TRICHINOSIS SURVEILLANCE, 1950-1985 U n i t e d S t a t e s o f A m e r i c a - Trichinella spiralis was first noted to be pathogenic for humans in 1859. At the turn of the century', scattered reports in the medical literature described numerous outbreaks of trichinosis in the United States totalling hundreds of cases. In 1947, when the Public Health Service began collecting statistics on trichinosis at the national level, 400-450 cases were reported annually. In ensuing years, a gradual decline in cases occurred, reflecting the enactment of laws (such as pro hibition of feeding uncooked garbage to pigs) designed to prevent vesicular exanthema of swine and swine cholera.
SURVEILLANCE DE LA TRICHINOSE, 1950-1985 Etats-U nis D’A mérique. - C’est en 1859 que, pour la première fois, il
In 1965, trichinosis became a reportable disease, with states requested to inform the National Morbidity Reporting Service of new cases on a weekly basis. Over the last 10 years, the average incidence of trichinosis has stabilized at 100-150 cases annually, with peak years (such as 1969 and 1975) coinciding with the occurrence of large common-source outbreaks (Fig. I) In 1983, only 30 cases of trichinosis were reported in the United States, by far the lowest number recorded since the Public Health Service began collecting statistics. The total for 1984 was 61 and for 1985, 56. Criteria for inclusion as a case are:
est apparu que Tnchmella spiralis était pathogène pour l’homme. Au tournant du siècle, on trouve dans la documentation médicale quelques rapports isolés décrivant de nombreuses poussées de trichinose aux EtatsUnis, où l’on dénombrait alors un total de plusieurs centaines de cas. En 1947 — date à laquelle le Service de la Santé publique des Etats-Unis a commencé à réunir à l’échelon national des statistiques sur cette maladie, 400 à 450 cas étaient notifiés chaque année. Au cours des années sui vantes, ce nombre a régressé progressivement par suite de l’entrée en vigueur de divers textes législatifs (par exemple celui qui interdisait de nourrir les porcs avec des déchets non cuits), visant à prévenir l’exan thème vésiculaire et le choléra chez le porc. En 1965, la trichinose est devenue une maladie à déclaration obliga toire, les Etats étant tenus d’informer chaque semaine le National Mor bidity Reporting Service de tout nouveau cas de la maladie. Au cours des 10 dermères années, l’incidence moyenne de la trichinose s’est stabilisée aux environ de 100 à 150 cas par an, avec des années de pointe (par exemple 1969 et 1975) où se produisent d’importantes flambées ayant une origine commune (Fig. 1). En 1983,30 cas seulement ont été notifiés aux Etats-Unis, ce qui était de loin le chiffre le plus bas depuis que le Service de la Santé publique a commencé de constituer des statistiques. Soixante et un cas ont été notifiés en 1984, et 56 en 1985. Les critères pour la prise en compte des cas sont les suivants;
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No 22 - 50 Mj > 1986
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(1) Tnchmella-pcmwe muscle biopsy with signs and symp toms compatible with trichinosis including oestnophilia, fever, myalgia, and periorbital oedema; (2) serology positive for trichinosis; or (21 compatible signs and symptoms in a patient with history of ingestion of meat known to contain Trichmella larvae. Cases reported by the states but not characterized by written surveillance reports or not fitting the case definition are not included.
Ij biopsie musculaire positive pour Trichmella avec symptômes cor respondants à b trichinose, à savoir: éosinophilie, fièvre, myalgie et oedème periorbital; 2) séropositivité à l’égard de b trichinose; ou 3) symptômes correspondants chez un malade ayant ingéré de b viande dont on sait qu’elle contenait des larves de Trichmella. Les cas notifiés par les Etats, mais non caractérisés dans des rapports de surveillance écrits ne répondant pas aux critères ci-dessus, ne figurent pas ci-dessous.
Fig. I Reported trichinosis cases, United States of America, 1950-1985 Cas de trichinose notifiés, Etats-Unis d’Amérique, 1950-1985
The average of 49 cases of trichinosis reported in 1983-1985 is well below the average 100-150 cases reported annually over the past 10 years. Certain limitations must be considered in inter preting these data. The surveillance system for trichinosis is pas sive and relies on the primary physician to report cases. Physicians freq uently do not report cases or are unaware ofthediseaseswhich are classified as reportable. In addition, probably only severe cases are seen by physicians; asymptomatic or mildly symptomatic cases go undetected unless related epidemiologically to a more severe case during an investigation. Studies carried out in 1973 suggest that most cases do go undetected. During the period 19661970, 8 071 human diaphragms obtained from 42 states and the District o f Columbia were examined for larvae o f Trichinella sp. Of these, 4.2% were found to have been infected with Trichmella larvae (either live or dead), and 0.58% were infected with live tarva (suggesting recent infection). Adjusted for the age structure o f the population of the United States, these figures suggest that'an esti mated 1 490 000 people (0.73% o f the population) were infected with live larva during the 1966-1970 study. If one estimates the average life span of the larva to be 5-10 years, this would suggest an annual incidence of 150 000-300 000 during this penod. This number contrasts greatly with the 100-200 cases reported annually between 1966 and 1970. Consequently, the surveillance system lacks high sensitivity. With a stable reporting procedure, however, the reported cases indicate a trend in trichinosis incidence. No apparent changes in the reporting process can account for the recent decline in reported trichinosis cases. The decline in trichinosis cases may have resulted in part from the small number of multiple case outbreaks. In past years, the majority of cases have been associated with common-source out breaks with years of peak incidence, such as 1969 and 1975, coin ciding with an unusually brge number o f such cases. The decline in cases reported may also be a reflection of the decreased intensity of infection. That is, when fewer trichinae are ingested, cases are more likely to be asymptomatic or mildly symptomatic and may go undetected.
La moyenne de 49 cas de trichinose notifiés en 1983-1985 se situe très en dessous de 1a moyenne de 100 à 150 cas signalée annuellement au cours des 10 années précédentes. Il convient d’exprimer certaines réserves au sujet de ces informations Le système de surveillance de b trichinose est passif et repose sur b nouficauon des cas par le premier médecin con sulté. Or, il arrive souvent que les médecins ne signalent pas les cas, ou ignorent les maladies à déclaration obligatoire. En outre, il est probable que seuls les cas graves sont vus par des médecins; les cas asymptoma tiques ou modérément symptomatiques restent ignorés, sauf s’ils sont épidémiologiquement liés à un cas plus grave. Des études laites en 1973 donnent à penser que b plupart des cas ne sont pas dépistés. Pendant 1a période 1966-1970, on a recherché des larves de Trichmella dans 8 071 diaphragmes humains provenant de 42 Etats et du district de Columbb. On a constaté que 4,2% de ceux-ci étaient infectés par ces larves (mortes ou vivantes) et que 0,58% l’étaient par des larves vivantes, ce qui suggé rait une infecuon récente. Corrigés de b structure par âge de b population des Etats-Unis, ces chillies semblent indiquer que pendant l’enquête de 1966-1970, un total estimatif de l 490 000 personnes (0,73% de la popubtion), étaient infectées par des larves vivantes. Si l’on considère que 1a longévité moyenne d’une larve est de 5 à 10 ans, on obtient une incidence annuelle de 150 000 à 300 000 cas pour cette même période. Ce chiffre est très éloigné des 100 à 200 cas notifiés annuellement de 1966 à 1970. Le système de surveillance n’est donc pas très sensible. Si toutefois b pro cédure de notification demeure inchangée, les cas signalés indiquent révolution de l’incidence de b maladie. La diminution récente des cas notifiés ne peut s’expliquer par aucune modification manifeste du pro cessus de notification. Cette régression des cas peut être imputable en partie au petit nombre de poussées comportant des cas multiples en 1983. Auparavant, la majo rité des cas étaient associés à des poussées d’origine commune, et les années d’incidence maximale, comme 1969 et 1975, on observait un nombre exceptionnellement élevé de tels cas. La diminution des cas notifiés peut également indiquer une diminution de l’intensité de l’infec tion. Cest-à-dire que lorsque les trichines sont ingérées en moins grand nombre, il est plus probable que les cas seront asymptomatiques ou légèrement symptomatiques, risquant ainsi de demeurer ignorés.
H'A/i'Ipidem Ret
No. 22 - 30 Mas 1986
170
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Relev? epidem head . Nu 22 - 3£J mai 1986
The decline in cases does not reflect known active disease con trol. There are government guidelines requiring that processed (“ready-to-eat” ) pork products be treated to destroy TrichineUa, ensuring that these items may be safely eaten without further rooking. As in previous years, however, no specific federal regu lations exist for the control o f trichinosis in flesh pork, which may represent up to 35% of total pork sales. The general decline in the annual incidence o f trichinosis over the last 30 years can be attributed in part to several factors: (1) laws which prohibit feeding untreated garbage to swine ; (2) consumer awareness of the need to cook pork adequately ; and (3) the widespread practice of freezing pork, which will kill trichinae. The inadequacy of these measures to eliminate trichinosis entirely is evident. State and federal laws (such as the Swine Health Protection Act, 1980) prohibiting the feeding of untreated garbage to swine are irregularly enforced, which might allow pigs that have been fed untreated garbage to be sold commercially. Moreover, the widespread incidence oîTrichinella sp. in wild animals provides a large reservoir for infection of swine. It has been shown in 1984 that pigs will readily consume barnyard rodents which may harbour TrichineUa sp., and may become infected in that manner. Furthermore, not all consumers are aware of ways to prevent trichinosis by the proper handling of pork. Many recent immigrants are unaware of the need to thor oughly cook, freeze, or treat American pork (procedures which may have been unnecessary in their homelands if pork there was actively inspected for trichinae). Moreover, particular ethnic pref erences concerning consumption of raw pork make these groups at higher risk for infection with TrichineUa sp, than the general population. Recent trichinosis outbreaks involving Italian and Indochinese groups support these observations.
In summary, the low number of cases of trichinosis in 19831985 may not indicate the end of TrichineUa sp. as a public health problem. Specific actions such as pork inspection are needed to deal with control of the disease on a national level. O f note, several states, such as Illinois, are developing legislation to eliminate tri chinosis in swine and the National Pork Producers Council is developing a national strategy for the control o f trichinosis. This strategy includes development o f procedures for rapid, practical inspection of hogs at slaughter, investigation of new means such as irradiation to render trichinous pork noninfective, and consumer and producer educauon. It is hoped that initiatives such as these will lead to the elimination of trichinosis in humans and swine.
Cette régression ne résulte pas, à notre connaissance, d'une lutte active. Des directives nationales imposent un traitement des préparations de viande de porc « prêtes à la consommation» qui élimine TrichineUa. pour que ces produits puissent être consommés en toute sécurité sans cuisson ultérieure. Comme les années précédentes, toutefois, il n’existe aucune réglementation générale concernant expressément la surveillance de la trichinose dans la viande fraîche de porc, qui peut représenter jusqu’à 35% de la totalité des ventes de porc. La diminution générale de l’inci dence annuelle de la maladie au cours des 30 dernières années peut être due en partie à plusieurs facteurs: l) les lois interdisant l’utilisation des déchets non traités pour l’alimentation des porcs; 2) la prise de cons cience, par le consommateur, de la nécessité de cuire suffisamment la viande de porc ; et 3j la pratique généralisée de la congélation des viandes de porc, qui tue les trichines. Il est évident que ces mesures ne suffiront pas à éliminer complètement la trichinose. Les lois des Etats et les lois fédérales (comme le Swme Health Protection Act de 1980) interdisant de nourrir les porcs avec des déchets non traités, ne sont pas toujours appli quées, et il peut arriver que des porcs alimentés de cette façon soient vendus dans le commerce. En outre, le fait que TrichineUa soit très lar gement répandue parmi les animaux sauvages tait de ceux-ci un vaste réservoir d’infection pour le porc. 11 a été montré en 1984 que les porcs mangent volontiers des rongeurs de basse-cour susceptibles d’héberger TrichineUa sp. et risquent donc d’être ainsi contaminés. En outre, tous les consommateurs ne savent pas prévenir la trichinose par une manipula tion appropriée des viandes de porc. De nombreux immigrés récents ignorent la nécessité d’une cuisson complète, d’une congélation ou d’un traitement de la viande de porc américaine (pratiques peut-être inutiles dans leur pays d’origine, si l’on y a institué une recherche active des trichines dans la viande de porc). En outre, certaines préférences ethniques pour la consommation de porc cru exposent davantage ces groupes à une contamination par TrichineUa sp. que l’ensemble de la population. De récentes poussées de tnchinose, survenues dans des groupes italiens et Indochinois, confirment ces observations. En résumé, le petit nombre de cas de tnchinose enregistrés en 19831985 ne signifie peut-être pas que l’espèce TrichineUa ait cessé de poser un problème en santé publique. Des mesures spèciales comme l’inspection de la viande de porc, sont indispensables pour lutter contre la maladie sur le plan national. D est intéressant de noter que plusieurs Etats, comme l’Illinois, élaborent actuellement une législation afin d’éliminer la maladie chez les porcins, et le National Pork Producers Council met au point une stratégie nationale de lutte. Cette stratégie comporte la mise au point de méthodes pratiques pour une inspection rapide des porcs à l’abattoir, l’étude de nouvelles techniques comme l’irradiation, permet tant d’éliminer l’infectivité des porcs trichines, et l’éducation du consom mateur et du producteur. D est a espérer que des initiatives de ce genre aboutiront à l’élimination de la tnchinose chez l’homme comme chez le porc.
(Based on/D’après: Morbidity and Mortality Weekly Report, Vol. 33/No. 4SS, CDC Surveillance Summaries, 1984,33, No. 51; and'et 1985, 34, Nos. 51 and 52; US Centers fo r Disease Control.)