EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Global Advisory Group The eleventh meeting of the Global Advisory Group (GAG) of the Expanded Programme on Immunization (EPI) took place from 17 to 21 October in Abidjan, Cote d’Ivoire. In addition to reviewing global progress, the Group made a special review of the programme in the African Region. The following is a summary of the conclusions and recommendations for the global pro gramme. Overall programme status Immunization services which were virtually nonexistent in developing countries in 1974 now cover half the children of the world with a dose of measles vaccine (generally early in their second year of life), and cover 60% of children reaching their first birthday with a third dose of polio or D PT vaccines and over 60% with BCG vaccine. As a consequence, the EPI now prevents over 1.9 million deaths from measles, whooping cough and neonatal tetanus and some 240 000 cases of poliomyelitis in developing countries each year. Yet the daily tragedy of vaccine-preventable death and disabil ity commues. Each year, nearly 3 million children die and over 200 000 are paralyzed and some 150 000 are blinded from these diseases. Immunization levels need to be raised further, aiming to reach-levels of at least 80% for all children of the world by 1990 and of at least 90% by the year 2000, within the context of com prehensive maternal and child health services. This will require considerable continued effort, particularly in improving the man agement of immunization services. Immunization schedules need to be simple, effective and epidemiologically appropriate. Screening for the need for immuni zation should occur, at every contact with the health services, and all unimmunized women and children should either be immu nized at that contact or referred for immunization. Screening by hospital staff and other health workers who provide curative ser vices is especially needed and represents a step toward more general integration of curative with preventive care. Parents need to be fully informed of the benefits of immuni zation, of the importance of returning to receive the full series of recommended immunizations and of the times and places for return visits. National and community leaders need to be involved in the programme, actively promoting its goals.
PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Groupe consultatif mondial La onzième réunion du Groupe consultatif mondial du programme élargi de vaccination (PEV) a eu lieu du 17 au 21 octobre à Abidjan (Côte d’ivoire). Le Groupe a passé en revue les progrès accomplis au niveau mondial et plus particulièrement ceux du programme de la Région africaine. On trouvera d-après un résumé des conclusions et des recom mandations concernant le programme mondial. Bilan général du programme Les services de vaccination, qui étaient pratiquement inexistants dans les pays en développement en 1974, sont désormais en mesure d’admi nistrer à la moitié des enfants du monde une dose de vaccin antirou geoleux (généralement dès le début de la deuxième année de vie), une troisième dose de vaccin antipoliomyélitique ou de vaccin D TC à 60% des enfants atteignant leur premier anniversaire et le BCG à plus de 60% des enfants. Le PEV permet ainsi d’éviter chaque année dans les pays en développement plus de 1,9 million de décès par rougeole, coque luche et tétanos néonatal et près de 240 000 cas de poliomyélite. Et pourtant la tragédie quotidienne que représentent les décès et les incapacités évitables par la vaccination continue. Chaque année, près de 3 millions d’enfants meurent, plus de 200 000 sont paralysés et quelque 150 000 rendus aveugles par ces maladies. Il faut encore augmenter la couverture vaccinale en s’efforçant d’atteindre les niveaux d’au moins 80% des enfants du monde en 1990 et d’au moins 90% des enfants en l’an 2000, dans le cadre de services de santé maternelle et infantile généraux. Cela exigera un considérable effort continu, en particulier pour amé liorer la gestion des services de vaccination. Les schémas de vaccination doivent être simples, efficaces et appro priés sur le plan épidémiologique. La sélection des enfants à vacciner devrait être effectuée lors de chaque contact avec les services de santé et toutes les femmes et tous les enfants non vaccinés devraient soit être vaccinés sur le champ, soit être adressés aux services compétents pour vaccination. La sélection parle personnel hospitalier et les autres agents de santé qui dispensent des soins curatifs est particulièrement nécessaire et représente un progrès en direction d’une intégration plus générale des soins curatifs et préventifs. Les parents doivent être pleinement informés des avantages de la vaccination, de l ’importance qu’il y a l recevoir la série complète des vaccinations recommandées, et savoir exactement quand et où auront lieu les rappels. Les responsables nationaux et communautaires peuvent également participer au programme et en promouvoir activement les objectifs.
Epidemiological notes contained in this issue :
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro :
Expanded Program m e on Im munization, influenza. List of newly infected are a s, p. 12.______________
Grippe, program m e élargi d e vaccination. Liste d es zones nouvellem ent in fectées, p. 12.
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Les différences entre les taux de couverture vaccinale dans les diffé Differences between WHO Regions in immunization coverage rentes Régions OMS s’estompent rapidement, tout comme les différen levels are now rapidly disappearing, as are the differences ces entre pays en développement et pays industrialisés. Les progrès between developing andindustrialized countries1 .-Progress in the accomplis en matière de gestion des programmes nationaux de vacci management of national immunization programmes in many nation dans de nombreux pays en développement font qu’ils ont main developing countries now rivals or surpasses that in several indus tenant rattrapé et dépassent même parfois de nombreux pays industria trialized countries. An increasing challenge in both developing and industrialized countries is it} the sustaining of high levels of lisés. Pour les pays développés comme les pays en développement, le défi immunization coverage, particularly as the incidence o f the,vac à relever désormais consiste de plus en plus à maintenir des taux élevés ■ “ de couverture vaccinale, eh particulier lorsque l’incidence des maladies cine-preventable diséases falls to low levels. -évitables par la vaccination tombe à un niveau faible. - , ..The success of the EPI must be sustained and used as the basis, . Cette réussite du PEV doitêtre maintenueet m ise! profitpour m ener à bien d’autres réalisations dans les années 90, en particulier pour ce qui for additional achievements for the 1990s, particularly in the area est de l’éradication et de la maîtrise des maladies. Parmi les objectifs fixés of disease eradication and control. Programme goals which have pour le programme figure’une réduction de 90% dé l’incidence de la already been set include a 90% reduction in measles incidence rougeole et l’é lim in a tio n du té ta n o s néonatal en 1995 ainsique l’éradi and the elimination of neonatal tetanus.by 1995.as well.as.the cation de la poliomyélite d’ici l’an 2000. Parmi les aunes priorités figu eradication of poliomyelitis by the year 2000. .Other priorities include the introduction of new vaccines, the reinforcement of rent l’introduction de nouveaux vaccins, le renforcement des autres other primary health care interventions, and research and devel interventions de soins de santé primaires et la recherche et le dévelop pement à l’appui de toutes les activités susmentionnées. opment in support of all of the above. La réalisation de ces objectifs est un premier pas vers celle de l’objectif The attainment of these objectives represents a stepping stone in reaching the goal of-health for all by-the year .2000. It will . fl«* la santé pour tons en l’an 2000. Plie exigera un engagement national ainsi qu’un appui accru et soutenu de la communauté internationale, en require national commitment as well as increased and sustained particulier les organismes d’aide bilatérale au développement. La vac suppon from the international community, particularly from the cination est un service permanent de l’infrastructure de prestation des bilateral development agencies.. Immunization is a permanent soins de santé et de nombreux pays en développement auront encore service of the health care dehvery infrastructure and many devel besoin d’un soutien au XXIe siècle. oping countries will require continuing support well into the Twenty-first century.
Global poliomyelitis eradication In May 1988, the World Health Assembly adopted resolution WHA41.28, calling for the global eradication of poliomyelitis by the year 2000. This resolution emphasized that the goal of eradication of poliomyelitis should be pursued in ways which strengthen ihe EPI as a whole, fostering the development of primary health care. The Plan of Action for Global PoliomyeliusEradicarion by the Year 2000 was endorsed by the Group. The global plan of action emphasizes the following strategies: • Raising and sustaining immunization coverage as quickly as possible with a protective course of polio vaccine and all other antigens included within national immunization pro grammes. Special activities, including immunization days, should be considered. Particular emphasis should be placed on endemic areas. Immunization coverage should be raised to levels of at least 80% of infants by their fust birthday and throughout the age group 1-4 years. Immunization coverage should reach or exceed these levels m each “district” (a geopolitical subdivision within a country which might range from a population of a few hundred thousand to a few million). • Improving disease surveillance, including at least monthly reporting, reporting by district, reporting by epidemiological classification at least in countries reporting less than 50 cases per year (vaccine associated, imported/wild virus, indige- nous/wild virus, other/unknown), reporting of zero cases and applying outbreak investigation and control measures.
Eradication mondiale de la poliomyélite En mai 1988, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté la résolution WHA41.28 en faveur de l’éradication mondiale de la poliomyélite d’ici l’an 2000. Cette résolution asouligné qu’il faudrait poursuivre les efforts d’éradication de la poliomyélite de façon à renforcer le PEV dans son ensemble et à favoriser le développement des soins de santé pri maires. Le Groupe a approuvé le plan d’action pour l’éradication mondiale de la poliomyélite d’ici l’an 2000. Le plan d’action mondial repose sur les stratégies suivantes: • Accroître et maintenir la couverture vaccinale aussi rapidement que possible grâce à la vaccination antipoliomyélitique complète et à l’administration de tous les autres antigènes utilisés dans le cadre des programmes nationaux de vaccination. Des activités spéciales, comprenant des journées de vaccination, devront être envisagées. On insistera plus particulièrement sur les zones d’endémie. La couverture vaccinale devra être portée à un niveau d’au moins 80% des enfants de moins d’un an et maintenue dans l ’ensemble du groupe d’âge 1-4 ans. La couverture vaccinale devra atteindre e t même dépasser ces taux dans tous les «districts» (subdivision géo politique d’un pays qui peut regrouper une population allant de quelques centaines de milliers à quelques millions d’habitants). • Améliorer la surveillance de la maladie, en prévoyant au moins des notifications mensuelles, des notifications par district, des notificauons par classification épidémiologique, du moins dans les pays qui signalent moins de 50 cas par an (cas associés au vaccin, cas importés/virus sauvage, cas indigènes/virus sauvage, autres causes/causes inconnues), la notification de l’absence de cas et l’application de mesures d’investigation des poussées épidémiques et de mesures de lutte. • Renforcer les moyens de laboratoire, y compris en formant du personnel de laboratoire aux techniques d’isolement et de caracté risation des poliovirus, au contrôle de la qualité des vaccins et à la surveillance virale et sérologique. • Sensibiliser le public de façon durable afin de maintemr l’engage ment politique et financier en faveur de l’éradication de la polio- myélite. • Informer/éduquer les parents et autres membres de la communauté afin d’accroître la couverture vaccinale et d’améliorer le dépistage des cas. • Améliorer les services de réadaptation, en particulier au moyen de programmes communautaires.
• Strengthening laboratory capabiliues, including training of laboratory personnel, for the isolation and characterizauon of polioviruses, vaccine .quality control and viral and sero logical surveillance. • Creating and maintaining public awareness in order to sus tain political and- financial commitment to poliomyelitis eradicauon. • Providing information/ education to parents and other com munity members in order to increase immunization cover age and to improve the detection of cases. • Improving poliomyelitis rehabilitation services, particularly through community-based programmes.
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• Promoting research in order to develop better eradication t, strategies, including unproved polio vaccines or vaccine combinations. O f particular importance are optimal formui " ' lation and improvement in the heat stability of oral "polio yaccine and development of reliable, rapid diagnostic meth" ods. It is expected that Regions which have not yet done so will prepare regional plans in accordance with the global plan and in close coordination with national programme managers. Regional plans will be reviewed at the next meeting of the Global Advisory Group in 1989. National immunization plans which already provide for the comprehensive development of immunization services may not .need substantial modification to be in conformity with global and regional plans. National plans will merit review, however, to assure that the programme elements which are essential for eradication, especially those relating to sustaining high levels of immunization coverage, improving surveillance and assuring laboratory support, are fully addressed. The Health Assembly noted that the achievement of polio myelitis eradication will depend on the political will of countries and the investment of adequate human and financial resources in the programme. Contributions made to the EPI account of the Voluntary Fund for Health Promotion will need to increase from their present levels of some US$ 5 million per year to US$ 15-20 million to support the poliomyelitis eradication initiative. The Assembly also thanked the many partners already col laborating in the EPI, making special mention of UNICEF for its overall efforts and of Rotary International for its Polio-plus ini tiative.
• Promouvoir la recherche afin d’élaborer de meilleures stratégies d’éradication, notamment des vaccins antipoliomyélitiques ou des associations de vaccins améliorées.'Une formulation optimale et une amélioration de la therroo 5tabiliié, du,yaccin antipoliomyélitique buccal et la mise au point de méthode? de diagnostic fiables et rapides sont particulièrement importante?" à cet égard. Les régions qui ne l’ont pas encore fait devront élaborer des plans régionaux s’inspirant du plan mondial en étroite coordination avec les administrateurs de programmes nationaux, Les plans régionaux seront passés en revue à la prochaine réunion du Groupe consultatif mondial en 1989. Les plans de vaccination nationaux qui prévoient déjà la mise en place de services de vaccination complets ne nécessiteront pas forcément des modifications substantielles pour être conformes aux plans mondial et régionaux. Les plans nationaux devront cependant être examinés pour s’assurer qu’ils contiennent bien les éléments indispensables à l’éradi cation, et en particulier les éléments visant à maintenir un niveau élevé de couverture vaccinale, à améliorer la surveillance et à garantir des moyens de laboratoire. L’Assemblée mondiale de la Santé a noté que l’éradication de la poliomyélite dépend de la volonté politique des pays et de l’investisse ment de ressources humaines et financières suffisantes. Les contribu tions versées au compte PEV du fonds bénévole pour la promotion de la santé devront être portées à U S$15-20 millions par an, soit environ 5 millions de plus qu’actuellement, pour financer l’initiative en faveur de l’éradication de la poliomyélite. L ’Assemblée a également remercié les nombreux partenaires qui col laborent déjà au PEV, en particulier le FISE, pour l’ensemble de son action ainsi que le Rotary International pour son initiative «Polioplus».
Elimination of neonatal tetanus Given the knowledge of the importance of safe delivery prac tices and the availability of effective vaccines, the continuing occurrence of cases of maternal and neonatal tetanus represents a major failure of public health practice. Efforts should be made to eliminate neonatal tetanus worldwide by 1995. Each country with cases should develop an action plan for neonatal tetanus elimi nation. Recommended actions include : • Ensuring that each birth is anended by a trained person and occurs under safe conditions. • Ensuring that all women of childbearing age (especially pregnant women) are adequately immunized against ieianus. Unimmunized pregnant women should receive at least 2 doses of tetanus toxoid with an interval of at least 4 weeks, the second dose at least 2 weeks before delivery. To provide immunity which will last at least throughout the childbearing period, the recommended schedule is a series of 5 doses with the first 2 doses separated by at least 4 weeks, the third separated by at least 6 months and the remaining doses separated hy at least 1 year. All doses received, including those received in childhood, should be recorded on a per manent immunization card. Strategies for increasing the tetanus toxoid coverage of women of childbearing age, include: — immunizing women who attend health services for the immunization of their children, and — immunizing eligible women attending health services for any reason• • Conducting invesugations of neonatal tetanus cases and per forming studies of missed opportunities for immunization in order to: — identify high-risk groups, and — idenufy strategies for immunizing such groups and for increasing the proportion of deliveries conducted under safe conditions with proper cord care.
Elimination du tétanos du nouveau-né Etant donné que l’on connaît maintenant l’importance de méthodes obstétricales sûres et que l’on dispose de vaccins efficaces, le fait que des cas de tétanos maternel et néonatal continuent de se produire représente un échec majèur de l’action de santé publique. Des efforts devront être faits pour éliminer le tétanos du nouveau-né dans le monde d’ici 1995. Tous les pays où des cas se produisent encore devront élaborer un plan d’action pour l’élimination du tétanos néonatal. Il est recommandé notamment: • De s’assurer que tous les accouchements sont pratiqués par une personne qualifiée et dans des conditions de. sécurité. • De s’assurer que toutes les femmes en âge de procréer (et en par ticulier les femmes, enceintes) "sont convenablement vàccinées contre le tétanos, Les .femmes enceintes non., vaccinées, devront recevoir au moins 2 doses d’anatoxine tétsmique a pn intervalle d’au moins 4 semaines, la deuxième dose 2 semaines 'au moins avant l’accouchement. Pour assurer une immunité qui durera aü moins pendant toute la période de procréation, le schéma recommandé est le suivant : une série de 5 doses, les 2 premières à un intervalle d’au moins 4 semaines, la troisième à un intervalle d’au moins 6 mois et les 2 dernières à des intervalles d’au moins t an. Toutes les doses administrées, y compris pendant l’enfance, devront être consignées dans un carnet de vaccination. Les stratégies destinées à accroître la couverture par l’anatoxine tétanique des femmes en âge de procréer comprennent: — la vaccinauon des femmes se présentant dans les services de santé pour faire vacciner leur enfant, et — la vaccination des femmes répondant aux conditions nécessaires se présentant dans les services de santé pour n’importe quelle raison. • D’effectuer des enquêtes sur les cas de tétanos du nnuveau-né ainsi que des études sur les.occasions manquées de vaccination afin: — d’identifier les groupes à haut risque, et — de mettre au point des stratégies pour vacciner ces groupes et accroître la proportion d’accouchements se déroulant dans des conditions de sécurité (avecsoins d u cordon appropriés).
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M easles im m unisation before the age o f 9 m onths
Vaccination antirougeoleuse avant l’âge de 9 m ois
A number of investigators are currently completing large stud ies comparing different strains and potencies of measles vaccines administered to infants prior to the age of 9 months. Preliminary data from these studies were reviewed and discussed by the Research and Development Group at its October 1988 meeting and by the Global Advisory Group. The results obtained to date from this group of studies were judged very encouraging. They suggest that one or more vaccines will be identified which will be suitable for routine use before the age of 9 months in infants at high risk of exposure to measles. However, because the studies are still incomplete, several key questions cannot be answered confidently at this time. It was concluded that these data do not yet warrant a recom mendation to administer routinely any higher-than-standard po tency measles vaccine to infants below 9 months. T he higherthan-standard potency Edmonston-Zagreb vaccine currently being supplied to some countries is included in this restriction. Countries should not change the existing schedules and strains of measles vaccines. When the data on safety, immunogenicity, and efficacy become more complete, as is expected over the next 1 to 2 years, such data1 will be reevaluated to determine if a change in the present recommendations can be supported. Research should be pursued on the impact of higher-thanstandard potency measles vaccines in some selected urban areas of known high risk. In addition, clinical and laboratory studies of different strains at varying doses should be initiated. Achieving high coverage with existing vaccines remains the first priority in all countries. • The age at immunization should be based on the current epidemiology of measles. Where disease occurs principally among older infants and young children, routine immuni zation should begin as soon as possible after the age of 9 months. • In special populations at particularly high risk of measles morbidity and mortality before 9 months (such as hospital ized children, those affected by disasters or in refugee camps) immunization should begin as soon as possible after the age of 6 months. All children receiving a standard-potency mea sles vaccine prior to the age of 9 months should be reimmunized as soon as possible after the age of 9 months.
Plusieurs chercheurs achèvent actuellement des études importantes consistant à comparer les différentes souches et l’activité des vaccins antirougeoleux administrés aux enfants avant l’âge de 9 mois. Les résul tats préliminaires de ces études ont été passés en revue par le Groupe recherche et développement à sa réunion d’octobre 1988 ainsi que par le Groupe consultatif mondial. Les résultats obtenus jusqu’à présent dans le cadre de ces études ont été jugés très encourageants. Il semblerait en effet que l’on puisse envi sager d’utiliser un ou plusieurs vaccins de façon systématique avant l’âge de 9 mois chez les nourrissons particulièrement exposés à la rougeole. Toutefois, ces études n’étant pas achevées, plusieurs questions impar tantes demeurent encore sans réponse pour le moment. Le Groupe a conclu que ces données ne justifiaient pas pour le moment que l’on recommande l’administration systématique d’u n vac cin antirougeoleux d’une activité supérieure à la normale aux enfants de moins de 9 mois. Cette restriction vaut également pour le vaccin Edmonston-Zagreb actuellement fourni à certains pays. Les pays ne doivent pas modifier les schémas de vaccination ni les souches de vaccin antirougeoleux qu’ils utilisent actuellement. Lorsque l’on disposera de données plus complètes concernant l’innocuité, l’im munogénicité et l’efficacité, c’est-à-dire probablement dans 1 ou 2 ans, ces données seront à nouveau évaluées afin de déterminer s’il y a lieu de modifier les recommandations actuelles. D importe de poursuivre la recherche sur l'impact d’un vaccin anti rougeoleux d’une activité supérieure à la norme dans certaines zones urbaines à haut risque. De plus, il faudrait entreprendre des études cliniques et de laboratoire de différentes souches administrées à diverses doses. L'obtention d’une couverture élevée au moyen des vaccins existants demeure la priorité des priorités dans tous les pays. • L’âge de la vaccination doit être déterminé en fonction de l’épidé miologie actuelle de la rougeole. Là où la maladie frappe surtout les nourrissons et les jeunes enfants, la vaccination systématique doit commencer dès que possible après l’âge de 9 mois. • Dans les populations où le risque de morbidité et de mortalité par rougeole est particulièrement élevé avant l’âge de 9 mois (comme ohez les enfants hospitalisés, les enfants victimes de catastrophes ou les enfants vivant dans des camps de réfugiés), la vaccination doit commencer dès que possible après l’âge de 6 mois. Tous les enfants vaccinés conue la rougeole à l’aide d’un vaccin d’activité normale avant l’âge de 9 mois devront être revaccinés dès que possible après l’âge de 9 mois. U tilisation de seringues et d’aiguilles stériles
U se o f sterile syringes and needles
In view of the risk of disease transmission, the absolute priority of assuring that every immunization be administered with a ster ile syringe and needle for each injection is re-affirmed. This policy also includes the safe disposal of used syringes and needles. Training, supervision and adequate supplies are required to implement this policy.
Compte tenu du risque de nansmission de maladies, le Groupe a réaffirmé que la priorité absolue consistait à s’assurer que chaque injec tion soit pratiquée au moyen d’une seringue et d’une aiguille stériles. Cette politique prévoit également l’élimination après usage, dans des conditions de sécurité, des seringues et des aiguilles. Pour mettre en oeuvre cette politique, une formation, un encadrement et des fournitures suffisantes sont nécessaires. A ctivités spéciales visant à accroître la couverture vaccinale
Special activities for infreaging im m unization coverage
Special acceleration activities, both national and subnational and including immunization days, play a vital role in many coun tries in raising and sustaining immunization coverage to levels which permit control/eradication of the target diseases. These activities have a wide diversity, varying in duration, in geographical focus, in the number of antigens used and in the extent to which resources outside the health sector are mobilized. In general, they have been very useful in stimulating political will, in fostering multisectoral collaboration and in drawing increased resources to the health sector from the international community, from nongovernmental organizations and from communities themselves. In order to contribute to the strengthening of the general health infrastructure, however, these activities should; — constitute one element of a medium-term plan (3-5 years) for strengthening immunization services, and
Les activités spéciales d’accélération aux niveaux national et local, comprenant notamment des journées de vaccination, jouent un rôle déterminant dans de nombreux pays en accroissant et en maintenant la couverture vaccinale à un niveau qui permette de maîtriser ou d’éradi quer les maladies cibles. Ces activités sont extrêmement variées de par leur durée, la zone géographique qu’elles couvrent, le nombre d’antigènes utilisés et la mesure dans laquelle des ressources extérieures au secteur de la santé sont mobilisées. En général, elles se révèlent très utiles pour stimuler la volonté politique, favoriser la collaboration multisectorielle ou obtenir de la communauté internationale, des organisations non gouvernemen tales et des communautés elles-mêmes des ressources accrues en faveur du semeur de la santé. Afin de contribuer au renforcement de l’infrastructure de santé géné rale, ces activités devront cependant: — constituer un élément du plan à moyen terme (3-5 ans) de ren forcement des services de vaccination, et
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— be tailored to meet specific objectives in terms of target populations, diseases and environments. Although it is desirable to document the efficiency and costeffectiveness of special activities, this represents a challenge. This is due in part to the different objectives of these endeavours and the different mixtures of resources employed, but also to the difficulty of making estimates of effects which are expected to extend for several years in the future. Nevertheless, further stand ardization of the methods and further studies o f the cost-benefits o f special immunization activities are encouraged. The role of collaborating organizations An increasing number of collaborating agencies, including United Nations agencies, bilateral development agencies and nongovernmental organizations (NGOs) are becoming involved in support of the EPI. They represent a wide range of interest, experience and activities. Their involvement has had an appre ciable impact in increasing coverage, in stimulating increased political commitment and in securing increased financial sup port. Yet much remains to be done. Collaborating agencies should be included in coordinating committees established at interna tional levels. They should be included in planning, implement ing, sustaining and evaluating the EPI through participation in coordinating committees established at national and subnational levels. Objectives include: — discussion of the needs of individual programmes and com munities to define complementary roles of the various organizations involved, and — ensuring that the programmes which are supported are effective, appropriate to the needs of the persons being served and in support of government policies. It is recommended that community-based volunteer groups (in which mothers are represented) be developed whose members can be motivated to sustain long-term suppon for EPI and primary health care activities. Vitamin A supplementation within the EPI Severe measles, in part by precipitating vitamin A deficiency, is a major cause of blindness in early childhood, especially in Africa and in pans of Asia. Every effon should be made to enlist EPI suppon of those involved with the prevention of blindness to:
— être conçues pour répondre à des besoins spécifiques (populations, maladies ou milieux visés). Bien qu’il soit souhaitable d’effectuer des études sur l’efficacité et la rentabilité de ces activités spéciales, cela n’en représente pas moins un défi, en partie du fait que ces efforts ont des objectifs différents et utilisent des ressources différentes, mais aussi parce qu’il est difficile d’estimer des effets appelés à se manifester pendant plusieurs années. Néanmoins, une. normalisation plus poussée des méihodes et de nou velles études coût-avantages des activités de vaccination spéciales sont encouragées. Rôle des organisations collaboratrices Un nombre croissant d'organismes collaborateurs, y compris des ins titutions des Nations Unies, des organismes d’aide bilatérale au déve loppement et des organisations non gouvernementales (ONG), appor tent un soutien financier au PEV. Ils représentent un vaste éventail d’intérêts, d’expériences et d’activités. Leur participation a un impact appréciable en permettant d’accroître la couverture, en favorisant un plus grand engagement politique et en assurant un soutien financier accru. U reste cependant beaucoup à faire. Les organismes collaborateurs devraient pouvoir siéger à des comités de coordination créés au niveau international. Ils devraient pouvoir participer à la planification, à la mise en œuvre, au fonctionnement et à l’évaluation du PEV dans le cadre de comités de coordination créés aux niveaux national et local. Les objectifs de ces comités seraient les suivants: — examiner les besoins des programmes et des communautés afin de définir les rôles complémentaires des différentes organisations concernées; et — s’assurer que les programmes financés sont efficaces, adaptés aux besoins des personnes qu’ils desservent et conformes aux poliuques gouvernementales. Il est recommandé de constituer des groupes de volontaires commu nautaires (au sein desquels les mères soient représentées) dont les mem bres puissent être motivés et apporter u n appui à long terme aux activités du PEV et des soins de santé primaires. Administration de compléments de vitamine A dans le cadre du PEV Les formes graves de rougeole, en partie parce qu’elles précipitent l’avitaminose A, sont une cause majeure de cécité dans la petite enfance, en particulier en Afrique et dans certaines régions d’Asie. Aucun effon ne doit être épargné pour s’assurer que tous ceux qui œuvrent en faveur de la prévention de la cécité soutiennent les efforts du PEV en vue de: — contribuer à la mise en place d’une couverture complète par le vaccin antirougeoleux, et — s’assurer que l’on administre de la vitamine A aux enfants dès que possible une fois le diagnostic de rougeole posé. Dans les zones à haut risque de malnutrition et d’avitaminose A, causes de cécité, il faudra veiller également à administrer des complé ments de vitamine A à l’occasion des vaccinanons dès l’âge de 6 mois. Les populanonsvictimes de catastrophes et de situations d ’urgence sont des cibles particulièrement importantes. De fartes doses de vitamine A (200 000 UI) peuvent être en toute sécurité administrées par voie orale aux mères pendant les 2 mois suivant l’accouchement, ce qui conférera aux nouveau-nés nourris au sein une protection non négligeable contre des lésions oculaires et contribuera dans une certaine mesure à réduire l’incidence et la gravité des infections. L’apport de vitamine A dans le cadre du PEV pourrait constituer une solution complémentaire ou une solution de substitution rentables aux campagnes périodiques d’admi nistration de compléments de vitamine A. Il faudrait promouvoir la recherche opérationnelle afin d’élaborer des modules de formation et des stratégies de surveillance et d’évaluer l’ex périence accumulée dans le cadre d u programme. Il faudrait étudier la mise au point d’une préparation de vitamine A à libération lente qui permette d’espacer les prises. Utilisation des logiciels du PEV dans le cadre des programmes de vaccination nationaux Il faudra continuer à développer les logiciels du PEV afin de répondre aux besoins et d’exploiter les possibilités du programme, notamment en ce qui concerne:
— help attain comprehensive coverage with measles vaccine, and — help ensure that children with measles are given vitamin A as soon as possible after diagnosis. In high-risk areas for blinding malnutrition and vitamin A deficiency, consideration should also be given to delivery of vitamin A supplements together with immunization services from the age of 6 months. Emergency and relief populations are especially important targets. Large oral doses of vitamin A (200 000IU) can be safely given to mothers during the 2 months following delivery and have substantial impact in protecting breast-fed infants from eye damage and some impact in reducing the incidence and severity of infections. Vitamin A supplemen tation using the EPI delivery system may.provide a cost-effective complement or alternative to periodic campaigns.
Operational research should be promoted to develop training modules, identify monitoring strategies and evaluate programme experience. Development of a slow-release vitamin A preparation to extend the interval required between doses should be ex plored. Application of EPI software in national immunization programmas The EPI computer software should continue to be developed to respond to programme needs and opportuniues, specifically:
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Relevéépidàm hebd N °2 - 1 3 janvier 1989
The Computerized EPI Information System — CEIS: Continue to install the software at country level, customized as necessary to the needs of the country, and continue efforts to standardize systems sufficiently to promote the free exchange of data between local, country, regional and global levels and between various international agencies (including WHO and UNICEF). The EPI Cold chain monitoring system — EPIC : The software meets current programme needs. The problem is in performing studies using the cold chain monitors, studies which are managerially complex and which require relatively well-functioning cold chain systems before the information from the monitors can be fully exploited. Special studies of this type are encouraged in all countries with an immunization coverage greater than 80% with any one vaccine. Other countries are encouraged to promote the routine use of monitors at peripheral levels of the cold chain, and to record their readings as an integral part of programme reviews. The Coverage Survey Analysis System — COSAS: Although there is still some work to be done on preparing a user’s manual, this software meets current programme needs. The next steps are therefore to distribute the software and encourage its use to allow programme managers to better analyse immunization coverage survey data. The EPI COSTing model — EPICO ST : Further develop the software through use in better-developed immunizadon pro grammes with the aim of making it increasingly useful to pro grammes m earlier stages of development.
Le système de données informatisé du P EV (CEIS) : Poursuivre l’ins tallation dans les pays de logiciels adaptés à leurs besoins, et poursuivre les efforts de normalisation des systèmes afin de faciliter l’échange de données entre les différent; échelons (local, national, régional et mon dial) et entre organismes internationaux (y compris l’OMS et le FISE). ' Le système de surveillance de la chaîne du froid (EPIC) : L e logiciel répond aux besoins actuels du programme. Le problème réside dans la réalisation d’études utilisant les fiches de contrôle de la chaîne du froid, études compliquées du point de vue de la gestion et qui exigent.des systèmes de chaîne du froid relativement performants pour que les données relevées sur les fiches puissent être exploitées. Les études spé ciales de ce type sont encouragées dans tous les pays où la couverture vaccinale par un seul vaccin, quel qu’il soit, est supérieure à 80%. Les autres pays sont encouragés à promouvoir une utilisation systématique des fiches de contrôle au niveau périphérique et à enregistrer les rélevés dans le cadre des examens du programme. Le système d ’ analyse des enquêtes sur la couverture vaccinale (COSAS): Bien qu’il reste encore à mettre la dernière main au manuel de l’utili sateur, ce logiciel répond aux besoins actuels du programme. La pro chaine étape consistera donc à le distribuer et à en encourager l’usage afin de permettre aux administrateurs de programmes de mieux analyser les données des enquêtes sur la couverture vaccinale. Le modèle d ’ établissement des coûts du PEV (EPICOST) : Perfectionner le logiciel en l’utilisant dans le cadre des programmes de vaccination plus avancés afin de le rendre de plus en plus utile aux programmes qui n’ont pas atteint ce stade de développement