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Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé

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Texte intégral

SOIXANTE-CINQUIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Point 15 de l’ordre du jour provisoire

A65/INF.DOC./2 13 avril 2012

Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé À la demande du Gouvernement de la République arabe syrienne, le Directeur général a l’honneur de transmettre à la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé le rapport ci-joint du Ministère de la Santé de la République arabe syrienne (voir annexe) ; il fait suite à la résolution WHA64.4 sur la « Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé ».

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ANNEXE RÉPUBLIQUE ARABE SYRIENNE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

SITUATION SANITAIRE DANS LE GOLAN SYRIEN OCCUPÉ Opprimée par l’occupation sioniste, la population qui se trouve sur le territoire du Golan syrien occupé reste confrontée à de nombreux problèmes de santé tout en préférant conserver la citoyenneté syrienne et en refusant l’identité israélienne. En outre, les tourments de la population syrienne arabe dans le Golan syrien occupé dus aux pratiques des autorités d’occupation israéliennes qui violent le droit fondamental d’accès aux soins de santé essentiels ne peuvent être ignorés. Seuls les habitants syriens du Golan syrien occupé titulaires d’une carte d’identité israélienne ou bénéficiant d’une assurance-maladie peuvent se faire soigner, car le coût élevé des primes d’assurance-maladie, des examens médicaux et des hospitalisations est au-dessus de leurs modestes moyens. Par ailleurs, la population des villages arabes syriens souffre d’une pénurie aiguë de centres médicaux, de centres spécialisés et de centres de premiers secours, ainsi que d’une pénurie de médecins en général. Par le biais de contacts avec des organisations humanitaires internationales œuvrant dans le domaine de la santé, il convient de noter que le Gouvernement de la République arabe syrienne a fourni et fournit encore de gros efforts pour ouvrir des centres médicaux dans le Golan syrien occupé, ainsi qu’un hôpital spécialisé sous la supervision de la Société du Croissant-Rouge syrien, afin d’aider la population syrienne dans le Golan syrien occupé et d’alléger ses souffrances consécutives aux pratiques inhumaines des autorités d’occupation israéliennes. Ces efforts continuent toutefois de se heurter au refus israélien systématique d’apporter quelque assistance que ce soit à la population arabe syrienne. Les détenus syriens dans des prisons de l’occupant israélien sont exposés avec d’autres détenus arabes à de graves tortures physiques et psychologiques. En raison de leurs conditions de détention inhumaines, ils sont confrontés à de nombreuses maladies et leur santé est mise en péril ; beaucoup meurent faute de soins médicaux. Cette situation alarmante appelle une intervention urgente des autorités compétentes pour vérifier en temps utile l’état de santé des détenus. La liste ci-après indique le nom des détenus concernés et précise depuis quand ils sont en détention : Nom du détenu 1. Sedqy Soleiman Almaqt 2. We’am Mahmoud Soleiman Amasha 3. Hussein Aly Ahmed Alkhateeb 4. Sham Kamal Shams Détenu depuis 1985 1999 2002 2003

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Annexe

Nom du détenu 5. Yosuf Said Jameel Kamhouz 6. Ahmed Jameel Yasir Kamhouz 7. Yusuf Saleh Ismael Shams 8. Majed Alshaer 9. Fedaa Majed Alshaer

Détenu depuis 2006 2006 2007 2010 2010

Nous tenons donc les autorités d’occupation israéliennes pour pleinement responsables de toutes les répercussions subies par les détenus syriens dans le Golan syrien occupé et lançons à la communauté internationale un appel pour qu’elle fasse pression sur Israël, la puissance occupante, tenue de respecter les règles du droit humanitaire international et les conventions de Genève s’y rapportant. La piètre situation sanitaire des populations syriennes arabes (25 000 personnes) dans les villages de Majdal Shams, Beqaata, Masada, Ghajar et Ain Kynia est incontestable. Il n’y a pas de centres médicaux intégrés pour desservir la population de ces cinq villages qui est contrainte de s’adresser aux centres de secours et hôpitaux de la région de Safad. Il est également fait état d’une augmentation du nombre de cas de certaines affections, notamment l’insuffisance rénale, avec une couverture insuffisante des patients ayant régulièrement besoin d’une dialyse. En outre, selon certaines informations, l’occupant israélien a procédé à l’enfouissement de déchets nucléaires radioactifs dans diverses parties du Golan syrien occupé, ce qui a une incidence négative sur la santé de la population, ainsi que sur le sol et la nappe phréatique. Au cours des dix dernières années, les mines posées par les Israéliens dans plusieurs parties du Golan syrien occupé ont fait de nombreuses victimes et estropié 81 personnes, surtout des enfants. Qui plus est, les autorités israéliennes n’ont pas autorisé l’ouverture de centres sanitaires ni hospitaliers dans les villages occupés. En les forçant à obtenir une assurance-maladie qui leur garantira l’accès aux services sanitaires de base, les autorités font ainsi pression sur les familles pour qu’elles adoptent l’identité israélienne. Toujours est-il qu’en affirmant son arabisme et l’appartenance à sa patrie, la population du Golan syrien occupé a été privée d’accès aux services de santé essentiels, ce qui a eu des répercussions négatives sur sa bonne santé. De ce fait, l’assistance technique requise dans les domaines liés à la santé consiste à : • Obtenir auprès des instances et organisations internationales une intervention pour que des services médicaux soient dispensés sur le territoire du Golan syrien, d’autant plus que toutes les résolutions internationales pertinentes considèrent la population syrienne du Golan syrien occupé comme des ressortissants syriens vivant sous occupation, ce qui est le cas pour les autres régions occupées dans le monde. • Obtenir, de concert avec les parties concernées, l’établissement de centres médicaux dans le Golan syrien occupé. Les études techniques pertinentes existent déjà ; elles ont été traduites en anglais et prévoient la construction de quatre centres médicaux (Majdal Shams, Beqaata, Ghajar et Ain Kynia). Ces centres fonctionneraient sous la bannière de l’OMS, de l’UNICEF ou de la Société du Croissant-Rouge. Les études portant sur ces établissements médicaux ont été lancées en 2006 afin d’éviter que l’autorité d’occupation n’associe la fourniture de certains services

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Annexe

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médicaux à l’obtention obligatoire de la citoyenneté israélienne pour la population du Golan syrien occupé. • Acheminer vers ces centres médicaux médicaments essentiels et fournitures médicales. • Veiller à ce que ces centres fonctionnent avec du personnel local (médecins et techniciens diplômés d’universités syriennes). • Mettre en place un hôpital de 30 lits pouvant assurer des actes chirurgicaux simples car l’hôpital le plus proche se trouve près de Safad et n’est pas facile d’accès. La création de cet hôpital permettra de desservir les villages du Golan syrien occupé. L’hôpital serait géré par les organisations internationales compétentes à même de contribuer à ce projet humanitaire. • Prier l’OMS, l’UNICEF ou tout autre organisme international de conduire une étude intégrée sur la situation sanitaire dans le Golan syrien occupé et d’enquêter aussi sur les maladies largement répandues dans ses villages. En bref, la République arabe syrienne invite toutes les organisations internationales concernées à intervenir en apportant toute l’assistance possible à la population arabe syrienne sous occupation israélienne dans le Golan syrien occupé, conformément aux conventions et traités internationaux pertinents. = = =

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Informations clés
Type de document Governing Bodies documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé