1,l I i i RAPPORT TECHNIQUE ANNUEL DE PROJET AU COMITE CONSULTATIF TECHNIQUE (CCT) ENVOI DU RAPPORT Autorités habilitées à signer le présent rapport: Pays: Guinée Equatoriale Nom du coordonnateur national: M. Anacleto LMSI NSUE Signature: Date: For TotReprésentant des ONG: Il n'existe pas d'ONG Rapport rédigé par le Dr NSUE Anacleto LMSI Titre: Directeur National Signature Date RECU LE 2 û Â'CrJr 20i0 I APOC/DtR ior Holrütt Tor ùxru ta.Îo,rloait c6Àct' co 8ru F7 Année d'approbation: 1998 Appellation du Proiet: projet TIDC IIe de Bioko Période couverte par le rapport: ler anvier au 31 décembre2009 de démarrase: 1999 Date de d tz 2 aofit 2010 ONGD partenaire: No I TIDC/ILE BIOKO/2009 APOC OAT OAF OBC DC TTDC AMC MINISAN MINISABS ONGD ONG GTNO SSP REMO ESG CCT UNICEF OUT OMS PNLO PNLOF ETD ABREVIATIONS Programme Africain de Lutte contre l'Onchocercose Objectif Annuel de Traitement Objectif Annuel de Formation Organisation à Base Communautaire D istributeur Communautaire Traitement à l' Ivermectine sous directrices communautaires Auto-suivi Communautaire Ministère de la Santé Ministère de la Santé et du Bien-ête Social Organisation Non Gouvernementale de Développement Organisation Non Gouvemementale Groupe de Travail National de Lutte contre l'Onchocercose Soins de Santé Primaires Cartographie Epidémiologique Rapide de l' Onchocercose Effets Secondaires Graves Comité Consultatif Technique Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Objectif Ultime de Traitement Organisation Mondiale de la Santé Programme National de Lutte contre l'Onchocercose Programme National de Lutte contre l'Onchocercose et autres Filarioses Maladies Tropicales Négligées a I , 2 COTJRS DISPENSES SUR RECOMMANDATION DU CCT: l. Remplir toutes les sections du tableau l2 Réponse: Les sections du tableau 12 sont déjà remplies. 2.Yérifiez les chiffres de la population totale de la zorte du projet Réponse: Les chiffres de la population de La zone du projet ont été vérifiés et corrigés ; nous avons pris bonne note de cette observation. I J RESUME ANALYTIQUE L'onchocercose, également connue sous Ie nom de cécité des rivières demeure un problème de Santé Publique en Guinée Equatoriale, en particulier sur l'île de Bioko où la prévalence atteint 75% chez les populations de la zoîe rurale de l'île (situation hyperendémique) selon les données obtenues de la première enquête épidémiologique menée en 1988 (méthode de la biopsie sous-cutanée) ; et les manifestations cliniques de type cutané parfois liées à l'épilepsie (affection neurologique) étaient graves et débilitantes. La Région Continentale du pays était considérée comme hypoendémique jusqu'en 2008, periode à laquelle les résultats de l'étude de cartographie épidémiologique ont montré qu'il existait également quelques foyers d'Onchocercose dans les districts de Niefang, Evinayong, Nsork, Mongomo et Ebebiyin. En 1990, le Programme National de Lutte contre I'Onchocercose et autres Filarioses a été créé; et par manque de financement du Gouvernement, le Programme fonctionnait grâce à l'appui flrnancier de I'ONG-Université de Barcelone. De I99I à 1996, la distribution massive du médicament Ivermectine a été effectuée uniquement dans la zone rurale de l'île en utilisant la stratégie mobile. Il faut rappeler que dans la Ville de Malabo, la distribution massive n'a pas été effectuée, puisqu'elle était considérée cornme une zone hypo-endémique de 1990 à 2002, période à laquelle I'enquête REA a été réalisée dans la ville de Malabo. En 1999,I'ONc-Université de Barcelone a mené une étude d'impact sur le haitement dans les zones rurales de l'île, qui a montré que la prévalence de I'Onchocercose est passée de 75% à 42%o, ce qui représente une réduction de 33%o. Cela a également permis de constater une baisse des paramètres symptomatiques tels que la dermatite, les lésions oculaires et l'épilepsie. Après la signature du Protocole d'Accord avec le programme APOC en 1998, la Guinée Equatoriale a décidé d'élaborer un plan d'action basé sur l'approche TIDC. La mise en Guvre de cette approche a été convenue pour une période transitoire de trois ans pour sortir du système de distribution vertical qui été pratiqué dans le Programme depuis 1991 et le réorienter au système TIDC comme suit: lè'" Étape-I999,\e TIDC ne couwirait que 15% des populations des zones rurales de llle de Bioko. 2ème Étape-2000, le TIDC couwirait 50% des populations des zones rurales 3è" Étape-z}}l,le TIDC couvrirait seulement IOO%des populations des zones rurales. Face à cette situation complexe, on peut parler du démarrage des activités du TIDC en Guinée Equatoriale, et par conséquent, les chiffres du traitement massif du TIDC de 1999 à 2002 devraient refléter uniquement le dénominateur de la population rurale (20 000 habitants) et non la population totale de l'île de Bioko. De 1999 à2002les activités du TIDC dans les zones rurales se sont développées grâce au financement du programme APOC. Toutefois, en raison d'un malentendu, le financement du programme APOC s'est arrêté de 2003 à2006. Cependant, en2004 et grâce au financement du Gouvemement il a été mis en æuvre pour la première fois, la distribution massive de I'Ivermectine dans la Ville de Malabo et dans les quartiers adjacents. t 4 tEn 2006, un plan de relance des activités financées par le programme APOC süü d'un plan d'appui technique au GTNO de la Guinée Equatoriale en 2007 a permis la reprise normale des activités sur l'île de Bioko. Le Projet TIDC sur l'île de Bioko couvre quatre districts (Malabo, Baney, Luba et Riaba) et comprend environ 21 formations sanitaires, dont 12 sont publiques. Les données du recensement (PNLOF 2009) estiment la population de l'île à 80206 habitants, répartis dans 129 communautés. Sur un total de 362 travulleurs de la santé intenogées sur l'île de Bioko, seulement 20 sont impliquées dans le TIDC. La faible implication du personnel de santé est un véritable défi, et est par conséquent une des priorités à I'ordre du jour du Programme de 2010 et 20ll pour atteindre plus de personnel de santé. Les activités planifiées du TIDC dans le présent rapport ont démarré en fin fewier avec la sensibilisation, la formation, la distribution du médicament Ivermectine, le süü et la supervision. Les résultats obtenus se présentent comme suit En ce qui concerne la sensibilisation: La mise en æuvre d'un plan de médias d'information avec la diffi.rsion de messages courts à la radio pour expliquer la maladie, ses symptômes et le traitement massif pour encourager la population à recevoir de plus amples informations sur cette maladie. De même, des réunions ont été tenues avec les Représentants du Gouvernement des quatre districts qui forment l'île de Bioko. Aussi, à la réunion avec les leaders communautaires il a été réaffirmé le rôle principal que joue la Communauté, dans l'élection des DC. En ce qui conceme la formation 20 membres du personnel de santé sur 20 attendus ont été formés ou ont bénéficié de cours de recyclage au niveau des districts et des aires de santé. 204 Distributeurs Communautaires @C) sur 200 attendus ont été formés ou ont bénéficié de cours de recyclage. Pour les années 2010 et 20ll,le Programme National de Lutte contre I'Onchocercose et autres Filarioses envisage de former de nombreux professionnels de la santé afin de se conformer au Plan d'Action National de Lutte Intégrale contre les Maladies Tropicales Négligées (ATI.I). En ce qui concerne le traitement: - 80 206 personnes ont été recensées dans les 129 Communautés. Ce chiffre est une mise à jour des données du recensement des Districts Sanitaires de Malabo, Baney, Luba et Riaba collectées par les DC au cours du traitement en 2009. - 56 902 personnes ont été traitées au Mectizan, ce qui a permis d'atteindre une couverture de70,940Â. - 129 communautés ont été impliquées durant la distribution massive de I'Ivermectine, ce qui équivaut à une couverture géographique de 100%. 5 L'un des défis majeurs du projet est de faire face à la situation complexe d'appliquer le TIDC dans une grande ville comme Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale. Il existe de nombreuses causes, mais nous n'en indiquerons que deux:l. Pour obtenir de meilleurs résultats, il faut motiver financièrement les DC pour la distribution massive. 2. de nombreuses personnes, surtout les jeunes, pensent que I'Onchocercose est une maladie qui n'affecte que les zones rurales, puisque dans la Ville de Malabo il n'existe pas de patients qui présentent des symptômes visibles. Par conséquent, au cours des prochaines campagnes, le projet dewa plus mettre I'accent sur: - la Sensibilisation à Malabo - la participation accrue des responsables du Ministère de la Santé et du Bien-êne Social afin d'avoir plus de fonds pour le projet, puisque que le projet ne peut avoir de bases durables sans fonds provenant du Gouvemement. - L'intégration des activités du programme dans le paquet minimum des actiütés du district. - La mise en æuvre du Plan d'Action National de Lutte Intégrale contre les Maladies Négligées (ETD). SECTION I.INF'ORMATIONS DE BASE 1.1 Informations d'Ordre Général 1.1.1 Brève description du projet Le projet TIDC en Guinée Equatoriale couvre toute l'île de Bioko, selon les résultats des enquêtes épidémiologiques réalisées en 1988 (prévalence de 75%) et les données de REA de 2002,Ies quatre districts sanitaires dont les 3 zones rurales (Luba, Riaba et Baney) et une zone urbaine (Malabo), que compte l'île de Bioko sont concernés par le traitement. Le projet est situé dans une zone écologique de type forêt tropicale. Le climat est de type équatorial avec deux saisons: une saison sèche (novembre-mars) et une saison des plües(awil - octobre). De 1990-1997, le Programme National de lutte contre I'Onchocercose et autres Filarioses (PNLOF) de la Guinée Equatoriale avec l'appui de la Coopération Espagnole (ONG-Université de Barcelone) a effectué des traitements à l'Ivermectine en utilisant la stratégie mobile et en atteignant des taux de couverture thérapeutique d'environ 62Yo dans les zones rurales. Selon une étude de I'ONG-Université de Barcelone en 1999, ces interventions ont permis de réduire la prévalence de la maladie de 75 à33%. Entre 2002 et2005,la lutte antivectorielle effectuée sur l'île de Bioko, avec l'appui du prograrnme APOC a permis l'élimination du vecteur dans cette île. En I'absence du vecteur qui transmet la maladie, des efforts devraient être consacrés à la distribution de I'ivermectine afin d'atteindre ce qui pourrait être considéré comme une élimination de [a maladie de I'Onchocercose sur l'île de Bioko. , 6 tLa République de Guinée Equatoriale a signé en 2006 le Protocole d'Accord avec APOC pour lutter contre I'Onchocercose. Depuis 1998, le pays a pu bénéficier des fonds du programme APOC pour la réalisation du projet TIDC sur l'île de Bioko. Le projet TIDC a été progressivement mis en marche depuis 1999, principalement dans les districts des zones rurales de Riaba, Luba et Baney. Selon les données de I'enquête REA effectuée en2002, il a été décidé d'inclure également la Ville de Malabo dans le projet La suspension du financement du programme APOC survenue entre 2003 et 2006 aurait pu avoir une certaine influence sur le retard lié à la mise en æuvre des bases de la durabilité du projet. Toutefois, avec le renouvellement de l'appui financier et technique du progralnme APOC en2007,les activités du TIDC ont recommencé à être réalisées. 1.1.2. Brève Description du pays La République de Guinée Equatoriale est située en Afrique Centrale, et est divisee en deux Régions: la Région Continentale également connue sous le nom de Rio Muni et la Région Insulaire de Annobôn dans I'océan sud atlantique et l'île de Bioko (ancien Fernando Poo), où se trouve la capitale Malabo. La superficie totale du pays est de 28 051km2. La Guinée Equatoriale est bordée par le Cameroun au nord, le Gabon au sud-est et le Golfe de Guinée qui est située à I'ouest de Sao Tomé et Principe. Ancienne colonie espagnole et seul pays africain qui parle espagnol, la Guinée Equatoriale est indépendante depuis le 12 Octobre 1968. Membre de la CEMAC avec le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République Centrafricaine et le Tchad. Le pays est également membre de la zone du franc Cfa, ainsi que de la Francophonie et a adopté le français corrme seconde langue du pays après I'espagnol. Les habitants de la zone du projet à part l'espagnol s'expriment également dans cinq langues ou dialectes qui sont: F*g, Bubi, Ndowe, Bisio et Annobones. La population est jeune, plus de 45%o ont moins de 15 ans et elle est estimée à 1014990 d'habitants répartis de fagon inégale, 75%o de la population vit à Rio Muni. La population urbaine représente environ 40% du total et est principalement concentrée dans les villes de Malabo, Bata et Ebebiyin. Actuellement, il y a un exode massif de la migration vers les villes à la recherche d'une vie meilleure grâce à la découverte du pétrole, et par conséquent lazone rurale contient de moins en moins d'habitants. Le taux de croissance démographique est de 2,9%o et est deux fois plus élevé dans les villes. Le taux de natalité brut se situe autour de 43Yo et le taux de fecondité est de 5,5 enfants par femme. 7 PROVINCES ET DISTRICTS La Guinée Equatoriale compte sept Provinces divisées en 18 districts qui représentent l'unité politique administrative de gestion sanitaire. Province de Annobon (San Antonio de Palé) Province de Bioko Nord (Malabo) Province de Bioko Sud (Luba) Province du Littoral (Bata) Province du Centre Sur (Evinayong) Province de Kie-Ntem (Ebebiyin) Province de rù/ele-Nzas (Mongomo) ORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA GUTNEE EQUATORIALE Régions Provinces Capitales Districts INSULAIRE Bioko Nord Malabo Malabo, Baney Bioko Sud Luba Luba, Riaba Annobon S.Antonio Pale Annobon CONTI NENTALE Littoral Bata Eat4, Mbini, Kogo Centre Sud Evinayong Evinayong, Acurenam Niefang, Kie Ntem Ebebiyin Ebebiyin, NsokNsomo Micomiseng, V/ele Nzas Mongomo Mongomo, Akonibe, Nsork Aflisok, Total 7 7 l8 Le projet TIDC couvre un quart des districts administratifs des provinces de Bioko Nord et Bioko Sud de la Région Insulaire. ECONOMIE Jusqu'au milieu des années 90, l'économie de la Guinée Equatoriale était basée sur la culture du cacao et du cafe qui ont été la principale source de revenus. En2004,la Guinée Equatoriale était le troisième pays producteur de pétrole en Afrique au Sud du Sahara. La production était de 360.000 barils par jour. Cette situation a causé la détérioration de l'économie rurale et de I'agriculture. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant est passé de 1604,4 US $ en 1999 à3852,2 dollars U $ en 200l.Il est actuellement estimé à plus de 30.000 dollars u $. La Conférence économique nationale qui a adopté le plan de développement Horizon 2020 a prescrit 15 programmes prioritaires, parmi lesquels la santé pour tous d'ici I'an 2020 avec le passage d'une situation d'un pays émergent à la transformation vers le développement. 1 2 3 4 5 6. 7. t 8 ,Présentation de la Carte de la Guinée Equatoriale SYSTEME SANITAIRE ET PRESTATION DE SERVICES MEDICAUX Le Ministère de la Santé et du Bien-être Social (MINISABS) est chargé de la conception, de la mise en ceuwe et du suivi-évaluation de la politique sanitaire du pays. Principaux indicateurs de la Guinée Equatoriale Population : 1.014.990 habitants (en 2004). 0-14 ans: 42,56%o; 15-64 ans: 53,68%; *65 ans: 3,76Yo Superficie: 28,051km2 Densité: 17 habitants Æ(m2. Frontières terrestres: Gabon et Cameroun Espérance de vie des hommes : 52 ans (en 2001) Espérance de vie des femmes : 56 ans (en 2001) Taux de croissance de la population : 2,46yo (en 2001) Taux de natalité :37,72%oD (en 2001) Taux de mortalité : 13,IlYol (en 2001) Taux de mortalité infantile :92,9%oZ (en 2001) Taux de fécondité : 4,9 enfants / femme (2001) Source : Données du PNLOF 2007 9 GurNÉE ÉeuaroRrAln l*{gong RÉGI .Mmte Bôta Nt) Ayamikeo Micomeieng ü Ncue .A6isoc E NTALE tNcombia Evinayong ovels Ebomku a l$oc. C ONT M(RlO EriaSg a\ ù, l-r . ,-l Les maladies infectieuses représentent plus de 85% des consultations, en particulier le paludisme, les infections respiratoires aiguës et la diarrhée sont les principales causes de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. L'onchocercose (l'île de Bioko), la trypanosomiase et la lèpre sont en baisse progressivement. Cependant, la prévalence des maladies tropicales (filariose lynphatique, Loa-Loa, helminthiase et schistosomiase) reste élevée, en particulier dans la Région Continentale; dans ceffe même région, quelques foyers de la maladie de l'onchocercose ont été observés dans 5 districts sanitaires. Il existe des programmes de sensibilisation et de prévention des maladies infectieuses tandis que la diffi.rsion des messages à la radio et à la télévision n'est pas toujours régulière. L'orientation de la politique sanitaire actuelle préconisée foumie la qualité des services diagnostiqués et curatifs à I'hôpital et au cenûe de santé et soutient également les ef[orts visant à construire des infrastructures sanitaires. Le système de surveillance épidémiologique et de riposte aux maladies infectieuses est opérationnel, mais dewait être renforcé à I'avenir. La structure sanitaire est fondée sur l'organisation administrative du pays à tois ruveaux: Au niveau central, au niveau intermédiaire et au niveau des postes de santé périphériques, les centres de santé et hôpitaux de district. Un total de 2l formations sanitaires dont 12 publiques couvrent la zone du projet et le personnel impliqué dans le TIDC est réparti comme suit: Tableau 1: Effectif du personnel de santé impliqué dans le TIDC District/LGA Nombre de personnel de santé impliqué dans le TIDC Nombre total du personnel de santé dans toute la zone couverte par le projet B1 Nombre du personnel de santé impliqué dans le TIDC B2 Pourcentage 83: B2lBl*100 Malabo 32r 7 2 ) I % Luba t6 5 3t% Riaba 1l 4 36,36yo Baney t4 4 28,57yo Total 362 20 5lù t e l0 II.1.3 LES PARTENAIRES La seule ONG qui avait des relations de coopération avec le Programme national de lutte contre I'onchocercose et autres filarioses était I'ONG -Université de Barcelone. Cette ONG a appuyé les activités du PNLOF de 1990 à 2002, et sa principale statégie de distribution était la stratégie mobile. Actuellement, sur l'île de Bioko, la seule ONG internationale existante est la Fédération Espagnole des Religieux de la Santé (FERS) et leurs activités se limitent essentiellement aux structures sanitaires fixes (centres de santé et hôpitaux). Au cours de la période couverte par ce rapport, la mise en æuvre des activités qui ont été essentiellement financées par le Gouvernement de la Guinée Equatoriale a vu l'engagement des partenaires corlme I'OMS / APOC, la Croix-Rouge de la Guinée Equatoriale et les communautés. Durant la campagne de distribution de I'année 2009, les équipes du personnel des districts sanitaires appuyées par le personnel du PNLOF ont été chargées de la coordination et du suivi des activités du TIDC dans leurs zones respectives, en particulier la formation des DC, la supervision et la gestion des cas probables d'effets secondaires. En ce qui conceme le traitement à I'Ivermectine dans la zone urbaine de Malabo, la Direction Nationale du Programme a établit des liens de partenariats avec la Croix-Rouge de la Guinée équatoriale qui a mis à la disposition du PNLOF leurs bénévoles pour tavailler en tant que Distributeurs Communautaires pour la ville de Malabo. Cela a permis la mise en ceuwe des activités de distribution de I'Ivermectine dans la ville de Malabo en 2009. Toutefois, il est important de noter que pour obtenir de bons résultats, il faut rémunérer ces bénévoles, car I'expérience a montré que le traitement dans la Capitale est très difficile et compliqué. Les communautés rurales ont mené des activités liées à la mobilisation sociale et à leurs populations respectives, au recensement, à la distribution du médicament Ivermectine et au contrôle des effets secondaires éventuels. ll Districts Population Totale Nombre de communautéVvillages Population Zone méso endémique Zone hyperendémique Total dans la zone méso- hyperendémique Zone méso endémique Zone hyper endémique Total dans la zone méso/ hyperendémique Objectif ultime de traitement(our) Malabo 67 t96 54 54 67t96 67196 45693 Luba 5825 33 33 5825 5825 3961 I 395Riaba 2052 t7 l7 2052 2052 Baney 5133 25 25 5133 5 133 3490 Total 80206 129 129 80206 80206 54539,9 1.2 Population et Systèmes Sanitaires Tableau no 2: Communautés et populations à risque dans toute lazone du projet. -NB: Toute la zone avait été identifiée comme étant hyperendémique à I'Onchocercose par le REMO - Source: Recensement effectué par les DC durant la campagne2009. - Village signifie, une localité géographiquement délimitée où réside un groupe de personnes qui sont dirigées par un Chef Traditionnel. En zone urbaine, le quartier est éqüvalent au village dont le chef visible est le Président de la Communauté. SECTION 2. Application du TIDC 2.1. Calendrier des activités Financées principalement par le Gouvernement de [a Guinée Equatoriale, les activités du TIDC pour I'année 2009 ont démarré avec l'élaboration d'un plan d'action en fin Janvier, dont I'exécution a été réalisée sur la base du calendrier suivant: - Réunion de lancement du nouveau plan d'action national pour la lutte globale contre les maladies tropicales négligées (MTI.D au Conseil d'administration du ministère, présidé par [e ministre d'État au début de Février. - Visite des délégués du gouvernement et traités dans les districts de Malabo, Baney, Luba et Riaba dans le mois de Mars, Mai et Juin. - Session spéciale présidée par le Ministre d'État à la présentation des résultats de l'évaluation entomologique dans le mois de juin. - Formation des DC zone urbaine dans le mois de mars. t2 - Formation des directeurs d'hôpitaux, les points focaux et gestionnaires des centres de santé de la Région Insulaire dans le mois de juin - Formation des DC dans les zones rurales dans le mois de juillet - Recensement et la distribution de I'ivermectine dans les mois de Juillet et Août - Contrôle des activités dans lazone urbaine au cours des mois d'avril et mai - Contrôle des activités dans lazone rurale dans les mois d'août et Septembre. Le tableau suivant présente le calendrier des activités. Tableau 3: calendrier des activités du TIDC 2.2 PROCURATION. Lors de l'élaboration des activités du TIDC en2009, un plan d'action a été élaboé qui comprend les visites effectuées aux Représentants du Gouvernement et assimilés des Disticts de Malabo, Luba, Riaba et Baney. A ces personnalités, nous avons exposé particulièrement les expériences, les avantages, les faiblesses et les perspectives du Prograrune, afin qu'ils aient une meilleure perception et qu'ils apportent leur appui. Au début du mois de fevrier s'est tenue au Ministère de la Santé et du Bien-être Social, une réunion présidée par le Ministre de Tutelle pour la présentation officielle du document Plan National de Lutte Intégrale contre les Maladies Tropicales Négligées. Lors de cette réunion, l'accent à été mis sur les questions relatives au niveau d'endémicité, à I'emplacement, à la distribution massive des médicaments lvermectine, Albendazole et Praziquantel. La réunion du conseil de direction spécial s'est tenue au Ministère de la Santé et du Bien-être Social sur la présentation des résultats de l'évaluation de l'élimination du vecteur Simulium Damnosum de l'île de Bioko. Cette réunion était présidée par le Minisüe d'État chargé de la Santé et du Bien-être Social. Elle a connu la participation de 2 Secrétaires d'Etat, du Secrétaire Général, de 5 Directeurs Généraux et de 6 Directeurs Nationaux. Districÿ LGA Mobilisation des communautés Formation Recensement/A ctualisation Distribution des médicaments Supervision Mois de déma rTage Mois d'achève ment Mois de déma rrage Mois d'achèv ement Mois de démar lAEe Mois d'achèv ement Mois de déma ITage Mois d'achève ment Mois de démarra ge Mois d'achève ment Malabo févricr mars mars avri I avril avril avril mal mal mat Luba mal juin juillct juillet aott aott août septembrc septcmbrc scptcmbre Riaba mai Jurn juillet juillet aott aott aott septembrc scptembrc scptcmbre Baney mai Juln juillct juillet aott aott aott septembrc septcmbrc scptanbre 13 2.3 Mobitisation, Sensibilisation et Education en matière de Santé en faveur des communautés. La diffrrsion par radio et par télévision de messages courts sur la maladie de I'Onchocercose et les réunions avec les leaders corlmunautaires sont des actions qui permettent de recevoir des informations sur les maladies et leurs conséquences. Ces actions permettent également d'expliquer pourquoi il faudrait continuer à prendre les médicaments Mectizan malgré l'élimination du vecteur. Dans les villages, les messages ont été également transmis par les DC Bien que le matériel IEC ne soit pas disponible dans le progrumlme, il avait été néanmoins distribué à la DC en 2009 des t-shirts avec des messages visant à éliminer l'Onchocercose de I'Ile de Bioko. Ces T-shirts ont été confectionnés pour la visibilité et la motivation des DC. 2,4 Engagement Co mmunautaire Tableau 4: communautaire au TIDC Commentaires du tableau 4: La participation des femmes en tant que DC dans les Communautés est élevée. Cela indique que la femelle est très sensible dans I'adoption des messages de santé. Cette augmentation est surtout visibles dans les zones rurales. La question de I'indemnisation des DC se pose aujourd'hui dans la plupart des communautés, en particulier dans les zones urbaines, où les DC sont utilisés pour recevoir des incitatifs financiers pour leur travail; la Guinée équatoriale d'être un pays producteur de pétrole par conséquent, cette situation peut être expliquée par I'augmentation du niveau de vie dans la ville de Malabo, où tout type de tavail est valorisé dans la monnaie du Franc Cfa. Ce projet de loi «illégal» est utilisé par tous ceux qui vivent dans les grandes villes de la Guinée Equatoriale. Nombre de communautés/villages qui ontpour superviseurs des membres communautaires Nombre de DC et de communautés impliqués Nombre de communautés/villages ayant des femmes DC Distrit o ILGA Nombre total de communauté s dans toute la zone du projet Nombre ayant des membres de la communaut é comme superviseurs pourcentage DC DC homrne femme s s I I Tota I Nombre de communauté s ayant des DC femmes pourcentag e Malabo 54 59 47 106 28 5l,\yo Luba 28 16 t7 33 2t 75% Riaba 17 I I I 15 l3 28 ll 64,1yo Baney II I 30i 22 l5 37 25 83,3yo Total 1 29 I I 112 92 204 85 65,\yo T4 Toutefois, dans les zones rurales, le problème de rémunération est moins aigu, mais il se pose aussi néanmoins, puisque les DC qui ont participé aux journées nationales de vaccination perçoivent souvent des incitations. En ce qui conceme le problème de I'abandon des DC, il existe plusieurs hypothèses. Cela est dû soit au manque de rémunération financière ou au déplacement du DC vers une autre localité à la recherche d'un emploi rémunérateur. l5 Iv, .o É tr .o () a a) (.) L< -o E o z (o o \oO CO ca æôl r-co $Oôl Ë € o æ oôl ôlc.l o\c.l \n o «lçt «l .(l) oE s o\ a(É o a o \oN co \o oo cîta) orr o O:t ost rôcl æ.<r co\oôl .t)k oËa ,n9E)Ét3(! dè0 .o9 (l)l ,0 -ooE'o o(!zi (Ë o O 'q)É L € O o o O o Éo §tû) «l .o oE s «! o)) oÉ o O O O oIt o o o O o o .l) o a. o)t< o)o Ü) ô.9 PEà€ o .o) -ôEE39orAÉ (Ë oF ôl cô c.l c..l ô\ .c) E ,P ô.1 ca ôt c\l o\ oa o clü, GI .(|) o 't, -o6\ (t q) aoÉ o o o o O o tr{ o ca c.t c.l c.l o\ oJ () L at) v) É C)è0(Ë L C) -E .3 Oq!zü (É o F. tal ôt ôl ô.1 .C)É L ,P (É o o cn : O c.l c.l o\ c- æ\o Éo G,(t) «l\o H oE s N O o ôl o rr rô + ca $ \o (, .l o L U) o o! cl (§ (ds .l (t -o§l p, o (ü cq Fl F oF \o Qâ Fr Éo cüI È 6l E X q) tr .8 y, .-r é)9L cl \ê) Gl .ii(.)E, 8l v6l EEE5 9ts ëÈpü "! IN= cltr Commentaires du tableau 5: Le critère ou la recommandation utilisée par le programme est d'avoir deux DC dans chaque village, en particulier dans les zones rurales. Pour les villages ayant un plus grand nombre d'habitants, ces communautés pourraient augmenter le nombre de leurs DC. À Malabo qui est une zone urbaine, les DC ont été mis à la disposition du programme après des contacts entre ce progriunme et Ia Croix-Rouge de la Guinée Equatoriale suivant le nombre de volontaires qui ont été sélectionnés et formés pour effectuer le travail de distribution. Cependant, ces DC ont demandé à avoir une rémunération pour le travail effectué. L'une des difficultés à laquelle le programme est confronté est la mise en æuvre du TIDC en milieu urbain. Il faudrait rappeler que la Guinée Equatoriale est le seul pays du programme APOC où le TIDC est appliqué dans la capitale dans la mesure où il n'existe aucune approche scientifique convaincante en la matière. Tableau 6: Type de formation dispensée Stagiaires Type de formation DC Autres membres de la communauté par exemple: les superviseurs communautaires Agents de santé (structures sanitaires de première ligne) Agents de MINISABS ou autres Leaders politiques Autres (preciser) Gestion du programme x x Comment gérer l'éducation sanitaire x x x Prise en charge des ESG x x x AMC RPP Collecte de données x x x Analyse des données x x x Rédaction des rapports X X Autres (préciser) l7 Tableau 6 NB: En ce qui concerne la formation sur I'AMC (Auto-suivi Communautaire), le projet a prévu de mener cette activité en particulier au sein des communautés rurales pour les campagnes de 201 I et20l2. Il s'agit d'une évaluation au niveau local qui doit être menée au sein de chaque village ou communauté chaque année pour détecter les acquis et les lacunes qui peuvent survenir afin de bien planifier la prochaine curmpagne. En tenant compte du fait qu'il s'agit d'une activité importante, il faut espérer que le Gouvemement respectera sa promesse de poursuivre le financement des activités du TIDC dans I'Ile de Bioko. 18 o\ 9? r.rË --'d ,(dg -'H Ë e p=i5ir"t:i^^É;ojj Eq E gg Êâ8.*züg SUge fi= o o o o o ËH 2e o o o o o q 6)Ëhb =qt-oo(ozi r-ôlo\o æ s oo c-,1 .ir orô\o\o qy3 eEE=RE E.$EË(l)E (1)L ..o E o z O o\ co cô rô o\c.l æ o\ o o\ \f o (Ë ÀoÀ (l) ()d bt -(ü =L -QP-o(JÈo\ tôq oo\o F-\n \ô oo oor- o\vI r-r- otr- t o\ o o,l9 ,aq -o!G)E 3g Ê-e E E ôt co ca\o+ \ô æ o\+ ôlO\o cn oo o\ ca ô.1o o\\o\ô =€ Ë a-i- cooH(u 5 Sl-o 8EEÈ coa\o(ô + \o o\ co \ô o\ ca o\+ c.l o\ ca\ôs\ô ,oÉ()(l) o o O.AE€ àTE ar o-\ E sË ËÉË \o o\ c-\o lrlN æ(ô c-'l(ô Oôl ca cô lat \oO ô.1O oo ô(u 00 GI q .c) a GI =É E oO It) a.Y to-b§>b0 =oO'o -o(,x sOo sOO sOO soo -Bo5Ea! e,, s -O É à06E E§Bo x='tz 3> Ë \f,\ô ooôt t-- Ocn o\N o; :E! ôai- ÊooHû) J 92-ê 8ËEÈ s(ô æô.1 t'- ocl o\ôl g, bE ë E§s Ê? E HEZ Eȧ .eo=rdoxëF () OE N tr () +tar æôl f- oc1 o\ôl o bo o o ,o «t (ü (llp =rl rd -od & (l)Ê(É o (É otr q) È' eÀ L ,cl erlq) troN ü2(l) an(l) c) L o) L cËÈ(J O rd o) tr €) o) cËfrF r- cÉq) E 6ËF Éq) q) c,li ü2 o)r.LEë=ê) .ii EeIu) 'Eq L-fr .. \O \o NN Commentaires du tableau 7 La couverture thérapeutique est globalement satisfaisante, bien qu'il existe encore certaines cofitmttnautés, en particulier dans les zones urbaines qui sont habituellement compliquées quant aux actions liées à la santé. Dans tous les cas, le GTNO prendra les dispositions nécessaires pour renforcer la sensibilisation et la supervision. Les chiffres de rejet et des absences sont un peu élevés dans la ville de Malabo. Les difficultés sont liées au fait qu'il s'agit d'une grande agglomération de personnes où les problèmes de santé ont différents niveaux de perception. Cette situation s'observe non seulement aux niveaux des questions liées au TIDC, mais aussi pour le paludisme durant les campagnes de pulvérisation des maisons contre le moustique anophèle. Cette situation s'obserye également lors des campagnes massives de vaccination, etc. Toutefois, le GTNO prépare un plan de renforcement de la sensibilisation dans cette zone. , 20 o- ooY .F(§-Àt o (,) Éo)qôE Ë Ë.8E 5 *.eoÉ.=o. .-i :=tr()oL., oa O.=t o o o q o oL o. a! (É q .c) & § Hsgr EË.9 eë *eë É ËË" EE Êo iÀ oÿ o.ll È.ÈË è§ tr Êâr;€ 3 o!,!, FË _loE '-oN ürLù eüô.o «rÉo ri I o5 q Q) <oÀ É,x V) ^6 .:Z ê) .Ë aÉ (d (l)'V €$ëEÊOt c E à c, o.l=§E E.§ a: o I'i :.9 üÀ E> Io ,!,ôo èo§'Ë =o>ù (1) è0 .< oôo «d * U) ô.1 t)olr clE oq,) o 1À 1À c)IE q) E o 0,dÈ 6l É1 l-l tri z .j L{ oa o.(ü Lr o L cla o Eo oo oE o k .o a «, (dk) o) ok& É o(h q) o) oa ÉI] o C) (Ék bo o ok (§ oo o U) U) tg(Èa(l) qd ah cl O ô Gq)§ 6t Fr N)oo\o Noa oo t..)o{ Noo o\ §Joa(j t\)oa§ Noo u) tJoo NJ Nao t)aao \o\o\o z N\o N\o t)\o o o t\)\o t\)\o \oLA \oL'I \o(â \oL,I *gâ-ËËt EË s âe- o o É Ê.pq- (D U) !-Éod o v) t.)\o t\)\o N)\o o N)\o t.)\o \o \o(,r §oo LA fIerE Ë eâ oo { tJ\o o o t,§ o \o(.rl o\{ §oo tn S à8 = U HF= ÉO(F iI CgEâ DÉSoo oo s Lar oo a o o oo o oo {o L,T UJ L'To LarU) lJr{\o ElRB9 ï Ei=ln e9a =ÉLrr â T oo o s (rl oo § oa o aa o oo {o t/t(r) oo oo oo >9 -< ^Oô\ =l o o.o ul El ù' hJ * 8 ooot\)o o\ -l No{ { t)o{ a o Lal§§{lJ) o N) ooL'I{ t'.) N æo UJ{ t'){(/) oo N) o\(,t oo t.J tr +âH Êgëg âh.l Àg iJ od ê) c, o.il (Jl§ LA§ UJ o\\oo oo §{{§ a o u) -Io§§J o \o§t)\o \oo o\ L'T æ Lrr o\§ t.J§ [âË8§ E8â -= tn -I o\\oa N) \o tJ\o§ LA o o\§ o o (j) -Iu){o oo{§ o{\o{ { oo æ N) tJ u) o\ q9 z.eIlo sq a Ëo ê.o ln æ {o "\o o\ ! N \) L^) o o\ oo o\ u) oo u) æ Lh N) oo \o § o\ ôo oâ â -i G ÊEo a o o\rng rn o\ .: o o§(])(.) o N) Lal æ § æ{ o a oa \o o (,rl Lfi \o{ (.,rq o\ UJ §N -s o\ t.,t N){ tn El38 æ - veÈ1 §iH 5o L'T§ LA§a u) o\\oo oo §{{§ o o UJ\]o§ N) o \o§ N)\o \oo o\(â æ(,r o\§ æo{ o\ GOO -ÈEeH<ô94é TO ȧ)Êr o\ =UroÊr }t{ \oo Flé ltO (D l,o(.DrÀ â9.EÉRSéû 8;ÉêtHFI(DE 'O i+À)(DÊr El HOHéE'È e.€ 6-o o.oHÊ.7,ô. -ErôÉ 6*Êù rdNToo5g3È EU .q. ô(D Lr. !-+ Ét2Ê 51i =âr tr Eo'o(! 1 êo rt tt2 NJ NJ Commentaires du tableau 9 L'application du TIDC s'est faite progressivement par étape dans les zones rurales avec 15 villages pilotes en1999, puis 50% des villages en 2000, pour finalement couwir tous les villages de la zone rurale à partir de 2001. Les résultats de l'étude REA menée en 2002 ont permis d'inclure la ville de Malabo dans le projet qui, depuis 2003, pourrait avoir couvert 129 communautés de l'île de Bioko. Toutefois, la suspension du financement du programme APOC entre 2003 et 2006 a permis qu'une seule unité de traitement voit le jour en2004 dans la ville de Malabo grâce au financement du Gouvemement de la Guinée Equatoriale. La reprise des activités grâce au financement du prograrnme APOC a eu lieu en 2007 et a permis d'obtenir des résultats assez satisfaisants en matière de couverture qui peuvent toujours être améliorés. 2.7. Commande, stockage et livraison de l'Ivermectine La demande du Mectizan pü le Ministère de la Santé et du Bien-être Social est envoyée au PDM (Programme de Donation Mectizan) par le Directeur National du Programme. Les quantités requises sont basés sur les besoins exprimés par les Districts du projet. Le Mectizan demandé provenant du PDM est réceptionné et stocké à la Direction National du Programme. Ce Programme est chargé de liwer l'Ivermectine dans les districts sanitaires conformément aux besoins exprimés. Le Mectizan n'est pas encore intégré dans le circuit national d'approvisionnement en médicaments essentiels, puisque cette structure n'est pas totalement fonctionnelle. Par conséquent, il faut mettre en ceuvre tous les programmes spécifiques visant à contrôler, assurer et mieux superviser ces médicaments qui ont été donnés pour le traitement des communautés. Au cours de la campagne 2009,1e Mectizan utilisé était celui avait été demandé pour I'année 2008 et dans ce contexte, nous vous présenterons I'utilisation du Mectizan dans le tableau ci-après. 23 Districts Reçus Utilisés Perdus Restants Malabo Luba 139588 138996 85 s07 I 5006 14955 2t 30 Riaba 4869 1223 171486 4806 t1949 l8 25 38 Baney Total 36 170706 160 6s6 Tableau 10 MECTIZAN 2OO9 2.8 Auto-suivi Communautaire Au cours de la campagne précédente il n'y a pas eu de formation spécifique des formateurs sur I'auto-suivi communautaire. La question a été abordée par le personnel de santé, mais cependant il a été décidé d'améliorer l'élaboration dans les campagnes à venir, afin que cette activité soit menée au sein des communautés pour lesquelles ils peuvent mesurer I'impact des traitements. District/LGA #Total communautés/villages dans toute la zone du projet Nombre de communautés qui mènent l'autocontrôle (AMC) Nombre de communautés qui tiendront une réunion des parties prenantes (RPP) Malabo 54 0 0 Luba 28 0 0 Riaba t7 0 0 Baney 30 0 0 Total 129 0 0 24 Tableau I I : Auto-suivi communautaire {2.9. Supervision 2,9.1Organigramme de Ia hiérarchie de supervision NIVEAUCENTRAL - HD (Hôpital du District) Villaees Maisons + Structures existantes Direction du programme - CSI (centre de santé intégré) - PS ( poste de santé) 25 Au cours de la campagne 2009, le Programme National de Lutte contre I'Onchocercose et autres Filarioses a bénéficié de I'appui du Ministère de la Santé et du Bien-être Social, et par conséquent la supervision a été programmée pour les quatre districts dans les périodes comprises entre avril et mai pour la zone urbaine, et août- septembre pour la zone rurale. Cette supervision a été menée avec la participation des Directeurs d'hôpitaux, des points focaux et des responsables des centres de santé (sachant que chaque district de santé dispose d'une moto). L'équipe de la Direction Nationale du Programme, en plus de leurs supervisions effectuées durant la formation du personnel de santé et des DC, a établi un chronograrnme afin de fournir une assistance soutenue aux équipes des districts sanitaires et aux communautés sur la mise en æuvre de leurs activités. Les équipes des districts sanitaires ont prévu d'effectuer au moins deux supervisions par semaine en fonction des points de distribution des médicaments. Cette supervision a permis de relever les difficultés suivantes: - Certaines personnes pensent que la maladie n'est plus un problème de santé publique du fait de l'élimination du vecteur qui transmet la maladie sur l'île de Bioko. - Certains DC (surtout les jeunes) pensent qu'ils dewaient recevoir une rémunération pour les activités du TIDC; raison pour laquelle nous observons parfois des cas d'abandon. - Certains DC ne savent pas comment tenir les registres de traitements. La supervision est essentielle pour donner une certaine visibilité au prograrlme, en ce sens que cette activité doit être renforcée avec une assiduité régulière à tous les niveaux et en particulier en ce qui conceme le personnel de santé. 26 SECTION 3: Appui au TIDC 3.1 Equipement t2 : état des équipements type d APOC MINISABS DistricÿLGA ONGD AUTRES NO Bon état No Bon état No Bon état No Bon état No Bon état l. Véhicule 2 F 2. Motocyclette(s) 4 F 3. Ordinateur(s) 0l F 0l F 4.Imprimante(s) 0t F 5. Photocopieuse(s) 6. Machine(s) fax 7. autres a) b) c) 27 source 3.2 Contributions financières des partenaires et des communautés Tab contributions financières des partenaires au cours des trois dernières13: annees. 3.3 Autres formes d'appui communautaire La seule forme d'appui que fournissent les communautés à ce jour est la mise en æuvre des activités de distribution; aucune autre contribution n'est connue jusqu'à présent. Il faudrait effectuer une sensibilisation des leaders comrnunautaires dans ce sens, afin qu'ils soutiennent effectivement le TIDC. Il est important de prendre en compte cette question, car elle pourrait contribuer à l'abandon des DC. Toutefois, dans le Plan National de Santé, le Gouvernement a envisagé de créer une ligne budgétaire pour payer trimestriellement certains mobilisateurs de santé dans chaque village (les DC représentent 99Yo des mobilisateurs de santé). Donateur An 12007 An 2 2008 An 3 2009 IMPORTE TOTAL Prcsupuestado 0 ($ us) IMPORTE TOTAL Liberado ( $us) IMPORTE TOTAL Presupucstado 0 ($ usA) IMPORTE TOTAL Libcrado ( $us) IMPORTE TOTAL Presupucstado 0 ($ usA) IMPORTE TOTAL Libcrado ( $us) Ministère de la santé 19860 19860 19860 19860 101660 101660 MINISAN (District/LGA) ONGD existe) locale (s'il en ONGD partenaire (S) Autres a) b) Communautés Fond Fiduciaire programme APOC du 23.480 23480 4.000 4.000 0 0 TOTAL 43.340 43.340 23.860 23.860 101660 101660 28 3.4. Dépenses par activité Tableau 14: Indiquer combien le projet a dépensé pour chaque activité durant la période couverte par le rapport. La liwaison du produit de la zone d'affectation du GTNO au point central de retrait de la communauté SECTION 4: Revues des projets TIDC 4.1. Revues internes, suivi participatif indépendant, évaluation de la durabilité. Jusqu'en 2007, le projet n'a pas tenu une évaluation ni un suivi participatif indépendant, il a seulement procéder à des évaluations internes comme celles de 2001 et de 2004. Dans ce cadre, il faut prévoir une autre évaluation inteme en début 2011, et ainsi, les activités correspondant à ladite année pourraient être mieux planifiées (si les fonds publics sont disponibles). 4.2 Durabilité des projets Le projet TIDC de l'île de Bioko n'a pas encore tenu l'évaluation de durabilité pour l'exercice en cours. Cela pounait être nécessaire pour mesurer: ' La mise à disposition des fonds par le Gouvernement de Guinée Equatoriale de façon continue. - Un plan d'activités conforme aux besoins réels du terrain - L'appropriation du TIDC par le personnel de santé et la communauté sur l'île de Bioko - La prise en compte de I'intégration du TIDC dans le paquet d'activités du district. Activité Dépenses ($us; Source(s) de financement Livraison du médicament de lazone d'affectation du GTNO au point central de retrait de la communauté Mobilisation et éducation en matière de santé communautaire 16.000 MINISAN Formation des DC 16500 MINISAN Formation des de santé 6500 MINISAN Formation DC MINISAN Contrôle interne des activités TIDC 8300 MINISAN Visites aux autorités et sanitaires 3000 MINISAN MatérielIEC 0 MINTSAN Distribution du médicament et ÆSG 31000 MINISAN Entretien des de bureaux 4500 MINISAN Salaires 19960 MTNISAN Autres MINISAN TOTAL 101.660 MINISAN Nombre total de nes traitées s6.902 29 4.3Intégration Avant 2009, on ne pouvait pas parler d'intégration ; toutefois, après les études de cartographie épidémiologiques menées en 2008 en Guinée Equatoriale grâce au financement du programme APOC, les résultats obtenus après ces études ont montré la répartition des Maladies Tropicales Négtigées (MTN). À cet égard, le Ministère de la Santé a élaboré un Plan National de lutte Intégrale contre les maladies Tropicales et la maladie de I'onchocercose est incluse dans ce plan. Cette intégration prend en compte les activités de lutte contre I'onchocercose, la filariose lymphatique, Loa-Loa, la schistosomiase et I'helminthiase. Et par conséquent cette intégration permettra de renforcer la synergie des services de soins de santé et d'améliorer la couverture thérapeutique et géographique à travers I'approche TIDC qui servira de plate-fonne au sein de la communauté et sera dénommée Intervention Dirigée par la Communauté (IDC). 4.4. Recherche opérationnelle La recherche opérationnelle est un aspect très important pour un projet ; en ce qui concerne le projet de TIDC sur l'île de Bioko, il a mené des enquêtes épidémiologiques en 1988; d'autres études réalisées sont l'étude sur I'impact du traitement en milieu rural en 1999 ; et en 2002, le programme APOC a mené l'étude REA dans la ville de Malabo. Une étude a été élaborée en 2003 (qui n'a pas bénéficié du financement du programme APOC) sur les enfants de moins de 5 ans souffrant de I'onchocercose en milieu rural. Il ne faudrait pas omettre les études entomologiques menées sur l'île de Bioko de 1996 à 2005, qui ont conduit à l'élimination du vecûeur Simulium Damnosum sur l'île de Bioko. Actuellement, le programme se poursuit avec les études de surveillance entomologique après l'élimination du vecteur de I'onchocercose. Aussi, quelques observations ont été faites sur les populations de la Région Continentale (où Loa-Loa est endémique) pour connaître le facteur de risque en termes de traitement. SECTION 5: Forces, faiblesses, défis et opportunités 5.1 Forces L'élimination du vecteur et, par conséquent, les risques de transmission de la maladie. L'implication des autorités politiques et administratives du pays, en particulier sur l'île de Bioko, du point de vue de l'élimination du vecteur Simulium en 2005. La portée des taux de couverture thérapeutique et géographique satisfaisants. L'appui financier effectif du Gouvemement de la Guinée Equatoriale observée au cours de I'année 2009 L'existence d'un plan du Ministère de la Santé pour payer trimestriellement le salaire des mobilisateurs sociaux (mobilisateurs de santé) dans chaque village en milieu rural prévu pow 2011 L'intégration d'autres maladies tropicales négligées dans la plate-forme du TIDC. 30 5.2 Faiblesses La négligence de certaines personnes de la communauté de ne pas vouloir adhérer à I'approche TIDC en particulier en zone urbaine Le manque d'esprit de bénévolat chez certains DC exigeant une rémunération pour effecfuer les travaux Certaines personnes, en particulier en milieu urbain, pensent que la maladie de l'onchocercose n'existe plus après l'élimination du vecteur Simulium L'exploitation du pétrole a donné I'habitude de penser que tout ÿpe de travail est évalué en franc CFA, d'où la cause de l'abandon des DC. Le mauvais entretien des registres de traitement observé chez certains DC. 5.3 Défis: Pour le GTNO - Accroître I'effort afin d'assurer des taux de couverture géographique et thérapeutique élevés pendant longtemps pour parvenir à l'élimination de la maladie en I'absence du vecteur. - Assurer une couverture géographique de 100% et une couverture thérapeutique de plus de 68% - Renforcer le partenariat avec une ONG - Maintenir un traitement régulier au sein des collectivités Pour le Ministère de la Santé et du Bien-être Social : - $pp.rytr le GTNO à travers des réunions régulières (2 fois par an) - Elaborer un plan de viabilité et un plan de retrait progressif du programme APOC de la Guinée équatoriale à I'horizon 2015. - Garantir une ligne budgétaire pour les questions de TIDC et ETD. 5.4 Opportunités - L'appui constant de OMS/APOC au Programme de lutte contre I'Onchocercose et autres filarioses en Guinée Equatoriale. SECTION 6: Particularités du Projet L'île de Bioko est une zone géographique bien circonscrite, la lutte antivectorielle y a permis d'éliminer le vecteur depuis 2005. Une autre particularité à signaler est le fait que I'approche TIDCO s'applique pour la première fois dans une capitale, d'où les difficultés rencontrées par les intervenants. 31 ,
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Rapport technique annuel de projet TIDC Île de Bioko au Comité Consultatif Technique(CCT) : 1er janvier au 31 décembre 2009
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