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Rapport sur l'état d'avancement du processus de mise en oeuvre des activités transférées aux programmes nationaux de lutte contre l'onchocercose (1er janvier - 31 septembre 2001) : Guinée-Bissau

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ÈOnchocerciasis Control Programme in West Africa (OCP) Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de I'Ouest COMITE CONJOINT DU PROGRAMME CCP - JPC JOINT PRoGRAMME COMMITTEE Bureau du Président Office of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Vingt-deuxième session V/ashington, l0- ll décembre200l lPC22.8 (f) ORIGINAL : FRANCAIS Septembre 2001 Point 7 de l'ordre du iour provisoire RAPPORT SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DU PROCESSUS DE MISE EN OEUVRE DES ACTIVITES TRANSFEREES AUX PROGRAMMES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (ler janvier - 30 septembre 2001) GUINBB-BISSAU IREPUBLIQUE DE GUINEE-BISSAU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE Bissau, le 20 novembre 2001 obj et: Rapport pour la Réunion JPC 22 ÿlashinston du 10 l2 décembre 2001 Analyse de la situation après évaluations épidémiologique et entomologique sur les Bassins du Rio Corubal et Geba troduction Depuis longtemps nous réalisons des évaluations concernant les activités du Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Guinée-Bissau notamment dans les domaines épidémiologique et entomologique. II est important de faire le point au sujet de la situation actuelle avant de passer à la phase de réalisation du traitement communautaire de l'onchocercose par l'ivermectine. Trois évaluations ont été effectuées : des deux évaluations épidémiologiques - l'une en juin et l'autre en juillet - et une évaluation entomologique - en août/septembre -. La première évaluation épidémiologique de l'onchocercose en Guinée-Bissau a été réalisée en 1989190. Elle a permis de connaître la distribution et la répartition au niveau des régions intéressées : parmi les 11 villages les plus infectés (région du Rio Geba), nous avions retrouvé 287 examens positifs. En 1997, après 6 à 7 années de traitement de masse par I'ivermectine, une nouvelle évaluation épidemiologique avait été réalisée : seulement 2 (deux) examens positifs ont été rapportés. Lors de l'évaluation épidémiologique de 2001, au niveau de la région du Rio Geba, parmi les 12 villages concernés, aucun examen positif n'avait été retrouvé. Stratésies préconisées actuellement Avec l'évaluation épidemiologique de 1997,la stratégie préconisée consistait à traiter uniquement les personnes ayant des examens positifs. Malheureusement le conflit social et politique de 1998/99 n'a pas permis la réalisation de la stratégie de lutte retenue. Ainsi, en raison de ce conflit, il n'a pas été possible pendant près de 4 (quatre) années d'effectuer le traitement par I'ivermectine dans deux bassins concernées. Aucun nouveau examen positif n'a été décrit parmi les sujets ayant eu des examens négatifs en 1997 - et cela jusqu'à la dernière évaluation épidémiologique réalisée en 2001. Ou'est-il arrivé ? L'ivermectine permet la disparition, prolongée jusqu'à un an, des microfilaires mais ne détruit pas les filaires (Onchocerca volvulus) dont la durée moyenne de vie est de 12 (douze) années - de l0 à l5 années -. Par ailleurs, suite au conflit social et politique de 1998/99, le traitement par I'ivermectine a été interrompu pendant une période d'environ 4 (quatre) années; les filaires existantes peuvent continuer leur reproduction. Pour toutes ces raisons, nous aurions pu retrouver des examens positifs ce qui n'a pas été le cas. 2Quand les filaires (Onchocerca volwtlus) ont-elles disparues ? La reproduction des filaires (Onchocerca volvulus) avait-elle été totalement arrêtée grâce au traitement par l'ivermectine ? Les filaires existantes étaient-elles affectées par le traitement par l'ivermectine - celui-ci agissant sur les microfilaires - ? Par ailleurs, un facteur géo-climatique intervient dans I'intemrption de la transmission vectorielle : le Rio Geba s'assèche chaque année pendant une période allant du mois de mars au mois de juillet. Compte tenu de ces constatations, nous pouvons nous interroger sur la nécessité de continuer le traitement par ivermectine au niveau de la région du Rio Geba. Région du Rio Corubal Pour le bassin du Rio Corubal, le phénomène est d'ordre socio-anthropologique : il existe une migration constante des populations locales cibles et, au sein des 25 villages de la région, nous avons retrouvé 40 sujets porteurs de microfilaires (examens positifs). Malgré cette situation lié au mode de vie, le nombre de microfilaires par biopsie cutanée exsangues (B.C.E.) - noté MF/b - continue à être peu élevé. On a notifié la présence de deux (2) patients atteints d'onchocercose : I'un, à Cabuca, présentait 93 MF/b - celui-ci est devenu aveugle alors que le traitement de masse par l'ivermectine avait lieu - et l'autre, à Cuatche, présentait 50 MFib. Pendant l'évaluation épidémiologique considérée nous avons enregistré l4 sujets aveugles parmi ceux- ci 13 d'entre d'eux avaient une cécité antérieure; seulement un (l) nouveau cas de cécité par onchocercose a été enregistré. En ce qui concerne ce nouveau cas, la cécité est suryenue en raison d'une inobservance du traitement par ivermectine : le sujet en question est un chasseur résident à Cabuca qui quittait le village lorsque I'Equipe Nationale arrivait dans la région - actuellement, celui-ci recherche un traitement au Sénégal n'acceptant pas que la cécité dont il est atteint soit inéversible. Que doiron penser des constatations faites dans le bassin du Rio Corubal suite à I'intemrption du traitement par l'ivermectine pendant quatre (4) années en raison du conflit social et politique ? En effet, les sujets avec des examens négatifs pendant l'évaluation épidémiologique de 1997 sont toujours avec le même statut jusqu'à la dernière évaluation épidémiologique de l'année 2001. Facteur Le mode de vie des populations locales du bassin du Rio Corubal amène celles-ci à s'approcher du fleuve : ainsi, les populations se déplacent vers le fleuve pour se fixer temporairement au bord du Rio Corubal pour pratiquer des activités liées à I'agriculture, à la pêche et à la chasse. Dans ces conditions, les sujets cibles restent en contact permanent avec le vecteur de I'onchocercose et ils rentrent, chaque année, dans leurs villages d'origine seulement après que les récoltes soient réalisées c'est-à-dire vers le mois de décembre. Evaluation entomologique Dans la région du Rio Geba, les sujets présentaient des examens négatifs : aucun vecteur infecté n'a été capturé parmi la faible quantité de vecteurs qui ont été récoltés (N:68) (voir Tableau II). Cependant, nous avons retrouvé quelques vecteurs infectés dans la région du Rio Corubal où la majorité de ceux-ci vivent en savanes (vecteurs savanicoles). JStratésie à adopter En ce qui concerne l'onchocercose, la région sanitaire la plus touchée est celle de Gabü : la réalisation du traitement communautaire peut être facilitée par le niveau sanitaire particulier de cette région. Au niveau de la région de Gabü, les Unités de Santé de Base (U.S.B.) - qui sont des structures sanitaires gérées par la population - seront utiles dans le cadre de la réalisation du traitement communautaire de l'onchocercose. Mise en oeuvre du T.I.D.C. Afin d'initier le traitement communautaire de l'onchocercose (T.l.D.C.), il apparaît nécessaire d'entreprendre le recyclage des techniciens de santé exerçant au niveau de centres de santé ainsi que celui des agents de santé ou des volontaires afin qu'ils puissent assunler la responsabilité du traitement communautaire. La Guinée-Bissau est Ie seul pays, parmi les 1l pays qui composent le Programme OCP, oir il n'existe aucune O.N.G. impliquée spécifiquement dans la lutte contre l'onchocercose. Depuis peu - au mois d'août 2001 - dans le cadre de l'organisation sous-régionale « Initiation - Santé pour la Paix » (H.F.P.I., Health For Peace Inittative) - 4 (quatre) pays se sont regroupés : le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Conakry et la Guinée-Bissau. L' « Initiative - Santé pour la paix » a été appuyée par Sigth Savus International. L'un des objectifs actuels de l'organisation « Initiative pour la Paix » est de lutter contre la cécité en général et notamment contre la cécité « évitable » - y compris l'onchocercose -. Nous pensons que, si les taux de couverture géographique et thérapeutique sont régulièrement corrects pendant 2 ou 3 années consécutives, le problème sanitaire que constitue l'onchocercose au niveau du bassin du Rio Corubal pourra être résolu - bassin du Rio Corubal contrôlé ou assaini -. Difficultés rencontrées En Guinée-Bissau, certains villages sont d'accès difficile - et ils sont plus ou moins éloignés des centres de santé (aire sanitaire de Boé : région de Gabu) : il est parfois possible de marcher environ 50 kilomètres avant d'atteindre le moindre village. Movens Iogistiques Les 2 (deux) régions sanitaires touchées par I'onchocercose - régions sanitaires de Gabu et de Bafata - ont d'importants problèmes sanitaires logistiques comme, par exemple, le manque de véhicules ou de carburant accessible. La résolution de ces problèmes logistiques est fondamentale pour mener à bien le traitement communautaire de l'onchocercose. Disponibilité de l'ivermectine (comprimés) La réunion (réunion technique) qui a eu lieu à Tambacounda a bien montré que chaque pays de la sous-région avait un problème spécifique à régler : le Coordonnateur National du Sénégal, le Dr. Lamine Diawara, a invité les coordonnateurs nationaux de certains pays voisins : Mali, Guinée- Conakry et Guinée-Bissau. Cette réunion a permis d'aborder des problèmes sanitaires importants comme, par exemple, I'accessibilité à l'ivermectine qui est devenue un point crucial en raison des prix de revient élevé du médicament. Compte tenu de l'achévement du Programme OCP dans les prochains mois, les Etats de la sous-région - y compris l'Etat de la République de Guinée-Bissau - auront vraisemblablement des difficultés pour une accessibilité à l'ivermectine au niveau des régions 4concernées par l'onchocercose. Toute aide, multilatérale ou bilatérale, sera bienvenue pour continuer à maintenir le haut niveau des résultats acquis dans la lutte contre l'onchocercose au niveau de Ia sous- région - et notamment en Guinée-Bissau -. Dr. Antônio Tamba Nhaque Coordonnateur National du Programme ONCHO/Guinée-Bissau 5REPUBLIQUE DE GUINEE-BISSAU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE Bissau, le 20 novembre 2001 Introduction Le Programme de Lutte Contre l'Onchocercose a débuté ses activités en 1989/1990. Les évaluations épidémiologique et entomologique ont été réalisées - dans les régions sanitaires de Gabu et de Bafata - au niveau de 2 (deux) bassins : le bassin du Rio Corubal et le bassin du Rio Geba. L'évaluation initiale - vers 1990 - a montré que la prévalence globale d'examens positifs parmiles examens effectués était de l7o dans le bassin de Rio Corubal contre 90 pour le bassin du Rio Geba. Cependant, la deuxième évaluation a été réalisée dans les 15 villages les plus infectés du Rio Corubal en 1989/90 - voir résultats ci-dessous (Tableau I) - : Tableuu I - Evolution de la situatton épidémiologique de 1990 à 2001 pour les régiorts du bassin du Rio Corubal et du bassin du Rio Geba. Obs : Il est de noter que le taux de recrutement est de 76,60/o pour la dernière évaluation épidémiologique de 2001. Année Rio Recenc. Examen Positif Prevel. 7o MICF/b 1990 Corubal 1.991 1.422 s80 40,7yo 138,2-43,3) 63,5 à 198,5 Geba 2.108 r.669 287 17,lyo [15,2- 18,9] 80 t997 Corubal l5 villages 1.677 I I 7 I 19 L,6yo [0,9-2,3] 2 Geba 1l villages 2.261 r.706 2 0,1 [0, 1 o,//o I 0-0, I 3 l I 2001 Corubal (25 villages) et Geba (12 villages) 5.823 4.466 40 0,890Â[0,61-1,1] 93 (Corubal) 0 (Geba) 6Tableau II - RESULTATS GLOBAUX spécifiques sur le Rio Corubal (à Cabuca) et sur le Rio Geba (à Medtdora) pour la période allant du l7 juillet 2001 au 07 septembre 2001 (40 jours). Point Période Captures Nb Jrs Disec Pares 7o Pares DNS/IDEN Nb L3T IDENT MORF Inf. Infes. Sav SO/Sq Yahense Cabuca 17l7 au 719l0r t.952 40 1.952 815 4l,lyo [39,5-43,8] 5l 30 4t 1.952 Medidora t711 au 7 t9l0l 68 40 68 43 63,2yo [51,1-14,6] 0 0 0 68 TOTAL 2.020 2.020 8s8 42,4yo 140,3-44,61 5l 30 4l 2.020 0 0 Tableau III - Evolution du nontbre de microfilaire par Biopsie Cutanée - noté MF/b - chez certains sujets du village de Cabuca, bassin du Rio Corubal : comparaison entre 1990 et 1997. N"/Sujet à Cabuca, Rio Corubal Biopsie G & D en 1990 Moyenne Biopsie en 1990 Biopsie G & D en 1997 451.636 198 / 199 198,5 0/0 45t.777 tr8 I t25 121,5 0/0 45t.778 68/88 78,5 0/0 45r.64r s9168 63,5 0/0 45 1.589 79186 82,5 0/0 45r.596 105 / 103 104 0/0 463.259 ts8 I r74 r66 0/0

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Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé