Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Hepatitis C = Hépatite C

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Hepatitis C1 Hepatitis C is a contagious disease that affects the liver; it is caused by infection with the hepatitis C virus (HCV). The illness can be mild, lasting only a few weeks, or serious, lasting for a person’s lifetime. HCV is usually spread through contact with infected blood. HCV is among the most common viruses that infect the liver. It is estimated that 3 000 000 to 4 000 000 people become infected with HCV each year. Some 130 000 000 to 170 000 000 people are chronically infected and at risk of developing liver cirrhosis, liver cancer, or both. More than 350 000 people die from HCV-related liver diseases each year. HCV infection occurs worldwide. Countries with high rates of chronic infection include Egypt (22% of the population infected), and China and Pakistan where >3% of the population in each country is infected. In these countries, the virus is transmitted primarily when contaminated equipment is used to administer injections.

Hépatite C1 L’hépatite C est une maladie contagieuse du foie résultant de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC). Sa gravité va d’une maladie bénigne de quelques semaines, à une affection grave, qui dure toute la vie. Le VHC se transmet en général lorsque le sang d’une personne infectée pénètre dans l’organisme d’une personne indemne. C’est l’un des virus les plus courants qui infectent le foie. On estime que, chaque année, 3 à 4 millions de personnes sont infectées par le VHC. De 130 à 170 millions de personnes ont une infection chronique et sont exposées au risque de développer une cirrhose et/ou un cancer hépatique. Plus de 350 000 meurent chaque année de maladies hépatiques liées au VHC. L’infection à VHC se retrouve dans le monde entier. Les pays ayant des taux élevés d’infection chronique sont l’Égypte, avec 22% de population infectée, ainsi que la Chine et le Pakistan, avec >3% de la population infectée dans les 2 pays. Dans ces pays, les injections à risque avec du matériel contaminé sont la principale voie de transmission.

Transmission The virus is most commonly transmitted through exposure to infectious blood – for example, through the transfusion of contaminated blood or blood products, and through organ transplants; when injections are given with contaminated syringes, or by needle-stick injuries in health-care settings; through injection drug use; or to infants who are born to infected mothers. It is less commonly transmitted through sex and the sharing of personal items contaminated with infectious blood. Hepatitis C is not spread through breast milk, food or water, or by casual contact,

Transmission Le virus se transmet le plus souvent par exposition à du sang contaminé par des agents infectieux: transfusions de sang, de produits dérivés contaminés ou transplantations d’organes; injections avec des seringues contaminées, blessures par piqûre accidentelle dans les services de soins; consommation de drogues par injection; contamination à la naissance lorsque la mère est infectée. La transmission par des rapports sexuels avec une personne infectée ou par le partage d’articles personnels contaminés par du sang porteur d’agents infectieux est plus rare. L’hépatite C ne se transmet pas par le lait maternel, l’eau ou les aliments, ni lors de

World Health Organization Geneva Organisation mondiale de la Santé Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 346.– 10.2011 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

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This WHO factsheet was last updated in June 2011.

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Cet aide-mémoire de l’OMS a été mis à jour en juin 2011. 445

such as hugging, kissing and sharing food or drinks with an infected person.

contacts ordinaires, comme des embrassades, des baisers, ou le partage d’aliments ou de boissons avec un sujet infecté.

Getting tested Knowing whether you are infected can help prevent the health problems that may result from infection and help prevent transmission to family members and close contacts. Some countries recommend that individuals who may be at risk of infection should be screened. These individuals include:

Dépistage La connaissance du statut infectieux permet d’éviter par la suite des problèmes de santé pouvant résulter de l’infection à VHC et la transmission aux familles et aux proches contacts. Certains pays recommandent le dépistage pour les sujets susceptibles de présenter un risque d’infection. Il s’agit des:

      

those who received blood, blood products or organs before screening for HCV was implemented or where screening was not widespread; current or former injecting drug users (even those who injected drugs once many years ago); patients on long-term haemodialysis; health-care workers; people living with HIV; individuals with abnormal liver tests or liver disease; infants born to infected mothers.

 sujets ayant reçu du sang, des produits dérivés ou des orga      nes avant que le dépistage du VHC n’ait été instauré ou quand il n’était pas encore généralisé; consommateurs de drogues par injection, actuels ou anciens (même ceux qui se sont injecté une fois de la drogue il y a de nombreuses années); patients sous hémodialyse à long terme; agents de santé; personnes vivant avec le VIH; sujets présentant des tests hépatiques anormaux ou une maladie du foie; enfants nés de mères infectées.

Prevention Primary prevention No vaccine prevents HCV infection, although there are vaccines to protect against the hepatitis A virus and hepatitis B virus. The risk of infection can be reduced by avoiding:

Prévention Prévention primaire Contrairement aux hépatites A et B, il n’existe pas de vaccin contre l’infection à VHC. On peut réduire le risque d’infection en évitant:

      

unnecessary and unsafe injections; unsafe blood products; unsafe disposal of sharps waste; the use of illicit drugs and sharing of injection equipment; unprotected sex with HCV-infected persons; sharing sharp personal items that may be contaminated with infected blood; tattoos, piercings and acupuncture performed with contaminated equipment.

 les injections inutiles ou à risque;  les produits sanguins à risque;  la collecte et l’élimination dangereuses des objets tranchants    

ou pointus; la consommation de drogues illégales et le partage des matériels d’injection; les rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées par le VHC; le partage des articles personnels tranchants ou pointus, susceptibles d’être contaminés par du sang infecté; les tatouages, les piercings et l’acupuncture faits avec du matériel contaminé.

Secondary and tertiary prevention People who are infected with HCV, should:

Prévention secondaire et tertiaire Si une personne est infectée par le VHC, elle doit:

   

receive education and counselling on options for care and treatment; be immunized with hepatitis A and hepatitis B vaccines to prevent coinfection from these viruses in order to protect their liver; get early and appropriate medical management, including antiviral therapy if necessary; and be monitored regularly so that liver disease is diagnosed early.

 recevoir des instructions et des conseils sur les possibilités de soins et de traitement;

 être vaccinée contre les hépatites A et B pour éviter la co-infection avec ces autres virus et protéger son foie;

 recevoir une prise en charge médicale rapide et adaptée, y compris avec des médicaments antiviraux le cas échéant; maladies hépatiques.

 se faire suivre régulièrement pour le diagnostic précoce des Diagnostic L’infection aiguë est rarement diagnostiquée car elle est souvent asymptomatique. Les méthodes courantes de détection des antiWeekly epidemiological record, No. 41, 7 OCTOber 2011

Diagnosis The diagnosis of acute infection is often missed because the infected person has no symptoms. Common meth446

ods of antibody detection cannot differentiate between acute and chronic infection. The presence of antibodies against HCV (anti-HCV) indicates that a person is or has been infected. HCV recombinant immunoblot assay and HCV RNA testing are used to confirm the diagnosis of HCV infection. Chronic infection is diagnosed when anti-HCV is present for >6 months. Diagnosis should be confirmed by additional testing. Specialized tests are often used to evaluate patients for liver disease, including cirrhosis and liver cancer.

corps ne permettent pas de faire la distinction entre une infection aiguë et chronique. La présence d’anticorps anti-VHC indique que le sujet est ou a été infecté. On a recours au test RIBA (recombinant immunoblot assay) et à la détection de l’ARN viral pour confirmer le diagnostic d’infection à VHC. On pose le diagnostic d’infection chronique lorsque les anticorps anti-VHC sont présents pendant plus >6 mois. Comme pour les infections aiguës, le diagnostic doit être confirmé par un test complémentaire. On utilise souvent des essais spécialisés pour évaluer si les patients souffrent de maladies hépatiques, comme la cirrhose ou le cancer du foie.

Disease progression Following the initial infection, approximately 80% of people do not exhibit any symptoms. People who are acutely symptomatic may have fever; feel fatigued; have decreased appetite, nausea, vomiting, abdominal pain, dark urine, grey-coloured faeces, joint pain and jaundice (yellowing of skin and the whites of the eyes). By the time that a chronically infected person develops symptoms, he or she may have advanced liver disease. Statistically, 60–70% of people who are chronically infected develop chronic liver disease, 5–20% develop cirrhosis, and 1–5% die from cirrhosis or liver cancer.

Évolution de la maladie Après l’infection initiale, près de 80% des sujets ne présentent aucun symptôme. Pour les autres, les symptômes aigus peuvent être de la fièvre, une asthénie, une anorexie, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, des urines sombres, des selles grisâtres, des douleurs articulaires et un ictère (coloration jaune de la peau et des yeux). Lorsqu’un sujet ayant une infection chronique présente des symptômes, cela peut indiquer une maladie hépatique à un stade avancé. Statistiquement, 60 à 70% des sujets ayant une infection chronique développent une maladie hépatique chronique, 5 à 20% une cirrhose et 1 à 5% meurent de cirrhose ou de cancer du foie.

Treatment The standard treatment for HCV infection has been interferon used in combination with ribavirin. Unfortunately, interferon is not widely available, and is not always well tolerated (some genotypes respond better than others); many people who take interferon do not finish their treatment. While HCV is generally considered to be a curable disease, for many people cure is not a reality because they lack access to medicines. Fortunately, scientific advances, and research and development have led to many new oral antiviral drugs for HCV infection. The future holds great promise for HCV-specific oral drugs that will be more effective and better tolerated. Much still needs to be done to ensure that these advances lead to greater access and treatment globally.

Traitement Les traitements à base d’interféron et de ribaviron ont été le pilier du traitement du VHC. Malheureusement, l’interféron n’est pas largement accessible dans le monde, il n’est pas toujours bien toléré, certains génotypes y réagissant mieux que d’autres et nombre de personnes à qui il est administré ne finissent pas leur traitement. Si l’on considère en général que l’infection à VHC est une maladie que l’on peut guérir, ce n’est pas la réalité pour de nombreux sujets. Heureusement, les progrès scientifiques et des travaux intenses de recherche et développement ont abouti à la mise au point d’un grand nombre de nouveaux antiviraux spécifiques du VHC, à administrer par voie orale. L’avenir semble réserver de grandes promesses pour ce type de médicaments, qui seront plus efficaces et mieux tolérés. Il reste encore beaucoup à faire pour s’assurer que ces progrès aboutissent à un meilleur accès et à des possibilités de traitement dans le monde entier.

WHO’s response WHO’s first official World Hepatitis Day, on 28 July 2011, was initiated to increase awareness and understanding of viral hepatitis and the diseases that it causes. It provided an opportunity for governments, health professionals and the general public to focus on specific actions, such as:

Action de l’OMS La première Journée mondiale officielle de l’hépatite, organisée par l’OMS le 28 juillet 2011, avait pour objectif d’accroître la sensibilisation et la compréhension des hépatites virales et des maladies qu’elles entraînent. Cela a été l’occasion de s’intéresser à des actions spécifiques comme:

  

strengthening prevention, screening and control of viral hepatitis and its related diseases within the context of health systems; increasing coverage of hepatitis-B vaccine and integrating it into national immunization programmes; and coordinating a global response to hepatitis. 

 le renforcement de la prévention, du dépistage de l’hépatite virale et des maladies qui y sont liées, ainsi que de la lutte contre celles-ci;  l’augmentation de la couverture du vaccin contre l’hépatite  B et son intégration dans les programmes de vaccination;  la coordination d’une action mondiale contre l’hépatite.  447

releve epidemiologique hebdomadaire, No 41, 7 OCTObre 2011

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé