OBGANISATION MONDIALE DE LA SANTE Prcgramme de Lutle contre I'0nchocercose . en Alrique Ce l'0uesl 01 Boîte postale 549 0UAGADOUG0U 01. Burkina Faso K. TRAORE, K"C. N'GOUAN & I. DEMBELE CONVENTIOF{ O.M.S.-OF{CHO I TDESS no 08/181/49A (1995) rt OBGANISAÎON MONDIALE DE LA SAITÉ Programme de Lutte contre l'onchocercose en Alnque de l'0uest 01 BoîÎe postale 549 OUAGADOUGOU 01, Burkina Fæo K. TRÀORÉ, K.C. \"GO[.:A\ & I. DE]I,TBÉLÉ CON\IEI.{TIOI{ O. hl[.S.-ON CHO / IDESSA F--I cru t oG), Docf rtorrr| ..', aÀ /n q/4, no 08/1EU49A t1995) SOMMAIRE CHAPITRE I: PROBLÉTVIATIQUE DU PÉVEUOPPEMENT DE LA RÉGION 1.1 Introduction 1. 2 Contexte socio-éconornioque 1.1 Méthodes d'investigahon TJHAPTIRE II: CARACT.BRISTIQUBS GBNBRALES DE LA RDGION 2.1. L,ocalisahou 2.2. Climat 2.3. Géologie et géourorphologie 2.4. Sihntion agropédologique 2.5. végétation 2.6. Hydrograplüe 2.7. Régime hyùologique CHAPITRE IIt: IMP^ô,CT DES AC:TMTES HUI!{AINES 3.1. Impact des activités agricoles 3.1.1. Læs cultures viwières 3.1.2. [æs culhnes de rente 3.1.3. Læs activrtés d'élevage 3.1.4. Lrs activités de pêche 3. 1.5. [æs productions forestières 3.2. Læs pollutiors par les produits agroclüuriques 3.2.1. Læs inhznts agricoles 3.2.2. [æs déchets indusEiels 3.3. Læs pollutioru par les larvicidæ CHAPITREIV: LA VULNERABILITE DE L'ETWIRONNEI\IENT AQUATIQUE 4.1. Evolu[on de la qualité de l'eau 4.1.1. Evolution des parunètres physico-chimiques des eaux 4.1.2. Evolution du bilan iorüque 4.1.3. Evolution des nutnmarts 4.2. Evolution de la diversité biologique 4.2. 1. Evolution du phytoplanctorr 4.2.2. Evolu[on du peuplement de zooplancton 4.2.3. Evolution du l'entomofaure 4.2.4. Evolution du peupleunent iclrtyologique 5. CONCLUSION 6_RETEREN-qE DE§ DOCUMEI.TTS CONS a1. I INTRoDUCTIC)N Lts 1-r1i-5 ett r-oie de tlévelopl-reurcut sont corürrrntés à un peryétuel tllemme qui se trarJrrit d'ttite part par la ttécessité d'assurer ler-rr dér'eloplleruent écononrique et social et r-l'autrt' pùrt par lir volonté de sauveearde de l'irüégnté tii l'ern'irorurerneut. En effet, l'enrrrorurenrent occt-tl.)e aujourti'hui une place de plus eu ltlus inrPortante rJursles grands prolc'ts tle dét'eloppeurent agncole. En putrculier, le -prograrrlnre de lrrtte r:r'rrrtre l'(,)ncliocercosL' en est une ilIu.stration édrfrantc.(-'c ltrc'griuunrc s'cst a.ssrpné deu.'t objcctifs nrajcurs . - érarliqr.rer l'C)rchocercose i-')ar la lutte clumirlue contre le rectertr rle r:ette ertdéurie, eu procédalt à des épandages réguliers rJ'in.secticitles sllr les cours rJ'ear,r - se rlcrl.er tl'tlttc structttre iortctir:rurelle de srrrveillarce écolouiqrle dr-r tttattttiett de l'équilil:re écologique des rnilieur arluatiques dans les(uels sorrt déversés les iruecticides. En Côte cl'luoire. d'impotlantes qrnnutés cl'insecticicles antrsimrüicirc-ns sont rÉ- gilièrement clér'ersées clans les bassins de la Comoé, du Bancllma et du Sassandra Ces é;rarrcleges visent à Éliminer le yecteru de I'Onchocercose (Sûllrrllrml clannttstnn ; tout etr Épalgn:nt att miurimtun la faue non cible (poissons, inverlÉtx'És). Après rure ving- tzune d'année cle ltttte chtmicpte contre les simrilies. lcs ér'aluatrons sanitrur'cs du pr'ô- qrammc onl conclu à rur recul très signifrcatif rlc l'enrld.mre. Ptrr aillctus, les môrrtes trassins stttrtsscrrl rl'îrrlr(is fotmcs rl'rrggrcssrr,rrs rlc n,rrrn'i.. à rlccroitt'e les Jrossihilités tlu Jrollttlron (r-cs inlcriirurlùrq sorrt rnrrllrlrlus ur rrrrrlrrf onrrc.,, el ç1r11gg111cnt esseltllcllcrncrrl les rc.lcts trrrhslncls, lu lcssrvage ,L.s résr<ltr.,,l'urrttr;rls ur tlc pcsticitles agricoles. Dcÿatrl cttle sittutliotr.0n c'sl à sc tlcmancler sr l;r 1u'c:scn';rlicrlr tle l'ç.rr','lt'(,nrrr- IIlcItl tlcs Écttslslè'tncs ittlttittitltlcs cn caiLSu petrt-cllu s'ltrscnrc rlarrs t:r rlirr,trnrrltrc rl'rut ,161'6lcr1lpùtt'tctrt rlttrairlc «;rrt t'üpotrrl ;1r1 lrç5çr111 tltt Irtlsrrrt. siuts c()tll)r(rnlrnrt- lir c;r1r;turi dcs c('ndrations futr.u'es à réporrclrc à luiur proprcs trcsorns , Il v a tlonc nécessité d'apJrréhencler I'import:urce des rnc,chficeltc,rrs cnvirorurr tttctttalss ttttctrctrttcs tliuts Ia réeion tlepus le drirrus rle la ltrile conlle l'(-:rrchoccrc()sc C'est dans cetle pc'lspective cpte le plocmnme de lutie conlre l'C)nchoccrc(rsu n()lr-s ir tlernirnrlÛ rl'erttrcJrrelrrlrc turc éttrclc rl'rmpacl crrvrrcrlurcmenlirl tl:urs la rii:rc,rr thr lr:rrrl lritssilt rltt Sitssirrr<lr;r. (-etle (lrulu a rlfucliycmrnt rl(ntan'i. err \l;rrs 1995 cl I üt( ci,rr rluttc par turc CtltuJre'tlc l'll)t:SS.\ cr''lnirt,süu tl,; -, rn iCItt_t,rrlçrqlte, r rrr lrt rlrolrrologrslc. tIr ttrr]i-rricrrr «lcs !ec]rrrrrIrts egrrccrlt"c tttr lcclrnlctun tlc rccirct'clrc. 1.2 LE Cf)!{TEXTE SOCIO-ÉCONO}IIQUE DU DÉr'ELOPPE\IENT L'etrviromement ocÇupe aujourd'hui une place de plus en plus iruportante dans le grand projet de développentent. En efiet, le concept rJe développeurent durable qui larsse et:.trevoir une cohabitation possible entre enr"iromement et développeurent est une fomte de comprouis eirüe le souci affiché de préserver les urilieui naturels et la nécessité d'uue croissance pour assurer le développeurent éconornique. tâ probléua[que fondarnentale du développement aggo-socioécouourique d'une région doturée est de sat'oir comueut favoriser les productions agricoles de manière à satisfaire les besoitts aliueutaires imuédiats ou l'exploitation interuive des ressources, tout en répottdant au besoin de présen'ation de l'enrirorurement et de la biodiversité. Darts l'espace tlu haut bassin du Sassandra, les pnontés iuuuédiates consistent à favoriser les ac[otts de développeuent agricole, social et économique. Cela se cottcrétise llar la tttise ett oeurre de grands projeus tle tlévelolrpernent : - lc (,'ornplexe sucner de Borotou , - le lto1et Soja ('[ouba et Odieruré) ; - le Projet À,.lider Nickel (Touba, Biuüiouua). Cotttpte tettu du fait que la plupan de ces prograrumes sont des grands utilisateurs des produits chimiques, iI en résulte que cette région devient le lieu rJ'une uttlisa[on de plus en plus croissante de pesticides, d'une accumulatiou de déchets industriels et d'engpais qui concourrent à polluer l'ersemble des écosystèmes. LÆ tleut'e Sæsandna et ses affiuents sont particulièreuent touchés par les pollutions dues notamment aux rejets indusriels du Courplexe sucrier de Borotorr. En eiiet, chaque alulc(e, les eaux du fleuve reçorvent les eaux usées de vidange arrui qr-re la mélasse tléruturée directement déversée daru le t-leuve. Cela provoque chaque aurée tl'irnportuttes utortalités de poissoru dont l'unpleur prentl parfois des propoftiorrs tttqutétantes. Ce fut le cas de 1986 et 1995. Au-delà de ces sources de pollution bierr répérables et que I'on peut généraleurent traiter si I'on s'en dorure les moverrs, le danger réside da» ce que l'otr appelle les pollutiorrs drfiuses r er»emble tle poliutions d'itttportartcc gc<ttéralerttent lirnitée, dont la source n'est ltas facilenrent rr]urrtifiable, rü pérerure) dont la sorune peut avorr des coruéquences désastreuses, Utt exentple corutu de pollu[ou drffuse est celui des engrais riches en rutrates. souvent utilisés eu excès en agpiculture pour augmenter les rendeurents. La part de tütrates non utilisée par les plantes est translrcrtée daru les eaur souterraines et les cours d'eau. L'excès de rfhates dans I'eau est à l'origine d'intoxica[on des hornmes et des arüuiarrs. En oritre, les niuates et les phosphates provenant des engrars sont les pnncipau-x agents d'eutrophisation des eau.r (prolifération anormaie du plancton végétal clue à cles apJrorls cxccssrf s cn scls nutnUf's). I'ru' iullctus, les plu gr:ncls problèurcs en tcnncs clc ;xrllutrolr drfltsc vrcnrrcrrl cles pesticicles tinsecücides, fongrcides et herbicides) uülisés en agncrilturc interrsc tommc diurs lc cas du Prclet Soja exécuté par la DC(-}TX. La lutle ctrirurquc engagéc par l'Ol\'1S [)()tlr enmycr l'Onchocercose dans la régron a occasiorutéc l'utlllsiltton cl'tmportantcs clturntilés d'rnsecucrdes dans les corrs d'eau potr déururc lcs lan'cs <[c Slrlrr/lrrlt tlannosunt. 1.3. ilIETHODES D'IN'ESTIGATIONS Cette étudc'rJ'iurpact ettvirorutc'rttental a cornporté trors granris volels la collecte tl'irüomatior» , - les écluntilloruuges ; - les uresures oirt situ',. 1.3.1. Collecte d'informations Pour recueillir les iüonua[oru relatives à la région du bassin du lr.aut Sassardra. urle équipe de trois persolules a silloruré les chefs de lieu de fÏéfecture et de sous- héfei;ture. après qu'une lettre ait été atlressée au{ tlifférents responsables adruirristratifs coucenrés. Cette équipe s'est rendue à lvlal Biadiourua, Touba, Otlieruré, Sifié ct Dioulatiétlougou. Lrs irüonuations ont été reccueillies auprès des Sous-PréieLs, des Directeurs régiotraux de l'A-ericulture, tle la CIDT, des Mines, de la SODEFC)R. arnsi que les responsables du Projet Soja et du Courple.xe sucrier de Borotou. Les différetrtes cartes de la région ont été obtenues grâce au Cornité Natronal de Tétédétectron et l'ltüonuation (CI\,ITIG). Ces irüoruratioru concernent toutes les actiutés a.-Qncoles, industrielles et agro-industrielles de la région. Lrs infornatrorx concenullt le programme de lutte contre l'C)trchocercose ont été foumies pu le V.C.U et O.C.P à Ouagadougou et à Odieuné. t,3.2. Echantillonnages al. Les statlons d'échantlllonnages En vue de courplèter les irüormatiors recueillies, des échantillomages et des rllesures ont été cffectués. Sqlt stahons out été choisies à cet eifet (figure 1) Séruien (sur le Sassardra) ; Dabala (Sassandra) ; Sorotoru (Sassandra) ; tsalieudesso (Uafin.q) ; Niuuoutou tle Boa) . N'Colodougou (BaSbè, Férédougouba), Vialadougou (Boa). bl Teehniques d'échantillonnages Trois ti?es d'échantillouurges ont été réalises . les échantillorunges de la faune ichq'ologique réalisés au:i filets croissantes. Ces échantilloruuges ont peruris de procéder à l'inventaire du et des dorurées de quelques caxactéristiques du peupleurent ; les écluntilloruuges de la faure planctoruque (phÿto et zooplancton). L*s irüonuatiotrs relatives à l'entomoiaune ont été founues par le V.C.U de Ouagadougou - lcs parantètres ph1'sico-clumiqucs classiques ont été mesurés "irr situ" grâce à des appareiis portables. Pour I'uulvse des courposés azotés et phosphorés, des écltuttillorts d'eaut ont été préler'és et rarnenés au laboratoirc' de la DC'G'[\ I)orlr utith'se. de uailles peuplement ):il ::: ::::i:i1::::': .:.:.:.:.:.:': i.r::i::::iaii 2.L. Localisation de la région La zoue étudiée conceme le bassin du haut Sassandra situé dans la région Nortl- Ouest de la CÔte d'lvoire entre 7o O+' et 9o de latitude Noxl et le 7o et 8, dè longitutle(Juest. Eile courre du Nord au Sud, la Sous-Préfecture de Dioulatiédougou (dàns Ie Déllarteruetit d'Odieturé), les Départeurents de Touba de Biankouua et de ùan. Darrs sa Pafiie Est. elle coulre les Sous-Préfectures de Worofla et de Sitié daru le Dépanegreut rlc Sé_Quc(lir. 2.2. Situation clirnatique La réporr du haut bassin du Sassandra couvrc qutre grancts faciès climauques clri sont, srûr'ant !e gradrent Nord-Sud ; - lc facrès souclanien dans le secterr de Doulatlc.clougou - le faciès sub-sottdanien qui se rencontre dans les Sôtrs-Préfectures de Koro, Borotou et Guintéguéla ; - le faciès montagnard qru englobe le Département de Biantiorura er la zone(")rcst cles Déparlements de Touba et de \"fan ; - le faciès baouléen Nord qü couvre les Sots-Préfectues de Worofla, SifiÉ, Facotily et dc Kouibl1,. Lrs pdncipales caractér'tstiques de ces faciès tels qu'ils sc présentarent cle l96l en i9?5 sont consignécs dans le tableatr l. .\tliotu'd'htu, <Lurs la r{'gton <lc \lur vt d'OcLerut(, lc clrrnirt a []cu ciriurgé. Diurs lus ciomairtes sub-souclaruen et baodéen nord, rluelques moôficaüoni ont éléi consta- tées. Celles-ci r'onccment essentiellement la réductjon clu nomtrrc de jours cie plrüe, qtu se sittte mainlcnant entre 75 et 90. Elles concemcnt arssi l'augmentattorr <lc la drréc cl'inscüalion cl'environ 500 hetues. 2.3. Géomorphologie de la zone Ln patlje du bassirr à I'Est du Sassandra tSoru-ft'Éfectttres cle D.tibrosso, worofla, silié) est essentlellement consûtuÉe de Earutes et migmatltes. Lrs DÉpartements de Bianliouma et de \Ian sont sur du grarute à h1'persthène très résistant. qui permet d'expliquer la zone monta€netse. Au niveau cle Touba, on retrouve les gnuutes et migrnatites qü cohabitent avec des gneiss et des quarlzrtes. Ce deruer tvpe se prolonge dans le Dépanement d'Oôenné en suivant le ilr ,tu fleuve Sassandra et de ses aff-luents qu sont le Sien et le Tremba. On uouve égalemenl des cloléntes, qahtrros et hasaltes vers Ornrunou.[;r Roit, afflucnt im;xrflant ciu Sassandrr lmveme trrc z()nc rlu g.rirrriles üt Illlilll)autcs it\iult tl'urrtrcr ckur la z.onc à [nelss el qluulàles. Elürn, lcs lrts rlu Srelr, cltr Ttetntr.l et celui clu Sassanch'a contienncnt des mllorutes jusqdà Cuessabo. .j ÀJ :r ol) A)\Jâ.É ^ l-lx(}\e(D EB r]ÊÈQ(Dç3Ftl<E6 o)I< ÉÉ <D (D e t^ o I Q.7(D i:à -o -. (DE.5(D5 (D À) H É(D (DÈ(D v) t<. o É(ô ,I mFl oH (b\ 5.(D À) (D (D è§ U(DÉX(v E(D @§) v, o È(D a o (D(rt TJ(D a. (D 0 o) t o t/,(ÿ C) (D 7 À) E. IJÉ E \, Ê:" E',9OEÉ. chqô 5o grqHil EEV(D tt P. t/, o) Ila (.D/lô ,l(} P(}r o tr è, cr. o5lh §) 5É(D () tt, {(D B o(ù\ il Ho o)3 É(D (D !1 o (D5 (D ITJ âlôll.(lt a o Êtï ârê F}(Dr T H.tt,Fttsoo -b rDtt, oooo Dÿ t.JO <)o t'.)() À) §o o\ 8ÿ{ <) oY(D EI (D E' tr o !ÿ lrd (D to?Éd $E (â lÿ o\ (â o 8ÿ(, Lrro l-) o\ o lÿ l'J o a oÉr^AYD=T\J -t fD - Fl Tor5 -.t? Ê3Noo <) D), Nt\) <) C) t-)o È- .Ào o\(r) Dù. o\ (' u(D È, .D (t Ul(D È, (D ,:r' o .a o C} o\p ! (, Lrrop \ooO t.) o\ oÈ IJ{ UT o V) o?ÈÈ iD - Cooo Dÿ t\)ooo No !} Ào { <f Êÿ{(â U tt o e o U ltt o e o oYo Voto (â 1..)oo It(,(> <) hJ(^ o l' l',J c\ o o EDÈ o Ltô3 z oIg -tl =4EÊ\lvBE *g OoOo Fÿ t.JoôO §o Dÿ I -{ Lrr Êÿ Oo(f (/) oc o ts t0(, (D È, (D tst Èr (D » Èté o o J lt) rDË À lê.(^ (,(/t op 1..) UJoo t-)(^ ô 7 ,t o -,)F+È, üa I -DIÈ tô v) p0() (D/ a ô 3 po oa o o c) ʧ§ô CDr>t rJD (D o- Ê') v) ÊD No CD. o- (D-' a- CD \o o\ I \o{ Ur 73.4. Situation agropédologique Les sols de Côte d'lvoire sont généraleurent ferrallitiques. Cependant, ils se subtirvisettt en plusieurs sous-tvDes qu sont défirüs d'après le degré d'intensité tle deux piténourènes appliqués aui matériaux : I'un d'ordre clümique, la pl.us ou ruoiru granrJe désaturaüon en bases, l'auüe d'ordre mécurique, le plus ou uroins grurd rémaniement. D'utte façott générale. dam note zone d'étude à l'Ouest du Sæsandra, les sols sont ferralli[ques forteurent tlésaturés et à l'Est, ils sont ferralli[ques uroyerùreueut désaturés et 1ou faibleurent désaturés. Ce sont des sols qur présentent les caractères de iertilité hès variables. Cepardant, on peut noter que les sols fortement tlésaturés sont propices à [a culture du cotoruüer, cacaoy'ier, caféieç igrrarne, marüoc, nz pluvial, [lats et barraruer plurtarn. Par confe, ceu\ qû sont moyennement désattués sclnt intéressants porr lc coloflnier, la carrne à sttcre, les agnrmes, I'anacardrer, l'avocaüer, l'igname, Ie mius el le rjz pluvial. 3,5. \'égétation Trois gnnds ensembles végétau.x se rencontrent dans le bassin du haut Sassanclra. Att Nord de la Iigne Touba-Séguéla règne le secteur Sub-Soudanais avec des savanes atborées et i ott arbutives avec quelques ilots de forêts claires sèches et de forêts denses sèches. Ces forêts denses sèches se rencontrent principalement dans le triangle Borotou- Koro-Vialaclousou. Læs su"tes herbacées comportent sulout des graminées en touffes (.\nrlroltonqon tectorum, Hyparrltenn chrysugyrea ). Lrs ligneru les plts représentés sont /soberlinrudokn , ClaprueeTogoe.nsis, Dcailln oliveri, Klnya se.ne.,galensiSl, Ait Sttcl de celte ligne, on entre clans le sectetu mésoptule qru préscrrte clerLr feccttcs. Datrs lc Département dü \'lan, sc renconlrent les forêts dcnses hrunirles, scrnt- ilécidtrcs. Ce sont des forêts à Triplocl:torr sclûo.r1lol (Sanrba), ir[ursorùa altisxnrt r Ilc'tü), (-ahts s1t Hrrtrc ces lorêts «lcnse§ lrunides sr;mr-décrducs et lc scctctr Sutr-sotrcliurrus, clonc à cireval stu' la ligne 'l'ouba-Ségréla et prerant en comçrte le Dépirrlcmcnt clc Brarüiotrna. on u'ouve tme zone de transrtron caractérisée pu des lambearn de forêls mésoplules, et de larges mailles de savanes séparées par des forêts gaiénes. Ici les states herhacées comprennent les espècæ commules tellæ que H,-ltarrhenia chrysargyrea, Hvpttrrlwnindipkmdra, Hyparrlwnndissoluta, Inwletn sintptet Pour les arbrss, on peut citer Borossus ætltioprull (rônier\, Loplira lanceolata, Piliostigm T ho n ni n gii, C us so nin ban e.ri. Cette vésétation décnte, il y a plrc d'tune vin$arne d'années a beaucoup changer cle nos jotus, sotu I'effet conjugué des cuitrues, de l'exploitation foresuère et des fcu-x de brotsse. Les savanes gagnent du terrarn sur les formattons foresüères. 6Fig 2 : VEGETATION DE LA ZOI\E DU BASSII{ DU IIAUT SASSANDITA LEGENDE fr c *tta dc la a, cbÿ. (â ,æ e SaJE fl .'m *:on* E) lw prctqcgrcrc EEI s..tcr M§csùE ! scctcu ocbrootrrc ECHELLE 1:1750000 LocâIsa:rcn de lâ Zooe detude d \ Fig 4 : FORETS CLASSEES ET AIRES PROTEGEES DE LA ZONJE DU BASSIN DU HAU'T SASSANDRA LEGENDE ffi Alres protégéesI Forêts classées Localrsatron de la Zone d'etude { PREMIER MINISTRE COMITE NATIOtrAL OE TELECEIECI'C'/ ET ÛINFCRMATION GEOGRAPHICU;ECHELLE 1 :1 750000 t_] Zone d'étude l0rig 3 , Paysage Morphologique de la COTE D'!VO!RE LEGENDE ft tæ.r<*a.h.mddud. PREMIER MINISlRE COMITE XAI'OXAL OE 'ELEDFlEClIOXÊT D'INFORMA'ION GEOCRTJAPHIOUE §lEE c=EEI Itr:î @l?l !mEI Syaiaûa daa glæra cwiaraa Mt Xd paÿt,c@aa. Xoys pm.mÿmmdl cw.ara taapsdaddfr.l t&ur âs. vdm. a doffrrl. .cli{(a. SFIJÈ cdkrd td.tlk tû gad. 3yil.6.tdoolfrr Cur6 Syn.@cohanGadre. Sya.tu û coür. «, Rclr. 6..q.t lyüm.. û cü.a ad cntlù sd-ræ.i.. SFah d. plaoær ..dmdù.t Syü.rD dd pli.æ, tffi-.t C..dr Awi@ Bd.l 3.æ{t ECHELLE t:45OOOOO ll 3.6. Hydrographie de la zone Lr Sassandra, fleuve pnnclpal du bassin, fait paltie des gnnds complexes hydriques tle Côte d'lvoire, qui prannent naissance en pays de savane sur les confins soudanais et qui traversent ensuite les zones de forêts du Nord au Sud. Il a une longueur de 650 km. Daru sa putie Nord, il sert de timite naturel enbe les Départements de I'Ouest (Touba, Biankouura, Man) et celui de Séguéla- Il prend sa source au niveau du village de Dabala (Sous-Préfecture de Worofla) et se jette dar» l'Océur Atlantique au niveau de la ville du même nom par un estuaire. tl draine du Nord au Sud, un bassin de ?5.000 hn2. Ses principarx affluents sont : le Tiemba et le Sien qui prennent letu source dans le Département dOdienné; la Boa çi traverse le même Députement et prend sa sotuce en Guinée Dans le Département de Touba, on trouve la Férédougouba (ou Bagbè) qui prend également sa source en Cuinée. Signalons que c'est la renconlre du Tiemba, la Boa et le Bagbè au niveau du village de Dabala qui forme le Sassandra. Ptus au Sud, on rencontre le Bafing qui sert de limite nahrelle enlre les Départements de Touba et de Bianliotuna. I prend également sa sotuce en Guinée. En dehors de ses affluents importants, il en existe de plus petits qü sont plts ou moins permanents . 3.7. Régirnes hydrologlques tÆ débit mesué à Dabala indiçe que les valeurs les plts élevées s'observent de Juin à Octobre. 1992 (0,62 m3 pil seconde). Læs débits les pltu faibles surviennent de Janvier à Avril. De 1992 à 1994, Ie débit le plus fort a étÉ atteint en Octobre 1994 (91,75 m3 par seconde) et le phs faible en Mars 300 1r) t a{r) iJ E L o3() cL n E .v al -â roË r50 r00 Ê a, l)rFL rP rü o rF FÀ TMAI.IJ Fig 6a : Hydrogramme du Sassandra PLUVISlEIPIE DEEI T L2 ? i1iilr Ji.. r:. a) -,',r i {, alll , c," E L É, 3 il:,-, C/1 _,'-' N'GOLODOUGOU -__-_O_ ll ,.i...1,_,i;r., ,i_ ''q /i/ l\./ \.I 'i.i i, . I E]' I ,/ Ë .t I Z.\rlt1/r tl ii t,ll llt ,l /)t ,-, ,;rl/' ,c,r I I l- I i -.tL,'i LU!, I I I bFt)r ILC, ;',r-) aë .i vi r; J ;ri È é) -Ul d: \ \ t I \ \ \ \ I Ii 'f,'.r DABALA ____û_ [rêlrÂLÂ,:r. -------+------ ir;?Ài_ r: ir.1r.,.11 -1 1.j I I L ltI _I I tl-t ---A . 5 . --'Ü.'- t.r I --t-- ...8. \ ' , t' .rFriA:';-:JÀj,",t,tt Figure 7 : Hydrogrammes des eaux du Sassandra 13 ,1 ,,,'\ ,\ !\)', 1i\ ', l \ It/\ \\\\\ .'\ \\\ ,\1 \\\\a\i\\\\\ i \\\ \\t t'Ô Li-- .-tE a-\ 3 t"/lln l\tvI l"/lt,ltItLil" lltUtti Itlltttt ,,, l I t r\ I i g,t L I bLt r,,1 ! -l (1ri I €ci =,i L{!.ts I -ülu -rtDi iLi I -'i.) i- I I I r Niamoutou -----o- I,itan.r0ul.,-,.r,;: ._--_+____ r,lr3pr,:1t,.,1,l] -t- I,lr.trtiiiirt.;,',J I I I i ,.\ Biankourm - [,r.tni rruo-r.r ,r_ ---.--- [.rJ.ri ':,in:J ,i ] -!- El.i;',i. o,..in',a ,1..1 (J (, dü g L tâ .t ,\. / ' \.j ,"2*</ Figure 6d : Hydrogrammes des eaux du Sassandra L4 DIOULATIEDOUGOU I li,', - I r E i\/\ tl /\ /\ ,l\ ,\ ,\ If\ u tü Ç a, E L (, a *"1**-_o--t..... _--'a ,,' ,. ;'rVIALADOUGOU ---{- \,r.:i.rlc,l,r- ',' I ,l' Lt ,-' ,r , '] ] -I- vlii.t!1,)r j.j "''t § {, e{, lt t 4) tD [æ bassin du haut Sassandra est tme zone où les activités humaines ont un imgact croissant sur le milieu natrnel. Ces activités peuvant être regroupées en der:x grands tlrèmes : les activités de productions agricoles et les utilisations de pesticides. ZOI\E DU T}.\SSIN DU IIAUT S,\SS,\NDR,\ : Positionnement des Localités &r{ Et,, ræ trl.r r6 3.L. L'impact des activités agricoles Læs activités agricoles pra[quées dans les régrors situées dans le bassin du haut Sassandra sont bien diversifiées. Læs populatioru y accordent une place de choix arx cultures vrwières. I s'agit du r[2, du mais, du urarüoc, de la barune, des tégumes, et des fruits. A celles-ci s'ajoutent le mil, le sorgho et le fonio pour les zones d'Odienné. Les cultures de rentes sont le coton, le soja le café, le cacao, la colas et l'huile de palme. Læs tableaux 2, 3 et 4 récapitulent les tormages des principales producüons de la région. 3.1..1. Culturcs vlvrlèrcs S'agissant des cultrnes viwièræ, excepté [e cas du Députement de Man où les torunges de r[2, de mais et de manioc sont en baisse constante (figr:re 10), l'examen dæ figures 11 et 12 indique que les tonnages de toutes les productions viwières sont en progression constante dans toute la région Corr6lativemsnq des surfaces cultivées en riz sont en constante augmentation à Man alors que por.n les auEes cultures, les surfaces cultivées sont en regression où restent stationnaires (figure l3). Daru le Département de Biurkouma, les surfaces cultivées ont une tendance à la regression (figure l4), alors que dans le Députement de Touba et daru la zone de Dioulatièdougou, les surfaces cul[vées sont en augmentation régulière (figure 15). D'auEe part, dans la région de Touba le nombre d'agriculteurs est en constaute progression (figure 19). Tableau 2: Productlons agrlcoles (en tonnes) du Départenrcnt de Man Productions 1990 1991 tw2 1993 Riz qq. ttu lv.J5v 13.655 Mais 3.0E4 4.606 Et7 Manioc 5r.730 45.2û 56.470 Banane 15.3r0 l 1.500 t2.500 Legumes t.35U 1.390 1.400 Agrumes 6.?yJ 6.570 7. t00 E.7EO Fruirs 1.380 1.540 1.720 1.930 Cafê 27.9W t9.77t ?9.540 ?5.075 Cacao 3.&50 3.3ôô 4.36 5.214 Huiledeoalme(Ox) 392.800 396.300 41E.000 432.000 Coco 5t4 620 y20 980 Colas 770 860 l.000 2.130 t7 PRODUCTION§ Tableau 3 : Tonnages des productlons agrlcoles du Départcment de Blankoumr Tableau 4 : Productlons agrlcoles (en tonnes) de Touba du DÉpartement 3.12. Lts tonnages des productlons de frults ct agrumes lrs tonnages des proôrcüons de fruits et agrumes sont inscrits dans les tableau 2, 3 et 5. L'examen des tigures 16 et 17 indique que ces tonnages sont en conslante augmentation dans la région. Iæs superficies occupées par ces culhres sont ausi en prosres$on. 3.1.3. Les tonnages des cultures de rentes lrs tonnages des cultures de rentes sont inscrits dans les tableau 2,3,4 et 5- lrs figtres 18 et 19 montrent que ces productions restent à un niveau relativement stable avec cependant une ascendance pou l'année 1992 et une diminution pour l'unêe suivante. Ialtlcau 5 : \'arlatlons lnterannur:lles «lu nombre d'agrlculleurs et drs superflcles cultlvées (ha) dans ta région cle Touba Tableau 6 : I onnages des productlons agrlcoles et surfaces eultivées(ha) dans la rüglon de Touba et de Dloulatlèdougou en 1994 Nbre d'agriculteurs. Superficies cultivées i CULTURES TOUBA DTOULÀTIEDOUGOU Surfaces I Tonnages 14 r ll0 Pourme de terre | 2 I 10 I \,1i1 I Sorgho ("'otott 'l't-lttalc.s Atracarrle Source : ÀN,\DER. CIDT, ftotet Soia t9 Surfaces occupées par les dans les sous-PrÉfectures culturts vlvrlèrcs de SlIlé et de \{orolla Cultures Surfaces Riz 186 Mais 188 Igruile 597 Manioc q9 Araclüde 200 Patate 117 Agruues 122 Lépuures 59 3,1.4, L'e*ploltation forestlère Cette activité se fait en deux volets: I'exploitation de bois de grurnes et l'ex- ploitation de charbon de bois. læs données rassemblées dans le tableau montrent que les productions de charbon de bois sont en constante progression. Celle concemant le bois en grume est en constante augmentation dans la région de Biankouma alors qu'elle est en regression à Man. Ces acüvités sont encadrées par la SODEFOR.' Quelques données sur les productlons forestlères à Man et à Blankounu Bir.nkoune Bois en grumes 1m3) Charbon de bois Men Bois en grumes 1m3) Charton de bois r r.623 I 14. 1698.930 19.280 Soruce : SODEFOR 20 3.1.5. I es prrductlons anlmales Læs productions animales cons[tuent ture activité secondaire dans la régron. Elles sont malgré tout en progression (tableau 9). Tableau 9 : Quelques donn6es sur læ producüons anlmales dans la réglon Source: Direction Régionale de l'Agriculture et des Ressources Animales En concluslon, nous pouvons dire que depuis les années 1980, la région du bæsin du haut Sæsandra a connu de profondes modrficaüons. Celles-ci se concréüsent pu : - la diversification des actjvités agricoles avec I'apport des prqets comme le complexe sucrier et le projet soja ; - l'intensificaüon et lâ modemisation de l'agriculhre ; - l'accroissement des surfaces cultivées ; - I'accélération de I'occupatron des sols ppâce à I'installaüon des jeunes agncdteurs str des blocs cultruatx et à la créaüon de plantations industr:ellcs. Birntoume Boüns (UBT) Petits ruminans (nbre de tête) Volailles Oeufs Poissons frais (tonnes) Poissons fumés 7.566 6.9t2 0 0 1.540 27 6.867 7.796 t.57t 0 r.600 20 9.683 8.173 r. t65 0 2.000 5 E.490 2.703 1.500 0 2.t20 6 Man Bovins Petits nrminants Porcins Volailles Oeufs Poissons fiais (tonnes) Poisson ftunés 752 9.620 652 72.279 4.24t.797 79 38 659 fi.132 522 56.E66 2.876.N5 80# 815 fi.252 r.080 6E.326 7.49tM2 l2l 45 1.668 t.&{8 878 44.523 2.014.467 107 40 ?t 25,t0t0 tt n lOt)0ttr.r t,r € 150000 E 10000r) ê l- soooo fl w E E tr Lt() )fit?, tanene HANlr.f, 11Ar5 Rtz I 990 Figurc I0 : Variations r 99I r 992 intrrannurIlos dts productions vivriirrs ût t) EN a o F 60000 50000 40000 iooo() 20000 r 0000 L] Legrtt'r., U barûrt § rAi.roc A t1At5 ü Rtz I 990 I 991 t 992 Figurc I l: Variations intcranrrurllrs dæ productions vivriàrcs ?2 a s , 3 - - - a t- 5000 4000 3000 2000 r000 0 Ul AvocaL § Hangue I colas E Agrumes i( I 990 t 991 t 992 t 993 Figurr l4: Yariatiom intcrannucllcs drs tenmgs dos fruits ct qrums I 990 I 991 I 992 t 9s3 FiErrr l3: Uariatior intrrennurllæ dcs tontqcs drs fruits rt egrunrre G 0 Er ? Ê ti Ë 3 l- 16000 r4000 r2000 t (:)0ü0 8ü00 60û0 {000 2000 0 tr a T r tr Awcat llarrQ,re Cola., Colas Agrunres 23 Và g E tr Coc.o Huile palme Cacao Cafe Ë 0 e a - - a F 200tro r5000 10000 5000 0 t990 t99t t992 1993 Figuro tE: Uerietiors intcralurllæ fu trnrry fu culturæ dc rcntc lgEg I990 t99I I $92 I sS3 r e9{ Fig f 2 : Trrqns drs prrductims ryricolæ ùr dôpcrtmrcnt dr Tlrbe § NAts I Rtz tr soJÀ J'L It +,) a)ÇLgrj E oL ,È Èg - 24 U coco E Huile patme I cacao El care n lr, ID Z - 20000 t8000 r6000 14000 1 2000 r0000 8000 €,C00 4000 2000 0 I 9E9 t 990 t 99t I 992 t993 t994 Fig l9 : Evolution du nombrc dæ qricultrurs dans lo dôpartrmrnt dr ïcubr DEPÂRTEHEIIT DE B IA]IKOUHA I 990 I 991 I 992 r 993 Figuru t 9: Yeriatioæ intrrennurllæ drs tcnrq;æ dcs culturæ do rontr o l- â Hanioc 3 Hais W aiz 5000 10000 15000 Figrurc l7: llariatiolæ drs gtrfærs cultivirs hoctaræ A GÊ 12000I|F u o tr' 9000llo .F t b ! 6000È o E sola I Nats E ntz t 990 I99l 1992 r 9-j3 t 994 Fig f 6 : &rprrficirs cultivôcs dens h dôpartrmcnt dr Turba 27 3.2. Les pollutions par produits agro-chirniques De grrandes quurütés de produits agro-clümiques et des pesticides d'origines diverses sorrt utilisées cluque uurée sur l'erueuble du bæsitt versattt du haut Sæsandra. Ces produits sont utilisés soit pour fertiliser les plantations, soit pour protéger les cultures conbe les riavageurs. (-)n ne comuit pæ l'impact des pesticides emplo.vés en agriculture qui atteignent les cours d'eau par lessivage et ruissellement mais il n'est probablerueut pas négligeable. compte tenu du développeruent des activités agncoles et indusEielles daru le bassin (carure à sucre, soja, coton, etc...). 3.2.1. Les lntrants agricoles l*s Eois gfantls projets a.ericoles (Soja, SODESLICRE, CIDT) en actirité dau la répnon, utilisent en grandes quantités une large gamme de produits a-{ro-chimiques. Il s'agit notffttnrent dss : - fongicides; - ergrais chiuriques ; - engrais organiques ; - herl:icides ; - pestictdes apricoles. Tors cæ produits sont recommandés aux pa)sans selon des critères d'effrcacité. de remanence st de bio-dégradabilité. I-eu utilisation s'appuie atssi sur le rappofl qtulité i prix, la stabilité du prodrrit et I'opinion des paysans. a) [,es fonglcides utilisés Ils sont gÉnéralement uülisés poru' traiter les semences. Iæ Thirame est le fongicide ruilisé dars la crilture du coton à raison de 100 I pour 100 kg de semence. Err 199-1, 100 kg ont été utilisés. [æ Bayleton est uülisé dans les planlation de canne à sucre, à raison de 4 kg pour 1.000 litres d'earl. b) Les en8lrals Deux §'pes d'engmis chimiques sont utilisés pour fertiliser les cultures de coton : - I'enuais de fond utilisé pendant le semi. ii s'agit dti !{PKSE, à mison de -lUr) hg à l'hectare. Au total ?88 tonnes ont été uulisés en 1994 ; - I'enpnais de couverture utilisé après le semi. II s'agit del'urée à169o utilisé à raison ?5 kg par hectare, 50 jours après le semi. Au total 148 tonnes d'urée ont été uülisÉs en 199-1. P,...ur frfirliser les plantations de canne à sucre. 1.33-l tonnes durées ont âé rnilisüs romme engrais ctumiques alors que ?.0ûû torrrles de melasse ont été tiuhsds comme enEais organique en remplacement du KCL. - Dans la culhre du soja, le ItiPK et l'urée sont utrlisés pour fertiliser les culfures. - Dars la culture du riz, 1.4?8 tonnes de NPK sont utilisés chaque aruiée et 381 toiures d'urée. 2E c) Les Pestlcldes agrlcoles ks pestindes utilisés sur le coton sorit multiples et væient d'une amée à I'autre. En général, en première appiicarron. ce sout les Pyréthrinoldes et OP acariclcle qul sont uUlisés en preuiière applicahon et et seconde appiicahon. il s'a-eit de : - hrétlriuoides faibles ; - Triazopltos ; - FTofenophos ; - Qrétluinoide uoYen. Pour l'amendement des trlocs crilntrarrt. tonnes'ha. la dolomie est trtilisée à raison de -l gamme variée de produits eslPoru utilisée: dt Les herbicides utilisés la lutte contre les mauvaise hertrs, une - 1.26ü lires pâr an de 2-{ D ; - 5.1301i8es pu an de Cesapa*. Contbi , - 6?0 kg pu an de Diuron ; - le Round up ; - ie Garlon. 3.2,2, Les ddthets lndustriels Læs eaux du tleuve Sassandra reçoivent régulièrernent les produits tosiques issus des actirités de l'usine de sucre de Borotou et probablement des usines d'extraction d'or et de nickel daru la répon. En ce qui conceme le Complexe Sucrier de Borolou-Koro, I'usine utilise chaque année : - 3-19 tonnes de chatrx éteintes ; - 59 tonnes cle soude catstique 2Ù Ço ; - 1-l tonnes d'acicle ctrlolidrique ; - 5 tonnes de forr;ol ; - 115 lonnes de c;ionre de soclium. I-cs effluenls de I'u-sine dilectement rejriis da..s le flittve scnt les eall\ lsÉss .' produits de vidange, les jus de cannes à sucre, les pertes de melasse et lcs hurles de moteiu. Ii est à noter que chaque année, on enregistre de fortes mortalités de poissons dans le fleuve §assandra, en aval de l'usine du complexe sucrier de Borotou. Toui comme en 1986. le phénomène a pris une allure palticulièrement ir,.''':'Éî-*rte c"i I'fzus-Arnl 199-§ ),carse de l'arnpleur des nri'"':lés et de la lorrgue r)' .' i r cir ccs cif ets pi.usiltle ccil1, ,. ont ÉlÉ rrssentis lusrlti'à li;r; ".{mien. c'!st-à-d:rs à Liiç.ri)l iùù km de Borotclu. En Avr:l 199-i, allertÉs, nous a\'ori.s urruepns rure enquête auprès des riverains pCIur en dÉtermirrer les causes et mesurer l'ampleur des dégâts. Ailrsi. â\'o115 -1,oro interrogé successi yem ent : - le chef rt les notables du lillage de Dabala (sinré non loin cle Borotou) ; - le chef cles pêcheurs bozos installés dans le clonraine dc lit SOftESi*'CRi: : - l'un des passeu: de la rivière Boa à Vialadougt,u , - ur pêchcur ghanéen installÉ à Sorotana ; à8 bù Tableau : Liste des produits utilisés par la CIDT dans la PRODT-iIT§ Es-Fenralerate-Profenofos 21 / 1 50 ll ôrnr.*uttrr ine-lsomthion 30/1 50 EC et Cyperméthr ine-Tr iazophæ 30/ 1 50 Deltaméthr ine-Tr iaæphos 0 9/ I 50 Cyperméthr ine-Prsfonofæ 30/ 1 50 UL at EC Cyf luthnns-Profenofæ 1 8/150 Alphacyperméthr ine-Profenofos 1 8/ 1 50 Lambdacyalothr ine-Tr iæophæ I 5/1 50 li Cyperméthr ine-Cu lorpyr ifæ-Ethyl 36/ 1 §0 Cyperméth r ine-Tr iaæphæ-D iméthmte 30/ 1 50 Deltaméthr ine-Tr iazophæ 1 2/1 50 EC et UL 1, Cyparméthr ine-Profenofos 36/ 1 S0 Cyperméthr ine-Profensfæ 1 8/ 1 §0 UL at EC Cyperméth r i ne-Tr iazophæ-D i méthæte 3 0/ 1 50 / ?40 UL et EC Benfenthrine 30 g/ha EC et UL Cyparméthr ine-D iméthæta 36/300 Es-Fenral erate-P rofenofæ 2 1 / 300 li Cypermôth r i ne-P rofenofos 3 0/300 EC ct UL ùperméthr ine-Profenofos 36/3 00 EC et UL ; ÿperméthr ins-Tr iaæphæ 30/250 EC et UL tion de la culrure du cotonnier FOR}IULÀTIOI§ Cyperméthr ine-Tr iazophæ 30/ 1 50 Lambdacyaloth r ine-D iméthæte t 8/300 CypermÉth r ine-Tr iaæphos 36/2 50 Dê I taméthr i ne-Tr iazophæ 0 9/250 A lphacypermdth r ine-P rofanofæ I 8/300 i, Cyperméthr ine-Ch lorpyr ifæ 36/300 EC ct UL EC et UL Cyf luth r ine-Profanofæ 1 8/ 30 0 Cypermethr ine- lsoxath ion 3 0/250 I ii Dettaméthrine-Tr iæophos I 2/250 li I FenraleratE-Profenofos 75/ 300 I. tl Cyperméthr ine- lsoxath ion 30/2S0 EC at UL EC = Concentæ emutlionnable[L = ULV= t]ltra bas Volume EC et UL 7.9 - le releveur cte l'Érhelle de cnre pou'le comple du programme ONCHO ; - ie chef et les notahles du village cle Soroiarra : - le chrf et les notahles du village cte Olnnzuaso (4J km cle Borotott) ; - le chef de Ia communautÉ des pêcireus trozos cle Bac-Sémien ; - le chef du village de Bac-Sémien ; - le Drecteur du complex sucder de Borntou , - le Directerr de l'usine du complexe sucder de Borotou. Ces enquÊtes onl permis de faire pluierus conslâts : - la mrrrt;üité massire de poissons a été provoquée par les rejets par l\sine de la SODESLICRE, de prodrüts toxiques directement dans l'eau; - les informateurs sont hunanimes à reconnailre que ce phénomène se produit chaque année ; - l'ampleu' des phénomènes n'est pas touiou's les mêmes. Cependant, aucun organisme vivant n'est épargné. Dès les premières années de créatron de l'usine, les cntstacÉes ont patiquement dispam, suite à ces pratiques meurlrières ; - le rejet des produits toxique dans I'eau entmine pendant un cerlain temps, les changemints de la cor:leiu de l'eau du fleuve ; - Ia populaüon riveraine hien cpre mécontenlt, s'üsl résignÉe ptrisqu'elle pense qrlelle est impuissante dans la mesure oir, selon elle, c'est le .souvemement qui en a décirlÉ ainsi et ces décisions ne sont pas à trarr-sqresser: - les propos concordants ùr Drecteru' du Complexe et du chef d'usine, ont revelé que chacprc année, la SODESLICRE déverse drrectement dans le Sassanda, les déchels de melasse qui n'ont pu être uülisés pour fertiliser les plantations ; - en lr{ars 1995, on a dt déverser directement dans le Sassandra, de la melasse fermentÉe ' - uns brèr,e iirit. des installations ds l'rr.sine a permis de se rendre compte que l'huile de vidange des moterns est drarnée en f,ermanence selon un système de canali- setion drrectemerrt dans le fleure ; - il est à noter aussi que si de la soude est utilisée pour relever le pH de la mélas- se, elle inten'ien1 au-qsi dans la chaine de transfomation de la canne à sucre pour per- melue la clÉcantalion afrn cle sÉparer le sucre Ce cerilns déchets. la soude restimte sst rejetÉe dans la nanlre. Arxsi, les opéraüons de blanctussement du stlcre rotlx compor- tent une phase de carbonatation et une phase de sulfitation. [.a nüfitaüon doit ceflaine- ment produire dcs sulfites (H2S) qui sont très toxiques pour la faune du fleuve. Nons en concluons que le fleuve est exposé à un grave danger qui pourrait être in'Ér'txit'le si aucrme drsnosition n'est envisagée plr urre épuration des eaur usées el le trïiiiùrrlÈiri dis auü'es tspes de dÉchets indu:mels. 30 4.3. Les pollutions pàr les lantcides Des éudes approfondres ont été menées sur I'intpact des insec[-cides utilisés pendant la cunpagn O. lutte conhe l'Onchocertose elfectuées par I'Orgmisatiott -\lontliale de la §arité. Des déverseuients hebtlomadatres altenutifs et de lan'icides antisimulidieiu sont effectués depuis 19?8, afin de contrôler les popuiahons lan'aires de SinruIium dantnontm (r'ecteur tle l'Onchocercose hunaine), dont les adultes sont à l'origine d'une forte réinvasiorr en provenance de la Guinée. Sept iruecticides sont euqriol,és altenutivement en teuant compte des saisotu hvdrologiques, datx sept stations : - Sénien sur le Sassandra ; - Baliandesso (Biurkouua) sur la Bafittg : - Sorotaru sur le Sassandra ; - Niamoutou sur la Boa ; - N'Golodousou sur la Férédougouba ; - Vialadougou sur ia Boa ; - Dabala sur le Sassandra. l*s procluits rrtilisés sont l'Àbate, la Pennéthrine , Ie HPD, le Carbo'sulfan , Ie Phoxinr, le §raclofos etle Vectron . [r lableau 11 r'écapituJe les qrunütés des diffÉrents lanicides utilisÉs de 1992 à 1995 dans ces stations ci-clessus énumérées. Irs insscticides rtilisés en campagle de traitement ont fait I'objet d'éttrde pr'éliminaire pour évaluer leru impact sru la faune non cihle. Des tests ont été réalisés êxpérimentalément à I'aide d'rur dispositif de goutüère "in situ" (Iroubat, 1989) ou sur des bièfs limités de ririères. En outre, un plo€ramme de sruveillance des milieru aqrutiques a été mis sur pied alin de déterminer Iimpact à long terme dæ épandages. Ces éhrdes ont montré qu ies Épandages dinsecticides rÉalisés actuellement dans le cadre du propramme O\'1S de hüte contre l'Onchocercose ont un effet limité sru la faune non cible dans Ie bassin ût haut Sassandra. En parfrarlier, ces insecticides ne paraissent pas compromettre l'équilibre de l'écosystème ni affecter ces ressourc'es piscicoles. Utr ts -D EEÈFBI -Èêüoê 1 C)cI oÈêF -CÊc -L D ts EÈo L mo L zDÈ - -o L al. o -b UÉ,0 aFI E. aÈB oéGIêé Foô ʧ (Dr .a (Dr o înI'HFts|oto\0r! \o ro lo 'ÉtâllrfN FlrFl-ro€9€ €€ro\!(,làtfN ËF. liË €99\O\Ê\o\o9|,lùIJN ËlrFF\o9€€\OtOE§uôtJN ts l-tsF99€E rô \o \o r!tlràulN El-tsF.9lO\O\l €\oro\l(âàuN otBr.,O(,Hl^o--- vô{ E.$§ §-æorq IJæN E.d_àF -Àæta NU:oo{oooc^cÀo o-,rr-ro oo3ü8 8-3-l I.J ÀOO(âHC)OLÀpo o-91i. tIê(D æ\tl(ââ(â(>(âcæosæ o,'\oLL (ro\(â-(aeoVo\st.)+ -H -6§ -tr)N(.}N(^\OO!tJ(âo\H -.§-æ\-+ cHc=oü(>c ooooooo()ooô() ooooo<>ocôooo --ï9 rH. E E.3Ê ts (rCÀ rlatùNOii-rO -r.l é_or j-t.) ulul -N)-T Ë.H.§ E - æ O-rO (, r, (, (,FrJl\)O\ \cr o\ o\ (,{(âÀ{ ra-\o't.rL æ\o\o\c(âo\(â{(nÀo\N t.)æCÀ\C(â-\O-O|.J §q6[ ts.Ël g uL (â-â-\o F' rr{ F U of-I 8"3 §.1 Eï.AE .,ol.ooücoo-c,c OO(,Cc>c>iJcoo-_c N)ooÈJcC)()(,Coo--c o(rocoooc(><>oc o B otàë B Esg§ tâ a (r-{ etJ..ùios=5(rH=ts(â {-v bi\o,-L ËË*˧iâ \o-O, §ur§ 'æ N-,s-- ËsÊsg'-J\O - §=s.l HY -o x =II -G \o\o\ou -rtlJli§(âp- 't.lL-N \c HHBHt.)O*ôo\oæô -étàë\\L \C ïurtaro><(r(ræ x-o-C>9 '\r(,r,ul N) l.J e(âÀ\o-, _\o_tJ_cr\ ÀÀo\c> tr)(r)ee *iJ\ô\êài.J{â{o.ÀL E§ gl a? tsg o o v, 3+orSl iiæ se o\§ril\) §e UrÀ(.)C h)(â -æ o\ L})t8 r -.o (lâ a>Tê - - Èi s1('1 tDtpl El lrr] l- aÉ Êe P CDr cr) Èo tDr-t o o.o C1) OrTfp o-Éo(r) Èp a o(1) (r) F|§ F} o cl) èÉ a tea v) Fe Ê.Ftp 3Z - -I I D w tr r I l^l oL .1, .F F I ov aio rts FfÈ3 ,g 120(r0 r 0000 8000 6000 4000 2000 0 Vectron Pyraclofos Phoxime Carbosulfan HPD Perméthrine Abate E IEI I III w tr I I G^ oL f E g oY a roIEÇl.t. Et E' t 992 I 993 I 994 I 995 Figurr 22: Uerieticns intrrarmuclhs &s quantitis d' irrcst i c idrs ôpanducs 1992 I 993 t 99{ I 995 Figrurc 2l: Yariatioæ intrrennurllrs drs çrntttls d' itrrcticidæ ôpendurs Vectron Pyraclofos Phoxime Carbosulfan HPD Perméthrine Abate 33 ü^ùL +, .F E\, ln rat .ts ft GD CT EEI -I m E E E I I Vectron Pyraclofos Phoxinre Carbo:ulfan HPD Perméthrine Abate I 992 I 993 I 99{ t 995 Figurr 2{: Yariations intcrarmuclhs fu grantitis d'ircrcticifu fuanùrs G^oLt r- F I o!, Ë rè fÇc.Ê CI c, N - E I tr m tr I I Vectron Pyraclofos Phoxime Carbosulfan Carbosulfan HPD Perméthrine Abate I 992 I 993 t 99{ I 99§ Flgurr 23: Yarirtiorc intrrrnnurllrs drs 5r.ntlta6 d'iærcticidæ 6pendurs 34 E' T m w E I I .A e3Lrl, rF F -3t, Ëro +, .F .ts E C Ët Vectron Pyraclofos Phoxime Carbosulfân Perméthrirre Abate Abate n^oL f F E Eooo v G rO rJ!fE aE C' I 992 I 993 I 994 I 995 Fignrrr 26: Variatirp intrrannurllts dæ qrantitis d' i rærct i c idrs ipandurs I 992 I 993 t994 t99b Figurc 25: Yeriattsrs lntlremrultlrs drs grentitls d' ltrrcticidrc ÔPmdurs EI I m w E I I Vectron Pyraclofos Phoxime Carbosulfan HPD Perméthrine Abate 35 4,1. Qualité ph}'sico-chimique des eaur Plusieurs analyses ph1'sico-chimiques de l'eau ont été réalisées au cours de ce travail afin de faire ressortir : - ses camclÉristiques génÉrales : il s'agil de la tempÉmttre, Ia conductivité, l'oxvgtne dissous, le pH, la matjère en nspension , - Ia sinration des chæges organiques pil la DCO ; - la productivité et i'état d'eutrophisation pzu'le dosage de l'ion ammonirm (NH++), les nitntes (N03-), les nitrates (l'i0?-), l'orthophosphate (PtX---), le srüfate (§(}4 --), les chlorures (Cl-), le calcium (Ca++), le magnÉsium lr{g*+}, le sodium (ira=)et le potassiun (K*i. Lr courant de I'eau a étÉ Également estimé à I'aide clrrn courantomètle. lrs réstiltats sont consignés dans les tatrlearx. Des données anténerx'es à celles-ci n'étant pas disponibles, il est difficile de faire ressoflir l'évolntron de ces paramètres ari nivean de chaçr station. Cependant, les indications que ces mesures nous donnent, rendent possible la ctrmparaison entre les drffér'entes stations. En cette période ( fin §eptembre - debrrt Novembre), Ie Sassandra et ses affluents sont encore en crue.l-e courant de l'eau s'avère phs fort dars le Bagbè, 175 cmiseconde snivi du Bafing et de la Boa avec l.lii cmiseconde. I-e 4eme affluent, le Tiemba qru se trouÿe en amont du Sassandra présente un cotu"nt phu faible soit 70 cmlseconde. Qrant an Sassandra, il commence à Dabala arec tur courant relativement faible (80 cmlseconde). Par la suite ce courant s'accroit ju.squ'à 120 cmlseconde au niveau de Sorotona et de Bac-Sémien.[a tempÉratwe de I'eau qui dépend principalement du climat varie peu à l'échelle dç la jotrmée au niveau de chaque station. lrs valeurs sont également dans la ni'me marge d'une station à l'autt. Elle se sitre entre 23'C et 25,-l' C. L'..rvgène dissots dont la sourûe essentielle est constituée pal les échanges enü'e I'eau et l'arr présente les mêmes caractéristrques que la temprératrue. Les valeurs mesurées à 7 heues et à 15 heures au niveau de chaque sktion varie peu dans la joumée et se situe en'r:e 6,12 mgil et 8,13 ng/I. Quârtt à la conductivitÉ, elle présente des valeurs relativement faibles dans le B:gbè et le Bafing, EIle évolue entre 43,9 ,;rS'cm et 42.8;tS'cm. I-a conclrtcttt,ité est piu-s éiér'ée dans les arüres points de mestre. Elle se situs entre 56,? et 8?,8 yrS'cm. Cette shraüon glohale de la salinité se retrouve au niveau des détails. En effel, le uux global des cations (Ca++, le Mg++, le K+ et le lrla+) est légèrement bas dans le Bagbè et le Bafing par rappon au\ auTres stations. lrs taru globaur sont de 0,6? meq,'l et 0,75 meq'l respectivement dans le Bagbè et le Bafing, tandis que dans les arüres ces taux r'ryisst de 0,7? meqil dans le Tiemba à 1.81 meqil à Dabala dans le Sassandra. 36 -t*Ftatu dazote total y sont également les phs faibles. [a concentraüon est dÊ 0,20 mg/l dans le Bagbè et le Bafing. hr contre, dâns les trois stations du Sæsandra ainsi gue dans le Tiemba, le tau d'azote total est de 0,22 mg/l et dans la Boa 0,23 mg/I. I-es conctntrations de orthophosphates (m--) et de sulfates (S@-) sont faibles dans la Bagbè et le Bafing. Par contre celles des chlorures(Clj sont les pltts fortes dans ces dern stations (0,08 mg/l) I*s résidtu secs qui rendent compte de la matière en srspension préæntent des différences importantes dune station à l'autre. Iæ tarn le phs élevé est rencontré dans le Sassandra à Bac-Sémien (0,22 mg/l). Cett€ station est suivie par celle du Bafing (0,20 mg/l) et le Tiemba (0,16 mg/l). La Boa et la Bagbè sont les moins chargés. I-eurs ktx reJpedifs sont de 0,04 mg/l st 0,09 mg/I. [.es dsrtr aüres stations sur le Sassandra ont des tatx de 0,14 mgll poru Dabala et 0,11 mg/l pour §orotona. I* pH au niveàu de toües les stations d'éud€ est légèrement endessus de la neuhalité. Il vuie de 6,4 à 6,6. Da,ns l'ensemble, notons qu'aucune tendance véritable ne se dégage des mesures effechrées, en dehors dlr fait qtre le Bagbè et le Bafing présentent une salinité globale plus faible qræ læ autres staüons détude. RESULTATS D'ANALYSE D'EAU NO de ItéchantiIton 1 2 3 I 5 6 7 Provenance T I EI.IBA(Dioutatiéd.) SASSANDRA( Sorotona ) SASSAIIDRA (Daba t a) LA BOA (N i anrotou) EAGOE -PONI BAF I NG- PO}IÏ SASSANDRA (Bac Semien) pH 615 6,6 614 6,6 6,5 6,6 6,6 Résidu sec (mg/t) 0,16 0,11 0,14 0,01 0,09 0,20 o,22 ca++ nÉq/t 0,55 0,35 0,53 0,45 0,37 0,42 0,61 ttg** meq/ I 0,16 0,23 0,25 0,19 0,16 0,20 0,14 r* rrÉq/ t 0,04 0,04 0,04 0,05 0,04 0,04 0,04 xa+ rxiq/t 0,22 0,16 0,21 0,20 0,10 0,09 0,17 Azote totaI mglI 0,22 0,22 0,22 0.23 0,20 0,20 0,?2 coz'néq/t 3 0 0 0 0 0 0 0 HCO meq/t 3 0,18 0,10 0,10 0,10 0,07 0,09 0,10 cL méq/t 0,06 0,06 0,07 0,08 0,08 0,08 0,08 S02 meq/t I 0,13 0,11 0,10 0,12 0,10 0,14 0,13 t{0- mg,ll 3 0,04 0,03 0,04 0,03 0,03 0,03 0,05 llo mSl t 2 0.06 0,05 0,05 0,o1 0,05 0,05 0,04 NH + 4 m9/t 0,12 0,14 0,13 0,16 0, 1? 0,'t2 0,13 PO m9,/t l. 0,46 0,19 0,(0 0,67 0,16 0,46 0,40 ,0,a813 37 ItllÀiIOUTOU TIE}1BA E crt' Inn Er. @ tut El lræ- Ocr tr ror- DABALA r t."94 Frgure 2?: Bilan ioniquc des caux du Sassandra 38 r?,19t N'GOLODOUGOU NIAtlOUÏOU SÉHIEN afr, t3,nt Figure 2E: Bilan ionique dcs coux du Sassondra tr,ozt r0,æt 40 4,2. 4.2.1. Le peuplement ph"vtoplanctonique Læ tableau.... indique une plus grande diversité spécifique darx Ie Sassandra que daru ses affluents: deux espèces dans la Boa à Nianioutou, hois à Dioulatiédougou dans le Tieurba airui que darx le Bafing et six daru la Bagbè à N'6olodougou. Dans le Sassandra, 21 espèces ont été identifiées à Dabala, 10 à Sorotoru et 26 à Bac-Sémien. lxs densités respectives sont les suirantes : - Tiemba 3.? cellules;i - Boa 0.6 cellulesrl - Bâgbè 2,3-1 cellulesil - Baling 2,7 cellulesil - Dabala 3,-l cellulesil - Sorotona -1," celhilesil -Bac-Sénrien 7,5 cellulesil On note donc que les deu-x stations du §assandra t»atata et Bac-Sémien) localisées dans des zones à fortes influences humaines, renferment phx d'espèces avec des densités assez élevées. [a staüon de Sorotona qui se lrouve à environ un km des zone d'habitation est moins foumie et moins dense en phitoplancton Tableau 14 : Inventaire du peuplement phytoplanctonique Tiemba Boa Bagbè Bafil^e Sassmdra ESPECES Dahala Sorotona Bac- Semien tlclotel]a §Tt + Tesselaria volvocina + Anphipleuz spffi - .\lLZSCnia Srr l- I + + 1 -! Fragilaria aucberiae -t Stauroneis auceps + Uoûaloz)g on m osotoetrium + \,'aucheria compactâWffi + i -l I+i I -i+l I tl --.----._i--l -i-1 I i -l -! -: l -l +l Pbacus acuminarus + Trihonema sp l, + Smuroneis nobilis -t lr:rzschia linearis + Pinnulana mngaen§s + Surirella sp + Yaucheria sp @@WffiW + ! C.r'clotella comta À Amphora lineolata + Nrrricula rodiora ? Staurastrum alternans + Phaeobotrtr solirrui'* Rhopalodia gibberula .{nphora olnlis + Sromboras maxima + Denricula pelagica + Amphora sp It_ + Hornidiella panila + Teilinga grahulaua Helerotfuix ulothricoides + (iormanum moniliforme + Tribonema nrlgare + Lepocinelis ortm + Detraedron sp + fjeolastrome microporum ! Epithemia zebra + Cymbella vËntricosll + Dirrtomella hu*edii + Closterium ehrenb ergii + (jolasium c1'clopicota + Amphipleura pellucida + fiosmarium sp + Staurastrum teliferum + (4msigma speneerù + Cosmarium ochthodes + Achnnnrhis exigrra + Closterium sp + Scenedesmus sp i + + Fedrastrurr bon-anum + + Pediutrum simplex + Pleurodiscus afncanus + + Nerdium sp TOTAL 3 , 4 3 2t 10 29 42 4.3.2. Le peuplement zosplanctonique Les résultats obtenus sont consigrtés dans le tableau 15. Cette urüté biologlque n'étant pas l'uue des coruposantes prirtcipales des fleut'es, ies échantillons sont propres en espèces et les densités sont faibles. Dans le Tiemba, 2 rotifères ont été reirconhés aveÇ ule densité de 0,01 ind,ml ; 4 espèces dans Ia Boa avec une desnité de 0,02 ind'ml ; 3 espèces dans le Ba-ebè avec une deruité de 0,16 ind,'url. CJuant au Bafing. une seule eqÊce a été obserr'ée at'ec une derxité de 0,01 ind/rnl. Dans le Sassandra. les densités sont relativement plus élevées. À Dabala, nous avolls renconEés hois espèce.s al'ec une deisité 0,09 ind rnl ; à Sorotona le nombre d'eqlèces est de 6 avec une densité de 0,1 ind/url. Cette mêue deruité rencontrée à Bac-Séuiien avec égalauent (i espèces. Là encore f inJlueuce huuaine avec les apports orgadques seurblent açoir agi dans le sens de I'accroissement de la dirersité et de l'abondance. Tatrleau l5 : Inventaire du peupletnent zooplarctonique illr Tiemha I Boa i Bagtre I Bafing i ii;ltlt,iitl I i Bac- Dahalal Sororon, i Sêmi"o : -t Alonamonaca.nlha i i + I I rttl -t-i-t-l -i I i+ i Lecanebulla I I + I i + I + I + I Platr as quachicor:iis i;esoct ciops sI TOTAL 2l + lr I I I s I 6 I 6 43 4.3. Evolution de ltentomofaune L'évolution de l'entomofaune a été analysée à putir des données de Bac-Sémien sur une période de 15 ans (1980 à 199t. Læs résultats foumis pæ le VCU sont consignés dans les tablearx 16,17,18,19,20 et21 Les figures 28, 29 et 30 indiçent gue la densité annuelle des insectes à Bac- sémien a évolué en dents de scie de igS0 à 1995. L.es pics les plus importants ont été aüeints enlgî12(1.057,5?), en 1989 (928,8)eLenl99r2 (1.048,24). LÆs plus faiblæ ont été atteints en 1983 {2W,gl), en 1985 (257,4). Bien gue la densitÉ en 1995 soit assez faible, son évolüion ùrant les 5 demières années est analogræ arx précédentes. Il est cependarrt important de noter que les indices de dérive de nuit (9,37) et de jour (1,46) en tggs soniles plus faibles depuis 1980. Mais ellæ sont consécutives à des valeuxs relativement élevées en 1994. Au niveau ds la richesse taxinomiçe, le nombre d\uité biologrçe baisse à putir d§ 1991 (29) dans la dérive de nuit. I-e nombre le plts faible s'obnerve en 1995 (ZZ>. tl en est de même pour la dérive de jour où la richesse taxinomique est de 23 en l99l. Encore une fois, la valar la phs taible est obseryée en 1995 avec 16 unités biologiques. - Àu niveau des daltes rocheuses qui sont plus représentâtives des stations, les nombres sont rclativement plus faibles. Ils væient de 19 à 30. I-a quiruaine d'années commencent avec des valeurs faibles ; 20 en 1980 et 24 en 1981. Læs chiffres sont plus élevés de 1982 (29) à 1984 (25). Cette richesse chute en 1985 (23) et en 1986 (24) et on reüouve des valeurs é;levées à 1987 (27) et 1988 (30). A partir de 1989, la richesse taxinomique baisse à 23 et elle fluctue légèrement autour de ôette valern jusqu'en 1994. Elle reste donc à un niveau bas plus longtemps que les premières années. Au niveau donc des insecûes, si la deruité ne semble pas monEer une tendance à la baisæ, la riche.§e taxinomique des dérivæ de jor:r et de nuit connaissent une diminution sensible des cinq dernihes annéæ ; diminution trk muquée en 1995. I* même constat existe au niveau des dalles rocheuses. / F P. o o a o o 11o x lJ. o E P. 'aÉ o oo Fp FN §,ÉH o p, o a o!,PH o a r-,1 o o Èr oÉ a o a ÿ tr E., o U) O. 5P. o E z o att H o È o 11 Ê, x o 5 o'l'u lg r.E.E cl 9,§i r. o z.t) o.t_{ È E r Q trÉ:< o"<'< Ë< É-!t H p 5 l--(D o o o H d iô<< 0 È< È'o o 15 Pio E o.o 0,t Pi, È É È d, b d.û 3 n'r 7. i ti à ô r-r É.|- É-'tJ o o r 9 tq rt S q 5 I. f I''ir ,l, !q o< q, iD Ë.6-É-È.É< 5< H o,É Ê, r'o È'irk r-Éf,'1 o p o ô'6ri otq o o crrfI dÈ Éô bù ôi,) it'l] 6 àcj FÉAÙ r x ÿri o o q-q 3 P\J P5o ? I ? o P o P'P'r,-;--ù F-É [ ô u ô 6 à, 5 5 ;-'b É 6 i-i'6 ô o ô Ù ! !'f n P P'H o 5 o H tq rr. 9, ph. b, É b, p-6 Ë-p ô É E 6 É t'Ù io ô pÙ 5 6 ô .'q o o o ç ù t r-J Q t-l < o 5 D Ptr [ o F r.,'- g,- î br ui = 6 b,6 ]r rt O n A à x p'K D tn B P p p.q É E'rt.5 P o oô 6 T 6 i,. ô-^E -o,p-É. ü 6-È !l I.ô o t-t pl rj't-o.o p P'o 'tJ F{ pvP'op o, o!,Ê,P'58Éoo o'xdEoT'5':- p, utctP'pr,'P'tt - 6 "-É-at.F.F-â'-É.-tr 0,15tr-p)ot' È p rJo9,op,p,P-o r. i Ë'Pr'o -éPIDFP E o r:lo PPP'p r-,r 6 po,7'- :-ôtr'-iD[ !-t Ê,o ooP7 a 6 7f -cr PF'ID iD Ft olrr a i+ior Eo A ^ oH v ts O rtP o P,)ro ai ii r-liD - ÉseEI o o U >.Fl t{a Nc ***************** F la cl c t\)È *******,+**********:+*** F u GF N \c **************,è * * * * r+,+ * r( rt * * * * r( F la G N N \a É * * *** rf * * rt rt r+ rt * * * * r+,tr+****,f**** F rl G(l N(t ****,+*****r+***:È********** F ra GÈ \)(, ************r+***r++**,+** -r&t u N) rÈ ********rt*************** F ra G o N{ ********+****************** FraEi o ,t * :t )+ * * r+ r+ r+ * rt :t l+ * :t tt * * * t+ r+,+ r+ t+ l+ rt )+ r+ t+ t+ F\t tr E N) ***********+********* F \c tr\l t\) t§ **********r+rart*rt*****r+r+r+:t P ro ro o N P ***r***ra**lr+*******r+ ts ra ra ts N(, ,+ tl******r+t+**r+*r+*:+***r+r+ tsloro N N N *************t+*****rtrG ts la la(, N N **r+***************** * ts ro ro tÈ H\o *ra*art*r+r+,ar+rlr+*r+*r+r+r+ P ro to ur *5 wP. o o u o o fi E' xP. H o BP. eÉ o È 9' E ul ts 0, 9, Or Fl P. o È o ÈlÉ P. rt p, td Ê, o (n(î\ a P. o EI z o 3tt B o o, o clp x o5 I§EËPËiEEËH? il b'I.8E-gE'? v< H o,É p, ï'q ï'h Ë't i-ËrE"E iô 66Ù 6a CI a ÉÉ5 iiB Ho 5U Oo or5 5 àô É-ÉA'r5 5 X ÿh d o o q ô 5 p'r P5o 5 o 5 o 0, o P'P'p.r..13 1,.y !, o r-1 o o D 5 â l,-.q q A ï'6 ii ô Ù à'iJ rr E'f É r- r'' t1 6 P o ts1 to ri o o o, o rt e, p.o r.-pl p, É É 6 5 r-'rc o ô p'Ü ü 5 ô ô É.q p q o E o, r- x o E < o 5 p Ê' or 0, o 0i p 0. r''9r o 5 o pQ li (-1 q'Ë;iÉ(-rË r'< p m x t-0r p o É H'd5 Ho oô ô H o H- 0r ^§ o,P'r.'tD 0rtq Ê, ts'o ô ô ti fu È'r'çi o 0' P'o 15 H g'5P'ooj o, o!1pi-. IgÉoo p tiËdEb,i''ÿ'-:-'o ortP'ÊlP'P'tf* ü *7-aP'P'P'5 E:-P 0,l6ÙÉ'trpf' p o' t'oo,ooo't,'o rr 5 .-ïqo -Éôh,-otrp E o 5P pPH'p, B Ê, EPq ^;-'é'0''-6[ t-t - Po oooç a o c P cr Ê,'OE6 '- iD x 0trr o rror ?Fc. a ^ oB-oaiDi'lo0) o o rn x'-io ÉL 9'- E fioL U È r'l o (, tÈ ***********,+********************** ts ro @o (, Uj ********************************t P ro(r, P (,(, ************ *tt*,È*'l*'+*'l't ********t+*** ts ro @ N ***r+********rl***************** -ra CE(^ UJ '§ **É*********************É*+******* F rt c 'È (, P ,+ * * :+ r+ r+ * :+ tÉ * * :+ * * * :+ * ************** Hr! @(, (1, P *******,+*r+*tt*ra***"**t+*tt*tc)+***** H ro @(n (, '§ ******r*****rtr+tt****:+************* tsr! @{ (,{d ********************************* H r! @o (! 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(r(roo(,(ro{o(roo{ F ro æ N N\o ro \o P PP (!It\) P }J o\oor\)N@ OOOOOOONOONN c) -J ul tO O N OP O O P (, O or (, P or O\ rI cn ro @o @ @ (, uI t^r o o (n (n u, @ P'§ P (,lNÈ ÈP OOOPP('FIJ ÈP -l ONOtoorr§O\o\ @roO (rU](rOO\NorrÈ rÈO P ro @(, (, o 3 N o\ O OtJH(, oo(, rÈ O\\oP PÈP@ N(, OOC)c)Cl*l{\r }JN C,c) ONO\oo\ OOo @ O@O@NO\@@ oro\ Oc> Oo\\lÈ\o OorA\o ô or tl o\ c) (, o\ o o \o uJ (, o\ o\ \l o P (' or or P ro @È t\) ul{ '§o P!\)O OrÈ@ -J(,{ P(,OuÈo\P PIJ\ON@@oouJo (^, (,l NrÈO\O@ lr,o\ot1 \o{\:oouJ{ 3 rÈ o N -J(, FU]33§P{o o o{ @c)o @ulP -JOO P33(rÈ o{ P\o @ tn ul N 3 @(, PP P !\)O :93i3 @oo@@@-l(rO\l PNO o o (, o tl o o o OrÈPN(rI O\rÈP -l(,O(,{ (r\lO P(rOrPO o\ÈP{rÈ NO 01 PUr(,I(rt\, PrÈO -1 (,{{O OO P33 o(,(, (, o P(, - ra tr o o\\o(, ro -J N H NP ooPP@OOOO UJ@N('(,lOPO\N(!OO(l,OJ-J-JG,{ PP P @Pu] À)t\) (>ooo(rÈ|J{o toP @ t\) O O\ N rÈ tO @ \O (Jl (,l (,()) -J@{Olr(l)(rUrO O\l (, r§ t§ o\ooorP {OrF{F O-l-l(,O o o\t € x. rÈ @ : O) @ PtsP tsT\)ÀJ TN F P O - (, Iè oor oo ProPorÈ rÈFO OOt\)(J.lPOT()OOOOOOO O Oæ\O PN) t9\t OÈ(r(ruJ t\)o\O (>N\oP(,O\tO,È@NOPO (n POrÈN)@ (nN OPliPto oul (, (n'§@@o\o\-l'§o'È@@oto @ t.outor o D F o§ D D3 PP{N or t§t\)333yP3 939 T3 3 yy 01 §oro\t\)N tÈtÈt\) §)N rÈ (DNoooooo ooo oo o oo o No N'F P{{ Hv 933vv P @ rÈNæOCo Èo ooo()o o Hï co o P ro @to È 'È{ clr{ o Èo P P P Flur OPæNNO OPO O O OOI PTOHONN OOIO P tÈ t\)OoJlr(,{oo {o\r (, -J <)o Pts(,tr)È\)t.,t\)tnolro NP FH@{o uro(r(r\:(r,{ (^r{ N'O*J o oÈ o -lO { Ploloo , D D Jl o tÈo P(^' t\, \, ts tÈ @orFo\ ur(noo l\)t§NUJ ('FrrÈt\r(r)(rlO@O tJt\rCoP{O(rlt\) rnourourul(no \] PO O OO orN) Ur N) O (, O O\ t\.) oo (n o(, ulul (1, t§ \o uI Plo ro F c)È 6 NÀ P Ot\J N ÀN F (r(, @ PP N PUt o\ocPo\o oFo UIOPOO O(rI-lP-J@tOr§ N@P u)t§ P(OUI-J UJOr§ OO (,(,(JtOr{O@u, {or P6 rÈO\UI\OOtPOt§OrrO PtO rÈN@(rOPrO!\) P ro to N (, 0L) 3(,] -t \) @PtÈ t\, : 3i:':: yi o\ urt\)ot\)F or@(, {ct\6\to{ orol (,l (n(n o(rour otso o (n oNP É(rOr-J OUr{ O O\ OPtl{P(rJts \o\:{ (, O UrP\, \)OP u1 P -Jts P ro ro t @oI(n o P 01 oFPPO OOO OÈ@orro O(,P(,u]@ou, ururur PN o @N o {@@ (ræ N)POUIN \lI 33T3P93y @ olrFl@NP(},6O(rr ur ur (, o (, ur uJ (rl (.'' OP N.' (l' o@ F rO rOÀ UJ rÈ -J (^)(, oPoto ooo OPPÈ O{è§{tOtÈ (DrOO ts PPt,IO\ P ooFur@tnlo t§(, |JOÈOtÈÈÈ NÈ N'È-:{lOO@ {È UT9v @lo ot.o P t\) clr\t P ro ro(, Fie 1 , Roches Mères de la GOTE D'lVOlRE LEGENDE fl Locatrsauon de ta zone d'étude Roches riteres PREMIER MINISîRE, CCMITE NAÎIONAL DE TÉLEDETÊCTION ET D'IiIFORMATION GEOGRAPHIOUEE Granrtes E trrgmatrtesÇ Rocnes a hypersthènes E! Rcchea métâmorphrquês schrsteuses I loches basrques I gt"t J Sabtæ terûatres @l sabtes quaternatres I alluv,ons recentes ECHELLE 1:4500000 S.ptembrc 1995 ItigL E E rs t a xÇÇ gt, Itl-a c - \ \ \\ _-r,j' \,. :cIr ..L lrJ Taxons/ DJ i- -{- ïnxon/ûF ilrl ..\L , r I , I t r., O ? f.t jrt !i n \O f. æ o\ O, e{ W !l ftqr 6 fi $ Clt S $ @ g) @ Çt 01 g\ g1 Or O\O gi ÿ, î, O\ ÿ, fi O af' ÿ' O\ Or g\ g1 e, e' Figure 29: Richesse taxinomique de l'entomofaune du Sassandra à Bac 5émien 5t ,,,, '\ i i i i I t ! I t I t I I I I I i T I Ilf,\/it/ ti o u i ! I I f I I I I i I t I l I I I at L * a,E g t) t, b t A ? fl ÿt f O Ét F- «t g1 Ct fY rO ç nü ÿr û û æ îD û @ $ tr, gi 0l O\ o\ 0\ glÇ1 O\ O, gl o} e, 01 ol îti 01 O, ÿt Ot o\ Oi g,ÇÇ Figure 30 : lndice de dérive de nuit ct de jour nI/tl\t\It/riT ,\t\I\ItI! ^ti .1.{ I \ ,\ ! \/\ / \\,/l\. I \\, \Éi L L^\- 52 /1/lt\ O({rtçVt,.9F$î,A=e{l_r)ÿ11_tA ü1 gr rn û îii fi û rt $ C, rf, t O E o_t6, d, i, u.r it1 ÿ, Çr e, q1 or 01 or O, A, î' atÇ- F i\il ,t/\t\t\/\ /\t\ tl/\tI \tÉU - iti,/tiiiIr. t.'rl iitll,t-itlr/ rjt-1l, I ttt,ttr!tliÊ L I I I Q,'rr'r t'(ti) Ênr't ..,f'.1 .l iI[,0 a,r{, aH; (J rü L o - cb 3 e? rÊi i- ,; ocl,e Figurc 3l: DorsitÉ dc la faunc réealtéc sur læ dallæ rochlus.s Fig5: ZONE DI-I BASSIN DU TL{IjT SASSANDRA Positionnement des Localités .LEGENDE Â, ,/ Cours d'eau Permaneant 1'.t,' c""r's :'eau te.'n'cÉtrre 'iÿ c"rr. d'eau Frnc:Eal Locahtes ! Chef leu de Sous-P.électure( Populalron lotale ) El Zone d'etude ECH ELLE 1:1750000 I ocahsatlon de la Zone d'étude PREMIER MINISTR'E CCt\r-:= NAî3NAL DE fELE3E:ECÎ3f'l E: f,'INFOR|lATON GE,3GiAPH:C-= ,3 4.4, F'volution de I'ichBofaune Depuis la démarrage de la campagûe de lutte chimique contre l'onchoce,r-cose, un accent puticulier a été mis sw la sr:n'eillance écologique des peuple-ments ichtyolo- glques des stations Eaités dans le bassin du Sæsandra. De 19?8 à 1986, des équipes de srnveillance ont été responsabilisées por:r mettre en oeuvre ce programme.læ suivi de la faune ichtyologique s'est essentiellement focalisé srn l'évolution de certains paramè- bes considérés comme pouvant donner des indica-tions su les tendances évolutivæ des peuplements. Il s'agit de: - la shrctr:re des populations notament la richesse spécifique et les structures démographiques dont les modifications dr:rables et inéversibles pounaient êfe æcasinnées par des effets næifs des épandages de larvicides antisimulidiens; -l'évolution quantitave et qualilative des captr:res expriméæ en pnses par unité d'effort (p.u.e.) Ces captr-res sont vues sous trois angles: captrnes totalæ, captures en fonc[on du tyæ de mailles utilidés et et tau de captrnes par esSe - l'évolution des facteurs de condition des poissons des principales es$ces qui exprime l'état d'embonpoint dæ poissons. Dans ce cas, la question est de savoir si ou non les poissoru des stations traitées continuent de se nourir convenablement comme ils le faisaient pendært la période avant traitement. - les évurtuelles modifications des habitudes et du régime alimentaires des principales espècæ de poissoru insectivores. Si læ larvicides utilis& dæhrcteurs de l'entomofaune des cours d'eau haités, cela denra induire des modifications dæ proies ingérées. - lss modifications dss stratégies de reprodrction des principales esÊces $u peuplent les zones concemées par les épandages dinsecticidæ antilarvaires. [a ryestion qu'on se frcse dans ce c-as est de savoir si les proôrits üilisés nront p,æ d'incidence néfasæ sur les éléments de reproduction de ces espèces ? En d'arilræ termes, les larvicides uülisés n'induisent-ils pas des modifications d'ordre anatomique sur les gonades par bioaccumulaüon ? Toutes ces études ont été faites tout en ayant tm &oit de regard sur les facteurs environnementarx naturels comme lhy&ologie, la pluvioméEie etc.. 1- Conærnant li rlchessc spéclttque , les figrnæ montrent que le nombre d'espèces capturées au cours de la ffriodes de suirveillance n'a pas subi de nodifications très significadves honnis les vuiations saisonnihæ qui se matérialisent par des fluctuations d'espèces dites secondaires ou occasiorrrelles qtx font des appantions sporadiquæ d'une pêche à l'auEe. [æs résultats acquis au cours des campagnes de monitoring ne font état d'auctne dispaition définitive d'es$ces. Læs modifications de sfuctrnes de perrylements constatées Ê et là ne sont que dæ 54 évènements circonstantielles et ne sont pæ inéversibles. [æs espèces les plus fréquentes et les plus abondantes dans chacune des stations traitées ont maintenu leur constance dans les captures. Dtuant toutes ces années de traitement, nous n'avons pas noté de mortalité mæsive de poissons pouvant être imputée au( effets des épandages de I arvici des anti simuli di ens. Nous en déduisons que dune fapn générale, aucun effet drastique des larvicides n'a été décelé srr la faune ich§ologique des cours deau ivoiriens soumis aux épandagæ dinsecticides antilaryaires. 2- §'aglssant de l'évolutlon quantltatlve des captures de polssons, les captures pu unité d'effort et le nombre despèces capturées restent relativement dtt même ordre de grandeur qtdau début des traitements. Cbtle diminution semble affectpr tots les types de maillages utilisés au cours des campagnes. Cette sihntion nous a amenés à émettre I'hypothèse que ces modifications pouvaient êÎre la manifestation de la vulnérabilité des cours deau traités vis à vis des larvicides. Mais la tendance à la diminuüon du stock des produits halieutiques disponibles, semble cependant être un phénomène général constaté sur I'ensemble des cours d'eau ivoiriens qui se c?rac- térisent aujorudhui pu la rarefacüon des produits de la pêche.ll serait donc hæardeu et délicat d'attribuer au seul fait des larvicides cette diminution des captures. Plusieurs facteirs permettent d'expliqær celà: - I-es modifications ôr nivsau des captures peuvent dues au mode d'échantillonage çi ne se fait pas exactement dans les mêmes conditions au cours des différentes périodes hydrologiques. En effet l'évoluüon des caphres est fortement influencée pâr I'hydrologie. Avec læ engins de pêche utilisés, les captures sont en général plus importantes en fin de crue et en début d'étiage. Dautre part, comme l'a déjà souligné Ifvêque, il existÊ de fortes variAüons inkrannuelles de la pluviométrie et d0 l'hydrologie: les années de faibles hydraulicité étânt généralement suivies par une drminutron des caphues voire ôr nombrs despèces. -3 - l,es p.u.e cxprlmées en fonctlon du type de mallles uttllsées læ filets de mailles moyennes s'avèrent les plus efficaces dans toutes les stations car fournissant les meilleurs scores de captures.Lrs capüres réalisées par les filets de ppandes mailles restent en général inférieures à celles des petiles et moyennes mailles.; ca qui appar?mment est un bon signe pour le renouvellement des stoclts halieutiçes. des stations traitées. En Côte d'lvoire, ltrtilisaüon des filets de petites mailes (10 et 12 mm) et des filets d€ dérive a permis de montrer guc le problème de recnrtement des juvéniles n'est pæ awsi alarmant qu'on aurait pu le croire ütr ces engins ont permis de pêcher beaucoup de juvéniles. ,5 4 §'agissant des p.u,c par espèce, les figures I à 12 montrent que Iæ espèces qui étaient prédominantes pendant les premières années de taritement, ont fini pu perdre leur nettÊ dominance par rapport arx autres espèces. Toutefois, les esSces de Characidae ss mainüennent conEe vents et muées comms les æSæs les fréquentes et læ plus constantes. 5- LG:s cocfrlclents de condltlon moycns des prlnclpalcs espèces n'ont pas subi de vuiaüons de ppandes amplitude. Les valeurs oscillent au cour§ de l'année autour d\rne valzur noyenne à long terme et ne meüent en évidencs aufllne modification drc arx effets des larvicides. 6- L'étude des contenus stomacarr n'a pæ révélé de modificaüon de la composiüon des proies ingérées pu les poissons captués dans les stations lraitéæ,Lrs contentu stomacax sont essentiellement dominés par les larves d'éphéméroptèers de tnchoptères et de diptères mais les insectes terrestres prennent une put importante pendant les periodes de cruæ .l-a pluput des poissons Étudiés ont un régime alimentaire éclectique et s'adpitent au( r€ssources disponibles dans le milieu. Il semble donc çe læ poissonr continuent à trouver dans le milizu traité une nouniture sffisante et diversifiée. 1 - t t rrproductlon. Afin de déceler les évenhrels impacts dæ épandagæ des larvicides sur le potentiel de reproduction des principales espèces, nous avons consacrÉ une partie de nos activités à la déterminaüon et à la caractérisaüon des paramètres de féciondité. ætE, étude se justifie par le fait gue la fécondité et læ pokntialité de surviæ des oetfs peuvent jouer un rôle sur la dynamique des ppulations ichtyologiçæ. hr ailleurs, la survie des alevins est meillerue dans le cas des esÈces ayant des oeufs gros et p€u nombreux et qui sont généralement benthiques, çe dans le cas des arfires esÊces dont les alevins sont pélagrques , de petite taille et dépourvrs de rÉserve, donc phs sensibles au( vagues dinsecticides. L'appréciation de la mahraüon des gonadæ des principales esçÈces est bæée zurl'éhrde de l'évohüion ô R.G.S. Hs éhrde a prmis de mettre en évüdence deux voire trois stratégies de reproducüon.- - Drs estÈces à période de rcproduction bien dÉterminée conæpondant principalement au périodes de cruæ des rivièræ; -Des esçÈces à fÉriode de reproôrction bien êtalêe sur une bonne pütie de l'année - Des espèces à reproûrcüon conümre En eoncluslon, on peü dire çre læ rézultats enregistrés par la nrrveillance des rivières ne fout pæ apparaitre clairement un impact des insecticides utilisés jusqulci snr le peuplemnt ichtyologlqre. Aucune mortalité de poissons rla é1É observée avec les ,6 lan'icides opérationnels . IL faut cependant noter la baisse du niveau des caphres qui semble affecter le tau de capture des principalæ espèces en CÔte d'lvoire. Ceüe diminution des caçûres semble s'inscrire dans le contexte plus général de la production halieutiqueb zur l'ensemble des bassins hydognphiçes ivoiriens. Iæs fluctuaüons temporelles de la condition des poissons sont aléatoiræ et vuient auour d\rne valzur moyenne (par æpèc,e) qui ne se modifie pæ sensiblement au couts des annéæ. Comme I'avait souligné, il y a quelques années Levêgue, la catashosphe écologique tant rédoüée au début du Programme ne s'est pæ proûrite. Lrs rézultats des pêches expérimentales sont présentés dans les tableaux 22, 23, 24,25 26 et 27. Ctraque station a êlé prospectée pendant une seule nuit. Au nre de ces résultats, on note que le nombre d'espèces de poissons des différentes stations varient dans la même muge à I'excvption de Sorotona qui sort ôr lot avec seulement 5 espèces.Il est inportant cependant de remarquer que les affluents ont une abondance su6rieure à ceilé du Sassandra sur ces üois stations expérimentales. I-e nombre de poissons et leur biomæse à l'exception du Tiemba, sont supérieurs dans les affluents même si la diversité semble équivalente. Iæs effets meurtriers de l\sine de la SODE§UCRE, instâllée près de Dabala, mis en routre depuis 1981, pounaient être responsables de cem,e siUnüon. Tableau 22: Inventaire des peuplements ich§'ologiques ESPECES Tiemba Boa Bagbe B*fug Sassandra fme Dabala i Sorotona I Senien Brycinus nurse i@i@:@1@ffii@i I _l -: -! -! I I -i I -1. +i +l -; _t +l I -l -l + = +l I I J -l +l I +l I+l -l- r _i +l,l I 1l +l -; -l -1 + + ! i+ i+ JJ. I Schiibe intermedius ! +- saitbc(E)m,andlbul i§,, -@* +l +l _i Petroceph'alus bovei + + + ! + + S1'nodonris koensis .L + S.rnodontis punaifm + + + + + Tüapia zillii + + + Alestes baremoze + + + + + + Labeo coubie + + + Labeo senegalensis + + Labeo par\rl§ + + + Hydrocynus fonkahlu + + Barbus triqpilos + + + Bart,us ablabes + Bartlus waldroni + C§sichrhyr maurus + + + + + (Jhr1:ichth» nigrodigitatu s + + + N{ormpops anguilloides + + Hemichromis fasciarus + + + 1'(lTÀL 9 ii0;12 15 t? I rs; rs l.=':,.;,i:-:. j.r:, Àperçu sürr:rr:âire itu coefiicieat üe cm'iiütr iles espèces captlrrÈÊs T::i,k.r.:-i iî - Àperçu srmmaire itr caeffici*aË iie caailition iles espèces ctBturÈes E§ErËflE{:LAT LVLE CÀPTtIEEE§ CÛEFFITIEHï§ EE CO}i}:Ti*ii iEÙA i EÊÆEE i ffil rrir.,. i lJt. ! È.di.-.r I "j.i : $il-i i i'l+i: ! I'iu i ilirii : lri-ij': 1 ,17; i 1.::7.J, r' .----.- -- - -.-- : - .- !l . TL 41.-l!. !J1.. :..1] À._,: i.- E..---,..-,,-- .--. - -c.-1.- *a t ^l rr^L i f '- d:'_rj, r.t j.: _.i -rii L.ri _,Ë r-t ! r - .- - -a -- --- - - i- .-:- -:- -::-I l -.JIUL lE'_rlrdr lr_(lrir_!i'-r.g a { i.a r .:.'t:-, I è'J|J -..1 i'; r- i1.-- . :. ,-:i: l- L;. 1f.a,-t i',- i.,1 1;-, : I r.+o,-+,a,r, rrr :li _ t! _:_. dir-_ ljir:_-.ii _.!, 1':, ll I 111.-. I i1: fr-'-i'! - --- ---:iL--!- --- t; I -,i.-, .r*-r-,-rl.li :.i-'-r! Lr-f i 'I f i iL t Eü,-r tr t ; -..,-l :-. -.+-.---,.- -.1. - :-.. [- -,---. ti I .È'is r _?:l l.; I -.-_.--,I ,li.Lr -., i!-'i t ;-l -{.-l ! tr l.- I.LliT T -l - - -^--r--Lf i_,,::._! t_.t_tr- i-,f, E :-:_ :-i:_ aii,-,:i: :' F iit,il r :ts :i,t.: l- .lt ti :..j COETFICIEHT§ DE COHSITIOHE çI}ETAIT ELLra LV!È CAFTIJEEE§ , 1 .. t-.-.^ !_ -. --- .---- - -_- I I :, ---1i: .:i l^. l-:.:i:j.'-"i!: : li. -...Lf r *+:;_-,-,.--i .+--^--L <1.-- Fl.ij,:.l r r,lr lTeirï glqjelE: l:r ?lni I f âtêra,-,-t , é,,-r ,-'. ju!!- ut\r-. - rçç.t:.-.-- ---.--- I !---l -.- _,* irt:r L! f ttrjü:-.JlEJ,.l. T:t-,l:..'-' 1:l : àgerçe sag-Erâi:e dc c*effici*Et ÉÊ coaGiti'aa iles esçèces caFteîées E'!EET!EC&ul !v&g CAFTIIEEE§ CGEFFICIEHT§ DE CGHBITiOii §'}EüTêJ{À §E}fiEH lli- ." 1.-. -+.--- !- - -.-. -.- - - - .È&-j,l.l:i ,-llfrf iJi, ,.f L.-' { { l.-I -i ri J- 'I .,tT: -'iar P.r-â-i.-:ir r t-i,h,rir -1à -j illai | , llt,t! -i ..-,.r ,-,,: . .-.- -....--.!..,-. j - +. -r a ir-.s..JJ i.,-t_ iL's l_ -u._ t- I '.'l.J I -1.-, t, -1-r . !, - r.-.r --r?;.-_- ! - - "{- !. -'i l'- i.-:.-;i;-.; q :., ! .-.. i..!l a :'11; - - -._-ê---.-_------l-!r. .-,- .;- - : l-i^ -;-!iii:{^Li I ':.i:' d.-_! ! .t': :j.h i ll'e r.rar:Ê il,rr].:'ar : .- - la,- r_ itir-r!41! r-rt-1!41 -:rÉ -! a ,!:. nacl _l I i-''-iÊ I ..j i-. --.--a-: -- --.- I------r.-.:,- 1 -:i-J, . J r-i Ii ri; I-r^E !i!l-', F ! '!'rr,', -, I -,,-,a t i,rr.n,-fr +'ù rl- .-_ ,r _ :-.!' F :-:i:_. ur_.. I iF- 1r{ lr .l i --.i-..- -. .._--,-li.-_ E i;È,*,-, r'r'rnr-:s'-'r-,-. ts,,-, .-,r. È ;,-- .--l r:.r +i--=., !-----J iar Lr LË, Ul;.È'-Àr;, 1 rr.ln I =?r: .tt i ü:,;_ --lH H ni'ri,.l,'-,-, ii,i! {r r.i :Èr :i t:rttA- r4._ir j&: À,_,!.r- a:_r-:-.-rs T:. E tiil4 ?t _-, !ü i T::i::': iij: âperças*r-n'raise i[* laprcrtactirir-É ]BciËole ües caur* pour ltiü me ,! --- 4; ! --- + -- -- -- -+ --- -- + t '--' f- --- - --- -tÀ= ri.!.çi ffÇii'ir:jri Àe lli-i.j-iç.] EqEEfIEI§LUI L'J&L: t I EYa.Trr .lJ lal.' rlr \t TrgrrE É_tl!À'lrf, Btà 1--i -I t'{ u f I.iir I ; --i.-r+.-,- l ---.---..-- - -. I F:.i+ i-irr!r.r j,-, n,i.ir,ini.: .ici .i- E,..----=----,,-- ;.-- :- - .- E ---'.-.'.- ...- - - --.1.-.-.;{.-à-.-LI I :,'!!!- --j i.Àl -.i.Ji,l: lirr'-' I-; 'j 'lg'i E:' - E .-=.i.-..'.- -----,i-{ -----..-,È . j !s:.-.!. !. .-.4.4i.-.:4 i-{} .-.:'.} +.r,.1 -i :rrr-r: lE.:L -iT i-{}.--! j -i.l --- ..-.i-...--..{ j- a+- à- - '- la i;r-,ii'i: l ili,ii -rli,i.:,1,r.Li.".; I 'i 1,,'-i ü ;:-,1Lr irl-ilii r.:l f I II ll.'I li ij -r.'r r : i :.:. --,; i:':ç. r' ;: l-.È-_, Ï :,': :-'-- --:::' iï:l:' l-;-il:, ft !- I t-L Ir -irg-È.!- e.4 l{; : :;.:Llr:= lu:s i.i-,j;: I lli..i I {El_' i' I':, r.:.r, ü-i:' :-r'.i r.-'ij]--ri:t r :- I 'a I l-:1 E;i.r- -a- i:'.r: 1,,-.tot . .- .f _. _.,_ _ -!-4:_'^ r_::_r i .- I l, ali ;:,:ir:]h e u-iT.rtjirdj,ls .:LI I r-lq ilr:iiil;Ie t:1:i':'::il',1.::rl:' q l-I ï .iho.-' '''-,'r1'1o r ! lut -l Ii : r:X:-:h: rr j j-t- ii::,: ii.I-:r: I ,1n La.i,È8 pâl-"-]j:l E;ïïrr-lj Al,ith*; i 1tt Fai'.'c,t rr:s Ërd iËllril I t ;;il,J1 Ji,-{j :;ts I tTI iittj rL1 r;. q Ui II TETÀI 114 -:a'l1 - ^i.1 l.i:t: Tr_ 62 5. CONCLUSION Lrs coméquences gf,ares et néiastes de l'Onchocercose humaine, darx la régrton du liaut bæsin du Sassandrà. pour la santé de I'hourme et le développeuent socio- éconouaique ont aniené l'O.M.S à en-pager une væte caüpa$te de lutte chimique pour intenompre la hansmission de cette pandémie. Cette lutte s'efiectue par épandages hebdomadaires d'insecticides biodégradables sur les gites du vecteur de l'Onchocercose, le Simulium darnnosurn. UAbale üIsrnÉlha§.) a étÉ utilisé ar,'ec succès pendant près d'une décennie. Rûs. stute à l'apparition d'une résistance du Simuljum damnosum à ce produit, on a eu recouts à derrx arüres prodrüts, le Chorphoxime et Bacillu-q thudngiensis. Aujourd'hui c'est au total sept (?) lan'icides qü ont utilisÉs par l'0.I{.S, Il s'agit de l'Abate, ût Bacillus, cle la PermÉthrine, du Carhosrilfan, du Phoxime, cht F),mclofos et du Vecüon. Conscients du risque potentiel que pounaient fair courir à I'environnement, les aptressions permanentes par ces épandages, Ies responsables de I'O.N{.§ ont mis en crcuyre un pro€ramme <le sruveillance chargé du suivi des çreuplements d'invertébrés berrth: ques et des peupl em ents i chtyol ogi ques. Lxs rÉsultats ont montré que les lanicides utilisés ont peu d'effets su'la faune non cible des corus d'eau traités. En ce qui conceme la faune d'inlertébrés. les résultats ont monil'É que les rivières traitées ont une très forte rêsilience et uns grande capacitÉ de recolonisation. [æs résullats enregislrÉs pu Ia srweillance de l'ichtyofatme, n'ont pæ fait apparaitre un impact des lar"ÿ'icides utilisés sru les peuplements ich§olo6nques. Dans l'ensemble, vin$ ans de lutte contre I'Chchocercose se sont soldéps par un net recul de l'Onchocercclse dans la région et par une nette diminution de ses effets désasü'eirrç poru'la populaüon. En effet, depuis l'avènement du È'ogramme de lutte conlre I'Onchocercose, Ia physionomie générale de la rÉpuon a subi de profondes modillcations. Celles-ci concernent essentiellement le reperiplernent et I'utilisation des tenes lihérées de l'Onchocercose et les modrfications cle I'environnement global de Ia régron. En terme de repaçlement st d'ocmpaüon des tenes. quatre (4) con§ats méritent cl'être reler'És : I l - Avant l'ar'ènement clu Programme, l'Chchocercose étart considéré comme rur flÉa.r t'i:s redoutahle qui avart fart beaucoup de ravages d:rrrs ia ré5rc»r.En effst. la régron de TorrhaiBorotou'Oûenné étart fortement infestée et la populauon a beaucoup soüfefi. Cela s'était soldé par l'abandon des tenes cultivables et par I'exode des bras valides. lrs villages les plus touchÉs étaient Vialartougou, Doulatiédougou, Webæso, elc .. [a rÉgion , par conséquent bénéficié d'aucur investissement a€n'o-indrxtriel tant la fiutsârür et le specü'e de l'Onchocercose avait une védtable psychose au sein ds la population st dss déciderus. 2l - I"a densité de la population avait fortement baissé et Ia misère s'était installée dans les villages. 63 I I I T I 3t - L'avènement du hopamme et ses résriltats positrfs contre le fléau qdest l't)nchou-ercosr ont véritablement catalysé l'amélioration du cadre de vie des populauons. En effet, avec le net recul des effets néfastes de l'Onchocercose, d'importants projrts aEicoles ont ru le jour dans la région * I-es activités dencadrement par la Conpagnie lvoinenne du Développement Textile (C.I.D.T.) ont quelque petl freiné I'exode des jeunes. * I-e Projet §oja a mis à Ia drsposition des paysans de la région : - -3? points d'eau pour leu approvisionnement en eau potable ; - 56 Groupements Villageois à r'ocation Coopémtive (G.V.C.), six unions de G.V.C et deiu comités de coordination pour la commercialisation drr §oja; - 3? plate-formes villageoises. 4l - I-a colonisation des temes cultivables se fait par l'intermédiaire des prc$"mmes d'installation des ieunes déscolarisés. Ainsi, le Complexe sucrier de Borctou a réhahilité les zones d'infestaüon intense de Vialadougou en y créant 5,00ü ha cle plantaüons lillageoises. l,e Projet Soia a aménagé et mis à la disposition des paysalt-r 26.289 ha de parcelles agricoles puis installé 800 jeu:es agiculteus. En résumé, les résriltats positrfs du ProEamme ont favorisé l'accroissement dËs srulaces crilüvées, la sédentarisation des pa)'sans, notammsnt dans les zoncs de Vialadougou et de Doulatiédougou. Cependant, si toru les indicateus économiques s'accordent à reconnaitle les bienfaits du hogramme à travers la dorùle orientation de ses actions (enrayer l'Onchocercose par la lutte chimique et veiller à la sauvegarde de l'intégité de l'environnement aqrntique aEessé), force est de constater que les efforts de présen'ation de l'environnement sont masqrÉs par des pratiques agricoles et indr.utrielles çri sont de natrue à polluer l'environnement. Il s'agit notamment de : - l'utilisation abusive d'une large €tamme de produits aEpo-chimiques dans l'agriculture. En effet les résidru des produits phl'tosanitaires, engais et autres pesucides sont drainés dans le cours du Sassandra pu lessivage et ruissellement ; - I'utilisation des pesticides apricoles comme techniques de pêches est une praüc1ue qrd met en pénl la diversité biologique de ces corus d'eau ; - les rejels dans le Sassandra des dÉchets in&utriels et des eau.x tsées pu lln:rre rle fatrrique du sucre de Borotou sont des actions trÈs polh:altes pour les eain &t Sassur*'a Il serait donc sorùaitable qrt'une action concertée soit entreprise pour limiter css praüques afin de lestaruer I'intégnté de l'environnement aquatique du §assandra. 64 6. REFERENCES BIBLIOGRÀPHIQUES Anonyme : i.,e L,lilieu et I'Histoire : in I'Enc1'clopédie général-e. de la Côte d'lvoire, Tome premier , Nouvelles &litions Africaines, Abidjan : 343 p. Anonyme : L'Etat st I'Economie : in l'Errcyclopédie générale.de la Côte d'lvoirc, Tome deuiième, Nouvelles fttitions Africaines, Abidjan " 747 P. Anon1,me, 19?9-1980. 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Etude d'impact environnementale dans le bassin du Haut Sassandra
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