WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 30, 30 JULY 1999 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 30, 30 JUILLET 1999
1999, 74, 245-256 World Health Organization, Geneva Organisation mondiale de la Santé, Genève
No. 30
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE 30 JULY 1999 l 74th YEAR http://www.who.int/wer 74 e ANNÉE l 30 JUILLET 1999
Human African trypanosomiasis (sleeping sickness) Sleeping sickness has a major impact on the development of rural areas by reducing the labour force and hampering production and work capacity. In countries such as Angola, Democratic Republic of the Congo and Sudan, the operational capacity to respond to the situation has been largely surpassed. In many provinces of these countries, a prevalence >20% has been reported, reaching >50% in some villages, particularly in the Democratic Republic of the Congo, where sleeping sickness has become the first cause of mortality. The epidemiological situation in several countries is totally unknown and the number of cases reported in 1995 (25 000) is thought to illustrate the absence of surveys rather than the real situation. In 1984, the epidemiological situation of sleeping sickness became a cause of great concern which led WHO to initiate a programme for the prevention and control of trypanosomiasis based on the primary health care approach. In 1992, a recrudescence of the disease was observed, with major flare-ups in central African countries. WHO subsequently proposed a project for trypanosomiasis prevention and control for that region and for neighbouring foci. The concept of the project centred mainly on coordination of all field activities, the implementation of epidemiological surveillance and the reinforcement of operational research and training. Despite these efforts and the reinforcement of several national control programmes, transmission could not be curbed and the number of cases continued to increase. In 1995, stronger international coordination was requested of WHO. With additional human and financial resources, a new programme against human African trypanosomiasis was established. New objectives were defined. The fundamental concept of the new programme rested on the organization of trypanosomiasis control operations in such a way as to ensure a strong link between all those participating in field operations. It was based on networking between all those involved in or responsible for
Trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil) La maladie du sommeil constitue un obstacle majeur au développement des zones rurales du fait qu’elle réduit la main d’œuvre disponible dont elle amoindrit en outre la capacité de production et de travail. Dans des pays comme l’Angola, la République démocratique du Congo et le Soudan, les pouvoirs publics ne sont plus guère en mesure de faire face à la situation. Dans nombre de leurs provinces, la prévalence de la maladie dépasse 20% et atteint même plus de 50%, en particulier dans quelques villages de la République démocratique du Congo où elle est devenue la première cause de mortalité. On ignore tout de la situation épidémiologique de plusieurs autres pays et l’on estime que le nombre de cas notifiés en 1995 (25 000) traduit davantage l’absence d’enquêtes que la situation réelle. En 1984, la situation épidémiologique de la maladie du sommeil étant devenue très préoccupante, l’OMS a pris l’initiative de mettre en œuvre un programme de prévention et de lutte contre la trypanosomiase dans le cadre des soins de santé primaires. En 1992, on a constaté une recrudescence de la maladie avec de très fortes flambées dans des pays d’Afrique centrale. L’OMS a alors proposé un projet en vue de prévenir et de combattre la maladie dans les foyers de cette région et dans ceux du voisinage. L’idée centrale de ce projet était de coordonner l’ensemble des activités de terrain, d’instaurer une surveillance épidémiologique et de renforcer la recherche opérationnelle ainsi que la formation. En dépit de tous ces efforts et malgré le renforcement de plusieurs programmes de lutte, il n’a pas été possible de mettre un frein à la transmission et le nombre de cas a continué à augmenter. En 1995, il a été demandé à l’OMS de mieux coordonner l’action internationale. Un nouveau programme de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine, doté de moyens financiers et humains supplémentaires, a donc été mis en place. De nouveaux objectifs ont été définis. L’idée de base de ce nouveau programme était d’organiser les opérations de lutte contre la trypanosomiase de manière à créer des liens étroits entre tous ceux qui participaient à l’action sur le terrain et pour cela, de faire travailler en réseau l’ensemble des parties concernées par la lutte contre la maladie.
CONTENTS Human African trypanosomiasis (sleeping sickness) Progress towards polio eradication, Somalia and southern Sudan Revision of the International Health Regulations Influenza WHO antimicrobial resistance information bank Measles eradication field guide Outbreak news Diseases subject to the Regulations 245 246 252 254 254 255 255 256 245
SOMMAIRE Trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil) Progrès vers l’éradication de la poliomyélite, Somalie et Soudan méridional Révision du Règlement sanitaire international Grippe Banque de données OMS sur la pharmacorésistance Eradication de la rougeole – guide pratique Le point sur les épidémies Maladies soumises au Règlement 245 246 252 254 254 255 255 256
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controlling the disease. The participation of all countries and institutions concerned enabled the establishment of a system where the most appropriate decision could be taken in each case, based on complete knowledge of the problem. While the overall responsibility for trypanosomiasis surveillance and control remains in the hands of national programmes, the implementation of activities in the field involves various associations, NGOs and bilateral cooperation agencies. Unfortunately, the independence of these field actors has led to fragmented activities which are detrimental to the efficiency of control operations. The new WHO programme is expected to achieve harmonized deployment of activities and uniformity in the tools used to take decisions and make strategic choices. It has fostered a close relationship between all those involved through a common strategy agreed upon by all, and which now allows financial inputs to be directed towards priority actions and areas, and guides the efforts of different private or public donors in the best possible direction. The WHO programme has identified 12 working tools. Their finetuning and dissemination constitute a major objective. These 12 tools include: epidemiological surveillance and information; resource mobilization; development of action plans; standardization of strategies, methods and protocols; training; information, communication and education; elaboration and dissemination of documents; establishment of reference laboratories; reinforcement of the supply system, based on a revolving fund; collaboration with those in charge of animal trypanosomiasis; and sustaining the required operational and applied field research. In view of the impact of the disease on rural development, an interagency joint programme (FAO, WHO, IAEA, OAU/ IBAR) has been developed, the Programme against African trypanosomiasis (PAAT) which is an international alliance that treats the tsetse and trypanosomiasis problem as an integral part of development, poverty alleviation and food security, assuring positive results for sustainable agricultural development in tsetse-affected areas. In addition to strengthening these tools and programmes, WHO has decided to focus efforts on the development of an epidemiological surveillance system, of a treatment and drug resistance network, and of an information system. (Further details and more specific documentation can be obtained from the Department of communicable disease surveillance and response (CDS/CSR), World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland; e-mail: janninj@who.int)
Grâce à la participation de tous les pays et institutions intéressés, il a été possible de mettre sur pied un système dans lequel la décision la plus appropriée pouvait être prise dans chaque cas avec une parfaite connaissance du problème. La surveillance et la lutte restent globalement du ressort des programmes nationaux, mais la mise en œuvre des activités de terrain est assurée par plusieurs associations, ONG et organismes de coopération bilatérale. Malheureusement, l’indépendance de ces acteurs sur le terrain a conduit à un émiettement des activités qui nuit à l’efficacité des opérations de lutte. Le nouveau programme de l’OMS devrait permettre un déploiement harmonieux des activités et une uniformisation des outils utilisés pour la prise de décision et les choix stratégiques. Il vise à établir des relations étroites entre toutes les parties en cause grâce à l’adoption consensuelle d’une stratégie commune qui permet désormais d’attribuer les fonds aux actions et aux secteurs prioritaires et oriente les efforts des différents donateurs publics et privés dans la meilleure direction possible. Le programme a recensé 12 outils de travail. Un des principaux objectifs est de les affiner et de les diffuser. Il s’agit en l’occurrence: de la surveillance et de l’information épidémiologiques; de la mobilisation des ressources; de l’élaboration des plans d’action; de la standardisation des stratégies, méthodes et protocoles; de la formation; de l’information, de la communication et de l’éducation; de l’élaboration et de la diffusion des documents; de la création de laboratoires de référence; du renforcement du système d’approvisionnement basé sur un fonds de déroulement; de la collaboration avec les responsables de la lutte contre la trypanosomiase animale; et du maintien de l’effort nécessaire de recherche opérationnelle appliquée. En raison de l’impact de la maladie sur le développement rural, on a mis sur pied un programme conjoint interorganisations (AIEA, FAO, OMS, OUA/BIRA). Ce programme de lutte contre la trypanosomiase africaine (Programme against African trypanosomiasis – PAAT), est une entente internationale qui considère que le problème de la glossine et de la trypanosomiase s’inscrit dans le cadre général de l’action pour le développement, l’atténuation de la pauvreté et la sécurité alimentaire et qui, par les résultats positifs obtenus, ouvre la voie à un développement agricole durable dans les régions infestées de glossines. Outre son action en vue de renforcer ces outils et ces programmes, l’OMS a décidé de faire porter son effort sur la mise au point d’un système de surveillance épidémiologique, d’un réseau pour les problèmes de traitement et de pharmacorésistance et d’un système d’information. (Pour plus de détails et pour obtenir une documentation plus spécialisée, prière de s’adresser au Département maladies transmissibles: surveillance et action (CDS/CSR), Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse; e-mail: janninj@who.int)
Progress towards polio eradication, Somalia and southern Sudan January 1998 – June 1999 In 1988, the World Health Assembly resolved to eradicate poliomyelitis globally by 2000. That same year, the WHO Regional Committee for the Eastern Mediterranean1 adopted a supporting resolution to eliminate poliomyelitis from the region by 2000. Both Somalia and parts of southern Sudan (Map 1) have populations living in areas where there is ongoing armed conflict and the infrastructure is poor. Under these conditions, it is difficult to achieve the first recommended strategy of polio eradication (a strong 1
Progrès vers l’éradication de la poliomyélite, Somalie et Soudan méridional Janvier 1998 – juin 1999 En 1988, l’Assemblée mondiale de la Santé décidait d’éradiquer la poliomyélite dans le monde d’ici l’an 2000. La même année, le Comité régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale1 adoptait une résolution visant à éliminer la poliomyélite dans la région d’ici l’an 2000. Tant en Somalie que dans certaines parties du Soudan méridional (Carte 1), il existe des régions où des conflits armés font rage et où les infrastructures sont médiocres. Dans ces conditions, il est difficile de mettre en place la première stratégie recommandée pour l’éradication de la poliomyélite (un PEV2 soli1 Pays Membres: Afghanistan, Arabie saoudite, Bahreïn, Chypre, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Iraq, Iran (République Islamique d’), Jamahiriya arabe libyenne, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, Oman, Pakistan, Qatar, République arabe syrienne, Somalie, Soudan, Tunisie et Yémen. 2 Programme élargi de vaccination.
Member countries are: Afghanistan, Bahrain, Cyprus, Djibouti, Egypt, Iraq, Islamic Republic of Iran, Jordan, Kuwait, Lebanon, Libyan Arab Jamahirya, Morocco, Oman, Pakistan, Qatar, Saudi Arabia, Somalia, Sudan, Syrian Arab Republic, Tunisia, United Arab Emirates, Yemen. 2 Expanded Programme on Immunization.
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Map 1 Reported cases of poliomyelitisa – northern Somalia, April 1998 – April 1999; southern Sudan, November 1998May 1999
Carte 1 Nombre de cas de poliomyélite notifiésa – Somalie septentrionale, avril 1998-avril 1999; Soudan méridional, novembre 1998-mai 1999
Sudan – Soudan Ash Shamalirah Dafur Ash Sharqirah
Ash Wusia Kordofan
Upper Nile – Haut Nil Bahr El Ghazal Equatoria
Northwest Nord-ouest Northeast Nord-est
Central Centre South Sud Mogadishu
Somalia – Somalie a
A confirmed case of polio is defined as AFP and at least 1 of the following: (1) laboratory-confirmed wild poliovirus infection; (2) residual paralysis at 60 days; (3) death; or (4) no follow-up investigation at 60 days. – Un cas confirmé de poliomyélite est défini comme suit: PFA et au moins 1 des éléments suivants: 1) infection par le poliovirus sauvage confirmée en laboratoire; 2) paralysie résiduelle à 60 jours; 3) décès; ou 4) pas d’examen de contrôle à 60 jours. The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent n’impliquent, de la part de l’Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou zone, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.
routine EPI2 programme), high coverage during national immunization days and acute flaccid paralysis (AFP) surveillance. As the eradication deadline approaches, interruption of poliovirus transmission by 2000 will require sustained effort and innovative strategies adapted to local conditions. Both Somalia and Sudan are critically important to the global polio eradication initiative, as they share borders with countries where polio is endemic and which are also facing formidable obstacles. This article summarizes: (1) national immunization days3 (NIDs) held in Somalia in 1997 and 1998, and southern Sudan in 1998 and 1999;4 and (2) the establishment of surveillance for AFP in northern Somalia and southern Sudan.
de et systématique), et d’assurer une couverture élevée au cours des journées nationales de vaccination et une surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA). A mesure que la date butoir pour l’éradication approche, l’interruption de la transmission du poliovirus va exiger un effort plus soutenu et des stratégies novatrices adaptées aux conditions locales. Tant la Somalie que le Soudan sont des pays clés pour l’éradication de la poliomyélite dans le monde, car ils ont des frontières communes avec des pays où la poliomyélite sévit à l’état endémique et qui sont également confrontés à des obstacles majeurs. Le présent article fait le bilan: 1) des journées nationales de vaccination3 (JNV) organisées en Somalie en 1997 et 1998 et au Soudan méridional en 1998 et 1999;4 et 2) de la surveillance de la PFA mise en place en Somalie septentrionale et au Soudan méridional.
Somalia Health care delivery and routine immunization coverage Somalia has been in the grip of civil war since 1991. There is no recognized central government, civil society is highly fragmented by disputes between clans, and infrastructure 3
Somalie Prestation des soins de santé et couverture par la vaccination de routine La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Il n’existe pas de gouvernement central reconnu, la société civile est déchirée par les conflits entre clans, et les infrastructures (services de santé, écoles, 3 Campagnes de masse organisées au niveau national sur une période courte (quelques jours à quelques semaines) et au cours desquelles 2 doses de VPO sont administrées à tous les enfants du groupe cible (généralement âgés de <5 ans) quels que soient leurs antécédents vaccinaux, en prévoyant un intervalle de 4-6 semaines entre les 2 doses. 4 Les JNV organisées en Somalie et au Soudan méridional l’ont été en coopération avec les autorités sanitaires locales et le gouvernement du Soudan et ont été soutenues par des ONG nationales et internationales, le Rotary International, la Fondation des Nations Unies, l’UNICEF, les comités nationaux de l’UNICEF des Etats-Unis et du RoyaumeUni, l’OMS et le CDC.
Nationwide mass campaigns over a short period (days to weeks), in which 2 doses of OPV are administered to all children in the target age group (usually aged <5 years), regardless of previous vaccination history, with an interval of 4-6 weeks between doses. The NIDs in Somalia and southern Sudan were implemented with the cooperation of local health authorities and the government of Sudan, and supported by national and international NGOs, Rotary International, the United Nations Foundation, UNICEF, the UNICEF national committees of the United States and the United Kingdom, WHO and CDC.
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(health facilities, schools, roads and power plants) has been destroyed. Health care to the estimated population of 5.8 million is delivered primarily through national and international nongovernmental organizations (NGOs), supported by the United Nations Children’s Fund (UNICEF) and WHO. Somalia is divided into 4 zones of operation: the southern, central, north-eastern and northwestern zones. Cluster surveys carried out at the end of 1996 and early 1997 estimated immunization coverage with 3 doses of OPV among children aged 12-23 months at 27% and 28%, for the north-eastern and north-western zones respectively. Coverage is estimated to be lower in the southern and central zones.
routes et centrales électriques) ont été détruites. Les soins de santé sont dispensés à une population estimée à 5,8 millions d’habitants essentiellement par des organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales, soutenues par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et par l’OMS. La Somalie est divisée en 4 zones d’opération: le sud, le centre, le nord et le nord-ouest. A la suite de sondages par grappe effectués à la fin de 1996 et au début de 1997, la couverture par 3 doses de VPO chez les enfants de 12-23 mois a été estimée à 27% pour le nord-est et 28% pour le nord-ouest. La couverture est réputée inférieure dans les zones sud et centre.
National immunization days (NIDs) In 1997, subnational immunization days (SNIDs) were conducted in northern Somalia for the first time. An estimated 330 000 children aged 0-59 months were reached in both rounds of NIDs. In 1998, the first NIDs covering the entire country were planned. Partnerships were developed with local and international NGOs that were to implement the NIDs, and Somali nationals were trained in polio eradication strategies in all areas of the country. In the absence of a central authority it was impossible to negotiate a ceasefire. However, discussions on security were held at the local level, as partners in each district developed a plan of action for the campaign. Local and religious leaders were engaged early on and played a key role in mobilizing their communities. Social mobilization materials were developed, including a radio play and songs. In contrast to previous health programmes often led by a single NGO and implemented only in selected areas, this was the first nationwide activity since the civil war began carried out by Somali communities and supported by international agencies.
Journées nationales de vaccination (JNV) En 1997, des journées locales de vaccination ont été organisées pour la première fois en Somalie septentrionale. On estime que 330 000 enfants âgés de 0-59 mois ont été vaccinés lors de 2 tournées. En 1998, les premières JNV couvrant l’ensemble du pays ont été planifiées. Des partenariats ont été mis en place avec des ONG locales et internationales chargées des opérations, et des ressortissants somaliens ont été formés aux stratégies d’éradication de la poliomyélite dans toutes les régions du pays. En l’absence d’autorité centrale, il était impossible de négocier un cessez-le-feu. Toutefois, des discussions ont eu lieu au niveau local en vue d’assurer la sécurité, les partenaires de chaque district élaborant un plan d’action pour la campagne. Des responsables locaux et chefs religieux ont été associés dès le départ à la campagne et ont largement contribué à mobiliser la communauté. Des matériels de mobilisation sociale ont été mis au point, dont une émission de radio et des chansons. Contrairement aux précédents programmes de santé souvent dirigés par une seule ONG et mis en œuvre uniquement dans des zones choisies, il s’agissait là de la première activité nationale organisée depuis le début de la guerre civile par les communautés somaliennes et soutenue par des organismes internationaux. De premières JNV ont été organisées dans les zones sud et centre en août et septembre 1998 et, en novembre et décembre, les zones nord-est et nord-ouest en organisaient de secondes. Les vaccinations ont été pratiquées dans tous les districts par 3 000 agents de santé somaliens et la quasi-totalité des habitations a pu être couverte (Tableau 1). Au total, 1 343 751 enfants âgés de 6-59 mois ont reçu 1 dose supplémentaire de vitamine A.
The first NIDs implemented in the southern and central zones took place in August and September 1998, and in November and December the north-eastern and northwestern zones held their second NIDs. Immunization was carried out in every district by 3 000 Somali workers, and almost all settlements were reached (Table 1). A total of 1 343 751 children aged 6-59 months received a supplemental dose of vitamin A.
Acute flaccid paralysis (AFP) surveillance In April 1998, AFP surveillance began in northern Somalia at 85 reporting sites selected for regular surveillance through active case detection visits. By February 1999, AFP surveillance had expanded to 117 sites. Between May 1998 and May 1999, 32 cases of AFP were reported, of which 10 (31%) were confirmed5 as polio. The non-polio AFP rate for both zones was 2.3 per 100 000 children aged <15 years. Adequate stool specimens6 were collected from all 10 case-patients. A 60-day follow-up examination was given in 86% of cases. AFP surveillance is planned to begin in the southern and central zones during 1999.
Surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) En avril 1998, une surveillance de la PFA a été mise en place en Somalie septentrionale dans 85 points de notification retenus pour une surveillance régulière à travers des visites de dépistage actif des cas. En février 1999, la surveillance de la PFA a été élargie à 117 points de notification. Entre mai 1998 et mai 1999, 32 cas de PFA ont été signalés, dont 10 (31%) ont été confirmés5 comme des cas de poliomyélite. Le taux de PFA non poliomyélitique pour les 2 zones s’est élevé à 2,3 pour 100 000 enfants âgés de <15 ans. Des échantillons de selles adéquats6 ont été recueillis dans les 10 cas. Un examen de contrôle à 60 jours a été pratiqué dans 86% des cas. Une surveillance de la PFA doit être mise en place dans les zones sud et centre dans le courant de l’année.
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A confirmed case of polio is defined as AFP and at least 1 of the following: (1) laboratory-confirmed wild poliovirus infection; (2) residual paralysis at 60 days; (3) death; or (4) no follow-up investigation at 60 days. 6 Two stool specimens collected at an interval of at least 24 hours within 14 days of onset of paralysis.
5 Un cas confirmé de poliomyélite est défini comme une PFA et au moins l’un des éléments ci-après: 1) infection par le poliovirus sauvage confirmée en laboratoire; 2) paralysie résiduelle à 60 jours; 3) décès; ou 4) pas d’examen de contrôle à 60 jours. 6 Deux échantillons de selles recueillis à un intervalle d’au moins 24 heures dans les 14 jours suivant l’apparition de la paralysie.
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Table 1 Total number of children aged 0-59 months,a number receiving oral polio vaccine (OPV) during national immunization daysb (NIDs) in 1998 and 1999, number of reported cases of acute flaccid paralysis (AFP), and non-polio AFP rates – southern Sudan and northern Somalia National immunization days – Journées nationales de vaccination
Tableau 1 Nombre total d'enfants âgés de 0-59 mois,a nombre d'enfants auxquels a été administré le vaccin antipoliomyélitique buccal (VPO) au cours de journées nationales de vaccinationb (JNV) en 1998 et 1999, nombre de cas de paralysie flasque aiguë (PFA) notifiés et taux de PFA non poliomyélitique – Soudan méridional et Somalie septentrionale AFP surveillance – Surveillance de la PFA AFP cases with adequate specimensd Cas de PFA pour lesquels des échantillons adéquats ont été recueillisd (%) WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 30, 30 JULY 1999 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 30, 30 JUILLET 1999
Country/region Pays/région
Estimated number of children <5 years Nombre estimatif d'enfants de <5 ans
1998 NIDs – JNV 1998
1999 NIDs – JNV 1999
Round 1 1re tournée
Round 2 2e tournée
Round 1 1re tournée
Round 2 2e tournée
Number of reported AFP cases Nombre de cas de PFA notifiés
Non-polioc AFP rate Taux de PFA non poliomyélitiquec
Somalia – Somalie North-West – Nord-Ouest North-East – Nord-Est 249
247 320 168 104 931 245 176 462 1 523 131
217 666 120 572 873 378 190 081 1 401 697
212 616 124 831 989 716 206 192 1 533 355
Planned for November/December 1999 Prévues pour novembre/décembre 1999 Planned for August/September 1999 Prévues pour août/septembre 1999
14 18 NA/ND NA/ND NA/ND
1.4 3.6 NA/ND NA/ND NA/ND
38 22 NA/ND NA/ND NA/ND
Central – Centre South – Sud Total Southern Sudane – Soudan méridinale Bahr El Ghazal Upper Nile – Haut-Nil Equatoria Total
378 668 284 183 261 546 924 397
330 899 207 857 177 438 716 194
315 023 244 723 218 224 777 970
441 610 362 861 196 660 1 001 131
484 922 394 914 260 816 1 140 652
10 4 3 17
0.6 1.1 0.6 0.7
20 25 0 18
a Population denominator data varied widely depending on the source, and cannot be used to calculate coverage or total population. The figures shown were used for planning purposes only, and do not reflect an endorsement of any estimate. – Les données relatives à la population variaient considérablement selon la source et n'ont pu être utilisées pour calculer la couverture ou la population totale. Les chiffres indiqués n'ont servi qu'à des fins de planification et ne sont pas une confirmation d'une estimation quelconque. b Nationwide mass campaigns over a short period (days to weeks), in which 2 doses of OPV are administered to all children in the
target age group (usually aged <5 years), regardless of previous vaccination history, with an interval of 4-6 weeks between doses. – Campagnes de vaccination de masse au niveau national sur une courte période (quelques jours à quelques semaines), au cours desquelles 2 doses de VPO ont été administrées à tous les enfants du groupe cible (généralement âgés de <5 ans), quels que soient leurs antécédents vaccinaux, avec un intervalle de 4-6 semaines entre les 2 doses. cases classified as non-polio. – Cas en suspens classés comme non poliomyélitiques.
c Pending d
Two stool specimens collected 24 hours apart and less than 14 days after the onset of paralysis. – Deux échantillons de selles recueillis à 24 heures d'intervalle et moins de 14 jours après l'apparition de la paralysie. not include areas covered by the government of Sudan. – N'inclut pas les zones couvertes par le gouvernement du Soudan.
e Does
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Southern Sudan 7 Health care delivery and routine immunization coverage Many States in the southernmost part of Sudan (in particular the regions of Bahr El Ghazal, Upper Nile and Equatoria) have experienced conflict for the past 15 years, causing periodic famine and population displacement. There is no single recognized health authority, the infrastructure has been destroyed and public services disrupted. Health services to the estimated 5.4 million persons affected are implemented through the southern sector of Operation Lifeline Sudan (OLS),8 with the government of Sudan also providing services in some areas. OLS flies in almost all personnel and supplies from Kenya or Uganda. Air access is hampered by lack of security and poor landing conditions. Populations in large geographical areas do not have access to any health services. Routine immunization coverage with 3 doses of OPV is estimated at <20%, although specific coverage statistics are not available for most areas.
Soudan méridional 7 Prestation des soins de santé et couverture par la vaccination de routine De nombreux Etats de la partie la plus méridionale du Soudan (en particulier les régions de Bahr El Ghazal, du Haut- Nil et d’Equatoria) sont depuis 15 ans le théâtre de conflits, qui ont entraîné des famines récurrentes et des déplacements de population. Il n’existe pas d’autorité sanitaire reconnue, les infrastructures ont été détruites et les services publics interrompus. Les services de santé dispensés aux quelque 5,4 millions de personnes touchées le sont à travers le secteur sud de l’Opération Survie au Soudan (OLS),8 le gouvernement du Soudan dispensant également des services dans certaines régions. Dans le cadre de cette opération, pratiquement tout le personnel et les fournitures sont acheminés par avion à partir du Kenya ou de l’Ouganda. L’accès par voie aérienne est difficile en raison de l’insécurité et des conditions d’atterrissage difficiles. Les populations de zones étendues n’ont accès à aucun service de santé. La couverture systématique par 3 doses de VPO est estimée à moins de 20%, mais l’on ne dispose pas de statistiques précises pour toutes les zones.
National immunization days (NIDs) In 1998, the first NIDs that included all of southern Sudan took place at the same time as in the rest of Sudan. The first round was held in February 1998, and the second in March in Equatoria and Upper Nile. NIDs took place 1 month later in Bahr El Ghazal due to restricted access. The 1999 NIDs were held in February (first round) and March (second round). Eighty-three Sudanese workers were recruited and trained to assist in the planning and implementation of the NIDs. During training, extra emphasis was placed on reading vaccine vial monitors9 (VVMs), an important part of the NID strategy used to ensure that vaccine remained potent in the cold chain while in the field. These workers then collaborated with local leaders and NGOs to develop a plan of action for the NIDs. Social mobilization materials for non-literate persons, vaccines and other supplies were flown into 83 dirt airstrips throughout the South. There was no negotiated ceasefire during the NIDs. However, the humanitarian components of all factions were involved in the planning and implementation of the NIDs, which helped to assure safety and cooperation. Field radios were used to communicate needs for vaccines and other supplies, any lastminute change of plans and security updates. In government-controlled areas within southern Sudan, the Ministry of Health coordinated the NIDs. OPV was administered to persons in every county and district served by OLS by 5 000 Sudanese volunteers. One million supplemental doses of vitamin A were also distributed for use among children aged 6-59 months during the second round.
Journées nationales de vaccination (JNV) En 1998, les premières JNV portant sur l’ensemble du territoire du Soudan méridional ont été organisées en même temps que dans le reste du Soudan. La première tournée a eu lieu en février 1998 et la seconde en mars pour les régions d’Equatoria et du Haut-Nil. Elles ont eu lieu 1 mois plus tard à Bahr El Ghazal en raison des difficultés d’accès à la région. Les JNV de 1999 ont eu lieu en février (première tournée) et mars (deuxième tournée). Quatre-vingt-trois agents soudanais ont été recrutés et formés pour aider à la planification et à l’exécution des JNV. Pendant leur formation, on a surtout mis l’accent sur la lecture des indicateurs apposés sur les flacons de vaccin9 pour vérifier l’activité du vaccin tout au long de la chaîne du froid, même sur le terrain, élément important de la stratégie des JNV. Ces agents de santé ont ensuite travaillé avec des responsables locaux et des ONG à l’élaboration d’un plan d’action pour les JNV. Des matériels de mobilisation sociale destinés aux personnes analphabètes, des vaccins et d’autres fournitures ont également été acheminés par avion dans tout le Sud grâce à 83 pistes d’atterrissage de fortune. Aucun cessez-le-feu n’a pu être négocié pour la tenue des JNV. Toutefois, l’élément humanitaire de l’ensemble des factions a participé à la planification et à l’exécution des JNV, ce qui a permis de garantir la sécurité et la coopération de tous. Les agents de santé ont pu demander des vaccins ou d’autres fournitures ou se communiquer des changements de dernière minute ou des consignes de sécurité par radio. Dans les zones contrôlées par le gouvernement à l’intérieur du Soudan méridional, c’est le Ministère de la santé qui a coordonné les JNV. Dans tous les districts et localités desservis par OLS, l’OPV a été dispensé par 5 000 volontaires soudanais. Un million de doses supplémentaires de vitamine A ont également été distribuées aux enfants âgés de 6-59 mois au cours de la deuxième tournée.
Acute flaccid paralysis (AFP) surveillance Twenty-five AFP surveillance sites throughout the 3 regions were selected by UNICEF, WHO, NGOs and local staff. Sites were chosen on the basis of a functioning health facility, a large catchment population, the presence of a health-related NGO, and reliable access by air or road. In 7 8
Surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) Vingt-cinq sites de surveillance de la PFA dans les 3 régions ont été sélectionnés par l’UNICEF, l’OMS, les ONG et le personnel local. Les sites ont été choisis parce qu’ils disposaient d’un centre de santé en activité, que la population desservie était importante, ainsi qu’en raison de la présence d’une ONG à vocation sanitaire et de Bahr El Ghazal, Haut-Nil et Equatoria. OLS est un consortium dirigé par l’UNICEF réunissant plusieurs institutions des Nations Unies et une quarantaine d’organisations non gouvernementales. 9 Indicateur de température placé sur chaque flacon de VPO qui permet à l’utilisateur de déterminer si le vaccin est toujours actif au moment de l’administration. 8 7
Bahr El Ghazal, Upper Nile and Equatoria. OLS is a consortium led by UNICEF that includes several UN agencies and over 40 nongovernmental organizations. 9 A temperature-dependent indicator on each vial of OPV that allows the user to determine if the vaccine is potent at the time of administration.
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November 1998, AFP surveillance began at 19 (76%) of the 25 selected sites. Implementation in the remaining sites is ongoing. During the period November 1998-April 1999, 17 cases of AFP were reported. Eight cases (47%) were confirmed as polio, 1 by isolation of wild poliovirus from a stool specimen and 7 by clinical classification. Of the remaining 8 cases, 2 were classified as non-polio, and the classification results are pending for 7 cases. Pending cases are classified as non-polio, giving an annualized AFP nonpolio rate of 0.67 per 100 000 children aged <15 years. Adequate specimens were collected from 3 cases (18%). Wild poliovirus type 3 was isolated from a stool specimen taken from a patient in Mapel, Wau county. Vaccine virus was isolated from the 2 other stool specimens. A 60-day follow-up examination was given to 41% of cases. Editorial note. At the end of 1998, poliovirus was suspected or known to circulate in 10 countries in conflict, 8 of which are on the African continent. Recognizing that these countries are essential to reaching the polio eradication goal, a structure is now in place to advocate for days of tranquility during immunization activities. In addition, this article demonstrates that even in the absence of a formally negotiated ceasefire, polio eradication activities can be conducted effectively. The following factors made achieving high coverage during the NIDs possible in both Somalia and southern Sudan: (1) strong partnerships between UN agencies, NGOs, local leaders and communities; (2) the enthusiasm generated by a full-scale collaborative effort with extensive involvement of Sudanese and Somali nationals compared with health activities limited to selected areas or agencies; (3) effective social mobilization; (4) commitment of funds and other resources necessary to overcome the limitations of existing infrastructure. In Somalia, extensive social mobilization, especially at district and local levels, was a key factor in ensuring success. Community “ownership” of the NIDs led to successful negotiations at local levels to ensure security during NIDs. In southern Sudan, coordination with the government of Sudan and liaison with the humanitarian components of the various factions were an important part of the process. Existing coordination mechanisms within OLS were key to the partnerships with local and international NGOs. The use of VVMs was very successful, minimizing dependence on freezing capacity inside southern Sudan and maximizing the mobility of immunization teams. It is an example of how to overcome cold-chain limitations and of how to set up a “fast cold chain” during NIDs. In southern Sudan, the experience gained during NIDs helped in the planing and implementation of measles and vitamin A campaigns that reached 300 000 children. The lessons learned during the NIDS on how to successfully reach the previously unreached and establish a “fast cold chain” can serve as an opportunity for EPI programmes to develop other strategies. In addition, the resources (vaccine carriers, cold boxes, freezers, bicycles and vehicles) left with the regular EPI programmes can also help to improve routine coverage. The success of AFP surveillance in northern Somalia and southern Sudan suggests that AFP surveillance can be implemented using strategies such as surveillance sites. 251
possibilités d’accès par route ou par voie aérienne. En novembre 1998, une surveillance de la PFA a été mise en place dans 19 (76%) des 25 sites retenus. La mise en œuvre se poursuit dans le reste des sites. Pendant la période de novembre 1998 à avril 1999, 17 cas de PFA ont été signalés. Huit cas (47%) ont été confirmés comme des cas de poliomyélite, 1 par isolement du poliovirus sauvage dans un échantillon de selles et 7 par classification clinique. Sur les 8 cas restants, 2 ont été classés comme non poliomyélitiques et l’on attend encore les résultats de la classification pour 7 autres cas. Les cas en attente sont classés comme non poliomyélitiques, ce qui donne un taux de PFA non poliomyélitique annuel de 0,67 pour 100 000 enfants âgés de <15 ans. Des échantillons adéquats ont été recueillis pour 3 cas (18%). Le poliovirus sauvage type 3 a été isolé dans un échantillon de selles provenant d’un patient à Mapel, comté de Wau. Le virus vaccinal a été isolé dans les 2 autres échantillons. Un examen de contrôle à 60 jours a été pratiqué dans 41% des cas.
Note de la rédaction. A la fin de 1998, on soupçonnait ou l’on savait que le poliovirus circulait dans 10 pays en conflit, dont 8 sur le continent africain. Ces pays étant déterminants pour atteindre le but de l’éradication, une structure a maintenant été mise en place afin de préconiser l’organisation de jours de trêve pour mener à bien les activités de vaccination. En outre, le présent article montre que, même en l’absence de cessez-le-feu officiel, les activités d’éradication de la poliomyélite peuvent être conduites efficacement. Les facteurs qui ont permis d’obtenir une couverture élevée au cours des JNV tant en Somalie qu’au Soudan méridional sont les suivants: 1) de solides partenariats entre les institutions des Nations Unies, les ONG, les responsables locaux et les communautés; 2) l’enthousiasme suscité par un effort concerté de grande envergure bénéficiant d’une forte participation de ressortissants soudanais et somaliens par rapport à des activités de santé limitées à certains secteurs ou à certaines organisations; 3) une mobilisation sociale efficace; 4) l’engagement de fonds et des autres ressources nécessaires pour surmonter les obstacles posés par les infrastructures existantes. En Somalie, une mobilisation sociale étendue, notamment au niveau local et des districts, a été déterminante. L’appropriation des JNV par la communauté a permis de mener à bien des négociations au niveau local pour assurer la sécurité pendant ces journées. Au Soudan méridional, la coordination avec le gouvernement soudanais et la liaison avec les éléments humanitaires des diverses factions ont constitué un élément important du processus. Les mécanismes de coordination existant au sein de l’OLS ont été déterminants pour les partenariats avec les ONG locales et internationales. L’utilisation d’indicateurs de la qualité des vaccins a été une réussite, permettant de ramener à un minimum les besoins en capacités de congélation au Soudan méridional et accroissant au maximum la mobilité des équipes de vaccination. C’est un exemple pour ce qui est de surmonter les limitations de la chaîne du froid et de mettre en place d’une «chaîne du froid rapide» pendant les JNV. Au Soudan méridional, l’expérience acquise pendant les JNV a aidé à planifier et à mettre en œuvre des campagnes antirougeoleuses et de distribution de vitamine A portant sur 300 000 enfants. Les enseignements tirés de ces JNV concernant la façon d’atteindre les populations non desservies et l’établissement d’une «chaîne du froid rapide» pemettront au PEV d’élaborer d’autres stratégies. De plus, les ressources (porte-vaccins, glacières, congélateurs, bicyclettes et véhicules) dont ont hérité les programmes PEV réguliers aideront sans doute à améliorer la couverture de routine. Le succès de la surveillance de la PFA en Somalie septentrionale et au Soudan méridional suggère que celle-ci peut être mise en œuvre au moyen de stratégies telles que les sites de surveillance.
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Surveillance data must be used to target supplementary immunization strategies. The late presentation of cases to surveillance sites in southern Sudan presents a challenge, and expansion beyond existing sites is needed. Establishing AFP surveillance in southern and central Somalia is a priority. Progress towards polio eradication in countries with civil unrest, insecurity and low routine coverage with OPV is critical for the success of the global polio eradication initiative. The success in reaching almost all areas and settlements during the NIDs, and the ability of the newlyestablished AFP surveillance systems to successfully detect and investigate AFP cases, demonstrate that global eradication of polio is achievable, even under difficult circumstances.
Les données de surveillance doivent être utilisées pour cibler des activités de vaccination supplémentaires. La présentation tardive des cas aux sites de surveillance au Soudan méridional constitue un problème, et un accroissement du nombre de sites existants s’impose. L’établissement de la surveillance de la PFA dans le sud et le centre de la Somalie est une priorité. Les progrès sur la voie de l’éradication de la poliomyélite dans les pays où règnent des conflits civils, l’insécurité et une faible couverture par le VPO sont essentiels au succès de l’initiative. Les succès enregistrés dans la couverture de la presque-totalité des zones et habitations au cours des JNV et la capacité des nouveaux systèmes de surveillance de la PFA mis en place à déceler efficacement et à étudier les cas de PFA montrent que l’éradication mondiale de la poliomyélite est possible, même dans des circonstances difficiles.
Revision of the International Health Regulations Progress report, July 1999 The International Health Regulations (IHR) are being revised in accordance with a resolution adopted by the World Health Assembly in 1995 (WHA48.7). As described in previous progress reports,1 the purpose of the revision is to develop Regulations which will be applicable to the epidemiology of communicable diseases and to international traffic in the 21st century. It is proposed that all disease outbreaks of urgent international importance will be notifiable. Regularly occurring endemic diseases will not be notifiable unless an outbreak has special features and poses an international threat. Many of the other public health provisions in the current IHR remain valid and will be maintained, after any necessary modification. The IHR will delineate basic provisions and principles, with specific technical details provided in a series of annexes. The annexes will be kept under review and updated as necessary. The following is a summary of the main activities undertaken since the last progress report in January 1999.
Révision du Règlement sanitaire international Rapport de situation, juillet 1999 Le Règlement sanitaire international (RSI) est en cours de révision conformément à une résolution adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 1995 (WHA48.7). Ainsi que l’ont déjà indiqué les précédents rapports de situation,1 le but de cette révision est de mettre au point un Règlement qui sera applicable à l’épidémiologie des maladies transmissibles et aux voyages internationaux au 21e siècle. Il est proposé que toutes les flambées de maladies impliquant une urgence en santé publique internationale soient notifiables. Les maladies endémiques survenant régulièrement ne le seront pas sauf si une flambée présente des caractéristiques particulières et constitue une menace sur le plan international. Maintes autres dispositions du RSI actuel en matière de santé publique demeurent valables et seront maintenues, après avoir été modifiées si nécessaire. Le RSI définira des dispositions et principes de base, certains détails techniques étant fournis dans une série d’annexes. Ces annexes seront passées en revue et actualisées selon que de besoin. On trouvera ci-après un résumé des principales activités entreprises depuis le dernier rapport de situation en janvier 1999.
Pilot study A pilot study which began in early 1998 was carried out in collaboration with 21 selected countries to assess the proposal to notify clinical syndromes. A full evaluation of the study is expected by end 1999. The countries participating had extensive international links and a variety of disease surveillance infrastructures and were drawn from all WHO regions. The objectives of the pilot study were: to evaluate proposed notification criteria and case definitions of the notifiable syndromes; to assess operational issues at country level and in WHO arising from the proposed notification arrangements; to provide guidance on the development of training materials to assist countries when the revised Regulations come into force; to advise on the preparation of a practical handbook to accompany the revised Regulations. The timeframe for completion of the revision was extended to allow sufficient time to complete and evaluate the pilot study and to hold further consultations on technical and legal aspects of the revised Regulations and the annexes. 1
Etude pilote Une étude pilote a été entreprise au début de 1998 en collaboration avec 21 pays sélectionnés pour évaluer le principe de la notification par syndrome clinique. Un bilan complet de cette étude est attendu d’ici fin 1999. Les pays participants ont des liens internationaux importants, différents systèmes de surveillance des maladies et appartiennent à toutes les régions de l’OMS. Les objectifs de cette étude pilote sont les suivants: évaluer les critères de notification proposés et les définitions données des syndromes soumis à déclaration; examiner les problèmes opérationnels posés dans les pays et à l’OMS par les méthodes de notification proposées; donner des conseils pour l’élaboration de matériels de formation conçus pour aider les pays lors de l’entrée en vigueur du Règlement révisé; donner des avis sur la préparation d’un manuel pratique qui accompagnerait le Règlement révisé. Le délai prévu pour l’achèvement de la révision a été repoussé afin que puisse être terminée et évaluée l’étude pilote et que soient organisées d’autres consultations sur les aspects techniques et juridiques du Règlement révisé et de ses annexes. 1 Voir N° 31, 1996, pp. 233-235; N° 3, 1997, pp. 9-11; N° 29, 1997, pp. 213-215; N° 4, 1998, pp. 17-19; N° 31, 1998, pp. 233-237; No 4, 1999, pp. 25-27.
See No. 31, 1996, pp. 233-235; No. 3, 1997, pp. 9-11; No. 29, 1997, pp. 213-215; No. 4, 1998, pp. 17-19; No. 31, 1998, pp. 233-237; No. 4, 1999, pp. 25-27.
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IHR and the SPS Agreement The World Trade Organization (WTO), through its Agreement on the Application of Sanitary and Phytosanitary Measures (SPS Agreement), seeks to ensure that countries apply measures to protect human, animal and plant health based on assessment of risk. Areas of interest common to the Regulations and the SPS Agreement are likely to be reinforced under the revised Regulations. As most Member States of WHO are also Members of WTO, they have rights and obligations under both the Regulations and the SPS Agreement. An article comparing the roles of WTO, WHO and the Codex Alimentarius Commission in the areas of public health and trade was published in June 1999.2 The fundamental principle behind the Regulations is maximum protection against the international spread of disease with minimum interference in traffic and trade. The objective of the Regulations is therefore fully consistent with WTO’s purpose in reducing barriers to international trade. WHO should be in a position to assist WTO with respect to the public health aspects of disputes arising as a result of disease outbreaks. It is important to minimize any potential conflict arising between the application of the Regulations and of health measures under the SPS Agreement. Discussions to explore potential areas for synergy are under way between the secretariats of the 2 organizations. Representatives of WHO Member States which are also Members of WTO are encouraged to discuss areas of mutual interest in the Regulations and the SPS Agreement with their national trade departments.
Le RSI et l’Accord SPS Par son Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS), l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) cherche à garantir que les mesures prises par les pays pour protéger la santé des personnes, des animaux et des plantes reposent sur une évaluation des risques. Les questions intéressant à la fois le Règlement et l’Accord SPS devraient prendre une importance accrue dans le texte révisé. La plupart des Etats Membres de l’OMS étant également Membres de l’OMC, ils ont des droits et des obligations à l’égard du Règlement comme de l’Accord SPS. Un article comparant les rôles de l’OMC, de l’OMS et de la Commission du Codex Alimentarius dans les domaines de la santé publique et du commerce a été publié en juin 1999.2 Le principe fondamental du Règlement est d’assurer une protection maximale contre la propagation internationale des maladies tout en interférant le moins possible avec les échanges et le commerce. L’objectif du Règlement est donc parfaitement compatible avec l’objet de l’OMC qui est de réduire les obstacles au commerce international. L’OMS devrait être en mesure d’aider l’OMC à régler les problèmes de santé publique liés aux différends nés de flambées de maladies. Il est important d’éviter que des conflits ne surgissent entre l’application du Règlement et celle des mesures sanitaires prévues par l’Accord SPS. Des discussions sur les domaines susceptibles de se prêter à une synergie sont en cours entre les secrétariats des 2 organisations. Les représentants des Etats Membres de l’OMS qui sont également Membres de l’OMC sont encouragés à s’entretenir avec leur ministère du commerce des secteurs intéressant à la fois le Règlement et l’Accord SPS.
Next steps in the revision process 3 The following activities are planned: evaluation of the pilot study to assess the use of syndrome notification and the challenges to rapid notification of outbreaks of urgent international public health importance; continuing discussions with WTO; preparation of an impact assessment for the key changes to the Regulations; completion of an international survey on current aircraft disinsection practices; development of public health guidelines for aircraft, ship and cruise-ship operations; preparation of a second version of the provisional draft revised Regulations for distribution to Member States and other organizations; facilitation of scientific studies to underpin the technical basis for the requirements of the Regulations; organization of health/trade seminars in selected countries;
Prochaines étapes du processus de révision 3 Il est prévu d’entreprendre les activités suivantes: procéder à une évaluation de l’étude pilote afin d’examiner l’utilisation de la notification par syndrome et les problèmes liés à une notification rapide des flambées devant faire d’urgence l’objet d’une action internationale de santé publique; poursuivre les discussions avec l’OMC; préparer une évaluation de l’impact des changements clés au Règlement; mener à bien une étude internationale sur les pratiques actuelles de désinsectisation des aéronefs; développer des lignes directrices de santé publique pour l’opération des aéronefs, des navires et des bateaux de croisière; préparer une deuxième version révisée du Règlement qui devra être distribuée aux Etats Membres et aux autres organisations; encourager des études scientifiques pour étayer les données techniques sur lesquelles reposent les dispositions du Règlement; organiser des séminaires santé/commerce dans des pays sélectionnés; faciliter la collaboration entre les Etats Membres pour évaluer les nouveaux concepts et les nouvelles conditions du Règlement au cours du processus de révision. Le prochain rapport de situation sera publié en janvier 2000.
facilitation of collaboration among Member States to evaluate new concepts and requirements during the revision process. The next progress report will be published in January 2000.
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See No. 25, 1999, pp. 193-201. A progress report was presented to the World Health Assembly in May 1999 (document A52/9).
Voir No 25, 1999, pp 193-201. Un rapport de situation a été présenté à l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 1999 (document A52/9). 3
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Influenza New Zealand (6 July 1999).1 The number of weekly consultations for influenza-like illness has gradually declined since the third week of June. The influenza viruses isolated were types A and B. Some of the influenza A viruses tested were subtype A(H3N2). South Africa (13 July 1999).2 A local outbreak of influenza was reported during the second week of July. Influenza cases were confirmed by isolation of influenza A and B viruses. Thailand (4 July 1999).3 Influenza activity has been sporadic since the last week of May. Several viruses were isolated and sent to WHO collaborating centres for confirmation. 1 2
Grippe Nouvelle-Zélande (6 juillet 1999).1 Le nombre de consultations hebdomadaires pour syndromes grippaux a diminué progressivement depuis la troisième semaine de juin. Les virus grippaux isolés étaient de type A et B. Certains des virus de grippe A testés étaient de sous-type A(H3N2). Afrique du Sud (13 juillet 1999).2 Une flambée locale de grippe a été signalée pendant la deuxième semaine de juillet. Des cas de grippe ont été confirmés par isolement de virus grippaux A et B. Thaïlande (4 juillet 1999).3 L’activité grippale est restée sporadique depuis la dernière semaine de mai. Plusieurs virus ont été isolés et envoyés aux centres collaborateurs OMS pour confirmation. Voir N° 27, 1999, p. 228. Voir N° 28, 1999, p. 236. 3 Voir N° 15, 1999, p. 119. 2 1
See No. 27, 1999, p. 228. See No. 28, 1999, p. 236. 3 See No. 15, 1999, p. 119.
WHO antimicrobial resistance information bank The first version of the antimicrobial resistance information bank (AR InfoBank), developed by WHO together with the WHO collaborating centre at INSERM, Paris (France), is now accessible on the web at: http://oms2.b3e.jussieu.fr/arinfobank/ AR InfoBank, which was designed to facilitate the sharing of information about antimicrobial resistance and its surveillance, comprises several linked databases. This first version includes databases on resistance surveillance networks, summarized resistance data and key contact persons, and has links to references and relevant WHO documents and publications. Users can query the information in the databases by country and by bacterial species (and “drug-bug” combinations) and retrieve further information about the way in which surveillance is performed. The site is dynamic and the databases will be updated regularly. User comments and suggestions are welcome. If you coordinate a resistance surveillance network and wish to find out how to have your network and resistance data entered in the AR InfoBank please follow the instructions at the AR InfoBank site or contact us by e-mail at amr@who.ch.
Banque de données OMS sur la pharmacorésistance La première version de la banque de données sur la pharmacorésistance (AR InfoBank), développée par l’OMS avec le centre collaborateur OMS à l’INSERM, Paris, est désormais accessible sur Internet à l’adresse suivante: http://oms2.b3e.jussieu.fr/arinfobank/ AR InfoBank, créée pour faciliter l’échange d’informations sur la pharmacorésistance et sa surveillance, contient plusieurs bases de données reliées entre elles. Cette première version comprend des bases de données sur les réseaux de surveillance de la résistance, des données résumées sur la résistance et des informations sur les personnes clé, et est en outre reliée à des références et des ouvrages de l’OMS utiles dans ce domaine. Les utilisateurs peuvent interroger les bases de données par pays et par espèce bactérienne (et par combinaisons médicament-microbe – «drug-bug»), et obtenir des informations supplémentaires sur les méthodes de surveillance. Le site est dynamique et les bases de données seront mises à jour régulièrement. Les commentaires et suggestions des utilisateurs sont les bienvenus. Si vous coordonnez un réseau de surveillance de la résistance et désirez savoir comment faire figurer votre réseau et vos données dans AR InfoBank, vous êtes prié de suivre les instructions données sur le site AR InfoBank ou de nous contacter par e-mail à amr@who.ch.
Where to obtain the WER through Internet (1) WHO WWW SERVER: Use WWW navigation software to connect to the WER pages at the following address: http://www.who.int/wer/ (2) E-MAIL LIST: An automatic service is available for receiving notification of the contents of the WER and short epidemiological bulletins. To subscribe, send an e-mail message to majordomo@who.ch. The subject field may be left blank and the body of the message should contain only the line subscribe wer-reh. Subscribers will be sent a copy of the table of contents of the WER automatically each week, together with other items of interest. 254
Comment accéder au REH sur Internet? 1) Par le serveur Web de l’OMS: A l’aide de votre logiciel de navigation WWW, connectez-vous à la page d’accueil du REH à l’adresse suivante: http://www.who.int/wer/ 2) Par courrier électronique: Un service automatique de distribution du sommaire du REH et de brefs bulletins épidémiologiques est disponible par courrier électronique. Pour s’abonner à ce service, il suffit d’envoyer un message à l’adresse suivante: majordomo@who.ch. Le champ «Objet» peut être laissé vide et, dans le corps du message, il suffit de taper subscribe werreh. Les abonnés recevront chaque semaine une copie du sommaire du REH, ainsi que d’autres informations susceptibles de les intéresser.
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Measles eradication field guide To help the countries of the Americas become and remain measles-free, The Pan American Health Organization (PAHO) has developed a vaccination strategy for outbreak prevention and measles eradication. A new publication outlines that strategy and also provides valuable background information about measles in a concise format and easy-to-understand language. Its 7 chapters cover such subjects as: the epidemiology of measles; clinical aspects of the disease; proper handling and delivery of measles vaccines; and methods of laboratory confirmation of measles infection. The rationale and activities related to the vaccination strategy are explained in depth. The largest section of the book is devoted to surveillance for measles cases and gives guidelines for case investigation, outbreak response and other components of an effective surveillance system. The practical information contained in this field guide will benefit public health personnel and medical practitioners at all levels. It is an essential tool for anyone involved in administering or carrying out vaccination programmes, both in the Americas and elsewhere.
Eradication de la rougeole – guide pratique Afin d’aider les pays des Amériques à se libérer de la rougeole et à demeurer exempts de la maladie, l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) a mis au point une stratégie vaccinale propre à prévenir les flambées et éradiquer la rougeole. Une nouvelle publication décrit cette stratégie et fournit également de précieuses informations générales sur la rougeole sous une forme concise et dans une langue facile à comprendre. Ses 7 chapitres couvrent des sujets tels que l’épidémiologie de la rougeole, les aspects cliniques de la maladie, la manipulation et l’administration correctes du vaccin antirougeoleux, et les méthodes de confirmation de l’infection en laboratoire. Les principes et activités liés à la stratégie de vaccination sont expliqués en détail. La section la plus importante du livre est consacrée à la surveillance des cas de rougeole et donne des lignes directrices concernant l’investigation des cas, la riposte face aux flambées et d’autres éléments d’un système de surveillance efficace. Les informations concrètes contenues dans ce guide pratique seront utiles aux agents de santé publique et aux médecins à tous les niveaux. C’est un outil essentiel pour toute personne chargée d’administrer ou d’exécuter des programmes de vaccination, que ce soit dans les Amériques ou ailleurs.
Measles eradication – Field guide 1998, 70 pp., ISBN 92 75 13041 8 US$14.00. Order code: TP 41 Spanish version, order code: CT 41 Copies can be obtained by contacting a local sales agent, the PAHO/WHO office in your country or: PAHO, Washington DC, fax: (301) 206-9789, e-mail: paho@pmds.com; internet: http://publications.paho.org/.
Measles eradication – Field guide 1998, 70 pages, ISBN 92 75 13041 8 US$ 14.00. Code pour la commande TP 41 Egalement publié en espagnol. Code pour la commande: CT 41 Cet ouvrage peut être obtenu auprès de votre dépositaire local ou en s’adressant au bureau OPS/OMS de votre pays ou directement à l’OPS, Washington DC, fax: (301) 206-9789; e-mail: paho@pmds.com; internet: http//publications.paho.org/.
Outbreak news Shigellosis, Guinea. Following reports of an outbreak of diarrhoeal disease, a rapid-response team has visited the district of Dabola located 450 km from Conakry. Out of 7 patients found and examined, 5 were suffering from bloody diarrhoea. Of 7 samples sent to the laboratory at Donka hospital, 1 was identified as Shigella dysenteriae type 1 resistant to ampicillin, chloramphenicol and erythromycin; it was however sensitive to nalidixic acid. All 7 patients have been treated with norfloxacin and have recovered. No new case has been reported. On 2 July, 2 stool samples were sent to the Institut Pasteur in Dakar (Senegal) for additional testing and to obtain confirmation of the diagnosis. Other samples will be sent to the Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, United States. Surveillance measures in the area have been strengthened, and the Ministry of Health has requested additional stocks of nalidixic acid. Crimean-Congo haemorrhagic fever, Russian Federation. On 26 July, the Ministry of Health reported to WHO that a suspected outbreak of Crimean-Congo haemorrhagic fever in the southern part of the country had been confirmed by laboratory tests. A total of 65 cases was reported, with 6 deaths (3 of which were children). Of those admitted to hospital, 44 have been discharged and 21 are still undergoing treatment. There have been no new cases since 22 July. 255
Le point sur les épidémies Shigellose, Guinée. Suite à des rapports concernant une flambée de maladie diarrhéique, une équipe d’intervention rapide a visité le district de Dabola situé à 450 km de Conakry. Sur 7 patients trouvés et examinés, 5 présentaient une diarrhée sanglante. Sur les 7 prélèvements envoyés au laboratoire de l’hôpital de Donka, 1 a été identifié comme étant de Shigella dysenteriae type 1 résistant à l’ampicilline, au chloramphénicol et à l’érythromycine mais sensible à l’acide nalidixique. Les 7 malades ont été traités à la norfloxacine et sont guéris. Aucun nouveau cas n’a été signalé. Le 2 juillet, 2 échantillons de selles ont été envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar (Sénégal) pour examens complémentaires et confirmation du diagnostic. Des échantillons vont également être envoyés aux Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Etats-Unis. Les mesures de surveillance épidémiologique ont été renforcées, et le Ministère de la santé a demandé des stocks supplémentaires d’acide nalidixique. Fièvre hémorragique Crimée-Congo, Fédération de Russie. Le 26 juillet, le Ministère de la santé a notifié l’OMS qu’une flambée de fièvre hémorragique Crimée-Congo présumée avait été confirmée en laboratoire. Au total 65 cas ont été signalés, dont 6 décès (3 d’entre eux chez des enfants). Sur les malades hospitalisés, 44 ont quitté l’hôpital et 21 sont encore en cours de traitement. Il n’y a eu aucun nouveau cas depuis le 22 juillet.
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 30, 30 JULY 1999 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 30, 30 JUILLET 1999
The epidemic is localized in the area between Volgograd and Rostov-on-Don. Transmission appears to have occurred mainly through reservoirs in the environment (ticks). On 1 July, the Ivanovsky Institute of Virology had confirmed 4 cases of Crimean-Congo haemorrhagic fever in the Stavropol region between the Black sea and the Caspian sea. Of the 4 cases, 2 were fatal. Plague, Malawi. Since 18 June a number of sporadic suspect cases of plague have occurred in Nsanje district, Southern region. Up to 21 July, 74 suspect cases had been reported from a total of 22 villages. Six villages along the border with Mozambique were the most affected, reporting 3-4 suspect cases each. Some of the other villages reported only 1 suspect case each. The treatment of patients is under way as well as environmental control measures which include dusting of affected and surrounding housing areas, health education on proper storage of foodstuffs and refuse disposal. The situation is being handled effectively by the Ministry of Health, but drug supplies have been depleted and more may be needed. WHO has offered its assistance to the national health authorities. The last outbreak of plague in Malawi was in 1997 when a total of 582 cases were reported, including cases in Nsanje, Chikwawa and Ntchisi districts, all in Southern region.
L’épidémie est localisée dans la zone entre Volgograd et Rostov-sur-Don. Il semblerait que la transmission ait eu lieu surtout par l’intermédiaire de réservoirs dans l’environnement (tiques). Le 1er juillet, l’Institut Ivanovsky de virologie avait confirmé 4 cas de fièvre hémorragique Crimée-Congo dans la région de Stavropol entre la Mer noire et la Mer caspienne. Sur les 4 cas, 2 ont été mortels. Peste, Malawi. Depuis le 18 juin, un certain nombre de cas sporadiques de peste présumée se sont produits dans le district de Nsanje, région Sud. Au 21 juillet, 74 cas présumés avaient été signalés dans 22 villages au total. Les plus touchés ont été 6 villages à la frontière du Mozambique, qui ont signalé 3-4 cas présumés chacun. Certains autres villages ont fait état de seulement 1 cas présumé chacun. Les malades sont sous traitement et des mesures de lutte environnementale sont en cours, comprenant la pulvérisation des zones d’habitation touchées et avoisinantes avec de l’insecticide, l’éducation sanitaire concernant la conservation correcte des aliments et la décharge des ordures. Le Ministère de la santé a pris en main la situation, mais les stocks de médicaments sont presque épuisés et devront probablement être réachalandés. L’OMS a proposé son aide aux autorités sanitaires nationales. La flambée précédente de peste au Malawi s’est produite en 1997, lorsqu’un total de 582 cas a été signalé dans les districts de Nsanje, Chikwawa et Ntchisi, tous situés dans la région Sud.
Articles appearing in the Weekly epidemiological record may be reproduced without prior authorization, provided due credit is given to the source.
Les articles paraissant dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire peuvent être reproduits sans autorisation préalable, sous réserve d’indication de la source.
Health administrations are reminded that under the provisions of Article 3 of the International Health Regulations they should notify the Organization within 24 hours of being informed that the first case of a disease subject to the Regulations has occurred in their territory. The infected area should be notified within the subsequent 24 hours if not already communicated.
Il est rappelé aux administrations sanitaires qu’aux termes de l’article 3 du Règlement sanitaire international elles doivent adresser une notification à l’Organisation dans les 24 heures , dès qu’elles sont informées qu’un premier cas d’une maladie soumise au Règlement a été signalé dans une zone de leur ressort. Dans les 24 heures qui suivent, elles adressent notification de la zone infectée si elle n’a pas encore été communiquée.
DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS
MALADIES SOUMISES AU RÈGLEMENT
Notifications received from 23 to 29 July 1999 C – cases, D – deaths, ... – data not yet received, i – imported, r – revised, s – suspect
Notifications reçues du 23 au 29 juillet 1999 C – cas, D – décès, ... – données non encore disponibles, i – importé, r – révisé, s – suspect
Cholera • Choléra Africa • Afrique C D Comoros – Comores 15.IV-5.VI ....................................................... 190 5 Congo 1.V-3.VII .................................................... 1 382 6 Guinea – Guinée 6.II-5.VI ......................................................... 48 1 Madagascar 6-23.VII ....................................................... 190 12
Niger 11.VI-23.VII ....................................................... 112 5 Zimbabwe 9.V-19.VI ....................................................... 757 0
Asia • Asie C D Mongolia – Mongolie 27.VI-16.VII Arkhangai Province Chuluut District .................................. 1 0 Khovd Province Bulgan District .................................... 1 0 1
Plague • Peste Africa • Afrique C D Malawi1 18.VI-21.VII Southern Region Nsanje District ................................. 74s 0
See note above. – Voir note ci-dessus.
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