Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la deuxième séance, mardi 17 septembre 2002

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPR/RC53/SR/2 PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE Salle A du Palais des Congrès de Kyoto Mardi, 17 septembre 2002, 9 heures PRESIDENT : Dr Hideo SHINOZAKI (Japon) TABLE DES MATIERES page 1. 2. 3. Allocution du Président entrant ................................................................ Discours du Directeur général .................................................................. Projet de budget programme 2004-2005 ................................................... ANNEXE 1 ANNEXE 2 Allocution du Président entrant ........................................ Discours du Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé .................................. 94 94 96 107 111

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1.

ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT : Point 4 de l’ordre du jour Le PRESIDENT fait une déclaration au Comité (voir Annexe 1)

2.

DISCOURS DU DIRECTEUR GENERAL : Point 7 de l’ordre du jour Le DIRECTEUR GENERAL fait une déclaration au Comité (voir Annexe 2) Le professeur HUANG Jiefu (Chine) fait observer qu’au cours des dernières années

l’OMS a beaucoup changé, donnant ainsi une place plus proéminente à la santé dans les programmes de développement et augmentant dans son budget la part des ressources extrabudgétaires. Le Directeur général a joué un rôle remarquable dans cette évolution de l’Organisation et la Chine regrette que cette session du Comité régional soit la dernière à laquelle elle assistera. Elle a manifesté un grand intérêt pour le système de santé chinois, ce qui a été très apprécié et ne sera jamais oublié. Il attire en particulier l’attention sur le travail important de la Commission Macroéconomie et Santé. Se fondant sur des données très complètes, son rapport illustre la relation entre les investissements dans la santé et le développement économique, ce qui contribuera à persuader les Etats Membres d’investir plus dans la santé et les partenaires du développement international d’accorder une aide financière plus importante aux pays à faible revenu. Les conclusions du rapport doivent être diffusées aussi la rgement que possible afin de sensibiliser les responsables politiques au fait que les investissements dans la santé ont un impact profond sur le développement économique, la diminution de la pauvreté et l’amélioration de la santé des populations. Avec le soutien de l’OMS, la Chine organise une cérémonie de lancement du rapport, ainsi qu’un atelier pour le promouvoir auprès des hauts responsables politiques et leur faire des propositions pour la mise en oeuvre de conclusions de la Commission. Nous espérons que le rapport convaincra également les responsables des autres secteurs de l’importance des améliorations en santé. Il remercie le Directeur général pour ses efforts de sensibilisation auprès des hauts responsables politiques chinois et il espère que, soit elle en personne, soit des hauts responsables politiques de l’OMS participeront au lancement du rapport et à l’atelier. Le Dr TANAKA (Japon) félicite le Directeur général pour la ferme autorité dont elle a fait preuve, la restructuration de l’Organisation qu’elle a entreprise et ses efforts pour mettre la santé au centre du développement international. Il la complimente en particulier pour le lancement du processus devant aboutir à la convention-cadre pour la lutte antitabac et pour

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l’évaluation des performances des systèmes de santé. En outre, l’évaluation objective des risques pour la santé et son utilisation dans l’élaboration des politiques, ainsi que l’a proposé le Directeur général, sont essentielles pour une utilisation efficace des ressources limitées. La création de partenariats entre les gouvernements, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et le secteur privé, à laquelle le Directeur général a été particulièrement attentive, est importante pour intensifier le s interventions sur les problèmes de santé et son Gouvernement appuie cette évolution. La création du Fonds mondial de Lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme notamment, est un événement qui fera date dans la lutte contre ces maladies transmissibles et il fait une éloge appuyée au Directeur général pour avoir su stimuler l’engagement international dans le Fonds. sa gestion. Regrettant la décision du Directeur général de ne pas briguer un second mandat, il exprime son soutien à la poursuite de la réforme de l’OMS, à l’amélioration de l’efficacité et de la gestion et au redressement des déséquilibres dans la représentation géographique. Il exprime le voeu de voir les liens se renforcer entre l’Organisation et les Etats Membres pour affronter les problèmes de santé au niveau des pays. Le Dr SMALLWOOD (Australie) remercie le Directeur général pour ses résultats remarquables et notamment pour l’importance qu’elle a donnée aux liens entre la santé, la pauvreté et le développement économique. Elle a également réussi à restructurer l’Organisation et ce point se retrouve bien dans le projet de budget programme pour l’exercice 2004-2005, qui comprend les chiffres pour les bureaux régionaux et évolue vers une budgétisation orientée sur les résultats. Suite à son travail exceptionnel, l’OMS est devenue manifestement une organisation plus efficace. Le DIRECTEUR REGIONAL déclare qu’il a eu de nombreuses occasions, à la fois en public et en privé, de discuter avec le Directeur général, par le biais de structures telles que le Cabinet mondial, ce qui lui permet d’affirmer qu’elle est véritablement un dirigeant visionnaire, intègre et engagée dans la santé publique. C’est aussi une personne très attentive à sa famille. Elle mérite la reconnaissance de tous pour son excellent travail à la tête de l’Organisation et ses réalisations dans trois domaines en particulier. Premièrement, elle a renforcé la notoriété de l’OMS, non seulement dans le secteur de la santé, mais aussi dans d’autres. Deuxièmement, elle a réussi à mettre en lumière le concept que la santé devait être En collaboration avec l’OMS, le Japon fournira tout l’appui qu’il lui est possible de donner pour

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mise au premier plan du développement socio-économique et elle a ainsi obtenu un soutien accru des donateurs. Troisièmement, elle a obtenu des résultats extraordinaires dans le domaine de la lutte contre le tabac et dans celui des médicaments essentiels, notamment pour ce qui est de l’accessibilité des médicaments antirétroviraux contre le VIH/SIDA. Grâce à son engagement, on a assisté à une baisse spectaculaire du prix de ces médicaments. Il regrette profondément sa décision de quitter l’Organisation, qu’elle a marquée de son empreinte pour de nombreuses années. Le DIRECTEUR GENERAL note que le retrait volontaire de quelqu’un en pleine force de l’âge est perçu en général comme un événement inhabituel. Même s’il est vrai qu’elle pouvait continuer à travailler énergiquement pendant encore quelques années, elle avait le choix entre rester pour un nouveau mandat de cinq ans ou partir au bout d’une année et qu’il n’y avait pas de solution intermédiaire. Elle a donc décidé, sur les conseils de sa famille, qu’il n’était pas raisonnable de continuer à travailler pour, au total, six années de plus. Elle attire l’attention sur le fait que son élection en 1998 a placé pour la première fois une femme à la tête d’une des grandes organisations du système des Nations Unies. Jusquelà, les femmes avaient été sélectionnées par le Secrétaire général des Nations Unies et nommées aux postes de responsabilité. Au niveau national également, les femmes n’ont pu parvenir à de hautes responsabilités politiques que par nomination, jusqu’à ce qu’elles commencent à être élues. Cependant, ce n’est pas une coïncidence que l’OMS ait été la première organisation à élire une femme à sa tête ; les femmes ont une présence bien plus forte dans le secteur de la santé que dans les autres. Elle partage l’analyse du Directeur régional sur les principales réalisations des quatre dernières années. Notamment, le fait que l’OMS ait pu transcender l’aspect sectoriel de la santé est en général reconnu comme une avancée importante. On admet désormais que la santé n’est pas seulement une question humanitaire ou ne relève pas uniquement des droits de l’homme ; loin de n’être qu’un idéal, c’est un facteur essentiel de développement socioéconomique. Il faudra garder cet élan et développer cet aspect. 3. PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2004-2005 : Point 9 de l’ordre du jour Le DIRECTEUR REGIONAL présente le document WPR/RC53/4 – Projet de budget programme pour l’exercice 2004-2005.

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Le projet de budget programme pour la Région du Pacifique occidental se monte à US$ 71 305 000. Cela représente une réduction de US$ 1 957 000, soit 2,67 %, par rapport au budget approuvé pour 2002-2003, qui était de US$ 73 262 000. Cette diminution résulte de l’application de la résolution WHA51.31 pour les allocations du budget ordinaire aux Régions. Sur l’ensemble du budget régional, US$ 39 574 000, soit 55,50 %, ont été affectés aux activités dans les pays et US$ 31 731 000, soit 44,50 %, aux activités régionales et interpays. Le projet de budget programme 2004-2005 se présente de la même façon que celui pour l’exercice 2002-2003. La première partie est le projet mondial de budget programme pour l’exercice 2004-2005 et elle est commune à toutes les Régions de l’OMS (Annexe 1), alors que la deuxième partie, qui donne un aperçu stratégique du projet de budget programme pour l’exercice 2004-2005 est spécifique de la Région du Pacifique occidental (Annexe 2). Ensemble, ces deux documents budgétaires sont le reflet d’une approche plus stratégique et intégrée en matière de planification et de budgétisation. Ces documents établissent clairement les priorités et les objectifs pour l ’ensemble de l’Organisation et décrivent ce que l’OMS en tant qu’organisation prévoit d’accomplir au cours de l’exercice 2004-2005. L’Annexe 3 donne des chiffres indicatifs pour la planification dans les pays et territoires de la Région pour 20042005. Ces chiffres ont été préparés à l’aide de la méthode requise par le Comité régional dans sa résolution WPR/RC50/R1 et ajustée en fonction des orientations données par le Directeur général. L’aperçu régional du projet de budget programme pour l’exercice 2004-2005 a été préparé selon une méthode de gestion orientée sur les résultats. L’application de cette méthode de gestion et de budgétisation constitue une part essentielle de la réforme mise en oeuvre dans l’ensemble de l’Organisation. La préparation de ce document a également pris en considération les commentaires du Conseil exécutif, de l’Assemblée mondiale de la Santé et du Comité régional sur le budget programme 2002-2003 et a tiré les enseignements du dernier exercice. La première partie du projet de budget programme (Annexe 1) a été préparée à l’aide d’un processus de consultation étroite entre le Siège de l’OMS et les six Régions, en tenant bien compte des priorités pour l’ensemble de l’Organisation qui ont été établies dans le programme général de travail 2002-2005. Comme pour l’exercice précédent, la partie 1 s’organise autour de 35 domaines d’activité. Deux domaines d’activité, "Bureaux du Directeur général et des Directeurs régionaux" et "Programmes de développement et

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initiatives du Directeur général et des Directeurs régionaux" ont été fusionnés et un nouveau domaine d’activité "Présence de l’OMS dans les pays" a été rajouté. Pour chaque domaine d’activité, les problèmes et les enjeux sont décrits, ainsi que le but vers lequel l’OMS, ses Etats Me mbres et ses partenaires doivent tendre. Les objectifs reflètent ceux de l’OMS, c’est-à-dire de l’ensemble de l’Organisation. Les résultats escomptés sont ceux pour lesquels le Secrétariat de l’OMS a une responsabilité directe. Les approches stratégiques sont mises en oeuvre par l’OMS pour travailler sur les problèmes et les enjeux. La deuxième partie, l’aperçu régional du projet de budget programme pour l’exercice 2004-2005 (Annexe 2), est organisée par thème et domaine d’action régionaux. Pour chaque domaine d’action sont indiqués les problèmes et enjeux les plus importants dans la Région ainsi que les buts régionaux et les objectifs régionaux de l’OMS. Figurent ensuite les approches stratégiques que l’OMS se propose de suivre pendant l’exercice. Les comptes présentés par thème et domaine d’action correspondent aux activités de niveau régional et interpays. Les chiffres pour les activités de pays seront établis ultérieurement et, à la prochaine session du Comité régional, le Directeur régional présentera un budget régional plus complet comprenant les budgets programmes par pays. La troisième partie du projet de budget programme pour 2004-2005 (Annexe 3) donne les chiffres indicatifs de planification par pays, calculés conformément à la résolution WPR/RC50.R1, adoptée par le Comité régional à sa cinquantième session. Dans cette résolution, le Directeur régional était prié de déterminer les crédits alloués aux pays d’après le modèle recommandé dans la résolution WHA51.31. Un ajustement a été fait selon les lignes fixées par le Directeur général et 10 % des fonds des activités de pays ont été réaffectés au domaine "Présence de l’OMS dans les pays", ainsi qu’il est expliqué en détail dans l’Annexe 3. Mais c’est la résolution WHA51.31 qui a eu le plus d’effet sur les chiffres de planification par pays. Au cours des trois exercices, les fonds alloués à la Région du Pacifique occidental auront diminué de US$ 9 millions, et ceux destinés aux activités de pays, de US$ 4,9 millions. L’application de cette résolution a notablement affecté tant les activités de pays que les programmes régionaux. Les chiffres indicatifs de planification présentés dans la troisième partie serviront de base aux plans de pays détaillés qui seront établis plus tard.

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Le Professeur NYMADAWA (Mongolie) demande quel pourcentage des budgets mondial et régionaux pour l’exercice 2004-2005 est alloué aux priorités mondiales. Le Dr TUKUITONGA (Nouvelle Zélande), compte tenu des contraintes financières du Bureau régional, souhaite être rassuré quant à l’approvisionnement en vaccins en cas d’urgence. S’agissant du programme de travail, il demande si l’on fait bien ce qu’il faut comme il faut, si l’on cherche à parer les futures menaces pour la santé et si l’équilibre est bon. Une réduction de 10 % environ est prévue dans le programme de vaccination, quoique des fonds supplémentaires seront peut-être débloqués dans le cadre de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination. Il souligne que la vaccination est l’une des mesures les plus rentables connues et il insiste pour que l’appui ne faiblisse pas afin qu’il soit possible de maintenir une couverture vaccinale suffisante. Plusieurs Etats Membres ont évoqué le poids énorme des maladies non transmissibles, notamment l’obésité et ses conséquences, qui, selon le rapport, sont à l’origine de huit décès sur dix dans la Région ; pourtant il est proposé de réduire de 6 % les fonds destinés aux maladies non transmissibles. Cette diminution sera peut-être compensée par des augmentations dans les programmes de pays, mais il insiste pour que le programme de lutte contre les maladies non transmissibles soit considérablement renforcé. L’expérience acquise en matière de lutte antitabac pourrait servir à créer un cadre plus complet de lutte contre les maladies non transmissibles. Peu d’interventions se sont avérées efficaces dans ce domaine, ce qui ne laisse pas d’être préoccupant. Si un tel cadre venait à être instauré, plusieurs questions se poseraient : la législation et la réglementation peuvent-elles soutenir les programmes axés sur la nutrition et l’exercice physique ? Comment encourager l’industrie agro-alimentaire à se préoccuper davantage des effets de ses produits sur la santé ? Peut-on tolérer du point de vue l’éthique la publicité qui est faite auprès des enfants en faveur de produits alimentaires mauvais pour la santé ? Qu’est-ce que le secteur de la santé peut faire en collaboration avec d’autres secteurs pour réduire la charge des maladies non transmissibles ? Il constate que, malgré la diminution globale du budget de la Région qui est prévue, il est proposé d’augmenter de 6,6 % les dépenses des services administratifs et financiers et de l4 % celles du poste "personnel". La Nouvelle Zélande partage l’inquiétude de la communauté internationale concernant l’usage d’agents biologiques et chimiques dans l’intention de nuire, mais redoute également les risques d’origine naturelle tels qu’une éventuelle pandémie de grippe, car, en ce cas, il n’y aurait pas assez de vaccins pour tous les pays. La question d’une répartition juste et équitable

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des vaccins en cas de pandémie devrait être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr CHOI (République de Corée) admet que les fonds alloués à son pays au titre du budget ordinaire doivent être réduits. Les Annexes 1 à 11 montrent les liens étroits qui unissent les différents domaines d’activité, qu’il s’agisse des enjeux, des objectifs, des approches stratégiques, des résultats escomptés ou des indicateurs des programmes. globalement l’exécution du budget. Il est partisan d’accroître encore les fonds affectés à la mobilisation des ressources, la coopération extérieure et les partenariats. Notant que le projet de budget programme pour le développement des ressources humaines a augmenté de plus de 50 %, il espère que, ainsi que son pays le recommande depuis longtemps, les pays sous-représentés bénéficieront d’un appui supplémentaire. Il constate par ailleurs qu’il est prévu d’augmenter de 10 % le budget consacré à la présence de l’OMS dans les pays mais trouve, à cet égard, les résultats escomptés et les indicateurs relativement abstraits. Il conviendrait de renforcer le système d’évaluation de la mise en oeuvre par les bureaux de pays. M. LIU Peilong (Chine) fait observer que le document dont est saisi le Comité est le deuxième projet de budget programme nouvelle formule. Le premier, à savoir celui de 20022003, se distinguait par la clarté de sa structure et des priorités et par une approche axée sur les résultats. Il indiquait les fonds du budget ordinaire et le fonds extrabudgétaire et était de très bonne qualité. Mais étant donné qu’il était le produit d’une complete réforme, il pouvait être encore amélioré. Le projet de budget pour 2004-2005 devrait donc conserver les atouts du précédent et en améliorer les points faibles. Par souci de concision, il ne s’étendra pas sur les mérites du document présenté mais sur ses faiblesses concernant les niveaux budgétaires et les allocations, la structure et l’établissement des budgets des pays. Le budget pour 2004-2005 repose encore sur l’hypothèse d’une croissance nominale zéro alors que, d’après des prévisions, les ressources extrabudgétaires devraient augmenter de 37 % pendant l’exercice précédent. Alors que le budget global pour 2002-2003 avait augmenté de 8 % par rapport au budget de l’exercice précédent, pour celui de 2004-2005, le chiffre correspondant est de 23 %. Cette hausse est très encourageante, mais, dans les faits, les fonds reçus par la Région du Pacifique occidental ne sont pas aussi importants. En effet, les ressources extrabudgétaires que la Région effectivement a effectivement reçues en 2000-2001 ne représentent que 3% des ressources extrabudgétaires de l’OMS, proportion la plus faible Il suggère que l’OMS répartisse ses ressources de manière plus rationnelle en coordonnant

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des six Régions. Ces chiffres sont manifestement insuffisants compte tenu de la taille de la population et des besoins de la Région du Pacifique occidental. Les prévisions concernant les ressources extrabudgétaires pour 2002-2003 étaient de 9 % inférieures aux chiffres de 20002001. On ignore encore à s’élèveront les ressources extrabudgétaires dont bénéficiera la Région du Pacifique occidental pendant l’exercice 2004-2005, car le budget programme n’indique pas le montant de fonds extrabudgétaires que percevra chaque région. La mobilisation de ressources extrabudgétaires est l’une des grandes lignes d’action définies dans le document L’OMS dans la Région du Pacifique occidental : un cadre d’action. Etant donné qu’il est indispensable d’obtenir des ressources extrabudgétaires pour compenser les fonds manquants du budget ordinaire, il demande au Directeur régional d’intervenir auprès du Siège de l’OMS afin d’augmenter les ressources extrabudgétaires allouées à la Région et il espère que l’OMS définira des critères clairs pour l’affectation des ressources extrabudgétaires aux régions. La diminution des ressources extrabudgétaires destinées à la Région coïncide avec une baisse de fonds alloués au titre du budget ordinaire. Suite à l’adoption de la résolution WHA51.31, les fonds affectés à la Région du Pacifique occidental diminueront de quelque US$ 9 millions au cours des trois exercices. Si la diminution de l’allocation régionale en vertu de la résolution WHA51.31 ne s’achève pas fin 2005, les programmes de pays et interpays seront gravement affectés. Il est proposé de consacrer 38 % du budget ordinaire régional aux priorités mondiales. Toutefois, il est indiqué dans l’annexe de la première partie que certains domaines ne seront pas pourvus. Faut-il comprendre par là qu’aucune activité ne sera entreprise dans ces domaines ? Comme l’a indiqué le représentant de la Nouvelle -Zélande, l’administration et les finances bénéficieront d’une augmentation notable de crédits ; étant donné l’insistance au Siège de l’OMS pour réduire les coûts administratifs, il suggère de revoir ce point. Il est indiqué dans l’Annexe 3 du document WPR/RC53/4 que les fonds consacrés à la présence de l’OMS dans les pays ont sensiblement augmenté du fait principalement d’une réaffectation de 10 % des fonds destinés aux activités de pays. Il approuve le renforcement des bureaux de pays de l’OMS qui aidera à développer le potentiel national, mais celui-ci ne doit pas se faire aux dépends des activités de pays. Les chiffres indicatifs pour la Chine prévoient une réduction de 13 % de l’allocation pour l’exercice 2004-2005 par rapport à 2002-2003. Une telle réduction sur une courté période portera à coup sûr préjudice aux activités de pays.

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Le projet de budget programme est structuré par domaines d’activité, niveaux d’organisation, et sources de financement, de sorte qu’il est difficile de voir les liens entre les allocations budgétaires et la charge de morbidité, alors que celle -ci est souvent à la base de l’analyse de la situation mondiale. La Chine avait déjà soulevé ce point lors de l’établissement du projet de budget programme pour l’exercice 2002-2003 et avait émis le souhait qu’à l’avenir le projet de budget programme autorise une telle comparaison. Il demande pourquoi on a renoncé à la ventilation par principale maladie comme cela se faisait auparavant. Il accueille favorablement la plus grande cohérence dans la structure et les titres des différents thèmes de travail et domaines d'action dans les partie s 1 et 2. Toutefois, les approches stratégiques présentées dans ces deux parties ont été traitées différemment. Les informations données dans la partie 1 sont trop générales en comparaison de celles présentées dans la partie 2. Des détails plus fournis apporteraient des indications plus spécifiques aux Etats Membres sur la réalisation des objectifs de l'OMS. Il demande pourquoi, dans la partie 2, le titre de l'encadré présentant les résultats escomptés de chaque domaine d'action est devenu "Indicateurs" dans le projet de Budget Programme pour 2004-2005 et non plus "Résultats escomptés et indicateurs" comme auparavant. Bien que plusieurs indicateurs soient donnés pour chaque domaine d'action, un seul chiffre seulement correspond à l'allocation budgétaire. De ce fait, il n'a pas été possible de déterminer les allocations attribuées spécifiquement à chaque domaine d'action. Ainsi, quel montant sera attribué à la médecine traditionnelle, celle -ci entrant dans le domaine d'action "Technologie de la santé et produits pharmaceutiques" ? Il demande s'il serait possible de présenter une décomposition de chaque allocation par résultat escompté. Il comprend que, une fois les chiffres indicatifs de planification par pays approuvés par le Directeur général, le Bureau régional élaborera les programmes des pays en collaboration avec les Etats Membres. Ceux-ci, y compris la Chine, se sont heurtés à des difficultés pour l'exercice 2002-2003, la première année où la procédure est appliquée et où l'interprétation des directives du Bureau régional est différente. Il espère que ces directives seront améliorées pour l'exercice 2004-2005, que le Bureau régional et les représentants des pays recevront une formation appropriée et que les délais impartis pour l'élaboration des programmes des pays seront plus longs. Des informations plus détaillées sur le délai proposé pour appliquer la procédure seraient bienvenues. Mme BLACKWOOD (Etats-Unis d'Amérique) confirme l'attachement de son pays à la mission du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental et son adhésion aux objectifs fixés pour améliorer la santé dans la Région. Elle félicite le Bureau régional d'avoir

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préparé le budget en s'appuyant sur les résultats, à l'instar du Siège de l'OMS. L'OMS doit se centrer sur les priorités identifiées par ses Etats Membres et réduire les allocations attribuées aux domaines non prioritaires. D'autres solutions seront trouvées pour financer ces domaines. Elle fait remarquer que l'OMS prévoit d'augmenter les ressources extrabudgétaires de 37 % dans la partie 1 du projet de budget programme pour l'exercice 2004-2005. Toutefois, aucun détail n'est donné. Elle s'associe à la demande du représentant de la Chine pour que soit indiquée la part des fonds mis à la disposition de la Région du Pacifique occidental pour l'exercice 2002-2003. La partie 2 du projet de budget fait très peu mention des ressources extrabudgétaires, la seule référence concernant la mise à disposition de 2 millions de dollars US pour la coopération extérieure et les partenariats. Elle note avec satisfaction le lien qui a été établi entre la surveillance des maladies transmissibles et la sécurité mondiale et nationale, à la suite des attaques subies par son pays l'année dernière. Elle remarque que la décision de réduire de près de 15 % le budget attribué aux environnements sains a dû être difficile à prendre, compte tenu des priorités de la Région. Elle propose qu'en plus de collaborer à l'initiative des villes-santé, le Bureau régional puisse souhaiter prendre note de l'initiative de son pays pour une population en bonne santé en 2010. Elle se dit préoccupée par les chiffres donnés dans le chapitre sur la santé génésique concernant les grossesses non désirées, sans qu'aucune source ne soit citée. L'affirmation, dans la partie 2, selon laquelle l'avortement pratiqué dans de mauvaises conditions serait la première cause de décès maternel dans la plupart des pays en développement contredit le rapport du Secrétaire général des Nations Unies intitulé "We, the children" et qui affirme que la grande majorité des décès maternels sont dus aux complications de la grossesse, la cause la plus fréquente étant l'hémorragie post-partum. La partie 2 du projet de budget programme 2004-2005 ne mentionne pas ces autres causes importantes de décès maternel. Elle remarque avec plaisir que, malgré la baisse du budget alloué aux maladies non transmissibles, la place attribuée à l'intégration de la santé mentale dans les services de santé généraux reste importante et les indicateurs définis pour les maladies non transmissibles sont inclus dans la médecine s'appuyant sur une base factuelle. Par ailleurs, la Région de l'OMS pour le Pacifique occidental a plus que doublé son allocation à l'initiative Pour un monde sans tabac. Elle est sûre que la baisse considérable du budget attribué au développement des systèmes de santé résulte du fait que les outils mis au point dans ce but ont été utilisés avec succès plutôt que de la décision de ne plus considérer ce domaine d'action comme une

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priorité. Concernant les avantages qu'il y a à spécifier et à assurer le suivi des résultats recherchés pour chaque programme, elle note avec satisfaction l'augmentation du budget attribué à la planification, au suivi et à l'évaluation des programmes. Elle partage l'avis du représentant de la Chine qu'il serait utile de présenter un tableau montrant la répartition des dépenses dans chaque domaine de travail et la comparaison avec les exercices biennaux précédents. M. MANUOHALALO (France) remarque que le budget ordinaire attribué à la Région pour l'exercice 2004-2005, a diminué par rapport à l'exercice précédent, conformément à la résolution WHA51.31. Cette baisse va se répercuter sur les programmes que son pays juge prioritaires comme l'initiative Halte à la tuberculose et le Programme élargi de vaccination. Il demande quels critères ont permis d'aboutir à ces décisions difficiles. La baisse de 4 % des ressources allouées au programme Halte à la tuberculose semble contredire la position du Bureau régional puisque le document WPR/RC53/7 propose, parmi d'autres actions, de "combler le manque de ressources qui entrave actuellement l'expansion du programme DOTS". Cette remarque pourrait s'appliquer également au Programme élargi de vaccination, dont le rôle préventif est essentiel. Le Dr OTTO (P alaos)exprime à nouveau sa satisfaction devant les progrès accomplis dans le domaine de la santé mentale, dans le monde et dans la Région. Sa requête pour que soient renforcés les moyens d'action des personnes dispensant des soins aux patients atteints de maladie mentale a été prise en compte de façon positive. Néanmoins, comme indiqué dans la Partie 1 du projet de budget programme, on estime qu'en 2020, la part de la charge mondiale de morbidité imputable aux troubles mentaux et neurologiques et à la toxic omanie sera de 15 %. Toujours dans la Partie 1, il est spécifié que la charge de morbidité imputable aux dépressions profondes pourrait être réduite de moitié si toutes les personnes atteintes bénéficiaient d'un traitement. Il est également indiqué que 36 % des pays réservant une part de leur budget à la santé mentale ne consacrent que 1 % de leur budget de santé à ce sujet. L'un des indicateurs de l'objectif "réduire la charge associée aux troubles mentaux et neurologiques et à la toxicomanie et promouvoir la santé mentale dans le monde" est le "nombre de pays ayant augmenté la part de leur budget en faveur de la santé mentale". Il trouve donc inquiétant que la proposition d'augmenter le budget attribué à la santé mentale et à la toxicomanie soit inférieure à 1 %. Si l'Organisation ne prévoit pas une augmentation plus importante, elle ne pourra pas s'attendre à ce que les Etats Membres le fassent. Il demande donc que l'allocation budgétaire soit augmentée d'au moins 2,5 %.

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Il regrette que le Directeur général ait décidé de se retirer de l'Organisation, expliquant que les pays océaniens en développement vont perdre à cette occasion un défenseur de poids. M. UNA (Iles Salomon) se félicite de la structure et de la présentation du projet de budget programme pour l'exercice 2004-2005, qui reflètent les domaines prioritaires identifiés dans le rapport du Directeur régional. Il incombe maintenant aux pays d'identifier les problèmes de santé les plus urgents dans les principaux domaines de travail couverts par le projet de budget. Il espère que les ressources seront réparties équitablement. Mme LE THI THUI HA (Viet Nam) déclare appuyer la proposition du représentant de la Chine pour que la réduction du budget ordinaire alloué aux Régions, découlant de la résolution WHA51.31, prenne fin à la fin de 2005. Les chiffres indicatifs de planification par pays présentés dans le projet de budget programme pour l'exercice 2004-2005 font apparaître une baisse considérable des allocations régionales en général et des allocations attribuées aux pays en particulier. L'annexe 3 du document indique une réduction de 9 % du projet d'allocation à son pays. Néanmoins, le rôle des bureaux de l'OMS dans les pays ayant été renforcé au cours des trois dernières années, des ressources supplémentaires substantielles ont été attribuées à certaines activités, notamment aux programmes Lutte contre le VIH/SIDA, Financement des soins de santé, Salubrité des aliments, Maternité sans risque et Lutte contre la filariose lymphatique. Elle remercie l'OMS de son soutien. Le Dr TANAKA (Japon) loue les efforts déployés pour élaborer un budget favorisant les domaines prioritaires à une période difficile de réduction budgétaire pour la Région. Cependant, il demande que l'on spécifie clairement les "résultats escomptés" comme cela a été fait dans les budgets des exercices 2000-2001 et 2002-2003. Le Directeur général a constaté l'impact négatif de la résolution WHA51.31 sur la Région du Pacifique occidental. Bien que les pays de la Région aient accepté les termes de cette résolution, un délai limité a été imparti. Il appuie la proposition du représentant de la Chine pour que la résolution cesse de s'appliquer à la fin de l'année 2005, lorsque le budget ordinaire alloué aux Régions sera renégocié.

La séance est levée à 11 h 45.

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ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT C’est avec une grande fierté, mais aussi avec humilité, que j’ai accepté de présider cette cinquante-troisième session du Comité régional pour le Pacifique occidental. Fierté car c’en est une de présider une réunion si importante et humilité car il me faudra diriger les débats de collègues fort respectés et hautement distingués. Toutefois, je suis sûr qu’avec votre appui et avec l’appui des membres du bureau, je serai à la hauteur de la lourde tâche qui m’a été confiée. Il y a quelques années je travaillais au Bureau régional de l’OMS à Manille où j’ai eu ma première expérience avec une organisation internationale en qualité de conseiller régional pour la santé mentale. A cette époque, j’ai été vraiment impressionné, non seulement par le climat chaleureux et amical qui régnait dans la Région, mais aussi par le dévouement de tous ceux qui y travaillaient. Maintenant que je représente un Etat Membre, je suis très heureux de voir que cette Région, malgré sa grande diversité, a gardé cet esprit de solidarité et cette unité de vue. Mesdames et Messieurs les représentants, le Gouvernement japonais est très heureux d’accueillir la cinquante-troisième session du Comité régional. C’est la quatrième fois que le Japon accueille le Comité. La quatrième session en 1953 et la vingt-huitième session en 1977 se sont tenues à Tokyo alors que la quarante-deuxième session en 1991 s’est tenue à Omiya, dans la Préfecture de Saitama. Cette année, la cinquante-troisième session se déroule dans la ville historique de Kyoto et c’est également ici à Kyoto que la Commission régionale de certification a déclaré la Région du Pacifique occidental exempte de poliomyélite en octobre 2000, une étape extrêmement importante dans nos efforts visant à réaliser le but de la santé pour tous. Des changements considérables ont eu lieu dans le monde et dans cette Région depuis la réunion du Comité au Japon en 1953. Tout d’abord, le nombre de membres du Comité qui était de 14 en 1953, est aujourd’hui de 33. La population totale de la Région a aussi énormément augmenté et représente aujourd’hui environ un quart de la population mondiale. Des efforts importants ont été faits pour construire et renforcer les infrastructures sanitaires de base dans l’ensemble de la Région. Les pays connaissent maintenant le progrès économique et ont pu améliorer la santé et la qualité de vie de leurs populations. Ces succès font que la population vieillit rapidement et cela a d’autres incidences sur la santé et la situation socioéconomique.

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D’autres problèmes se posent à la Région dans le domaine de la santé comme l’urbanisation rapide, la dégradation de l’environnement et l’accès des services de santé dans les zones reculées et pour les groupes vulnérables. Malgré la t endance générale à la mondialisation, le monde demeure divisé et un fossé existe toujours entre riches et pauvres, fossé qui se creuse même dans certains pays. Dans la Région, il nous faut trouver le juste milieu, un équilibre entre les effets positifs et négatifs du développement économique. Le Directeur général, dans son discours au Sommet mondial pour le développement durable qui vient de se tenir à Johannesburg en Afrique du Sud, a souligné que « les populations sont au centre du développement durable et que leur santé est par conséquent essentielle à leur avenir ». Mesdames et Messieurs les représentants, notre tâche est aujourd’hui encore plus ardue car nous devons résoudre des problèmes en subissant des contraintes budgétaires. Le Directeur régiona l a pris des décisions difficiles et parfois douloureuses dans sa gestion des affaires de la Région et nous devons le remercier. Je tiens aussi à remercier le Directeur général, le Dr Brundtland, qui a toujours fait preuve de détermination pour que la santé soit au premier plan dans les programmes de développement. Nous commençons maintenant à comprendre le rapport étroit qui existe entre la croissance économique et le développement sanitaire. Cela a stimulé les divers partenariats et alliances en faveur de la santé et cela nous redonne espoir en ces temps difficiles. Le rapport du Directeur régional que nous avons examiné hier indique que des progrès notables ont été faits dans la lutte contre les maladies infectieuses, bien que certaines maladies demeurent des problèmes majeurs. Dans les quatre jours à venir, nous traiterons de problèmes de santé persistants tels que la tuberculose, les infections sexuellement transmissibles, le VIH/SIDA, le paludisme, la filariose et les autres maladies parasitaires. Plus tard dans la semaine, nous étudierons plus largement le secteur de la santé lorsque nous discuterons des points de l’ordre du jour sur les fonctions essentielles de santé publique et les questions d’éthique liées aux nouvelles évolutions du secteur de la santé. Ces débats nous permettront de prendre du recul par rapport aux préoccupations urgentes et immédiates et d’examiner ainsi les orientations futures du secteur de la santé. Le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les maladies cérébrovasculaires sont des problèmes de santé publique importants dans pratiquement tous les pays de la Région. La santé buccodentaire demeure un problème dans de nombreux pays. Pourtant,

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bien que nous sachions maintenant qu’une bonne alimentation, l’exercice physique, le fait de ne pas fumer et une consommation modérée d’alcool contribuent à la santé, la promotion de la santé ne fait toujours pas partie, dans la plupart des pays, des priorités gouvernementales. Il sera toujours difficile de promouvoir des modes de vie sains car il faut, pour cela, impliquer des partenaires extérieurs au secteur de la santé et nous devons rechercher des approches novatrices pour que les modes de vie sains soient attrayants, également du point de vue social, et trouver des stratégies qui encouragent des comportements positifs et plus sains. Pour cette raison, je me réjouis à l’avance de participer à notre table ronde ministérielle sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé qui aura lieu mercredi après-midi. Je suis sûr que nombre d’idées excellentes émaneront de cette session et pourront être appliquées par la suite. Nous allons examiner dans la journée le projet de budget programme pour 2004-2005 et nous devons garder à l’esprit que cela servira de fondement à notre propre planification dans les pays au cours des mois à venir. Essayons de centrer notre attention sur les incidences que l’examen du budget programme aura sur l’établissement des orientations stratégiques et des priorités. Mesdames et Messieurs les représentants, nous avons de quoi nous occuper au cours des quatre jours à venir. Je crois que les résultats de cette réunion nous permettront de plaider avec une énergie renouvelée pour la santé, afin d’améliorer la vie des populations de la Région du Pacifique occidental. La semaine sera très chargée. Néanmoins, je vous incite à trouver du temps pour découvrir Kyoto, une ville à nulle autre parille. Comme vous le savez, Kyoto a été la capitale du Japon pendant plus de mille ans et pour nous, Japonais, elle est l’essence même de notre culture et de notre esprit. Hier, le Ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales vous a souhaité la bienvenue à Kyoto et au Japon. Permettez-moi de vous souhaiter à nouveau chaleureusement la bienvenue au nom d u Gouvernement et du peuple japonais. J’espère que cette session et que votre séjour seront à la fois fructueux et mémorables. Je vous remercie encore une fois de m’avoir élu au poste de Président. Je ferai de mon mieux pour être à la hauteur de la tâche qui m’a été confiée et de vos attentes.

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DISCOURS DU DIRECTEUR GENERAL Au Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg au début du mois, il a été clairement reconnu que l’investissement en faveur de la santé est un élément moteur du développement durable. Dix ans après Rio, le monde commence à accepter qu’il s’agit bien d’un élément fondamental pour assurer notre avenir à tous. Aujourd’hui, il faut agir : nous devons mieux lutter contre la maladie et réussir. Pour cela, nous devons concentrer notre attention sur les questions les plus importantes et améliorer nos méthodes de travail. D’abord, les priorités. Il y a deux ans, les dirigeants mondiaux ont accepté une série d’objectifs de développement dans la Déclaration du Millénaire. Depuis, nous avons travaillé ensemble pour définir des indicateurs et analyser le coût des opérations nécessaires pour obtenir les résultats voulus. Les objectifs de développement nous aident à unifier notre action au niveau international et au niveau des pays. Parallèlement, nous devons prêter attention aux besoins des pays qui ont déjà bien progressé sur la voie du développement social et économique, et aux problèmes de santé caractéristiques de la période "post-transitionnelle". L’an dernier, la Commission Macroéconomie et Santé a présenté son rapport. La Commission a montré que le coût minimal des soins de santé essentiels se situe aux alentours de US$ 40 par personne et par an. Pour des millions de personnes, le montant est bien plus modeste. De réels progrès ont été accomplis dans cette Région, même s’il faut encore faire en sorte que tous aient accès aux soins de santé dont ils ont besoin. Dans le cadre du projet "Macro-santé", l’OMS diffuse d’ores et déjà les messages clés que contient le rapport de la Commission. Plusieurs pays de la Région collaborent activement avec nous pour planifier, et ensuite programmer, une augmentation substantielle des investissements en faveur de la santé. Les ressources augmenteront grâce notamment aux fonds obtenus dans le cadre de nouveaux partenariats comme l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination, le Fonds

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Annexe 2 mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et, plus récemment, l’Alliance mondiale en faveur de la nutrition. Nous disposons d’interventions efficaces. Nous pouvons montrer ce qu’il est possible de faire avec des ressources supplémentaires car nous connaissons les dépenses nécessaires pour réussir et nous constatons que l’aide au développement pour la santé augmente. C’est pour cette raison que la santé a pris autant d’importance lors des récentes conférences internationales, notamment celle sur le financement du développement à Monterrey (Mexique), l’ouverture des nouvelles négociations sur le commerce à Doha et le Sommet sur le développement durable à Johannesburg. J’ai dit que nous avions besoin de meilleures méthodes de travail. Le plus important est de bien travailler ensemble. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons vaincre les obstacles qui empêchent les personnes démunies d’avoir accès à des systèmes de santé efficaces et aux médicaments essentiels. De nouveaux accords internationaux peuvent être utiles en la matière. Il y a trois ans, nous avons entamé les négociations en vue de l’adoption de la convention-cadre pour la lutte antitabac. J’espère que l’année prochaine, l’Assemblée de la Santé adoptera un texte ferme : lorsque la convention entrera en vigueur, nous devrons l’appliquer le plus rapidement possible. Mais, dans la plupart des cas, nous devrons forger des partenaria ts plus informels. C’est aux gouvernements, à la société civile et aux entités privées qu’il incombe de prendre l’initiative dans cet esprit. L’OMS leur prête son concours et, ainsi qu’on a pu le voir hier, les exemples ne manquent pas dans la Région. C’est ainsi que nous travaillons ensemble pour faire en sorte que le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme soit une réussite technique et administrative. J’ai fait part de certaines de vos vues au Directeur exécutif du Fonds. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les pays de la Région à soumettre des projets fondés et à les exécuter avec succès. Par dessus tout, nous devons veiller à ce que le Fonds mondial dispose de suffisamment de ressources pour fonctionner de manière satisfaisante. Le meilleur moyen d’obtenir des fonds supplémentaires est de parvenir à des bons résultats avec les ressources existantes. C’est pourquoi nous n’avons pas ménagé nos efforts

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Annexe 2 pour réduire le prix des produits médicaux essentiels, notamment les médicaments. Après quatre années d’efforts intenses, le principe des prix différentiels est désormais généralement appliqué pour élargir l’accès des pauvres aux médicaments. Le prix de certains antirétroviraux a diminué de 80 à 90 % et le prix des antituberculeux a baissé d’un tiers. La névirapine pour la prévention de la transmission mère-enfant du VIH, ainsi que la polychimiothérapie antilépreuse sont désormais gratuites. Ce n’est pas tout. A Doha, les garanties concernant les médicaments essentiels insérés dans l’Accord sur les ADBIC ont été renforcées. Par ailleurs, plusieurs nouveaux partenariats ont été mis sur pied en vue de mettre au point de nouveaux médicaments contre les maladies négligées. Le mérite en revient aux gouvernements, aux ONG, aux chercheurs, aux sociétés privées, aux médias et aux organisations des Nations Unies. C’est eux qui ont mis la question de l’accès aux médicaments à l’ordre du jour dans l’ensemble du monde. Ils ont insisté pour que la santé l’emporte sur les intérêts commerciaux. Ils ont brisé les vieilles règles sur la fixation du prix des médicaments. Mais le chemin à parcourir est encore long. Il est ainsi encourageant de constater un nouvel esprit d’ouverture concernant la question du SIDA qui aura une incidence sur les programmes de prévention. Les six millions de personnes vivant avec le VIH ont besoin de soins efficaces comprenant les antirétroviraux. Après s’être battus pour faire baisser les prix, beaucoup se demandent pourquoi tant de personnes encore sont privées de médicaments. En réalité, le prix des médicaments est certes essentiel, mais d’autres facteurs sont à prendre en considération si l’on veut améliorer l’accès aux soins : une sélection et un usage rationnels des médicaments essentiels, le contrôle de la qualité et des systèmes de santé capables d’offrir pendant des années un traitement et des soins emprunts de compassion. Cette année, les pays poursuivront les débats entamés à Doha sur le commerce et la santé publique. L’OMS défend le principe selon lequel aucune clause d’un accord commercial, quel qu’il soit, ne doit entraver l’accès de ceux qui en ont besoin à des médicaments permettant de sauver des vies – où que vivent les gens et qu’ils aient ou non les moyens de les payer. J’ajouterai que nous aborderons le thème des médicaments traditionnels et le nouveau document stratégique de l’OMS à la prochaine session du Conseil exécutif.

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Annexe 2 Comment les Ministres de la Santé mettent-ils sur pied des systèmes de santé efficaces, équitable s et répondant aux besoins avec des budgets limités et sans le nombre nécessaire d’agents qualifiés ? Comme on l’a vu hier, nous devons savoir ce qui se passe dans un pays déterminé, comment d’autres pays réagissent face à des problèmes similaires et comment nous pouvons adapter les enseignements à différents cadres et à différentes situations. Et nous avons besoin aussi de systèmes qui nous permettent de recueillir ces informations et de les échanger. Avec le questionnaire sur la santé dans le monde, l’OMS aide les pays à analyser les performances de leurs systèmes de santé. Les pays peuvent utiliser les données comme base d’information pouvant être utilisée pour améliorer la performance des systèmes de santé en faveur des populations mal desservies. Les systèmes de santé dépendent de professionnels compétents pour la gestion des services de santé. L’OMS continuera d’oeuvrer avec les gouvernements, afin de mettre en place et de mettre en oeuvre des politiques relatives aux ressources humaines pour le secteur de la santé. L’OMS collabore également avec les gouvernements dans le domaine de la migration de la main-d'oeuvre sanitaire, sur les traitements et les indemnités complémentaires, et sur les répercussions potentielles de l’accord général sur le commerce des services. En partenariat avec les organes professionnels de la santé, les instituts d’enseignement et de recherche et la Banque mondiale, nous donnerons la priorité à l’augmentation du nombre des professionnels de la santé expérimentés pour les pays et les régions. Quels sont les risques les plus importants pour la santé aujourd’hui dans le monde ? Le Rapport sur la santé dans le monde de cette année, qui paraîtra en octobre, donne quelquesunes des réponses. On retrouve des risques connus associés au sous-développement, comme l’eau contaminée, les conditions médiocres d’assainissement et d’hygiène, les rapports sexuels non protégés (notamment en ce qui concerne le VIH/SIDA), la carence martiale et la pollution à l’intérieur des habitations dues aux combustibles solides. La liste comprend aussi des risques que l’on associe généralement aux modes de vie néfastes, comme l’hypertension et l’hypercholestérolémie, l’abus du tabac et de l’alcool, l’obésité et le manque d’exercice physique. Ces risques, et les maladies qui leur sont liées, dominent dans tous les pays à revenu élevé ou intermédiaire. Ils dominent maintenant les tableaux épidémiologiques de la Chine aux Palaos et de l’Australie à Singapour.

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Annexe 2 Nous assistons dans le monde à la prévalence de ces phénomènes (modes de vies néfastes au lieu d’une alimentation saine et l’exercice physique) qui affectent la santé de tous – jeunes et personnes âgées, riches et pauvres. Notre travail doit aider les pays à choisir des moyens qui soient d’un bon coût/efficacité pour réduire ces risques. Prenons le tabac. Pourquoi avons-nous combattu avec tant de force pour réglementer un produit qui tue la moitié de ses consommateurs réguliers ? Depuis des décennies nous savons comment prévenir chacun des quatre millions de décès annuels dus au tabagisme. Ce n’est pas difficile d’augmenter les taxes, interdire la publicité, mettre en place des règlements, conserver un air sain à l’intérieur des habitations. En 1998, j’étais convaincue que nous devions agir. Nous avons donc examiné

l’article 19 de la Constitution de l’OMS que les Etats Membres peuvent utiliser pour négocier les normes au niveau mondial. C’est pourquoi nous avons choisi d’utiliser ce pouvoir de négociation de l’Organisation pour prévenir les maladies liées au tabagisme. En lançant la convention-cadre pour la lutte antitabac, nous avons fait un grand pas historique. Les négociations de la convention-cadre pour la lutte antitabac rappellent le rôle crucial de l’Etat dans le domaine de la santé publique, en particulier dans l’établissement de normes et de critères, et de leur mise en application. Cela ne veut pas dire que nos efforts ne se heurtent à aucune opposition. Dans toutes les Régions, l’industrie du tabac continue d’agir et de réagir uniquement sur la base de ses propres intérêts, à savoir le maintien des profits et des parts de marché continuant d’attirer et de piéger les jeunes des deux sexes. Comment ? En utilisant des données prétendument scientifiques et de la propagande souvent déguisée en bonne conduite apparente. Le premier projet complet de la convention-cadre est désormais prêt pour la prochaine série de négociations en octobre. Elle définit les accords possibles sur la publicité sur le tabac, la promotion, le partenariat, le commerce illicite des produits du tabac, les taxes et la coopération internationale. Si les pays le souhaitent avec suffisamment de force, la convention-cadre peut devenir une réalité. Et pour devenir réalité, ce dont la convention-cadre a besoin par-dessus tout est

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Annexe 2 l’engagement politique. Nous nous trouvons dans les dernières étapes cruciales qui

détermineront la force qu’aura le premier traité international de l’OMS. La cible que je me suis fixée est l’Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2003. La convention-cadre rentrera alors en vigueur. Elle pourra dès lors bénéficier aux pays et à leur population. Elle permettra de maintenir des politiques de santé publique importantes adaptées aux besoins nationaux. Je sais que vous êtes mieux préparés que jamais. De nombreux Etats insulaires se sont réunis récemment pour préparer la réunion d’octobre et d’autres pays se réuniront bientôt. Je sais que vous êtes déterminés à faire de la convention-cadre un traité au service de la santé publique. Et nous avons encore beaucoup à faire. Nous savons que le diabète, les maladies cardio-vasculaires et le cancer peuvent souvent être évitées. Cela implique de changer d’alimentation et de faire davantage d’exercice. L’OMS agit sur la base d’une résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé datant de mai dernier, en lançant une stratégie mondiale sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé. Les Etats Membres l’examineront au cours de six réunions consultatives régionales l’année prochaine. De ce que j’ai entendu hier au cours de cette réunion, je sais que les pays de cette Région participeront activement à ce processus. Réfléchissez simplement à ce chiffre : 1,6 million de personnes dans le monde sont mortes dans des conditions violentes en 2000. La moitié environ de ces décès était due à des suicides, près d’un tiers à des homicides et environ un cinquième à la guerre. Des millions d’autres personnes survivent à des actes de violence et sont affectées pour le reste de leur vie. Beaucoup d’entre elles sont des femmes. C’est pourquoi je me rendrai à Bruxelles au début du mois d’octobre pour la sortie du rapport mondial sur la violence et la santé. Nous devons briser le silence et nous attaquer à la violence dès maintenant. Trop d’enfants tombent malades à cause de leur environnement, là où ils vivent, travaillent et jouent. En 2000, presque 5 millions d’enfants sont morts de maladies dues à des environnements insalubres, principalement des infections respiratoires aiguës et des maladies diarrhéiques. Nous connaissons le s effets de l’insalubrité de l’environnement sur la santé de l’enfant. Les déchets produits par l’homme contaminent l’eau et les aliments. La contamination de l’eau est aggravée par les microbes et les produits chimiques. A l’intérieur des habitations,

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Annexe 2 l’air est pollué par la fumée provenant de la cuisson des aliments et la fumée du tabac. D’autres toxines pénètrent dans l’air et le sol. Des insectes vecteurs de maladies piquent les enfants. Des enfants sont victimes d’accidents domestiques ou de la circulation routière. Il y a deux semaines, à Johannesburg, nous avons établi les fondements d’une alliance afin de promouvoir des environnements plus sains pour les enfants. Nous travaillons ensemble pour nous attaquer aux risques environnementaux sur la santé avec des interventions d’un bon rapport coût/efficacité, des stratégies communes et des indicateurs précis. Nous savons que travailler ensemble aura un impact bénéfique sur la santé de nos enfants. Comme nombre d’entre vous le savent, ces comités régionaux sont les derniers auxquels j’assisterai en qualité de Directeur régional. La structure régionale de l’OMS lui confère une place unique au sein du système des Nations Unies. Je tiens à rendre hommage au personnel dévoué qui travaille dans les bureaux régionaux, ainsi qu’aux gouvernements hôtes de ces bureaux. Je voudrais également remercier le personnel des bureaux dans les pays de son ardeur au travail. J’ai été particulièrement encouragée de voir comment l’échange de données d’expérience entre les pays a donné naissance à une solidarité et à des solutions régionales. Nous nous employons aujourd’hui avec les Directeurs régionaux à améliorer nos opérations dans les pays. L’OMS est présente dans 147 pays. Lors de cette dernière Assemblée mondiale de la Santé j’ai annoncé la création d’une initiative en faveur des pays. Cette initiative devrait aider l’OMS à mieux focaliser son attention sur les besoins des pays par une activité normative et une coopération technique à l’appui d’une action de santé efficace. Notre initiative s’inspire des travaux en cours pour établir des stratégies de coopération entre les pays et l’OMS. Elle sollicite toute l’Organisation pour la mise en place d’actions de santé stratégiques dans chaque pays. Elle améliorera les compétences de base des équipes de pays qui seront ainsi mieux à même d’appliquer la stratégie adoptée. Elle renforcera le soutien du programme de l’OMS dans les régions et au Siège en faveur de l’action des pays. Elle transformera les systèmes administratifs de l’OMS, améliorant ainsi le fonctionnement des bureaux de l’OMS dans les pays.

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Annexe 2 Elle facilitera aussi la coopération entre les bureaux de l’OMS dans les pays et le système des Nations Unies, la Banque mondiale et les autres partenaires pour le développement. En consultation avec les Etats Membres et les partenaires pour le développement, nous tentons de définir les moyens de mettre en oeuvre cette initiative. Nous soumettrons ensuite les éléments principaux au Conseil exécutif lors de sa prochaine session. Les grandes lignes de notre Projet de budget programme pour 2004-2005 figure à l’ordre du jour de tous les Comités régionaux cette année. A la suite du débat sur Deux

l’établissement de priorités pendant la session du Conseil exécutif, la question de la santé et de l’environnement est désormais proposée comme une priorité supplémentaire. priorités existantes ont par ailleurs vu leur champ élargi : l’activité des systèmes de santé s’étendra aux médicaments essentiels, et je propose d’inclure la santé de l’enfant dans l’initiative prioritaire Pour une grossesse à moindre risque. Les résultats escomptés et les indicateurs du nouveau budget intègre les activités à tous les niveaux de l’OMS et envisagent toutes les sources de fonds. En réponse aux demandes émanant de nombreux Etats Membres, les projets de budget montrent également pour la première fois nos estimations concernant la proportion des fonds extrabudgétaires qui seront dépensés dans les pays et au niveau régional. J’ai fait des propositions concernant l’investissement en faveur du renforcement de la présence de l’OMS dans les pays. Ceci est essentiel si nous voulons atteindre les objectifs de l’initiative axée sur les pays. Ceci est également nécessaire étant donné le rôle croissant que nous envisageons pour les bureaux de pays concernant les fonds extrabudgétaires et les relations avec les donateurs. Cet effort est également nécessaire si nous voulons renforcer les connaissances sur les systèmes de santé dans les bureaux de pays. Nous devons aussi collecter et collationner les informations sanitaires pertinentes en collaboration avec les autorités sanitaires nationales. La période biennale à venir sera la troisième période au cours de laquelle nous aurons dû examiner la question de la répartition du budget ordinaire entre les régions conformément à la décision prise par l’Assemblée de la Santé en 1998. Comme vous le savez, cette résolution a fixé à 3 % par an au maximum la réduction du budget ordinaire pouvant toucher une région. La Région du Pacifique occidental figure parmi les régions dont la part du budget devait diminuer. Au cours du premier exercice, la part de la Région a été réduite au

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Annexe 2 maximum de 3 %. Pour l’exercice en cours, j’ai décidé de limiter la réduction à 2 % par an et je propose de la limiter à 1,5 % par an. Toutefois, compte tenu du fait que la Région compte quelques pays moins avancés parmi ses Membres, la réduction est en réalité ramenée à environ 1,3 % par an. Comme vous le savez, cette résolution doit être examinée en 2004. Quand j’ai pris mes fonctions, en 1998, j’ai engagé l’OMS à créer la différence. L’analyse que nous avons faite de la charge mondiale de morbidité nous imposait de fixer des priorités claires et c’est ce que nous avons fait. L’OMS dispose désormais, pour améliorer la santé dans le monde, d’une stratégie institutionnelle. Nous oeuvrons avec les partenaires à tout moment et ensemble. • • • • • Nous accélérons les mesures face aux problèmes de santé qui mènent à la pauvreté et qui en découlent. Nous veillons à ce que le secteur de la santé joue un rôle central dans la réduction de l’épidémie de VIH/SIDA. Nous contribuons à mettre en place des systèmes de santé efficaces, équitables et répondant aux besoins des personnes. Nous tenons compte des risques qui contribuent aux problèmes de santé dans le monde entier. Et, pour soutenir tous ces efforts, nous mettons tout en oeuvre pour placer la santé au coeur même des préoccupations politiques. C’est là un programme ambitieux, un programme que nous ne pourrons aborder qu’ensemble. Je vous remercie.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé