SYNTHÈSE DES INFORMATIONS PRATIQUES ESSENTIELLES POUR LES PAYS TOUCHÉS PAR DES FLAMBÉES DE GRIPPE AVIAIRE A(H5N1) ET D’AUTRES SOUS-TYPES PREMIÈRE ÉDITION JUILLET 2016
SYNTHÈSE DES INFORMATIONS PRATIQUES ESSENTIELLES POUR LES PAYS TOUCHÉS PAR DES FLAMBÉES DE GRIPPE AVIAIRE A(H5N1) ET D’AUTRES SOUS-TYPES PREMIÈRE ÉDITION JUILLET 2016
WHO/OHE/PED/GIP/EPI/2016.1
La présente synthèse est un document en évolution qui sera adapté chaque fois que de nouvelles informations, recommandations ou publications seront diffusées.
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TABLES DES MATIÈRES Genèse du document.............................................................................................. iv Remerciements......................................................................................................... iv Introduction...............................................................................................................1
Généralités sur la grippe aviaire ..............................................................................2 Rôle du secteur de la santé animale.......................................................................4 Communication sur les risques.................................................................................6
Réduire l’exposition humaine à la grippe aviaire : messages de base destinés au grand public et aux groupes à risque................8 Réduire l’exposition humaine à la grippe aviaire : messages spécialement destinés au personnel d’abattage..............................10
Sécurité sanitaire des aliments...............................................................................12 Eau potable et environnement...............................................................................14
Surveillance des cas humains................................................................................16 Prélèvement d’échantillons humains pour diagnostic.........................................18 Se préparer à la survenue de cas humains et à leur traitement..........................20 Vaccinations chez l’homme...................................................................................22
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GENÈSE DU DOCUMENT 2008 : Initialement, les éléments qui composent ce document ont été rassemblés pour être distribués aux représentants de l’OMS dans les pays touchés par des flambées de grippe aviaire hautement pathogène chez les animaux. 2015 : Suite à la réintroduction de la grippe aviaire hautement pathogène chez les animaux dans des régions du monde où aucune flambée ne s’était produite depuis plusieurs années, nous avons entrepris de mettre à jour ce dossier d’information pratique. • Avril-mai : Les fiches d’information réunies dans le document ont été actualisées avec l’aide de différents départements techniques. Les liens électroniques ont été mis à jour au besoin et des liens vers de nouvelles sources ont été ajoutés. Nous avons également sollicité l’aide de nos collègues de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). • Juin : Nous avons envoyé le document à l’état de projet à nos collègues du Bureau régional OMS de l’Afrique (AFRO) pour qu’ils signalent toute lacune et donnent leur avis sur son utilité. • Octobre : Les fiches d’information ont été actualisées avec l’aide de collègues des unités techniques d’AFRO. • Novembre : Une première version a été soumise pour contrôle rédactionnel et perfectionnement de la mise en page.
REMERCIEMENTS Le Programme mondial OMS de lutte contre la grippe tient à remercier les collègues du Bureau régional de l’Afrique et du Siège de l’OMS ainsi que ceux de la FAO pour leur précieuse contribution.
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INTRODUCTION Le présent dossier a pour but de fournir aux bureaux régionaux de l’Organisation mondiale de la Santé et aux institutions nationales une synthèse des informations indispensables pour conseiller les États Membres sur les questions de santé humaine quand surviennent des flambées ou des cas de grippe aviaire chez l’animal. Il s’agit d’un condensé des informations dont disposent l’OMS, la FAO et d’autres organismes des Nations Unies ainsi que l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) sur les recommandations et les lignes directrices pouvant être utiles aux pays où se produisent des flambées de grippe chez les volailles ou des cas présumés d’infection humaine par des virus de la grippe aviaire.
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GÉNÉRALITÉS SUR LA GRIPPE AVIAIRE POINTS ESSENTIELS : • La grippe aviaire est une maladie qui touche les oiseaux domestiques et sauvages et qui a de graves conséquences pour le secteur avicole en cas de flambée épidémique. • Les virus de la grippe aviaire peuvent aussi infecter l’homme, généralement à la suite d’un contact direct avec des oiseaux infectés. Les infections humaines par des virus de la grippe aviaire sont rares et aucun élément n’indique que ces virus se transmettent facilement d’homme à homme. Sources d’information : www.who.int/mediacentre/factsheets/avian_influenza/fr/ www.who.int/influenza/human_animal_interface/fr/ www.who.int/zoonoses/diseases/animal_influenza/en www.who.int/csr/don/2004_10_29/fr/
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La grippe aviaire est une maladie des oiseaux très contagieuse due aux virus de la grippe A qui circulent chez les oiseaux domestiques et sauvages. On distingue les virus de la grippe aviaire faiblement pathogènes et hautement pathogènes selon les signes cliniques et la gravité de la maladie chez les poulets infectés. Fait important,les oiseaux infectés d’un virus de la grippe aviaire et/ou qui excrètent un virus de la grippe aviaire ne présentent pas tous des signes de la maladie.Les flambées de grippe aviaire chez les volailles ont des conséquences immédiates et graves pour le secteur agricole,surtout quand elles sont dues à des virus hautement pathogènes, qui peuvent causer une forte mortalité chez les volailles et obliger à abattre de nombreux oiseaux. Chez l’homme Les virus de la grippe aviaire peuvent aussi infecter l’homme et provoquer une zoonose (maladie ou infection transmise de l’animal à l’homme). Le contact direct avec des animaux infectés (manutention, abattage ou préparation de la viande) ou avec des environnements contaminés par les liquides biologiques d’oiseaux infectés comporte un risque d’infection humaine et peut provoquer chez l’homme des cas de grippe sporadiques (allant de symptômes grippaux bénins à une pathologie respiratoire aiguë sévère) voire la mort, en fonction de facteurs propres au virus incriminé et à l’hôte infecté. Évolution récente Ces dix dernières années, la grippe aviaire hautement pathogène A(H5N1) a été détectée chez les volailles, les oiseaux sauvages et d’autres animaux dans plus d’une trentaine de pays et a causé plus de 800 cas humains dans 16 de ces pays. Le présent document porte essentiellement sur la grippe aviaire hautement pathogène A(H5N1), mais d’autres sous-types de virus de la grippe aviaire ont infecté l’homme sans provoquer de signes cliniques chez les volailles infectées, par exemple les virus faiblement pathogènes A(H7N9) ou A(H9N2). Il est important de noter que le classement des virus de la grippe
aviaire dans les catégories faiblement pathogènes et hautement pathogènes ne donne aucune indication sur leur capacité à infecter l’homme ni sur la gravité de la maladie qu’ils causent chez l’homme. Si rien ne montre actuellement que les virus de la grippe aviaire se transmettent facilement d’homme à homme (comme c’est le cas des virus de la grippe saisonnière humaine), le risque qu’ils acquièrent des caractéristiques facilitant la transmission interhumaine est source de préoccupation. Si pareil changement survenait,une nouvelle pandémie de grippe pourrait se produire car les populations ne sont généralement pas immunisées contre les virus de la grippe aviaire. Prévention Les mesures de lutte contre la maladie chez les volailles auront pour effet de limiter au minimum la circulation du virus et donc de réduire le risque d’infection et de morbidité chez l’homme. Ces mesures doivent être élaborées et appliquées de manière intégrée, les secteurs de la santé publique et de la santé animale travaillant de concert aux niveaux administratif et technique, selon le concept « Une seule santé ».Veuillez contacter le bureau local de la FAO pour en savoir plus sur les mesures de prévention appliquées dans le secteur avicole. Les mesures destinées à réduire l’exposition humaine aux virus de la grippe aviaire et à prévenir la morbidité chez l’homme doivent être centrées sur l’interface entre l’homme et l’animal (voir les sections « Réduire l’exposition humaine »). Les mesures de prévention doivent viser non seulement les groupes professionnels à risque (agents de santé, vétérinaires et personnes travaillant dans les élevages de volailles), mais aussi toute personne se trouvant au contact d’oiseaux potentiellement infectés (vendeurs et clients des marchés de volailles vivantes ou familles qui abattent des oiseaux chez elles). Il convient en outre d’intensifier la surveillance pour déceler les cas humains éventuels, et de vérifier l’état de préparation aux premières interventions en cas de détection d’un cas humain dans une zone.
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RÔLE DU SECTEUR DE LA SANTÉ ANIMALE POINTS ESSENTIELS : • Connaître le rôle des partenaires responsables dans les secteurs de la santé animale et de la santé humaine dans votre pays et établir une communication transparente avec eux. • Comprendre pourquoi il est important que les secteurs de la santé animale et de la santé publique échangent des informations sur les flambées chez les volailles, la surveillance chez les animaux et les cas humains. Sources d’information : www.oie.int/fr/ www.oie.int/fr/sante-animale-dans-le-monde/portail-web-sur-linfluenza-aviaire/ www.fao.org/home/fr/ www.fao.org/avianflu/fr/index_fr.html www.fao.org/h7n9
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Le secteur de la santé animale est chargé de prévenir et d’endiguer les flambées épidémiques chez les animaux, y compris les flambées de grippe aviaire. Il est important de signaler les flambées en cours ou nouvelles chez les animaux pour pouvoir cibler la prévention chez l’homme dans les zones touchées et rendre attentifs au risque les professionnels qui travaillent avec des animaux potentiellement infectés, ainsi que le grand public.Réciproquement, la communication d’informations sur les cas humains au secteur de la santé animale lui est tout aussi utile pour cibler ses activités de riposte. Sont énumérés ci-après différents organismes du secteur de la santé animale et leurs responsabilités respectives. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Mandat : promouvoir la sécurité alimentaire et une bonne nutrition en mettant à la disposition des pays membres des connaissances, des conseils de politique générale et une assistance technique. La FAO publie des informations et des lignes directrices sur la grippe aviaire et fournit une assistance technique directe aux pays par l’intermédiaire de son Siège, de ses bureaux régionaux et bureaux de pays, assistance qui peut prendre la forme de missions d’experts, d’un renforcement des capacités et d’un appui aux laboratoires. La FAO favorise également la collaboration, la communication et la coordination entre pays et régions. La FAO agit principalement par collaboration directe avec les ministères chargés de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et de la pêche ainsi qu’avec d’autres acteurs comme des
organisations internationales et régionales, des associations d’agriculteurs et d’éleveurs de volailles, des associations vétérinaires, ou dans le cadre de partenariats public-privé. Organisation mondiale de la santé animale (OIE) Mandat : fixer des normes internationales en ce qui concerne la santé animale et les zoonoses dans le « Code de l’OIE » et le « Manuel de l’OIE ». L’OIE est chargée de recueillir les informations officielles des pays membres sur les pathologies animales et de les diffuser. Elle collabore avec les services vétérinaires nationaux et avec la FAO aux niveaux national, régional et mondial pour fournir une assistance technique aux pays (appui aux laboratoires, par exemple). Les États Membres sont tenus,sous certaines conditions, de déclarer à l’OIE les cas de grippe aviaire A(H5) ou A(H7) chez les volailles. Services vétérinaires nationaux Les services vétérinaires nationaux relèvent normalement du ministère de l’agriculture et sont chargés d’appliquer les mesures nationales pour endiguer et prévenir la propagation de la maladie chez les volailles. Dans certains pays, d’autres administrations (sécurité alimentaire, commerce, environnement, par exemple) sont aussi chargées de certains aspects de la lutte contre la grippe aviaire. D’autres organisations, parmi lesquelles des organisations de protection de la faune et de la flore et des organisations internationales donatrices ou d’assistance technique, contribuent aux activités nationales de lutte contre la maladie.
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COMMUNICATION SUR LES RISQUES POINTS ESSENTIELS : • Avoir mis en place une stratégie et un plan de communication. • Définir des points de discussion,se mettre d’accord à leur sujet et les distribuer aux différents bureaux qui seront vraisemblablement amenés à réagir (bureaux de pays, bureaux régionaux et Siège de l’OMS, FAO et OIE) • Demander des moyens de renfort en matière de communication sur les risques auprès du Réseau de communication d’urgence de l’OMS. • Savoir qui sont vos porte-parole, ce qu’ils vont communiquer aux parties extérieures et de quelle façon. • Annoncer la flambée sans retard même si les faits ne sont pas encore parfaitement élucidés ou tous connus. • Avoir mis en place des mécanismes pour évaluer régulièrement la façon dont le grand public et les parties prenantes perçoivent les risques, connaître leurs préoccupations et y répondre. Utiliser les mêmes mécanismes pour déterminer si les messages sont accueillis et compris comme prévu par le grand public et d’autres interlocuteurs. Sources d’information : Communication sur les risques : www.who.int/risk-communication/training/en/ www.who.int/risk-communication/emergency-response/en/ Une communication efficace : guide pratique apps.who.int/iris/bitstream/10665/249605/1/9789242509465-fre.pdf?ua=1
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La survenue d’une flambée de grippe aviaire hautement pathogène chez les volailles pour la première fois dans un pays inquiète souvent beaucoup l’opinion publique et peut perturber la vie sociale et économique. Toutes les par ties prenantes (grand public, décideurs et dirigeants, agriculteurs, secteur de la production alimentaire et médias) ont besoin que des informations claires et compréhensibles leur soient communiquées rapidement pour prendre des mesures de protection et de prévention qui limiteront la propagation de la flambée. Une bonne communication avec toutes les parties prenantes est un aspect essentiel de la riposte à une flambée. Elle suppose de savoir comment ces acteurs perçoivent la menace que représente la flambée. Les mesures importantes à prendre sont expliquées ci-dessous. Soyez les premiers à communiquer et communiquez régulièrement afin d’instaurer la confiance Les gens ne suivront que les conseils donnés par des sources dignes de confiance. Par conséquent, la communication doit instaurer, entretenir ou restaurer la confiance dans les autorités et les équipes d’intervention. Pour cela, une institution ou une personne compétente et crédible doit annoncer le plus tôt possible toutes les informations connues sur la flambée, en indiquant ce qu’on ignore encore et en expliquant les mesures prises pour protéger les gens et leurs moyens de subsistance. Il faut faire des annonces publiques même si les informations sont incomplètes. Soyez transparents sur la façon dont les décisions ont été prises. Communiquez fréquemment par des canaux ou sur des supports permettant de toucher toutes les parties prenantes.
Soyez à l’écoute pour connaître les préoccupations des gens, ce qu’ils savent et ce qu’ils croient Déterminez les préoccupations des gens et faites preuve d’empathie (même si vous ne pouvez pas répondre directement à leurs inquiétudes).Pour cela,nouez un dialogue avec les représentants des principales parties prenantes. Suivez l’actualité dans les médias et sur les médias sociaux pour découvrir comment la situation y est présentée, les rumeurs et les fausses informations qui circulent, et organisez des groupes de discussion avec les principaux acteurs ou réalisez un sondage rapide ou une enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques (enquête CAP).Dans un esprit d’empathie, tenez compte de ces résultats dans les messages et communications officiels et dans la stratégique de riposte. C’est aussi un bon moyen de vérifier que les messages clés sont bien compris et que les comportements sont en train changer. Il faut mettre en place une stratégie et un plan de communication complets avant la survenue d’une flambée et les réexaminer au début de la flambée Cette stratégie doit être assortie de modes opératoires normalisés pour la communication sur les risques. Elle doit, au minimum, indiquer les connaissances et les compétences que doivent avoir les porteparole et la manière dont ils doivent procéder, et planifier la communication avec les médias, sur les médias sociaux et par téléphonie mobile, la participation communautaire, la mobilisation sociale et la communication avec les partenaires. Définissez des points de discussion, mettez-vous d’accord à leur sujet et distribuez les dans toute l’organisation et aux partenaires à des fins de cohérence et de transparence. Établissez un modèle de première annonce qui, le moment venu, pourra être adapté à la situation.Sachez qui contacter à l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation sur des questions techniques précises et pour approbation officielle des messages. Initiez dès que possible des activités de mobilisation sociale et de participation communautaire.
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RÉDUIRE L’EXPOSITION HUMAINE À LA GRIPPE AVIAIRE : MESSAGES DE BASE DESTINÉS AU GRAND PUBLIC ET AUX GROUPES À RISQUE POINTS ESSENTIELS : • Réduire le plus possible l’exposition de la population à des oiseaux potentiellement infectés et à d’autres sources de contamination. • Les personnes exposées à des oiseaux potentiellement infectés doivent respecter les règles d’hygiène personnelle, surtout se laver souvent les mains et consulter un médecin si elles tombent malades. Sources d’information : www.who.int/influenza/human_animal_interface/fr/ www.fao.org/avianflu/documents/ProtectPoultry-ProtectPeople.pdf www.unicef.org/influenzaresources/ www.fao.org/docrep/010/a0632f/a0632f00.htm
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Lorsque des virus de la grippe aviaire circulent dans une zone, toutes les personnes exposées à des oiseaux infectés peuvent potentiellement contracter l’infection, notamment celles qui : • élèvent des volailles dans leur cour ou leur habitation ou achètent des volailles ou des oiseaux vivants sur les marchés • abattent, plument ou découpent des volailles • manipulent et préparent de la viande de volaille crue destinée à être cuite et consommée • transportent ou vendent des volailles vivantes ou des carcasses • participent à l’abattage ou à l’élimination des volailles • travaillent dans le secteur avicole, agriculteurs et vétérinaires compris • ont des contacts avec les produits dérivés de la volaille (viscères, fientes, plumes) ou avec de l’eau contaminée par ces sous-produits (eaux usées d’un marché d’oiseaux vivants ou d’un abattoir) • consomment de la viande de volaille crue Les ministères de la santé, en collaboration avec les ministères de l’agriculture et d’autres organismes gouvernementaux, doivent dresser un plan (y compris un plan de communication intégré) et appliquer des mesures de sécurité biologique et autres pour réduire l’exposition des personnes à risque. Les principaux messages à faire passer dans les zones touchées sont les suivants : Réduire l’exposition au minimum Le grand public doit avoir le moins de contacts possibles avec des poulets, des canards ou d’autres oiseaux, et éviter les endroits où les volailles sont gardées, abattues ou préparées. Les enfants doivent être tenus à l’écart des oiseaux et de leurs déchets,plumes et fientes comprises. Ils ne doivent pas ramasser les œufs ni aider à l’abattage ou à la préparation de la viande.
Respecter les règles d’hygiène Cuisez bien la viande de volaille et ses produits dérivés. Utilisez une protection individuelle adéquate si vous devez toucher des oiseaux ou des déjections d’oiseaux provenant de zones touchées, marcher sur un sol contaminé par des déjections ou nettoyer des surfaces où vivent les volailles (cages).Tout de suite après, lavez-vous les mains à l’eau et au savon et nettoyez vos chaussures et vos vêtements extérieurs. Les personnes qui vendent des oiseaux vivants ou qui participent à leur abattage et à leur préparation sur les marchés doivent de préférence porter des vêtements protecteurs de couleur claire, un tablier propre, des gants et des bottes en caoutchouc. Il leur est recommandé de se laver soigneusement et de mettre des vêtements propres avant de rentrer chez elles. Faute de gants et de bottes en caoutchouc, on peut utiliser des sacs plastiques pour couvrir les pieds et les mains. Si ce n’est pas possible, il faut se laver les mains à l’eau et au savon tout de suite après avoir manipulé les oiseaux ou les produits dérivés. Consulter un médecin Consultez un médecin sans attendre si vous ne vous sentez pas bien. Signalez immédiatement aux autorités les volailles malades ou mortes subitement. Respectez toutes les mesures officielles mises en place (par exemple restriction de la liberté de mouvement des animaux). N’abattez pas et/ou ne consommez pas des oiseaux visiblement malades ou qui sont morts subitement.
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RÉDUIRE L’EXPOSITION HUMAINE À LA GRIPPE AVIAIRE : MESSAGES SPÉCIALEMENT DESTINÉS AU PERSONNEL D’ABATTAGE POINTS ESSENTIELS : • Fournir des équipements de protection individuelle adaptés et dispenser une formation adéquate. • Tenir un registre des professionnels exposés et surveiller leur état de santé pendant leur exposition à des oiseaux potentiellement infectés ou des environnements contaminés et pendant les sept jours suivants. Sources d’information : www.who.int/influenza/resources/documents/guidance_protection_h5n1_02_2008/en/ www.fao.org/avianflu/documents/ProtectPoultry-ProtectPeople.pdf
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Lorsque des virus de la grippe aviaire circulent dans une zone, certaines personnes seront amenées à effectuer des tâches à haut risque comme le prélèvement d’échantillons sur les oiseaux malades,l’abattage et l’élimination des oiseaux infectés et le nettoyage des locaux contaminés. Il faut apprendre à toutes les personnes courant un risque professionnel à se protéger au maximum, leur fournir un équipement de protection individuelle adapté et leur apprendre à s’en servir correctement. Équipement de protection individuelle L’ é q u i p e m e n t d e p r o t e c t i o n individuelle (EPI) comprend : des vêtements de protection imperméables qui couvrent entièrement la tête,le corps et les extrémités, un appareil respiratoire qui filtre les particules (FFP2, équivalent N95 ou de qualité supérieure), une protection oculaire, des gants (gants en caoutchouc épais selon la tâche à accomplir) et des bottes en caoutchouc ou polyuréthane, ou des protège-pieds étanches et imperméables. L’EPI doit être correctement retiré dès la tâche accomplie et éliminé en toute sécurité. Il faut enseigner aux utilisateurs à mettre et retirer correctement l’EPI, notamment à ajuster les appareils respiratoires qui filtrent les particules et à prendre soin de l’équipement (élimination ou désinfection, par exemple).
Hygiène personnelle Toutes les personnes qui ont accompli ces tâches doivent se laver les mains soigneusement (à l’eau courante et au savon ou avec une solution hydroalcoolique), le plus souvent possible et, au minimum, après chaque tâche. Suivi des personnes Toutes les personnes qui ont accompli ces tâches doivent être enregistrées et suivies de près par les autorités sanitaires locales durant les sept jours qui suivent le dernier jour où elles ont été au contact de volailles ou de leur environnement. Les personnes présentant des symptômes doivent être soignées conformément aux directives de l’OMS au moyen d’antiviraux spécifiques de la grippe. (Voir plus loin la section consacrée au traitement.) Mesures préventives Si l’on dispose d’antiviraux en quantité suffisante, on pourra envisager une chimioprophylaxie antivirale (voir dans les lignes directrices de l’OMS le schéma de prophylaxie antivirale recommandé). On envisagera de vacciner au moyen du vaccin contre la grippe saisonnière les personnes très exposées au risque de grippe aviaire. Le but est de les protéger contre les virus de la grippe saisonnière pour faciliter l’identification de la grippe aviaire, le cas échéant, et pour limiter le plus possible le risque de réassortiment des virus chez une personne infectée. La vaccination contre la grippe saisonnière ne réduit pas le risque de grippe aviaire chez ces personnes.
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SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS POINTS ESSENTIELS : • Préconiser de bien cuire la viande de volaille et les produits dérivés. • Informer le public des méthodes propices à une consommation alimentaire sans risque. • Contrôler et améliorer au besoin l’hygiène et la sécurité biologique sur les marchés d’animaux vivants. • Les autorités nationales de sécurité sanitaire des aliments et les producteurs de volailles devraient mettre au point et appliquer des systèmes d’assurance de la qualité selon les principes et les étapes du système HACCP . Sources d’information : www.who.int/foodsafety/areas_work/zoonose/avian/en/ www.who.int/foodsafety/areas_work/infosan/infosan_archives/en/index5.html www.who.int/foodsafety/publications/stop_spread_bird_flu/en/ www.fao.org/docrep/010/a0799f/a0799f00.HTM www.fao.org/documents/card/en/c/58f06c23-1175-49b3-a845-5037252fa0c2/
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Les mesures de sécurité sanitaire des aliments supposent une approche couvrant toute la filière depuis l’exploitation agricole jusqu’à l’assiette du consommateur et doivent être la responsabilité collective du consommateur,du détaillant,du producteur et des acteurs gouvernementaux. En tout temps, les œufs, la viande de volaille et ses produits dérivés peuvent être consommés sans risque, à condition d’être bien cuits et manipulés comme il convient pendant la préparation des aliments. Séparez la viande crue des aliments cuits ou prêts à consommer Afin d’éviter la contamination croisée, n’utilisez pas les mêmes surfaces, la même planche à découper ou le même couteau pour préparer la viande crue et les aliments cuits ou prêts à consommer. Ne manipulez pas des aliments crus ou cuits sans vous laver les mains dans l’intervalle.Ne déposez pas la viande cuite sur la même assiette ou la même surface que celle où elle se trouvait avant sa cuisson. Lavez-vous les mains et nettoyez Après avoir manipulé de la viande de volaille crue ou des œufs, lavez-vous les mains et nettoyez soigneusement toutes les surfaces et tous les ustensiles à l’eau et au savon. Cuisez bien les aliments Tous les aliments provenant de volailles, y compris les œufs et le sang, doivent être bien cuits. Le jaune d’œuf cuit ne doit pas être coulant ni liquide. Comme la chaleur détruit les virus grippaux, la température de cuisson de la viande de volaille doit atteindre 70 °C (158 °F) dans toutes ses parties. La chair ne doit plus être rose.
N’utilisez pas d’œufs crus ou mollets dans des aliments qui ne seront pas cuits. Manipulez et conservez la viande comme il convient Manipuler et abattre des volailles vivantes infectées peut exposer l’homme au virus. Une bonne hygiène est indispensable pendant l’abattage, le plumage et la manipulation après abattage pour éviter l’exposition directe ou la contamination croisée entre les volailles et d’autres aliments, les surfaces ou le matériel de préparation des aliments (voir les sections « Réduire l’exposition humaine »). La réfrigération ou la congélation ne tuent pas le virus grippal A(H5N1) qui peut se trouver dans la viande de volaille. Sécurité biologique sur les marchés de volailles vivantes Les systèmes de commercialisation des oiseaux vivants jouent un rôle important dans le secteur avicole, mais ils peuvent aussi faciliter la propagation des virus de la grippe aviaire entre animaux et des animaux à l’homme.Il existe des pratiques optimales en matière d’organisation des marchés pour améliorer l’hygiène et la sécurité biologique et réduire ainsi au minimum le risque de transmission de virus dans ces endroits. Gestion des risques pour les producteurs Le système de contrôle des processus « analyse des risques – point critique pour leur maîtrise » (HACCP) permet de déterminer où peuvent se situer les risques dans la chaîne de production alimentaire et de mettre en place des mesures strictes pour éviter ces risques. Ce système doit définir pour les virus de la grippe aviaire A(H5N1) les prescriptions spécifiques qui correspondent aux points critiques HACCP .
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EAU POTABLE ET ENVIRONNEMENT POINTS ESSENTIELS : • Traiter soigneusement l’eau potable provenant d’eau de surface pour réduire au minimum tout risque éventuel. • Savoir que des eaux usées correctement traitées semblent ne présenter qu’un risque minime pour l’homme. • Savoir que, dans certains cas, les eaux de loisirs peuvent être contaminées. • Tenir compte du fait que les déjections des animaux infectés peuvent être contagieuses. • Enfouir les animaux morts comme il convient. Sources d’information : www.who.int/water_sanitation_health/publications/potential-transmission-of-avian-influenza/en/ www.who.int/water_sanitation_health/water-quality/guidelines/en/ www.who.int/foodsafety/areas_work/infosan/infosan_archives/en/index5.html
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Il y a un risque que l’eau de surface soit contaminée dans les zones où circulent des virus de la grippe aviaire, surtout dans les endroits où se trouvent des oiseaux sauvages ou domestiques. Les virus de la grippe aviaire peuvent survivre longtemps dans l’eau. Les données sont encore insuffisantes pour évaluer le risque potentiel d’infection humaine à partir d’eau non traitée contaminée par des virus de la grippe aviaire A(H5N1). Envisagez de prendre les mesures suivantes pour réduire le plus possible voire éliminer le risque dans l’eau potable et l’environnement. Traitement de l’eau Il est vivement recommandé de traiter l’eau de façon adéquate si l’on utilise des réservoirs d’eau libre pour l’alimentation en eau potable (voir les directives de qualité pour l’eau de boisson de l’OMS). Éventuellement, conseillez à la population de traiter l’eau potable au niveau domestique selon les techniques disponibles et acceptables (faire bouillir ou chlorer l’eau) s’il n’y a pas de système collectif de traitement de l’eau potable. Eaux usées Généralement, le traitement des eaux usées diminue les concentrations de virus, mais elles ne sont pas complètement éliminées. Les concentrations de virus peuvent être enrichies dans certaines fractions de déchets traitées ou séparées (déchets solides, par exemple) par
les processus de sédimentation et de séparation des masses solides et liquides. Eaux de loisirs Les eaux libres peuvent être contaminées par les déjections des oiseaux sauvages. Le risque que présente le fait de se baigner ou de nager dans de l’eau contaminée n’est pas parfaitement élucidé.Les autorités compétentes doivent informer le public du risque potentiel et,au besoin,limiter l’accès aux sites qui pourraient être contaminés. Déjections animales Les oiseaux infectés peuvent excréter de grandes quantités de virus dans leurs déjections. Il convient donc de limiter les contacts avec les déjections animales et/ ou de prendre les mesures de précaution indiquées dans les sections du présent document intitulées « Réduire l’exposition humaine ».Les virus peuvent survivre jusqu’à quatre semaines dans les excréments, en fonction du pH, de la température et d’autres facteurs environnementaux. Enfouissement des animaux morts et des déchets solides Les animaux infectés morts et les déchets solides potentiellement contaminés doivent être enterrés à une profondeur d’au moins un à deux mètres au-dessus des eaux souterraines. Le compostage des animaux morts est une autre solution, mais il faut alors veiller à ce que les animaux nécrophages n’aient pas accès aux sites de compostage. Ces tâches doivent être effectuées par un personnel qualifié et conformément à la réglementation locale.
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SURVEILLANCE DES CAS HUMAINS POINTS ESSENTIELS : • Enquêter sur les cas humains présumés de grippe aviaire. • Accroître la surveillance et la vigilance pour déceler les cas humains de grippe aviaire. • Surveiller l’état de santé des personnes exposées aux oiseaux ou aux personnes infectés par le virus de la grippe aviaire. Sources d’information : www.who.int/csr/resources/publications/influenza/WHO_CDS_EPR_GIP_2006_4/en/index.html www.who.int/ihr/about/fr/
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Actuellement, la grippe aviaire ne se transmet pas facilement des animaux infectés à l’homme, et il n’y a pas eu de transmission interhumaine durable. Il importe cependant d’enquêter sur les cas humains présumés afin de leur offrir le meilleur traitement possible ; d’identifier les éventuels contacts humains de ces cas et de les suivre pour déceler la maladie si elle survient ; et de déterminer s’il y a une transmission interhumaine du virus. Enquête sur les cas Les enquêtes sur les cas humains d’infection par des virus de la grippe aviaire ont principalement pour but d’évaluer l’étendue d’une éventuelle transmission interhumaine, surtout parmi les groupes de cas humains et les contacts des cas confirmés. Les structures de santé, y compris les cliniciens privés, doivent être informées des signes et symptômes possibles de l’infection humaine par des virus de la grippe aviaire et savoir comment et à qui signaler les cas suspects. Tout nouveau cas humain présumé doit faire l’objet d’une enquête et tous les cas confirmés doivent être signalés à l’OMS en application du Règlement sanitaire international, ou RSI (2005). Surveillance renforcée La surveillance renforcée doit tenir compte de la propension de la population à
consulter en cas de maladie et peut comprendre plusieurs options telles que des approches actives et passives en milieu médical ou au sein de la communauté. La surveillance peut ainsi être renforcée par : • la surveillance active dans les hôpitaux, notamment dans les services de soins hospitaliers et les services d’urgence • l’inclusion d’autres sources comme les tradipraticiens, les praticiens privés et les laboratoires de diagnostic privés • la surveillance active des groupes professionnels particulièrement exposés (par exemple agents de santé ou personnes exposées aux oiseaux/ animaux vivants ou morts). Suivi des individus Les personnes exposées à la grippe aviaire doivent surveiller leur état santé pendant toute la période d’exposition connue et pendant sept jours après celle-ci. Elles faciliteront ainsi la détection précoce de la maladie et l’instauration sans retard du traitement antiviral et des précautions d’isolement.Toutes les personnes exposées à des volailles que l’on sait infectées ou se trouvant dans des exploitations suspectes doivent être suivies de près par les autorités sanitaires locales. Elles doivent prendre leur température tous les jours (de préférence deux fois par jour) et se signaler si leur température dépasse 38 °C. Elles doivent signaler tout problème de santé significatif à une structure de santé.
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PRÉLÈVEMENT D’ÉCHANTILLONS HUMAINS POUR DIAGNOSTIC POINTS ESSENTIELS : • Veiller à ce que le matériel de prélèvement nécessaire soit disponible et à ce que les échantillons soient prélevés en temps voulu et de manière sûre et correcte. • Veiller à ce que le conditionnement et le transport des échantillons soient sans risque. • Veiller à ce que les échantillons soient expédiés correctement à des laboratoires aptes à confirmer l’infection humaine par des virus de la grippe aviaire. • Encourager l’échange de virus/d’échantillons avec les laboratoires de l’OMS. Sources d’information : www.who.int/csr/resources/publications/surveillance/WHO_CDS_EPR_ARO_2006_1/en/
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Le prélèvement d’échantillons adéquats sur les cas humains présumés pour identification par un laboratoire qualifié ainsi que la caractérisation rapide et précise des isolements de virus par des laboratoires de référence spécialisés sont cruciaux pour dépister les cas sans retard, bien prendre en charge les patients et comprendre l’épidémiologie de la maladie. De plus, le prélèvement d’échantillons adéquats est important pour surveiller l’apparition d’une résistance aux antiviraux, produire des vaccins efficaces et évaluer les méthodes de laboratoire. Prélèvement d’échantillons Avant de prélever des échantillons, veillez à ce que les laboratoires de diagnostic compétents soient informés, à ce que les prélèvements puissent être effectués sans risque (au niveau adéquat de PPE) et les échantillons transportés et conservés correctement. On effectuera de préférence les prélèvements suivants : • Voies respiratoires supérieures : les frottis de la paroi postérieure du pharynx
(gorge) sont les échantillons qui se prêtent le mieux au dépistage des virus A(H5N1). • Voies respiratoires inférieures: si le patient est intubé, effectuez une aspiration trachéale. • Sang : sérum (à la fois en phase aiguë et pendant la convalescence, si possible). Analyses de laboratoire Veillez à ce que le laboratoire soit capable d’analyser les échantillons et de confirmer l’infection par le virus de la grippe aviaire. Sinon, contactez un laboratoire de référence compétent. Au besoin, l’OMS dispose d’un fonds pour faciliter l’expédition des échantillons. Échange de virus Afin de pouvoir étudier l’évolution du virus et adapter les outils diagnostiques et les vaccins en conséquence, il importe de mettre les isolements de virus à la disposition des centres collaborateurs de l’OMS/laboratoires de référence H5. L’OMS peut faciliter l’expédition des échantillons à ces laboratoires.
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SE PRÉPARER À LA SURVENUE DE CAS HUMAINS ET À LEUR TRAITEMENT POINTS ESSENTIELS : • Prévenir la propagation nosocomiale. • Adéquatement traiter et prendre en charge les cas. • Demander de l’oseltamivir à l’OMS au besoin. • Déclarer les cas à l’OMS en application du Règlement sanitaire international, ou RSI (2005). Sources d’information : www.who.int/influenza/human_animal_interface/epidemiology_clinical/clinical_meeting_ h5n1_19_03_2007/en/ www.who.int/influenza/resources/documents/clinical_management_h5n1_15_08_2007/en/ www.who.int/csr/bioriskreduction/infection_control/publication/en/ www.who.int/influenza/resources/documents/pharmacological_management_h5n1_05_2006/en/ www.who.int/csr/resources/publications/swineflu/h1n1_use_antivirals_20090820/en/
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Les établissements de santé doivent être prêts à prendre en charge des patients atteints de grippe aviaire. Cela suppose de prendre les mesures indiquées ci-après. Lutte anti-infectieuse Mettre en place sans attendre des mesures de lutte anti-infectieuse pour prévenir la propagation nosocomiale (en milieu hospitalier) de la maladie. Mener une action de sensibilisation auprès des agents de santé concernant les cas présumés. Mettre en place un système de tri des patients dans les hôpitaux. Respecter les précautions standard, les précautions « gouttelettes » et aériennes quand on réalise des actes médicaux générant des aérosols sur des cas présumés. Suivre les agents de santé pour déceler une fièvre et un syndrome grippal éventuels. Mettre à disposition des équipements de protection individuelle et dispenser une formation adéquate. Prise en charge des cas Prendre en charge les cas comme il convient pour éviter une maladie grave voire mortelle. Administrer de l’oseltamivir comme traitement antiviral de prédilection selon le schéma thérapeutique standard pour la grippe saisonnière. Des schémas thérapeutiques modifiés comme le doublement des doses, un traitement prolongé et, éventuellement, une association médicamenteuse contenant de l’amantadine ou de la rimantadine peuvent être envisagés au cas par cas.
Si les quantités d’oseltamivir sont insuffisantes dans le pays, l’OMS peut en fournir grâce à son stock mondial stratégique. Les corticoïdes ne doivent pas être utilisés de manière systématique, mais on peut y recourir en cas de choc septique avec insuffisance surrénale présumée. La chimioprophylaxie antibiotique est à proscrire.Toutefois, en cas de pneumonie, l’antibiothérapie est indiquée au départ pour la pneumonie contractée dans la communauté. Par la suite, elle doit être fonction des résultats des tests microbiologiques. Contrôler la saturation en oxygène chaque fois que possible et assurer une supplémentation en oxygène pour corriger une hypoxémie. En cas de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) associé au virus A(H5N1), traiter selon les directives publiées et fondées sur des bases factuelles pour le SDRA associé à des infections, en utilisant notamment des techniques de ventilation mécanique pour protéger le poumon. Déclaration des cas Les cas confirmés en laboratoire doivent être déclarés à l’OMS en application du RSI (2005). Afin de réunir davantage d’informations sur le traitement et l’issue de l’infection, l’OMS a mis au point un formulaire d’enregistrement des données cliniques (voir « Sources d’information ») que le médecin traitant sera chargé de remplir et de renvoyer à l’OMS.
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VACCINATIONS CHEZ L’HOMME POINTS ESSENTIELS : • Les vaccins contre la grippe A(H5N1) ne sont pas largement disponibles et la décision de les utiliser dépendra du risque d’infection. • Vacciner les personnes que leur profession expose au virus A(H5N1) au moyen des vaccins contre la grippe saisonnière pour réduire le risque de réassortiment entre virus. • Être conscient que l’OMS n’a pas de stock de vaccins anti-A(H5N1). Sources d’information : www.who.int/immunization/sage/meetings/2013/november/SAGE_WG_H5vaccine_background_ paper_16Oct2013_v4.pdf
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Vaccin contre la grippe saisonnière L’OMS recommande l’administration ciblée du vaccin contre la grippe saisonnière aux agents de santé dans tous les pays pour protéger leurs patients contre la grippe saisonnière.En outre,dans les pays touchés par la grippe A(H5N1),l’OMS recommande de vacciner contre la grippe saisonnière certains groupes particulièrement exposés au virus de la grippe aviaire, parmi plusieurs mesures visant à réduire le risque d’infection concomitante par les virus de la grippe aviaire et de la grippe humaine chez l’homme.En diminuant ainsi le nombre d’infections doubles, on réduit le risque de réassortiment et d’apparition d’un nouveau virus grippal susceptible de donner lieu à une pandémie. Rappelezvous que les vaccins actuels contre la grippe saisonnière obtenus à partir des virus de la grippe humaine circulants ne protègent pas contre l’infection humaine par les virus de la grippe aviaire A. Vaccin contre la grippe A(H5N1) Les vaccins contre la grippe A(H5N1) destinés à l’homme ont été mis au point à partir des virus vaccinaux candidats recommandés par l’OMS et homologués dans plusieurs pays. Ils ne sont pas largement disponibles et la décision de les utiliser dépendra du risque d’infection. Certains pays stockent ces vaccins dans le cadre de leurs mesures de préparation
en cas de pandémie. L’OMS n’a pas de stock de vaccins anti-A(H5N1). La vaccination est recommandée pour les équipes qui sont les premières à intervenir en cas de flambée de grippe humaine ou animale A(H5N1) et pour les agents de santé qui, dans des établissements de recours désignés, examinent ou soignent des patients chez qui l’infection par le virus A(H5N1) est présumée ou confirmée. La vaccination n’est pas recommandée pour les personnes qui pourraient éventuellement se trouver au contact d’animaux infectés, pour les travailleurs essentiels dans les zones où la grippe A(H5N1) est enzootique (maladie animale qui sévit dans une zone donnée) ni pour la population générale. Vaccin antipandémie Il n’existe pas de méthode pour déterminer quel type de virus grippal causera la prochaine pandémie. Par conséquent, on ne peut commencer à produire le vaccin contre la grippe pandémique qu’une fois le virus responsable identifié. Compte tenu de la technologie que la plupart des fabricants de vaccins antigrippaux utilisent actuellement, les premières doses de vaccin antipandémie ne seront disponibles que quatre à six mois après l’identification du virus responsable de la grippe pandémique.
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SOURCES D’INFORMATION Lien sur le Web
Généralités sur la grippe aviaire
• www.who.int/mediacentre/factsheets/avian_influenza/fr/ • www.who.int/influenza/human_animal_interface/fr/ • www.who.int/zoonoses/diseases/animal_influenza/en/ • www.who.int/csr/don/2004_10_29/fr/
Rôle du secteur de la santé animale
• www.oie.int/fr • www.oie.int/fr/sante-animale-dans-le-monde/portail-web-sur-linfluenza-aviaire/ • www.fao.org/home/fr • www.fao.org/avianflu/fr/index_fr.html • www.fao.org/h7n9
Communication sur les risques Une communication efficace : guide pratique Réduire l’exposition humaine à la grippe aviaire : messages de base destinés au grand public et aux groupes à risque Réduire l’exposition humaine à la grippe aviaire : messages spécialement destinés au personnel d’abattage Sécurité sanitaire des aliments
• www.who.int/risk-communication/training/en/ • www.who.int/risk-communication/emergency-response/en/ • apps.who.int/iris/bitstream/10665/249605/1/9789242509465-fre.pdf?ua=1 • www.who.int/influenza/human_animal_interface/fr/ • www.fao.org/avianflu/documents/ProtectPoultry-ProtectPeople.pdf • www.unicef.org/influenzaresources/ • www.fao.org/docrep/010/a0632f/a0632f00.htm
• www.who.int/influenza/resources/documents/guidance_protection_ h5n1_02_2008/en/ • www.fao.org/avianflu/documents/ProtectPoultry-ProtectPeople.pdf
• www.who.int/foodsafety/areas_work/zoonose/avian/en/ • www.who.int/foodsafety/areas_work/infosan/infosan_archives/en/index5.html • www.who.int/foodsafety/publications/stop_spread_bird_flu/en/ • www.fao.org/docrep/010/a0799f/a0799f00.HTM • www.fao.org/documents/card/en/c/58f06c23-1175-49b3-a845-5037252fa0c2/
Eau potable et environnement
• www.who.int/water_sanitation_health/publications/potential-transmission-of-avianinfluenza/en/ • www.who.int/water_sanitation_health/water-quality/guidelines/en/ • www.who.int/foodsafety/areas_work/infosan/infosan_archives/en/index5.html
Surveillance des cas humains
• www.who.int/csr/resources/publications/influenza/WHO_CDS_EPR_GIP_2006_4/ en/index.html • www.who.int/ihr/about/fr/
Prélèvement d’échantillons humains pour diagnostic Se préparer à la survenue de cas humains et à leur traitement
• www.who.int/csr/resources/publications/surveillance/WHO_CDS_EPR_ ARO_2006_1/en/ • www.who.int/influenza/human_animal_interface/epidemiology_clinical/clinical_ meeting_h5n1_19_03_2007/en/ • www.who.int/influenza/resources/documents/clinical_management_ h5n1_15_08_2007/en/ • www.who.int/csr/bioriskreduction/infection_control/publication/en/ • www.who.int/influenza/resources/documents/pharmacological_management_ h5n1_05_2006/en/ • www.who.int/csr/resources/publications/swineflu/h1n1_use_antivirals_20090820/en/
Vaccinations chez l’homme
• www.who.int/immunization/sage/meetings/2013/november/SAGE_WG_H5vaccine_ background_paper_16Oct2013_v4.pdf
Le présent dossier rassemble les informations dont disposent actuellement l’OMS, la FAO et d’autres organismes des Nations Unies ainsi que l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) sur les recommandations et les lignes directrices concernant la grippe aviaire qui peuvent être utiles aux pays où se produisent des flambées de grippe chez les volailles ou des cas présumés d’infection humaine par des virus de la grippe aviaire. Le présent document a pour but de fournir aux bureaux régionaux de l’OMS et aux institutions nationales une synthèse des informations indispensables pour conseiller les États Membres sur les questions de santé humaine quand surviennent des flambées ou des cas de grippe aviaire chez l’animal. Il sera revu à mesure que de nouvelles informations seront recueillies.
WHO/OHE/PED/GIP/EPI/2016.1
Correspondance : Programme mondial de lutte contre la grippe : WHOinfluenza@who.int Flambées épidémiques : outbreak@who.int RSI : ihrinfo@who.int
Organisation mondiale de la Santé Avenue Appia 20 1211 Geneva 27 Suisse