Trimestriel Riposter La proportion de régions ou de provinces dotées d’un comité performant de gestion des situations d’urgence de santé publique Mesurer la capacité de riposte au niveau régional ou provincial Le nombre de régions ou de provinces dotées d’un comité performant Le nombre de régions ou de provinces Rapports de supervision Trimestriel La proportion de régions ou de provinces dotées d’une équipe d’intervention rapide performante Mesurer la capacité de préparation au niveau régional ou provincial Le nombre de régions ou de provinces Le nombre total des régions/provinces Rapports de supervision Trimestriel Le taux d’attaque pour chaque épidémie d’une maladie prioritaire Permet d’identifier la population à risque et de mesurer l’efficacité de l’intervention Le nombre de nouveaux cas d’une maladie à potentiel épidémique apparus durant une épidémie Le nombre de personnes à risque durant l’épidémie Données démographiques du district ; rapport d’enquête sur l’épidémie sur la base des fiches descriptives Dépend de la maladie 41 Surveillance de base Indicateur Objet Numérateur Dénominateur La source de l’information Cible À quel moment le faire ou des formulaires sur les cas Le taux de létalité de chaque maladie à potentiel épidémique signalée Mesurer la qualité de la prise en charge Le nombre de décès dus à chacune des maladies à potentiel épidémique Le nombre de cas dus aux mêmes maladies à potentiel épidémique Rapports systématiques et enquête sur l’épidémie Dépend de la maladie La proportion d’épidémies ou d’événements de santé publique ayant donné lieu à une riposte au cours des 12 derniers mois Mesurer la détection rapide et la notification à temps des épidémies Le nombre de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique ayant donné lieu à une riposte Le nombre total de suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique ou d’événements Registre des suspicions d’épidémie et des alertes de l’établissement de soins 80% La proportion d’hôpitaux ayant mis en place des dispositifs de prévention et de lutte contre les infections Mesurer la pratique et la capacité des hôpitaux à appliquer des mesures de lutte contre les infections Le nombre d’hôpitaux ayant déclaré avoir mis en place des dispositifs de prévention et de lutte contre les infections enregistrés Le nombre total d’hôpitaux dans le pays Rapports sommaires systématiques et rapports de supervision 80% Annuel Rétro informer La proportion de régions ou de provinces ayant des bulletins/lettres/notes sommaires épidémiologiques Présence d’un dispositif de rétroinformation Le nombre de régions ou de provinces ayant un bulletin épidémiologique Le nombre total des régions/provinces Rapports de supervision 42 Instructions Veuillez utiliser ce tableau pour suivre les résultats de l’établissement de santé en ce qui concerne ces indicateurs qui sont liés à la mise en œuvre de la SIMR par l’établissement. Chaque mois, synthétiser et compiler les données sommaires de l’établissement de soins sur les maladies prioritaires. Communiquer les données sommaires au niveau districal en temps voulu. Noter les résultats des indicateurs dans ce tableau. Soumettre ce tableau au responsable de la supervision au niveau districal durant une visite à l’établissement de soins, ou le présenter lors de la réunion trimestrielle du district. Indicateur Jan. Févr. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Disponibilité des définitions de cas standard et des fiches ou registres de SIMR Existence d’un mécanisme pour détecter des événements de santé public ou inhabituels par des sources non courantes Le pourcentage des rapports de surveillance exhaustifs transmis en temps voulu au district Le pourcentage des cas des maladies ciblées par la surveillance qui ont été notifiées au district au moyen des formulaires ou des fiches descriptives des cas Le pourcentages des maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire actuel existe Le pourcentage des maladies prioritaires pour lesquelles il existe une analyse actuelle des données de laboratoire Disponibilité d’un plan de préparation et de riposte aux situations d’urgence Disponibilité du matériel pour le prélèvement et le transport des échantillons 43 Indicateur Jan. Févr. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Disponibilité des stocks d’urgence Le pourcentage des suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau districal dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique Le pourcentage des prélèvements dans le cas d’une suspicion d’épidémie transportés à temps pour les examens de laboratoire Disponibilité d’un comité de préparation aux épidémies performant Le taux de létalité de chaque maladie à potentiel épidémique signalée Le pourcentage des suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau districal dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique Disponibilité d’une installation d’isolement Le taux d’attaque de chaque maladie à potentiel épidémique déclarée Disponibilité des rapports de rétroinformation de la communauté Le nombre de bulletins ou de rapports de rétroinformation reçus du niveau immédiatement supérieur Répondre par OUI ou NON aux questions ci-après de la liste de contrôle : Les rapports de surveillance étaient-ils soumis à temps ? Les graphiques des tendances sont-ils à jour ? Si OUI, avez-vous noté une évolution dans les tendances ? Si OUI, le seuil a-t-il été franchi ? Si OUI, avez-vous pris des dispositions pour alerter le district ? 44 ANNEXE 8F : Tableau de suivi des indicateurs de performance de la SIMR au niveau districal, régional ou provincial District/Région/Province :__________________________________________Année :_______________________ Indicateur Jan. Févr. Mars Avril. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Le pourcentage des établissements de soins disposant de définitions de cas standard Le pourcentage des districts ou régions communiquant les informations grâce au dispositif de surveillance des événements Le nombre d’établissements de soins dans le district dotés de registres standardisés et de fiches de SIMR Le nombre d’événements notés dans le registre districal de consignation des rumeurs Le pourcentage des établissements de soins qui soumettent à temps les rapports de SIMR au district Le pourcentage des cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives Le pourcentage d’hôpitaux soumettant leurs rapports de SIMR à temps Le pourcentages des maladies prioritaires pour lesquelles un graphique linéaire actuel existe Le pourcentage des établissements de soins disposant d’une analyse actuelle des tendances Le pourcentage des établissements de soins ayant des données d’analyse de laboratoire actuelles issues de l’analyse des maladies prioritaires Le pourcentage des suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau régional ou provincial dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique Le pourcentage de rapports d’enquêtes sur des épidémies qui comportent des données analysées des cas Le pourcentage des épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles l’on dispose des résultats de laboratoire Le pourcentage d’épidémies confirmées pour lesquelles une intervention de santé publique est recommandée au niveau national 45 Indicateur Jan. Févr. Mars Avril. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Le pourcentage des prélèvements dans le cas d’une suspicion d’épidémie transportés à temps vers les laboratoires aux fins d’examen Présence d’une unité centrale performante pour la coordination du comité de gestion des situations d’urgence de santé publique (centre d’opérations d’urgence) Le pourcentage des établissements de soins dotés de plans de préparation aux situations d’urgence et d’organisation des secours Disponibilité d’un plan de préparation et de riposte aux situations d’urgence au niveau districal Le pourcentage des établissements de soins disposant d’un comité de préparation aux épidémies performant Disponibilité d’une équipe d’intervention rapide en situation d’urgence de santé publique Le taux de létalité de chaque maladie à potentiel épidémique signalée Le taux d’attaque pour chaque épidémie d’une maladie prioritaire Le pourcentage d’épidémies ou d’événements de santé publique ayant donné lieu à une riposte à temps au cours des 12 derniers mois Le pourcentage d’hôpitaux dotés d’installations d’isolement Disponibilité des rapports/lettres/bulletins de rétroinformation Le pourcentage de bulletins ou de rapports de rétroinformation envoyés au niveau inférieur Note : Veuillez calculer le pourcentage réel pour chaque cellule 46 Annexe 8G. Formulaire type d’enregistrement de la célérité dans l’action et de l’exhaustivité des rapports mensuels de l’établissement de soins vers le niveau districal Pays :____________________________________________District :____________________________________ Établissement de soins : _________________________________Année : ________________________________ Indicateur Jan. Févr. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Nombre total de rapports attendus (N) Total des rapports envoyés à temps (T) Total des rapports envoyés en retard (L) Nombre total des rapports non reçus (W) Promptitude des rapports =100 * T / N Exhaustivité des rapports =100 * (N-W) / N Légende T = arrivés à temps L = arrivés en retard W=rapports non reçus *La célérité dans l’action et l’exhaustivité sont exprimés en pourcentage (%). Lorsque le système de surveillance est efficace, les taux de promptitude et d’exhaustivité devraient se rapprocher de 100 % Ce tableau permet de suivre les progrès de ces deux indicateurs dans le district afin que des mesures puissent être prises pour améliorer la célérité dans l’action de chacun des établissements de santé dans le district 47 Annexe 8H : Liste de contrôle pour le suivi des activités de SIMR à l’établissement de soins Établissement de soins : _____________________________________ Date de la visite de supervision :__________________________________________ ACTIVITÉ QUESTION DE SUPERVISION RÉPONSE COMMENTAIRE (La cause du problème) Collecte des données pour l’identification des cas suspects dans les établissements de soins 1. À quelle fréquence collectez-vous les informations auprès de la communauté au sujet d’indications de cas ou de décès suspects dus à une maladie ou une affection prioritaire ? Enregistrement des cas 1. Les diagnostics des cas de maladies prioritaires sont-ils consignés dans le registre de l’hôpital suivant la définition de cas standard ? Oui [ ] Non[ ] Notification 1. Le personnel de santé utilise-t-il une définition de cas standard pour notifier les suspicions de cas ou d’épidémies ? 2. Enregistrez-vous les informations sur les maladies à notification immédiate sur un formulaire ou une fiche descriptive ? Oui [ ] Non [ ] Oui [ ] Non [ ] Analyse et interprétation 1. Tracez-vous le nombre de cas et de décès pour chaque maladie prioritaire sur un graphique ? (Demander à voir le cahier d’analyse de l’établissement de soins. Vérifier que les lignes des tendances sont actualisées.) 2. Tracez-vous la distribution des cas sur une carte ? Oui [ ] Non [ ] Oui [ ] Non [ ] Enquête et confirmation des cas et des épidémies signalés 1. Lorsqu’une maladie à potentiel épidémique est suspectée, cela est- il immédiatement notifié au bureau du district ? 2. Pour les cas des maladies prioritaires nécessitant des tests de laboratoire vus depuis la dernière visite de supervision, combien disposent-ils de résultats de laboratoire ? 3. Les fournitures appropriées sont-elles disponibles ou mises en réserve pour le prélèvement d’échantillons durant une situation d’urgence ? Puis-je voir ces fournitures ? Oui [ ] Non [ ] Nombre de résultats obtenus : Nombre de cas attendus vus : Oui Non 48 ACTIVITÉ QUESTION DE SUPERVISION RÉPONSE COMMENTAIRE (La cause du problème) Riposte 1. Les fournitures appropriées sont-elles disponibles pour riposter à un cas ou une épidémie confirmée (par exemple, le matériel de vaccination et les vaccins, les SRO, les antibiotiques, etc.) ? 2. Veuillez me montrer les fournitures qui serviraient à exécuter une intervention recommandée. 3. Qui est le coordonnateur des situations d’épidémie dans l’établissement de soins ? 4. À quelle fréquence communiquez-vous des informations et dispensez-vous des formations en riposte aux épidémies au personnel de cet établissement de soins ? Oui [ ] Non [ ] Fournitures vues Oui [ ] Non [ ] Nom : Désignation : Formation suivie : Rétro informer 1. À quelle fréquence com u iquez-vous des informations à la communauté ? 2. Recevez-vous le dernier bulletin du niveau (central, infranational) ? L’indiquer Oui [ ] Non [ ] Évaluation et amélioration du système 1. Les 3 derniers rapports mensuels systématiques ont-ils été envoyés au bureau districal ? 2. Les 3 derniers rapports mensuels systématiques ont-ils été envoyés à temps ? Oui [ ]Non [ ] Oui [ ] Non [ ] Préparation à l’épidémie 1. Quelles précautions prend systématiquement le personnel de santé (y compris le personnel de laboratoire) avec tous les malades quel que soit leur statut infectieux ? 2. Comment estimez-vous la quantité de fournitures à mettre en réserve pour les situations d’urgence ? Niveau minimum de précautions standard : Comment les fournitures sont estimées : 49 Annexe 8I: Modèle de bulletin de santé publique hebdomadaire et mensuel 50 Modèle de bulletin de santé publique mensuel 51 52 Annexe 8J : Indicateurs du suivi de la mise en œuvre des fonctions de base de la surveillance intégrée de la maladie et de la riposte 1. Le pourcentage des établissements de soins qui soumettent à temps les rapports de surveillance hebdomadaires (ou mensuels) de SIMR au district. 2. Le pourcentage des districts qui soumettent à temps les rapports de surveillance hebdomadaires (ou mensuels) au niveau immédiatement supérieur. 3. Le pourcentage de cas de maladie ciblée pour l’élimination et l’éradication et de toute autre maladie visée par la surveillance, déclarés au district à l’aide des formulaires des cas ou de fiches descriptives. 4. Le pourcentage des suspicions de flambée de maladies à potentiel épidémique déclarées au niveau immédiatement supérieur dans les 24 heures suivant le franchissement du seuil épidémique. 5. Le pourcentage des établissements de soins disposant d’une analyse actuelle des tendances (graphique linéaire ou histogramme) pour certaines maladies prioritaires. 6. Le pourcentage des districts disposant d’une analyse actuelle des tendances (graphique linéaire ou histogramme) pour certaines maladies prioritaires. 7. Le pourcentage des rapports d’enquêtes sur des épidémies qui comportent des données analysées des cas. 8. Le pourcentage d’épidémies ayant fait l’objet d’enquêtes pour lesquelles les résultats de laboratoire sont disponibles dans un délai de sept jours. 9. Le pourcentage d’épidémies confirmées pour lesquelles une intervention de santé publique est recommandée au niveau national dans les 24 heures à 48 heures suivant la notification (cible >80 %). 10. Le taux de létalité de chaque maladie à potentiel épidémique signalée. 11. Le taux d’attaque pour chaque épidémie d’une maladie prioritaire. 12. Le nombre d’épidémies détectées au niveau national, mais passées inaperçues au niveau districal l’année précédente. 13. Le pourcentage des laboratoires choisis qui produisent des rapports mensuels sur les données de laboratoire des maladies prioritaires visées par la surveillance. 14. Le pourcentage des laboratoires districaux qui ont reçu au moins une visite de supervision suivie d’un retour d’information écrit du niveau provincial ou national durant l’année écoulée.  Normes d’intervention dans un délai de 24 heures à 48 heures 1. Faire une première évaluation ou analyse rapide de la situation. 2. Informer l’OMS de l’épidémie ou l’événement de santé publique. 3. Activer les structures nationales de riposte aux situations d’urgence et assigner les fonctions essentielles. 4. Lancer les activités de riposte en appliquant une approche par pilier. 5. Convoquer la première réunion de coordination intersectorielle d’urgence. 6. Élaborer une première stratégie de riposte, des objectifs et un plan d’action. 7. Publier un premier rapport de situation interne (sitrep). 53 1. Le comité d’examen du RSI sur les deuxièmes prolongations concernant la mise en place de capacités nationales de santé publique et sur l’exécution du RSI (WHA 68/22 Add.1). 2. Principes directeurs de la surveillance communautaire, mars 2017 (Fédération internationale des Sociétés de la Croix rouge et du Croissant rouge) 3. Résultats des principaux indicateurs de performance de WHE-SIMR. Juin 2017. 4. « Détection précoce, évaluation et réponse lors d’une urgence de santé publique : Mise en œuvre de l’alerte précoce et réponse notamment la surveillance fondée sur les événements ». WHO/HSE/GCR/LYO/2014.4. 5. Public Health Surveillance: A Tool for Targeting and Monitoring Interventions, Peter Nsubuga, Mark E. White, Stephen B. Thacker, Mark A. Anderson, Stephen B. Blount, Claire V. Broome, Tom M. Chiller, Victoria Espitia, Rubina Imtiaz, Dan Sosin, Donna F. Stroup, Robert V. Tauxe, Maya Vijayaraghavan, and Murray Trostle. Disease Control Priorities in Developing Countries. 2nd edition. 6. Communicable disease surveillance and response systems. A guide to planning. WHO/CDS/EPR/LYO/2006.1. 51 La SIMR électronique est l’application d’outils électroniques aux principes de la SIMR pour faciliter la prévention, la prédiction, la détection, la notification et la riposte. Elle s’appuie sur les éléments suivants : a) Des systèmes d’information standardisés interopérables et interconnectés administrés dans le contexte national ; et b) La collecte, l’analyse, la notification et l’utilisation rapides des données sur les maladies ou événements en temps réel pour des interventions de santé publique appropriées. Le recours aux outils papier pour mettre en œuvre la SIMR s’est avéré une stratégie déterminante dans le renforcement de la surveillance de la santé publique dans la Région africaine depuis l’adoption de la SIMR en 1998. Avec l’adoption du Règlement sanitaire international (RSI, 2005) qui exige des pays qu’ils renforcent leur capacité de surveillance des maladies et la riposte, le recours aux outils électroniques pour intensifier la surveillance en temps réel peut améliorer la célérité dans l’action de la détection des épidémies. Au cours des dernières années, les innovations technologiques et analytiques sont apparues comme un biais qui peut être utilisé pour faciliter la transmission rapide des informations sur la surveillance de la santé publique, ce qui permettrait donc de détecter à temps les épidémies ou d’autres événements de santé publique et d’y répondre. L’application d’outils électroniques dans le secteur de la santé peut permettre de produire des données validées en temps réel pour la surveillance de la santé publique, les enquêtes et la riposte rapide aux épidémies. La SIMR électronique ouvre de nouvelles perspectives en vue de l’accélération de la réalisation des capacités de base du RSI (2005). Les pays utilisent les systèmes d’information de gestion de la santé pour faciliter la collecte systématique des données qui étayent la planification, la gestion et la prise des décisions dans la fourniture des services de santé. Ces systèmes recueillent systématiquement les données sur les maladies, les événements et les affections, ainsi que d’autres données administratives et sur la fourniture des services. La première source de ces données est le registre des consultations externes ou des hospitalisations de l’établissement de soins. La plateforme la plus utilisée est le logiciel District Health Information System version 2 Il est 52 utilisé dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Il couvre plus de 30 pays africains. Le système d’information de gestion de la santé et la SIMR électronique tirent tous les deux leurs données des registres des consultations externes et des hospitalisations. La SIMR électronique est une plateforme qui permet la notification en temps réel pour les maladies prioritaires visées par la SIMR. La plateforme de la SIMR électronique dispose d’un mécanisme actif de collecte à temps des données sur les maladies prioritaires visées par la SIMR et les autres affections à partir des registres des consultations externes ou des hospitalisations, y compris des dossiers des malades, données qui sont communiquées immédiatement, toutes les semaines ou tous les mois. En 2013, la Région africaine a adopté une résolution sur la cybersanté (AFR/RC60/R3) portant sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour la santé et les champs connexes, notamment la surveillance. Les actions recommandées par la résolution comprennent notamment l’élaboration de politiques, de stratégies, de normes nationales, ainsi que de mécanismes de gouvernance appropriés, et l’élaboration des plans et cadres stratégiques à long terme pour la cybersanté dans les pays. La cybersanté englobe toute une série de services et de systèmes, dont les suivants : a) l’informatique sanitaire et médicale ; b) la télémédecine, qui désigne la transmission des services ou informations relatifs à la santé au moyen de l’infrastructure des télécommunications ; c) le cyberapprentissage dans lequel les technologies sont mises au service de l’éducation en dehors de la salle de classe ; et d) la santé mobile, qui est un terme générique appliqué à l’utilisation de la téléphonie mobile ou d’autres technologies sans fil dans le domaine de la santé médicale. Les États Membres ont réitéré leur position lors de la récente Soixante-et-onzième Assemblée mondiale de la Santé, en convenant unanimement que les solutions numériques pour la santé devraient compléter et renforcer les modèles actuels de prestation des services de santé. Ils ont donc adopté une nouvelle résolution sur la santé numérique, qui souligne l’importance des stratégies de santé numérique mises en œuvre au niveau national ainsi que la nécessité de promouvoir et d’investir dans un cadre propice au développement de la santé numérique (notamment par les politiques publiques, les normes, les capacités, l’interopérabilité, la confidentialité et la sécurité, et plus) et d’assurer la viabilité et l’appropriation par les pays. 53 La santé numérique, parfois appelée cybersanté, permet un recours économique, efficace et sans risque aux technologies de l’information et de la communication (TIC) en santé et dans les domaines connexes. La santé numérique, telle que la définit la Commission « Le large bande au service du développement durable », est un terme générique qui englobe l’ensemble des concepts et activités alliant la santé et les TIC. Cela va de la fourniture de l’information sanitaire en utilisant les TIC pour améliorer les services de santé publique, à l’utilisation des systèmes d’information sanitaire pour recueillir, stocker, gérer ou communiquer l’information sur la santé des malades ou les activités de l’établissement de soins. Les TIC sont définies comme des outils qui facilitent la communication ainsi que le traitement et la transmission de l’information par les voies électroniques, ce qui englobe un large éventail d’outils allant de la radio et de la télévision aux téléphones (fixes et mobiles), aux ordinateurs et à Internet. La SIMR électronique, qui fait partie de la cybersanté, est l’une des principales innovations s’inscrivant dans la mise en œuvre des recommandations du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique sur l’utilisation des technologies de l’information, élément essentiel devant permettre aux pays de satisfaire aux exigences du RSI (2005). La standardisation des outils électroniques, et le maintien de l’infrastructure dans l’ensemble de la Région faciliteront la création et le partage des profils nationaux et régionaux des maladies prioritaires, des affections et des événements. Les limites que connaissent les dispositifs actuels de collecte et de transmission des données de la SIMR sont imputables au fait que de nombreux pays ont toujours recours à des procédures manuelles et à des méthodes utilisant les supports papier. Soumettre et transmettre les données à temps est loin d’être aisé, les agents de santé devant parcourir de longues distances sur des terrains difficiles pour remettre leurs dossiers. De ce fait, les informations reçues en retard ne permettent pas d’intervenir à temps, particulièrement lorsqu’une épidémie est suspectée. Le système de SIMR électronique vise à faciliter la tâche à tous ceux qui travaillent dans un système de santé en améliorant la surveillance des maladies à l’aide d’outils électroniques. Cela renforce les capacités de surveillance et de riposte, tout en réduisant à terme la morbidité et la mortalité dues aux maladies à potentiel épidémique ainsi qu’à d’autres événements de santé publique. La SIMR électronique est donc susceptible d’améliorer les éléments suivants : a) la célérité dans l’action et l’exhaustivité des rapports ; b) la détection rapide, l’investigation et la riposte à l’épidémie ou aux événements de santé publique ; 54 c) la saisie manuelle des données qui est souvent sujette à des erreurs ; d) le partage systématique de l’information à tous les niveaux et secteurs ; e) la combinaison des sources de données ; f) l’utilisation, l’analyse et l’analytique des données. De nombreuses initiatives et résolutions régionales et mondiales récentes ont reconnu que les technologies numériques pouvaient accompagner la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, et particulièrement soutenir les systèmes de santé dans tous les pays dans les domaines de la promotion de la santé et de la prévention des maladies. Ainsi, la SIMR électronique étaye les principaux cadres ci-après adoptés récemment : a) Surveillance intégrée de la maladie et riposte (AFR/RC/48.8) ; b) RSI (2005) (WHA58.3) ; c) Stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les situations d’urgence (AFRO/RC66/6) ; d) Résolution et décision sur la cybersanté (WHA58.28) ; e) Santé numérique (WHA71.7). La SIMR électronique fournit l’information en temps réel pour des actions immédiates. Les avantages que peut présenter la SIMR électronique sont notamment les suivants : a) Alerte et détection rapides Grâce à la SIMR électronique, la rapidité de la détection des épidémies peut être améliorée, parce que les informations sont plus rapidement recueillies et, dans certains cas, le moment et le lieu de l’épidémie peuvent être prédits avec plus ou moins d’exactitude, ce qui donne la possibilité de la prévenir et de la combattre (voir l’étude réalisée par la CDC. 2008b. Potential effects of electronic laboratory reporting on improving timeliness of infectious disease notification—Florida, 2002–2006. Morbidity and Mortality Weekly Report 57(49):1325–1328. http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/mm5749a2.htm) b) Notification en temps voulu Les outils de la SIMR électronique permettent la communication rapide et en temps voulu des données, des unités de notification inférieures vers les niveaux les plus élevés pour des interventions de santé publique appropriées. c) Normalisation des données La normalisation des outils dans le système de SIMR électronique permet que la collecte des données soit plus cohérente et complète, ce qui facilite l’échange des données et les comparaisons entre établissements de soins. 55 d) Meilleures transmission et gestion des données, le stockage inclus i) Une des principales contraintes liées aux données sur support papier est la nécessité de compiler les rapports d’une variété de sources et de communiquer des rapports aux niveaux supérieurs à des intervalles réguliers et à différents niveaux administratifs. De surcroît, le stockage et le transport des données peuvent s’avérer difficiles, et il existe un risque d’endommagement et de perte des données. ii) Grâce à la SIMR électronique, la transmission des données est plus rapide, et les données sont aussi organisées dans un format plus accessible, pour une utilisation et une interprétation plus faciles. e) Interopérabilité et partage des données La SIMR électronique permet aux entités d’échanger et d’utiliser l’information de façon transversale, particulièrement lorsque les normes et l’organisation des tâches ont été bien mises au point dans le système de SIMR électronique de façon à permettre l’interopérabilité avec d’autres systèmes d’information. f) Automatisation de la transmission et des analyses et meilleure qualité des données i) Avec les rapports sur support papier existe le risque d’omission de précieuses informations lors de la communication aux niveaux administratifs supérieurs. ii) La SIMR électronique réduit le nombre d’erreurs à la saisie des données et facilite leur analyse automatique, ce qui allège considérablement la tâche au personnel de santé. g) Contribution importante à la bonne qualité de la riposte et à un meilleur suivi- évaluation La SIMR électronique fournit une plateforme de stockage et d’analyse automatique des données dans l’ensemble des établissements de soins, ce qui améliore le suivi et l’évaluation des différentes interventions de santé publique. (Études réalisées par Valenciano et coll., 2003 et 2003 ; Pinto et coll., 2005 qui ont montré que la simple mise en place d’un système automatisé de notification à l’aide des seuils définis par chaque pays pour les maladies prioritaires se traduit par une amélioration des tendances en matière de suivi et de la prédictibilité des épidémies en l’espace de quelques semaines après l’installation du système) h) Réduction des coûts La SIMR électronique permet la détection rapide des flambées épidémiques, ce qui, en effet, peut contribuer à réduire globalement les coûts élevés associés à la gestion de ces épidémies. 56 Les principes directeurs ci-après doivent guider la mise en place de la SIMR électronique : a) Utiliser l’infrastructure existante : autant que faire se peut, la SIMR électronique doit s’appuyer sur le cadre et les systèmes existants, tels que la SIMR sur support papier, le système d’information de gestion de la santé, le logiciel District Health Information System version 2, etc. Cela permet aux utilisateurs de s’y adapter plus aisément et d’avoir une transition harmonieuse. Au cas où une infrastructure existe déjà, l’introduction de la SIMR électronique pourrait ne pas demander des opérations d’adaptation qui pourraient s’avérer coûteuses. b) Normaliser : la normalisation des données et des outils électroniques favorisera l’uniformisation de la collecte et de l’agrégation des données. La normalisation facilite la comparaison entre les différents niveaux des systèmes de santé et entre les pays. c) Intégrer : la SIMR se fondant sur le principe de l’intégration, la SIMR électronique doit être mise en œuvre dans le même esprit. Cela pourrait signifier l’intégration de différents systèmes d’information et sources de données d’autres programmes de santé (par exemple, le paludisme, le PEV, le registre du cancer, les maladies non transmissibles, etc.) dans une plateforme ou un entrepôt de données communs. d) Assurer l’interopérabilité : c’est la capacité des différents systèmes d’information sanitaire à travailler ensemble à l’intérieur des organisations et entre elles pour échanger les données et utiliser les données ainsi échangées. Il est important que les normes et l’organisation des tâches que les concepteurs de la SIMR électronique préparent soient facilement interopérables avec d’autres systèmes d’information. e) Collaborer entre secteurs : il est essentiel de collaborer avec les acteurs concernés, comme les sociétés des télécommunications. Cette collaboration peut prendre la forme de dérogations, de responsabilité sociale des entreprises et d’exonérations fiscales partielles, etc. Une collaboration efficace pourrait accélérer le lancement et l’expansion de la SIMR électronique. La collaboration avec d’autres secteurs comme celui de la santé animale et de l’environnement est tout aussi importante, parce qu’elle favorisera l’utilisation efficace de ressources limitées, la mobilisation efficace et rapide des capacités des différents secteurs pour une meilleure prévention et lutte contre les maladies. f) Agir en temps quasi-réel : tout doit être mis en œuvre pour assurer la communication pratiquement en temps réel de l’information sur les événements programmés dans la conception et l’application de la SIMR électronique. Il devrait s’agir d’un objectif à long terme et les pays devront commencer doucement par une planification et une élaboration progressives. g) Une seule santé : l’approche « Une seule santé » est une démarche innovante dans laquelle plusieurs disciplines collaborent sur la santé, à la fois humaine, animale et 57 environnementale. Si on considère que la majorité des infections émergentes et ré- émergentes sont très souvent des zoonoses, responsables des grandes flambées épidémiques de ces dernières années, il est important de garder l’attention sur les maladies qui touchent à la fois les hommes et les animaux. h) Sécuriser les données : la protection de l’information est un aspect essentiel de tout système d’information sanitaire. La sécurisation des données permet de s’assurer que seules les personnes autorisées, celles qui doivent intervenir, ont accès à l’information. Elle introduit aussi une dimension éthique dans la manipulation des données. Il faut veiller à mettre en place des processus qui protègent la vie privée des malades. i) Rendre le système convivial : en principe, le système doit être suffisamment simple pour que le personnel à tous les niveaux puisse l’utiliser. Il doit être facile de s’y connecter, d’y porter ou d’en recevoir des informations. Il doit aussi pouvoir se prêter aux éventuels changements des profils des maladies et des événements. La mise au point d’un système de SIMR électronique doit être soigneusement planifiée, et tous les acteurs concernés doivent être impliqués. Le système doit tenir compte des capacités et des besoins du pays, et un plan de mobilisation des ressources doit être préparé avant de se lancer dans cette entreprise. Les aspects les plus importants à prendre en compte dans ce processus d’élaboration et de mise en œuvre sont présentés ci-dessous. D’autres aspects pourront être considérés en fonction du pays. Les pays, pour leur part, doivent être sûrs d’être prêts à s’engager sur la voie de la SIMR électronique, en pesant les coûts et les avantages et en évaluant les options en matière de faisabilité du système. 9.6.1 Processus de mise en place de la SIMR électronique a) Collaborer avec les acteurs concernés et créer des groupes de travail techniques i) Le succès de la SIMR électronique repose sur la participation efficace de tous les acteurs concernés. ii) Lorsqu’un système de SIMR électronique est mis en place, le groupe chargé de la surveillance doit se mettre en rapport avec le service qui gère le système d’information sanitaire. Ces deux entités doivent rassembler tous les intervenants que compte le pays pour former un groupe de travail technique qui se chargera de la coordination de la mise en œuvre de la SIMR électronique. Ce groupe de travail technique pourrait être composé des membres suivants : le service national des télécommunications ; les administrations en charge de l’information, de la communication et des technologies ; un personnel de laboratoire ; un clinicien ; les représentants d’autres ministères et institutions compétents ; des experts nationaux des sciences de l’information en ce qui concerne la santé 58 publique ; les opérateurs de téléphonie mobile ; les opérateurs d’Internet, et des partenaires. La composition du groupe de travail technique variera d’un pays à l’autre en fonction du contexte. Cet organe doit aussi assumer la fonction de mobilisation des ressources. iii) La SIMR électronique peut nécessiter de mobiliser des compétences dans les TIC auprès d’autres administrations, en particulier celles chargées de la supervision des TIC. Les ministères de la santé doivent trouver des moyens de collaborer avec les ministères responsables des TIC pour assurer une couverture suffisante et une bonne gouvernance de la cybersanté. b) Évaluer le fonctionnement de la SIMR dans le pays Le fonctionnement de la SIMR doit être évalué à tous les niveaux, notamment en ce qui concerne l’engagement politique de mettre les TIC au cœur de toute démarche de développement et de transformation sociale. Le ministère de la santé doit faire de la surveillance électronique des maladies une priorité, et créer une division des épidémies et des maladies infectieuses qui sera chargée du suivi de la mise en œuvre des activités de surveillance des maladies. La désignation d’un point focal de la surveillance des maladies au niveau districal est un facteur essentiel de succès de la mise en œuvre de la SIMR électronique. c) Déterminer les capacités et les besoins du pays i) L’évaluation des capacités d’un pays et de ses besoins en infrastructure est une étape essentielle du processus de mise au point d’un système électronique. Le groupe de travail technique sur la SIMR électronique ou tout groupe similaire chargé de la supervision des activités de surveillance, doit soigneusement examiner les capacités, les infrastructures et les ressources du pays par rapport à ses besoins. L’OMS a développé un outil standardisé d’évaluation de la surveillance électronique qui peut aussi être utilisé. ii) Couverture du réseau • L’évaluation de la capacité du réseau d’un pays est importante pour déterminer le type de système qui peut être mis en place. La couverture du réseau Internet et mobile est un élément fondamental à prendre en compte. • Internet : nombre de prestataires ; coût d’abonnement ; débit ; couverture dans toutes les régions du pays ; connectivité au niveau national ; et connectivité au niveau districal. • Téléphonie mobile : nombre de prestataires ; coût du sms ; coût de l’appel ; couverture dans toutes les régions du pays ; nombre de prestataires par consommateurs ; systèmes d’exploitation (Android/iOS). • Étudier des solutions de rechange sophistiquées pour élargir la connectivité, comme l’exploitation des « espaces vides » entre les zones de couverture des stations de télévision, la connectivité internet grâce aux ballons, aux drones 59 ou aux satellites en orbite basse, autant d’approches qui permettraient d’étendre la couverture aux zones reculées ou difficiles d’accès. Certaines de ces options peuvent être mises en œuvre grâce à des partenariats public- privé. iii) Fourniture d’énergie • La disponibilité de l’électricité est un facteur de succès clé de la SIMR électronique. Une source d’énergie fiable adaptée aux besoins du système doit être disponible au point de mise en œuvre. • Les pays doivent identifier les sources d’énergie existantes et potentielles pour chaque niveau du système de santé et dans toutes les zones géographiques. Par exemple, le raccordement au réseau électrique ; un générateur électrique constant approvisionné en carburant ; un générateur électrique constant mais sans provision de carburant ; un générateur peu constant ou du carburant irrégulier ; des accumulateurs d’énergie ou l’énergie solaire. • Les pays peuvent en outre envisager d’autres options pour garantir une source d’énergie fiable. Ainsi, des panneaux solaires pourraient être installés dans des ministères clés, en privilégiant ceux qui sont responsables de la gestion des données critiques dans les situations d’urgence, et dans des établissements de soins au niveau districal. iv) Équipements – saisie des données, gestion des données, analyse des données • Les équipements constituent une composante essentielle de la SIMR électronique. Il est donc important d’évaluer les équipements disponibles pour la SIMR électronique dans les pays à tous les niveaux du système de santé. Si les équipements ne sont pas disponibles, il convient d’envisager le recours à des solutions de substitution pour chaque type d’équipement. • Il convient aussi d’examiner la durée de vie de tous les matériels et élaborer un plan de remplacement ou de renouvellement du matériel, selon les besoins. v) Matériel • Penser à l’hébergement des données dans des serveurs ; s’agira-t-il de serveurs en « nuage » (entretien plus facile mais paiement mensuel ou annuel) ? Penser aussi à l’hébergement des services, par exemple dans une structure physique (ce qui nécessite d’avoir une pièce fraîche alimentée par une source d’énergie constante) ; les coûts potentiels, notamment de départ et de fonctionnement, doivent être pris en compte ; • Réfléchir au type et au nombre d’ordinateurs requis. Noter que les ordinateurs de bureau sont moins chers, mais ils ont besoin d’une source d’énergie ; les ordinateurs portables sont plus coûteux ; et les tablettes sont portables et pratiques ; 60 • Penser aux types d’appareils mobiles qu’il faudra, notamment des smartphones ; • Penser à l’alimentation en énergie et au moyen de l’assurer en permanence. vi) Logiciels pour la surveillance ou toute fonction similaire • Existe-t-il dans le pays un logiciel qui est déjà utilisé pour d’autres activités de surveillance et qui peut être exploité ? • Faut-il en mettre au point ? Les pays peuvent opter pour des logiciels d’exploitation libre qui peuvent être adaptés, ou des logiciels commerciaux. • Les partenariats entre développeurs de systèmes sont importants pour la mise au point de logiciels qui pourraient être flexibles et facilement adaptables ; • Les pays doivent penser à des logiciels qui pourraient être adoptés ou adaptés à leurs besoins particuliers en matière de surveillance ; • Il faut avoir un bon système de sauvegarde. vii) Appareils • Les appareils mobiles sont-ils déjà présents dans le pays – smartphones ou tablettes ? viii) Ressources humaines – capacités techniques • Les pays devront disposer d’une réserve de développeurs de logiciels pouvant intervenir sur les systèmes d’exploitation libre. L’idéal serait qu’ils soient des employés de l’État. • Il est essentiel que le personnel qui utilisera le système électronique mis au point ait des compétences en informatique. • Il sera peut-être nécessaire de former et de recycler, au fil des évolutions technologiques (formation continue). d) Partenariats i) Des partenariats public-privé avec les opérateurs des télécommunications pour soutenir les systèmes de SIMR électronique doivent être envisagés en collaboration avec les ministères en charge des TIC et des télécommunications ; ii) S’assurer que des possibilités de tels partenariats existent pour mettre en œuvre la SIMR électronique. e) Déterminer le champ approprié de la mise en œuvre de la SIMR électronique, notamment l’approche « Une seule santé » i) Sur la base des évaluations ci-dessus, les pays doivent déterminer le champ de la mise en œuvre de la SIMR électronique (notification d’alertes, rapports sur les cas, rapports hebdomadaires systématiques, rapports mensuels systématiques, gestion des épidémies/des situations d’urgence). Les pays peuvent commencer par toute approche qui corresponde à leurs besoins et à leurs capacités du moment, quitte par la suite à ajouter d’autres fonctions. Établir l’estimation des investissements de départ et des coûts d’exploitation ; 61 ii) Les pays doivent identifier des investisseurs potentiels. f) Dérouler le plan de la SIMR électronique i) Élaborer et dérouler le plan de mise en œuvre de la SIMR électronique dans le pays. ii) Élaborer un plan opérationnel annuel (calendriers, coûts, responsabilités) et un plan national de surveillance électronique à long terme (5 ans) dans le cadre du ou des plan(s) existant(s) sur la santé intégrée. iii) Envisager une démarche progressive dans la mise en œuvre du plan et la formation. iv) Incorporer un suivi systématique et des évaluations régulières, notamment une première évaluation de référence, préalablement à la mise en œuvre. 9.6.2 Éléments importants à prendre en compte pour le succès de la SIMR électronique Les éléments ci-après sont jugés essentiels pour une mise en œuvre réussie de la SIMR électronique dans un pays. a) Intégration des laboratoires i) Le système doit être relié aux données des laboratoires ou être capable de le faire dans le futur. b) Confidentialité des données et usage d’un identifiant unique (numéro d’identifiant) ii) Les données recueillies contenant des informations identifiables sur les malades doivent être conservées dans un serveur sécurisé. iii) L’accès aux données doit être contrôlé au moyen des droits d’accès conférés aux utilisateurs. c) Politiques sur la sécurité des données et les accords de respect de la confidentialité par les utilisateurs i) L’accès aux données doit être encadré par des règles claires. ii) Des sauvegardes des données (locales et à distance) doivent être programmées. iii) Les appareils de stockage des données physiques doivent être sécurisés et verrouillés. d) Maintenance informatique i) Les mises à jour des logiciels, l’entretien ou le remplacement des matériels et la maintenance du serveur doivent être pris en compte, dans le cas d’un système interne. e) Viabilité i) Pour un accompagnement permanent du programme de mise en œuvre de la SIMR électronique, une base financière solide doit être constituée pour supporter 62 les charges d’exploitation et les coûts ponctuels liés par exemple à l’entretien du matériel, à la formation du personnel, aux frais de connectivité et à la production des documents destinés à l’utilisateur final dans le cadre de l’information, l’éducation et la communication. ii) Des capacités doivent exister sur place pour l’entretien des logiciels et des matériels. iii) Il faut des ressources suffisantes pour les infrastructures opérationnelles. iv) Il faut des ressources suffisantes pour l’achat des équipements comme les appareils mobiles et les ordinateurs, et pour couvrir tous les coûts de fonctionnement annexes. v) Des ressources doivent être trouvées pour les activités de renforcement des capacités, de formation, de recyclage, etc.. vi) La SIMR électronique doit être arrimée à la politique et la stratégie nationales en matière de cybersanté. vii) Les acteurs concernés (notamment les entreprises privées et les opérateurs des télécommunications) doivent être associés dès le début à la conception et à la mise en œuvre du système. viii) Il faut un plaidoyer pour l’allocation des ressources financières par le pays, et faire appel à des solutions innovantes, consistant par exemple à mettre à contribution le secteur privé, via les prestataires des télécommunications. f) Interopérabilité i) En principe, les données devraient être accessibles d’un système à l’autre (le système de surveillance inclus), même dans le domaine de la santé animale et d’autres secteurs pertinents. 9.6.3 Outils existants pouvant être mis au service de la SIMR électronique Plusieurs pays dans la Région ont recours à des outils libres comme le logiciel District Health Information System version 2 pour la collecte et l’agrégation des données. Certains pays comme l’Afrique du Sud et le Lesotho utilisent des logiciels commerciaux comme les dossiers médicaux électroniques. Les pays qui envisageraient d’utiliser des logiciels commerciaux devraient s’assurer de disposer d’un budget pour le paiement des licences d’exploitation ; ils doivent aussi négocier avec les fournisseurs pour que ceux-ci leur offrent les versions améliorées ou adaptées. Il est important de noter qu’exploitation libre ne signifie pas « gratuité », car il existe toujours des coûts de mise en œuvre et d’adaptation propres au contexte et aux besoins du pays. Le succès de la mise en œuvre de la SIMR électronique dans le domaine de la santé publique passe par de nombreux facteurs. Il s’agit notamment de la compréhension du champ 63 d’application et du cadre opérationnel, de l’utilisation des bons outils, et du développement des capacités compte tenu du contexte. L’approche « Une seule santé » offre la possibilité de créer des systèmes de notification électroniques interopérables et interreliés entre les dispositifs de surveillance animale et humaine. Le recours à des outils électroniques pour l’examen/l’assurance de la qualité des données fait aussi partie de la stratégie de suivi et évaluation des fonctions de la SIMR, qui peut être utilisée pour continuer d’améliorer la qualité des données. Ces outils peuvent déceler des erreurs, des incohérences et autres anomalies susceptibles d’entacher la fiabilité, l’exactitude, la précision et l’exhaustivité des données. Dans le contexte propre à un pays donné, la mise en place d’une plateforme électronique peut faciliter la mise en œuvre des activités de SIMR ci-après, déjà décrites plus haut dans le document : a) la notification en temps réel (surveillance sur la base des indicateurs et des événements), voir à la partie « Introduction » ; b) la notification des alertes (rapports au niveau de la communauté et de l’établissement de soins), voir la section 2 ; c) les rapports sur la base des cas, voir la section 2 ; d) les rapports systématiques (compilations hebdomadaires) et les rapports mensuels systématiques, voir la section 2 ; la figure 9.1 ci-dessous décrit le cheminement de l’information dans un système de SIMR électronique ; e) la gestion des épidémies ou des situations d’urgence, voir les sections 4 et 6 ; l’investigation des cas, voir la section 6 ; f) la recherche des contacts, voir la section 6 ; g) la logistique et la gestion de la chaîne d’approvisionnement, voir la section 6 ; h) la fiche descriptive de l’épidémie en temps réel, voir les sections 4 et 6 ; i) la gestion des événements (description du danger, caractérisation, évaluation des risques et issues), voir la section 6 ; j) les documents d’information, par exemple les rapports de situation (Sitrep), bulletins épidémiologiques, etc., voir la section 7 ; encadrement bienveillant, voir la section 8 ; k) le suivi-évaluation et examen de la qualité des données, voir la section 8. 64 Figure 9.1. Flux de l’information dans la SIMR électronique Quelques rôles et responsabilités à différents niveaux dans le cadre de la SIMR électronique sont présentés ci-après. Ces fonctions doivent être complétées par des rôles plus spécifiques, tels que décrits dans les volumes pertinents. Les pays peuvent modifier les fonctions ou les étoffer en fonction du contexte. a) Au niveau de la communauté i) Apporter des informations sur les événements, par exemple en utilisant des numéros verts ; ii) Donner suite aux messages d’alerte envoyés par les autorités sanitaires ; b) Au niveau de l’établissement de soins i) En fonction de la plateforme de SIMR électronique, notifier les événements nécessitant des interventions immédiates ; ii) Soumettre des rapports de SIMR hebdomadaires ; iii) Assurer le suivi des événements rapportés par la communauté ; 65 iv) Donner suite aux notifications et intervenir, suivant les recommandations, pour leur zone de compétence ; v) Veiller à la compatibilité de leur combiné avec le système de SIMR électronique ; vi) Veiller à l’entretien et à la garde du combiné et d’autres outils. c) Au niveau districal i) Donner au personnel accès à la SIMR électronique ii) Vérifier les événements notifiés par les établissements de soins et approuver leur transmission aux niveaux supérieurs ; iii) Alerter les autres structures et autorités, au sujet des événements à l’intérieur du district ; iv) Réagir aux rapports des établissements de soins sur les événements ; v) Faire le point aux établissements de soins et aux autorités sur les progrès de la riposte ; vi) Former, encadrer et superviser le personnel de santé ; vii) Mobiliser les ressources pour promouvoir une mise en œuvre efficace de la SIMR électronique ; viii) Assurer la disponibilité et la compatibilité du matériel des TIC avec la SIMR électronique ; d) Au niveau provincial ou régional i) Former et superviser ; ii) Collaborer avec le niveau national pour mettre au point et mettre à jour les outils électroniques ; iii) Alerter les districts ; e) Au niveau central/national i) Maintenir le serveur ; ii) Développer et mettre à jour les outils électroniques ; iii) Gérer le système de SIMR électronique, notamment la fonction de dépannage ; iv) Assurer l’administration du système (enregistrement du personnel de santé à l’aide du serveur) v) Former et superviser ; vi) Rétro informer ; vii) Alerter les autres structures ; viii) Coordonner les partenaires et les intervenants ; ix) Assurer le maillage avec d’autres plateformes, pour faciliter l’interopérabilité ; x) Assurer le suivi des alertes ; xi) Faire du plaidoyer auprès des décideurs et mobiliser les ressources pour entretenir le système ; xii) Assurer la sécurité des données ; xiii) Superviser l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersanté ou de santé numérique ; 66 xiv) Aligner les investissements dans la SIMR électronique, et travailler sur la base de la stratégie nationale de cybersanté ou de santé numérique ; xv) Établir une architecture nationale de la cybersanté ou de la santé numérique en tenant compte des composantes réutilisables ; xvi) Améliorer la gouvernance du système. f) L’OMS et d’autres institutions régionales (Union africaine, Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, Union du fleuve Mano, Communauté d’Afrique de l’Est, ECSA, Communauté de développement de l’Afrique australe, etc.) i) Faciliter la création d’une plateforme formelle pour le partage de l’information et des données entre les pays ; ii) Fournir une assistance technique aux États Membres ; iii) Partager les meilleures pratiques et faciliter l’échange d’expertise ; Le développement et la mise en œuvre de la SIMR électronique demande un suivi permanent. Il est très important pendant la phase initiale de développement et de mise en œuvre du système. Le fonctionnement du système peut être évalué en examinant des aspects comme : a) l’acceptabilité ou la volonté de participer, c’est-à-dire le nombre de personnes qui accèdent au système et l’utilisent correctement ; b) l’accessibilité – le système est-il accessible depuis l’emplacement du site de notification ? Dans certaines zones où le téléphone mobile est utilisé pour la SIMR électronique, l’accessibilité est un aspect important, et elle peut empêcher une prompte notification des maladies ; c) la qualité et la complétude des données – rechercher toute erreur dans les données ; d) la célérité dans la transmission des données ; e) la flexibilité, la portabilité et la stabilité du système ; et f) le coût. Pour améliorer l’utilisation des données au niveau du service, les utilisateurs doivent être encouragés à utiliser le système et à faire des retours d’information réguliers vers les niveaux inférieurs ; la circulation de l’information ne doit pas être unilatérale. Parmi d’autres indicateurs de performance du système, l’on a des indicateurs de la surveillance de base pour le suivi de la SIMR (voir la section 8). La liste de contrôle pour la supervision bienveillante de la SIMR doit être utilisée durant les visites de supervision, tout en tenant compte des besoins intégrés des autres équipes, dans l’esprit d’une supervision conjointe. La liste de contrôle de la supervision bienveillante doit être mise à jour pour y intégrer la SIMR, et incorporée dans la plateforme de la SIMR électronique. L’évaluation 67 globale du système de SIMR électronique, et son interopérabilité avec le système d’information de gestion de la santé et le système de la cybersanté, doit être réalisée périodiquement, en faisant appel à une combinaison d’expertises internes et externes. 1. Meeting report of the 3rd Meeting on African Surveillance Informatics Governance Board (ASIGB), WHO internal report. 16–18 July 2015, Cape Town, South Africa. 2. eSurveillance in the context of Integrated Disease Surveillance and Response in the WHO African Region: An essential platform for priority diseases, conditions and events surveillance and response. WHO technical report. World Health Organization, Regional Office for Africa, 2015. 3. Solutions en matière de cybersanté dans la Région africaine : Contexte actuel et perspectives. Résolution AFR/RC60/R3, du 8 septembre 2010. 4. WHO, ITU. WHO National eHealth Strategy Toolkit. 2012. 5. CDC’s Vision for Public Health Surveillance in the 21st Century. MMWR, July 27.2012 (Suppl./Vol.61). 6. Alexey V. Burdakov*, Andrey O. Ukharov and Thomas G. Wahl. One Health Surveillance with Electronic Integrated Disease Surveillance System. ISDS 2012 Conference Abstracts. 7. Jean-Paul Chretien and Sheri H Lewis. Electronic public health surveillance in developing settings: meeting summary. BMC Proc. 2008; 2(Suppl 3): S1. 8. Integrated Disease Surveillance Quarterly Bulletin (2nd quarter data valid to 30 June 2015). 9. Mobile phone-based mHealth approaches for public health surveillance in sub-Saharan Africa: a systematic review. Brinkel J, Krämer A, Krumkamp R, May J. Int J Environ Res Public Health. 2014 Nov 12;11(11):11559-82. 10. http://www.digitaldevelopment.org/recommendations#fn12. 11. USAID’s digital health website. 12. Asia Development Bank – digital health terms. 13. WHO digital health classifications – visualizes and describes use cases, actors. 14. WHO Digital Health Atlas – inventory of digital health systems, projects, etc. 15. Pinto A, Saeed M, El Sakka H, Rashford A, Colombo A, Valenciano M, et al. Setting up an early warning system for epidemic-prone diseases in Darfur: A participative approach. Disasters 2005; 29:310-22. 16. Valenciano M, Bergeri I, Jankovic D, Milic N, Parlic M, Coulombier D. Strengthening early warning function of surveillance in the Republic of Serbia: Lessons learned after a year of implementation. Euro Surveill 2004; 9:24-6. 17. Valenciano M, Coulombier D, Lopes Cardozo B, Colombo A, Alla MJ, Samson S, et al. Challenges for communicable disease surveillance and control in Southern Iraq, April-June 2003. JAMA 2003; 290:654-8. 18. CDC MMWR on Framework for evaluating public health surveillance systems.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé