ENVIRONMENTAL HEALTH WHO Regional Workshop on Chemical Safety, Western Pacific Region The international goal of health for all cannot be achieved without a strong emphasis on programmes which ensure the safe manufacture, transport, use and disposal o f toxic chemicals. This was the major conclusion of 23 scientists representing 13 countries of the Western Pacific Region and international organizations at a recent WHO Regional Workshop on Chemical Safety. While the proper use o f chemicals has greatly improved the quality of human life through more effective disease control, better nutrition and the provision o f safe drinking-water, the unsafe use o f chemicals damages the environment and poses serious health hazards. The widely publicized releases of toxic chemicals into the Rhine River, the disaster of Bhopal and the names Chernobyl, Love Canal and Agent Orange symbolize ecological disasters of universal concern. However, less publicized problems in the Western Pacific Region need serious attention if new infamous names are not to be added to the list
HYGIÈNE D E L’ENVIRONNEM ENT Atelier regional de POMS sur la sécurité des substances chimiques, Région du Pacifique occidental Le but international de la santé pour tous ne peut être atteint si l’accent n’est pas mis fortement sur des programmes garantissant la sécurité de la fabrication, du transport, de l’utilisation et de l’élimination des produits chimiques toxiques. Telle frit la conclusionprincipale des 23 spécialistes scientifiques représentant 13 pays de la Région du Pacifique occidental ainsi que des organisations internationales qui ont récemment participé à un atelier régional de l’OMS sur la sécurité des substances chimiques. Si l’utilisation appropriée des produits chimiques a considérablement amélioré la qualité de la vie humaine grâce à une lutte plus efficace contre les maladies, à une meilleure nutrition et à la distribution d’eau potable saine, en revanche l’emploi inconsidéré de ces substances endommage l’environnement et fait courir des risques sérieux sur le plan de la santé. Le déversement de produits chimiques toxiques dans le Rhin, largement évoqué dans la presse, la catastrophe de Bhopal et les noms de Tcher nobyl, Love Canal et Agent Orange témoignent de désastres écologiques qui ont soulevé l’émotion dans le monte entier. Cependant, il faut se pencher sérieusement sur certains problèmes moins connus dans la Région du Pacifique occidental si l’on veut éviter que d’autresnoms tout aussi sinistres ne viennent s’ajouter à cette liste. > . L’atelier, qui s’est tenu du 24au28 novembre 1986, était parrainé parle Centre régional OMS du Pacifique occidental pour la Promotion de la Planification écologique et les Etudes appliquées (PEPAS) à Kuala Lumpur (Malaisie). Les participants ont examiné chaque aspect de l’emploi des produits chimiques en toute sécurité, depuis leur fabrication, leur stockage, leur transport et leur utilisation jusqu’à leur élimination finale. Les participants ont conclu notamment que le Centre devrait réunir une collection complète des texteslégislatifs et des codes d’usages régio naux sur la sécurité des substances chimiques et instituer un système pour la diffusion rapide des informations concernant les produits chimiques dont l’emploi est interdit ou sévèrement restreint dans la Région. Ils ont admis la nécessité d’établir des plans d’intervention nationaux pour faire face aux situations d'urgence, des dispositions appropriées étant prévues pour la communication rapide d’informations sur l’identité des produits chimiques et leurs méthodes d’emploi. Bien que les problèmes relatifs à la sécurité des produits chimiques revêtent des aspects différents d’un pays à l’autre, les participants ont constaté qu’ils éprouvaient en général les mêmes difficultés pour élaborer leur programme. L’insuffisance des ressources financières, la pénurie de personnel qualifié et le manque d’informations techniques appropriées et à jour sont autant de problèmes auxquels ils ont dû faire face et sont encore confrontés. 1 1 a été clairement admis que toute solution satisfai sante des problèmes liés à la sécurité des produits chimiques exige une participation et une coopération étendues. Les secteurs de la santé, du développement économique, de la fabrication, des transports et des ins titutions socio-politiques ont tous un rôle important à jouer.
The workshop, held 24-28 November 1986, was sponsored by WHO’s Western Pacific Regional Centre for the Promotion of Environmental Planning and Applied Studies (PEPAS) in Kuala Lumpur, Malaysia. Participants discussed every aspect o f the safe use o f chemicals—from their manufacture, storage, transport and use to their eventual disposal. The participants concluded, among other things, that the Centre should compile a comprehensive collection of regional legislation and codes of practice on chemical safety and establish a system for the rapid dissemination o f information on banned and severely restricted chemicals within the Region. They agreed on the need for national contingency plans to deal with emergencies, with adequate provision for the rapid supply of information on the identity of, and methods of handling chemicals. Although specific aspects of chemical safety problems differ from country to country, the participants found that most of their programme development difficulties were commonly shared. The lack of adequate monetary resources, insufficiently trained personnel, and a scarcity of timely and appropriate technical information are problems they have all faced and continue to grapple with. There was clear agreement that successfully solving chemical safety problems requires broad-based participation and cooperation. The health, economic development, manufacturing, transportation and sociopolitical sectors all have significant roles to play.
Wkly Eptdetn. Rec : N o . 25 - 19 June 1987
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Releve epultm hetd,. N » 25 - 19ju in 1987
Some Western Pacific countries, already have comprehensive mfrasiructures for dealing with a broad range o f chemical safety issues, others have developed effective programmes for specific aspects of chemical safety, and still others are j ust beginning their efforts to deal with recognized problems. Australia, Japan and New Zealand have comprehensive pro grammes which cover environmental pollution; food ingredients ; pesticides; hazardous waste disposal; chemical emergencies/accidents; the manufacture, handling, marketing and use of dangerous chemicals; and poisoning by chemicals. In some countries, a high priority is given to the problems of chemical poisoning For example, in New Zealand, thé National Poisons and Hazardous Chemicals Information Centre provides emergency treatment and information nationwide by telephone on a 24-hour basis.
In smaller countries or areas like Singapore and Guam, pro grammes focus more on problems associated with theirscarce land and water reso urces. In Singapore, for example, where water catch ment areas have to be protected from chemical pollution, the transport of chemicals is carefully planned and controlled to avoid drainage areas, high population centres and the most heavily used roadways. In some instances, police escorts are provided for bulk consignments of chemicals. The question of what to do with hazardous wastes is also receiving increased attention. Deciding whether to bury them, burn them, or store them is quite complex. The various alterna tives all carry different price tags and risks. WHO is closely involved in cheiriical issues, especially through its administrauon of the International Programme on Chemical Safety (IPCS). Established in 1980, this programme is jointly sponsored by the International Labour Organisation (ILO), the United Nations Environment Programme (UNEP), and WHO.
. Quelques pays du Pacifique occidental disposent déjà d'une infrastruc ture complète,çour s’occuper d’un large éventail de problèmes en rapport avec la sécurité des substances chimiques, d’autres ont élaboré des pro grammes efficaces pour certains aspects déterminés de b sécurité des produits chimiques, et d’autres encore commencent tout juste à s’occuper des problèmes qu’ils ont constatés. L’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande ont établi des programmes complets portant sur la pollution de l’environnement ; les ingrédients des produits alimentaires; les pesticides; l’élimination des déchets dange reux; les urgences ou accidents d’origine chimique; la fabrication, la manutention, la commercialisation et l’utilisation des produits chimi ques dangereux; ét l’empoisonnement par les produits chimiques. Cer tains pays accordent une haute priorité aux problèmes que pose l’empoi sonnement par des substances chimiques. C’est ainsi qu’en NouvelleZélande leCéntre national d'information surles poisons et les substances chimiques dangereuses assure des traitements d’urgence et communique des informations par téléphone dans tout le pays 24 heures sur 24. Dans les pays ou territoires de moindre étendue tels que Singapour et Guam, les programmes sont davantage axés sur les problèmes en rapport avec le peu de ressources existantes en eau et en terres. A Singapour, par exemple, où les bassins de retenue d’eau doivent être protégés contre la pollution chimique, le transport des produits chimiques est soigneuse ment planifié et contrôlé pour éviter les périmètres de drainage, les agglomérations urbaines et les routes où la circulation est la plus intense. Dans certains cas, les expéditions de produits chimiques en vrac bénéfi cient d’une escorte policière. La question de l’élimination des déchets dangereux reçoit aussi une attention accrue. Faut-il les enfouir, les brûler ou les stocker? C est là une décision complexe. Le coût et les risques sont différents pour chaque solution. L'OMS s'occupe étroitement des questions en rapport avec les produits chimiques, notamment parce qu’elle est chargée d’administrer le Pro gramme international sur la sécurité des substances chimiques. Institué en 1980, ce programme est parrainé conjointement par le Bureau international du Travail (BIT), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’OMS.
(Based on/D’après: Health é Development, No. 44, February/fëvrier 1987; WHQ Regional Officefo r the Western Pacific/Bureau régional de l ’OMS pour le Pacifique occidental.)