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Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Genève, 7 - 23 mai 1963: partie I: résolutions et décisions: annexes

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 127

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 7 - 23 mai 1963

PARTIE I RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ANNEXES

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE Septembre 1963

Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé: AIEA BAT BIT BSP

- Agence internationale de l'Energie atomique - Bureau de l'Assistance technique Bureau international du Travail Bureau sanitaire panaméricain

CAC CAT CCTA CEA

Comité administratif de Coordination Comité de l'Assistance technique

- Commission de Coopération technique en Afrique - Commission économique pour l'Afrique Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient

CEAEO CEE

Commission économique pour l'Europe Commission économique pour l'Amérique latine

CEPAL

CIOMS - Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Compte spécial pour l'éradication du paludisme CSEP DOAT FAO FI SE

Direction des Opérations d'Assistance technique

Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture

- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FMANU - Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies - Fonds spécial du paludisme de l'OPS FSP IMCO OACI

- Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime

OIHP OIT OMM OPEX OPS

- Organisation de l'Aviation civile internationale - Office international d'Hygiène publique - Organisation internationale du Travail - Organisation météorologique mondiale - Programme (des Nations Unies) concernant l'envoi de personnel d'exécution, de direction et d'administration

- Organisation panaméricaine de la Santé - Union internationale des Télécommunications UIT UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient

Les désignations utilisées dans ce volume et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

IMPRIMÉ EN SUISSE

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, tenue au Palais des Nations, à Genève, du 7 au 23 mai 1963, a été convoquée conformément à la résolution WHA15.28 de la Quin-

zième Assemblée mondiale de la Santé et à la résolution EB30. R9 du Conseil exécutif (trentième session).

Le compte rendu des débats de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé est publié en deux parties. Les résolutions et les annexes sont reproduites dans le présent volume. Les

comptes rendus des séances plénières et des séances des commissions paraîtront, avec la liste des délégations, l'ordre du jour et d'autres documents, dans les Actes officiels No 128.

62190

Dans le présent volume, les résolutions sont reproduites dans l'ordre de leur adoption. Toutefois, pour faciliter l'utilisation du volume concurremment avec le Recueil des résolutions et décisions, elles ont été groupées,

dans la table des matières, d'après leur titre et sous des rubriques correspondant à celles du Recueil. Chaque résolution est, d'autre part, accompagnée d'une référence à la section du Recueil qui contient les résolutions antérieures sur le même sujet. La sixième édition du Recueil - où l'on trouvera un index des matières et un index numérique des résolutions - contient la plupart des résolutions adoptées jusqu'à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et la vingt- huitième session du Conseil exécutif (comprises). La liste ci -après des sessions de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif indique la cote des résolutions adoptées lors de chacune des sessions, ainsi que le volume des Actes officiels où ces résolutions ont été publiées à l'origine. Date Première Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, première session Conseil exécutif, deuxième session Conseil exécutif, troisième session Deuxième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, quatrième session Conseil exécutif, cinquième session Troisième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, sixième session Conseil exécutif, septième session Quatrième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, huitième session Conseil exécutif, neuvième session Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, dixième session Conseil exécutif, onzième session Sixième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, douzième session Conseil exécutif, treizième session Septième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, quatorzième session Conseil exécutif, quinzième session Huitième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, seizième session Conseil exécutif, dix -septième session Neuvième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, dix -huitième session Conseil exécutif, dix -neuvième session Dixième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingtième session Conseil exécutif, vingt et unième session Onzième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt -deuxième session Conseil exécutif, vingt- troisième session Douzième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt- quatrième session Conseil exécutif, vingt- cinquième session Treizième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt- sixième session Conseil exécutif, vingt- septième session Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt- huitième session Conseil exécutif, vingt- neuvième session Quinzième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, trentième session Conseil exécutif, trente et unième session Seizième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, trente -deuxième session 24 juin -24 juillet 1948 16 -28 juillet 1948 25 octobre -11 novembre 1948 21 février -9 mars 1949 13 juin -2 juillet 1949 8 -19 juillet 1949 16 janvier -2 février 1950 8 -27 mai 1950 lei -9 juin 1950 22 janvier -5 février 1951 7 -25 mai 1951 ler -8 juin 1951 21 janvier -4 février 1952 5 -22 mai 1952 29 mai -3 juin 1952 12 janvier -4 février 1953 5 -22 mai 1953 28 -30 mai 1953 12 janvier -2 février 1954 4 -21 mai 1954 27 -28 mai 1954 18 janvier -4 février 1955 10 -27 mai 1955 30 mai 1955 17 janvier -2 février 1956 8 -25 mai 1956 28 -30 mai 1956 15 -30 janvier 1957 7 -24 mai 1957 27 -28 mai 1957 14 -28 janvier 1958 28 mai -13 juin 1958 16 -17 juin 1958 20 janvier -3 février 1959 12 -29 mai 1959 1er -2 juin 1959 19 janvier -leT février 1960 3 -20 mai 1960 25 octobre -4 novembre 1960 30 janvier -2 février 1961 7 -24 février 1961 29 mai -leL juin 1961 15 -26 janvier 1962 8 -25 mai 1962 29 -30 mai 1962 15 -28 janvier 1963 7 -23 mai 1963 27 -28 mai 1963

Cote de la résolution

Actes officiels N° 13

-

14 14 17 21

WHA2.-

-

22 25

WHA3.EB6.REB7.RWHA4.EB8.REB9.RWHA5.EB10.REB11.RWHA6.EB12.REB13.RWHA7.EB14.REB15.RWHA8.EB16.REB17.RWHA9.EB18.REB19.RWHA10.EB20.REB21.R-

28 29 32 35 36

40 42 43

46 48

49 52 55 57

60 63 65 68 71

WHAII.EB22.REB23.R-

73 76 79 80 83 87 88 91

WHAl2.EB24.REB25.RWHA13.EB26.REB27.RWHA14.EB28.REB29.RWHA15.EB30.REB31.RWHA16.EB32.R-

95 96 99 102 106 108 110 112 115 118 120 124 127 129

- tv

Index des résolutions: page 211

TABLE DES MATIÈRES

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS Pages

Résolutions concernant le programme WHA16.31

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé á l'indépendance

.

.

.

15

BIOLOGIE ET PHARMACOLOGIE

WHA16.36 WHA16.38

Evaluation clinique et pharmacologique des préparations' pharmaceutiques . . . Evaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques : Normes pour les médicaments .

18

19

PALUDISME

Eradication du paludisme WHA16.23 Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme MALADIES TRANSMISSIBLES

.

10

Maladies à virus et rickettsioses WHA16.37 Programme d'éradication de la variole Quarantaine internationale WHA16.34 Règlement additionnel du 23 mai 1963 amendant le Règlement sanitaire international WHA16.35

19

en particulier en ce qui concerne les notifications Comité de la Quarantaine internationale : Onzième rapport

16 18

PROTECTION ET PROMOTION DE LA SANTÉ

Santé mentale WHAI6.25 Nutrition WHA16.42

Influence de la télévision sur la jeunesse Programme commun FAO /OMS sur les normes alimentaires (Codex Alimentarius)

11

21

RAPPORTS ET ÉVALUATION DU PROGRAMME

Rapport annuel du Directeur général WHA16.12 Rapport annuel du Directeur général pour 1962

6

Résolutions concernant le programme et le budget EXAMEN ET APPROBATION DU PROGRAMME ET DU BUDGET

WHA16.6 WHA16.8

Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963 Additif au tableau A annexé aux résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963

2

3

-V-

Pages

WHA16.13 WHA16.28

Budget effectif et niveau du budget pour 1964 Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1964

6

12

Résolutions concernant l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ

Date et lieu de réunion WHA16.16 CONSEIL EXÉCUTIF

Choix du pays où se tiendra la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé

.

7

Membres du Conseil WHA16.11 Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Procès -verbaux, résolutions et rapports WHA16.44 Rapports du Conseil exécutif sur ses trentième et trente et unième sessions

5

22

Résolutions concernant les questions régionales RÉGIONS

Afrique

WHA16.9 WHA16.43

Locaux du Bureau régional de l'Afrique Réunions du Comité régional de l'Afrique

3

21

Résolutions concernant les questions constitutionnelles et juridiques MEMBRES DE L'OMS

Décisions concernant divers Etats et territoires WHA16.3 Admission de nouveaux Membres associés : Ile Maurice WHA16.4 Admission de nouveaux Membres associés : Kenya

1

1

Résolutions concernant les questions financières et administratives QUESTIONS FINANCIÈRES

Contributions

WHA16.10 WHA16.7 WHA16.20

Barème des contributions pour 1964 Contributions des nouveaux Membres pour 1962 et 1963 Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement

4 3

8

Financement du programme d'éradication du paludisme - Compte spécial pour l'éradication du paludisme WHA16.17 Compte spécial pour l'éradication du paludisme WHA16.18 Timbres -poste de l'éradication du paludisme

7

7

Fonds bénévole pour la promotion de la santé WHA16.26 Fonds bénévole pour la promotion de la santé : Recherche médicale WHA16.27 Fonds bénévole pour la promotion de la santé : Approvisionnement public en eau - VI -

12

Pages

Comptes de l'OMS et vérification extérieure des comptes WHA16.14 Nomination du Commissaire aux Comptes WHA16.5

6

Rapport financier de l'OMS pour 1962 et Rapport du Commissaire aux Comptes

2

QUESTIONS RELATIVES AU PERSONNEL

Statut et Règlement du Personnel WHA16.15 Amendements au Règlement du Personnel Caisse des Pensions du Personnel WHA16.19 Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1961 WHA16.21 Nomination de représentants au Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS Directeur général WHA16.1

6

8

9

WHA16.2 SIÈGE DE L'OMS

Nomination du Directeur général Contrat du Directeur général

1

1

Construction d'un bâtiment propre à l'OMS WHA16.22 Bâtiment du Siège : Rapport sur l'avancement des travaux ETUDES ORGANIQUES

9

W HA 16.29

WHA16.30

Etude organique sur les moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents Etude organique sur les méthodes de planification et d'exécution des projets . .

14 15

Résolutions concernant la coordination et les relations extérieures ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET INSTITUTIONS APPARENTÉES

Généralités WHA16.32

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant l'activité de l'OMS dans les domaines administratif, budgétaire et financier : Mécanisme inter -organisations pour les questions de traitements et d'indemnités 15 16

WHA16.33

WHA16.39

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant l'activité de l'OMS : Arrangements relatifs aux conférences Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS : Questions de programme

20

Questions sociales et économiques WHA16.40 Décennie des Nations Unies pour le développement

20

Action en faveur de l'enfance - Coopération avec le FISE WHA16.24 Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant de l'assistance commune du FISE

et de l'OMS Coopération avec l'Organisation des Nations Unies dans d'autres domaines Prorogation de l'accord avec l'UNRWA WHA16.41 - VII -

11

20

Pages

Décisions de procédure

D Composition de la Commission de Vérification des Pouvoirs ii) Composition de la Commission des Désignations iii) Vérification des pouvoirs iv) v)

23 23 23

Election du président et des vice -présidents de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé

24 24

Election du bureau des commissions principales vi) Constitution du Bureau de l'Assemblée vii) Adoption de l'ordre du jour ANNEXES

24 24

Quarantaine internationale : 1. Onzième rapport du Comité de la Quarantaine internationale 2. Examen par le Conseil exécutif du onzième rapport du Comité de la Quarantaine internationale 2. Rapport financier pour l'exercice 1962 et Rapport du Commissaire aux Comptes : Rapport du Comité spécial du Conseil exécutif 1.

27

60 63

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10. 11.

Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963: 1. Rapport du Comité spécial du Conseil exécutif 2. Rapport du Directeur général Locaux du Bureau régional de l'Afrique : 1. Rapport du Comité spécial du Conseil exécutif 2. Rapport du Directeur général Compte spécial pour l'éradication du paludisme Timbres -poste de l'éradication du paludisme Bâtiment du Siège : 1. Rapport du Comité spécial du Conseil exécutif 2. Rapport du Directeur général sur l'avancement des travaux Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme en 1962 Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1964 : L Rapport du Comité spécial du Conseil exécutif 2. Rapport du Directeur général Résumé des prévisions budgétaires pour l'exercice financier ler janvier - 31 décembre 1964 Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique intéressant l'activité de l'OMS (Questions administratives, .

65 66

71

72 74 79

87 89

92

157 158 161

budgétaires et financières) 12. 13. 14. I 5.

165

Evaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques Décennie des Nations Unies pour le développement

166 168

Réunions du Comité régional de l'Afrique Etude organique sur les moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents Programme d'éradication de la variole

180

182 195 211

16.

Index des résolutions et décisions

- VIII -

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS WHA16.1

Nomination du Directeur général

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Sur la proposition du Conseil exécutif, NOMME à nouveau le Dr M. G. Candau Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 7.3.10.2

Quatrième séance plénière, 8 mai 1963

WHA16.2

Contrat du Directeur général

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Conformément à l'article 31 de la Constitution et à l'article 106 du Règlement intérieur de l'Assemblée I. mondiale de la Santé, APPROUVE le contrat fixant les conditions et modalités d'engagement, de traitement et autres émoluments

attachés à la fonction de Directeur général ; et II. Conformément à l'article 110 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, AUTORISE le Président de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé à signer ce contrat au nom de l'Organisation. Rec. résol., 6e éd., 7.3.10.2 Quatrième séance plénière, 8 mai 1963 1

WHA16.3

Admission de nouveaux Membres associés : 11e Maurice

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé ADMET l'île Maurice en qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve

que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom de l'île Maurice conformément aux articles 115 et 116 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 6.2.1.2

Sixième séance plénière, 9 mai 1963

WH A16.4

Admission de nouveaux Membres associés : Kenya

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé ADMET le Kenya en qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom du Kenya conformément aux articles 115 et 116 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 6.2.1.2 1 Actes off. Org. mond. Santé, 124, annexe 16, appendice. 1

Sixième séance plénière, 9 mai 1963

2

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

WHA16.5

Rapport financier de l'OMS pour 1962 et Rapport du Commissaire aux Comptes

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1962, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels NO 126; et Ayant pris connaissance du rapport 1 établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen

de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1962. Rec. résol., 6e éd., 7.1.11.3

Septième séance plénière, 14 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, premier rapport)

WHA16.6

Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné les propositions du Directeur général et les recommandations du Conseil exécutif relatives aux prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963, 2 1.

APPROUVE les prévisions supplémentaires pour 1963;

2.

DÉCIDE de modifier la résolution portant ouverture de crédits pour 1963 (résolution WHA15.42) en augmentant les crédits votés au paragraphe I des montants suivants : Affectation des crédits PARTIE II : PROGRAMME D'EXÉCUTION

Section

Montant US $

4. 5. 7.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Autres dépenses réglementaires de personnel

95 250 23 700 142 180

Total de la partie II PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8. 9.

261 130

Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel

27 350 36 620

Total de la partie III PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS 10.

63 970

Fonds du bâtiment du Siège

113 000

Total de la partie IV TOTAL DES PARTIES II, III ET IV

113 000

438 100

1 Voir annexe 2. 2 Voir annexe 3.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 3.

3

DÉCIDE en outre de modifier le paragraphe III de la résolution WHA15.42 en augmentant les rubriques i) et iii) : (i)

du montant de $

35 990 disponible sous forme de remboursement provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique

(iii) du montant de $ 402 110 représentant les recettes diverses disponibles à cet effet

Total Rec. résol., 6e éd., 2.1

$ 438 100 Septième séance plénière, 14 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques,

premier rapport) WHA16.7

Contributions des nouveaux Membres pour 1962 et 1963

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que plusieurs Etats sont devenus Membres de l'Organisation en 1962 et 1963 en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS, DÉCIDE que les contributions de ces Membres sont fixées comme suit : Etat Membre 1962 1963

Algérie Burundi Rwanda

0,04 0,04 0,04

Trinité et Tobago Ouganda Jamaïque Rec. résol., 6e éd., 7.1.2.2

0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04

Septième séance plénière, 14 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques,

premier rapport) WHA16.8

Additif au tableau A annexé aux résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que l'Algérie, le Burundi, le Rwanda, Trinité et Tobago, l'Ouganda, la Jamaïque, le Kenya et l'île Maurice, qui ont entrepris des programmes antipaludiques, ont droit en 1962 et /ou en 1963 à des crédits dans les mêmes conditions que les Membres énumérés dans le tableau A annexé aux résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et /ou 1963. 1 Rec. résol., 6e éd., 2.1; 2.1.15

Septième séance plénière, 14 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, premier rapport)

WHA16.9

Locaux du Bureau régional de l'Afrique

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique et le rapport

du Conseil exécutif sur cette question; 1 Résolutions WHA14.43 et WHA15.42. z Voir annexe 4.

4

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Ayant noté avec satisfaction les nouvelles contributions généreuses offertes par des Membres de la Région africaine pour aider à financer l'agrandissement des locaux du Bureau régional; Rappelant les dispositions du paragraphe 4 de la résolution WHA15.14, qui autorise le Directeur général, nonobstant les dispositions du paragraphe 1.2) de la partie II de la résolution WHA13.41, à prélever sur le fonds de roulement une avance ne dépassant pas $300 000 qui sera portée au crédit du fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique; et Notant qu'en vertu de cette autorisation le Directeur général prélèvera $200 000 dont le remboursement

est prévu dans le projet de programme et de budget pour 1964, 1.

INVITE tous les Membres de la Région africaine qui ne l'ont pas encore fait à verser des contributions

pour l'agrandissement des locaux du Bureau régional; et AUTORISE le Directeur général, nonobstant les dispositions du paragraphe 1.2) de la partie II de la résolution WHA13.41, à prélever sur le fonds de roulement une avance ne dépassant pas $100 000 qui sera portée au crédit du fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique pour financer les travaux envisagés, étant entendu que le remboursement de cette avance au fonds de roulement sera couvert, si nécessaire, par un crédit 2.

inscrit au projet de programme et de budget pour 1965. Rec. résol., 6e éd., 5.2.1.2

Septième séance plénière, 14 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, premier rapport)

WHA16.10

Barème des contributions pour 1964

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé 1

DÉCIDE que le barème des contributions pour 1964 sera le suivant : Membres Barème

Membres

(Pourcentage)

Barème (Pourcentage)

Afghanistan

Afrique du Sud Albanie Algérie

Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique

Biélorussie, RSS de Birmanie Bolivie Brésil

Bulgarie Burundi Cambodge Cameroun

Canada Ceylan Chili Chine Chypre Colombie Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville)

Corée, République de Costa Rica Côte- d'Ivoire

Cuba Dahomey Danemark

0,05 0,48 0,04 0,04 5,17 0,06 0,92 1,50 0,41 1,09 0,47 0,06 0,04 0,93 0,18 0,04 0,04 0,04 2,83 0,08 0,24 4,14 0,04 0,24 0,04 0,06 0,17 0,04 0,04 0,20 0,04 0 53

El Salvador Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie

0,04 0,05 0,78 31,29 0,05 0,02 0,33 5,39

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Finlande France Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Haïti Haute -Volta Honduras Hongrie Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israël Italie Jamaïque

0,04 0,08 0,21

0,05 0,04 0,04 0,04 0,04 0,51 1,84 0,41

Japon Jordanie Kenya Koweït Laos Liban

0,08 0,18 0,13 0,04 0,14 2,03 0,04 2 06 0,04 0,02 0,04 0,04 0 05

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS Membres Barème (Pourcentage)

5 Barème (Pourcentage)

Membres

Libéria Libye Luxembourg Madagascar

Malaisie, Fédération de Mali Maroc

Maurice, île Mauritanie Mexique Monaco Mongolie Népal Nicaragua Niger Nigéria Norvège Nouvelle -Zélande Ouganda Pakistan Panama Paraguay Pays -Bas

0,04 0,04 0,05 0,04 0,12 0,04 0,13 0,02 0,04 0,67 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,19 0,41

Roumanie

0,29 6,88 0,04 0,04 0 05 0,04 0,04 0,06 1,18

Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Rwanda Samoa -Occidental Sénégal

Sierra Leone Somalie Soudan Suède Suisse Syrie

Tanganyika Tchad Tchécoslovaquie Thaïlande Togo

0,86 0,05 0,04 0,04 1,06

Pérou Philippines Pologne Portugal

République Arabe Unie République Centrafricaine République Dominicaine

0,37 0,04 0,38 0,04 0,04 0,92 0,09 0,36 1,16 0,14 0 22

Trinité et Tobago Tunisie Turquie

0,14 0,04 0,04 0,05 0,36 1,80 13,58

Ukraine, RSS d' Union des Républiques socialistes soviétiques Uruguay Venezuela Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie

0,10 0,47 0,14 0,04 0,34

004 0 05

Total 100,00

II

Considérant que le barème des contributions de l'OMS pour 1964 est fondé sur le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies, conformément aux dispositions de la résolution WHA8.5, paragraphe 2.5), adoptée par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé; et Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 1870 (XVII), prévoit au paragraphe 7 des modifications éventuelles du barème des quotes -parts si les circonstances le justifient, DÉCIDE que, si l'Assemblée générale des Nations Unies remanie avec effet rétroactif le barème des quotes-

parts des Nations Unies pour 1963, le barème des contributions de l'OMS pour 1964 devrait être ajusté en conséquence; toutefois, il sera tenu compte de ces ajustements pour le calcul des contributions dues par les Membres au titre du budget de l'Organisation pour l'exercice 1965. Rec. résol., 6e éd., 7.1.2.1

Septième séance plénière, 14 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, premier rapport)

WHA16.11

Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Après avoir examiné les propositions du Bureau de l'Assemblée,' ÉLIT les Etats suivants comme Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif : Brésil, Indonésie, Iran, Mali, Norvège, Nouvelle -Zélande, Pays -Bas et Sierra Leone. Rec. résol., 6e éd., 4.2.1

Neuvième séance plénière, 15 mai 1963

1 Voir le rapport du Bureau de l'Assemblée dans Actes off. Org. mond. Santé, 128.

6

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

WHA16.12

Rapport annuel du Directeur général pour 1962

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1.

1962,1

NOTE avec satisfaction la manière dont le programme a été conçu et exécuté en 1962, conformément aux principes établis de l'Organisation; et FÉLICITE le Directeur général du travail accompli. 2. Rec. résol., 6e éd., 1.14.1

Dixième séance plénière, 16 mai 1963

WHA16.13

Budget effectif et niveau du budget pour 1964

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE

que le budget effectif pour 1964 sera de US $34 065 100; 2) que le niveau du budget de 1964 sera égal au montant du budget effectif indiqué ci- dessus au paragraphe 1), augmenté du montant des contributions qui correspondent à la réserve non répartie; et 3) que le budget de 1964 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres après déduction : i) du montant de US $756 990 disponible par remboursement provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique, et ii) du montant de US $849 100 disponible au titre des recettes occasionnelles pour 1964. 1)

Rec. résol., 6e éd., 2.1

Dixième séance plénière, 16 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, premier rapport)

WHA16.14

Nomination du Commissaire aux Comptes

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que M. Uno Brunskog est nommé Commissaire aux Comptes de l'Organisation mondiale de la Santé pour les trois exercices financiers de 1964 à 1966 inclusivement. I1 devra effectuer ses vérifications de comptes conformément aux principes qui sont énoncés à l'article XII du Règlement financier. S'il y a lieu, il pourra désigner un représentant chargé de le suppléer en son absence. Rec. résol., 6e éd., 7.1.11.1

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, deuxième rapport)

WHA16.15

Amendements au Règlement du Personnel

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des amendements au Règlement du Personnel apportés par le Directeur général et confirmés

par le Conseil

exécutif.2

Rec. résol., 6e éd., 7.3.1.2

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, deuxième rapport)

1

2

Actes off. Org. mond. Santé, 123. Actes off. Org. mond. Santé, 124, résolution EB31.R37 et annexe 6.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

7

WHA16.16

Choix du pays où se tiendra la Dix -Septième Assemblée mondiale de la Santé

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Vu les dispositions de l'article 14 de la Constitution relatives au choix du pays ou de la Région où se tiendra la prochaine Assemblée de la Santé, DÉCIDE que la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé aura lieu en Suisse. Rec. résol., éd., 4.1.1.2

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, deuxième rapport)

WHA16.17

Compte spécial pour l'éradication du paludisme

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport du Directeur général sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme; 1

Ayant noté que le financement du programme «ordinaire» d'éradication du paludisme pour l'année 1963 est assuré et que, conformément à la résolution WHA14.15, le coût total du programme « ordinaire » d'éradication du paludisme pour l'année 1964 est inscrit dans les prévisions budgétaires ordinaires; Se rendant compte, toutefois, que l'on ne dispose de fonds que pour financer une partie du programme « accéléré » d'éradication du paludisme envisagé pour 1963 et 1964; Notant, en outre, que le programme « accéléré » sera financé au moyen de fonds réservés par le Directeur général non seulement pour les engagements de dépenses de l'année en cours, mais aussi pour ceux qui se continueront pendant l'année suivante soit jusqu'à l'achèvement complet des travaux, s'il s'agit d'activités dont l'exécution doit être terminée en deux années, soit jusqu'à la phase appropriée des opérations, qui sera déterminée dans chaque cas en fonction de la nature des travaux, 1.

PRIE le Directeur général de transmettre cette résolution, accompagnée de son rapport, à tous les Membres

de l'Organisation, en appelant particulièrement leur attention sur les sentiments de satisfaction exprimés par l'Assemblée à l'égard de ceux qui ont fait des dons au compte spécial pour l'éradication du paludisme; et

RENOUVELLE l'appel qu'elle a adressé aux Membres en état de le faire, et plus particulièrement aux Membres les plus développés du point de vue économique, pour les prier de verser des contributions volontaires au compte spécial pour l'éradication du paludisme, afin de permettre à l'Organisation de mener à bien les opérations « accélérées » qui sont envisagées. 2.

Rec. résol., 6e éd., 7.1.8

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, deuxième rapport)

WHA16.18

Timbres -poste de l'éradication du paludisme

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la campagne d'émission de timbres -poste antipaludiques dite « Le monde uni contre le paludisme »; 2 et Ayant pris connaissance, dans l'appendice 2 de ce rapport, de la liste finale des participants, indiquant les dates des émissions de timbres -poste et autres articles philatéliques qui ont été faites dans le cadre de l'opération timbres -poste de l'éradication du paludisme organisée par l'OMS, PREND ACTE avec satisfaction des résultats de cette campagne philatélique qui a permis de faire mieux 1. connaître le programme mondial d'éradication du paludisme et de mobiliser des fonds pour le compte spécial de l'éradication du paludisme; 1 Voir annexe 5. 2 Voir annexe 6.

8

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 2. 3.

REMERCIE les gouvernements qui ont participé à l'opération;

EXPRIME sa gratitude aux gouvernements qui ont fait des dons de timbres et autres articles philatéliques ou des dons en espèces;

NOTE que la vente des timbres et autres articles philatéliques prendra fin au cours de l'année 1963 et que les articles philatéliques invendus seront dûment détruits par l'Organisation, selon les modalités exposées 4.

dans le rapport du Directeur général; et 5. PRIE le Directeur général de présenter un rapport financier définitif sur cette opération à une session prochaine du Conseil exécutif ou de l'Assemblée mondiale de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 7.1.8

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, deuxième rapport)

WHA16.19

Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1961

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de la situation de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies telle qu'elle

ressort du rapport annuel pour l'exercice 1961 et dont il lui a été rendu compte par le Directeur général. Rec. résol., 6e éd., 7.3.7.2

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, deuxième rapport)

WHA16.20

Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement à la date du 30 avril 1963 ; Notant avec satisfaction que de nombreux Membres ont payé leurs contributions annuelles et leurs avances au fond de roulement, I. 2.

APPELLE L'ATTENTION des Membres sur l'importance que présente le paiement de leurs contributions

le plus tôt possible au cours de l'exercice financier de l'Organisation;

PRIE les Membres qui ne l'ont pas encore fait de prévoir dans leurs budgets nationaux le versement régulier de leurs contributions annuelles à l'Organisation mondiale de la Santé; et INVITE instamment les Membres intéressés à faire un effort spécial pour s'acquitter de leurs arriérés 3. de contributions dans les délais les plus brefs possibles. II

Considérant que le non -paiement des arriérés de contributions pourrait, s'il continuait, entraîner l'abandon ou la réduction de certains programmes approuvés de l'Organisation; Notant en outre avec regret que les arriérés dont sont redevables la Bolivie, le Guatemala, Haïti, Panama . et l'Uruguay obligent l'Assemblée à envisager, conformément à l'article 7 de la Constitution et aux dispositions du paragraphe 2 de la résolution WHA8.13, s'il y a lieu ou non de suspendre le droit de vote de ces Membres à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé, 1.

DÉCIDE de ne pas suspendre le droit de vote des délégations en cause à la Seizième Assemblée mondiale

de la Santé;

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

9

PRIE le Conseil exécutif, lors des sessions pendant lesquelles il prépare l'ordre.du jour de l'Assemblée mondiale de la Santé, de faire des recommandations précises, accompagnées des raisons sur lesquelles elles se fondent, à l'Assemblée de la Santé au sujet de tout Membre qui, dans le paiement de ses contributions à l'Organisation, est redevable d'arriérés dans une mesure qui justifierait l'application de l'article 7 de la Constitution; 2.

INVITE les Membres qui, dans une mesure qui justifierait l'application de l'article 7 de la Constitution, sont redevables d'arriérés de contributions, à présenter au Conseil exécutif un exposé de leurs intentions quant au paiement de ces arriérés, de manière que l'Assemblée de la Santé, quand elle examinera la question 3.

conformément aux dispositions de la résolution WHA8.13, soit en mesure de fonder sa décision sur les exposés

de ces Membres et sur les recommandations du Conseil exécutif; PRIE le Directeur général d'étudier avec les Etats Membres intéressés les difficultés auxquelles ceux -ci se heurtent et de faire rapport aux sessions appropriées du Conseil exécutif et de l'Assemblée mondiale de 4.

la Santé; et 5.

PRIE, en outre, le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres intéressés. Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, troisième rapport)

Rec. résol., 6e éd., 7.1.2.4; 7.1.3.3

WHA16.21

Nomination de représentants au Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement du Mali est nommé membre du Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS et que le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement de la Nouvelle -Zélande est nommé membre suppléant de ce comité, ces nominations

étant valables pour trois ans. Rec. résol., 6e éd., 7.3.7.3

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, troisième rapport)

WHA16.22

Bâtiment du Siège : Rapport sur l'avancement des travaux

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné les rapports et les recommandations du Conseil exécutif,' de son Comité permanent du Bâtiment du Siège 2 et de son Comité spécial,' ainsi que le rapport du Directeur général sur le bâtiment du Siège; 3 Notant l'augmentation sensible survenue dans les coûts de construction depuis que la Treizième Assem-

blée mondiale de la Santé a autorisé la construction d'un bâtiment pour le Siège; Reconnaissant qu'il importe de maintenir des normes satisfaisantes du point de vue de la qualité de la construction dans l'intérêt de l'efficience du personnel et de la réduction des frais d'entretien à longue échéance;

Tenant compte que, si l'on prévoit, au stade actuel du programme de construction, une surface raisonnable de parcage souterrain pour les véhicules, il en résultera une économie pour l'Organisation après un certain nombre d'années; et Considérant, en conséquence, qu'il est nécessaire de rétablir les prévisions incluses à cet effet dans le projet initial du bâtiment, 1.

FÉLICITE le Conseil exécutif et son Comité permanent du Bâtiment du Siège de la surveillance continue

qu'ils exercent sur cette entreprise; ' Actes off. Org. mond. Santé, 124, résolutions EB31.R22 et EB31.R25 et annexe 15. a Actes off. Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie 1. 3 Voir annexe 7.

10 2.

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

REMERCIE les gouvernements des Etats Membres qui ont apporté des contributions pour la réalisation 1

du bâtiment et invite les gouvernements des autres Etats Membres à faire de même; DÉCIDE de modifier le paragraphe 3. du dispositif de la résolution WHA13.46 en autorisant la construction du bâtiment jusqu'à concurrence d'une somme de Fr. s. 60 000 000; 4. DÉCIDE en outre que, dans les limites du montant total autorisé pour la construction du bâtiment, il y a lieu de prévoir un garage souterrain pour 300 véhicules environ; RENOUVELLE ses remerciements au Gouvernement de la Confédération suisse et au Gouvernement de la République et Canton de Genève pour la généreuse assistance qu'ils ont déjà fournie en vue de la réalisation du bâtiment du Siège; 5.

6. 7.

EXPRIME l'espoir que le Gouvernement hôte sera en mesure d'accorder le supplément de crédits nécesPRIE le Conseil exécutif et le Directeur général de faire à nouveau rapport à la Dix - Septième Assemblée

saire à titre de prêt sans intérêt; et mondiale de la Santé et notamment de rendre compte des arrangements définitifs pour le financement des dépenses supplémentaires. Rec. résol., 6e éd., 7.4.2.1

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, troisième rapport)

WHA16.23

Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme; 1

Notant que les objectifs du plan coordonné pour l'Europe continentale ont été pleinement atteints, toutes les zones impaludées subsistantes étant entrées dans la phase de consolidation à la fin de 1962; Notant les remarquables progrès accomplis dans la voie de l'éradication au cours de l'année écoulée, pendant laquelle des zones comptant des millions de personnes ont passé de la phase d'attaque à la phase de consolidation, principalement en Asie du Sud -Est et dans les Amériques; et Reconnaissant que des problèmes administratifs et techniques, tels que l'insuffisance des services de santé, l'existence de conditions épidémiologiques particulières, la résistance des vecteurs aux insecticides ou la modification de leur comportement, ainsi que la résistance des parasites aux médicaments, peuvent freiner la progression effective de l'éradication du paludisme dans certaines zones, INVITE les gouvernements à entreprendre des opérations préliminaires ou à poursuivre énergiquement 1. l'exécution des programmes d'éradication jusqu'à leur terme prévu et à collaborer dans le cadre régional avec les pays voisins, en vue de permettre des progrès dans une vaste zone géographique et d'assurer la protection mutuelle des pays contre la réintroduction de la maladie; RECOMMANDE que, dans les pays qui, sur le plan administratif et sur celui de la santé publique, sont dépourvus des moyens nécessaires pour mener à bien des programmes d'éradication du paludisme, on crée parallèlement, avec toute la souplesse requise, un minimum de services de santé publique couvrant l'ensemble du pays et capables d'appuyer efficacement l'exécution de programmes d'éradication, particulièrement pendant la phase de consolidation et la phase d'entretien; 2.

PRIE le Directeur général de fournir une assistance appropriée pour l'étude et la solution des problèmes techniques qui se posent dans les zones difficiles et de poursuivre les recherches relatives à la mise au point de méthodes permettant de résoudre les problèmes techniques rencontrés dans l'éradication du paludisme; 3.

4. PRIE le Directeur général d'étudier la situation actuelle en ce qui concerne l'exécution du programme d'éradication du paludisme, ses résultats, ses lacunes et les perspectives qu'il présente, y compris la dotation en personnel et en moyens financiers adéquats pour le programme mondial d'éradication et de faire rapport

à ce sujet à l'Assemblée mondiale de la Santé le plus tôt possible; et 1 Voir annexe 8.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

11

PRIE le Directeur général de faire rapport à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé sur les 5. nouveaux progrès accomplis dans l'exécution du programme d'éradication du paludisme. Rec. résol., 6e éd., 1.4.2

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, deuxième rapport)

WHA16.24

Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant de l'assistance commune du FISE et de l'OMS

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le déroulement des activités qui bénéficient de l'as-

sistance commune du FISE et de l'OMS, 1.

PREND ACTE de ce rapport;

2.

FAIT SIENNES les opinions exprimées par le Conseil exécutif à sa trente et unième session,' notamment

en ce qui concerne, d'une part, l'appui que le FISE continue d'apporter aux programmes de création de services sanitaires de base, à l'enseignement et à la formation professionnelle et aux campagnes systématiques de lutte et d'éradication dirigées contre les maladies transmissibles et, d'autre part, l'importance de l'aide à l'éradication du paludisme, particulièrement en Afrique; EXPRIME sa satisfaction de la collaboration étroite et efficace qui continue de régner entre les deux orga3. nisations dans l'exécution des programmes bénéficiant de leur assistance commune; et

PRIE le Directeur général de signaler au FISE que l'OMS est préoccupée par le fait que toute diminution de l'assistance matérielle fournie pour les activités communes FISE /OMS entraînerait un effet défavorable sur la santé et le bien -être des enfants. 4.

Rec. résol., 6e éd., 8.1.4.1

Onzième séance plénière, 18 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, deuxième rapport)

WHA16.25

Influence de la télévision sur la jeunesse

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Consciente de la grande influence exercée par les programmes de télévision et du fait que ceux qui sont fondés sur la violence et le crime peuvent avoir des effets néfastes sur la santé mentale, notamment dans le cas des jeunes téléspectateurs;

Tenant compte de la nécessité d'arriver à une évaluation scientifique des effets de ces programmes; et

Sachant que les gouvernements prennent différentes mesures pour contrecarrer ces influences néfastes,

SOULIGNE la valeur éducative de la télévision, notamment des programmes portant sur l'éducation 1. sanitaire et la formation médicale; et 2.

RECOMMANDE que les autorités sanitaires nationales encouragent l'étude de l'influence de la télévision

sur la santé mentale, notamment chez les enfants et les jeunes adultes. Rec. résol., 6e éd., 1.7.2

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, troisième rapport)

WHA16.26

Fonds bénévole pour la promotion de la santé : Recherche médicale

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que le programme envisagé au titre du compte spécial pour la recherche médicale, qui figure dans l'annexe 4 des Actes officiels NO 121, est satisfaisant; ' Résolution EB31.R32.

12

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Notant que ce programme est complémentaire au programme de recherche inscrit au budget ordinaire de l'Organisation; et Soulignant l'importance mondiale de la recherche médicale, 1. EXPRIME l'espoir qu'un plus grand nombre de pays verseront des contributions volontaires au compte spécial;

PRIE le Directeur général de mettre en oeuvre le programme de recherche médicale, dans le cadre du troisième programme général de travail pour une période déterminée, pour autant que le permettront les contributions volontaires' versées au compte spécial; et 2.

INVITE le Directeur général à prendre toutes autres dispositions qui seraient de nature à contribuer 3. de la manière la plus efficace au développement du programme de recherche médicale. Rec. résol., 6e éd., 7.1.9; 1.11

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, troisième rapport)

WHA16.27

Fonds bénévole pour la promotion de la santé : Approvisionnement public en eau

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que le programme envisagé au titre du compte spécial pour l'approvisionnement public en eau, qui figure dans l'annexe 4 des Actes officiels No 121, est satisfaisant;' et Persuadée que ce programme contribuera puissamment à encourager et aider les pays à élaborer des plans de réseaux publics de distribution d'eau, EXPRIME l'espoir qu'un plus grand nombre de pays verseront des contributions volontaires au compte 1. spécial;

PRIE le Directeur général de mettre en oeuvre ce programme, dans le cadre du troisième programme général de travail pour une période déterminée, pour autant que le permettront les contributions volontaires versées au compte spécial; et 2.

INVITE le Directeur général à prendre toutes autres dispositions qui seraient de nature à contribuer de la manière la plus efficace au développement du programme d'approvisionnement public en eau. 3.

Rec. résol., 6e éd., 7.1.9; 1.8

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, troisième rapport)

WHA16.28

Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1964 1

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1964, un crédit de US $36 288 230 se répartissant comme suit : Affectation des crédits

Section

Montant US $

PARTIE I 1.

:

RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES , -

2. 3.

Assemblée mondiale de; la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

317 210 189 090 100 530

Total de la partie I 1 Voir annexe 9. Pour la ventilation de ces crédits en chapitres, voir annexe 10.

606 830

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

13

Section

Affectation des crédits PARTIE II : PROGRAMME D'EXÉCUTION

Montant

US$

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts 7. Autres dépenses réglementaires de personnel 4. 5. 6.

16 439 819 2 663 706 5 521

226 600 280

Total de la partie 11

24 851 405

PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8. 9.

Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel

1

925 182 618 683

Total de la partie IIl PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS 10. 11. 12.

2 543 865

Fonds du bâtiment du Siège Virement au compte spécial pour l'éradication du paludisme Remboursement au fonds de roulement

5 363

500 000 000 200 000

Total de la partie IV

6 063 000

Total des parties I, II, III et IV

34 065 100

PARTIE V : RÉSERVE 13.

Réserve non répartie

2 223 130

Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

2 223 130

36 288 230

II.

Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les crédits votés au paragraphe I de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux obligations contractées pendant la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1964.

Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1964 au montant effectif du budget établi par l'Assemblée mondiale de la Santé, à savoir : parties I, II, III et IV. III. Les crédits votés au paragraphe I seront fournis par les contributions des Etats Membres, après déduction : i)

du montant de du montant de du montant de du montant de Total

$ $ $ $

ii)

756 990 provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique à titre de remboursement 98 860 représentant les contributions des nouveaux Membres pour les années précédentes 454 733 représentant les recettes diverses disponibles à cet effet 295 507 disponible par virement du solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée

iii) iv)

$ 1 606 090

Les contributions à recevoir des Etats Membres s'élèvent donc à $34 682 140.

14

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

IV.

Le Directeur général est autorisé à prélever sur le solde disponible en espèces dans le compte spécial pour l'éradication du paludisme une somme ne dépassant pas US $190 060 afin de couvrir les crédits utilisables par certains Etats Membres pour le paiement de leurs contributions, conformément au tableau A ci- après. TABLEAU A

ANNEXE A LA RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITS POUR L'EXERCICE FINANCIER 1964 Membres ayant droit à des crédits de 25 % 1 applicables au paiement de leurs contributions pour la fraction de ces contributions qui correspond au montant total voté au titre de la section 11 dans la partie IV (Autres affectations) du paragraphe I de la résolution portant ouverture de crédits : Afghanistan

Afrique du Sud Albanie Algérie Arabie Saoudite * Argentine Birmanie Bolivie * Brésil Bulgarie

Dahomey El Salvador Equateur * Espagne Ethiopie

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Haïti Haute -Volta

Kenya Laos Liban Libéria Libye Madagascar

Portugal République Arabe Unie République Centrafricaine République Dominicaine Roumanie Rwanda Sénégal

Malaisie, Fédération de Mali Maroc

Sierra Leone Somalie Soudan Syrie Tanganyika Tchad Thaïlande Togo

Burundi Cambodge Cameroun Ceylan * Chine Colombie Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Corée, République de Costa Rica Côte -d'Ivoire Cuba Rec. résol., 6e éd., 2.1

Honduras * Inde Indonésie Irak Iran Israël Jamaïque Jordanie

Maurice, île Mauritanie * Mexique Népal Nicaragua Niger Nigéria Ouganda Pakistan Panama Paraguay Pérou Philippines

Trinité et Tobago Tunisie Turquie Venezuela

Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, troisième rapport)

WHA16.29

Etude organique sur les moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport 2 que le Conseil exécutif a préparé à la demande de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 3 au sujet de son étude organique relative aux « moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents », 1.

REMERCIE le Conseil exécutif de son étude; et

PRIE le Directeur général de poursuivre le développement du programme d'enseignement et de formation professionnelle en tenant compte de ce rapport et des observations de la Commission du Programme et du Budget de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé. 2.

Rec. résol., 6e éd., 7.5

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, quatrième rapport)

* Membre remplissant les conditions requises aux termes de la résolution WHA15.35. 1 En vertu de la résolution WHA14.15. 2 Voir annexe 15. 3 Résolution WHA15.59.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

15

WHA16.30

Etude organique sur les méthodes de planification et d'exécution des projets

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE du rapport relatif à l'état d'avancement de l'étude organique sur les méthodes de planification et d'exécution des projets. Rec. résol., 6e éd., 7.5

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, quatrième rapport)

WHA16.31

Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant étudié le rapport du Directeur général sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance; Prenant acte de la résolution EB31.R39 adoptée par le Conseil exécutif à sa trente et unième session; Reconnaissant qu'il est nécessaire d'accélérer d'urgence l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et à ceux qui sont en voie d'y accéder, conformément au programme tracé par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA15.22; et Se rendant compte que la mise en oeuvre d'un tel programme accéléré exige des ressources plus importantes que celles dont l'Organisation dispose actuellement, 1.

PREND ACTE du rapport du Directeur général;

APPROUVE les mesures que le Directeur général a prises pour mettre en oeuvre un programme accéléré d'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et à ceux qui sont en voie d'y accéder; et 2. 3.

INVITE les Membres qui sont en mesure de le faire à verser des contributions volontaires au compte spécial que la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a créé, par sa résolution WHA15.22, pour l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder. Rec. résol., 6e éd., 1.1.4; 7.1.9

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, quatrième rapport)

WHA16.32

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant

l'activité de l'OMS dans les domaines administratif, budgétaire et financier : Mécanisme inter organisations pour les questions de traitements et d'indemnités

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique intéressant l'activité de l'OMS; Ayant pris en considération les vues exprimées dans la résolution EB31.R43 que le Conseil exécutif a adoptée à sa trente et unième session, 1

1. NOTE avec satisfaction que la coordination dans les domaines administratif, budgétaire et financier continue de progresser;

EXPRIME sa satisfaction d'apprendre que le Comité administratif de Coordination a estimé que, sous réserve de l'avis du Comité consultatif de la Fonction publique internationale, celui -ci pourrait jouer le 2.

rôle d'organe indépendant chargé de faire des recommandations aux autorités compétentes sur les problèmes

que peut poser le fonctionnement du régime commun de traitements et d'indemnités; 1 Voir annexe 11.

16

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 3. CONSIDÈRE que, si les autorités intéressées se mettent d'accord pour conférer au Comité consultatif de la Fonction publique internationale un nouveau mandat et de nouveaux pouvoirs qui en élargissent la compétence, cette mesure sera l'une des plus importantes prises jusqu'ici pour améliorer la coordination dans le domaine administratif; et

PRIE le Directeur général, lorsque l'examen de cette question sera repris au Comité administratif de Coordination, de tenir compte des opinions exprimées lors de lá discussion qui a eu lieu à l'Assemblée mondiale de la Santé. 4. Rec. résol., 6e éd., 8.1.1.5; 7.3.4

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, quatrième rapport)

WHA16.33

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant l'activité de l'OMS : Arrangements relatifs aux conférences

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique intéressant l'activité de l'OMS; Notant que le Comité administratif de Coordination a adopté des arrangements pour faciliter les échanges

d'informations au sujet de l'établissement du calendrier des conférences par les diverses organisations; Considérant que cette coordination inter -secrétariats, quelle qu'en soit l'utilité, ne peut être effective que si les intéressés tiennent pleinement compte des nécessités récurrentes bien définies que comportent les conférences prévues; Considérant, en outre, que le bouleversement des calendriers de conférences périodiques provoque des dépenses inutiles pour les gouvernements;

Rappelant que l'Assemblée mondiale de la Santé s'est toujours tenue au Palais des Nations au mois de mai, lorsqu'elle a été convoquée à Genève, I.

SOULIGNE la nécessité de faciliter la réunion des assemblées annuelles d'organisations telles que l'Orga-

nisation mondiale de la Santé à leur date normale, de manière à éviter un bouleversement du cycle établi des opérations de l'Organisation; 2.. EXPRIME l'espoir que la coordination et la coopération dans l'établissement des calendriers de réunions se poursuivront et s'amélioreront entre les institutions intéressées;

PRIE le Directeur général de transmettre cette résolution au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en lui demandant de vouloir bien la communiquer au Conseil économique et social; et 3.

EXPRIME l'espoir que le Conseil économique et social voudra bien, dans l'exercice des pouvoirs qui lui sont conférés par le paragraphe 2 de l'article 63 de la Charte des Nations Unies, tenir compte des besoins des institutions spécialisées lorsqu'il examinera les calendriers de conférences. 4. Rec. résol., 6e éd., 8.1.1.5

Douzième séance plénière, 22 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, quatrième rapport)

WHA16.34

Règlement additionnel du 23 mai 1963 amendant le Règlement sanitaire international en particulier en ce qui concerne les notifications

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant la nécessité d'amender, en particulier en ce qui concerne les notifications, certaines dispositions du Règlement sanitaire international, tel qu'il a été adopté par la Quatrième Assemblée mondiale de la Santé le 25 mai 1951; Compte tenu des articles 2 k), 21 a) et 22 de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, ADOPTE, ce 23 mai 1963, le Règlement additionnel suivant : ' Voir annexe 11.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

17

ARTICLE ! Les amendements suivants sont apportés aux articles 1, 3, 36 et 97 du Règlement sanitaire international : Article 1 Cas importé. Supprimer la définition et la remplacer par la suivante : « ` cas importé' désigne une personne atteinte qui arrive, alors qu'elle effectue un voyage international; ». Cas transféré. Insérer la définition suivante : «' cas transféré' désigne une personne atteinte qui a contracté l'infection dans une autre circonscription relevant de la même administration sanitaire; ». Circonscription infectée. Remplacer le paragraphe a) par le suivant : «a) une circonscription dans laquelle existe un cas de peste, de choléra, de fièvre jaune ou de variole qui n'est ni un cas importé ni un cas transféré; ou ».

Article 3

Insérer le paragraphe 2 suivant: «2. En outre, les administrations sanitaires adressent une notification à l'Organisation, par télégramme et au plus tard dans les vingt -quatre heures, dès qu'elles sont informées : a) qu'un cas au moins de maladie quarantenaire a été importé ou transféré dans une circonscription

non infectée; la notification précisera l'origine de l'infection; b) qu'un navire ou un aéronef est arrivé avec un ou plusieurs cas de maladie quarantenaire à son bord; la notification indiquera le nom du navire ou le numéro de vol de l'aéronef, ses escales précédentes et suivantes et précisera si les mesures nécessaires ont été prises à l'égard du navire ou de l'aéronef. »

Donner le numéro 3 à l'actuel paragraphe 2. Article 36 Ajouter le paragraphe 3 suivant: « 3. Dans un pays où l'administration sanitaire doit faire face à des difficultés spéciales qui constituent un grave danger pour la santé publique, il peut être exigé de toute personne effectuant un voyage inter-

national qu'elle indique par écrit, à l'arrivée, son adresse de destination. » Article 97

Dans le paragraphe 1, après les mots « de cet aéroport », insérer : «, à moins que l'administration sanitaire ne l'exige pas, ». ARTICLE II Le délai prévu, conformément à l'article 22 de la Constitution de l'Organisation, pour formuler tous refus ou réserves est de trois mois à compter de la date à laquelle le Directeur général aura notifié l'adoption du présent Règlement additionnel par l'Assemblée mondiale de la Santé.

ARTICLE III

Le présent Règlement additionnel entre en vigueur le leT octobre 1963. ARTICLE IV Les dispositions finales suivantes du Règlement sanitaire international s'appliquent au présent Règlement additionnel : article 106, paragraphe 3; article 107, paragraphes 1 et 2, et première phrase du paragraphe 5; article 108; article 109, paragraphe 2, sous réserve de la substitution de la date mentionnée dans l'article III du présent Règlement additionnel à celle qui figure dans ledit article 109; articles 110 à 113 inclus. EN FOI DE QUOI le présent acte a été signé à Genève, le 23 mai 1963. M. A. MAJEKODUNMI Président de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé

M. G. CANDAU Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé Rec. résol., 6e éd., 1.5.7.5

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, cinquième rapport)

18

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

WHA16.35

Comité de la Quarantaine internationale : Onzième rapport

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Ayant examiné le onzième rapport du Comité de la Quarantaine internationale,' 1.

REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli; et

2.

ADOPTE le onzième rapport du Comité de la Quarantaine internationale. Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, cinquième rapport)

Rec. résol., 6e éd., 1.5.7.6

WHA16.36

Evaluation: clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant noté la résolution du Conseil exécutif relative à l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques; 2

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le même sujet; 3 Considérant qu'une coopération internationale est essentielle pour assurer au mieux la protection de l'homme contre les risques résultant de l'emploi des préparations pharmaceutiques; Faisant sienne la définition donnée dans le rapport d'un groupe d'étude chargé d'examiner l'emploi de spécifications pour les préparations pharmaceutiques, 4 selon laquelle il faut entendre par «préparation pharmaceutique » toute substance ou tout mélange de substances pouvant être employé dans le diagnostic, le traitement, l'atténuation ou la prévention d'une maladie chez l'homme; Consciente des difficultés techniques et administratives que comporte l'échange régulier de renseignements sur toutes les préparations pharmaceutiques, 1.

RÉAFFIRME qu'il est nécessaire d'agir promptement en ce qui concerne la diffusion rapide d'informations INVITE les Etats Membres : a)

sur les effets nocifs des préparations pharmaceutiques; 2.

à communiquer immédiatement à l'OMS i) toute décision interdisant ou limitant l'emploi d'une préparation pharmaceutique déjà en usage; ii) toute décision refusant l'approbation d'une nouvelle préparation pharmaceutique; iii) toute décision approuvant avec réserves l'emploi général d'une nouvelle préparation phar-

maceutique,

lorsque ces décisions sont motivées par des effets nocifs graves; et b) à faire figurer autant que possible dans ces communications les motifs de la décision, la dénomination commune ou autre de la préparation en cause, ainsi que sa formule chimique ou sa définition; 3.

RECONNAÎT l'importance d'une évaluation précise, sur le plan national, des effets toxiques des préparations pharmaceutiques; et b) INVITE les Etats Membres à organiser le rassemblement systématique de renseignements sur les effets nocifs observés au cours de la mise au point d'une préparation pharmaceutique, et surtout après sa mise en usage général; a)

4.

PRIE le Directeur général a) de transmettre immédiatement aux Etats Membres les renseignements reçus en application du paragraphe 2 ci- dessus;

1 Voir annexe 1. 2 Résolution EB31.R6. 3 Voir annexe 12. 4 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1957, 138, 15.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

19

d'étudier l'intérêt et la possibilité, notamment sur le plan administratif et financier, de charger l'OMS d'obtenir auprès des Etats Membres et de leur communiquer h)

i)

les dénominations communes ou autres, les formules chimiques et les définitions des nouvelles

préparations pharmaceutiques mises en vente ou approuvées; ii) les renseignements visés au paragraphe 3 b) ci- dessus; c) de continuer à étudier la possibilité de formuler et de faire adopter sur le plan international des principes et des normes de base applicables à l'évaluation toxicologique, pharmacologique et clinique des préparations pharmaceutiques; et de poursuivre son action en cette matière et de faire rapport au Conseil exécutif et à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé. d) Rec. résol., 6e éd., 1.3

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, cinquième rapport)

WHA16.37

Programme d'éradication de la variole

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'état d'avancement du programme mondial d'éradication de la variole, 1 I. NOTE :

i)

que la variole constitue toujours un grave problème de santé publique dans les zones d'endémicité

et expose le reste du monde à un risque d'infection; ii) que la mise en oeuvre de nombreux programmes nationaux d'éradication progresse avec lenteur en raison de l'insuffisance des ressources dont disposent les pays, notamment quant aux moyens de transport, à l'équipement et aux vaccins actifs et stables qui sont indispensables dans les régions tropicales et subtropicales; INVITE les Etats Membres à verser des contributions bénévoles, en espèces ou en nature, afin de permettre à l'Organisation d'aider les pays qui le demandent à combler leur déficit en moyens de transport, en équipement et en vaccins; 2. 3.

RECOMMANDE aux pays où la variole persiste :

d'intensifier les programmes qu'ils exécutent en vue de parvenir à l'éradication de la maladie et de prendre les mesures nécessaires pour s'approvisionner en vaccins actifs et stables; i)

ii)

de prévoir, de concert avec les pays voisins et notamment avec les pays limitrophes, une coordination

des opérations de lutte ou d'éradication dirigées contre la variole, de façon à diminuer le risque de propagation de la maladie d'un territoire à l'autre au cours de l'exécution des programmes; et 4.

PRIE le Directeur général de faire à nouveau rapport à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé

sur les progrès du programme d'éradication de la variole. Rec. résol., 6e éd., 1.5.4

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, sixième rapport)

WHA16.38

Evaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques : Normes pour les médicaments

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Reconnaissant le besoin urgent d'assurer des normes élevées pour les médicaments destinés à l'homme dans tous les pays, 1 Voir annexe 16.

20

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 1. PRIE le Conseil exécutif d'examiner les moyens d'assurer que les médicaments exportés par un pays producteur soient conformes aux règles applicables dans ce pays en matière de contrôle des médicaments destinés au marché intérieur; et

2.

PRIE le Conseil exécutif de faire rapport à ce sujet à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé. Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, sixième rapport)

Rec. résol., 6e éd., 1.3

WHA16.39

Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent

l'activité de l'OMS : Questions de programme

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS pour les questions de programme, PREND ACTE de ce rapport. Rec. résol., 6e éd., 8.1.1.6

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, sixième rapport)

WHA16.40

Décennie des Nations Unies pour le développement

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant étudié le rapport du Directeur général sur la décennie des Nations Unies pour le développement; 1

Réaffirmant les décisions prises au sujet de la décennie pour le développement dans la résolution WHA15.57 de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé; et Consciente des objectifs de la décennie des Nations Unies pour le développement et du rôle que l'Organisation mondiale de la Santé peut jouer dans leur réalisation, notamment en prêtant assistance aux gouvernements, sur leur demande, pour la planification de leur action sanitaire nationale et pour l'enseignement et la formation de personnel professionnel et auxiliaire de santé, 1.

PREND ACTE du rapport du Directeur général; APPELLE L'ATTENTION sur l'importance des investissements en faveur de la santé, élément essentiel du SOULIGNE la nécessité d'étendre les activités de l'OMS en conformité des objectifs sanitaires de la décennie

2. 3.

développement économique et social; et des Nations Unies pour le développement, à la fois dans le cadre du programme ordinaire de l'Organisation et au moyen des autres ressources disponibles. Rec. résol., 6e éd., 8.1.2

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, sixième rapport)

WHA16.41

Prorogation de l'accord avec l'UNRWA

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Considérant qu'un accord a été conclu, le 29 septembre 1950, entre le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé et le Directeur de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA), sur la base des principes établis par la Troisième Assemblée mondiale de la Santé; 1

Voir annexe 13.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

21

Considérant que la Treizième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA13.62, a prorogé cet accord jusqu'au 30 juin 1963; Considérant qu'ultérieurement l'Assemblée générale des Nations Unies, lors de sa dix -septième session, a prorogé jusqu'au 30 juin 1965 le mandat de l'UNRWA; 1 et Considérant que l'Organisation mondiale de la Santé doit continuer à diriger, du point de vue technique, l'exécution du programme sanitaire entrepris par l'UNRWA, AUTORISE le Directeur général à proroger l'accord avec l'UNRWA jusqu'au 30 juin 1965. Rec. résol., 6e éd., 8.1.5.1.

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, sixième rapport)

WHA16.42

Programme commun FAO /OMS sur les normes alimentaires (Codex Alimentarius)

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé APPROUVE l'établissement d'un programme commun FAO /OMS sur les normes alimentaires dont 1. l'exécution sera confiée à la Commission du Codex Alimentarius; 2. 3.

ADOPTE les statuts de la Commission du Codex Alimentarius; 2 APPROUVE la convocation de la première session de cette commission en juin 1963;

EXPRIME l'espoir que la Commission du Codex Alimentarius donnera la priorité aux questions de santé que comportent ses travaux et fera progresser les travaux préparatoires sur une base régionale partout où cela apparaîtra souhaitable en vue d'atteindre les objectifs fondamentaux assignés à la Commission; 4.

PRIE le Directeur général d'assurer la participation la plus complète de l'OMS au programme commun 5. sur les normes alimentaires; et

PRIE en outre le Directeur général de faire rapport à la trente -troisième session du Conseil exécutif sur les progrès réalisés par la Commission du Codex Alimentarius et sur les résultats de l'étude que doit faire la Conférence de la FAO en novembre 1963 au sujet de la méthode de financement des travaux de la 6.

Commission. Rec. résol., 6e éd., 1.7.3; 8.1.6.2

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission du Programme et du Budget, sixième rapport)

WHA16.43

Réunions du Comité régional de l'Afrique

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général 3 concernant les réunions du Comité régional de l'Afrique

et la demande adressée par le Comité régional de l'Afrique à l'Assemblée mondiale de la Santé; Notant que le Gouvernement de la République sud -africaine, en dépit d'un certain nombre de résolutions votées par l'Assemblée générale des Nations Unies pendant plusieurs années au sujet de la politique d'apartheid, et en particulier malgré la résolution 1761 (XVII) du 6 novembre 1962, ne s'est pas conformé à ces résolutions; Tenant compte des principes humanitaires et des objectifs énoncés dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, notamment en ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, qui ne reconnaissent aucune frontière nationale; Tenant compte, en outre, que la résolution du Comité régional de l'Afrique appelle l'attention sur la nécessité de sauvegarder les droits à la santé de toutes les populations africaines intéressées; 1 Résolution 1856 (XVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies. 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 124, 74. 3 Voir annexe 14.

22

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Considérant que les conditions faites aux populations de couleur de l'Afrique du Sud portent gravement

atteinte à leur santé physique, mentale et sociale et sont contraires aux principes de l'Organisation; Considérant qu'il est nécessaire d'éviter tout ce qui serait de nature à entraver le bon fonctionnement de l'Organisation régionale de l'Afrique; et Notant que le Directeur du Bureau régional de l'Afrique, après avoir consulté le Directeur général, a notifié aux Membres de la Région que la treizième session du Comité régional de l'Afrique se tiendra en septembre- octobre 1963 au Bureau régional de l'Afrique en raison des circonstances qui n'ont pas permis de la convoquer au lieu primitivement choisi par le Comité régional lors de sa onzième session, APPROUVE les mesures prises par le Directeur régional et par le Directeur général en vue d'assurer le 1. fonctionnement de l'Organisation régionale de l'Afrique et l'accomplissement des fonctions constitutionnelles du Comité régional de l'Afrique pour ce qui est de la protection des droits à la santé de toutes les populations de la Région; APPELLE L'ATTENTION sur la résolution 1761 (XVII) de l'Assemblée générale en date du 6 novembre 1962 et invite le Gouvernement de la République sud -africaine à renoncer à la politique d'apartheid dans l'intérêt du bien -être physique, mental et social de la population; 2.

S'ENGAGE à soutenir, dans le cadre des dispositions de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, toute mesure qui sera prise pour contribuer à la solution du problème de l'apartheid; 3.

INVITE le Gouvernement de la République sud -africaine à prendre des mesures appropriées pour que toutes les populations de l'Afrique du Sud bénéficient des services de santé publique de ce pays; 4. 5.

EXPRIME l'espoir que les Membres de la Région feront tout leur possible pour faciliter le bon fonctionnement de l'Organisation régionale de l'Afrique, promouvoir la réalisation des fins humanitaires de l'Organisation mondiale de la Santé et assurer la protection des droits à la santé de la population sud -africaine;

PRIE le Directeur général de transmettre la présente résolution au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, en demandant à celui -ci de vouloir bien la porter à la connaissance du Comité spécial nommé en application de la résolution 1761 (XVII) de l'Assemblée générale en date du 6 novembre 1962; 6.

PRIE, en outre, le Directeur général de faire rapport à chaque session de l'Assemblée mondiale de la Santé sur cette question jusqu'à ce qu'elle soit résolue de façon satisfaisante pour le Comité régional de l'Afrique et l'Assemblée mondiale de la Santé. 7.

Rec. résol., 6e éd., 5.2.1.4

Treizième séance plénière, 23 mai 1963 (Commission des Questions administratives, financières et juridiques, cinquième rapport)

WHA16.44

Rapports du Conseil exécutif sur ses trentième et trente et unième sessions

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé 1.

PREND ACTE des rapports du Conseil exécutif sur ses trentième' et trente et unième 2 sessions; et FÉLICITE le Conseil du travail qu'il a accompli.

2.

Rec. résol., 6e éd., 4.2.5.2

Treizième séance plénière, 23 mai 1963

1 Actes off. Org. mond. Santé, 120. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 124; 125.

RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

23

DECISIONS DE PROCEDURE

i)

Composition de la Commission de Vérification des Pouvoirs

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé a nommé une Commission de Vérification des Pouvoirs comprenant les représentants des douze Etats Membres suivants : Australie, Bulgarie, Canada, Chypre, Espagne, Fédération de Malaisie, Ghana, Madagascar, Népal, Pérou, Suède, Syrie. Première séance plénière, 7 mai 1963

ii)

Composition de la Commission des Désignations

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé a nommé une Commission des Désignations comprenant les délégués des vingt -quatre Etats Membres suivants : Argentine, Cambodge, Congo (Léopoldville), EtatsUnis d'Amérique, France, Gabon, Inde, Iran, Israël, Jamaïque, Liban, Maroc, Mexique, Nigéria, Norvège, Nouvelle -Zélande, Pays -Bas, République Arabe Unie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Thaïlande, Tunisie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Venezuela. Première séance plénière, 7 mai 1963

iii)

Vérification des pouvoirs

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé a reconnu la validité des pouvoirs présentés par les délégations suivantes : Membres:

Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte -d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, Equateur,

Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fédération de Malaisie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haute -Volta, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Koweït,' Laos, Liban, Libéria, Libye, Luxembourg, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe Unie, République Centrafricaine, République de Corée, République du Viet -Nam, République fédérale d'Allemagne, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda,' Samoa -Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tanganyika,' Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo,' Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Membres associés:

Kenya et île Maurice. Première, troisième, septième et treizième séances plénières, 7, 8, 14 et 23 mai 1963 'Pouvoirs acceptés à titre provisoire.

24 iv)

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Election du président et des vice- présidents de la Seizième Assemblée mondiale de la Santé

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, après examen des recommandations formulées par la Commission des Désignations, a élu : Président: Dr M. A. Majekodunmi (Nigeria); Vice -Présidents: Professeur R. Geric (Yougoslavie), Dr Sushila Nayar (Inde) et M. Abdul Rahman bin Haji Talib (Fédération de Malaisie). Deuxième séance plénière, 7 mai 1963

v)

Election du bureau des commissions principales

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, après examen des recommandations formulées par la Commission des Désignations, a élu présidents des commissions principales : COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET : Président, Dr V. V. Olguín (Argentine); COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : Président, M. 1. T. Kittani (Irak). Deuxième séance plénière, 7 mai 1963

COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET :

Les commissions principales ont ultérieurement élu vice -présidents et rapporteurs : Vice- Président, Dr S. P. Tchoungui (Cameroun); Rapporteur, Dr M. Sentici (Maroc). Vice - Président, Dr J. Vysohlíd

COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES :

(Tchécoslovaquie); Rapporteur, Dr A. L. Bravo (Chili).

vi)

Constitution du Bureau de l'Assemblée

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, après examen des recommandations formulées par la Commission des Désignations, a élu les délégués des quatorze pays suivants pour faire partie du Bureau de l'Assemblée : Cambodge, Canada, Congo (Léopoldville), Dahomey, Etats -Unis d'Amérique, France, Indonésie, Iran, Israël, Mexique, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d "Irlande du Nord, Suède, Tanganyika et Union des Républiques socialistes soviétiques. Deuxième séance plénière, 7 mai 1963

vii)

Adoption de l'ordre du jour La Seizième Assemblée mondiale de la Santé a adopté l'ordre du jour provisoire établi par le Conseil

exécutif à sa trente et unième session.' Troisième séance plénière, 8 mai 1963

' Deux points (3.13 - Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique, et 3.15 - Fonds de roulement) ont été supprimés, leur examen n'étant plus nécessaire.

ANNEXES

Annexe 1 QUARANTAINE INTERNATIONALE [A16 /P &B /2 - 8 mars 1963]

Conformément à la résolution EB31.R2, le Directeur général a l'honneur de soumettre à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé le onzième rapport du Comité

de la Quarantaine internationale, ainsi que le procès -verbal des discussions qui ont eu lieu lors de la trente et unième session du Conseil exécutif.

1.

ONZIÈME RAPPORT DU COMITÉ DE LA QUARANTAINE INTERNATIONALE [WHO/IQ/134 - 19 oct. 1962]

TABLE DES MATIÈRES Pages Pages

Composition du Comité Introduction Questions générales Règlement sanitaire international Définitions Titre I. Notifications et renseignements épidémioloTitre II. giques

27 28

Titre VI.

Documents sanitaires

53

Titre VII. Droits sanitaires Titre VIII. Dispositions diverses Annexes

54 54 55

29 30 30 32 35

Titre III. Titre IV. Titre V.

Organisation sanitaire Mesures et formalités sanitaires Dispositions propres à chacune des maladies quarantenaires Peste Choléra Fièvre jaune Variole Typhus

Appendice 1 - Cas de maladies quarantenaires (variole) importés du fait du trafic international 1.

36 37 37 37 43 45 53

2.

Cas importés par navires Cas importés par aéronefs

57 58

Appendice 2 - Opinion divergente sur la question des amendements à apporter au certificat international de vaccination ou de revaccination contre la variole . . .

58

Composition du Comité

Le Comité de la Quarantaine internationale a tenu sa onzième réunion au Palais des Nations, à Genève, du 15 au 19 octobre 1962. Membres

Dr J. C. Azurin, Directeur du Bureau de la Quarantaine, Département de la Santé, Manille, Philippines

Dr O. B. Alakija,2 Conseiller médical en chef p.i. auprès du Gouvernement fédéral, Ministère fédéral de la Santé, Lagos, Nigéria Dr A. Allard, Directeur des Services médicaux de la Compagnie de Lignes aériennes Sabena, Bruxelles, Belgique 1 Voir résolutions WHA16.34 et WHA16.35. 2 Empêché d'assister à la réunion.

Dr M. H. El Bitash, Sous -Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Hygiène publique, Le Caire, République Arabe Unie

Dr W. A. Karunaratne,2 Directeur des Services de Santé, Colombo, Ceylan

Dr L. H. Murray, Médecin principal au Ministère de la Santé, Londres, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord

Dr H. M. Penido, Chef du Service spécial de Santé publique, Rio de Janeiro, Brésil

- 27 -

28

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Dr G. M. Redshaw, Sous -Directeur général de la Santé au Département de la Santé du Commonwealth, Canberra, Australie Dr J. G. Telfer, Directeur médical, Division de la Quarantaine internationale, Service de la Santé publique,

sente que l'un des moyens nécessaires pour écarter la menace internationale que constituent les maladies quarantenaires ». Considérant en outre que « les administrations de santé publique, en améliorant les condi-

tions sanitaires et en développant leurs services de médecine et d'hygiène, ... empêchent par là même les maladies quarantenaires de pénétrer et de s'implanter

Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale, Washington, Etats -Unis d'Amérique

dans leur pays », et «qu'il est hautement souhaitable que le trafic international s'effectue avec la plus grande liberté possible de mouvement, dans l'intérêt du progrès économique et social du monde entier, y compris le progrès de la santé », l'Assemblée avait notamment recommandé à tous les gouvernements «de renforcer, par la vaccination... la protection contre... la variole ». Le Dr Kaul a informé le Comité que l'Or-

Représentant de l'Organisation de l'Aviation internationale

civile

M. H. A. Seidelmann, expert à la Sous -Direction de la Facilitation et du Financement collectif

Représentant de l'Association du Transport aérien international

ganisation continuait d'apporter son aide aux pays qui mettent en oeuvre des programmes d'éradication de la variole et que l'on était ainsi de mieux en mieux renseigné sur les vaccins, les méthodes de vaccination et les réactions à la vaccination. L'Organisation soutient également certains travaux de recherche concernant la variole et elle a déjà proposé d'entreprendre d'autres études, notamment sur la valeur comparée de différents animaux pour la production du vaccin antivariolique, sur le pouvoir protecteur et thérapeutique des gamma -globulines anti- vaccine d'origine humaine et animale, sur la corrélation entre les réactions à la vaccination et les taux d'anticorps au moment de la vaccination, et sur divers autres problèmes épidémiologiques et immunologiques se rapportant à la variole. Dans son projet général propose de réunir un comité d'experts de la variole.

M. R. W. Bonhoff Secrétariat

Dr R. I. Hood, Médecin en chef, Quarantaine internationale, Division des Maladies transmissibles (Secrétaire)

La première séance du Comité a eu lieu dans la matinée du 15 octobre 1962. Au nom du Directeur général, le Dr P. M. Kaul, Sous -Directeur général, a ouvert la réunion et souhaité la bienvenue aux membres

ainsi qu'aux représentants de l'OACI et de l'IATA. Il a rappelé que, lors de la Quinzième Assemblée mon-

diale de la Santé en mai 1962, plusieurs délégués avaient fait part de l'inquiétude que leur causait l'importation de huit cas de variole en Europe au cours des mois précédents. Au cours des débats sur ce point, diverses questions avaient été posées concernant l'immunité contre la variole après vaccination et l'opportunité de reviser les dispositions actuellement en vigueur. Le Sous -Directeur général a également rappelé qu'en 1951, dans sa résolution WHA4.80, la Quatrième Assemblée mondiale de la Santé avait estimé que « le Règlement sanitaire international ... ne repré-

A l'unanimité, le Dr H. M. Penido a été élu président et le Dr M. H. El Bitash vice -président. Le Président a été prié de remplir les fonctions de rapporteur. Le projet d'ordre du jour a été adopté. Le Comité a examiné le rapport annuel du Directeur général sur l'application du Règlement sanitaire

international pendant la période comprise entre le leT juillet 1961 et le 30 juin 1962. Ce rapport est reproduit ci- après, ses diverses sections étant suivies, le cas échéant, des observations et des recommandations du Comité (en italique).

INTRODUCTION 1. Le présent rapport concernant l'application du Règlement sanitaire international et ses effets sur le trafic international est établi conformément aux dispositions de l'article 13, paragraphe 2, du Règlement. Il porte sur la période allant du ler juillet 1961 au

Le présent rapport suit, dans leurs grandes lignes, les rapports qui l'ont précédé; l'application du Règlement y est examinée de trois points de vue : celui de 3.

30 juin 1962.

Les rapports précédents 1 couvraient la période écoulée depuis le leC octobre 1952, date d'entrée en vigueur du Règlement. 2.

l'Organisation, en sa qualité d'agent administratif chargé d'appliquer le Règlement; celui des Etats Membres, d'après les rapports qu'ils ont présentés conformément à l'article 62 de la Constitution de l'Organisation et à l'article 13, paragraphe 1, du Règlement; et celui d'autres organisations directement inté-

ressées à l'application du Règlement. Pour plus de commodité, ces trois points de vue ont été présentés simultanément dans l'ordre numérique des articles du Règlement.

1 Actes off. Org. mond. Santé, 56, 3; 64, 1; 72, 3; 79, 493; 87, 397; 95, 471; 102, 35; 110, 31; 118, 35.

ANNEXE 1

29

Certaines questions, en raison de leur importance ou de la procédure conduisant à leur examen, ont dû faire l'objet de documents spéciaux. Elles sont néan4.

moins mentionnées brièvement dans le présent rapport. 5. Le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale a été adopté par la Quinzième

ment adopté ce jour -là (résolution WHA15.38) le dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale, relatif à la réunion spéciale tenue le 3 mai 1962.2 Ces rapports et le compte rendu des débats de l'Assemblée de la Santé ayant trait à la quarantaine internationale ont été publiés respectivement dans les Actes officiels NO8 118 et 119. Il a été fait un tirage à part des neuvième et dixième rapports du Comité de la Quarantaine internationale.

Assemblée mondiale de la Santé le 23 mai 1962 (résolution WHA15.37). L'Assemblée de la Santé a égale-

QUESTIONS GÉNÉRALES

Position des Etats et territoires quant au Règlement sanitaire international 6.

territoires à l'égard du Règlement, à la date du

Des renseignements sur la position des Etats et

ler janvier 1962, ont été publiés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire No 7 de 1962. Depuis lors, un autre Etat, la République populaire mongole, est devenue partie au Règlement le 18 juillet 1962; notification en a été donnée dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire No 29 du 20 juillet 1962. Pays non liés par le Règlement 1 7.

La station de radiotélégraphie navale de Singapour et d'autres stations d'Asie ont commencé, dans la première semaine de 1962, à retransmettre le bulletin épidémiologique radiotélégraphique quotidien de Genève intéressant l'ensemble du monde. La station d'AbouZabal (Le Caire) a diffusé le bulletin de Genève pendant les six premiers mois de 1962, puis elle a cessé de le faire : il est apparu en effet, pendant cette période, que les services nationaux qui en suivaient les émissions pouvaient aisément capter celles de Genève Prangins. Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale

L'Australie, la Birmanie, le Chili et Singapour,

bien que n'étant pas parties au Règlement, l'appliquent à presque tous égards. Administration du Règlement

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé (par sa résolution WHA15.36) a autorisé le Directeur 9.

général: a) à renvoyer, à partir de 1963, lorsqu'il l'estime opportun, la réunion annuelle du Comité de

Dans son précédent rapport, le Comité avait noté que le Directeur général avait décidé de centraliser au Siège, à partir du ler janvier 1962, tout ce qui touche 8.

la Quarantaine internationale jusqu'à l'année suivante, sous réserve que le Comité soit réuni au moins tous les deux ans; b) à réunir le Comité à tout autre moment s'il l'estime nécessaire. En outre, l'Assemblée de la Santé a prié le Directeur général de soumettre en 1966 à l'examen du Comité de la Quarantaine internationale la question de la périodicité de ses réunions et de présenter le rapport et les recommandations du

à l'administration du Règlement. Au cours d'une période transitoire de six mois ayant commencé le ler juillet 1961, les services de quarantaine de l'OMS d'Alexandrie, Singapour et Washington ont continué à s'acquitter de certaines des fonctions qui leur étaient antérieurement déléguées. Grâce, en grande partie, à leurs efforts soutenus, le transfert définitif s'est effectué

Comité à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé.

sans heurt à la fin de 1961. Le dernier numéro du Relevé épidémiologique hebdomadaire qui était publié à

Singapour depuis le ler mars 1925 a paru le 28 décembre 1961 et le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du Bureau régional de la Méditerranée orientale

Protection internationale contre le paludisme 10. Lors de sa neuvième réunion, le Comité de la Quarantaine internationale avait recommandé qu'un groupe d'experts du paludisme et de la quarantaine internationale se réunisse pour étudier la situation en matière de protection internationale contre le paludisme.3 Le Comité d'experts du Paludisme a formulé,

a cessé de paraître le 29 décembre 1961. Le Relevé épidémiologique hebdomadaire du Bureau sanitaire pan-

américain /Bureau régional de l'OMS pour les Amériques existe toujours, mais, depuis le début de 1962, il ne contient plus de renseignements diffusés en vertu du Règlement. D'une façon générale, les administrations nationales sont maintenant habituées à avoir directement affaire au Siège pour tout ce qui concerne le Règlement. 1 Voir également les sections 29, 69 et 106. 2 Voir la section 18.

dans son neuvième rapport, une recommandation analogue.4

Un comité d'experts du paludisme doit se réunir en 1963 pour examiner le problème de la protection inter-

nationale contre cette maladie et recommander des 3 Actes off. Org. mond. Santé, 118, 37, section 11. 4 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 243, 25, 45.

30

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

méthodes permettant de mettre au point des mesures de protection efficaces. L'attention du Comité est appelée tout particulière-

ment sur les sections 4.2 et 9.5 (Mesures à prendre pour empêcher la réintroduction de l'infection) du neuvième rapport du Comité d'experts du Paludisme.' Le Comité prend note du neuvième rapport du Comité d'experts du Paludisme. Désinsectisation des aéronefs 11. Lors de sa neuvième réunion, le Comité avait recommandé notamment que d'autres essais de désinsectisation « cales enlevées » aient lieu dans des zones tropicales où règne une forte humidité ou une extrême sécheresse.2 Les résultats de ces essais font l'objet d'un document distinct.

Insecticides. Le Comité attire tout spécialement l'attention sur les recommandations relatives à la désinsectisation « cales enlevées » qui ,figurent dans le onzième rapport du Comité d'experts.5 Le Comité a noté que, dans la terminologie de l'aviation, l'expression « en cours de vol », employée à l'article 73, paragraphe 2, du Règlement, englobe le laps

de temps pendant lequel un aéronef commence à se déplacer au sol avant de décoller; par conséquent, la désinsectisation « cales enlevées » peut être considérée comme une désinsectisation en cours de vol.

Le Comité a été informé que le Directeur général était prêt à fournir aux Etats qui en feraient la demande une assistance technique en matière de désinsectisation des aéronefs. Moustiques vecteurs de maladies 12.

Le Comité a pris note d'un extrait du document intitulé « Etudes sur la désinsectisation des aéronefs « cales enlevées» dans les zones tropicales » et, en particulier, du fait que la désinsectisation des aéronefs «cales enlevées» est biologiquement efficace dans les régions tropicales. Le Comité réaffirme l'opinion qu'il avait émise dans son huitième rapport, à savoir que «l'opération appelée désinsectisation « cales enlevées »... [constitue] une solution de remplacement techniquement acceptable pour diffuser des aérosols dans

Lors de sa neuvième réunion, le Comité avait

prié le Directeur général de l'informer, à sa pro-

chaine réunion, de la suite qui serait donnée à la lettre -circulaire No 14 du 5 mai 1961.6 I1 est satisfaisant de constater que, depuis lors, les gouvernements ont répondu à cette lettre en plus grand nombre. Les renseignements sur la présence éventuelle

d'Aëdes aegypti dans les aéroports internationaux seront publiés prochainement dans le Relevé épidémio-

la cabine des passagers »,2 et recommande que les autorités sanitaires et les compagnies de transports aériens internationaux examinent s'il est possible d'appliquer au plus tôt cette méthode à la désinsectisation des aéronefs. Le Comité recommande que des diffuseurs d'aérosols

logique hebdomadaire. Des renseignements complé-

mentaires seront donnés par la suite sur les autres moustiques vecteurs de maladies, en particulier sur les anophèles. Protection internationale contre le trachome 13.

à une seule dose soient utilisés pour désinsectiser les cabines des passagers des aéronefs et que ce type de diffuseurs soit mis en service d'une façon générale. Le Comité note que les méthodes et les préparations actuellement recommandées sont celles qui figurent dans es septième et onzième rapports du Comité d'experts des

L'attention du Comité est appelée sur la sec-

tion 10 du troisième rapport du Comité d'experts du Trachome, qui traite de la prophylaxie du trachome dans les relations internationales.' Le Comité prend note du troisième rapport du Comité d'experts du Trachome, en particulier de la section 10

RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL TITRE I. DÉFINITIONS

Article 1

importé » ont été considérés comme s'appliquant à toute personne atteinte (voir la définition de ce terme) se trouvant en période d'incubation. Ainsi, l'expression « cas importé » désigne une personne atteinte qui arrive, alors qu'elle effectue un voyage international, c'est -à -dire une personne atteinte venant d'un terri-

Cas importé et cas transféré. Le Comité a précisé dans des rapports précédents que la définition de «cas importé» s'applique uniquement à un cas introduit dans un territoire en provenance de l'extérieur de 14.

ce territoire.' Le mot « territoire » a parfois donné lieu

à des malentendus. Dans la pratique, les mots « cas

toire qui relève d'une autre administration sanitaire nationale. 5 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 206, 8 (reproduites

1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 243, 25, 45. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 118, 38, section 14. 8 Actes off. Org. mond. Santé, 110, 33, section 8. 6 Actes off. Org. mond. Santé, 64, 32; 110, 34.

dans l'annexe VII de la deuxième édition annotée (1961) du Règlement sanitaire international, p. 106, paragraphes 1 à 4). 5 Actes of: Org. mond. Santé, 118, 38, section 17. 7 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 234, 41.

ANNEXE 1

31

Le Comité recommande qu'à l'article 1 la definition de «cas importé» soit modifiée de la manière suivante:

«cas importé» désigne une personne atteinte qui arrive, alors qu'elle effectue un voyage international. Le Comité recommande également de modifier l'article 1 en ajoutant la definition suivante: «cas transféré» désigne une personne atteinte qui a contracté l'infection dans une autre circonscription relevant de la même administration sanitaire.

ment pour les voyageurs internationaux qui se sont conformés aux prescriptions de l'article 34. Le Comité recommande aux administrations sanitaires que, dans les zones à population dense, les circonscriptions soient désignées en tenant compte de l'ampleur des mouvements de population entre plusieurs subdivisions administratives contiguës. 17.

Circonscription infectée - Choléra: Hong Kong.

Le Gouvernement formule l'observation suivante (traduction de l'anglais) :

Circonscription infectée. D'après l'alinéa a) de la définition, « circonscription infectée » désigne une circonscription dans laquelle existe un cas non importé 15.

«Les dimensions de la zone à déclarer «circonscription infectée » par le choléra présentent une grande importance du point de vue épidémiologique. Lorsqu'elles dépassent celles d'une préfecture ou d'un

de peste, de choléra, de fièvre jaune ou de variole. Dans son troisième rapport,1 le Comité avait indiqué qu'à son avis, lorsqu'un malade est hospitalisé dans une circonscription autre que la circonscription effectivement infectée, la zone d'hospitalisation ne devient pas pour autant zone infectée. Il convient de noter, toutefois, que les malades en question sont d'habitude

comté, il faudrait que les restrictions s'appliquent à l'ensemble du pays ou, du moins, à une région géographique distincte, par exemple une île ou tout autre

des cas non importés. Ils sont parfois désignés par l'expression «cas transférés », puisque signalés en premier lieu dans la circonscription effectivement infectée.

ensemble analogue. Assigner à une circonscription infectée les limites d'un district, lorsque les districts sont contigus et que de nombreux habitants passent constamment de l'un à l'autre, c'est ne tenir aucun compte des caractéristiques épidémiologiques du choléra. » 18.

Dans la pratique, le Directeur général a estimé que l'avis susmentionné s'appliquait à la situation suivante : une personne contractant la maladie dans une circonscription A d'un Etat et se rendant dans une autre circonscription B du même Etat, avant que la notification ait eu lieu, constitue évidemment un cas non importé; cependant, on n'a pas jugé que l'introduction d'un tel cas dans la circonscription B, antérieurement indemne, en fît, à elle seule, une circonscription infectée. Le plus souvent, la circonscription B se trouvait à une centaine de kilomètres au moins de la circonscription infectée A. Le Comité recommande de modifier à l'article 1 la définition de « circonscription infectée » en ajoutant au paragraphe a) les mots « ou non transféré » après les mots «non importé ». 16. Circonscription infectée - Dimensions. Dans son quatrième rapport,2 le Comité a exprimé l'avis que la reconnaissnce par tous les Etats des circonscriptions désignées par les administrations sanitaires nationales

Maladies quarantenaires - Choléra. Le 23 mai

1962,3 la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a adopté le dixième rapport du Comité de la Quaran-

taine internationale qui s'était réuni à Genève, le 3 mai 1962, pour examiner la question de l'infection à

vibrion El Tor et de ses rapports avec le Règlement sanitaire international. Voici quelques extraits du rapport du Comité : Le Comité rappelle que, lorsqu'il a tenu sa cinquième réunion (c'est -à -dire en 1957), depuis des dizaines d'années, les seuls cas déclarés d'infection à vibrion El Tor avaient été enregistrés aux Célèbes. C'est en considération de ce fait qu'il avait émis l'avis

que cette maladie ne devrait pas être comprise dans le terme choléra, maladie quarantenaire au sens du Règlement sanitaire international.4 La Onzième Assemblée mondiale de la Santé avait entériné cet avis.5

est l'un des principes fondamentaux du Règlement sanitaire international. Or, lorsque dans un pays plusieurs circonscriptions sont contiguës dans une zone à population dense, à l'intérieur de laquelle les déplacements quotidiens sont notoirement nombreux, c'est manquer de réalisme, d'après certains Etats, de ne tenir pour infectée qu'une seule de ces circonscriptions. Ces Etats ont donc parfois considéré comme infectée toute

Le Comité a étudié les rapports détaillés concernant plusieurs poussées d'infection à vibrion El Tor (en Indonésie, au Sarawak (juillet 1961), à Macao (août 1961), à Hong Kong (août 1961), aux Philippines (septembre 1961) et dans le Bornéo du Nord (janvier 1962)) et il a examiné les opinions des experts à ce sujet, y compris les conclusions et recommandations du groupe scientifique des recherches sur le choléra 6 et les constatations de la réunion... de Manille.?

Le Comité note que le groupe scientifique des recherches sur le choléra, «après avoir examiné soigneusement toutes les données disponibles sur l'épidémiologie et le tableau clinique de 3 Résolution WHAI5.38. 4 Actes off. Org. mond. Santé, 87, 400, section 17. 5 Résolution WHA11.44. 6 Groupe scientifique des recherches sur le choléra, Genève, 2 -6 avril 1962.

une zone à population dense d'un autre pays, bien qu'une seule circonscription y ait été déclarée infectée ou réponde à la définition. Cette question se pose rare1 Actes off Org. mond. Santé, 72, 38, section 27. 2 Actes off Org. mond. Santé, 79, 497, section 22.

' Réunion pour l'échange de renseignements sur le choléra El Tor, Manille, 16 -19 avril 1962.

32

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

l'infection El Tor, ... recommande que cette maladie soit considérée comme essentiellement identique au choléra classique et traitée en conséquence ». Il conclut donc que, dans l'état actuel de la science, le choléra El Tor ne diffère du choléra classique ni dans ses aspects épidémiologiques, cliniques et pathologiques, ni dans sa thérapeutique. Le Comité fait sienne la recommandation du groupe scientifique des recherches sur le choléra, à savoir qu'il y a lieu d'utiliser, pour la prophylaxie, les vaccins anticholériques habituels jusqu'à ce que des études expérimen-

Santé a entrepris des études sur les deux maladies, notamment

en vue de fixer des normes pour le vaccin et de déterminer l'efficacité de celui -ci. On espère que ces travaux fourniront au Comité les données nécessaires et lui permettront ainsi de garder la question à l'étude. » 1

Depuis le numéro du 25 mai 1962, il est tenu compte dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire des cas

tales ou des essais sur le terrain aient apporté la preuve de l'absence de protection croisée entre vaccins contre le choléra classique et contre le choléra El Tor. Le Comité est donc maintenant d'avis que le choléra, au sens où il figure dans la définition des maladies quarantenaires don née à l'article 1 du Règlement, doit comprendre le choléra El

notifiés de choléra El Tor. Une note spécifiant qu'il s'agit de cette infection figure en bas de page aux endroits appropriés de la section relative aux notifications.

Cette précision n'est pas donnée pour la liste des circonscriptions infectées.

Tor et recommande que l'avis qu'il a donné à sa cinquième réunion et qui a été entériné par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé soit modifié en conséquence.

Le Comité reconnaît qu'il reste des lacunes dans nos connaissances fondamentales relatives au choléra classique comme au choléra El Tor. Il constate que l'Organisation mondiale de la

Le Comité a pris note de la formule employée pour diffuser les renseignements relatifs au choléra El Tor dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire. Le Comité a été informé que le bulletin épidémiologique radiotélégraphique quotidien ne fait aucune distinction entre le choléra et le choléra El Tor. Le Comité souscrit à ces modalités de diffusion des renseignements concer-

nant le choléra El Tor.

TITRE II. NOTIFICATIONS ET RENSEIGNEMENTS ÉPIDÉMIOLOGIQUES 19. Aucune notification prescrite par le Règlement (articles 3 à 6 et 9) n'a été reçue des pays suivants :

République populaire démocratique (depuis 1956); 1955);

de

Corée

veillance autorisées envers les personnes, surtout lorsqu'il s'agissait de variole. Ces notifications, toutefois, ne sont pas prévues par le Règlement sanitaire international. Le Comité vou-

République démocratique du Viet -Nam (depuis Chine (continentale) (depuis mars 1951); Yémen (depuis mars 1958). (On a reçu de ce pays, pour l'année considérée ici, un rapport annuel sur l'application du Règlement.) L'usage s'est établi depuis plusieurs dizaines d'années, notamment en Asie, de notifier les maladies quarantenaires détectées chez les personnes débarquant de navires. Dans chaque cas, on signale par télégramme la date et le port d'arrivée, le nom du navire, ses escales précédentes, le nom de la maladie et le nombre de cas parmi l'équipage et les passagers, en précisant si toutes 20.

dra peut -être étudier l'intérêt qu'il y aurait à rendre obligatoire, en vertu du Règlement, la transmission d'indications de ce genre et leur diffusion par les soins de l'Organisation. On trouvera dans des documents distincts des renseignements relatifs aux cas importés et à des questions connexes, ainsi qu'aux cas de maladies quarantenaires importés par des navires ou des aéronefs. Voir également les recommandations du Comité (section 21). Article 3 21.

les mesures nécessaires ont été prises à l'égard du navire et en indiquant ses escales suivantes avec les dates d'arrivée prévues. Le tableau 9 du CODEPID a été conçu de manière à faciliter ces notifications télégraphiques. Celles -ci sont confirmées par lettre (poste aérienne), donnant des détails sur le navire, ses escales précédentes et suivantes (avec leurs dates), les mesures

Dans son neuvième rapport, le Comité avait

demandé instamment à toutes les administrations sanitaires de notifier par télégramme à l'Organisation, dans

les vingt -quatre heures, le premier cas importé de maladie quarantenaire introduit dans une circonscription non infectée.2 Lors de l'examen du rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, il a été proposé que le Comité envisage la possibilité de rendre ces notifications obligatoires en vertu du Règlement.3 Tant au Comité qu'à l'Assemblée de la Santé, il a été nettement précisé et admis que de telles notifications n'entraîneraient pas le passage d'une circonscription de la catégorie « indemne » à la catégorie « infectée ». 'Actes off. Org. mond. Santé, 118, 61 -62. 2 Actes off Org. mond. Santé, 118, 39, section 19. 3 Actes off. Org. mond. Santé, 119, 196.

sanitaires prises et, pour chaque cas, l'origine probable de l'infection et la situation en fait de certificats de vaccination. Ces dernières années, cette pratique a été étendue aux aéronefs infectés, ce qui contribue à faciliter les voyages internationaux. A la connaissance

de l'Organisation, les transporteurs ou leurs clients n'ont jamais, aux escales ultérieures, été soumis à des

formalités sanitaires inutiles. Grâce aux renseignements ainsi communiqués, les autres autorités sanitaires intéressées ont pu prendre les mesures de sur-

ANNEXE 1

33

Le Comité recommande de modifier l'article 3 en ajoutant le paragraphe suivant après le paragraphe 1: En outre, les administrations sanitaires adressent une notification à l'Organisation, par télégramme et au plus tard dans les vingt -quatre heures, dès qu'elles 2.

Au cours de l'année écoulée, une infirmière qui avait été isolée en hôpital avec les contacts immédiats

d'un cas importé a contracté la variole. L'isolement avait commencé le premier du mois; l'infirmière est tombée malade le 12 et est décédée le 20. Etant donné qu'elle était isolée depuis le premier, l'administration

sont informées :

sanitaire, avec l'agrément du Directeur général, a déclaré la circonscription indemne le 30. Trois jours plus tard, une autre infirmière, travaillant dans une salle contiguë à la salle d'isolement mais séparée de celle -ci, tombait malade à son tour et mourait de la variole. Cette infirmière avait été vaccinée le premier du mois précédent et avait eu une réaction papulaire (indice de prise). Le Comité souhaitera peut -être examiner, du point de vue des stipulations de l'article 6, la ligne de conduite

qu'un cas au moins de maladie quarantenaire a été importé ou transféré dans une circonscription non infectée ; la notification précisera l'origine de l'infection ; a)

qu'un navire ou un aéronef est arrivé avec un ou plusieurs cas de maladie quarantenaire à son bord ; la notification indiquera le nom du navire b) ou

le numéro de vol de l'aéronef, ses escales

qui a été suivie en l'occurrence. Le Comité estime que le laps de temps mentionné à l'article 6 devrait être compté à partir du moment où le dernier cas a été identifié, indépendamment du moment où cette personne a pu être isolée.

précédentes et suivantes et précisera si les mesures

nécessaires ont été prises à l'égard du navire ou de l'aéronef L'actuel paragraphe 2 de l'article 3 deviendrait le paragraphe 3. Article 6

Article 8

Le Comité a noté dans des rapports précédents que le délai prévu au paragraphe 2 a) de l'article 6 soit le double de la période d'incubation de la maladie 22.

- constitue un minimum, que les administrations sanitaires peuvent prolonger ce délai avant de déclarer indemne une circonscription infectée de leur territoire, et qu'elles sont en droit de continuer l'application de leurs mesures de prophylaxie pour empêcher la réap-

parition de la maladie ou son extension à d'autres zones.' Il est rappelé que depuis quelques années l'administration sanitaire de l'Inde a, pour le choléra, porté le délai au triple de la période d'incubation. Les notifications étant normalement hebdomadaires, le triple de la période d'incubation de cinq jours (soit quinze jours) se traduit en général par trois semaines dans la pratique. Les administrations sanitaires des Philippines, de Hong Kong et de Chine (Taiwan) ont fait savoir à l'Organisation qu'elles attendraient désormais un laps de temps au moins aussi long avant de déclarer indemne une circonscription infectée par le choléra. Le Comité note les mesures prises par l'Inde, Hong Kong, la Chine (Taiwan) et les Philippines et recom-

Ethiopie. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : «Comme le personnel des ambassades, légations ou consulats est généralement mal placé pour bien comprendre les questions de quarantaine et interpréter le Règlement sanitaire international, il est recommandé que la publication intitulée Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux soit communiquée à toutes les compagnies de transport aérien et à toutes les missions diplomatiques, étant bien entendu que seuls les services de quarantaine des pays dans lesquels sont situées les missions diplomatiques 24.

ou les compagnies aériennes ont compétence pour interpréter le Règlement sanitaire international. C'est aux services de quarantaine, et non aux missions diplomatiques ou aux employés des compagnies aériennes, qu'il devrait incomber de statuer' sur tout différend. » Le Comité prie instamment les administrations sanitaires de faire en sorte que les missions diplomatiques

de leurs gouvernements respectifs soient tenues au courant des dispositions nationales relatives aux certificats de vaccination requis pour les voyages internationaux.

mande aux autres administrations sanitaires d'en prendre d'analogues.

Article 9

Les dispositions de l'article 6 permettent à une administration sanitaire de déclarer une circonscription indemne lorsque, notamment «il s'est écoulé, après le décès, la guérison ou l'isolement du dernier cas constaté, un laps de temps égal au double de la période d'incubation ». 23.

L'article 9 exige que soit communiqué chaque semaine un rapport télégraphique sur le nombre de cas de maladies quarantenaires et de décès dus à ces 25.

maladies qui ont été enregistrés au cours de la semaine

précédente dans chaque ville attenante à un port ou à un aéroport. En l'absence de tels cas, des rapports doivent être transmis par poste aérienne pour certaines périodes bien définies. Le Directeur général considère que ces dispositions s'appliquent également aux cas

' Actes off. Org. mond. Santé, 72, 38, section 23; 79, 499, section 28; 110, 36, section 17.

importés dans les villes en question et aux cas qui y sont transférés (par exemple, aux malades venant

34

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

d'une autre circonscription du pays pour se faire hospitaliser).

mandations formulées par le Comité de la Quarantaine

internationale à sa septième réunion,6 touchant la nécessité d'utiliser des vaccins suffisamment actifs et de pratiquer correctement la vaccination, ainsi que l'importance qu'il y a, pour le personnel médical et autre entrant en contact avec les voyageurs, à conserver grâce à des vaccinations répétées un degré élevé d'immunité contre la variole. On a continué à résumer sous la rubrique « Informations épidémiologiques » les rapports relatifs aux poussées de grippe. 28.

Le Comité souscrit à cette opinion. Article 11

Depuis le ler janvier 1962, c'est le Siège qui s'acquitte des obligations incombant à l'Organisation en vertu de l'article 11 quant à la diffusion de tous les renseignements épidémiologiques ou autres reçus en application des articles 3 à 9 inclus. Le Siège diffuse 26.

ces renseignements, ainsi que d'autres indications concernant le Règlement, par le moyen du Relevé épidémiologique hebdomadaire, des bulletins épidémiologiques radiotélégraphiques quotidiens, du télé-

Les publications spéciales suivantes ont paru

graphe, du téléphone et de la poste aérienne (notes donnant, à titre préalable, des renseignements qui seront ultérieurement reproduits dans le Relevé). Pour des raisons d'économie et par souci d'exactitude, les télégrammes sont d'habitude rédigés conformément au CODEPID (Code télégraphique épidémiologique de l'OMS et Index géographique revisé en 1961). Le radiobulletin épidémiologique quotidien diffusé par Genève -Prangins (concernant l'ensemble du

pendant la période considérée : i) Index géographique revisé du CODEPID (entré en vigueur le ler octobre 1961); ii) Centres de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyages internationaux: Situation au 28 juillet 1961; iii) Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux: Situation au 20 décembre 1961; iv) Ports notifiés en application du Règlement sani-

monde) est retransmis gratuitement par quatorze stations d'Asie. Dans un tiers des cas, ces retransmissions ont lieu plus d'une fois par semaine. Pour la situation du ler juillet au 31 décembre 1961, voir la section 8. Sous la rubrique «Informations épidémiologiques » du Relevé épidémiologique hebdomadaire ont 27.

taire international: Situation au 6 avril 1962. Les modifications apportées aux textes mentionnés sous ii), iii) et iv) ont été signalées, comme d'habitude, dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire. En outre,

sept listes d'amendements aux Certificats de vaccina-

tion exigés dans les voyages internationaux ont été envoyées à des organismes (principalement des agences de voyages) qui ne reçoivent pas le Relevé. Article 13

été publiées des données récapitulatives (accompagnées de cartes) sur les cas de choléra,1 de peste,2 de variole 3 et de fièvre jaune 4 notifiés en 1961.

En exécution de l'article 13, paragraphe 1, du Règlement et de l'article 62 de la Constitution, les 29.

Sous la même rubrique, on a publié en outre des renseignements sur les cas importés et les poussées épidémiques pour les maladies quarantenaires et les pays suivants: Choléra: Birmanie, Hong Kong, Macao et Sarawak;

123 Etats ou territoires suivants ont fourni des renseignements sur l'apparition de cas de maladies quaran-

tenaires provoqués par

le trafic

international ou

observés dans ce trafic, et sur l'application du Règlement et les difficultés rencontrées à ce sujet : Afghanistan Afrique du Sud Albanie Allemagne, République fédérale d' Angola Australie Autriche Barbade Basutoland Bechuanaland Belgique Bermudes Birmanie Bornéo du Nord Burundi Cambodge Canada Cap -Vert, îles du Ceylan Chili Chine Chypre Colombie Comores, îles Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Cook, îles

Choléra El Tor: Bornéo du Nord, Indonésie et Philippines; Peste: Etats -Unis d'Amérique et Venezuela; Variole: Allemagne (République fédérale d'), Basutoland, Belgique, Congo (Brazzaville), Congo

(Léopoldville), Mascate et Oman, Oman sous régime de traité, Pologne, République Centrafricaine, Royaume -Uni de

Grande -Bretagne et

d'Irlande du Nord et Union des Républiques socialistes soviétiques. A la suite d'un exposé récapitulatif sur la situation

de la variole en Europe, on a reproduit les recomRelevé épidém. hebd., 1962, 21, 254. 2 Relevé épidém. hebd., 1962, 29, 355. 3 Relevé épidém. hebd., 1962, 25, 306. 4 Relevé épidém. hebd., 1962, 27, 333. 5 Relevé épidém. hebd., 1962, 3, 37.

Corée, République de Cuba Dahomey Danemark Dominique El Salvador Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie

6 Actes off. Org, mond. Santé, 102, 47, section 59.

ANNEXE 1

35

Falkland, îles Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Fidji, îles Finlande

France (y compris la Guadeloupe, la Guyane française, la Martinique et la Réunion) Gabon Gambie Ghana Gibraltar Gilbert -et- Ellice, îles

Mali Maroc Maurice, île Mauritanie Mexique Mongolie

Sainte -Hélène Sainte -Lucie Saint- Pierre et Miquelon Saint- Vincent

Salomon, Protectorat britannique des îles Samoa -Occidental

Montserrat Mozambique Népal Niger Nigéria Norvège Nouvelle -Calédonie Nouvelles- Hébrides Nouvelle -Zélande

São Tomé et Principe Sarawak Seychelles Sierra Leone Somalis, Côte française des Soudan Suède Suisse Swaziland

Guatemala Gui née portugaise Guyane britannique

Honduras Hong Kong Hongrie Inde Indonésie Irak Islande Israël Jamaïque Japon Jordanie Kenya Koweït Laos Liban Libye Macao

Ouganda Paraguay Pays -Bas, Royaume des (comprenant les Pays -Bas, le Surinam, les Antilles néerlandaises, ainsi que la Nouvelle- Guinée néerlandaise) Philippines Pologne Polynésie française Porto Rico République Centrafricaine Roumanie Royaume -Uni de Grande -Bre-

Tanganyika Tchad Tchécoslovaquie Thaïlande Timor portugais Togo Tonga Trinité et Tobago Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques Venezuela Vierges britanniques, îles Yémen Yougoslavie Zanzibar

Le Comité constate avec inquiétude que les Etats ayant présenté des rapports annuels conformément à l'article 13 du Règlement sanitaire international et à l'article 62 de la Constitution de l'Organisation ont été moins nombreux pour l'année considérée; il demande au Directeur général de poursuivre ses efforts pour obtenir que tous les Etats et territoires remettent des rapports annuels sur l'application du Règlement. Des précisions sur les cas de maladies quarantenaires provoqués par le trafic international ou observés dans ce trafic sont données sous le titre V et à l'appendice 1, ainsi que dans un document 30.

tagne et d'Irlande du Nord Saint-Christophe-NevisAnguilla

distinct.

TITRE III. ORGANISATION SANITAIRE Yémen. Le Gouvernement signale que des services appropriés de quarantaine viennent d'être organisés dans le pays avec l'aide de l'OMS et qu'ils fonctionnent de façon satisfaisante. 31.

blée générale annuelle avait approuvé la recommandation formulée par son Comité médical demandant

que l'OMS soit priée de procéder à une enquête mondiale sur les aéroports internationaux pour s'assurer de la mise en oeuvre des recommandations contenues dans le Guide d'hygiène et de salubrité dans les transports aériens.' Le Comité prie le Directeur général de soumettre cette question aux instances compétentes de l'Organisation.

Article 14 32.

En réponse à la lettre -circulaire No 17 du 18 mai

1961, trente -huit pays ont communiqué des renseignements sur les services d'eau potable dans les ports et aéroports internationaux. Ces renseignements paraîtront dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire. Quatre pays ont fait savoir que les services d'eau

potable sont satisfaisants dans tous leurs ports et aéroports; quinze autres ont donné la liste des ports et aéroports de leur territoire où les services d'eau potable sont satisfaisants. Pour le reste, ou bien les renseignements précis font défaut, ou bien l'on constate que si certains ports et aéroports sont convenablement équipés, il en est d'autres qui, à différents égards, ne répondent pas aux normes internationales. Article 19

Le Comité note que le Directeur général a d'ores et déjà appelé l'attention des administrations sanitaires sur les recommandations formulées par le Comité d'experts de l'Hygiène et de la Salubrité dans les Transports aériens, et qu'il est en mesure d'accorder une aide aux Etats qui . en feront la demande. Le Comité prie instamment les administrations sanitaires d'examiner si les aéroports sanitaires ayant fait l'objet d'une notification répondent bien aux conditions actuelles du trafic. Article 21 34. Les administrations sanitaires de 104 Etats ou territoires ont fait connaître à l'Organisation que

L'Association du Transport aérien international (TATA) a fait savoir à l'OMS que sa dernière Assem33.

1 Organisation mondiale de la Santé (1960) Guide d'hygiène et de salubrité dans les transports aériens, Genève.

36

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

649 ports ont été agréés, en vertu de l'article 17, pour la délivrance de certificats de dératisation et /ou de certificats d'exemption de la dératisation. Parmi ces ports, 145 ont été agréés uniquement pour la délivrance de certificats d'exemption de la dératisation.' 35.

222 aéroports sanitaires. Le nombre des aéroports possédant des zones de transit direct s'élève à vingt -

huit, répartis dans vingt et un Etats ou Article 22 36.

territoires.3

Quatre- vingt- dix -neuf administrations sanitaires à

ont adressé à l'OMS des notifications relatives

Ghana. Le Gouvernement fait savoir que la situation dans les ports et aéroports d'entrée reste celle qui a été exposée antérieurement.'

TITRE IV. MESURES ET FORMALITÉS SANITAIRES

Article 27

Canada. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : «Comme il a été signalé les années précédentes,' il n'est pas possible au Canada d'assurer la surveillance 37.

de gêner le bon fonctionnement des services de transports aériens. D'autre part, dans le cas du trafic aérien, il est souvent difficile aux autorités des pays d'arrivée

de savoir si les passagers viennent ou non d'une circonscription infectée donnée, renseignement que les autorités sanitaires du pays d'origine pourraient aisément fournir avec exactitude. » Dans ces conditions, nous proposons que, sans préjudice des dispositions actuelles du Règlement, les autorités sanitaires des pays où il y a des circonscriptions infectées par la variole soient tenues de faire en

telle qu'elle est prévue à l'article 27 du Règlement sanitaire international. Plus de 20 % des personnes placées sous surveillance ne se présentent pas aux autorités, donnent de fausses adresses, ou ne peuvent

être retrouvées au lieu de destination qu'elles ont indiqué. » Article 30

sorte qu'aucune personne qui n'a pas été vaccinée (et qui n'est donc pas en possession d'un certificat valable de vaccination), ou qui est soupçonnée d'avoir été en contact avec l'infection dans les quatorze jours précédant son départ prévu, ne soit autorisée à quitter le pays. » Le Comité tient à rappeler qu'en vertu des dispositions de l'article 30 les autorités sanitaires d'une circonscription infectée doivent prendre toutes les mesures possibles

Espagne. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'espagnol) : 38.

«A propos des inquiétudes éprouvées en Europe occidentale lors de l'apparition de foyers de variole dus à des cas importés, et plus précisément à l'arrivée

de malades en période d'incubation

(ces foyers,

apparus à la fin de décembre 1961, ont persisté pendant les six premiers mois de 1962), il convient de noter qu'aucun cas n'a été enregistré en dehors des pays où les foyers se sont manifestés, ce qui peut être considéré comme une preuve de l'efficacité des services

pour empêcher l'embarquement de personnes atteintes ou de suspects. Lors de sa huitième réunion, le Comité

a déclaré que, dans les territoires où la variole est présente, «les administrations sanitaires peuvent s'acquit-

ter partiellement de ... l'obligation [qui leur est faite par l'article 30] en exigeant des voyageurs au départ un certificat de vaccination contre la variole ».5

frontaliers de quarantaine, On peut se féliciter aussi de l'efficacité du service de quarantaine de l'OMS, grâce auquel nous avons été promptement tenus au courant de la situation sanitaire internationale et de l'évolution des foyers en question. » En bref, on peut dire que les événements exceptionnels rappelés ci- dessus ont amplement démontré toute

Le Comité rappelle en outre que les personnes soumises à surveillance peuvent se rendre dans un autre

territoire, mais que les dispositions de l'article 27, paragraphe 2, sont alors applicables. Article 34 39.

la valeur des mesures actuelles de protection contre les maladies quarantenaires en général, et contre la variole en particulier. Ce résultat mérite d'autant plus d'être souligné que la maladie quarantenaire en cause est peut -être la plus dangereuse de toutes, du fait de ses caractéristiques épidémiologiques, de la longue durée de la période d'incubation et enfin de l'intensité du trafic aérien. » Il est certain, à cet égard, que la pratique consistant à demander aux passagers qui arrivent par avion un certificat de vaccination antivariolique a pour effet ' Organisation mondiale de la Santé (1962) Ports notifiés en application du Règlement sanitaire international, Genève (renseignements mis à jour au 31 août 1962). 2

Voir la section 62.

Article 35

Seychelles. Le Gouvernement signale que, pendant l'épidémie de variole qui a sévi à Karachi, on a cessé temporairement d'accorder la libre pratique aux navires par radio. 40.

Article 36; Article 48 41. Voir les sections 96 et 93, respectivement. 3 Organisation mondiale de la Santé (1960) Aéroports notifiés en application du Règlement sanitaire international, Genève (renseignements mis à jour au 31 août 1962). 4 Actes off. Org. mond. Santé, 118, 43, section 46. 5 Actes off. Org. mond. Santé, 110, 47, section 68.

Actes off. Org. mond. Santé, 118, 45, section 55.

ANNEXE 1

37

TITRE V. DISPOSITIONS PROPRES A CHACUNE DES MALADIES QUARANTENAIRES

On trouvera dans un document distinct, composé d'extraits du Relevé épidémiologique hebdomadaire,1 des renseignements (accompagnés de cartes) sur les cas de peste, de choléra, de fièvre jaune et de variole notifiés au cours de l'année civile 1961. 42.

sanitaire international en autorisant l'isolement, aux fins d'observation médicale, de toute personne qui

aurait été, au cours d'un voyage international, en

Peste Article 52

contact direct avec un cholérique, qu'elle soit ou non en possession d'un certificat valable de vaccination. Cette proposition s'inspire des considérations suivantes : l'immunité conférée par la vaccination contre le choléra est de très courte durée (six mois) et il est impossible d'avoir la certitude qu'une personne qui

Une administration sanitaire a signalé des difficultés dues au fait que certains pays exigeaient 43.

s'est trouvée en contact étroit avec un cholérique échappera à l'infection, notamment s'il s'agit de la fin de la période « garantie » par la vaccination. De

que les fumigations prévues pour la dératisation soient

faites à l'aide d'acide cyanhydrique ou d'anhydride sulfureux.

toute manière, on devrait permettre aux autorités sanitaires de régler dans chaque cas leur action sur les circonstances épidémiologiques.

Le Directeur général a répondu en rappelant que le Comité avait, à sa troisième réunion, exprimé l'opinion que « ... les certificats de dératisation devaient être considérés comme valables quel que soit le produit utilisé, pour autant que son efficacité soit certaine et que l'inspection du navire après dératisation prouve que le bâtiment est bien exempt de rats ».2 Le Comité réaffirme l'opinion qu'il avait exprimée lors de sa troisième réunion, et qui se trouve rappelée ci- dessus.

Un Etat a pris, à l'égard de voyageurs internationaux arrivant dans le pays, des mesures sanitaires anticholériques qui allaient au -delà des dispositions du Règlement. Le fait s'est produit après que des cas 46.

de choléra El Tor eurent été signalés en Chine (Taïwan)

en juillet 1962 et à Hong Kong en août 1962. L'équipage et les passagers de navires indemnes venant de ces deux territoires ont été soumis à des examens de selles

ou à des prélèvements rectaux; quand on

Etats- Unis d'Amérique. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : « On n'a découvert un nombre appréciable de rats 44.

que sur une faible proportion des navires entrant dans les ports des Etats -Unis. Cette situation est attribuée à l'amélioration des conditions sanitaires, à l'utilisation plus fréquente d'aménagements antirats, à l'habitude de plus en plus répandue de tendre en permanence des pièges à rats sur les navires en mer et dans les ports, et à la lutte contre les rongeurs dans les zones portuaires. » L'application du programme général d'assainissement a eu pour effet d'améliorer considérablement la situation sur de nombreux navires. Un certificat d'observation des normes sanitaires a été délivré à quatre navires battant pavillon étranger au cours de l'année écoulée. On prévoit que ce nombre sera de plus du double d'ici un an. » Choléra 45.

découvrait un ou plusieurs porteurs de germes, tous les voyageurs étaient isolés jusqu'à ce que trois examens successifs de selles aient été négatifs. Le navire restait en quarantaine pendant tout ce temps, avant d'être admis à la libre pratique. Un avion qui avait fait escale à Taïpeh a, par la suite, été placé en quarantaine pendant près de vingt -quatre heures avec son équipage et ses passagers, bien que presque tous fussent en possession de certificats valables de vaccination contre le choléra. Deux des personnes démunies

de certificats s'étaient embarquées à Taïpeh; elles souffraient de diarrhée, mais des examens pratiqués à leur arrivée ont établi qu'elles n'étaient pas atteintes de choléra. 47.

Canada. Le Gouvernement signale ce qui suit

(traduction de l'anglais) : « En raison de la diffusion du choléra dans certains

pays, il a été nécessaire, au cours des premiers mois

de 1962, d'assimiler le choléra El Tor au choléra classique. Les personnes qui arrivaient au Canada en provenance de zones infectées par le choléra El Tor ont donc été traitées comme si elles venaient de zones infectées par le choléra classique. Cette initiative des autorités canadiennes a cessé de constituer une déro-

Dans une communication adressée à l'Organi-

sation, une administration sanitaire a soulevé les questions ci- après, qui sont soumises à l'examen du Comité. La large diffusion du choléra El Tor dans un certain nombre de pays d'Asie en 1961 fait craindre que cette maladie ne s'étende encore si des mesures prophylac-

gation au Règlement sanitaire international lorsque l'Organisation a pris sa décision touchant l'application

du Règlement au choléra El Tor. 48.

» 3

tiques de quarantaine ne sont pas prises contre elle. Il semblerait souhaitable de compléter le système de prophylaxie anticholérique prévu par le Règlement 2

Hong Kong. Le Gouvernement formule les observations suivantes (traduction de l'anglais) : « Au cours de la période allant du let' juillet 1961 au 30 juin 1962, Hong Kong et certains autres terri3

Relevé épidém. hebd., 1962, 21, 254; 25, 306; 27, 333; 29, 355. Actes off. Org. mond. Santé, 72, 37, section 13.

Résolution WHA15.38.

38

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

toires de la région ont été infectés par le choléra El Tor. La poussée épidémique de Hong Kong a fait

l'objet d'un Livre blanc dont des exemplaires ont déjà été envoyés au Directeur général de l'OMS.. . » Etant donné les observations épidémiologiques qui ont été faites à cette occasion, il semble indiqué de reviser les articles 60 à 69 ... du Règlement sanipossible d'empêcher l'introduction d'infections

dent ne pas être soumis aux règles quarantenaires relatives au choléra, même lorsqu'ils viennent directement de la circonscription infectée. Il conviendrait d'entreprendre des recherches intensives sur le traitement des contacts- porteurs au moyen d'antibiotiques administrés par voie buccale, afin de déterminer si ce traitement ne pourrait pas remplacer la surveillance ou l'isolement des personnes soupçonnées ou convaincues d'appartenir à cette catégorie. » 49. « 1.

taire international. En effet, malgré l'étendue des pouvoirs conférés par ces articles, il n'a pas été à

vibrion cholérique dans des pays de la région, qui appliquent cependant strictement toutes les mesures de quarantaine permises par le Règlement.

Japon. Le Gouvernement communique ce qui

suit (traduction de l'anglais) :

» On connaît mal le rôle joué par les contacts porteurs de germes dans la diffusion du choléra, mais d'après certains indices la propagation de la maladie

Lors de l'épidémie de choléra El Tor qui est

d'un pays à l'autre paraît être le fait de personnes entrant dans cette catégorie et ne présentant aucun symptôme clinique, en particulier celles qui font des voyages par mer de courte durée, sur de petits bateaux, et ne sont pas d'ordinaire soumises aux inspections des services de quarantaine. » Il est manifeste que les pouvoirs actuellement conférés par le Règlement sont insuffisants pour prévenir la diffusion du choléra, cela pour les raisons ci -après :

survenue à la fin de 1961 en Indonésie, au Sarawak, dans le Bornéo du Nord, à Hong Kong et aux Philippines, nous sommes parvenus à la conclusion, d'après les observations de nos spécialistes et la documentation

réunie antérieurement, que cette infection est une maladie transmissible que l'on est fondé à assimiler au choléra classique dans le Règlement sanitaire international. C'est dans cette conviction que les membres japonais du Tableau OMS d'experts ainsi que le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale

Dans le passé, les voyageurs qui utilisaient les transports aériens n appartenaient pas en général_ à dés groupes socio- économiques susceptibles d'être

infectés. Tel n'est plus le cas; les avions, en parti culier les appareils affrétés, servent/de plueei plus au transport de groupes de personnes à faible revenu.

ont proposé une revision du Règlement sur ce point. Nous sommes donc heureux de la décision prise par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter le dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale et d'étendre ainsi le Règlement à l'infection El Tor. Cela nous a permis de nous en remettre aux renseignements épidémiologiques com-

muniqués par le Siège de l'OMS et d'être prêts à combattre cette infection non seulement sur le plan quarantenaire, mais aussi sur celui de la prévention au cas où la maladie pénétrerait dans le pays. Ces préparatifs ont consisté à vacciner environ 600 000 personnes du groupe le plus exposé (marins, dockers, etc.) dans une quarantaine de ports où font normalement escale des navires venant des Philippines, etc. » 2. Aussi n'avons -nous pas été pris à l'improviste

Le risque d'introduction de l'infection par des

contacts- porteurs exempts de symptômes est donc un risque très réel. Aux termes du Règlement en vigueur, un navire ou un aéronef ne peut être considéré comme suspect que s'il y a eu un cas de choléra à bord pendant le

voyage. Etant donné la vitesse à laquelle se font maintenant les déplacements, cette disposition manque de réalisme. D'autre part, pour les passagers qui embarquent à bord d'un navire ou d'un aéronef faisant escale dans un pays infecté, aucun contrôle

lorsque nous parvint, le 21 juillet 1962, la nouvelle de l'épidémie de choléra de Taïwan, qui se trouve à

sanitaire n'est prévu si le port ou l'aéroport se trouve situé à l'intérieur d'une circonscription infectée dont il a été exclu. Tout port ou aéroport attenant à une circonscription infectée, ou enclavé dans une telle circonscription, devrait être considéré comme infecté et seuls les passagers en transit passant par une zone de transit direct devraient être exemptés du contrôle. La tendance à ne pas déclarer

deux ou trois jours de bateau du Japon. Dès ce moment, nous avons surveillé soigneusement les bâtiments en provenance de Taïwan. Un cargo japonais, le MIKAGE -MARU, est arrivé dans le port de Kan -mon le 31 juillet après avoir fait escale à Kaohsiung (Taïwan), du 19 au 27 juillet. L'inspection quarantenaire ordinaire nous a appris qu'un membre au moins de l'équipage souffrait de diarrhée lorsque le bateau avait fait escale dans le port de Kaohsiung. Aussi, à titre de précaution, et avec le consentement du commandant, avons -nous fait examiner les selles de tout l'équipage. Toutefois, comme la totalité de l'équipage avait été vaccinée contre le choléra et que, d'autre part, l'OMS n'avait pas notifié que le port de Kaohsiung était circonscription infectée, la libre pratique a été provisoirement accordée au cargo en vertu de l'article 18 de la loi japonaise sur la quarantaine. Tous les membres de l'équipage ont été placés sous surveillance. Le leT août au soir, trois malades et quatorze porteurs de germes ont été dépistés sur

circonscriptions infectées les ports ou aéroports et à les assimiler à des zones de transit direct compromet grandement l'efficacité des mesures de protection prises par les pays de destination.

Fréquemment, les ports ou les aéroports se trouvent au milieu d'une circonscription infectée; il en résulte que les passagers qui y embarquent préten1 Pour d'autres raisons avancées par le Gouvernement de Hong Kong, voir les sections 17, 55, 59 et 61.

ANNEXE

1

39

les trente -huit membres de l'équipage. Des mesures ont été prises pour rapporter l'autorisation provisoire

ont été décelés le sixième jour après le départ de la circonscription infectée.

de libre pratique, tout l'équipage a été isolé et le bâtiment a été désinfecté. La désinfection et l'examen

des selles ont été étendus à 2400 contacts et à une centaine d'habitations où des membres de l'équipage s'étaient rendus. En raison d'une contamination possible de l'eau de mer, la pêche et les baignades ont

Nous avons appris par le Siège de l'OMS qu'un » 6. cas de choléra était apparu à Hong Kong le 23 août. Nous avons alors exigé un examen des selles pour

toutes les personnes à bord de navires venant de Hong Kong. Nous avons pu ainsi dépister deux porteurs sur le cargo des Etats -Unis HONG KONG BEAR, qui est arrivé dans le port de Hakata le 27 août après avoir quitté Hong Kong le 24; il avait fait escale

été interdites dans une certaine zone de mer et de plages. Des mesures draconiennes ont été prises pour prévenir toute infection secondaire, grâce à quoi la maladie n'est pas allée au -delà de ces cas importés.

dans le port de Naha (Okinawa) le

26

et en était

Il faut toutefois noter que le deuxième examen de selles a fait apparaître cinq nouveaux porteurs de germes parmi les membres de l'équipage, qui avaient été négatifs lors du premier examen; les intéressés ont été placés sous surveillance.

reparti le 27. Les deux porteurs ont été isolés et les autres mesures nécessaires ont été appliquées. Le 28 août, nous avons appris de source sûre l'apparition d'un cas de choléra à Okinawa, bien que » 7.

Nous appuyant sur ces observations et considérant que l'invasion de Taïwan par le choléra devait être importante, nous sommes parvenus à la conclu» 3.

les autorités des Etats -Unis aient déclaré qu'il ne s'agissait que d'un porteur; nous rappelant le cas du HONG KONG BEAR, nous avons décidé d'appliquer aux navires arrivant d'Okinawa, à partir du 1er septembre, les mêmes mesures que celles qui étaient en vigueur pour les navires venant de Hong Kong. Nous

sion que la présentation d'un certificat valable de vaccination n'était pas suffisante à elle seule pour garantir notre pays contre une invasion de choléra et que, pour prévenir une telle éventualité, nous serions obligés de prévoir des mesures propres à établir la présence ou l'absence de porteurs. En conséquence, à partir du 2 août, nous avons imposé des examens de selles et fait condamner les W.C. (des tinettes étant

avons dépisté trois porteurs à bord du cargo japonais FUYO -MARU et un porteur sur un autre cargo japonais, le SHOZUI -MARU, tous deux arrivés dans le

employées à leur place) et nous avons interdit le déversement de matières et d'eaux usées lorsqu'il s'agissait de navires venant de Taïwan.

port de Tsukumi le ter septembre. L'équipage a été isolé dans les quartiers d'isolement de Hikoshima, à la station quarantenaire de Moji. Les mesures prises à l'égard des navires venant d'Okinawa ont été rapportées et remplacées par la procédure normale à partir du 11 septembre, après qu'une mission d'enquête nous eut permis d'établir qu'il n'y avait pas eu d'autres cas. » 8.

A propos des examens de selles, il est à noter qu'en aucun cas des prélèvements rectaux n'ont été » 4.

Le 29 août, le cargo japonais KYOTO -MARU est

ordonnés par les autorités locales ou par le Ministère, conformément aux dispositions du Règlement sani-

arrivé dans le port de Tokyo après avoir quitté le 23 août Cagayan de Oro, port philippin situé dans une circonscription infectée. Comme un membre de l'équipage était atteint de diarrhée lors de l'arrivée

taire international. Cette technique a cependant été employée dans un certain nombre de cas où les membres de l'équipage ou les passagers l'avaient eux -mêmes demandé.

Le 10 août, le cargo chinois RU -YUNG est arrivé dans le port de Kobé. Il avait quitté le port de » 5.

Kaohsiung le 7 août et celui de Ki -long le

8.

Un

du navire, un examen de selles a été pratiqué. Le premier examen a révélé trois porteurs et le second trois autres, en dehors du sujet atteint de diarrhée. C'est là un fait intéressant puisqu'il s'agit du dépistage de porteurs au bout de six jours, c'est -à -dire au -delà de la période d'incubation de cinq jours. Afin de déterminer ce qu'était exactement la situation à Taïwan et de coordonner nos mesures » 9.

premier examen de selles a été négatif, mais le second a permis de dépister un porteur. D'autre part, un cargo japonais, le HIRASHIMA -MARU, est arrivé dans le port de Kan -mon le 21 août après avoir quitté le port de

Kaohsiung le 15 août. Lors du premier examen de selles, on a dépisté quatre porteurs, et le second examen en a fait apparaître un nouveau. Les deux bâtiments ont été aussitôt mis en quarantaine et désin-

avec celles qui y étaient appliquées, nous avons envoyé à Taiwan le 28 août, comme nous le proposait d'ailleurs

une invitation transmise par la voie diplomatique, quatre membres du groupe de spécialistes du choléra et deux administrateurs du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale. Il nous a été possible ainsi d'établir que l'épidémie de choléra était, à cette date, enrayée, en ce sens que les circonscriptions infectées ne comprenaient plus que les cinq provinces du sud (celles de Yunlin,

fectés et les équipages ont été isolés ou placés sous surveillance. Ces mesures, complétées par d'autres, nous ont permis d'arrêter l'invasion. Il est intéressant de noter que le dernier cas montre que des porteurs

Chiayi, Tainan, Kaohsiung et

40

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Pingtung) et les deux villes de Tainan et de Kaohsiung.

Les mesures de quarantaine ont donc été ramenées à la normale, à partir du 14 septembre, pour les navires

le Règlement soit modifié de manière à donner aux services de quarantaine des moyens plus efficaces de prévenir la propagation du choléra par les voyageurs internationaux. » Voici maintenant quelle a été la situation dans le

arrivant au Japon de Ki -long (Taïpeh) et d'autres circonscriptions non infectées de Taïwan. » Le 19 septembre, Taiwan était déclaré exempt de choléra, ce que nous avons appris le 20. En application du Règlement sanitaire international, nous avons

trafic aérien. L'aéronef en cause, le TG 600, des Thai Airways, exploité conjointement avec la SAS et venant de Taïpeh, est arrivé le 20 août ayant à bord onze membres d'équipage et cinquante -huit passagers dont un de Bangkok, onze de Hong Kong et vingt trois de Taïpeh. Deux des passagers en provenance de Taïpeh étaient atteints de diarrhée au moment de l'arrivée et ont demandé eux -mêmes un examen des

donc rapporté les mesures spéciales concernant les navires en provenance de Taiwan qui avaient quitté l'île à partir du 20 septembre. La situation évolua de la même manière dans le cas des navires arrivant de Hong Kong : apprenant qu'à la date du 9 septembre on ne comptait que quatre cas et quatre porteurs, et qu'il n'y avait pas de signes d'une nouvelle extension de l'infection, considérant en outre que la vaccination préventive avait touché » 10.

selles, craignant d'avoir contracté le choléra. Sept autres passagers de Taïpeh et six de Hong Kong ne possédaient pas de certificat de vaccination valable. Nous les avons considérés comme des suspects possi-

la plus grande partie de la population, nous avons décidé que seules les mesures normales seraient appli-

quées aux navires quittant Hong Kong à partir du 15 septembre, pour autant qu'ils réunissent certaines conditions, par exemple qu'il y ait un médecin et une bonne organisation sanitaire à bord, etc. » Les premières constatations faites dans le cas du MIKAGE -MARU peuvent être résumées comme suit : lors de l'application des mesures ordinaires de quarantaine, on n'a découvert aucun cas suspect dans tout l'équipage, qui avait reçu des vaccinations préventives. Toutefois, lorsque l'examen des selles a été pratiqué avec le consentement du commandant, trois malades

bles et ils ont été également soumis à l'examen des selles. Nous n'avons pas ordonné l'immobilisation de l'avion. Nous avons toutefois accepté l'offre qui nous a été faite de laisser le§ passagers passer la nuit dans l'avion jusqu'à ce que les résultats des examens de selles soient connus. » 50. Japon. Le Gouvernement a en outre adressé à l'OMS la communication suivante (traduction de

l'anglais) : «PROPOSITION TENDANT A MODIR LES DISPOSITIONS DU RÉGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL RELATIVES AUX MESURES QUARANTENAIRES A PRENDRE EN CAS DE CHOLÉRA

et quatorze porteurs ont été dépistés. Comme nous l'avons dit au paragraphe 2 ci- dessus, l'équipage

» Depuis l'épidémie de choléra à vibrion El Tor qui est survenue l'année dernière en Indonésie et dans la Région du Pacifique occidental, l'administra-

avait été autorisé à descendre à terre, et des mesures draconiennes ont dû être prises, qui affectèrent un grand nombre d'habitants. Cela a beaucoup frappé et inquiété la population japonaise en général, et de nombreuses voix se sont élevées pour dire que les mesures de quarantaine étaient insuffisantes. » A la lumière de ces faits, nous sommes parvenus à la conclusion qu'étant donné les conditions d'assainissement et les habitudes alimentaires du Japon, les dispositions du Règlement sanitaire international, en particulier celles du paragraphe 2 de l'article 69, sont insuffisantes pour mettre le Japon à l'abri d'une

tion sanitaire du Japon s'est activement employée, conformément aux dispositions du Règlement sanitaire international, à empêcher que la maladie ne se propage à la faveur des voyages internationaux. Tenant compte de l'expérience acquise lors de l'infection du cargo japonais MIKAGE -MARU, le 31 juillet,

ainsi que des mesures de quarantaine qui ont été adoptées par la suite et qui sont exposées ailleurs, le Gouvernement japonais demande que le Règlement international soit modifié sur les points suivants afin d'améliorer la protection quarantenaire. » I.

invasion par le choléra et d'une propagation de la maladie. Aussi avons -nous été obligés de recourir à

Circonscription infectée » La définition du terme «circonscription infectée» figuránï à l'article 1 du Règlement sanitaire interna -

cette mesure extrême qu'est l'examen des

selles.

tt ff 1 peut être interprétée de manière différente suivant les pays; en particulier, les limites assignées aux circonscriptions sont très variables, l'article en question n'étant pas appliqué de manière uniforme. Dans certains pays, les circonscription sont extrêmement petites, et l'on connaît des cas où leurs dimensions sont si restreintes qu'il est difficile, sinon impossible, d'empêcher la maladie de se propager.

Comme on l'a vu dans les paragraphes 5 à 8 ci- dessus, cela nous a permis de découvrir dix -huit porteurs sur six navires, après les constatations faites sur le MIKAGEMARU. Nous sommes convaincus que par ce dépistage

nous avons pu de justesse empêcher une invasion de choléra au Japon. » Les mesures prises ont été des mesures temporaires imposées par des circonstances exceptionnelles. Pour les raisons exposées ci- dessus, nous souhaiterions que

Il est donc proposé de modifier la définition de la « circonscription » de manière que celle -ci englobe automatiquement les ports ou aéroports et corresponde

ANNEXE 1

41

à une province, une préfecture, une municipalité, etc., y compris, le cas échéant, les zones avoisinantes dont

possession d'un certificat de vaccination valable, car

elle peut être porteur de germes; 3)

les conditions pourraient directement ou indirectement affecter les navires ou les aéronefs se trouvant dans les ports ou les aéroports. » Les raisons invoquées à l'appui de cette proposition sont les suivantes : » Le 20 juillet, les services sanitaires japonais ont appris, par la radio de Genève, qu'une épidémie de choléra s'était déclarée à Yunlin, Chiayi et Tainan (Taiwan). Le 23 juillet, un télégramme émanant de l'OMS confirmait la nouvelle, en précisant que les ports et l'aéroport n'étaient pas infectés. Le 31 juillet, le navire japonais MIKAGE -MARU, qui avait quitté le port de Kaohsiung le 27 juillet, arrivait dans le port de Kan -mon; sur un équipage de trente -huit personnes,

étendre l'obligation de subir l'examen des

selles à toute personne arrivant d'une circonscription infectée dans certains délais. » Dans le cas du navire japonais MIKAGE- MARU,'

dont il est question plus haut, le port de Kaohsiung n'avait pas été déclaré circonscription infectée et tout

l'équipage avait été vacciné contre le choléra; en outre, rien ne permettait de soupçonner que ses membres ne fussent en bonne santé au moment de l'arrivée. Toutefois, lorsque l'on a appris que l'un d'eux au moins avait souffert de diarrhée quand le navire avait fait escale dans le port de Kaohsiung, on a soumis tout l'équipage à l'examen des selles, avec le

on dépistait trois personnes atteintes de choléra et dix -neuf porteurs de germes. Cependant, l'OMS faisait savoir les 9 et 11 août que la ville de Kaohsiung avait été déclarée infectée le 28 juillet. Selon le même

consentement du commandant. La libre pratique fut provisoirement accordée au navire, qui vint à quai, et l'équipage fut autorisé à descendre à terre. L'examen

des selles fit apparaître la présence de vibrions chez vingt -deux personnes sur trente -huit (trois malades et dix -neuf porteurs de germes). Heureusement, les cas secondaires ont pu être prévenus grâce à des mesures rigoureuses.

message, le port de Kaohsiung était encore exclu de la circonscription infectée, et c'est la communication de l'OMS en date du 17 août qui nous a appris que le port de Kaohsiung avait été déclaré infecté. » Entre -temps, un autre porteur de germes avait été dépisté à bord du navire chinois Ru -YuNG qui avait quitté le port de Kaohsiung le 7 août et celui de Ki -long le _8 août pour arriver à Kobé le 10 août.

» Tels sont les faits qui motivent notre demande d'amendement concernant les dispositions relatives à la définition de la « circonscription infectée ». » II. Dispositions concernant les porteurs de germes antaine actuellement prévues » Les mésúres e

» Si ces malades et ces porteurs n'avaient pas été dépistés et s'ils avaient été autorisés à se déplacer librement, il aurait pu en résulter une situation désastreuse pour la population. Grâce aux examens de selles, les vibrions ont été détectés chez quarante personnes en tout (trois malades et trente -sept porteurs de germes)

sur un total de sept navires. A notre avis, cette expé-

rience prouve l'importance de l'examen des selles ainsi que la nécessité d'étendre les mesures de quaran-t9ine aux personnes qui possèdent des certificats de vaccination valables. » Il a été souligné avec insistance, lors de la réunion pour l'échange de renseignements sur le choléra El Tor, qui s'est tenue en avril à Manille, que la présence de nombreux porteurs de germes avait joué un rôle important dans la propagation de l'épidémie de choléra El Tor dans la Région du Pacifique occidental.

dans le Règlement sanitaire international ne sont conçues que pour parer au danger que représentent les personnes atteintes de choléra. Ainsi, l'article 63 implique qu'à l'arrivée d'un navire ou d'un aéronef infecté, toute personne possédant un certificat de vaccination valable doit être autorisée à quitter le bord, à condition toutefois d'être placée sous surveillance; aux termes de l'article 69, seule une personne présentant des symptômes de choléra peut être astreinte à l'examen des selles. Aucune disposition du Règlement ne permet en revanche de prendre des mesures pour empêcher la propagation de la maladie

En conséquence, nous proposons que les porteurs de germes soient soumis aux mêmes mesures que les personnes atteintes de choléra. » A titre d'information, l'annexe I 1 donne la liste des navires infectés par le choléra et indique les moyens

par les porteurs de germes. Convaincus que ces derniers constituent en fait un grand danger, nous demandons que le Règlement soit modifié de telle façon que l'on puisse : 1) traiter les porteurs de germes, une fois dépistés, comme s'ils étaient effectivement atteints; par

employés pour dépister les malades et les porteurs de germes.

exemple, les porteurs de germes dépistés seraient signalés comme tels en même temps que les cas éventuels et soumis aux mêmes mesures quarantenaires; 2)

En ce qui concerne le laps de temps pendant lequel l'examen des selles peut être exigé, le Règlement sanitaire international dispose actuellement que seules les personnes arrivant d'une circonscription infectée pendant la période d'incubation du choléra peuvent être astreintes à cet examen. Or, il est apparu » IlI.

en plusieurs occasions que la présence de vibrions peut

être décelée au -delà du délai de cinq jours. Nous 1 Non reproduite dans le présent volume.

isoler toute personne arrivant à bord d'un

navire ou d'un aéronef infecté, même si elle est en

42

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

proposons par conséquent que le Règlement soit modifié de manière que l'on puisse exiger l'examen des

Auparavant, les autorités du Bornéo du Nord ne pouvaient invoquer que les pouvoirs découlant de l'ordonnance sur la quarantaine, aux termes de laquelle

selles pendant un maximum de quinze jours après le départ d'une circonscription infectée, et cela pour les raisons suivantes : » Selon de nombreuses observations rapportées dans la monographie de Pollitzer Le choléra, publiée par l'OMS,' l'excrétion des vibrions ne cesse qu'au bout de dix jours dans plus de 90 % des cas. En outre, comme le montrent les annexes 11 et III 2 (la première donnant les résultats d'une enquête sur la période d'excrétion de vibrions chez les malades et les porteurs de germes dépistés à Taiwan en 1962, la seconde indiquant le nombre de jours qui se sont écoulés entre le départ de la circonscription infectée et la date à laquelle les porteurs de germes ont été dépistés), la période pendant laquelle on peut exiger l'examen des selles, dans le cadre des mesures quaran-

le choléra El Tor était déclaré infection dangereuse. Les mesures de quarantaine indiquées ci- dessus étaient appliquées chaque fois que les circonstances le permettaient. » Du 17 janvier au 31 mai, il y a eu au Bornéo du Nord 46 cas confirmés de choléra El Tor, dont 6 mortels. En outre, pendant les six premiers mois de l'année, des localités côtières et insulaires éloignées ont signalé

une centaine de décès qui, d'après les descriptions parvenues et les enquêtes effectuées, étaient vraisemblablement dus à cette maladie. L'épidémie a atteint son point culminant entre le ter et le 10 mars, la zone la plus éprouvée étant le district de Semporna où l'on

a compté plus de la moitié des cas confirmés et la moitié environ des décès probablement imputables au choléra El Tor. Tous les autres cas se sont produits dans les régions côtières du nord et de l'est, à l'exception d'un petit foyer sur les bords de la rivière Sugut, à une quarantaine de kilomètres en amont. » 52. Philippines. Le Gouvernement communique les renseignements suivants (traduction de l'anglais) : « Des cas de choléra El Tor sont apparus pour la première fois à Manille le 22 septembre 1961. A partir de ce foyer, la maladie s'est étendue à divers secteurs

tenaires contre le choléra, devrait être étendue à quinze jours au plus à dater du départ de la circonscription infectée, étant donné que la période d'incubation est de cinq jours et que l'excrétion de vibrions peut se prolonger pendant dix jours. »

Bornéo du Nord. Le Gouvernement signale ce qui suit (traduction de l'anglais) : « ... Il est hors de doute que le choléra El Tor a été introduit au Bornéo du Nord par des voyageurs internationaux débarqués non de grands navires mais de kumpits qui font la navette entre la province de Sulu (Philippines) et le Bornéo du Nord. L'applica51.

dans les îles de Luçon et de Mindanao et dans les îles Visaoan. Au 30 juin 1962, 16 616 cas et 2223 décès avaient été signalés dans 45 des 56 provinces et 33 des

tion de l'article 62 soulève des difficultés, car les kumpits abordent non seulement dans les ports reconnus, mais aussi dans de petites localités disséminées le long de la côte. Du reste, la traversée est si courte

39 villes de l'archipel. Le vibrion El Tor avait été identifié dans 50 % des cas environ pour Manille et sa banlieue, dans 20 % pour l'ensemble des Philippines.

que l'absence de symptômes de choléra pendant le voyage n'exclut pas la possibilité d'incubation. Enfin, l'article 62 ne prévoit rien contre le danger que représentent les porteurs sains. Pour toutes ces raisons, on

a recouru à un règlement spécial (North Borneo Quarantine Rules), établi en vertu de l'ordonnance sur la quarantaine, et autorisant à mettre ces embar-

» Il est possible que l'infection ait été apportée de l'une des zones voisines où elle sévit ... Depuis que le choléra El Tor a été déclaré maladie quarantenaire (23 mai 1962), les dispositions de l'article 30 du Règlement ont été appliquées. » Sarawak. Le Gouvernement signale qu'au cours d'une poussée de choléra El Tor, qui a commencé le 12 juillet, on a enregistré les cas suivants : 53.

cations et leurs passagers en quarantaine pour la durée de la période d'incubation, même lorsque aucun

cas n'a été enregistré à bord avant l'arrivée ... En outre, une campagne de vaccination anticholérique de masse a été menée parmi la population locale, notamment dans les régions côtières exposées au risque. La République des Philippines a été déclarée circonscription infectée par le choléra El Tor et les prescriptions habituelles en matière d'immunisation ont été appliquées aux voyageurs (voir Gazette Notification N° 57 du 20 janvier 1962). » Il y a très peu de temps seulement que le choléra El Tor tombe sous le coup des dispositions du Règlement sanitaire international relatives au choléra. 1 Pollitzer, R. (1960) Le choléra, Genève (Organisation nondiale de la Santé: Série de Monographies No 43). 2 Non reproduites dans le présent volume.

Première Division Deuxième Division Troisième Division Quatrième Division Cinquième Division

. .

. .

226 cas, dont 45 mortels 33 cas, dont 15 mortels 41 cas, dont 10 mortels 1 cas, 0 décès 0 cas, 0 décès

Total :

301 cas, dont 70 mortels

Le dernier cas a été notifié le 5 octobre 1961 et le pays déclaré indemne le 19 octobre. Aucun autre cas n'a été signalé depuis cette date. Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : « L'inclusion du choléra El Tor dans la définition des maladies quarantenaires visées par le Règlement 54.

ANNEXE 1

43

sanitaire international a résolu la question de savoir si les Etats Membres outrepassaient le Règlement en appliquant certaines mesures de quarantaine aux personnes venant de régions oú cette maladie avait sévi à l'état épidémique au cours de l'année écoulée. Il convient de féliciter l'OM S de la diplomatie avec laquelle elle s'est attaquée au problème et il faut la remercier d'en avoir facilité la solution. » Article 60

miologie du choléra et sur les véhicules possibles de l'infection. Les pays signataires devraient être instam-

ment priés de respecter l'esprit et les intentions de l'article 68. » 60.

Philippines. Le Gouvernement signale qu'un pays

a interdit l'importation de tous produits alimentaires en provenance des Philippines. Article 69

Hong Kong. Le Gouvernement formule l'observation suivante (traduction de l'anglais) : 55.

61. Hong Kong. Le Gouvernement présente la proposition suivante (traduction de l'anglais) : « Il conviendrait de reviser l'article 69 de façon à

« Etant donné ce que l'on sait du temps pendant lequel un individu demeure contact -porteur, il paraît indiqué, aux fins de la quarantaine, de réexaminer la durée fixée pour la période d'incubation. » Article 61 56.

permettre d'astreindre à un examen de selles une personne non vaccinée qui ne présente pas de symptômes du choléra si, venant d'une circonscription

infectée, elle débarque, avant la fin de la période d'incubation, dans un pays indemne. » Le Comité note que plusieurs Etats ont proposé, ont pris, ou sont en train de prendre des Sections 45 -61.

Philippines.

Le

Gouvernement

signale

que,

contrairement aux dispositions du paragraphe 2 de l'article 61, les autorités sanitaires de certains pays exigent la preuve de l'administration de deux injections de vaccin anticholérique à une semaine d'intervalle.

mesures qui vont au -delà des dispositions du Règlement; il appelle donc l'attention des administrations sanitaires

sur la teneur de l'article 23. Le Comité comprend les difficultés qui surgissent dans la région où sévissent actuellement des épidémies de choléra, mais il n'est pas en mesure de recommander dès à présent de modifier le Règlement. Le Comité reconnaît que bien des difficultés subsis-

Article 63

teront tant que n'auront pas été comblées certaines lacunes des connaissances .fondamentales. Le Comité estime cependant que bon nombre des difficultés pratiques rencontrées par les administrations sanitaires seraient dans une grande mesure aplanies si les administrations intéressées, non seulement s'acquittaient des i obligations qui leur incombent en vertu de l'article 8, mais encore procédaient à des consultations fréquentes et à des échanges réguliers et complets de renseignements, en particulier sur les mesures préventives qu'elles sont amenées à prendre. Ces mesures devraient être notifiées aussi longtemps que possible avant leur entrée en vigueur.

Philippines. Le Gouvernement signale que des navires sous pavillon philippin ont été considérés par les autorités sanitaires de certains pays comme infectés par le choléra; l'eau potable qui se trouvait 57:

à bord a été enlevée (sans examen de laboratoire préalable) et remplacée par de l'eau fraîche avant que les bâtiments intéressés ne soient admis à la libre pratique. Article 68

Dans les conditions spécifiées à l'article 68, une autorité sanitaire peut notamment interdire l'importation de fruits destinés à être consommés crus. Lors des poussées épidémiques de choléra El Tor en Asie, quelques administrations sanitaires ont, en vertu des droits que leur conférait cet article, interdit l'importation de bananes et de mangues. S'il est vrai que ces fruits se mangent crus, ils possèdent une peau ou une 58.

Le Comité note, ainsi qu'il l'a déjà fait dans son neuvième rapport, que l'Organisation a entrepris des recherches concernant le choléra. Le Comité insiste à nouveau sur la nécessité de procéder à des recherches pour combler les lacunes des connaissances fondamentales/et il demande au Directeur général de poursuivre énergiquement les recherches dans ce sens. Fièvre jaune a) La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a adopté le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale à l'exception de la section 74 qu'elle a prié le Directeur général de transmettre au Comité pour nouvel examen.' Cette section est libellée comme suit : 62. « Beaucoup de voyageurs en provenance directe de la Réunion

écorce épaisse qui ne se mange pas et qui normalement

est intacte dans les spécimens exportés. Le danger de diffusion du choléra par transport international de fruits de ce genre paraît donc minime, voire inexistant. Toutefois, on ne connaît pas d'études contrôlées qui aient pu éclaircir définitivement ce point. Hong Kong. Le Gouvernement formule l'observation suivante (traduction de l'anglais) : « L'article 68 a été interprété très largement et très diversement par les pays au cours de l'année écoulée; des mesures sanitaires ont été parfois appliquées sans tenir compte des connaissances actuelles sur l'épidé59.

se voient imposer par les autorités sanitaires égyptiennes de l'aéroport du Caire la présentation d'un certificat de vaccination 1 Résolution WHA15.37.

44

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE 1

antiamarile ou la mise en quarantaine lors de leurs passages aériens en transit ou escales au Caire. Or, les exigences en matière de certificats de vaccination notifiées à l'Organisation mondiale de la Santé par la République Arabe Unie ne considèrent pas le département de la Réunion comme zone endémique ou infectée. La présentation du certificat ne devrait donc pas être exigée des voyageurs en provenance directe de la Réunion et effectuant un

Le Comité rappelle l'opinion qu'il a émise au cours de sa première réunion, à savoir que, pour vérifier si le transit direct des voyageurs dans les aéroports situés dans des circonscriptions infectées par la fièvre jaune

répond aux conditions voulues, les gouvernements intéressés devraient procéder par contacts directs. En cas de désaccord, l'Organisation pourra, sur demande, faire toute enquête appropriée, mais elle n'assumera

simple transit par l'aérodrome de Nairobi (Kenya) dans les conditions prévues par les articles 34 et 75 du Règlement sanitaire international. » Le Comité note que le département de la Réunion n'est pas un

pas de ce fait la responsabilité de garantir que les conditions requises sont remplies.'

territoire infecté par la fièvre jaune, que la circonscription de l'aéroport de Nairobi (Embakasi) a cessé de faire partie de la zone d'endémicité amarile conformément aux dispositions du paragraphe 2 de l'article 70 non amendé, et que cet aéroport comprend une zone de transit direct. En conséquence, le Comité estime que les mesures prises au Caire vont au -delà des dispositions du Règlement. »

Voici, telles qu'elles ont été publiées par l'Organisation en 1962, les dispositions appliquées par la République Arabe Unie en matière de vaccination b)

antiamarile :

Les passagers aériens en transit, venant d'une zone d'endémicité amarile ou d'un territoire infecté

et démunis d'un certificat, seront gardés dans l'enceinte de l'aérodrome jusqu'à ce qu'ils reprennent leur voyage. Les pays et territoires suivants sont considérés comme zones endémiques ou infectées : Afrique :

Inde. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : « ... les singes pouvant être des réservoirs d'infection amarile et jouer un rôle important dans la diffusion internationale de la fièvre jaune, des règles pourraient être élaborées pour les transports de singes d'un pays à un autre. Etant donné que le Règlement sanitaire international contient déjà des dispositions relatives aux vecteurs de maladies quarantenaires, l'adjonction de clauses prévoyant l'application de mesures de quarantaine aux singes ne devrait pas susciter d'objections. » Le Comité prend note de la communication du Gouvernement de l'Inde concernant le problème des singes 63.

... Kenya ...

transportés d'un pays à un autre et réaffirme l'avis exprimé dans son neuvième rapport, selon lequel le meilleur moyen de résoudre ce problème consiste, pour les Etats intéressés, à conclure entre eux des accords, en dehors des dispositions du Règlement.' Article 70

c) La République Arabe Unie a fourni les renseignements ci -après : 2

Les autorités de la République Arabe Unie

« n'exigent pas de certificat de vaccination dans les conditions décrites dans la plainte, mais elles doivent s'assurer que les voyageurs n'ont pas quitté

la zone de transit de Nairobi. Tout ce qu'on leur demande, c'est un certificat délivré à cet effet par les autorités sanitaires de l'aéroport. L'article 1 du Règlement sanitaire international donne de la « zone de transit direct » la définition suivante : « Une zone spéciale, établie dans l'enceinte d'un aéroport ou rattachée à celui -ci, et ce avec l'approbation de l'autorité sanitaire intéressée et sous son contrôle immédiat; destinée à faciliter le trafic en transit direct, elle permet notamment d'assurer la

Les renseignements reçus en application de l'article 70 au sujet des zones de réceptivité amarile et des zones ne rentrant plus dans cette catégorie ont été publiés dans le Relevé épidémiologique hebdoma64.

daire. Une liste à jour des zones de réceptivité amarile a paru dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire No 8 de 1962 et dans l'édition de 1962 de la publication Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux. Article 70 (non amendé) 65.

ségrégation, pendant les arrêts, des voyageurs et des équipages sans qu'ils aient à sortir de l'aéroport». Le Comité rappelle que, conformément au Règlement, les zones de transit direct des aéroports ont pour objet

La publication Certificats de vaccination exigés 1962,

dans les voyages internationaux, édition de

de faciliter le trafic international. Le Comité estime que, notamment lorsqu'il y a en dehors de la zone de transit direct ou de l'aéroport des secteurs où peut exister un danger de transmission de maladies quarantenaires, les autorités sanitaires de l'aéroport sont tenues de faire en sorte que les voyageurs en transit ne quittent pas la zone de transit direct. Si l'aéroport ne

contient des informations sur les zones d'endémicité amarile d'Afrique et d'Amérique et des cartes qui en indiquent les limites. Les rapports trimestriels sur l'indice d'Aëdes aegypti dans les localités exclues de ces zones ont été reproduits dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire.

Ethiopie. Le Gouvernement signale qu'il est souvent reproché aux services quarantenaires éthio66.

comporte pas encore de zone de transit direct, les obligations sont les mêmes en ce qui concerne la ségrégation et le transfert des personnes visées à l'article 34 b). 1

piens de prendre des mesures qui leur sont en fait imposées par les pays considérant l'Ethiopie comme une zone d'endémicité amarile. Ainsi, les voyageurs en provenance d'Amérique du Nord et d'Europe ne peuvent comprendre pourquoi ils n'ont pas été invités ' Actes off Org. mond. Santé, 56, 58, section 66. * Actes of Org. mond. Santé, 118, 54, section 117.

Actes of Org. mond. Santé, 118, 48, section 74.

2 Déclaration faite par le délégué de la République Arabe Unie à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé (Actes of Org. mond. Santé, 119, 195).

ANNEXE 1

45

à se faire vacciner avant de quitter leurs pays pour l'Ethiopie, alors qu'ils sont obligés de produire un certificat lorsqu'ils quittent l'Ethiopie pour se rendre dans certains pays. Le Comité recommande aux administrations sanitaires de faire savoir aux voyageurs que les exigences des pays ne sont pas simplement liées aux conditions sanitaires qui règnent dans le pays qu'ils quittent, mais également aux conditions existant dans les pays où ils débarquent ou transitent au cours de leur voyage, sauf dans la mesure où ils se conforment aux dispositions de l'article 34. Article 73 67.

et de prophylaxie qui ont été prises, aucun cas secondaire n'a été enregistré. Voici quelques détails concernant le cas importé : Le 12 octobre 1961, un enfant de dix -sept mois et sa mère arrivaient à l'aéroport de Bruxelles, venant de Léopoldville via Rome. L'enfant avait été vacciné

six mois plus tôt, puis revacciné huit jours avant l'arrivée. Le 14 octobre, il était hospitalisé; la variole était diagnostiquée le 16 de ce mois et le malade mourait le 18. Avant de quitter le Congo, la mère

travaillait dans un hôpital de Bakwanga où étaient soignés des varioleux.

A propos des poussées de variole en Europe, le Gouvernement belge écrit ce qui suit :

Philippines. Le Gouvernement signale à nouveau

que des insectes, notamment des moustiques, sont découverts dans certains aéronefs arrivant à Manille. Peut -être la désinsectisation n'est -elle pas pratiquée ou les méthodes employées laissent -elles à désirer. Le Comité appelle l'attention des administrations sanitaires sur les remarques qu'il a faites à la section 11; il estime que la désinsectisation « cales enlevées »

«D'autre part, durant cette période, des mesures spéciales de quarantaine, notamment l'exigence d'un certificat de vaccination antivariolique valable, ont été prises à l'égard des personnes en provenance de Düsseldorf, Simmerath- Montjoie, Aix -la- Chapelle (République fédérale d'Allemagne), Bradford, Tipton, Hornchurch, Ilkley, Woolwich, Llantrisant, Rhondda,

peut contribuer à résoudre le problème. Article 74

Pennybont (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) et Nowy Port -Gdansk (Pologne),

lors de l'apparition de cas de variole dans ces circonscriptions. » A l'occasion de ces foyers de variole dans les pays limitrophes, nous avons rencontré quelques difficultés

Seychelles. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : «En raison des retards apportés à la communication des renseignements concernant les circonscrip68.

dans l'application du Règlement sanitaire international et nous avons demandé l'avis de l'Organisation mondiale de la Santé sur certaines questions, notamment : 1) l'interprétation de l'article 6, 2.a) du Règlement sanitaire international concernant la date à laquelle une circonscription infectée peut être considérée comme redevenue indemne (lettres du 19 février et du 14 mars 1962); 5

tions infectées, on a jugé utile de modifier les prescrip-

tions relatives au certificat de vaccination contre la fièvre jaune.2 Toutefois, la dérogation admise à l'égard

des enfants de moins d'un an a été adoptée pour ce contre le choléra. » Article 75 69. Birmanie. L'Organisation

qui est des vaccinations contre la fièvre jaune et

a été informée le

19 septembre 1962 par le Gouvernement que les arrangements conclus entre la Birmanie et l'Inde ainsi qu'entre la Birmanie et le Pakistan avaient pris fin le 1er septembre 1962. Variole 70.

l'interprétation de la notion de délimitation des circonscriptions infectées (lettre du 12 avril 2) 1962) ; 3) 6

l'interprétation de la notion de primovaccination et de revaccination (lettres du 2 . mai et du 31 juillet 1962).

Basutoland. Le Gouvernement annonce qu'à

la fin de juillet 1962 l'épidémie de variole 3 qui s'était déclarée en 1961 paraissait enrayée. 71. Belgique. Le Gouvernement signale qu'un cas de variole a été importé du Congo (Léopoldville),4 mais que, grâce aux énergiques mesures d'isolement

1 Voir une précédente communication dans Actes off Org. mond. Santé, 118, 49, section 81. 2 Le Gouvernement des Seychelles a décidé d'exiger un certificat de vaccination antiamarile de toute personne venant d'une zone d'endémicité; précédemment, cette obligation conscription infectée. L'Organisation a pris contact avec l'administration sanitaire intéressée.

» Par ailleurs, il ressort de l'expérience d'épidémies de variole à notre frontière terrestre que des dispositions spéciales concernant les zones frontalières, où la population des deux pays est mélangée, devraient être prévues, et notamment le signalement rapide et direct, au niveau des autorités sanitaires locales limitrophes, de tout cas de maladie quarantenaire, avec les observations concernant l'origine et l'évolution des cas, et les mesures prises. »

n'était imposée qu'aux personnes en provenance d'une cir3 Actes off. Org. mond. Santé, 118, 50, section 90. 4 Voir l'appendice 1.

Ceylan. Le Gouvernement déclare qu'il n'a pas été possible de découvrir l'origine de l'infection pour 72. Voir la section 23. 6 Voir la section 16.

46

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

les trois poussées épidémiques qui se sont produites au cours de la période considérée. Il y a eu au total soixante -six cas, dont douze mortels.

Simmerath qu'un enfant très contagieux qui, en raison d'une attaque pharyngienne et d'une toux quinteuse, expectorait constamment des germes, avait

Dahomey. Le Gouvernement fait savoir que quatre- vingt -quatre cas de variole, dont quatorze mortels, ont été enregistrés dans le pays au cours de la période considérée. Toutefois, aucun cas n'a été signalé par les autorités sanitaires de l'aéroport et du port d'entrée. 73. 74.

contaminé des gens à une distance d'une vingtaine de mètres. » Les mesures prises ont été conformes aux pratiques

courantes en matière d'isolement et de vaccination protectrice. Les personnes qui s'étaient trouvées en contact avec des varioleux ont été astreintes à un isolement plus ou moins strict selon l'importance du contact. On a réussi de la sorte à empêcher la maladie

Danemark. Le Gouvernement écrit ce qui suit

(traduction de l'anglais) :

« ... nous n'avons eu qu'une seule fois des raisons

de penser qu'un cas de variole était importé au Danemark; le suspect venait du Nigéria. Toutefois, le .

de s'étendre à l'ensemble de la population. Dès que les analyses de laboratoire ont confirmé le diagnostic de variole, on a entrepris une vaste campagne de vaccination, qui a touché environ 150 000 personnes à Düsseldorf, et près de 208 000 dans le district rural de Monschau et à Aix -la- Chapelle.

.. tableau clinique n'était pas net et aucun cas

secondaire ne s'est produit. Nous ne pensons pas qu'il

se soit agi d'un cas de variole modifiée. » 75.

» L'attitude adoptée par des administrations sanitaires étrangères à la suite des poussées épidémiques de la République fédérale montre que certains pays

République fédérale d'Allemagne. Le Gouverne-

ment donne les indications suivantes (traduction de l'anglais) :

ne s'en tiennent pas aux mesures autorisées par le Règlement sanitaire international, mais vont bien au -delà. C'est ainsi que des personnes voyageant par

« ... il y a eu deux poussées de variole, l'une à Düsseldorf (Regierungsbezirk de Düsseldorf), l'autre à Lammersdorf /Simmerath (Regierungsbezirk d'Aixla- Chapelle), toutes deux dans l'Etat du Rhin- Septentrional -Westphalie.' A Düsseldorf, l'infection a été importée par un ingénieur allemand rentré le 2 -décembre 1961 du Libéria. Dans le Regierungsbezirk d'Aix -la- Chapelle, la maladie, qui est apparue dans le district rural de Monschau, a été transmise à l'origine par un mécanicien allemand revenu le 23 décembre 1961 de l'Inde. On a compté cinq cas, dont deux mortels, à Düsseldorf et trente -trois cas,

avion ou par chemin de fer ont été plus ou moins forcées de se soumettre à des vaccinations protectrices, qu'en matière de certificats de vaccination des exigences non prévues par le Règlement ont été formulées, que des certificats sanitaires ont été requis pour des

marchandises et que le territoire tout entier de la République fédérale d'Allemagne a été considéré comme « circonscription infectée ». Ces incidents sont peut -être dus pour une part à une coordination insuffisante entre les services de contrôle frontalier et les autorités sanitaires ... » D'autre part, les deux petites poussées épidémiques mentionnées ont soulevé un certain nombre de problèmes fondamentaux concernant l'hébergement des malades et des cas suspects, les soins à leur assurer,

dont un mortel, dans le district rural de Monschau et la ville d'Aix -la- Chapelle. » Les deux poussées épidémiques ont été déclenchées

par des voyageurs revenant de régions tropicales où la variole est endémo- épidémique. A leur arrivée dans la République fédérale, ces voyageurs ne manifestaient aucun symptôme. L'un et l'autre étaient en possession de certificats internationaux de vaccination valables. L'importation de la variole ne pouvait donc être prévenue par l'application des mesures envisagées

et la prévention de toute contagion par la voie du trafic international. » Il semble nettement contre -indiqué d'héberger des varioleux et des suspects dans une salle pour contagieux d'hôpital général si cette salle ne fait pas partie d'un bloc d'isolement ou, pis encore, dans des chambres particulières d'un service de médecine interne. A l'avenir, les personnes en cause devront être hospitalisées dans des établissements spéciaux d'isolement. Pour les soigner et les traiter, il faudra employer un personnel médical et infirmier suffisamment protégé, c'est -à -dire revacciné à intervalles réguliers. L'aptitude

dans le Règlement sanitaire international. » Cependant, dans les deux cas, la propagation de la maladie a pu être effectivement enrayée. La poussée

qui s'est produite parmi les malades de l'hôpital de Simmerath, où était isolé et traité le premier cas du district de Monschau, tient à ce que, jusqu'ici, on a prêté trop peu d'attention à la diffusion du virus par les voies aériennes. Il a été constaté à l'hôpital de ' Voir l'appendice 1.

à travailler dans les salles de quarantaine dépendra, d'ailleurs, des réactions à la vaccination. Enfin, il conviendra, dans la formation des médecins et des auxiliaires médicaux, d'insister davantage sur le

traitement de la variole et d'enseigner des méthodes améliorées de diagnostic.

ANNEXE 1

47

» On s'est également demandé si la variole pouvait être transmise par des lettres, colis postaux, etc., et comment il serait possible de se prémunir contre ce danger. Des essais minutieux se poursuivent afin de déterminer jusqu'à quel point les mesures autorisées par l'article 48 du Règlement sanitaire international donnent satisfaction à cet égard ... » En dehors des deux poussées épidémiques de variole, aucun cas de maladie quarantenaire n'a été observé dans la République fédérale d'Allemagne pendant la période considérée. » 76.

Libye. Le Gouvernement déclare qu'il a suivi avec beaucoup d'attention l'évolution des poussées épidémiques de variole enregistrées dans la Répu79.

blique fédérale d'Allemagne et dans le Royaume -Uni

de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et qu'il a beaucoup compté sur les notifications et informations transmises par l'OMS. 80. Mauritanie. Le Gouvernement fait savoir qu'il n'est pas apparu de cas de maladies quarantenaires provoqués par le trafic international, et ajoute ce qui

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland. Le

suit :

Gouvernement signale que l'infection variolique a été

introduite dans la province de Luapula à partir de régions limitrophes du Congo (Léopoldville). Il reste

« Il convient cependant de souligner qu'il existe un mouvement incontrôlable de personnes entre la Mauritanie, d'une part, le Sénégal et le Mali, d'autre part : déplacements périodiques des pasteurs à la

à savoir si des cas importés du fait de la traversée d'un cours d'eau frontière peuvent être considérés comme provoqués par le trafic international. Ghana. Le Gouvernement signale les cas importés suivants : 77. 1)

recherche d'eau et de pâturages, traversée du fleuve par des gens résidant sur une rive et travaillant sur l'autre. Ces déplacements sont incontestablement à l'origine d'un certain nombre de cas de variole apparus en juin 1962, mais leur nature même et l'étendue des

frontières rendent tout contrôle impossible. » Pologne. Le Gouvernement signale que, pendant la période comprise entre le 21 mars et le 9 juin 1962, une poussée de variole due au trafic international s'est déclarée à Gdansk. Aucun décès n'a été signalé.' 81.

Ghana le 8 décembre 1961, par voie de terre, du Nigéria septentrional via le Togo. La variole se déclare le 16 décembre. Malade isolé le 19 décembre. 2)

Adolescent du Nigéria, âgé de 16 ans. Arrivé au

Ghanéen, âgé de 32 ans, résidant à Bouaké

(Côte- d'Ivoire). Malade avec forte fièvre, est rapatrié.

Apparition de l'éruption au cours du voyage vers le Ghana. Malade isolé le 21 janvier 1962, décédé le 23 janvier. 3)

Togo. Le Gouvernement déclare que 465 cas de variole, dont 18 mortels, ont été enregistrés dans le pays pendant la période considérée, et ajoute ce qui 82.

Fillette ghanéenne, âgée de 9 ans, résidant à

suit :

Palirné (Togo). Rentre chez elle à Avloto le 25 février

1962. La variole se déclare le 27 février. Malade isolée le 5 mars. 4)

« Un certain nombre de cas se trouvent importés par les nombreux passages entre le Ghana et le Dahomey à travers les frontières du Togo, sans possibilité de contrôle.

Togolais, âgé de 46 ans, résidant au Ghana. Se

rend au Togo le 26 janvier 1962 et en revient le 30 janvier. La variole se déclare le 10 février. Malade isolé le 19 février.

» La meilleure façon d'assurer les vaccinations collectives est la méthode depuis longtemps éprouvée des groupes mobiles. Actuellement, les vaccinations

se font en poste fixe dans les principaux centres

Togolaise, âgée de 24 ans. Se rend du Togo au Ghana alors qu'elle est déjà malade. Dépistée au cours d'un contrôle des voyageurs au bac d'Akroso. 5)

hospitaliers. En cas d'épidémie, une équipe se déplace, encercle les marchés et vaccine la plus grande partie de la population. » 83.

Isolée le même jour (22 mars). 6)

Togolaise, âgée de 39 ans. Arrive de Palimé (Togo)

Oman sous régime de traité. Dans un rapport

le 22 avril ou aux environs de cette date. La variole se déclare quelques jours après. La malade est découverte le 12 mai cachée dans une maison, et isolée le même jour. Tous ces varioleux se sont rétablis, sauf le second mentionné. 78.

Kenya. Le Gouvernement signale que le navire

LOCH ALVIE venant de Karachi est arrivé à Mombasa

le 17 décembre 1961 avec un cas de variole à bord.' Voir l'appendice 1.

du 19 février 1962 sur la poussée de variole qui s'est produite à Doubaï, le Gouvernement a déclaré que, grâce à la prévoyance du Chef des services médicaux, tous les écoliers de Doubaï ont été vaccinés aussitôt qu'est parvenue la nouvelle d'une inquiétante épidémie de variole au Pakistan. C'est ainsi que le 20 janvier, date à laquelle a été signalé le premier cas survenu à Doubaï, une fraction importante du groupe le plus vulnérable de la population avait déjà été protégée. A une ou deux exceptions près, tous les cas observés à Doubaï l'ont été parmi les pèlerins qui se rendaient en Arabie Saoudite. 2 Voir la section 92 et l'appendice 1.

48 84.

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Union des Républiques socialistes soviétiques. Le

Gouvernement signale qu'en février 1962 un cas suspect a été détecté dans le rayon de KizylAtreks (RSS du Turkménistan). Le diagnostic de variole n'a pas été confirmé, mais toutes les mesures nécessaires avaient été prises. 85.

et ont repris un aéronef exempté de contrôle sanitaire. Le risque en a été reconnu et occidentale accepté. » La variole a sévi à Karachi en 1961. Vers le milieu

de décembre, le nombre des cas a sensiblement augmenté. Parmi les nombreux immigrants pakistanais entrés au Royaume -Uni par l'aéroport de Londres entre le 16 décembre 1961 et le 12 janvier 1962,

Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du

Nord. Le Gouvernement communique les renseignements ci -après (traduction de l'anglais) : « Le fait que, sur soixante -quatre personnes examinées en 1961 par des spécialistes de la variole, une

vingtaine étaient récemment arrivées de l'étranger indique bien que le risque d'importation de la maladie existe constamment. » Le 28 décembre 1961 a été détecté le premier d'une série de cinq cas de variole importés séparément. » 1 » Contrôle sanitaire des aéroports. Les éléments du système du contrôle sanitaire des aéroports qui présentent ici de l'intérêt sont les suivants : » Selon les règles normalement appliquées au cours

cinq ont manifesté après leur arrivée des symptômes de variole. Deux sont décédés. Tous les cinq étaient en possession de certificats internationaux valables attestant une revaccination récente. Trois étaient venus directement; les deux autres avaient pris en cours de route des aéronefs exemptés du contrôle sanitaire à l'arrivée à Londres. » Des mesures plus strictes ont été progressivement

mises en oeuvre à titre exceptionnel lorsqu'il est apparu que les revaccinations pratiquées à Karachi étaient sans effet sur un nombre appréciable de personnes. Après l'identification du troisième cas importé,

il a été décidé, le 15 janvier 1962, de prendre un certain nombre de mesures spéciales et de considérer comme « suspect » tout voyageur qui s'était trouvé

de l'année à l'aéroport de Londres, toute personne

arrivant directement par avion d'une zone où la variole est endémique ou épidémique (Inde, Pakistan,

à Karachi dans les quatorze jours précédant son arrivée. Un examen clinique des emplacements d'ino-

certains pays de l'Asie du Sud -Est, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud et quelques régions d'Afrique) reçoit une carte jaune d'avertissement. Un certificat de vaccination antivariolique n'est pas offi-

culation devait également être effectué et,

le cas

échéant, les intéressés devaient être invités à subir une vaccination, suivie d'isolement pendant quatorze jours

ciellement exigé des voyageurs en provenance de circonscriptions infectées, mais on demande à tous s'ils sont en possession de ce document. Si le certificat

présenté est en règle, aucune mesure n'est prise. Si tel n'est pas le cas, ou si le voyageur est démuni de tout certificat, on note son nom et l'adresse indiquée comme lieu de destination, aux fins d'enquêtes ultérieures éventuelles sur l'origine de cas importés. » Telle est la pratique suivie depuis 1952, année où le Règlement sanitaire international est entré en vigueur. Auparavant, les voyageurs devaient préciser, sur une déclaration individuelle d'origine et de santé, l'adresse à laquelle ils se rendaient. Le Règlement ne

ou jusqu'à ce que le vaccin ait pris. On a demandé aux passagers débarquant des aéronefs d'indiquer leurs adresses de destination et on les a placés sous surveillance. Le Département compétent a ordonné de recourir à ces précautions dans tous les ports et aéroports du pays. Il ressort de vérifications opérées en février et mars que 67 % environ des voyageurs arrivant du Pakistan étaient venus directement de ce pays, les 33 % restants « indirectement », les change-

ments d'avion ayant eu lieu dans neuf aéroports différents, dont quatre en « zone sanitaire franche ». » Ces mesures rigoureuses ont été appliquées du 15 janvier au 9 mars. Sur 4138 personnes arrivées de Karachi au cours de cette période, 96 suspects ont été isolés au Denton Hospital ou à l'Eastern Hospital. Trente -sept d'entre eux ont eu des réactions positives aux revaccinations pratiquées à l'aéroport ou à l'hôpital, ce qui montre qu'ils étaient, à leur arrivée, sensibles à la vaccine et vraisemblablement aussi à la variole. (Ce nombre représente moins de 1 % des voyageurs arrivés de Karachi au cours de la période d'application des mesures susmentionnées.) » On s'est efforcé, pendant cette période, de contrôler l'efficacité de la surveillance à laquelle étaient soumises

permet plus aux autorités sanitaires d'exiger une déclaration écrite des personnes qui arrivent. » On applique également des arrangements conclus dans le cadre de l'Union de l'Europe occidentale et dont les clauses sanitaires relèvent désormais du Conseil de l'Europe (arrangement partiel). Celles -ci disposent que les aéronefs survolant uniquement le territoire des Etats parties aux arrangements (Royaume -Uni, Irlande, France, Belgique, Pays -Bas, Luxembourg, République fédérale d'Allemagne et Italie) sont exemptés de contrôle sanitaire. Les parties n'ignorent pas qu'à bord de ces appareils peuvent se trouver des personnes en provenance de circonscriptions infectées, qui ont changé d'avion à une escale

les personnes arrivant de Karachi. La proportion de celles qu'on a retrouvées ultérieurement aux adresses

ou qui se sont arrêtées quelque temps en Europe i Voir l'appendice 1.

de destination indiquées à l'arrivée a été de 85 à 100 % pour plusieurs villes et agglomérations des Midlands. Ce résultat semble dû aux efforts et au temps consacrés par les autorités locales à « suivre » les immigrants changeant fréquemment de résidence.

ANNEXE 1

49

Le chiffre enregistré dans un des boroughs de Londres

a été de 33 % pour des immigrants qui ne connaissaient pas leur destination exacte et avaient donné l'adresse d'une ambassade ou d'un hôtel où ils ne se sont pas rendus. 11 convient de noter à ce propos que nombre d'immigrants étaient illettrés, ne parlaient

le malade. Deux cas, apparemment indépendants, en janvier dans le Grand Londres. Il s'agissait de sujets qui avaient travaillé à l'époque critique non loin de l'hôpital pour varioleux de Long Reach. Le mode de transmission n'a pas été déterminé. » Cas importé N° 2. Un cas secondaire seulement : un médecin de la santé publique qui avait examiné le malade.

pas l'anglais et ne savaient pas exactement ce qu'ils feraient une fois arrivés. » Cas de variole enregistrés en Angleterre et au pays de Galles. Pour compléter cette étude, voici quelques détails sur les cas de variole importés et sur les pous-

sées épidémiques qu'ils ont provoquées : » A. Cas importés. Le tableau I indique pour les cinq cas importés (dans l'ordre où le diagnostic de variole a été établi) les dates d'arrivée, de début de la maladie et d'isolement. TABLEAU I Date Cas imPorté No

» Cas importé No 3. L'intéressée est tombée malade de la variole à l'hôpital pour enfants de Bradford où elle était en traitement pour une autre affection. Elle est décédée dans les vingt -quatre heures, non sans avoir contaminé sept autres enfants de la salle où elle

se trouvait, un visiteur et l'une des cuisinières de l'hôpital. L'anatomo -pathologiste qui a pratiqué

l'autopsie a, lui aussi, contracté l'infection et est décédé. Il y a eu, pour la première génération, dix cas

District

Arrivée

Londres

i

Début de la maladie

en tout, dont cinq mortels. » Chez l'un des enfants contaminés, la variole s'est déclarée après transfert dans un établissement hospitalier de long séjour, où un autre enfant a été infecté. Le visiteur de l'hôpital pour enfants de Bradford a Isolement

1

2 3

4 5

25.12.61 25.12.61 28.12.61 St Pancras Metrop. Borough (décédé le 6.1.62) West Bromwich 19.12.61 21.12.61 28.12.61 County Borough Bradford 16.12.61 29.12.61 30.12.61 County Borough (décédée sans que la variole ait été diagnostiquée) Birmingham 4. 1.62 8. 1.62 15.1.62 County Borough 12. 1.62 13. 1.62 16.1.62 Cardiff County Borough

été admis, avant que le diagnostic soit posé, à l'hôpital général St Luke où il a contaminé deux autres malades. Il y a donc eu, en tout, à la deuxième génération, trois cas, dont un avec décès non attribué à la variole.

» Cas importé No 4. Aucun cas secondaire. » Cas importé N° S. Le malade, chez qui la variole

s'était déclarée à Cardiff le 13 janvier 1962, a été admis le 16 dans un hôpital pour varioleux de la vallée de Rhondda. Aucun cas secondaire n'a été observé parmi les personnes connues pour avoir été en contact avec lui. » Le 25 février, il est apparu que la variole sévissait dans le district de Rhondda. On a détecté rétrospectivement l'origine de la poussée épidémique : une jeune femme habitant à environ 800 mètres de l'hôpital

» Pour le cas No 3, le diagnostic n'a été établi que lors de l'apparition de cas secondaires, le 11 janvier 1962.

» B. Cas indigènes. Des cas indigènes ont été détectés à partir du 11 janvier 1962. Il y en a eu

pour varioleux. Elle était décédée le 9 février, ayant accouché la veille d'un enfant mort -né. La variole n'avait pas été soupçonnée. Les événements ultérieurs ont montré que cette malade avait contaminé quatre

personnes. Le gynécologue qui avait participé à l'autopsie a été, lui aussi, infecté et est décédé. » Du 9 février au 15 mars, il y a eu, dans le district de Rhondda et le district limitrophe de Llantrisant, vingt -cinq cas, dont six mortels (y compris celui de la jeune femme décédée le 9 février). Ces cas se répartissaient en plusieurs groupes de contacts, mais les

soixante -deux, dont vingt -cinq mortels. Ce total comprend deux personnes décédées d'une maladie diagnostiquée rétrospectivement comme la variole, sans confirmation de laboratoire, et une personne reconnue atteinte de la variole mais décédée d'une autre maladie.

» Les relations entre cas importés et cas indigènes ont été les suivantes :

liens entre certains groupes étaient si ténus qu'il a semblé possible qu'un ou plusieurs cas aient échappé aux investigateurs. De très larges facilités de vaccina-

» Cas importé No 1. Aucun cas secondaire parmi les personnes connues pour avoir été en contact avec

tion ont été offertes dans toute la région éprouvée.

50

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

» On croyait l'épidémie enrayée lorsque, dans la première semaine d'avril, plusieurs cas de variole ont été détectés parmi les malades d'une salle d'un hôpital psychiatrique situé à proximité de Bridgend. Comme précédemment, le premier cas de cette deuxième poussée, qui est restée limitée à cette salle d'hôpital, » 1.

CONCLUSIONS

Le risque d'importation de la variole persistera tant que cette maladie sera endémique dans plusieurs

pays du monde. Ce risque semble s'être accru ces dernières années par suite des changements intervenus dans la nature, le volume et la rapidité des transports aériens internationaux. Il semble donc nécessaire de

n'a été reconnu comme tel que rétrospectivement. Il s'agissait d'une femme âgée, hospitalisée depuis plus d'un an, qui était décédée le 25 mars après un bref épisode fébrile. Du 25 mars au 15 avril, il y a eu

s'attacher à faire disparaître les foyers d'endémicité

grâce à des campagnes de vaccination de masse faisant appel à un vaccin actif, administré dans des conditions qui garantissent l'immunisation. » 2. Le certificat international de vaccination antivariolique constitue pour le voyageur international une attestation d'immunité. Or, cette attestation peut être fallacieuse, soit que la vaccination n'ait pas pris et par conséquent n'ait pas conféré l'immunité, soit qu'il s'agisse d'un certificat de complaisance, soit encore que l'intéressé ait été vacciné alors qu'il était déjà en période d'incubation. » Le cas des certificats de complaisance relève des autorités nationales, mais l'Organisation mondiale de la Santé pourrait faire en sorte que le document délivré constitue une meilleure preuve que la revaccination a été effectuée avec succès, en exigeant qu'il indique le résultat de la revaccination. En fait, on peut se demander s'il ne conviendrait pas, non seulement

en tout vingt et un cas confirmés par examen de laboratoire, dont treize mortels (y compris celui de la femme décédée le 25 mars). L'hôpital tout entier a été interdit à toute personne étrangère le 7 avril et est demeuré en quarantaine jusqu'au 30 avril. On ignore comment l'infection a été introduite dans la salle en question. » Le bilan de ces deux poussées successives dans le

sud du pays de Galles s'établit à quarante -six cas, dont dix -neuf mortels. » Le tableau II récapitule les renseignements donnés

ci- dessus en ce qui concerne les cas importés et indigènes. TABLEAU II Cas importés Angleterre Cas secondaires

Pays de Galles Cas secondaires

que le certificat de revaccination fasse mention du résultat et d'une seconde inoculation quand la première

Cas

Décès

Décès

Décès

n'a pas eu d'effet visible, mais encore que ledit certificat ne devienne valable que quatorze jours au moins après la première inoculation.

» Nous n'ignorons pas que revenir ainsi à une 1

1

1

2 1

2 3

1 1 1 1

4 5

1

6*

13

-

-

46

19

formule analogue à celle du certificat prévu par les conventions de 1944 entraînerait des retards et des difficultés dans les déplacements internationaux; cependant, ces inconvénients pourraient être atténués dans une certaine mesure si, en vertu du Règlement sanitaire international, la présentation d'un certificat valable était requise uniquement des personnes arrivant d'une circonscription infectée et non, comme c'est actuellement le cas, de toutes les personnes

* Dont un décès attribué à une autre cause.

L'Angleterre et le pays de Galles ont été déclarés indemnes de variole le 20 mai 1962. » Vaccinations. La vaccination de masse, en tant que mesure de lutte antivariolique, n'a pas été préconisée pour l'ensemble de la population, mais la demande de vaccination s'est accrue lors des poussées épidémiques. On ne connaît pas exactement le nombre d'inoculations effectuées, mais une indication utile

venant de quelque région du monde que ce soit, ce qui est tout à fait illogique. » 86.

Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement signale

que les agents de la santé publique des Etats et des collectivités locales ont collaboré, dans les ports

d'entrée, à l'exécution de programmes de vaccination

est fournie par le fait que plus de sept millions de doses de vaccins ont été distribuées. » En ce qui concerne les complications postvaccinales, les chiffres provisoires ci -après ont été communiqués :

antivariolique visant à protéger les habitants de la zone portuaire et de l'agglomération limitrophe qui, en raison de leur emploi, pouvaient se trouver en contact avec des voyageurs internationaux.

3 cas de vaccine gangreneuse, sans décès; 39 cas d'eczéma vaccinal, dont 10 mortels; 40 -

Zanzibar. Le Gouvernement signale ce qui suit (traduction de l'anglais) : 87.

cas

d'encéphalomyélite

postvaccinale,

dont

Le 7 juillet 1961, le navire AMRA est arrivé de Bombay, via Mombasa, après avoir débarqué dans cette ville un cas suspect de variole ... Les cinquante I

4 mortels; 91 cas de vaccine généralisée, dont 3 mortels. » En outre, pour cinq autres décès, le certificat de décès mentionne la vaccination.

deux passagers débarquant à Zanzibar ont été placés sous surveillance pendant quatorze jours. » 1

Le diagnostic de variole n'a pas été confirmé.

ANNEXE 1

51

Article 83 88.

Saint - Christophe- Nevis -Anguilla.

Le Gouverne-

ment communique ce qui suit (traduction de l'anglais) :

« En raison de la poussée de variole qui s'est produite au Royaume -Uni, il a fallu prendre, à bord de tous les navires arrivant dans le territoire, des mesures quarantenaires à l'égard des passagers qui désiraient débarquer.» 89.

transmission de la variole dans le trafic international. Le Comité a passé en revue les connaissances actuelles sur la variole et sur le degré de sensibilité de diverses populations, ainsi que les méthodes employées pour empêcher la propagation de cette maladie, y compris les méthodes d'immunisation et leur application pratique. Le Comité est parvenu à la conclusion que le Règlement sanitaire international, tel qu'il est actuellement conçu, offre aux administrations sanitaires les moyens d'assurer aux territoires relevant de leur compé-

France. Le Gouvernement communique ce qui

suit :

tence une bonne protection contre l'importation de la variole. Le Comité se soucie constamment d'améliorer

« L'apparition en Grande -Bretagne et en République fédérale d'Allemagne de plusieurs foyers de variole a conduit l'administration française à appliquer

ces moyens. Il reconnaît que, dans l'état actuel des connaissances, il n'est pas possible de réaliser une protection absolue sans entraver sensiblement le trafic international.

aux voyageurs en provenance des circonscriptions infectées les dispositions de l'article 83, paragra-

phe 2 ... difficultés.

» L'application de ces dispositions, dans les circons-

tances ci- dessus rappelées, a donné lieu à certaines » En vertu de ces dispositions, un certificat international de vaccination contre la variole a été exigé, à l'arrivée en France, de tout voyageur venant des circonscriptions infectées ou s'y étant trouvé au cours des quatorze jours précédant son arrivée. Mais,

Le Comité appelle l'attention des administrations sanitaires sur l'obligation qui leur incombe, en vertu de l'article 30, de prendre toutes les mesures possibles pour empêcher l'embarquement de personnes atteintes ou de suspects. Le Comité demande instamment que ces administrations, pour s'acquitter en partie de cette obligation, exigent des voyageurs au départ un certificat international valable de vaccination ou de revaccination contre la variole. Le Comité rappelle que les certificats internationaux de vaccination sont délivrés sous l'autorité des gouvernements et que, par conséquent, il incombe aux gouvernements de veiller à ce que les vaccins employés soient suffisamment actifs et administrés dans des conditions appropriées, afin que la vaccination antivariolique

étant donné qu'il s'agissait de pays voisins

avec

lesquels le trafic est très intense et, dans la plupart des cas, de circonscriptions exiguës sur le territoire desquelles ne se trouvaient ni port ni aéroport, les opérations de contrôle à l'arrivée se sont révélées difficiles à assurer. En effet, pour pouvoir vérifier qu'à leur arrivée en France les voyageurs en provenance des circonscriptions infectées ou s'y étant trouvés au cours des quatorze jours précédents sont munis d'un certificat international de vaccination contre la variole, il faut interroger un très grand nombre de voyageurs. » 90.

confère une immunité adéquate contre la maladie. Le Comité a été informé que certains Etats délivrent aux voyageurs arrivant d'une zone infectée par la variole

Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement signale

que soixante -cinq personnes ont été retenues assez longtemps pour permettre, soit de porter un diagnostic

une carte d'avertissement leur demandant, au cas où ils tomberaient malades, de consulter sans retard un médecin et de lui présenter la carte. Le Comité estime que cette mesure peut être utile. Le Comité insiste à nouveau sur la nécessité, pour le personnel médical et autre entrant en contact avec les voyageurs, de conserver grâce à des vaccinations répétées un degré élevé d'immunité contre la variole.' Le Comité est extrêmement préoccupé par le fait que, depuis sa dernière réunion, nombre de cas de variole

différentiel de variole ou de choléra, soit d'obtenir des preuves suffisantes de vaccination ou d'immunité des voyageurs venant de circonscriptions infectées. Toutes ces personnes, sauf trois, étaient arrivées par avion. L'année précédente, onze personnes seulement, au lieu de soixante -cinq, avaient été ainsi retenues. Sections 70 -90.

entraînant des cas secondaires ont été importés dans certains pays à la faveur du trafic international. Le Comité rappelle que des mesures sanitaires additionnelles peuvent être prises à l'égard des groupes spéciaux

Le Comité continue à considérer que

énumérés à l'article 103 du Règlement et note que plusieurs des cas importés appartenaient à ces catégories. A la suite des récentes importations de cas de variole en Europe occidentale, un membre du Comité a proposé

la réintroduction de la variole, à partir de différents foyers, dans des territoires où elle avait disparu, constitue une grave menace pour la santé publique dans le monde. Conscient de ce que l'un des objectifs de l'Organisation est d'éliminer cette maladie de tous les territoires, et connaissant les difficultés qui retarderont, au moins pendant quelques années encore, la réalisation de cet objectif, le Comité sait parfaitement qu'il lui incombe de présenter des recommandations appropriées à l'Assemblée en vue de mettre à la disposition des administrations sanitaires un Règlement sanitaire international qui offre des moyens efficaces de prévenir la

de recommander une série de modifications au Règle-

ment sanitaire international, en vue de diminuer les

risques d'importation de la maladie. Le Comité a longuement étudié cette proposition dans tous ses détails. Il estime que l'on ne pourra trouver de solution pratique et efficace au problème sans approfondir les connaissances relatives à la variole et à la vaccination 1

Actes off. Org. mond. Santé, 102, 47, section 59.

52

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

antivariolique. En conséquence, le Directeur général

est prié de soumettre la question à des experts et de présenter des recommandations au Comité à une date rapprochée. Le Comité a conclu que les mesures envisagées dans la proposition seraient de nature à entraver le trafic international sans renforcer d'autant la protec-

» En raison de ces faits contradictoires, et pour assurer une application judicieuse des mesures de quarantaine, il apparaît extrêmement souhaitable de prévoir le moyen de faire confirmer les diagnostics dans un laboratoire de référence approuvé par l'OMS et il serait bon qu'un certain nombre de laboratoires

tion et sans prémunir complètement les pays contre toutes les importations du genre de celles qui se sont produites récemment. Le membre ci- dessus mentionné estime qu'en procédant de la sorte on aura peu de chances d'arriver rapidement à donner des moyens de defense supplémentaires aux pays exposés; en conséquence, son opinion divergente est présentée à l'appendice 2.1

de ce genre soient agréés par l'Organisation dans l'ensemble du monde. Les autorités médicales de port pourraient alors y envoyer les prélèvements, soit pour le compte des compagnies de navigation qui le demanderaient, soit pour leur propre compte au cas où les services de laboratoire nécessaires n'existeraient pas sur place. Les rapports des laboratoires consultés pourraient aussi être adressés directement aux autorités médicales de port. Les compagnies

Le Comité appelle l'attention des administrations sanitaires sur les normes relatives au vaccin antivariolique 2 élaborées par un groupe d'étude de l'OMS

et souligne à nouveau les avantages du vaccin antivariolique sec.3

Le Comité a été informé que l'Organisation était disposée à servir d'intermédiaire aux pays producteurs

qui le demanderaient pour l'exécution des épreuves d'activité sur les vaccins antivarioliques. Inde. A propos de la poussée de variole enregistrée à bord du navire INDIAN RESOLVE,4 le Gouvernement communique les précisions suivantes (traduction de l'anglais) : « ... dans vingt -cinq cas, la variole a été confirmée par des examens de laboratoire; huit ont fait l'objet d'un diagnostic clinique,' et trente -sept ont été classés 91.

de navigation ne verraient peut -être pas d'objection à prendre à leur charge les frais entraînés par les cas signalés à bord de leurs propres navires. Il est très probable que des rapports favorables provenant d'un laboratoire de réputation internationale auraient au moins pour effet, sinon de faire disparaître, du moins d'adoucir les mesures quarantenaires rigoureuses que certains pays ont un peu trop tendance à appliquer. »

Voir les observations du Comité à la section 92.

92.

Pologne. La communication suivante a été reçue du Gouvernement :

« Me référant à votre lettre du 13 septembre 1962 concernant des cas de variole parmi les membres de l'équipage du bateau INDIAN RESOLVE,6 je voudrais

comme suspects. Le premier cas, qui s'est produit le 5 mars 1962, a été diagnostiqué comme cas de varicelle par les médecins de port d'Aden, de Suez et de Kiel. Avant de quitter Calcutta, le 19 février 1962, la plupart des personnes à bord avaient été revaccinées

vous communiquer ce qui suit : 1) les cas de variole déclarés à l'Organisation mondiale de la Santé ont été confirmés au point

de vue clinique ainsi que dans les laboratoires (isolation du virus); 2)

par le médecin de la Compagnie avec du vaccin frais reçu le même jour de l'institut de vaccinothérapie de la Calcutta Corporation. Les personnes qui n'avaient

le diagnostic de varicelle chez le premier malade

pas été vaccinées avant de quitter Calcutta étaient en possession de certificats valables. Comme il est de règle dans l'Inde d'imposer la vaccination à tous les équipages une fois tous les trois ans, les vaccinations attestées par les certificats n'étaient pas les premières mais probablement les deuxièmes, troisièmes ou

quatrièmes reçues par les sujets en question. Etant donné que les membres de l'équipage avaient été revaccinés à des dates différentes avec divers lots frais de vaccin actif, que le diagnostic de varicelle a été posé par trois médecins de port, et qu'aucun cas secondaire n'a été observé dans la population non immune qui avait eu des contacts avec le navire aux escales précédentes, on peut avoir certains doutes

quant à l'exactitude du diagnostic clinique et du diagnostic de laboratoire qui ont été formulés 1 Voir p. 58. 2 Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1959, 180. 3 Voir les précédentes observations du Comité à ce sujet dans Actes off. Org. mond. Santé, 102, 47, section 59. 4 Voir la section 92 et l'appendice 1. ' Diagnostic confirmé ultérieurement pour quatre des sujets en question.

...

du bateau, posé par des médecins de port à Aden, Suez et Kiel, n'a pas été confirmé par l'examen de laboratoire; 3) des cas de variole chez les personnes vaccinées récemment contre la variole, ou revaccinées plusieurs fois, sont possibles; en effet, la vaccination n'exclut pas la possibilité d'une variole à caractère clinique léger ou abortif : nous en avons eu confirmation ici parmi le personnel du service de quarantaine revacciné plusieurs fois; 4) nous sommes tout à fait d'accord sur la nécessité de créer un centre de diagnostic de référence approuvé par l'Organisation mondiale de la Santé, qui pourrait collaborer avec les centres de laboratoire des différents pays et leur offrir des souches standardisées, des sérums et des antigènes pour diagnostic. »

Le Comité a été informé que l'Organisation avait aidé certains pays à créer des laboratoires de diagnostic,

qu'elle avait organisé un cours sur le diagnostic de la Voir les sections 81 et 91.

ANNEXE 1

53

variole en laboratoire, qu'elle était en mesure de fournir à cet effet des services de consultants, et, dans les cas difficiles, de faire examiner des spécimens de laboratoire à la demande des pays intéressés. L'Organisation envisage en outre de désigner un laboratoire . de référence de l'OMS pour l'étude et l'identification des virus appelés en anglais « pox viruses ».

Le Comité n'a pas de preuve qu'il y ait eu transmission de la variole par courrier depuis l'entrée en vigueur du Règlement; par conséquent, il ne recommande pas à l'heure actuelle de modifier les dispositions de l'article 48, mais il prie le Directeur général d'étudier la question et de lui faire rapport lors d'une prochaine réunion. Typhus 94.

Transport international du courrier Des renseignements sur ce sujet ont été présentés au Comité dans un document distinct. 93.

République de Corée. Le Gouvernement fait savoir

qu'au cours de la période considérée cinquante -deux

cas de typhus (dont un mortel) ont été enregistrés dans le pays.

TITRE VI. DOCUMENTS SANITAIRES

Article 97 a) 11 semble que le paragraphe 1 de l'article 97 impose au commandant d'un aéronef, ou à son représentant autorisé, de remplir et de remettre aux autorités compétentes la partie de la Déclaration générale 95.

ment lorsqu'ils auraient à bord des personnes notoirement atteintes d'affections autres que le mal de l'air ou des séquelles d'accidents, lorsqu'ils auraient débarqué des malades en cours de route, ou lorsque les circonstances à bord seraient en quoi que ce soit

d'aéronef ayant trait aux questions sanitaires, qu'il ait ou non des faits d'importance épidémiologique à signaler et que les autorités sanitaires souhaitent ou non recevoir ce document. b)

de nature à favoriser la propagation d'une maladie. Le Comité recommande de modifier l'article 97 en

ajoutant au paragraphe 1, après les mots «de. cet aéroport », le membre de phrase «, à moins que l'administration sanitaire ne l'exige pas ». Article 100

Des arrangements conclus entre Etats, en vertu

de l'article 104, ont créé une « zone sanitaire franche » où l'obligation de présenter la partie de la Déclaration générale d'aéronef ayant trait aux questions sanitaires

est abrogée dans les conditions spécifiées.1 Il est à présumer que cette décision a été prise dans l'esprit de la politique générale énoncée à l'article 23 (« Les mesures sanitaires permises par le présent Règlement constituent le maximum de ce qu'un Etat peut exiger à l'égard du trafic international »), et essentiellement

Royaume -Uni. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : 96.

en vue de faciliter les voyages internationaux et de simplifier les mesures sanitaires. c)

Sauf circonstances exceptionnelles, la présentation

automatique de la partie de la Déclaration générale d'aéronef qui a trait aux questions sanitaires peut, dans bien des régions du monde, paraître une formalité inutile. d) On attend du Comité qu'il dise si, à son avis, les

«L'Organisation mondiale de la Santé devrait ... se préoccuper des difficultés qu'éprouvent les administrations sanitaires à retrouver les personnes venant de circonscriptions infectées, en l'absence de déclarations écrites indiquant leur adresse de destination. Le volume et le caractère actuels du trafic international justifieraient un nouvel examen de la décision prise par l'Assemblée mondiale de la Santé en 1952, date depuis laquelle il est considéré comme contraire au Règlement sanitaire international d'exiger des déclarations écrites de ce genre. L'adresse de destination est très importante. Si les passagers en provenance d'une zone infectée étaient tenus de mentionner cette adresse sur une formule remplie au cours du

dispositions de l'article 97 requièrent la présentation automatique de ce document ou si les administrations sanitaires peuvent, en temps normal, renoncer à cette exigence. Il doit être bien entendu que, si la présentation automatique n'était plus de règle, les commandants d'aéronefs resteraient tenus de fournir ce docu1 Ces conditions sont les suivantes : « Un avion qui prend l'envol d'un lieu quelconque à l'intérieur de la «zone sanitaire franche » et ne s'arrête nulle part hors de cette zone au cours du trajet n'est pas soumis au contrôle sanitaire à l'arrivée dans un autre lieu de la «zone sanitaire franche».» L'arrangement prévoit que l'application de cette disposition peut être suspendue

voyage, on gagnerait du temps et l'on éviterait les retards et le manque d'efficacité que continueront d'entraîner, aussi longtemps qu'elles resteront en vigueur, les limitations actuellement imposées par le Règlement sanitaire international. » Des renseignements relatifs aux documents sanitaires préconisés figurent dans un document distinct; voir également la section 89. Le Comité a examiné s'il convenait d'autoriser les administrations sanitaires à demander aux voyageurs de fournir par écrit, à leur arrivée, des détails sur les étapes précédentes de leur voyage et d'indiquer leur adresse de destination. Le Comité a conclu que les administrations sanitaires, autres que celles des Etats dont les réserves ont

temporairement dans des circonstances anormales et exceptionnelles.

54

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

déjà été acceptées, ne devraient pas être autorisées à exiger que les personnes effectuant un voyage international fournissent par écrit, à leur arrivée, des détails sur leurs étapes des jours précédents; en conséquence, il ne propose aucun amendement au Règlement. Le Comité a examiné ensuite s'il y avait lieu d'habi-

querait des retards dans le trafic international. Le Comité recommande donc que les administrations sanitaires, lorsqu'elles se trouvent en présence de problèmes spéciaux, aient la possibilité de demander aux voyageurs d'indiquer par écrit, à l'arrivée, leur adresse de destination. Le Comité recommande, par conséquent, d'ajouter à l'article 36 un troisième paragraphe ainsi conçu: 3. Dans un pays où l'administration sanitaire doit faire face à des difficultés spéciales qui constituent un grave danger pour la santé publique, il peut être exigé de toute personne effectuant un voyage inter-

liter les autorités sanitaires à exiger des voyageurs qu'ils indiquent par écrit, à l'arrivée, leur adresse de destination. Le Comité note qu'en vertu de l'article 103

cette exigence peut être imposée à divers groupes spéciaux. Le Comité comprend que, dans certaines circonstances, les administrations sanitaires puissent souhaiter connaître l'adresse de destination des voyageurs

qui arrivent dans leur pays, mais

il estime qu'une disposition réglementaire et générale en ce sens provo-

national qu'elle indique par écrit, à l'arrivée, son adresse de destination.

TITRE VII. DROITS SANITAIRES

Article 101

ces renseignements se les procurent vraisemblablement en consultant les tarifs nationaux publiés par les organismes officiels des différents pays. L'Organisation a utilisé les renseignements qui lui ont été communiqués pour répondre à des demandes émanant d'autres administrations sanitaires et, le

Aux termes du paragraphe 3 de l'article 101, les Etats doivent notifier immédiatement à l'Organisation le tarif des droits sanitaires et toute modification 97.

qui peut y être apportée. En outre, les Etats sont

tenus de publier le tarif dix jours au moins avant son entrée en vigueur. Bien que le Règlement ne lui impose pas de diffuser les renseignements qu'elle reçoit à ce sujet, l'Orga-

cas échéant, pour appeler l'attention sur des tarifs excessifs.

nisation l'a cependant fait jusqu'ici. Il ressort d'un examen des quelques indications reçues et diffusées au cours de l'année écoulée et de certaines années antérieures que les renseignements en question sont en grande partie périmés. Les compagnies de navigation et les compagnies aériennes qui ont besoin de

Elle envisage maintenant de cesser la diffusion systématique des informations reçues au sujet des tarifs de droits sanitaires. Le Comité prend note des mesures envisagées.

Pays -Bas. Le Gouvernement signale que des droits sont encore perçus, dans des conditions non conformes à l'article 101.2 98.

TITRE VIII. DISPOSITIONS DIVERSES

Article 104 99.

l'Europe. Les Etats parties à cet arrangement sont : la Belgique, la France, la Grèce (à partir du ler février 1962), l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays -Bas, la République fédérale d'Allemagne et le Royaume Uni (y compris les îles Anglo- Normandes et l'île de Man).

a) Un arrangement concernant l'échange rapide

et direct de renseignements épidémiologiques a été

conclu entre les Gouvernements de Ceylan et de l'Inde; 1 il est entré en vigueur le ler janvier 1962. b)

Le 2 février 1962, à Budapest, la Commission du Danube a adopté des recommandations visant à l'uniformisation des règles sanitaires applicables à la navigation sur ce fleuve. Ces recommandations avaient été mises au point avec l'assistance de l'OMS.

d) Au cours d'une réunion pour l'échange de renseignements sur le choléra El Tor, organisée à Manille en avril 1962 par le Directeur régional pour le Pacifique occidental, il a été reconnu que des arrangements

Au 18 septembre 1962, deux des pays intéressés (la Tchécoslovaquie et l'URSS) avaient fait savoir qu'ils acceptaient ces recommandations. c) Les arrangements du 15 juin 1956, conclus à l'origine sous les auspices de l'Union de l'Europe

bilatéraux ou multilatéraux conclus en vertu de l'article 104 faciliteraient sans aucun doute l'application du Règlement en Asie pour ce qui est du choléra

El Tor. Sur leur demande, l'Organisation a suggéré aux Etats intéressés l'examen d'un certain nombre de points. 2 L'Organisation a saisi directement les pays intéressés des

occidentale, ont été placés sous ceux du Conseil de 1 Relevé épidém. hebd., 1962, 8, 102.

plaintes formulées dans la communication des Pays -Bas.

ANNEXE 1

55

ANNEXES

Annexe 2 100.

105.

Ouganda.

Le Gouvernement communique les

Philippines. Le Gouvernement signale que, dans

observations suivantes (traduction de l'anglais) :

certains pays, les voyageurs sont tenus de se munir de certificats de vaccination attestant que sept jours, et non six, se sont écoulés depuis la première injection

de vaccin.' Annexes 2, 3 et 4 101. Philippines. Le Gouvernement rapporte à nouveau que les voyageurs qui arrivent dans le pays ne

« Des difficultés ont de nouveau surgi à cause de l'attitude du Gouvernement de l'Inde qui exige que les enfants de moins d'un an soient vaccinés contre la fièvre jaune. » Pour résoudre le problème, on a prié les compagnies de navigation de refuser d'embarquer à desti-

nation de l'Inde toute personne non munie d'un

certificat international valable. » Le Comité note que le Gouvernement de l'Ouganda exige de son côté un certificat de vaccination contre la fièvre jaune de tous les voyageurs quittant le pays pour

sont pas toujours en possession des certificats de vacci-

nation requis. Dans certains cas, les certificats ne sont pas établis sur la formule internationale 2 ou sont signés par des infirmières et ne portent pas le cachet prescrit. 102.

Union des Républiques socialistes soviétiques.

se rendre en Inde. Le Comité note que, les relations entre l'Ouganda et l'Inde étant régies par les réserves que l'Inde a formulées à l'égard du Règlement additionnel de 1955, le Gouvernement de l'Ouganda a l'obligation, aux termes de l'article 72, d'exiger un certificat de vaccination contre la fièvre jaune a de toute personne effectuant un voyage international et quittant une circonscription infectée à destination d'une zone de réceptivité amarile ». Le Comité réaffirme l'opinion qu'il a exprimée dans

Le Gouvernement fait savoir qu'un nombre considédérable de voyageurs n'ont pas les certificats de vaccination nécessaires. Ethiopie. Le Gouvernement signale que les Ethiopian Airlines ont fait figurer dans leur manuel d'opérations les renseignements que leur ont fournis 103.

les missions diplomatiques accréditées à Addis -Abéba sur les prescriptions relatives au visa et à la vaccina-

son huitième rapport, à savoir que chaque administration sanitaire est tenue d'aviser de ses propres exigences les voyageurs éventuels, les agences de voyage

tion. Comme les voyageurs ne peuvent obtenir leur visa s'ils ne se conforment pas aux autres prescriptions des services diplomatiques, la Compagnie doit se conformer aux « renseignements de source diploma-

et les compagnies de navigation maritime ou aérienne.'

Annexe 4 5 106. Australie. Le Gouvernement communique ce qui suit à propos de l'âge de la vaccination antivario-

tique » sur la quarantaine plutôt qu'au Règlement sanitaire international et aux prescriptions concernant les Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux.

lique (traduction de l'anglais) :

C'est ainsi que les renseignements donnés par l'une des ambassades à Addis -Abéba pour un voyage dans

un pays voisin étaient absolument contraires aux prescriptions établies par l'administration sanitaire de ce pays. Il a fallu près de six mois au Ministère de la Santé pour mettre fin à cet état de choses.3 Annexe 3 104. Ethiopie. Le Gouvernement signale qu'une proportion relativement élevée des certificats de vaccination contre la fièvre jaune délivrés dans les régions

«Nous soulignons à nouveau 8 que l'Organisation mondiale de la Santé devrait publier une déclaration faisant autorité sur les exigences en cette matière, afin que des directives puissent être données à tous les services officiels ayant à s'occuper de voyages internationaux; l'actuelle diversité d'attitude crée beaucoup de confusion et d'embarras pour les voyageurs internationaux. » Le Comité a été informé des recherches en cours qui,

il faut l'espérer, permettront d'éliminer en partie ou entièrement les complications dont il est fait état. " Actes off. Org. mond. Santé, 110, 50, section 85. s Plusieurs administrations sanitaires ont évoqué la possibilité de modifier la formule du certificat. 6 Le précédent rapport de l'Australie sur cette question men-

du monde où cette maladie n'existe pas et ne peut se

contracter ne sont pas entièrement remplis et, par conséquent, ne sont pas valables. ' A la date de la réunion du Comité, cette mesure excessive avait été rapportée. 2 Voir les recommandations antérieures du Comité dans la deuxième édition annotée (1961) du Règlement sanitaire international, p. 43, notes 4), 9) et 10). 3 La difficulté dont il est fait mention ci- dessus n'existe pas seulement en Ethiopie. Le Secrétariat de l'OMS à Genève est souvent interrogé au sujet des informations données par tel ou tel consulat, car ces informations diffèrent de celles qui sont notifiées à l'Organisation par l'administration sanitaire intéressée. Voir également la section 24.

tionnait ce qui suit : « Il semble que des pays d'Europe méridionale persistent à penser que la vaccination antivariolique n'est pas souhaitable avant l'âge de douze mois et que, récemment, des pays d'Europe centrale aient pris la décision de renoncer

à la vaccination après l'âge de trois ans. Pour les personnes qui effectuent des voyages internationaux, cette diversité d'attitude

crée beaucoup de confusion et d'embarras. Il est donc indispensable que l'Organisation mondiale de la Santé publie très prochainement une déclaration faisant autorité sur les exigences en cette matière, afin que des directives puissent être données à tous les services officiels ayant à s'occuper de voyageurs internationaux. » (Actes of .. Org. mond. Santé, 118, 55, section 118).

56 107.

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Irlande. Le Gouvernement signale que, pendant

Annexe 6 110. Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : « Un certain nombre de cas de maladie survenus à

la poussée épidémique de variole en Europe, des difficultés ont surgi du fait que certains certificats de vaccination ou de revaccination paraissaient sujets à caution. 108. Seychelles. Le Gouvernement signale qu'au cours de l'épidémie de variole survenue à Karachi

bord d'aéronefs n'ont pas été déclarés dans la partie relative aux questions sanitaires de la Déclaration générale d'aéronef (annexe 6 du Règlement sanitaire

international). Un exemple marquant de ce fait a été la non -déclaration de dix cas de varicelle chez des orphelins coréens en bas âge qui étaient accompagnés

tous les voyageurs en provenance du Pakistan ont été obligés, non pas d'être munis d'un certificat de vacci-

nation, mais de fournir la preuve qu'ils avaient été vaccinés récemment avec succès contre la variole. Cette disposition a été jugée nécessaire en raison du fait que les voyageurs qui avaient introduit la maladie au Royaume -Uni étaient munis d'un certificat valable de vaccination contre la variole. Les voyageurs désireux de débarquer qui n'ont pu prouver qu'ils avaient

d'un médecin et de quatre infirmières. Un cas est survenu en cours de vol. De même, n'ont pas été déclarés des cas de rougeole, ni celui d'un individu atteint de prostration accompagnée de diarrhée et de déshydratation. Ces problèmes particuliers ont été

portés à l'attention des compagnies de transports aériens intéressées. Il y a eu également des cas où les membres de l'équipage ont refusé de signer la déclaration. » Pour faire en sorte que les maladies importantes qui se déclarent à bord des aéronefs soient signalées

été vaccinés avec succès contre la variole ont été revaccinés avant leur débarquement et placés sous surveillance. Les voyageurs en transit - munis ou non de certificats - n'ont pas été autorisés à débarquer. Ce règlement spécial a été maintenu en vigueur pendant environ deux mois. 109. Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement communique ce qui suit (traduction de l'anglais) : « Un modèle uniforme de « cachet d'authentification » à apposer sur les certificats internationaux de vaccination contre la variole et le choléra a été adopté

rapidement à l'attention de l'autorité sanitaire de l'aéroport, il est recommandé d'apporter l'amendement

suivant à l'annexe 6 (Partie relative aux questions sanitaires de la Déclaration générale d'aéronef), page 60 de l'édition annotée de 1961 du Règlement sanitaire international : » 1. Remplacer le premier alinéa par le texte suivant:

Cas certains ou suspects de maladie (à l'exclusion

pour les services de santé publique des Etats et des collectivités locales. Il est à prévoir que ces cachets seront employés à la fin de cette année dans tous les Etats et possessions des Etats -Unis, dans le Territoire sous tutelle et dans le Commonwealth de Porto Rico.

Les autres « cachets d'authentification » des EtatsUnis sont le cachet du Département de la Défense, le cachet utilisé par les centres officiels de vaccination contre la fièvre jaune, le sceau du Service de la Santé publique et le cachet spécial « S -C » agréé par le Service de la Santé publique. »

du mal de l'air ou des accidents) constatés à bord ou débarqués au cours du voyage (signaler toute personne présentant ou ayant présenté des symptômes possibles de maladie, par exemple frissons, fièvre, éruption, prostration) » 2. Remplacer les mots « Signature, si nécessaire », par la formule suivante : « Signature, si elle est exigée par le pays d'arrivée ». » Le Comité a été informé que certaines compagnies aériennes donnent à leurs équipages des instructions concernant les principaux symptômes de maladie à signaler; il recommande que toutes les compagnies de transports aériens agissent de même.

ANNEXE 1

57

Appendice 1

CAS DE MALADIES QUARANTENAIRES (VARIOLE) IMPORTES DU FAIT DU TRAFIC INTERNATIONAL du 1er juillet 1961 au 30 juin 1962 1. CAS IMPORTÉS PAR NAVIRES

Navire

Date d'arrivée

Port d'arrivée

Provenance

Nombre de cas et source probable de l'infection

Observations

1961 DUMRA

4 déc.

Oumm Said (Katar)

Bombay

1 cas confirmé

- Gwadar (Pakistan) 17 déc.

LOCH ALVIE

Mombasa (Kenya)

Karachi, Mombasa, Dar es- Salam, Tanga

1 cas

Apparition de la maladie le 12 déc.;

Karachi

certificat de vaccination daté du 7 mai 1961.

1962 DUMRA

? janv.

Koweït

1 cas Bombay, confirmé Karachi, Gwadar, Mascate,

Passager de pont âgé de 13 ans; cas

signalé le 23 janv. à l'arrivée du navire à Oumm Saïd; débarqué à Koweït.

Doubaï, Oumm Saki, Bahrein INDIAN RESOLVE

21 mars

Gdansk (Pologne)

Calcutta (19 févr.), Aden, Suez, Kiel

37 cas Calcutta

29 cas confirmés et 4 cas cliniques parmi l'équipage; apparition de la maladie le 3 mars. (En outre, un cas clinique (agent des services de quarantaine polonais) et 3 cas confir-

més (policiers polonais) à Nowy Port, qui a été déclaré circonscription infectée par la variole le 4 mai, et indemne le 9 juin.) CIRCASSIA

5 mai

Suez (République Arabe Unie)

Bombay, Karachi

2 cas confirmés

Passagers embarqués à Bombay le 25 avril; certificats de vaccination délivrés à New Delhi le 31 mars 1962.

INDIAN TRADITION

11 mai

Suez (République Arabe Unie)

Kaninada, Aden

1 cas

confirmé Kaninada (Inde)

Variole modifiée chez un membre de l'équipage âgé de 24 ans; apparition de la maladie le .7 mai; certificat de vaccination délivré à Calcutta le 8 juillet 1961.

En outre, les poussées épidémiques ci -après ont vraisemblablement été dues au trafic maritime : Oman sous régime de traité (Doubaï et Masafi), janvier -avril Mascate et Oman (District de Masna -Batina), janvier- février

17 cas

8 cas

58

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

2. CAS IMPORTÉS PAR AÉRONEFS

d'arrivée

Date

Aéroport ou pays d'arrivée

Provenance

Nombre de cas

1961

12 oct. 2 déc. 16 déc. 19 déc.

Bruxelles

Düsseldorf Londres Londres

Léopoldville, via Rome Monrovia, via Dakar, Marseille, Paris Pakistan Pakistan Inde Pakistan Pakistan Pakistan

1 cas importé.

1 cas importé et 4 cas secondaires. 1 cas importé et 13 cas secondaires.

23 déc.

République fédérale d'Allemagne Londres

1 cas importé et 1 cas secondaire. 1 cas importé et 32 cas secondaires. 1 cas importé et 2 cas secondaires. 1 cas importé.

25 déc. 1962 4 janv.

Londres Londres

12 janv.

1 cas importé et 46 cas secondaires.

Appendice 2

OPINION DIVERGENTE SUR LA QUESTION DES AMENDEMENTS A APPORTER AU CERTIFICAT INTERNATIONAL DE VACCINATION OU DE REVACCINATION CONTRE LA VARIOLE (D' L. H. MURRAY)

Il est récemment apparu en Europe occidentale que l'importation de cas de variole continue à se produire. Il en sera ainsi tant que la maladie n'aura pas été éliminée dans les régions d'endémicité.

les rapports soumis à ce sujet tant par les Etats Membres dans leurs communications ordinaires que par les fonctionnaires

du Secrétariat qui sont chargés des questions relatives à la variole, enfin, les opinions émises par chacun des membres du Comité.

D'ici là, étant donné les transformations intervenues dans la nature, le volume et la rapidité du trafic international, en particulier du trafic aérien, il convient d'instituer, pour réduire le

D'autre part, le Comité de Santé publique du Conseil de l'Europe, qui représente les administrations sanitaires des huit pays d'Europe occidentale qui sont parties aux arrangements relatifs au contrôle sanitaire des communications aériennes et maritimes, a transmis à l'Organisation, par l'intermédiaire du Comité des Ministres du Conseil, une demande officielle invitant

risque, des moyens de protection qui s'ajoutent à ceux que prévoit déjà le Règlement sanitaire international. Dans les milieux compétents, les responsables sont de plus en plus nombreux à souhaiter que le certificat international de vaccination soit modifié de manière à constituer une meilleure preuve que la revaccination a été effectuée avec succès, en indiquant le résultat de la revaccination et en demandant qu'il soit procédé

l'OMS à revoir la formule du certificat international de vaccination en vue d'y ajouter une rubrique concernant le résultat de la revaccination. Ayant connaissance de cette demande,

à une deuxième inoculation si la première n'a pas eu d'effet visible. En outre, afin d'écarter le risque de contagion par des personnes ayant reçu la primovaccination pendant la période d'incubation, il serait peut -être souhaitable d'exiger que soit effec-

j'estime qu'il est de mon devoir d'en faire état en émettant l'opinion divergente exposée ici. Les recommandations du Comité ne permettent pas d'espérer que des moyens de défense supplémentaires pourront être mis

tuée une deuxième inoculation si la première n'a donné aucun résultat visible et de prévoir que le certificat ne deviendra valable

rapidement à la disposition des pays exposés au risque. En conséquence, j'estime que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé devrait envisager de modifier l'annexe 4 et l'article 85

que quatorze jours au moins après la première application de lymphe vaccinale. Le Comité a examiné avec soin les observations présentées par les délégations à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,

du Règlement sanitaire international de telle façon que des moyens de protection supplémentaires y soient prévus. C'est à cela que visent les propositions d'amendement ci- après.

ANNEXE 1 I.

59

Remplacer l'annexe 4 actuelle par le texte suivant : ANNEXE 4 CERTIFICAT INTERNATIONAL DE VACCINATION OU DE REVACCINATION CONTRE LA VARIOLE

moins s'il s'agit de primovaccination et quatre jours plus tard au moins s'il s'agit de revaccination. En pareil cas, la validité du certificat couvre une période de trois ans commençant, dans le cas d'une primovaccination, quatorze jours après la date du premier essai et, dans le cas d'une revaccination, le jour du deuxième essai. Le cachet d'authentification doit être conforme au modèle

prescrit par l'administration sanitaire du territoire où la vaccination est effectuée.

Toute correction ou rature sur le certificat ou l'omission de l'une des mentions pertinentes qu'il comporte peut affecter sa validité.

Je soussigné(e) certifie que

né(e) le

sexe

dont la signature suit

a été vacciné(e) ou revacciné(e) contre la variole à la date indiquée. Indiquer par «x» s'il s'agit de: Signature et qualité Cachet professionnelle d'authentification du vaccinateur

Date

Article 85, paragraphe 1, alinéa a): Ajouter à la fin de l'alinéa: «ou à toute personne en possession d'un certificat de vaccination valable qui ne fait pas état d'une vaccination ou d'une revaccination effectuée avec succès dans les trois années précédentes ». II.

Notes explicatives

1.

Primovaccination ou revaccination, le° ou 2e essai * Effectuée {

Le texte proposé tend à revenir à la pratique suivie avant 1951, qui consistait à exiger l'inscription du résultat de la 1.

Primovaccination. Revaccination .

revaccination. 2.

I1 exige qu'un deuxième essai soit effectué si le premier essai

Prise

de primovaccination ou de revaccination n'a pas été effectué avec succès.

Pas de prise 2.

Primovaccination ou revaccination, 1" ou 2° essai * Effec- Primovaccination. tuée { Revaccination .

Il définit, aux fins du Règlement sanitaire international, la vaccination et la revaccination effectuées avec succès. 3.

La validité du certificat couvre une période de trois ans commençant quatorze jours après la date d'une primovaccination effectuée avec succès et quatre jours après la date d'une 4.

Prise

Pas de prise 3.

revaccination effectuée avec succès. Lorsqu'un premier essai de primovaccination ou de revaccination est effectué sans succès, il convient d'en faire un second. Ce deuxième essai doit être effectué huit jours au moins après le premier s'il s'agit de primovaccination, et quatre jours au moins après

Revaccination, 1" ou 2e essai * Effectuée Prise

le premier s'il s'agit de revaccination. La validité du certificat couvre alors une période de trois ans commençant, dans le cas d'une primovaccination, quatorze jours après la date de la première inoculation et, dans le cas d'une revaccination, le jour du deuxième essai.

Pas de prise

* Rayer les mentions inutiles (« Primovaccination » ou « Revaccination » et « 1er » ou « 2e », selon le cas).

Le statut qui régit ce certificat lui permet d'être valable même s'il n'indique pas que la revaccination a été effectuée avec succès. Ainsi seront limitées les entraves aux voyages 5.

internationaux.

La validité de ce certificat couvre une période de trois ans commençant quatorze jours après la primovaccination effectuée avec succès (prise) ou quatre jours après une revaccination effectuée avec succès (prise). Aux fins du présent certificat, la vaccination ou la revaccination n'est considérée comme effectuée avec succès que s'il y a formation d'une vésicule. Lorsque le premier essai de primovaccination ou de revaccination est effectué sans succès, un deuxième essai doit être fait huit jours plus tard au

L'amendement proposé à l'article 85 permet d'appliquer les mesures prévues par cet article aux cas suspects qui seraient en possession de certificats ne faisant pas état d'une vaccination ou revaccination effectuée avec succès dans les trois années précédentes.

(signé) L. H. MURRAY

60

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

2. EXAMEN PAR LE CONSEIL EXÉCUTIF DU ONZIÈME RAPPORT DU COMITÉ DE LA QUARANTAINE INTERNATIONALE (Extrait du procès- verbal de la première séance de la trente et unième session du Conseil exécutif, 15 janvier 1963) [Extrait de EB31 /Min /1 Rev. 1 - 11 mars 1963]

5.

Onzième rapport du Comité de la Quarantaine internationale

Ordre du jour, 2.3 Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, présentant le

Directeur général avait proposé d'inscrire au programme de 1964 la réunion d'un comité d'experts. Cette réunion doit donner aux experts l'occasion de faire le point des données scientifiques connues sur la

document EB31/26 dans lequel le Directeur général soumet au Conseil le onzième rapport du Comité de la Quarantaine internationale (WHO /IQ/134),1 indique

variole. Le Conseil notera aussi, à la page 52 du rapport, qu'un des membres du Comité de la Quarantaine internationale a fait consigner son opinion divergente au sujet de la décision du Comité de ne

que le Comité a examiné le rapport annuel que le Directeur général lui a soumis, en application de l'article 13 du Règlement sanitaire international, au sujet de l'application du Règlement et de ses effets sur le trafic international. Les recommandations du Comité sur le rapport annuel figurent dans ce document. Le Comité, lorsqu'il a étudié l'administration du Règlement sanitaire international, a contrôlé l'exactitude de certaines des définitions utilisées pour la rédaction du Règlement. Aux sections 14 et 15, le Comité recommande à l'Assemblée quelques modifications de nature à dissiper certaines obscurités et à rendre compte plus objectivement du tableau épidé-

pas procéder à des amendements au stade actuel (appendice 2 du rapport du Comité). Le Comité a également étudié (section 96) si les administrations sanitaires étaient fondées à demander aux voyageurs internationaux de fournir à leur arrivée des documents supplémentaires et il a conclu qu'en règle générale elles ne devraient pas être autorisées à demander des détails supplémentaires par écrit. Mais il a recommandé à l'Assemblée mondiale de la Santé

de modifier le texte de l'article 36 en lui ajoutant un troisième paragraphe aux termes duquel les administrations sanitaires devant faire face à des difficultés

miologique réel des maladies quarantenaires, ainsi qu'à codifier la pratique suivie dans l'administration du Règlement. Les définitions considérées concernent les cas importés et le Comité a créé et défini l'expression nouvelle de «cas transféré ». Le Comité propose également à l'Assemblée (section 21) de modifier l'article 3 en lui ajoutant un nouveau paragraphe spécifiant les précisions complémentaires à fournir dans les notifications relatives à la propagation des maladies quarantenaires.

spéciales qui constituent un grave danger pour la santé publique peuvent exiger de toute personne effectuant un voyage international qu'elle indique par écrit, à son arrivée, son adresse de destination. Le rapport du Comité de la Quarantaine internationale est en général discuté par le Conseil, qui en prend acte et le transmet à l'Assemblée de la Santé pour examen.

Sir George GODBER, se référant à l'appendice 2

Les sections 45 à 61 contiennent des données sur le choléra El Tor, dont le Comité a examiné le tableau actuel dans le plus grand détail, en estimant toutefois qu'étant donné les lacunes des connaissances fondamentales sur la propagation de cette maladie, il n'était

du rapport du Comité de la Quarantaine internationale, trouve regrettable que le Comité n'ait pas jugé possible de formuler de recommandations afin d'augmenter les garanties qu'offre le certificat international de vaccination, décrit (à la page 50) comme constituant « pour le voyageur international une attestation d'immunité » contre la variole. En 1962 par exemple, six cas distincts de variole ont été importés au Royaume -Uni, alors que les sujets étaient

pas encore en mesure de recommander une modifi-

cation du Règlement. Le Comité a obtenu tous renseignements sur le programme de recherche de

l'Organisation dans le domaine du choléra. On trouvera aux sections 70 à 90 un compte rendu complet de l'évolution des cas de variole importés en Europe au cours de l'année 1962. Le Comité a examiné la situation à fond et il a également étudié les disposi-

détenteurs d'un certificat international valable de revaccination. Le certificat de revaccination, tel qu'il est actuellement conçu, n'offre donc pas une garantie totale. Le but visé est évidemment, non pas de produire des certificats, mais d'obtenir que les voyageurs soient effectivement vaccinés. Du point de vue des pays dans lesquels se rendent beaucoup de voyageurs en provenance de régions infectées, l'absence d'attestation valable crée un problème beaucoup plus grave qu'il

tions du Règlement sanitaire international qui ont trait à l'importation de cette maladie; ses conclusions sont reproduites dans les paragraphes qui font suite aux sections 70 à 90. Le Comité n'a pas jugé le moment

dispositions du Règlement relatives à la variole et il a noté en particulier que le

venu de modifier

les

y a dix ans. Nombre de personnes peuvent arriver par avion durant leur période d'incubation, comme cela s'est produit au Royaume -Uni au début de 1962, et en dépit des efforts faits par les administrations des pays d'où provenaient les voyageurs pour obtenir que

1

Voir la partie 1 de la présente annexe.

ANNEXE 1

61

ceux -ci soient vaccinés, il est absolument inévitable que chez certains d'entre eux la vaccination ne prenne pas. Plus tard, au prix d'un redoublement d'efforts, 98 % des voyageurs ont été vaccinés ou revaccinés avec succès, les 2 % restants étant pour moitié des sujets à vacciner et pour moitié des sujets résistants. Sir George ne peut que regretter que le Comité n'ait pas insisté davantage sur ce point. II se pourrait certes que les voyageurs subissent des retards gênants du fait de la proposition contenue dans l'opinion dissidente du Dr Murray (dont on trouvera le texte dans l'appendice 2 du rapport du Comité de la Quarantaine internationale), laquelle tend à donner toute sa valeur au certificat de vaccination; cependant, Sir George Godber estime qu'il serait souhaitable au moins d'essayer de mettre au point un certificat offrant plus de garanties que l'actuel. M. SAITO, suppléant du Dr Omura, fait savoir que

problème se ramène à celui de l'efficacité de la vacci-

nation, tant par la qualité de la technique que par celle du vaccin. Aucun certificat ne peut transformer

l'état d'esprit ni le comportement de la fraction de

l'humanité qui ne reconnaît pas à la vaccination l'importance qu'elle mérite. Il y a deux solutions

efficaces à envisager. La première est d'assurer un approvisionnement en vaccins actifs produits et conservés selon les normes, et la seconde de faire clairement comprendre à ceux qui les utilisent qu'ils doivent obtenir des résultats efficaces. En compliquant l'établissement du certificat, on ne ferait que pénaliser

ce dernier l'a prié d'insister sur l'importance qu'il attache aux travaux du Comité de la Quarantaine internationale et de féliciter le Secrétariat de la tâche qu'il a accomplie. Il espère que le Comité et le Secré-

les consciencieux, sans rien modifier aux omissions de ceux qui font preuve de moins de scrupules et de soins. Bien plus, l'importance prise par le certificat en soi pourrait distraire les intéressés de l'essentiel, et le Dr Watt insiste vivement pour que le Comité lui -même, en étudiant ce problème, s'attache à la question de fond plutôt qu'au problème du certificat. Le

Professeur

AUJALEU

regrette, tout comme

tariat continueront à soutenir l'action de l'Organisation dans ce domaine essentiel et à mettre à profit toutes les données disponibles et tous les résultats de l'expérience acquise dans les pays.

Sir George Godber, que le Comité n'ait pas accepté les modifications proposées par le Dr Murray au sujet du certificat de vaccination. L'importance du vaccin est incontestable, mais - il regrette de se trouver ici

en désaccord avec le Dr Watt - celle du certificat ne l'est pas moins. Le PRÉSIDENT fait observer que l'ordre du jour contient un point supplémentaire consacré à l'éradication de la variole, ce qui permettra d'examiner la

constructives mentionnées dans l'appendice 2 du rapport et visant à amender l'annexe 4 du Règlement n'aient pas été reprises dans les propositions du Comité lui -même. Il y aurait eu pourtant intérêt à rappeler aux médecins et aux autorités intéressés qu'il ne suffit pas de fabriquer des vaccins, mais qu'il faut aussi en assurer l'efficacité. Le Professeur 2danov

Le Professeur ZDANOV déplore que les propositions

question plus à fond. Le rapport actuellement à l'examen a été rédigé; en fait, à l'intention de l'Assemblée, de la Santé et les observations des membres du

Conseil à son sujet sont transmises à l'Assemblée afin qu'elle en tienne compte. Il est bien entendu que le Président ne donne ces précisions au Conseil que

demande que le Comité de la Quarantaine internationale reçoive notification des débats du Conseil, car il s'inquiète de voir la variole prendre une telle extension dans le monde, peut -être parce que la vacci-

pour information et sans chercher aucunement à restreindre le débat en cours.

nation n'est pas pratiquée dans les règles. Il tient à répéter la recommandation qu'il a formulée devant la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, à savoir que le problème de la variole doit faire l'objet

Le Professeur 2DANOV déclare qu'après les éclaircissements fournis par le Président, il reportera la suite

d'une publicité plus active. Il y a bien des moyens d'influer sur la qualité de la vaccination et des mesures

de ses observations au moment où sera examinée la question de l'éradication de la variole. Le Dr VANNUGLI ne conteste pas que la lutte contre la variole ne se limite pas à la délivrance de certificats

de quarantaine, et de contribuer ainsi à diminuer la

fréquence de la variole. Plus on éclaire l'opinion mondiale sur la question, plus on peut espérer qu'elle fera pression sur les pays qui ne prêtent pas suffisamment attention au problème. Le Professeur 2danov estime qu'il serait bon que l'Organisation diffuse régulièrement des Cartes préci-

de vaccination, mais il est également d'avis qu'il y aurait grand avantage à étudier dans tous ses détails la possibilité d'en améliorer la teneur. Il ne voit pas grande difficulté à les compléter par une note indiquant le résultat de la vaccination, ce qui serait particulière-

sant la répartition mondiale de la maladie afin de maintenir l'opinion publique en éveil. Le Dr WATT signale que le rapport fait état d'une question qui a déjà été abordée devant la Quinzième

ment précieux pour des pays où, comme en Italie, la variole a depuis longtemps disparu. Le Dr KAUL, Sous -Directeur général, en réponse

Assemblée mondiale de la Santé et qui concerne l'intérêt de réunions régulières du Comité de la Quarantaine internationale, qui pourrait ainsi étudier les conséquences de l'évolution de la situation générale des voyages internationaux. Dans l'ensemble, le

aux diverses questions qui ont été posées au cours du débat, rappelle que le Comité de la Quarantaine internationale, à sa onzième réunion, a consacré une longue discussion au problème de la variole. Cette discussion a absorbé une partie considérable de son temps et montre assez qu'il en a reconnu toute l'importance.

62

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

En outre, lorsqu'il a examiné le problème de la protection des populations contre le risque d'une importation de l'infection, il a tenu compte de certaines données scientifiques applicables en la matière. I1 a examiné à fond, par exemple, les éléments exacts qui déterminent le succès de la vaccination, primaire ou secondaire; la période qui s'écoule avant l'instal-

différence entre ce que l'on appelle une réaction d'immunité et l'absence totale de vaccination; c'est là précisément que réside la difficulté et c'est pourquoi il

serait utile que le certificat de vaccination, sans

lation de l'immunité à la suite de la vaccination primaire et de la revaccination et la durée de cette immunité; enfin, les moyens d'éviter de faire du

faire allusion en quoi que ce soit à des données scientifiques, indique avec précision ce qui s'est passé après la vaccination.

certificat une entrave au trafic international tant qu'il n'y a pas à cela de justification scientifique. Il a estimé qu'il n'avait eu connaissance d'aucun élément nouveau sur ces problèmes et c'est en partie pour cette raison que le Directeur général a proposé de réunir un comité d'experts qui étudiera en 1964 les problèmes concernant la variole, puisqu'il est impossible d'envisager une date plus proche pour cette réunion. Les experts qui étudieront la situation seront alors en mesure de formuler des recommandations scientifiques fondées et, d'ici là, l'Organisation pourrait peut -être prendre des mesures pour stimuler les recherches sur ce point. Le Comité de la Quarantaine internationale a non seulement examiné les propositions dont il était saisi en vue de l'amélioration du certificat de vaccination, mais aussi étudié les dispositions correspondantes du Règlement sanitaire international afin d'apprécier dans quelle mesure il serait possible de prendre des mesures immédiates pour en assurer une plus stricte application. Ses conclusions et recommandations, qui sont mentionnées dans les paragraphes qui font suite aux sections 70 à 90 du rapport, n'ont été formulées

Le Professeur GAY PRIETO fait observer que les statistiques de revaccination font ressortir un pourcentage très élevé de résultats négatifs et qu'il y a de bonnes raisons de croire que ce bilan est imputable à la pratique courante de revaccination par scarification. Le pourcentage de résultats positifs est infiniment

plus élevé lorsque la revaccination est pratiquée par injection intradermique. Si, en général, on s'élève

contre l'adoption de ce procédé, c'est seulement

parce que la scarification est plus aisée à pratiquer. L'Organisation aurait avantage à organiser des enquêtes afin de déterminer le pourcentage de résultats positifs obtenus par l'une et par l'autre méthode; les conclusions en seraient certainement fort insLe Dr SERPA- FLÓREZ fait observer que la rapidité

tructives.

avec laquelle s'effectuent à notre époque les déplacements, surtout par la voie des airs, augmente chaque jour l'urgence de la campagne mondiale d'éradication

de la variole. Mais on ne saurait établir à cette fin une distinction entre, d'une part, les pays où la variole est endémique et, d'autre part, ceux qui ont au prix d'énormes efforts. En conséquence, il y aurait avantage à ce que le Conseil invite les pays où aucun cas de variole n'a été signalé depuis

qu'à la suite de cette étude et elles témoignent des graves préoccupations que lui inspire ce problème. Il a d'ailleurs décidé d'en reprendre l'examen lors d'une réunion ultérieure lorsqu'il disposera de renseignements complémentaires.

bon nombre d'années à faire en sorte que tout soit fait pour maintenir dans leur population un degré élevé d'immunité.

Le Professeur AUJALEU comprend parfaitement que, comme vient de le rappeler le Dr Kaul, tous les problèmes scientifiques concernant l'apparence exténe faudrait pas croire que les fonctionnaires nationaux

Le Dr FARAH, Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant: Le Conseil exécutif 1.

rieure de l'immunité conférée par la vaccination antivariolique n'ont pas encore été résolus. Mais il auxquels il appartient de contrôler les certificats de vaccination et d'interroger les voyageurs soient totalement ignorants. La demande dont le Dr Murray a saisi le Comité visait à faire mentionner sur le certi-

PREND ACTE du onzième rapport du Comité de

la Quarantaine internationale; 2. REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli; et 3.

TRANSMET le rapport, ainsi que les procès -ver-

baux des discussions qui ont eu lieu au Conseil exécutif, à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé pour examen. Décision: Le projet de résolution est adopté (voir résolution EB31.R2).

ficat les constatations postérieures à la vaccination, de façon que les fonctionnaires nationaux puissent en tirer leurs propres conclusions. Le Professeur Aujaleu tient en tout cas à souligner qu'il n'y a aucune

Annexe 2 RAPPORT FINANCIER POUR L'EXERCICE 1962 ET RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES 1 [A16 /AFL /15 - 8 mai 1963]

RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF

1.

Le Conseil exécutif a institué, au cours de sa

me suis rendu dans deux bureaux régionaux et j'ai conclu que leur travail financier et administratif était effectué de façon satisfaisante. » « A la suite de ma vérification des comptes de l'Organisation dans leur ensemble, je puis affirmer qu'ils sont bien tenus et que les principes, procédures et règlements de l'OMS et de l'Assemblée de la Santé sont effectivement appliqués. Comme les années précédentes, j'ai signalé de légères erreurs, découvertes au cours de la vérification, qui ont été immédiatement rectifiées et n'appellent donc pas d'autres observations. De telles imperfections, par exemple de petites erreurs de calcul, sont inévitables dans une organisation internationale ayant des activités d'une certaine ampleur. C'est leur fréquence qui importe; or je suis heureux de souligner qu'à l'Organisation mondiale de la Santé leur nombre est négligeable. En fait, j'ai noté avec beaucoup de plaisir que l'un des bureaux régionaux dont le volume de travail s'est brusquement accru de façon très sensible en 1962 a pu, avec un personnel incomplet qui a fait de nombreuses heures supplémentaires, s'ac-

trente et unième session (par sa résolution EB31.R52),

un Comité spécial composé du Dr M. K. Afridi, du Professeur E. Aujaleu et du Dr A. Nabulsi; ce comité devait se réunir le 6 mai 1963 pour examiner le Rapport du Commissaire aux Comptes sur les comptes de l'Or-

ganisation pour l'exercice 1962 et soumettre à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé, au nom du Conseil, les observations qu'il jugerait nécessaires. Le Comité s'est réuni le 6 mai 1963 au Palais des Nations; il a élu président le Dr Afridi. 2. 3. M. Uno Brunskog, Commissaire aux Comptes, a présenté son rapport et formulé diverses remarques sur les principaux points contenus dans celui -ci, ainsi que

dans le Rapport financier du Directeur général.2 Le Comité a examiné ensuite de façon détaillée le Rapport du Commissaire aux Comptes et il a reçu, soit du Commissaire aux Comptes, soit des représentants 4.

du Directeur général, des explications en réponse à diverses questions posées par les membres du Comité.

Se fondant sur l'examen auquel il a procédé, le Comité désire appeler l'attention de l'Assemblée sur 5.

quitter très efficacement de sa tâche financière et administrative. » 5.3

les points suivants :

Dans la section 1.1 de son rapport, le Commissaire aux Comptes déclare ce qui suit au sujet de la nature et de l'étendue de ses vérifications : « L'étendue 5.1

Le Comité désire appeler l'attention de l'Assem-

blée sur la remarque suivante du Commissaire aux Comptes qui figure dans le paragraphe 1.4 du Rapport de ce dernier : « Cette année encore, les résultats de ma vérification m'autorisent à déclarer que la gestion des fonds de l'Organisation a été bonne. »

et la nature de cette vérification ont été essentiellement les mêmes que pour les exercices précédents. J'ai exa-

miné les transactions, les comptes et les inventaires dans toute la mesure requise pour m'assurer de leur régularité. J'ai, en conséquence, certifié l'exactitude des états financiers qui m'ont été présentés. J'ai également examiné les rapports des vérificateurs des comptes et j'ai passé en revue leur travail, qui m'a donné complète satisfaction. En ce qui concerne la vérification des comptes de 1962, je tiens à déclarer expressément que je n'ai constaté ni irrégularité ni présomption d'irrégularité. » Dans les paragraphes 1.2 et 1.3 de son rapport, le Commissaire aux Comptes déclare : « En 1962, je 5.2 1 Voir résolution WHA16.5. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 126.

Dans le paragraphe 2.2 de son rapport, le Commissaire aux Comptes signale que le montant total des dépenses engagées en 1962 s'est élevé à $24 164 650, 5.4

soit 97,19 % du budget effectif de l'année (contre 97,07 % en 1961).

Dans le paragraphe 2.3 de son rapport, le Commissaire aux Comptes formule les remarques suivantes au sujet des dépenses relatives aux services administratifs de l'Organisation : « Ce tableau fait ressortir 5.5

pour 1962 une augmentation de 2,4 % pour le programme d'exécution et une diminution de 1 % pour les services administratifs. Dans le total des dépenses

- 63 -

64

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

engagées en 1962 à l'aide de l'ensemble des fonds mis

à la disposition de l'Organisation, soit $35 700 000 (voir l'appendice 1 au Rapport financier), les services administratifs n'interviennent que pour 6,02 %. Le chiffre

dudit rapport, qui est libellé comme suit : « Dans mon rapport sur la vérification des comptes de l'exercice

indiqué ne comprend pas le coût, remboursable par l'Organisation des Nations Unies, des activités qui ont été menées au Congo (Léopoldville) par l'OMS et qui ont entraîné des décaissements de $2 580 000 en

1962. Si l'on ajoutait ce montant au total susmentionné, la proportion afférente aux services administratifs serait de 5,6 %. » Dans la section 5 de son rapport, le Commissaire aux Comptes traite de la situation du fonds de roulement. Il a annoncé au Comité qu'il avait l'intention d'étudier à nouveau la situation du fonds en 1963. 5.6

1957, j'avais écrit: «... le contrôle exercé sur toutes les transactions est de telle qualité que je crois devoir féliciter l'Organisation mondiale de la Santé, à l'occasion de son dixième anniversaire, pour l'efficacité et la solidité de son administration financière. » Aujourd'hui, quinze ans après la création de l'OMS, dont les activités actuelles représentent près de neuf fois celles du début, j'ai le plaisir de déclarer que l'opinion que j'exprimais en 1958 reste valable. Une bonne administration est de la plus haute importance pour une organisation comme l'OMS, puisqu'elle assure l'efficacité des travaux techniques. » 6.

Le Comité a aussi noté que, dans la résolution

Le Comité tient à féliciter le Commissaire aux

WHA13.41, l'Assemblée avait prié le Conseil exécutif de réexaminer la situation du fonds de roulement lors de sa première session de 1965. 5.7 Dans le paragraphe 6.3 de son rapport, notant que les recettes provenant de l'émission de timbres poste en faveur du programme d'éradication du paludisme de l'OMS ont atteint $181 303, le Commissaire aux Comptes déclare : «J'ai examiné l'accord conclu

Comptes de son rapport et à dire combien il apprécie les explications qui lui ont été données par celui -ci et par les représentants du Directeur général au cours de l'examen du rapport. Le Comité recommande à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter la résolution suivante : 7.

La Seizième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le ler janvier

à ce sujet entre l'Organisation et l'Inter- Govern-

mental Philatelic Corporation, les garanties fournies par la Banque de New York qui a servi de dépositaire pour les timbres et autres articles philatéliques, ainsi que les comptes trimestriels relatifs aux paiements, aux inventaires de timbres, etc. J'ai jugé toutes les dispositions prises propres à sauvegarder les intérêts de l'Organisation et je n'ai aucune observation à formuler au sujet des comptes. » 5.8

et le 31 décembre 1962, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels No 126; et

En résumant son rapport sur les fonds ordinaires

de l'Organisation, le Commissaire aux Comptes a appelé spécialement l'attention sur le paragraphe 9

Ayant pris connaissance du rapport établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur géné-

ral et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1962.

Annexe 3

PREVISIONS BUDGÉTAIRES SUPPLÉMENTAIRES POUR 19631

1.

RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF

[A16 /AFL /8 Add. 1 Rev. 1 - 9 mai 1963]

A sa trente et unième session, le Conseil exécutif la résolution EB31.R52 instituant « un Comité spécial du Conseil exécutif composé des membres suivants : Dr M. K. Afridi, Professeur E. Aujaleu et Dr A. Nabulsi, qui se réunira le lundi 6 mai 1963... pour faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur les légères rectifications aux prévisions de dépenses du budget supplémentaire de 1963 qui doivent être signalées par le Directeur général ». 1.

a adopté

et qu'un Membre avait repris sa participation active aux travaux de l'Organisation.

Après examen des propositions faites par le Directeur général pour couvrir une partie des dépenses 6.

supplémentaires relatives au bâtiment du Siège, le Comité a conclu que les mesures proposées par le Directeur général étaient prudentes et opportunes. Un membre du Comité ayant demandé pourquoi, lors de la préparation du projet de programme et de budget pour 1963, la possibilité d'un remboursement différé

Le Comité s'est réuni le 6 mai 1963 au Palais des Nations, à Genève; le Dr Afridi en a été élu président. 2. 3.

des emprunts pour le bâtiment du Siège n'avait pas été prévue, il a été expliqué que, aux termes de l'accord conclu avec la Confédération suisse, la première

En étudiant les rectifications signalées par

le

Directeur général, le Comité a noté qu'elles étaient de deux sortes : les unes de caractère obligatoire en vertu du Statut du Personnel et du Règlement du Personnel de l'Organisation (paragraphes 2, 3 et 4 du rapport du

Directeur général - voir partie 2 de la présente graphes 5 et 6 de ce rapport). 4.

tranche doit être remboursée le 31 décembre 1963. Au moment où le budget a été établi, on ne pouvait pas prévoir tous les retards qui se sont produits dans les travaux de construction. C'est pourquoi, dans son

annexe) et les autres de caractère facultatif (voir para-

projet de programme et de budget pour 1963, le Directeur général était tenu de prévoir un crédit pour le remboursement des emprunts à la Confédération

En ce qui concerne les premières de ces rectifications, le Comité spécial, après en avoir examiné le détail, a jugé les prévisions satisfaisantes et recommande à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé de les approuver. Pendant qu'il examinait les ajustements de caractère facultatif, le Comité a été informé que le crédit de $40 000 pour des services à fournir aux nouveaux Membres et Membres associés et aux Membres qui reprennent leur participation active aux travaux de 5.

suisse et à la République et Canton de Genève. Comme l'explique son rapport, aucune partie des emprunts n'a encore été utilisée et l'ajournement des

remboursements ne devrait donc pas soulever de difficultés. 7. Le Comité a décidé de recommander à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver également l'inscription dans les prévisions supplé-

l'Organisation correspondait aux demandes minimums

mentaires pour 1963 des crédits demandés par le Directeur général aux fins mentionnées aux paragraphes 5 et 6 ci- dessus. 8.

de services qu'on pouvait attendre de ces Membres. A ce propos, le Comité a rappelé que, depuis la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, les Etats sui-

vants (dont certains étaient auparavant Membres associés) étaient devenus Membres de l'Organisation : Algérie, Burundi, Jamaïque, Ouganda, Rwanda,

Le Comité a noté que les recettes disponibles

Trinité et Tobago. Le Comité a d'autre part été

informé que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé était saisie de demandes d'admission du Kenya et de l'île Maurice à la qualité de Membres associés 1 Voir résolution WHA16.6.

étaient suffisantes pour financer la totalité des prévisions supplémentaires pour 1963, soit $438 100; on utiliserait à cette fin : a) $35 990 représentant une augmentation du montant de l'allocation forfaitaire faite à l'OMS sur le compte spécial du programme élargi d'assistance technique pour la couverture d'une partie

des dépenses d'administration et des dépenses des services d'exécution de ce programme; b) $402 110 provenant des recettes occasionnelles disponibles en

65 -

66

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I Section

sus du montant dont le Directeur général a recommandé l'utilisation pour le financement d'une partie du projet de programme et de budget pour 1964.

Affectation des crédits

Montant US $

PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8.

Si la Seizième Assemblée mondiale de la Santé accepte les recommandations précédentes que le 9.

Services administratifs

27 350 36 620

9.

Autres dépenses réglementaires de personnel

Comité spécial présente au nom du Conseil, lution EB31.R13 : La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

elle

voudra peut -être adopter la résolution suivante à la place de celle qui figure au paragraphe 2 de la résoAyant examiné les propositions du Directeur général et les recommandations du Conseil exécutif relatives aux prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963, 1. APPROUVE les prévisions supplémentaires pour 1963; 2. DÉCIDE de modifier la résolution portant ouverture de crédits pour 1963 (résolution WHA15.42) en augmentant les crédits votés au paragraphe I des montants suivants : Section

Total de la partie Ill PARTIE IVt AUTRES AFFECTATIONS 10.

63 970

Fonds du bâtiment du Siège Total de la partie IV

113 000 113 000

Total des parties II, III et IV 3.

438 100

DÉCIDE en outre de modifier le paragraphe III de la résolution WHA15.42 en augmentant les rubriques í) et iii) : i)

Affectation des crédits

Montant US $

du montant de $35 990 disponible sous forme de remboursement provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique

PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

4. 5. 7.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux

95 250 23 700 142 180

Autres dépenses réglementaires de personnel

iii) du montant de $402 110 représentant les recettes diverses disponibles à cet effet Total $438 100

Total de la partie II

261 130

2.

RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

[A16 /AFL /8 - 3 mai 1963] 1.

Introduction

1.1 En application du paragraphe 3.10 du Règlement financier, le Directeur général a soumis à la trente et unième session du Conseil exécutif des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963,1 qui totalisaient $162 000 et se décomposaient comme suit :

diale de la Santé par l'intermédiaire du Comité spécial du Conseil exécutif qui doit se réunir le 6 mai 1963. 1.3

Le Directeur général signale quelques modifi-

cations à ces prévisions de dépenses, qui résultent des facteurs suivants: a) augmentation des ajustements de poste ayant pris effet en 1963;

$120 000 résultant du reclassement de Genève, qui est passée de la classe 1 à la classe 2 dans le barème des ajustements de poste; a) b)

$42 000 pour couvrir les dépenses additionnelles

auxquelles il fallait s'attendre en raison de changements de classification de certains bureaux régionaux où des enquêtes sur le coût de la vie sont en cours ou en préparation. 1.2 Après avoir examiné ces prévisions supplémentaires et les recommandations du Directeur général relatives à leur financement, le Conseil exécutif a recommandé, dans sa résolution EB31.R13, que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé approuve

augmentation des traitements du personnel des services généraux dans certains lieux d'affectation; c) augmentation des prestations aux retraités de l'Office international d'Hygiène publique; d) services aux nouveaux Membres et aux Membres reprenant une participation active aux travaux de l'Organisation ; et e) augmentation du coût de construction du bâtiment du Siège. b)

On trouvera ci- dessous les détails de ces ajustements. Augmentation des ajustements de poste

les prévisions supplémentaires pour 1963 et leur mode

de financement conformément aux propositions du Directeur général, sous réserve de modifications mineures des prévisions de dépenses, dont le Directeur général rendra compte à la Seizième Assemblée monActes off. Org. mond. Santé, 124, annexe 11.

2.

Comme le Conseil exécutif en a été informé,' une somme de $120 000 est devenue nécessaire en raison du

reclassement de Genève, qui est passée de la classe 1 à la classe 2 à dater du ler novembre 1962. Le Direc-

ANNEXE 3

67

teur général doit maintenant signaler à l'Assemblée qu'un montant additionnel de $41 200 sera nécessaire pour faire face au surcroît de dépenses résultant du reclassement de New Delhi et de Copenhague : Dépenses additionnelles prévues

5.

Services aux nouveaux Membres et aux Membres reprenant une participation active aux travaux de l'Organisation Le Directeur général propose d'inclure dans les pré-

visions budgétaires supplémentaires pour 1963 un montant de $40 000 en vue de donner satisfaction aux demandes présentées par de nouveaux Membres ou Membres associés ainsi que par des Membres reprenant une participation active aux travaux de l'Organisation. 6.

Us s

New Delhi (Bureau régional de l'Asie du Sud -Est) Passage de la classe 2 à la classe 3 à dater du ler avril 1963 10 100

Copenhague (Bureau régional de l'Europe) Passage de la classe 0 à la classe 1 à dater du ler jan-

vier et de la classe 1 à la classe 2 à dater du ler mars 1963 31 100

Augmentation du coût de construction du bâtiment du Siège

41 200

Le Directeur général présente à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé, sous le point 3.11 de l'ordre

3.

Augmentation des traitements du personnel des services généraux dans certains lieux d'affectation

du jour provisoire, un rapport sur l'avancement des travaux du bâtiment du Siège,' où il traite notamment de l'augmentation du coût. A sa trente et unième session, le

Les traitements du personnel des services généraux employé par les organisations internationales ont augmenté dans certaines villes. Il en résultera pour le budget de 1963 de l'OMS les suppléments de dépenses suivants :

Conseil exécutif a adopté

la résolution

uss Genève (Siège)

à dater du ler mars 1963 et du ler septembre 1963 régional à dater du ler janvier 1963 New Delhi (Bureau régional de l'Asie du Sud -Est) à partir du ter janvier 1963

85 400 25 400 10 700

EB31.R25, au paragraphe 5 de laquelle il a prié «le Directeur général d'examiner avec les autorités de la Confédération suisse la possibilité de relever le montant du prêt sans intérêt offert à l'Organisation, afin d'assurer le financement des frais supplémentaires prévus »; au paragraphe 6, il a prié le Directeur général de faire rapport sur cette question «par l'entremise du Comité spécial du Conseil exécutif ». A la date où le présent rapport est rédigé, le Directeur général ne dispose pas de renseignements lui permettant d'établir

un rapport complet. Cependant, il est évident que l'accroissement du coût du bâtiment du Siège appel-

121 500

lera un certain nombre de mesures. De l'avis du Directeur général, on peut en prendre deux dès à présent. Premièrement, étant donné qu'aucune fraction du

4.

Augmentation des prestations aux retraités de

l'Office international d'Hygiène publique (OIHP) Dans sa résolution EB27.R24 (vingt- septième session), le Conseil exécutif « estimant que l'Organisation

prêt n'a encore été utilisée par suite du retard des travaux, le Directeur général a des raisons de croire qu'il sera possible, d'entente avec la Confédération suisse, de reporter à 1965 ou 1966 le premier versement

mondiale de la Santé, en tant que successeur de l'OIHP, a la responsabilité morale d'améliorer la situation des retraités de l'OIHP d'une manière analogue à celle qui a été approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies pour les retraités de la Caisse commune

à faire pour rembourser le prêt. Les dispositions de l'accord de prêt conclu avec la République et Canton de Genève sont telles que, compte tenu de l'avance-

des Pensions du Personnel des Nations Unies », a autorisé « le Directeur général à ajuster à l'avenir les prestations versées à ces retraités au cas où de nouveaux ajustements seraient apportés par l'Assemblée générale des Nations Unies au régime de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies ». Dans l'exercice des pouvoirs qui lui ont ainsi été accordés, le Directeur général, tenant compte des augmentations que l'Assemblée générale des Nations

ment des travaux, aucun remboursement ne paraît actuellement à envisager avant le début de 1965. Le Directeur général propose en conséquence que le montant de $387 000 approuvé par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé au titre de la section 10, « Bâtiment du Siège : Remboursement des prêts », de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963 (WHA15.42) soit versé au crédit du fonds du bâtiment du Siège, le titre de la section 10 devenant : « Fonds du bâtiment du Siège ». En second lieu, le Directeur général propose de porter à $500 000 ce montant de $387 000, en inscrivant dans les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963 une 1

Unies a accordées à dater du ter janvier 1963 aux retraités de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, a décidé d'apporter des augmentations analogues aux prestations versées aux retraités de l'OIHP. La dépense supplémentaire prévue pour 1963 est de $2400.

Voir annexe 7, partie 2.

68

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

somme de $113 000 à prélever sur les recettes occasionnelles disponibles. De cette manière, un montant additionnel de $500 000 sera versé au fonds du bâtiment pour couvrir une partie des frais additionnels en cause. 7. 7.1

8. 8.1

Mode de financement proposé pour les prévisions supplémentaires de 1963

Ainsi qu'on l'a vu au paragraphe 1 ci- dessus, le Conseil exécutif a recommandé à la Seizième Assem-

blée mondiale de la Santé d'approuver le mode de financement des prévisions budgétaires Supplémentaires pour 1963 proposé par le Directeur général, et consistant à utiliser : a) l'augmentation de $35 990 du montant global affecté à l'OMS sur le compte spécial du programme élargi d'assistance technique, au titre des dépenses

Total des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963

Compte tenu des accroissements de dépenses

exposés aux paragraphes 2 à 6 ci- dessus, les prévisions

budgétaires supplémentaires proposées par le Directeur général pour 1963 se montent à $438 100 qui se répartissent comme suit : Us$

d'administration et des services d'exécution de ce programme; b)

Paragraphe 2 Paragraphe 3 Paragraphe 4 Paragraphe 5 Paragraphe 6

161 200 121 500 2 400

les recettes occasionnelles disponibles en sus du

montant de $500 000 que le Directeur général recommande de verser au budget de 1964.

40 000 113 000

438 100

7.2

Ces prévisions supplémentaires sont présentées à

l'appendice 1, par sections de la résolution portant ouverture de crédits et par numéros du code des dépenses. L'appendice 2 contient, par sections de la résolution portant ouverture de crédits, les prévisions approuvées, les prévisions supplémentaires et les totaux revisés pour 1963.

Etant donné qu'on dispose à cette fin de recettes occasionnelles suffisantes, le Directeur général recommande que les prévisions budgétaires supplémentaires présentées ci- dessus, dont le total s'élève à $438 100, soient financées par affectation de l'augmentation de 8.2

$35 990 du montant global affecté à l'OMS sur le compte spécial du programme élargi d'assistance tech-

nique (voir le paragraphe 8.1 a) ci- dessus) et des recettes occasionnelles disponibles jusqu'à concurrence de $402 110.

Appendice 1 DETAIL DES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES SUPPLÉMENTAIRES POUR 1963 par sections de la résolution portant ouverture de crédits et par numéros du code des dépenses aux nouveaux Membres et aux Membres reprenant une participation active aux travaux de l'Organisation US $ Services

Augmentation des ajustements de poste US $

traitements du personnel des services généraux US $

Augmentation des

tation des prestations aux retraités de l'OIHP US $

Augmen-

Fonds du bâtiment du Siège US $

Total US $

SECTION 4: MISE EN CEUVRE DU PROGRAMME

Chapitre 00 Services de personnel 01 Traitements et salaires

53 600 53 600

53 600 53 600

Total du chapitre 00 Chapitre 40 43

Autres services Autres services contractuels

.

.

1

650 650

1

650 650

Total du chapitre 40 Provision pour éventualité nouvelle TOTAL DE LA SECTION 4 SECTION 5: BUREAUX RÉGIONAUX 53 600

1

1

40 000 1

40 000 95 250

650

40 000

Chapitre 00 Services de personnel 01 Traitements et salaires

23 700 23 700

23 700 23 700

Total du chapitre 00 TOTAL DE LA SECTION 5

23 700

23 700

ANNEXE 3 Services

69 aux nouveaux Membres et aux Membres tation des reprenant prestations aux retraités une particide l'OIHP pation active US $ aux travaux de l'Organisation US $ Augmen-

Augmentation des ajustements de poste US $

tation des traitements du personnel des services généraux US $

Augmen-

Fonds du bâtiment du Siège US $

Total US $

SECTION 7: AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL

Chapitre 10 Indemnités du personnel 12 Caisse des Pensions 13 Assurances du personnel 15 Autres indemnités

129 200 129 200 129 200

-

7 560 1 590 3 830 12 980 12 980

7 560 1 590 133 030 142 180

Total du chapitre 10 TOTAL DE LA SECTION 7 SECTION 8: SERVICES ADMINISTRATIFS

-

-

142 180

Chapitre 00 Services de personnel 01 Traitements et salaires

26 600

26 600 26 600

Total du chapitre 00 Chapitre 40 Autres services 43 Autres services contractuels

-

26 600

.

.

.

.

750 750

750

Total du chapitre 40 TOTAL DE LA SECTION 8 SECTION 9: AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL

-

750

26 600

750

27 350

Chapitre 10 Indemnités du personnel 12 Caisse des Pensions 13 Assurances du personnel 15 Autres indemnités

32 000 32 000

-

3 080 560 980

-

3 080 560 32 980

Total du chapitre 10 TOTAL DE LA SECTION 9

4 620 4 620

36 620 36 620

32 000

SECTION 10: FONDS DU BÂTIMENT DU SIÈGE

Chapitre 80 83

Acquisition de biens de capital Terrains et bâtiments

113 000

Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 10 TOTAL GÉNÉRAL

161 200 121 500

113 000 113 000 113 000

113 000

113 000

2 400

40 000

113

000

438 100

70

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Appendice 2

CRÉDITS VOTES POUR 1963, MONTANT DES PRÉVISIONS SUPPLÉMENTAIRES ET TOTAUX REVISES POUR 1963 AU TITRE DU BUDGET ORDINAIRE

Section de la résolution portant ouverture de crédits PARTIE

Affectation des crédits

Montants votés pour 1963 1 US $

Prévisions supplémentaires pour 1963

US$

Totaux revisés pour 1963

US$

I:

RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES

1.

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

326 110 189 090 84 420

326 110 189 090 84 420

Total de la partie I

599 620

599 620

PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

4. 5. 6. 7.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts Autres dépenses réglementaires de personnel

14 823 216 2 517 489

95 250 23 700

220 400 4 573 268

142 180 261 130

-

14 918 466 2 541 189

220 400 4 715 448

Total de la partie II

22 134 373

22 395 503

PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8. 9.

Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel

1

716 432 536 575

27 350 36 620 63 970

1

743 782 573 195

Total de la partie III

2 253 007

2 316 977

PARTIE IV: AUTRES AFFECTATIONS 10. 11. 12. 13.

Fonds du bâtiment du Siège Contribution au compte spécial pour l'éradication du paludisme Fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique Bureau régional de l'Afrique : Logement du personnel

387 000 4 000 000 100 000 482 000 4 969 000 29 956 000

113 000

-

500 000 4 000 000 100 000 482 000 5

Total de la partie IV

113 000

082 000

Total des parties I, II, III et IV

438 100

30 394 100

PARTIE V : RÉSERVE

14.

Réserve non répartie

2 149 570

2 149 570

Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

2 149 570

2 149 570

32 105 570

438 100

32 543 670

1 Résolution portant ouverture de crédits WHA15.42, compte tenu des virements entre sections approuvés par le Conseil exécutif dans sa résolution EB31.R10.

ANNEXE 4

71

Annexe 4

LOCAUX DU BUREAU RÉGIONAL DE L'AFRIQUE

1.

RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF [A16 /AFL /7 Add. 1 - 8 mai 1963]

1. A sa trente et unième session, le Conseil exécutif avait institué (résolution EB31.R52) «un Comité spécial du Conseil exécutif, composé des membres sui-

au 25 avril 1963, à $301 846, ainsi qu'il est exposé dans l'appendice au rapport du Directeur général (partie 2 de cette annexe). Le Comité a noté que, compte tenu des contributions additionnelles des Membres, le Directeur général 5.

Dr M. K. Afridi, Professeur E. A.ujaleu et Dr A. Nabulsi, qui se réunira le lundi 6 mai 1963... c) pour faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur tous nouveaux renseignements qui lui seraient présentés par le Directeur général au sujet des locaux du Bureau régional de l'Afrique..., notamment sur le plan budgétaire et financier. » vants : 2.

devrait se prévaloir entièrement de l'autorisation de prélever $300 000 sur le fonds de roulement. Toutefois,

les travaux de construction ne pouvant guère commencer avant le début de 1964, le Comité a souscrit à la proposition du Directeur général, à savoir que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé l'autorise à prélever $100 000 sur le fonds de roulement, étant entendu que le remboursement de cette avance serait couvert par un crédit inscrit au projet de programme

des Nations, à Genève; le Dr Afridi en a été élu président. 3.

Le Comité s'est réuni le 6 mai 1963 au Palais des

Le Comité était saisi d'un rapport du Directeur

général sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique

(voir partie 2 de cette annexe). Il a relevé dans ce rapport que le Directeur général avait inclus dans le projet de programme et de budget pour 1964 un crédit de $200 000 pour rembourser le fonds de roulement en vertu des pouvoirs que lui avait conférés la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé dans la résolution WHA15.14 en l'autorisant « à prélever sur le fonds de roulement une avance ne dépassant pas $300 000 qui sera portée au crédit du fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique pour financer les travaux envisagés, étant entendu que le remboursement de cette avance au fonds de roulement sera

et de budget pour 1965. En conséquence, le Comité a reconnu qu'aucune mesure ne s'imposait en ce qui concerne le crédit inscrit au projet de programme et de budget pour 1964. 6.

A propos du paragraphe 4 de

la résolution

EB31.R20, le Comité a été informé que le Directeur général s'est mis en rapport avec le Gouvernement de la République sud -africaine, et qu'il rendra compte de la situation à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé (voir partie 3 de cette annexe).

Si la Seizième Assemblée mondiale de la Santé accepte la proposition du Directeur général, le Comité 7.

couvert, si nécessaire, par un crédit inscrit dans le projet de programme et de budget pour 1964. » Lors de l'établissement de ces prévisions budgétaires, le Directeur général avait estimé que, compte tenu des $100 000 votés par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé pour 1963, des contributions versées ou promises par les Etats Membres et du coût estimatif des travaux d'agrandissement, un montant de $200 000 serait suffisant. 4.

spécial, au nom du Conseil exécutif, recommande qu'elle fasse sienne le projet de résolution suivant : La Seizième Assemblée mondiale de la Santé,

Les estimations provisoires qui ont été revisées

en fonction des coûts de construction pratiqués actuel-

lement à Brazzaville montrent que le coût total à prévoir sera de l'ordre de $700 000. Les contributions versées ou promises par les Etats Membres s'élevaient, ' Voir résolution WHA16.9.

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique et le rapport du Conseil exécutif sur cette question; Ayant noté avec satisfaction les nouvelles contributions généreuses offertes par des Membres de la Région africaine pour aider à financer l'agrandissement des locaux du Bureau régional; Rappelant les dispositions du paragraphe 4 de la résolution WHA15.14 qui autorise le Directeur général, nonobstant les dispositions du paragraphe 1.2) de la partie II de la résolution WHA13.41, à prélever sur le fonds de roulement une avance ne

dépassant pas $300 000 qui sera portée au crédit

72

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 2.

du fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique; et

AUTORISE le Directeur général, nonobstant les

Notant qu'en vertu de cette autorisation le Directeur général prélèvera $200 000 dont le remboursement est prévu dans le projet de programme et de budget pour 1964, 1. INVITE tous les Membres de la Région africaine qui ne l'ont pas encore fait à verser des contributions pour l'agrandissement des locaux du Bureau régional; et

dispositions du paragraphe 1.2) de la partie II de la résolution WHA13.41, à prélever sur le fonds de roulement une avance ne dépassant pas $100 000 qui

sera portée au crédit du fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique pour financer les travaux envisagés, étant entendu que le remboursement de cette avance au fonds de roulement sera couvert, si nécessaire, par un crédit inscrit au projet de programme et de budget pour 1965.

2.

RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

[A16 /AFL /7 - 29 avril 1963] 1.

Dans son rapport sur cette question à la Quin-

utilisation plus efficace des constructions nouvelles, le

zième Assemblée mondiale de la Santé,' le Directeur général a indiqué que le transfert des droits de propriété sur le domaine du Djoué par le Gouvernement français à l'Organisation mondiale de la Santé avait eu lieu. Il a souligné qu'il faudrait agrandir le bâtiment du Bureau régional, le coût des travaux étant provisoirement estimé à quelque $600 000. Pour faire face

montant total estimatif des travaux se situe maintenant aux environs de $700 000. Les plans préliminaires revisés sont pratiquement achevés. Il y a lieu de penser que le plan de construction sera terminé en 1963, ce qui permettra de procéder à des appels d'offres. A ce moment, le coût final des travaux pourra être déterminé de façon plus exacte. 5.

à cette dépense, certains gouvernements d'Afrique s'étaient engagés à l'époque à verser un peu plus de $182 000 et l'on avait prévu une somme de $100 000 dans le projet de programme et de budget pour 1963. 2.

6.

A la date du 25 avril, les contributions ou pro-

messes de contributions faites par les Etats Membres

L'Assemblée de la Santé, dans sa résolution

WHA15.14, a autorisé le Directeur général « à faire agrandir les locaux dont dispose actuellement le Bureau régional de l'Afrique » et « à prélever sur le

atteignaient un montant total de $301 846, comme l'indique l'appendice au présent rapport. Ces contributions, jointes aux $100000 prévus dans le budget de 1963, constituent au total un crédit de $401 846 pour une dépense estimée actuellement à $700 000. Le solde à obtenir reste inférieur au montant de $300 000 que l'Assemblée a autorisé le Directeur général à avancer

fonds de roulement une avance ne dépassant pas $300 000 qui sera portée au crédit du fonds du bâtiment du Bureau régional .de l'Afrique pour financer les travaux envisagés, étant entendu que le remboursement de cette avance au fonds de roulement sera couvert, si nécessaire, par un crédit inscrit dans le projet de programme et de budget pour 1964 ». 3.

selon les besoins par prélèvement sur le fonds de roulement.

Il est maintenañt clair que l'on devra se prévaloir de cette autorisation et le Directeur général a prévu 7.

Dans la résolution portant ouverture de crédits

dans le budget de 1964 un montant de $200 000 à titre de remboursement au fonds de roulement pour ladite

pour l'exercice financier 1963 (WHA15.42), la Quin-

année. Ce montant de $200 000 correspondait à la somme estimée nécessaire au moment oit le projet de programme et de budget a été établi. Etant donné que les travaux de construction ne pourront guère commencer avant le début de 1964, il y a lieu de penser que

zième Assemblée mondiale de la Santé a inscrit la somme de $100 000 demandée par le Directeur général

pour le financement des travaux.

Depuis la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, l'architecte a mis au point des plans détaillés d'agrandissement du bâtiment, de concert avec les fonctionnaires du Bureau régional et avec ceux du Siège qui sont chargés des questions de planification des locaux. L'architecte a aussi établi un devis préliminaire revisé tenant compte des coûts actuels de construction à Brazzaville. Etant donné l'augmenta4.

le solde autorisé, à savoir $100 000, que l'on devra peut -être prélever sur le fonds de roulement pourrait être remboursé en 1965. Comme il semble qu'une nou-

velle autorisation devrait être prévue à cet effet, le Directeur général suggère que l'Assemblée de la Santé

envisage l'adoption d'une résolution conçue dans le même sens que la résolution WHAI5.14, le chiffre $100 000 étant remplacé par le chiffre $300 000 et l'année 1965 par l'année 1964. Il est évident que, dans la mesure où l'on disposerait de nouvelles contribu-

tion des prix de ce genre de travaux en Afrique comme ailleurs, et par suite de certaines modifications apportées aux plans originaux dans le dessein d'assurer une 1 Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 10.

tions et selon le montant final auquel s'éleverait le coût des travaux, les avances à prélever sur le fonds de roulement et les remboursements ultérieurs seraient réduits en conséquence.

ANNEXE 4

73

Appendice CONTRIBUTIONS DES ÉTATS MEMBRES AUX LOCAUX DU BUREAU RÉGIONAL DE L'AFRIQUE (au 25 avril 1963) Contributions versées Equivalent en US $ Equivalent en US $

123 208

Cameroun Congo (Brazzaville) Côte -d'Ivoire Dahomey Gabon Madagascar Tanganyika Tchad

Francs CFA 1 000 000 Francs CFA 20 000 000

Contributions promises

Francs CFA 5 000 000 Francs CFA 1 000 000 Francs CFA 1 000 000 500 000 Francs CFA £

Congo (Brazzaville) Mauritanie Nigéria Ouganda 123 208

.

Francs CFA 22 000 000 Francs CFA 500 000 £ £

30 000 1 000

178 638 301 846

Francs CFA

000 1 000 000 1

3.

RAPPORT COMPLÉMENTAIRE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

[A16 /AFL /7 Add. 2 -9 mai 1963]

On trouvera ci- dessous la lettre adressée par le Directeur général au Gouvernement de la République sud -africaine le 18 février 1963, comme suite à la demande formulée par le Conseil exécutif dans le para-

de cette résolution « prie le Directeur général d'étudier avec le Gouvernement de la République sud -africaine les modalités de son offre qui pourrait se matérialiser

graphe 4 du dispositif de la résolution EB31.R20, ainsi que la réponse du Gouvernement de la République sud -africaine. 1.

soit sous la forme d'un prêt, soit peut -être sous la forme d'une contribution pure et simple, et de faire rapport à ce sujet à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé. » Nous nous tenons à la disposition de votre gouvernement pour prendre les arrangements appropriés, de façon à pouvoir soumettre un rapport à la Seizième

Lettre, en date du 18 février 1963, du Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé au Secrétaire d'Etat à la Santé de la République sud africaine 1

Assemblée mondiale de la Santé qui se réunira le 7 mai 1963. 2.

J'ai l'honneur de vous communiquer le texte de la résolution EB31.R20 que le Conseil exécutif a adoptée à sa trente et unième session le 18 janvier 1963 sur la question des « locaux du Bureau régional de l'Afrique »

Lettre, en date du 8 mai 1963, de l'Ambassadeur de la République sud -africaine en Suisse au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (traduction de l'anglais) Locaux du Bureau régional de l'Afrique

et dans laquelle se trouve mentionnée l'offre de prêt sans intérêt de US $200 000 faite par le Gouvernement de la République sud -africaine. Vous constaterez que le paragraphe 4 du dispositif 1 Une copie de cette lettre a été envoyée au Ministre des Affaires étrangères de la République sud -africaine, à Pretoria, et à l'Ambassadeur de la République sud -africaine en Suisse, à Berne.

En réponse à votre lettre No A3/416/3 AFRO du 18 février 1963, j'ai l'honneur de vous informer que mon gouvernement poursuit l'examen de la résolution adoptée par le Conseil exécutif à sa trente et unième session sur le sujet mentionné en référence.

74

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Annexe 5 COMPTE SPÉCIAL POUR L'ÉRADICATION DU PALUDISME 1 [A16 /AFL /11 - 3 mai 1963] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL 1.

Introduction

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a, dans le paragraphe 3 de la résolution WHA15.34, exprimé à nouveau « sa conviction que des contributions volontaires, en espèces et en nature, demeurent

promises; le montant en espèces comprend une contribution de $1 000 000 promise par les Etats -Unis d'Amérique.

indispensables pour accélérer le programme d'éradication du paludisme » et, dans le paragraphe 5, elle a prié le Directeur général «de poursuivre comme par le passé ses efforts visant à obtenir des contributions volontaires plus importantes pour le compte spécial

Le financement des opérations « ordinaires » d'éradication du paludisme pour 1963 est ainsi assuré. Pour 1964, le montant total des dépenses afférentes à 2.5

ces opérations figure dans le projet de budget ordinaire, conformément aux dispositions de la résolution WHA14.15. 2.6

pour l'éradication du paludisme et de faire rapport régulièrement à l'Assemblée de la Santé sur cette question ». 2. 2.1

Le solde estimatif de $1 299 835 indiqué au para-

Etat du compte spécial pour l'éradication du paludisme

Les contributions reçues ou promises depuis Pour compléter les renseignements relatifs aux

l'ouverture du compte spécial jusqu'au 30 avril 1963 sont indiquées dans l'appendice 1 du présent rapport. 2.2

graphe 2.3 peut servir à financer une partie du programme dit « accéléré », dont le coût est estimé à $2 115 000 en 1963 3 et $4 360 000 en 1964.3 L'exécution des activités comprises dans le programme «accéléré» dépendra du montant des contributions volontaires qui seront versées. Le Directeur général réservera les sommes nécessaires pour couvrir, non seulement les engagements de dépenses de l'année en cours, mais aussi les obligations pluri- annuelles afférentes à l'année suivante. En conséquence, les montants disponibles seront utilisés pour couvrir les

contributions volontaires versées pour financer le pro-

gramme mondial d'éradication du paludisme, on trouvera à l'appendice 2 une liste, au 30 avril 1963, des contributions versées ou promises au fonds spécial

du paludisme de l'Organisation panaméricaine de la Santé.

dépenses engagées, soit jusqu'à l'achèvement d'une opération déterminée dont l'exécution dans un délai de deux ans a été approuvée, soit jusqu'à ce qu'une opération ait atteint un stade approprié, qui sera fixé dans chaque cas compte tenu de la nature des activités entreprises. En adoptant ce mode de financement pour le programme « accéléré », l'Organisation éviterait que

Au 30 avril 1963, la position du compte spécial pour l'éradication du paludisme était la suivante : 2.3

us$ Solde reporté au ler janvier 1963 . .

uss

le coût futur des activités dont l'exécution est commencée au titre de ce programme ne doive être ipso facto imputé sur le budget ordinaire. 3. 3.1

1

241 874

Contributions reçues du ler janvier au 1 565 441 30 avril 1963 Participation du budget ordinaire de 1963 4 000 000 Recettes de l'opération «timbres -poste de l'éradication du paludisme » du ler jan10520 vier au 30 avril 1963 1

Importance du maintien des contributions volontaires

6 817 835

Le financement des opérations « ordinaires » d'éradication du paludisme dans les pays étant assuré pour 1963, et à supposer que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé applique les recommandations figurant dans la résolution WHA14.15 concernant l'incorporation au budget ordinaire du montant total des dépenses afférentes aux activités du programme

A déduire:

Prévisions de dépenses pour les opérations « ordinaires » d'éradication du paludisme dans les pays en 1963. . Solde estimatif disponible

5 1

518 000

299 835

« ordinaire » d'éradication du paludisme dans les pays pour 1964, des contributions volontaires continueront d'être nécessaires pour financer la partie « accélérée » du programme. 3.2 Les avantages que présente une exécution plus rapide et plus large de la campagne d'éradication du paludisme ont été reconnus par les Quatorzième et Quinzième Assemblées mondiales de la Santé (résolutions WHA14.27, WHA15.20 et WHA15.34). A sa 3 Actes off. Org. mond. Santé, 121, 402.

En outre, comme il est indiqué à l'appendice 1, des contributions d'un montant de $1 169 698 (dont $1 035 700 en espèces et $133 998 en nature) ont été 2.4 1 Voir résolution WHA16.17. 2 Ces recettes correspondent à des dons en espèces promis; les recettes non encore encaissées des ventes de timbres opérées par l'Organisation en 1963 ne sont pas comprises dans ce montant.

ANNEXE 5

75

trente et unième session, le Conseil exécutif, rappelant les dispositions pertinentes des résolutions précitées sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme grâce à de nouvelles contributions volontaires, a fait appel « aux Membres qui sont en mesure de le faire pour qu'ils versent des contributions volon-

4. 4.1

Efforts faits pour obtenir des fonds

En application des résolutions EB29.R27 et EB31.R26 du Conseil exécutif et de la résolution WHA15.34 de l'Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général, comme il en a précédemment rendu compte dans ses rapports sur ce sujet, a poursuivi ses efforts en vue de recueillir des contributions volontaires auprès des gouvernements, des organisations sanitaires bénévoles, des fondations, des milieux industriels, des organisations syndicales, des institutions et des particuliers. 4.2 Un petit nombre de pays ont répondu aux appels

taires au compte spécial pour l'éradication du paludisme, afin que puissent être menées à bien les opérations que l'on se propose de financer au moyen de ce compte » (résolution EB31.R26).

il a été question ci- dessus, au paragraphe 2.6, des dépenses, d'un montant total de $6 475 000, qui sont prévues pour les opérations « accélérées » en 3.3

réitérés de l'OMS. C'est grâce à leur générosité qu'il a été possible de mettre en oeuvre le programme d'éra-

1963 et 1964. Les fonds nécessaires, s'ils sont obtenus, seraient principalement utilisés pour faire avancer les projets de pré- éradication en Afrique; ils seraient aussi utilisés pour mettre en oeuvre de nouveaux projets d'éradication du paludisme et accélérer l'exécution de quelques projets déjà en cours.

dication du paludisme pendant la période où ce programme était entièrement financé par des contributions volontaires; leurs contributions ont également facilité l'incorporation par étapes des dépenses d'exécution du programme au budget ordinaire. On espère mainte-

nant que tous les Membres de l'Organisation, et en particulier les pays économiquement avancés, se ren-

Tout accroissement de l'assistance que l'Organisation est en mesure de fournir aux pays impaludés encourage évidemment ces pays à faire des efforts supplémentaires dans le domaine de la santé. Les 3.4

dront compte des avantages que présente une exécution plus rapide du programme mondial d'éradication du paludisme, à la fois quant au succès final de ce programme et quant aux économies qui pourraient ainsi être réalisées sur le coût total de l'éradication, et qu'ils s'efforceront de fournir au compte spécial pour l'éradication du paludisme les moyens nécessaires pour financer les opérations « accélérées » comme prévu.

besoins des pays en voie de développement sur le plan

de la santé et de l'équipement sanitaire étant bien connus, il est inutile de souligner combien il importe d'accroître cette assistance.

Appendice 1 CONTRIBUTIONS AU COMPTE SPÉCIAL POUR L'ÉRADICATION DU PALUDISME Situation au 30 avril 1963 (En dollars des Etats -Unis)

Reçues en Pays 1956 1957 1958

du le, janvier 1959 1960 1961

Reçues

Total reçu au 30 avril 1963

Promises

1962

au 30 avril 1963

mais non encore reçues

Afghanistan Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Birmanie Brunéi Bulgarie Cambodge Canada Ceylan

2 000 . .

47 619

47 619 4 500

178 571 5

125 000a 5

37 500

2 750b

000

5

000 000 27 916

1 936

78 166 2 885

23 077 25 000

2 093 9 901

439 059 14 500 5 000 106 082 27 898 25 000 2 093 9 901 13 971 3 080 103 193

22 250b

4 412 1 000

2 206 1

7 353

500

580

1 000

103 193

2012 4 134 4 134

2000 280 1

4012 000 8 268 280 1 000 2 750 277 979 16 500 000 3 000 2 800 79 607 8 405 9 000

Chine (en nature) Chypre Congo (Léopoldville) Corée, République de Danemark Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Finlande Ghana Gréce Guinée Haute -Volta Inde Indonésie

10 135 5

144 781

000 000

6

000 000 000 2 800 70 000 3

72 390 4 000 000

2 750 50 673 1

500 000

1

000 000

9 607

2 805 1

000

1

000

1

000

600 3 000 4 100 5

'

3 000

4 069 31 499 4 200 8 401

Irak Iran Irlande Islande Israël Italie

000 000 8 400 15 000 21 10

21

000

4 201

5 000 1 500

5 000 3

200 ,

9 600

Japon Jordanie

10 000 10 000

10 000

4 100 4 069 73 499 10 000 25 202 15 000 5 000 1 500 5 000 12 800 20 000 10 000

7 200

Koweït Laos Liban Libye Luxembourg Malaisie, Fédération de Maroc Népal Nigeria Norvège Nouvelle -Zélande Pakistan Pays -Bas . . Philippines . . Pologne (en nature) Portugal République Arabe Unie Roumanie Sierra Leone Soudan Suède Suisse Tchécoslovaquie Thaïlande Tunisie Turquie . .

19 500 2 242

15 000

1 577

1

581

2

750 262

1

598

4 524 2 000

1500 4 257 2 000 1

4 217 3

34 500 750 13 784 1 500 2 000 8 474 5 1

15

000

000

000 512 17 020

000 000

28 000

280 100 140 28 000 10 000

8

2 800

20 000 27 624 5

25 812 100 140 58 800 30 000 27 624 5

.

.

.

000

000

83 333 10 000

22 523

83 333 10 000 22 523

20 000 280

20 000 280 135 318 10 154 115 34 3

3 012

2 869 19 331 23 256

5

000 46 296 46 296

881

649 848 722 514

34 722 2 000

35 714 82 500 2 000

507 2 000 7 111 1

2 007 2 000 2

000

2 017

10 017 42 825

Union des République socialistes soviétiques (en nature) Viet -Nam, République du Yougoslavie Saint -Siège

250 000 3 1

164 474

000 000 1

25 000 1

000 2 000 1

000 4 356 495

2 000 571 664 1

496 974 3 000 30 000 4 000 561 670

57 748

Totaux pour les pays Dons divers : MISEREOR, allemande) (Campagne épiscopale

68 096

5

046 003

167 620

6 260 880

157 570

19 189 998

1105 198

100 000

100 000

Croix -Rouge de la République démocratique allemande (en nature) Divers 906 1

1

400 3

1

400

54 000 10 500

886

23 886

44 747

7 599

10 473 6 900

771

93 268 6

Comité du Royaume -Uni pour l'OMS

900 1 169 698

Totaux partiels pour les contributions volontaires Montants virés du budget ordinaire . . . TOTAUX GÉNÉRAUX

68 096

5

046 909

169 506

6 284 766

1

202 317

4 464 094

590 437 2 000 000 c

1

565 441

19 391 566

4 000 000d 5

6 000 000

68 096

5

046 909

169 506

6 284 766

1

202 317

4 464 094

2 590 437

565 441

25 391 566

1 169 698

a Dont $37 500 en nature. b En nature. En vertu de la résolution WHA14.43. d En vertu de la résolution WHA15.42.

Appendice 2 CONTRIBUTIONS AU FONDS SPÉCIAL DU PALUDISME DE L'ORGANISATION PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ Situation au 30 avril 1963 (En dollars des Etats -Unis)

Reçues en Pays 1956 1957 1958 1959

Total reçu au

30 avril 1963 1960 1961

Promises mais non encore reçues

1962

1963

Colombie a Etats -Unis d'Amérique Haïti République Dominicaine Venezuela Totaux (espèces) TOTAL GÉNÉRAL

3 500 000 5

5

000 000

1

5 000 500 000

1

000 000

1

000 000

12 000

000

100 000 299 400 3 899 400

100 000

000 000 5 000 200 000 299 400 5

300 000

105 000

5

000 000

1

505 000

1

000 000

1

000 000

12 509 400

300 000

(contributions reçues ou 12 809 400

promises)

a I1 a été annoncé à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé que cette contribution était destinée au compte spécial pour l'éradication du paludisme de l'Organisation mondiale de la Santé mais il s'est révélé par la suite qu'elle avait été faite à l'intention du fonds spécial du paludisme de l'Organisation panaméricaine de la Santé.

ANNEXE 6

79

Annexe 6 TIMBRES -POSTE DE L'ÉRADICATION DU PALUDISME [A16 /AFL /13 Rev. 1 - 11 mai 1963]

RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

1. 1.1

Origine et but de l'émission Le plan d'émission de timbres -poste de l'éradi-

3. 3.1

Publicité en faveur du programme d'éradication du paludisme

cation du paludisme a été conçu dans le cadre des efforts continûment déployés pour faire connaître la campagne antipaludique et stimuler l'intérêt en sa faveur.2 Si tel était son objet principal, il avait aussi un but secondaire : obtenir des fonds pour le programme mondial d'éradication du paludisme. La date d'émission recommandée était le 7 avril 1962, mais toute autre date antérieure au 31 décembre 1962 était considérée comme satisfaisante. Conformément aux décisions du Conseil exécutif 3 et de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,4 les émissions posté-

Grâce au fait que de nombreux pays ont participé à cette opération philatélique, des millions de timbres ou d'oblitérations spéciales ont transmis dans le monde entier un appel à l'union contre la plus coûteuse et la

plus répandue des maladies; presque tous en effet portaient la devise « le monde uni contre le paludisme ». Pour le seul Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, la devise de l'oblitération spéciale a été, selon les évaluations officielles, apposée sur environ 200 millions d'envois postaux. A Genève, plus de 100 000 envois ont été oblitérés chaque jour avec cette devise pendant la semaine du 7 au 14 avril 1962. Les Etats -Unis d'Amérique ont émis 100

rieures au 31 décembre 1962 ne font pas partie du plan d'émission de l'Organisation. 2.

millions de timbres antipaludiques, la République du Viet -Nam 7 millions, le Nigéria 4,8 millions, la Tchécoslovaquie 4,45 millions, la Pologne 3,75 millions, l'Inde

Participation

2.1

Le nombre total de participants a été de cent

3,5 millions, pour ne donner que quelques exemples.

quatorze. Parmi eux, quatre- vingt- dix -huit adminis-

trations postales ont émis un ou plusieurs timbres poste consacrés au programme d'éradication du paludisme; certaines ont également émis d'autres articles philatéliques (feuillets- souvenir, enveloppes du premier jour d'émission, etc.); seize administrations postales ont participé au plan en apposant des oblitérations spéciales; quatre- vingt -trois pays et territoires ont fait ou promis des dons en timbres -poste, en matériel philatélique ou en espèces. 2.2

Tout en appelant l'attention de la population des pays favorisés sur le problème du paludisme, ces nombreux articles philatéliques ont fait comprendre en même temps aux peuples des pays impaludés que

le reste du monde ne demeure pas indifférent à la lutte qu'ils mènent pour améliorer leur santé. 3.2 Les émissions de timbres -poste antipaludiques ont été abondamment signalées dans la presse. Les journaux leur ont consacré des articles et ont annoncé l'émission des différents timbres ou publié des décla-

rations officielles à ce sujet. La presse médicale a également publié des articles à cette occasion. L'analyse des coupures reçues au Siège fournit quelques

Le nombre de Membres de l'Organisation qui

ont participé au plan d'émission est indiqué par Région

dans l'appendice 1, partie 1. On trouvera dans l'appendice 1, partie 2, la liste des participants avec l'indication des dates d'émission de leurs timbres et autres articles philatéliques entrant dans le cadre du plan d'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme établi par l'Organisation mondiale de la Santé. 2.3 Voir résolution WHA16.18. 2 Résolutions EB26.R10, WHA14.27 et EB28.R27. 3 Résolutions EB29.R28 et EB31.R41. I Résolution WHA15.47.

indications sur l'ampleur de la publicité donnée à cette campagne par la presse. En 1958, année de l'extension des opérations d'éradication du paludisme à

l'échelle mondiale, les coupures reçues de 33 pays contenaient 371 articles traitant du paludisme. En 1962, la Division de l'Information a relevé, dans la presse de 30 pays dont elle reçoit des coupures, 1529 articles consacrés à la campagne des timbres -poste de l'éradication, au programme d'éradication ou au problème du paludisme en général. 3.3 De nombreuses administrations postales, en annonçant leurs émissions consacrées à l'éradication du paludisme, ont inclus dans leurs bulletins ou brochures des informations relatives au paludisme et au

80

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

programme d'éradication. En règle générale, les textes ont été préparés avec l'aide du personnel de l'OMS.

du paludisme en invitant la population à donner son

Des milliers d'exemplaires de ces bulletins et brochures ont été distribués dans l'ensemble du monde. 3.4

appui à la lutte antipaludique. Un programme de trente minutes, produit par la Société romande de Radiodiffusion, Studio de Lausanne, et comprenant des enregistrements effectués en Afrique, a été diffusé par trente -deux réseaux nationaux groupant au total quarante -cinq émetteurs rattachés à la Communauté des programmes de langue française (qui comprend la France, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, Monaco, le Canada, des pays et territoires d'Afrique,

La section canadienne du Mouvement scout

international et le Hobbies Committee des Etats -Unis d'Amérique se sont efforcés de faire connaître le plan d'émission dans le réseau de leurs membres, présentant

cette campagne comme un exemple de la solidarité mondiale dans la lutte contre le paludisme. Diverses entreprises des industries chimique et pharmaceutique ont participé à l'effort d'information sur le paludisme en publiant et en distribuant des brochures ou des textes illustrés, des dépliants en couleurs reproduisant les timbres, des articles contenant des fac- similés de timbres en couleurs, des annonces reproduisant le dessin des modèles de timbres, etc. 3.5 3.6

d'Asie, d'Océanie, d'Amérique latine et de la zone des Antilles). Bien qu'aucune contribution en espèces n'ait été sollicitée à cette occasion, les auditeurs ont fait don d'un total de Fr. s. 6132,20 qui ont été versés au compte spécial pour l'éradication du paludisme.

Un programme de télévision analogue et de même durée, intitulé « Les Esclaves de la Fièvre », a été distribué par Eurovision pour être diffusé dans le Royaume -Uni (BBC), en Suède, au Danemark, aux Pays -Bas et en Suisse. La séance d'inauguration de l'exposition « MALAREX », organisée au Palais des Nations, a été retransmise par les télévisions suisse et française, cette dernière ayant envoyé de Paris une équipe chargée de préparer un programme spécial sur ce thème. Une émission radiophonique sur l'éradication du paludisme dans le Bornéo du Nord, qui comprenait notamment un reportage, a été acceptée par dix -neuf stations de radio dans divers pays du monde. Le coût de ces émissions, calculé au tarif commercial usuel, se serait élevé à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Le Siège de l'OMS a publié douze communiqués

de presse sur le plan d'émission et en a distribué 42000 exemplaires. Les bureaux régionaux et le Bureau

de liaison avec l'Organisation des Nations Unies ont également publié un certain nombre de communiqués de presse. Le numéro spécial du magazine Santé du

Monde consacré au paludisme, qui a été tiré en novembre 1961 à 97 000 exemplaires, était déjà épuisé

au début de 1962. Un nouveau numéro spécial a été publié en juin 1962 afin de répondre à la demande croissante d'informations concernant le paludisme. Au 31 décembre 1962, 103 000 exemplaires en avaient été distribués. 3.7

D'autres entreprises de grande information se

Des expositions réunissant les timbres -poste antipaludiques et les autres articles philatéliques consacrés au programme mondial d'éradication du palu3.9

sont également beaucoup intéressées aux timbres -poste

de l'éradication du paludisme. Des stations de radio et de télévision du monde entier ont transmis le message « Le monde uni contre le paludisme » et ont organisé des programmes spéciaux consacrés à la lutte contre le paludisme. Le Siège de l'OMS a distribué à cette fin une documentation imprimée et du matériel d'information visuelle et il a fait figurer des données

disme ont été organisées en Belgique (Bruxelles et Charleroi), dans la République fédérale d'Allemagne (Essen, Hambourg et Munich), en France (Evian), dans la République de Corée (Séoul), en Inde (Madras), en Iran (Téhéran), aux Philippines (Manille), en Suisse (Genève), aux Etats -Unis (Bal-

timore, Chicago, Los Angeles, Minneapolis, New York, Philadelphie, Washington, etc.). Divers autres timbres et articles philatéliques que l'on pouvait voir dans ces expositions évoquaient l'histoire de l'OMS ainsi que ses activités quotidiennes, souvent peu connues. 3.10 Des stands ou des vitrines consacrés aux timbres

sur le paludisme dans les programmes consacrés à l'OMS. L'agence philatélique chargée de la vente des

timbres -poste de l'éradication du paludisme pour l'OMS a produit à ses frais 720 courts métrages de télévision et 3810 disques. Elle a distribué, principalement aux stations de radio et de télévision pour leur programme « Stamp Out Malaria », des milliers d'assortiments publicitaires contenant des exemplaires de ces films et disques, ainsi que des clichés, des documents d'information, etc. 3.8

antipaludiques avaient été prévus à la « Century -21Exhibition» de Seattle, à la «Do -It- Yourself Exhi-

bition » de Londres ainsi qu'à la « Great Toronto Stamp and Coin Show » de Toronto. De même, les timbres antipaludiques ont eu leur place dans diverses expositions philatéliques traditionnelles : « ASDA Stamp Show » à New York, « Europa 62 » à Naples

L'Advertising Council des Etats -Unis d'Amérique

(organisation sans but lucratif se consacrant au bien public) a approuvé le programme de radio et de télévision relatif aux timbres -poste de l'éradication du paludisme et en a recommandé la diffusion aux stations des divers réseaux du pays. C'est ainsi qu'en 1962 les

(Italie), «INTERPEX» à New York, «NASPEX» à Long Island, «Exposition mondiale de timbres -poste PRAGA 62» à Prague, «SOJEX 1962» à Atlantic City,

stations de radio et de télévision des Etats -Unis, y compris les principaux réseaux nationaux, ont diffusé journellement le programme consacré à l'éradication

« STAMPEX» à Londres, etc. En 1962, certains de ces événements philatéliques de renommée mondiale ont été placés sous le signe de la campagne antipalu-

ANNEXE 6

81

dique. D'autres expositions philatéliques ont permis au public de voir des timbres antipaludiques, notamment : « EXPHISALM -62 » à Vielsalm (Belgique), «BEPEX» à Bergen County (Etats -Unis d'Amérique), Exposition du Club philatélique d'Ypres (Belgique), Première Exposition philatélique de Bangalore (Inde),

4.2

La contre -valeur des timbres -poste et articles phi-

«Dundee and District Philatelic Society» à Dundee (Royaume -Uni). Des timbres de l'éradication du paludisme ont été également exposés dans différentes villes brésiliennes, au «Multan Cantonment» (Pakistan), au Club philatélique de Manatee County et à la Société de Philatélie Eureka à Bradenton (Etats -Unis d'Amérique), ainsi qu'au Venezuela, etc. Ces diverses expositions, visitées par des centaines de milliers de personnes, ont fait connaître le problème du paludisme et les efforts qui sont déployés pour délivrer le monde de cette maladie.

latéliques connexes vendus au 31 mars 1963 s'élève à US $203 271, dont il faut déduire US $30 491 pour la commission de l'agent chargé des ventes. Un montant de US $172 780 a donc été, à ce titre, porté au crédit du compte spécial pour l'éradication du paludisme; les dons en espèces s'élevant à US $22 094, le total s'établit à US $194 874. 4.3

Il reste encore à vendre certaines quantités de

timbres -poste et d'articles philatéliques connexes. Cela

tient en partie au fait que, dans plusieurs cas, les timbres sont parvenus à l'agent de l'Organisation à New York longtemps après la date d'émission, c'est à -dire à un moment on la demande du marché philatélique était déjà largement satisfaite. La vente de ce matériel philatélique continue, mais les perspectives

Le jour de l'émission, des cérémonies ont été organisées dans plusieurs capitales; il en a été de même au Siège des Nations Unies à New York, le 30 mars 1962, à l'occasion de l'émission des timbres 3.11

d'écoulement ne paraissent pas très favorables. La date de clôture des opérations sera fixée dans le courant de 1963. et annoncée au moins un mois à l'avance. 5. 5.1

antipaludiques des Nations Unies. Au cours de la cérémonie de Washington, lecture a été donnée d'un message du Président des Etats -Unis d'Amérique. A Téhéran, la cérémonie a été pour les autorités l'occasion de remettre leur don de timbres au représentant de l'OMS. Le Gouvernement de la République du Viet -Nam a témoigné son intérêt pour la campagne en organisant au Centre antipaludique national une exposition per-

Préparation et exécution du plan d'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme

On trouvera à l'appendice 3 quelques indications sur les modalités d'organisation et d'administration de l'entreprise, ainsi qu'un aperçu du travail accompli à ce titre. 6. 6.1

manente de timbres consacrés à l'éradication du paludisme.

Liquidation du projet

Ce n'est là qu'un bref aperçu des activités de publicité et des . événements philatéliques organisés dans le cadre du plan d'émission de timbres -poste antipaludiques. Il autorise néanmoins à affirmer que ce plan a notablement contribué à faire mieux connaître le problème du paludisme et à susciter dans le public un intérêt accru pour le combat mené contre 3.12

Dans un rapport qu'il a présenté à la trente et

unième session du Conseil exécutif, le Directeur général exposait la procédure à suivre pour la liquidation du plan OMS d'émission de timbres -poste de l'éradi-

cation du paludisme. Ce rapport a été, par la suite, communiqué à tous les Etats Membres. La liste finale des participants, avec la date des émissions de timbres poste et articles philatéliques connexes qu'ils ont faites dans le cadre de l'opération, ainsi que la liste des donateurs (appendices 1 et 2), ont été établies conformément à la procédure en question. Comme indiqué au paragraphe 4.3 ci- dessus, la vente des timbres pour le

cette maladie. L'intensification de la propagande antipaludique coïncide avec les efforts que l'Organisation

déploie pour obtenir de façon soutenue des contributions volontaires qui lui permettent d'accélérer le programme mondial d'éradication, conformément à la politique approuvée par les Quatorzième et Quinzième Assemblées mondiales de la Santé. 4. 4.1

compte de l'OMS cessera dans le courant de 1963. Les pays qui retireront du marché leurs timbres antipaludiques avant la date de clôture sont invités à en informer l'Organisation, qui cessera alors de vendre elle -même les timbres en question. 6.2 6.3 Tous les timbres et autres articles philatéliques invendus à la date où l'OMS mettra fin à ses propres opérations de vente seront détruits en présence d'un témoin désigné par l'Organisation, conformément à l'article V a) de l'accord conclu entre l'OMS et l'Inter Governmental Philatelic Corporation. Il sera remis aux gouvernements intéressés une copie du constat dressé à cette occasion.

Dons

Sur les quatre- vingt -trois pays et territoires qui ont fait ou promis des dons à l'occasion de l'émission des timbres -poste antipaludiques, soixante et un ont remis à l'OMS certaines quantités de timbres et plu-

sieurs ont, en outre, cédé à l'Organisation d'autres articles philatéliques; un pays qui n'a pas émis de timbres antipaludiques a .fait don d'enveloppes portant une oblitération spéciale; vingt et un pays ont

promis de verser à l'OMS les sommes provenant des

surtaxes ou un pourcentage du produit de la vente des timbres. On trouvera à l'appendice 2 une liste indiquant les pays ou territoires donateurs, le nombre de séries reçues avec indication de la valeur faciale, ainsi que les dons en espèces promis ou reçus.

6.4

à la trente -troisième session du Conseil exécutif,

L'état final des recettes et dépenses sera présenté

ainsi qu'à la Dix - Septième Assemblée mondiale de la Santé.

82

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Appendice 1 PARTICIPATION AU PLAN D'ÉMISSION DE TIMBRES -POSTE DE L'ÉRADICATION DU PALUDISME

1. ÉTAT RÉCAPITULATIF Membres et Membres associés de l'OMS Région

Nombre de participants Total 23 15 8 '

Nombre de Nombre total Membres Membres nondes Membres ayant fait n'ayant participants et Membres des dons pas fait de dons associés en 1962

Afrique Amériques Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Total

20 9 6 12 16 7

3

2

25

6 2 5 1 1

17 17 8

7

22 8

15

32 17 11

3

88

70

18

27

115

Administrations postales Total

Nombre de participants ayant fait n'ayant pas des dons fait de dons

Nations Unies Autres Total TOTAL DES PARTICIPANTS

1

25

13

1

12 13 31

26 114

13

83

2. ÉTAT DÉTAILLÉ A. PARTICIPANTS AYANT ÉMIS DES TIMBRES -POSTE (Y COMPRIS FEUILLETS- SOUVENIR ET ENVELOPPES DU PREMIER JOUR)

Participants

Date d'émission

Participants

Date d'émission

Afghanistan Albanie Arabie Saoudite Argentine Bolivie Brésil Bulgarie

Burundi Cambodge Cameroun Ceylan Chine Chypre Colombie Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Corée, République de Côte -d'Ivoire Cuba Dahomey Espagne Etats -Unis d'Amérique

5 octobre 1962 7 avril 1962 7 mai 1962 14 avril 1962 4 octobre 1962 24 mai 1962 7 avril 1962 10 décembre 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 14 mai 1962 12 avril 1962 7 avril 1962 20 juin 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 14 décembre 1962 7 avril 1962 21 décembre 1962 30 mars 1962

Ethiopie France Gabon Ghana Guatemala Guinée Haïti Haute -Volta Hongrie Inde Indonésie Irak Iran Israël Italie Jordanie Koweït Laos Liban Libéria Libye Liechtenstein

7 avril 1962 14 avril 1962 7 avril 1962 le' décembre 1962 4 octobre 1962 7 avril 1962 30 mai 1962 7 avril 1962 25 juin 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 31 décembre 1962 21 juin 1962 30 avril 1962 31 octobre 1962 15 avril 1962 ter août 1962 19 juillet 1962 let juillet 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 2 août 1962

ANNEXE 6 Participants

83

Participants

Date d'émission

Date d'émission

7 avril 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 Mali 7 avril 1962 Maroc 3 septembre 1962 7 avril 1962 Mauritanie 30 mai 1962 Mexique 6 juin 1962 Monaco Mongolie 8 juillet ou août 1962 Nations Unies (Administration postale) 30 mars 1962 Népal 7 avril 1962 Nicaragua 27 juillet 1962 7 avril 1962 Niger Nigeria 7 avril 1962 Pakistan 7 avril 1962 Panama 3 mai 1962 Panama (Zone du Canal) 24 septembre 1962 Papua et Nouvelle -Guinée 7 avril 1962 Paraguay 23 mai 1962 Philippines 24 octobre 1962 Pologne 1er octobre 1962 Portugal 12 mars 1962 République Arabe Unie 20 juin 1962 7 avril 1962 République Centrafricaine 1

Madagascar Malaisie, Fédération de Maldives, îles

République Dominicaine Ryu -kyu, îles Saint -Siège Sénégal

Sierra Leone Somalie

Somalis, Côte française des Soudan Suisse

Surinam Swaziland

2

Syrie Tchad Tchécoslovaquie

Thaïlande Togo Tunisie Turquie Union des Républiques soviétiques Venezuela Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie

29 avril 1962 7 avril 1962 6 avril 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 25 octobre 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 19 mars 1962 2 mai 1962 24 avril 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 18 juin 1962 7 avril 1962 2 juin 1962 7 avril 1962 7 avril 1962 socialistes

6 mai 1962 20 décembre 1962 7 avril 1962 20 juin 1962 7 avril 1962

B.

PARTICIPANTS N'AYANT ÉMIS QUE DES OBLITÉRATIONS SPÉCIALES

Afrique orientale (Administration postale) : Kenya, Ouganda et Tanganyika Autriche (Poste de Bregenz) Birmanie Canada Danemark

Guyane britannique 2 avril 1962 3 septembre 1962 7 avril 1962 ler avril 1962 7 avril 1962 6 août 1962

Malte Nouvelle -Zélande Polynésie française Royaume -Uni de Grande -Bretagne et îles

7 avril 1962 7 avril 1962 6 avril 1962 2 avril 1962

d'Irlande du Nord ler août 1962 Salomon, Protectorat britannique des Singapour Zanzibar 8 mai 1962 7 avril 1962 avril 1962

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland 7 avril 1962

Appendice 2

DONS A L'OMS A L'OCCASION DE L'ÉMISSION DE TIMBRES -POSTE A. TIMBRES -POSTE ET AUTRES ARTICLES PHILATÉLIQUES

Pays

Valeurs faciales

Nombre de séries données

Afghanistan Albanie Arabie Saoudite Bolivie Brésil Bulgarie

Burundi

Cambodge Ceylan Chine 1

2, 2, 5, 10 et 15 puis 25, 50, 75, 100, 150 et 175 puis 0,10, 0,11 1,50 et 2,50 leks 3, 6 et 8 piastres 3, 6 et 8 piastres (enveloppes du premier jour) 600 et 2000 bolivianos 21 cruzeiros 5 et 20 stotinki 8 et 50 francs 58 francs (enveloppes du premier jour) 2, 4 et 6 riels 0,25 roupie de Ceylan 0,80 et 3,60 nouveaux dollars de Taiwan

1 040 800 1 000 30 000 9 190 2 000 100 000 10 000 3 000 490 6 000 100 000 100 000

2

Huit provinces d'outre -mer ont émis chacune un timbre. Lutte antipaludique.

84

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I Nombre de séries données

Pays

Valeurs faciales

Chypre Colombie

Corée, République de Cuba Danemark Espagne Ethiopie Fédération de Malaisie Guinée Haïti

Hongrie Indonésie Iran Israël

Jordanie Koweït Laos Liban Libéria Libye Liechtenstein Maldives, îles Maroc Mexique Mongolie Népal

Pakistan Pologne

10 et 30 mils 0,20, 0,40, 0,50, 1 et 1,45 pesos colombiens (enveloppes du premier jour sans timbres) 40 hwan 40 hwan (feuillets- souvenir) 1, 2 et 3 centavos Enveloppes dé 12 ore 1 peseta 0,15, 0,30 et 0,60 dollar éthiopien 0,25, 0,30 et 0,50 dollar malais 25, 50 et 100 francs guinéens 100 francs guinéens (feuillets- souvenir) 50 centimes 50 centimes (poste aérienne) 5 centimes 10 centimes 20 centimes 1 gourde 2 gourdes (feuillets- souvenir) 2,5 forints Feuillets- souvenir avec 4 timbres de 2,5 forints 0,40, 1,50, 3 et 6 rupiahs 2, 6 et 10 rials 18 rials (enveloppes du premier jour) Enveloppes avec timbres de 18 rials oblitérés 0,25 livre israélienne 0,25 livre israélienne (enveloppes du premier jour) 0,015 et 0,035 dinar jordanien 0,050 dinar jordanien (enveloppes du premier jour) 4 et 25 fils 4, 9 et 10 kips 30 et 70 piastres 25 cents et 25 cents (poste aérienne) 15 et 50 millièmes 15 et 50 millièmes (timbres non perforés) 15 et 50 millièmes (feuillets- souvenir) 0,50 franc suisse 0,50 franc suisse (enveloppes du premier jour) 2, 3, 5, 10, 15, 25, 50 larees et 1 roupie 0,20 et 0,50 dirham 0,40 peso mexicain 0,20 peso mexicain (timbres pour la santé mentale) 1, 5, 10, 15, 20, 30, 40 et 50 mongos 12 paisas 1 roupie népalaise 10 et 13 paisas 10 et 13 paisas (enveloppes du premier jour) 0,60, 1,50 et 2,50 zlotys 4,60 zlotys (enveloppes du premier jour) 3 zlotys (feuillets- souvenir) 3 zlotys (enveloppes du premier jour, feuillets- souvenir) 2,50 esctidos 2,50 escudos 2,50 escudos 2,50 escudos 0,40 avo 2,50 escudos 2,50 escudos 2,50 escudos

25 000 10 000 1 000 100 000 100 000 100 000 4 967 30 000 30 000 50 000 15 000 2 000 99 100 96 99 99 100 25

960 064

000 964 856 004 000 2 000 1 000 100 000 16 650 11

627

16 435

20 000 5 000 165 000 34 837 40 000 20 000 24 999 20 000 60 000 4 000 3 000 100 000 10 000 5 000 100 000 40 000 20 000 1 000 * 50 000 1 680 93 478 49 995 100 000 34 800 50 000 35 200 25 25 25 25 25

Portugal : Provinces d'outre -mer Angola Cap -Vert, îles du Guinée portugaise Inde portugaise Macao Mozambique São Tomé et Principe Timor République Arabe Unie (Egypte) (Palestine) Saint -Siège

000 000

000 000 000 25 000 25 000 25 003 50 000 50 000 100 000 35 000

10 et 35 millièmes 10 et 35 millièmes 15, 40, 70 et 300 lires 15, 40, 70 et 300 lires (enveloppes du premier jour)

A recevoir.

ANNEXE 6

85 Nombre de séries données

Pays

Valeurs faciales

Sierra Leone Somalie Soudan Suisse

3 et 1/3 pence 0,10, 0,25, 1 et 1,80 somalos 15 et 55 millièmes 0,50 franc suisse 0,50 franc suisse (enveloppes du premier jour) 121/2 et 50 piastres

Syrie Tchécoslovaquie

Thaïlande Togo Tunisie Turquie Venezuela Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie

0,60 et 3 couronnes 0,60 et 3 couronnes (feuillets- souvenir) 0,60 et 3 couronnes (enveloppes du premier jour) 0,05, 0,10, 0,20, 0,50, 1, 1,50, 2 et 3 bahts 10, 25, 30 et 85 francs CFA 20, 30 et 40 millimes 30 +5 et 75 +5 kurus 0,30 et 0,50 bolivar 2 bolivars (feuillets- souvenir) 0,50, 1, 2 et 6 piastres 4 et 6 bogshas 50 dinars

100 020 4 000 100 000 100 000 35 000 100 000 5 000 4 998 10 000 100 000 25 000 50 000 20 000 100 000 35 000 30 000 50 000 20 000

B.

DONS EN ESPÈCES

Pays

Nature du don

Valeur en US $

Cameroun Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Côte -d'Ivoire Dahomey

Gabon Ghana Haute -Volta

Madagascar Mauritanie Monaco Niger Nigeria Paraguay Philippines République Centrafricaine République Dominicaine Sénégal Somalis, Côte française des Surinam Tchad

Produit de la surtaxe Produit de la surtaxe Pourcentage du produit des ventes : 25 % de la valeur de l'émission, en espèces Produit de la surtaxe Produit de la surtaxe Produit de la surtaxe 1000 livres ghanéennes Produit de la surtaxe Produit de la surtaxe Produit de la surtaxe : 200 000 francs CFA + 100 000 francs CFA 30 000 nouveaux francs, soit la valeur de 30 000 timbres Produit de la surtaxe 2000 livres provenant de la vente des timbres 319 950 guaranis en espèces Pourcentage du produit des ventes Produit de la surtaxe 5 000 dollars dominicains Produit de la surtaxe Produit de la surtaxe Pourcentage du produit des ventes Produit de la surtaxe

634,09 **

2 020,41 **

2 800,34 **

816,33 + 408,16 6 123,00 ** 521,53 ** 5 600,67 ** 2 580,00 1

5 000,00

814,06 **

Appendice 3 PRÉPARATION ET EXÉCUTION DU PLAN : QUESTIONS D'ORGANISATION ET D'ADMINISTRATION

1.

Coopération avec d'autres organisations

Lors de la préparation du plan d'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme, l'Union postale universelle et le Haut -Commissariat pour les Réfugiés, qui avait lui -même émis ** Versés.

des timbres pour les réfugiés en 1960, ont été consultés. Dès l'approbation du plan par le Conseil exécutif, le Bureau international de l'Union postale universelle en a diffusé le texte dans la circulaire qu'il a adressée aux administrations postales des pays Membres de l'Union. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a été tenu au courant et l'adminis-

tration postale de la Confédération suisse a donné des avis techniques.

86 2.

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Elaboration du motif et des modèles de timbres

Quatre artistes ont été invités à présenter des projets de motif

et des modèles de timbres en se conformant à des conditions spécialement fixées à cet effet. Une commission consultative fut alors réunie pour formuler des recommandations sur le choix du motif et des maquettes de timbres -type préparés par les artistes. Cette commission se composait d'experts en la matière choisis dans trois pays Membres de l'Organisation (parmi lesquels ne figurait aucun des pays d'origine des artistes sélectionnés) et de deux membres du Secrétariat. 3.

bureau régional compétent ou au Siège, et ceux -ci, à leur tour, ont dû faire le nécessaire pour les réexpédier à New York. Chaque fois que l'on a constaté que des timbres et /ou, plus particulièrement, certaines valeurs, feuillets- souvenir ou enve-

loppes du premier jour étaient émis en quantités limitées, le Directeur général a attiré l'attention des pays intéressés sur le fait qu'il serait souhaitable qu'ils émettent leurs articles philatéliques en quantités suffisantes pour leur assurer une large et facile diffusion. 5.

Organisations philatéliques, marchands de timbres et collectionneurs

Dispositions concernant la vente des timbres remis en don

L'OMS a conclu avec l'Inter -Governmental Philatelic Corporation un accord concernant la vente des timbres et autres articles philatéliques connexes qu'elle recevrait en don. Aux termes de

Plusieurs organisations philatéliques, parmi lesquelles la Fédération internationale de Philatélie, se sont intéressées au plan à des degrés divers et ont pris contact avec l'Organisation. Dans le milieu des marchands de timbres, certains groupes, probable-

cet accord, la Corporation était nommée agent exclusif de l'OMS et habilitée à vendre les timbres à leur valeur faciale, par l'intermédiaire de la filiale spécialement créée à cet effet : l'Agence philatélique pour les timbres -poste de l'éradication du paludisme. Les timbres et autres articles remis en don devaient être déposés auprès de la J. Henry Schroder Banking Corporation, à New York, à qui la garde en était confiée par l'OMS. Ces dispositions évitaient à l'Organisation toutes sortes d'opérations compliquées telles que réception, manutention, distribution, publicité, comptabilité des dons, etc. Les termes de l'accord ont été communiqués à tous les Etats Membres (lettre circulaire C.L.32. 1961, du 4 octobre 1961) puis aux autres participants, et le Conseil exécutif en a pris acte dans sa résolution EB29.R28. 4.

ment mécontents des efforts déployés par l'OMS pour réaliser ce projet en respectant ses objectifs et son caractère humanitaire,

se sont livrés contre le plan à une propagande active qui a obligé l'Organisation à prendre des mesures propres à neutraliser les effets de cette propagande. De nombreuses lettres privées demandant des renseignements sur les timbres ont été reçues et transmises à l'agence philatélique pour les timbres -poste de l'éradication du paludisme ou à

ses filiales. En revanche, c'est le personnel de l'OMS qui a répondu lui -même aux lettres demandant des renseignements sur

le programme de lutte antipaludique proprement dit. 6.

Organisation d'expositions

Correspondance avec les participants

L'exécution du plan a nécessité de nombreux échanges de correspondance avec les Etats Membres et les autres participants, allant de renseignements généraux sur le plan jusqu'à des lettres individuelles traitant de divers détails administratifs, financiers

L'exposition des timbres -poste de l'éradication du paludisme de Genève a été organisée par le personnel de l'OMS en collaboration avec l'Agence philatélique pour les timbres -poste de l'éradication du paludisme qui a pris à sa charge la plus grande partie des frais. A cette exposition figuraient également d'autres timbres et articles philatéliques illustrant l'histoire de l'Organisation et ses activités quotidiennes. L'Organisation a participé à d'autres expositions en envoyant des timbres présentés confor-

et techniques. Les bureaux régionaux ont également suivi le déroulement du plan et aidé à résoudre de nombreux problèmes. Il en a été de même pour les agents de l'OMS en poste dans un certain nombre de pays et de territoires participants. Le volume

mément aux exigences techniques convenues, ainsi que du matériel visuel et documentaire sur l'OMS et le paludisme. Dans la plupart des cas, des documents d'information ont été envoyés également aux services de radio, de presse et de télévision des villes où se tenaient les expositions. L'Agence philatélique pour les timbres -poste de l'éradication du paludisme a participé à l'organisation de presque toutes les expositions qui ont eu lieu en dehors de Genève.

de la correspondance s'est encore trouvé accru du fait des retards apportés à l'expédition des dons de timbres et articles connexes. Dans un certain nombre de cas, les dons ont été remis au personnel de l'OMS qui se trouvait sur place ou envoyés au

ANNEXE 7

87

Annexe 7 BÂTIMENT DU SIÈGE 1

1. RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF

[A16 /AFL /12 Add. 1 -9 mai 19631

Par la résolution EB31.R52 adoptée à sa trente 1. et unième session, le Conseil exécutif a institué «un

Comité spécial du Conseil exécutif, composé des membres suivants :

E. Aujaleu et Dr A. Nabulsi ». Par sa résolution EB31.R25, le Conseil a chargé ce comité d'examiner

Dr M. K.

Afridi, Professeur

approximatif d'un millier de fonctionnaires, on supposait qu'il faudrait prévoir environ six cents véhicules au total, dont quatre cents environ seraient garés dans les parcs souterrains. 5. Parmi les diverses mesures adoptées pour ramener le coût du projet initial dans la limite de 40 millions de francs suisses autorisée par l'Assemblée figurait la

en son nom le rapport du Directeur général à l'Assemblée sur le bâtiment du Siège, notamment pour ce qui concerne l'augmentation prévue du coût de construction et son financement.

suppression du poste « garages souterrains ». Au moment où cette suppression a été décidée, on espérait pouvoir disposer de suffisamment de terrain pour parquer tous les véhicules en surface sans nuire par trop à l'esthétique du bâtiment. Toutefois, la superficie du terrain effectivement disponible s'est révélée inférieure à ce que l'on attendait et c'est pourquoi le Directeur général a été amené à la conclusion, dont

Le Comité spécial s'est réuni le 8 mai 1963 au Palais des Nations, à Genève, pour étudier cette 2.

question. 3.

Le Comité était saisi d'un rapport du Directeur sur

général

l'avancement

des

travaux

(voir

partie 2 de la présente annexe) et d'un document de travail exposant le calcul le plus récent, effectué par le Directeur général, du coût estimatif du projet de construction. Le Comité a décidé d'examiner la question en trois parties : 1) problème du parcage; 2) augmentation prévue du coût de construction; 3) financement des dépenses supplémentaires. Parcage

il a fait part au Comité permanent du Bâtiment du Siège, qu'il était indispensable de réintroduire dans le programme des travaux le poste relatif à la construction d'un garage souterrain pour quatre cents voitures environ. 6.

Après avoir analysé la situation en détail,

le

Comité permanent du Bâtiment du Siège a conclu ce qui suit : « Alors qu'il apparaît déjà clairement qu'un certain nombre de garages souterrains seront nécessaires, l'étendue de ces emplacements souterrains

Le Comité a repris l'historique des dispositions prévues en matière de parcage, depuis l'origine de la proposition tendant à construire le bâtiment du Siège. A cet effet, il s'est appuyé sur le rapport que le Directeur général avait présenté au Comité permanent du Bâtiment du Siège en novembre 1962,2 sur l'examen auquel le Comité permanent avait alors procédé et dont il avait exposé les résultats dans son rapport 3 à la trente et unième session du Conseil exécutif, ainsi que sur le rapport présenté par le Directeur général à la même session du Conseil exécutif.' Le Comité spécial a noté que le projet de construction initial prévoyait des garages souterrains pour une partie du nombre total de véhicules prévisible, cette mesure paraissant essentielle pour préserver le caractère de dignité qui convenait au bâtiment. Pour un effectif 4.

pourrait être réduite si on disposait de surfaces de terrain complémentaires ».5 Le Comité permanent a donc demandé au Directeur général de rechercher les possibilités d'obtenir des autorités du Canton de Genève du terrain supplémentaire. 7.

Ces diverses considérations ont conduit le Conseil

exécutif, en janvier 1963, lorsqu'il a adopté sa résolution EB31.R25, à consigner sa conclusion : 3. SOUSCRIT à l'opinion du Directeur général qu'en

relation avec le programme de construction, il convient d'explorer des possibilités raisonnables de garage souterrain.

Le Comité spécial, tout en estimant que la résolution EB31.R25 ne lui faisait pas une obligation de présenter d'autres conclusions sur le problème du parcage, a néanmoins jugé utile d'appeler l'attention de l'Assemblée sur le paragraphe 4.5 du rapport du Directeur général sur l'avancement des travaux, dans lequel le Directeur général expose les résultats des 5 Actes off Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie 1, paragraphe 7.3.

1 Voir résolution WHA16.22. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie appendice. 3 Actes off Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie 1. 4 Actes off Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie 2.

1,

88

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

démarches qu'il a entreprises auprès des autorités du Canton de Genève afin d'explorer toutes les possibilités qui pourraient s'offrir d'utiliser d'autres terrains pour augmenter les surfaces de parcage disponibles.

Le Comité a noté qu'une seule parcelle de terrain, suffisante pour le parcage d'une centaine de voitures, serait ainsi mise à la disposition de l'Organisation. Le Comité a également noté, après les explications fournies par les représentants du Directeur général, que rien ne permettait actuellement de penser que cette

que le Directeur général maintenait dans sa nouvelle estimation l'hypothèse d'une augmentation moyenne générale des prix de 5 % par an pendant toute la durée des travaux. Il a pris note des explications données par le représentant du Directeur général selon lesquelles une augmentation moyenne de 5 % par an

pendant toute la période a été prévue pour tenir

compte de taux éventuels d'augmentation un peu plus élevés mais portant sur une partie de la période totale seulement.

parcelle de terrain serait mise définitivement à la disposition de l'Organisation. Le Directeur général a même cru comprendre que l'utilisation de cette parcelle ferait l'objet d'un arrangement stipulant que, si l'évolution de la situation le justifiait, l'autorisation d'employer ce terrain (pour le parcage des véhicules) pourrait être retirée. Coût

Le Comité spécial estime que la situation. au 30 avril 1963 n'a pas modifié les bases de la recommandation faite par le Conseil exécutif dans le para11.

graphe 4 de sa résolution EB31.R25 dont le texte est le suivant : 4. RECOMMANDE, en conséquence, à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé de porter à environ soixante millions de francs suisses les sommes pré-

ment du Siège en novembre 1962; on peut ainsi comparer directement les chiffres estimatifs obtenus à ces dates successives. 1

Le Comité joint au présent rapport (voir appendice), pour l'information de l'Assemblée, l'estimation la plus récente du coût du bâtiment du Siège établie par le Directeur général. Cette estimation est présentée sous la même forme que celle qui avait été remise par le Directeur général au Comité permanent du Bâti8.

vues pour l'achèvement du nouveau bâtiment du Siège, étant entendu que le montant revisé exact sera fixé par l'Assemblée de la Santé d'après la situation existant au moment où elle se réunira. Financement 12. Le Comité spécial a pris note des démarches que le Directeur général a entamées avec les autorités de la Confédération suisse pour examiner la possibilité de

relever le montant du prêt sans intérêt destiné à financer la construction du bâtiment, ainsi que de la lettre reçue du Chef du Département politique fédéral suisse (voir partie 2 de la présente annexe). 13. Le Comité spécial voudrait toutefois appeler l'attention de l'Assemblée sur les recommandations qu'il a lui -même présentées dans ses rapports sur les

Le Comité a noté que l'estimation la plus récente, qui tient compte de l'expérience acquise depuis 1962 ainsi que des contrats passés pour la deuxième tranche des travaux, confirme pleinement les prévisions antérieures selon lesquelles le coût total serait d'environ 9.

60 millions de francs suisses. En réalité, ce coût dépasse un peu 60 millions de francs suisses si l'on

envisage de construire un garage souterrain pour quatre cents voitures environ, tandis qu'il est légèrement inférieur à 60 millions de francs suisses si la capacité des garages est ramenée à environ trois cents places.

prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963 et sur l'examen et l'approbation du projet de programme et de budget pour 1964.3 Pour les raisons indiquées dans ces rapports, le Comité propose que l'Assemblée adopte, pour les deux exercices 1963 et 1964, certains 2

Le Comité a noté que les augmentations de prix survenues au cours des douze derniers mois pour les 10.

contrats afférents à la première tranche de travaux s'étaient élevées, en fait, à environ 7 %, alors que le taux d'accroissement prévu dans l'estimation de l'automne dernier était de 5 % par an. Le Comité a noté

ajustements budgétaires qui, s'ils étaient approuvés par l'Assemblée de la Santé, faciliteraient le financement des frais de construction supplémentaires, si bien que le montant qu'il resterait à obtenir s'élèverait à environ Fr. s. 15 680 000 (US $3 629 630), c'est -à -dire la différence entre Fr. s. 20 000 000 et

Fr. s. 4 320 000 (US $1 000 000).

1 Actes

off. Org. moud. Santé,

124, annexe 15, partie

1,

2 3

appendice.

Voir annexe 3 du présent volume. Voir annexe 9 du présent volume.

ANNEXE 7

89

Appendice

ESTIMATION DU COÛT DU BÂTIMENT DU SIEGE au 30 avril 1963 Fr, s.

Fr. s.

Contrats déjà passés (y compris honoraires), valeur au 30 avril 1963: Tranche I (y compris rajustements) Tranche II (contrats passés au 30 avril 1963) Total des contrats passés, valeur au 30 avril 1963 Contrats restant à passer (y compris honoraires) : Tranche II Tranche III, valeur au 17 juillet 1961 Hausse sur tranche III au 30 avril 1963, sur la base de 5 % par an

23 353 056 4 623 264 27 976 320 8

415 576 767 854 18 302 820

9 119 390

Total des contrats à passer au 30 avril 1963 TOTAL DES CONTRATS AU 30 AVRIL 1963

46 279 140 4 000 000 200 000 4 200 000

Garages (environ 400 places), valeur en avril 1962 Hausse sur les garages au 30 avril 1963, sur la base de 5 % par an

Total pour les garages, au 30 avril 1963 Ensemble des constructions au 30 avril 1963 Imprévus :

50 479 140 2

5 % de Fr. s. 50 479 140 Hausse à prévoir dans le coût de la construction (5 % par an) : entre le 30 avril 1963 et le 31 décembre 1963 1964 le 31 décembre 1964 entre entre le le- janvier 1965 et le 30 novembre 1965 Autres frais TOTAL GÉNÉRAL

523 957

765 000 2 738 405 2 635 714 1

7 139 119

400 000 60 542 216

Economie réalisable en ramenant la capacité des garages à environ 300 places: Fr. s. 1 000 768

2. RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL SUR L'AVANCEMENT DES TRAVAUX

[A16 /AFL /12 - 6 mai 1963]

1. 1.1

Progrès de la construction

partiellement de travailler sur le chantier pendant quelques semaines. Depuis la réouverture du chantier, le 18 février, les travaux de gros oeuvre ont repris un rythme satisfaisant. Depuis le mois de mars, l'entre-

Le 24 mai 1962, le Dr S. V. Kurasov, Président de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, posait la première pierre du futur bâtiment du Siège. Aussitôt après commençaient les travaux de terrassement et de gros oeuvre. Mais malheureusement, dès le début de ces travaux, l'entreprise de gros oeuvre prit du retard sur son programme.

prise a travaillé en deux équipes de 4 h. du matin jusqu'à 21 h. 30. Grâce à cet effort spécial, le bâtiment commence à sortir de terre, la majeure partie des sous sols étant maintenant terminée. 1.3 Pendant toute cette période, les entreprises titulaires des marchés pour les travaux de chauffage et climatisation, plomberie, électricité et ascenseurs ont mis en fabrication le matériel, dont elles entreprendront l'installation dès que le gros oeuvre sera suffi-

Malgré les incontestables efforts déployés par l'entreprise pour accélérer la marche des travaux, ceux -ci avaient déjà subi un retard d'environ trois mois quand, en janvier et février 1963, la rigueur exceptionnelle de l'hiver empêcha complètement ou 1.2

samment avancé.

90

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

2. 2.1

Soumissions et attributions des contrats pour la deuxième tranche des travaux

Des pourparlers sont en cours avec ces derniers en

vue de préciser leur contribution au bâtiment du Siège. Le Comité permanent qui est compétent pour accepter des dons en nature sera saisi de tous ces cas à sa prochaine réunion. 3.2

En vue de leur mise en soumission, les travaux

pour la construction du bâtiment du Siège ont été divisés en plusieurs tranches dont la première est en cours d'exécution. La deuxième tranche comprend les travaux suivants: étanchéité et garnitures métalliques; façades métalliques; menuiseries métalliques extérieure et intérieure en métal léger ; vitrerie; cloisons amovibles; plafonds métalliques et luminaires; portes et huisseries.

En dehors de certaines offres de marbre, de bois

tropicaux, de panneaux décoratifs et de sculptures, les dons concernent l'ameublement de bureaux de direction et de la salle de repos du personnel. 11 reste

cependant des bureaux, salles et halls dont l'ameublement et la décoration pourraient utilement faire l'objet de dons de gouvernements. Il s'agit notamment de la Salle du Conseil exécutif, des quatre salles de comité, du hall d'entrée, etc. D'autres possibilités sont encore mentionnées dans la liste qui était jointe à la lettre envoyée par le Directeur général le 31 octobre 1962 aux gouvernements qui n'avaient pas encore à cette date indiqué leur intention de contribuer. 4. 4.1

Suivant la «Procédure à suivre pour la mise en adjudication et la passation des contrats »,1 établie par le Comité permanent du Bâtiment du Siège, les documents de soumission pour ces travaux ont été envoyés le 15 décembre 1962 à quatre- vingt -onze firmes de dix

pays différents, dont deux hors d'Europe.

Coût du bâtiment

L'ouverture publique des plis a eu lieu comme prévu le ler mars 1963, en présence des représentants de l'architecte, de l'ingénieur -conseil en électricité et 2.2

de représentants des soumissionnaires. Les plis ouverts provenaient de firmes de six pays. Quatre soumissions ont été reçues pour l'étanchéité et les garnitures métalliques, onze pour les façades métalliques, six pour les menuiseries métalliques extérieures, deux pour la

vitrerie, douze pour les cloisons amovibles, douze pour les plafonds métalliques et luminaires et sept pour les portes et huisseries. Après examen de ces offres et sur rapports de l'architecte et de l'ingénieur -conseil en électricité, le Directeur général a, conformément au paragraphe 11 2.3

Ainsi que le Comité permanent du Bâtiment du Siège et le Directeur général l'ont fait ressortir dans leurs rapports à la trente et unième session du Conseil exécutif,3 le coût de construction à Genève a augmenté d'environ 25 % de 1959 à 1962. II y a lieu de penser que ce coût continuera à augmenter d'au moins 5 % par an, ce qui donnerait encore une hausse d'environ 15 % jusqu'à l'achèvement des travaux de construction prévu pour la fin de 1965.

Cette constante hausse du coût de construction a eu d'importantes répercussions sur le coût du bâtiment du Siège de l'Organisation. Toutes les prévisions antérieures de ce coût se trouvent bouleversées. Le projet original qui était à la base de l'autorisation de 4.2

de la « Procédure » citée au paragraphe 2.1 ci- desssus,

attribué les travaux d'étanchéité et garnitures métalliques, menuiseries métalliques extérieure et intérieure en métal léger, vitrerie, plafonds métalliques, luminaires, portes et huisseries aux entreprises ayant présenté les offres acceptables le meilleur marché.

construire donnée en 1960 par la Treizième Assemblée

mondiale de la Santé (résolution WHA13.46) a dû plusieurs fois être remanié pour que le coût soit maintenu dans les limites fixées par l'Assemblée. Le rapport

contrats pour façades métalliques et cloisons amovibles n'a pas encore fait l'objet d'une décision. 3. 3.1

A la date du présent rapport, l'attribution des

précité du Comité permanent 4 résume les diverses réductions opérées sur le projet original. 4.3

Saisi du rapport du Directeur général sur la

Dons des gouvernements

situation financière au 2 novembre 1962,5 le Comité permanent « a examiné s'il serait possible de recommander au Conseil des modifications substantielles du

Le rapport soumis en décembre 1962 au Conseil

exécutif par le Comité permanent du Bâtiment du Siège 2 énumère les dons des gouvernements, en espèces et en nature, reçus, offerts ou envisagés au 7 novembre 1962. Un certain nombre de gouvernements ont depuis offert des dons en nature, ou indiqué

programme du bâtiment », mais il est arrivé à la conclusion que «toute nouvelle modification importante du programme risquait de compromettre gravement la valeur du bâtiment ».5 3 Actes off Org. mond. Santé, 124, annexe 15, parties 1 et 2. 4 Actes off. Org. mond. Santé, 124, annexe 15. Actes off. Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie 1, appendice. s Actes off Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie 1, paragraphe 7.2.

qu'ils envisagent de le faire dans un proche avenir. Actes off Org. mond. Santé, 106, 47. 2 Actes off Org. mond. Santé, 124, annexe 15, partie 1.

ANNEXE 7

91

Le Comité, à la suggestion du Directeur général, a alors réexaminé la question des garages souterrains qui, pour des raisons d'économie, avaient été supprimés dès avant la présentation du projet original à la Treizième Assemblée mondiale de la Santé. Le terrain mis à la disposition de l'Organisation par le Canton 4.4

de Genève s'avérant par trop exigu pour recevoir, sans trop le défigurer, les six cents voitures que l'on estime qu'il faudra garer, un garage souterrain pour environ quatre cents voitures avait été inclus dans le calcul d'estimation du coût du bâtiment figurant au paragraphe 5 du rapport du Directeur général sur la situation financière, cité plus haut.' 4.5

Cette même tendance s'est manifestée également lors de l'ouverture des soumissions pour la deuxième tranche de travaux. Bien que, dans tous ces cas, on ait retenu l'offre acceptable le meilleur marché, le montant des contrats déjà adjugés au 30 avril 1963 pour cette tranche est en augmentation de 9,15 % par rapport aux estimations établies par l'architecte en 1961. Quant aux deux contrats pour les façades métalliques et les cloisons amovibles, dont la valeur est importante et qui n'ont pas encore été attribués, les offres reçues font prévoir une augmentation encore plus 4.8

considérable. 4.9

Ces dernières informations ne peuvent laisser de

doute quant au bien -fondé de la recommandation Le Comité permanent, suivant en cela le Direc-

teur général, a conclu à la nécessité d'un certain nombre de garages souterrains en plus des parcages de surface. Et suivant la suggestion exprimée par le Comité permanent lors de l'examen de cette question, le Directeur général a entrepris des démarches auprès des autorités du Canton de Genève afin d'explorer toutes les possibilités qui pourraient s'offrir d'utiliser d'autres terrains pour augmenter les surfaces de parcage disponibles. Le seul résultat immédiat de ces

formulée par le Conseil exécutif à l'Assemblée mondiale de la Santé « de porter à environ soixante mil-

lions de francs suisses» les sommes prévues pour l'achèvement du bâtiment. 5. 5.1

Financement

Ainsi qu'il en avait été prié par le Conseil exé-

démarches fut l'autorisation obtenue du Département des Travaux publics d'utiliser une parcelle de terrain adjacente qui pourrait suffire pour le parcage d'une centaine de voitures. Le Conseil exécutif, saisi à sa trente session du rapport du Comité permanent du Bâtiment du Siège' et du rapport du Directeur général 4.6

cutif (dans la résolution EB3I.R25), le Directeur général a entamé des conversations avec les autorités de la Confédération suisse en vue d'examiner la possibilité

de relever le montant du prêt sans intérêt offert à l'Organisation, afin d'assurer le financement de ces frais supplémentaires.

Le texte d'une lettre adressée le 4 mai par le Chef du Département politique fédéral suisse au 5.2

sur l'avancement des travaux,3 a adopté la résolution EB31. R25.

Directeur général est reproduit ci -après : Nous référant à la correspondance et aux divers entretiens relatifs aux moyens supplémentaires de

Depuis le mois de janvier 1963, de nouvelles indications sont venues confirmer la tendance à la hausse des prix de construction. C'est ainsi que les 4.7

financement demandés à la Suisse pour la construction de l'immeuble du Siège de l'Organisation mondiale de la Santé à Genève, nous avons l'honneur de vous informer que cette question est actuel-

lement à l'étude auprès des autorités fédérales et cantonales compétentes. Nous pouvons vous assurer qu'elle sera examinée avec bienveillance; toutefois,

divers entrepreneurs titulaires des contrats adjugés en 1962 ont notifié de nouvelles variations de prix sur le montant de leurs travaux, variations qui ont une incidence de 4,78 % de hausse sur le montant total de leurs contrats pour la seule période du leT janvier au 30 avril 1963, ce qui porte à 7,06% l'augmentation du montant de ces contrats par suite de hausses légales des prix depuis leur signature en 1962.

une décision sur le montant et les conditions de notre participation éventuelle n'ayant pas encore pu intervenir, nous ne sommes, malheureusement, pas à même de vous donner dès maintenant de plus

amples informations. Nous espérons néanmoins pouvoir vous renseigner plus complètement dans un proche avenir.

1 Actes off.

Org. mond. Santé, 124,

124,

annexe 15, partie

1,

appendice. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 3 Actes off. Org. mond. Santé,

124,

annexe 15, partie 1. annexe 15, partie 2.

92

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Annexe 8

ÉTAT D'AVANCEMENT DU PROGRAMME D'ÉRADICATION DU PALUDISME EN 1962 [A16 /P &B /3 - 12 mars 1963] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

TABLE DES MATIÈRES Pages Pages

Introduction

92 93

7. Problèmes rencontrés dans l'éradication du paludisme 109 109 110 110

1. Progrès et perspectives d'ensemble 1.1 Tableau d'ensemble 1.2 Evaluation épidémiologique mondiale

93 94

2. Formation de personnel national d'éradication du paludisme 3.

Zones difficiles 7.2 Résistance des parasites du paludisme aux médiments 7.3 Réactions des vecteurs aux insecticides 7.1 .

97

Services techniques assurés par l'OMS en matière d'éradication du paludisme Services de santé généraux et programmes d'éradication du paludisme

99

4.

100 101 101

8. Recherches 8.1 Parasitologie du paludisme 8.2 Chimiothérapie 8.3 Immunologie 8.4 Epidémiologie 8.5 Entomologie 8.6 Progrès réalisés en matière d'insecticides 9.

117 118 118 119 119 120 120 121

5. Questions opérationnelles 5.1 Programmes d'éradication 5.1.1 Planification, organisation et administration 5.1.2 Pulvérisations 5.1.3 Administration de médicaments 5.1.4 Evaluation épidémiologique et opérations de surveillance 5.2 Programmes de pré- éradication 5.2.1 Planification 5.2.2 Infrastructure sanitaire

Coordination Région

101 101

10. Etat des programmes d'éradication du paludisme par 122 122 124 128 131 134 139

102 103 104 105 106

5.2.3 Service national du paludisme et activités antipaludiques 5.2.4 Evolution des programmes de pré- éradication

10.1 Région africaine 10.2 Région des Amériques 10.3 Région de l'Asie du Sud -Est 10.4 Région européenne 10.5 Région de la Méditerranée orientale 10.6 Région du Pacifique occidental Appendice 1. Etat détaillé de l'éradication du paludisme au 31 décembre 1962

106

144

107

6. Enregistrement des zones où l'éradication du paludisme a été réalisée et maintien de l'état d'éradication 108

Appendice 2. Personnel professionnel employé dans les services nationaux d'éradication du paludisme au 31 décembre 1963 154

INTRODUCTION

C'est un pas gigantesque qu'a marqué, en 1962, le passage à la phase de consolidation des 168 millions d'habitants des régions où la transmission du paludisme a cessé depuis assez longtemps et où, de ce fait, le réservoir d'infection parmi la population est descendu à un niveau suffisamment bas pour qu'il soit possible de remplacer sans danger les pulvérisations par des opérations de surveillance. La majorité de ces 168 millions de personnes ressortit au programme 1

exécuté en Inde; 13 millions se trouvent dans les Amériques et 2 millions appartiennent à la Région la Méditerranée orientale. Autre événement encourageant : 13 millions de personnes sont venues de

s'ajouter au cours de l'année à l'ensemble de celles qui vivent dans des régions où l'éradication du paludisme est considérée comme réalisée. Il arrive qu'une fois atteinte la phase de consolida-

tion les progrès se ralentissent du fait que l'intérêt pour la lutte antipaludique s'amenuise et que l'on réduit prématurément le soutien financier de la cam-

Voir résolution WHA16.23.

ANNEXE 8

93

pagne, alors que c'est précisément à ce stade que l'élimination des derniers cas et foyers occultes exige un effort maximum de dépistage, d'habileté et d'imagination.

Le Comité d'experts du Paludisme, qui comprenait des spécialistes de l'administration de la santé publique,

s'est réuni en avril 1962. Après avoir examiné le rapport d'un consultant, il a formulé d'importantes recommandations concernant l'aménagement parallèle de l'infrastructure sanitaire indispensable pour la réa-

Les travaux préparatoires font aussi de grands progrès dans des régions qui ne sont pas encore prêtes à aborder l'éradication. La politique de pré- éradication

a trouvé un accueil enthousiaste dans les pays relativement peu développés. Des programmes de pré éradication sont mis en oeuvre dans vingt -trois pays

lisation de l'éradication du paludisme. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d'une collaboration étroite entre les services généraux de santé publique et

d'Afrique et d'Asie. Ce travail a été grandement facilité par la volonté de l'Organisation d'accélérer le programme mondial d'éradication du paludisme. Malheureusement, l'élan donné ne pourra se maintenir que si des contributions volontaires continuent d'être versées en quantité suffisante.

les services d'éradication du paludisme à toutes les étapes des programmes d'éradication. L'OMS attache la plus haute importance à la mise en oeuvre de ces recommandations, laquelle stimulera et accélérera l'organisation des services de santé publique des pays en voie de développement jusqu'au point où ces services

pourront contribuer pleinement à l'exécution du programme d'éradication du paludisme.

1.

PROGRÈS ET PERSPECTIVES D'ENSEMBLE

1.1

Tableau d'ensemble

aspects du programme mondial d'éradication du paludisme. Avant tout, la population des régions ayant atteint la phase de consolidation est passée de 75 millions en 1961 à 243 millions en 1962. Le

Des progrès évidents ont été réalisés dans tous les

tableau A donne un aperçu de l'état d'avancement des programmes d'éradication, par Région, au 31 décembre 1962. Au début de 1963, toute l'Europe continentale avait atteint la phase de consolidation : ainsi se trouvaient réalisés les objectifs du Plan prioritaire coordonné pour l'éradication du paludisme en Europe

puissante raison de poursuivre sans relâche et sans défaillance la réalisation de ce programme jusqu'à ce que l'objectif final en soit atteint. Conformément à la résolution WHA15.20 de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé préconisant une accélération de la mise en place des moyens de santé publique et administratifs fondamentaux destinés à abréger le temps nécessaire à l'accomplissement de l'éradication totale du paludisme,

une importance particulière a été accordée aux programmes de pré -éradication en 1962. A l'heure actuelle,

continentale, qui avait été établi par la première conférence européenne sur l'éradication du paludisme, réunie à Palerme en 1960.

des programmes de ce genre se déroulent ou se préparent dans vingt -trois pays. La demande de personnel national et international compétent dans les diverses spécialités s'est accentuée

A mesure que l'attaque générale progresse, des problèmes surgissent çà et là. Indépendamment des problèmes administratifs dus à une organisation ou à des moyens financiers insuffisants, les difficultés techniques qui entravent l'interruption de la trans-

en 1962, surtout dans les Régions africaine et du Pacifique occidental. A l'action des centres de préparation à l'éradication du paludisme créés à Belgrade (Yougoslavie), à São Paulo (Brésil), à Kingston (Jamaïque) et au Venezuela, se sont ajoutés deux cours donnés à Moscou, l'un en langue anglaise, l'autre en langue française. Le nouveau centre de Lagos (Nigéria)

mission - et qui vont parfois jusqu'à créer des « zones difficiles » (voir la section 7.1, page 109) appellent une étude locale spéciale et des mesures d'attaque renforcées. Dans un pays au moins (El Salvador), la transmission a défié dans certaines zones tous les insecticides à action rémanente. Une conjugaison de la résistance physiologique et de modifications du comportement a rendu le vecteur réfractaire aux mesures imagocides et, tandis qu'on essaie de mettre au point un autre moyen plus efficace, la fréquence des cas nouveaux de paludisme remonte aux niveaux qu'elle avait atteints avant les traitements au DDT. Cet échec constitue sans doute un événement sérieux et regrettable mais il confirme aussi la sagesse et la prévoyance dont avait fait preuve

a organisé son premier cours en octobre 1962. Des activités de formation devraient commencer à Lomé (Togo) pendant le deuxième semestre de 1963 et reprendre à Manille (Philippines) à la même époque. En 1962, les centres de formation nationaux d'Ethiopie,

de l'Inde, d'Indonésie, du Pakistan et du Soudan ont poursuivi leur activité. Le système d'échange de travailleurs scientifiques s'est à nouveau avéré très utile en 1962 en permettant

à de hauts fonctionnaires nationaux responsables d'activités antipaludiques d'aller voir l'exécution de programmes en dehors de leur pays et de visiter divers centres scientifiques, et ainsi d'enrichir leur expérience

et d'apprendre à résoudre certains problèmes. 1 Voir le neuvième rapport du Comité d'experts du Paludisme (Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 243).

la Huitième Assemblée mondiale de la Santé en insistant pour que l'éradication du paludisme soit entreprise à l'échelle mondiale et il fournit uñe

94

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

TABLEAU A. APERÇU DE L'ÉTAT D'AVANCEMENT DES PROGRAMMES D'ÉRADICATION DU PALUDISME, PAR RÉGION, AU 31 DÉCEMBRE 1962 Population en milliers d'habitants des zones on le paludisme n'a jamais été Total indigène ou a

Région

disparu sans mesures antipaludi q ues

des zones initialement impaludées

des zones on l'éradi cation réalisée (phase

des zones où sont en cours des programmes d'éradication des zones

aurait été

à la phase de consolidation

spéciales

d'entretien)

à Is phase d'attaque

à la phase de p réa-

ration

Total

sans programme d'éradication

Afrique Amériques . Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental (non compris la Chine continentale, . . . . . . .

172 434 429 726 634 678 698 861

14 815 275 835 35 238 391 937

157 619 153 891 599 440 306 924

3 278 59 326 1 467 245 744 1 884

1 435

30 436 162 028 30 026 14 486

1 155 49 386

381060 12 987 12 705

13 753 9 191

-

2 590 93 575 552 279 43 013 37 268

151 751

990 45 694 18 167 136 975

212 546

36 419

176 127

10 077

la Corée du Nord et le Viet -Nam du Nord) Total 215 573 2 363 818 (3 058 930)* 137 120 78 453 17 367

4 766 243 177

3 809

280 33 301

8 855

52 231

891 364

1 472 454

329 066

461 102

737 580

405 808

* Le chiffre entre parenthèses comprend la population estimative (695 112 milliers) des régions pour lesquelles on ne dispose pas d'autres renseignements (Chine continentale, Corée du Nord et Viet -Nam du Nord).

1.2

Evaluation épidémiologique mondiale

TABLEAU C. POPULATION DES ZONES INITIALEMENT

L'évaluation épidémiologique mondiale repose principalement sur le système, encouragé par l'OMS, des

IMPALUDÉES QUI AVAIENT ATTEINT LES PHASES D'ENTRETIEN ET DE CONSOLIDATION EN 1961 ET EN 1962 Population des zones Population ayant atteint des zones les phases phases initialement de c Année impaludées dation et (en milliers d entretien d'habitants) (en milliers d'habitants) Pourcentage

rapports trimestriels relatifs aux opérations de surveillance. L'adoption universelle de ce système créerait les conditions nécessaires à une évaluation efficace et complète. A la fin de 1962, les pays soumettant des rapports trimestriels sur les opérations de surveillance étaient au nombre de trente -huit (dont quatre n'ont encore atteint que la phase d'attaque), soit quatorze de plus qu'en 1961, situés pour la plupart dans la Région des Amériques. Le nombre de pays parvenus en partie ou totalement à la phase de consolidation à la fin de 1962 est indiqué, par Région, dans le tableau B. TABLEAU B. RAPPORTS SUR LES OPÉRATIONS DE SURVEILLANCE EN 1962 Pays dont les programmes ont atteint la phase de consolidation Pays soumettant des rapports trimestriels sur les opérations de surveillance

de la

Région

population des zones initialement impaludées ayant atteint les phases de

d'entretien

dation et

consoli

Afrique Amériques .

1961

1962 .

152 557 157 619

4 581 4 713

3,0 3,0 50,6 58,4 1,5

.

1961

1962

146 592 153 891

74 158 89 762 8 073 163 495

Asie du Sud -Est Région

1961

1962

570 759 599 440

27,2 89,4 89,8

Europe

1961

1962

302 420 306 924 172 284 176 127 75 311 78 453

270 363 275 770 14 421

Afrique Amériques Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental . .

4 22 5

2 13 3

Méditerranée orientale . Pacifique occidental

1961 . . .

1962 1961

16 370 25 495* 22 133 397 091 572 243

8,4 9,3 33,9 28,2

9 7 5

7

6 3

.

.

.

1962 1961

Total

1962

1 419 923 1 472 454

27,7 38,8

A la fin de des

1962, le pourcentage de la population zones initialement impaludées qui ont maintenant

* Chiffre corrigé.

ANNEXE 8

95

atteint les phases d'entretien et de consolidation

était passé, comme l'indique le tableau C, de 27,7 à 38,8, soit une augmentation de 11,1 % par rapport à 1961. Sur les 1472 millions d'habitants des zones primitivement impaludées, il y avait à la fin de 1962 (comme l'indique le tableau A) 573 millions de personnes couvertes par ces deux phases; l'accroissement

sont autant de signes encourageants. Toutefois, des faiblesses se rencontrent dans certains programmes, surtout dans l'organisation et le contrôle du dispositif de surveillance active - on en citera pour preuve le rapidement les sources d'infection dans les zones à la phase de consolidation pour prévenir la création

fait qu'il n'a pas été possible de découvrir assez

effectif est donc de 44 % par rapport au chiffre de 397 millions enregistré en 1961. Le progrès le plus net

d'importants foyers de paludisme évolutif - ainsi que dans la lenteur avec laquelle les services de santé

a été réalisé en Asie du Sud -Est, où l'arrêt des pulvérisations qui a marqué l'achèvement de la phase

d'attaque en Inde a intéressé des zones totalisant 153 millions d'habitants. Dans les Amériques, des zones comptant 13 millions de personnes sont entrées dans la phase de consolidation, tandis que l'éradication paraît réalisée dans de nouvelles zones de 3 millions d'habitants. En Europe, des régions de 5 millions d'habitants sont entrées dans la phase de consolida-

tion, de même qu'une zone de 1 million d'habitants

dans la Région du Pacifique occidental. Dans la Région de la Méditerranée orientale, des régions comptant 2 millions de personnes sont passées de la phase d'attaque à la phase de consolidation. L'évaluation qualitative du programme mondial d'éradication est difficile à exprimer, mais des indices

sont associés au dépistage des cas et qui s'explique par l'insuffisance des services ruraux de santé. Ce dernier facteur risque fort de prolonger la phase de consolidation et, par conséquent, de retarder la réalisation de l'éradication. L'observation des critères recommandés par le Comité d'experts du Paludisme pour décider l'arrêt des pulvérisations, de même que l'emploi d'équipes d'évaluation indépendantes pour aider les administrations nationales à évaluer les progrès réalisés, ont contribué à renforcer les activités épidémiologiques. Les équipes d'évaluation analysent de près toutes les données épidémiologiques et font des visites de contrôle pour évaluer l'efficacité du dispositif de surveillance et la qualité des services de laboratoire. C'est un signe favorable que le

tarissement

très nets montrent que les opérations épidémiologiques se sont renforcées quant aux moyens de dépistage, aux services de laboratoire et aux activités entomologiques. L'intensification de la formation de microscopistes et d'agents de surveillance, l'organisation de cours spéciaux d'épidémiologie et d'entomologie, le renforcement de l'effectif des microscopistes et des cadres des opérations de surveillance

progressif du réservoir d'infection paludique (qui ressort du tableau D) dans les régions qui ont atteint la phase de consolidation depuis plus d'un an. Une régression notable de l'indice parasitaire annuel peut être constatée dans la plupart des programmes. Néanmoins, dans quelques programmes où le dépistage et l'application de mesures de traitement radical n'ont pas été suffisamment poussés, la situation de cet indice ne s'est pas améliorée ou a même empiré.

TABLEAU D. DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES COMPARATIVES, DE 1961 ET 1962, POUR LES RÉGIONS A LA PHASE DE CONSOLIDATION, PAR RÉGION ET PAR PAYS (population en milliers d'habitants) Population des zones à la phase de consolidation 1961

Région et pays

annuel (en o6) 1961

Indice parasitaire

Fréquence annuelle des infections nouvellement transmises (en 'No)* 1961

1962

1962

1962

Afrique

Ile Maurice Amériques

264

263

... 0,4 (0,03)

0,023

.. 0,25 (0,002)

0,0075

Argentine Bolivie Colombie

41

Costa Rica Guadeloupe Guatemala Honduras Honduras britannique Jamaïque Mexique Nicaragua

.

.

761 11 721 .

Panama (Zone du Canal)

-

461

186

624 759 3 027 230 66 498 46 100 1 282

0,01

15 592 515

0,23 0,61

41

44

0

(0,02) (0,037) (0,02) 0,43 0 0,35 0,065 0,36 0,001 0,25 (0,31) (0,41)

0,0013 0,18 0,61

0

(0,018) (0) (0,004) 0,3 0

0,2

... 0

0,36

0,2

...

0,41

96

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Région et pays

zones à la phase de consolidation 1961

Population des

Indice parasitaire annuel (en ohm) 1961

Fréquence annuelle des infections nouvellement transmises (en o /oo)* 1961

1962

1962

1962

Pérou Surinam

47 115 . . .

864 125 877

Trinité et Tobago Venezuela

I97 173

150

0,021 0 0,005 0,63

0,02 0,008 0,001 0,35

0

0 0,17

0,002 0 0

0,09

Asie du Sud -Est Afghanistan Birmanie Ceylan Inde Thaïlande Europe Albanie Bulgarie Espagne Grèce Portugal Roumanie Turquie

86

87

3 500 1 260 1 800

-

4 100 1 294 154 887 1 660

0,035 (0,035) (0,011) 0,01

0

(0,08) 0,19 0,003 0,017 0,95 **

0 (0,004) (0,001) 0,007

0

.. 0

.

0

.. 0,9

.

786 55

294 2 437 631

1 053 48 298

0,052 0,06 0,05 (0,027) 0,002 0,05 0,033 0,05

5 747 17 959 . .

2 167 678 6 326 18 268 890 298

0,018 0 0,003 0,046 (0,02) 0,002 0,055

0,032 0,017 0,024 (0,008) 0

0 0

0

0,027 (0,004) 0

0,04 0,025 0

0,038 0,1 0

Union des Républiques socialistes soviétiques Yougoslavie

2000 258

0,15 0,003

Méditerranée orientale Irak Iran Israël Jordanie Liban Libye Syrie

3 300 5 500 1 499 480 683 14

4 163 6 000 1 499 851

0,002 0,13 (0,029) 0,067

1123

683 25 1 265

0,009

...

0,097 0,42 (0,024) 0,28 0,28 0,72 **

0

0,09 (0,003)

... 0,0035

0 0

0,021

0,027

0,086 0,3 (0,003) 0,22 0,14 0,68 0,006

Pacifique occidental

Bornéo du Nord Chine (Taiwan) Philippines Sarawak 0

13

13

800 3 261 571

945 3 261 505

0,3 0,14 0,69 0,32

0,23 0,021 0,82 **

0

0,087 0,35 0,1

0 0,001

...

0,42

0,29

Résultats négatifs. Pas applicable. Pas de renseignements. Fréquence des cas groupés en cas indigènes, introduits et non classés. L'indice parasitaire annuel dépasse le niveau maximum de 0,5, pour 1000 habitants admissible pour une

zone à la phase de consolidation.

()

Les chiffres entre parenthèses se rapportent à des régions où le dépistage laissait à désirer et où, par consé-

quent, l'indice parasitaire annuel n'a qu'une valeur limitée.

En Europe continentale, les progrès ont été impressionnants, surtout en ce qui concerne la qualité des opérations épidémiologiques. Dans l'ensemble de l'Europe, il a été déclaré, en 1962, 4518 cas de paludisme, dont 3594 en Turquie. Pas un seul cas de paludisme indigène n'a été signalé en Espagne au cours de

habitants et les excellents résultats obtenus dans la plupart des pays de la Zone 1 de la Région des Amériques,

soit le Venezuela et sept administrations insulaires des Caraïbes (la Dominique, Grenade, la Guadeloupe,

l'année et il n'en a été déclaré aucun en Bulgarie en 1961 et en 1962.

Au Venezuela, la réalisation de l'éradication a été attestée en 1961 dans une zone comptant 4 325 000

la Jamaïque, la Martinique, Sainte -Lucie et Trinité et Tobago) permettent d'espérer que l'éradication ne tardera guère à être réalisée dans l'ensemble de cette zone. Dans les sept administrations insulaires, aucun cas indigène de paludisme à Plasmodium falciparum ou à P. vivax n'a été signalé en 1962.

CARTE I

.

EVALUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE L'ÉTAT DU PALUDISME (DÉCEMBRE 1961)

N

Arf

JAMA 1QUE

RYU-KYU

PORTO RICO

o

GUADELOUPE (DOMINIQUE MARTINIQUE STE -LUCIE BARBADE GRENADE TOBAGO

TRINITÉ

¡LES DU CAP -VERT SINGA POUR

i -0 ZANZIBAR

oam c; l

c3;7

ILE MAURICE

RÉUNION

SWAZILAND

RÉGIONS DANS LESQUELLES LE PALUDISME A DISPARU OU N'A JAMAIS SÉVI

U

/

RÉGIONS IMPALUDÉES N'AYANT PAS ENCORE ATTEINT LA PHASE DE CONSOLIDATION RÉGIONS A LA PHASE DE CONSOLIDATION

ap RÉGIONS D'0Ù LE PALUDISME A ÉTÉ ÉRADIQUÉ PAYS POUR LESQUELS ON MANQUE D'INFORMATIONS CONCERNANT L'ÉTENDUE EXACTE DE LA ZONE IMPALUDÉE ET LA SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE

CARTE 2. ÉVALUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE L'ÉTAT

DU PALUDISME (DÉCEMBRE 1962

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P/44 / JAMAÏQUE

PORTO RICO GUADELOUPE DOMINIQUE

/.e., MARTINIQUE

".,. STE -LUCIE

SAO TOMÉ

ZANZIBAR COMORES

© ILE MAURICE

RÉUNION

SWAZILAND

RÉGIONS DANS LESQUELLES LE PALUDISME A DISPARU OU N'A JAMAIS SÉVI

ap

ï/

RÉGIONS IMPALUDÉES N'AYANT PAS ENCORE ATTEINT LA PHASE DE CONSOLIDATI RÉGIONS ,4 LA PHASE DE CONSOLIDATION

RÉGIONS D'OÙ LE PALUDISME A ÉTÉ ÉRADIQUÉ

PAYS POUR LESQUELS L'ÉTENDUE EXACTE DE LA ZONE IMPALUDÉE ET LA SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE NE SONT PAS CONNUES WHO 3398

ANNEXE 8

97

secteurs qui ont abordé la phase de consolidation en 1962, deux seulement ont dû revenir à la phase d'attaque; on prévoit d'autre part que les pulvéri-

Les activités de surveillance dans les régions de Ceylan et de l'Inde qui ont atteint la phase de consolidation sont satisfaisantes. En Inde, sur les 140

positifs. Le renforcement des services techniques de l'OMS en matière épidémiologique par la création de postes régionaux

d'épidémiologistes en

1962,

l'organisation d'un cours supérieur de méthodologie épidémiologique en 1963 et la préparation en décembre

sations seront arrêtées en 1963 dans 78 autres secteurs et l'on estime à 250 millions environ le nombre total

1962 par l'OMS d'un manuel pour l'évaluation et la épidémiologiques de l'éradication du paludisme 1 contribueront certainement à améliorer surveillance

d'habitants de l'Inde qui en seront à la phase de

consolidation en 1963. Quelques foyers actifs de paludisme se sont allumés

en 1962 dans des zones ayant atteint la phase de consolidation et situées dans plusieurs pays limitrophes de la Région de la Méditerranée orientale (Irak, Israël, Jordanie, Liban, Syrie) et, bien que cette résurgence reflète une certaine faiblesse du dispositif de dépistage, la qualité des activités épidémiologiques

la qualité de toutes les activités épidémiologiques. Les gouvernements qui demandent l'intervention des équipes de l'OMS pour attester et enregistrer la réalisation de l'éradication sont d'autant plus enclins à renforcer leurs services ruraux de santé qu'une couverture adéquate par ces services et l'aptitude de ceux -ci à détecter et à éliminer les infections paludéennes constituent un des principaux critères à remplir pour l'attes-

tation de l'éradication. Parmi les autres signes favorables, on peut signaler l'accélération de la mise en place

entreprises pour préciser les contours de ces foyers et pour les éliminer a été satisfaisante. Dans la Région du Pacifique occidental, le programme d'éradication de la Chine (Taiwan) a subi un recul temporaire par suite de l'apparition de foyers actifs de paludisme dus à des infections importées de

synchronique d'un réseau de services ruraux de santé et de services antipaludiques de pré- éradication dans

les pays en cours de développement, ainsi que les efforts entrepris pour activer ces programmes en Afrique en vue d'abréger les délais de réalisation de l'éradication totale. Dans le programme mondial d'éradication du

l'étranger. L'équipe de l'OMS qui devait se rendre

à Taiwan en 1963 pour attester la réalisation de l'éradication a dû ajourner sa visite jusqu'à ce que le mécanisme de dépistage ait été amélioré, surtout par l'entremise des institutions médicales et par le renforcement de l'observation suivie des voyageurs venus de l'étranger.

paludisme, une fois remportées les victoires spectaculaires de la phase d'attaque, les progrès apparaîtront plus lents et moins visibles. Les étapes ultimes de la phase de consolidation et les zones dites « difficiles »

poseront certainement des problèmes sérieux aux paludologues et aux administrateurs sanitaires, mais, grâce à une meilleure connaissance de l'épidémiologie du paludisme, grâce aussi à l'intensification des recherches en vue d'améliorer les opérations épidémiologiques, grâce, enfin et surtout, à la volonté et

Il n'est pas inutile, à propos de l'évaluation du programme mondial d'éradication, de dire quelques mots de la stratégie adoptée pour la planification et la mise en oeuvre de ce programme. La profonde adhésion

à la politique d'éradication et la volonté bien arrêtée d'atteindre ce but, que l'on trouve chez les responsa-

à la détermination de l'homme d'atteindre ce but, la victoire finale sur le paludisme ne fait aucun doute.

bles de la santé publique, sont des éléments très 2.

FORMATION DE PERSONNEL NATIONAL D'ÉRADICATION DU PALUDISME rentes conditions épidémiologiques, physiques et administratives. Ainsi, indépendamment des connaissances qu'elles acquièrent dans les techniques

Tout au long de l'année, l'Organisation a continué de fournir une aide pour la formation de personnel, élément essentiel de tous les programmes d'éradication

du paludisme. Cette aide a été assurée sous diverses formes, de façon à constituer des effectifs suffisants de personnel convenablement formé à tous les échelons.

fondamentales d'éradication du paludisme, les personnes appelées à constituer les cadres se mettent au courant des pratiques opérationnelles et administraappliqueront, avec les adaptations nécessaires, dans leurs programmes nationaux. Au cours de l'année, l'Organisation a aidé à assurer tives qu'elles

On s'efforce d'assurer, chaque fois que possible, la formation des diverses catégories de personnel - et en particulier du personnel non professionnel dans le pays d'origine des intéressés. Cette formule est plus économique que la formation à l'étranger, surtout s'il s'agit d'effectifs importants, et par ailleurs une formation adaptée aux conditions dans lesquelles

ces possibilités de formation de diverses manières. Les centres internationaux existants ont été maintenus,

tandis que de nouveaux étaient créés ou que leur création était préparée. L'assistance en matière de formation dans les Etats Membres a compris l'envoi de conseillers chargés d'aider des centres nationaux de formation à organiser leurs activités d'enseignement

le personnel sera appelé à exercer son activité est infiniment plus efficace. Pour un nombre limité d'agents de niveau profes-

sionnel et d'administrateurs responsables de vastes programmes, une formation à l'étranger peut être nécessaire et désirable : elle offre au personnel chargé

et leur administration, ainsi que la livraison de fournitures et de matériel. Indépendamment des bourses

destinées à permettre à des membres de services nationaux du paludisme de suivre des cours réguliers 1 Version française en préparation.

de responsabilités de direction la possibilité de comparer des programmes qui se déroulent dans diffé-

98

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

d'éradication du paludisme et de visiter des projets, des subventions ont de nouveau été accordées dans le cadre du système d'échange de travailleurs scientifiques.

paludique en Afrique, dont l'ampleur va grandissant.

Le tableau E indique les cours qui se sont déroulés en 1962 dans des centres internationaux de formation et précise le nombre de membres des services nationaux

d'éradication du paludisme qui les ont suivis. Les participants appartenaient à plus de 55 pays. TABLEAU E. COURS SUIVIS PAR DES MEMBRES DE SERVICES NATIONAUX D'ÉRADICATION DU PALUDISME DANS LES CENTRES DE FORMATION EN 1962

Centre de formation

Type de COLIN

Nombre de cours

Langue dans laquelle l'enseignement est donné

Nombre d'élèves

Un premier cours a été donné à Lagos d'octobre à décembre 1962. Un centre similaire pour les élèves des pays africains d'expression française était en voie d'organisation en 1962 et sera ouvert à Lomé (Togo) en 1963. On prévoit que le centre de formation des Philippines sera rouvert et qu'il reprendra ses cours réguliers vers la fin de 1963. Pendant l'année, l'Organisation a continué d'appuyer de diverses manières les centres nationaux de formation existant en Ethiopie, en Inde, en Iran et au Pakistan. Le centre éthiopien, installé à Nazaret, a organisé un cinquième cours pour de nouveaux stagiaires, en plus des cours de perfectionnement. Douze des trente élèves se destinaient aux opérations antipaludiques en général, sept aux travaux entomologiques et onze à des postes de microscopistes. Le centre installé en Inde a, comme les années précédentes, formé des

stagiaires d'autres pays de la Région de l'Asie du Sud -Est. L'Institut de Paludologie et de Parasitologie 5

Belgrade, Yougoslavie

supérieur moyen supérieur moyen supérieur moyen moyen

1

2 1

français français anglais

34 21

de Téhéran a organisé des cours spéciaux sur le

paludisme - notamment sur l'entomologie - à l'intention du personnel des services généraux de santé publique, ainsi qu'un cours supérieur pour

Le Caire, République Arabe Unie Kingston, Jamaïque

1

anglais et arabe anglais anglais anglais

30

3 1

37 21 15

dix membrés du service d'éradication du paludisme. Il y a eu en outre un cours de reconnaissance géographique pour trente -sept stagiaires (à la formation

desquels l'OMS a participé) et un cours pour cin-

Lagos, Nigéria Maracay, Venezuela

1

supérieur supérieur supérieur

1

espagnol anglais français

33

et de Lahore qui avaient été inaugurés en 1961. d'entomologistes, de

quante microscopistes. Les activités ont pris un élan considérable dans les centres pakistanais de Dacca

Indépendamment des cours ordinaires supérieurs et moyens, on a institué des cours spéciaux à l'intention surveillants et d'inspecteurs

Moscou, URSS

1 1

16 10

des activités antipaludiques, de microscopistes, de techniciens entomologistes et de collecteurs d'insectes.

São Paulo, Brésil

supérieur entornologie

2 1

portugais portugais

28 10

Total

16

Total

260

En tout, plus de 360 personnes ont été formées dans chacun de ces deux centres. En 1962, le centre indonésien de Tjiloto, auquel l'OMS a affecté un paludologue, a assuré l'enseignement de disciplines très variées; un cours de trois mois

a commencé en mai, à l'intention de trente -trois techniciens supérieurs, et un autre en juillet, suivi Les centres qui existaient déjà à Belgrade (Yougoslavie), au Caire (République Arabe Unie), à Kingston (Jamaïque), à Maracay (Venezuela) et à São Paulo (Brésil) ont continué à fonctionner. Le centre du Caire, bien qu'il ait cessé d'être dénommé centre international avant la fin de 1962, continue, avec l'aide de l'OMS, à former toutes les catégories de personnel local et le personnel des services d'éradication des pays voisins. Deux cours supérieurs, l'un en langue française et l'autre en langue anglaise, ont eu lieu à Moscou de mars à juin et de juillet à octobre, respectivement; dans les deux cas, les stages pratiques correspondants ont été effectués en Turquie et en Syrie. Un nouveau par quarante -deux administrateurs, qui s'est prolongé

jusqu'en octobre; un cours d'entretien d'un mois a été donné à vingt -six agents de surveillance. Par ailleurs, un cours de quatre mois pour trente -sept chefs de sous -zones, ainsi qu'un cours de deux mois pour dix -neuf médecins avaient commencé avant la fin de l'année. Ces cours sont d'ailleurs loin de représenter toute l'activité déployée en matière de formation

professionnelle en Indonésie. On se fera une idée de l'ampleur des besoins en personnel opérationnel de ce pays d'après les estimations provisoires suivantes des postes jugés nécessaires : chefs dei secteur, 450; chefs d'opérations, 600; prospecteurs principaux, 2700; prospecteurs, 8000; chefs d'équipe, 7000; microscopistes, 1100, et évaluateurs principaux, 600. A Bali, il y a eu des cours pour chefs de secteur, microscopistes, médecins, sous -chefs et administra-

centre international de formation (langue anglaise) a été inauguré à Lagos (Nigeria); c'est l'un des deux centres dont la création était envisagée pour faire face aux besoins croissants du programme anti-

teurs; ils ont été suivis au total par 500 personnes environ. A Bandoeng, aussi, une importance parti-

ANNEXE 8

99

culière a été accordée à la formation professionnelle,

dont ont bénéficié 609 personnes comprenant des chefs de secteur et leurs adjoints, des microscopistes et d'autres agents opérationnels. On prévoit la création de deux nouveaux centres de formation pour Sumatra. Au Soudan, le centre installé avec l'aide de l'OMS a été achevé vers la fin de l'année et les cours devaient commencer au début de 1963. Indépendamment des centres spécialisés dans la préparation à l'éradication du paludisme qui ont été mentionnés ci- dessus, l'Organisation a soutenu, chaque

Siège de collaborer à des activités d'enseignement. C'est ainsi qu'en Afghanistan ont eu lieu tout au long de l'année des cours pour inspecteurs principaux et inspecteurs subalternes du paludisme; 150 stagiaires permis de former 190 personnes. Il a été fait brièvement mention ci- dessus de l'enseignement de notions de paludisme que l'on donne

environ les ont suivis. Au Népal aussi, plusieurs cours d'une durée d'une semaine à trois mois ont

fois qu'elle l'a pu, les activités de formation professionnelle qui faisaient partie des programmes nationaux, grands ou petits. Dans certains cas, cette aide

a consisté à instituer un cours proprement dit, tel le cours pour techniciens supérieurs qui a été organisé en Chine (Taiwan) au profit des pays de la Région du Pacifique occidental. Un cours de type analogue s'est

à du personnel de santé publique non directement associé aux activités antipaludiques. On peut penser que les bénéficiaires seront portés par la suite à soutenir indirectement le programme antipaludique, par exemple en collaborant à la mise en place de l'infrastructure sanitaire de leur pays. Dans le même ordre d'idées, il faut signaler les collaborateurs bénévoles

déroulé aux Philippines à l'intention du personnel opérationnel d'encadrement (chefs d'équipe ou chefs de secteur). Au début de 1963, un cours spécial pour entomologistes de différents pays de la Région du Pacifique occidental s'est tenu à Kuala- Lumpur.

dont les services sont largement utilisés dans de nombreux pays pour les activités de surveillance et pour la formation desquels de vastes efforts ont été déployés. Il suffit de songer que, rien qu'à Haïti, 500 volontaires ont été formés en un mois.

A part les cours qu'ils ont directement aidé à

Dans d'autres cas, l'OMS est intervenue en affectant des conseillers à des projets déterminés ou en chargeant

organiser et à donner, les conseillers de l'OMS ont aidé le personnel national à préparer des moyens d'enseignement (manuels, etc.), dont l'Organisation encourage vivement l'utilisation.

des fonctionnaires de ses bureaux régionaux ou du

3.

SERVICES TECHNIQUES ASSURÉS PAR L'OMS EN MATIÈRE D'ÉRADICATION DU PALUDISME En outre, on a convoqué à une réunion tous ces con-

Pour soutenir le rythme d'expansion du programme mondial d'éradication du paludisme, l'Organisation n'a épargné aucun effort en 1962 pour assurer des services techniques de la plus haute qualité. Sans un effectif suffisant de conseillers qualifiés, il est impossible d'assurer l'assistance requise pour une planification et une exécution rationnelles des activités si diverses qu'implique un programme d'éradication. Indépendamment des services consultatifs qu'elle fournit à l'échelon des pays, l'Organisation entretient un effectif de personnel technique dans les bureaux régionaux et au Siège. Ces trois échelons sont interdépendants, le soin de conseiller le Directeur général en matière de planification et de coordination globales incombant à la Division de l'Eradication du Paludisme à Genève. De même, le personnel des services antipaludiques des bureaux régionaux aide les directeurs

seillers ainsi que les conseillers en santé publique de l'OMS affectés au bureau régional et dans les

pays et qui participent étroitement à la mise en place de l'infrastructure sanitaire pour les programmes de pré -éradication; ce dernier problème a réunion.

constitué le point saillant de l'ordre du jour de la Au cours de l'année, onze des principaux responsables des projets antipaludiques exécutés dans les différentes Régions ont visité d'autres théâtres d'opérations au titre du programme de voyages d'étude pour conseillers.

Etant donné la pénurie aiguë de personnel suffisamment expérimenté pour les activités antipaludiques, l'Organisation a dû continuer à engager des stagiaires auxquels elle fait suivre des cours de formation accélérée. La création d'une infrastructure de services

régionaux à assurer des avis techniques aux gouvernements et à renforcer la coordination des activités antipaludiques entre les pays. La dotation en personnel des services antipaludiques

ruraux de santé étant un élément indispensable des programmes de pré- éradication, on s'est rendu compte

qu'il y aurait intérêt, chaque fois que possible, à recruter des médecins ayant déjà une expérience des

des bureaux régionaux au cours de l'année a reflété l'évolution du programme dans les diverses Régions. Dans deux d'entre elles, des médecins supplémentaires

questions de santé publique et que l'on formerait en outre aux techniques d'éradication du paludisme. L'effectif et les catégories de personnel technique de l'Organisation engagé dans le programme antipaludique en décembre 1958. 1962

ont été chargés de collaborer à l'évaluation et à l'appréciation épidémiologiques des programmes. Au Bureau régional de l'Afrique, l'accroissement du nombre de programmes prévus a justifié la créa-

sont indiqués au

tableau F, ainsi que les chiffres correspondants de L'augmentation du nombre de médecins, d'ingénieurs, d'entomologistes et de techniciens de l'assai-

tion d'un troisième poste de paludologue chargé d'assurer une liaison suffisante avec les conseillers paludologues de l'OMS travaillant dans les pays.

100

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

nissement reflète l'ampleur prise par les opérations pratiquées; de même, l'accroissement du nombre des administrateurs traduit la nécessité de fournir aux gouvernements des avis sur les aspects administratifs

gigues

d'éradication du paludisme. En plus des

de leurs programmes d'éradication. Dans certaines Régions, la formation rapide de techniciens nationaux

publications régulières de l'Organisation, telles que rapports du Comité d'experts du Paludisme, monographies et numéros spéciaux du Bulletin consacrés au paludisme et aux insecticides, des documents polycopiés font l'objet d'une diffusion restreinte.

a permis à l'Organisation de réduire ses effectifs de cette catégorie de personnel. TABLEAU F. EFFECTIF COMPARÉ DU PERSONNEL CONSULTATIF AFFECTÉ PAR L'OMS DANS LES PAYS EN 1958 ET 1962 Catégorie Décembre 1958

Des documents, qui sont tirés à plus de 1500 exemplaires par numéro, en anglais et en français, sont distribués aux instituts nationaux, aux fonctionnaires supérieurs des programmes nationaux d'éradication

du paludisme ainsi qu'aux travailleurs de la santé publique et aux chercheurs qui portent un intérêt particulier au paludisme. En 1962, il est paru quarante quatre documents de ce genre : quatre sur les aspects

Décembre 1962

Médecins

Conseillers en santé publique Ingénieurs Entomologistes Techniciens de l'assainissement Techniciens Administrateurs Autre personnel *

.

.

.

74 19 31

117 1

40 57 108 30 26 32 411

.

68

31

21

généraux du paludisme, cinq sur la chimiothérapie, quatre sur l'entomologie, huit sur les insecticides, huit sur la parasitologie et quatre sur d'autres aspects de l'éradication du paludisme. De même, les bureaux régionaux publient des documents et des bulletins d'information d'intérêt régional. Une autre activité, dont il a d'ailleurs déjà été fait mention au chapitre 2, est la préparation de manuels et de guides sur divers aspects du programme d'éra-

Total

244

* Paludologues assistants, parasitologistes, statisticiens, éducateurs sanitaires, etc. Les postes sont imputés sur le budget ordinaire, le programme élargi d'assistance technique, le compte spécial pour l'éradication du paludisme et le fonds spécial du paludisme de l'Organisation panaméricaine de la Santé.

dication du paludisme. En 1962, un manuel pour l'évaluation et la surveillance épidémiologiques de l'éradication du paludisme a été établi par l'OMS à Genève et un guide d'entomologie appliquée à la lutte antipaludique dans la Région africaine de

l'OMS

a

été

publié

en

français

Bureau régional de l'Afrique. Un autre manuel d'entomologie, qui traite des aspects plus généraux

par

le

L'Organisation a continué à fournir aux diverses catégories de personnel antipaludique des renseignements à jour sur les progrès techniques, les nouvelles découvertes et les dernières méthodes straté4.

du programme mondial, était en préparation au

Siège pour parution au début de 1963. Des manuels régionaux sur la reconnaissance géographique ont été produits par les Bureaux régionaux de l'Afrique et de la Méditerranée orientale.

SERVICES DE SANTÉ GÉNÉRAUX ET PROGRAMMES D'ÉRADICATION DU PALUDISME ment et un gaspillage coûteux, et parfois même ruineux, des efforts et des ressources, alors qu'une conception et une coordination judicieuses du travail permettraient de les éviter. L'Organisation fait de son

Une des conditions du bon développement d'un programme d'éradication du paludisme est la mise en

place dans le pays d'un service national spécialisé dans cette tâche. Le directeur d'un tel service doit avoir directement accès auprès du directeur de la santé et, si nécessaire, du ministre, et doit exercer un

mieux pour lutter contre cette tendance et pour

contrôle administratif complet sur le personnel du service d'éradication et sur les fonds affectés au programme. Dans certains pays, les services nationaux d'éradi-

assurer que les programmes d'éradication du paludisme bénéficieront, dès le début, de l'appui et de la participation sans réserve des services de santé généraux du

cation du paludisme ont eu tendance à interpréter trop littéralement la recommandation selon laquelle ils devraient jouir de l'« autonomie opérationnelle », ce qui a eu pour effet un cloisonnement et, partant, une dissociation entre les services d'éradication du paludisme et les autres divisions du ministère de la santé; en conséquence, les fonctionnaires des services

pays. Il est de la plus haute importance, en effet, que cette aide et cette adhésion soient accordées sans restrictions pendant la phase de consolidation et que les services de santé généraux soient prêts à assumer l'intégrale responsabilité de la phase d'entretien du programme au moment où le service national d'éradication du paludisme, ayant atteint son objectif, sera démantelé. Cependant, une bonne compréhension, une collabo-

généraux de santé publique ont perdu tout contact avec le service d'éradication du paludisme et, ce qui est pire, ont cessé de s'intéresser à une campagne qui,

ration étroite et, peut -être, l'« intégration » pourront résoudre le problème, du moins dans les régions où la population est effectivement « couverte » par les

pourtant, occupe en général un rang hautement prioritaire parmi les activités nationales de santé publique. Un tel état de choses entraîne un éparpille-

services de santé publique. Dans les zones où ces 1 Version française en préparation.

ANNEXE 8

101

services sont insuffisants ou inexistants, il faut com-

penser cette lacune en créant de nouveaux postes sanitaires, notamment dans les secteurs vulnérables,

dication du paludisme. Il a suggéré notamment qu'il conviendrait d'instaurer dans toute l'organisation

c'est -à -dire ceux qui sont fortement exposés à la transmission en même temps qu'au risque de réintro-

sanitaire un état d'esprit favorable au programme d'éradication du paludisme, de créer des organismes de planification sanitaire et des commissions d'éradication du paludisme composés de fonctionnaires des services de santé généraux et du service d'éradication du paludisme qui collaborent à l'établissement de directives générales, et qu'à tous les échelons les chefs des services compétents coordonnent étroitement

duction de la maladie. Malheureusement, presque toutes les régions rurales des pays tropicaux se trouvent

dans ce cas. C'est pourquoi, quand on parle des services de santé publique en liaison avec l'éradication du paludisme, il faut entendre qu'il s'agit de « services ruraux de santé », auxquels il importe d'assurer plutôt l'extension géographique que des normes techniques élevées. La création d'un petit nombre de centres de santé modèles n'aiderait guère à mener à bien la campagne d'éradication du paludisme. Le Comité d'experts du Paludisme, dans son neu-

vième rapport,' a formulé un certain nombre de suggestions qui visent à assurer une coordination satisfaisante à toutes les étapes du programme d'éra-

leurs activités au moyen de contacts fréquents et étroits jusqu'au moment où leurs services seront fusionnés. L'Organisation est en train d'appliquer ces recommandations. A cet effet, un séminaire à l'intention des conseillers dans les pays a eu lieu à Ibadan (Nigeria) en octobre 1962, et d'autres séminaires sont projetés à l'intention nationales compétentes. des

autorités

5.

QUESTIONS OPÉRATIONNELLES Trop souvent, la préparation et la planification de ces services de santé de base ont laissé à désirer, en sorte que leur participation complète et efficace aux activités correspondantes d'éradication a fait défaut. Après avoir examiné la situation à la lumière de ces facteurs, certains gouvernements ont décidé d'aborder

5.1 5.1.1

Programmes d'éradication

Planification, organisation et administration

La plupart des gouvernements qui exécutent des programmes d'éradication du paludisme ont continué, en 1962, à tenir compte de l'importance d'une planification réaliste et détaillée. Il faut toutefois noter que,

dans plusieurs programmes importants, l'exécution des plans d'action et l'organisation des opérations ont été entravées à des degrés divers par des pratiques

l'éradication par le truchement d'un programme de pré- éradication, ce qui leur permettra d'édifier graduellement l'infrastructure sanitaire indispensable et

administratives défectueuses, notamment en ce qui concerne le financement de ces programmes sur le plan national. A de nombreuses reprises, au cours de l'année, les opérations antipaludiques n'ont pas atteint les objectifs

de former le personnel dont aura besoin le futur service national d'éradication du paludisme. Dans certains cas, cette politique a entraîné la conversion d'enquêtes et de projets pilotes préliminaires en programmes de pré- éradication, qui augmenteront les chances de succès des futurs programmes d'éradication du paludisme. 5.1.2

visés parce que les fonds nationaux

étaient détournés vers d'autres programmes officiels, bien que les gouvernements aient accepté de réserver les sommes estimées nécessaires dans les plans du programme d'éradication du paludisme. L'incapacité de réaliser une couverture totale dans les opérations de pulvérisation et de surveillance risque de prolonger le temps nécessaire à l'éradication et, par conséquent, d'entraîner des dépenses supplémentaires pour le gouvernement et les organisations participantes. Les gouvernements ont de mieux en mieux compris, au cours de l'année considérée, que la réalisation et le

Pulvérisations

La méthodologie des pulvérisations n'a pas subi de changements importants pendant l'année, mais la nécessité d'une surveillance plus poussée sur le terrain a été davantage reconnue. Il subsiste néanmoins de vastes programmes où les pulvérisations ne sont pas confiées à des agents spéciaux et où l'on ne se rend pas partout compte de l'intérêt qu'il y aurait à y employer des techniciens.

maintien de l'éradication sont subordonnés à

l'existence dans leurs pays de services de santé de base et que sans ces services ils ont peu de chance de réussir

Les chiffres donnés ci -après indiquent l'ampleur des opérations de pulvérisation. Plus de 50 000 tonnes

dans leur entreprise. Cette remarque prend toute sa valeur si l'on considère l'étendue de la couverture géographique par les services de santé de base appelés à soutenir les opérations de surveillance et de vigilance. 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 243.

d'insecticides sont utilisées chaque année dans les programmes de lutte antipaludique. Ces produits sont distribués dans près d'un million de barils à 25 000 équipes de pulvérisation. Ils sont mélangés à quelque 900 millions de litres d'eau (parfois additionnée de kérosène) et pulvérisés sur les parois

102

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

intérieures et les plafonds de 100 millions d'habitations

1962. La chimiothérapie a continué de représenter la

à intervalles de six à douze mois. Les insecticides utilisés annuellement coûtent quelque 30 millions de dollars; les moyens de transport et le matériel de pulvérisation représentent à peu près la même somme mais un quart de cet équipement doit être remplacé chaque année.

principale mesure antipaludique dans la phase de consolidation des programmes d'éradication, où elle

vise à éliminer toutes les infections résiduelles ou importées et assure de cette façon l'éradication

On reconnaît de plus en plus la nécessité d'une bonne reconnaissance géographique, indispensable non seulement à la phase d'attaque, mais aussi à la phase de consolidation. Pour aider à résoudre efficacement et économiquement ce problème difficile,

complète et définitive de la maladie. A titre de précaution, on administre en général une dose unique à tous les cas suspects puis, après confirmation micro-

scopique de l'infection, on procède au traitement radical. L'application d'un traitement radical prompt et complet à tous les cas confirmés continue d'être la source de sérieuses difficultés dans de nombreux programmes, ce qui montre une fois de plus combien il est essentiel de disposer de bons services de santé

surtout dans les régions où l'habitat a un caractère dispersé et non permanent, on est en train de préparer un manuel fondé sur l'expérience acquise sur le terrain dans toutes les régions par les ingénieurs et les techniciens de l'assainissement. L'existence d'habitations nouvelles ou temporaires, la réfection des parois et des toits, les pièces inaccessibles parce qu'elles servent de grenier à céréales, la culture du ver à soie, le refus pur et simple des habitants d'autoriser les pulvérisations, les mouvements des populations saisonnières et nomades sont autant d'éléments qui rendent difficile et parfois même impossible la réalisation d'une couverture totale. La façon d'aborder ces problèmes dépend des condi-

ruraux pour réaliser les opérations de la phase de consolidation. La mise sur pied de ces services est un des principaux objectifs des programmes de pré- éradication, qui sont adoptés par un nombre grandissant de pays. Le traitement médicamenteux de masse, soit direct au moyen de comprimés, soit indirect par distribution de sel médicamenté, trouve surtout sa place dans la phase d'attaque. Il peut compléter les pulvérisations domiciliaires d'insecticides dans les régions où le traitement insecticide suffit à lui seul à interrompre la transmission. Bien qu'alors l'administration de médicaments ne soit pas strictement indispensable, elle contribue, même si elle n'est appliquée qu'à l'occasion des cycles de pulvérisations, à réduire le réservoir de parasites et, par conséquent, à accélérer l'interruption

tions locales, mais les résultats permettent presque toujours de respecter les plans établis. L'insecticide employé dans la très grande majorité des projets est une suspension de poudre de DDT dispersable dans l'eau. Des circonstances spéciales peuvent cependant nécessiter l'emploi de dieldrine dans quelques projets. Il faut parfois recourir à des solutions dans le kérosène ou à des émulsions aqueuses. Aucune indication convaincante n'a été recueillie

de la transmission. De plus, un traitement à dose unique appliqué au moment du passage de l'équipe de pulvérisation aide souvent les membres de cette équipe à obtenir la coopération des habitants. Bien plus important est le rôle joué par le traitement médicamenteux de masse, en complément des pulvérisations domiciliaires, dans les régions où, en

qui puisse justifier des modifications radicales des doses et fréquences d'application actuellement observées. En plus d'essais à petite échelle effectués dans

les Amériques, on a lancé dans l'Ouganda, à la fin de 1962, un grand essai pratique avec le malathion; l'essai se poursuivra jusqu'à la fin de 1963. L'équipe OMS d'essai des insecticides de Lagos (Nigéria) a terminé ses recherches sur le dichlorvos (DDVP) (phosphate de dichloro -2,2 vinyle et de diméthyle) avec des résultats encourageants, et un essai sur le terrain de cet insecticide fumigant a lieu en 1963 dans le Nigéria du Nord. On fait de grands efforts pour améliorer le matériel de pulvérisation. Le régulateur de débit à disque de caoutchouc, qui a fait l'objet d'essais complets sur le terrain, a été adopté dans un certain nombre de programmes; une fois que certaines améliorations techniques auront été apportées à ce dispositif, il sera sans doute largement employé. Un comité d'experts des insecticides se réunira en 1963 pour examiner, notamment, la revision et l'extension des normes applicables au matériel de lutte contre les vecteurs employé dans les programmes antipaludiques. 5.1.3

raison des habitudes du vecteur ou de l'homme, l'interruption complète de la transmission ne peut être assurée par les seuls insecticides. A mesure que de nombreux programmes se rapprochent de la fin de la phase d'attaque, on découvre des régions où, malgré plusieurs années de couverture insecticide totale, la transmission subsiste. Avec la mise au jour de ces « zones difficiles », où pour diverses raisons le paludisme est réfractaire aux insecticides, la nécessité de compléter les pulvérisations domiciliaires par une administration massive de médicaments se fait plus aiguë, et il faut prévoir que le recours à cette mesure s'étendra dans les années qui viennent. Dans certaines zones difficiles de l'Amérique centrale (Mexique, Guatemala, Nicaragua et El Salvador), le traitement médicamenteux de masse est régulièrement appliqué et constitue une méthode d'attaque complémentaire. Dans les régions où les pulvérisations domiciliaires sont soit inefficaces, soit irréalisables, et où l'administration massive de médicaments paraît constituer la seule méthode d'attaque possible, elle ne peut assurer

Administration de médicaments

Il n'est pas survenu d'importantes modifications dans l'emploi des médicaments antipaludiques en

à elle seule l'interruption de la transmission que si elle atteint tous les habitants. Or, l'expérience montre

ANNEXE 8

103

que, si efficace que puisse être la méthode de distribution employée, il est pratiquement impossible d'obtenir

contrôle qu'à chacune des extrémités de l'opération :

que la totalité de la population absorbe un certain nombre de comprimés antipaludiques à intervalles brefs et réguliers pendant une longue période. C'est pourquoi on ne saurait recommander, avec les médicaments dont on dispose actuellement, d'utiliser l'administration massive directe de médicaments

au début, lors de l'incorporation du médicament dans le sel ordinaire, et à la fin, pour l'évaluation du programme, lorsqu'il leur faut établir si le sel médicamenté est effectivement consommé par toute la population, et avec quels résultats. Entre ces deux phases s'échelonne tout le processus de la distribution

comme l'unique méthode d'attaque, sauf là où

l'incidence du paludisme est très faible ou lorsque la saison de transmission est très courte. Dans les régions où le sel est utilisé dans l'alimen-

et de la vente du produit, qui se déroulent sous le contrôle d'autres organismes officiels dont l'intérêt pour les objectifs du programme n'est pas nécessairement très vif. D'autres facteurs sociaux viennent compliquer l'opération. C'est pour ces raisons que les

tation de toute la population, le traitement médicamenteux de masse par la méthode indirecte de distribution de sel médicamenté peut représenter la méthode de choix, à condition que les nourrissons et les enfants, dont le régime normal ne contient que peu ou pas de sel, fassent l'objet d'un programme simultané d'administration directe de médicaments. Des projets de distribution de sel médicamenté ont été exécutés dans des zones restreintes d'un certain

projets du Cambodge et de

la

Nouvelle- Guinée

nombre de pays. Au Brésil, la distribution de sel additionné de chloroquine s'est poursuivie dans le bassin de l'Amazone jusqu'à la fin de 1961; on a ensuite suspendu l'exécution de ce projet en attendant les résultats d'une étude spéciale devant déterminer

occidentale (Irian occidental) ont été arrêtés. Tous ces projets ont néanmoins été très utiles par les nombreux renseignements qu'ils ont fournis : ils ont fait connaître et cerner divers problèmes pratiques liés à l'emploi du sel médicamenté dans les régions rurales sous -développées, si bien qu'on est maintenant en mesure d'appliquer cette méthode de façon beaucoup plus rationnelle et efficace qu'auparavant. Un des objectifs des programmes de pré -éradication

est la distribution de médicaments antipaludiques pour la protection générale des habitants des régions impaludées. Dans son neuvième rapport,1 le Comité d'experts du Paludisme a suggéré que l'on emploie les médicaments dans les programmes de pré- éradication, en s'inspirant surtout des principes suivants : le traitement médicamenteux devrait être aisément accessible à tous les cas cliniques de paludisme grâce à un réseau de services de santé ruraux et à d'autres centres appropriés de distribution; lorsque l'administration régulière et massive de médicaments destinée à prévenir les symptômes cliniques est réalisable, il faudrait donner la priorité a) aux groupes de la population particulièrement vulnérables tels que les femmes enceintes et allaitantes, les nourrissons et les enfants en bas âge, et b) aux groupes qui présentent une importance particulière sur les plans épidémiologique et socio- économique. 5.1.4

l'efficacité de cette méthode et déceler l'apparition éventuelle d'une tolérance ou d'une résistance à la chloroquine chez les souches locales de E. falciparum.

En Guyane britannique, un programme de distribution de sel chloroquiné a été entrepris au début de 1961 dans tout l'intérieur du pays, ce moyen semblant

seul praticable pour lutter contre le paludisme dans cette région difficile du territoire; les résultats ont été très encourageants, sauf dans un secteur où les habitants pouvaient se procurer du sel non médicamenté. Au Tanganyika, un essai pratique limité d'emploi de sel

chloroquiné est en cours d'exécution;

les

premiers résultats sont excellents puisque les indices parasitaires ont très fortement diminué, sauf chez les enfants de moins de 2 ans (voir section 8.2, page 118). En Iran, un essai préliminaire d'emploi de sel médicamenté parmi deux petits groupes tribaux ayant donné des résultats encourageants, on se propose d'appliquer

cette méthode à plus grande échelle parmi la population essentiellement nomade de la zone de Jareh, dans le Kazeroun. Au Ghana, où la distribution de

Evaluation épidémiologique et surveillance

opérations de

La méthodologie adoptée pour l'évaluation épidémiologique et les opérations de surveillance, et

sel médicamenté a eu lieu exclusivement par les réseaux commerciaux, on n'a pas pu empêcher l'introduction de sel ordinaire dans la zone d'exécution

fondée sur l'expérience acquise depuis la mise en route du programme mondial d'éradication du paludisme, se trouve maintenant formulée dans le manuel pour l'évaluation et la surveillance épidémiologiques de l'éradication du paludisme qui a été largement diffusé.2 ,Pendant qu'ils appliquaient cette méthodologie

du projet. Aussi a -t -on commencé, au cours du dernier trimestre de 1962, à substituer aux voies commerciales normales un système de distribution gouvernemental et la durée du projet a été prolongée jusqu'à la fin de 1963.

Du point de vue purement technique, il ne fait aucun doute que le sel médicamenté est très efficace. Néanmoins, les résultats des projets de distribution

dans différents programmes, les paludologues travaillant sur le terrain ont pris l'initiative de mettre au point certaines techniques et méthodes destinées à accroître le rendement des opérations. Ils ont 1 2

ont souvent été décevants, du fait surtout de la Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 243. Version française en préparation.

complexité de l'opération à grande échelle. Les services de santé publique ne peuvent exercer de

104

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

cherché notamment à assurer de meilleures techniques d'échantillonnage dans les enquêtes paludométriques,

L'importance accordée à une couverture appropriée

une meilleure formation des microscopistes et un contrôle plus serré de leur travail, l'élaboration de programmes de travail rationnels pour les agents de surveillance ainsi que de procédures de contrôle applicables pendant et après les opérations, l'amélioration de la logistique pour réduire le temps qui s'écoule entre le prélèvement des échantillons de sang et la transmission des résultats et, chose tout aussi importante, l'application d'un système de relevés efficace dans le cadre du système de rapports trimestriels préconisé par l'OMS. Tous ces facteurs ont contribué à améliorer la qualité du travail et ont permis d'avoir une confiance accrue dans la sûreté des données épidémiologiques. responsables des programmes nationaux d'éradication du paludisme ont pris les

par les services ruraux de santé et à leur participation au dépistage et à l'administration du traitement radical a entraîné un accroissement très net du nombre des échantillons prélevés par les institutions médicales dans le cadre du dépistage passif. L'intervention de ces services a d'ailleurs été renforcée de deux manières : on a affecté, certains jours, du personnel du service antipaludique

aux hôpitaux et aux dispensaires pour le prélèvement d'échantillons de sang sur des cas fébriles, et par ailleurs on a adopté des mesures destinées à permettre au service antipaludique d'examiner les échantillons communiqués par les hôpitaux et les dispensaires et de communiquer les résultats dans les quarante -huit heures. Il est encourageant de constater

Depuis que

conscience de la nécessité de renforcer les services épidémiologiques et, en particulier, les services chargés

l'intérêt grandissant des services de santé publique pour les réalisations de la campagne antipaludique et leur conscience de plus en plus aiguë du rôle qui leur incombe dans cette gigantesque entreprise de santé publique. La notion de zone difficile est maintenant acceptée, comme l'est la nécessité d'une détection précoce des zones de ce type pendant la phase d'attaque. Il en va

des opérations de surveillance, les services de laboratoire et les services entomologiques, on a été amené à organiser des cours spéciaux pour professionnels et pour auxiliaires. On a réorganisé certains services en vue de coordonner leurs activités et de les orienter vers l'interruption de la transmission et l'élimination du réservoir d'infection, objectifs qui passent au premier plan lorsque les campagnes d'éradication atteignent la phase de consolidation. Dans la Région de l'Asie du Sud -Est, un centre régional a été créé pour l'examen d'échantillons de sang et chargé d'exercer un contrôle indépendant sur les échantillons de sang envoyés de différents pays de la Région. Pendant l'année, l'extension des évaluations opérées

de même pour la notion du foyer de paludisme, sa signification et sa dynamique épidémiologique, la méthodologie des enquêtes et les mécanismes à appliquer pour remédier rapidement à la situation. Des travaux très positifs ont été entrepris sur ces points

dans de nombreux pays. Etant donné l'utilité des données entomologiques pour l'évaluation épidémiologique globale, on a réorienté l'activité des entomologistes du paludisme

au moyen de cours régionaux d'entretien et d'un manuel sur les techniques entomologiques. En dirigeant l'action des entomologistes vers les nécessités des pro-

indépendamment par des équipes qui ne participent pas directement à l'exécution du programme d'éradication dans les divers secteurs, avec la collaboration de membres du service de santé publique (comme

grammes d'éradication, on a beaucoup facilité l'étude

de la persistance de la transmission du paludisme, tant dans des foyers restreints que dans les zones difficiles.

en Inde, par exemple), a grandement favorisé l'observation des critères épidémiologiques de l'OM S concernant l'interruption de la transmission et l'arrêt des pulvérisations.

5.2

Programmes de pré -éradication

Du point de vue de l'évaluation quantitative, il convient de noter l'accroissement du taux annuel des

examens d'échantillons de sang dans tous les programmes à la phase de consolidation et même dans ceux qui se trouvent dans la dernière année de la phase

Le Comité d'experts du Paludisme, dans son huitième rapport,' examinant les règles à suivre pour l'éradication du paludisme dans les pays en voie de développement, a fait les remarques suivantes : Pour pouvoir envisager un programme d'éradi-

d'attaque. Le fait que l'incidence annuelle des para-

sites dans les régions où l'on prévoit d'arrêter les pulvérisations est déjà tombée en dessous du taux admissible de 0,5 °/60, grâce à un système de dépistage

cation du paludisme, il faut, d'une part, que le programme soit techniquement, administrativement

actif au cours de la dernière année de la phase d'attaque, est un signe favorable. Du point de vue qualitatif, les résultats - c'est -à -dire le degré de

couverture de la population par le système de dépistage, tant actif que passif, l'ampleur de la participation progressive de toutes les institutions médicales et l'amélioration des activités de surveillance - ne peuvent être malheureusement présentés statistiquement, bien que les progrès réalisés soient remarquables.

et pratiquement réalisable et, d'autre part, que le programme soit conçu en vue de l'éradication du paludisme sur tout le territoire du pays intéressé. Un programme est techniquement réalisable si l'on peut indiquer les processus qui aboutiraient

à une interruption absolue de la transmission, quelles que soient les conditions épidémiologiques susceptibles de se présenter. ' Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 205.

ANNEXE 8

105

Un programme est administrativement réalisable

cement au dépistage des cas de paludisme et à leur traitement efficace et qui, pendant la phase d'entretien, devraient être préparés à exercer la surveillance voulue sur la région afin de la protéger définitivement

si l'on peut créer une organisation qui mettra en ceuvre les ressources en hommes et en matériel nécessaires pour réaliser et maintenir l'interruption de la transmission dans une zone assez grande et avec une uniformité suffisante pendant un temps suffisant.

contre la réintroduction de la maladie. Au stade qu'ont atteint nombre de pays en voie de développement, de tels réseaux pourraient être entièrement desservis par du personnel auxiliaire. Le service national du paludisme est l'organisation qui, le moment venu, deviendra un service national d'éradication du paludisme, ayant à sa disposition tous les moyens techniques et les ressources nécessaires

Un programme est pratiquement réalisable, enfin, si le gouvernement intéressé est financièrement et

matériellement en mesure de mettre en place le dispositif nécessaire et s'il existe des conditions suffisantes (facilité des communications, liberté de déplacement et collaboration populaire) pour qu'on puisse obtenir une couverture totale dans l'application des insecticides et, le moment venu, appliquer des mesures convenables de surveillance et d'entre-

pour réaliser l'interruption de la transmission et la maintenir jusqu'à la réalisation de l'éradication. 5.2.1 Planification

tien sur l'ensemble du territoire national. Compte tenu de ces conditions, que doit remplir un pays avant de pouvoir entreprendre raisonnable-

ment un programme d'éradication du paludisme, le Comité d'experts a estimé que, du point de vue de l'éradication du paludisme, il faut considérer comme pays en voie de développement un pays « où l'administration générale et les services de santé n'ont pas encore atteint un niveau suffisant pour qu'il puisse entreprendre un programme d'éradication du paludisme et où, par conséquent, on doit d'abord créer les bases nécessaires pour une action de ce genre, qui doit être étroitement coordonnée, soigneusement exécutée et limitée dans le temps ». Le Comité d'experts a donc proposé un nouveau type d'assistance qu'il faudrait accorder préalablement

Un programme de pré- éradication n'est pas une « opération limitée dans le temps » qui doit obéir à un calendrier strict, de mois en mois et d'année en année, comme c'est le cas du programme d'éradication du paludisme, dont les diverses phases, bien délimitées,

répondent à un objectif précis. Il s'agit plutôt d'un programme de développement harmonieux et orienté grâce auquel un pays sera finalement en mesure de répondre aux lourdes exigences du programme d'éradication du paludisme qui doit le suivre. Quel que soit le degré de développement d'un pays, les deux éléments du programme de pré- éradication, à savoir l'infrastructure sanitaire et le service du paludisme,

au lancement de programmes d'éradication pour permettre à un pays de combler les lacunes mentionnées plus haut. L'ensemble d'opérations préliminaires

à prévoir a reçu le nom de « programme de pré éradication », que le rapport à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a défini comme : 1

doivent grandir jusqu'à ce que le niveau minimum d'organisation indispensable ait été atteint. Comme le degré de préparation initiale des différents pays varie beaucoup, il est impossible de fixer un plan standard pour les programmes de pré -éradication ou d'établir des calendriers rigoureux de travaux pour les années à venir. On se bornera à dresser les plans de deux ans en deux ans, en réexaminant soigneusement la situation à la fin de chaque période. La pre-

une opération préliminaire entreprise dans un pays où l'administration générale et les services de santé n'ont pas encore atteint un niveau suffisant pour que ce pays puisse entreprendre un programme d'éradication du paludisme et où, par conséquent, il faut d'abord créer les conditions fondamentales nécessaires pour une action de ce genre, qui doit être coordonnée, soigneusement exécutée et limitée dans le temps. Les objectifs principaux d'un programme de pré .

mière tâche, pendant la période initiale, consiste à répertorier toutes les ressources dont on dispose pour

atteindre «les deux objectifs principaux ». Comme cette tâche prend normalement environ six mois, le premier plan d'opérations doit prévoir, à la fin de cette

étape, la rédaction d'un addendum qui contiendra l'inventaire des ressources disponibles et un plan d'action détaillé pour le reste des deux années à courir;

éradication sont de favoriser et de créer les « conditions

fondamentales nécessaires », habituellement dénommées «les deux objectifs principaux », à savoir : a) l'infrastructure sanitaire, et b) le service national du paludisme. L'infrastructure sanitaire peut être définie comme le réseau de services ruraux de santé qui, à la fin de la phase d'attaque et pendant toute la phase de consolidation, doivent être en mesure de collaborer effica1

ce plan stipulera des objectifs intermédiaires et les mesures à prendre pour les atteindre. Parmi ces mesures figureront les suivantes : mise en place des moyens nécessaires pour la formation des diverses catégories de personnel; évaluation de la situation du paludisme et étude plus approfondie des conditions épidémiologiques; organisation des services médicaux indispensables (services de diagnostic et distribution de médicaments aux habitants de régions impaludées);

Document polycopié A14 /P &B /2, décembre 1960.

enfin, étude et mise au point des méthodes les plus propres à rallier la pleine coopération du public en vue du futur programme d'éradication.

106

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

L'élément capital dans la mise en place de l'infra-

structure sanitaire rurale dans un programme de pré- éradication est la «couverture totale »; mais il est bien entendu que l'on se contentera d'établir un réseau sanitaire des plus simples, car les programmes de pré- éradication n'ont pas pour objet de favoriser le développement de services administratifs et sanitaires

aptes à satisfaire la totalité des besoins d'un pays en matière de santé. On n'imagine toutefois guère qu'un pays puisse se contenter du service élémentaire, bien qu'assurant une couverture totale, qui sera exigé

20 000 habitants. La superficie de la zone couverte dépend beaucoup des conditions locales, et une population de 5000 à 10 000 habitants peut être raisonnablement prise comme moyenne aux fins de planification. Quant aux fonctions essentielles d'un poste sanitaire, elles sont, selon le neuvième rapport du Comité d'experts du Paludisme,' de dispenser les soins médicaux simples, de dépister et de prévenir certaines maladies transmissibles, de réunir des données biostatistiques, d'assurer la protection maternelle

et infantile, l'assainissement de base et l'éducation sanitaire.

pour la campagne d'éradication du paludisme et, en ce sens, un programme de pré- éradication devra toujours être considéré comme favorisant en fait l'amélioration de l'action de santé publique. Bien qu'aucune limite rigide ne soit fixée pour la durée du programme de pré- éradication, l'échelonnement relatif de la réalisation des « deux objectifs principaux » a son importance. Le service national

Un poste sanitaire devrait toujours comprendre deux éléments distincts, l'un fixe et l'autre mobile, tous deux dotés de personnel auxiliaire. Au poste fixe seraient affectés un préparateur ou une infirmière ayant reçu une formation élémentaire dans les soins médicaux simples; l'élément mobile devrait compter un auxiliaire sanitaire qui se rendrait régulièrement dans les diverses parties de la zone desservie par le poste,

du paludisme doit être pleinement prêt à remplir

son rôle spécialisé, du moins dans la première zone d'opérations du pays, avant qu'un programme d'éradication puisse être lancé; il est essentiel, par ailleurs, que la mise en place de l'infrastructure sanitaire soit conçue de manière à atteindre le niveau minimum indispensable pour soutenir les activités de surveillance au plus tard au début de la troisième année de la phase d'attaque. Dans le double intérêt de l'économie et du moral du personnel, le service du paludisme ne doit pas être porté à sa pleine capacité opérationnelle avant que l'on ne soit sûr de pouvoir faire intervenir l'infrastructure sanitaire au moment requis. 5.2.2

ferait le dépistage, signalerait les cas observés et appliquerait des mesures préventives simples contre certaines

maladies transmissibles. La formation de ce type d'auxiliaire sanitaire est très élémentaire ; c'est ainsi que dans le programme marocain elle n'exige que huit mois.

Un poste sanitaire doit pouvoir, dans l'accomplis-

sement de ses fonctions normales, procéder pour l'éradication du paludisme au dépistage tant actif (par des visites de porte en porte) que passif (au poste sanitaire fixe). Le moment venu, d'autres fonctions telles que le traitement radical ou certaines enquêtes épidémiologiques élémentaires peuvent être confiées

au poste. Le développement de l'infrastructure doit être prévu de telle manière que les postes sanitaires puissent atteindre le niveau minimum indispensable au

Infrastructure sanitaire

On a déjà souligné plus haut (voir chapitre 4 Services de santé généraux et programmes d'éradication du paludisme) combien est important le soutien que les services de santé généraux du pays accordent

plus tard au cours de la troisième année de la phase d'attaque du programme d'éradication du paludisme, afin de pouvoir se charger du dépistage dès le début de cette activité. La mise en place de l'infrastructure sanitaire doit s'effectuer de manière

au programme national d'éradication et leur participation à ce programme et, au paragraphe 5.2.1 ci- dessus, on a indiqué quels sont les éléments essentiels

à comporter un contrôle

de l'infrastructure sanitaire rurale dont la création représente le premier objectif principal d'un programme de pré- éradication.

efficace des postes sanitaires. Les surveillants opérationnels constituant le premier échelon peuvent être des auxiliaires sanitaires, qui auront cependant reçu une formation et une expérience plus poussées que leurs collègues affectés au poste sanitaire. Il faut aussi prévoir un échelon supérieur composé d'inspecteurs qualifiés. 5.2.3

Dans un programme d'éradication du paludisme, les responsabilités qui incombent aux services de santé découlent en majeure partie des opérations de surveillance, et c'est pourquoi l'édification d'unités périphériques ou d'une « infrastructure » est indispensable. Une telle infrastructure consiste en un réseau de postes sanitaires capables d'assurer certains services sanitaires fondamentaux et conçus de manière

Service national antipaludiques

du paludisme et activités

Le deuxième objectif principal d'un programme de

à pouvoir couvrir totalement et uniformément tout un district. Elle constituera une base permanente sur laquelle les services de santé pourront ultérieurement être développés en fonction des besoins et des ressources.

pré- éradication est de mettre en place le service national du paludisme appelé à devenir, le moment venu, un « service national d'éradication du paludisme » pouvant mettre en ceuvre les capacités techniques et les ressources nécessaires pour réaliser et maintenir l'interruption de la transmission jusqu'à la réalisation de l'éradication. ' Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 243.

Le poste sanitaire, élément fondamental de l'infrastructure, peut desservir une population de 2500 à

ANNEXE 8

107

Le service national du paludisme doit se développer

progressivement mais sûrement, en réunissant des renseignements sur l'ampleur et la nature du problème du paludisme dans le pays, en acquérant les connaissances et l'expérience nécessaires à l'exercice de ses responsabilités présentes et futures et en apprenant à organiser des opérations à l'échelle du pays.

dant des cycles saisonniers complets, s'étendant de préférence sur deux ans. Il faut identifier les principaux vecteurs et déterminer leur fréquence saisonnière dans différentes parties de la région impaludée. Une étude géographique et topographique complète destinée à obtenir ces renseignements est d'une

grande importance dans l'établissement ultérieur d'un

La première mesure antipaludique qu'il faudra instituer à l'échelle du territoire national dès le début d'un programme de pré -éradication est l'organisation

plan rationnel d'opérations et permettra à l'entomologiste de suggérer les techniques les plus appropriées parmi toutes celles dont on dispose aujourd'hui. Afin d'assurer ce développement graduel du service

d'un système sûr de diagnostic microscopique du paludisme et de distribution de médicaments antipaludiques, principalement à des fins curatives, par l'entremise des centres sanitaires existants, des écoles,

des bureaux de poste et par tous autres moyens disponibles. Ces activités aideront sans doute à créer une « conscience du paludisme » et devront s'accompagner d'une campagne éducative destinée à obtenir le maximum de collaboration de la part du public, des oeuvres privées et des services officiels. L'impulsion directrice pour ces activités devra émaner des instances administratives les plus élevées, mais les mesures

national du paludisme, ses effectifs toujours plus nombreux de personnel technique devront pouvoir bénéficier d'une expérience pratique. A cet effet, on choisira un certain nombre de zones de démonstration et de formation professionnelle où il est possible de donner un aperçu concret des nécessités organiques

soutenues d'encouragement et de contrôle destinées à assurer une distribution régulière des médicaments et un développement satisfaisant des services de diagnostic incomberont au service national du paludisme, en collaboration avec l'administration générale de la santé. L'Organisation pourra fournir le matériel de laboratoire et les médicaments indispensables à cette activité antipaludique fondamentale, lorsque d'autres sources d'assistance n'y pourvoiront pas. La deuxième fonction importante du service du paludisme est de rassembler, puis d'analyser toutes les données préexistantes sur l'épidémiologie du paludisme dans le pays, d'exécuter enfin les enquêtes nécessaires pour combler les lacunes dans les connais-

des opérations de pulvérisations et de surveillance ainsi que des autres techniques d'éradication du paludisme et de leurs aspects administratifs. Ces zones d'opérations seront limitées à une étendue fixée en fonction des besoins des démonstrations et de la formation professionnelle et qui englobera en général une population ne dépassant pas 100 000 habitants; toutefois, dans les grands pays où les conditions peuvent varier considérablement suivant les régions et où ces différentes conditions nécessitent

l'étude pratique de diverses nécessités organiques, il

y aura parfois lieu de prévoir plusieurs zones

opérationnelles de ce genre. Ces zones de démonstration serviront accessoirement à réunir des données préliminaires concernant les répercussions des mesures

d'attaque sur la transmission du paludisme dans les conditions locales. En cas de besoin, et dans les limites de ses ressources, l'Organisation est disposée à fournir du matériel d'opérations et d'autres formes d'assistance. Evolution des programmes de pré -éradication Les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des programmes de pré- éradication sont illustrés par le fait qu'à la fin de 1962 de tels programmes étaient en cours de réalisation ou en préparation dans vingt -trois pays : dix de la Région africaine (Cameroun, Ghana, Libéria, Madagascar, Mauritanie, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Sénégal et Togo); deux de la Région de l'Asie du Sud -Est (Indonésie - îles extérieures, et Népal - régions les plus difficiles d'accès); deux de la Région européenne (Algérie et Maroc); quatre 5.2.4

sances, de façon qu'on puisse tracer avec précision les contours des zones impaludées et déterminer le degré d'endémicité dans les différentes parties du pays. Les ressources nécessaires à l'exécution de ces tâches tant parasitologiques qu'entomologiques peuvent être limitées au début, mais elles ne manqueront

pas d'augmenter graduellement. Les investigations comprendront des enquêtes paludo métriques (déterminations spléniques et parasitaires) opérées dans des

zones choisies au hasard. Dans les régions où l'on veut éprouver l'efficacité des mesures d'éradication, il faut s'occuper avant tout des indices parasitaires, en particulier de l'indice parasitaire des nourrissons, car ils constituent les critères les plus sensibles. Il importera aussi de connaître la distribution des différentes espèces de parasites dans le pays. Pour la planification du futur programme d'éradication, l'étude de la saison ou des saisons de transmission est essentielle, et c'est ici que l'entomologie a un rôle capital à jouer. Il est trop souvent arrivé, dans le

de la Région de la Méditerranée orientale (Arabie Saoudite, Ethiopie, Somalie et Soudan); et cinq de la Région du Pacifique occidental (Brunéi, Cambodge, République de Corée, Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental) et République du Viet -Nam. La technique qui consiste à aborder l'éradication par le préalable de programmes de pré- éradication a fait l'objet de discussions approfondies à la troisième conférence africaine du paludisme qui s'est tenue à Yaoundé en juillet 1962, et au cours de laquelle des

passé, que la hâte d'entreprendre les pulvérisations ait conduit à comprimer exagérément le temps réservé à l'enquête entomologique de base pendant la phase de préparation d'une campagne d'éradication.

Les programmes de pré- éradication, au contraire, donnent tout le temps nécessaire pour réunir les données entomologiques de base indispensables pen-

ministres de la santé, des directeurs de la santé et des directeurs de services antipaludiques se sont entretenus avec de hauts fonctionnaires de l'Organisation. Les directives techniques et les perspective

108

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

de mise en oeuvre des programmes de pré- éradication ont recueilli la complète approbation des participants, et la majorité des représentants nationaux ont exprimé le désir de commencer très rapidement l'élaboration des

En ce qui concerne la Région européenne, un vaste

programme de formation a été institué au Maroc à l'intention du personnel sanitaire auxiliaire; ce programme est déjà bien avancé et se déroule actuellement dans vingt -quatre écoles et centres différents.

plans nécessaires. Au mois d'octobre, un séminaire d'information a été organisé pour des conseillers de l'OMS pour la santé publique et la lutte antipaludique affectés à la Région africaine; on y a surtout examiné les modalités d'exécution des programmes de pré- éradication et la mise en place de l'infrastructure

sanitaire rurale qui en est le corollaire indispensable. Au Togo, on a procédé à une évaluation détaillée des services sanitaires de base qui existent déjà dans le pays, afin de pouvoir établir un plan pour la mise

On pense disposer, dès le début de 1965, de tout le personnel nécessaire pour assurer convenablement le fonctionnement de l'infrastructure sanitaire. A mesure que du personnel est formé, on l'affecte à des enquêtes de base et à des opérations de reconnaissance géographique ainsi qu'à des visites à domicile orientées vers des objectifs sanitaires généraux. La formation de microscopistes a pratiquement été menée à bonne fin. En Algérie, si le programme de pré- éradication

en place de l'infrastructure sanitaire. Une étude semblable va être effectuée dans d'autres pays de la Région africaine. Par ailleurs, de très grands progrès ont été réalisés dans la réunion de données de base sur l'épidémiologie du paludisme dans un certain nombre de pays de la Région. En Asie du Sud -Est, avant le lancement effectif d'un

proprement dit n'en est encore qu'au stade de l'élaboration des plans, la formation d'auxiliaires sanitaires et de microscopistes a déjà commencé.

programme de pré -éradicaticn dans les îles périphériques de l'Indonésie, le service national de l'éradication du paludisme s'est déjà employé à rassembler des données démographiques et à analyser les communi-

cations et les ressources disponibles dans la zone intéressée.

Les cinq programmes de pré- éradication qui se déroulent dans la Région du Pacifique occidental ont fait suite à des opérations antipaludiques qui avaient été préalablement exécutées dans les pays mentionnés, de sorte que, sauf à Brunei, l'infrastructure du service national du paludisme est déjà constituée et de vastes opérations sont en cours sur le terrain. On voue donc maintenant une attention particulière à la mise en place d'infrastructures sanitaires appropriées. Bien que les gouvernements soient d'accord pour estimer que les programmes de pré- éradication constituent une étape nécessaire de l'éradication du

Dans la Région de la Méditerranée orientale, les programmes de pré- éradication qui se déroulent déjà

en Ethiopie et en Somalie disposent des moyens

nécessaires à la formation de personnel sanitaire et l'on envisage de créer l'infrastructure sanitaire. Des

paludisme, certains ont hésité à s'engager dans les fortes dépenses qu'implique l'établissement à l'échelon national de services de santé rurale, même très

zones de démonstration et de formation pratique sont aussi en activité. Des centres de préparation à l'éradication du paludisme fonctionnent avec l'aide de l'OMS en Ethiopie et au Soudan. Dans ce dernier

élémentaires. Etant donné la volonté exprimée par l'Assemblée mondiale de la Santé d'atteindre l'objectif accepté de l'éradication du paludisme dans le monde

pays, où les services de santé ont déjà atteint un développement satisfaisant sur le double plan de la qualité et de l'extension géographique, on prévoit que l'éradication du paludisme sera abordée dans le cadre

entier et

le

rôle fondamental que l'infrastructure suffisante

sanitaire joue dans l'éradication du paludisme comme dans d'autres programmes sanitaires, il faut espérer

du programme général d'action sanitaire dès qu'un effectif suffisant de personnel spécialisé aura pu être formé.

que l'on obtiendra une aide financière vices nécessaires.

pour permettre aux gouvernements de créer les ser-

6.

ENREGISTREMENT DES ZONES OÙ L'ÉRADICATION DU PALUDISME A ÉTÉ RÉALISÉE ET MAINTIEN DE L'ÉTAT D'ÉRADICATION établie. Chypre est dans la phase d'entretien depuis l'achèvement de l'éradication en 1950, et aucun cas indigène de paludisme n'a été signalé depuis lors. A

Le registre officiel des zones où l'éradication du paludisme a été réalisée a été établi par le Directeur

général à la demande de la Treizième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA13.55). Aucun

nouveau pays ou territoire n'ayant été porté sur ce registre en 1962, le Venezuela est à ce jour le seul pays

la Grenade et à Sainte -Lucie, le paludisme a été éliminé après l'exécution d'un programme normal d'éradication. Dans les deux îles, aucun cas de paludisme n'a été détecté depuis plusieurs années malgré un dépistage fouillé. L'île de la Grenade est considérée,

qui y soit inscrit, ayant réalisé l'éradication du paludisme dans de vastes portions de son territoire. Toutefois, indépendamment de plusieurs demandes

d'attestation et d'enregistrement qui ont déjà été reçues pour l'avenir, en particulier de pays du continent européen, Chypre, la Grenade et Sainte -Lucie ont demandé, l'année dernière, à être incluses dans le registre une fois que l'attestation nécessaire aura été

comme se trouvant dans la phase d'entretien depuis juillet 1962, tandis que Sainte -Lucie a terminé la phase de consolidation à la fin de décembre 1962. On s'est occupé en 1962 d'améliorer les méthodes d'attestation de l'éradication. En prévision de la très

prochaine attestation définitive de l'éradication qui

ANNEXE 8

109

devrait intervenir pour un certain nombre d'îles grecques et l'Espagne, des fonctionnaires du Bureau régional de l'OMS pour l'Europe se sont rendus en Grèce et en Espagne afin de conseiller les autorités nationales sur la procédure à suivre en 1963 en vue de cette attestation. Cette procédure comprend l'administration de la preuve que les critères épidé-

miologiques de l'achèvement de l'éradication ont été remplis, ainsi que la fourniture de renseignements au sujet du degré de couverture atteint par les services

surtout sur le continent européen, on s'est beaucoup préoccupé, en 1962, de préparer les services de santé aux activités de surveillance. Un problème majeur confronte les zones à la phase d'entretien : la prévention de toute réintroduction du paludisme. Pour aider les services de santé publique à le résoudre, l'Organisation a commencé en 1962 à diffuser périodiquement des renseignements sur la situation épidémiologique du paludisme dans le monde par le truchement du Relevé épidémiologique hebdomadaire. Cette initiative permettra aux autorités

ruraux de santé et de l'aptitude de ces services à dépister et à analyser convenablement les cas de paludisme.

Du fait de l'accroissement du nombre des pays qui se rapprochent de la fin de la phase de consolidation,

sanitaires d'évaluer les risques d'une réintroduction du paludisme en provenance d'autres parties du monde.

7.

PROBLÈMES RENCONTRÉS DANS L'ÉRADICATION DU PALUDISME travailleurs et autres déplacements de population

7.1

Zones difficiles

La tentative

d'éradication du paludisme dans

le monde a fait apparaître de nouveaux problèmes techniques, dont certains ont des répercussions très précises sur le plan opérationnel. On savait

depuis quelque temps déjà que la résistance physiologique aux insecticides posait un important problème technique, mais on s'est aperçu au cours des deux ou trois dernières années que d'autres problèmes techniques peuvent expliquer la persistance de la transmission dans ce qu'il est convenu d'appeler

sont peu fréquents. Il se pourrait toutefois que les conditions de logement jouent un certain rôle. Une enquête sur ce point a révélé que les cas positifs avaient tendance à se rencontrer dans les habitations isolées ou périphériques mal construites, totalement ou partiellement dépourvues de murs. Ils étaient rares dans les maisons de construction plus robuste du centre des villages, mais on en trouvait toutefois aussi, ce qui montre que les conditions de logement, si elles jouent un rôle, ne suffisent pas à rendre compte

régions où la transmission n'a pas été interrompue malgré des les zones difficiles, c'est -à -dire les

à elles seules de la persistance de la transmission. Celle -ci semble essentiellement due à l'aptitude des vecteurs à pénétrer la nuit dans les habitations traitées,

pulvérisations régulièrement pratiquées et réalisant une couverture satisfaisante. Au Mexique, après quatre années de phase d'attaque, on a constaté que la transmission avait été interrompue dans 77 % du territoire primitivement impaludé. Si la persistance de la transmission pouvait être imputée à des difficultés opérationnelles et administratives dans environ 10 % du territoire restant, elle était due à des raisons techniques dans environ 13 % du territoire en cause, peuplé d'environ 2 600 000 habitants, à savoir le littoral du Pacifique et certaines régions de l'intérieur du pays, où le paludisme est respectivement véhiculé par Anopheles albimanus

à en piquer les occupants et à s'échapper sans s'être ou en s'étant à peine posés sur les parois traitées. Il a semblé qu'un début de résistance au DDT était apparu chez A. albimanus dans quelques -unes des localités étudiées de l'Etat d'Oaxaca, mais on n'y a

pas vu la principale raison de la persistance de la transmission. En El Salvador, où des insecticides répandus par avion contre les . parasites du coton avaient provoqué une résistance très nette au DDT chez A. albimanus, une équipe de recherche du Bureau

et A. pseudopunctipennis. Dans un pays où la topographie et le climat sont aussi variés qu'au Mexique, la persistance de la transmission peut être due à des raisons différentes selon les zones en question; il semble en tout cas, d'après des études faites conjointement par le service mexicain de l'éradication du paludisme et l'équipe OMS d'études épidémiologiques spéciales, que dans l'Etat d'Oaxaca elle résulte pro-

régional des Amériques a constaté que le degré de résistance n'était pas lié au degré de transmission et que la résistance physiologique n'était pas seule à intervenir. Au Venezuela, dans les zones dites de « paludisme réfractaire » et qui sont en réalité des « zones difficiles », le vecteur local, A. nuilez- tovari, semble éviter l'action du DDT, vraisemblablement en raison de son

bablement du comportement de A. albimanus et A. pseudopunctipennis et non d'une résistance physiologique au DDT, du moins dans le cas de A. pseudopunctipennis, principal vecteur dans la région. Le rôle de l'écologie humaine paraît secondaire : les habitants

exophilie. Malgré le recours à d'autres insecticides et une augmentation du nombre des cycles de pulvérisations de DDT, joints à un traitement de masse énergique, la transmission n'a pas été complètement interrompue, sans doute à cause de l'afflux continu de nouvelles infections introduites par les travailleurs

venus de la Colombie voisine, où un effort aussi intense d'éradication n'a pas encore été entrepris.

dorment rarement en plein air et les migrations de

110

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

La distribution de masse de médicaments a été employée avec succès à la Trinité, où A. (Kertezia) bellator, espèce exophile, posait un problème sérieux; un traitement systématique mensuel à la chloroquine et à la primaquine a permis d'interrompre rapidement la transmission et aucun cas autochtone n'a plus été observé dans l'île depuis septembre 1960.

raison de la brièveté de son action, n'est pas recom-

mandé pour les programmes d'éradication,

et la

résistance à la pyriméthamine peut être évitée si l'on

s'abstient d'employer ce médicament seul pour le traitement des infections sanguines installées. La pyriméthamine ne devrait être employée que pour son

Au Mexique et en El Salvador, on a essayé de compléter les pulvérisations de DDT par des opérations larvicides pratiquées au sol à petite échelle; les résultats n'ont pas été très positifs, mais on est en train d'essayer dans le second de ces pays la méthode plus prometteuse des pulvérisations larvicides à grande

action prophylactique et sporontocide et toujours en association avec des doses appropriées de chloroquine ou d'amodiaquine. La résistance aux médicaments a suscité un regain

d'attention à partir d'octobre 1960, à la suite de

échelle par aéronef. Toujours en El Salvador, ainsi que dans d'autres pays de l'Amérique centrale, on étudie la possibilité d'employer pour les pulvérisations

à action rémanente des insecticides autres que les hydrocarbures chlorés. Des essais récents de malathion, dans ce pays et au Nicaragua, n'ont pas donné de résultats concluants, peut -être parce que les zones traitées étaient trop petites. En dehors de la Région des Amériques, la délimitation et l'étude des zones difficiles sont moins avancées, probablement parce que les programmes d'éra-

diverses communications ayant signalé l'existence d'une souche de Plasmodium falciparum hautement tolérante à la chloroquine. Cette souche, apparemment originaire de Colombie, a été isolée sur un sujet non immun qui avait travaillé en Colombie et qui avait subi des accès fréquents de paludisme malgré un traitement répété à la chloroquine. Elle a été étudiée dans les Instituts nationaux de la Santé des Etats -Unis d'Amérique, qui se sont aperçus qu'elle était fortement tolérante non seulement à la chloroquine mais encore aux autres amino -4 quinoléines. On a donc organisé des enquêtes épidémiologiques dans les régions

dication ont progressé à un rythme plus lent.

d'origine présumée de la souche ainsi que dans diverses régions du Brésil où des infections à P. falci-

Il

existe néanmoins des zones difficiles bien connues, telles que certaines régions de l'Iran où A. stephensi est devenu résistant au DDT et aux hydrocarbures

parum « résistantes » à la chloroquine avaient été signalées. Ces enquêtes, qui ont commencé au début de 1961, se poursuivent, mais on n'a trouvé jusqu'ici aucun indice permettant de supposer qu'une souche

chlorés du groupe de la dieldrine. Dans l'aire de distribution de A. 1. balabacensis aussi, en particulier en Thaïlande, au Cambodge et au Viet -Nam, il semble

résistante à la chloroquine était apparue dans les régions en cause. La souche résistante de Colombie semble donc constituer un cas isolé et ne s'est probablement pas propagée sur le terrain. Plus récemment, on a signalé que des infections à P. falciparum contractées par des sujets non immuns qui avaient été infectés en Thaïlande, au Cambodge ou en Malaisie ne répondaient pas « normalement » au traitement standard à la chloroquine ou étaient suivies de rechutes précoces. Ces cas sont toujours à l'étude.

que la persistance de la transmission soit due au comportement des moustiques plus qu'à une résistance

physiologique, mais on n'a pas encore réussi à faire entièrement la discrimination entre les problèmes techniques et les problèmes administratifs et opérationnels qui se chevauchent souvent. Pour faire face à la menace que constitue la persistance de la transmission dans les zones difficiles, l'Organisation s'est avant tout employée à encourager l'étude des facteurs qui pourraient expliquer cet échec. Elle a constitué une équipe qui effectuera des études épidémiologiques spéciales pour contribuer à élucider la situation de certaines zones difficiles dans le monde

La chloroquine étant actuellement la préparation la plus largement employée dans les programmes d'éradication, il est évident qu'une résistance étendue

et aider à élaborer une méthodologie appropriée. D'autre part, elle a institué un plan de sélection et d'essai des insecticides nouveaux qui pourraient être employés contre le paludisme et d'autres maladies propagées par les insectes; c'est ainsi qu'elle procède maintenant en Afrique, avec le concours des Gouvernements de l'Ouganda et du Nigéria, à des essais pratiques de malathion et de DDVP, qui représentent la dernière étape de cette entreprise. 7.2

à ce médicament et à des médicaments analogues poserait un problème sérieux. Il faut donc suivre la situation de près et analyser avec soin tous les cas de pharmaco -résistance qui pourraient être signalés

parmi les populations. La pharmaco- résistance ne sera retenue qu'après qu'on aura exclu toute éventualité d'un traitement inapproprié ou d'un échec de la médication. Un tel échec, qui est beaucoup plus fréquent que la pharmaco- résistance, peut être dû à de nombreuses causes, mais le plus souvent à la non -observation de la posologie prescrite. 7.3

Résistance des parasites du paludisme aux médicaments

La pharmaco- résistance n'a encore constitué nulle part un obstacle sérieux à l'éradication du paludisme. Le phénomène n'a été nettement constaté, dans une mesure notable, que dans le cas du proguanil et de la

Réactions des vecteurs aux insecticides

pyriméthamine. De toute façon, le proguanil, en

Lorsque la notion primitive d'éradication du paludisme, principalement fondée sur la destruction des vecteurs par les insecticides, avait été formulée,

ANNEXE 8

111

on s'était rendu compte qu'une résistance physiolo-

gique au DDT et à d'autres préparations à action rémanente risquait d'apparaître un jour chez les vecteurs et de constituer un obstacle très sérieux au programme d'éradication du paludisme. Des cas de résistance au DDT ayant déjà été signalés dans un ou deux pays à l'occasion d'opérations antipaludiques, il

les vecteurs d'entrer dans les maisons traitées ou, s'ils y pénètrent, de les en chasser avant qu'ils aient eu la possibilité de piquer des occupants. Dans ce dernier cas, le contact vital avec l'homme peut être perturbé au point qu'il en résulte une interruption de la transmission.

paraissait d'autant plus nécessaire de créer un

Pour en revenir au problème, de plus en plus à l'ordre du jour, des zones difficiles (voir la section 7.1),

service mondial d'informations sur l'évolution de la sensibilité de tous les principaux vecteurs du paludisme. L'OMS a mis au point à cet effet un test de sensibilité

est clair que lorsque l'insecticide employé est le DDT, ces comportements des vecteurs peuvent être il

qui a permis de réunir et d'enregistrer de façon uniforme les renseignements voulus, lesquels sont périodiquement résumés par l'Organisation et largement diffusés. On dispose donc maintenant d'une vaste documentation d'où se dégagent des leçons d'une certaine importance; il apparaît notamment que les conséquences pratiques de la résistance aux insecticides

le principal facteur responsable, et ce même dans quelques -unes des zones de cette catégorie où'une résis-

tance avérée au DDT semblerait fournir l'explication évidente des échecs subis. Ces réactions de comportement du vecteur en présence de l'insecticide n'ont

commencé à être étudiées que récemment, et l'on s'apercevra peut -être que l'irritabilité n'est pas seule à intervenir. Aussi ne perd -on pas de vue que d'autres aspects du comportement qui concerne les

varient beaucoup selon qu'il s'agit de l'un ou l'autre

des deux principaux insecticides - le DDT et la dieldrine. La situation est assez nette dans le cas de la dieldrine.

des

vecteurs peuvent

conditionner, pour une part importante, la réussite ou l'échec des traitements insecticides, surtout en ce nouveaux insecticides organo-

Quand une résistance apparaît, elle se développe en général rapidement jusqu'à ce que se constitue, par sélection, une population de moustiques hautement résistante, après quoi l'insecticide cesse d'être une arme

phosphorés et à base de carbamate dont on commence à disposer pour les opérations sur le terrain. Le tableau G ci- après, qui résume les renseignements

disponibles sur la résistance des vecteurs, appelle quelques explications. Les très nombreuses informations que l'on possède maintenant sur la sensibilité ou la résistance des principaux vecteurs du paludisme

efficace. Le test de sensibilité à la dieldrine est utile à cet égard en ce sens qu'il peut donner l'alarme avant que les opérations ne commencent à échouer. Il en va par contre tout différemment dans le cas du DDT. Des observations de plus en plus nombreuses

montrent en effet que cet insecticide peut continuer d'être utilement employé contre plusieurs des espèces (par exemple A. sacharovi, A. cu /icifacies et, peut -être,

A. pharoensis) chez lesquelles une «résistance» ou une « tolérance accrue » est apparue. En contraste avec ce maintien de l'utilité opérationnelle du DDT malgré l'apparition d'une résistance,

aux deux insecticides les plus employés - le DDT et la dieldrine - montrent que la situation générale tend à se stabiliser. Dans plusieurs des pays où une résistance physiologique à la dieldrine avait antérieurement été signalée, le passage au DDT s'est opéré sans faire surgir de nouveaux problèmes de résistance double. Le nombre relativement faible d'observations de nouveaux cas de résistance à la

plusieurs cas avérés d'inaptitude de cet insecticide, après plusieurs années d'application, à il existe

dieldrine peut être attribué en partie au fait que l'emploi de cet insecticide est arrêté dès qu'une résistance est détectée et en partie à une diminution générale de l'utilisation de la dieldrine dans tous les programmes d'éradication du paludisme où il existe un risque d'apparition d'une résistance. L'emploi généralisé du test de sensibilité de l'OMS a confirmé que, chez A. gambiae, la résistance à la dieldrine est assez répandue dans les pays occidentaux

interrompre complètement la transmission, bien que les tests physiologiques standard n'aient révélé aucune résistance ou tolérance. Un exemple marquant en est fourni par A. gambiae dans les zones de savane de l'Afrique occidentale, où l'usage de la dieldrine a dû

être abandonné parce que le vecteur y est devenu résistant et où le DDT, qui l'a remplacé, n'a pas réussi à interrompre complètement la transmission bien que le vecteur continue d'y être normalement sensible.

Les raisons de cette anomalie apparente sont sans doute à rechercher dans le comportement des vecteurs intéressés, en particulier dans leurs réactions à l'effet

irritant bien connu des dépôts de DDT. Certaines espèces de vecteurs continuent à pénétrer dans les habitations traitées et à en piquer les occupants, mais ressortent sans s'être posés assez longtemps sur les dépôts irritants d'insecticide pour avoir pu en absorber une dose léthale. Dans d'autres cas, l'effet

de l'Afrique tropicale situés entre la limite septentrionale de la Haute -Volta et du Nigéria du Nord et la frontière méridionale du Congo (Brazzaville). Dans l'est et le sud -est de l'Afrique, en revanche, aucune résistance à la dieldrine n'a été signalée bien que les produits du groupe dieldrine /HCH aient été employés pendant de nombreuses années dans des parties du Tanganyika, de la Rhodésie du Sud et du Swaziland. Dans toute son aire de dispersion, A. gambiae continue d'être sensible au DDT. Une résistance à la dieldrine a été récemment signalée chez A. minimus flavirostris dans l'est de Java,

irritant du DDT a pour conséquence de décourager

mais il est encore trop tôt pour en évaluer la portée. S'il est établi depuis longtemps que cette espèce est

112

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

un vecteur important du paludisme aux Philippines, elle n'a jamais été considérée comme telle à Java, bien que des spécimens infectés y aient été précédemment signalés. La portée pratique de la résistance de A. ran-

DDT, les accroissements récents de sensibilité ont été

geli à la dieldrine au Venezuela est d'autant plus difficile à préciser qu'il n'a pas encore été établi avec certitude s'il s'agit vraiment d'une espèce vectrice. On a signalé il y a plusieurs mois une « résistance » de A. aconitus au DDT dans des parties de Java où

suffisamment nets pour qu'on puisse de nouveau employer cet insecticide avec efficacité - pendant quelques mois tout au moins - dans le traitement de zones focales se trouvant à la phase de consolidation. Après une nouvelle période de quelques mois

d'exposition, un accroissement de la résistance du vecteur recommence à se manifester. Bien que le problème général de la résistance soit

cette espèce est déjà résistante à la dieldrine, mais aucun signe de fléchissement de l'efficacité des opérations n'a été relevé à ce jour. En Indonésie, la résistance double de A. sundaicus (à la dieldrine sur la côte sud de Java et au DDT sur la côte nord) n'a pas entraîné les difficultés opéra-

peut -être moins préoccupant qu'on aurait pu le craindre à un stade antérieur du programme global d'éradication du paludisme, il n'en reste pas moins

qu'un degré élevé de double résistance aux deux groupes d'insecticides ordinairement employés - DDT

tionnelles que l'on craignait. Sur la côte sud, la

et dieldrine /HCH - pourrait représenter un inconvénient sérieux dans certains programmes. Aussi étudie -t -on très sérieusement à tous les niveaux, depuis

dieldrine a été remplacée avec succès par le DDT, auquel le vecteur reste sensible; d'autre part, le retrait de la pression exercée par la dieldrine a également eu pour résultat un affaissement des niveaux de résistance à cet insecticide. Sur la côte nord, la dieldrine continue à donner de si bons résultats que A. sundaicus a presque entièrement disparu d'un grand nombre de ses anciens repaires.

la sélection initiale au laboratoire jusqu'aux essais finals sur le terrain, d'autres groupes d'insecticides, en particulier les composés organo -phosphorés et les carbamates (voir section 8.6, page 120). Deux de ces composés organo -phosphorés, le malathion et le dichlorvos (DDVP), ont déjà été retenus pour faire l'objet d'une évaluation épidémiologique finale au cours d'essais sur le terrain en Ouganda et au Nigéria, respectivement. Un troisième insecticide

L'arrêt des pulvérisations, tout au moins de DDT, a donné lieu à deux intéressantes observations d'un accroissement de la sensibilité chez des vecteurs qui étaient précédemment résistants à cet insecticide. Dans les Etats occidentaux de l'Inde, il y a des zones où l'arrêt des pulvérisations de DDT, soit dans des régions abordant la phase de consolidation, soit en des points où le DDT avait été provisoirement remplacé par l'HCH, a entraîné une diminution mesurable de la tolérance de A. culicifacies. Des changements analogues dans les niveaux de sensibilité de A. ste-

prometteur - un carbamate de méthyle - a récemment été sélectionné pour une évaluation de ce genre. Trois autres composés, deux carbamates et un organophosphoré, ont subi les premières épreuves avec succès; on les expérimente maintenant dans des huttes et dans des villages d'Afrique en vue d'en recommander, le cas échéant, l'essai en grand sur le terrain. Grâce à ces progrès rapides, il est raisonnable d'espérer que d'ici un ou deux ans, un choix de plusieurs insecticides nouveaux et puissants sera disponible pour le programme d'éradication du paludisme.

phensi ont été observés en Irak dans les années qui ont suivi l'arrêt des pulvérisations de DDT en 1958. Bien que ce vecteur fût auparavant très résistant au

TABLEAU G. RÉSISTANCE DES VECTEURS DU PALUDISME AU DDT ET À LA DIELDRINE

Espèce

Pays

et district

Province

Réaction

au DDT

Réaction à la dieldrine

Date de la premiere observation

la plus récente

confirmation

Date de la

A. aconitus

Indonésie

Centre -Java :

Djokjakarta Subah Est -Java :

'sensible résistant sensible sensible sensible sensible sensible sensible

résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant sensible sensible

mars -avril 1960

30 avril 1962 oct. 1959

Belikanget Bogoredjo Penambangan Sukohardjo Ouest -Java :

-

juin 1962 juin 1962 juin 1962 mai 1962 juin 1962 avril 1962

Tasikmalaja (zone) Tjiandjur (zone)

ANNEXE 8

113

Espéce

Pays

et district

Province

Réaction

au DDT

Réaction

à la dieldrine

Date de la première observation

Date de la confirmation la plus récente

A. albimanus

Colombie

Córdoba Norte de Santander Puntarenas Camagüey Oriente

sensible sensible sensible

résistant résistant intermédiaire résistant résistant

nov. 1959 sept. 1960

Costa Rica Cuba

oct. 1960 avril -mai 1960

sensible sensible

juin juillet 1959

DDT déc. 1960 Din mars 1960

El Salvador

Ahuachapán Cabañas Chalatenango La Libertad La Paz

intermédiaire résistant intermédiaire sensible résistant résistant résistant résistant résistant

La Unión Morazán San Miguel

San Salvador Santa Ana San Vicente Sonsonate 1

Usulután

résistant résistant résistant résistant intermédiaire résistant intermédiaire résistant résistant sensible

résistant

résistant résistant résistant

DDT avril 1961 nov. 1958 nov. 1959 juillet 1958 juillet 1958 DDT juin 1961 Dln juillet 1958 juillet 1958 DDT sept. 1960 juillet 1958 sept. 1959 juillet 1960 févr. -sept. 1959 juillet 1958 avril 1961

DDT juin 1959

DDT Sept. 1960 DDT déc. 1961

DDT oct. 1961 août 1961 DDT nov. 1961 juillet 1961. mars 1961 févr. 1960 déc. 1960

août résistant intermédiaire intermédiaire intermédiaire résistant résistant résistant résistant

1959

Equateur

El Oro Esmeraldas Guayas Los Ríos Manabí

sensible sensible sensible sensible

juin 1959 juillet 1960 juillet 1959 mars -avril 1960 avril 1960 avril -juin 1959

Guatemala

Chiquimula El Progreso Escuintla

résistant résistant sensible intermédiaire sensible résistant sensible sensible sensible sensible sensible sensible

sept. 1959 mars juillet 1959

Guatemala Izabal Retalhuleu Suchitepéquez Zacapa

intermédiaire juin juillet 1959 mai 1962 intermédiaire juillet 1959 mars 1960 résistant juillet 1959 résistant sept. 1958

mai 1960 DDT oct. 1961 Dln déc. 1960 août 1962

oct. 1960

Haïti

Artibonite Grande Saline Nord Ouest Atlántida Choluteca Comayagua Cortés El Paraíso Francisco Morazán Valle

intermédiaire résistant résistant intermédiaire

sept. 1960 sept. -oct. 1960 févr. 1960 sept. 1960

Honduras

intermédiaire résistant résistant sensible intermédiaire résistant résistant sensible sensible sensible

résistant résistant résistant

oct. 1960 nov. 1959 nov. 1958 janv. 1959 juillet 1960 janv.-avril 1959 nov. 1961 févr. 1959 mai 1959. nov. 1958

sept. 1961

DDT nov. 1960

oct. 1962

Honduras britannique Jamaïque

Belize

Punta Gorda

résistant résistant

résistant

févr. 1959

114

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Espèce

Pays

et district

Province

au DDT

Réaction

à la dieldrine

Réaction

Date de la première observation

la plus récente

confirmation

Date de la

A. albimanus (suite)

Mexique

Chiapas Guerrero Michoacán Puebla Carazo Chinandega

sensible sensible sensible

-

résistant intermédiaire résistant intermédiaire résistant résistant

déc. 1959 mai 1960 mai 1959 oct. 1960

Dln sept. 1960

Nicaragua

l

intermédiaire résistant

-

Chontales Esteli

Granada León Madriz

Managua Masaya Nueva Segovia Rivas

résistant résistant intermédiaire résistant résistant résistant intermédiaire sensible sensible

résistant résistant résistant

-

nov. 1959 oct. 1959 oct. 1958 mai 1961 févr. 1960 oct. -nov. 1959 avril -sept. 1959 févr. -mars 1961

nov. 1961 mai 1960

DDT mars 1961 déc. 1960

résistant résistant résistant

oct. 1958 juillet 1959 oct. 1958 avril 1959

Barahona République Dominicaine Benefactor

Julia Molina Libertador Samaná San Rafael Santiago Trujillo .4. albitarsis * Colombie Venezuela

sensible sensible sensible sensible sensible sensible sensible sensible

intermédiaire oct. 1959 août 1959 résistant juillet -sept. 1959 résistant intermédiaire mai 1960 résistant sept. -oct. 1959 intermédiaire oct. 1959 résistant août 1959 résistant sept. -nov. 195)

oct. 1960

DDT oct. 1960 DDT juillet 1960 DDT juin 1961 Dln févr. 1960

Tolima Barinas

résistant sensible sensible

résistant résistant résistant résistant résistant intermédiaire

avril 1961 sept. 1961 mars -mai 1959

A. aquasalis

Brésil

Pará Trinité Sucre

Trinité et Tobago Venezuela sensible sensible

août 1958 août 1959 nov. 1960 mai 1961 1961

févr. juillet 1959 sept. 1961

A. culicifacies

Inde

Andhra Pradesh : Krishna Goudjerate : Ahmedabad Ahwa Baroda Broach Dangs Kaira

sensible

Panch Mahals Surat Madhya Pradesh : Betul

intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire J résistant résistant intermédiaire

sensible sensible sensible sensible

intermédiaire intermédiaire résistant résistant sensible intermédiaire

Maharashtra :

Chanda

East Khandesh (Jalgaon) Thana West Khandesh

intermédiaire

-

sept. 1959 1961 1961

1961

déc. 1959 sept. 1959 1961

avril 1961 avril 1961 mai 1962

janv. 1961

janv. 1962

1961

janv. 1961 oct. 1958 déc. 1960

févr. 1962 juillet et sept. 196:

*

Rôle de vecteur non confirmé.

ANNEXE 8

115

Espèce

Pays

et district

Province

Réaction

au DDT

Réaction

á la dieldrine

Date de la première observation

Date de la confirmation la plus récente

A. culicifacies

1 nde (suite)

Mysore :

(suite)

Mandya Rajasthan :

I intermédiaire 1 résistant sensible sensible

févr. 1961 sept. 1961

Udaipur Népal A. funestus

intermédiaire résistant résistant

mars 1959 mars 1962 mai -juin 1960

Bara Parsa Volta

sensible

juin 1960 août 1961 1958 ?

Ghana Mozambique

sensible

Catuane Mbalmayo Mfou Yaoundé

sensible sensible sensible sensible

janv. 1961

A. gambiae

Cameroun

oct. 1961 oct. 1961

résistant résistant résistant sensible

août et oct. 1961 févr.-avril 1961

Congo Djoué (Brazzaville)

sensible sensible sensible

mars 1962 1960

Ghana Mozambique

Volta

juillet et sept. 1958?

avril 1961 -mars 1962

Catuane et Mambone

sensible sensible

janv. 1961 juillet -déc. 1961

Ouganda

North Kigezi Chirundu Zanzibar Pemba Alger Mostaganem Oran

févr. -mars 1960 sensible

Rhodésie du Sud

sensible

mars 1960

Zanzibar A. labranchiae

sensible sensible sensible sensible sensible sensible

juin 1960 ?

Algérie

résistant résistant résistant

juin 1960 sept. 1960 août 1961 juillet 1961

Maroc A. labranchiae atroparvus A. naaculipennis

Rabat Bucarest

intermédiaire juin -sept. 1959

Roumanie Bulgarie

intermédiaire sensible

résistant intermédiaire sensible

juillet 1961

août 1962

Marten Sakarya Est -Java

août 1960 sept. 1962 sept. 1962

Turquie A. minimus fiavirostris

intermédiaire sensible sensible

Indonésie Philippines

résistant résistant

Mindanao

juillet 1959

A. neomaculipalpus

Colombie

Córdoba Trinité

sensible

résistant résistant sensible

juin 1960 sept. 1959 août 1961 juillet -août 1960

Trinité et Tobago A. nuñez-tovari A. pharoensis

sensible

Venezuela Israël

Táchira Ashkelon

intermédiaire intermédiaire intermédiaire

résistant

nov. 1959 sept. 1959

République

Arabe Unie Beheria

résistant

116

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Espèce

Pays

et district

Province

Réaction

au DDT

á la dieldrine

Réaction

Date de la première observation

la plus récente

confirmation

Date de la

A. pharoensis (suite)

République Le Caire Arabe Unie Calioub (suite) Charkieh Fayoum Foadieh Gharbieh Gizeh Ismaïlia Menoufieh

intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire sensible

résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant

août 1959 sept. 1959 sept. 1959 août 1959 sept. -oct. 1959 sept. 1959 sept. 1959 sept. 1959 sept. 1959

sept. 1962

Soudan A. pseudopunctipennis

Nil Bleu Chiquimula Colima Jalisco Mexico Michoacán Morelos Puebla Sonora León

résistant résistant intermédiaire résistant résistant résistant résistant résistant intermédiaire intermédiaire

déc. 1959 avril 1959 avril 1959 juillet 1959 août 1959 mai 1961 août 1961 octobre 1959 août 1961 mai 1959 juin 1961

sept. 1962

Guatemala Mexique

sensible sensible sensible

-

juillet 1959

Nicaragua Venezuela

intermédiaire sensible

Aragua Chocó Géorgie Maryland Mississippi

résistant

A. punctimacula

Colombie

intermédiaire résistant résistant sensible

résistant résistant résistant résistant résistant

févr. 1959 sept. 1959 1958

A. quadrimaculatus Etats -Unis

d'Amérique Mexique

août 1954 juillet 1959

juin - juillet 1959

Tamaulipas

résistant sensible

août 1959

A. rangeli *

Venezuela

Tachira Grèce centrale : Etolie -Acarnanie

juin 1962

A. sacharovi

Grèce

Phthiotide Macédoine : Drama Imathia Piérie Salonique Serres

sensible intermédiaire

résistant résistant résistant résistant

août 1960 août 1959 juin 1960 sept. 1960 juillet 1957 juin juillet 1960 juin 1962

juillet -août 1962 juillet 1962

intermédiaire intermédiaire intermédiaire résistant résistant intermédiaire résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant

résistant résistant

-

juillet 1962 août 1962 août .1962

Péloponnèse : Héliée Laconie Thrace : Xanthi

intermédiaire juillet 1962 août 1956 résistant

mai -août 1962 sept. -oct. 1962

août 1959 août 1961 oct. 1962

Turquie

Aydin Gaziantep Içel: Tarsus Kayseri Maras : Maras

sensible sensible

sept. 1962

sensible sensible sensible

juin 1958 août 1959 août -sept. 1959

mai 1962

juillet 1962

* Rôle de vecteur non confirmé.

ANNEXE 8

117

Espéce

Pays

et district

Province

Réaction

au DDT

à la dieldrine

Réaction

Date de la premiére observation

la plus récente

confirmation

Date de la

A. sacharovi (suite)

Turquie (suite) Seyhan : Adana

résistant sensible

sensible

juin 1958 nov. 1958 nov -.déc. 1955 juin - juillet 1962 nov. -déc. 1955

A. sergenti A. stephensi

Jordanie Arabie Saoudite

mer Morte Hasa

résistant sensible résistant sensible résistant

févr. 1961

f résistant intermédiaire

Quatif Inde

J résistant

'intermédiaire résistant J résistant I intermédiaire résistant f résistant résistant 1 résistant I résistant f résistant l intermédiaire

févr. 1962 sept. 1957 1961

Madras: Salem

sensible

Irak

Bassora

Muntafiq

sensible résistant sensible sensible résistant sensible résistant sensible résistant

oct. 1957 oct. 1961 mars 1958 oct. 1957 janv. 1959 oct. 1957 janv. 1959 oct. 1957 nov. 1960 sept. 1961

oct. 1962

Iran

Fars Kerman

juin 1961

juin 1961

Khouzistan A. strodei* A. sundaicus Brésil

juin 1962

São Paulo Papar Centre -Java :

intermédiaire

résistant résistant intermédiaire sensible intermédiaire

Bornéo du .Nord Indonésie

sensible sensible résistant sensible sensible sensible

août 1962 mars -avril 1960 nov. 1959

sept. 1962 nov. 1960 sept. 1961 mars 1960

Djokjakarta Puworedjo Semarang Tjilatjap Est -Java :

juin 1955 mai 1961

Banjuwangi (zone) Djember (zone) Probolinngo Surabaja Ouest -Java :

résistant sensible sensible sensible résistant sensible

févr. 1962 1962

résistant résistant sensible résistant

-

sept. 1962 juin 1956 1954 1962 1954

Djakarta Garut (zone) Tjirebon

juin 1956

*

Rôle de vecteur non confirmé.

8.

RECHERCHES

Les recherches encouragées, coordonnées et soutenues par l'Organisation se sont intensifiées en 1962

sur divers aspects de la recherche fondamentale. On s'est efforcé de synthétiser les résultats des recherches

grâce à une meilleure préparation et à des contacts plus fréquents avec des universités, des instituts et d'autres organismes nationaux de recherche, notamment dans les jeunes Etats en voie de développement. Pour plus de clarté, on distinguera dans ces recher ches différents secteurs principaux.

accessoires qui sont une résultante indirecte mais utile des opérations sur le terrain. Une évaluation générale des recherches entreprises en matière de paludisme a été faite avec l'aide d'un consultant à court terme. Sur la base de cette analyse et des recommandations dont elle était assortie, on s'efforce

Comme les années précédentes, l'attention s'est surtout portée sur la recherche appliquée, mais aussi

actuellement d'imprimer aux recherches une orientation aussi féconde que possible.

118

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

8.1

Parasitologie du paludisme

8.2

Chimiothérapie

Une étude est en cours sur la croissance in vitro des formes exo -érythrocytaires de Plasmodium gallinaceum et l'on essaie d'infecter in vitro des érythrocytes

au moyen de cultures de ce type. Les cultures de formes exo -érythrocytaires pourraient peut -être servir de sources d'infection d'érythrocytes in vitro ainsi que

de matériel parasitaire connu et constant pour les essais chimiothérapiques et pour l'étude du métabolisme des parasites du paludisme, soit en général, soit en liaison avec des médicaments déterminés. D'autre part, une étude sur le développement

On a entrepris en Afrique un essai à petite échelle de sel médicamenté, qui porte sur environ 3000 personnes vivant dans une zone relativement isolée où le paludisme sévit à l'état holoendémique. Après une analyse détaillée des points de distribution et de la consommation de sel, on a décidé de vendre au même prix que le sel ordinaire du sel renfermant 0,3 % de chloroquine base. La réaction de la population est très favorable et les résultats obtenus à ce jour sont encourageants.

de la membrane péritrophique de A. atroparvus, A. gambiae, A. stephensi et Aëdes aegypti est également

Pour la préparation du sel médicamenté, des composés faiblement solubles dans l'eau, tels que l'hydroxynaphtoate de chloroquine et le tannate de chloro-

en cours; on est par ailleurs en train d'examiner le comportement de l'oocinète de P. gallinaceum et de P. cynomolgi en liaison avec le développement de la

quine, seraient intéressants parce qu'ils ne sont pas exposés au « lessivage », contrairement au diphosphate et au sulfate de chloroquine, très solubles. Administrés en doses uniques élevées aux enfants, l'hydroxynaphtoate et le tannate de chloroquine se sont révélés mal absorbés et, par conséquent, relativement ineffi-

membrane péritrophique. On a constaté que cette membrane est rapidement sécrétée et que son développement s'achève dans les trente heures qui suivent

le repas de sang chez Aëdes aegypti et Anopheles gambiae et dans les quarante -huit heures qui suivent le repas de sang chez A. atroparvus. L'étude d'oocinètes

caces. On a toutefois pensé que de faibles doses quotidiennes telles que celles qui pourraient être ingérées avec du sel médicamenté seraient peut -être complètement absorbées. On a constaté après étude

de P. gallinaceum adhérant à des membranes péri trophiques isolées d' Aëdes aegypti a montré qu'ils changeaient de position très lentement. A la suite d'une observation faite sur le terrain et qui pourrait être assez importante, l'Organisation a soutenu des travaux expérimentaux sur une interaction possible entre le virus de la forêt de Semliki et P. gallinaceum chez Aëdes aegypti.

de la question que de petites doses quotidiennes d'hydroxynaphtoate, correspondant à 38 mg de la base, administrées aux enfants pendant sept jours éliminaient la parasitémie asexuée due à P. falciparum. de ont Des doses analogues donné de moins bons résultats.

Le paludisme des singes est devenu un important sujet d'études parasitologiques, surtout depuis qu'on pense avoir découvert une zoonose où interviendrait P. cynomolgi bastianellii.

A la réunion annuelle de l'American Society of Tropical Medicine qui s'est tenue en novembre 1962, on a signalé, dans le domaine de la chimiothérapie du paludisme, la mise au point d'un nouveau composé

Le Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique et un institut national de recherche ont

constitué un groupe mixte de recherches sur le paludisme des singes, qui a découvert un certain nombre de nouvelles espèces de parasites du paludisme simien et a réussi à identifier leurs anophèles vecteurs

qui pourrait enrichir très utilement l'arsenal thérapeutique actuel. Il s'agit d'un médicament retard injectable, actuellement dénommé CI -501, et formé chimiquement du sel de diamino -4,6 (p- chlorophényl)- I,dihydro -1,2, diméthyl- 2,2 -s- triazine de l'acide

naturels dans quelques cas.

Il

n'a cependant été

recueilli aucune preuve d'une transmission naturelle

du paludisme des singes à l'homme. Une étude comparative des aspects parasitologiques, entomologiques et épidémiologiques du paludisme simien et du paludisme humain pouvant se révéler très instructive, l'Organisation a signé avec un institut de recherche un accord pour l'exécution d'une étude qui pourrait aider à éclairer quelques -unes des situations épidémiologiques déconcertantes qui se rencontrent parfois. L'identification des infections à plasmodiums observées dans la nature chez certaines espèces d'anophèles est d'une importance particulière dans les régions où

pamoïque. D'après certains auteurs, une dose unique de CI -501 protégerait les singes contre de sérieux contages de parasites du paludisme pendant trente quatre semaines en moyenne, et même parfois pendant cinquante semaines. Aucune des doses ne provoquerait

d'irritation locale ou n'aurait présenté de toxicité générale. Des résultats analogues, quoique de moins longue durée, ont été obtenus chez des volontaires humains. Si des essais ultérieurs devaient confirmer les résultats encourageants déjà obtenus, l'emploi de ce médicament pourrait être envisagé dans certaines situations, sans toutefois qu'on puisse en attendre la solution de tous les problèmes qui surgissent dans les programmes d'éradication. Le moment étant venu de soumettre le médicament à un essai sur le terrain, l'OMS est en train d'organiser un projet de recherches à cet effet, qui servira également à essayer d'autres médicaments antipaludiques potentiels qu'on est en train de mettre au point.

sévissent le paludisme humain et le paludisme des singes. Un projet de recherches est en cours pour identifier les espèces de sporozoltes qui se rencontrent dans les glandes salivaires des moustiques.

ANNEXE

8

119

Une étude du mécanisme et de la dynamique de la pharmaco- résistance a été entreprise. Les parasites utilisés sont P. bastianellii et P. cynomolgi. L'examen de la structure chimique des métabolites de certains médicaments peut permettre de prédire l'apparition d'une résistance croisée entre les médicaments en cause. Une telle apparition ne peut toutefois pas toujours être prévue; ainsi, certaines souches de parasites résistantes au proguanil semblent être résistantes à la pyriméthamine, alors que d'autres ne le sont pas; mais les souches rendues résistantes à la

Une application exceptionnellement intéressante de la méthode de repérage des protéines fluorescentes

a été mise au point pour la mesure des anticorps circulants anti- infections à plasmodiums dans les

populations africaines vivant dans des zones holoendémiques. L'antigène était P. falciparum, l'immun sérum était un sérum anti- globulines humaines et les sérums expertisés avaient été prélevés sur les habitants;

on a dilué les sérums en série pour déterminer les titres correspondant au seuil d'apparition de la fluorescence. Les résultats

ont montré que cette

pyriméthamine à la suite d'un traitement fondé sur l'emploi de ce médicament paraissent résistantes au proguanil. Le problème n'a pas encore été exploré pleinement dans des conditions contrôlées car son étude vient à peine de commencer.

technique peut utilement servir de test sérologique de l'immunité antipaludique. Les travaux sur le repérage des protéines fluorescentes exécutés dans des conditions qui se situent à mi- chemin de celles du laboratoire sont maintenant assez avancés pour être étendus à l'échelle opérationnelle, et pour qu'on puisse déterminer la valeur de ce test pour le dépistage du paludisme. Ce projet d'études épidémiologiques sur le terrain se déroule en Afrique occidentale, où la découverte par une équipe de chercheurs d'une relation de cause à effet entre le niveau de gamma -globuline dans le sang et l'immunité acquise

étudier le métabolisme de souches résistantes et de souches sensibles à la chloroquine de parasites du paludisme des rongeurs et du paludisme des primates

On a d'autre part entrepris un projet visant à

en employant divers substrats marqués au carbone radioactif. Cette étude vise à déterminer la relation qui pourrait exister entre le phénomène de la pharmaco- résistance et la perméabilité. Par ailleurs, l'OMS stimule et soutient des recherches

sur la synthèse d'une série de dérivés de la phényldiamidine -urée qui pourraient éventuellement être

vis -à -vis du paludisme a marqué le début d'une nouvelle phase dans l'évolution de l'immunologie appliquée au paludisme. Des fractions purifiées de gamma -globuline se sont révélées avoir un effet très net sur l'évolution de l'infection palustre. Parmi les diverses méthodes d'évaluation de la réponse immunologique à l'infection par les protozoaires sanguins, la mesure de la consommation d'oxygène s'est révélée prometteuse et l'OMS a stimulé et soutenu des recherches sur l'intérêt pratique qu'elle

employés dans la chimiothérapie du paludisme.

Des recherches sont en cours sur la synthèse de composés des amino -6 quinoléines et des pyrocatéchols et sur leur valeur comme médicaments antipaludiques, et les premiers résultats obtenus sur le paludisme aviaire et simien sont encourageants.

On procède enfin à une étude comparative sur l'effet hémolytique de la primaquine et du quinocide chez des sujets souffrant d'une carence en glucose 6- phosphate déshydrogénase (G- 6 -P -D). On a d'abord fait une enquête parmi un groupe d'hommes d'Afrique occidentale et l'on s'est ainsi aperçu que 20 % d'entre

pourrait présenter dans le cas du paludisme des mammifères. Ce test repose sur le fait que l'énergie du parasite du paludisme provient de la glycolyse par oxydation, l'oxygène étant obtenu à partir de l'oxyhémoglobine. Les hématies parasitées accusent une consommation considérablement accrue d'oxygène, et il fallait déterminer si l'anticorps agit contre toute l'hématie infectée ou uniquement contre le parasite lui -même. Un autre test, la réaction d'hémagglutination des hématies traitées à l'acide tannique, a été mis au point; il s'est révélé constituer une technique sensible pour la mesure des anticorps élaborés contre

eux étaient atteints de carence en cet enzyme. Tous les individus se trouvant dans ce cas accusaient une faible consommation d'oxygène des globules rouges, mais ni la carence en G -6 -P -D ni la présence d'hémo-

globines anormales ne semblent affecter la concentration d'hémoglobine. L'enquête continue. 8.3

une gamme étendue d'antigènes. Récemment, on s'est servi d'une variante de ce test qui fait intervenir des hématies de mouton traitées à l'acide tannique et au formol, pour en déterminer l'intérêt dans le cas des infections à plasmodiums des primates. 8.4

Immunologie

Un des problèmes qui présentent une importance pratique pour l'immunologie du paludisme est celui de la mise au point de meilleures techniques pour la détection de l'infection palustre et pour la mesure quantitative du degré d'immunité acquise vis -à -vis de cette infection. Un projet de recherches visant à explorer ces possibilités se déroule en Europe et un autre, fondé sur une procédure expérimentale légèrement différente, est en cours en Afrique. Les méthodes employées pour ces recherches sont le repérage (direct et indirect) des anticorps fluorescents et la technique de diffusion en gel pour les anticorps précipitants.

Epidémiologie

La connaissance de la durée de l'infection à P. falciparum chez les sujets présentant divers degrés d'immunité acquise en l'absence de toute transmission

présente un intérêt évident, et un projet de recherches visant à réunir quelques données sûres est en cours

d'exécution en Europe. Les études ne portent pour l'instant que sur un petit échantillon de sujets, de sorte que les renseignements recueillis n'ont qu'une valeur limitée, mais l'on espère pouvoir réaliser de plus amples progrès assez prochainement.

120

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Il est évident qu'une étude de ce genre serait plus facile à exécuter dans une région plus proche de la source d'infection, où des sujets appropriés pourraient

souches

de

A.

quadrimaculatus

aux

Etats -Unis

être trouvés en plus grand nombre. L'Organisation a donc patronné une deuxième enquête dans une région qui accueille des travailleurs se rendant de zones impaludées dans une zone exempte de paludisme. Ces travailleurs devraient constituer d'excellents

d'Amérique, de A. pharoensis en République Arabe Unie, de A. albimanus en El Salvador et de A. stephensi en Inde sont également soumises à des recherches.

Des recherches sur le terrain ont été entreprises en Indonésie, en étroite liaison avec ces études de labo-

ratoire très poussées et en collaboration avec du personnel national, pour déterminer l'effet de différents

sujets d'étude, puisqu'il y a de fortes chances pour qu'ils séjournent assez longtemps (jusqu'à cinq ans) dans la zone exempte de paludisme avant de rentrer

chez eux. Le but du projet est d'étudier sur une période de plusieurs années la parasitologie et la symptomatologie du paludisme à P. falciparum, ainsi et semi- immuns venus travailler

que l'effet du traitement sur des mineurs immuns

dans une zone

exempte de paludisme.

On a entrepris une étude sur la fréquence et le

caractère des infections palustres qui sont en rapport avec la transfusion sanguine. Une étude sur les relations entre l'infection paludéenne du placenta et la prématurité et la mortalité périnatale se déroule en Afrique orientale. L'enquête entreprise parmi des habitants d'Afrique

occidentale sur les rapports entre la fréquence du paludisme cérébral et le degré de parasitémie ainsi que la présence d'hémoglobine anormale a été terminée. Les résultats ont montré que tous les cas mortels

insecticides et combinaisons d'insecticides du point de vue du ralentissement ou de la suppression de la sélection de souches de vecteurs résistantes à la dieldrine ou au DDT. Ces études, qui visent essentiellement à faciliter la planification à long terme du programme indonésien, ont déjà fourni des renseignements qui pourront se révéler d'une importance capitale pour l'ensemble de la campagne d'éradication du paludisme. En ce qui concerne le comportement des vecteurs exposés à l'insecticide, l'OMS soutient des études sur divers aspects de ce problème, dont l'importance ne cesse de grandir. Des recherches sur le terrain ont lieu en Rhodésie du Sud et au Swaziland; elles ont pour objet de préciser pourquoi, dans ces pays, le traitement aux insecticides - plus particulièrement à l'HCH - semble avoir éliminé une souche anthropophile du vecteur A. gambiae, tout en laissant subsister une souche du même vecteur qui se gorge de préférence sur le bétail et qui ne joue qu'un rôle très limité, sinon

de paludisme cérébral se sont produits chez des chez les porteurs d'hémoglobine AS. La densité moyenne de la parasitémie était plus faible chez les sujets sicklémiques. La présence d'hémoglobine AC et la présence de la caractéristique d'insuffisance de glucose -6- phosphate déshydrogénase n'ont pas paru exercer d'action protectrice dans l'infection paludéenne à P. falciparum. 8.5

porteurs d'hémoglobine AA et qu'aucun n'est survenu

Entomologie

Les recherches soutenues par l'OMS ont surtout intéressé deux aspects importants des réactions des

nul, dans la transmission du paludisme. Des études supplémentaires sur le comportement des vecteurs sont également effectuées en Afrique occidentale, en Europe et au Levant. L'intérêt grandissant que l'on porte à l'existence de différentes souches de vecteurs, particulièrement de A. gambiae en Afrique, est étroitement lié aux problèmes de résistance et de comportement. L'existence de ces souches est présumée depuis longtemps, car la même espèce de vecteurs peut réagir différemment aux insecticides ou présenter divers comportements selon les régions de l'Afrique. Des travaux récents soutenus par l'OMS et reposant principalement sur une analyse minutieuse d'expériences de croisément

vecteurs au traitement par les insecticides : d'une part, l'apparition rapide chez certaines espèces d'une résistance aux insecticides alors que le même phévecteurs en présence de l'insecticide, ce comportement

nomène ne se produit pas pour d'autres espèces; d'autre part, le comportement différent de divers jouant parfois un rôle déterminant dans le succès ou l'échec des pulvérisations systématiques. Pour élucider le premier problème, on fait de vastes études sur la génétique de la résistance afin de préciser le mode de transmission héréditaire et les facteurs qui entraînent la sélection de souches résistantes dans des populations exposées de façon répétée à la pression

des insecticides. Ces travaux ont été menés d'une manière particulièrement énergique au cours des quatre dernières années, aux termes d'un accord conclu avec l'OMS. Les secteurs d'étude les plus importants concernent la souche de A. gambiae résistante à la dieldrine, dans diverses parties de l'Afrique occidentale, et la souche de A. sundaicus résistante au DDT, en Indonésie. Par ailleurs, des

entre colonies de moustiques de différentes origines a confirmé l'existence de telles souches, du moins chez A. gambiae. Deux groupes principaux, qui se distinguent par leur comportement, ont été définis à ce jour. Ces groupes ou populations sont isolés par une barrière de stérilité et leur différenciation peut donc se maintenir même lorsqu'ils coexistent dans une seule zone. Les travaux en question sont soutenus par l'OMS et leur exécution est assurée conjointement par des spécialistes qui travaillent en Afrique et en Europe. On pense qu'ils contribueront de plus en plus à élucider l'action qu'exercent sur le vecteur les

différentes mesures d'éradication du paludisme et à faciliter le choix des insecticides pour les programmes

de longue haleine. 8.6

Progrès réalisés en matière d'insecticides

Le programme de recherche, d'évaluation et d'essai d'insecticides de l'Organisation prévoit, en dernière

ANNEXE

8

121

analyse, l'évaluation sur le terrain de tout insecticide

dans une zone -témoin. Pour le malathion, l'essai sur

nouveau qui pourrait remplacer ou renforcer

les

hydrocarbures chlorés dans l'éradication du paludisme. A la suite de tests d'efficacité restreintes, accompagnés

le terrain s'effectue en Ouganda, plus précisément dans le district de Masaka; l'insecticide est appliqué à raison de 2 g/m2 à intervalles de trois à quatre mois. Pour le dichlorvos, le projet se déroule dans le Nigéria

d'investigations toxicologiques, on est en train de

soumettre deux produits - le malathion

et le

dichlorvos (DDVP) - à des essais d'application de grande envergure. II s'agit dans les deux cas d'insecticides organo -phosphorés, mais le premier est appliqué comme insecticide de contact à action rémanente, tandis que le second est strictement un fumigant qui agit sur les moustiques par concentration de vapeurs. En vue de déterminer leur valeur pratique pour les

du Nord, près de Kankiya; dans ce dernier essai, deux types de préparation, l'un solide et l'autre liquide à 20 %, seront mis à l'épreuve chacun sur la moitié de la population de la zone considérée. Les résultats des essais effectués à l'échelon des villages dont on dispose jusqu'ici indiquent qu'en moyenne une application pour environ 21 m3 demeure efficace pendant dix semaines; c'est ce cycle et ce dosage qui

programmes d'éradication du paludisme, on étudie dans quelle mesure ces insecticides sont capables d'interrompre la transmission du paludisme dans des zones d'endémicité forte ou modérée qui se caractérisent par une longue saison de transmission et, si possible, par le fait que la population se déplace peu, dort rarement en plein air, et n'est exposée qu'à un ou, tout au plus, deux vecteurs connus pour transmettre le paludisme à l'intérieur des habitations. Ces données techniques sont une condition sine qua non d'une évaluation épidémiologique sérieuse fondée sur des indices paludométriques et entomologiques valables. On a trouvé deux régions qui répondent à ces conditions; dans chacune d'elles, quelque 20 000 habitants seront donc protégés par l'insecticide, tandis qu'environ 10 000 autres habitants seront étudiés

seront utilisés tout d'abord dans le projet. Pour les deux projets de recherches sur le terrain (malathion et dichlorvos), les travaux seront confiés à des équipes

de l'OMS comprenant un paludologue, un entomologiste, un technicien de l'assainissement et un opérateur technique. Le fenthion, autre insecticide organo -phosphoré qui s'est révélé prometteur dans des essais prélimi-

naires et dans des essais à l'échelon des villages, demande à être étudié plus à fond du point de vue toxicologique.

Parmi les autres produits mis à l'épreuve dans le programme de l'OMS, on peut signaler qu'un insecticide à base de carbamate a subi avec succès toutes les épreuves préliminaires et qu'il est prêt à être expérimenté sur le terrain.

9.

COORDINATION précise la date prévue pour la fin de la phase de consolidation dans les diverses zones et prévoit un échange périodique d'informations épidémiologiques.

L'éradication du paludisme exige une collaboration

aussi étroite et une coordination aussi efficace que possible à tous les échelons. Dans chaque pays, la coopération et la coordination doivent régner entre les services médicaux et sanitaires généraux, le service ensemble et la population. A l'échelon gouvernemental,

du paludisme, les services publics pris dans leur la coordination est indispensable entre les ministères et les administrations et, pour cette raison, on a vivement préconisé la création de comités nationaux de

Indépendamment des réunions de directeurs de services nationaux d'éradication du paludisme qui ont lieu à l'intérieur des Régions, plusieurs importantes

conférences interrégionales ont groupé des représentants des pays ayant des frontières communes. C'est ainsi que se sont tenues, en 1962, la deuxième conférence sur l'éradication du paludisme en Europe (Tanger, mars), une réunion technique interrégionale (Téhéran, mai), la troisième conférence africaine du paludisme (Yaoundé, juillet) et la quatrième confé-

coordination, organismes ayant pour mandat de

fixer les responsabilités respectives des divers ministères, administrations et services compétents. Il faut enfin une coordination entre pays limitrophes pour que les opérations dans les zones frontières puissent

que possible; il faut même une coordination plus large entre groupes plus importants de pays voisins pour que les nations intéressées puissent s'acheminer ensemble vers l'éradication afin de réduire le risque de réimportation de la maladie. A cet échelon inter -pays, des progrès considérables

se dérouler aussi efficacement et aussi économiquement

rence asienne du paludisme (Manille, septembre). Une autre forme de coordination internationale se reflète dans les visites que des fonctionnaires responsables de programmes nationaux vont faire dans des services d'éradication d'autres pays en application du plan d'échange de travailleurs scientifiques. Rien n'a été épargné pour maintenir la collaboration

la plus étroite possible avec les organismes internationaux et bilatéraux qui aident les pays dans leurs

ont été réalisés pendant l'année; dans la Région de la Méditerranée orientale, l'Irak, la Jordanie, le Liban et la Syrie se sont mis d'accord pour établir un plan

campagnes d'éradication du paludisme. Au cours de l'année considérée, le FISE a collaboré avec l'OMS en soutenant matériellement trente -trois programmes

coordonné analogue à celui qui avait été adopté précédemment dans la Région européenne. Ce plan

d'éradication, dont vingt et un dans la Région des

122

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Amériques. Il a d'autre part fourni une aide pour l'enquête pré- éradication qui a été exécutée au Soudan. L'Agency for International Development (AID) des Etats -Unis d'Amérique a appuyé dix -sept programmes antipaludiques (dont dix dans les Amériques)

et a collaboré avec 1'OMS/OPS dans l'organisation

du centre de préparation á l'éradication du paludisme de Kingston (Jamaïque). Conformément aux usages établis pour renforcer au maximum la collaboration entre l'AID, le FISE et l'OMS, la cinquième réunion d'un comité officieux de coordination de ces organismes s'est tenue à Washington en décembre 1962.

10.

ÉTAT DES PROGRAMMES D'ÉRADICATION DU PALUDISME PAR RÉGION de mettre une infrastructure sanitaire au service de leurs populations respectives dès que leurs ressources financières le leur permettront, et ensuite à leur intention - exprimée à l'Assemblée mondiale

10.1 10.1.1

Région africaine

Progrès et perspectives d'ensemble

Lorsqu'on examine l'éradication du paludisme dans la Région africaine, deux faits apparaissent d'importance capitale. En premier lieu, les pays nouvellement constitués d'Afrique peuvent difficilement se permettre de continuer à payer le lourd tribut que la mortalité

de la Santé - d'entreprendre l'exécution d'un programme d'éradication du paludisme.

due au paludisme impose à leur jeunesse, car leur développement économique et social exige de la main -d'oeuvre de façon pressante. En deuxième lieu,

Il est évident que tous les Etats Membres de la Région africaine ne sont pas également préparés à mettre en oeuvre un tel programme, et que les dates limites qu'ils peuvent se fixer pour atteindre le stade où ils le seront pleinement varient d'un pays à l'autre. Le plan coordonné régional envisage la coordination des efforts nationaux de telle sorte qu'aucun pays ou groupe de pays ne soit trop en retard sur les autres, eu égard au degré minimum de préparation nécessaire au lancement d'un programme d'éradication intéressant l'ensemble du territoire. 10.1.2

la campagne régionale fait partie du programme mondial d'éradication du paludisme; aussi est -il essentiel que la Région participe à l'effort collectif déployé en vue d'éliminer le risque - très réel si l'on considère les moyens de communication actuels -

d'une réintroduction de la maladie, à partir de

l'Afrique tropicale, dans d'autres continents. Les seuls programmes d'éradication dans la Région sont ceux de l'île Maurice, du Protectorat de Zanzibar, du Swaziland et de la République sud -africaine. Dans l'île Maurice, les opérations progressent régulièrement vers l'éradication : en 1961, on avait enregistré 955 cas positifs, tandis qu'en 1962 on n'en a relevé que 226 seulement. Le système de dépistage a été renforcé par la réorganisation du projet d'éradication du paludisme en avril 1962. A cette occasion, une nouvelle

Formation du personnel national affecté à l'éradication du paludisme

La formation du personnel professionnel et auxiliaire aux méthodes de l'éradication du paludisme n'a pas cessé de progresser. Le premier cours du centre

OMS de préparation à l'éradication du paludisme établi à Lagos (Nigeria), pour les étudiants de langue anglaise, a été organisé d'octobre à décembre 1962; quinze stagiaires non professionnels de Gambie, du

répartition des zones épidémiologiques de l'île a été adoptée et diverses mesures ont été prises pour améliorer le contrôle du dépistage actif et obtenir une meilleure participation du réseau de services de santé ruraux. A Zanzibar, l'évaluation critique des opé-

Ghana, du Liberia, de l'île Maurice, du Nigeria et du Sierra Leone l'ont suivi. On se proposait d'organiser en 1963, du 7 janvier au 3 mai, un cours avancé pour le personnel professionnel; du 27 mai au 28 août,

rations de pulvérisation a révélé que celles -ci ne s'étaient pas étendues dans le passé à l'ensemble du territoire; peut -être est -ce là une des raisons de l'échec

un cours destiné aux techniciens de laboratoire nationaux ayant une certaine expérience; enfin, du ler octobre au 17 décembre, un cours pour la formation

des efforts déployés pour aboutir à une interruption totale de la transmission. On a donc entrepris une étude géographique de tout le territoire et le nouveau

de personnel auxiliaire.

Un second centre OMS de préparation à l'éradication du paludisme doit être installé à Lomé (Togo)

plan d'action prévoit surfaces accessibles.

le

traitement de toutes

les

pour les étudiants de langue française. Un accord préliminaire a été négocié avec le Gouvernement; la construction des locaux devait être achevée d'ici mai 1963. On compte y ouvrir le premier cours avant la fin de 1963.

A sa douzième session, le Comité régional de l'Afrique a approuvé, pour la mise en oeuvre des programmes de pré- éradication dans la Région, un plan coordonné prévoyant sept nouveaux projets en 1962, dix en 1963 et dix -sept en 1964. Ces programmes

Indépendamment des moyens de formation que

l'on crée dans la Région, vingt bourses ont été accordées à des ressortissants de divers pays pour leur permettre de suivre les cours de préparation à

de pré- éradication répondent, en premier lieu, au désir exprimé par tous les nouveaux Etats Membres

ANNEXE 8

123

l'éradication du paludisme donnés à Belgrade, Kingston, Moscou et São Paulo. A l'échelon national, la formation du personnel subalterne qui sera engagé par les services antipaludiques nationaux est assurée au Cameroun, dans la Fédération de Rhodésie et de Nyassaland, au Ghana, au Mozambique, en Ouganda, au Togo et à Zanzibar. 10.1.3

qui fait actuellement l'objet de négociations, ce secteur sera utilisé comme zone de démonstration et de for-

mation professionnelle, ainsi que pour l'analyse du coût des opérations de pulvérisations dans diverses régions caractéristiques de

diverses

densités

de

population. Le secteur ouest de la zone pilote a été affecté aux opérations de surveillance. La transmission

y a été interrompue après trois années environ de traitement par des insecticides à effet rémanent. Les pulvérisations commencées en 1954 dans le cadre du projet pilote de Yaoundé (Cameroun) ont été interrompues en février 1960, une évaluation ayant

Questions opérationnelles

A l'île Maurice, où les opérations d'éradication appuyées par l'OMS sont plus avancées que partout ailleurs dans la Région, une analyse critique de la

situation a conduit à l'élaboration d'un nouveau plan d'opérations, qui a été signé par l'OMS et le Gouvernement en août 1962. Selon ce plan, l'île a été divisée en trois zones opérationnelles délimitées d'après l'état d'avancement de la lutte antipaludique

établi que l'interruption de la transmission avait été obtenue. On a donc amorcé les activités de surveillance, mais, à partir du deuxième semestre de 1961, et surtout en 1962, de nombreux cas nouveaux de paludisme ont fait leur apparition dans toute l'ancienne

la zone centrale (phase d'entretien), la zone intermédiaire (phase de consolidation) et la zone côtière (phase d'attaque). Depuis le début, en 1960, des opérations de surveillance, le dépistage des cas évolutifs a été la principale méthode utilisée; elle a fourni 70 % des lames recueillies. Les résultats obtenus en 1962 témoignent d'un progrès constant, le nombre total de cas positifs dépistés sur l'île étant tombé de

zone pilote. Cette situation a été confirmée par les renseignements émanant des dispensaires de la région qui, à ce qu'ont révélé des enquêtes, étaient fréquentés

par un nombre toujours croissant de malades présentant les symptômes fiévreux typiques du paludisme, alors que les cas y avaient été très rares jusque vers le

955, en 1961, à 226 en 1962, dont 932 et 207 cas respectivement dans les zones côtières. Sur les 207 cas découverts dans les zones côtières en 1962, 119 ont été observés dans le district de Port -Louis. La surveillance active n'y était pas suffisamment développée et, malgré

milieu de 1961. Cet échec est dû non seulement au fait que la zone pilote est complètement entourée de districts hyperendémiques et qu'elle renferme en son centre la capitale, Yaoundé, vers laquelle convergent d'importants mouvements de population, mais aussi à des lacunes dans les opérations de sur-

veillance.

l'existence de nombreux services médicaux dans les faubourgs de la ville, il a paru nécessaire d'instaurer partout le dépistage des cas évolutifs. Dans le Protectorat de Zanzibar, on a pris, en 1962,

des mesures pour surmonter plusieurs difficultés inhérentes au programme. On s'est en effet aperçu que la couverture n'avait pas été totale dans le passé, parce que les toits extrêmement élevés que l'on trouve dans certaines parties des îles n'avaient pas été traités. En outre, l'étude géographique préliminaire du pays a fait ressortir la nécessité de mettre les cartes à jour et d'entreprendre un relevé géographique complet. On a formé à cette fin un premier groupe de vingt quatre cartographes. La décision a en outre été prise de profiter des deux cycles annuels de pulvérisations pour administrer à toute la population un traitement chimiothérapique combinant la primaquine et l'amino -4 quinoléine, en vue de réduire le réservoir

Une fois adoptés les principes de base applicables aux programmes de pré -éradication dans les pays nouvellement constitués les moins développés, le Bureau régional de l'Afrique a entrepris en 1962, à la demande des gouvernements intéressés, de transformer les projets pilotes en programmes de pré éradication au Cameroun, au Ghana, au Mozambique, dans le Nigéria septentrional, en Ouganda et au

Togo, et de lancer de nouveaux programmes de pré éradication au Libéria, à Madagascar, en Mauritanie,

au Nigéria (deux) et au Sénégal. En outre, le Gouvernement de la Côte -d'Ivoire a signalé qu'il acceptait

le projet, et les Gouvernements du Dahomey et du Tanganyika ont demandé des renseignements complé-

d'infection asymptomatique qui semble exister; ce n'est toutefois que dans le courant de l'année 1963 que l'on pourra apprécier la portée réelle de cette mesure.

mentaires. Il ne fait guère de doute que la notion de programme de pré- éradication du paludisme, conçu comme base de départ pour le développement général des services de santé nationaux, a reçu un accueil favorable dans tous les pays de la Région. Pour ce qui est des programmes de pré- éradication déjà lancés, des activités sont en cours dans des zones de démonstration et de formation au Ghana, où elles intéressent une population de 80 000 habitants environ.

En Rhodésie du Sud, dans le secteur oriental de la zone d'opérations où l'on avait commencé à traiter les habitations ces dernières années, on a cessé les pulvérisations d'insecticides à effet rémanent en mai 1962 pour pouvoir effectuer un relevé géographique complet avant de recommencer les pulvérisations en 1963. Aux termes d'un nouveau plan d'opérations,

Jusqu'ici, la partie nord de cette zone a été utilisée essentiellement pour former sur le terrain le personnel auxiliaire national qui constituera les cadres des services du futur programme d'éradication. Au Cameroun, on a estimé nécessaire, au vu des résultats

des enquêtes épidémiologiques, d'utiliser toute l'ancienne zone pilote de Yaoundé comme zone de

124

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

démonstration et de formation pour le programme de pré- éradication. Dans le Nigeria septentrional, la zone de démonstration et de formation n'a pas encore été fixée, mais le plan d'opérations prévoit qu'elle se trouvera à l'intérieur d'une zone de lutte antipaludique de masse, au Sokoto occidental, où le Gouvernement s'est engagé à maintenir au moins au niveau actuel les activités déployées sur le terrain. Au Togo, la zone de démonstration et de formation pour le programme de pré- éradication qui avait été prévue dans le nord du pays ne semble pas convenir sous tous les rapports et l'on envisage d'en choisir

étaient représentés et des observateurs de la CCTA, de l'Agency for International Development (AID) des Etats -Unis d'Amérique, ainsi que des membres du personnel de l'OMS des Régions africaine et de la Méditerranée orientale ainsi que du Siège ont assisté aux travaux. A la suite de la conférence de Yaoundé, une réunion

de paludologues de l'OMS a été organisée à Ibadan (Nigeria) en octobre 1962. Les conseillers régionaux

de l'OMS pour la santé publique et le paludisme, ainsi que des membres du Secrétariat, tant du Bureau régional que du Siège, de même que des conseillers paludologues de la Région de la Méditerranée orientale, affectés à des projets intéressant la partie nord -est du continent africain, y ont participé. 10.2 10.2.1

une autre. Pour la réalisation de ce programme, l'Organisation a engagé à court terme un consultant

qui a été chargé de faire, avec les fonctionnaires togolais et le personnel consultatif de l'OMS dans le pays, le bilan des personnes disponibles pour l'action sanitaire, en vue d'élaborer un plan pour développer l'infrastructure sanitaire rurale et notamment former en plusieurs étapes le personnel nécessaire. En Ouganda, comme au Cameroun, la zone pilote (Kigezi) a été retenue en raison de sa situation épi-

Région des Amériques

Progrès et perspectives d'ensemble

Le programme d'éradication du paludisme a régu-

démiologique comme zone de formation pour le programme de pré- éradication. Dans le nord du Ghana, un essai d'administration de sel médicamenté a été poursuivi pendant l'année. La distribution de sel médicamenté a commencé en juillet 1961 dans la zone pilote et, en deux mois, des résultats encourageants avaient été obtenus, l'indice

lièrement progressé en 1962. Au cours de l'année, le Honduras britannique et la Jamaïque ainsi que la Trinité et Tobago sont passés de la phase d'attaque à la phase de consolidation. Il en a été de même pour un certain nombre de régions d'Argentine, de Bolivie, de Colombie, de Costa Rica, de la Guadeloupe, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, de la Zone

du Canal de Panama, du Pérou, du Surinam et du Venezuela. La population totale des nouvelles régions où les opérations ont atteint la phase de consolidation depuis 1961 est de douze millions et demi d'habitants environ.

parasitaire général étant rapidement tombé de 80 à 6 %. Malheureusement, le rythme de renouvellement des commandes de sel médicamenté a commencé à se

ralentir en octobre 1961, et vers décembre 1961 la consommation quotidienne individuelle de ce sel, primitivement estimée à 5 g, était tombée à I g environ.

Une enquête a établi que la consommation totale du sel de cuisine n'avait pas diminué, mais que du sel non

médicamenté était clandestinement mis en vente. A la suite de pourparlers avec le Gouvernement, on a

décidé de mettre hors de circuit les grossistes, en confiant la vente du sel au détail à des agents désignés par le Gouvernement. En outre, on a prévu l'emballage préalable du sel médicamenté dans des sacs en matière

Haïti a réalisé une couverture totale au début de janvier; à la fin de l'année, deux cycles de pulvérisations avaient été achevés sans difficultés particulières. Au Brésil, la phase d'attaque a été amorcée dans de nouvelles zones et, si l'appui du Gouvernement ne se relâche pas, elle couvrira à la fin de 1964 la totalité des régions impaludées du pays. Certaines régions du Venezuela ainsi que les îles de Carriacou, de Grenade

et de Sainte -Lucie en sont maintenant à la phase d'entretien. L'inscription de ces îles au nombre des régions où l'éradication du paludisme a été réalisée est en cours. Les chiffres suivants témoignent des accomplis vers l'éradication :

plastique (valant un penny) en vue d'uniformiser le

prix de vente aux consommateurs. Ces nouvelles mesures sont entrées en vigueur le 12 septembre 1962. Des essais pratiques d'application de malathion et de dichlorvos (DDVP) sont en cours en Ouganda et dans le Nigeria septentrional, respectivement. 10.1.4

progrès

Population des zones où l'éradication du paludisme est considérée comme réalisée

ayant atteint Is phase de

consolidation 2 156 000

Coordination

1959

.

.

.

.

53 251 000

La troisième conférence africaine du paludisme s'est tenue à Yaoundé (Cameroun) du 3 au 13 juillet 1962, sous les auspices communs de l'OMS et de la Commission de Coopération technique en Afrique (CCTA). Vingt -cinq pays de la Région africaine y

1960 1961

1962

54 365 000 56 279 000 59 326 000

10 010 000 17 879 000 30 436 000

En outre, des 153 891 000 habitants que comprennent les régions initialement impaludées, 49 386 000 vivent

ANNEXE 8

125

dans des zones à la phase d'attaque et 13 753 000 dans des zones à la phase préparatoire. Cependant, les progrès n'ont pas été uniformes dans

des crédits supplémentaires pour financer les nouvelles

toute la Région. Des difficultés administratives et financières ont provoqué un recul sur certains fronts et une quasi- stagnation sur d'autres. Une grave crise économique a empêché l'extension des opérations de pulvérisations aux provinces du Chaco et de Formosa, en Argentine. Il faudra donc considérer ce secteur comme étant encore à la phase préparatoire, alors que des succès remarquables y avaient déjà été enregistrés. Par ailleurs, divers pays (notamment la

mesures qui s'imposent pour obtenir l'interruption de la transmission dans les zones difficiles. La campagne rencontre également des obstacles d'ordre financier au Paraguay et au Pérou.

Au Brésil, la phase d'attaque a commencé par étapes en 1961 et l'on compte atteindre le stade de la couverture totale d'ici la fin de 1964. Le succès semble

assuré dans l'Etat de São Paulo, où les opérations de la phase d'attaque se poursuivent de façon satisfaisante. Cuba n'en est encore qu'au début de la phase

Colombie, El Salvador, le Mexique, le Nicaragua et le Pérou) ont besoin de crédits supplémentaires pour renforcer leurs programmes et interrompre la transmission dans les zones difficiles. Les progrès de la phase d'attaque et l'amélioration des enquêtes épidémiologiques ont permis de délimiter avec une certaine précision, dans plusieurs pays, les zones où la transmission persiste incontestablement. Dans ces zones, le traitement des habitations par les insecticides doit être complété par d'autres méthodes d'attaque relativement coûteuses. L'expérience acquise en 1962 a montré que l'éradication du paludisme dans la Région des Amériques

d'attaque; à la fin de 1962, les opérations de pulvérisations n'avaient couvert qu'une faible partie du pays. En Equateur, on utilise le DDT depuis moins de deux ans, mais on a déjà obtenu une diminution appréciable du nombre des infections à P. falciparum en 1962. Selon les plans établis, la couverture totale de la région impaludée de la Guyane française doit être réalisée en 1963. A Haïti, les opérations s'étendent à l'ensemble du territoire depuis janvier 1962 et tout semble promettre le succès de ce programme qui est

bien administré et bien financé. Au Panama, les opérations de pulvérisation de DDT, en deux cycles annuels, couvrent tout le pays depuis mai 1962; cette campagne se heurte toutefois à des difficultés financières. 10.2.2

au cours de la présente décennie ne sera réalisable que si les gouvernements lui accordent une priorité de tout premier ordre dans leurs plans de développement économique. A la fin de 1962, les îles de Grenade, de Carriacou et de Sainte -Lucie faisaient procéder à leur inscription au nombre des pays où l'éradication a été réalisée.

Formation du personnel national affecté à l'éradication du paludisme

Trois centres de formation ont continué à dispenser en 1962 leur enseignement ordinaire sur les méthodes

En Bolivie, à Costa Rica, à la Dominique, à la Guadeloupe, au Guatemala, au Honduras, au Honduras britannique, à la Jamaïque, dans la Zone du Canal de Panama, à Surinam, à la Trinité et à Tobago ainsi qu'au Venezuela, les progrès ont été constants et le succès de la campagne d'éradication semble assuré.

d'éradication du paludisme. Le dix -huitième cours international sur le paludisme et les maladies hétéroxé-

niques a eu lieu à Maracay (Venezuela); le centre de préparation à l'éradication du paludisme de Kingston (Jamaïque) a donné trois cours pour cadres supérieurs et un pour cadres subalternes, tandis que la Faculté

Dans un certain nombre de pays, les perspectives paraissent bonnes, mais il reste à surmonter des obstacles techniques ou administratifs. C'est ainsi que

d'Hygiène et de Santé publique de l'Université de São Paulo (Brésil) a organisé deux cours pour les

cadres supérieurs et un pour

les entomologistes.

l'insuffisance de l'appui financier accordé au programme par le Gouvernement argentin a ralenti les opérations dans son pays. En Guyane britannique, la transmission a été presque interrompue à l'intérieur

Aucun cours officiel n'a été donné au Mexique. Tous les services nationaux d'éradication du palu-

disme ont continué à assurer la formation de leur propre personnel. Le personnel chargé des applications

du pays, abstraction faite d'une bande de terrain longeant la frontière brésilienne où la population consomme du sel ordinaire acheté à meilleur compte au Brésil. On dresse actuellement les plans des opérations de pulvérisations à entreprendre dans cette région. On n'a pas encore atteint le stade de la couverture totale dans toutes les régions impaludées de Colombie, où s'impose la réorganisation des rouages administratifs de la campagne antipaludique. La même remarque vaut pour la République Dominicaine. En El Salvador et au Nicaragua, on se heurte à des difficultés techniques pour obtenir l'interruption de la transmission et on recourt à des mesures supplémentaires : utilisation d'insecticides organo -phosphorés, administration systématique de médicaments

d'insecticide dans chaque campagne se trouvant à la phase d'attaque reçoit une formation supplémentaire dans l'intervalle qui sépare les cycles de pulvérisations

et l'on organise des cours, selon les besoins, pour former le personnel auxiliaire qui sera chargé des opérations épidémiologiques. 10.2.3

Questions opérationnelles

Une révision des plans d'éradication du paludisme a été effectuée au Brésil, en République Dominicaine réorganisation administrative au Guatemala, à Haïti,

et au Panama. En outre, il a fallu procéder à une au Honduras et au Nicaragua, pays dont les programmes avaient jusqu'alors été administrés par l'Inter -American Co- operative vités. Service

of Public

Health (SCISP), qui a maintenant cessé ses acti-

et traitements larvicides. Au Mexique, on cherche

126

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Au Paraguay, on en est revenu à la phase préparatoire, car des études épidémiologiques plus poussées se sont révélées nécessaires pour délimiter exactement la zone impaludée. Pour améliorer les opérations de dépistage, le Mexique a réorganisé ses services en 1961. Le départe-

sang. La dose était de 600 mg (base) pour les adultes

pesant plus de 60 kg et de 450 mg (base) pour les adultes et les enfants de plus de douze ans pesant de 40 à 60 kg. Pour les enfants de neuf à douze ans (25 à 40 kg) elle était de 300 mg, pour ceux de quatre à huit ans (15 à 25 kg) de 150 mg et pour ceux de six mois à quatre ans (7 à 15 kg) de 75 mg.

ment chargé des applications d'insecticides ayant été jugé mieux équipé pour ces opérations que le département d'épidémiologie, les ingénieurs chargés d'organiser les pulvérisations assumeront désormais également la

responsabilité des activités de dépistage. Ainsi, au lieu de deux services distincts - traitement insecticide

Au Mexique, les cas présumés des régions à la phase de consolidation ont été traités à la pyriméthamine à la dose de deux comprimés de 25 mg (base) pour les sujets de plus de quinze ans et de un comprimé pour les autres.

et épidémiologie - travaillant chacun de son côté sous la direction d'un inspecteur qui ignore ce que fait son collègue, il en existe maintenant un seul, dirigé par

L'éradication du paludisme a été réalisée dans certaines régions de la Trinité infestées par A. (Kertezia) bellator - anophèle exophile piquant de jour grâce à l'administration systématique de médicaments à la population. Afin de faire de nouvelles observations

un inspecteur de secteur responsable de toutes les activités essentielles entreprises dans le territoire de son ressort pour l'éradication du paludisme. S'occupant à la fois de l'attaque et de l'évaluation, le personnel s'intéresse de plus près à la lutte qu'il mène contre la maladie et a de meilleures perspectives d'emploi ultérieur. Les pays participant à la dixième réunion des directeurs des services antipaludiques de l'Amérique centrale, du Panama et du Mexique ont décidé d'adopter ce système. On se propose d'organiser en 1963 deux séminaires,

sur les méthodes de distribution des médicaments et

leur coût, l'Organisation a patronné en 1962 des projets pilotes de traitement de masse dans diverses

zones difficiles du Costa Rica, d'El Salvador, du Guatemala, du Mexique et du Nicaragua. Après un essai préliminaire restreint effectué en El Salvador en 1961, il a été décidé d'administrer une association de chloroquine et de primaquine en comprimés. Le succès de cette méthode de traitement médicamenteux de masse dépend beaucoup de l'efficacité des opérations pendant la phase préparatoire. Des éducateurs sanitaires doivent parcourir la région pour expliquer

l'un pour les pays d'Amérique du Sud, l'autre pour les pays d'Amérique centrale, en vue d'améliorer la participation des services de santé locaux au dépistage des cas, notamment pendant les phases de consolidation et d'entretien. Les directeurs des services de santé nationaux, des services de santé locaux et des services

nationaux d'éradication du paludisme y assisteront. En 1962, le Centre des Maladies transmissibles du Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique

et les Gouvernements du Guatemala et du Nicaragua, avec l'assistance du FISE et l'OMS, ont fait de concert des essais sur le terrain afin de déterminer l'utilité d'un disque régulateur de pression à l'extrémité de la buse des pulvérisateurs. Les résultats ont été jugés assez satisfaisants pour justifier l'adoption de ce dispositif

à la population les raisons d'être et les modalités d'exécution du programme. Il faut simultanément étudier les habitudes locales et notamment relever quels sont les endroits où les habitants se tiennent d'ordinaire à tel ou tel moment de la journée; par exemple, les vieillards et les très jeunes enfants sont généralement à la maison, les enfants d'âge scolaire à l'école et les adultes sur les lieux de leur travail.

La distribution de sel additionné de chloroquine dans l'intérieur de la Guyane britannique a commencé en janvier 1961. Le public a bien accueilli le programme et les détaillants y ont apporté leur concours sans réserve. A la fin de 1962, le sel médicamenté était utilisé dans plus de 96 % des familles à l'intérieur du pays. La transmission du paludisme a été pratiquement interrompue parmi les 35 000 habitants de cette zone, à l'exception de ceux qui vivent dans la région de Lethem, près de la frontière brésilienne. Les 1400 habitants de ce secteur n'ont pas consommé suffisamment de sel à la chloroquine,

dans la plupart des cas, lorsqu'on veut traiter les habitations au moyen de poudres insecticides mouillables. L'expérience a montré qu'il accroît le rendement

par homme et par jour tout en permettant une économie de 10 % d'insecticide. Pour le moment, il est exclu de l'utiliser pour les émulsions ou les suspensions de DDT ou de dieldrine, les produits qui entrent dans

la composition de ces préparations attaquant

le

disque en caoutchouc synthétique qui sert de régulateur de pression.

car ils pouvaient facilement se procurer, à moitié prix, du sel ordinaire en territoire brésilien. En outre, on se demande s'il n'existe pas dans ce secteur une souche de P. falciparum résistant à la chloroquine. On compte y entreprendre une étude minutieuse des possibilités d'existence d'une résistance au médicament. De plus, on se propose de traiter les habitations de ce

Le recours aux médicaments a considérablement augmenté pendant l'année. Cette évolution s'explique par le développement des activités de dépistage, par l'accroissement du nombre de personnes soumises à un traitement radical, et par l'administration systématique de médicaments dans les zones pilotes. A quelques exceptions près, dans toutes les régions se trouvant à la phase d'attaque ou de consolidation, on a administré un traitement «présomptif» à la chloroquine aux personnes soumises à un prélèvement de

secteur de Lethem à titre de mesure supplémentaire et de prier les autorités brésiliennes d'intensifier leurs efforts en vue d'éliminer le paludisme le long de la frontière.

ANNEXE 8

127

Les préparatifs ont été faits en vue de l'ouverture d'un centre de sélection pour le dépistage de celles des souches de plasmodium parasitant l'homme qui résistent à la chloroquine et à d'autres antipaludiques, ou présentent un degré élevé de tolérance à l'égard de ces substances; ce centre devait être créé dans l'Etat de São Paulo (Brésil), avec l'aide de l'OMS, au début de 1963.

Dans neuf des dix -sept pays signalant des activités de dépistage dans les zones à la phase de consolidation, aucun cas indigène n'a été décelé. Les études entomologiques ont été fortement

intensifiées dans les zones difficiles. En 1962, une équipe chargée d'études épidémiologiques a poursuivi ses activités en El Salvador en vue de déterminer les

causes d'une persistance de la transmission dans la région côtière. Elle a découvert que le vecteur, A. albi-

Les pays dont les programmes d'éradication ont progressé au point que certaines de leurs zones ont été considérées ou ont pu être enregistrées comme débarrassées du paludisme, ont assuré dans ces zones une surveillance adéquate. Tous les cas dépistés ont été étudiés et classés conformément aux recom-

manus, avait acquis en certains endroits, outre une résistance au DDT et à la dieldrine, une répulsion

marquée pour le DDT. Ce phénomène d'excitorépulsion atteint parfois un degré tel que les moustiques ne se posent pas assez longtemps sur les murs traités pour absorber une dose mortelle d'insecticide. Les populations anophéliennes sensibles au DDT se comportent parfois comme celles qui y sont résistantes.

mandations de l'Organisation. Le seul pays qui ait signalé l'existence de cas indigènes dans sa zone à la phase d'entretien est la Guyane britannique. Au Venezuela, les régions enregistrées comme débarrassées

Les membres de l'équipe ont mis au point en 1962 un nécessaire, auquel on a donné le nom de « nécessaire d'épreuve de l'excito- répulsion (modèle OPS) », pour

du paludisme ont contribué à connaître les graves difficultés que cause l'arrivée de cas importés. En Argentine, on a également signalé neuf cas importés et trois cas originaires de la zone du pays se trouvant à la phase d'attaque. Sur les pays où l'éradication date d'avant 1957, les renseignements sont rares, exception faite pour les Etats -Unis d'Amérique. Chaque année, le Service de la Santé publique de ce pays publie un rapport indiquant tous les cas de paludisme diagnostiqués. En 1962, soixante -six cas ont été signalés : six indigènes, quatre rechutes, quarante -six importés, deux provoqués et huit d'origine non déterminée. Les activités épidémiologiques ont été intensifiées au fur et à mesure que progressaient les opérations

l'étude du comportement des anophèles à l'égard des surfaces murales traitées au DDT. Toutes les possibilités de ce nécessaire n'ont pas encore été entièrement exploitées, mais on a déjà obtenu des renseignements

très intéressants sur les variations de la tendance à l'excito -répulsion parmi les populations d'A. albimanus de diverses localités d'Amérique centrale.

Un programme d'essai d'insecticides s'est déroulé en 1962 en El Salvador et en Bolivie. L'équipe chargée

de ces activités a entrepris, en plus de l'étude des insecticides pulvérisés à l'intérieur des habitations, opérationnelles sur le traitement larvicide à adopter dans les régions où les pulvérisations domiciliaires ne suffisent pas pour interrompre la transmission; elle a essayé diverses méthodes d'application : pulvérisation au moyen d'un appareil à main, épandage liquide et poudrage effectué du sol des recherches

de la phase d'attaque; les organisateurs de chaque campagne ont pu annoncer que les lames examinées ont été plus nombreuses qu'en 1961. Le tableau H

donne une idée de la façon dont les méthodes de dépistage ont évolué au cours des quatre dernières années. TABLEAU H. ÉVOLUTION DES MÉTHODES DE DÉPISTAGE, 1959 -1962: RÉGION DES AMÉRIQUES Nombre et origine des lames Année

ou par avion. Des études sur le malathion ont été faites dans le courant de l'année en El Salvador et au Nicaragua. Enfin, à Haïti on a entrepris l'exécution d'un projet d'évaluation du DDVP (insecticide

fumigant) sur le terrain, et l'on projette en outre d'y procéder à des essais du Sevin et du Bayer 39007. 10.2.4

Coordination

Dépistage actif

Dépistage passif

Total

Une coordination étroite a été maintenue avec les organismes multilatéraux et bilatéraux qui collaborent

1959 1960 1961

1

815 845

2 533 709

2 844 099 3

1962

446 735

869 774 306 936 2 032 953 2 166 353 1

2 685 619 3 840 645

4 877 052 5 613 088

au programme d'éradication du paludisme dans la Région des Amériques. Ces organismes ont tenu plusieurs réunions officielles dans le courant de l'année; de plus, les échanges de vues ont été nombreux. La dixième réunion des directeurs des services antipaludiques nationaux de l'Amérique centrale, du

Mexique et du Panama s'est tenue au Honduras en On observe, en 1962, une tendance à recourir davanmai 1962. Le rapport final de cette réunion, rédigé en

tage au dépistage actif; pourtant, 3,4 % des lames recueillies à l'occasion du dépistage passif étaient positives, contre 0,9 % seulement parmi les lames fournies par le dépistage actif.

espagnol, a été ronéogràphié et distribué à tous les services de lutte antipaludique dans la Région. Un séminaire, auquel ont participé les administrations sanitaires du Brésil, de la Guyane britannique, de la Guyane française et du Surinam, s'est tenu à

128

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Paramaribo (Surinam), du 25 au 28 septembre 1962, pour examiner les problèmes que pose l'éradication

par 4,5 millions de personnes. On s'efforce actuellement d'obtenir que les services sanitaires généraux et

du paludisme parmi la population rurale de cette région. Ce séminaire a permis aux participants de mieux comprendre leurs difficultés communes; on y a en outre décidé d'organiser à l'avenir des rencontres entre les responsables des zones frontières en vue de fixer les détails des activités à entreprendre de concert dans ces zcnes difficiles. Deux de ces rencontres ont déjà eu lieu : l'une, entre représentants du Brésil et de la Guyane britannique, le 25 novembe 1962, et l'autre entre représentants du Brésil et de la Guyane française, le 10 décembre 1962. Le rapport final du séminaire, établi en anglais, en espagnol et en portugais, a été distribué à tous les pays de la Région. D'autres rencontres analogues ont été organisées en 1962 ailleurs dans la Région : Guatemala et Mexique, du 8 au 10 février, Brésil et Paraguay, du 21 au 23 juin, et Colombie et Venezuela, du 24 au 26 octobre. 10.3 10.3.1

diverses institutions privées coopèrent à l'exécution du programme. On projette de continuer les pulvérisations en 1963 en recrutant des travailleurs bénévoles. Bien qu'aucun problème technique ne paraisse

entraver l'exécution du programme, des difficultés opérationnelles parsèment le chemin qui mène aux .

résultats souhaités. Dans ces conditions, il est difficile de prévoir comment évoluera la mise en oeuvre de ce programme d'éradication. De tous les programmes d'éradication du paludisme exécutés en Asie du Sud -Est, celui de Ceylan est le juillet et décembre, tous deux importés des îles Maldives. Le programme national d'éradication du paludisme

plus avancé. Trente et un cas ont été signalés dans l'île au cours de l'année, dont deux seulement entre

Région de l'Asie du Sud -Est Progrès et perspectives d'ensemble

de l'Inde est entré en 1962 dans sa cinquième année d'exécution. Les activités ont progressé à tous les points de vue. Le pays est divisé à ces fins en 390 secteurs, de plus d'un million de personnes chacun. Les opérations de pulvérisations et les activités de surveillance ont été sensiblement améliorées et amplifiées. Dans les 140 secteurs, habités par 153 mil-

La situation générale en matière d'éradication du paludisme s'est améliorée dans toute l'Asie du Sud Est, sauf en Birmanie et en Thaïlande.

En Afghanistan, la population totale des zones impaludées est de 4 501 000 habitants, dont 312 000 vivent dans les zones à la phase préparatoire, 4 102 000 dans les zones à la phase d'attaque et 87 000 dans les

lions d'habitants, où les pulvérisations ont cessé au cours de l'année, l'examen des lames au cours des opérations de surveillance avait, jusqu'à la fin du mois de septembre, décelé 1632 cas positifs, dont la plupart étaient répartis en un petit nombre de foyers qui ont immédiatement fait l'objet de mesures adéquates. Dans 56 des 140 secteurs à la phase de conso-

zones à la phase de consolidation. Environ 250 000 personnes de plus que précédemment ont bénéficié au cours de l'année de la protection assurée par les pulvérisations de DDT. Les opérations antilarvaires visant à protéger quelque 500 000 habitants des agglo-

lidation, aucun cas n'a été décelé. La proportion d'étalements sanguins prélevés et examinés dans les

secteurs à la phase de surveillance a oscillé entre 4 et 12 %. Au 30 septembre, 13,6 millions de lames avaient été examinées dans l'ensemble du pays. On prévoit qu'en 1963, la phase de consolidation s'étendra à des régions comprenant une population supplémentaire de 90 millions d'habitants. L'un des problèmes les plus graves à résoudre est celui que pose l'insuffisance des services de santé ruraux pour

mérations urbaines se sont poursuivies. On espère qu'en 1963 les activités de consolidation toucheront 445 000 personnes dans la région de Nangarhar et qu'en 1964 -1965 elles s'étendront à un peu plus d'un

million d'habitants dans la province de Kataghan. Aucun problème technique ne semble devoir entraver la lutte antipaludique en Afghanistan. En Birmanie, à la suite d'une évaluation de l'action menée en 1961, on a dressé de nouveaux plans ramenant le secteur opérationnel à une superficie correspondant aux ressources disponibles. Cette évaluation

répondre aux besoins de la phase d'entretien. Le Gouvernement indien en est parfaitement conscient et des efforts concertés visent à organiser le développe-

ment et le renforcement de l'infrastructure sanitaire rurale.

faisait, en effet, ressortir la nécessité d'un meilleur contrôle des activités et l'opportunité de retarder les opérations dans les zones où l'exercice de ce contrôle est pratiquement impossible pour des raisons d'insé-

curité. Le Gouvernement se propose de poursuivre l'exécution du programme selon les principes généraux le rapport d'évaluation, mais sans l'assistance du personnel opérationnel de l'OMS,

formulés dans

retiré en octobre 1962 à la demande du Gouvernement.

Sur les quelque 19 millions d'habitants des secteurs impaludés, 10,14 millions ont été protégés par les pulvérisations d'insecticides à effet rémanent. La

surveillance a été assurée dans des régions habitées

En Indonésie, on constate une nette amélioration et, notamment, une augmentation de l'efficacité des opérations antipaludiques. Dans le courant de l'année, 39 des 42 secteurs établis dans le complexe de territoires insulaires que représentent Java, Bali et le sud de Sumatra ont atteint la phase d'attaque, et celle -ci devait s'étendre aux trois autres secteurs pendant la première moitié de 1963. Une équipe spéciale d'évaluation AID /OMS a analysé les activités dans le dernier trimestre de 1962. Son rapport souligne la grande efficacité des opérations; la principale lacune qu'il signale concerne l'étude des cas positifs, qui ne font pas toujours l'objet d'une enquête et ne sont pas systématiquement suivis. Le centre national de l'éra.

ANNEXE 8

129

dication du paludisme est très averti de ces problèmes et dix -neuf nouveaux médecins reçoivent actuellement une formation aux activités antipaludiques. On considère que dans les zones opérationnelles actuelles, le programme atteindra son objectif, soit l'éradication

est assurée à la fois à l'Institut du Paludisme de Rangoon et dans les centres régionaux. A Ceylan, 129 stagiaires des services d'éradication du paludisme ont suivi les cours de formation au siège des opérations antipaludiques, à Colombo, et dans les quatre centres

de la maladie, mais que, pour maintenir celle -ci, il faudra veiller à éliminer tout risque de réintroduction du paludisme en provenance des îles voisines. Au Népal, les activités d'éradication sont limitées

régionaux; en outre, des conférences et des démonstrations ont été organisées à l'intention d'une centaine de membres du personnel des services de santé généraux. L'Inde possède à Delhi un Institut central des

à la zone centrale, où des pulvérisations de DDT protègent 2 169 000 personnes. Ces opérations n'ont guère été améliorées et, dans certains secteurs, leur contrôle laisse encore beaucoup à désirer. En revanche, dans l'ensemble, les activités de dépistage et les études entomologiques paraissent avoir progressé. A quelques

Maladies transmissibles pour la formation du personnel de ses propres programmes et des autres pays de la Région destiné aux postes supérieurs de toutes catégories. Il existe six organisations régionales de coordination qui forment des techniciens de labora-

toire et plusieurs des états les plus importants ont leurs propres centres de formation. En 1962, quatorze

exceptions près, la transmission a été interrompue dans toute les zones à la phase d'attaque. Le plus urgent est actuellement d'assurer la surveillance voulue

cours organisés par l'Institut central des Maladies transmissibles, les centres de formation des états et les

dans toute la zone centrale, où les indices paludométriques ont déjà beaucoup baissé. Il importe de concentrer dans cette zone les activités du programme

organisations régionales de coordination, ont formé au total 330 personnes. Au surplus, huit séminaires

ont été organisés, quatre (auxquels ont participé 192 médecins) pour les zones à la phase de consolidation et quatre (suivis par 182 médecins) pour les zones moins avancées. En Indonésie, la formation continue d'être assurée

et de n'aborder les autres secteurs qu'après avoir stabilisé les opérations entreprises dans le centre du pays.

En Thaïlande, l'exécution du programme d'éradication du paludisme n'a guère progressé en 1962. Un plan d'opérations, définissant les stades successifs des activités, a été esquissé : il est prévu de protéger en 1963 une zone comprenant 12,8 millions d'habitants; l'AID a fourni les insecticides nécessaires. Les activités de surveillance ont révélé que le paludisme sévissait surtout dans les secteurs où les pulvérisations ont été interrompues il y a plus de cinq ans, et il est prévu d'y faire de nouvelles applications d'insecticides en 1963. La réorganisation centrale du service national d'éradication du paludisme, effectuée dans le courant

par les centres nationaux, provinciaux, de zone et de secteur. Le centre de Tjiloto a été considérablement agrandi et doté de nouveaux laboratoires, de nouvelles salles de classe, de nouveaux dortoirs, etc. Le personnel de l'OMS et de l'AID affecté au pro-

gramme prête son concours au directeur national pour les cours de formation. Dix -sept médecins sont entrés au service national d'éradication du paludisme le 12 novembre 1962 (journée du paludisme) et reçoivent actuellement une formation spécialisée en épidémiologie au centre de Tjiloto.

du deuxième semestre de 1961, n'apparaît pas très efficace et le Gouvernement y a récemment apporté de nouvelles modifications, espérant ainsi en améliorer le rendement.

Au Népal, le service national d'éradication du paludisme a assuré à l'intention du personnel paramédical de diverses catégories une formation en. matière de surveillance, d'évaluation, d'entomologie, de parasitologie, d'éducation sanitaire, d'administration, de cartographie et de logistique. Au total, 2259 personnes, dont 1730 agents pulvériseurs, ont bénéficié de cet enseignement.

10.3.2

Formation du personnel national affecté à l'éradication du paludisme

En Thaïlande, deux centres de formation ont été créés, l'un à Chiengmai dans le nord du pays, et l'autre

à Prabudabad dans la région centrale; ils ont été Sauf en Inde et en Indonésie, le personnel supérieur

placés sous l'autorité du Directeur adjoint du Départe-

des services nationaux d'éradication du paludisme sont formés dans des centres internationaux. L'Afgha-

nistan, par exemple, a reçu de l'OMS cinq bourses pour la formation de médecins; de plus, l'Organisation a organisé trois voyages d'étude. Le Népal a reçu trois

ment de l'Education et de la Formation sanitaires. Un cours de trois semestres sur la santé publique, traitant en particulier des problèmes de l'éradication du paludisme, a été suivi par 40 techniciens; 20 micro -

bourses de l'OMS et quatre de l'AID pour la formation, à l'étranger, de son personnel d'encadrement. La formation de personnel paramédical en Afgha-

scopistes ont reçu une formation de deux mois à Bangkok. Au centre national et dans les centres régionaux, 44 chefs de zone, 218 chefs de secteur, 896 chefs d'équipe, 85 microscopistes, 1540 infirmières visiteuses et 29 agents pulvériseurs ont bénéficié d'une

nistan se fait à l'Institut du Paludisme de Kaboul et dans les centres régionaux. En tout, 226 inspecteurs,

formation en cours d'emploi. Au cours de l'année, 16

microscopistes et assistants d'entomologie ont suivi des cours en 1962. De même, en Birmanie, la formation

médecins ont poursuivi leur spécialisation grâce à des bourses de l'AID.

130

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

10.3.3

Questions opérationnelles

En Afghanistan, les activités d'éradication du paludisme relèvent d'un organisme semi- autonome ayant tout pouvoir pour assurer la direction technique et administrative des opérations et habilité à engager toutes les dépenses nécessaires dans les limites des crédits prévus pour la lutte antipaludique. En Inde, le programme d'éradication du paludisme rentre dans l'action des services de santé généraux du pays. Le directeur du programme national d'éradication du paludisme relève de la Direction générale des Services de Santé de l'Inde. L'exécution du programme incombe aux gouvernements des divers états. Dans chaque état, les activités sont supervisées par le directeur des services de santé, qui délègue ses fonctions au paludologue de l'état. Mais, la coordination étant parfaite entre les états et l'administration centrale, l'organisation de la lutte antipaludique est jugée satisfaisante. Au niveau national, un comité spécial, doté de vastes attributions et présidé par le Directeur général des Services de Santé, prend toutes les décisions importantes. Le directeur du programme national d'éradication assure le secrétariat de ce comité.

secteurs de Thaïlande et d'Indonésie on a pourtant eu recours à l'administration de 600 mg de chloroquine base et de 50 mg de pyriméthamine (dose pour

adulte) à tous les habitants afin de combattre des poussées épidémiques locales de

paludisme.

En

Afghanistan, en Birmanie, à Ceylan, en Inde, en Indonésie et au Népal on a prescrit, dans le cadre des activités de surveillance, le traitement «présomptif» des cas fiévreux et des cas de fièvre épisodique. On a utilisé à cette fin l'association de la pyriméthamine

et d'un médicament à base d'amino -4 quinoléine. Dans les régions qui sont au stade de la pré- consolidation ou de la consolidation, on a distribué ensuite de la primaquine pour le traitement radical des infections à P. vivax et à P. malariae. En Inde, le

traitement radical type consiste à administrer 600 mg de chloroquine et, cinq jours de suite, de la prima quine. En Indonésie, on administre le traitement plus classique à la primaquine pendant quatorze jours de suite.

En Birmanie, 5,86 millions d'habitants étaient pro-

tégés par des opérations de surveillance en 1962, chaque habitation faisant l'objet d'une visite mensuelle. Mais il faudrait, dans ce programme, améliorer considérablement les enquêtes épidémiologiques, mieux suivre les cas dépistés et perfectionner le contrôle des opérations de surveillance. Dans 364,5 des 390 secteurs que comporte l'Inde, la surveillance est assurée par des visites à domicile

Le pays est divisé en six régions, chacune dotée de sa propre organisation de coordination qui, sous l'autorité du directeur du programme national, veille à la coordination de toutes les activités d'éradication et donne des avis consultatifs. Le programme indien est de très grande envergure;

plus de 41 millions d'habitations ont été traitées en 1962 et plus de 40 000 agents ont participé aux pulvérisations d'insecticides. Dans certains états, le DDT a été additionné de diazinon, pour parer aux objections de la population suscitées par l'abondance des punaises de lit devenues résistantes au DDT. Tous les hôpitaux, dispensaires et centres de santé participent au dépistage passif. Dans les hôpitaux et dispensaires dont les consultations externes sont très fréquentées, les services d'éradication du paludisme ont délégué un infirmier chargé de faire un prélèvement sanguin sur tous les cas fiévreux. La participation des services de santé généraux aux activités de dépistage passif s'est nettement améliorée en 1962.

tous les quinze jours pour le dépistage des cas. Les 25,5 autres secteurs sont des zones frontières ou des territoires où la fréquence des infestations est encore élevée. Dans les 140 secteurs (comptant 153 millions d'habitants) où les pulvérisations ont été interrompues, l'indice parasitaire annuel est de 0,01 pour 1000.

Aux premiers stades des activités, on avait considérablement sous -estimé le nombre de lames qui seraient

Dans certaines régions de l'Inde, A. culicifacies, devenu résistant à la dieldrine depuis quelques années,

recueillies lors des opérations de surveillance. Aussi n'avait -on recruté, pour commencer, que deux microscopistes par secteur; il y en a maintenant huit. De plus, on s'est heurté à une grave pénurie de microscopes, de sorte que les microscopistes devaient travailler par roulement en équipes pour venir à bout de leur tâche; aujourd'hui, le Gouvernement a pris des dispositions pour fournir 800 microscopes supplémentaires, livrer 600.

semble le devenir au DDT. Cette double résistance a été signalée dans un district de l'Etat de Goudjerate,

et l'OMS a en outre accepté d'en

à l'intérieur duquel on n'a toutefois encore décelé aucun signe de transmission du paludisme indigène; en revanche, dans d'autres régions, la transmission se fait, bien qu'à un faible degré, et la substitution

de l'HCH au DDT l'a immédiatement réduite. En Indonésie, de nouveaux cas de résistance aux insecticides ont été observés dans le courant de l'année chez les deux vecteurs, A. sundaicus et A. aconitus; c'est la première fois qu'une résistance « intermédiaire » au DDT est observée chez ce dernier vecteur. Le traitement médicamenteux de masse n'est pratiqué dans aucun des pays de la Région. Dans quelques

En Indonésie, des collaborateurs bénévoles ont été engagés, avec plus ou moins de bonheur selon les cas; dans un secteur, ils sont plus de mille et semblent bien travailler; dans un autre, où ils étaient 380, ils ont dû être tous remerciés en raison de leur inefficacité. On continuera néanmoins à essayer de recruter des agents bénévoles. En 1962, les principaux problèmes épidémiologiques rencontrés en Indonésie tenaient à

l'importation dans les régions traitées de cas provenant des régions non traitées. Les opérations de surveillance n'ont commencé au Népal qu'en 1962. Jusqu'en juillet 1962, on a procédé

ANNEXE 8

131

à une évaluation épidémiologique en établissant

La quatrième conférence asienne du paludisme a eu

l'indice parasitaire des nourrissons et des enfants dans des villages de référence, ainsi qu'à une évavaluation entomologique par des contrôles systématiques effectués à des postes d'observation fixes. Dans le deuxième semestre de 1962, il est apparu que l'indice

lieu à Manille du 27 septembre au 3 octobre 1962.

A cette occasion, des conseillers de l'OMS et de l'AID, ainsi que des représentants de l'Indonésie, ont examiné les problèmes de la lutte antipaludique aux frontières avec des paludologues et des fonctionnaires

parasitaire des nourrissons et des enfants étaient insuffisamment représentatifs et on a procédé à des enquêtes par prélèvement d'échantillons de sang sur

de Brunéi, du Bornéo du Nord, du Sarawak et de la Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental).

toute la population. Une importance accrue a été accordée pendant l'année à l'évaluation épidémiologique.

Des discussions sur des problèmes touchant la coordi-

nation inter -pays des activités antipaludiques ont également eu lieu avec des participants venus du Cambodge, du Laos, de la Fédération de Malaisie, de Thaïlande et de la République du Viet -Nam. 10.4 10.4.1

Ceylan demandera vraisemblablement son enregistrement comme territoire débarrassé du paludisme à la fin de la période d'entretien, en 1966. 10.3.4

Région européenne

Coordination

Progrès et perspectives d'ensemble

Cinq pays de la Région, Ceylan, l'Inde, l'Indonésie,

le Népal et la Thaïlande, reçoivent de l'AID une assistance substantielle et le FISE procure des fournitures .à l'Afghanistan. La différence de rythme des activités entre pays voisins a créé des problèmes en raison des possibilités

Des progrès notables vers l'éradication du paludisme ont été accomplis en 1962 dans la Région européenne.

En Europe continentale,

les

huit pays (Albanie,

Bulgarie, Espagne, Grèce, Portugal, Roumanie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Yougoslavie)

d'importation de la maladie. Tel est notamment le cas pour certaines régions frontières de l'Inde et du Pakistan, de l'Inde et du Népal et de l'Afghanistan et du Pakistan. Le passage au Sarawak et dans le Bornéo du Nord du paludisme en provenance de Kalimantan pose également un problème. Une réunion de coordination inter -pays des activités

couverts par le Plan prioritaire coordonné pour l'éradication du paludisme en Europe continentale ont atteint les objectifs définis dans ce plan : les dernières zones qui étaient encore à la phase d'attaque dans ces pays sont entrés dans la phase de consolidation à la fin de 1962, sauf en URSS où subsiste une zone, comprenant 40 000 habitants, qui demeure à la

antipaludiques s'est tenue à Lahore en novembre 1962, avec la participation de représentants de la Birmanie, de l'Inde et du Pakistan. Une réunion analogue de représentants de l'Inde et du Népal a dû être reportée à 1963. A Téhéran. s'est tenue une conférence technique interrégionale à laquelle deux pays de l'Asie du Sud -Est, l'Inde et l'Afghanistan, ont participé.

phase d'attaque. Comme, pour une bonne part, le passage effectif de la phase de consolidation à celle d'entretien, ou de la phase d'attaque à celle de consolidation n'a pas eu lieu avant le ler janvier 1963, l'état détaillé de l'appendice 1 (page 149) ne reflète

pas parfaitement la situation actuelle en Europe continentale. Celle -ci est donc schématisée dans le tableau I, avec les chiffres correspondants de 1961 et 1962.

TABLEAU I. APERÇU DE L'ÉVOLUTION GÉNÉRALE DU PROGRAMME D'ÉRADICATION DU PALUDISME EN EUROPE CONTINENTALE

Fin de 1961 Zones

Fin de 1962

Début de 1963

Population (en milliers d'habitants)

population des zones primitivement impaludées

% de la

Population (en milliers d'habitants)

population des zones primitivement impaludées

% de la

Population (en milliers d'habitants)

population des zones primitivement impaludées

% de la

Où l'éradication est réalisée * A la phase de consolidation

240 196

12208 3 349 . . .

93,9 4,8

A la phase d'attaque Sans programme d'éradication

-

-

1,3

245 744 11 758 2 948

94,4 4,5

252 451

7959

-

-

1,1

-

40

96,90 3,08 0,02

-

100,0

100,0

100,0 260 450

Primitivement impaludées

255 753

260 450

*RSS de Biélorussie, France (Corse), Hongrie, Italie, Pays -Bas, Pologne, Tchécoslovaquie et RSS d'Ukraine, pays qui ont déjà realisé l'éradication du paludisme sur tout leur territoire national.

132

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Il ne se pose dans aucun de ces pays de problèmes techniques ou administratifs qui risquent d'empêcher l'élimination des foyers résiduels. Tous ces pays possèdent une excellente infrastructure de santé publique qui permet de bien augurer de la qualité des

bénéficiant de l'assistance de l'OMS. Dans le cadre de ce programme, on envisage de créer deux zones de démonstration et de formation, mais elles ne seront

opérations de vigilance. On peut présumer sans optimisme exagéré que la phase d'entretien sera achevée partout vers la fin de 1966.

En Albanie, toutes les zones se trouvaient à la phase de consolidation à la fin de 1962 et tout le territoire primitivement impaludé devrait entrer dans la phase d'entretien à la fin de 1965. En Bulgarie, la

pas aménagées avant la fin de 1963. On espère que l'exécution du programme d'éradication proprement dit pourra commencer en 1967. La mise en oeuvre du Plan prioritaire coordonné pour l'éradication du paludisme en Europe continentale a donné une puissante impulsion aux échanges de renseignements épidémiologiques. Presque tous

dernière zone qui n'était pas parvenue à la phase d'entretien y est entrée à la fin de 1962. En Grèce, on

présume que toutes les zones primitivement impaludées seront parvenues à la phase d'entretien vers la fin de 1965. En Roumanie, les opérations de la phase d'attaque ont été achevées vers la fin de 1962 et le pays tout entier devrait se trouver dans la phase d'entretien vers la fin de 1965. En URSS, 99,4 % de la population des zones initialement impaludées étaient

les pays ont adopté le système OMS de rapports trimestriels relatifs aux opérations de surveillance. Sur tout le territoire des huit pays qui participent à ce plan, la transmission a pratiquement cessé, sauf dans quelques foyers résiduels dispersés en Grèce et

en URSS. La diminution du réservoir de parasites dans cet ensemble de territoires pendant la phase de consolidation est mise en évidence par la baisse de l'indice parasitaire annuel et le faible niveau de celui -ci à la fin de 1962 (voir le tableau J). TABLEAU J. INDICE PARASITAIRE EN EUROPE CONTINENTALE, 1961 -1962 Indice parasitaire annuel par millier d'habitants Pays

parvenus à la phase d'entretien à la fin de 1962, 0,57 % seulement en étant encore à la phase de consolidation et 0,03 % à la phase d'attaque. Au Portugal, un seul cas indigène a été dépisté en 1962. Plusieurs cas importés (principalement d'Afrique) ont été

dépistés et traités par le service de vigilance épidémiologique. La population des zones se trouvant à la phase de consolidation en 1962 n'a pas changé par rapport à 1961, si ce n'est sous l'effet de l'accroissement démographique normal. En Yougoslavie, les opérations de la phase d'attaque se sont terminées dans la dernière zone (Macédoine) en 1962. Au début de 1963, près des deux cinquièmes de la population des régions initialement impaludées se trouvaient dans des zones à la phase de consolidation, le restant

Fin de 1961

Fin de 1962

Albanie Bulgarie Espagne Grèce Portugal Roumanie

0,052 0

... 0

0,08 0,05 0,018 0,002 .

0,003 0,046 0,014 0,001 0,013 0,01

se trouvant dans des zones à la phase d'entretien dont les dernières devraient atteindre la phase finale de la consolidation à la fin de 1965. Il existe dans la Région trois pays où l'exécution du programme d'éradication est moins avancée :

Union des Républiques socialistes soviétiques Yougoslavie 0,032 0,05

l'Algérie, le Maroc et la Turquie. Dans ce dernier pays, à la fin de 1962, les opérations de la phase d'attaque couvraient encore 35,5 % de la population des zones primitivement impaludées, mais la totalité de ces zones devrait avoir atteint la phase de conso-

En Turquie, pays extérieur à l'Europe continentale,

l'indice parasitaire annuel est tombé de 0,06 pour mille en 1961 à 0,055 pour mille à la fin de 1962 dans les zones à la phase de consolidation. Des foyers de transmission relativement nombreux y ont été décou-

lidation vers la fin de 1965 et la phase d'entretien vers la fin de 1968. Au Maroc, l'exécution du programme de pré- éradication lancé en 1961 s'est poursuivi en 1962. Le Gouvernement s'est surtout occupé, en 1962, de la formation professionnelle et de l'affectation du personnel nécessaire à l'infrastructure sanitaire rurale. 1l a l'intention de créer trois zones de démonstration et de formation en 1963, englobant une population totale de 300 000 personnes.

verts. Aucun d'entre eux n'est toutefois vraiment inquiétant et ils sont éliminés dès leur découverte. Celle -ci est habituellement due à une amélioration du système de surveillance, et l'existence des foyers est imputable à certaines déficiences dans les opérations ou à des problèmes d'écologie humaine. 10.4.2

On estime que la phase préparatoire pourra commencer en 1964, et la phase d'attaque en 1965. En Algérie, les échanges de vues avec le Gouvernement se poursuivent au sujet des moyens de faire face aux

Formation du personnel national affecté à l'éradication du paludisme

Sur le plan national, les pays de la Région qui ont

encore besoin de former du personnel pour leurs campagnes d'éradication du paludisme ont organisé des cours avec l'assistance de l'OMS. En Turquie,

dangers d'épidémies qui pourraient surgir en 1963 et du lancement d'un programme de pré- éradication

ANNEXE 8

133

avec la collaboration de l'équipe antipaludique de l'OMS, des cours destinés à des médecins, à des microscopistes et à des travailleurs sanitaires ont été

organisés à l'Institut de Paludologie d'Adana. En vingt -sept microscopistes et cinquante -sept travailleurs sanitaires ont été formés comme assistants 1962,

des chefs de zone. Cependant, les besoins ne sont couverts que dans la proportion de 70 % pour les médecins et 80 % pour les microscopistes. Au Maroc,

on a formé 414 assistants sanitaires (alors qu'il en faudrait 1751), 220 infirmières qualifiées qui exerceront

les fonctions de chefs de secteur (au lieu de 570) et 92 médecins ruraux (au lieu de 180). Un cours de formation pour les 104 techniciens dont on a besoin comme chefs de zone doit être organisé en 1963. La formation de microscopistes et leur affectation en

autonome, sous la dépendance directe du Ministère de la Santé et presque sans liaison avec les services généraux de santé publique, qui ne participent guère au programme d'éradication. Cependant, le Gouvernement s'oriente maintenant vers une politique de décentralisation et d'intégration des services spéciaux : en 1963, deux zones pilotes d'intégration vont être créées dans des zones oú la transmission du paludisme a cessé depuis quelques années. Au Maroc, le programme de pré- éradication a progressé d'une manière satisfaisante. L'initiation d'infirmières qualifiées et

d'assistants

sanitaires mobiles

aux

province sont presque achevées, grâce aux cours qui ont eu lieu en 1961 et 1962. Outre l'enseignement dispensé par les centres natio-

questions de santé publique et de paludologie progresse normalement dans les dix -neuf écoles et les cinq centres de formation pratique. On estime que tut le personnel subalterne dont on aura besoin sur le terrain pour la campagne d'éradication sera en fonction vers le début de 1965 au plus tard.

naux de formation professionnelle, des cours internationaux ont eu lieu aux centres de formation de Belgrade et de Moscou. Trois cours ont eu lieu en français au centre de Belgrade en 1962: un cours supérieur avec sept participants et deux cours inférieurs, avec quarante -deux participants au total. A Moscou, il a été organisé deux cours supérieurs, un en français avec seize participants et l'autre en anglais avec dix -huit participants. Huit personnes ont bénéficié de bourses au titre du plan d'échange de travailleurs scientifiques pour des études intéressant l'éradication du paludisme, et une bourse a été accordée à un statisticien turc. 10.4.3

Sauf au Portugal, la proportion de la population couverte par les opérations de surveillance est suffisante, comme le montre le tableau K. TABLEAU K. POURCENTAGES ANNUELS DES EXAMENS DE SANG DANS LA RÉGION EUROPÉENNE EN 1961 ET 1962 Proportion de la population couverte dans des zones it la Pays

phase d attaque 1961

phase de consolidation 1961 1961

Questions opérationnelles

1962

En Europe continentale, les huit pays qui mènent activement des opérations d'éradication ont une infrastructure sanitaire rurale particulièrement déve-

%

%

i 12,70 17,02 3,00 6,74 0,13 6,14 5,90 8,97 5,97 * 26,61 5,87 5,51

loppée qui doit être capable d'assurer le soutien nécessaire aux opérations de surveillance et ultérieurement aux mesures de vigilance. Parmi ces pays,

l'Espagne et la Bulgarie sont parvenues à la phase d'entretien et leur réseau particulièrement serré de services de santé publique leur permettra de prendre les mesures de vigilance appropriées. En Grèce, la situation est aussi très favorable, le réseau des dispensaires ruraux y jouant un rôle actif en matière de surveillance et assurant une excellente vigilance.

Albanie . . Bulgarie . Espagne . . Grèce . . Portugal . . Roumanie. . Turquie . Yougoslavie . . . .

.

8,85

.

5,94 7,87 7,46

-

10,23 *

7,66 7,68 8,42

-

0,17 6,52 5,41

4,31

* Pour six mois seulement.

En Yougoslavie, bien qu'il existe une bonne infrastructure sanitaire rurale, la participation de celle -ci aux opérations de surveillance est encore insuffisante. On s'efforce cependant d'harmoniser ces opérations avec l'aide des autorités responsables de la protection

Le dépistage des cas est plus ou moins efficace selon les pays. A mesure qu'on approche de l'objectif final, c'est le dépistage passif et non plus le dépistage actif

qui tend à prédominer; mais, ainsi qu'il ressort du tableau L, il faudra intensifier les efforts dans ce sens dans plusieurs pays.

sociale. En Albanie, en Roumanie et en URSS, l'excellente participation des services sanitaires aux opérations de surveillance, qui a pu être constatée dès le début de la campagne, se poursuit avec succès. En Turquie, le service national d'éradication du paludisme fonctionne jusqu'à présent d'une manière

En Turquie, en l'absence d'une infrastructure de santé publique très développée, on s'est surtout soucié de créer des postes d'agents bénévoles, dont le nombre est passé de 3988 en 1961 à 7644 à la fin de 1962.

134

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

TABLEAU L. DÉPISTAGE DES CAS DANS LES ZONES A LA PHASE DE CONSOLIDATION DE LA RÉGION EUROPÉENNE EN 1962 Dépistage passif Pays

de paludisme importés d'autres pays et le risque de réapparition de la transmission qu'ils représentent. La Grèce a demandé que l'éradication du paludisme

soit attestée pour la Crète, le Dodécanèse et Dépistage actif Lames

les

Cyclades, où elle a été réalisée avant 1957, ainsi que

Lames

Résultats positifs

Résultats positifs

pour les îles de Lesbos, Chios, Samos et Eubée. L'Espagne a demandé que l'éradication soit attestée en 1963 pour l'ensemble de son territoire. Des mesures

Albanie . Bulgarie . Espagne Grèce . Portugal . Roumanie. Turquie Yougoslavie . . . . . . . .

. . . . .

. .

. . .

.

66,35 33,24 15,95 41,61 99,13 56,31 2,56 3,57

0,02 0 0,03

0,10 0,37 0

33,65 6,47 79,75 34,90 0

0,02 0

ont été prises pour qu'on puisse, avec le concours de l'équipe d'évaluation, satisfaire en 1963 les demandes et toutes autres qui pourraient être formulées ultérieurement. En dépit du danger très réel d'importation du palu-

0,18 0,007

38,82 88,16 80,32

0 0,11 0 0

disme, aucun des pays d'Europe continentale où la maladie a été éradiquée n'a jusqu'à présent signalé de cas de réapparition de la transmission du fait d'un cas importé. 10.4.4

0,12 0

Coordination

La persistance de quelques cas dus à P. malariae, le plus souvent à la suite de transfusions sanguines, pose un problème. Une étude est en cours à ce sujet en Roumanie et en Yougoslavie. Sur la base d'une enquête par sondage, on a calculé, par exemple, qu'en Yougoslavie, dans la seule République de Macédoine,

La réussite du Plan prioritaire coordonné pour l'éradication du paludisme en Europe continentale donne un excellent exemple des possibilités de coordination inter -pays en Europe. La deuxième conférence sur l'éradication du paludisme en Europe s'est tenue à Tanger du ter au 8 mars 1962, avec la participation des pays suivants : Bulgarie, Espagne, France, Grèce, Italie, Maroc, Pays -Bas, Portugal, Roumanie, Turquie, URSS et Yougoslavie.

il y a probablement environ 550 porteurs asymptomatiques de P. malariae sur une population de 1 400 000 habitants. Du fait de cette situation, un cas indigène mais isolé dû à P. malariae est de temps en temps constaté dans certains pays de la Région. En Grèce, en Turquie et en Union soviétique, on s'est heurté à des difficultés pour l'élimination des

La Turquie et l'URSS ont participé à une réunion technique interrégionale qui a eu lieu en mai 1962 à Téhéran (Iran). Une conférence technique des pays d'Afrique du Nord est prévue pour 1963. Un certain nombre de réunions du personnel des services nationaux d'éradication du paludisme ont eu lieu dans les pays de la Région ; en Turquie, par exemple, des conférences trimestrielles

foyers résiduels. En Grèce, trois petits foyers de transmission subsistent encore dans les

districts

d'Elide, de Piérie et de Serrès. En URSS, les deux foyers de transmission qui existaient en Azerbaïdjan et au Tadjikistan sont en voie de disparition, du fait des mesures prises à la suite d'une épidémie locale en 1961. En Turquie, les problèmes épidémiologiques ont fait l'objet d'enquêtes spéciales. Dans un secteur de la Turquie orientale une équipe d'entomologistes a élucidé le rôle joué par A. claviger, espèce exophile, dans la persistance de la transmission. Dans certaines

ont réuni

les cadres responsables des opérations d'éradication; en Yougoslavie, il y a eu une conférence annuelle du personnel médical qui dirige les opérations antipaludiques dans chacune des républiques; au Maroc, les médecins des districts sanitaires ont été invités à des « journées d'information » concernant l'éradication du paludisme. La réunion frontalière annuelle entre le Portugal et l'Espagne a eu lieu en 1962.

zones de l'ouest du pays (Denizli, Aydin, Antalya et Kutahya) il y a maintenant tout lieu de supposer que la persistance de la transmission dans certains foyers est principalement due aux habitudes exophiles d'A. superpictus. La deuxième conférence sur l'éradication du paludisme en Europe a étudié les moyens de faire assumer

Le FISE a maintenu en 1962 son assistance au programme exécuté en Turquie. Le Bureau régional a continué à diffuser tous les six mois un Bulletin d'informations sur l'état d'avancement des programmes d'éradication du paludisme

dans la Région de l'Europe; ce bulletin est tiré en français à plus de 300 exemplaires et largement diffusé. 10.5 10.5.1

la responsabilité de l'éradication du paludisme par les services sanitaires généraux des pays qui entrent dans la phase d'entretien, ainsi que de l'organisation et de l'amélioration des services destinés à empêcher la réintroduction du paludisme dans les zones d'où il a été éliminé. Un questionnaire a été adressé aux pays de la Région en vue d'évaluer le nombre des cas

Région de la Méditerranée orientale Progrès et perspectives d'ensemble

Des vingt -cinq pays ou territoires que comprend

la Région, l'un - le Koweït - est naturellement

ANNEXE 8

135

exempt de paludisme; quatre autres - la Colonie d'Aden, Chypre, la Côte française des Somalis et la Bande de Gaza - sont parvenus à la phase d'entre-

cipalement dans les provinces septentrionales et

tien; en Israël, certaines zones en sont à la phase d'entretien et d'autres à la phase de consolidation, tandis que le Liban a atteint la phase de consolidation

occidentales; 49 % peuplent des zones à la phase d'attaque et 11 % des zones à la phase préparatoire, dans l'extrême sud. L'exécution du programme progresse d'une manière satisfaisante dans le nord, et l'on essaie de résoudre au moyen de projets pilotes

avancée; cinq pays - l'Irak, l'Iran, la Jordanie, la Libye et la Syrie - en sont à la phase de consolidation

les problèmes particuliers au sud; pour trouver les

et à la phase d'attaque; un autre - le Pakistan -

tement ou séparément des mesures telles que la

méthodes les plus efficaces, on met à l'essai conjoin-

à la phase d'attaque seulement; deux pays - l'Ethiopie et la Somalie - exécutent des, programmes de pré- éradication et trois autres - l'Arabie Saoudite, le Soudan et le Yémen - mettent sur pied des programmes analogues qui font suite, dans le cas de

distribution de médicaments, la pulvérisation d'insecticides nouveaux, etc. Simultanément, le nouveau plan d'aménagement des services sanitaires accélère leur développement et le service chargé de l'éradication du paludisme met sur pied les moyens opérationnels qui sont indispensables pour l'éradication finale du paludisme dans ces zones.

l'Arabie Saoudite et du Soudan, à des enquêtes pré- éradication; la République Arabe Unie et la Tunisie enfin exécutent de vastes programmes de lutte antipaludique et développent simultanément leur

infrastructure sanitaire, en vue de lui confier le soin de réaliser l'éradication du paludisme. Dans l'ensemble, les progrès accomplis en 1962 sont très encourageants; ils affermissent la conviction que l'éradication du paludisme est très proche dans

Le programme qu'exécute l'Irak est très avancé. En 1962, 90,5 % de la population totale des régions impaludées se trouvaient dans des zones à la phase de consolidation et 9,5 % seulement dans des zones à la phase d'attaque, le long des fleuves et dans les vallées

beaucoup de pays de la Région et que dans d'autres l'objectif, quoique plus lointain, sera toutefois aussi atteint dans le délai prévu. La Colonie d'Aden, Chypre, la Côte française des Somalis et la Bande de Gaza pourront prochainement faire attester l'éradication du paludisme, une fois que l'évaluation nécessaire aura été faite. Il a été convenu avec le Gouvernement de Chypre qu'une évaluation aurait lieu en 1963 en vue d'attester que l'éradication est réalisée.

du nord. Dans ces dernières régions, la couverture totale par les insecticides n'ayant pas pu être réalisée par suite de difficultés administratives, la transmission a persisté. Dans la région méridionale, le vecteur doublement résistant, A. stephensi, qui en avait été longtemps absent, a réapparu. Cependant, outre les opérations de surveillance active, un système de surveillance passive a été organisé dans cette région et a fonctionné très efficacement en 1962. Des mesures sont prises actuellement pour prévenir la réintroduc-

Un tiers de la population totale d'Israël se trouve dans des zones à la phase d'entretien, et les deux autres

tion du paludisme dans les zones indemnes à partir des régions du territoire national à la phase d'attaque ou de pays voisins; la coordination des programmes le long des frontières communes avec l'Iran, assurée

tiers dans des zones où la phase de consolidation est très avancée. Dans la zone à la phase de consolidation il n'a été découvert que cinq cas indigènes en 1962.

au moyen de réunions périodiques, joue un rôle important. Il n'est pas envisagé de réduire en 1963 la superficie actuelle de la zone à la phase d'attaque. En Jordanie, les progrès se sont poursuivis réguliè-

Grâce à la bonne infrastructure sanitaire du pays et à la mise sur pied d'un système efficace de surveil-

lance passive dans les zones à la phase de consolidation, les chances de

réaliser

prochainement

l'éradication dans les autres zones se présentent sous un jour extrêmement favorable. Au Liban, on prévoit pour 1964 le passage de tout le territoire à la phase d'entretien. Une petite poussée épidémique de paludisme, survente à la fin de 1962 et rapidement découverte, était due à l'arrivée de

rement en 1962. L'extension des zones à la phase de consolidation leur a permis de couvrir près de 94% de la population totale exposée au risque; les zones où se trouvent les 6 % restants - la vallée du Jourdain et quelques territoires

orientaux - en

étaient encore à la phase d'attaque. Une partie de cette fraction passera à la consolidation en 1963, tandis qu'une partie des zones actuellement à la phase de consolidation passera à la phase d'entretien.

porteurs venus de l'étranger. La planification et l'application de mesures destinées à prévenir la réintroduction du paludisme constituent, en fait, le seul grave problème à résoudre avant la réussite finale.

Un vaste travail de reconnaissance géographique ayant été achevé, les opérations de surveillance ont atteint un niveau très satisfaisant.

Bien que l'exécution du programme en Libye ait manifestement progressé au cours de l'année, certaines

En Iran, environ 5 % de la population totale exposée

insuffisances administratives - dues au fait qu'on avait à tort considéré que le paludisme était devenu un problème mineur - ont considérablement retardé cette progression. En Syrie, les quatre cinquièmes de la population totale des zones impaludées se trouvent maintenant à la phase de consolidation; l'autre cinquième demeure

au paludisme se trouve dans des zones qui en sont à la fin de la phase de consolidation, mais l'infrastructure sanitaire rurale n'est pas encore assez développée pour assumer la responsabilité des opérations de vigilance. Près de 40 % de la population (y compris les

5 % susmentionnés) vivent dans les zones qui sont parvenues à la phase de consolidation, prin-

à la phase d'attaque, mais passera à la phase de

136

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

consolidation en 1963, à l'exception de quelques foyers où subsistera une couverture insecticide. Il ne se pose aucun problème technique et il existe maintenant un vaste réseau de surveillance, fondé à la fois sur le dépistage passif et le dépistage actif.

taux annuel total des examens de sang effectués dans les zones à la phase de consolidation a été de 11,3 %,

pourcentage très satisfaisant, et l'indice parasitaire annuel s'est élevé à 0,226 pour mille. Ce taux des examens de sang se répartissait à raison de 1/9 pour les lames prélevées par dépistage passif et de 7/9 pour les lames prélevées par dépistage actif. Le reste avait été recueilli à d'autres occasions : enquêtes épidémiologiques, examens hématologiques de masse, etc.

On peut

envisager

l'achèvement satisfaisant du

programme pour un proche avenir. Au Pakistan, l'exécution du programme a progressé

pendant sa deuxième année d'opérations, selon le calendrier prévu. Les opérations d'attaque ont été étendues pour protéger une population de 4 400 000 personnes, dont 1 800 000 dans le Pakistan oriental et 2 600 000 dans le Pakistan occidental. Les activités de la phase préparatoire ont couvert 8 388 000 autres personnes dans les deux parties du pays. Le Gouvernement a pris des dispositions financières appropriées pour assumer les dépenses locales et la majeure partie des dépenses extérieures; comme l'année précédente, l'OMS a financé le solde de ces dernières. L'AID a récemment accordé un prêt qui couvrira toutes les dépenses extérieures afférentes aux exercices 1962 -1963 et 1963 -1964. L'organisation du programme s'est

Les enquêtes épidémiologiques sur les cas positifs ont été intensifiées au cours de l'année et, dans la plupart des pays, une proportion importante des cas positifs dépistés dans les zones à la phase de consolidation a été étudiée et classée. 10.5.2

Formation du personnel national affecté à l'éradication du paludisme

Outre le centre régional de préparation à l'éradication du paludisme du Caire, la Région comptait en 1962 trois centres nationaux en pleine activité

généralement améliorée à tous les échelons.

et soutenus par l'OMS. L'un d'eux est situé au

En Tunisie comme en République Arabe Unie, on s'efforce actuellement d'étendre le réseau des services de santé ruraux, car les deux Gouvernements estiment que son organisation efficace est indispen-

Pakistan oriental et un autre au Pakistan occidental.

Ils forment à la fois des cadres supérieurs et des cadres subalternes d'après les normes internationales agréées. Ils organisent aussi des cours spéciaux à l'intention du personnel auxiliaire participant à l'éradication du paludisme. Le troisième centre

sable au lancement d'un programme d'éradication. L'accélération de cette activité a été encouragée, en vue d'harmoniser le développement de ces services avec les besoins du programme d'éradication du paludisme. Parallèlement, les activités de lutte antipaludique sont menées à grande échelle dans les deux pays.

national, celui de Nazaret (Ethiopie), forme des cadres subalternes, la seconde partie de son programme d'études variant selon la spécialisation des élèves. Ce centre relève du Ministère de la Santé, par l'entremise

d'un comité de coordination au sein duquel sont représentés le service antipaludique et les institutions internationales et bilatérales intéressées. Au total, seize cours ont eu lieu pendant l'année dans les quatre

Les problèmes techniques et opérationnels ont joué un rôle important dans la persistance de la transmis-

sion dans certaines zones d'attaque. Dans le sud de l'Iran, le paludisme a réapparu dans presque toute la zone, par suite de la résistance d'A. stephensi tant au DDT qu'à la dieldrine, de certaines caractéristiques spéciales de A. fluviatilis, de mouvements locaux de population et enfin de difficultés opérationnelles. Au Pakistan oriental comme au Pakistan occidental, il y a aussi certains signes de persistance de la transmission

centres et ont été suivis par 384 élèves. De plus, l'Institut de Parasitologie et de Paludologie de l'Uni -

niversité de Téhéran forme diverses catégories de personnel à l'intention des services nationaux d'éradication du paludisme.

Outre les cours susmentionnés, des cours pour cadres subalternes et des cours de spécialisation ou d'entretien sont organisés dans différents pays, dans le cadre des programmes nationaux d'éradication du paludisme; ces pays sont l'Arabie Saoudite, Israël,

dans des zones à la phase d'attaque. Cependant, ce problème est soigneusement étudié et des mesures sont prises pour améliorer l'efficacité des opérations et l'étude des problèmes techniques qui se posent. En dépit de tous ces problèmes, de nouvelles zones de la Région, comptant environ deux millions de personnes, sont passées de la phase d'attaque à la phase de consolidation en 1962. Dans toutes les zones, les opérations de la phase de consolidation ont progressé d'une manière satisfai-

la Jordanie, le Liban, la Somalie, le Soudan et la Syrie. De plus, au Pakistan et en Arabie Saoudite, il existe à l'échelon provincial ou de zone des centres périphériques de formation du personnel des catégories inférieures.

sante au cours de l'année. L'accent ayant été mis de plus en plus sur le dépistage passif, 220 761 lames examinées au cours de l'année provenaient des opérations de dépistage passif (représentant environ 9,3 % de tous les échantillons de sang prélevés). Le

Par ailleurs, vingt et un boursiers de la Région ont suivi des cours organisés à Belgrade, à la Jamaïque et à Moscou, et sept agents des cadres supérieurs des services nationaux d'éradication du paludisme de

différents pays de la Région ont participé à des voyages d'étude.

Le centre de préparation à l'éradication du paludisme fixé au Caire a cessé ses activités en tant que

ANNEXE 8

137

centre régional à la fin de 1962, après quatre années d'existence au cours desquelles il a assuré la formation de 135 agents supérieurs et de 173 auxiliaires, qui ont suivi respectivement quatre et sept cours. Le centre

occidental, un retard budgétaire a obligé à repousser le début des opérations jusqu'en 1963.

du Caire continuera à fonctionner au cours des

prochaines années en tant que centre national assurant

la formation des agents pour le futur programme d'éradication du paludisme de la République Arabe Unie. 10.5.3

L'éducation sanitaire a bénéficié d'une sérieuse attention au cours de l'année. En Iran, la division centrale des opérations comprend actuellement une section de l'éducation sanitaire, qui compte deux éducateurs sanitaires et aussi, dans les provinces, onze autres éducateurs sanitaires disposant de véhi-

cules et de -tout le matériel audio- visuel et autre Questions opérationnelles

nécessaire. Ses principales activités se sont déroulées dans les régions rurales; elle a assuré 598 séances de

cinéma devant un total de 322 000 personnes, 241 conférences auxquelles ont assisté 191 000 personnes,

En Iran, on a créé un sous -comité de la planification

et de l'évaluation relevant du Conseil scientifique et

et 26 cours de préparation à l'éducation sanitaire, représentant 70 heures de conférences, pour 150 000 instituteurs de villages, travailleurs sur le terrain et agents des services de vulgarisation agricole. Au

composé de membres du personnel du Service de l'Eradication du Paludisme et de l'Institut de Parasitologie et de Paludologie. Dès le début, ce sous comité a apporté une contribution remarquable aux activités et s'est révélé extrêmement utile. Il se réunit périodiquement, fait le point des progrès réalisés sur le terrain et donne des conseils sur tous changements qu'appelle l'exécution du programme. Sa principale fonction consiste à étudier à la fin de l'année les plans d'action élaborés par les bureaux de zone et à mettre au point pour l'ensemble du pays un plan général qui

Pakistan, l'éducation sanitaire a été confiée dans chaque zone au personnel responsable des évaluations,

est soumis au Conseil scientifique pour examen et approbation.

Dans un certain nombre de pays, comme l'Irak, la Jordanie et la Syrie, où les opérations de la phase d'attaque touchent à leur fin ou ont perdu une bonne partie de leur ampleur, on prend actuellement des mesures pour ramener les pulvérisations et les activités

mais les résultats espérés n'ont pas été obtenus faute d'éducateurs sanitaires professionnels. Le personnel nécessaire a été maintenant recruté et reçoit actuellement une formation. Dans d'autres pays, les activités d'éducation sanitaire sont exercées par le personnel du service d'éradication du paludisme dans le cadre de son travail courant. On s'est efforcé, mais sans beaucoup de succès, de recruter davantage d'ingénieurs pour la phase d'attaque des programmes d'éradication du paludisme. Au Pakistan, bien que la phase d'attaque s'étende à un rythme impressionnant, le service d'éradication du paludisme n'a pas encore pu recruter un seul ingénieur

sur le terrain au minimum nécessaire pour faire face aux cas d'urgence. Cette réorganisation se fera au fur

du pays. Deux ingénieurs et deux techniciens de l'assainissement travaillent actuellement au titre de l'assistance internationale. La situation est pratiquement la même dans les autres pays de la Région, à l'exception de l'Arabie Saoudite et de l'Iran. En Iran, vingt -sept ingénieurs sont actuellement affectés à la division des opérations aux sièges central, régionaux et de zone.

et à mesure que les diverses zones atteindront la phase de consolidation et l'on veillera à utiliser le personnel de l'éradication du paludisme pour renforcer les services de santé de ces zones. Il y a lieu de mentionner que, dans certains pays où l'exécution du programme est très avancée, les gou-

vernements ont parfois eu tendance à intégrer trop tôt et trop brusquement les services d'éradication du paludisme dans le réseau général de services de santé. On s'est efforcé de les dissuader d'agir avec cette précipitation et une intégration progressive leur a été recommandée. Au Pakistan, où le service national d'éradication

Le traitement médicamenteux de masse a été pratiqué dâns certains pays de la Région, à titre de mesure complémentaire dans des zones où les pulvérisations

du paludisme jouit d'une autonomie complète, un certain nombre de problèmes se sont posés au début des opérations, notamment dans l'établissement d'un barème de traitements, de salaires et d'allocations et la mise au point d'un règlement financier. La plupart de ces problèmes ont pu être résolus et l'autonomie commence à porter tous ses fruits. En Iran, la lutte antipaludique a été détachée de l'assainissement et il

ne suffisaient pas pour interrompre la transmission. En Iran, il s'est fait suivant deux méthodes. Dans le secteur de Sarakhs (Khorassan), où la transmission persiste en raison de l'exophilie de A. superpictus, les agents de la surveillance ont distribué des médicaments tous les quinze jours pendant la saison de transmission (de la mi juin à la mi- septembre). Dans

le secteur où la double résistance de A. stephensi empêche d'interrompre la transmission, les centres de consultation, les dispensaires et les hôpitaux ont administré à la population un traitement par dose unique. Dans le secteur de Sarakhs, l'absence de cas positifs témoigne du choix judicieux des médicaments,

existe désormais un service de l'éradication du

paludisme qui se consacre uniquement à cette tâche. La situation financière a été satisfaisante jusqu'à

présent pour la plupart des programmes, bien que l'on n'ait pas toujours pu disposer à temps de fonds suffisants pour l'exécution d'un projet. Au Pakistan

des doses et du rythme de distribution. Dans l'autre secteur, la distribution de médicaments n'a pas été régulière et elle a uniquement contribué à maintenir le degré d'endémicité dans certaines limites. En Irak, le traitement médicamenteux de masse a protégé 5000 habitants dans trois localités où des épidémies

138

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

de paludisme s'étaient déclarées en 1962. Les médicaments étaient distribués tous les quinze jours de septembre à novembre et, à en juger par les résultats du dépistage actif, cette mesure a arrêté la transmission. En Syrie, 236 personnes habitant le long du Yarmouk

dans ce district, deux cent quatorze étaient des infections à P. vivax. Le tableau M révèle des déficiences dans le système actuel de dépistage employé par certains pays de la Région : TABLEAU M. DÉPISTAGE DES CAS DANS LA RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE Cas positifs révélés par: autres enquêtes (y compris les prélé-

et les militaires de la région de Kuneitra ont été protégés par l'administration d'une dose hebdomadaire (pour adultes) de 25 mg de pyriméthamine. L'Institut de Parasitologie et de Paludologie de l'Iran a mis en oeuvre un projet pilote de distribution de sel médicamenté à une population restreinte, la secte Bagdeli de la tribu des Ghashgai. L'expérience a donné des résultats satisfaisants et on se propose de la poursuivre sur une plus vaste échelle en 1963 de

Pays

manière à protéger 22 000 personnes en distribuant du sel chioroquiné. Les opérations de surveillance ont été menées systématiquement dans un certain nombre de pays de la Région (dans plusieurs pays, dès la deuxième année de

dépistage passif

dépistage

actif

logique et

enquête épidémio-

surveillance vements syspost -cure tématiques de sang)

/ Irak Iran Israël Jordanie Liban Syrie 37,1 . .

/ 19,3 54,1 45

/ 15,7 17

/ 27,9

la phase d'attaque). On a eu recours aux dépistages actif et passif, aux enquêtes épidémiologiques, aux activités de post -cure et à diverses études. Si l'on compare les données de 1962 à celles de 1961, on constate immédiatement que les activités de surveillance ont porté en 1962 sur un nombre remarquablement accru de personnes, comme en témoigne l'augmentation du nombre des prélèvements sanguins. En 1962, on a fait et examiné 2 358 165 étalements, contre 1 663 125 seulement en 1961. Les cas positifs repérés par le dépistage passif sont peu nombreux par rapport aux chiffres correspondants relatifs au dépis-

. . .

. .

. .

28,9 52,5 39,4 25

26,5 8

2,5 10,7 19

.

23,4 48 13

-

39,7

29,1

18,2

10.5.4

Coordination

tage actif; en effet, les services de santé ruraux sont

encore insuffisants dans la plupart des pays de la Région.

entre les services participant sur le terrain à l'éradication du paludisme, qu'il s'agisse du personnel national ou des agents relevant de l'OMS ou d'autres organisations, on a organisé dans la Région diverses réunions pour des échanges de renseignements. Une conférence technique interrégionale sur l'éra-

Afin de développer et de maintenir la coordination

Par ailleurs, le nombre de cas positifs que révèlent les enquêtes épidémiologiques ou autres est élevé par rapport aux résultats du dépistage actif, ce qui prouve

que la qualité du dépistage actif n'a pas atteint le niveau requis, si importante qu'ait été l'amélioration obtenue en 1962. Les activités de post -cure ont permis

dication du paludisme a eu lieu à Téhéran (Iran) du ler au 6 mai 1962. Les participants venaient de des observateurs du FISE, de l'AID et du Bureau d'Assistance technique de l'Organisation des Nations Unies ont assisté aux travaux. La troisième conférence sur la coordination de la

de découvrir, parmi les anciens cas confirmés, un certain nombre de malades; il s'agit vraisemblablement de personnes qui avaient été soumises à un traitement radical incomplet.

l'Afghanistan, de l'Inde, de l'Irak, de l'Iran, du Pakistan, de la Syrie, de la Turquie et de l'URSS. En outre,

En 1962, de légères poussées épidémiques ont été signalées dans certains pays où les activités d'éradi-

lutte antipaludique aux frontières de la Birmanie, de l'Inde et du Pakistan a eu lieu à Lahore (Pakistan) du 28 au 30 novembre. La deuxième et la troisième conférence sur la coor-

cation en sont à un stade avancé. C'est ainsi qu'en Syrie une épidémie de paludisme s'est déclarée dans la région de Kuneitra, touchant surtout les militaires stationnés dans ce secteur; bien que le nombre total de cas ait été faible, cette poussée avait un caractère

dination de la lutte antipaludique aux frontières de l'Iran et de l'Irak se sont réunies à Bassora (Irak) et

typiquement épidémique. En Syrie également, on a découvert un autre foyer récent de transmission dans le district d'Al- Rashid, où l'on a compté quelque soixante cas indigènes. Ces deux poussées étaient dues à P. vivax. Au Liban, une flambée analogue (quatre vingt -six cas indigènes) est apparue à la fin de 1962 dans le district de Nahr- Beyrouth; elle était également causée par P. vivax. En Jordanie, plus des deux tiers de tous les cas dépistés en 1962 ont été observés dans le district de Balqa. Sur deux cent dix -sept cas signalés

à Hamadan (Iran) du 28 'au 29 mars et du 28 au 30 octobre 1962, respectivement. On se propose d'élargir ces réunions et d'inviter deux autres pays limitrophes, la Turquie et la Syrie, à y participer. La deuxième conférence sur la coordination de la lutte antipaludique aux frontières de la Jordanie et de la Syrie s'est ouverte à Irbed en mars 1962. Les

participants y ont surtout traité de la coordination des activités à entreprendre en 1962 dans la vallée du Yarmouk et ils ont échangé des renseignements sur la situation, en matière de paludisme, des deux côtés de la frontière.

ANNEXE 8

139

En mai 1962, des agents affectés à la lutte antipaludique au Liban et en Syrie se sont rencontrés près de la frontière en territoire syrien.

Dans les îles Ryu -Kyu, on s'est employé à améliorer les activités de surveillance et l'évaluation épidémiologique. Les lacunes signalées précédemment à cet

Une liaison et une coordination étroites ont été assurées entre l'OMS, le FISE et l'AID, sur le terrain et à l'échelon régional. Les pays dont les programmes antipaludiques bénéficient de l'assistance de l'AID

égard étaient dues essentiellement au manque de personnel qualifié. Pour faciliter l'exécution de ce projet, l'OMS a fourni en 1962 les services d'un consultant à court terme et elle a accordé à des agents

dans la Région sont l'Ethiopie, l'Iran, la Jordanie, la Libye et le Pakistan. Quant au FISE, il accorde son aide à des programmes d'éradication du paludisme en Irak, en Iran, en Jordanie, au Liban et en Syrie. 10.6 10.6.1

nationaux cinq bourses pour des études en Chine (Taiwan). La mise en oeuvre du programme revisé permet d'espérer une prompte réalisation de l'éradication.

Région du Pacifique occidental Progrès et perspectives d'ensemble

Au Sarawak, l'exécution du programme d'éradication est très avancée; sur les 660 000 habitants des zones initialement impaludées, 505 000 vivaient en 1962 dans des régions à la phase de consolidation

et 155 000 dans des zones à la phase d'attaque. Toutefois, les activités ont été entravées par l'importation de cas en provenance des zones non traitées

Les activités d'éradication du paludisme s'appliquent

aujourd'hui à environ un tiers des soixante dix -huit millions de personnes habitant les secteurs initialement

impaludés de la Région du Pacifique occidental (à l'exclusion de la Chine continentale, de la Corée du Nord et du Nord Viet -Nam). Les projets qui bénéficient de l'assistance de l'OMS peuvent être classés comme suit : a)

de Kalimantan, de l'autre côté de la frontière. Ce problème touche près de la moitié du territoire, et des opérations intensives de surveillance sont nécessaires dans les zones qui se trouvent tant à la phase d'attaque qu'à la phase de consolidation; le traitement

insecticide d'une bande de terrain d'une quinzaine de kilomètres de large le long de la frontière s'impose

Dans cinq pays - Bornéo du Nord, Chine

(Taiwan), îles Ryu -Kyu, Sarawak et Philippines l'exécution de programmes d'éradication proprement dits est en cours. Celui qui a été entrepris en Chine (Taiwan) est le plus avancé de la Région. Mais on a découvert en 1962 trois petits foyers de transmission bien délimités

également tant qu'un programme antipaludique n'a pas été mis en oeuvre à Kalimantan. Aux Philippines, l'exécution du programme d'éradication du paludisme a fait quelques progrès. Outre les difficultés administratives rencontrées lorsqu'on est passé de la centralisation à la décentralisation des activités, certains problèmes techniques, notamment l'apparition d'une résistance à la dieldrine chez A. minimum flavirostris ainsi que les mouvements de

et constaté aussi la réactivation de la transmission dans un ancien foyer. Néanmoins, l'incidence totale du paludisme est demeurée faible pendant l'année; sur près d'un million de personnes examinées au cours de cette période dans le cadre de diverses activités de

population des plaines côtières, exemptes du paludisme, vers l'intérieur du pays, ont favorisé le maintien

dépistage, on n'a trouvé que soixante -sept porteurs de parasites. On entreprend actuellement une nouvelle analyse critique du système de surveillance en vue de renforcer l'organisation du dépistage passif dans tout le pays. On compte ainsi obtenir les renseignements

nécessaires pour demander l'inscription de l'île au registre des territoires où l'éradication a été réalisée. L'importation de cas, surtout à la suite d'une immigration massive, menace de compromettre le succès de l'éradication. Aussi a -t -on pris des contre -mesures pour faire face à ce risque.

de la transmission. Un nouveau plan général d'opérations a été récemment mis au point. On compte procéder à partir de 1963 à une réorganisation complète des activités, conformément au nouveau plan. Chacun de ces cinq pays a adopté le système des rapports trimestriels préconisé par l'OMS pour les opérations de surveillance. Le calcul de l'indice

parasitaire annuel dans la plupart de ces pays repose sur la collecte d'un nombre suffisant de prélèvements

sanguins par les méthodes de dépistage ordinaire; l'indice parasitaire annuel est nettement inférieur à 0,5 pour mille en Chine (Taiwan), dans le Bornéo du. Nord et dans les îles Ryu -Kyu; au Sarawak, il est à peine plus faible, mais aux Philippines il reste supérieur

Dans le Bornéo du Nord, les opérations de pulvérisation prévues au programme se sont déroulées en 1962 dans toutes les zones impaludées et un secteur

restreint en est à la phase de consolidation. Les éléments opérationnels nécessaires au programme, notamment le personnel et l'appui logistique, sont satisfaisants. L'évaluation a été pratiquée périodique-

au maximum admissible, dans la zone à la phase de consolidation. Dans le Bornéo du Nord, à la suite d'une évaluation épidémiologique, les plans ont été

revisés, évitant ainsi un passage prématuré de la phase d'attaque à la phase de consolidation. b)

ment et les résultats obtenus jusqu'ici donnent à penser que l'on a de bonnes chances de mener à bien l'éradication, pourvu que la mise en place de l'infrastructure rurale et sa participation aux efforts d'éradication suivent le rythme prévu dans les plans.

Dans la Fédération de Malaisie et dans le

Protectorat britannique des îles Salomon, l'exécution de projets pilotes pour l'éradication du paludisme est

en cours. Le projet pilote malais est entré dans sa

140

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

troisième année d'exécution en 1962;

les progrès réalisés cette année ont été encourageants. Un système de surveillance intensive a été instauré dans les régions qui en sont à la fin de la phase d'attaque et les résultats de l'évaluation épidémiologique révèlent que la trans-

remarquables en 1962 sont, outre la création d'un service antipaludique, ceux qui ont été réalisés en matière de formation. Sur les 450 000 habitants des zones initialement impaludées, 260 000 ont bénéficié d'opérations de protection. Cependant, les conditions sont actuellement telles en Nouvelle- Guinée occidentale

mission a cessé complètement en août 1962. Ce projet sera vraisemblablement terminé en juin 1964. Quant au projet pilote des îles Salomon britanniques, son exécution n'a été entreprise qu'en mars 1962 et le traitement insecticide a débuté en octobre 1962. Le secteur couvert comprend l'île de Guadalcanal et l'archipel de la Nouvelle -Géorgie, englobant au total quelque 30 000 habitants; le paludisme transmis par des vecteurs du groupe A. punctulatus y est la plus fréquente des causes d'hospitalisation et de consultation. c) Au Brunéi, au Cambodge, en Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental), dans les Républiques de Corée et du Viet -Nam, des programmes de pré- éradi-

(Irian occidental) que le lancement d'un programme

national d'éradication du paludisme dépendra, en dernière analyse, du développement général du pays et de l'extension du contrôle administratif à l'ensemble des territoires habités. d) Mentionnons

brièvement les activités anti-

paludiques menées dans d'autres pays et territoires de la Région. Si l'on considère le nombre extrêmement faible des cas signalés ces dernières années au Japon, on peut dire que dans ce pays le paludisme a disparu

petit à petit sans action antipaludique proprement dite. Les pouvoirs publics ont organisé le dépistage passif et un système d'enquête épidémiologique sur tous les cas déclarés. Au Laos, où le paludisme est très

cation devront être entrepris avant le programme d'éradication proprement dit. Un paludologue de l'OMS a été affecté au Brunéi au milieu de 1962. On avait prévu l'achèvement des activités de pré- éradication pour la fin de 1963, époque à laquelle on comptait pouvoir élaborer un plan général d'opérations d'éradi-

répandu, on étudie actuellement divers moyens de réorganiser dès que possible la lutte antipaludique, qui a été interrompue en 1961 en raison de la situation instable dans ce secteur. Dans le Territoire de Papua et Nouvelle -Guinée, une vaste campagne antipa-

cation; il se pourrait toutefois, compte tenu de la situation dans ce pays à la fin de 1962, que cet espoir soit déçu. Au Cambodge, les opérations de pré- éradication n'ont pas beaucoup progressé en 1962 en raison de difficultés administratives. On revise actuellement ce projet en vue de l'améliorer. Dans la République de Corée, l'enquête pré- éradication a fait place à un programme de pré- éradication; en 1962, on s'est surtout préoccupé de renforcer l'infrastructure sanitaire rurale et d'intéresser la population à l'action antipaludique. Un excellent système de dépistage passif a été mis au

ludique est en cours. Des négociations préliminaires ont été engagées avec les pouvoirs publics du Condominium des Nouvelles -Hébrides, en vue de la mise en oeuvre

à bref délai d'un projet d'éradication du Formation du personnel national affecté à l'éradication du paludisme

paludisme. 10.6.2

point progressivement, avec la coopération de tous les services de santé ruraux du pays. On a remarqué que si l'incidence du paludisme est faible, la maladie est cependant très répandue et qu'il existe des foyers de transmission nettement définis. L'exécution du programme de pré- éradication doit se poursuivre tout au long de 1963. Dans la République du VietNam, les activités sont handicapées par l'inaccessibilité de certaines zones. Le programme de pré- éradication a commencé en 1962; il s'agissait alors de circonscrire

Le Bornéo du Nord, la Chine (Taiwan), la Fédérala Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental), les Philippines, la République du Viet -Nam, le Sarawak et le Territoire de Papua et

tion de Malaisie,

Nouvelle -Guinée disposent des installations, de l'équipement et du personnel nécessaires à la formation aux

activités antipaludiques. Dans le Protectorat britannique des îles Salomon, au Cambodge, dans la République de Corée et dans les îles Ryu -Kyu, toutefois, la

formation du personnel national a été confiée aux conseillers de l'OMS, au personnel du service du paludisme du Bureau régional et, lorsqu'il y avait lieu,

le problème et d'établir l'organisation administrative et opérationnelle nécessaire avant d'entreprendre les activités d'éradication. Par ailleurs, on a procédé en

à des consultants à court terme envoyés par l'OMS. Dans la plupart des pays mentionnés ci- dessus, les cours de formation aux activités antipaludiques ont

1962 à des opérations de grande envergure sur le terrain : les pulvérisations insecticides ont lieu dans

été organisés au fur et à mesure des besoins. Cet enseignement est destiné au personnel non professionnel : techniciens de laboratoire, techniciens ento-

un secteur englobant 6,5 millions d'habitants. La mise en oeuvre d'un programme d'éradication du paludisme proprement dit dépendra, dans une large mesure, des conditions de sécurité à l'intérieur du pays.

mologistes, inspecteurs des activités sur le terrain, chefs d'équipe, etc. En outre, un cours pour entomologistes a été organisé dans la Fédération de Malaisie en janvier 1963.

En Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental),

L'un des traits intéressants du programme mis en oeuvre en Chine (Taiwan) en 1962 a été l'addition aux cours ordinaires (destinés aux cadres, aux micro scopistes et aux inspecteurs à plein temps des activités de surveillance) d'un enseignement dispensé à 2390

l'exécution du programme de pré- éradication s'est déroulée de façon satisfaisante; les progrès les plus

ANNEXE 8

141

enseignants ou infirmières scolaires ainsi qu'à 1920 collaborateurs bénévoles et portant sur les symptômes cliniques et le traitement du paludisme, les méthodes de prélèvement sanguin et l'expédition des échantillons. Tout le personnel ainsi formé a ensuite participé au dépistage passif. En collaboration avec le Gouvernement philippin et l'AID, l'OMS s'est efforcée de recréer à Manille un centre de formation, dont l'ouverture est prévue pour 1963. En 1962, l'OMS a accordé des bourses à dix -neuf

Pour éliminer les petits foyers d'infection que l'on découvre encore en Chine (Taiwan) dans les secteurs à la phase de consolidation, on a recours au traitement médicamenteux de masse. Les cas confirmés reçoivent

un traitement radical et chaque fois qu'on le juge nécessaire, on distribue à la population de la zone de la chloroquine et de la primaquine à prendre à raison d'une dose par semaine (adultes : 300 mg et 30 mg respectivement) pendant huit semaines consécutives. Dans les zones du Bornéo du Nord à la phase d'attaque, on complète les opérations de pulvérisations par l'administration d'une dose médicamenteuse unique (adultes : 600 mg de chloroquine -base et 50 mg de pyriméthamine) à chaque habitant à l'époque du

membres du personnel national de divers pays de la Région pour qu'ils puissent suivre des cours réguliers

ou spéciaux sur l'éradication du paludisme (deux bourses pour le Bornéo du Nord, deux pour les Philippines, sept pour la République de Corée, quatre pour la République du Viet -Nam, trois pour les îles Ryu -Kyu et une pour le Sarawak). Des subventions ont été en outre accordées à quatre personnes appartenant aux cadres des services nationaux d'éradication

traitement insecticide des habitations. Un système analogue a été adopté dans certaines parties de la Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental). En 1962, du sel médicamenté a été distribué dans deux pays, le Cambodge et la Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental); cette distribution a cessé à la fin de

(une du Protectorat britannique des îles Salomon, une de Chine (Taiwan), une du Bornéo du Nord et une de Sarawak), pour qu'elles puissent faire un voyage

d'étude dans des zones d'exécution de certains programmes d'éradication. 10.6.3

Questions opérationnelles

l'année (voir section 5.1.3, page 103). Les opérations de surveillance dans les zones à la phase de consolidation ont continué à s'améliorer et à se multiplier, pendant l'année 1962, en Chine (Taiwan), dans le Bornéo du Nord et au Sarawak. Le rassemblement de données sur le terrain par le dépistage actif ou passif, l'analyse critique de ces données et l'adoption des mesures correctives indiquées

Il est apparu de plus en plus clairement aux gouvernements, pendant l'année examinée, que la possibilité de réaliser l'éradication et d'empêcher toute réapparition du paludisme dans les zones débarrasées de la maladie est subordonnée à l'existence dans le pays d'une bonne infrastructure sanitaire. Il faut notamment que les services de santé de base puissent assurer la couverture d'appui nécessaire aux opérations de surveillance et de vigilance.

ont été améliorés. En revanche, dans les deux autres programmes d'éradication en cours, aux Philippines et aux îles Ryu -Kyu, il y aurait lieu de renforcer les opérations de surveillance; aussi un consultant a -t -il été affecté pour une brève période à la campagne des îles Ryu -Kyu, tandis qu'aux Philippines le plan d'action a été complètement remanié. Le taux annuel des examens hématologiques en 1962 a été satisfaisant en Chine (Taiwan), dans le Bornéo du Nord, dans les îles Ryu -Kyu et au Sarawak.

Au Sarawak, les travaux d'éradication sont pratiquement intégrés aux activités des services de santé généraux; aux Philippines, ils relèvent désormais des

directeurs régionaux de la santé, dont chacun est responsable de l'administration médicale et sanitaire

Le tableau N donne les chiffres correspondants pour les cinq pays oit l'exécution de programmes d'éradication progressait en 1962. TABLEAU N. TAUX ANNUEL DES EXAMENS HÉMATOLOGIQUES DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL EN 1962 Population des Pays

de l'une des huit subdivisions du pays. En Chine (Taiwan), un service antipaludique spécialisé assure les activités d'éradication, mais il existe également

un réseau de services de santé ruraux assez serré pour desservir tous les points de l'île. Cet excellent réseau, qui comprend 22 centres de comté, 360 postes municipaux ou de district et 197 postes secondaires, a prêté au service national d'éradication du paludisme un concours qui s'est révélé indispensable. Les cadres de tous les centres de comté et les techniciens de tous

Nombre total des lames examinées

zones à la phase de consolidation

Taux annuel des examens hématologiques

les postes municipaux, de district ou secondaires, consacrent sept à dix jours par mois aux activités de surveillance : dépistage actif, traitement radical des cas confirmés, enquêtes post -cure, etc.

Bornéo du Nord Chine (Taiwan) Philippines Ryu -Kyu, ïles Sarawak . . . . .

13

000

22 600 963 000 184 000 8

174

3

941 000 261 000

102

.

.

.

42 000 505 000

000

5,6 19,0 34,1

172 300

142

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

L'organisation du dépistage passif a fait des progrès considérables en 1962 en Chine (Taiwan). A l'heure actuelle, ce pays compte 2390 enseignants et infirmières

toits de chaume par des chenilles qui résistent aux insecticides sont une cause d'inquiétude. Ces toits sont généralement infestés de chenilles de diverses espèces caensensalis); en Malaisie, (Herculia nigrivitta,

scolaires, 4611 dispensaires privés, 761 centres de santé publique, 257 centres médicaux militaires et 2197 collaborateurs bénévoles qui, répartis en plusieurs

les chalcididés suffisaient à limiter naturellement la population de Herculia, mais comme ils sont sensibles au DDT alors que les chenilles ne le sont pas, celles -ci se multiplient rapidement après les pulvérisations et détruisent les toits. Aussi les indigènes s'opposent -ils au traitement insecticide de leurs huttes. Les cinq programmes de pré- éradication qui ont été

centaines de groupes d'action antipaludique, participent au dépistage passif. A Sarawak, on essaie un nouveau système : on demande aux villageois sachant donner les soins de premier secours de participer au dépistage passif.

Prévenir l'introduction du paludisme par des cas importés prend une importance croissante dans les programmes d'éradication du Bornéo du Nord, de la Chine (Taiwan) et du Sarawak. En Chine (Taiwan), les activités de post -cure ont permis de découvrir, en 1962, parmi les 4392 évacués de la frontière sinobirmane en mars 1961, 72 cas de rechute à P. vivax, qui pourraient être à l'origine d'au moins un foyer

entrepris en 1962 dans la Région du Pacifique occidental (Brunéi, Cambodge, Nouvelle- Guinée occiden-

de transmission. Par ailleurs, un certain nombre de réfugiés de Chine continentale sont arrivés à Taiwan en 1962; des porteurs de parasites risquaient donc constamment de réintroduire la maladie dans les secteurs assainis. Des problèmes analogues se sont

tale (Irian occidental), République de Corée, République du Viet -Nam) succédaient à des campagnes antipaludiques, dont certaines avaient bénéficié de l'assistance de l'OMS. Dans la République de Corée, on envisage de créer, dans le cadre du programme de pré- éradication, une zone de démonstration et de formation et l'on procédera aussi à des pulvérisations insecticides. On développe et on renforce actuellement

l'infrastructure sanitaire rurale de ce pays. Pour le moment, il existe 182 centres de comté et 672 centres médicaux de district. On a commencé à mobiliser ce réseau sanitaire pour qu'il participe aux activités de pré -éradication. Dans la République du Viet -Nam, c'est le poste sanitaire villageois qui joue le principal

posés au Sarawak et dans le Bornéo du Nord où l'importation du paludisme en provenance des zones

voisines non traitées de Kalimantan peut à tout moment compromettre le succès des opérations. Au Sarawak, près de la moitié du pays est constam-

rôle dans l'action sanitaire rurale. Ce pays compte actuellement plus de 7000 de ces postes et en comptera

ment exposée au danger d'une importation du paludisme à travers la frontière, longue de 700 km, qui sépare Sarawak du Kalimantan. En août 1962, on s'est aperçu que A. sundaicus, l'un

vraisemblablement 10 000 d'ici la fin de 1963. Aujourd'hui, 210 centres de district contrôlent et complètent l'action des services de santé ruraux. Une étroite coopération s'est établie petit à petit entre l'infrastruc-

des vecteurs du paludisme dans le Bornéo du Nord, était résistant à la dieldrine dans le secteur de Papar, où une série d'aspersions avait été faite en juillet 1961.

ture sanitaire rurale et le service antipaludique. En Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental), la

Heureusement, il a été décidé au début de 1962 de remplacer cet insecticide par le DDT et les opérations

ont commencé avec ce produit en juillet 1962. Au Cambodge (et sans doute aussi dans la République du Viet -Nam), A. balabacensis pose un problème techni-

mise sur pied d'un réseau de services de santé ruraux dans l'ensemble du territoire a sensiblement progressé. Le Gouvernement chinois (Taiwan) pourra probablement demander en 1964 que la réalisation de

que. Les applications de DDT n'ont pas réussi à interrompre la transmission; cet échec tient d'une part aux habitudes exophiles d'A. balabacensis et d'autre part au caractère primitif des huttes, qui n'ont géné-

l'éradication soit officiellement attestée et que l'île soit inscrite au registre des régions débarrassées du paludisme. Aussi les opérations de surveillance aux phases de consolidation et d'entretien sont -elles actuellement intensifiées afin que toutes les données nécessaires puissent être recueillies. Les perspectives du Japon et des îles Ryu -Kyu d'obtenir à bref délai leur enregistrement au nombre des zones où l'éradication a été réalisée sont bonnes. 10.6.4

ralement pas de murs. On envisage d'élaborer un plan pour étudier ce problème au Cambodge. Des essais sur le terrain pour déterminer le nombre optimum de cycles et les taux d'application les plus favorables ont été entrepris dans le Bornéo du Nord et en Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental). Les résultats obtenus jusqu'ici montrent qu'il convient d'appliquer le DDT à raison de 2g /m2, en deux cycles annuels, pour lutter contre A. balabacensis, A. barbi=tris et A. sundaicus dans le Bornéo du Nord, et contre .4.forauti et A. koliensis en Irian occidental. Dans certains pays, notamment dans la Fédération de Malaisie et dans le Bornéo du Nord, les dégâts provoqués aux

Coordination

Des représentants de la plupart des pays impaludés

de la Région se rencontrent périodiquement à des fins de coordination et de coopération. Mentionnons les réunions du Conseil de Coordination antipaludique,

où siègent le Cambodge, la Fédération de Malaisie, le Laos et la République du Viet -Nam, ainsi que deux pays de l'Asie du Sud -Est, la Birmanie et la Thaïlande; les conférences interterritoriales sur le paludisme

ANNEXE 8

143

pour le sud -ouest du Pacifique, qui groupent des représentants de la Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental), du Territoire de Papua et Nouvelle Guinée, du Protectorat britannique des îles Salomon

ont assisté à la quatrième conférence asiatique sur le paludisme, qui s'est tenue à Manille du 27 septembre au 3 octobre 1962. Une coordination étroite est constamment assurée

et du Condominium des Nouvelles- Hébrides; et les conférences sur le paludisme qui se tiennent à Bornéo et auxquelles participent Brunéi,

entre l'OMS et l'AID, qui appuie l'exécution des programmes d'éradication du paludisme du Cambodge, de Chine (Taiwan), du Laos, des Philippines

l'Indonésie, le

Bornéo du Nord et Sarawak. Des représentants des pays et territoires des Régions de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental, ainsi que d'un pays de la Méditerranée orientale, le Pakistan,

et de la République du Viet -Nam, ainsi qu'entre l'OMS et le FISE, qui aide à l'exécution des programmes du Bornéo du Nord et de la Nouvelle Guinée occidentale (Irian occidental).

Appendice 1 ÉTAT DÉTAILLÉ DE L'ÉRADICATION DU PALUDISME AU 31 DÉCEMBRE 1962

RÉGION AFRICAINE (population en milliers d'habitants) Population des zones' où le où l'éradication du paludisme réalisée (phase d'entretien)

où des programmes d'éradication sont en cours sans programme d'éradication

Pays ou entités politico -administratives

Population

totale*

primitivement ou a disparu impaludées ques spéciales

n'a jamais été indigène

paludisme

Autres projets d'éradicapaludisme

tion du

sans mesures antipaludi-

aurait été

Phase de consolidation

d'attaque

Phase

Phase de préparation

en cours

Total

Afrique du Sud Basutoland Bechuanaland Burundi Cameroun Comores, îles Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Côte -d'Ivoire Dahomey Espagne: Guinée espagnole Sahara espagnol Sidi Ifni Fédération de Rhodésie et de Nyassaland . Gabon Gambie Ghana Guinée Haute -Volta Kenya Libéria Madagascar

16 122 708 289 2 700 4 249 188 865

11 931

4 191

2 886

1 012

293

1 305

708 289 100

289

2 600 4 249 188 865

2 600 4 249 188 865

PPE

14 779 3 445 2 107 246 146 54

14 779 3 445 2 107 246 127 54 19

14 779

3445 2 107 246 19

8 510 450 301

99

8 411

138

181

319

450 301

8 092 450 301

6 726 3 263 4 400 7 455 1 290 5 677

373

6 726 3 263 4 400 7 082 1 290 5 677

6 726 3 263 4 400 7 082 1 290 5 677

PRT, PPE

Mali

Maurice, île Mauritanie Niger Nigeria Ouganda Portugal : Angola Cap -Vert, îles du

4 274 652 676 2 870 36 431 7 016 4 753 208 584 6 665 66 1 267 359 2 201 5

4 274 652 676 2 870 36 431

4 274 253 136 263 399

7 016 4 753 208 584 6 665 66 1 267 359 2 021

676 2 870 36 431 7 016

PPE PPE PPE

24

94

94

Guinée portugaise Mozambique São Tomé et Principe République Centrafricaine Réunion Ruanda Sainte -Hélène Sénégal Seychelles

180 5

4 753 90 584 6 665 66 1 267 359 2 021

PPE

Sierra Leone Sud -Ouest africain Swaziland Tanganyika Tchad Togo Zanzibar TOTAUX

2 980 42 2 450 522 274

2 980 42

2 980 2 450 202 115

320 876

9 573 2 729 1 553 314

2 450 202 274 8 697 2 729 1 553 314 157 619 -

149

10

159

8 697 2 729 1 553 314

PPE

314

172 434

14 815

3 278

1 435

1 155

2 590

151 751

Chiffres les plus récents.

PRT Projet de recherches sur le terrain. PPE

- Sans application ici ou néant.

Programme de pré- éradication.

1 Les termes «préparation », «attaque» et «consolidation» s'appliquent exclusivement aux programmes d'éradication du paludisme; les chiffres qui figurent dans les colonnes correspondantes de ce tableau ne comprennent donc pas les opérations antipaludiques, souvent considérables, menées dans les pays et entités politicoadministratives qui n'ont pas encore mis en oeuvre de programme d'éradication à proprement parler.

REGION DES AMÉRIQUES (population en milliers d'habitants) Population des zones

où le Pays ou entités politico- administratives Population totale k

sans mesures antipaludiquel spéciales

ou a disparu

été indigène

paludisme ' jamas n'a jamais

où l'éradication primitivement impaludées du u paludisme

où des programmes d'éradication sont en cours sans programme d'éradication

Autres projets d'éradicapaludisme

tion du

réalisée (phase d'entretien)

aurait été

Phase de consolidation

d'attaque q

Phase

Phase de préparation

en cours

Total

Antigua Antilles néerlandaises Argentine Bahamas Barbade Bermudes Bolivie Brésil

63

63

194

22 216 110

194 19 571 110

2 645

Canada Chili Colombie

Costa Rica Cuba Dominique El Salvador Equateur Etats -Unis d'Amérique Falkland, îles

242 44 3 556 75 996 18 600 7 917 14 768 1 274 7 022 60 2 600 4 455 187 400 2 89 281

4 44 2 269 36 100 18 600 7 790 5 464 862 5 148 46 780 1 983

238 1 287 39 896 127

14

987

238

3 902 127

9 304 412 1 874 1 820 2 472

142 000 2 52 28

45 400 37

Grenade et Carriacou Guadeloupe Guatemala Guyane britannique Guyane française Haïti Honduras Honduras britannique Jamaïque Martinique Mexique Montserrat Nicaragua Panama

-

45 400

4 014 592 34

2 232

4 134

1950 100

1 054 389 368 101

13

1 650 277 37 170 13

253 1 782 592 34 3 080 1 561 100 1 282 176

187

530

176

16 951 66 27 305

20 219

1 637

1118 45 1 817

Panama, Zone de Canal Paraguay

-

1 571 1 091 45 1 512

-

-

624

-

298

759 5 597

3 027 230

66 14

-

528 18 156

12 241

6 027 182 1 874 1 820 2 472

37 a

498 26

46

1 284 36 30 3 080 1 515

-

100 1 282

15 592 515

44

4 627 1 056 1 091 1

-

1 512

-

922

-

736

1 287 35 994

-

-

9 054 412 1 874 14

250

1 820 2 472

66 1 782 62 30 3 080 1 561 100 1 282

20 219 1 571 1 091

-

4

-

45 1 512

-

-

Pérou

Porto Rico République Dominicaine Saint- Christophe, Névis, Anguilla Sainte -Lucie Saint -Pierre -et- Miquelon Saint -Vincent

10 742 2 406 3 228 59 97 5

7 553 15

3 189

864 2 391

2 325 2 647

3

189

581 59 15 5

2 391 2 647

81

81

-

2 647

82

82

Surinam

Trinité et Tobago Uruguay Venezuela Vierges, îles (Etats -Unis d'Amérique) Vierges, îles (Royaume -Uni) TOTAUX

300 877 2 846 7 604 34 7

115 2 846 1

5

185 877

908 34 7

696

-

125 877 5

60

185 877

269 b

150

277

427

429 726

275 835

153 891

59 326

30 436

49 386

13 753

93 575

990

Chiffres les plus récents. a Zone tout entière enregistrée par l'Organisation panaméricaine de la Santé comme zone où l'éradication du paludisme a été réalisée.

Santé comme zone où a été réalisée l'éradication du paludisme. - Sans application ici ou néant.

b Y compris 4 325 177 habitants dans la zone enregistrée par l'Organisation panaméricaine de la

REGION DE L'ASIE DU SUD -EST (population en milliers d'habitants) Population des zones *

où le Pays ou entités politico- administratives Population totale *

ou a disparu

n'a jamais été indigène

paludisme

l'éradication primitivement impaludées du paludisme

où des programmes d'éradication sont en cours sans programme

Autres projets d'éradica-

fion du

paludisme

antipaludiques spéciales

sans mesures

aurait été

réalisée (phase d'entretien)

Phase de consolidation

d'attaque

Phase

Phase de préparation

Total

d'éradication

en cours

Afghanistan Bhoutan Birmanie Ceylan Ende

Endonésie

14 380 670 21 640 10 061 453 045 97 085 89

9 879 560 1 053 3 518 14 465 12

4 501 110

Maldives, îles Mongolie Népal Thaïlande TOTAUX

-

20 587 6 543 438 580 97 085 77

1 447 20

1 000 9 407 27 301 634 678

1 000 4 751

-

87

4 102 10 155 3 802 283 579 64 253

312

4 501

4 100 1 294 154 887

-

-

-

4 656 27 301 599 440

1 660 162 028

2 169 13 000 a 381 060

1 739

-

14 255 5 096

-

110 6 332

438 466 64 253

94 32 832 77 748 5 501

-

7 140 9 191

3 908 21 800

-

35 238

1 467

552 279

45 694

* Chiffres les plus récents. a Y compris 3000 personnes vivant dans des agglomérations où aucune pulvérisation n'est effectuée.

- Sans application ici ou néant.

RÉGION EUROPÉENNE

(population en milliers d'habitants)

Population des zones *

où le Pays ou entités politico- administratives Population totale *

n'a jamais été indigène primitivement impaludées ou a disparu antipaludiques spéciales

paludisme

l'éradication du paludisme

où des programmes d'éradication sont en cours ro ramme d'éradication sans

Autres projets d'éradica-

tion du

paludisme

aurait été réalisée (phase

sans mesures sa

Phase de consolidation

d'attaque

Phase

Phase de préparation

en cours

Total

d'entretien)

Albanie Algérie

1625 . . . .

Allemagne, République démocratique d' Allemagne, République fédérale d' Andorre Autriche Belgique

11 020 18 368 54 450 8

225 1 301

1 400 9 719

300

18 368 54 450 8

Biélorussie, RSS de Bulgarie

Danemark Espagne Finlande France Gibraltar Grèce Hongrie Irlande Islande Italie Liechtenstein Luxembourg

7 067 9 153 8 316 7 867 4 581 31 500 4 467 45 960 27

7 067 9 153 10

8 389 10 028 2 815 176

6 143 4 581 9 400 4 467 45 815 27 3 918 8 528 2 815 176

8 306 1 724

22 100 145

4 471 1 500

49 549 16

45 549 16

4 000

Malte et Gozo Maroc Monaco Norvège Pays-Bas Pologne Portugal Roumanie Royaume-Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Saint-Marin Suède

314 329 11 626 22 3 611

314 329 3 178 22 3 611

8 448

11 637 29 965 9 196 18 680

9 790 29 860 6 958 11 202 52 925 17

1 847

-

8 306 1 676

21 802 145

2 304 1 500

-

1 053

298

2 167

4 000

1 847

-

105

105

2 238 7 478

1 560

678

48

6 326

1 152

47

52 925 17

7 520

7 520

-

-

1100

48

9 719

298

2 167

-

8 448

-

678 7 478

-

-

PPE

--

Population des zones

"

où le Population totale primitivement ou a disparu impaludées sans mesures antipaludi-

Pays ou entités politico- administratives

paludisme n'a jamais été indigène

l'éradication du paludisme

où des programmes d'éradication sont en cours sans programme d'éradication

Autres projets d'éradicapaludisme en codas

fion du

aurait été réalisée (phase

phase de consoladation

d'attaque

Phase

Phase de préparation

ques spéciales

d'entretien)

Suisse Tchécoslovaquie Turquie

Ukraine, RSS d' Union des Républiques socialistes soviétiques Yougoslavie TOTAUX .

5 470 13 776 28 307 43 527 167 902 18 655 698 861

5 470 13 626

3

150

-

150

-

11 621 13 474

28 307 43 524 156 281 5 181

43 524 155 351 3 174

-

18 268 890 298

-

10 039

-

40 1 709 12 987

-

391 937

306 924

245 744

30 026

-

28 307

930 2 007

-

18 167

-

43 013

* Chiffres les plus récents.

- Sans application ici ou néant. PPE Programme de pré- éradication.

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE (population en milliers d'habitants) Population des zones *

où le Pays ou entités politico- administratives Population totale *

ou a disparu antipaludiques spéciales

n'a jamais été indigène

paludisme

sans mesures

primitivement impaludées

l'éradication du paludisme

où des programmes d'éradication sont en cours sans programme d'éradication

Autres projets d'éradica-

tion du

paludisme

aurait été

réalisée (phase d'entretien)

Phase de consolidation

d'attaque

Phase

Phase de préparation

en cours

Total

Aden, Colonie d' Aden, Protectorat d' Arabie Saoudite Bahrein Chypre Ethiopie

155 758

5 000 a 152 581

1 000 a

Gaza, Bande de Irak Iran Israël Jordanie Katar Koweït Liban Libye

20 000 377 7 085 21 500 2 200 1 700 55

10 000 2 485 6 327

7

155 758

155

4 000 152 581

581

794 219 1 197 1 219

-

10 000 377

377

4 600 15 173 2 200 906

701

Mascate et Oman Oman sous régime de traité Pakistan

219 1 880 1 250 560 86 94 601

683 31

-

48

70

4 163 6 000 1 499 851

-

437 7 484 55

République Arabe Unie Somalie

Somalis, Côte française des Soudan Syrie Tunisie Yémen TOTAUX

26 080 2 030 70 12 109 4 930 4 168 5 000 212 546

5 821

254

3 342 2 254 1 500 36 419

-

683 25

-

560 86

94 601 20 259 1 776 70 12 109 1 588 1 914 3 500

1 265

4 400

-

323

6

1 689

8 388

-

-4 600 15 173 1 499 906

758

-

4 000 152

10 000

683 31

-

12 788

1 588

-

560 86 81 813 20 259 1 776 12 109

48

PPE

1 914 3 500 136 975

-

PPE EPE

-

-

176 127

1 884

14 486

12 705

10 077

37 268

* Chiffres les plus récents. a Estimation du gouvernement.

- Sans application ici ou néant. PPE Programme de pré- éradication. EPE Enquéte pré -éradication.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL (population en milliers d'habitants) Population des zones *

où le Pays ou entités politico- administratives Population totale *

sans mesures antipaludiques spéciales

ou a disparu

n'a jamais été indigène

paludisme P

où l'éradication primitivement impaludées P du paludisme

où des programmes d'éradication sont en cours sans programme

Autres projets paludisme* en cours

fion du

réalisée (phase d'entretien)

aurait été

Phase de

consolidation

d'attaque

Phase

Phase de

d'éradication

préparation

Total

Australie Bonin, îles

11

292 **

11

282 **

Bornéo du Nord Brunéi Cambodge 5

487 90 197 ** 11 171

70 30 4 147

1

417 60 050

10

Canton et Enderbury, îles Chine (Taiwan) Christmas, île Cocos, îles Cook, îles Corée, République de Fidji Gilbert-et-Ellice, îles Guam Hawaï

** 3 1.

11 171

3 1

18

Hong Kong Japon Laos Macao Malaisie, Fédération de Midway, îles Nauru Niue Norfolk, île Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Guinée occidentale (Irian occidental) Nouvelles- Hébrides Nouvelle-Zélande

24 994 394 46 67 613 3 128 94 285 1 850 207 7 271

394 67 613

18

24 994

46

94 285

2

4 5 1

3

128

-

10 226

2 728

1

7

850 200

7 271

2

4 5 1

77 . .

77

750 61

300 2

Pacifique, îles du Papua et Nouvelle- Guinée Philippines

2 420 78 2

420 78

000 **

29 578 80 502

20 402 **

-

450 61

1

2 000 9 176

967

Pitcairn, îles Polynésie française

Portugal - Timor

80 100

402

-

13

404

-

945

3 261

-

3

250

-

280

-

417

945

6 791

-

1

60 050

24 994

400 1

850 200

10

PPE

PPE, PRT

PPE

PPE

7 271

450 61

2 000

-

PPE

418

402

-

-

Ryu -Kyu, îles Salomon, îles britanniques Samoa américain Samoa -Occidental Sarawak

904 135 21

103 21

-

801 135

759

42

42 135

110

782

110 122

Singapour Tokelau, îles Tonga Viet -Nam, République du

1687 2 63 15 197

2

660

-

505 1

155

660

1687

Wake, ile TOTAUX

s

63 2 267

**

12 930

-

687

12

930

215 573

137 120

78 453

17 367

4 766

3 809

280

8 855

52 231

Chine (continentale) Corée du Nord Nord Viet -Nam TOTAUX

669 000 10 197 15 915

Pas de renseignements disponibles.

910 685

Chiffres les plus récents.

Chiffre inférieur A 500. - Sans application ici ou néant.

PRT Projet de recherches sur le terrain. PPE Programme de pré- éradication. PP Projet pilote.

154

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE 1

Appendice 2 PERSONNEL PROFESSIONNEL EMPLOYÉ DANS LES SERVICES NATIONAUX D'ÉRADICATION DU PALUDISME AU 31 DÉCEMBRE 1962

RÉGION AFRICAINE Total du

Pays ou entités politico- administratives

personnel professionnel 1

Médecins 1

Ingénieurs

Entomologistes

Divers

Afrique du Sud Cameroun

3

2 3 1

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Ghana Maurice, île Ouganda

(1)

Portugal - Provinces d'Afrique : Mozambique Togo Zanzibar TOTAUX

1

(1)

-

2 1

-1

-

(1)

1

(1)

3

1

1

(1) (1) (4)

1

(1) (1) (4)

1 1

1 1

1 parasitologiste 1 éducateur sanitaire

1

1

14

7

4

2

1 Les chiffres entre parenthèses se rapportent au personnel employé à temps partiel.

RÉGION DES AMÉRIQUES Total du personnel professionnel 1

poliaao Argentine Bolivie

Pays ou entités nititésives

Médecins 1

Ingénieurs 1

Entomologistes'

Divers 1

11

(4)

6 9

(2)

2 5

Brésil (sauf São Paulo) Brésil (São Paulo) Colombie

Costa Rica Cuba Dominique

El Salvador Equateur Grenade Guadeloupe Guatemala

Guyane britannique Guyane française Haïti

Honduras Honduras britannique Jamaïque

- - - - - - - - - - - 21

-

1

5

82 28 48

40 12

23

(2)

8

32 1

7 1

3

10 7

8

1

(1)

(1)

3

1

20 2 9

10

7

- 8 I 1

1

(1)

(1)

1

3

2

(2) (4)

(1) (4)

16

8

5

7

2 1

(2)

(1)

1

-

1

1

1

1

1

-

1 - statisticien 1

(2) biochimistes

1 - statisticien 1 - éducateur sanitaire 6 - éducateurs sanitaires I 3 - pharmaciens 2 - vétérinaires 7 (2) éducateurs sanitaires

-3 --statisticiens 1

4 - éducateurs sanitaires 4 - statisticiens 1 - bactériologiste

1

(1)

-1 - éducateur sanitaire 2 - statisticiens -1 - statisticien 1 - éducateur sanitaire 4 - statisticiens - (1) éducateur sanitaire

1 - éducateur sanitaire 1 - vétérinaire

{

--

1 Les chiffres entre parenthèses se rapportent au personnel employé à temps partiel.

ANNEXE 8

155

politico-administratives

Pays ou entités

Total du professionnel 1

personnel

Médecins t

Ingénieurs 1

Entomologistes1

Divers

Mexique

191

Nicaragua Panama

Panama, Zone du Canal Paraguay Pérou

.

.

.

.

République Dominicaine Sainte-Lucie Surinam Trinité et Tobago Venezuela

.

.

.

.

- - - - - - - - - - - - - - 89 4 1

49 1

31

15 - éducateurs sanitaires 2 - statisticiens 2 - biochimistes

7 3

1 1

3 - juristes l - éducateur sanitaire - éducateur sanitaire -1 l - biochimiste I¡

(12)

(10)

(1)

(1)

11

7

3

31

14 3

5 3

5

6 3

(2) (1)

(1) (1)

(1)

1

4

18

2 15

1

2

-2 --éducateurs sanitaires -2 --statisticiens 81 (5)

1 - statisticien 6 - comptables

TOTAUX

539

(31)

271

(22)

124

(2)

63

(2)

1 Les chiffres entre parenthèses se rapportent au personnel employé à tcmps partiel.

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST Pays ou entités Total du personnel professionnel Médecins Ingénieurs Entomologistes Divers

politico- administratives

Afghanistan Birmanie Ceylan Inde Indonésie Népal

23 13 5

21 a 8

4

542 12 18

426 7 9

Thaïlande

20

17

1

2 5 1

115 5

9

137

{

2 éducateurs sanitaires 1 spécialiste des relations publiques 3

TOTAUX

633

492

1

a Y compris cinq en cours de recrutement.

RÉGION EUROPÉENNE Pays ou entités politico- administratives

personnel professionnel t

Total du

Médecins t

Ingénieurs t

Entomologistest

Divers

Albanie Bulgarie Espagne Grèce Maroc Portugal Roumanie Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques Yougoslavie TOTAUX

... 5 8 3

- (1144) 16

(43) (213)

- (30) 8 1

- (1144)

(213)

54 77

(108) (3)

-

26 68 17

16

(107) (3)

-

... 20 183

(112)

(109)

.. - (1) (1) 1 1

28 41

(12)

2

9

-

-

5 (spécialisation non précisée)

2

(3)

5

(1623)

136

(1606)

(2)

(15)

1 Les chiffres entre parenthèses se rapportent au personnel employé à temps partiel. ... Chiffres non communiqués.

156

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE Total du professionnel 1

poliaao

Pays ou entités nitiésives

personnel

Médecins 1

Ingénieurs

Entomologistes

Divers

Arabie Saoudite Ethiopie Irak Iran Israël Jordanie Liban Libye Pakistan

République Arabe Unie Somalie Soudan Syrie Tunisie TOTAUX

- - - ... 15 5 1

2 2 73 2 1

(7)

1

(7)

38

(16)

1

(16)

1

2

28 22 2

28 18 1

5

4

... 6

4 1

1

27

8

1

1 1 1

4

I

--

154

(23)

98

(23)

34

22

-

1 Les chiffres entre parenthèses se rapportent au personnel employé à temps partiel. ... Chiffres non communiqués.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Total du personnel professionnel 1 Médecins 1

politico- administratives

Pays ou entités

Ingénieurs

Entomologistes,

Divers

Bornéo du Nord Brunéi Cambodge

Chine (Taiwan)

Corée, République de Hong Kong Laos

Malaisie, Fédération de. Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental) Papua et Nouvelle- Guinée . . . Philippines Ryu-Kyu, îles . Salomon, îles britanniques Sarawak Viet-Nam, République du . .

.

.

.

.

- - - - - - - 1

(1) (1)

1

(1) (1)

5

5

9 3 1

4 2 1

(1)

(1)

4

4 1

4

4 5 1 1

3

(1)

3

65

38 1

(1) (5)

(1) (5)

14

13

1 1

12

- - - - - - - - - 2 1 1 1

biologiste

éducateur sanitaire

1

1 éducateur sanitaire

1

2

(1)

15

1 éducateur sanitaire

1

TOTAUX

117

(10)

76

(9)

14

23

(1)

4

1 Les chiffres entre parenthèses se rapportent au personnel employé à temps partiel.

ANNEXE 9

157

Annexe 9 EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1964 1

I.

RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF

[A16 /P &B /12 Add.1, A16 /AFL /9 Add.1 - 8 mai 1963]

Le Conseil exécutif, à sa trente et unième session 1. «ayant examiné en détail le projet de programme et de budget pour 1964 2 préparé et soumis par le Directeur général conformément à l'article 55 de la Constitution », a recommandé « à l'Assemblée mondiale de la Santé d'approuver pour 1964 un budget effectif de $33 716 000, conformément aux propositions du Directeur général » « sous réserve de modifications mineures des prévisions de dépenses, dont le Directeur général rendra compte à la Seizième Assemblée .

général proposait l'inclusion du même montant

minimum de $40 000 que dans les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963 pour répondre aux demandes de services des nouveaux Membres et Membres associés ainsi que des Membres qui reprennent leur participation active aux travaux de l'Organisation (voir partie 2, paragraphe 4.)

mondiale de la Santé par l'intermédiaire du Comité spécial du Conseil exécutif ... ».3

Conformément à la résolution EB31.R52, le Comité spécial institué par le Conseil exécutif et 2.

Le Comité a jugé rationnelles les mesures que le Directeur général se propose de prendre en 1964 pour aider au financement d'une partie des dépenses additionnelles concernant le bâtiment du Siège. Ces mesures sont analogues à celles qui sont envisagées dans les prévisions supplémentaires pour 1963 (voir partie 2, paragraphe 2).5 6.

composé du Dr M. K. Afridi, du Professeur E. Aujaleu

et du Dr A. Nabulsi s'est réuni le 6 mai 1963 au Palais des Nations, à Genève. Le Dr Afridi a été élu président.

7.

Dans son rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur les locaux du Bureau régional Directeur général tendant à ne pas introduire de modifications dans la section 12 « Remboursement au fonds de roulement » de la résolution portant ouverture de crédits dans le projet de programme et de budget pour 1964.6

de l'Afrique, le Comité a souscrit à la proposition du

Lorsqu'il a examiné les ajustements à apporter au projet de programme et de budget pour 1964 qui 3.

ont été exposés par le Directeur général (voir partie 2

de la présente annexe), le Comité a constaté qu'ils étaient en partie la conséquence nécessaire et en partie le corollaire logique des besoins additionnels reflétés dans les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963 dont le Conseil exécutif a recommandé l'appro-

bation par la Seizième Assemblée mondiale de la Santé.4

Après avoir examiné les ajustements qu'il était envisagé d'apporter au projet de programme et de budget pour 1964, le Comité, au nom du Conseil 8.

exécutif, recommande à la Seizième Assemblée mon-

diale de la Santé d'approuver l'inclusion des crédits ci -après : US $

C'est ainsi que le Comité a constaté que les dépenses récurrentes résultant du relèvement du 4.

barème des traitements du personnel des services

a) Relèvement du barème des traitements du personnel des services généraux et des pensions des retraités de l'OIHP b) Services aux nouveaux Membres et aux Membres qui reprennent leur participation active aux travaux de l'Organisation c) Fonds du bâtiment du Siège (indépendamment du 192 100

généraux (à Genève, à Copenhague et à New Delhi) et des pensions versées aux retraités de l'OIHP, soit $192 100 (voir partie 2 de la présente annexe, paragraphe 5), avaient un caractère obligatoire et, après examen du problème, il est parvenu à la conclusion que ces prévisions étaient satisfaisantes. 5.

40 000

Pour ce qui

est

des dépenses récurrentes de

changement de l'intitulé de la section 10 de la résolution portant ouverture de crédits qui devient « Fonds du bâtiment du Siège ») 117 000

caractère facultatif, le Comité a noté que le Directeur 1 Voir résolution WHA16.28. 3 Actes off. Org. mond. Santé, 121. 3 Résolution EB31.R30 et note en bas de page, Actes off. Org. mond. Santé, 124, 18. 4 Voir annexe 3, partie 2.

349 100

5 Voir aussi annexe 3, partie 1. 6 Voir annexe 4.

158 9.

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

supplémentaire de $349 100 qui serait ajouté au budget effectif selon la recommandation du Conseil exécutif, le Comité a pleinement souscrit à la propo-

Au sujet du mode de financement du crédit

sition du Directeur général tendant à utiliser les recettes occasionnelles disponibles. Le Comité appelle l'attention de la Seizième Assemblée mondiale de la

occasionnelles pour aider à financer le budget effectif qui est proposé pour 1964 (montant ajusté : $34 065 100), il ne sera pas nécessaire d'augmenter le montant total des contributions dues par les Membres

par rapport au montant correspondant au budget

Santé sur le fait qu'en utilisant $849 100 de recettes

effectif de $33 716 000 proposé par le Conseil exécutif à sa trente et unième session (voir partie 2, appendice 2).

2.

RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

[A16 /P &B /12, A16 /AFL /9 - 3 mai 1963]

1. 1.1

Introduction

2.

Section 10 de la résolution portant ouverture de crédits : Bâtiment du Siège - remboursement des prêts

Le Conseil exécutif, à sa trente et unième session, 2.1

« ayant examiné en détail le projet de programme et de budget pour 1964 1 préparé et soumis par le Directeur général conformément à l'article 55 de la Constitution » a recommandé à la Seizième Assemblée propositions du Directeur général » ... « sous réserve de modifications mineures des prévisions de dépenses, dont le Directeur général rendra compte à

Pour le point 3.11 de l'ordre du jour, le Directeur

général présente un rapport sur l'avancement des travaux du bâtiment du Siège 4 et, ainsi qu'il est expliqué dans le rapport du Directeur général sur les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963 5

mondiale de la Santé « d'approuver pour 1964 un budget effectif de $33 716 000, conformément aux

(point 3.3 de l'ordre du jour), le Directeur général estime que l'accroissement du coût de construction du bâtiment du Siège exigera l'adoption d'un certain nombre de mesures. Des deux mesures qui pourraient être prises dès maintenant, la première consisterait à porter le montant de US $387 000 voté par la Quin-

la Seizième Assemblée mondiale de la Santé par l'intermédiaire du Comité spécial du Conseil exécutif

qui se réunira le 6 mai 1963 ».2 Lorsque le Conseil exécutif a examiné les prévisions de dépenses, il a été informé que des ajustements seraient peut -être nécessaires, plus précisément en ce qui concerne les montants figurant dans les sections 10 « Bâtiment du Siège : Remboursement des prêts » et 12 « Remboursement au fonds de roulement » de la résolution portant ouverture de crédits. En conséquence, comme il est dit aux paragraphes 204 et 206 1.2

zième Assemblée mondiale de la Santé, sous la section 10 «Bâtiment du Siège : Remboursement des prêts » de sa résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963 (WHA15.42), au crédit du fonds du bâtiment du Siège, la section 10 étant désormais intitulée «Fonds du bâtiment du Siège »; la seconde consisterait à faire passser le montant de US $387 000 à US $500 000 en inscrivant un montant additionnel de US $113 000 dans les prévisions supplémentaires pour 1963.

du chapitre IV de son rapport 3 sur l'examen du projet de programme et de budget pour 1964, le Conseil a décidé que ces prévisions de crédits devraient

être soumises à l'examen de son Comité spécial. Depuis la session du Conseil, il s'est produit un certain

nombre de faits qui appellent des ajustements des prévisions i) pour la prestation de services aux nouveaux Membres et Membres associés ainsi qu'aux Membres qui reprennent une participation active aux travaux de l'Organisation (voir ci -après paragraphe 4),

Le Directeur général propose que (comme il l'a fait pour 1963), le montant de US $383 000 figurant dans le projet de budget de 1964 sous la section 10 « Bâtiment du Siège : Remboursement des prêts » soit augmenté de US $117 000 pour être porté à US $500 000, cette somme étant créditée au fonds du 2.2

bâtiment du Siège et le titre de la section 10 étant modifié en conséquence. 3.

ii) pour faire face au relèvement des barèmes de traitements du personnel des services généraux dans certaines localités (voir paragraphe 5) et iii) pour faire

Section 12 de la résolution portant ouverture de crédits : Remboursement au fonds de roulement

face à l'augmentation des prestations versées aux retraités de l'Office international d'Hygiène publique (OIHP) (voir paragraphe 5); aucune de ces augmentations de dépenses n'était prévue à l'époque. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 121.

Pour les raisons exposées dans le rapport du Direc-

teur général sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique 6 (point 3.12 de l'ordre du jour), le Directeur 4 Voir annexe 7, partie 2. 5 Voir annexe 3, partie 2. 6 Voir annexe 4, partie 2.

2 Résolution EB31.R30 et note en bas de page, Actes off. Org. mond. Santé, 124, 18. 3 Actes off. Org. mond Santé, 125, 58

ANNEXE 9

159

général estime qu'il n'y a lieu d'apporter aucun ajustement au montant prévu sous cette section de la résolution portant ouverture de crédits. 4.

de

la

résolution portant ouverture de crédits,

les prévisions pour 1964 exposées dans les Actes officiels NO 121, les montants à ajouter et les montants

Services aux nouveaux Membres et aux Membres reprenant une participation active aux travaux de l'Organisation

totaux des prévisions qui, compte tenu de ce qui précède, sont proposés pour 1964. Ces deux états indiquent en outre les modifications qu'il y aura lieu

d'apporter aux sections 6 (Comités d'experts) et 4 (Mise en oeuvre du programme) de la résolution portant ouverture de crédits si la Seizième Assemblée

Ainsi qu'il est exposé dans le rapport du Directeur général sur les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963,1 le Directeur général a proposé l'inclusion

d'un montant de US $40 000 dans

les prévisions

budgétaires supplémentaires pour 1963 afin de faire face aux demandes de nouveaux Membres et Membres associés ainsi que de Membres reprenant une participation active aux travaux de l'Organisation. Le

mondiale de la Santé adopte la recommandation du Directeur général selon laquelle il serait préférable de convoquer un groupe d'étude plutôt qu'un comité d'experts des « cours spéciaux pour le personnel national chargé de hautes responsabilités administratives dans les services de santé ».

Directeur général propose qu'un même montant de US $40 000 soit ajouté dans le projet de programme et de budget de 1964 à la même fin. 5.

7.

Mode de financement des prévisions supplémentaires

Ainsi qu'il résulte du résumé des prévisions budgé-

Augmentation des traitements du personnel des services généraux et des prestations aux retraités de l'OIHP

taires 3 et du résumé indiquant le montant total du budget, les recettes, les contributions des Etats Membres et le montant effectif du budget,' le Directeur général a recommandé que le montant de US $500 000

Ainsi qu'il est expliqué dans le rapport du Directeur général sur les prévisions budgétaires supplémentaires

disponible au titre des recettes occasionnelles soit utilisé pour aider au financement du projet de programme et de budget de 1964 présenté dans les Actes officiels N° 121. Le Conseil exécutif a souscrit à cette

pour 1963,1 le Directeur général a jugé nécessaire d'inclure dans les prévisions supplémentaires pour 1963 des crédits destinés à faire face au surcroît de dépenses résultant du relèvement a) du barème des traitements du personnel des services généraux à Genève, Copenhague et New Delhi, et b) des prestations aux retraités de l'OIHP. Ce relèvement n'était pas prévu au moment où le projet de programme et de budget de 1964 a été établi, et le Directeur général

recommandation dans son rapport sur l'examen du projet de programme et de budget de 1964.5 Comme, en plus du montant de US $438 100 qu'il a été recommandé d'utiliser pour aider au financement des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1963,' on dispose d'un montant suffisant de recettes occasionnelles pour couvrir les augmentations de dépenses

signale maintenant que le surcroît de dépenses qui en résultera en 1964 se chiffre au total à US $192 100 se décomposant ainsi : Us s

pour 1964 exposées dans les paragraphes 2, 4 et 5 ci- dessus, le Directeur général recommande que ces dépenses supplémentaires soient financées au moyen de US $349 100 de recettes occasionnelles disponibles. En conséquence, le montant total des recettes occasionnelles dont le Directeur général recommande l'emploi

a) Surcroît de dépenses résultant de l'augmentation des traitements du personnel des services généraux

à Genève, Copenhague et New Delhi b) Surcroît de dépenses résultant de l'augmentation des prestations aux retraités de l'OIHP . . . .

189 700

pour aider au financement du budget de 1964 est de US $849 100, soit : US $

2 400

192 100

Contributions de nouveaux Membres pour des exercices antérieurs Recettes diverses Virement de la partie du solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée

98 860 454 733

295 507 849 100

6.

Montant total des prévisions ajustées pour 1964

Le Directeur général soumet un état 2 indiquant, par sections de la résolution portant ouverture de

crédits et par numéros du code des dépenses, les montants qu'il faudra ajouter aux prévisions de 1964 pour faire face aux accroissements de dépenses susmentionnés. Il soumet également un état (voir appendice 1, page 160) indiquant, par sections 1 Voir annexe 3, partie 2. 2 Non publié.

Les ajustements à apporter dans la colonne 1964 du tableau de la page 11 des Actes officiels N° 121, en vue de reprendre les propositions ci- dessus, figurent à l'appendice 2. Actes off. Org. mond. Santé, 121, 9. 4 Actes off Org. mond. Santé, 121, 11. Actes off Org. mond. Santé, 125, 84.

160

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Appendice 1 PRÉVISIONS DE DÉPENSES POUR 1964 AU TITRE DU BUDGET ORDINAIRE Section

Affectation des crédits

Prévisions de dépenses indiquées dans les Actes officiels No 121

Ajustements proposés

après ajustement

Total

US$ PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES 1. 2. 3.

US$

US$ 317 210 189 090 100 530

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux

317 210 189 090 100 530

140 450

Total de la partie I PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION

606 830

606 830

4. 5. 6. 7.

Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts Autres dépenses réglementaires de personnel

16 299 369 2 639 006 5 501

236 500 580

24 700 (9 900) 19 700 174 950

16 439 819 2 663 706 5 521

226 600 280

Total de la partie II PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8. 9.

24 676 455

24 851 405

Services administratifs Autres dépenses réglementaires de' personnel

1

876 632 610 083

48 550 8

1

600

925 182 618 683

Total de la partie III PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS

2 486 715

57 150

2 543 865

10. 11. 12.

Fonds du bâtiment du Siège Virement au compte spécial pour l'éradication du paludisme Remboursement au fonds de roulement

5

383 000 363 000

117 000

200 000 5

-

5

500 000 363 000 200 000 063 000

Total de la partie IV Total des parties I, II, III et IV PARTIE V : RÉSERVE 13.

946 000

117 000

6

33 716 000

349 100

34 065 100

Réserve non répartie

2 230 540

2 230 540

Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

2 230 540 35 946 540

2 230 540

349 100

36 295 640

Appendice 2 RÉSUMÉ INDIQUANT LE MONTANT TOTAL DU BUDGET, LES RECETTES, LES CONTRIBUTIONS DES ETATS MEMBRES ET LE MONTANT EFFECTIF DU BUDGET POUR 1964 D'après les Actes officiels

No 121, page 11

Ajustements

Total après ajustement

US$

US$ 349 100 349 100 1

US$ 36 295 640 "

Budget total Déductions

35 946 540 a 1

256 990

606 090

Contributions fixées pour les Membres A déduire: Montant de la réserve non répartie

34 689 550 a 2 230 540

"

b

34 689 550 a 2 230 540 a,

b

Contributions des Membres pour le budget effectif

32 459 010

32 459 010

a Ces montants seront ajustés si un ou plusieurs Membres inactifs reprennent une participation active aux travaux de l'OMS, ou si le nombre des Membres de l'OMS augmente d'ici la Seizième Assemblée mondiale de la Santé. b Somme égale aux contributions fixées pour les Membres inactifs (à savoir, au moment de l'établissement des présentes prévisions, la RSS de Biélorussie et la RSS d'Ukraine) et pour la Chine.

ANNEXE lo D'après les Actes officiels

161

N° 121, page 11 US $

Ajustements US $

Total après ajustement US $

A ajouter: i)

Montant à rembourser par le compte spécial du programme élargi d'assistance technique 756 990 500 000 349 100 349 100

ii) Recettes occasionnelles

756 990 849 100 34 065 100

Budget effectif total

33 716 000

Annexe 10 RÉSUMÉ DES PREVISIONS BUDGÉTAIRES POUR L'EXERCICE FINANCIER 1er JANVIER - 31 DÉCEMBRE 1964 telles qu'elles ont été approuvées par la Seizième Assemblée mondiale de la Santé 1 Prévisions de dépenses 1964 1964

Prévisions de dépenses

US$

US$

PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES SECTION 1: ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ

Chapitre 60

Charges fixes et créances exigibles 62 Assurances

60

Chapitre 00 01

Services de personnel Traitements et salaires (personnel temporaire)

Total du chapitre 60 54 000 900

60

02

Honoraires des consultants à court terme

Chapitre 80 Acquisition de biens de capital 82 Matériel

1 500 1 500

Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 1

Total du chapitre 00 Chapitre 20

54 900

317 210

Voyages et transports 21 Voyages en mission 22 Voyages des consultants à court terme 25 Voyages des délégués 26 Voyages et indemnités de subsistance du personnel temporaire

12 500 1 200 98 000 15 500

SECTION 2:

CONSEIL EXÉCUTIF ET SES COMITÉS

Chapitre 00 Services de personnel 01 Traitements et salaires (personnel temporaire)

47 800 47 800

Total du chapitre 20 Chapitre 30 31

127 200

Total du chapitre 00 Chapitre 20

32

Service des locaux et installations Loyer et entretien des locaux . Location et entretien des installations .

.

6 800 2 200

21

25

Total du chapitre 30 Chapitre 40 43

9 000

26

Voyages et transports Voyages en mission Voyages et indemnités de subsistance des membres Voyages et indemnités de subsistance du personnel temporaire

13 300

61 500 13 400

Autres services .

Autres services contractuels . . 44 Transport de matériel et autres frais de transport

22 300 2 100 24 400

Total du chapitre 20 Chapitre 30 31

88 200

Services des locaux et installations

Total du chapitre 40 Chapitre 50 Fournitures et matériel 51 Impression 52 53

32

Loyer et entretien des locaux . Location et entretien des installations . .

4840 1 100

Total du chapitre 30 96 250 1 500 2 400 100 150

5 940

Moyens visuels d'information Fournitures

Chapitre 40 43

Autres services

44

Total du chapitre 50 1 Voir résolution WHA16.28.

Autres services contractuels Transport de matériel et autres frais de transport .

18 150 800

Total du chapitre 40

18 950

162

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 1964 1964

Prévisions de dépenses US $

Prévisions de dépenses US $

Chapitre 50 51

53

Fournitures et matériel Impression Fournitures

Chapitre 20 26 700 21

800 27 500

22 25 26

Total du chapitre 50 Chapitre 60 . Charges fixes et créances exigibles 62 Assurances

Voyages et transports Voyages en mission Voyages des consultants à court terme Voyages des conseillers temporaires Voyages du personnel temporaire .

711 550

542 800 100 532 72 064 1

Total du chapitre 20 700

426 946

Chapitre 30 31

Total du chapitre 60 TOTAL DE LA SECTION 2

700 189 090

Services des locaux et installations Loyer et entretien des locaux . . 32 Location et entretien des installations

211 986 54 484

Total du chapitre 30 Chapitre 40 41

266 470

SECTION 3:

COMITÉS RÉGIONAUX

Autres services Communications . .

Chapitre 00 01

Services de personnel Traitements et salaires (personnel temporaire)

23 280 23 280

Frais de réception 43 Autres services contractuels . . 44 Transport de matériel et autres frais de transport 42

176 620 10 350 542 628 69 204

Total du chapitre 00 Chapitre 20 21

Total du chapitre 40 Chapitre 50 51

798 802

26

Voyages et transports Voyages en mission Voyages et indemnités de subsistance

28 990 25 010 54 000

du personnel temporaire

53

Fournitures et matériel Impression Fournitures

384 263 278 094 662 357

Total du chapitre 20 Chapitre 30

Total du chapitre 50 Chapitre 60 62

Services des locaux et installations 32 Location et entretien des installations

530 530

Charges fixes et créances exigibles Assurances

20 750 20 750

Total du chapitre 30 Chapitre 40 41

Total du chapitre 60 Chapitre 70 Subventions, services techniques contractuels et activités de formation

Autres services Communications

1 . . . .

43

Autres services contractuels

8

420 300

71

72 73

44 Transport de matériel et autres frais

de transport

2 050

Bourses d'études Subventions et services techniques contractuels Participants aux séminaires et autres réunions éducatives

1

584 624 441 280

1

452 234 60 000 150 000 3

Total du chapitre 40 Chapitre 50 53

11

770

74 75

Stages de perfectionnement du personnel

Fournitures et matériel Fournitures

Formation de chercheurs

10 950 10 950

Total du chapitre 70 Chapitre 80 81

688 138

Total du chapitre 50 TOTAL DE LA SECTION 3

100 530

Acquisition de biens de capital Ouvrages de bibliothèque 82 Matériel

30 229 281 976

TOTAL DE LA PARTIE I

606 830

Total du chapitre 80 Provision pour éventualité nouvelle

312 205

40 000 16 439 819

PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION TOTAL DE LA SECTION 4

SECTION 4:

MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME

Chapitre 00 01

Services de personnel

SECTION 5: 8 681 351

BUREAUX RÉGIONAUX

Traitements et salaires

02

Honoraires des consultants à court terme 542 800

Chapitre 00 01

Services de personnel

Traitements et salaires

2 040 442 2 040 442

Total du chapitre 00

9 224 151

Total du chapitre 00

ANNEXE 10 1964

163 1964

Prévisions de dépenses

Prévisions de dépenses

Uss Chapitre 20 21

USs

Voyages et transports Voyages en mission

Chapitre 60 94 970 94 970 62

Charges fixes et créances exigibles Assurances

2 640 2 640

Total du chapitre 20 Chapitre 30 31

Total du chapitre 60 TOTAL DE LA SECTION 6

Services des locaux et installations

226 600

32

Loyer et entretien des locaux . Location et entretien des installations .

113 514 30 139

SECTION 7:

Total du chapitre 30 Chapitre 40 Autres services 41 Communications 42 43 44

143 653

AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL

Chapitre 10 101 397 9 000 .

Indemnités du personnel

11

Frais de réception . Autres services contractuels Transport de matériel et autres frais de transport . .

12 13

36 489 32 991 179 877

14 15

Allocation de rapatriement Caisse des Pensions Assurances du personnel Frais de représentation Autres indemnités

35 269 186 653 230 164 23 400 2 861 202 1

Total du chapitre 40 Chapitre 50 51

Total du chapitre 10 Chapitre 20

4 336 688

52 53

Fournitures et matériel Impression Moyens visuels d'information Fournitures

Voyages et transports

16 960 44 191

23

Voyages lors du recrutement et du rapatriement Voyages pour congés dans les foyers Transport des effets personnels. . Indemnité journalière d'installation . .

54 412 115 563

Total du chapitre 50 Chapitre 60 62

24 27 28

207 457 764 919 46 751 72 604 1

Charges fixes et créances exigibles Assurances

Total du chapitre 20 13 410 13 410

091 731

Total du chapitre 60 Chapitre 80

Chapitre 60 61

Charges fixes et créances exigibles

Remboursement de l'impôt sur revenu

le

Acquisition de biens de capital 81 Ouvrages de bibliothèque 82 Matériel

92 861

7 038

68 753

Total du chapitre 60 TOTAL DE LA SECTION 7

92 861 5 521

Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 5

75 791 2 663 706

280

TOTAL DE LA PARTIE II

24 851 405

SECTION 6:

COMITÉS D'EXPERTS

PARTIE ID: SERVICES ADMINISTRATIFS SECTION 8: 34 760 34 760 SERVICES ADMINISTRATIFS

Chapitre 00 01

Services de personnel Traitements et salaires (personnel temporaire)

Chapitre 00 01

Services de personnel

Total du chapitre 00 Chapitre 20

Traitements et salaires

1

448 553 15

02

Honoraires des consultants à court terme 200

Voyages et transports 25 Voyages et indemnités de subsistance des membres

132 000

Total du chapitre 00 Chapitre 20 21

1

463 753

Total du chapitre 20 Chapitre 40 43

132 000

Autres services

Voyages et transports Voyages en mission 22 Voyages des consultants à court terme

74 300 15 200 89 500

Autres services contractuels

.

.

.

.

19 800 19 800

Total du chapitre 20 Chapitre 30 31

Total du chapitre 40 Chapitre 50 51

Fournitures et matériel Impression

Services des locaux et installations

37 400

32

Loyer et entretien des locaux Location et entretien des installations . .

.

68 546 17 391 85 937

Total du chapitre 50

37 400

Total du chapitre 30

164

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 1964 1964

Prévisions de dépenses US $

Prévisions de dépenses US $

Chapitre 40 Autres services 41 Communications 42 43 44

PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS . . .

Frais de réception . . . . Autres services contractuels . Transport de matériel et autres frais de transport .

52 098 4 650 74 451 17 365

SECTION 10: FONDS DU BÂTIMENT DU SIÈGE

Chapitre 80 Acquisition de biens de capital 83

Terrains et bâtiments

500 000 500 000 500 000

Total du chapitre 40 Chapitre 50 Fournitures et matériel 51 Impression 52 53

148 564

Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 10

Moyens visuels d'information Fournitures

939 59 900

20 520 81 359

SECTION 11: VIREMENT AU COMPTE SPÉCIAL POUR L'ÉRADICATION DU PALUDISME

Total du chapitre 50 Chapitre 60

Chapitre 70

Charges fixes et créances exigibles 62 Assurances

5 239 5 239

72

services techniques Subventions, contractuels et activités de formation Subventions et services techniques

contractuels

5 363 000

Total du chapitre 60 Chapitre 80 Acquisition de biens de capital 82 Matériel

Total du chapitre 70 TOTAL DE LA SECTION 11

5 363 000 5 363 000

50 830 SECTION 12: REMBOURSEMENT AU FONDS DE

Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 8 1

50 830

ROULEMENT

200 000 200 000

925 182

TOTAL DE LA SECTION 12

TOTAL DE LA PARTIE IV SECTION 9: AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL

6063 000 100

TOTAL DES PARTIES I, II, III et IV 34065

Chapitre 10 Indemnités du personnel 11

12 13

14 15

Allocation de rapatriement Caisse des Pensions Assurances du personnel Frais de représentation Autres indemnités

7 505 192 487 32 264 15 600 261 521

PARTIE V : RÉSERVE SECTION 13 : RÉSERVE NON RÉPARTIE

2 223 130

Total du chapitre 10 Chapitre 20 23

509 377

TOTAL DE LA PARTIE V

2 223 130

TOTAL DE TOUTES LES PARTIES 36288 230 Voyages et transports

Voyages lors du recrutement et du 16 539 54 692 9 039 4 755 85 025

rapatriement 24 Voyages pour congés dans les foyers 27 Transport des effets personnels. . . 28 Indemnités journalière d'installation.

4 déduire: Remboursement provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique A déduire : Recettes occasionnelles

756 990

Total du chapitre 20 Chapitre 60 61

Charges fixes et créances exigibles

Remboursement de l'impôt sur revenu

le

Contributions fixées pour les nouveaux Membres au titre d'exercices antérieurs Recettes diverses Somme disponible par prélèvement sur l'encaisse du compte d'attente de l'Assemblée TOTAL DES RECETTES OCCASIONNELLES

98 860 454 733

295 507 849 100 1 606 090

24281

Total du chapitre 60 TOTAL DE LA SECTION 9

24 281 TOTAL DES DÉDUCTIONS

618 683 2 543 865

TOTAL DE LA PARTIE III

TOTAL DES CONTRIBUTIONS FIXÉES POUR LES MEMBRES 34 682 140

ANNEXE 11

165

Annexe 11 DECISIONS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, DES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES ET DE L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ÉNERGIE ATOMIQUE INTÉRESSANT L'ACTIVITÉ DE L'OMS (QUESTIONS ADMINISTRATIVES, BUDGÉTAIRES ET FINANCIÈRES) [A16 /AFL /21 - 15 mai 1963] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Le Directeur général avait fait rapport à la trente 1. et unième session du Conseil exécutif sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie

fonction dont l'importance ne serait pas diminuée par ces attributions supplémentaires. Peut -être y aura -t -il lieu de modifier les conditions de fonctionnement et la composition du Comité consultatif pour

atomique intéressant l'activité de l'OMS dans les domaines administratif, budgétaire et financier.2 Dans

lui permettre, d'une part, d'instruire des questions particulières et, d'autre part, de régler les affaires urgentes qui pourraient se présenter dans l'intervalle de ses

sa résolution EB31.R43, le Conseil exécutif a pris acte de ce rapport et pris note « avec satisfaction de la position prise par le Directeur général lorsque le Comité administratif de Coordination a envisagé l'institution d'un mécanisme central indépendant doté

sessions ordinaires.

L'opinion du Comité

consultatif, ainsi que les propositions définitives du CAC, seront portées en temps utile à la connaissance des organes délibérants. 3.

d'attributions élargies pour s'occuper des questions de traitements et d'indemnités du personnel ». Le Conseil a réaffirmé en outre que « le Comité consultatif

Le CAC a soumis le projet de mandat revisé à

de la Fonction publique internationale conserve sa confiance en tant que groupe d'experts indépendants de l'administration publique, dont la compétence et l'objectivité ont été amplement démontrées» et il a exprimé «l'espoir que le Directeur général parviendra

l'examen du Comité consultatif de la Fonction publique internationale à sa réunion du 20 mai 1963. Le Directeur général estime que l'approbation du nouveau

mandat et des nouvelles attributions du Comité consultatif par toutes les institutions intéressées constituerait l'une des plus importantes mesures qui aient été prises jusqu'ici pour améliorer la coordination administrative.

à faire avancer l'étude de la question au Comité administratif de Coordination et qu'une conclusion définitive sera prochainement obtenue ». 2.

Lors de la réunion qu'il a tenue les 2 et 3 mai 1963,

le Comité administratif de Coordination (CAC) a décidé, sous réserve de l'avis de l'organe intéressé lui -même, des modalités selon lesquelles le Comité

Le CAC a également revu et élargi l'accord inter- organisations concernant les mutations, déta4.

chements ou prêts de personnel d'une organisation à une autre; le nouvel accord entrera en vigueur le ler janvier 1964.

consultatif de la Fonction publique internationale pourrait jouer le rôle d'organe inter -organisations indépendant chargé de faire, par l'intermédiaire du CAC, des recommandations à toutes les organisations sur les problèmes que peut poser le fonctionnement

Le CAC a décidé de maintenir en vigueur pour un an de plus, soit jusqu'au 31 décembre 1964, les arrangements qui régissent actuellement le partage 5.

du régime commun de traitements et indemnités. Le CAC avait fait part à l'Assemblée générale des Nations Unies, en octobre 1962, de son intention de consulter le Comité consultatif de la Fonction publique

entre organisations des dépenses entraînées par certains travaux administratifs communs, notamment les dépenses relatives aux réunions du Comité consultatif de la Fonction publique internationale, du

-

internationale à ce sujet; l'Assemblée générale avait donné son accord dans sa résolution 1869 (XVII). Essentiellement, il s'agirait d'élargir le mandat du

Comité d'experts pour les Ajustements et du Comité consultatif pour les Questions administratives. 6.

Le CAC s'est également mis d'accord sur des

Comité consultatif de manière à lui donner le pouvoir

d'examiner (si nécessaire) les conditions de service ainsi que les divergences entre organisations dans l'application du régime commun. Pour des raisons constitutionnelles, la décision finale appartiendrait toujours aux autorités compétentes de chaque organisation. Le Comité consultatif donnerait, comme à l'heure actuelle, des avis sur les questions générales de recrutement et d'administration du personnel, 1 Voir résolutions WHA16.32 et WHA16.33 2 Actes off. Org. mond. Santé, 124, annexe 20.

arrangements visant à faciliter les échanges de renseignements sur le calendrier des conférences des diverses organisations. Cependant les efforts déployés à l'échelon des Secrétariats pour coordonner les calendriers des réunions ne peuvent pas donner de résultats décisifs si les représentants des gouvernements au

sein des divers organes ne sont pas disposés à tenir compte des obligations qui s'imposent traditionnellement et régulièrement aux autres organismes. A cet égard, il est à noter que les locaux du Palais des Nations deviennent de plus en plus insuffisants. La tenue de réunions constitutionnelles telles que l'Assem-

166

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

blée mondiale de la Santé et la Conférence de l'Organisation internationale du Travail se trouve mainte-

nant compromise par la convocation d'organismes spéciaux et autres au Palais des Nations à des dates qui entrent en conflit avec celles de sessions traditionnellement organisées selon un calendrier bien établi.

Ce calendrier est d'une très grande importance pour les gouvernements et détermine entièrement le cycle

des opérations des institutions intéressées. En outre, les perturbations apportées à des réunions régulières entraînent des dépenses inutiles pour les gouvernements. Etant donné les décisions que s'apprêtent à prendre le Conseil économique et social et d'autres organismes, par exemple au sujet de la Conférence du Commerce de 1964, cette question préoccupante revêt un caractère d'urgence immédiate.

Annexe 12 CVALUATION CLINIQUE ET PHARMACOLOGIQUE DES PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES 1 [A16 /P &B /4 - 3 avril 1963] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

1. 1.1

Résolutions antérieures de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé

à adopté la résolution WHA15.41 dont la dispositif est le suivant : PRIE le Directeur général de poursuivre, avec 1. l'assistance du Comité consultatif de la Recherche médicale, l'étude des questions scientifiques que pose l'évaluation clinique et pharmacologique des prépa-

de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur les résultats des discussions du groupe scientifique [pour l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments] qui doit se réunir prochainement; et i) ii)

d'étudier entre -temps les moyens de réunir des

rations pharmaceutiques; 2. PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général d'étudier s'il est possible ou non pour l'OMS : a) d'établir des normes minimums fondamentales et de recommander des méthodes standard pour l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques; b)

renseignements sur les effets nocifs graves des substances médicamenteuses et de fournir ces renseignements aux administrations sanitaires nationales pour leur permettre de prendre les mesures appropriées.

D'autre part, dans le paragraphe 2 de la résolution EB31.R6, le Conseil a recommandé à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé d'inviter les Etats Membres : i)

à rechercher, en coopération avec l'OMS, un

d'assurer l'échange régulier de renseignements

sur l'innocuité et l'efficacité des préparations pharmaceutiques; et, en particulier, c) d'assurer la prompte transmission aux auto" rités sanitaires nationales des renseignements nouveaux sur les effets secondaires graves des préparations pharmaceutiques; et les prie de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur le progrès de cette étude 1.2 Dans la résolution EB31.R6 adoptée à sa trente et unième session, le Conseil exécutif a souligné la nécessité d'agir promptement en ce qui concerne la diffusion rapide d'informations sur les effets nocifs des substances médicamenteuses et a exprimé l'avis qu'une coopération internationale était essentielle pour atteindre les objectifs de la résolution susmen-

accord sur un ensemble de principes fondamentaux et de normes minimums applicables à l'évaluation toxicologique, pharmacologique et clinique des préparations pharmaceutiques; et ii) à fournir à l'OMS, qui les diffusera rapidement parmi les Etats Membres, des renseignements sur toute mesure prise pour interdire ou limiter l'emploi

d'un médicament qui a provoqué des réactions fâcheuses et sur les faits qui ont motivé une telle mesure. 2. 2.1

Observations du Directeur général

A titre de première mesure pour la mise en

scientifique pour l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments. Celui -ci était composé de treize cliniciens et pharmacologistes de neuf pays, dont la plupart avaient également une grande expé-

oeuvre de ces résolutions, on a convoqué un groupe

tionnée de l'Assemblée mondiale de la Santé; 1 Voir résolution WHA16.36.

le

Conseil a, dans sa résolution, prié le Directeur général :

rience des aspects administratifs du problème. Ce groupe scientifique, qui a siégé du 4 au 8 mars 1963 à

ANNEXE 12

167

Genève, était chargé de conseiller le Directeur général

sur la manière dont l'Organisation pourrait instituer un programme intéressant l'évaluation toxicologique, pharmacologique et clinique des médicaments. Considérant que les problèmes qui se posent dans ce domaine d'activité nouveau pour l'Organisation

question du retrait (interdiction) de médicaments est également traitée à la section 2.4 ci- après.

Le groupe s'est rendu compte qu'il ne serait pas toujours possible de se procurer des renseignements sur les refus d'autorisation, en dépit de leur grande utilité. En ce qui concerne les renseignements visant les médicaments autorisés, le groupe a noté que les critères observés pour l'autorisation varient beaucoup

sont urgents et importants en ce qui concerne la protection de la santé publique, le groupe a estimé que le programme esquissé par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé et précisé par le Conseil exécutif

d'un pays à un autre, ce qui est une raison de plus pour l'OMS de favoriser l'adoption de critères généralement acceptés pour l'évaluation des médicaments, ainsi qu'il est suggéré à la section 2.2 ci- dessus. 2.4

était bien de la compétence technique de l'OMS. Se fondant sur les connaissances scientifiques actuelles et tenant compte des activités prévues ou déjà exercées en la matière dans plusieurs pays, le groupe a examiné

les possibilités qui s'offraient à l'OMS de contribuer à améliorer, là où ce serait souhaitable, la situation relative à l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments. Le rapport du groupe scientifique sera soumis en juin 1963 à la cinquième session du Comité consultatif de la Recherche médicale. Un résumé des suggestions et recommandations du groupe scientifique qui se rapportent aux objectifs des résolutions WHA15.41 et EB31.R6 est donné ci- après.

Un service de renseignements sur les effets nocifs

graves des médicaments répondrait, de l'avis du groupe scientifique, à un besoin urgent. Le groupe a estimé qu'il était indispensable, pour commencer,

d'organiser par l'entremise de l'OMS un échange

Le groupe scientifique a examiné soigneusement la possibilité de formuler des principes fondamentaux 2.2

rapide de renseignements sur les mesures prises pour interdire ou limiter l'emploi de médicaments ayant entraîné des effets nocifs, mais qu'il faudrait étendre ce système comme il est dit ci -après pour permettre l'adoption de mesures préventives aussi rapidement que possible. Le groupe scientifique a examiné les répercussions pratiques qu'aurait l'inclusion des cas de « limitation

et des normes applicables aux diverses étapes de l'évaluation des médicaments. Il a jugé que les études précliniques (c'est -à -dire les expériences toxicologiques

d'emploi » dans ce service de renseignements. Il a constaté que le problème de la «limitation d'emploi» d'un médicament ou d'un groupe de médicaments était si complexe et était traité de manière si différente

et pharmacologiques sur l'animal) et les essais cliniques à grande échelle étaient maintenant suffisamment avancés en ce qui concerne les méthodes appliquées et l'expérience acquise pour permettre de formuler des critères essentiels touchant leur bonne exécution. Le

suivant les pays qu'il ne lui était pas possible de formuler des conclusions générales quant à l'opportunité d'inclure les données correspondantes dans un système régulier de renseignements. L'OMS devrait être en mesure d'organiser un service

groupe a donc recommandé que l'OMS fixe ces critères pour les études précliniques et pour les essais cliniques en vue de la réalisation d'un accord inter-

plus complet de renseignements sur les effets nocifs des médicaments en tenant dûment compte des besoins

national à ce sujet. Il incomberait à des groupes scientifiques qui seraient convoqués par la suite d'étudier la question

de la prévention, mais il faudrait pour cela qu'un nombre suffisant d'Etats Membres s'engagent à lui communiquer les données nécessaires. A cette fin, on

pourrait encourager les Etats Membres à mettre au point un système de réunion de renseignements de ce genre, en particulier après la mise sur le marché de

sous la direction du Comité consultatif de la Recherche

médicale et de formuler des critères et des normes appropriés.

nouveaux médicaments. Il appartiendrait à l'OMS de classer et d'évaluer les renseignements reçus afin a) d'en publier régulièrement un aperçu accompagné d'une analyse critique; b) dans les cas graves d'extrême urgence, d'alerter immédiatement les autorités sanitaires nationales ou de publier une mise en garde, après

Le groupe scientifique a également examiné la question de la réalisation d'un échange régulier de 2.3

renseignements sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, dont la Quinzième Assemblée mondiale de

la Santé avait recommandé de confier l'étude au Conseil exécutif et au Directeur général. Considérant la vaste somme de données qui s'accumulent constam-

s'être entourée des avis d'experts dans les deux cas.

ment, il a suggéré que l'OMS se borne, dans les renseignements qu'elle se procurera auprès des autorités sanitaires nationales et qu'elle diffusera parmi elles, à ceux qu'elle devrait recevoir des Etats Membres

Le programme d'action esquissé dans les sections 2.2 à 2.4 ci- dessus pourrait être utilement 2.5

complété par une intervention sous la forme de subventions de recherche, bourses d'études, séries de confé-

au sujet des médicaments qu'ils autorisent ou qu'ils interdisent ou des médicaments qui ont fait l'objet d'un retrait d'autorisation. Il conviendrait peut -être que l'Organisation invite les Etats Membres à lui fournir les données considérées. On notera que la

rences et séminaires visant à améliorer les méthodes d'essai des médicaments et à assurer leur application correcte. De plus, le groupe scientifique a recommandé qu'un certain nombre de problèmes soient soumis à l'étude de réunions de groupes de spécialistes, dans le cadre du programme de recherches médicales de l'Organisation.

168

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

3. 3.1

Conclusions

Le Directeur général se propose d'étudier les

aspects techniques et administratifs des suggestions et

diffusion par l'OMS de certaines catégories d'informations visées aux paragraphes 2.3 et 2.4 du présent rapport. Pour prendre de nouvelles décisions, l'Assemblée de la Santé désirera peut -être tenir compte des observations, formulées à la lumière du rapport du groupe 3.2

recommandations du groupe scientifique exposées dans les sections 2.2 à 2.5 ci- dessus. Pour la planification et la mise en oeuvre des activités correspondantes, il prendra en considération l'avis du Comité consultatif de la Recherche médicale. Il se posera peut -être certains problèmes juridiques au sujet de la

scientifique pour l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité des médicaments, qui sont soumises dans le présent document à son examen.

Annexe 13 DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT' [A16 /P &B/6 et Add.1 5 avril et 20 mai 1963] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Le Directeur général a l'honneur de transmettre à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé le rapport sur la décennie des Nations Unies pour le développement qu'il a soumis au Conseil exécutif à sa trente et unième session (voir le rapport ci- dessous, ainsi que les appendices à 5.) Après examen du rapport, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB31.R50.2 Le Comité spécial de Coordination visé au paragraphe 4 de la résolution du Conseil exécutif a tenu sa première session à New York du 25 au 28 février 1963. Il a décidé d'examiner à sa prochaine session, qui commencera le 13 mai 1963, ses constatations préliminaires au sujet des secteurs prioritaires concernant les objectifs de la décennie des Nations Unies pour le développement et d'élaborer à ce propos, en consultation avec les institutions intéressées, des recommandations qui seront soumises au Conseil économique et social. Le Directeur général transmet également à l'Assemblée de la Santé un extrait du vingt- huitième rapport adressé par le Comité administratif de Coordination au Conseil 1

économique et social (voir appendice 6, page 179). Cet extrait complète les renseignements

contenus dans le rapport du Directeur général au Conseil exécutif à sa trente et unième session sur la décennie des Nations Unies pour le développement.

RAPPORT AU CONSEIL EXÉCUTIF (TRENTE ET UNIÈME SESSION, JANVIER 1963) [EB31/28 - 12 déc. 1962] 1.

Le Directeur général a fait rapport à la vingt -

neuvième session du Conseil exécutif sur la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies

exécutif à sa vingt- neuvième session dans la résolution EB29.R44. La Quinzième Assemblée mondiale

de la Santé, dans la résolution WHA15.57, a fait sienne la recommandation aux termes de laquelle le Conseil exécutif invitait les gouvernements à entreprendre avec l'assistance de l'OMS, s'ils le désirent, un programme de santé publique de dix ans orienté vers l'élévation du niveau de santé des populations, notamment par les mesures suivantes : établir des plans nationaux de développement des programmes de santé publique; concentrer les efforts sur l'enseigne-

qui proclamait la présente décennie « Décennie des Nations Unies pour le développement ». En mai 1962, il a fait rapport à la Quinzième Assemblée mondiale

de la Santé ' sur les décisions prises par le Conseil Voir résolution WHA16.40. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 124, 27. ' Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 3. 1

ANNEXE 13

169

ment et la formation du personnel professionnel et auxiliaire afin de renforcer leurs services de santé; adopter comme base de référence certains indices de leur situation sanitaire actuelle; consacrer une proportion accrue des ressources nationales à la lutte contre la maladie et à l'amélioration de la santé. Cette résolution a été portée à l'attention de l'Assemblée générale des Nations Unies, du Conseil économique et social,

dispositions pour l'établissement de propositions détaillées. On trouvera à l'appendice 3 la contribution

de l'OMS au document de l'Organisation des Nations

Unies - à présenter à la trente -sixième session du Conseil économique et social - sur un programme contenant des propositions détaillées d'action par étapes concernant les facteurs fondamentaux de la croissance économique.

du Comité de l'Assistance technique et du Conseil d'administration du Fonds spécial. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a consulté les institutions spécialisées au sujet des propositions concrètes pour la décennie qu'il avait été prié par la résolution 1710 (XVI) de soumettre au Conseil économique et social à sa trente quatrième session en juillet 1962. Le programme qui 2.

A la suite de l'examen du développement et de la coordination des activités envisagées, le Conseil économique et social, par sa résolution 920 (XXXIV) reproduite à l'appendice 4, a décidé de créer un comité 5.

spécial de coordination chargé en particulier de s'occuper des problèmes intéressant la décennie des Nations Unies pour le développement et comprenant des représentants de onze Etats Membres du Conseil économique et social ou du Comité de l'Assistance technique. Le Comité spécial doit : se tenir constamment au courant des activités que l'Organisation des Nations Unies et les institutions qui lui sont rattachées auront entreprises dans les domaines économique et social, dans celui des droits de l'homme et dans les domaines connexes; examiner toutes les fois qu'il le faudra, en consultation avec les institutions intéressées, les zones ou les projets qu'il y aura lieu, compte tenu des objectifs de la décennie, de considérer comme prioritaires; et soumettre au Conseil économique et

a été approuvé par le Conseil exécutif à sa vingt neuvième session et par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a été résumé dans le document qui contenait les propositions du Secrétaire général et a été reproduit intégralement dans un addendum au même document.2 En présentant son rapport au Conseil économique et social, le Secrétaire général a expressément fait mention de la lutte contre la malnuI

trition et la maladie et a émis l'opinion que les dépenses

consacrées aux services de santé pourraient être doublées. Le Directeur général de l'OMS a également participé au débat du Conseil économique et social sur la décennie pour le développement et l'a informé

social des recommandations sur ces questions.

Il

des mesures prises par l'OMS. Sa déclaration au Conseil économique et social est reproduite dans l'appendice 1 au présent rapport.

devra en outre exercer certaines fonctions du groupe de travail spécial de coordination établi par la résolution 798 (XXX) du Conseil économique et social et

soumettre au Conseil économique et social, pour

Le Conseil économique et social a adopté la résolution 916 (XXXIV) (voir appendice 2), qui précise les objectifs de la décennie, dont la plupart 3.

examen, un exposé concis des questions et des problèmes de coordination qui se posent et qui exigent une attention spéciale. Le Comité spécial tiendra sa première session en février 1963. 6.

se rapportent au commerce. Toutefois, une des tâches sur lesquelles le Conseil économique et social insistait tout spécialement était la suivante : « Développer les ressources humaines au moyen de programmes

Le Directeur général de l'OMS a pris part à la

appropriés d'enseignement et de formation profes-

discussion de cette proposition au Conseil économique et social et les institutions spécialisées ont été unanimes

sionnelle, d'alimentation, de santé publique, de bonne administration publique, de logement, de développement urbain et rural - y compris ... une réforme agraire effective - en attachant une valeur particulière aux efforts [que les gouvernements]

à estimer qu'il n'était pas nécessaire de créer un nouveau mécanisme de coordination. Le Conseil économique et social a souligné que le nouveau comité

était un organe subsidiaire du Conseil et ne devait pas être considéré comme un rouage nouveau puisqu'il

déploient pour atteindre les objectifs généraux du

développement, avec la collaboration, lorsqu'elle est indiquée, des organisations syndicales et des autres organisations non gouvernementales dotées du statut consultatif ». La même résolution priait le Secrétaire général de formuler, avec les institutions spécialisées et les autres instances intéressées, « un programme

poursuivrait les travaux du groupe de travail spécial de coordination du Conseil. Le Conseil économique et social a invité le Comité administratif de Coordination (CAC) à faire connaître ses vues, et celui -ci, à sa trente -cinquième session, a adopté une déclaration (reproduite à l'appendice 5) appelant l'attention sur l'importance de la participation des représentants

contenant des propositions détaillées d'action par étapes» qu'il soumettrait en juillet 1963. Conformément à cette demande, le Comité administratif de Coordination a pris en octobre 1962 des 4.

spécialisées aux délibérations du Conseil économique et social et de ses comités. Le CAC exprimait, d'autre part, l'espoir que les instrudes institutions

ments dont disposent déjà les institutions spécialisées pour aider les pays en voie de développement à assurer le succès de la décennie seraient pleinement utilisés.

Nations Unies (1962) Décennie des Nations Unies pour le développement: mesures proposées, New York (document ONU E/3613). 2

Sur la base de la déclaration et des réserves faites par le CAC, les chefs des secrétariats des institutions spécialisées se sont déclarés prêts à recommander à leurs organes directeurs de coopérer avec le Comité

Document ONU E/3613 Add.1.

170

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

spécial de Coordination. D'autre part, le CAC a suggéré que les fonds du programme élargi d'assistance technique, du Fonds spécial et du programme alimentaire mondial, ainsi que les budgets ordinaires adaptés aux objectifs de la décennie pour le développement. des institutions 7.

développement et a appelé l'attention sur l'importance du développement économique, en particulier sur celui des pays peu développés, pour la stabilité de l'économie

mondiale et le maintien de la paix et de la sécurité internationales.1 8. L'Assemblée générale des Nations Unies, qui tient actuellement sa dix -septième session, examine le rapport du Conseil économique et social sur la décennie

spécialisées,

soient

Dans une autre résolution sur le commerce et la décennie pour le développement, le Conseil écono-

mique et social a approuvé le convocation d'une conférence des Nations Unies sur le commerce et le

pour le développement. Les décisions qu'elle pourra prendre seront communiquées au Conseil exécutif.

Appendice 1 DECLARATION FAITE PAR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ AU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL A SA TRENTE -QUATRIÈME SESSION Genève, 11 juillet 1962

L'esprit dont l'Assemblée générale s'est inspirée en décidant d'instituer la décennie des Nations Unies pour le développement et les buts qu'elle a assignés à celle -ci ont conduit l'Assemblée

mondiale de la Santé à adopter la résolution WHA15.57, qui est présentée au Conseil dans l'addendum 1 au document E/3611.

pensables au développement; elles comptent aussi au nombre de ses objectifs principaux ». Nous ne devons à aucun moment perdre de vue que le développement économique et social est indispensable pour l'homme, que les êtres humains en sont les seuls artisans et qu'ils doivent en être les bénéficiaires.

L'Assemblée de la Santé «connaissant les profondes répercussions qu'exerce le niveau de santé des familles, des communautés et des pays sur leur progrès social et économique, en particulier dans les régions en voie de développement » et «consciente des bienfaits que comportent pour la santé les programmes nationaux d'accélération du développement socio- économique général », a recommandé que «les gouvernements, en ce qui concerne les aspects sanitaires du développement économique et social accéléré, [participent] aux programmes en question, avec l'assis-

La santé implique quelque chose de plus que le soin des individus malades, plus que les efforts menés contre les causes

de maladies à l'échelle nationale ou même internationale et dans lesquels la plupart des pays sont maintenant engagés. Elle implique, dans chaque pays, un renforcement de la vitalité

de la population de manière que celle -ci ait un moins grand nombre de ses membres à secourir, qu'elle devienne plus produc-

tive et, ce qui est tout aussi important, qu'elle ait l'énergie d'apprendre les techniques nouvelles et de s'adapter aux nouveaux modes de vie qui constituent le progrès économique et social. Ainsi donc, l'amélioration de la santé de la population contribue au progrès dans la quasi -totalité des autres secteurs du programme de développement, de la même manière que les progrès réalisés dans ces autres secteurs peuvent entraîner d'importants bienfaits pour la santé. Il est évident aussi que le développement économique et social n'est pas un don du ciel : c'est quelque chose que la population ne peut tirer que d'elle -même. Or, pour avoir la force de produire, pour être capable d'apprendre, pour avoir la volonté de travailler

tance de l'Organisation mondiale de la Santé s'ils le désirent, en entreprenant un programme de santé publique de dix ans orienté vers l'élévation du niveau de santé des populations» par un certain nombre de mesures étroitement liées entre elles. La décennie pour le développement fournit à l'Organisation mondiale de la Santé une occasion et lui fait en même temps un devoir de développer les programmes sanitaires et d'en réexaminer la portée dans le cadre de l'effort commun entrepris pour augmenter la cadence du développement au cours des dix années

considérées. Je me réjouis de la possibilité qui m'est offerte d'exposer au Conseil économique et social quelques -uns des éléments de la contribution que mon organisation espère apporter

à l'amélioration de son sort, la population doit jouir d'un esprit

à cet effort solidaire. Dans cette oeuvre, la santé, outre son importance intrinsèque, est un facteur essentiel du développe-

sain dans un corps sain. Lorsque la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a examiné la résolution de l'Assemblée générale, l'une des principales conclusions auxquelles elle est parvenue était la suivante :

ment économique. Pour les pays qui viennent d'accéder à l'indépendance, celle -ci peut se traduire par l'effondrement d'un réseau à peine ébauché de services sanitaires. L'absence de santé est l'une des principales causes d'instabilité pour l'individu, la

«Dans les pays en voie de développement, la création d'un réseau minimum de services sanitaires de base doit être considérée comme une opération essentielle de préinvestissement, sans laquelle le développement agricole et industriel serait à la fois périlleux, lent et antiéconomique ».2 Il est évident que

famille et la collectivité tout entière. C'est dire combien il est essentiel de faire face résolument aux problèmes sanitaires des pays nouvellement indépendants et des jeunes Etats. Les considérations économiques ne sauraient en effet régir entièrement les efforts tendant à épargner des vies humaines et à alléger les souffrances des hommes, car ces dernières ne peuvent attendre et ne sont pas sous la seule dépendance de l'économie. Le Secrétaire général par intérim, dans sa déclaration d'avant hier, a clairement souligné l'importance capitale du facteur humain

la possession d'une infrastructure adéquate est la condition indispensable d'un développement autonome pour tout pays. Il est évident aussi que, pour être complète, cette infrastructure

dans l'ensemble du processus de développement. Dans l'introduction de son rapport, dont le Conseil économique et social est saisi et dans lequel il formule ses propositions touchant les mesures à prendre dans le cadre de la décennie des Nations Unies pour le développement, il déclare, d'autre part : « En outre, l'enseignement et la formation, qui élargissent les horizons

doit comprendre les éléments essentiels à la réalisation d'un réseau minimum de services de santé. Ceux -ci doivent être capables de déterminer les problèmes à résoudre, d'assurer des services préventifs et curatifs minimums, de planifier leur propre développement dans le cadre du développement économique et social et d'éviter les risques que le développement

économique entraîne trop souvent pour la santé. Aussi la formation du personnel nécessaire à la réalisation d'un minimum de services de santé est -elle un préinvestissement essentiel.

de l'homme, et l'amélioration de la santé, qui développe sa vitalité, ne sont pas seulement des conditions préalables indis-

1 Résolution 917 (XXXIV) du Conseil économique et social. 2 Résolution WHA15.57.

ANNEXE 13

171

L'Assemblée de la Santé a adressé des recommandations précises aux gouvernements à propos de la décennie pour le développement.

Il est capital pour chaque pays d'établir un plan sanitaire national, coordonné avec ses plans de travail dans d'autres secteurs. Un plan sanitaire ne sera réaliste et techniquement valable que s'il tient compte des données épidémiologiques et autres données techniques et s'il les rapporte directement aux données économiques de base, telles que les ressources et les coûts, ainsi qu'aux avantages que l'on peut attendre. L'établissement d'un plan valable favorisera l'édification et le développement d'une organisation sanitaire de base, condition sine qua non pour assurer des services sanitaires minimums à la population. Il importe que les plans fassent une place suffisante à l'enseignement et à la formation professionnelle pour que les pays disposent du personnel professionnel et auxiliaire nécessaire

situation sanitaire actuelle, afin de pouvoir évaluer les progrès à faire pour atteindre les objectifs qu'ils se sont assignés pour la décennie.' Ces objectifs seront naturellement formulés dans les plans sanitaires nationaux. Dans beaucoup de pays insuffisamment développés de notre monde actuel, les maladies transmissibles constituent, en raison de leur fréquence élevée, un facteur de persistance des faibles niveaux de vie. L'expérience acquise par l'OMS montre qu'il est possible de briser le cercle vicieux « maladie - faible productivité - pauvreté» auquel tant de délégations ont fait allusion, si l'on s'attaque résolument à ses composantes biologiques au moyen de campagnes de masse persévérantes contre les maladies

transmissibles les plus répandues. C'est pourquoi l'Assemblée mondiale de la Santé a proposé comme objectifs pour la décennie d'intensifier la lutte contre certaines des maladies transmissibles

les plus fréquentes afin de les éliminer ou, du moins, de les réduire au point où elles cesseront de poser un problème sanitaire ou économique sérieux. Il conviendrait, au cours de la décennie, de s'employer plus énergiquement à empêcher les décès préma-

au fonctionnement de leurs services de santé et pour qu'ils puissent créer le plus rapidement possible leurs propres établissements d'enseignement médical et paramédical. Il convient à cet effet de fixer des objectifs mesurables pour le renforcement

turés et à augmenter l'espérance de vie, ce qui permettrait d'obtenir une meilleure pyramide des âges. 1I faudrait en parti-

de chaque catégorie de personnel en fonction des besoins déterminés par avance. Il peut être utile pour le Conseil économique et social d'être informé de l'ordre de grandeur du problème. On estime que les effectifs minimums qu'exige le fonctionnement de services sanitaires de base sont les suivants : 1 médecin pour 10 000 habitants, 1 infirmière pour 5000 habitants, 1 technicien de l'assainissement pour 15 000 habitants, 1 ingénieur sanitaire pour 250 000 habitants.

culier abaisser le taux de mortalité infantile, qui est le plus sensible des indicateurs sociaux. La malnutrition, comme l'a souligné mon collègue M. Sen, nous place devant des responbilités immédiates pour la décennie. En collaboration avec la FAO et d'autres organisations, l'OMS renforcera son programme

d'action sanitaire contre la malnutrition. Enfin, une action directe sur le milieu, à commencer par un programme dynamique et intensifié d'approvisionnements publics en eau, sera entreprise.

Par ailleurs, l'Assemblée de la Santé a recommandé que les

Les difficultés à surmonter pour atteindre ce but dans les pays en voie de développement dépendent de divers facteurs, par exemple du rapport entre la population et le nombre de médecins formés dans les écoles des différentes régions du monde. Ainsi, d'après des estimations reposant sur les statistiques de 1955 -1956, le nombre des médecins diplômés chaque année est en moyenne de 6 ou 7 pour 100 000 habitants en Europe, tandis qu'il varie entre 3,5 et 5 dans les Amériques et en Océanie et qu'il s'établit à 0,8 et 0,5 respectivement en Asie et en Afrique. Nous parlons aujourd'hui d'une décennie pour le développement, mais il faut six à sept ans, après des études secondaires complètes, pour former l'homme sur qui repose essentiellement l'action sanitaire, c'est -à -dire le médecin. Or, dans quelques pays qui sont dépourvus de médecins nationaux ou n'en ont que très peu, la décennie sera aux deux tiers achevée avant qu'une partie même faible du personnel national de base ait terminé ses études médicales. C'est dire combien il est urgent d'aider de toutes les manière possibles les pays en voie de développement, non seulement à former du personnel le plus vite possible, mais encore à créer sans tarder des établissements d'enseignement.

pays consacrent des ressources accrues à la lutte contre la maladie et à l'amélioration de la santé. U Thant, dans son discours d'avant -hier, a déclaré que les fonds consacrés aux services de santé publique dans les régions peu développées devront être doublés au cours de la décennie, et, pour sa part, l'OMS espère sincèrement que ce but modeste sera atteint. Au cours des dix années écoulées, un grand nombre de pays ont obtenu leur liberté politique. Ce qu'ils recherchent maintenant, c'est leur indépendance technique afin de se doter des moyens nécessaires pour libérer leurs peuples des fléaux de la mauvaise santé, de la pauvreté et de l'ignorance. La décennie pour le développement peut y contribuer d'une manière décisive à mesure que l'idée qui l'a suscitée entrera dans les faits. Au cours des quatorze années qui se sont écoulées depuis sa création, l'Organisation mondiale de la Santé a acquis, dans l'assistance fournie aux gouvernements sur leur demande pour renforcer leurs services de santé, une expérience qui lui sera d'un secours inappréciable pour jouer le rôle qui lui incombe dans la décennie pour le développement. L'Assemblée de la Santé s'est mise d'accord sur un programme d'action qui permettra à l'OMS de devenir un partenaire actif dans cette entreprise. Nous possédons la structure, les mécanismes, les techniques nécessaires. Nous avons besoin d'un complément de

Dans la même résolution que j'évoquais tout à l'heure, l'Assemblée de la Santé recommandait aux gouvernements d'adopter comme base de référence certains indices de leur

ressources - humaines aussi bien que financières - pour réaliser pleinement les objectifs de la décennie tendant à l'amélioration du bien -être des peuples dans le monde entier.

Appendice 2

RÉSOLUTION 916 (XXXIV) DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL Décennie des Nations Unies pour le développement Le Conseil économique et social, Rappelant la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale, en date du 19 décembre 1961, qui a proclamé la présente décennie «Décennie des Nations Unies pour le développement », pendant laquelle les Etats Membres et leurs peuples intensifieront leurs efforts afin de susciter et de renforcer les appuis nécessaires aux mesures que doivent prendre les pays développés et les pays en voie de développement pour accélérer le progrès vers la croissance autonome de l'économie des divers pays et leur progrès

' Résolution WHA15.57.

172

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I c)

social, de manière à parvenir, dans chaque pays sous -développé, à une augmentation sensible du taux de croissance, chaque pays

Prendre des mesures appropriées - et par exemple

fixant son propre objectif, en prenant comme but un taux minimum annuel de croissance du revenu national global de 5 % à la fin de la décennie, Considérant que le développement économique et social des pays économiquement peu développés est non seulement d'une

conclure des arrangements internationaux relatifs aux produits - en vue de stabiliser, à des niveaux rémunérateurs, les prix des produits de base sur les marchés mondiaux, ainsi que des arran-

gements compensatoires judicieux destinés à atténuer ou à éliminer les fluctuations excessives des recettes d'exportation des pays de production primaire et à compenser les effets fâcheux

importance capitale pour ces pays, mais aussi essentiel pour la paix et la sécurité internationales et pour un accroissement plus rapide et mutuellement profitable de la prospérité mondiale, Reconnaissant qu'en dépit des notables réalisations des politiques, mesures et efforts divers destinés à aider les pays en cours de développement dans les efforts qu'ils font pour assurer leur

croissance économique, le rythme du progrès économique et social de ces pays est encore loin d'être satisfaisant,

de ces fluctuations; d) Veiller à ce qu'au sein des groupements économiques régionaux et sous -régionaux l'on poursuive une politique qui évite l'adoption et facilite la suppression des mesures qui pourraient entraver l'expansion nécessaire du commerce des pays en voie de développement et des pays sous -développés ou qui pourraient décourager la croissance indispensable de leur économie; e) Accroître substantiellement le courant de capitaux,

Constatant qu'il est essentiel que les pays peu développés consolident leur indépendance économique, Considérant que de nouveaux problèmes, qui touchent particulièrement les pays en voie de développement et qui gênent et retardent leur développement économique et social, ont surgi

publics et privés, à long terme en vue du développement, afin de financer l'exécution de leurs programmes d'expansion économique selon des modalités qui tiennent compte des conditions et des besoins particuliers des pays en voie de développement,

dans les relations économiques internationales au cours des dernières années, Ayant examiné le rapport du Secrétaire général,' qui contient des propositions en vue d'une action nationale et internationale intensifiée au cours de la présente décennie, Prenant acte a) Des opinions exprimées par les gouvernements au sujet des dispositions qu'ils proposent de prendre dans le cadre de la décennie des Nations Unies pour le développement 2 et sur le rôle des commissions économiques régionales en ce qui concerne la décennie,' b) Des mesures proposées par les institutions apparentées,4

de manière qu'ils en tirent profit et, à cet effet, continuer à prendre, dans les pays en voie de développement aussi bien que dans les pays industrialisés, des mesures visant à faciliter et à encourager le mouvement des capitaux vers les pays peu développés;

f) Développer les ressources humaines au moyen de programmes appropriés d'enseignement et de formation professionnelle, d'alimentation, de santé publique, de bonne administration publique, de logement, de développement urbain et rural - y compris le développement communautaire et une réforme agraire effective - en attachant une valeur particulière aux efforts qu'ils déploient pour atteindre les objectifs généraux du développement, avec la collaboration, lorsqu'elle est indiquée,

Des vues exprimées pendant les débats du Conseil sur cette question, 1. Remercie le Secrétaire général pour le rapport qu'il a présenté, ainsi que les institutions spécialisées et les autres organismes qui ont collaboré à sa préparation; 2. Souligne, comme le fait le rapport, que le processus du développement a des aspects multiples liés principalement au développement industriel, à une agriculture à grand rendement c)

des organisations syndicales et des autres organisations non gouvernementales dotées du statut consultatif; g) Prospecter et exploiter les ressources naturelles en vue de fonder le développement économique sur les matières premières et l'énergie; 4. Reconnait l'importance spéciale des relations économiques internationales et attend avec intérêt le rapport du groupe

de travail, créé en vertu de la résolution 875 (XXXIII) du Conseil, en date du 13 avril 1962, sur la question d'une déclaration relative à la coopération économique internationale; 5. Insiste sur le fait que les activités de préinvestissement doivent viser à faciliter les efforts que les pays accomplissent eux -mêmes en vue de leur développement; 6.

et qui appellent des efforts propres et résolus et une planification minutieuse de la part des pays en voie de développement; 3.

Invite les gouvernements des Etats Membres, ainsi que les

organes des Nations Unies et les institutions spécialisées, à s'attacher tout spécialement pendant les premières années de la décennie des Nations Unies pour le développement - indépendamment des efforts'qu'ils déploient dans d'autres domaines

Lance un appel pour que soit atteint promptement l'objectif

- aux tâches suivantes: a) Assurer le développement de l'industrie en tant que facteur très important de la diversification économique et du développement économique général; b) Favoriser l'accès des pays en voie de développement aux marchés mondiaux, afin de développer leur commerce d'expor-

actuel de 150 millions de dollars pour le programme élargi d'assistance technique et le Fonds spécial, en vue d'accélérer le développement des ressources humaines, des ressources naturelles et des institutions nationales et régionales, et prie l'Assemblée générale d'envisager, lorsqu'elle le jugera opportun, la fixation de nouveaux objectifs en tenant compte des obser-

vations formulées par le Secrétaire général dans son rapport; 7. Prie instamment les gouvernements participants de donner leur plein appui à la Campagne contre la Faim de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture et invite

tation, compte tenu de leurs besoins en devises et des effets de la détérioration, pour ces pays, des termes de l'échange, et notamment prendre des mesures pour réduire ou éliminer rapidement les entraves à leurs exportations; ' Nations Unies (1962) Décennie des Nations Unies pour le développement: mesures proposées, New York (document ONU E/3613).

les gouvernements des Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies ou membres des institutions spécialisées à prendre sans retard des mesures pour préparer la conférence d'annonce

2 Document ONU E/3613 Add. 2 et 3. ' Documents officiels du Conseil économique et social, trente -

quatrième session, Annexes, point 4 de l'ordre du jour, document E/3664. 4 Document ONU E/3613 Add. 1.

des contributions en vue du programme alimentaire mondial lancé à titre d'expérience et à tenir compte, lorsqu'ils fixeront le montant de la contribution qu'ils annonceront, de la nécessité d'atteindre l'objectif de 100 millions de dollars en produits, en services ou en espèces; 8. Souligne la nécessité d'augmenter l'épargne intérieure et "investissement national dans les pays en voie de développement

ANNEXE 13

173

grâce à des politiques appropriées dans le secteur public et le secteur privé de l'économie; 9. Insiste sur le rôle de plus en plus important que le rapport du Secrétaire général prévoit pour l'Organisation des Nations Unies et exprime l'espoir que des ressources à la mesure de ce rôle seront mises à sa disposition; 10. Prie le Secrétaire général de présenter, à la trente sixième session du Conseil, un rapport sur les mesures qu'il

dans l'intérêt des régions peu développées et prie le Secrétaire général de formuler des recommandations appropriées en vue d'une action à entreprendre sur la base des conclusions de la conférence; 13. Prie le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies de formuler, en coopération avec les commissions économiques régionales et les organes et institutions appartenant au

aura prises pour assurer l'entière participation des commissions économiques régionales aux travaux qu'exige la décennie des Nations Unies pour le développement; 11.

système des Nations Unies, et avec le concours des experts extérieurs qu'il jugera utile de consulter, un programme contenant des propositions détaillées d'action par étapes concernant les facteurs fondamentaux de la croissance économique, compte tenu des objectifs définis ci- dessus, et d'établir un rapport intérimaire indiquant les résultats obtenus pendant la période se terminant le 31 mars 1963; 14.

Invite le Secrétaire général à prêter, sur demande, en

coopération avec les institutions spécialisées et les commissions économiques régionales, comme il conviendra, une assistance en matière de planification aux pays en voie de développement; attend avec espoir la création et le fonctionnement effectif d'instituts de développement régionaux et du centre des projections

Prie en outre le Secrétaire général de communiquer à

tous les organes des Nations Unies et aux institutions spécialisées

et de la programmation économiques, comme le prévoit la résolution 1708 II (XVI) de l'Assemblée générale, en date du 19 décembre 1961; et prie le Secrétaire général de rendre compte au Conseil, à sa trente -sixième session, des progrès accomplis vers la réalisation des objectifs définis dans cette résolution; 12.

la présente résolution et de transmettre les études et rapports susmentionnés, pour examen, à la trente -sixième session du Conseil économique et social, au cours de laquelle celui -ci examinera les programmes d'action détaillés afin de les adapter

à une situation en évolution. 1236e séance plénière, 3 août 1962

Attend avec espoir les résultats de la conférence des

Nations Unies sur l'application de la science et de la technique

Appendice 3 CONTRIBUTION DE L'OMS AU DOCUMENT DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES SUR UN « PROGRAMME CONTENANT DES PROPOSITIONS DÉTAILLÉES D'ACTION PAR ÉTAPES CONCERNANT LES FACTEURS FONDAMENTAUX DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE » A présenter au Conseil économique et social à sa trente -sixième session en juillet 1963 Introduction

Les objectifs et la nature de la décennie pour le développement instituée par la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies ont amené la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé à adopter une résolution (WHA15.57) dans laquelle elle soulignait «les profondes répercussions qu'exerce le niveau

de santé des familles, des communautés et des pays sur leur progrès social et économique, en particulier dans les régions en voie de développement» et recommandait que «les gouvernements, en ce qui concerne les aspects sanitaires du développe-

ment économique et social accéléré, [participent] aux programmes en question, avec l'assistance de l'Organisation mon= diale de la Santé s'ils le désirent, en entreprenant un programme de santé publique de dix ans orienté vers l'élévation du niveau de santé des populations ». Ainsi, l'Assemblée de la Santé n'a pas seulement approuvé la participation de l'OMS à la décennie mais a également reconnu que celle -ci lui fournissait l'occasion et lui imposait le devoir d'élargir les programmes sanitaires et d'en réexaminer l'orientation dans le cadre de l'effort commun entrepris pour activer le développement au cours des années qui viennent. Pour les pays nouvellement indépendants, la santé, outre son importance intrinsèque, est un facteur essentiel du développement économique. Dans bien des cas, l'indépendance peut se

Les mesures prises pour sauver des vies humaines ont certes une portée économique, mais il va sans dire qu'elles n'obéissent pas uniquement à des préoccupations de cet ordre. Sans doute l'homme est -il un facteur essentiel du développement économique; toutefois, on le reconnaît universellement, il n'en est pas seulement le principal artisan mais aussi la finalité. Une meilleure santé individuelle, l'éradication des maladies épidémiques et endémiques, un milieu salubre, une plus nette conscience des problèmes de santé et une meilleure éducation sanitaire, tout cela contribue a renforcer la vitalité d'un peuple. Ce renforcement signifie à son tour une meilleure productivité, moins de

membres de la collectivité à secourir, de nouvelles énergies pour assimiler les techniques nouvelles et s'adapter aux nouveaux

modes de vie qui résultent du progrès économique et social. Ainsi donc, l'amélioration de la santé contribue au progrès dans presque tous les secteurs d'un programme de développement, de la même manière que les progrès réalisés dans ces autres secteurs peuvent favoriser notablement la santé. Dans les débats qu'elle a consacrés à la décennie pour le développement, l'Assemblée mondiale de la Santé a reconnu la nécessité de maintenir un équilibre approprié entre les diverses

activités de l'Organisation, mais elle a aussi défini certains champs d'action dans lesquels les gouvernements pourraient développer leurs efforts en liaison avec la décennie. On trouvera ci -après des exemples illustrant certains éléments

traduire par une interruption des services sanitaires les plus élémentaires. Or, la mauvaise santé et la maladie sont parmi les causes principales d'instabilité pour l'individu et la famille; elles affectent la communauté tout entière et nuisent gravement à sa productivité. Il faut donc faire face aux problèmes sanitaires

du programme que l'OMS pourrait entreprendre pendant la décennie, conjointement avec d'autres institutions fournissant une aide internationale telles que le programme élargi d'assistance technique, le F1SE et le Fonds spécial, sur la base des activités déjà prévues pour 1963 -1964. Les indications chiffrées

des jeunes Etats et concentrer les efforts pour combler les principales lacunes qui subsistent encore trop souvent.

ont simplement pour objet de donner une idée de l'ordre de grandeur de l'effort international à déployer pour réaliser

174

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

quelques -uns des objectifs de la décennie. Elles ne tiennent pas compte des dépenses qui devront être engagées par les gouver-

de pays au cours de la décennie, le coût total atteindrait $2,7 millions environ. Enseignement et formation professionnelle

nements, mais on s'est efforcé de maintenir les propositions dans les limites de la capacité d'absorption probable des pays et dans les limites de ce qui est réalisable. Planification

Chacun admet depuis longtemps que l'enseignement et la formation professionnelle constituent l'un des moyens essentiels de faciliter le développement des services de santé nationaux.

La politique de l'OMS en cette matière a été exposée à de nombreuses reprises dans des documents soumis aux organes directeurs de l'Organisation des Nations Unies. Les pays en voie de développement ont besoin avant tout d'un personnel professionnel et auxiliaire capable de faire fonctionner les services. En conséquence, des efforts nouveaux sont accomplis pour concentrer l'assistance sur la création d'institutions, nationales ou collectives, destinées à former ce personnel.

Dans sa résolution sur la décennie, l'Assemblée mondiale de la Santé a adressé aux gouvernements des recommandations pour l'établissement d'un programme de santé publique de dix

ans fondé sur des plans détaillés. L'établissement d'un plan sanitaire national est d'une importance capitale pour chaque pays. L'OMS met au point un programme d'aide aux pays dans ce domaine. Il s'agira d'un appui technique durable aux administrations sanitaires nationales dans les diverses étapes de l'élaboration d'un plan sanitaire d'ensemble conçu comme un élément essentiel de la planification sociale et économique générale. Il conviendra d'abord de réunir des données de base sur lesquelles s'appuiera le développement ultérieur des services et des activités. On établira ensuite des plans détaillés et coordonnés pour déterminer l'ordre d'urgence des entreprises, pour réorganiser les services existants, pour tracer les orientations futures et pour créer au sein des services de santé les rouages nécessaires à l'application du plan, à la formation du personnel requis à des fins générales et pour l'exécution des opérations, et à la coordination avec les autres services publics. Ce travail exige

Rien que dans son budget ordinaire, l'OMS a ouvert des crédits d'environ $2 900 000 en 1963 -1964 pour des activités de formation professionnelle. Pendant la même période, elle envisage de consacrer, sur l'ensemble de ses ressources (y com-

pris le budget de l'Organisation panaméricaine de la Santé), un peu plus de $6 millions à l'attribution de bourses d'études. Etant donné les immenses besoins de personnel sanitaire de toutes catégories, il est essentiel que les pays en voie de développement créent de nouvelles écoles et développent celles qui existent déjà. On trouvera ci -après quelques chiffres sur le développement possible de l'aide internationale dans ce domaine

la détermination des besoins des services de santé en matière de personnel, de bâtiments et matériel, et la fixation d'un budget de fonctionnement (rémunération du personnel, entretien, etc.), pour déterminer les moyens les plus efficaces d'exécuter le plan. De plus, il serait utile aux institutions internationales et autres organismes extérieurs de connaître les points considérés comme

au cours de la décennie. Les besoins totaux sont beaucoup plus importants que ne le laisseraient supposer les chiffres indiqués et, rien que pour l'enseignement de la médecine, il faudrait créer trente à quarante écoles en Afrique et en Asie. Néanmoins, les propositions énoncées ci -après paraissent plus près des possibilités réelles. Elles viennent en sus des activités déjà entreprises par l'Organisation dans les divers secteurs de l'enseignement et de la formation professionnelle, ainsi qu'on

prioritaires par les administrations nationales intéressées, ce qui leur éviterait de disperser leurs efforts. La planification n'est pas une notion statique, une opération en un temps. Selon la recommandation de l'Assemblée mondiale

l'a vu plus haut. La création d'écoles de médecine est urgente en Afrique et dans certains pays d'Asie. Quelques -unes pourraient être conçues comme des écoles inter -pays qui accueilleraient des étudiants de culture et d'origine socio- économique analogues et employant la même langue dans leurs études. Si l'on veut entreprendre la création de quatre écoles de médecine en Afrique et de quatre autres en Asie au cours des deux prochaines années, il faudra au total $120 millions au cours de la i)

de la Santé, il conviendra d'adopter certains indicateurs de la situation sanitaire actuelle qui permettent par la suite de mesurer

le chemin parcouru vers les buts de la décennie. Les progrès seront évalués au moyen de recherches opérationnelles permanentes qui inspireront également les révisions périodiques du plan et son adaptation aux changements qui interviendraient dans la chronologie et l'ampleur des activités entreprises.

Les modalités d'exécution des plans sanitaires nationaux devront évidemment être adaptées aux besoins et aux circonstances de chaque pays. On prévoit que l'élaboration d'un plan sanitaire national exigera environ une année, qui sera consacrée en outre à une enquête détaillée visant à dresser un inventaire des besoins et à déterminer les types de services de santé les mieux adaptés aux conditions locales et aux perspectives d'avenir.

décennie, dont 20 % environ seraient nécessaires en 1963 -1964.

Il faut créer des écoles complémentaires et supérieures pour former les cadres enseignants des écoles élémentaires d'infirmières et de sages- femmes. Au cours de la décennie, ii)

il serait possible d'ouvrir deux de ces établissements en Afrique

et deux en Asie moyennant une dépense estimée à $20 millions, dont un tiers environ serait nécessaire en 1963 -1964. iii)

Pendant la période 1963 -1964, et si elle dispose des fonds nécessaires, l'OMS espère pouvoir assurer des services de cette

Il faut former des auxiliaires, qui sont des éléments

nature à dix pays, la plupart africains, qui désirent recevoir une aide dans ce domaine. Elle enverrait dans chacun d'eux un conseiller principal pour la santé publique et les spécialistes nécessaires. Ce travail de planification s'accompagnerait d'un

essentiels des services de santé dans les pays en voie de développement. Pendant les dix années envisagées, il en faudrait

environ 250 000 pour collaborer aux programmes de contrôle et d'éradication des maladies transmissibles. D'autre part, la formation de ce personnel est relativement rapide et il sera possible d'utiliser des établissements qui existent déjà. 11 faut donc prévoir environ $10 millions, dont 60% environ pourraient être employés en 1963 -1964. Contrôle et éradication des maladies transmissibles Les maladies épidémiques sont encore très répandues dans un

effort pour former sur place du personnel national, et des crédits seraient prévus pour organiser des cours locaux en attribuant des bourses et en versant des compléments de traitement aux intéressés. Il faudrait aussi accorder une certaine aide matérielle. Cette assistance viendrait s'ajouter aux services consultatifs déjà assurés à l'échelon ministériel dans un certain

nombre de pays en voie de développement. On prévoit que l'établissement d'un plan national pour un pays d'importance moyenne exigerait une assistance internationale revenant à environ $50 000, plus $40 000 pour les activités de formation professionnelle, soit au total $90 000 environ par an. Il en résulte que le coût initial pour l'OMS pour 1963 -1964 serait de l'ordre de $900 000 et, si le système était étendu à une trentaine

certain nombre de pays, malgré les moyens dont on dispose actuellement pour éliminer quelques -unes d'entre elles ou pour les réduire au point où elles cesseraient de poser un important

problème de santé publique. Il a été amplement démontré qu'un effort collectif général permet d'éliminer pratiquement le paludisme, la variole et la poliomyélite et de faire reculer un certain nombre de maladies virales, bactériennes et para-

ANNEXE 13

175

sitaires telles que le trachome, la tuberculose, la lèpre, les maladies vénériennes, un certain nombre de maladies communes à l'homme et aux animaux, la bilharziose, le choléra et la peste.

Le problème est maintenant administratif et financier plutôt que scientifique ou médical. L'expérience acquise par l'Organi-

sation a prouvé qu'il est possible de briser l'enchaînement de la maladie, de la faible productivité et de la pauvreté en s'attaquant énergiquement aux maillons biologiques par des campagnes

continent américain et la plus grande partie du continent asiatique, à l'exception de la péninsule arabe et de la région située à l'est du 90e degré de longitude est. Toutefois, dans presque tout le continent africain et dans plusieurs pays de la péninsule arabe, de l'Asie orientale et de l'Océanie, des programmes de pré- éradication seront au préalable nécessaires. On en prévoit soixante (quarante -deux en Afrique

de masse méthodiques et persévérantes et que l'élimination de ces fléaux dans les régions où les maladies en cause sont encore largement répandues a des répercussions directes sur le déve-

et dix -huit en Asie et en Océanie) s'échelonnant sur les trois années qui viennent - dix devant commencer en 1962, vingt -six

loppement économique, et en particulier sur la productivité agricole et industrielle. Comme objectifs de la décennie, l'Assemblée mondiale de la Santé a proposé qu'on intensifie la lutte contre certaines des maladies transmissibles les plus répandues afin de les éliminer ou d'en abaisser notablement la fréquence. Quelques exemples de possibilités très réelles sont donnés ci- après. Paludisme

en 1963 et vingt -quatre en 1964. Le coût pour l'OMS de ces programmes et de leur conversion ultérieure en programmes d'éradication peut être évalué en moyenne à $100 000 par an. Ainsi donc, en tout, on estime qu'il faudra jusqu'en 1970 environ $50 millions pour les services consultatifs et pour les fournitures

et la participation aux dépenses locales qui sont normalement à la charge de l'OMS, dont environ un tiers pour la période 1963 -1964.

Pour les programmes d'éradication dans les régions susmentionnées, la plupart des gouvernements ont été appelés à rechercher le concours d'autres institutions des Nations Unies, d'orga-

De toutes les maladies transmissibles, c'est le paludisme qui fait le plus de tort à la majorité des pays des régions tropicales et subtropicales. Au cours de la première moitié de ce siècle, la moitié environ de l'humanité a vécu dans des régions impa-

nismes d'aide bilatérale et d'autres sources pour les formes d'assistance que l'Organisation mondiale de la Santé n'est pas en mesure de fournir. Sur la base d'une population de 250 mil-

lions d'habitants et à raison de $0,50 par habitant, le coût d'un tel programme pour les huit années à courir jusqu'en 1970 avoisinera $1000 millions. Pian

ludées et la mortalité annuelle était estimée à plus de trois millions. La morbidité était de l'ordre de 250 millions. La perte économique générale, non seulement du fait de la morbi-

dité et de la mortalité, mais encore du déficit de l'utilisation des terres, de la production agricole et du développement industriel, n'a jamais été évaluée avec précision niais, dès 1935,

Cette affection endémique due à Treponema pertenue est largement répandue dans les régions rurales de la zone tropicale.

elle était chiffrée à $400 millions par an pour l'Inde seule,' estimation qui a ensuite été portée à plus de $500 millions. Dès sa création, l'Organisation mondiale de la Santé a accordé une importance primordiale à la lutte antipaludique et, depuis 1955, l'éradication du paludisme dans le monde est l'un de ses

objectifs principaux. A la fin de 1962, d'après les données fournies par les pays qui communiquent des informations à ce sujet à l'OMS, l'éradication était chose faite dans des régions comptant au total 322 millions d'habitants et des programmes d'éradication intéressant 748 millions de personnes étaient en cours; cependant 377 millions de personnes vivaient encore dans des régions où l'éradication n'avait pas encore été entreprise. Les opérations se sont déroulées d'une manière particulièrement satisfaisante en Europe et dans bon nombre de pays des Amériques et d'Asie où les services de santé généraux étaient ou ont pu être mis rapidement en mesure d'assurer une protection médicale suffisante à la population. En revanche, dans les pays où les services de santé généraux

Elle se transmet par contact direct avec des lésions cutanées contagieuses, surtout parmi les enfants mais parfois aussi chez les adultes. C'est une maladie récidivante, mutilante dans ses phases finales. Dix pour cent des enfants et des adolescents infectés non traités deviennent des adultes invalides dont les mains et les pieds sont mutilés au point que leur capacité de travail s'en trouve sérieusement ou totalement compromise. Il existe des médicaments et des méthodes de santé publique

laissent encore à désirer, les programmes d'éradication se sont heurtés à des difficultés opérationnelles; l'OMS a dû adopter pour eux une tactique appelée «programme de pré- éradication ».

efficaces pour lutter contre le pian. Des campagnes de masse entreprises avec l'aide de l'OMS dans des zones de haute endémicité (Régions du Pacifique occidental, de l'Asie du Sud -Est, de l'Afrique et des Amériques) ont montré qu'il est possible d'interrompre la transmission de la maladie et de réduire efficacement le réservoir d'infection. On évite ainsi de nombreux cas d'incapacité et d'invalidité. En Haïti, un programme de lutte contre le pian qui bénéficiait de l'assistance de l'OMS et du FISE a permis à une centaine de milliers de personnes de reprendre leur travail, ce qui a accru le potentiel de production nationale d'un montant estimé à $5 000 000 par an.' A la deuxième conférence internationale sur la lutte contre le pian, qui s'est tenue en 1955, on avait estimé que, sur les 400 millions de personnes qui vivent dans les zones rurales des régions

Il s'agit, pour commencer, de créer une infrastructure sanitaire capable d'assurer une protection sanitaire simple mais suffisante et, parallèlement, de développer le service antipaludique du pays par un effort intense de formation de personnel national. Ces deux séries d'activités visent à préparer, le moment venu, le lancement d'un programme complet d'éradication du paludisme. En 1970, et le plus souvent beaucoup plus tôt, les pays qui entreprennent maintenant des programmes d'éradication devraient, sauf circonstances encore imprévisibles, avoir atteint leur objectif et se trouver dans la phase finale d'entretien, pour autant que l'aide des institutions des Nations Unies, des organismes d'assistance bilatérale et d'autres sources se maintienne

tropicales, la moitié environ était exposée à contracter une tréponématose endémique, en particulier le pian. Entre 1950 et 1960, 125 millions de personnes environ ont été examinées et, en cas de besoin, soignées dans le cadre de programmes béné-

ficiant de l'assistance de l'OMS dans toutes les régions. On estime actuellement que 75 millions de personnes environ habitent encore des zones d'endémicité qui n'ont pas encore fait l'objet d'enquêtes. Le budget de l'OMS pour 1963 -1964 montre que la dépense totale qui doit être imputée sur l'ensemble des fonds à la dispo-

au niveau actuel. Au total, ces pays constituent l'Europe, le 1 Sinton, J. A. (1935) What malaria costs India, nationally, socially and economically. In : Records of the malaria survey of India, New Delhi, vol. 5.

sitión de l'OMS s'élève à quelque $400000 par an et que le

2 United States Department of State (1950) Poinnt 4: co operative program for aid in the development of economically under- developed areas, Washington.

176

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

montant estimatif des dépenses financées sur d'autres fonds extra -budgétaires (FISE compris) est du même ordre, ce qui représente un total de $800 000 par an. Il faut donner une nouvelle impulsion à ces travaux avant la fin de la décennie si l'on veut atteindre l'objectif, c'est -à -dire éliminer le pian en tant que problème de santé publique dans les régions tropicales. Il serait possible d'y parvenir moyennant une dépense totale évaluée à $2 millions par an pendant six ans, à partir de 1965. Bilharziose La transmission de la bilharziose est liée à l'utilisation de l'eau

de la population, privant ainsi les pays des récoltes qu'auraient pu produire certaines des terres les plus fertiles de l'Afrique, et compromettant également la pêche et la pleine utilisation des ressources en eau. Les méthodes à utiliser pour la lutte contre cette maladie sont bien connues, mais on manque encore de données topographiques

et épidémiologiques sur de nombreuses zones endémiques. L'OMS envisage de dépenser environ $150 000 en 1963 -1964 pour des études épidémiologiques et des recherches. Lorsque aura été achevée cette phase préliminaire consacrée à des recherches sur la distribution de la maladie, sur l'application pratique des mesures de lutte dans des conditions variables et sur l'efficacité de nouveaux médicaments à utiliser dans les populations atteintes, il devrait être possible d'élargir considérablement l'action entreprise sur le plan sanitaire pour parvenir au stade de la pré- éradication. On estime que cet objectif pourrait être atteint, avant la fin de la décennie, dans huit pays du bassin de la Volta, en Afrique, moyennant une dépense de l'ordre de $1,5 million et qu'on pourrait prendre des mesures du même genre dans les zones infestées d'Amérique centrale et du Sud, moyennant une dépense supplémentaire de $1,5 million. Trypanosomiase

par l'homme et à la présence dans l'eau du mollusque qui est l'hôte intermédiaire du parasite. L'infestation par le schistosome

entraîne souvent des formes graves d'anémie, qui ont pour conséquence une diminution physique et mentale des sujets atteints. Dans seize pays qui ont fait récemment l'objet d'une enquête de l'OMS en Afrique et dans le Moyen- Orient, on s'est aperçu

que, dans la quasi -totalité des cas, la maladie se transmettait dans l'habitat naturel des mollusques et dans les bassins utilisés

pour la conservation de l'eau; dans quatre pays, la maladie était contractée surtout dans les réseaux d'irrigation. Ces pays

ont entrepris ou doivent entreprendre des plans de mise en valeur agricole qui prévoient l'irrigation permanente d'une superficie supplémentaire de 19,71 millions d'acres et la construction de milliers de bassins au cours des dix années à venir. Des

Cette maladie, plus connue sous le nom de maladie du sommeil, est fortement endémique dans certaines parties de l'Afrique. Le vecteur, qu'on appelle communément la mouche tsé -tsé, se

plans analogues doivent également être réalisés dans les zones d'endémicité de l'Amérique du Sud, de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental. Si des mesures vigoureuses de lutte contre la bilharziose ne sont pas prises, la réalisation de ces plans répandra et intensifiera l'infestation dans les zones de développement agricole et on constate d'ores et déjà que, malgré certains palliatifs locaux, le nombre des personnes parasitées et la surface des zones infestées augmentent dans des proportions inquiétantes. Les méthodes qui permettent de lutter contre la maladie sont

rencontre surtout dans les savanes et infeste en particulier les régions agricoles qui ont peu de ressources minérales, qui n'ont pas d'accès à la mer et qui ne se prêtent guère à l'industrialisa tion. La trypanosomiase crée un danger permanent pour le peuplement des régions où vit la mouche tsé -tsé parce que celle -ci s'attaque non seulement à l'homme mais encore au bétail, ce qui rend impossible de combiner l'élevage avec l'agriculture et empêche souvent l'agriculture elle -même. On rencontre

connues. Elles portent sur les procédés d'utilisation des eaux et les méthodes de culture, l'emploi de molluscicides et le traite-

ment des malades. Dans certains pays d'Asie, on a pu, en améliorant les procédés d'utilisation des eaux et les méthodes de culture, augmenter considérablement la production agricole et réduire les quantités de molluscicide nécessaires. La lutte contre la maladie peut se faire selon un plan qui comprend une enquête durant à peu près un an, un essai pilote prenant environ trois ans et, ensuite, l'application prolongée à l'ensemble

également dans les Amériques d'autres formes de trypanosomiase qui causent des dommages graves chez l'individu et compromettent sérieusement la capacité de production des pays touchés.

Dans plusieurs régions d'Afrique, on a pris diverses mesures pour lutter contre la maladie, parfois avec des résultats satisfaisants et durables. Toutefois, il faut poursuivre les études sur le parasite, le vecteur, la distribution de la maladie et les mesures de lutte. En 1963 -1964, l'OMS a inscrit environ $50 000

du pays ou de la région des méthodes mises préalablement au point. Ces mesures exigent une collaboration étroite entre les autorités sanitaires et les autorités chargées des plans de développement agricole et d'utilisation des eaux dès le début des travaux préparatoires et pendant toute la durée d'exécution. Dans les régions où l'agriculture et l'élevage dominent, on

par an à son budget pour ces recherches; lorsque ces travaux préparatoires auront été achevés, il devrait être possible d'entre-

prendre de larges campagnes dans les régions infestées. Des progrès pourraient être réalisés dans cette voie au cours de la décennie, moyennant une dépense qui, d'après des estimations provisoires, serait de l'ordre de $2 millions pour toute la période. Variole

peut, en utilisant convenablement les sols et les eaux et en employant de bonnes méthodes de culture, lutter contre le mollusque moyennant une dépense de l'ordre de $20 à $50 pour 1000 acres. Dans les zones où l'on se borne à utiliser des molluscicides, la dépense annuelle peut atteindre jusqu'à $3 par acre irrigué. Les dépenses de l'OMS dans ce domaine pour 1963 -1964 sont de l'ordre de $400 000 par an (services consultatifs aux gouvernements, enquêtes et recherches). Pour l'Afrique seule, il faudrait

L'incidence mondiale de la variole est connue: en 1961, il y a eu 24 140 cas en Afrique, 1923 dans les Amériques, 52 342 en Asie, 25 en Europe et 0 en Océanie. Les pays où la variole

est répandue préparent ou appliquent déjà des plans d'éradication au moyen de la vaccination. Il existe un vaccin efficace et sûr et il ne se pose plus que des problèmes de personnel, d'équipement et de matériel. Dans les pays en voie de développement, les principales difficultés qui s'opposent à une attaque massive contre la maladie tiennent au manque de vaccin, d'instal-

pouvoir dépenser $5 millions de plus pendant la décennie, et pour les autres zones d'endémicité du monde $5 millions encore,

si l'on veut enrayer l'essor de cette grave maladie parasitaire et la combattre efficacement. Onchocercose

lations de réfrigération pour la distribution et de moyens de transport. En 1959, des prévisions de dépenses basées sur la fréquence mondiale de la variole au cours des trois années précédentes indiquaient que le coût moyen d'une campagne de vaccination de masse dans le monde entier serait de l'ordre de $0,10 par personne vaccinée. Etant donné que les personnes vivant dans les régions où la variole est encore endémique sont au nombre d'un milliard environ, il faudrait donc une centaine de millions

L'onchocercose est transmise à l'homme par des mouches qui vivent dans de nombreuses zones fluviales de l'Afrique et de certaines régions des Amériques. En Afrique occidentale, d'importantes zones en bordure des rivières ont dû être abandonnées quand la cécité due au parasite a frappé environ 30%

ANNEXE 13

177

de dollars provenant de sources diverses, y compris les gouvernements intéressés, pour réaliser une couverture totale; cette

Renforcement des services sanitaires de base On ne saurait trop souligner qu'une des conditions essentielles

somme se répartirait comme suit: Afrique - $13 millions, Amériques - $11 millions, Méditerranée orientale - $17 millions, Asie du Sud -Est - $55 millions et Pacifique occidental

de la mise en oeuvre des divers programmes précédemment envisagés est l'existence, à l'échelon national ou régional, d'une infrastructure adéquate sous forme d'installations et de personnel sanitaires. Si l'on disposait de cette infrastructure, il devrait être possible, dans la majorité des zones - sous réserve, bien entendu, des difficultés inhérentes à la topographie, aux communications et aux distances - d'organiser un minimum de services préventifs et curatifs et de les intégrer autant que possible, de manière que la totalité de la population puisse en bénéficier, même dans les régions rurales. Un facteur important qui pourrait favoriser la réussite de la

- $4 millions. L'OMS a inscrit à son budget environ $350 000 pour 1963 et 1964 afin d'aider les pays en leur fournissant des services consultatifs, du vaccin et du matériel de laboratoire. Il existe déjà des plans pour une éradication de la maladie à l'échelle mondiale et une attaque décisive pourrait être lancée au cours des quatre prochaines années de la décennie si l'on pouvait disposer d'une dizaine de millions de dollars pour venir en aide

aux pays en leur fournissant notamment des véhicules et du vaccin. Approvisionnements publics en eau

décennie pour le développement consisterait à étendre les services de protection maternelle et infantile. Il est remarquable de constater qu'une meilleure organisation de l'éducation

Les approvisionnements publics en eau jouent un rôle capital dans le progrès économique et, en particulier, dans le progrès industriel des zones urbaines des pays en voie de développement.

Une jeune nation ne peut évoluer que pas à pas. Cette marche en avant s'opère suivant certaines étapes, dont certaines ont des caractéristiques économiques bien définies, et ces étapes doivent être parcourues l'une après l'autre. A certains moments, l'absence d'adductions d'eau saine et abondante sous conduites risque de retarder, voire d'arrêter les progrès. L'eau n'est pas indispensable

sanitaire et des soins aux enfants permet de tirer un meilleur parti des récents progrès accomplis dans la lutte contre les maladies transmissibles chez les jeunes enfants. Cette action augmente le nombre des enfants susceptibles d'être éduqués qui, s'ils reçoivent une formation appropriée, deviendront les techniciens de l'avenir, c'est -à -dire les artisans de la prospérité future du pays. Il importe aussi que les services de protection maternelle et infantile soient intégrés avec les services fonda-

mentaux de santé publique pour les rendre aussi efficaces et accessibles que possible. La malnutrition est un autre des grands problèmes à résoudre

pour la santé uniquement; elle l'est aussi pour un très grand nombre d'activités économiques, et les capitaux investis pour l'approvisionnement des zones urbaines peuvent fort bien être un facteur décisif du taux de croissance industrielle et commerciale.

pendant la décennie et ses aspects médicaux ne sauraient être

ignorés. En étroite collaboration avec l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture et d'autres institutions, et plus particulièrement en liaison avec le programme alimentaire mondial ONU /FAO, l'OMS intensifiera son activité dans ce domaine. Des plans ont déjà été établis pour 1963 -1964 en vue d'aider les pays à déterminer, au moyen d'enquêtes par sondage, les problèmes et les déficiences d'ordre nutritionnel qui existent dans leur population, ce qui permettra de fixer les objectifs des années ultérieures. Le renforcement des services nationaux de santé a été le but de l'activité de l'OMS dans les pays en voie de développement et il continuera d'en être de même pendant un certain nombre

De nos jours, quelque 320 millions de personnes vivent dans les agglomérations urbaines de pays en voie de développement qui reçoivent une assistance de l'OMS. On estime que ce nombre sera porté à 415 millions à la fin de la décennie pour le dévelop-

pement. Une étude récente révèle que 70% au moins de ces habitants des villes ne disposent pas d'eau " amenée sous canalisations à distance raisonnable de leurs habitations. Il est donc essentiel de fournir ce service primordial à une fraction importante des populations urbaines - soit plus de 200 millions de

personnes - qui, d'après les estimations, ne bénéficient pas d'adductions d'eau ou dont les installations sont insuffisantes. A la fin de la décennie, la poussée démographique aura porté ce nombre à 300 millions. Le programme d'assistance technique qu'a entrepris l'OMS pour engager les gouvernements de ses Etats Membres à créer ou à améliorer leurs réseaux d'approvisionnement public en eau vise à consacrer $1 million par an à cette activité, sous réserve des disponibilités financières. Cette assistance comporterait de la part des pays une dépense d'environ $4 millions par an. Il y a lieu de penser, en outre, que le Fonds spécial des Nations Unies continuera à soutenir les travaux de cette nature au moyen

d'années à venir, conformément aux grandes lignes du programme général de travail pour une période déterminée et aux principes fixés par les organes directeurs de l'OMS dans les diverses résolutions qu'ils ont adoptées.

La plupart des activités que l'on se propose de financer à l'aide de fonds gérés par l'OMS en 1963 (soit une dépense estimative totale de prés de $50 millions) et la majorité de celles

que l'on envisage d'entreprendre en 1964 (soit une dépense estimative totale de plus de $52 millions) sont orientées dans ce sens.

Tout programme accéléré d'ordre sanitaire dont l'exécution

se révélerait réalisable au cours des années restantes de la décennie exercerait une influence considérable sur le programme

de projets de préinvestissement, qui permettront de dresser les plans préliminaires des installations, d'étudier la réalisation pratique de ces entreprises et de dresser des plans types pour les centres ou les complexes urbains. Il devrait être possible, au cours de la décennie pour le déve-

futur de l'Organisation et ses besoins financiers. On sera en mesure d'évaluer ces répercussions au moment où un programme

loppement, de doubler approximativement

le

nombre des

plus précis de développement complet, économique et social, aura été établi, où les réactions des gouvernements intéressés seront connues et où on aura étudié et, si possible, confirmé l'existence de disponibilités financières additionnelles. Résumé

habitants des villes bénéficiant de distributions raisonnablement accessibles d'eau saine et abondante sous canalisations. On estime que, pour atteindre ce but en 1970, il faudrait prévoir un pro-

gramme de construction d'environ $400 millions par an; ces investissements annuels représenteraient en moyenne quelque 0,25% du produit national brut de la part des pays intéressés. Une partie importante de ces dépenses annuelles, soit peut -être

Certains objectifs sanitaires qui pourraient être atteints au cours de la décennie ont été exposés dans les lignes qui précèdent.

un quart du total, ou $100 millions par an, devrait provenir de sources étrangères d'assistance.

Bien qu'il soit impossible, à l'heure actuelle, de proposer, phase par phase, un programme complet de développement sanitaire dans les régions défavorisées du monde, de grands domaines d'activité ont été décrits dans lesquels une interven-

178

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

tion énergique devrait ouvrir des perspectives d'amélioration rapide des conditions de vie des populations et favoriser un plus haut degré de productivité et de bien -être individuel. Les points d'impact de l'action locale immédiate se situeront

dans les pays intéressés. Mais l'OMS, grâce à sa structure, à

ses étroites relations avec les institutions sanitaires nationales et aux programmes qu'elle exécute déjà dans les pays, est en mesure de faire face à toute exigence supplémentaire à laquelle pourrait donner lieu le programme général d'assistance internationale de la décennie pour le développement.

Appendice 4 RESOLUTION 920 (XXXIV) DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL Comité spécial de Coordination chargé de s'occuper particulièrement de la décennie des Nations Unies pour le développement 2.

Décide en outre que ce comité spécial devra : i)

a)

Le Conseil économique et social,

Se tenir au courant des activités que l'Organisation des Nations Unies et les institutions apparentées ont entre-

prises, au titre de la décennie des Nations Unies pour le développement, dans les domaines économique et social, dans le domaine des droits de l'homme et les domaines connexes; ii) Examiner toutes les fois qu'il le faudra et en consultation avec les institutions intéressées les régions ou les projets qu'il y aura lieu de considérer prioritaires dans le cadre des objectifs de la décennie des Nations Unies pour le développement, conformément à sa résolution 916 (XXXIV) du 3 août 1962;

Rappelant la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale, en date du 19 décembre 1961, Ayant examiné le rapport du Secrétaire général sur les mesures proposées dans le cadre de la décennie des Nations Unies pour le développement,'

Reconnaissant que la décennie des Nations Unies pour le développement exige, pour que les buts assignés soient atteints, l'action concertée, dans le cadre de la décennie, des organisations appartenant au système des Nations Unies qui travaillent dans les domaines économique et social, dans le domaine des droits de l'homme et les domaines connexes, Persuadé que la coordination des activités de l'Organisation des Nations Unies et des institutions apparentées serait facilitée

iii) Soumettre au Conseil des recommandations sur ces questions; b)

Assumer les fonctions du groupe de travail spécial de

si l'on concentrait davantage encore les efforts sur certaines zones d'importance stratégique, où les possibilités d'action de l'Organisation des Nations Unies et la nécessité de son intervention sont le plus évidentes, Persuadé en outre que l'activité du groupe de travail spécial de coordination créé aux termes de la résolution 798 (XXX) du Conseil, en date du 3 août 1960, a beaucoup facilité l'examen, par ce dernier, des questions de coordination, 1. Décide de créer un comité spécial comprenant des repré-

coordination, savoir : i) Etudier les rapports du Comité administratif de Coordination, les rapports appropriés des organes des Nations Unies, les rapports annuels des institutions spécialisées et de l'Agence

internationale de l'Energie atomique, ainsi que toute autre documentation pertinente; ii) Soumettre ses conclusions à l'examen du Conseil sous forme d'un exposé concis des questions et des problèmes de coordination quise posent à la lumière de ces documents et qui exigent une attention spéciale de la part du Conseil; 3. Prie le Comité de tenir compte, dans l'accomplissement de la tâche qui lui est confiée aux termes de l'alinéa a) du paragraphe 2 ci- dessus, de toutes les observations spéciales que le Comité administratif de Coordination jugera bon de formuler; 4. Prie en outre le Comité de tenir compte des activités du Comité spécial des Dix relatives à la coordination des activités d'assistance technique; 5.

sentants de 11 Etats Membres du Conseil ou du Comité de l'Assistance technique, qui seront élus annuellement à la reprise

de la session d'été sur la base d'une répartition géographique équitable et qui devront posséder une connaissance approfondie

des programmes et activités de l'Organisation des Nations Unies dans les domaines économique et social, dans celui des droits de l'homme et dans les domaines connexes, ainsi que des programmes et activités des institutions apparentées et des méthodes et procédures de coordination entre ces organisations;

Décide de convoquer la première réunion du Comité 1236e séance plénière, 3 août 1962.

spécial en février 1963.

Appendice 5 EXTRAIT DU VINGT- SEPTIÈME RAPPORT DU COMITÉ ADMINISTRATIF DE COORDINATION

[Extrait du document ONU E/3695 - 10 octobre 1962] 2 III. 10. DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT

Unies pour le développement, et il a noté que, dans cette résolution, le Conseil a prié ce comité de tenir compte de toutes les observations spéciales que le CAC jugerait bon de formuler.

Le CAC a examiné également la résolution 920 (XXXIV)

concernant la création d'un comité spécial de coordination chargé de s'occuper particulièrement de la décennie des Nations

1 Nations Unies (1962) Décennie des Nations Unies pour le développement: mesures proposées, New York (document ONU E/3613 et document ONU E/3613 Add. 1, 2 et 3).

La décennie du développement est une nouvelle tentative dans la longue suite des efforts pour coordonner efficacement l'ensemble des activités très variées par lesquelles l'ONU et les institutions apparentées s'efforcent, à la fois par une action 11.

2 Version polycopiée.

ANNEXE 13

179

concertée et par des travaux se complétant entre eux, d'atteindre

conçu la coopération entre les différentes institutions des Nations

les objectifs généraux énoncés dans la Charte; elle englobe toutes leurs activités, dans tous leurs aspects, et celles -ci ne pourront être convenablement et efficacement coordonnées que

si l'on met en oeuvre tous les moyens offerts par la Charte et les accords qui régissent les rapports entre institutions. D'une manière générale, les membres du CAC ont estimé qu'il était inutile de créer de nouveaux organes de coordination inter institutions pour appliquer le programme de la décennie du développement. Néanmoins, les membres du CAC ont étudié la question à la lumière de la décision prise par le Conseil à sa trente -quatrième session. 12.

Unies sur la base des dispositions pertinentes de la Charte et des accords régissant les rapports entre institutions. La Charte prévoit la «participation» de «représentants» des institutions spécialisées aux «délibérations» du Conseil et de ses commissions et les accords disposent que les «représentants» participent de droit à ces «délibérations»; l'insertion de cette clause, dont l'application est réciproque, était l'une des principales conditions qui ont été mises à la conclusion de ces accords.

Les chefs des secrétariats sont prêts à recommander à

l'organe directeur de leurs institutions respectives de coopérer pleinement et activement avec le Conseil au Comité spécial que le Conseil a créé, mais ils jugent nécessaire de rappeler les principes directeurs qui doivent régir cette coopération, principes que le Conseil lui -même a exposés en détail à une époque

Les membres du CAC supposent donc que la coopération des institutions intéressées avec le Comité spécial consistera en une participation des représentants de ces institutions aux délibérations de ce comité comme il est prévu dans la Charte et dans les accords. 14. Le CAC est vivement conscient de l'importance capitale qu'il y a à pouvoir compter sur l'entière coopération pratique de tous, sans que des questions d'organisation et de procédure prennent une place exagérée, si l'on veut assurer le succès de

fort récente (en 1958) lorsqu'il a défini la manière dont on procéderait à l'évaluation des programmes des cinq années 1960 -1964 et qui sont récapitulés au paragraphe 15 du rapport

la décennie du développement. Il ose donc espérer que les discussions futures porteront essentiellement sur les moyens de garantir

l'ampleur et la continuité des efforts, l'emploi rationnel et prudent des ressources disponibles et la nécessité de s'efforcer de faire répondre les ressources aux besoins, de manière à traduire

sur les perspectives pour ces cinq années.' Le CAC part de l'hypothèse que les principes ainsi énoncés par le Conseil pour l'évaluation sont toujours applicables et qu'ils régissent toute l'exécution des plans formulés pour la décennie du développement. C'est parce qu'ils partent de cette hypothèse que les chefs des secrétariats recommanderont à l'organe directeur de leurs institutions respectives de coopérer avec le Comité spécial.

dans les faits les si vastes espérances que la décennie a fait naître. Pour que la décennie du développement entraîne une intensification réelle de l'action internationale, il sera indispensable d'inscrire dans les programmes communs et au budget

Les chefs des secrétariats des différentes institutions voudraient souligner tout spécialement combien il importe 13.

de chaque organisation des ressources correspondant aux objectifs qui apparaîtront à mesure que se développeront les programmes de la décennie. 15.

que cette coopération soit menée d'une manière qui corresponde pleinement à l'esprit de la Charte et des accords sur les rapports entre institutions. Ils se sont gravement inquiétés de voir récem-

Les peuples du monde ne tireront tout le bénéfice de la

ment plusieurs comités nommés par le Conseil condescendre

à accorder des auditions aux représentants des institutions spécialisées puis, après les avoir entendus, discuter en leur absence et sans les consulter, ou en ne les consultant qu'à peine, des conclusions à tirer de ces auditions. Cette façon de procéder est radicalement différente de la manière dont on avait jusque -là

décennie du développement que dans la mesure où ils voudront bien y contribuer eux -mêmes et leurs gouvernements, et le rôle de l'ONU et des institutions apparentées sera essentiellement d'assurer la coopération grâce à laquelle la volonté des peuples

du monde « d'instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande» pourra être soutenue et matérialisée. L'ONU et les institutions apparentées ne ménageront aucun effort pour jouer pleinement ce rôle.

Appendice 6

EXTRAIT DU VINGT -HUITIÈME RAPPORT DU COMITÉ ADMINISTRATIF DE COORDINATION

[Extrait du document ONU E/3765 - 6 mai 1963] II. DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT

2

Plus loin dans le présent rapport, on examinera certaines des principales activités internationales qui sont actuellement 3.

Nations Unies pour le développement. A ce stade, le CAC note que le «programme d'action par étapes concernant les facteurs fondamentaux de la croissance économique », qui est présenté au Conseil dans un document intitulé «Décennie des Nations Unies pour le développement : activités que l'Organisation des

entreprises - ou élargies - dans le cadre de la décennie des 1 Nations Unies (1960) Perspectives pour les cinq années 1960 -1964, Genève (document ONU E /3347/Rev. 1). La partie du paragraphe 15 qui expose ces principes a la teneur ci -après :

Nations Unies et les organisations qui lui sont reliées vont la libre convergence des efforts conçus pour améliorer le sort de l'humanité.

a)

Les évaluations sont considérées comme une étape du

processus dynamique que constitue l'accroissement progressif

L'établissement des évaluations ne signifie pas que les programmes et budgets de l'Organisation des Nations Unies c)

de l'efficacité de l'Organisation des Nations Unies et des

ou des institutions spécialisées devront ou pourront être

institutions spécialisées en tant qu'instruments susceptibles d'aider tous les pays du monde à développer leur économie et améliorer leur situation sociale à une cadence très accélérée. b)

Les évaluations constituent également une étape du

processus de coordination, grâce auquel les programmes des organisations relevant des Nations Unies ont acquis d'année en année plus de précision, de profondeur et de valeur. Cette coordination n'est pas l'aboutissement d'une centralisation ni la conséquence de directives ou d'ordres donnés; elle s'est

arrêtés en dehors du cadre statutaire de chaque organisation. Il n'y faut voir aucune tentative de restreindre l'autonomie des organisations relevant des Nations Unies. d) Les évaluations n'exigent pas l'établissement d'une politique immuable pour les cinq années à venir, ni aucun engagement rigoureux en ce qui concerne tel ou tel programme. Elles ne sauraient en aucune façon enlever aux organisations la latitude dont elles doivent jouir pour fixer leurs programmes

d'une année à l'autre. 2

réalisée par la persuasion, grâce à des consultations et par

Version polycopiée.

180

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE

1

entreprendre dans l'immédiat », a été établi conjointement par le personnel de toutes les organisations intéressées. Le CAC

l'importance des programmes d'assistance actuellement mis en oeuvre dans ces domaines. 5.

tient aussi à remercier le Comité spécial de Coordination du Conseil pour la façon dont il a étudié un projet du rapport susmentionné, au cours de sa dernière série de réunions, pour s'être assuré la collaboration la plus complète de toutes les institutions intéressées, et notamment pour avoir fourni au CAC l'occasion de présenter des observations touchant ses conclusions préliminaires (E /AC.51 /L.2 /Rev.l) concernant les

Le CAC a pris note de la suggestion du Comité spécial

domaines qu'il y aura lieu de considérer prioritaires dans le cadre des objectifs de la décennie du développement. 4.

selon laquelle il conviendrait d'inclure les activités entreprises par tous les organismes des Nations Unies dans le cadre de la décennie du développement dans un ensemble de classifications fonctionnelles. Des dispositions ont déjà été prises en vue de la préparation d'un projet d'ensemble de classifications de ce genre et le CAC espère pouvoir faire rapport sur ce sujet à une date ultérieure. 6. Le CAC a également relevé que dans ses conclusions préliminaires le Comité spécial a mentionné diverses questions au sujet desquelles le CAC a déjà pris des mesures; il fait état dans le présent rapport des progrès réalisés en ce qui concerne certaines de ces questions : par exemple, il traite de la coordination à l'échelon local et du rôle des représentants résidents dans la section III (d); il parle de la coopération touchant les instituts régionaux de planification du développement dans la section IX et il signale certaines contributions précises qui peuvent être apportées à la planification du développement national dans

En ce qui concerne les domaines prioritaires mentionnés

par le Comité spécial, le CAC estime que, si la préparation de la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement doit, cette année, faire l'objet d'une attention particulière de la part des institutions directement intéressées, il ne doit pas en résulter un relâchement des efforts visant le développement des ressources humaines et des ressources naturelles -y compris

le développement de la production agricole - ainsi que le développement industriel. I1 ne faut pas non plus qu'en mettant

l'accent sur la planification du développement, on réduise

les sections V (enseignement et formation) et VI (développement rural).

Annexe 14 RÉUNIONS DU COMITÉ RÉGIONAL DE L'AFRIQUE' [A16 /AFL /6 -4 avril 1963] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Le Conseil exécutif a inscrit ce point à l'ordre du jour de l'Assemblée de la Santé, comme suite à la résolution AFR /RC12 /R17 que le Comité régional de

l'Afrique a adoptée à sa douzième session et dont le texte est le suivant: Raisons pour lesquelles le Comité régional s'est réuni au Siège de l'OMS à Genève et mesures à prendre pour éviter le retour de pareilles circonstances

Le Comité régional de l'Afrique, Considérant que le Gouvernement d'Afrique du Sud, malgré sa longue association avec l'Organisation mondiale de la Santé, accepte et met en oeuvre la politique de l'apartheid, politique qui soumet les citoyens autochtones à la discrimination raciale au

Considérant qu'une telle situation risque à très le fonctionnement de l'Organisation régionale africaine et d'empêcher le Comité régional de remplir les fonctions qui lui sont dévolues par la Constitution; Reconnaissant que les dispositions constitutionnelles ne prévoient pas la perte de la qualité de Membre par un Etat; Conscient toutefois des besoins de la population d'Afrique du Sud et de la nécessité pour l'Organisation mondiale de la Santé d'être en mesure de

court délai de paralyser

donner assistance à cette population, 1. PRIE le Directeur général d'attirer sur cette situation l'attention de la prochaine Assemblée mondiale de la Santé;

détriment de leur bien -être physique, mental et social en violation des principes et des buts de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé; Considérant la tendance croissante des Membres de la Région à refuser d'admettre sur leur territoire

2.

DEMANDE à l'Assemblée de la Santé d'envisager

les mesures appropriées pour mettre fin à cette situation sans toutefois porter atteinte au droit à la santé des populations d'Afrique du Sud.

des représentants du Gouvernement de l'Afrique réunions régionales; ' Voir résolution WHA16.43.

Cette résolution est transmise en conséquence à l'Assemblée de la Santé pour examen.

du Sud ou même de siéger à leur côté dans les

Pour son information, l'Assemblée trouvera en appendice au présent rapport le texte de la partie IV a) du rapport du Comité régional.

ANNEXE 14

181

Appendice EXTRAIT DU RAPPORT DU COMITÉ RÉGIONAL DE L'AFRIQUE A SA DOUZIÈME SESSION, 24 SEPTEMBRE - 2 OCTOBRE 1962 1 IV a) Raisons pour lesquelles le Comité régional s'est réuni au Siège de l'OMS à Genève et mesures à prendre pour éviter le retour de pareilles circonstances Le représentant du Sénégal a résumé les raisons pour lesquelles

Pour la résolution: Cameroun, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Dahomey, Guinée, Côte d'Ivoire, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Tanganyika, Togo, Royaume -Uni, Haute -Volta

la douzième session du Comité régional n'a pas pu se tenir à Dakar comme cela avait été décidé. L'inscription de ce nouveau point à l'ordre du jour a été décidée parce qu'il n'est nullement

Contre la résolution: Afrique du Sud Abstentions: Absents:

impossible qu'un cas semblable se présente à nouveau. Si tel devait être le cas, la solution logique serait de choisir Brazzaville, siège du Bureau régional, puisque les dispositions de l'accord conclu entre l'OMS et le Congo (Brazzaville) en tant que Gouvernement hôte confèrent à l'Organisation les privilèges et immunités nécessaires.

France, Libéria, Sierra Leone, Espagne République Centrafricaine, Tchad, Gabon, Ghana

A la suite d'un large débat, le Comité régional a décidé de désigner un sous -comité pour la préparation d'une résolution. Cette dernière a fait l'objet d'une nouvelle discussion quarante huit heures plus tard.

N'ayant pas pris part Portugal au vote: Nombre de membres présents et votants : Majorité simple 17

Le vote de la résolution (AFR /RC12 /R17) a été fait par appel nominal et a donné les résultats suivants : ' Document AFR /RC12 /14 Rev.1.

9 16 1

Pour la résolution : Contre la résolution Abstentions

4

182

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Annexe 15

ÉTUDE ORGANIQUE SUR LES MOYENS D'APPORTER UNE ASSISTANCE EFFICACE EN MATIÈRE D'ENSEIGNEMENT ET DE FORMATION DU PERSONNEL MÉDICAL AUX PAYS AYANT RÉCEMMENT ACCÉDÉ A L'INDÉPENDANCE OU NOUVELLEMENT CONSTITUÉS, DE FAÇON A RÉPONDRE A LEURS BESOINS LES PLUS URGENTS [A16 /P &B /10 - 19 avril 1963]

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,2 sur la recommandation du Conseil a décidé que le sujet de la prochaine étude organique du Conseil exécutif serait le suivant : « Moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents ». Le Conseil exécutif a étudié ce sujet à ses trentième et trente et unième sessions et le projet de rapport a été communiqué aux membres du Conseil pour qu'ils puissent formuler leurs remarques définitives, conformément à la décision du Conseil.4 Le rapport du Conseil exécutif sur son étude est donné ci- dessous. exécutif,3

RAPPORT DU CONSEIL EXÉCUTIF A LA SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ TABLE DES MATIÈRES Avant -propos 1.

182 183 183

Appendice 1

:

Enseignement et formation du personnel sanitaire en Afrique (Extraits du document

Introduction

de travail présenté par l'OMS à la conférence UNESCO /CEA d'Etats africains sur le développement de l'éducation en Afrique, Addis- Abéba, mai 1961) Tableau I - Personnel médical et paramédical en Afrique en 1960

2. 3.

Etendue et nature des besoins Comment répondre aux besoins 3.1 Considérations générales 3.2 Nature de l'assistance requise 3.3 Considérations spéciales relatives à la création d'établissements d'enseignement Problèmes de politique générale et de mise en oeuvre 4.1 Problèmes techniques 4.2 Problèmes d'organisation 4.3 Problèmes financiers

185

186 187

191

Tableau III - Etat estimatif du personnel sanitaire dont l'Afrique aurait besoin pour la décennie 1960 -1970 192

4.

190 190

Tableau IV - Estimation du nombre de diplômés à former dans les différentes catégories pour que les postes prévus puissent être pourvus en 1970 Appendice 2 : Quelques informations sur les écoles de 192 193

190 191

Conclusions AVANT -PROPOS

médecine du continent africain

.

.

.

.

Donnant suite à une recommandation du Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session,3 la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé avait décidé que la prochaine étude organique du Conseil exécutif aurait pour sujet : « Moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation

D'autre part, une note fondée principalement sur les résultats d'enquêtes effectuées dans dix -sept pays

d'Afrique a été présentée au Comité régional de l'Afrique lors de sa douzième session, tenue à Genève du 24 septembre au 2 octobre 1962. A cette occasion, une séance de libres discussions a permis de connaître l'opinion des membres du Comité régional sur l'orga-

du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents ».2 A sa trentième session, le Conseil exécutif a examiné un schéma préliminaire de cette étude organique et

nisation de la formation du personnel sanitaire en Afrique.

Le rapport demandé par le Conseil a été discuté par celui -ci lors de sa trente et unième session. En vue de sa présentation à la Seizième Assemblée mondiale

prié le Directeur général de préparer pour la trente

de la Santé, les représentants du Conseil exécutif ont introduit des amendements et des éclaircissements, après que le texte eut été communiqué aux membres du Conseil pour leur permettre de formuler leurs remarques définitives.'

et unième session un rapport tenant compte des observations et suggestions formulées pendant et après la trentième session par les membres du Conseils Voir résolution WHA16.29. Résolution WHA15.59. 3 Résolution EB29.R53. 4 Résolution EB31.R36. I 2

L'expression «enseignement et formation du personnel médical » n'est pas employée ici dans son sens 5

Résolution EB30.R_18.

ANNEXE 15

183

étroit, qui comprendrait exclusivement l'enseignement médical de niveau universitaire; elle s'entend également

Il est bien entendu que, dans l'intervalle, l'actuel programme d'assistance aux pays nouvellement indépendants se poursuivra et, probablement, se développera dans certaines directions, selon les besoins reconnus, notamment en ce qui concerne la création de moyens de formation. A ce sujet, il est intéressant de se reporter au chapitre « enseignement et formation

de l'enseignement et de la formation du personnel auxiliaire, ainsi que du personnel paramédical, tant professionnel qu'auxiliaire. Le problème de la formation du personnel sanitaire et médical doit être envisagé globalement, tous les groupes intéressés, quel que soit leur niveau, étant fonctionnellement interdépendants. 1.

professionnelle » du rapport sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance 1 qui avait été soumis à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Etendue et nature des besoins Les Etats qui viennent d'accéder à l'indépendance, ou sont sur le point de le faire, ont certes de nombreux problèmes en commun, mais ils se différencient néan2.

Introduction

Les pays qui accèdent à l'indépendance et dressent des plans propres à assurer rapidement leur développement social et économique veulent naturellement développer les services sanitaires existants et en créer de nouveaux. Etant donné l'état actuel des communications internationales, tous les peuples ont connaissance de ce qui se fait ailleurs en ce domaine et, par suite, se montrent plus exigeants. Cependant, un pays ne peut développer ses services de santé que s'il possède le personnel qualifié nécessaire. Or, dans bien des cas, ce personnel fait totalement ou largement défaut. En outre, la situation est souvent aggravée par le départ de spécialistes venus de l'exté-

moins par le degré de développement auxquels ils sont parvenus. Quelques -uns d'entre eux possèdent déjà un bon noyau de personnel qualifié et divers établissements d'enseignement, notamment des écoles de médecine, mais, presque partout, ces ressources ne sont pas à la mesure des besoins. Les moins favorisés ont encore tout à faire dans presque tous les domaines de la formation du personnel médical et paramédical.

rieur et il n'est pas possible de combler rapidement es lacunes en faisant appel à l'étranger. Il faut donc que les pays en question prennent au

plus vite les dispositions nécessaires pour que leur propre personnel puisse être formé sur place ou à l'étranger, ou selon l'une et l'autre formules, afin d'accéder le plus rapidement possible à l'autonomie sous ce rapport. Sans doute l'autonomie totale ne sera -t -elle réalisable qu'à longue échéance, puisqu'elle suppose une élévation suffisante du niveau d'instruction

générale - qui demandera elle -même beaucoup de temps - mais il n'en reste pas moins que les pays, soit individuellement, soit par groupes si leurs situations sont comparables, peuvent prendre dès main-

tenant bon nombre de mesures pour accélérer le processus.

Si l'acheminement vers l'autonomie en matière de personnel ne peut se faire que progressivement, étant donné surtout la nécessité de créer des établissements d'enseignement dans les pays mêmes, il peut cependant

être accéléré. Les pays neufs pourront notamment bénéficier de l'expérience accumulée par les nations plus anciennes ainsi que d'un vaste mouvement d'intérêt et de coopération internationale. De toute évidence, l'assistance extérieure devra être de longue durée, mais on pourra vraisemblablement en réduire le volume à mesure que les années passeront. Pour être efficace, il faudra peut -être qu'elle dépasse de beaucoup en importance celle qu'accordent aujourd'hui l'OMS et d'autres institutions. Peut -être même faudra -t -il prévoir une action conjuguée ou une répartition des tâches entre divers organismes, voire de nouvelles formes d'aide.

La présente étude ne se propose pas d'évaluer les besoins de chaque pays. Elle a pour objet de définir les éléments qui sont communs à une grande partie des nouveaux Etats en ce qui concerne leurs besoins en matière d'enseignement et de formation du personnel médical et sanitaire, et de fournir ainsi une base pour discuter des principes généraux à observer et des moyens d'action à mettre en cuivre en vue de satisfaire ces besoins dans une large perspective. Par « besoins » il faut entendre l'écart entre les ressources actuelles en personnel qualifié et les effectifs raisonnables dont il faudrait disposer dès maintenant et à certaines dates à venir (par exemple, dans cinq ans, dans dix ans), ainsi que les moyens nécessaires à la formation de ce personnel. Pour cette étude d'ensemble, le continent africain, c'est -à -dire la partie du monde où les pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou en voie d'y accéder sont le plus nombreux, a été choisi à titre d'exemple. Des enquêtes d'information, conduites le plus souvent par une équipe composée d'un médecin et d'une infirmière spécialistes des questions d'enseignement, ont été faites dans dix -sept de ces pays en 1961 et en 1962; elles ont facilité l'examen général du problème et de ses possibilités de solution. Les données publiées 2 sur le personnel médical et paramédical, sur les établissements hospitaliers et sur I Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 4, partie 4.

2 Organisation mondiale de la Santé (1962) Statistiques du personnel médical et paramédical et des établissements hospitaliers. In: Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles, 1959, Genève, p. 650; Organisation mondiale de la Santé (1958) Répertoire mondial des écoles de médecine, 2e éd. Genève; Organisation mondiale de la Santé (1962) Répertoire mondial des écoles dentaires, Genève;

L'objet de la présente étude est d'examiner les besoins existants et les moyens d'y répondre, en montrant ce que pourrait être l'ordre des priorités, et de mise en oeuvre qui se poseront sur les plans technique et financier et sur celui de l'organisation.

ainsi que d'analyser les problèmes de politique générale

Organisation mondiale de la Santé Répertoire mondial des Deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde,

écoles vétérinaires, Genève (en préparation); 1957 -1960 (Actes off. Org. mond. Santé, 1963, 122).

184

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

certains établissements de formation manquent de précision, ou ne rendent pas compte des derniers changements survenus, mais elles suffisent néanmoins

médicales, est extrêmement faible. Cependant, le recrutement se présente plus favorablement à un

niveau de formation plus bas, car il existe un nombre

à donner une idée de la pénurie de personnel dans quelques -uns des pays nouvellement indépendants. Un état simplifié des ressources existantes en personnel médical et paramédical, indiquant notamment l'effectif de ce personnel par rapport à la population, a été établi pour la conférence UNESCO /CEA d'Etats africains sur le développement de l'éducation en

relativement important de jeunes gens ayant reçu une instruction primaire ou ayant fait des études secondaires incomplètes.

Trois

publications

de

l'UNESCO' fournissent des indications sur la situation actuelle en matière d'enseignement général. Une

Afrique, qui s'est tenue à Addis -Abéba en mai 1961. Les tableaux I, III et IV présentés à cette conférence sont reproduits à l'appendice 1 au présent rapport.

autre publication donne une idée du problème de l'enseignement supérieur en général, en se référant expressément à l'Afrique.2 Il importe de maintenir d'étroits contacts avec l'UNESCO, car l'assistance qu'elle apporte aux pays peut contribuer fortement au progrès de l'enseignement général et, par suite,

En particulier, le tableau IV fait ressortir, s'il était nécessaire, la nature et l'étendue des besoins de ces pays en personnel qualifié. Les chiffres qui y sont donnés prennent un relief tout spécial si l'on se rappelle que les moyens de formation de ce personnel sont partout insuffisants, sinon totalement inexistants.

accroître l'effectif des candidats susceptibles d'être préparés aux professions médicales, paramédicales et auxiliaires, et développer toutes les formes de l'enseignement supérieur. Tout programme de formation de personnel sani-

L'appendice 2 relatif aux écoles de médecine du continent africain résume les données fournies par les

taire doit tenir compte non seulement des besoins immédiats, mais aussi des besoins futurs. Or, en plus

autorités compétentes pour la préparation de la troisième édition du Répertoire mondial des écoles de médecine.

des médecins et des membres du personnel paramédical professionnel,3 il faut un grand nombre d'auxiliaires ° dont l'effectif corresponde à celui du personnel professionnel qui les instruira, les dirigera, puis les encadrera. Un ou deux ans de préparation, portant essentiellement sur des techniques et des travaux bien délimités, suffisent normalement pour former des auxiliaires, dont on exige un degré d'instruction relativement peu élevé (instruction primaire, sauf dans le cas des assistants médicaux, pour lesquels

Pour mesurer toute l'ampleur du problème, il suffit de noter quelques chiffres concernant les diplômés en médecine. Si l'on a choisi les médecins à titre d'exemple,

c'est que leur cas est compris de façon plus générale et plus uniforme que celui du personnel auxiliaire, qu'il s'agisse de la formation qui leur est nécessaire ou des fonctions qui leur incombent. Il est d'ailleurs d'une importance cruciale à cause du rôle directeur

une instruction plus poussée est souhaitable), de sorte que, dans chaque branche, ce personnel sera plus rapidement mis en place que le personnel professionnel.

joué par les médecins, et le problème que pose ce personnel peut être considéré comme caractéristique

du problème d'ensemble. La Région africaine de l'OMS (abstraction faite de la République sud africaine) compte à peine plus de 7000 médecins pleinement qualifiés pour une population estimée à 150 millions d'habitants, soit moins d'un médecin pour 20 000 habitants. Ne serait -ce que pour atteindre

Les services médicaux et sanitaires devront donc, pendant de nombreuses années encore, être assurés principalement par des auxiliaires (assistants médicaux

pour le diagnostic et le traitement des maladies courantes, aides -infirmières, aides -sages- femmes, aides -

techniciens de l'assainissement, aides de laboratoire, etc.). I1 est cependant bien évident que le personnel ' UNESCO /EDAF /S /4, avril 1961 (document polycopié); UNESCO (1961) Faits et chiffres, Paris; UNESCO (1962) L'éducation dans le monde, III, L'enseignement secondaire, Paris. z UNESCO (1962) L'avenir de l'enseignement supérieur en Afrique (Conclusions et recommandations de la conférence sur

la proportion d'un médecin pour 10 000 habitants, il

faudrait former au cours des vingt années qui

viennent au moins 1200 diplômés de médecine par an (350 pour compenser les pertes, plus 350 pour élever progressivement le rapport à un médecin pour 10 000 habitants, sur la base de la population actuelle, plus 500 pour tenir compte de l'accroissement démographique naturel prévu). Or, dans la meilleure des hypothèses, les écoles de médecine existantes pourraient

l'avenir de l'enseignement supérieur en Afrique, Tananarive, 3 -12 septembre 1962), Paris.

fournir d'ici à 1970 quelque 450 diplômés par an au maximum, c'est -à -dire un contingent inférieur de

750 unités à celui qui serait nécessaire. A supposer qu'une école forme en moyenne 55 à 60 diplômés par an, il faudrait donc créer 13 écoles nouvelles qui - la chose est évidemment exclue - devraient par surcroît commencer à fonctionner dès maintenant. Ce qui complique encore le problème, c'est que, dans

3 Pour les besoins de cette étude, l'expression « personnel paramédical» comprend les membres de toutes les professions apparentées à la médecine qui entrent dans la composition de l'équipe sanitaire : infirmiers et infirmières, sages- femmes, techniciens de l'assainissement, dentistes, vétérinaires, pharmaciens, physiothérapeutes, statisticiens, microbiologistes, etc. 1 Selon la définition acceptée par toutes les institutions des

Nations Unies, un travailleur auxiliaire est « un travailleur

beaucoup de pays, le nombre d'élèves ayant terminé leurs études secondaires complètes, c'est -à -dire de candidats possibles à des études médicales ou para-

rétribué qui, dans un domaine technique donné, n'est pas pleine-, ment qualifié, et qui seconde un travailleur qualifié et opere sous sa direction ». On peut donc avoir des auxiliaires en médecine, dans les soins infirmiers, dans l'assainissement, etc. En outre, à l'intérieur de chaque grande catégorie d'auxiliaires, le personnel peut se situer à différents niveau : dans les services infirmiers, on rencontre par exemple des infirmières auxiliaires, des aides infirmières, etc.

ANNEXE 15

185

auxiliaire, qui a son rôle particulier à jouer dans l'équipe sanitaire, doit se composer de personnes qui ont été spécialement préparées à ce rôle et non pas d'éléments auxquels on se serait contenté de donner une formation de qualité inférieure dans leurs professions respectives. L'importance du personnel auxiliaire devient encore plus évidente quand on considère

auxiliaire, une formation adaptée aux conditions du pays et notamment à ses problèmes sanitaires particuliers présente aussi des avantages pour la formation de base du personnel professionnel. 3.1.3

Formation dans le pays et à l'étranger pour le

qu'une grande partie de la population des pays en voie de développement est rurale, vit dans des localités dispersées où les moyens de communication sont rares et ne dispose que de très maigres revenus. D'une façon très générale, la situation dans les pays qui viennent d'accéder à l'indépendance ou vont le faire prochainement, tels que les pays d'Afrique, peut se résumer ainsi : 1)

personnel professionnel et auxiliaire L'aide extérieure, notamment l'assistance internationale, intervient à deux fins parallèles : a) développer à l'intérieur du pays les établissements d'ensei-

gnement qui formeront les quatre types principaux de personnel (voir section 3.1.4) au niveau professionnel comme au niveau auxiliaire; b) faire donner à

l'étranger la formation professionnelle de base (en médecine, en soins infirmiers, etc.) tant que l'on manquera de moyens pour l'assurer dans le pays, et une formation post- universitaire ou de perfectionnement aux titulaires de postes clés, notamment au personnel

Il

est partout impérieux de développer les

moyens locaux d'enseignement et de formation, ce qui ne sera possible que moyennant un développe-

ment suffisant de l'enseignement général et des services de santé. Ces deux facteurs dépendent à leur tour de la situation et du potentiel économiques de chaque pays.

de direction et d'enseignement. En général, les personnes envoyées à l'étranger peuvent être admises à suivre les cours existants. Toutefois, il y a parfois lieu

de prendre des dispositions particulières pour des groupes spéciaux ou exceptionnellement nombreux. C'est le cas, par exemple, pour les assistants médicaux du Congo (Léopoldville) et pour d'autres médecins africains qui vont parfaire leurs études de médecine en Europe. On peut mentionner aussi l'organisation de cours pour des élèves de langue anglaise à l'Ecole

Une aide internationale sera nécessaire dans presque tous les cas. Il conviendra d'en déterminer 2)

tous les détails à l'échelon régional avant de pouvoir établir un programme d'ensemble. 3) Dans bien des cas, des accords ou une coopération entre deux ou plusieurs pays seront peut -être nécessaires pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

de Médecine Hadassah de l'Université hébraïque de Jérusalem (Israël). Pour répondre aux besoins qualitatifs et quantitatifs

Comment répondre aux besoins 3.1 Considérations générales On trouvera ci -après l'exposé des considérations fondamentales qui doivent inspirer l'élaboration d'un programme général d'enseignement et de formation pour le personnel médical et paramédical des pays en voie de développement rapide. 3.1.1 Rassemblement des données de base et établissement des plans Une fois réunis les renseignements indispensables sur les ressources actuelles en personnel et en établissements et sur les possibilités de formation aux fins de remplacement et d'expansion, il convient d'établir des plans indiquant les effectifs à former au cours de périodes successives d'un certain nombre d'années. Pour être réalistes, ces plans doivent présenter une grande souplesse. Dans leurs étapes initiales, ils répondront essentiellement aux besoins immédiats tout en prévoyant les mesures qui s'imposeront à plus long terme. Il importe d'éviter les expédients qui risqueraient d'entraîner plus tard des difficultés, par exemple la création de deux catégories de personnel médical professionnel. 3.1.2 Formation dans le pays même 3.

en personnel compétent, le mieux est de recourir parallèlement à deux méthodes : d'une part, former un effectif restreint de personnel pleinement qualifié en médecine et dans les spécialités paramédicales

(à savoir la proportion des élèves sortis des écoles secondaires qu'il est possible d'orienter vers les professions sanitaires) et, d'autre part, former des auxiliaires en nombre beaucoup plus important. La première méthode fournira les cadres essentiels, le personnel de direction et de contrôle et les enseignants; la seconde permettra d'obtenir la main- d'oeuvre nécessaire pour élargir les services directement

assurés à la collectivité. Le gaspillage de candidats admis dans les établissements d'enseignement, notamment dans les écoles de

médecine, aussi bien dans le pays qu'à l'étranger, est

un facteur à ne pas négliger. Un fort pourcentage d'échecs demande que l'on examine la situation et que l'on recherche s'il n'est pas possible d'introduire des

améliorations portant sur l'étendue et le niveau de l'instruction générale préalablement reçue par les candidats, sur les méthodes de sélection des étudiants admis dans les écoles de médecine et autres établis-

Il y a évidemment intérêt à créer des moyens de formation dans le pays même, s'il existe une demande

constante de personnel et un nombre suffisant de candidats réunissant les conditions requises. Indispensable pour la formation de base de tout le personnel

sements de formation sanitaire et sur les méthodes d'enseignement et d'orientation appliquées par ces établissements. En même temps, compte tenu du nombre généralement restreint des candidats, il est judicieux d'essayer de conserver pour les services de santé les étudiants qui échouent à un moment quelconque de leurs études médicales, en les dirigeant vers d'autres formes de l'action de santé pour lesquelles ils peuvent répondre aux conditions requises.

186

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

3.1.4

Types prioritaires de personnel

des cours, par exemple des cours d'entretien, qui leur

11 convient de donner avant tout la priorité à la formation de quatre types de personnel qui sont cons-

permettront de se voir confier non plus des tâches étroitement spécialisées

mais

des

activités

plus

tamment très demandés, à savoir les médecins, les infirmières, les sages- femmes et les techniciens de l'assainissement, ainsi qu'à la préparation du personnel auxiliaire correspondant. Il y a lieu toutefois de former également des dentistes, des ingénieurs sanitaires, des spécialistes des statistiques sanitaires, des vétérinaires de la santé publique, des entomologistes, des techniciens de laboratoire, etc., sans négliger, là encore, les catégories correspondantes d'auxiliaires, selon les besoins des services de santé du pays.

complexes et plus différenciées et d'assumer des responsabilités dans la hiérarchie des auxiliaires en dirigeant des travailleurs dont la formation, l'expérience et les fonctions sont plus limitées que la leur. 3.1.9

Répartition des responsabilités entre pays

Une judicieuse répartition des fonctions entre le personnel médical et paramédical, d'une part, et les auxiliaires correspondants, d'autre part, devrait permettre de réaliser des économies sur deux plans : tout d'abord, une économie de personnel qualifié et, en second lieu, une économie de temps de formation, puisque le nombre des personnes exigeant une formation particulièrement complexe et poussée serait réduit au strict minimum. A cet effet, un sérieux effort

Les pays qui ne sont pas à même d'assurer des services complets de formation professionnelle à tous les échelons devront envisager d'avoir recours à l'aide de pays voisins. Ces pays pourraient s'entendre par groupes pour mettre sur pied des systèmes complets

de formation, chacun d'eux se chargeant d'assurer un

ou plusieurs types de formation dont pourraient bénéficier les autres pays du groupe. 3.2

Nature de l'assistance requise

de planification s'impose de la part des autorités sanitaires nationales agissant en collaboration avec les autorités de l'enseignement et les organismes de planification. 3.1.5

Les paragraphes qui suivent donnent une idée des

types d'assistance qui pourraient être nécessaires. La liste qu'ils comportent n'est pas exhaustive, mais offertes par l'OMS. 3.2.1

elle ne se limite pas non plus aux formes d'aide

Modalités de la formation

D'une manière générale, la formation doit se faire selon les formules dont le pays a l'habitude et qui se sont révélées avantageuses ailleurs. Il est contre indiqué d'introduire des conceptions totalement nouvelles qui risqueraient de rencontrer des résistances

Assistance indirecte

Recommandations de comités d'experts sur divers aspects de l'enseignement et de la formation 3.2.1.1

et de susciter des oppositions. Toutefois, l'existence de types de personnel comparables dans plusieurs pays présente de nombreux avantages, dont le principal est qu'elle élargit les possibilités d'assistance en matière

du personnel médical, du personnel paramédical et du personnel auxiliaire (notamment le rapport du groupe d'étude des normes minimums admissibles sur le plan

international pour la formation des médecins,' et le rapport sur l'emploi et la formation du personnel auxiliaire en médecine, en soins infirmiers, en obstétrique et en assainissement 2 du Comité d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire). 3.2.1.2 Documentation que l'OMS peut fournir, sous forme imprimée ou autre, au sujet de l'enseignement médical et paramédical dans le monde (Répertoire mondial des écoles de médecine, Répertoire mondial des écoles dentaires, Répertoire mondial des écoles

de formation de base et de formation supérieure et qu'elle facilite la coopération inter -pays pour l'obtention de personnel opérationnel et de personnel enseignant. 3.1.6

Formation générale de base

Une formation de base d'un caractère trop spécialisé

doit être autant que possible évitée. Une formation suffisamment large permet en effet de constituer un

réservoir où il est possible par la suite de choisir des éléments pour des emplois plus spécialisés, selon les aptitudes des intéressés et l'évolution des besoins. 3.1.7

vétérinaires, etc.).

Possibilités à offrir au personnel existant

Les agents sanitaires qui n'ont reçu qu'une formation partielle, une formation étroitement spécialisée complets, adaptés aux besoins du moment. 3.1.8

Recommandations résultant de la présente étude organique, de l'étude organique antérieure sur l'enseignement et la formation professionnelle,' des discussions techniques à la Quatrième Assemblée 3.2.1.3

mondiale de la Santé " et des résolutions de l'Assemblée

ou une formation d'un type appelé à disparaître devraient pouvoir être admis dans des cours plus Promotion des auxiliaires

de la Santé et du Conseil exécutif sur l'enseignement et la formation professionnelle. 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 239. 2 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 212. ' Actes off. Org. mond. Santé, 46, 131. 4 Chronique OMS, 1951, 5, 312.

Il convient d'offrir aux auxiliaires la possibilité d'avancer dans leur domaine en suivant des stages ou

ANNEXE 15

187

3.2.2

Assistance directe Comme l'implique le terme même, et conformément à la pratique normale de l'OMS, l'assistance extérieure,

quel qu'en soit le volume, doit compléter - et non suppléer - les efforts qu'il incombe à chaque pays d'entreprendre pour créer les moyens de formation nécessaires, en fonction de ses possibilités. L'apport matériel et humain du pays est la base indispensable de toute entreprise. 3.2.2.1 Consultations avec le personnel du Siège

3.2.2.8 Paiement des traitements ou de compléments de traitement à des nationaux remplissant les conditions requises pour occuper des postes clés dans des établissements d'enseignement, jusqu'à ce que le pays soit financièrement en mesure de s'en charger lui même. A cet égard, toutefois, la nécessité de faire preuve de prudence a été soulignée.

Construction de bâtiments pour des établissements d'enseignement. 3.2.2.9 3.3

et des bureaux régionaux, en particulier pour les fins suivantes : mettre les autorités nationales intéressées en mesure d'obtenir des éclaircissements sur les possibilités d'assistance, de tirer parti des connaissances et de l'expérience d'autres pays qui ont eu à résoudre des problèmes similaires, de se faire aider pour l'établissement de plans visant au développement de leurs moyens de formation et de bénéficier des services 3.2.2.2

Considérations spéciales relatives à la création d'établissements d'enseignement Adaptation aux besoins locaux

3.3.1

Il est essentiel que la formation donnée soit adaptée aux nécessités et aux conditions locales. Cela ne devrait

fournis par l'OMS pour des entreprises

pas présenter de grandes difficultés dans le cas des auxiliaires et être encore relativement facile dans celui des infirmières, des sages- femmes et des techniciens de l'assainissement. Pour la formation des médecins, en revanche, les adaptations nécessaires devront respecter les modalités et les normes d'enseignement en

d'intérêt plurinational.

Envoi de consultants pour participer aux

enquêtes de base et à l'établissement des plans, dans

le cadre de l'aide que les gouvernements peuvent demander pour dresser un inventaire de leurs besoins et élaborer des plans détaillés d'action pratique visant

à satisfaire ces besoins. Une fois ces plans établis, toute assistance fournie par les organisations internationales serait conçue de manière à répondre aux besoins correspondant à telle ou telle partie des plans. 3.2.2.3

vigueur. Une grande partie du personnel enseignant sera, au début, recrutée à l'extérieur, et les diplômes nationaux devront pouvoir être reconnus à l'étranger pour que leurs titulaires puissent y faire des études post- universitaires. 3.3.2 Normes d'enseignement

Envoi de professeurs extérieurs, recrutés sur

le plan international, pour combler les lacunes du personnel enseignant national, organiser des services, développer les compétences de leurs homologues nationaux ou préparer de jeunes assistants à assumer de plus grandes responsabilités.

Les établissements d'enseignement professionnel en général et les écoles de médecine en particulier doivent se fixer des objectifs réalistes et ne pas avoir d'ambitions excessives, du moins au début, tant que relèvement du niveau de l'enseignement général et que

le recrutement ne sera pas amélioré grâce à un

Octroi de bourses à des ressortissants des pays assistés : a) pour des études médicales lorsqu'il 3.2.2.4

le corps enseignant n'aura pas atteint un niveau

qualitatif et quantitatif suffisant. Cependant, il ne faut

n'existe pas localement d'école de médecine; b) pour la formation de professeurs, de personnel des cadres administratifs et dirigeants, et c) pour la participation

pas que le désir d'obtenir des résultats concrets, par exemple de former rapidement un grand nombre de médecins et de travailleurs sanitaires d'autres catégories, conduise à sacrifier la qualité de l'enseignement dispensé. Dans tout programme d'enseignement

à des réunions organisées par l'OMS en vue de

discussions sur des questions précises intéressant la

formation du personnel médical et paramédical, de confrontations d'expériences et d'échanges d'idées générateurs de progrès sur le plan professionnel. 3.2.2.5 Participation aux frais d'entretien et de voyage d'étudiants suivant des cours dans les établissements de leur propre pays qui reçoivent une aide internationale, jusqu'à ce que le pays soit en mesure de supporter entièrement cette charge financière.' 3.2.2.6 Livraison de matériel et de fournitures : a) à des établissements d'enseignement ou b) à des services (tels qu'hôpitaux, centres de santé) utilisés à des fins de formation. 3.2.2.7 Recrutement de personnel d'exécution sur le plan international pour combler les lacunes dans les postes clés des établissements utilisés à des fins de formation (hôpitaux, centres de santé, etc.). ' Conformément à la résolution WHA6.35.

médical et paramédical, une place doit être réservée à la préparation de professeurs et de spécialistes, et les diplômes nationaux devront être acceptables pour les

établissements étrangers d'enseignement post universitaire afin que les titulaires puissent y compléter leur formation. Pour ce qui est de l'enseignement médical, il convient

de distinguer entre la formation de médecins de « deuxième classe », en général peu souhaitable, et la formation d'une catégorie nettement distincte d'auxition essentiellement technique, ne

liaires de médecine générale qui, du fait de leur instruction générale moins poussée et de leur formapeuvent être

confondus avec les médecins pleinement qualifiés et seront toujours encadrés dans des services fortement structurés. Ce type d'auxiliaires de médecine générale sera probablement nécessaire dans un grand nombre de pays, mais les modalités de sa formation et de son utilisation devront être soigneusement définies en

188

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE

I

étroite association avec les plans de développement des services de santé de chaque pays.

On peut citer l'exemple d'un certain pays où des cours accélérés pour la formation de médecins ont été créés en deux occasions pour répondre à des besoins

urgents nés de la guerre, mais ont été rapidement

abandonnés, et où la formation de médecins et íl

d'auxiliaires de médecine générale se poursuit. Ailleurs,

qui serait affecté successivement aux divers établissements nouvellement fondés jusqu'à ce qu'ils disposent de leur propre personnel. Cependant, on parviendra peut -être, par le système des contrats normaux, à engager un nombre suffisant de professeurs venant de l'étranger, si bien qu'une mesure de ce genre n'aura pas à être prise en considération. 3.3.5

existait deux catégories d'écoles de médecine à l'origine, mais on a normalisé la situation soit en élevant le niveau des écoles de catégorie inférieure, soit en supprimant ces écoles. Préparation du personnel enseignant Même dans les établissements d'enseignement médical et paramédical récemment créés, on pourrait 3.3.3

Création d'une nouvelle école de médecine

La création d'une école de médecine de niveau universitaire est l'une des entreprises les plus difficiles

à mener à bien dans le domaine de la formation du personnel sanitaire et ne peut être décidée uniquement en fonction des besoins. Elle exige une étude appro-

confier à des étudiants sélectionnés des postes de moniteurs et d'instructeurs, ce qui présente le double avantage de mieux préparer les intéressés à occuper

fondie des ressources humaines et matérielles disponibles pour que l'école donne des résultats acceptables. On trouvera ci -après quelques -unes des questions à prendre en considération. a) Emplacement des écoles de médecine existant dans le pays et dans les pays voisins et langues dans lesquelles l'enseignement est donné; possibilité d'accroître le nombre annuel d'admissions. b) Effectif des élèves qui sortent des écoles secondaires dans le pays et nombre possible de candidats aux études médicales; nombre de ressortissants du lesquels

par la suite des postes comportant de plus grandes responsabilités et de renforcer le potentiel enseignant de l'institution. On pourrait envisager, dans cet ordre d'idées, d'exiger des candidats à des bourses d'études post -universitaires à l'étranger qu'ils aient acquis une certaine pratique de l'enseignement de la matière qui les intéresse. 3.3.4

Importation de personnel enseignant

Une école de médecine qui vient d'être créée se procure en général son personnel enseignant auprès des autres écoles de médecine du pays, s'il en existe.

Si ce mouvement a été convenablement organisé quelques années à l'avance, en particulier si les professeurs appelés à une mutation ont été choisis et préparés d'une manière satisfaisante à leurs nouveaux postes, la perte enregistrée dans les écoles « donneuses » n'est pas grave. Lorsqu'il n'y a pas d'écoles de médecine préexistantes dans le pays, il faut recruter pratiquement tout le personnel enseignant

noyau de personnel enseignant. Tant que la situation ne sera pas satisfaisante à ces deux points de vue, la seule solution continuera d'être l'envoi périodique d'étudiants à l'étranger. Dans les pays où l'on ne saurait songer dans l'immédiat à créer une école de médecine, on peut envisager l'utilisation éventuelle d'un hôpital pour la formation clinique des étudiants qui auront fait 3.3.5.1

pays qui ont un diplôme de médecine et parmi on pourrait graduellement former un

leurs études de base à l'étranger.

Si les services

à l'étranger. Le système du jumelage d'une nouvelle école avec une «vieille» école d'un pays développé présente de grands avantages en ce qui concerne aussi bien le recrutement du personnel nécessaire que la préparation de diplômés nationaux à de futurs postes d'enseignement. Les programmes de bourses ont un très grand rôle à jouer dans la formation des professeurs.

hospitaliers sont suffisants du point de vue de leurs installations, de leur équipement et de leur personnel médical, infirmier et autre, on doit pouvoir s'arranger pour que les nouveaux diplômés y fassent leur année d'internat et peut -être même y accomplissent certains

des travaux cliniques que comportent leurs études. Il faudrait alors prendre des dispositions en conséquence avec les écoles de médecine à l'étranger. Quelles que soient les difficultés qu'elle comporte, cette formule ouvrirait la voie à des progrès plus tangibles : le pays serait progressivement en mesure d'assumer de plus en plus la responsabilité de la formation médicale et, si les autres conditions se trouvaient réunies, on

Où que ce soit dans le monde, rares sont les professeurs disposés à accepter des postes à l'étranger pour

de courtes périodes. Ce problème se pose avec une acuité particulière dans l'enseignement des disciplines

non cliniques, de la médecine préventive et de la médecine sociale. Même des contrats de cinq ans exercent souvent peu d'attrait sur les jeunes professeurs dynamiques qui craignent que leurs chances d'avancement dans leur propre pays ne soient sérieusement compromises s'ils s'absentent pendant une succès.

pourrait finalement créer une véritable école de méde-

cine en complétant l'enseignement par celui des sciences fondamentales.

année ou davantage. Des contrats de professeurs de carrière de dix à quinze ans ont en général plus de Compte tenu des circonstances, il est possible d'envi-

Un établissement d'enseignement n'est pas simplement un moyen de former du personnel qualifié. Si importante que soit sa fonction éducative, toute école de médecine nouvelle est appelée à exercer aussi d'autres influences bienfaisantes sur le développement de la collectivité et du pays. Cela est particulièrement manifeste dans le cas de la première école de médecine créée dans un pays : elle ne peut manquer de favoriser

sager aussi la création de ce que l'on pourrait appeler un « noyau de personnel enseignant international »,

ANNEXE 15

189

grandement l'élévation du niveau des soins médicaux,

conformément aux données de la science et des

Quand il n'existe pas de réservoir de personnel enseignant dans le pays ou la région, il faut compter qu'il s'écoulera une longue période (dix à vingt ans)

techniques modernes. L'école fournit aussi la possi-

bilité d'organiser une formation avancée dans les branches scientifiques et pratiques de la médecine. Elle attire, en outre, de futurs chercheurs, professeurs et autres éléments clés, et contribue à leur épanouissement. Enfin, l'école de médecine assumera vraisem-

avant que l'école de médecine puisse fonctionner normalement sans aide extérieure. d)

et étranger - veille à établir un programme d'études qui réponde avant tout aux exigences minimums d'un bon enseignement médical (voir sections 3.2.2.1 et 3.3.1), compte tenu des nécessités et des conditions locales. Ce programme doit

Il faut que le personnel enseignant - national

blablement certaines responsabilités sur le plan du progrès sanitaire et social de la collectivité et du pays, par exemple en donnant aux législateurs et aux admi-

nistrateurs une interprétation scientifique autorisée des problèmes et des besoins sanitaires de la société. Une école de ce genre tient le pays au courant du progrès scientifique en médecine et permet ainsi au corps médical et aux établissements de soins de s'améliorer constamment. 3.3.5.2

constituer un tout équilibré qui n'accorde pas une place démesurée à telle ou telle discipline ou spécialité et qui ne sacrifie pas les sciences cliniques aux sciences fondamentales, ni l'enseignement à la recherche ou à la pratique médicale, ni la médecine

préventive et la médecine sociale à la médecine curative, ou vice versa.

médecine n'est pas exclue, on peut formuler les remarques suivantes :

Pour les pays où la création d'une école de

Il n'est pas inutile de dire ici quelques mots de l'ordre de grandeur des dépenses de capital et des e)

L'école doit normalement accueillir au moins cinquante étudiants par an, ce qui signifie que, dans l'hypothèse où le nombre de diplômés des écoles a)

dépenses de fonctionnement (y compris les dépenses

de personnel) d'une école de médecine moderne. Naturellement, ces dépenses varient beaucoup d'un

secondaires est raisonnablement élevé et où un dixième d'entre eux, au maximum, se destineront vraisemblablement à la médecine, l'école desservira un pays ou une région d'environ deux millions et

pays à l'autre et d'une région à l'autre dans un même pays, mais, d'une manière générale, on peut

situer très approximativement aux alentours de $10 000 000 les frais de construction des bâtiments et d'installation du matériel d'une école de médecine

demi à trois millions d'habitants. Au début,

le

recrutement annuel ne pourra peut -être pas atteindre le chiffre de cinquante, ce qui est d'ailleurs souhaitable au démarrage du point de vue pédagogique. Si

l'on prévoit toutefois que le recrutement restera limité, il faudra examiner soigneusement si la création d'une école de médecine s'impose réellement, étant donné les dépenses qu'elle entraînerait et la

pouvant recevoir chaque année cinquante à cent étudiants, et à une somme comprise entre $1500 et $3000 le coût annuel de fonctionnement par étudiant. Ces chiffres ne comprennent pas les dépenses relatives à un hôpital d'enseignement, ni les traitements du personnel des services cliniques et de laboratoire, qui peut éventuellement consacrer une grande partie de son temps à l'enseignement. 3.3.6

pénurie actuelle de personnel enseignant. Le cas échéant, des pays voisins, de culture analogue et de même langue, pourraient se grouper pour créer une école de médecine commune.

Formation professionnelle et possibilités d'emploi

L'une des premières mesures à prendre serait de créer un comité d'organisation ou un conseil académique restreint, avec un président ou un secrétaire qui serait chargé de tout le travail préparatoire (classement des plans, etc.) et avec qui seraient entamées en premier lieu les négociations b)

La constitution d'un personnel médical et paramédical est subordonnée à deux facteurs : a) effectifs de la fonction publique et aptitude des services officiels à employer tous les diplômés à mesure qu'ils sortent des écoles ; b) attrait exercé par les carrières médicales et paramédicales (notamment par les professions d'infirmière, de sage -femme et de technicien de l'assainissement) par comparaison avec les carrières du commerce, de l'enseignement et des autres services de l'Etat, qui absorbent tous une certaine proportion des diplômés de l'enseignement secondaire.

concernant l'assistance extérieure requise.

Il faut prévoir qu'une période de quatre à cinq ans s'écoulera dans chaque cas avant que l'école c).

de médecine nouvellement fondée puisse commencer

à recevoir des étudiants. Pendant cette période, on procédera à la préparation du personnel, on construira les bâtiments appropriés, on installera l'équipement nécessaire et l'on tracera les grandes lignes du programme d'études. Si les compétences voulues font défaut sur place, on prendra conseil à l'extérieur. Plus tard, des équipes de professeurs

La durée des études médicales complètes étant longue (six ans au minimum), il peut y avoir lieu d'accorder en compensation des avantages spéciaux pendant et après les études afin d'attirer les éléments doués et ambitieux qui se dirigent actuellement vers des branches offrant des perspectives plus immédiates.

étrangers pourront mettre les cours en train et assurer l'enseignement jusqu'à leur remplacement une formation spéciale à l'étranger et qui auront été mis au courant sur place par les conseillers étrangers.

par des homologues nationaux qui auront reçu

En revanche, on manque rarement de candidats pour les professions auxiliaires, dont la préparation n'exige qu'une instruction primaire. On ne saurait trop souligner que la formation des diverses catégories (médecins, infirmières) et des divers échelons (professionnels et auxiliaires) du

190

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

personnel sanitaire doit s'harmoniser avec les prévisions et possibilités d'emploi. Certaines dispositions spéciales s'imposeront peut -être pour attirer et retenir du personnel professionnel, notamment des médecins, dans tous les centres clés du pays et pour éviter la

(internationales, bilatérales ou privées) pouvant offrir une aide. Ce comité aurait principalement pour rôle d'examiner le problème dans ses grandes lignes et de déterminer dans quelle mesure la coordination serait possible, en principe, tant au stade de la planification

concentration de ce personnel dans la capitale. Il faudra aussi créer des conditions d'activité profes-

sionnelle satisfaisantes en organisant convenablement les services médicaux. Les gouvernements désireux d'assurer les services d'un personnel professionnel aux petites villes et aux localités écartées devront également prendre en considération les conditions de vie et certains problèmes tels que celui des possibilités d'études offertes aux enfants des intéressés. 4. 4.1

qu'à celui de l'exécution. Il pourrait se subdiviser en deux ou trois sous -comités selon le nombre des langues d'enseignement dans le groupe de pays intéressé.

Favoriser la constitution de comités de l'enseignement médical et paramédical pour des groupes de 4.2.1.2

pays voisins où l'enseignement est donné dans la même langue. Ces comités se composeraient également de représentants des gouvernements et des organismes d'assistance. Les fonctions d'un comité de l'enseignement médical et paramédical devraient être fixées après étude

Problèmes de politique générale et de mise en oeuvre

approfondie, par accord entre les parties intéressées. Problèmes techniques

L'examen des diverses rubriques de la section 3 (Comment répondre aux besoins) a fourni l'occasion de présenter quelques -uns des problèmes techniques que pose l'assistance en matière d'enseignement et de formation professionnelle aux pays qui viennent d'accéder à l'indépendance ou sont sur le point de le faire. Les conclusions formulées, jointes aux principes d'action énoncés dans les résolutions de l'Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif, dans les recommandations des comités d'experts, etc., fournissent les directives techniques nécessaires. Il est donc inutile d'y revenir ici. 4.2 4.2.1 Problèmes d'organisation

4.2.2 4.2.2.1

Questions subsidiaires : Jumelage d'établissements d'enseignement. Le

jumelage d'une nouvelle institution d'enseignement avec un établissement ancien présente des avantages certains. Il permet notamment de résoudre plus facilement les problèmes que pose le recrutement du per-

sonnel enseignant, surtout au niveau universitaire. Dans ses consultations avec les autorités nationales, l'OMS pourrait donc prendre sur elle de favoriser le jumelage d'institutions déterminées. 4.2.2.2

Participation d'organismes d'aide bilatérale.

Il y aurait avantage à ce que l'OMS mobilise le concours des pays qui fournissent une aide bilatérale

pour les associer à un plan de développement de chargé(s)

Comité(s) médical

inter -pays

d'étudier le

longue haleine. 4.3 4.3.1

problème de l'enseignement médical et paraProblèmes financiers Assistance efficace

L'une des questions fondamentales qui se pose est de savoir comment il convient d'aborder le problème

pour un groupe donné de pays, afin, d'une part, d'étudier la répartition des tâches entre les pays intéressés et, d'autre part, de fixer les responsabilités concernant l'aide que l'OMS ainsi que d'autres organismes peuvent offrir dans tel ou tel domaine ou à tel ou tel pays particulier. Si les circonstances s'y prêtent, l'établissement d'un plan applicable à toute une région semble présenter des avantages dont l'un des principaux est sans nul doute d'assurer la centralisation des ressources et la coordination des décisions concernant leur emploi, solution de beaucoup préférable à une expansion non coordonnée des services dans les divers pays, laquelle ne pourrait que perpétuer et aggraver les inégalités existantes.

Pour pouvoir accorder une assistance efficace, répondant vraiment aux besoins des pays qui viennent d'accéder à l'indépendance ou vont le faire prochainement, il faudra des ressources supplémentaires.

Quelques indications sur les dépenses à prévoir ont été données dans le rapport présenté à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé au sujet du maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance.' 4.3.2 Obtention des fonds

La résolution de la Quinzième Assemblée mondiale

Dans cette perspective, plusieurs formules ont été envisagées, notamment les suivantes : 4.2.1.1

de la Santé sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance mentionne une source de fonds pour ce programme : le compte spécial pour l'assistance accélérée aux Etats ayant

récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder.2 Il est toutefois peu probable que

Profiter d'une réunion de comité régional

(du Comité régional de l'Afrique, par exemple) pour former un comité régional de l'enseignement médical

les fonds provenant de ce compte et du budget ' Actes off. Org. mond. Santé, 118, annexe 4, parties 3 et 4.

et paramédical composé des membres du Comité régional et de représentants d'autres institutions

2 Résolution WHA15.22. paragraphe 8.

ANNEXE 15

191

ordinaire de l'OMS puissent être suffisants et il semble

opportun d'envisager d'autres sources possibles de financement,1 telles que le programme élargi d'assistance technique, le Fonds spécial des Nations Unies, la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, la Banque africaine de Développement, l'Association internationale pour le Développement, les organismes d'assistance bilatérale, les fondations et autres sources privées. A cet égard, il ne faut pas oublier que les fonds provenant de certaines sources sont utilisables exclusivement pour certaines

les mesures qui permettraient de fournir une assistance efficace en matière de formation du personnel sanitaire, pour répondre aux besoins urgents des pays nouvellement indépendants : premièrement, étude de l'étendue et de la nature des besoins; deuxièmement, étude des

moyens permettant de répondre à ces besoins; troisièmement, étude des problèmes de politique générale et de mise en oeuvre, y compris les problèmes de financement, non seulement en ce qui concerne la création des moyens de formation eux -mêmes, mais aussi les

catégories de dépenses (par exemple, personnel international et local; matériel et fournitures; bâtiments; bourses d'études). Deux formules de financement distinctes ont été envisagées du point de vue de leurs avantages et de 4.3.2.1

frais courants à prévoir chaque année par la suite. Il y a lieu de tenir compte aussi de la charge que représentent les traitements du personnel entrant dans la vie professionnelle au terme de sa formation. L'ensemble du processus implique l'établissement d'un ordre de priorité et d'un plan de développement raisonnable pour l'immédiat et pour l'avenir lointain, en fonction des circonstances socio- économiques, du

leurs possibilités d'application : 4.3.2.1.1 Création d'un fonds unique. Un fonds unique, alimenté par les organismes d'assistance et administré par une seule autorité, présenterait incontestablement des avantages. Toutefois, étant donné les règlements qui régissent l'utilisation de tels fonds, cette solution n'est pas possible. Cela n'exclut pas cependant l'institution éventuelle d'un fonds consacré

niveau général d'instruction et d'autres facteurs, y compris la nature et les caractéristiques des problèmes sanitaires existants et les besoins encore non satisfaits de la population et des groupes qui la composent. Dans le présent rapport, il ne pouvait être question d'étudier en détail les nombreux problèmes complexes qui y sont présentés. Il y a lieu de croire, cependant, que ce rapport pourra servir de guide pour l'examen des multiples questions intéressant l'enseignement et la

uniquement à l'enseignement et à la formation du personnel médical - y compris la création d'écoles de médecine - lorsqu'on peut s'attendre à recevoir des contributions volontaires sans conditions restrictives d'utilisation. 4.3.2.1.2 Financement multiple des programmes. Une solution plus réaliste consiste à rechercher des donateurs qui financeraient et, dans certains cas, aideraient à exécuter tel ou tel élément d'un programme d'ensemble sur lequel l'accord aurait été réalisé. 4.3.3

formation professionnelle en médecine et dans les domaines apparentés, questions qu'il est nécessaire de résoudre pour maintenir et développer les services de santé dans tous les pays du monde, quel que soit le stade d'évolution auquel chacun d'eux est parvenu.

Appendice 1 ENSEIGNEMENT ET FORMATION DU PERSONNEL SANITAIRE EN AFRIQUE (Extraits du document de travail présenté par l'OMS à la conférence UNESCO /CEA d'Etats africains sur le développement de l'éducation en Afrique,' Addis- Abéba, mai 1961)

En ce qui concerne la rémunération du personnel recruté sur une base internationale pour des

établissements utilisés à des fins d'enseignement

(voir 3.2.2.7), il y a lieu d'appeler l'attention sur les dispositions prévues pour le personnel opérationnel dans la résolution adoptée par la Quinzième Assemblée

mondiale de la Santé au sujet du maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance.2 On a déjà souligné (voir 3.2.2.8) qu'il faut faire

preuve de prudence en ce qui concerne le versement de traitements et de compléments de traitement au personnel local chargé de fonctions d'enseignement, même dans les cas où les règles qui régissent l'assistance

TABLEAU 1.

PERSONNEL MÉDICAL ET PARAMÉDICAL

EN AFRIQUE EN 1960 (NON COMPRIS LA RÉPUBLIQUE ARABE UNIE (PROVINCE D'EGYPTE) ET L'UNION SUD -AFRICAINE 2) Rapport population*

financée au moyen de fonds internationaux le permettent. Un autre problème qu'il faut résoudre dans chaque cas d'espèce est celui de la manière dont doivent être couverts, et répartis entre les pays, les frais

Catégorie

Effectif total

à la

relatifs au personnel local affecté à l'exécution de projets inter -pays. CONCLUSIONS

Le présent rapport, dans sa structure, a suivi les trois étapes qui s'imposent lorsque l'on étudie - soit pour un certain nombre de pays, soit pour un seul ' Voir résolution WHA15.22, paragraphe 7. 2 Résolution WHA15.22, notamment les paragraphes 4 et 6 a).

Médecins Dentistes Pharmaciens Personnel infirmier ** Auxiliaires médicaux

9 869 1

1 1

:

167

:

.

.

. .

.

.

2 647 47 399 1 377

1 :

I I :

:

20 170 75 4 144

204 860 300 200 800

Document UNESCO/EDAF /S /6, du 6 avril 1961 (chiffres rectifiés). 2 Actuellement République sud -africaine. * Population estimée à 199 400 000 personnes en 1960. 1

** Infirmières, aides- infirmières, sages- femmes et aides -sages- femmes.

192

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I ÉTAT ESTIMATIF DU PERSONNEL SANITAIRE DONT L'AFRIQUE AURAIT BESOIN POUR LA DÉCENNIE 1960 -1970 (NON COMPRIS LA RÉPUBLIQUE ARABE UNIE PROVINCE D'ÉGYPTE) ET L'UNION SUD -AFRICAINE 1) SUR LA BASE DU RAPPORT MINIMUM A LA POPULATION Catégorie 1960 1961

TABLEAU III.

1962

1963

1964

1965

1966

1967

1968

1969

1970

Population (estimée en millions) . .

.

199,4

203,2 20 320 6 773 4 064 203 33 866

207,2 20 720 6 906 4 144 207 34 533 13 813

210,9

215,0 21 500 7 166 4 300 215 35 833

219,0 21 900 7 300 4 380 219

223,2 22 320 7 440 4 464 223 37 200 14 880

227,4

231,8

236,2

240,7

Médecins Dentistes Pharmaciens

19 940 6 646 3 988 . .

21 090 7 030 4 218 211

Ingénieurs sanitaires . Auxiliaires médicaux Techniciens de l'assainissement . . .

199

33 233 13 293

35 150 14 060

36 500 14 600

22 740 7 580 4 548 227 37 900 15 160

23 180 7 726 4 636 232 38 633 15 453

23 620 7 873 4 724 236 39 366 15 746

24 070 8 023 4 814 241

40 116 16 046

.

.

13 546

14 333

Infirmières et infirmières sages- femmes .

39 880 39 880

40 640 40 640

41 440 41 440 41 440 41 440 4 144

42 180 42 180 42 180 42 180 4 218

43 000

43 800 43 800 43 800 43 800 4 380

44 640 44 640 44 640 44 640 4 464

45 480 45 480 45 480 .

46 360 46 360 46 360

47 240 47 240 47 240

48 140 48 140

Techniciens de laboratoire Aides- infirmières et aides -sages- femmes. .

43 000 43 000 43 000 4 300

39 880 39 880 3 988

40 640 40 640 4 064

48 140 48 140

Assistants d'assainissement .

.

45 480 4 548

46 360 4 636

47 240 4 724

Préparateurs en pharmacie 4 814

1 Actuellement République sud -africaine.

TABLEAU IV.

ESTIMATION DU NOMBRE DE DIPLÔMÉS A FORMER DANS LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES POUR QUE LES POSTES PRÉVUS PUISSENT ÊTRE POURVUS EN 1970 Nombre approximatif de diplômés à former

Catégorie

Effectif en 1960

Rapport à la population

Rapport minimum Effectif à prévoir pour 1970 nécessaire

de 1960 à 1970

Médecins Dentistes Pharmaciens Ingénieurs sanitaires

9 869 1 167 2 647

1 1 1

:

20 000 170 000 75 000

1 : 1 : 1 :

10

000

:

-

:

Effectif total du personnel professionnel Infirmières et sages- femmes Aides -infirmières

13 683

-

30 000 50 000 1

24 070 8 023 4 814 241 37 148

13 000 6 850 3

1 :

000 000

1 :

850 240

23 940

4 330 43 069 47 399

1 1 :

:

46 000 4 600

5 5

1

:

Effectif total du personnel infirmier Techniciens de l'assainissement Auxiliaires médicaux Techniciens de laboratoire d Effectif total du personnel semi- professionnel

1 :

000 000

48 140 48 140 96 280

44 000 5 000 a 49 000 b 16 000 38 500 C

15 5

000

1

Assistants d'assainissement Préparateurs en pharmacie Total

-

377

1

:

145 000

-

1

: :

6 000

1

1 : 1 :

000

16 046 40 116 48 140

30 000 84 500

104 302 5

000

50 000

48 140 4 814 52 954

48 140 4 800 52 940

a Les rapports de certains pays ne font pas de distinction entre les infirmières et les aides -infirmières. En conséquence, le nombre d'infirmières diplômées est probablement grossi, aux dépens de l'effectif des aides -infirmières. b Dans certains pays d'expression française, le mot «infirmier» désigne à la fois les infirmiers et les auxiliaires médicaux. En conséquence, l'effectif réel des infirmières et aides -infirmières est probablement un peu plus faible que ne l'indique le tableau. Le nombre actuel. d'auxiliaires médicaux est en réalité plus élevé (voir note 6). d L'effectif actuel des techniciens de laboratoire n'est pas connu, mais il ne dépasse probablement pas 10 000 à 15 000, y compris les nombreux techniciens non diplômés.

ANNEXE 15

193

Appendice 2 QUELQUES INFORMATIONS SUR LES ÉCOLES DE MÉDECINE DU CONTINENT AFRICAIN

Date de création

Personnel enseignant en 19602

Nombre

total d'étudiants en 1960

Nombre d'étudiants nouveaux admis en 1960

Nombre de diplômes délivrés

Droits approximatifs d'inscription par an

Algérie

Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie de l'Université d'Alger, ALGER

1857

Congo

Faculté de Médecine de l'Université officielle d'Elisabethville, ELISA BETH VILLE

1956

Faculté de Médecine de l'Université Lovanium, LÉOPOLD VILLE

1954

6

80

5

*

Fr. 2 000

Madagascar

Ecole de Médecine et de Pharmacie, TANANAR IVE

1896

16

137 h

20

17

Néant

(6) 1961 5

8f

Ecole nationale de Médecine et de Pharmacie, Université de Madagascar, TANANARIVE

Fr. CFA 3 825

Nigeria

Faculty of Medicine, University College, IBADAN

1948

50

213

60

19

£BWA 161-261

Medical School, University of Lagos, LAGOS

1962

28 *

Ouganda

Makerere College Medical School, University College of East Africa, KAMPALA

1924

26

137 h

30

15

LEA 51

(30)

4f

République Arabe Unie Faculté de Médecine, Université d'Alexandrie, ALEXANDRIE

1942

136

2 010

352

240

LE 10 LE 10

Faculté de Médecine, Université d'Assiout, ASSIOUT

1960

24

296

198

Faculté de Médecine Abbasia, Université d'Ein Shams, LE CAIRE

1947

154

2 491

287

240

£E 10

Faculté de Médecine Kasr -el -Aini, Université du Caire, LE CAIRE

1866

285

3 220

422

335

LE 10

Faculté de Médecine de Mansourah, MANSOURAH

1962/1963

LE 10

2

I Ces informations se rapportent à l'année 1960, sauf indication contraire. Les chiffres entre parenthèses indiquent le personnel enseignant a temps partiel. Chiffres de 1962. Femmes.

f

h Hommes.

194

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Date de création

Personnel enseignant en 19601

total d'étudiants en 1960

Nombre

nouveaux admis en 1960

d'étudiants

Nombre

Nombre de diplômes délivrés

approximatifs d'inscription

Droits

par an

Faculté de Médecine de Tantah, TANTAH

1962/1963

'£E 10

République sud -africaine

Faculty of Medicine, University of Stellenbosch, BELLVILLE, Province du Cap

1956

20 (54)

257

106

Rand 112 -170

Faculty of Medicine, University of Cape Town, LE CAP

1911

107

(167)

659 h 114 f

188

81

Rand 232 -240

Faculty of Medicine, University of Natal, DURBAN

1951

38

(69)

190 h 23 f

41

16

Rand 121 -151

Medical School, University of Witwatersrand, JOHANNESBURG

1919

87

502 h**

138**

75 h

Rand 242

96f** 1943 34

9f

Faculty of Medicine, University of Pretoria, PRETORIA

(60)

857 885*

177 197*

118

Rand 180

Sénégal

Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie, Université de Dakar, DAKAR

1950

44

160

60

Fr. CFA 2 400

Soudan

Faculty of Medicine, University of Khartoum, KHARTOUM

1924

18

(8)

152 h 7f

36

22

LS 84 t

t

Les chiffres entre parenthéses indiquent le personnel enseignant à temps partiel.

Chiffres de 1962 ** Chiffres de 1961 *

t Souvent réduits du fait de l'attribution de bourses par le Gouvernement; ils s'élevent parfois seulement à fS 5. f Femmes h Hommes

ANNEXE 16

195

Annexe 16

PROGRAMME D'ÉRADICATION DE LA VARIOLE

1

[A16 /P &B /9 - 18 avril 1963] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

TABLE DES MATIÈRES Pages Pages

PARTIE I 1.

PARTIE II 195 196

2. 3.

Introduction Fréquence de la variole dans le monde Etude de la fréquence des cas déclarés par rapport à l'endémicité

A.

Progrès réalisés dans la voie de l'éradication de la variole 202

4.

Etudes épidémiologiques et autres études en cours

197 199

B.

Progrès de l'éradication de la variole dans les Régions

de l'OMS, avec des estimations des dépenses à prévoir 202

5. Dons de vaccin à l'Organisation

200

PARTIE I 1.

Introduction

(489 922 cas) et de 1957 -1958 (154 446 et 245 978 cas respectivement) donnent une idée de ce à quoi on peut

Le présent rapport se compose de deux parties. Dans

la première, on s'est efforcé d'étudier la fréquence mondiale des cas de variole par rapport aux zones d'endémicité, comme

l'avaient suggéré

certains

membres du Conseil exécutif à sa trente et unième session, lors de la discussion du programme d'éradication de la variole. La deuxième partie fait brièvement le point de l'état d'avancement du programme, selon les indications fournies par les Etats Membres.

s'attendre en 1963 et en 1964 si les campagnes d'éradication ou les opérations de vaccination ne sont pas intensifiées immédiatement sur le double plan national et international. Pour être efficaces, les programmes d'éradication exigent que soient remplies deux conditions essentielles : premièrement, il faut que l'administration de la santé publique soit techniquement et administrativement capable d'organiser un programme de vaccination

Le nombre des cas déclarés de variole a été de 73 913 en 1962, soit un nombre inférieur aux chiffres correspondants de 1961 (78 325) et de 1959 (77 555), mais supérieur à celui de 1960 (59 221) (voir tableau I). On voit donc que le programme d'éradication n'a pas

de masse atteignant au moins 80 % de la population du pays; deuxièmement, il faut disposer d'un vaccin qui soit pleinement actif au moment de l'inoculation. Quelques pays dotés de services de santé relativement bien organisés n'ont pas réussi à éliminer leurs foyers d'endémie variolique malgré des années de campagnes de vaccination et de revaccination apparemment intensives. Toutefois, en analysant tous les éléments

encore entraîné une réduction importante de la fréquence de la variole, et même que celle -ci n'a diminué

que légèrement dans les pays d'Afrique et d'Asie où elle est endémique. La persistance de foyers d'endémie en Afrique, en Asie et, dans une moindre mesure, en Amérique du Sud, continue de poser un important problème dans

de l'action déployée - couverture vaccinale des divers groupes d'âges, activité du vaccin utilisé (en particulier dans les régions rurales reculées), technique de vaccination, lecture et enregistrement des résultats des vaccinations - on s'est aperçu qu'ils laissaient à désirer sur un ou plusieurs points et que cela pouvait expliquer l'échec des efforts entrepris. Dans les zones d'endémicité, on n'a jamais accordé assez d'importance à l'évaluation des campagnes de vaccination et au bon enregistrement des résultats de la vaccination et de la revaccination. Un certain nombre de problèmes relatifs à l'épidé-

les pays où sévit la variole et elle représente une

menace pour leurs voisins et même pour tous les pays du monde qui sont actuellement indemnes. Dans les zones d'endémicité, en particulier dans les

zones à forte densité de population, des épidémies éclatent périodiquement - le cycle est en général de cinq à sept ans - sous l'effet d'une forte accumulation d'individus sensibles. Les épidémies de 1951 1

miologie et à la virologie de la variole demandent encore à être élucidés. L'Organisation (comme on le verra plus loin) collabore étroitement aux recherches

Voir résolution WHAI6.37.

196

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

entreprises sur la variole en de nombreux endroits, car celles -ci sont appelées à avoir des répercussions directes sur les méthodes d'éradication. On se propose de charger en 1964 un comité d'experts de la variole de donner des avis sur les problèmes concernant l'épidémiologie et la prévention de la variole, ainsi que de faire le point des études effectuées. Depuis l'adoption par la Onzième Assemblée

tenant aux zones d'endémicité et a favorisé le libre échange de renseignements entre ces pays, en vue de leur permettre de synchroniser leurs activités. Sous cette impulsion, une grande partie de l'Afrique occi-

dentale, comprenant la Côte -d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Haute -Volta, le Libéria et le Mali, travaille à la mise en oeuvre d'un plan coordonné d'éradication. 2.

mondiale de la Santé de la résolution WHA11.54 sur l'éradication de la variole, l'Organisation a continué de soutenir les campagnes nationales d'éradication en

Fréquence de la variole dans le monde

donnant des avis sur les mesures de planification et d'organisation à adopter et en recommandant l'emploi

Le tableau I indique la fréquence de la variole dans le monde de 1958 à 1962.1 TABLE I. CAS DE VARIOLE DE 1958 À 1962 2 Continent 1958 1959

d'un vaccin lyophilisé thermostable. Dans certains cas, elle se charge même de fournir ce vaccin.

La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA15.53, a reconnu que les pays situés dans les zones d'endémicité éprouvent des difficultés à organiser des campagnes nationales; elle

1960

1961

1962

a préconisé en même temps une intensification des efforts nationaux et recommandé le renforcement de l'assistance internationale en faveur du programme mondial d'éradication. Par une lettre -circulaire (C.L.32.1962) en date du 31 juillet 1962, le Directeur général a attiré l'attention des Etats Membres sur cette résolution et a fait appel aux pays qui sont en mesure d'offrir des contributions bénévoles, en espèces ou en

Afrique . Amérique Asie. . . Europe Océanie . .

. . .

14 403

14 155

15

854

4 334 227 229

.

.

245 978

12

4 899 58 487 14

4 091 39 228

-

47 1

24 159 923 52 218 25 1

-

24 119 3 029 46 629 136

-

TOTAL

77 555

59 221

78 325

73 913

nature, pour permettre à l'Organisation de livrer du vaccin lyophilisé, des moyens de transport, de l'équipement de laboratoire et du matériel de réfrigération aux pays qui ont établi des programmes rationnels d'éradication et qui ont demandé une aide. Cet appel n'a été suivi jusqu'ici que de trois nouvelles offres de vaccin : la Suisse a fait don de Fr. s. 100 000 de vaccin lyophilisé (soit environ 2 millions de doses)

En 1962, la fréquence de la variole a diminué, par rapport à 1961, de 0,7 % en Afrique et de 11 % en Asie; en Amérique, il y a eu un nombre particulièrement élevé de cas (2759) au Brésil. Les pays et territoires où des cas ont été déclarés en

1960, 1961 et 1962 sont énumérés au tableau II. TABLEAU 1I. PAYS ET TERRITOIRES AYANT DÉCLARÉ DES CAS DE VARIOLE EN 1960, 1961 ET 19622 Cas Pays

et deux autres Etats Membres, le Chili et l'Italie, se sont respectivement engagés à faire don de 500 000 doses et de 100 000 doses.

Dans une autre résolution (WHA15.54), la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a exprimé l'espoir que le FISE jugerait possible de fournir un

ou territoire 1960 1961

1962

appui maximum au programme. Cet appel a favorablement accueilli.

été

Afrique

Au moment où le présent rapport a été établi, quatorze pays situés dans des zones d'endémicité étaient en train d'exécuter des programmes d'éradication ou d'achever des programmes de ce genre en éliminant les foyers résiduels. D'autres, pourtant désireux d'en faire autant, continuaient de se heurter à des difficultés parce qu'ils n'avaient pas assez de personnel sanitaire et qu'ils manquaient de moyens de transport

Afrique du Sud Afrique équatoriale espagnole Algérie Angola Basutoland Bechuanaland Cameroun Congo (Brazzaville)

65 1

.

. .

. .

.

Congo (Léopoldville) . Côte -d'Ivoire Dahomey Ethiopie

. 1

et de réfrigération, qu'ils étaient obligés d'acheter à l'étranger en devises fortes. Le manque de ressources financières n'est d'ailleurs pas le seul obstacle à des progrès plus rapides.

605 634 768 293

21

7

7 8

112 1

23 52 4

85 16 1

345 22

1

2 251

3 1

4 656 119 761

Les administrations de certains pays sont hors d'état de s'attaquer efficacement au problème de la variole en raison de l'insuffisance de l'infrastructure sanitaire existante. Consciente des dangers de propagation de l'infection

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland: Nyassaland Rhodésie du Nord . . Rhodésie du Sud . . . . . .

795 350

1

792 313 785 900 90 360

465 233

3

994

12

-

à travers les frontières, l'Organisation a encouragé les efforts tendant à coordonner les programmes d'éradication exécutés dans des pays voisins appar-

les pays et territoires sont groupés par continents et non par Régions de l'OMS. 2 D'après les données disponibles au moment où le présent rapport a été établi.

1 Dans le tableau I, comme dans les tableaux II, III, 1V et VI,

ANNEXE 16

197

Cas

Cas

Pays ou territoire 1960 1961

Pays ou territoire 1962

1960

1961

1962

Afrique (suite)

Asie (suite) 1

Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée portugaise Haute -Volta Kenya Liberia Mali Mauritanie Mozambique Niger Nigeria

7

12

4 135

139 176 1

70 96 7

2 948 2

Pakistan : occidental oriental Karachi Thailande TOTAL

780 1 086 139 32

1

396

1

806 461 153 2

420 925 33 52 218 1

126 151

2 360 289

1335 96 323 1 427

39 228

46 629

1119 1 212

1 706 12 51

44 81

40 67 1 038 3 863 628 57

Europe

2 408 4 140 707 1

Ouganda République Centrafricaine. Ruanda -Urundi Burundi Rwanda Sénégal

1 740 3 538 398

22 7 10 201 6 104

Allemagne, Républ. fédérale d' Belgique Espagne Pologne Royaume -Uni de Grande -

-

5 I

17

36 32

26 30 231 78 70 973

Bretagne et d'Irlande du Nord : Angleterre et pays de Galles Suisse Union des Républiques socialistes soviétiques : Moscou

6 12 135

Sierra Leone Soudan Tanganyika Tchad Togo TOTAL

1

1 584 4 347

908 273 281

749 572

RSS du Tadjikistan

.

.

.

47 1

46

I I

67 1

136

15 854

24 159

24119 Océanie

TOTAL

25

Amérique

Argentine Bolivie Brésil :

65 1

4

2

Niue

-

-

Rio de Janeiro Reste du pays Canada Colombie Equateur Uruguay Venezuela TOTAL

650

I 411

1 254 1 505 1

3.

171

16

41

Etude de la fréquence des cas déclarés par rapport à l'endémicité

3 185 19

491 1

205 10

Il 4091 1 923

Le tableau III montre que dix -huit pays et territoires ont signalé plus de 500 cas en 1962 (voir page 198).

3 029

Les taux par 100 000 habitants indiquent que la variole est aussi fortement endémique en Afrique qu'en Asie, bien que ce dernier continent possède des zones d'endémicité où la densité démographique est beaucoup plus grande. En 1962, quatorze pays d'Afrique ont déclaré plus de 500 cas chacun. Huit d'entre eux accusaient une fréquence de cas nouveaux de 30 ou plus pour 100 000 habitants. En Asie, en revanche, la fréquence maximum des cas nouveaux qui a été observée en Inde - n'a pas dépassé 10 pour 100 000 habitants.

Asie

Aden : Colonie

8 5

1

Protectorat Afghanistan Arabie Saoudite Birmanie Cambodge Ceylan Corée, République de . Inde Indonésie Iran Malaisie, Fédération de Mascate et Oman Népal

111

174

303 1

32

392

88 1

21 12

Alors que la fréquence d'apparition est d'environ 7 pour 100 000 habitants dans l'ensemble des pays où la variole est endémique en Asie, elle est de 15 pour

34 2 1

31 052 5 196 378 15

45 195 3 777 168

42 231 586 28 8

100 000 dans les pays des zones d'endémicité en Afrique.

5

Le tableau IV montre que 15 pays en 1960 et 18 pays en 1961 et 1962 ont été atteints par la variole pendant quarante semaines de l'année ou davantage. En Afrique, les chiffres correspondants ont été de 11 en 1960, et de 14 en 1961 et 1962.

Oman sous régime de traité

17

198

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

Il semble donc clair qu'il y a persistance de l'infection dans les zones d'endémicité, où des cas de variole ont été constamment déclarés en 1961 et 1962. Il est intéressant de noter que si, dans quelques pays, les cas de variole signalés sont concentrés sur quelques semaines seulement, dans la majorité des pays il s'en produit presque tout au long de l'année. Sans doute le nombre de semaines pendant lesquelles ont été déclarés des cas de variole dans un pays donné ne permet -il pas de mesurer le degré d'endémicité de

Semaines

Pays ou territoire 1960 1961

1962

Afrique (suite) Bechuanaland Cameroun

la variole dans ce pays; cependant, le tableau IV montre clairement - compte tenu de l'incertitude et de l'irrégularité des systèmes de déclaration dans certains pays - quelles sont les régions où l'endémicité est la plus forte et rappelle la menace constante qui pèse sur les pays situés dans le voisinage des régions infectées. TABLEAU III. PAYS ET TERRITOIRES AYANT DÉCLARÉ PLUS DE 500 CAS DE VARIOLE EN 1962 Taux approximati pour 100 000

Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Côte- d'Ivoire Dahomey Ethiopie Fédération de Rhodésie Nyassaland : Nyassaland

47 51

7

9

2

48 7

45 39

39 51

48 52 26 45

26 51

33

47

et

de 52 24 8

Rhodésie du Nord Rhodésie du Sud Gambie Ghana Guinée Guinée espagnole Guinée portugaise Haute -Volta Kenya Libéria

52 34 2 8

52 38 10

2

27 10 1

28 18

Pays ou territoire

2

- 4 8

4 27 36

habitants

24

Afrique Cameroun Congo (Brazzaville) 20 144 29 58 12

Mali Mauritanie Mozambique Niger Nigéria : Région occidentale Région orientale Région septentrionale Ouganda République Centrafricaine Ruanda -Urundi: Burundi Rwanda Sénégal

41 41

47 47 52 50 7

26 8 51

18

Congo (Léopoldville) Côte -d'Ivoire Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Guinée Haute -Volta

50

50 48 48 45 9 25 47

100 30 38

40 20 52 51 .

30 9 51

42 32 52

Mali Niger Nigéria Ouganda Tanganyika Tchad Togo Amérique Brésil

34 11

.

.

.

1

4 28 4 17

50

49 7 7 12 13

10 10

8

6

4

35 38

4 7 . .

Sierra Leone Somalie (région septentrionale) Soudan Tanganyika Tchad Togo

I

4

23 52 4

- 52 26 51

22 14

44 51

Mie Inde Indonésie Pakistan 10 1

42

44

Asie

4

Aden, Protectorat d' Afghanistan Arabie Saoudite Birmanie Cambodge Ceylan Corée, République de Inde Indonésie Iran Malaisie, Fédération de Népal Pakistan :

3

44 14

- 51 5 18 I

52 1

TABLEAU IV. NOMBRE DE SEMAINES PENDANT LESQUELLES DES CAS DE VARIOLE ONT ÉTÉ DÉCLARÉS EN 1960, 1961 ET 1962 Semaines

2

30

12 I

Pays ou territoire 1960 1961

52 52 26 4

7

4

1962

- - 8

52 52 9 2

52 52

Afrique

Afrique du Sud Algérie Basutoland

12

6

4 7 19

11 1

Pakistan occidental Pakistan oriental Thaïlande

52 52 1

48 41 3

52

49 3

15

ANNEXE 16

199

4.

Etudes épidémiologiques et autres études en cours

suffit pas à elle seule à rendre un vaccin antivariolique

Enquêtes épidémiologiques

Une organisation rationnelle des campagnes d'éradi-

cation suppose une connaissance suffisante de l'épidémiologie de la variole. On pourrait penser que la littérature consacrée à cette maladie depuis plus d'un siècle devrait fournir tous les renseignements nécessaires à ce sujet, mais malheureusement elle est entièrement ou partiellement muette sur un grand nombre des questions qui présentent une importance particulière pour les campagnes d'éradication. C'est ainsi qu'on est imparfaitement renseigné sur le comportement de la maladie dans différents cas : dans les régions

stable et thermorésistant. C'est ainsi que plusieurs campagnes dans lesquelles on avait employé des vaccins desséchés ont échoué parce que le vaccin s'était détérioré. Aussi l'OMS a -t -elle organisé des études pour la mise au point de méthodes qui permettraient d'assurer la production régulière d'un vaccin desséché thermorésistant. Des essais de vaccins préparés selon différentes méthodes dans différents laboratoires ont été exécutés dans le cadre d'une étude comparative à laquelle ont participé des laboratoires de plusieurs pays. Ils ont montré que les vaccins desséchés sous congélation (lyophilisés) donnaient des taux de primovaccination réussie de 100 % même après

fortement peuplées par rapport aux régions à population clairsemée; dans les différents groupes d'âges; chez les personnes qui ont perdu une partie de leur

soixante -quatre semaines de stockage à 37° C et à 45° C, tandis que les autres vaccins étaient moins satisfaisants. Des renseignements sur cette technique et sur les améliorations qui lui ont été apportées par la suite ont été communiqués aux laboratoires producteurs compétents et une aide a été fournie à certains d'entre eux pour préparer le vaccin. L'importance de la préparation de vaccins stables

immunité à cause du temps considérable qui s'est écoulé depuis leur dernière vaccination ou en raison de

l'emploi de vaccins qui, suffisants pour la primo vaccination, ne sont pas assez actifs pour la revaccination. Il faudrait en outre savoir si ces sujets partiellement immuns constituent un réservoir d'infection dans les parties surpeuplées des grandes agglomérations. Dans l'affirmative, l'élimination de ce réservoir au moyen d'une vaccination efficace entraînerait -elle une baisse appréciable de la fréquence générale de la variole ?

et très actifs ne saurait être trop soulignée. Il a été établi qu'il fallait réaliser une certaine concentration de virus pour obtenir un pourcentage de prise élevé. S'appuyant sur les résultats d'études faites sous le patronage de l'OMS sur des personnes antérieurement

Pour répondre à ces questions, on cherche des zones et des enquêteurs en vue de l'exécution d'études pilotes

auxquelles, si elles tiennent leurs promesses, il sera donné plus d'ampleur. méthodes de mesure du degré de protection des popu-

vaccinées,' le Groupe d'étude des Normes relatives au Vaccin antivariolique 2 a établi des épreuves d'activité destinées à garantir l'efficacité du vaccin lors de son utilisation. Des études plus récentes ont montré que seuls des vaccins de très forte activité assurent des taux de prise satisfaisants à la revaccina-

D'autre part, des études sont en cours sur les

lations contre la variole. Des vaccinations et des

tion. Avec un vaccin ordinaire, le taux de prise est d'autant plus élevé qu'il s'est passé plus de temps depuis la vaccination précédente. Il sera par exemple de 33 % au bout de deux ans et pourra atteindre environ 70 % au bout de cinq ans.

revaccinations sont pratiquées avec un vaccin standard de haute activité dans des échantillons de population

choisis au hasard, pour déterminer le pourcentage d'individus sensibles en fonction de l'âge et du temps écoulé depuis la dernière vaccination. On recueillera ainsi des renseignements sur les intervalles optimums à observer dans la revaccination des personnes d'âges différents.

Ces constatations présentent une importance évidente pour les campagnes d'éradication. Un vaccin qui donne un taux de prise élevé lors des primovaccinations, mais qui est partiellement ou totalement inefficace lors des revaccinations, non seulement voue une campagne à l'échec, mais encore donne un dangereux sentiment de sécurité. Les cas de ce genre qui sont

Des études de laboratoire sont en préparation sur les taux d'anticorps qui confèrent aux vaccinés une protection contre l'administration d'épreuve d'un vaccin très puissant. On suppose que la résistance à la vaccination d'épreuve est parallèle à la résistance à l'infection naturelle, de sorte que la connaissance du

venus à la connaissance de l'Organisation ne sont malheureusement pas rares. Modes d'administration du vaccin

niveau de protection sérique permettrait de savoir quelles sont les enquêtes sérologiques à entreprendre pour déterminer la sensibilité de telle ou telle population à la variole. Mise au point d'un meilleur vaccin Une des grandes difficultés des campagnes de vaccination, surtout dans les régions tropicales, a toujours

Il a été signalé 4 qu'on avait employé avec succès la méthode de l'injection sous pression pour la vaccination rapide de groupes nombreux. Des études compara' Cockburn, W. C. et al. (1957) Bull. Org. mond. Santé, 16, 63. 2 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1959, 180, 20. 3 Hobday, T. L et al. (1961) Bull. Org. mond. Santé, 25, 69. Mastyukova, Y. N. et al. (1961) Prob. Virol. 6, 207. Espmark, Espmark & Rabo cités par Dostal, V. (1962) Prog. med. Virol., 4, 259. Elisberg, B. L. et al. (1956), J. Immunol., 77, 340; Barclay, E. N. et al. (1962) Bull. Acad. Med. Cleveland.

été la détérioration rapide de la lymphe vaccinale glycérinée. La solution retenue a presque toujours été l'emploi de vaccins desséchés, mais on s'est aperçu,

au laboratoire et en pratique, que la dessiccation ne

200

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

tives sur les taux de prise obtenus respectivement avec cette technique et avec celle des pressions multiples sont en cours au Libéria. Des essais préliminaires ont montré que certains sujets sur lesquels on a appliqué

l'entourage immédiat des varioleux à différents 'stades de la maladie.4 Contrairement à ce qu'on pensait, on a eu beaucoup de peine à récupérer des virus, même en prélevant d'importants volumes d'air dans le voisinage

la méthode de l'injection sous pression répondent par une induration sans vésiculation, et la signification

de malades à la phase aiguë. Pour mieux cerner le problème, on a entrepris de nouvelles études en employant des méthodes plus sensibles d'échantillonnage

immunologique de cette réponse est également à l'étude. Protection passive

de l'air. Prévention des complications

La vaccination des sujets- contacts n'assure pas toujours une bonne protection contre la variole. Les risques d'échec augmentent à mesure que s'allonge le temps écoulé entre l'exposition et la vaccination. Des études effectuées avec l'appui de l'OMS sur l'emploi de gamma -globuline vaccinale hyperimmune dans la prophylaxie de la variole chez les contacts 1 ont montré

Il arrive malheureusement encore que la vaccination

antivariolique soit suivie de cette complication rare, mais grave, qu'est l'encéphalite post -vaccinale. Des

cas de ce genre sont régulièrement signalés dans certains pays et jamais dans d'autres, sans qu'on sache très bien pourquoi. On a essayé de modifier le mode de préparation ou d'administration du vaccin,

que la gamma -globuline était un agent préventif efficace. Les quantités disponibles étant toutefois limitées, il a fallu restreindre l'emploi prophylactique de cette substance aux personnes particulièrement expo-

mais sans résultats jusqu'ici. On aurait en revanche obtenu récemment des succès en administrant de la gamma -globuline antivaccinale en même temps que le

sées au risque. Si l'on pouvait obtenir les résultats souhaités avec une gamma -globuline animale, le problème de l'approvisionnement se trouverait résolu. Or, il a été signalé que la gamma -globuline d'animaux

vaccin.' On s'efforce d'autre part, mais sans grand succès pour l'instant, de mettre au point des vaccins inactivés. En effet, si l'on disposait d'un vaccin inactivé efficace, son emploi pourrait permettre ensuite

hyperimmuns prévient très efficacement la vaccine expérimentale.2 L'OMS soutient d'ailleurs des études sur la production et l'essai de gamma -globuline hyperimmune animale en vue de son utilisation éventuelle

pour la prévention et le traitement.

l'administration d'un vaccin vivant et conférer ainsi une immunité satisfaisante sans risque de complications post -vaccinales. En outre, un tel vaccin présenterait l'avantage de pouvoir être associé à d'autres antigènes, ce qui permettrait de diminuer le nombre, déjà très élevé, des inoculations que chaque enfant doit subir au début de sa vie. Dons de vaccin à l'Organisation

Etudes sur la contagiosité de la variole aux stades initiaux de la maladie et sur la dissémination du virus par voie aérienne 5.

L'observation épidémiologique fait penser que la variole n'est pas très contagieuse dans la phase pré éruptive. Il importe toutefois de bien éclaircir ce point pour déterminer la période pendant laquelle un sujet risque d'être contagieux et pour définir une politique rationnelle d'isolement des contacts. Des études ont

Comme la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé en a été informée,' l'Organisation continue de fournir sur demande aux Etats Membres du vaccin lyophilisé pour leurs programmes d'éradication. Elle

se sert pour cela des vaccins qui lui sont donnés par un certain nombre d'Etats Membres. Un obstacle auquel se heurtait le programme d'éradication de la variole a été en grande partie surmonté avec la mise au point d'un vaccin puissant et thermostable répondant aux exigences des campagnes nationales de vaccination de masse. Le grand problème est maintenant de s'assurer que le vaccin a conservé

été faites sur ce problème à Madras avec l'appui de l'OMS.3 On n'a pas pu récupérer de virus dans les produits de bains de bouche et de gargarismes de malades pendant les deux premiers jours de la maladie. On en a en revanche trouvé souvent dans les spécimens

entre le sixième et le neuvième jour. Cela tend à confirmer que la plupart des varioleux ne sont pas

une activité suffisante lors de son administration, surtout dans les régions rurales reculées où les moyens de stockage et de transport laissent à désirer. C'est pourquoi, avant d'accepter un don quelconque

contagieux pendant les premiers jours de fièvre avant la période éruptive. La question de la diffusion aérienne de la variole a été très controversée pendant de nombreuses années. On a donc pensé qu'il serait intéressant de réunir des renseignements sur la quantité de virus qui se propage

de vaccin, l'Organisation - comme la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé en a été informée' en fait expertiser un échantillon : elle ne fait d'ailleurs

dans l'atmosphère d'une salle de varioleux et dans 1 Kempe, C. H. et al. (1961) Bull. Org. mond. Santé, 25, 41. 2 Marennikova, S. S. (1962) Bull. Org. mond. Santé, 27, 325. 3 Downie, A. W. et aI. (1961) Bull. Org. mond. Santé, 25, 49.

que se conformer ainsi à la décision du Conseil 4 Meiklejohn, G. et al. (1961) Bull. Org. mond. Santé, 25, 63. 5 Nanning, W. (1962) Bull Org. mond. Santé, 27, 317. 6 Documents polycopiés A15 /P &B /18 et AI5 /P &B/18 Corr. 1&2, mai 1962.

ANNEXE 16

201

exécutif (résolution EB22.R12) selon laquelle tout vaccin accepté pour les besoins du programme antivariolique doit être qualitativement acceptable. Les expertises sont pratiquées, conformément aux normes fixées par le Groupe d'étude OMS des Normes relatives au Vaccin antivariolique,' dans un ou deux laboratoires de référence de renommée mondiale. Les

TABLEAU V.

DONS DE VACCIN ANTIVARIOLIQUE POUR LE PROGRAMME D'ÉRADICATION DE LA VARIOLE pays bénéficiaire

Donateur et montant du don

Projet ou

Quantité demandée Besoins Solde Quantité mais non. prévus livrée encore pour 1963 de doses livrée

résultats en sont communiqués à l'Etat Membre donateur et les vaccins qui satisfont aux épreuves sont acceptés.

On se contentait jusqu'à présent d'expertiser le premier ou les deux premiers lots du vaccin offert. Mais l'expérience montre que l'activitié du vaccin peut varier d'un lot à l'autre. Il peut en outre arriver, pour diverses raisons, qu'un vaccin très actif au moment de son expédition du laboratoire perde ensuite une partie

Union des Répitbliques socialistes soviétiques 25 000 000 de doses (vaccin conditionné en flacons de 20 doses)

Afghanistan ( SEARO 30)

1 000 000

Yémen 8 Yémen 16 Pakistan 41 Soudan 28 Côte -

30000 750 000 5 000 000 4 500 000 100 000 500 000

500 000 1 500 000

750 000 1 500 000 320 000

d'Ivoire 14

Mali 7 Burundi 1 Népal (SEARO 30) Arabie Saoudite Togo 1

1 000 000

400000 100000 1 500000 200 000 1 500000 2 000 000 1 000000

de son activité. Sans doute l'Organisation recommande -t -elle que tout nouveau lot de vaccin, avant d'être distribué aux équipes de vaccination, soit essayé par un vaccinateur expérimenté sur 50 à 100 enfants non encore vaccinés et que, si le taux de prise

150 000

Ghana Haute -

Volta Dahomey Guinée Seychelles Birmanie 12 380 000

300000 900 000 35 000 900 000

est inférieur à 90 -95 %, l'activité du produit soit vérifiée au laboratoire. Il n'en reste pas moins que ce test n'indique pas le niveau au- dessous duquel l'acti-

4 050 000 10 005 000 ;1 435 000)

vité du vaccin est trop faible pour qu'il soit utilisé pour la revaccination. L'importance de ce problème de l'activité de la lymphe vaccinale destinée à la revac-

cination ayant pris une acuité nouvelle ces derniers temps, l'Organisation propose qu'à l'avenir un échantillon de chaque lot offert soit examiné au moment où il quitte le laboratoire de production et que, si des doutes s'élèvent, il soit réexaminé après avoir été distribué sur le terrain, car il est indispensable pour le succès des campagnes d'éradication de n'employer les vaccins que lorsque leur activité est maximum. Le tableau V fait le point des dons de vaccin qui avaient été faits à l'OMS au moment où le présent rapport a été établi. On notera qu'à moins de recevoir prochainement d'autres dons importants, l'Organisation se trouvera à court de vaccin en 1963, puisqu'il lui en manquera environ 1 000 000 doses par rapport aux besoins.

Jordanie 3 000 000 de doses (vaccin liquide)

Liban (EMRO 16) Yémen Soudan Chypre

2 350 000 5 000

100000 200000 2 655 000 345 000

Inde 1000000 2 000 000 de doses (SEARO 30) 100 000 (vaccincondition - Népal 9 né en flacons de CôtePays -Bas

100 doses)

d'Ivoire 14 Somalie 14

530 000 370000-

2 000 000

Néant

Croix -Rouge de la Côte République démo- d'Ivoire 14 trafique allemande

400 800

599 200

Néant

1 000 000 de doses (flacons de 100 doses)

Mexique

'Normes pour les substances biologiques. 5. Normes relatives au vaccin antivariolique (Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1959, 180).

3 000 000 de doses (vaccin liquide)

Totalité du don transférée au Bureau régional des Amériques pour qu'il en dispose.

202

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

PARTIE II A. PROGRÈS RÉALISÉS DANS LA VOIE DE L'ÉRADICATION DE LA VARIOLE Le tableau VI indique la position des pays en ce qui

concerne leur participation au programme mondial d'éradication au moment où le présent rapport a été établi. Dans tous ces pays, la variole était endémique en 1958, année au cours de laquelle la Onzième Assem-

miné leur programme d'éradication. Quatre pays, le Libéria en Afrique, la Colombie en Amérique, et le Cambodge et l'Iran en Asie, ont achevé leur campagne

blée mondiale de la Santé a pris la décision de lancer la campagne mondiale d'éradication de la variole. On notera que depuis 1958 cinq pays - la Bolivie

d'éradication, mais continuent de signaler de petits foyers résiduels. Dix pays (trois en Afrique, deux en

Amérique et cinq en Asie) ont des programmes d'éradication en cours d'exécution. Vingt -deux pays (dix -huit en Afrique, un en Amérique et trois en Asie) ont établi des programmes d'éradication qui sont prêts á être exécutés. Huit pays (sept en Afrique et un en Asie) n'ont pas encore établi de plans d'éradication.

et le Paraguay en Amérique, et Ceylan (exception faite de quelques petites flambées provoquées par des cas importés), l'Irak et le Liban en Asie sont maintenant indemnes de variole après avoir ter-

TABLEAU VI. ETAT D'AVANCEMENT DES PROGRAMMES D'ÉRADICATION DE LA VARIOLE DANS LES PAYS OÙ LA MALADIE EST ENDÉMIQUE (Avril 1963) I. PAYS QUI N'ONT PAS ENCORE ANNONCÉ DE PLANS D'ÉRADICATION 3.

PAYS OÙ DES PROGRAMMES D'ÉRADICATION SONT EN COURS D'EXÉCUTION

Afrique

Asie

Afrique

Amérique

Asie

Angola Bechuanaland Ethiopie Guinée portugaise

Kenya Mozambique Togo

Indonésie

Côte -d'Ivoire Mali Soudan

Argentine Equateur

Arabie Saoudite Inde Népal Pakistan (oriental) Yémen

4. 2.

PAYS QUI ONT ACHEVÉ LEUR CAMPAGNE D'ÉRADICATION MAIS OÙ DES FOYERS RÉSIDUELS ISOLÉS CONTINUENT D'ÊTRE SIGNALÉS

PAYS QUI ONT UN PROGRAMME D'ÉRADICATION PRÊT Á ÊTRE EXÉCUTÉ

Afrique

Amérique Brésil

Afrique

Amérique

Asie

Cameroun Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Dahomey Fédération de

Haute -Volta Mauritanie Niger Nigeria

Libéria

Colombie

Cambodge Iran

Rhodésie et de Nyassaland Gambie Ghana Guinée

Ouganda République Centrafricaine Sénégal

5.

PAYS QUI ONT MENÉ Á BIEN L'ÉRADICATION ET QUI N'ONT PAS SIGNALÉ DE CAS DANS LES TROIS ANNÉES QUI ONT SUIVI LA FIN DE LA CAMPAGNE

Asie

Sierra Leone Tanganyika Tchad

Afghanistan Birmanie Pakistan (occidental)

Amérique

Asie

Bolivie

Ceylan

Liban

Paraguay

Irak

B.

PROGRÈS DE L'ÉRADICATION DE LA VARIOLE DANS LES RÉGIONS DE L'OMS, AVEC DES ESTIMATIONS DES DÉPENSES À PRÉVOIR Afrique du Sud Population : 16 236 000 habitants (estimation de 1961); 65 cas déclarés en 1960, 7 en 1961 et 112 en 1962. Des mesures sont appliquées sans interruption depuis plus de quarante ans pour enrayer et finalement éradiquer la variole. Elles ont été récemment intensifiées. Des flambées épidémiques sporadiques, souvent

Région africaine Dans la Région africaine, où la variole est endémique

dans de nombreux secteurs, des progrès appréciables ont pu être observés dans les activités nationales d'éradication, de plusieurs pays et territoires, cependant que les opérations de vaccination ont été intensifiées

dans un certain nombre d'autres pays et territoires.

ANNEXE 16

203

causées par des sujets infectés venus de l'extérieur, continuent de se produire. Elles sont toutefois rapidement réduites et localisées, ce qui permet d'empêcher

la propagation de la maladie à d'autres régions. Bien

en 1962. Une épidémie a éclaté dans les premiers mois de 1962 à Léopoldville, mais une campagne de vaccination de masse a permis de l'enrayer. Des cas sporadiques de variole et des flambées épidémiques locales

armé pour faire face à la situation sur le territoire national, le Gouvernement n'a pas besoin d'une aide financière ou autre pour la mise en ceuvre de sa campagne antivariolique. Angola

de gravité variable sont souvent signalés dans les régions provinciales. Un médecin du Siège de l'OMS a été envoyé à Léopoldville en février 1962 pour donner des avis sur la campagne de vaccination de masse qui se déroulait dans la ville et, en novembre 1962, il y est retourné pour fournir des conseils touchant les activités ultérieures de lutte antivariolique et d'éradication de la

Population : 4 832 677 habitants (recensement de 1960); aucun cas déclaré en 1960 et 1961, 23 en 1962. Un programme de vaccination systématique se déroule

chaque année. Basutoland Population : 697 000 habitants (estimation de 1961); 85 cas déclarés en 1961, 52 en 1962. Plus de 80%

variole sur l'ensemble du territoire national. Un plan d'opération pilote d'éradication dans une province a été élaboré et présenté au Gouvernement. L'Organisation fournira le vaccin nécessaire pour les campagnes

d'éradication de masse. Des moyens de transport, du matériel et des fournitures seront en outre nécessaires pour le projet pilote et pour la campagne de vaccination de masse qui suivra. Côte -d'Ivoire

de la population auraient été vaccinés avec succès pendant l'année. Des efforts sont entrepris pour améliorer la qualité de la vaccination. Population : 3 300 000 habitants (estimation de 1961); 1634 cas déclarés en 1960, 4656 en 1961 et 1900

Burundi et Rwanda Population : 4 929 000 habitants (Burundi, 2 234 000;

en 1962. La campagne nationale d'éradication de la variole lancée en juillet 1961 se poursuit actuellement. Au 31 décembre 1962, 3 109 943 vaccinations au total avaient été pratiquées. La campagne, qui a débuté le

Rwanda, 2 695 000 - estimation de 1960); 22 cas déclarés en 1960, 7 dans le Burundi et 10 dans le Rwanda en 1961, 26 dans le Burundi et 30 dans le Rwanda en 1962. Une campagne de vaccination de masse s'est déroulée en Rwanda en 1961 et au début de 1962. Cameroun Population :

long des frontières nord, est et ouest du pays, est en train de se déplacer vers les régions méridionales. Elle

doit s'achever à la fin de 1963, toute la population devant être couverte à ce moment. L'Organisation a fourni du vaccin lyophilisé, et environ 600 000 doses ont été demandées pour 1963. Dahomey

4 097 000 habitants (estimation de

1960); 1345 cas déclarés en 1961 (épidémie dans le Cameroun septentrional), 792 en 1962. On a dressé les plans d'une campagne de vaccination qui touchera environ 1 500 000 habitants chaque année pendant trois années consécutives. Le coût total d'une

Population : 2 050 000 habitants (estimation de 1961); 768 cas déclarés en 1960, 119 en 1961, et 90 en

campagne d'éradication de la variole est estimé à US $163 000. Si la campagne était combinée avec d'autres activités sanitaires sur le terrain, son coût serait ramené à environ US $57 000. Congo (Brazzaville)

1962. Aucun programme officiel d'éradication de la variole n'est encore prévu. A la douzième session du Comité régional, en 1962, le délégué du Dahomey a exprimé le désir de son gouvernement de participer à l'effort régional d'éradication. En conséquence, les pians d'une campagne d'éradication seront établis sous peu avec l'aide de l'OMS. L'aide requise consisterait principalement en vaccin (2 millions de doses),

Population : 900 000 habitants (estimation de 1960); 22 cas déclarés en 1961, 1313 en 1962. Des campagnes

matériel et autres fournitures. Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Population : 8 630 000 habitants (estimation de 1961); 1157 cas déclarés en 1960, 1701 en 1961 et 994 en 1962. Le Gouvernement estime être actuellement en mesure de faire face aux nécessités du programme, y

de vaccination antivariolique sont exécutées régulièrement chaque année par le Service des Grandes Endémies. A Brazzaville et à Pointe- Noire, l'Institut Pasteur et le Service d'Hygiène générale aident à la mise en ceuvre du programme annuel de vaccination. En 1962, l'épidémie qui a éclaté à Brazzaville a pu être maîtrisée parce que le Gouvernement disposait de

compris l'achat de vaccin liquide. Il serait heureux qu'un consultant de l'OMS aille se rendre compte des

stocks de vaccin. Pour 1963, le Gouvernement a demandé qu'on l'aide à se procurer 150 000 doses de vaccin dont il aura besoin pour sa campagne. Congo ( Léopoldville)

travaux accomplis en matière d'éradication de la variole dans les pays de l'Afrique centro- méridionale. Gambie

Population : 14 450 000 habitants (estimation de 1961); 605 cas déclarés en 1960, 2251 en 1961 et 3785

Population : 284 000 habitants (estimation de 1960); 7 cas déclarés en 1960, 12 en 1961 et 4 en 1962. On

204

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE

I

trois ans. On aurait surtout besoin d'un véhicule US $12 600 le coût total d'un programme de trois ans. Ghana

prévoit l'exécution d'un programme d'éradication de

approprié et de vaccin. Le Gouvernement estime le coût annuel à US $4200 et, par conséquent, à

Il a prié l'OMS et le FISE de l'aider à installer un centre de production de vaccin lyophilisé à l'Institut Pasteur de Kindia. Une fois établi, ce centre pourra

produire environ 20 millions de doses de vaccin lyophilisé, ce qui permettra de répondre non seulement aux besoins de la Guinée,- mais aussi à ceux des pays voisins. Haute -Volta

Population : 6 943 000 habitants (estimation de 1961); 139 cas déclarés en 1960, 70 en 1961 et 135 en 1962. La fréquence de la variole étant faible au Ghana par rapport à ce qu'elle est dans certains pays voisins,

Population : 4 400 000 habitants (estimation de 1961); 126 cas déclarés en 1960, 2360 en 1961 et 1335

le Gouvernement a décidé d'intensifier ses mesures actuelles de lutte antivariolique plutôt que de lancer une campagne de vaccination de masse dans l'ensemble

en 1962. Le Gouvernement est très désireux d'entreprendre un programme d'éradication de la variole.

Lors d'un voyage qu'il a fait en Haute -Volta en octobre 1962, un médecin du Siège de l'OMS a eu avec

du pays. Le nouveau programme sera étayé par des mesures législatives et administratives tendant à rendre la vaccination obligatoire et à donner aux vaccinateurs

les autorités sanitaires un échange de vues au cours duquel il a été décidé qu'un plan officiel d'éradication serait envoyé au Bureau régional de l'Afrique. Le Gou-

les pouvoirs nécessaires pour vacciner efficacement la population. Il se peut en effet que le concours de

cette dernière ne puisse pas toujours être obtenu spontanément. Les habitants des régions rurales seront vaccinés par les services médicaux de campagne, dont

vernement aura besoin d'une aide sous la forme de vaccin pour la campagne de masse, de véhicules et de réfrigérateurs portatifs. Les équipes mobiles du Service des Grandes Endémies seront appuyées pendant la campagne de vaccination par un grand nombre

la sphère d'activité a été développée ces dernières années. Ils seront également chargés de pratiquer la vaccination dans des postes frontaliers situés sur les routes principales. Les hôpitaux, les centres de protection maternelle et infantile, les centres de santé et les

de centres de vaccination fixes qui seront installés dans les dispensaires, les centres de santé, etc. Kenya

dispensaires participeront tous au programme de vaccination renforcé qui, espère -t -on, touchera les nourrissons, leurs mères et l'ensemble de la population. Les écoliers seront vaccinés par les instituteurs (600), lesquels ont déjà été entraînés aux techniques de vaccination. On espère que ces volontaires permettront de maintenir une immunité suffisante et durable dans le

Population : 7 287 000 habitants (estimation de 1961); 151 cas déclarés en 1960, 289 en 1961 et 96 en 1962. On ne prévoit pas de campagne

le Kenya s'appuyant sur un programme permanent destiné à maintenir à 80% la fraction de la population vaccinée.

groupe d'âge considéré. D'autres groupes (armée, police, travailleurs de l'industrie et autres travailleurs spécialisés, étudiants, groupes importants qui se réunissent dans les parcs

de camions, sur les marchés, etc.) seront vaccinés dans le cadre de ce programme renforcé. Le coût pour le Gouvernement, pendant l'exécution de ce programme intensifié de lutte antivariolique, a été

Libéria Population : 1 290 000 habitants (estimation de 1960); 1119 cas déclarés en 1961, 323 en 1962. Un projet

d'éradication soutenu par l'OMS devait débuter à la fin de 1962. Il a toutefois été décidé récemment que le médecin principal de l'OMS qui lui a été affecté entreprendrait d'abord une enquête pour déterminer l'état immunitaire de la population à la suite de la campagne

estimé à environ US $548 800 par an. Le Ghana a demandé une aide pour se procurer 6 millions de doses de vaccin lyophilisé dont il aura besoin pendant les quatre années d'exécution du programme intensifié, ainsi que les véhicules et les réfrigérateurs nécessaires. Guinée

de vaccination de masse qui a touché une forte proportion de la population en 1961 et pendant les cinq premiers mois de 1962. Cette enquête, commencée

en décembre 1962, doit durer six mois.

L'OMS a envoyé un médecin principal et s'est Population : 3 millions d'habitants (estimation de 1960); 176 cas déclarés en 1960, 96 en 1961 et 2948 engagée à fournir tout le vaccin nécessaire à l'exécution du programme de vaccination de masse, mais non celui

qui sera requis pour les vaccinations d'entretien. D'autre part, l'OMS a été priée d'accorder une bourse pour permettre la formation d'un médecin. Mali Population : 4 100 000 habitants (estimation de

en 1962. Désireux de participer à l'effort régional d'éradication de la variole, le Gouvernement prépare un programme de vaccination qui couvrira toute la population du pays. Un médecin du Siège de l'OMS s'est rendu dernièrement en Guinée pour donner des avis sur l'organisation d'une campagne d'éradication. Le Gouvernement aura besoin qu'on l'aide à se procurer les quantités nécessaires de vaccin lyophilisé pour la campagne, ainsi que les véhicules requis dans les régions rurales reculées.

1961); 1212 cas déclarés en 1960, 1706 en 1961 et 1427 en 1962. En 1961, un consultant à court terme s'est rendu au Mali pour donner des avis sur les moyens

de remédier à la situation. Sur la base de son rapport, un plan d'opérations d'éradication a été adopté; les

ANNEXE 16

205

travaux, qui seront soutenus par l'OMS, prévoient la vaccination d'au moins 80 % de la population en trois ans. L'Organisation fournit le vaccin lyophilisé nécessaire à la campagne. Environ 300 000 habitants ont été vaccinés au début de 1962 avant la saison des pluies, et la campagne a repris en décembre. Le

gramme, et l'on espère qu'avec le nouveau groupe d'équipes mobiles on aura atteint toute la population du pays en deux ans. Des certificats spéciaux de vaccination antivariolique seront remis aux vaccinés. Nigéria

Gouvernement a demandé le concours d'un médecin de l'OMS pour la mise en oeuvre de la campagne. Mauritanie

Population : 36 473 000 habitants (estimation de 1962); 4140 cas déclarés en 1960, 3538 en 1961 et 3863 en 1962. Les dépenses prévues pour la mise en

Population : 791 000 habitants (estimation de 1960); 44 cas déclarés en 1960, 12 en 1961 et 40 en 1962. Les

oeuvre d'un programme d'éradication de la variole dans les différentes régions du Nigéria s'établissent comme suit : USs

services de santé de Mauritanie ont créé récemment quatorze divisions sanitaires. Un médecin est placé à la tête du centre médical de chaque division et des dispensaires ruraux qui en dépendent. Il existe quarante -huit dispensaires de ce genre, dirigés chacun par un infirmier qualifié. Depuis 1958, trois hôpitaux

a) Nigéria septentrional (sur une période de trois ans) :

Main -d'oeuvre, moyens de transport, matériel 1 680 000 . de vaccination et personnel permanent .

régionaux ont été créés dans les centres importants d'Atar, Aïoun- el- Atrouss et Kaedi. D'autre part, quatre équipes volantes et une unité spéciale ont été constituées pour la population nomade. L'hôpital national de Nouakchott, avec son école d'enseignement infirmier, centralisera la formation de personnel infirmier des deux sexes en Mauritanie. Cet ensemble,

b) Nigeria oriental: Quatre bateaux, moyens de transport et déplacements par voie terrestre, personnel temporaire, vaccin, matériel, etc., éducation 1 674 400 sanitaire, imprévus

c) Nigéria occidental: Salaires et traitements, chauffeurs, médicaments

quand il aura été entièrement mis sur pied, aidera à exécuter des projets pilotes d'éradication dans le pays. Mozambique

et matériel, carburant et entretien des véhi-

cules, bateaux pour les régions de cours d'eau De plus, 16 millions de doses de vaccin lyophi lise

359 800

Population : 6 592 994 habitants (recensement de

1960); 81 cas déclarés en 1960, 51 en 1961 et 67 en 1962. Il n'est pas prévu de programme d'éradication, mais il y a chaque année une campagne de vaccination dans le cadre de laquelle des milliers de vaccinations sont pratiquées avec du vaccin produit sur place. Niger

d) Territoire fédéral de Lagos : Personnel et matériel complémentaires pour trois ans

28 000

Ouganda

Population : 3 112 000 habitants (estimation de 1962); 2408 déclarés en 1960, 1740 en 1961 et 1038

existe un programme de vaccination quadriennal contre la variole et la fièvre jaune. La vaccination est pratiquée par a) des équipes mobiles en 1962. Il

Population : 6 845 000 habitants (estimation de 1961); 707 cas déclarés en 1960, 398 en 1961 et 628 en 1962. Le taux moyen de vaccination au cours des cinq dernières années est d'un million par an. L'exécution d'une campagne de vaccination de masse susci-

terait peu de difficulté en matière de personnel. a) et Vaccin:

pour les nomades (équipes mobiles du Niger occidental

Les besoins du Gouvernement seraient les suivants :

et du Niger oriental); b) les équipes mobiles de la subdivision; c) les services de santé scolaire; et d) les services de protection maternelle et infantile. En 1961, 124 000 personnes ont été vaccinées. Il faut toutefois ajouter que la couverture ne dépasse pas 56 %. Pour

Selon qu'on emploiera ou non du

vaccin desséché, des fonds pourront être nécessaires pour l'achat de récipients isolants pour le transport

le stockage de la lymphe vaccinale dans les Moyens de transport: Véhicules. Coût estimatif :

toucher un pourcentage élevé de la population et réussir en deux ans à vacciner et revacciner 80 % de la

secteurs ruraux. Coût estimatif : U S $1400. Coût estimatif de la lymphe : US $70 000. b)

population au minimum, il faudrait constituer cinq nouvelles équipes mobiles de vaccination. Le Gouvernement a demandé l'aide suivante : des moyens de transport (5 véhicules), 2 millions de doses de vaccin et 2 réfrigérateurs pour le stockage du vaccin à Niamey et Zinder, ainsi que du matériel et des fournitures de vaccination. Les équipes auraient pour seule tâche de

US $2800.

République Centrafricaine Population : 1 227 000 habitants (estimation de 1961); un cas déclaré en 1960, aucun en 1961 et 57 en 1962. La vaccination antivariolique, qui est pratiquée par le Service de Lutte contre les Grande Endémies, s'étendra à toute la population en l'espace de trois ans.

vacciner les habitants des villages, les usagers des marchés et les habitants dispersés des campagnes. Le Service des Grandes Endémies dirigera le pro-

206

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE

I

Le Gouvernement a demandé une aide pour obtenir 1 200 000 doses de vacin, des fournitures et du matériel, représentant au total environ US $10 000. Rwanda

de cyclomoteurs légers pour pouvoir atteindre les petites poches de population inaccessibles aux véhicules

à quatre roues. Dix équipes de vaccination seront contrôlées par un technicien de l'assainissement qui se déplacera en véhicule tous terrains et sera accompagné d'un secrétaire -interprète. L'ensemble du dispo-

Voir Burundi et Rwanda. Sénégal

Population : 2 980 000 habitants (estimation de 1961); 6 cas déclarés en 1960, 201 en 1961 et 231 en 1962. Un plan de vaccination quadriennal est en cours d'exécution. En 1963, le Service des Grandes Endémies commencera à vacciner toute la population des sept districts régionaux. En ce qui concerne la région du Cap -Vert, toutefois, c'est le Service d'Hygiène qui s'en occupera. Le Gouvernement a demandé une aide sous

sitif sera dirigé par un médecin, qui se déplacera lui aussi en véhicule tous terrains et sera assisté d'un secrétaire -interprète. Le Gouvernement a fait savoir qu'il aurait besoin d'une aide considérable : un médecin, 3 techniciens de l'assainissement, 10 millions de doses de vaccin lyophilisé et des récipients isolants renfermant du vaccin liquide, 34 véhicules tous terrains, 60 cyclomoteurs légers pliants, 248 lits de camp légers,

596 couvertures, 38 équipements de campement, 34 lampes fonctionnant sous pression, et 100 lampes tempête. Tchad

la forme de vaccin lyophilisé (un million de doses par an); il a indiqué en outre qu'il aurait besoin de personnel supplémentaire pour la campagne de vaccination (US $12 898) et d'une aide pour le financement des frais de fonctionnement et d'entretien des moyens

Population : 2 680 000 habitants (estimation de 1961); 4 cas déclarés en 1960, 273 en 1961, et 749 en

de transport existants (US $8571). Sierra Leone Population : 2 450 000 habitants (estimation de 1961); 12 cas déclarés en 1960, 6 en 1961 et 78 en 1962. On prévoit que quatre équipes seront nécessaires pour lancer une campagne de vaccination de masse dans le pays. Les équipes travailleront simultanément dans chacune des quatre provinces (la région occidentale étant considérée comme une province) de façon à couvrir tout le pays en l'espace de neuf à douze mois, étant donné qu'on ne peut faire que très peu de choses

1962. Le Gouvernement estime à US $163 265 le coût d'un programme d'éradication. Il faudrait en outre un médecin, 30 infirmiers et 60 auxiliaires, 15 véhicules, du matériel et des fournitures, et 3 millions de doses de vaccin desséché. Togo

Population : 1 500 000 habitants (estimation de 1962); 347 cas déclarés en 1960, 281 en 1961 et 572 en 1962. On achève actuellement la mise au point d'un

programme de vaccination antivariolique qui sera intégré dans une campagne antipianique soutenue par l'OMS. L'Organisation fournira le vaccin lyophilisé.

pendant la saison des fortes pluies. On prévoit que chaque équipe se composera d'un surveillant sanitaire ou d'un inspecteur sanitaire principal, de cinq vaccinateurs et de deux chauffeurs, et disposera de deux véhicules tous terrains, d'un réfrigérateur portatif, de deux grandes bouteilles thermos, de cinq trousses de vaccination et d'une trousse de premiers secours pour neuf mois. En outre, il faudrait prévoir les fonds nécessaires pour le paiement des heures supplémentaires des chauffeurs et des frais de déplacement, ainsi

Région des Amériques

Le programme d'éradication de la variole dans le sud du continent progresse d'une manière satisfaisante. Sur les 1923 cas déclarés en 1961, 1411 se sont produits à Rio de Janeiro au Brésil, 491 en Equateur, 16 en Colombie, 4 en Argentine et (cas importé) en Uruguay. En 1962, il a été déclaré en tout 3029 cas, dont 2759 au Brésil, 205 en Equateur, 41 en Colombie, 11 au Venezuela et 10 en Uruguay. C'est toujours au 1

que pour l'achat de carburant, de papeterie et de 14 motocyclettes (350 cm3). Le coût est estimé à US $31 088 par province, soit US $124 352 pour les quatre provinces. Tanganyika

Brésil et en Equateur que la fréquence des cas nouveaux

est le plus élevée.

La campagne d'éradication de la variole qui se déroule en Colombie est un bon exemple de planification, d'organisation et d'exécution bien conduites. L'Organisation a assuré au Gouvernement le concours d'un consultant à court terme et d'un spécialiste de

Population : 9 560 000 habitants (estimation de 1962); 1584 cas déclarés en 1960, 908 en 1961 et 973 en

la production de vaccin desséché; elle a en outre

1962. Le Gouvernement a préparé un plan d'éradica-

tion de la variole ayant pour base l'unité de vaccination composée d'un vaccinateur et d'un secrétaire qui peuvent alterner leurs activités. Chacune de ces unités vaccinera en moyenne 150 personnes par jour pendant 300 jours par an. Ces unités seront organisées en équipes de trois unités, avec un chef et un chauffeur, se déplaçant dans un véhicule tous terrains et disposant

accordé des bourses d'études. Le Bureau sanitaire panaméricain /Bureau régional des Amériques a signé un accord avec la Bolivie en février 1963 pour une campagne nationale de vaccination de 3 millions d'habitants, soit 86 % de la population totale du pays, qui est de 3 500 000 habitants. Après la vaccination de près de 80 % de la population en 1958, le nombre des cas déclarés de variole est tombé

ANNEXE 16

207

d'une moyenne annuelle de 604 pour la période 1946 -1957 à 7 en 1959. Un cas a été déclaré en 1960,

aucun en 1961 et 1962.

La campagne, qui couvrira tout le pays, sera la première depuis 1958. Elle a pour objet de maintenir dans la population un niveau élevé d'immunité contre la variole. Brésil Population : 75 271 000 habitants (estimation de 1962); 650 cas déclarés en 1960, 1411 en 1961 et 2759 en 1962. Le Gouvernement est conscient de la nécessité

Afghanistan Population : 13 800 000 habitants (estimation de 1960); 111 cas déclarés en 1960, 174 en 1961 et 303 en 1962. Le Gouvernement a adopté en 1959 un programme de pré- éradication couvrant tout le pays et a rendu la vaccination obligatoire. En mars 1962, quatre millions de personnes avaient été vaccinées à Kaboul et dans les provinces. L'OMS a envoyé un médecin en

d'extirper la maladie et il a décidé d'entreprendre un programme expérimental dans certains secteurs de Rio de Janeiro et de l'Etat de Sergipe, puis de l'étendre à l'Etat d'Alagoas. Une fois que les méthodes de travail

Afghanistan pour donner des avis sur l'organisation d'un programme d'éradication. Le Gouvernement a besoin de véhicules, de réfrigérateurs, de bouteilles thermos et de 3 750 000 doses de vaccin lyophilisé qui seront fournies en plusieurs étapes de 1962 à 1965. Un million de doses de vaccin ont déjà été fournies.

les plus appropriées auront été déterminées, la campagne de vaccination sera étendue au reste du pays jusqu'à ce que 80% de la population soient couverts.

Birmanie Population : 22 342 000 habitants (estimation de 1962). 392 cas déclarés en 1960, 88 en 1961 et 21 en

L'Organisation a fourni le matériel nécessaire à la production de vaccin lyophilisé et a en outre accordé une bourse pour permettre à un médecin de se rendre dans divers centres qui produisent de grandes quantités de vaccin desséché.

1962. Un programme de vaccination exécuté par le réseau de centres ruraux de santé a permis depuis quelques années de réduire la fréquence de la variole.

Colombie Population : 14 443 000 habitants (estimation de 1961); 171 cas déclarés en 1960, 16 en 1961 et 41 en 1962. Le programme de vaccination antivariolique qui

Le Département de la Santé a établi en décembre 1961 un programme d'éradication que le Gouvernement est en train d'étudier. Il y est recommandé que l'on choisisse des zones pilotes représentatives du reste

du pays pour déterminer la meilleure manière d'orga-

a commencé en octobre 1955 s'est terminé en avril 1962. Au total, 11 273 085 personnes ont été vaccinées,

dont environ 4 484 000 pour la première fois.

niser par la suite une campagne de vaccination de masse sur l'ensemble du territoire et pour définir les conditions qui devront être réunies à cet effet. Le programme pilote d'éradication doit commencer en mai 1963. Le soutien de l'OMS aux projets pilotes consistera en la livraison de vaccin lyophilisé. Inde Population : 441 631 000 habitants (estimation de 1961); 31 052 cas déclarés en 1960, 45 195 en 1961 et 42 231 en 1962. Après l'achèvement, le 31 mars 1961, des projets pilotes qui s'étaient déroulés dans les seize

Equateur Population : 4 579 000 habitants (estimation de 1962); 3185 cas déclarés en 1960, 491 en 1961 et 205 en 1962. Le programme d'éradication de la variole, qui a commencé en 1958, a pour but de vacciner 80% de la population en l'espace de cinq ans. Il reste encore à vacciner plus de 1 500 000 personnes qui vivent dans

des régions montagneuses écartées et sur le littoral. Le Gouvernement a besoin de véhicules pour le trans-

états de l'Inde et après avoir acquis une vaste expérience de la planification d'une campagne d'éradication économique et efficace, le Gouvernement a annoncé

port du personnel, de matériel de laboratoire pour accroître la production de vaccin desséché, ainsi que de matériel de campagne; il lui faut aussi des inspecteurs sanitaires chargés de collaborer avec le personnel

local à l'organisation, à l'exécution et au contrôle des activités sur le terrain. Il a déjà reçu à cet effet l'aide nécessaire, soit environ US $57 000.

le 25 avril 1962 que le programme national d'éradication avait déjà été lancé. Les opérations étaient terminées en janvier 1963 dans 23 districts et elles se poursuivent actuellement dans 125 autres. Il a été pratiqué au total 53 650 000 vaccinations. On a créé une commission chargée d'évaluer les résultats de la campagne d'éradication de la variole dans le Territoire fédéral de Delhi au cours de la phase d'attaque. Les opérations d'évaluation ont débuté le 13 mars 1963 et,

Région de l'Asie du Sud -Est Cette Région à grande densité de population et fortement endémique, qui doit faire face à de nombreuses difficultés de caractère démographique, finan-

quand elles seront terminées, elles pourront servir de modèle pour l'évaluation des programmes dans d'autres parties de l'Inde. Le Gouvernement de l'URSS s'en engagé, sur la base

cier et, dans une certaine mesure, technique, joue actuellement un rôle particulièrement actif dans l'effort mondial d'éradication. Le programme national indien d'éradication, son élaboration et sa mise en oeuvre sont suivis avec un grand intérêt et de grands espoirs.

d'une assistance bilatérale, à fournir gratuitement à l'Inde 250 millions de doses de vaccin lyophilisé en huit livraisons trimestrielles égales à partir de janvier 1962 pour permettre au pays de faire face à ses besoins supplémentaires de vaccin pour le programme national

208

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

d'éradication. Le Gouvernement de l'Inde a besoin pour les instituts vaccinogènes du pays de matériel tel que des chambres de congélation pour le stockage du vaccin.

Il envisage d'autre part de commencer à

conduite d'un programme de vaccination, y compris sur le plan de l'éducation sanitaire; b) la création d'un noyau initial d'activités de vaccination antivariolique dans une zone restreinte. L'objectif à long terme du projet pilote est le déve-

préparer du vaccin lyophilisé à Belgaum (Mysore) et à Namkum (Bihar) pour renforcer la production des centres de Guindy (Madras) et de Patwadangar (Uttar Pradesh) qui bénéficient de l'aide de l'OMS et du FISE. Le Gouvernement a jugé nécessaire par ailleurs de prévoir une campagne d'éducation sanitaire dans le cadre de la campagne d'éradication. Le coût de l'aide internationale nécessaire est estimé à US $2 549 412. Le coût total du programme national est évalué à environ 16 millions de dollars. Indonésie

loppement du programme de lutte antivariolique en fonction des possibilités, afin de créer dans la popula-

tion une immunité suffisante pour que la variolé cesse de poser un problème de santé publique. L'Organisation assure les services d'une infirmière de la santé

publique et livre du matériel et des fournitures, y compris des moyens de transport (une jeep station wagon) et du vaccin lyophilisé. On ne pourra se faire une idée de l'aide internationale à prévoir pour une campagne d'éradication qu'en 1964, après évaluation

des résultats du projet pilote qui se sera déroulé pendant deux ans. Thaïlande

Population : 96 750 000 habitants (estimation de 1961); 5196 cas déclarés en 1960, 3777 en 1961 et

586 en 1962. Il n'a pas encore été établi de programme

officiel d'éradication de la variole pour le pays. Un épidémiologiste de l'OMS se trouve en Indonésie, où il aide les autorités sanitaires à créer un réseau de services épidémiologiques provinciaux. Des sections d'épidémiologie existent maintenant à

Population : 27 181 000 habitants (estimation de 1961); 32 cas déclarés en 1960, 33 en 1961 et 2 en 1962. La variole n'a pas posé de problème sérieux en

Djakarta, Semarang et Surabaya, et il va en être créé sous peu à Medan (Sumatra septentrional), à Macassar (Célèbes méridionales) et à Palembang (Sumatra méridional). Ce renforcement de l'organisation épidémiologique du pays permettra la mise en oeuvre d'un

Thaïlande ces dernières années. Le programme d'éradication qui a été entrepris par le Gouvernement en 1961 se poursuit. Il a pour objectif de vacciner chaque année

un tiers de la population totale du pays, soit près de huit millions de personnes. En 1961, il a été pratiqué 7 261 141 vaccinations. L'aide internationale demandée

porte sur six véhicules à l'intention des surveillants

programme d'éradication à l'échelle nationale. Des flambées épidémiques ont été signalées en 1962 à Serang et dans quelques régences de Java occidental,

des opérations et sur des livraisons de vaccin en 1962 et 1963, respectivement. Le service de fabrication

et les autorités sanitaires locales ont organisé des campagnes de vaccination. DES

cas

de

variole

ont été signalés par ailleurs dans quelques régions de la province de Sumatra méridional. Une épidémie a éclaté en septembre- octobre 1962 à Bandung, où un programme de vaccination intensive a immédiatement été établi pour l'enrayer. En novembre 1962, une épidémie à éclaté à Bekasi (à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Djakarta) et une campagne de vaccination de masse a, été entreprise par le service épidémiologique et les autorités sanitaires locales. Le FISE a fourni cinq jeeps. Le service de fabrication de vaccin lyophilisé qui fonctionne à Bandung avec l'aide de l'OMS et du FISE en était à la phase expérimentale au moment où le présent rapport a été établi. Népal

de vaccin lyophilisé qui fonctionne à Bangkok avec l'aide de l'OMS et du FISE a commencé à travailler en 1960; il accroîtra sa production en 1963 grâce à du matériel complémentaire. Région de la Méditerranée orientale

Presque tous les pays et territoires de la Méditerranée orientale où la variole est encore endémique travaillent maintenant activement à la mise en oeuvre de programmes d'éradication. Les projets pilotes de

lutte antivariolique, les campagnes d'éradication et les mesures intensifiées de vaccination ont marqué des progrès notables en 1962.

Arabie Saoudite Population : 6 036 000 habitants (estimation de 1956); 32 cas déclarés en 1960, aucun en 1961 et un seul en 1962. Conscient du caractère endémique de la variole, des épidémies qui éclatent périodiquement dans certaines parties de la péninsule et de la menace que fait peser sur le pays le pays le trafic international, le Gouvernement a préparé un programme d'éradica-

Population : 9 388 000 habitants (recensement de 1961); aucun cas déclaré en 1960, 5 en 1961, aucun en 1962. L'exécution du projet pilote de lutte antivariolique soutenu par l'OMS, qui a débuté en février 1962, se poursuit. Cette opération doit couvrir environ 450 000 habitants de Kathmandou et a pour objectifs à court terme : a) la formation du personnel sanitaire

tion avec l'aide de l'OMS. L'accord conclu à cet effet vise à l'éradication de la variole par la vaccination de toute la population en l'espace de trois ans. L'Orga-

national aux techniques de vaccination, aux précautions à prendre pour les vaccins, à la tenue de dossiers

et, d'une manière générale, à l'organisation et à la

nisation assurera le concours des consultants à court terme qui pourraient être nécessaires en 1963, 1964

ANNEXE 16

209

et 1965. D'autre part, elle fournira en plusieurs fois 4 500 000 doses de vaccin lyophilisé, ainsi que des moyens de transport. Ethiopie

phases de novembre 1961 à décembre 1967. La première phase se terminera à la fin de 1963 et les deux

phases suivantes se dérouleront respectivement en 1964 -1965 et en 1966 -1967. Le programme relèvera directement d'un sous -directeur des services de santé, sous l'autorité du directeur des services de santé. Dans les dix -sept districts, le médecin principal de la santé

Population : 20 000 000 d'habitants (estimation de 1960); 293 cas déclarés en 1960, 761 en 1961 et 360 en 1962. L'exécution de campagnes de masse contre des maladies déterminées est rendue difficile par le caractère très insuffisant des services fondamentaux de santé publique. Tous les efforts actuellement entrepris sont orientés vers le développement progressif

publique ou le médecin de district est chargé de la mise en oeuvre du programme. A l'échelon de la subdivision, les fonctionnaires sanitaires sont chargés du détail de la planification, de l'exécution et de la surveillance de la campagne de vaccination.

de ces services, et la campagne antivariolique sera intégrée dans les activités générales des centres de santé et des postes sanitaires. Il a été créé, en 1961, au laboratoire central de référence (à l'Institut Pasteur d'Ethiopie) et avec l'aide de l'Organisation, un service

Vaccin. Depuis le milieu de 1961, l'Institut de la Santé publique de Dacca prépare un vaccin antivariolique lyophilisé d'une, qualité satisfaisante. La production, qui est actuellement d'environ 1 200 000 doses par semaine, pourra être facilement portée à 2 millions de doses et couvrira largement les besoins de la campagne de masse qu'il est prévu d'exécuter dans la province. L'Organisation a fourni au Gouvernement du Pakistan oriental 5 millions de doses de vaccin qui ont été prélevées sur le don de l'URSS et

de production de vaccin lyophilisé, dont la qualité satisfait aux normes recommandées. C'est là une bonne base pour l'organisation ultérieure de campagnes de vaccination de masse, au moyen des services

sanitaires locaux, dans les régions éloignées. Une campagne de vaccination de masse contre la variole et la fièvre jaune a été menée dans les provinces du sud ouest au début de 1961. Environ 800 000 personnes ont été vaccinées, et les vaccinations sont poursuivies

qui ont été employées dans les phases pilotes. Le Gouvernement aurait en outre besoin de véhicules, de matériel et de fournitures pour la production de vaccin yophilisé (coût estimé à US $619 727).

et étendues systématiquement à de vastes régions et à d'autres fractions de la population. Soudan

Pakistan Population : 93 720 613 habitants (recensement de 1961); 2005 cas déclarés en 1960, 2741 en 1961 et 3420 en 1962.

Population : 12 650 000 habitants (estimation de 1962); 135 cas déclarés en 1960, 104 en 1961 et 70 en

1962. Un plan d'opérations pour un projet de lutte antivariolique et d'éradication, soutenu par l'OMS, a été adopté en juillet 1962. Le projet vise à éradiquer la variole en vaccinant toute la population en quatre

Pakistan occidental. Population : 42 880 378 habitants.

ans. A cet effet, le pays sera divisé en quatre zones

dont chacune sera couverte au cours d'une année complète d'opérations. La première année, un projet pilote couvrira, dans la zone ouest du pays, les pro-

Le Gouvernement a décidé d'intégrer en l'espace de cinq ans une campagne de vaccination antivariolique avec la campagne de vaccination par le BCG. Il aurait besoin pour le programme d'éradication de la variole de 50 jeeps, 200 réfrigérateurs et 4000 bouteilles thermos. Il lui faudra en outre du matériel pour accroître la production de vaccin antivariolique desséché. Le coût de cette aide est estimé à US $330 743. Pakistan oriental. Population : 50 840 235 habitants.

vinces de Kordofan et de Darfour, qui groupent épidémiologiste à court terme pendant un mois en 1961 et un mois en 1962. D'autre part, elle doit fournir 3 millions de doses de vaccin lyophilisé par lots d'un

3 417 000 habitants. L'Organisation a soutenu le projet pilote en assurant le concours d'un consultant

million de doses, des véhicules, des appareils de stérilisation, des thermos. réfrigérateurs et des bouteilles

A la suite de la visite d'un consultant de l'OMS en 1960, le Pakistan oriental a établi un programme visant

Yémen

à réaliser l'éradication de la variole dans cette province. Après une phase pilote qui s'est déroulée dans les districts de Tipperah (environ 4 400 000 habitants) et de Faridpur (environ 3 200 000 habitants) de janvier à novembre 1961, une campagne de vaccination de masse couvrant toute la province a été déclenchée en novembre 1961. La vaccination de toute la population du Pakistan oriental sera réalisée en trois

Population : 5 millions d'habitants (estimation de 1960). On ne possède pas de renseignements sur la fréquence des cas de variole. Un plan d'opérations relatif à un projet de lutte antivariolique et d'éradication soutenu par l'OMS a été adopté en décembre 1961. Le projet vise à éradiquer la variole en vaccinant

toute la population en trois ans. L'Organisation a accepté d'assurer le concours d'un consultant à court

210

SEIZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I

terme pendant trois mois en 1962 et trois mois en 1963, ainsi que de fournir 3 millions de doses de vaccin

lyophilisé en plusieurs expéditions, des véhicules et toutes les fournitures médicales nécessaires pour la campagne. Un décret imposant la vaccination obligatoire et gratuite de tous les habitants du Yémen, y compris les nouveau -nés, a été promulgué le 2 juillet 1962. Toute la population de Sana, capitale du Yémen,

Région du Pacifique occidental Les pays de la Région du Pacifique occidental sont

a été vaccinée le 10 septembre 1962.

actuellement exempts de variole endémique. La plupart d'entre eux appliquent cependant des mesures de vaccination, et notamment des programmes de vaccination intensive, pour maintenir dans leur population un état d'immunité suffisant afin d'empêcher que des épidémies sérieuses n'éclatent en cas d'importation de la maladie.

INDEX DES RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

Les résolutions sont reproduites, dans l'ordre numérique de leurs cotes, aux pages 1 à 22. Les décisions de procédure, qui portent des numéros en chiffres romains, figurent aux pages 23 et 24. Résolution N.

Résolution N.

Afrique, Bureau régional, locaux, Afrique, Comité régional, réunions, Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), voir Organisation des Nations Unies

WHA16.9 WHA 16.43

Contributions, barème pour 1964, nouveaux Membres, 1962 et 1963, recouvrement,

WHA16.10 WHA16.7 WHA16.20

Algérie, contribution pour 1962 et 1963, crédits pour l'éradication du paludisme, Apartheid,

WHA16.7 WHA16.8 WHA16.43

Décennie des Nations Unies pour le développement, WHA16.40 WHA 16.2 WHA16.1

Assemblée mondiale de la Santé, Dix -Septième, WHA16.16 lieu de réunion, iv) Seizième, président et vice -présidents,

Directeur général, contrat, nomination, Rapport annuel, 1962,

WHAI6.12

Bâtiment du Siège, rapport sur l'avancement des travaux, Budget, 1963, prévisions supplémentaires, 1964, montant effectif et niveau, Voir aussi Résolution portant ouverture de crédits WHA16.22 WHA16.6 WHA16.13 vi)

Eau, programme d'approvisionnement public, WHA16.27 Education sanitaire, par la télévision, WHA16.25 Enfants, influence de la télévision, WHA16.25 Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, maintien de l'assistance aux, WHA 16.31 personnel médical, étude organique sur les moyens de formation, WHA16.29 Etude organique, assistance aux nouveaux Etats en matière d'enseignement de la médecine et de

Bureau de l'Assemblée, constitution, Bureau régional de l'Afrique, locaux, Burundi, contribution pour 1962 et 1963, crédits pour l'éradication du paludisme,

WHA16.9 WHA 16.7 WHA16.8

formation du personnel médical, WHA16.29 méthodes de planification et d'exécution des projets, FAO, voir Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture

WHA16.30

Caisse commune des Pensions du Personnel des

Nations Unies, rapport annuel du Comité mixte pour 1961, Codex Alimentarius,

WHA16.19 WHA16.42 WHA I 6.32 W HA 16.21

Fonds bénévole pour la promotion de la santé, compte spécial

pour l'approvisionnement WHA16.27 WHA16.26 WHA16.20

Comité consultatif de la Fonction publique internationale, Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS, nomination de représentants, Comité de la Quarantaine internationale, onzième rapport, Commissaire aux comptes, nomination, rapport pour 1962, Commission des Désignations, composition, Commission de Vérification des Pouvoirs, composition, Commissions principales, élection du Bureau,

public en eau, compte spécial pour la recherche médicale, Fonds de roulement, recouvrement des avances,

virement au fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique, WHA16.9 Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FJSE), collaboration avec l'OMS, WHA16.24 Institutions spécialisées, décisions intéressant l'OMS, calendrier des conférences, questions administratives, budgétaires et financières,

WHA16.35 WHA16.14 WHA 16.5 ii)

WHA16.33

i) v)

Compte spécial, approvisionnement public en eau, assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder,

WHA16.27 WHA16.31 WHA16.17 WHA16.26

questions de programme, traitements et salaires, mécanisme inter- organisations,

WHA16.32 WHA16.39 WHA16.32 WHA16.7 WHA16.8 WHA16.25

éradication du paludisme, recherche médicale,

Confédération suisse, contribution au bâtiment du Siège, Conférences, arrangements relatifs au calendrier, Conseil exécutif, élection des Membres habilités à désigner une personne devant en faire partie, étude organique, enseignement médical dans les pays nouvellement constitués, planification et exécution des projets, rapports sur ses trentième et trente et unième sessions,

WHA16.22 WHA16.33 WHA16.11

Jamaïque, contribution pour 1963, crédits pour l'éradication du paludisme, Jeunesse, influence des programmes de télévision sur la,

Kenya, admission en qualité de Membre associé, WHA16.4

crédits pour l'éradication du paludisme, Locaux, Siège, rapport sur l'avancement des travaux,

WHA16.8

WHA16.29 WHA16.30 WHA16.44

Bureau régional de l'Afrique,

WHA16.22 WHA16.9

- 211 -

212

SEIZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I Résolution N.

Résolution N.

Maurice, île, admission en qualité de Membre associé,

WHA16.3

WHA16.8 crédits pour l'éradication du paludisme, Médecins, formation dans les pays ayant récemment accédé à l'indépendance, WHA16.29

Médicaments, voir Préparations pharmaceutiques Membres, nouveaux, contributions pour 1962 et 1963,

Pouvoirs, vérification, iii) Commission, composition, i) Préparations pharmaceutiques, évaluation clinique et pharmacologique, WHA16.36 normes pour les médicaments, WHA16.38 Président et vice -présidents, Seizième Assemblée

mondiale de la Santé, WHA16.7 WHA16.3 WHA16.4

iv) y)

commissions principales,

Membres associés, admission, île Maurice, Kenya,

Quarantaine internationale,

WHA16.35

Normes alimentaires, programme commun FAO/ OMS, WHA16.42

Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -

Orient (UNRWA), prorogation de l'accord avec,

HA16.41 vii)

Rapport annuel du Directeur général, 1962, WHA16.12 Rapport financier de l'OMS pour 1962, WHA16.5 Recherche médicale, programme, WHÀ16.26 Règlement du Personnel, amendements, WHA16.15 Règlement sanitaire international, Règlement additionnel du 23 mai 1963, WHA16.34

Ordre du jour, adoption,

Organisation des Nations Unies, décennie pour le développement, décisions intéressant l'activité de l'OMS, calendrier des conférences, questions administratives, budgétaires et financières, questions de programme,, régime commun des traitements et indemnités, Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture W HA16.40

Résolution portant ouverture de crédits, additif au tableau A, 1962 et 1963, WHA16.8 1963, amendement, 1964,

WHA16.33

Rwanda, contribution pour 1962 et 1963, crédits pour l'éradication du paludisme, Santé mentale, influence de la télévision chez les enfants et les jeunes adultes, Siège de l'OMS, voir Bâtiment du Siège Télévision, influence des programmes sur la jeunesse,

WHA16.6 WHA16.28 WHA16.7 WHA16.8

WHA16.32 WHA16.39 WHA16.32 WHA 16.42

WHA16.25

(FAO), collaboration avec l'OMS sur les normes alimentaires, Ouganda, contribution pour 1963, crédits pour l'éradication du paludisme, WHA16.7 WHA16.8 WHA16.24 WHA 16.23

WHA16.25

Paludisme, éradication, aide du FISE, état d'avancement du programme, Membres ayant droit à des crédits, pour 1962 et 1963,

Timbres -poste de l'éradication du paludisme, WHA16.18 Traitements et indemnités, régime commun, WHA16.32 Trinité et Tobago, contribution pour 1963, W HA 16.7

crédits pour l'éradication du paludisme, UNRWA, voir Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient

WHA16.8

pour 1964, programme accéléré, financement, timbres -poste,

WHA16.8 WHA16.28 WHA16.17 WHA16.18 WHA16.30

Planification et exécution des projets, étude orga-

nique sur les méthodes,

Variole, éradication,

WHA16.37

Informations clés
Type de document Publications
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé