Outbreak news Suspected viral haemorrhagic fever, Democratic Republic of the Congo. An outbreak has been reported in the Watsa zone, in the north-eastern part of the country. Clinical features include fever, severe headache, lassitude, gastrointestinal bleeding and agitation, but according to the health care workers who have looked after many of the patients, haemorrhagic features are not the norm. Death has generally occurred 5-6 days after onset. The first cases are believed to have taken place in January 1999, but there are indications that since 1994, multiple small outbreaks of apparently similar illness have occurred in the vicinity of Durba, hence the locally-used description of “Durba syndrome”. Durba, the site of pit gold-mining operations, is situated about 20 km from Watsa. Up to 3 May, 68 cases had been recorded, with 63 deaths (case-fatality rate 93%). Most of the cases have occurred in gold miners, and a few in the general community. The chief medical officer of the zone was among the fatalities, but it seems that secondary spread to family contacts or health care workers has been a rare event. Staff from the WHO Regional Office for Africa and a joint team from Médecins sans frontières (Belgium and the Netherlands) have arrived in the area. Clinical samples collected from 5 patients have been sent to a reference laboratory for diagnostic testing, and an epidemiological 143
Le point sur les épidémies Fièvre hémorragique virale présumée, République démocratique du Congo. Une flambée a été signalée dans la zone de Watsa, au nord-est du pays. Les signes cliniques comprennent fièvre, céphalées violentes, lassitude, saignement gastro-intestinal et agitation, mais d’après les personnels de santé qui ont soigné de nombreux malades, les signes hémorragiques ne constituent pas la norme. Les décès se sont généralement produits 5-6 jours après le début de la maladie. Les premiers cas se seraient produits en janvier 1999, mais il y a des indications que, depuis 1994, de multiples petites flambées d’une maladie similaire ont eu lieu près de Durba, d’où la description utilisée localement de «syndrome de Durba». Cette ville, site d’exploitation de mines d’or, se situe à environ 20 km de Watsa. Au 3 mai, 68 cas avaient été enregistrés, dont 63 décès (taux de létalité 93%). La majorité des cas se sont produits parmi des mineurs d’or, avec quelques-uns dans la communauté en général. Le médecin-chef de la zone a été parmi les victimes, mais il semble que la propagation dans un deuxième temps aux contacts intradomiciliaires ou aux personnels de santé ait été un événement rare. Du personnel de l’OMS (Bureau régional de l’Afrique) et une équipe conjointe de Médecins sans frontières (Belgique et PaysBas) sont sur les lieux. Des échantillons cliniques prélevés sur 5 patients ont été envoyés à un laboratoire de référence pour étude diagnostique, et une enquête épidémiologique est en cours. Une
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 18, 7 MAY 1999 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 18, 7 MAI 1999
investigation is under way. An isolation unit has been set up in Durba, and local health care personnel are being instructed in preventive and protective measures, as well as in case management. This report is preliminary, and updated information will be provided as soon as it becomes available. Cholera, Somalia.1 A total of 7 860 cases with 233 deaths has been reported since the beginning of the current epidemic which started in December 1998. Areas where cases were still being registered at the end of March and during the first half of April are Baidoa, Kismayo and Mogadishu. The disease is still appearing in new areas – Bay, Lower and Upper Juba, Lower Shabelle – which are difficult to access. No data are available. WHO continues to support the local health authorities in strengthening cholera preparedness plans, including the provision of supplies, since more outbreaks are expected later in the year following the seasonal pattern. Cholera, Sudan. The outbreak which began in early March is continuing. The areas of Akobo, Burmat, Lankien, Mading, Padak and Wanding have reported a total of 892 cases with 24 deaths up to 27 April. These figures are for cases admitted to hospital, and remain provisional. The epidemic mainly affects the Jonglei region in areas south of the river Sobat. As it is the beginning of the rainy season people have started moving with their animals from locations along the river to inland sites where other areas are likely to be affected. WHO has sent an epidemiologist to assist local health authorities in assessing the situation in the affected areas. 1
unité d’isolement a été établie à Durba, et le personnel de santé local a reçu une formation concernant les mesures préventives et protectives, ainsi que la gestion des cas. Ce rapport est préliminaire, et des informations mises à jour seront fournies aussitôt disponibles. Choléra, Somalie.1 Un total de 7 860 cas dont 233 décès a été notifié depuis le début de l’épidémie actuellement en cours, qui a débuté en décembre 1998. Les zones où l’enregistrement de cas s’est poursuivi fin mars et pendant la première moitié d’avril sont Baidoa, Kismayo et Mogadiscio. La maladie apparaît encore dans de nouvelles zones – Bay, Juba inférieur et supérieur, Shabelle inférieur – qui sont difficiles d’accès. Aucune donnée n’est disponible. L’OMS poursuit son soutien aux autorités sanitaires locales afin de renforcer les plans de lutte contre le choléra, y compris par le biais de la fourniture de matériel, car de nouvelles flambées sont attendues dans les mois à venir, selon le schéma saisonnier. Choléra, Soudan. La flambée de choléra qui s’est produite début mars se poursuit. Les zones de Akobo, Burmat, Lankien, Mading, Padak et Wanding ont notifié un total de 892 cas dont 24 décès au 27 avril. Ces chiffres représentent le nombre de cas hospitalisés et restent provisoires. L’épidémie touche surtout la région de Jonglei au sud de la rivière Sobat. Comme c’est le début de la saison des pluies, les habitants commencent à quitter les sites le long de la rivière pour l’intérieur des terres, ce qui risque de provoquer une extension de l’épidémie. L’OMS a envoyé un épidémiologiste pour soutenir les autorités sanitaires locales dans leur évaluation de la situation dans les zones touchées. 1
See No. 11, 1999, p. 88.
Voir No 11, 1999, p. 88.