Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1998, vol. 73, 45 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 45, 6 NOVEMBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 45, 6 NOVEMBRE 1998

1998, 73, 345-352 World Health Organization, Geneva

No. 45 Organisation mondiale de la Santé, Genève

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE 6 NOVEMBER 1998 l 73rd YEAR http://www.who.int/wer 73e ANNÉE l 6 NOVEMBRE 1998

Dracunculiasis surveillance A workshop on the surveillance of dracunculiasis was organized by WHO in Niamey (Niger) on 5-16 October 1998, for the French-speaking guinea-worm endemic countries (Benin, Burkina Faso, Cameroon, Central African Republic, Chad, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritania, Niger, Senegal and Togo). Technical and logistic support was provided by the CERMES1 (Centre de recherche sur les méningites et les schistosomoses). Participants were the coordinators of the national guinea-worm eradication programmes and the data managers of each programme. UNICEF and Global 2000 representatives also participated. Because a person with an emerging guinea worm can contaminate 1 or more water sources and cause an epidemic 1 year later, a sensitive and reliable surveillance system is essential to identify and report every single case of guinea-worm disease, to take the appropriate measures to interrupt transmission. This is particularly the case in those endemic countries that are now approaching the last phase of dracunculiasis elimination, where very few cases are occurring in remote villages. To help national programmes in strengthening surveillance activities, participants were presented with and trained in the use of a new computer software, the HealthMap application for dracunculiasis eradication programmes, developed by the joint WHO/UNICEF HealthMap programme in collaboration with the WHO dracunculiasis eradication programme. This application comprises two components, a data manager which is a simple interface to facilitate data entry and updating of epidemiological and programmatic data and their analysis, and a healthmapper which is a simple interface that performs automatic visualisation of data and analytical results in map formats. For example, with the application, results of dracunculiasis monthly surveillance systems can be 1

Surveillance de la dracunculose L’OMS a organisé un atelier sur la surveillance de la dracunculose à Niamey (Niger) du 5 au 16 octobre 1998, pour les pays francophones d’endémie du ver de guinée (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Tchad et Togo). Un appui technique et logistique a été fourni par le Centre de recherche sur les méningites et les schistosomoses (CERMES).1 Les coordonnateurs des programmes nationaux d’éradication du ver de guinée y ont participé, ainsi que les techniciens chargés du traitement des données de chaque programme et des représentants de l’UNICEF et de Global 2000. Une seule personne porteuse d’un ver de guinée en phase d’expulsion peut suffire à contaminer 1 ou plusieurs points d’eau, causant une épidémie l’année suivante. Il est donc indispensable d’établir un système de surveillance sensible et sûr permettant d’identifier et de notifier chaque cas de dracunculose, afin de prendre les mesures appropriées pour interrompre la transmission. Cela est particulièrement valable dans les pays d’endémie qui se rapprochent de la dernière phase de l’élimination de la dracunculose, avec très peu de cas notifiés dans des villages reculés. Afin d’aider les programmes nationaux à renforcer leurs activités de surveillance, l’atelier a offert aux participants l’occasion de se former à l’utilisation d’un nouveau logiciel informatique, l’application HealthMap pour les programmes d’éradication de la dracunculose, mis au point par le programme conjoint OMS/ UNICEF HealthMap en collaboration avec le programme d’éradication de la dracunculose de l’OMS. Cette application comprend deux composantes, un data manager, simple interface destinée à faciliter la saisie des données ainsi que la mise à jour et l’analyse des données épidémiologiques des programmes, et un healthmapper, autre simple interface qui opère la visualisation automatique des données et des résultats analytiques sous forme de cartes. A titre d’exemples, l’application permet de saisir, d’analyser et de représenter les résultats mensuels du système de surveillance de la 1

CERMES is an Institute of the Cooperation and Coordination Organization for the Control of Major Endemic Diseases (OCCGE) which has signed an agreement with WHO to promote geographical information systems for data management.

Le CERMES est un institut dépendant de l’Organisation de coopération et de coordination pour la lutte contre les grandes endémies (OCCGE). Le CERMES et l’OMS ont signé un accord en vue de promouvoir les systèmes d’information géographique pour le traitement de données.

CONTENTS Dracunculiasis surveillance Corrigendum – Influenza Tuberculosis surveillance, WHO European Region, 1995-1996 Yellow fever Diseases subject to the Regulations 345 346 347 351 352 345

SOMMAIRE Surveillance de la dracunculose Rectificatif – Grippe Surveillance de la tuberculose, Région européenne de l’OMS, 1995-1996 Fièvre jaune Maladies soumises au Règlement 345 346 347 351 352

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quickly and efficiently maintained, analysed and presented; case-containment activities can be monitored; and response to case notification and outreach activities planned and implemented. The main objectives of the workshop were to: review the surveillance systems in the countries represented; identify problems and find solutions to strengthen the national surveillance systems; provide the WHO/UNICEF HealthMap application for dracunculiasis and train the participants in its use; and identify the changes which could be brought to the HealthMap application to meet the requirements of national and global surveillance systems. During the workshop, surveillance terms and indicators adopted by the different national programmes were discussed by the participants, and a more operational classification of the villages under surveillance was defined (Box 1). According to the new definition, endemic villages are grouped in 3 categories by type of local transmission of the disease. This was felt appropriate as each of the 3 groups of villages requires a different set of activities and intervention strategies, particularly with regard to surveillance.

dracunculose d’une manière rapide et efficace, afin de contrôler les activités liées à la notification de nouveaux cas et à leur isolement.

Les principaux objectifs de l’atelier étaient de faire le point sur les systèmes de surveillance dans les pays participants; d’identifier les problèmes et de trouver des solutions permettant de renforcer les systèmes de surveillance nationaux; de fournir l’application HealthMap pour la dracunculose de l’OMS/UNICEF; de former les participants à son utilisation; et de trouver les changements à apporter à l’application HealthMap pour qu’elle s’adapte aux demandes spécifiques des systèmes de surveillance tant au niveau national que mondial. L’atelier a donné aux participants l’occasion de discuter les termes et les indicateurs de la surveillance adoptés par les différents programmes nationaux, et une classification plus opérationnelle des villages sous surveillance a été adoptée (Encadré 1). Selon la nouvelle définition, les villages d’endémie sont classés en 3 groupes, en fonction du type de transmission locale de la maladie. En effet, chacun de ces 3 groupes de villages exige une série d’activités et de stratégies d’intervention différentes, plus particulièrement en ce qui concerne la surveillance.

Box 1 Definition of villages under surveillance for guinea worm — Currently endemic village Presence of active cases during the previous year — Formerly endemic village at risk of local transmissiona Absence of active cases for less than 3 consecutive years — Formerly endemic village at risk of reinfestation Absence of active cases for more than 3 consecutive years a

Encadré 1 Définition des villages sous surveillance pour le ver de guinée — Village d’endémie actuelle Présence de cas actifs pendant l’année précédente — Ancien village d’endémie à risque de transmission localea Absence de cas actifs depuis moins de 3 années consécutives — Ancien village d’endémie à risque de réinfestation Absence de cas actifs depuis plus de 3 années consécutives a

The dracunculiasis transmission period can be up to 16 months long. Surveillance is therefore required during the whole period. Because all cases may not be detected and contained during the transmission period (false 0 case reporting), before suspending local surveillance 2 consecutive transmission periods (32 months) should be covered. This period is further extended to 3 years (January-December) because of the reporting systems used by most national guinea-worm eradication programmes, which are based on the calendar year.

La période de transmission de la dracunculose peut durer 16 mois. C’est pourquoi la surveillance doit être poursuivie pendant toute cette période. Tous les cas ne pouvant être détectés et isolés durant la période de transmission (fausse notification de 0 cas), il ne faut pas arrêter la surveillance locale avant d’avoir couvert 2 périodes de transmission consécutives (32 mois). Cette période est ensuite étendue à 3 ans (janvier-décembre) car les systèmes de notification de la plupart des programmes nationaux d’éradication du ver de guinée se basent sur l’année civile.

Workshop participants clearly identified the need to strengthen surveillance systems of the national guineaworm eradication programmes, particularly for the group of villages at risk of local transmission, in which surveillance should not differ from the system applied to the currently endemic villages. During the workshop, the participants evaluated the HealthMap application and made a number of suggestions to improve its functional features. Consequently the application will be revised to incorporate the suggestions made by the participants. It is expected that the revised version will be fully operational by the end of 1998, so that it can be used for country presentations at the next guinea-worm eradication review meeting of the French-speaking countries in early 1999.

Les participants ont clairement exprimé leur besoin de renforcer les systèmes de surveillance des programmes nationaux d’éradication du ver de guinée, surtout en ce qui concerne le groupe des villages à risque de transmission locale, dans lesquels la surveillance devrait être appliquée de la même manière que dans les villages d’endémie actuelle. Les participants ont eu l’occasion de juger la valeur de l’application HealthMap et d’apporter un certain nombre de suggestions pour améliorer ses caractéristiques fonctionnelles. L’application sera donc corrigée en fonction de ces suggestions. La version corrigée devrait être opérationnelle vers fin 1998, pour pouvoir être utilisée lors des présentations des pays à l’occasion de la prochaine réunion d’examen de l’éradication du ver de guinée des pays francophones, au début de l’année 1999.

CORRIGENDUM TO NO. 43, P. 334 Influenza The entry for France should read as follows (correction indicated in italics): France (14 October 1998). Influenza A virus was isolated on 2 October from a 69-year-old male patient returning from Cologne, Germany. It is the first influenza virus isolated this season. 346

RECTIFICATIF AU N° 43, P. 334 Grippe Le texte sur la France doit être lu comme suit (correction indiquée en italique): France (14 octobre 1998). Le virus grippal A a été isolé le 2 octobre chez un homme de 69 ans qui rentrait de Cologne, Allemagne. C’est le premier isolement de virus grippal de la saison.

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Tuberculosis surveillance, WHO European Region, 1995-1996 1 The EuroTB programme for the surveillance of tuberculosis in Europe was set up in 1996 to collect, analyse and disseminate data on tuberculosis cases notified in the European Region of WHO. Following a feasibility study performed in 1996-1997 on cases notified in 1995, a routine system of data collection has been implemented. The programme is managed jointly by the European Centre for the Epidemiological Monitoring of AIDS (CESES) in Saint-Maurice (France) and the Royal Netherlands Tuberculosis Association (KNCV) in The Hague (Netherlands).

Surveillance de la tuberculose, Région européenne de l’OMS, 1995-1996 1 Créé en 1996, le projet EuroTB pour la surveillance de la tuberculose en Europe a pour objectif de recueillir, analyser et diffuser des données sur les cas de tuberculose déclarés dans la Région européenne de l’OMS. Suite à une étude de faisabilité menée en 19961997 portant sur les cas déclarés en 1995, un système régulier de recueil de données a été mis en place. Le projet est piloté conjointement par le Centre européen pour la surveillance epidémiologique du SIDA (CESES) à Saint-Maurice (France), et la Royal Netherlands Tuberculosis Association (KNCV) à La Haye (Pays-Bas).

Methods The principles and methods are those recommended by a working group set up by WHO and the International Union against Tuberculosis and Lung Disease (IUATLD) and approved by European country representatives. The European definition of a notifiable case of tuberculosis is used (Box 1). Box 1 European definition of a notifiable case of tuberculosis Definite case. A case with culture-confirmed disease due to Mycobacterium tuberculosis complex, in countries where laboratories capable of identification of M. tuberculosis complex are routinely available. In countries where routine culturing of specimens cannot be afforded or expected, a patient with sputum smear examinations positive for acid-fast bacilli (AFB) is also considered to be a definite case. Other than definite case. A case meeting both of the following conditions: (1) a clinician’s judgement that the patient’s clinical and/or radiological signs and/or symptoms are compatible with tuberculosis; and (2) a clinician’s decision to treat the patient with a full course of antituberculosis treatment. All “definite” and “other than definite” incident cases are reportable, whether new (in patients who have never had tuberculosis in the past) or recurrent (in patients who have been previously diagnosed with tuberculosis). The 51 countries of the WHO European Region are invited to participate on a voluntary basis. A national correspondent is identified in each country and is responsible for the quality of the data provided. Individual anonymous computerized data on age, sex, geographical origin, status of the case (new or recurrent), site of disease, culture and sputum smear results are requested. Countries that cannot provide this information are asked to supply aggregate data. Data collection on 1996 notification was complemented by a questionnaire about the implementation of European recommendations.

Méthodes Les principes et méthodes adoptés dans ce projet sont ceux recommandés par un groupe de travail mis en place par l’OMS et l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (UICTMR), et approuvés par des représentants de pays européens. Les cas de tuberculose à déclarer répondent à la définition européenne (Encadré 1). Encadré 1 Définition européenne d’un cas de tuberculose à déclarer Cas certain. Maladie due à une mycobactérie du complexe tuberculosis prouvée par la culture, dans les pays disposant de laboratoires capables de cultiver les mycobactéries du complexe tuberculosis. Dans les pays où cette culture ne peut être effectuée ou demandée en routine, un patient ayant un frottis d’expectoration positif (bacilles acido-alcoolo-résistant à l’examen microscopique) est également considéré comme un cas confirmé. Autre cas. Un cas vérifiant les 2 critères suivants: 1) appréciation d’un clinicien jugeant que les signes cliniques et/ou radiologiques et/ou les symptômes sont compatibles avec la tuberculose; et 2) décision d’un clinicien de traiter le patient avec un traitement antituberculeux complet. Tous les «cas certains» ou «autres cas» incidents sont à déclarer, qu’il s’agisse de nouveaux cas (patients n’ayant jamais eu la tuberculose auparavant) ou de récidives (patients ayant déjà eu un diagnostic de tuberculose). Les 51 pays de la Région européenne de l’OMS sont invités à participer sur la base du volontariat. Un représentant national est identifié dans chaque pays et est responsable de la qualité des informations fournies. Des données individuelles, anonymes et informatisées sont demandées sur l’âge, le sexe, l’origine géographique, le statut du cas (nouveau ou récidive), la localisation de la maladie, les résultats de la culture et du frottis d’expectoration. Les pays qui ne disposent pas de ces informations fournissent des données agrégées. Le recueil des données de déclaration de 1996 était assorti d’un questionnaire sur la mise en place des recommandations européennes.

Results In 1996, 315 892 cases of tuberculosis were notified in the 50 countries that took part (all countries of the WHO European Region except Turkey) compared with 276 811 from 46 countries in 1995. Differences were observed in 1

Résultats En 1996, 315 892 cas de tuberculose ont été déclarés dans les 50 pays participants, soit la totalité des pays de la Région européenne de l’OMS à l’exception de la Turquie. En 1995, 276 811 cas avaient été déclarés dans 46 pays. Des différences portant sur la 1

Prepared by: European Centre for the Epidemiological Monitoring of AIDS, Saint Maurice, France; Royal Netherlands Tuberculosis Association, The Hague, Netherlands; Global tuberculosis programme, World Health Organization, Geneva, Switzerland; International Union Against Tuberculosis and Lung Disease, Paris, France; and the national coordinators for tuberculosis surveillance in the following countries: Albania, Andorra, Armenia, Austria, Azerbaijan, Belarus, Belgium, Bosnia-Herzegovina, Bulgaria, Croatia, Czech Republic, Denmark, Estonia, Federal Republic of Yugoslavia, Finland, France, Georgia, Germany, Greece, Hungary, Iceland, Ireland, Israel, Italy, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Latvia, Lithuania, Luxembourg, Malta, Monaco, Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Republic of Moldova, Romania, Russian Federation, San Marino, Slovakia, Slovenia, Spain, Sweden, Switzerland, Tajikistan, The Former Yugoslav Republic of Macedonia, Turkmenistan, Ukraine, United Kingdom, Uzbekistan.

Préparé par: Centre européen pour la surveillance épidémiologique du SIDA, SaintMaurice, France; Royal Netherlands Tuberculosis Association, La Haye, Pays-Bas; Programme mondial de lutte contre la tuberculose, Organisation mondiale de la Santé, Genève, Suisse; Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, Paris, France; et les coordinateurs nationaux pour la surveillance de la tuberculose dans les pays suivants: Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Bélarus, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, ExRépublique yougoslave de Macédoine, Fédération de Russie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Israël, Italie, Kazakhstan, Kirghizistan, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Monaco, Norvège, Ouzbékistan, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République fédérale de Yougoslavie, République de Moldova, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Saint-Marin, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine.

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Map 1 Tuberculosis notification rates, WHO European Region, 1996a

Carte 1 Taux de déclaration des cas de tuberculose, Région OMS de l’Europe, 1996a

4.1

12.6 44.9 75.6 69.4 55.5 52.3 78.8 65.7 Rates per 100 000 – Taux pour 100 000

5.0

5.6

9.3

70.6

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348

12.2

10.7

10.8

8.8

13.3

14.4

39.9

18.8

12.8 194.7 25.6 26.3 65.5 51.3 51.1 84.7

10.5

18.0

27.9

42.5

105.9

9.0 9.0

41.8 35.6

Not available – Non disponible < 20 > 20

21.0

20.4

53.5

28.9 48.5

62.9 33.2

a

N = 315 892. Figures are based on data collected by EuroTB, and may thus differ slightly from those published elsewhere by WHO. The latter are collected earlier and, as such, are often provisional. The following values could not be represented on the map: Andorra (23.9); Israel (7.2); Malta (7.9); Monaco (0); San Marino (0). – N = 315 892. Comme ces chiffres proviennent de données recueillies par EuroTB, ils peuvent différer légèrement de ceux publiés ailleurs par l’OMS. Ces derniers, ayant été recueillis antérieurement, sont souvent provisoires. Les valeurs suivantes n’ont pu être représentées sur la carte: Andorre (23,9); Israël (7,2); Malte (7,9); Monaco (0); Saint-Marin (0).

The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries.

Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent n’impliquent, de la part de l’Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou zone, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

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the case definition. Forty-seven countries reported all new and recurrent cases, 2 countries (Greece and Kazakhstan) reported only new cases, and 1 country (Spain) reported only new respiratory cases. In addition, differences in the coverage of notification were observed: 21 countries did not include at least 1 category of foreigners (legal immigrants, illegal immigrants, asylum seekers) and 12 countries did not include prisoners among notified cases. The definition of recurrent cases included in the notifications varied: 20 countries defined recurrent cases as relapses according to the WHO recommendations and 23 used a broader definition. The notification rate varied across countries from 0 in Monaco and San Marino to 195 per 100 000 population in Georgia, with a median of 26 (Map 1).The notification rate was: — < 20 per 100 000 in 21 countries, all located in the western part of Europe except for the Czech Republic and Israel; — > 20 cases per 100 000 in 29 countries, all but Portugal and Spain located in the eastern part of Europe. Between 1995 and 1996, the notification rate decreased in 18 countries, remained stable in 5, and increased in 24. The rate increased by more than 10% in 12 countries, including 10 republics of the former USSR (Armenia, Azerbaijan, Belarus, Estonia, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Latvia, Lithuania, Russian Federation, Uzbekistan) (Map 2). In 1996, the age- and sex-specific notification rates varied according to the overall rate in the country. In countries with a notification rate < 20 per 100 000, notification rates were highest in patients aged 65 years or over. In countries with rates > 20 per 100 000, the highest rates seen were in men aged 35-54 years and women aged 25-34 years. Rates in males were higher than those in females and the difference was larger in countries with higher notification rates. Data on the geographical origin of cases were available from 23 countries (21 for 1995), based on birthplace (as recommended) in 18 and citizenship in 8, with 3 countries (France, Luxembourg and Switzerland) providing both. Patients of foreign origin accounted for 30%-49% of the cases in 5 countries (Belgium, Iceland, Malta, Netherlands, Norway), and for 50% or over in 6 countries (Andorra, Denmark, Israel, Luxembourg, Sweden and Switzerland). Data on the continent of origin of the patients were available from 15 countries for 1996 (12 for 1995): 27% of the foreign patients originated from Europe, 26% from Asia and 39% from Africa. Similar proportions were observed in 1995. Twenty-four countries provided detailed information on major and minor sites of disease or classified cases as pulmonary or extrapulmonary; 77% of cases were pulmonary. Eighteen countries in 1996 (17 in 1995) provided individual data on culture results. Culture was reported to have been performed in a median of 80% of cases. A median of 54% of cases (range 20%-88%) had a positive culture. Among the 14 countries that provided data on culture for 1995 and 1996, the median proportion of culture positive cases was stable (59% in 1995 and 60% in 1996). Fifteen countries provided data on individual sputum smear results among pulmonary cases for 1996 (13 for 1995). Sputum smears were reported to have been performed in a median of 89% of pulmonary cases. A median of 37% (range 14%-57%) of pulmonary cases were smearpositive. 349

définition des cas ont été observées. Quarante-sept pays ont déclaré tous les cas (nouveaux et récidives), 2 pays (la Grèce et le Kazakhstan) n’ont déclaré que les nouveaux cas et 1 pays (l’Espagne) n’a déclaré que les nouveaux cas de tuberculose respiratoire. En outre, il existe des différences portant sur la couverture de la notification: 21 pays n’incluent pas dans leur notification au moins 1 catégorie d’étrangers (immigrants en situation régulière, immigrants en situation irrégulière, demandeurs d’asile) et 12 pays n’incluent pas les prisonniers. La définition des cas de récidives inclus dans les déclarations diffère: 20 pays définissent les récidives comme des rechutes, conformément aux recommandations de l’OMS, alors que 23 autres utilisent une définition plus large. Les taux de cas déclarés varient de 0 à Monaco et Saint-Marin à 195 pour 100 000 habitants en Géorgie, la médiane étant de 26 (Carte 1). Ce taux est: —

< 20 pour 100 000 dans 21 pays, situés en Europe occidentale à l’exception d’Israël et de la République tchèque;

> 20 pour 100 000 dans 29 pays, situés en Europe orientale à l’exception de l’Espagne et du Portugal. Entre 1995 et 1996, le taux de déclaration a baissé dans 18 pays, est resté stable dans 5 et a augmenté dans 24. Douze pays, dont 10 républiques de l’ex-URSS (Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Estonie, Fédération de Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Lettonie, Lituanie, Ouzbékistan) ont vu leur taux de déclaration augmenter de plus de 10% (Carte 2). En 1996, les taux de déclaration par âge et sexe variaient en fonction du taux global du pays. Dans les pays où le taux de déclaration est inférieur à 20 pour 100 000, les taux les plus élevés ont été notés chez les patients âgés de 65 ans et plus. Dans les pays où le taux de déclaration est égal ou supérieur à 20 pour 100 000, les taux les plus importants ont été observés chez les hommes de 35-54 ans et les femmes de 25-34 ans. Les taux de déclaration sont plus élevés chez les hommes que chez les femmes, l’écart étant plus important dans les pays où le taux global est plus élevé. Vingt-trois pays (21 en 1995) ont fourni des données sur l’origine géographique, dont 18 pays prennent comme référence le lieu de naissance (selon les recommandations) et 8 la nationalité (la France, le Luxembourg et la Suisse ayant fourni les 2 types d’information). Les patients d’origine étrangère représentent de 30% à 49% des cas dans 5 pays (Belgique, Islande, Malte, Norvège et Pays-Bas) et 50% ou plus dans 6 pays (Andorre, Danemark, Israël, Luxembourg, Suède et Suisse). Quinze pays ont fourni des données sur le continent d’origine des patients (12 en 1995): 27% des patients étrangers sont originaires d’Europe, 26% d’Asie et 39% d’Afrique. Cette répartition est semblable à celle observée en 1995.

Vingt-quatre pays ont fourni des informations détaillées sur la localisation principale et secondaire de la maladie, ou ont classé les cas en tuberculose pulmonaire ou extra-pulmonaire. La tuberculose pulmonaire représente 77% des cas. Les données individuelles sur les résultats de culture ont été fournies par 18 pays en 1996 (17 en 1995). Une culture a été déclarée réalisée dans 80% des cas en médiane et positive pour 54% des cas en médiane (avec un écart de 20% à 88%). Dans les 14 pays ayant fourni ces données en 1995 et 1996, la valeur médiane de la proportion de cas ayant une culture positive est restée stable (59% en 1995 et 60% en 1996). Quinze pays ont fourni des données individuelles sur les résultats des frottis d’expectoration pour les cas de tuberculose pulmonaire (13 en 1995). Cet examen a été déclaré réalisé pour 89% des cas pulmonaires en médiane et positif pour 37% des cas en médiane (avec un écart de 14% à 57%).

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Map 2 Change in tuberculosis notification rates, WHO European Region, 1995-1996a

Carte 2 Evolution du taux de déclaration de la tuberculose, Région OMS de l’Europe, 1995-1996a

Not available Non disponible Decrease – Baisse (< –2%) Stable (–2%-1.9%) Increase – Hausse (2%-10%) Increase – Hausse (> 10%)

a

The following values could not be represented on the map: Andorra (not available); Malta (increase > 10%); Monaco (decrease); San Marino (decrease). – Les valeurs suivantes n’ont pu être représentées sur la carte: Andorre (non disponible); Malte (hausse > 10%); Monaco (baisse); Saint-Marin (baisse). The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent n’impliquent, de la part de l’Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou zone, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

Discussion The results of this 2-year surveillance project show how widely the epidemiology of tuberculosis varies in Europe. As in 1995, countries with lower notification rates in 1996 were mostly situated in the western part of Europe and most of the countries that reported > 20 cases per 100 000 were situated in the eastern part of Europe, with the notable exceptions of Spain and Portugal. Between 1995 and 1996, notification rates declined or stabilized in most countries with low notification rates, but increased in many countries with high notification rates. The largest increases were reported from republics of the former USSR. These results must be interpreted with caution because of the differences in reporting systems between countries. For example, some population groups, such as foreigners or prisoners, are systematically excluded from notification in several countries. Definitions of recurrent cases included in national reports also differ. Trends are particularly difficult to interpret since data are available for 2 years only, but the short-term changes reported seem to confirm some trends already observed in the late 1980s and early 1990s. Large increases in notification rates observed in some countries, especially in the eastern part of Europe, may be related to impoverishment of population subgroups and disruption of health services, which may be due to socioeconomic and political difficulties. Deterioration of tuberculosis control programmes has contributed to some of the recent increases, and resulted in high prevalences of multidrug resistance recently reported from several countries in eastern Europe. Migration from countries where the incidence of tuberculosis is high has also influenced the epidemiological situation, particularly in western Europe. In addition, the impact of HIV infection has been limited to a few countries, but could be substantial in the future in countries with rapidly developing HIV epidemics. 350

Discussion Les résultats de ces 2 années de surveillance mettent l’accent sur l’hétérogénéité de l’épidémiologie de la tuberculose en Europe. En 1996 comme en 1995, les pays à faible taux de déclaration sont situés, pour la plupart, en Europe occidentale, alors que la majorité des pays déclarant 20 cas pour 100 000 ou plus sont situés en Europe orientale, à l’exception de l’Espagne et du Portugal. Entre 1995 et 1996, le taux de déclaration a baissé ou s’est stabilisé dans la plupart des pays à faible taux, alors qu’il a augmenté dans de nombreux pays à taux plus élevé. Les augmentations les plus marquantes sont observées dans certaines républiques de l’exURSS. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence vu les différences de systèmes de déclaration selon les pays. Ainsi, plusieurs pays excluent systématiquement certains groupes de population, comme les étrangers ou les prisonniers. De même, la définition des cas de récidives inclus dans la déclaration varie. Il est particulièrement difficile d’interpréter les tendances après seulement 2 années d’observation. Toutefois, les changements observés à court terme semblent confirmer les tendances déjà observées à la fin des années 80 et au début des années 90. L’augmentation importante des taux de déclaration dans certains pays, en particulier en Europe orientale, pourrait être liée à la paupérisation de certains groupes de population ainsi qu’au dysfonctionnement des services de santé, eux-mêmes conséquences possibles de problèmes socio-économiques et politiques. La détérioration des programmes de lutte antituberculeuse a contribué à certaines de ces augmentations récentes et a eu pour autre conséquence les prévalences élevées de multirésistance aux médicaments antituberculeux signalées récemment dans plusieurs pays d’Europe orientale. Les migrations en provenance de pays à haute incidence de tuberculose ont aussi influencé la situation épidémiologique, en particulier en Europe occidentale. En outre, si l’impact de l’infection à VIH s’est jusqu’à présent limité à quelques pays, il pourrait à l’avenir devenir plus important dans les pays où l’épidémie de VIH se développe rapidement.

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 45, 6 NOVEMBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 45, 6 NOVEMBRE 1998

The results highlight improvements in the availability of data and adherence to the European recommendations. Data quality still varies substantially between countries, however, particularly bacteriological data. These variations may be related to differences in diagnostic practices and in patterns of reporting. Indeed, laboratory facilities for culture are not fully available in some countries and the recommended involvement of laboratories in the notification process exists only in a few countries. This is likely to change in the future as some national reporting systems are modified according to the European recommendations.

The worsening situation in several countries and the heterogeneous epidemiological pattern observed in Europe stress the importance of tuberculosis surveillance in the European Region. EuroTB will continue the surveillance of tuberculosis notifications, and plans to introduce surveillance of resistance to antituberculosis drugs. Note. EuroTB is supported financially by the Commission of the European Communities (DGV). The CESES has been nominated as WHO collaborating centre for the surveillance of tuberculosis in Europe. Detailed results can be found in Surveillance of tuberculosis in Europe – Report on tuberculosis cases notified in 1996, September 1998, available on request from CESES, Hôpital national de Saint Maurice, 14 rue du Val d’Osne, 94410 Saint Maurice, France and on the Internet (http://www.ceses.org/eurotb).

Ces résultats témoignent d’une amélioration de la disponibilité des données et d’une plus grande adhésion des pays aux recommandations européennes. La qualité des données varie cependant encore considérablement d’un pays à l’autre, en particulier en ce qui concerne les données bactériologiques. Ces variations peuvent être liées à des différences de pratiques diagnostiques et de modes de déclaration. De fait, dans certains pays, l’accès aux laboratoires équipés pour effectuer les cultures n’est pas généralisé, et la participation des laboratoires au processus de déclaration, bien que recommandée, n’est effective que dans un petit nombre de pays. Cette situation sera vraisemblablement amenée à changer car certains systèmes nationaux sont en cours de modification pour s’adapter aux recommandations européennes. Face à la détérioration de la situation dans plusieurs pays et à l’hétérogénéité des tendances épidémiologiques observées en Europe, la surveillance de la tuberculose apparaît primordiale. EuroTB va poursuivre la surveillance des déclarations de tuberculose et prévoit de mettre en place une surveillance de la résistance aux anti-tuberculeux. Note. EuroTB est financé par la Commission des communautés européennes (Direction générale V). Le CESES a été nommé centre collaborateur de l’OMS pour la surveillance de la tuberculose en Europe. On trouvera les résultats détaillés dans Surveillance of tuberculosis in Europe – Report on tuberculosis cases notified in 1996, Septembre 1998, disponible sur demande (en anglais seulement) au CESES, Hôpital national de Saint-Maurice, 14, rue du Val-d’Osne, 94410 Saint-Maurice, France et sur le site web http:// www.ceses.org/eurotb.

Yellow fever Brazil (update). As of 21 October 1998, a total of 32 confirmed cases with 13 deaths have been reported to the Pan American Health Organization (PAHO)/WHO. Twenty-three cases (72%) were male and 9 (28%) female. The age distribution of the cases was: 35% aged > 30 years; 35%, 20-30 years; and 30%, 10-19 years. Twenty-two cases were not vaccinated, 2 had received vaccine, and the status of 8 was unknown. Since the last report from Brazil,1 7 new cases have been notified. Two cases occurred in Pará State (Floresta and Itaituba municipalities) and 5 in Roraima State (Alto Alegre and Mucajaí municipalities). At least 2 of the Roraima cases became sick in Boa Vista, the State capital, which is infested by Aedes aegypti. The threat of urbanization of yellow fever in Roraima led the national and local authorities to immediately start vaccination of the entire population of the State (260 000 inhabitants). Since 1996, yellow fever vaccine has been included in routine child immunization of the enzootic areas of Brazil. In 1999, the Ministry of Health is planning to immunize 110 million people living in enzootic areas and contiguous regions infested by A. aegypti. PAHO/WHO is collaborating closely with countries in the region where yellow fever is endemic to strengthen epidemiological surveillance and laboratory capabilities, and to implement immunization programmes to prevent the reurbanization of the disease. It is recommended that all countries within the yellow fever endemic area should: (1) vaccinate all the population against yellow fever as soon as possible; (2) incorporate the vaccine for children aged < 1 year in the basic immunization schedule, and administer it jointly with measles vaccine, at least in endemic areas.

Fièvre jaune Brésil (mise à jour). Au 21 octobre 1998, 32 cas au total, dont 13 mortels, avaient été notifiés à l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS)/OMS. Vingt-trois cas (72%) étaient des hommes et 9 (28%) des femmes. La répartition des cas selon l’âge était la suivante: 35% de plus de 30 ans, 35% entre 20 et 30 ans, et 30% entre 10 et 19 ans. Vingt-deux cas n’avaient pas été vaccinés, 2 l’avaient été et le statut de 8 restait inconnu. Depuis le dernier rapport en provenance du Brésil,1 7 nouveaux cas ont été notifiés. Deux sont survenus dans l’Etat de Pará (municipalités de Floresta et d’Itaituba) et 5 dans l’Etat de Roraima (municipalités d’Alto Alegre et de Mucajaí). Au moins 2 des cas de Roraima sont tombés malades à Boa Vista, la capitale de l’Etat, qui est infestée par Aedes aegypti. La menace de transformation en fièvre jaune urbaine à Roraima a conduit les autorités nationales et locales à entreprendre immédiatement la vaccination de la population entière de l’Etat (260 000 habitants). Depuis 1996, le vaccin antiamaril a été inclus dans la vaccination systématique des enfants dans les régions d’enzootie au Brésil. En 1999, le Ministère de la Santé prévoit de vacciner 110 millions de personnes vivant dans les zones d’enzootie et les régions voisines infestées par A. aegypti. L’OPS/OMS collabore étroitement avec les pays de la région d’endémie amarile dans le but, d’une part, de renforcer la surveillance épidémiologique et les moyens de laboratoire et, d’autre part, de mettre en œuvre des programmes de vaccination qui permettent d’éviter que la maladie ne réenvahisse les zones urbaines. Il est recommandé à tous les pays de la zone d’endémie amarile 1) de vacciner contre la fièvre jaune la totalité de la population dans les plus brefs délais; 2) d’inscrire le vaccin antiamarile pour les moins de 1 an au programme des vaccinations de base et de l’administrer en même temps que le vaccin antirougeoleux, tout au moins dans les zones d’endémie. 1

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See No. 35, 1998, pp. 271-272.

Voir N°35, 1998, pp. 271-272.

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 45, 6 NOVEMBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 45, 6 NOVEMBRE 1998

Although yellow fever cases have not been reported in Guyana in recent years, health authorities have decided to intensify yellow fever vaccination in 3 health districts along the border with Brazil. Venezuela. As of 29 October 1998, an outbreak of yellow fever with 14 cases and 3 deaths was reported to PAHO/ WHO. The cases occurred among the Yanomami people who live in the region of Parima within the Alto Orinoco county in the State of Amazonas, along the border with Brazil. Ten cases (71%) were male and 4 (29%) female. The age distribution of the cases was: 29% aged > 30 years; 50% aged 20-30; and 21% aged 5-19. All the cases were confirmed by laboratory testing: 11 had IgM positive and the virus was isolated from 3 cases. One of the fatalities also had a positive liver specimen according to an immunohistochemical analysis. To prevent new cases, a vaccination programme was implemented, targeting 177 villages (with a population of 8 776). The programme was able to achieve a vaccination coverage of 86%. DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS

Bien qu’aucun cas de fièvre jaune n’ait été signalé ces dernières années en Guyana, les autorités sanitaires ont décidé d’intensifier la vaccination antiamarile dans 3 districts sanitaires situés le long de la frontière avec le Brésil. Venezuela. Au 29 octobre 1998, 14 cas de fièvre jaune, dont 3 mortels, avaient été signalés à l’OMS/OPS. Ces cas se sont déclarés chez les Yanomanis, une ethnie qui vit dans la région de Parima sur le Haut-Orénoque (Etat des Amazonas). Il s’agit de 10 malades de sexe masculin (71%) et de 4 de sexe féminin (29%). La répartition par âges est la suivante: > 30 ans, 29%; 20-30 ans, 50%; 5-19 ans, 21%. Tous ces cas ont été confirmés par les examens de laboratoire: 11 étaient porteurs d’anticorps IgM et chez 3, on a isolé le virus. Sur l’un des malades décédés, l’analyse immunohistochimique d’un échantillon de foie a donné un résultat positif. Pour éviter l’apparition de nouveaux cas, on a mis en œuvre un programme de vaccination à l’intention de 177 villages comptant au total 8 776 habitants. La couverture vaccinale obtenue a été de 86%. MALADIES SOUMISES AU RÈGLEMENT

Notifications received from 30 October to 5 November 1998 C – cases, D – deaths, ... – data not yet received, i – imported, r – revised, s – suspect

Notifications reçues du 30 octobre au 5 novembre 1998 C – cas, D – décès, ... – données non encore disponibles, i – importé, r – révisé, s – suspect C D1 Guinea – Guinée 19.IX-2.X1 ........................................................... 109 61 Kenya 10.VII-6.X1 ........................................................... 362 261 Liberia – Libéria 1.VIII-17.IX1 ........................................................... 286 51 Mozambique 20.VII-15.IX1 ........................................................ 2 022 01 Uganda – Ouganda 25.VIII-24.IX1 ........................................................ 2 047 1081

Cholera • Choléra Africa • Afrique C D Benin – Bénin 8.VII-21.IX ........................................................... 159 1 Burkina Faso 11.IX-15.X ........................................................... 427 13 Cameroon – Cameroun 16-31.X ........................................................ 1 379 97 Cape Verde – Cap-Vert 9-16.X ............................................................. 53 0 Chad – Tchad 9.IX-1.X ........................................................ 1 631 31 Congo 5.VII-25.VIII ............................................................. 47 9 Dem. Rep. of the Congo – 26.VI-9.IX Rép. dém. du Congo ........................................................ 9 131 1 165 Ghana 19.IX-1.X ........................................................ 1 485 42

Yellow fever • Fièvre jaune Americas • Amériques C D3 Brazil2 – Brésil2 17.V-21.X1 Para State Floresta Municipality ............................. 1 ...1 Itaituba Municipality .............................. 1 ...1 Roraima State Alto Alegre Municipality ........................ 5 ...1 Mucajaí Municipality Venezuela2 29.X1 Amazonas State Parima Region ...................................... 14 31

Asia • Asie C D1 Iraq 7-22.X1 ............................................................. 33 11

Oceania • Océanie C Guam .............................................................. 1i D1 27.X1 01

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Date of notification. – Date de la notification. See note above. – Voir note ci-dessus. 3 4 deaths notified, breakdown not yet available. – 4 décès notifiés, distribution inconnue.

Newly infected areas as at 5 November 1998 For criteria used in compiling this list, see No. 17, 1997, p. 124.

Zones nouvellement infectées au 5 novembre 1998 Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le No 17, 1997, p. 124. Roraima State Alto Alegre Municipio Mucajaí Municipio

Yellow fever • Fièvre jaune Americas • Amériques Brazil – Brésil Para State Floresta Municipio Itaituba Municipio

Venezuela Amazonas State Parima Region

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé