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La présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones : rapport 2017

Organisation mondiale de la santé
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SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A70/INF./3 Point 23.1 de l’ordre du jour provisoire 11 mai 2017 La présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones : rapport 2017 1. La Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a, dans sa décision WHA69(8), prié le Directeur général et les Directeurs régionaux de présenter le rapport biennal sur la présence de l’OMS dans les pays1 aux comités régionaux pour examen et à titre de document d’information à l’Assemblée de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif et de son Comité du programme, du budget et de l’administration. Le présent rapport, établi suite à cette demande, renseigne les États Membres ainsi que toute une gamme de partenaires, dont les organisations du système des Nations Unies et les membres du personnel dans toute l’Organisation. 2. Le présent rapport soumis à l’Assemblée de la Santé se subdivise en quatre sections : i) qui nous sommes en tant qu’Organisation ; ii) ce que nous faisons pour appuyer les pays, les territoires et les zones ; iii) comment nous menons notre travail au niveau des pays ; et iv) avec qui nous travaillons. La version intégrale du rapport 2017 sur la présence dans les pays2 comprend une cinquième section, qui fournit des informations sur les principales réalisations à l’échelle des pays. De plus amples renseignements figurent dans un rapport distinct sur les résultats de l’OMS dans les pays.3 3. Pour la première fois, le rapport 2017 se livre à une analyse de tendances, basée autant que possible sur les données des rapports antérieurs. Il souligne aussi le rôle joué par l’OMS pour orienter et encadrer, au niveau des pays, la mise en œuvre des objectifs de développement durable liés à la santé. 4. Les informations contenues dans le présent rapport ont été obtenues : par une enquête commune menée auprès des chefs de bureau de l’OMS dans les pays, les territoires et les zones en 2016 ; auprès du Système mondial de gestion (renseignements sur les ressources humaines et les aspects financiers), à partir d’une base de données du Secrétariat sur les chefs de bureau de l’OMS dans les pays, les territoires et les zones ; et auprès de sources extérieures de données sur la participation à des initiatives mondiales de santé. 1 La présence de l’OMS dans les pays est un cadre de coopération technique efficace permettant de faire avancer le Programme mondial d’action sanitaire, de contribuer aux stratégies nationales et de tenir compte des réalités et des perspectives des pays dans les politiques et priorités mondiales. Il se réfère aux travaux du Secrétariat dans son ensemble (Plan stratégique à moyen terme 2008-2013). 2 Le texte intégral du rapport est disponible sur demande et par voie électronique à http://who.int/country- cooperation/publications/. 3 Document A70/50 Add.2. A70/INF./3 2 PRINCIPALES CONCLUSIONS DU RAPPORT 2017 SUR LA PRÉSENCE DE L’OMS DANS LES PAYS Qui nous sommes : l’Organisation, les personnes et l’infrastructure dans les pays, les territoires et les zones 5. L’OMS dispose actuellement de 148 bureaux implantés dans des pays, des territoires ou des zones,1 de six bureaux régionaux et du Siège, à Genève, pour appuyer ses 194 États Membres et deux États Membres associés (Porto Rico et Tokélaou). Sur ces 148 bureaux, 146 se trouvent dans des pays et deux dans des territoires ou des zones (à savoir le bureau de l’OMS à Pristina et le bureau de l’OMS en Cisjordanie et dans la bande de Gaza). Trente-sept États Membres, États Membres associés et territoires n’ont pas de bureau de l’OMS ; en l’espèce, un soutien technique et normatif est assuré par les bureaux régionaux respectifs et par le Siège. Les États Membres restants bénéficient de l’appui des bureaux de l’OMS dans les pays voisins ou de leurs bureaux régionaux respectifs et du Siège. 6. La présence physique de l’OMS à l’échelon infranational vise essentiellement à soutenir l’action menée dans des pays très vastes ou fortement décentralisés ayant des besoins spécifiques, ainsi que dans des pays en situation de fragilité et confrontés à une crise humanitaire, ou à promouvoir les activités d’éradication de la poliomyélite. Il y a 139 bureaux auxiliaires répartis dans 28 pays des six Régions : 78 dans la Région africaine, 9 dans la Région des Amériques, 9 dans la Région de l’Asie du Sud-Est, 5 dans la Région européenne, 36 dans la Région de la Méditerranée orientale, et 2 dans la Région du Pacifique occidental. Depuis 2014, le nombre de bureaux auxiliaires a reculé, passant de 152 à 139 ; des bureaux auxiliaires ont été fermés dans la Région des Amériques (8), la Région européenne (4) et la Région du Pacifique occidental (5), tandis que dans la Région de la Méditerranée orientale, leur nombre a progressé, passant de 32 en 2014 à 36 en 2016, en raison des situations d’urgence complexes de certains pays. 7. Les chefs de bureau de l’OMS sont chargés d’assurer la direction des bureaux de l’OMS dans les pays, les territoires et les zones. En février 2017, on dénombrait 129 chefs exerçant à plein temps et 19 à titre intérimaire. Le pourcentage croissant des chefs par intérim (passé de 12 % dans le rapport 20152 à 15 % dans le rapport 2017) témoigne des défaillances rencontrées pour recruter en temps utile et bien planifier la relève. Si l’OMS s’est engagée à intégrer l’égalité hommes-femmes au sein de ses objectifs, le ratio global hommes-femmes est resté plus ou moins identique depuis 2012 pour les chefs de bureau de l’OMS (2/1). La disparité la plus nette concerne la Région de l’Asie du Sud-Est où ce ratio est de 9/1, suivie par la Région du Pacifique occidental (3,7/1), la Région africaine (3,4/1), la Région de la Méditerranée orientale (3,3/1) et la Région des Amériques (1,4/1). Dans la Région européenne, il y a plus de femmes que d’hommes à la tête des bureaux de l’OMS (1,6/1). 8. En 2015, afin de garantir le roulement et la mobilité, le Directeur général a, en consultation avec le Groupe de la politique mondiale qu’il a mis en place, décidé qu’au moins 30 % des chefs de bureau de l’OMS devraient être issus d’une région différente de leur région d’origine. Avec les années, on constate que ce chiffre est en hausse ; entre la parution des rapports 2010 et 2017 sur la présence de l’OMS dans les pays, la proportion de chefs de bureau de l’OMS exerçant leurs fonctions en dehors de leur région d’origine s’est accrue de 7 % (passant de 18 à 25 %). Dans la Région de la Méditerranée orientale, 1 Dans le rapport 2017 sur la présence dans les pays, le Bureau de coordination du Programme pour les Caraïbes a été exclu de la liste des bureaux de pays de l’OMS car il fait office de bureau sous-régional et non de bureau de pays. 2 La présence de l’OMS dans les pays, les territoires et les zones : rapport 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/country-cooperation/publications/who-presence-report-2015/en/, consulté le 18 avril 2017). A70/INF./3 3 62 % d’entre eux proviennent d’une autre région, suivie par la Région de l’Asie du Sud-Est (60 %), la Région du Pacifique occidental (57 %), la Région des Amériques (27 %) et la Région africaine (8 %). Dans la Région européenne, aucun chef de bureau de l’OMS n’est originaire d’une autre région. 9. Les ressources humaines des bureaux de l’OMS dans les pays varient en fonction de la taille, de la complexité et des priorités dudit bureau. Au 31 décembre 2016, l’OMS totalisait 4009 membres du personnel au niveau des pays (soit 11 % de plus qu’en 2015 à la même date). Sur l’ensemble de ces effectifs, 19 % étaient des administrateurs recrutés sur le plan international, 28 % des administrateurs recrutés sur le plan national et 53 % appartenaient à la catégorie des services généraux. Entre les rapports 2010 et 2017, on a enregistré, au niveau des pays, une augmentation de 8 % du nombre d’administrateurs recrutés sur le plan international et une baisse de 3 % du nombre d’administrateurs recrutés sur le plan national et de personnes appartenant à la catégorie des services généraux. 10. Quelques bureaux de l’OMS font souvent appel à des prestataires non membres du personnel pour appuyer la mise en œuvre de projets et activités spécifiques à durée déterminée comme l’éradication de la poliomyélite ou les situations d’urgence. Au 31 décembre 2016, 4631 prestataires de ce type ont été recrutés au total par les bureaux de l’OMS dans les pays, les territoires et les zones : 44 % travaillaient dans la Région africaine, 34 % dans la Région de l’Asie du Sud-Est, 8 % dans la Région de la Méditerranée orientale, 6 % dans la Région des Amériques et 4 % dans la Région européenne comme dans la Région du Pacifique occidental. Le nombre de prestataires non membres du personnel au niveau des pays a chuté de 14 % par rapport à 2015 en raison de la période de transition liée à l’achèvement des activités d’éradication de la poliomyélite dans plusieurs pays. Ce que nous faisons : octroi d’un appui aux pays, territoires et zones 11. Les membres du personnel travaillant dans les pays apportent un concours déterminant aux ministères de la santé qui s’attachent à élaborer, mettre en œuvre et suivre les politiques, stratégies et plans nationaux de santé. Un total de 105 pays, territoires et zones (soit 71 %) dans lesquels l’OMS assure une présence physique ont indiqué qu’ils avaient une politique, une stratégie ou un plan national de santé actualisé ; en ce qui concerne le rapport 2015, 91 % des pays, territoires et zones avaient signalé l’existence d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan de cette nature. Le pourcentage inférieur indiqué dans le présent rapport tient au fait que de nombreux pays sont en train d’actualiser leur politique, stratégie ou plan national de santé afin d’y intégrer les objectifs de développement durable. 12. La stratégie de coopération avec les pays est une vision stratégique à moyen terme destinée à orienter l’action de l’OMS dans un pays, un territoire ou une zone au service de ses politiques, stratégies ou plans de santé, et de conforter les processus de planification ascendante. Un total de 109 sur 148 pays, territoires ou zones dans lesquels l’OMS a une présence physique 1 ont signalé l’existence d’une stratégie de coopération avec les pays ou des préparatifs en ce sens. Sur ces 109 entités territoriales, 63 ont indiqué qu’elles disposaient d’une stratégie en cours de validité. Le nombre de pays, territoires ou zones dotés d’une stratégie en cours de validité a chuté de 15 % par rapport aux chiffres du rapport 2015 car de nombreux pays sont en train de renouveler leur stratégie de manière à l’aligner sur les objectifs de développement durable. Dans 46 pays, territoires ou zones, les stratégies de coopération avec les pays ont été mentionnées comme étant en cours d’élaboration ou en voie d’achèvement. 1 Le Bureau régional de l’Europe utilise un autre outil (accords de collaboration biennaux) que les stratégies de coopération avec les pays pour orienter l’action de l’OMS dans les pays. A70/INF./3 4 13. Soucieux de renforcer la mise en œuvre, le suivi et la notification de la coopération technique, les bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones recourent de plus en plus à un mécanisme commun à l’OMS et aux gouvernements (83 % pour la période visée par le rapport 2017 contre 77 % dans le rapport 2015). Les bureaux de pays de l’OMS resserrent aussi leur collaboration avec les ministères ne relevant pas de la santé dans le but de promouvoir une approche multisectorielle de la santé : notifiée par 75 % des bureaux. L’un des facteurs contribuant au resserrement de la collaboration avec d’autres secteurs tient à la demande d’activité accrue générée par la réalisation des objectifs de développement durable. Les principaux domaines de collaboration portent sur le financement, les missions, les commissions intersectorielles conjointes et la mise en œuvre commune des activités. 14. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 offre l’occasion par excellence d’inscrire la santé dans tous les secteurs de l’élaboration des politiques. Soixante pays, territoires ou zones (41 %) dotés d’un bureau de l’OMS ont déclaré que les objectifs de développement durable liés à la santé avaient trouvé leur expression dans leur politique, stratégie ou plan de santé à l’échéance d’octobre 2016. Quelque 43 % ont signalé que l’incorporation des objectifs de développement durable dans les politiques, stratégies ou plans était en cours, tandis que 13 % ont indiqué ne pas avoir engagé le processus. 15. Comme ce sont les gouvernements qui adhèrent aux objectifs de développement durable et qui en sont responsables, l’action de l’OMS dans ce domaine est conduite par ses bureaux de pays, avec une coordination régionale et mondiale. À la fin de 2016, le soutien du Secrétariat auprès des 60 pays ayant incorporé les objectifs dans leur politique, stratégie ou plan national, avait surtout consisté à encadrer, à sensibiliser et à fournir des conseils techniques afin de resserrer les collaborations multisectorielles, de renforcer les systèmes d’information sanitaire avec contextualisation des indicateurs, et de mobiliser les ressources nationales. Comment nous menons notre travail au niveau des pays 16. Pour leur permettre d’assurer un soutien efficace, les équipes de pays de l’OMS ont été renforcées par des personnels détachés des bureaux régionaux et du Siège, ce qui a contribué à conforter la capacité nationale et à consolider les équipes. Les missions d’appui constituées en 2015-2016 se composaient de personnels issus des bureaux régionaux pour près des deux tiers (64 %), du Siège (27 %) et conjointement des équipes régionales et du Siège (9 %). La plupart de ces missions ont été lancées par les bureaux de pays (70 % des missions composées d’effectifs régionaux et 44 % des visites du Siège). 17. La majeure partie des missions d’appui dans les bureaux de pays avaient pour objet de conforter la mise en œuvre des activités dans les catégories ci-après du budget programme : maladies transmissibles (33 %), systèmes de santé (y compris la couverture sanitaire universelle) (20 %), maladies non transmissibles (16 %), situations d’urgence sanitaire (14 %), promotion de la santé tout au long de la vie (13 %) et autres domaines (4 %). 18. Outre la coopération technique, l’OMS octroie un appui financier qui sert de catalyseur à l’action normative et, en cas d’urgence, au soutien technique et aux interventions. Au 31 décembre 2016, l’ensemble des fonds disponibles pour appuyer l’action de l’OMS dans les pays, les territoires et les zones s’établissait à US $2 064 561 131, ce qui représente 84 % de l’ensemble des coûts prévus pour l’exercice 2016-2017, soit un accroissement de 11 % par rapport à l’exercice 2014- 2015. Ce financement était assuré à hauteur de 16 % par les contributions fixées et à hauteur de 84 % par des contributions volontaires. Au cours des trois derniers exercices biennaux, la répartition entre les contributions fixées et les contributions volontaires est restée dans la même fourchette. A70/INF./3 5 19. Sur la totalité des crédits disponibles à la fin de 2016, les programmes de base ont reçu 41 %, tandis que les programmes de lutte contre la poliomyélite, les programmes d’intervention en cas de crise ou d’épidémie et les programmes spéciaux ont obtenu à eux tous 59 % des crédits. L’ensemble des fonds destinés aux programmes de base (US $847 510 952) ont été distribués aux bureaux de l’OMS dans les pays de la Région africaine à hauteur de 46 %, et les 54 % restants répartis entre les bureaux de pays des cinq autres régions. La dotation plus importante dont bénéficie la Région africaine est compatible avec l’exercice biennal précédent et reflète l’engagement de l’Organisation, désireuse de s’attaquer à la charge de morbidité plus élevée et aux difficultés dues à des systèmes de santé fragiles. 20. Si dans le cas des programmes de lutte contre la poliomyélite, d’intervention en cas d’épidémie ou de crise à vocation spéciale (US $1 217 050 179), les bureaux de pays de la Région africaine ont obtenu 45 % des crédits et ceux de la Région de la Méditerranée orientale 44 %, les bureaux des quatre autres régions en ont, pour leur part, reçu 11 %. La part importante du financement alloué aux Régions de l’Afrique et de la Méditerranée orientale tient au fait qu’elles englobent trois pays dans lesquels la poliomyélite est endémique1 et 11 pays prioritaires, confrontés à des situations d’urgence de niveaux 2 et 3.2 Ces crédits ont permis d’aider les pays d’endémie à éradiquer la maladie, comme le montre la réduction du nombre de cas dus au poliovirus sauvage dans trois pays seulement, lesquels sont passés de 213 en 2013 à 10 en février 2017. Avec qui nous travaillons : partenariats au niveau des pays 21. Les bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones jouent un rôle déterminant en prêtant leur concours aux gouvernements désireux de coordonner les partenaires du secteur de la santé. Sur les 113 (76 %) bureaux de l’OMS qui indiquaient avoir pris part à ces mécanismes de coordination, 60 (53 %) les présidaient ou les coprésidaient et les autres (53) mentionnaient leur participation à de telles activités. Le nombre de pays, territoires et zones dans lesquels l’OMS a un rôle de chef de file pour coordonner le secteur de la santé a légèrement progressé (de 5 %) depuis le rapport 2015 sur la présence dans les pays, ce qui sous-entend le rôle croissant joué par l’Organisation pour coordonner les partenaires du développement sanitaire au niveau des pays. 22. Dans le droit-fil des principes du partenariat mondial pour l’efficacité de la coopération dans le domaine du développement, les équipes de pays de l’OMS jouent un rôle actif lors des examens annuels conjoints du secteur de la santé en vue de suivre la mise en œuvre effective des politiques, stratégies et plans de santé. Au cours de la période considérée par l’enquête, 84 examens annuels conjoints, y compris ceux des pays du partenariat IHP+, menés avec les gouvernements et les partenaires, ont été notifiés dans les pays, territoires ou zones dans lesquels les équipes OMS se sont manifestées. Ce chiffre traduit un accroissement de 7 % par comparaison avec le rapport 2015. 23. L’un des rôles majeurs de l’OMS dans les pays, territoires et zones consiste à leur permettre de mobiliser des ressources pour mettre en œuvre leurs politiques, stratégies ou plans de santé. Un total de 117 (79 %) bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones a signalé avoir pris part aux processus de mobilisation des ressources au service de la santé, essentiellement via l’élaboration de propositions de financement. La plupart des crédits mobilisés concernaient des maladies transmissibles (VIH, tuberculose, paludisme et vaccination, notamment), des situations d’urgence sanitaire, et le renforcement des systèmes de santé. Or parmi les pays ayant notifié une mobilisation des ressources, 83 % ont recueilli moins de US $500 000 et seulement 17 % plus de US $1 million. Ces chiffres 1 Afghanistan, Nigéria et Pakistan. 2 Cameroun, Éthiopie, Iraq, Libye, Niger, Nigéria, République arabe syrienne, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Soudan du Sud et Yémen. A70/INF./3 6 montrent que les bureaux de l’OMS dans les pays ont besoin d’un investissement plus important pour développer leur capacité interne de mobilisation des ressources, compte tenu du fait que la plupart des sommes versées par les principaux bailleurs de fonds ont été décentralisées au niveau des pays. 24. Reconnaissant le rôle fondamental du financement assuré par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour prévenir et combattre les maladies et pour renforcer les systèmes de santé, les bureaux de l’OMS dans les pays collaborent étroitement avec les pouvoirs publics et les partenaires pour accéder à ce financement, le mettre en œuvre et en rendre compte. Dans le cas de 43 subventions, les bureaux de l’OMS dans les pays font office de bénéficiaires secondaires. La représentation de l’OMS au sein du mécanisme national de coordination du Fonds mondial a été attestée dans 84 pays, territoires et zones. Dans 11 d’entre eux, l’OMS coprésidait ce mécanisme. 25. L’OMS est un partenaire essentiel de l’Alliance GAVI. Les équipes de pays ont indiqué avoir contribué à la demande, à l’obtention et à la mise en œuvre des subventions de l’Alliance dans 73 (49 %) pays, territoires et zones. Cet engagement a chuté de 9 % par rapport à celui notifié dans le rapport 2015 en raison de la baisse du nombre de pays pouvant prétendre au soutien de l’Alliance et/ou de pays sortant progressivement du processus. Les membres du personnel de l’OMS ont apporté leur concours aux ministères de la santé et aux partenaires désireux d’élaborer des propositions, de mettre en œuvre des subventions, d’en rendre compte et d’en assurer le suivi, ou de participer à des comités de coordination interinstitutions. 26. L’engagement de l’OMS auprès des Nations Unies dans le cadre de ses équipes de pays gagne en importance, notamment dans le contexte des objectifs de développement durable. L’OMS prend une part active : a) aux activités du système des coordonnateurs résidents des Nations Unies ; b) aux groupes thématiques interinstitutions ; et c) au processus du plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement. Les bureaux de l’OMS interviennent de plus en plus dans les activités de l’équipe de pays ; parmi les exemples figurent les chefs de bureau de l’OMS faisant office de coordonnateurs résidents des Nations Unies (64 % des bureaux), la participation à au moins l’un des services communs des Nations Unies (70 %) et la mobilisation conjointe des ressources (51 %). 27. Les membres du personnel attachés aux bureaux de l’OMS dans les pays, territoires et zones contribuent de manière croissante aux travaux des groupes thématiques interinstitutions afin de promouvoir la coordination entre les organisations du système des Nations Unies au niveau des pays (de 67 % dans le rapport 2015 à 92 % dans le rapport 2017). Dans 98 pays, territoires ou zones, l’OMS assure un rôle de chef de file en présidant ou en coprésidant des groupes thématiques sur la santé. Les équipes OMS ont dirigé des groupes de responsabilité sectorielle Santé dans 20 des 23 pays dans lesquels un groupe a été activé, ce qui est un scénario cohérent par rapport à celui du rapport 2015. Outre le secteur de la santé, les équipes de l’OMS ont indiqué s’être investies dans des groupes thématiques sur la sexospécificité, les droits humains, la nutrition, le suivi et l’évaluation, l’eau et l’assainissement, et la mise en œuvre des objectifs de développement durable. 28. Le plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement apporte un soutien stratégique permettant au système des Nations Unies de répondre collectivement aux priorités de développement dans les pays. Il existe dans 126 pays, territoires ou zones dans lesquels l’OMS dispose d’un bureau. Dans 125 d’entre eux (98 %, soit un accroissement de 7 % par rapport aux chiffres figurant dans le rapport 2015), où la composante santé est inscrite dans le plan-cadre, les équipes de pays de l’OMS ont joué un rôle de premier plan pour mettre au point cette composante. Dans 54 pays, l’OMS a été mentionnée comme participant à l’initiative des Nations Unies intitulée « Unis dans l’action ». Sur les 31 pays pour lesquels il existe un cadre stratégique intégré, les bureaux de pays de l’OMS ont pris part au processus d’élaboration et de mise en œuvre dans 28 d’entre eux. Des statistiques similaires ont été indiquées dans le rapport 2015. = = =

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Source Organisation mondiale de la santé