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Rapport de la réunion OCP/coordonnateurs nationaux du Programme de Lutte contre l’Onchocercose : Ouagadougou, 23-23 mars 1995

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

RAPPORT DE LA REI,JNION OCP/COORDOI\NATEIJRS NATIONAI.X DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (oUAGADOUGOU, 20-23 MARS 1995) 1. INTRODUCTION La réunion annuelle OCP/Coordonnateurs nationaux s'est tenue au siège du Programme à Ouagadougou, du 20 at 23 mars 1995. La séance a été ouverte par le Dr A. Sékétéli, Directeur du Programme a.i. qui a souhaité la bienvenue à tous les participants. Etaient présents à la séance d'ouverture, les représentants des 11 Pays participants, du Directeur régional de I'OMS pour l'Afrique, du Comité consultatif d'Experts, les représentants de I'ONG HKI, du Projet PASE ainsi que des membres de I'OCP (voir liste des participants en annexe). Iæ Dr A. Sékétéli a fait observer une minute de silence à la mémoire du Dr D. Quillévéré précédemment Chef VCU, avant de procéder aux présentations d'usage ; il a rappelé les objectifs de la réunion avant de remercier les coordonnateurs qui ont tous fait des efforts pour fournir à temps des contributions de qualité à I'OCP. Quant aux Dr F.K.F. Wurapa et Dr G. Traoré, ils ont respectivement livré aux participants les messages du Directeur régional de I'OMS pour l'Afrique et du Représentant de I'OMS à Ouagadougou. 2. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR L'ordre du jour présenté par le Président de séance, Directeur du Programme a.i., Chef de l'unité de Dévolution, a été adopté avec un réaménagement des horaires pour pennettre de terminer les débats le mercredi et consacrer le reste du temps à la rédaction du rapport qui, cette fois-ci, devra être adopté avant la clôture de la réunion. [æ rapporteur principal est le Dr L.A. Assogba en sa qualité de porte parole des coordonnateurs nationaux à la session du Comité conjoint du Programme qui se tiendra à Washington en décembre 1995. 3. REVUE DES RECOMMANDATIONS DE LA REUNION OCP/COORDONNATEURS NATIONAUX DE MARS 1994 La plupart des recommandations de la réunion OCP/Coordonnateurs nationaux de Mars 1994 ont été réalisées. [æs quelques unes qui n'ont été exécutées que partiellement ont fait l'objet de discussions dont le compte rendu figure dans les différentes sections du présent rapport. 4. COMPTE RENDU DES REUNIONS VCU TENUES ENTRE MARS 1994 ET MARS 1995 Iæ Chef VCU a.i. a informé la réunion de la restructuration de l'Unité de Lutte antivectorielle avec le remplacement des 2 postes de Chef de Zone par des postes de Chefs des Services administratifs et techniques (CAT), la suppression des postes de Chefs d'évaluation entomologique, la création des postes d'assistants CAT et de Coordonnateur de l'évaluation entomologique et hydrobiologique (CEEH). læ Chef de l'Unité de Lutte antivectorielle par intérim a fait un bref exposé sur les rencontres suivantes : - réunion des Zones Ouest et Est - réunion des Hydrobiologistes -réunion 2du Groupe écologique - réunion de I'AREM - réunion sur les Insecticides - réunion sur les Recherches opérationnelles et les Stratégies. Il ressort de ces réunions les points suivants a) le laboratoire ADN/OCP/Bouaké est fonctionnel et effectue des identifications par sonde ADN de parasites et des adultes des simulies ; b) le groupe écologique a approuvé l'utilisationd'un 7è insecticide, un pseudo pyréthrinoide (Vectron ou Etofenprox) qui allège la pression due aux organophosphorés dans la gaflrme des débits allant de 15 à 70 m3/sec. Ceci augmente les capacités du Prograrnme à résoudre tout problème de résistance qui pourra surgir. Iæ mandat du Groupe écologique a été élargi à l'étude des conséquences du repeuplement des vallées abandonnées sur l'environnement et l'écosystème aquatique ; c) avec la disponibilité d'un 7è larvicide, les activités de l'IRU/Bouaké seront limitées à l'évaluation de nouvelles formulations de Bt H14 et autres insecticides et au contrôle de qualité des produits ; d) Après analyse des résultats entomologiques et épidémiologiques, il a éG décidé l'arrêt des traitements larvicides et l'intensification de la couverture ivermectine sur certains bassins en 1995. Il s'agit de l'Alibori, la Sota, le Kulpawn et le Mole enZone Est; le Baoulé, la Bagoe (à I'exception de la kankelaba) en Zone Ouest. 5. DEVOLUTION 5.1. Réflexions sur les discussions et décisions du CCP.15 relatives à la Dévolution. à la distribution de l'Ivermectine et à la surveillance épidémiologique. Se référant au document "sur le concept de la dévolution" (JPC.15/INF/DOC.6 de novembre 1994),le Dr A. Sékétéli a rappelé la définition du processus de dévolution comme étant le transfert par I'OCP aux Pays participants et la prise en charge par ces pays des activités résiduelles de lutte contre l'onchocercose (Dévolution sensu stricto). Il a fait un exposé sur : la stratégie de mise en oeuvre des activités résiduelles Oncho l'approche adoptée par les pays pour mener une action durable sur la base de cette stratégie le rôle des différents intervenants dans la mise en oeuvre du processus de dévolution les critères d'appréciation de la capacité des Pays participants à assurer efficacement la détection et la maîtrise de la recrudescence de l'onchocercose (voir document en annexe) Dr Sékétéli a informé la réunion d'une recommandation du rapport de l'évaluation prospective du CCE selon laquelle tout appui financier de I'OCP à la distribution de l'ivermectine et de la surveillance épidémiologique devra cesser d'ici la fin de 1997 dans l'aire de I'OCP. Cette information a suscité un long débat au cours duquel tous les Coordonnateurs ont souhaité la poursuite de l'appui financier et logistique de I'OCP JIls ont recommandé un retrait progressif de I'OCP de la distribution de l'ivermectine jusqu'à l'an2002 Compte tenu de cette situation une note explicative a été préparée par la réunion et jointe au rapport. 5.2. Restructuration de l'unité de dévolution de I'OCP Le Chef de Dévolution a rappelé l'actuel organigramme de l'Unité qui comporte deux zones Est et Ouest (voir Annexe). I1 a présenté l'organigramme revisé pour 1996 qui prévoit la fusion de 3 unités actuelles (DEVO, BIS et EPI) en une unité de Dévolution dont la structure comporte 4 Services qui sont : - Biostatistiques et Recherches opérationelles - Evaluation épidémiologique, Diagnostic et Traitement des malades - Activités entomologiques - Intégration. 5.3. Activités de dévolution des Pays participants 5.3.1. Plans de dévolution des Pays participants : Situation actuelle Le tableau ci-dessous montre la situation actuelle des plans de dévolution des 11 pays participants : TABLEAU No.1 4 PRESENTATION DES PLANS DE DEVOLUTION DES PAYS PARTTCTPANTS (JUTLLET t994) Pays Date de finalisation Maladies associées à 1'onchocercose Coût pour 5 ans Bénin1 Juin 1993 - Trypanosomiase humaine africaine - Schistosomiases 635 985 887 FCFA Burkina Fasol Avril 1992 - Trypanosomiase humaine africaine - Dracunculose 1 610 884256 FCFA Côte d'Ivoirel Avril 1993 - Trypanosomiase humaine africaine - Schistosomiases - Dracunculose 976 660 630 FCFA Ghanar Juillet 1993 3 r97 000 us$ Guinée2 Août 1993 - Trypanosomiase humaine africaine - Schistosomiases 7 483 491 US $ Guinée- Bissau2 Avril 1992 Schistosomiases Paludisme 4 477 109 US $ Malil Octobre 1993 - Trypanosomiase humaine africaine - Schistosomiases 1 005 054703 FCFA Nigerl Novembre 1994 Schistosomiases Dracunculose 755 273 073 FCFA Sénégal2 Septembre 1994 Schistosomiases Dracunculose 550 953 375 FCFA Sierra fæone2 Juillet 1994 Schistosomiases Paludisme Ièpre Tuberculose 8 333 303 US $ Togo2 Avril 1994 - Trypanosomiase humaine africaine - Schistosomiases - Dracunculose 833 216 779 FCFA 5.3.2. Activités des Comités Nationaux de Dévolution (CNDO) t Plan révisé et finalisé ' Nouveau plan élaboré et finalisé - Dracunculose - Paludisme - lÈpre - Pian 5a) Bilan des actes officiels de création des CNDO A ce jour des comités nationaux de dévolution ont été officiellement créés au Sénégal, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Mali, au Niger et au Togo. Pour les autres pays participants les textes officiels de création sont en cours d'adoption. b) Contributions financières des Etats aux activités de dévolution TABLEAU No.2. CONTRIBUTONS FINANCIERES DES ETATS EN 1994 ET PREVISIONS 1995 x Titre indicatif. c) Mobilisation des ressources externes pour la dévolution Financement des plans Iæs Pays participants ont tous soumis leurs plans pour financement à la Banque Mondiale. A ce jour seul le plan du Burkina Faso a été financé. La Banque mondiale a également annoncé le financement prochain des plans de dévolution de la Guinée, de la Côte d'Ivoire, et du Sénégal. Iæ Mali et le Niger ont élaboré des plans d'action annuels intégrés qui ont été soumis au Royaume des Pays-Bas et la Banque Mondiale pour financement. Pays Contribution 94 de l'Etat Prévision 95 Bénin 2.910.000 cfa Burkina Faso* 16.8s7 $ Côte d'Ivoire 72.000 $ Ghana 34.367 $ Guinée 13.764 $ Guinée-Bissau 4.773 $ Mali 19.064 $ Niger 9.270.æ0 FCFA Sénéga1 Sierra læone 33.334 $ Togo 4.700 $ TOTAL 6L'ONG HKI a contribué au financement du volet IEC/Onchocercose des plans du Burkina Faso et du Niger, tandis que la Fondation PHOEBUS a manifesté son intention de considérer le renforcement des infrastructures sanitaires, le soutien aux évaluations épidémiologiques et à la formation du personnel dans les zones onchocerquiennes du Niger. Soutien de I'OCP L'OCP supporte dans tous les pays la distribution à large échelle de l'Ivermectine exécutée par les équipes nationales. A titre exceptionnel I'OCP a financé la surveillance des villages sentinelles en Côte d'Ivoire et au Ghana, l'évaluation complémentaire du Bassin de la Bougouriba (zone de Zoulo) au Burkina Faso et a apporté son appui logistique aux équipes du Mali, du Togo et du Niger. OMS/AFRO L'OMS, à travers les budgets AFROPOC participe au financement des séminaires nationaux de formation et apporte son appui à la surveillance épidémiologique des villages sentinelles et le traitement communautaire. Autres réalisations des CNDO Iæs Comités nationaux de dévolution mènent des contacts bilatéraux pour rechercher d'autres sources de financement des plans. Iæ CNDO du Burkina Faso a organisé le premier atelier bilan de son plan national de dévolution. Le CNDO du Ghana a mis en place des comités Oncho dans quatre districts de la zone de forêt hors OCP et a procédé à l'évaluation de la situation épidémiologique par Ia palpation des nodules dans la même zone (Rapid Epidemiological Mapping of Onchocerciasis). 5.3.3. Activités de dévolution liées à l'onchocercose 5.3.3.1. Information - Education - Communication a) Enquêtes CAP (Connaissance, Attitudes Pratiques) Les enquêtes CAP en matière de l'onchocercose ont été réalisées au Burkina Faso et au Niger avec l'appui de I'ONG HKI. Ces enquêtes CAP ont abouti à l'élaboration de matériels éducatifs sur l'onchocercose qui ont été testés et validés. La formation des formateurs à l'utilisation de ces matériels a été réalisée à travers des ateliers nationaux. b) Activités de sensibilisation menées Iæs équipes nationales, les équipes VCU et les autres acteurs sur le terrain mènent 7régulièrement des activités d'IEC en utilisant différentes techniques de communication, supports et matériels d'information disponibles (causeries-débats, émissions radio-télévisées, projections de films sur l'onchocercose, affiches et boîtes à images). c) Impact L'impact de I'IEC est perceptible à tous les niveaux par une plus grande mobilisation corlmunautaire avec un taux de participation élevé au cours des campagnes de distribution de l'ivermectine et d'évaluations épidémiologiques. Onnote égalementun nombre élevé de volontaires villageois dans les différentes activités de lutte contre l'onchocercose. 5.3.3.2. Surveillance épidémiologique des villages sentinelles : le point de la situation Au cours des trois (3) années écoulées (1992 - t993 et 1994) 175 villages sentinelles ont fait l'objet d'une évaluation parasitologique dont 83 en t994. A ce jour un minimum de 253 villages sentinelles sont retenus dans les zones assainies de l'aire initiale pour être suivis périodiquement, une fois tous les trois ans, à travers des enquêtes épidémiologiques mettant en oeuvre la pratique de la biopsie cutanée. Èo A, EÉ(D\ Flo oe o O ÊD Êe ô o> (D À r-t o z oq(D Ft z F0 EÉÉ + ='Êe FII 90 u)o (D\(D FU È, U) (r)§ § \o È<oz =o'À)Hti\c -,1(D=(r) ô !l CD\(D \o\o t.J I I PO I{ i'J PO IUrb IO I â 3'o 5 (!. q:-iL< tse EtxÊ.' o. E.s., PO I §(J) :. O I ie§ POO I PO oo AP{38 Ur oo NJ Ut i-o.o E.,* CD\ CD \o\o(, §) I §) oo I\o I P æ PO II u) P I i.) Po I u) LÙ PO I o\b Io I ȧ 5 (D. or' SÉçÈo.k.s., PO(, IP o\ P II(J) oo Poô IP N)O Poô I P §.)\o POO I ; bO II \o O II u)§ BPr3B oo u) O o\ N) o\ (Jl t.) (,t.J z r-t(D o(DÊt oq(D v) (D\ (D \o\o§ I§ I O oo * O{ I u) O O I9 u) PO I N) "§ PO I §) PO I I{ U) t-1Fl ar'ÉxÀ)x ;t tsr =(D.a<(D\ § P §.) IIO{ O oô II L,I o I { PO I ô IOo I P§O H (J +< -Tto Oo Ë ED r.ln z 9 !', -v)lnC xu ÈFU>fiz -,ô!, rn EE EEôoz6 o a ln U rna rrt- O tna o ln zÈ z rnt- - rna Ê, (D § *='rr-; d'> P hÂr-ÉÉtsE HF , E.5 E'E tr E = =F e ÉÉ âË ?. 8Gryr ô- eP.a À, v)â8 I s'lOXÊt RÉ' o. 1Y-TDÊ'PTDÉI 'Clo:ia0iË E. adx È <p\Hâ g. EPx (,) rp.B.Vt-r È (e 5oq' ro\ Ê'sE §. Pbg é oi3H B EUrl'», 5 gÈN bo o§e § Ëtiô- P gu)=çÈÉ "- g'éoF 6- = t / È.o.6 = 9.(DtrDoI-§E E AoÉ o.E-FO -F!(9o5Eô § FiJ À] FIE.H. ;' E =to. ë aF(D - EG6-= - A =9 o ËP{ È. ê9-r Ê6'>s 'u -o.L- q (Dôz a 9.A8 E' P1È.È =.t ='-:Eig B ;E! .B dâa E g ... (D -!' ^ (D§E §. H(D i-' E!AËV)F6 6i Bifr(! (DÉo, rl BÈE 2 aF;JCDé(DZo i, v) =r- ÂlË* I ÉÈâ "æ :i § ;o ,.oÉ O I I I I I I I I I I I I \o È E!t-ln z 9È éFEg(r: r. Irrl> E,u) t-a--22U> rnF IE ézÔln ôFÉ -=FâE<>ô ' t-'.11 0ma)4* ,Àa EË \o ül\oLrr G s r. rr o rna N.) :J §)\o Ur N)(/t b §)\o(.,r b..)§b §)\o(Jl t..) u) : §)\o râ bJ §)o §)\o(/t N b §)\o L't \o l')\o Llt §.) o\b §)\o(,r NUIb]e\o(Jr t.JÈ §)\o Ur N(, b l\)\o L'I t.) P §)\o râ t'.) b l')\o(Jr v, §)\o(Jr H Èlna E!o o Ê0d r-,1(D XFdgUFÈd o,Ft(D E!o Fl Ê, I oo ûq E! ,fo !ÉNhr' ÊoEEô5ÈoÉ G<oÊ,\OE{ovD0 X<Or-f-i o oa o §.J FU Êod o U id o 0c o X 13 Oro a ,f()> ,-t w FO !eE a?g oÉÈ z oÉ o\ -rr o rna EÉoÉ 0qoÉ dÊ, E! a(/) z EÉ É oq ÉFt d F zo rn ÈoÈ l- N FD d o N Ê0) o oÉ(D ocÉo\ r-t o\ N Ê0 È Ê) 7foÉE Ê0 È ! ,fo B Ê0 U (Dr doÉ oeoÉ tÉo o. oaÉ U (D\C'oÉ 0q oÉ U rnFÜ FÈ lnz EJzÈ o\(,{(x u)(.|) oo { o\ N)(, UJo\\o UJ§O §.Joo {u)oo §o\ §È u)IJ \o\o t.JNJu) (Jr Ur oo ooà N) \o{ F rrlo lnza lna §UI o\ o\ N) oof.) LÀ o\§ §o\N.) N.)o\\o t.Jo\UI o\(J) u)\o\o u){(.r) u)Èo\ N.JO o\§ (,u) u){ U!oooo § -: trl 2 2ln ès(2 -I "o. N) oo u) "§ UJ oo (Jt b.J {È (Jr { .N) oo\o { -I\o UT { oo ",r) o\ UlÈ o\ oo\o o\ o\ oo(.)) "u, -J o\{\§ o\§ 'o\§ QA)o o\§ (Jr(,I O o\\o æ(, { (,r{ æ u) Oo\ t'.) t.J § { O -Iu) N){ Ou) u) Ut O UI ,Fü o(/) È \1 ro (/)e,\ lJ) -\o§ Oo\ oo\ ÈUI§ ;Jooo (,rlO Èt)\o )oL,I{ ;J ooO §N) "(âo\ §l.JL,I o\t.J { u) 'u,§ t) :J §)\o Ur 10 Parmi les 180 sujets positifs détectés, au cours de cette évaluation complémentaire, 29 avaient moins de20 ans et 3 étaientâgés respectivement de4,6 et 8 ans sans notionde migration. L'analyse plus détaillée des dossiers est en cours et la coordination nationale prévoit une autre évaluation pour mieux circonscrire la zone à risque et instaurer éventuellement un traitement de masse à l'ivermectine 5.3.3.3. Traitement à l'ivermectine a) Traitement passif De mars 1994 à Février 1995, 84.581 personnes ont été traitées passivement avec 119.558 comprimés d'ivermectine, représentant environ 4,1 % du nombre total de personnes traitées, toutes stratégies confondues. Ces chiffres sont sous estimés étant donné que tous les centres n'ont pas envoyé leurs rapports de traitement. b) Traitement des cas positifs détectés activement Au cours des évaluations épidémiologiques des villages sentinelles en 1994, environ 400 personnes détectées ont été traitées à l'ivermectine. 5.3.3.4. Traitement larvicide au sol a) Contre la nuisance simulidienne Iæs techniciens des équipes nationales et les villageois formés font des traitements au sol dans certaines zones sensibles où la nuisance simulidienne pose des problèmes (Mali, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Niger). [æ traitement au sol doit être sélectif ; il ne doit être institué que lorsque les piqûres deviennent insupportables au risque de compromettre les projets de développement. [.es formations à cette technique et I'IEC doivent être poursuivies. b) Pour interrompre la transmission [æ traitement larvicide au sol pour interrompre la transmission a été essentiellement effectué durant toute I'année dans les bassins de la Dienkoa et du Niger et en saison sèche dans les bassins de la Sota, du Bas-Bandama et du Kulpawn. Sur les autres bassins fluviaux encore sous traitements larvicides héliportés, les traitements au sol sont effectués de façon ponctuelle cornme un appoint. Il faut noter que les traitements larvicides au sol effectués par OCP dans I'aire initiale du Programme seront arrêtés au plus tard en 1997. La distribution de l'ivermectine sera utilisée de façon intense pour atteindre les objectifs de I'OCP dans les zones concernées. 5.3.4. Activités relatives aux autres endémies incluses dans les plans de dévolution. [æs endémies telles que la dracunculose, la trypanosomiase humaine africaine, la lèpre, la tuberculose, les schistosomiases, le paludisme, le pian font l'objet d'une surveillance 11 épidémiologique active et passive plus ou moins satisfaisante dans la plupart des pays participants. Seul le Burkina Faso dont le plan de dévolution est financé a pu planifier et exécuter concrètement une surveillance active et passive de la trypanosomiase, de la dracunculose et de l'onchocercose. [æ Togo a mené une investigation sur 3 cas suspects de trypanosomiase signalés par la GTZ. Ces cas n'ont pas été confirmés. La Côte d'Ivoire a procédé à la formation de 192 ASC et 2 infirmiers dans Ie cadre de la lutte contre la trypanosomiase. Ces ASC ont recensé 60.043 personnes et 24.344 confétis ont été analysés. Sur 402 séropositifs 34 malades ont été confirmés. La Côte d'Ivoire prévoit la mise en place d'un laboratoire d'une valeur de 2.500.000 FCFA. En général l'expertise nationale manque pour mener les activités de lutte contre les endémies associées à I'onchocercose dans les plans de dévolution. 5.3.5. Efforts d'intégration des pays Cette intégration se fait déjà au niveau district et communautaire car les moyens sont limités et ce sont les mêmes acteurs qui font les mêmes travaux. C'est surtout au niveau central et régional que des problèmes subsistent à cause de la verticalité des programmes. læs Pays participants font des progrès dans les efforts d'intégration notamment par les programmes de formations intégrées (PASE, PRP...). Iæs agents de santé des zones onchocerquiennes participent activement aux activités de lutte contre l'onchocercose (évaluations épidémiologiques, traitement à l'ivermectine, traitement au sol pour lutter contre la nuisance et surtout campagnes d'IEC). D'une manière générale tous les Pays participants intègrent progressivement à la lutte contre l'onchocercose dans le système national de santé basé sur la mise en oeuvre des soins de santé primaires (district sanitaire). Ils mènent des activités d'intégration telles que les évaluations parasitologiques de l'onchocercose etlou des distributions de I'ivermectine couplées aux évaluations d'autres endémies (dracunculose, schistosomiase, pian) et au recensement des cas de cécité non onchocerquienne. 5.4. Formation et recyclage 5.4.1. Projet PASE et activités de dévolution Le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Niger ont bénéficié de cette formation. Au Burkina Faso 14 nouveaux responsables des Centres d'Information Sanitaire et de surveillance épidémiologique ont été formés. Il existe 13 centres PASE au Mali et 28 en Côte d'Ivoire t2 Iæ Niger a terminé le cycle de formation dans les huits départements dont deux font parties de la zone onchocerquienne (Tillabery et Dosso). Il est prévu I'introduction des modules Oncho dans la 4è phase de formation qui débute en septembre 1995 au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire. k problème de délivrance de diplôme a été discuté lors de la réunion ; les négociations sont en cours avec les institutions concernées. Iæs participants ont reconnu que la formation PASE est bien appropriée car elle s'adresse aux agents du niveau périphérique en cours d'emploi qui, dès le départ, sont dotés d'outils informatiques pour l'analyse des données en vue d'une prise de décision. Iæ dossier 'DEVO ONCHO BAD" va être suivi pour financement pour que les pays qui n'ont pas encore bénéficié de la formation PASE puissent le faire et que ceux qui ont eu les premières formations puissent en faire l'extension. 5.4.2. OMS - AFRO L'OMS continue à appuyer les pays en donnant une formation sur la surveillance épidémiologique des maladies cibles au niveau des districts sanitaires. Des ateliers de formation de formateurs selon les modules "PRP" ont été organisés au Togo, au Niger, au Burkina Faso, au Mali et en Côte d'Ivoire. La formation du personnel au niveau district déjà commencée au Togo se poursuit et d'autres pays comme le Niger l'ont débutée. 5.4.3. Cours d'épidémiologie appliquée pour cadres supérieurs de la santé (Bamako, Nairobi). L'OCP conformément à sa politique de formation surtout en épidémiologie pour la bonne marche de la dévolution a financé la participation des Coordonnateurs de six pays (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et du Coordonnateur adjoint de la Guinée Conakry au cours d'épidémiologie pour cadres supérieurs de la santé à Bamako. Iæs Coordonnateurs ont proposé la révision des modules et l'insertion du volet informatique dans le programme du cours. La réunion a été informée que le cours d'épidémiologie appliqué pour cadres supérieurs de la santé de Bamako se tiendra tous les deux ans et que celui de Naïrobi demeure fonctionnel. Iæs participants ont noté la nécessité de renforcer la formation des cadres du niveau intermédiaire en vue de rendre les équipes nationales plus autonomes. l-e Coordonnateur national adjoint du Ghana a bénéficié d'une formation en épidémiologie appliquée à Naïrobi financée par I'OMS-AFRO. 13 5.4.4. Séminaires nationaux Tous les Pays participants organisent régulièrement des séminaires nationaux de formation etlou de récyclage à l'intention des différents acteurs sur le terrain (medécins, agents de santé de niveau périphérique, enseignants, agents d'autres secteurs...). Iæs thèmes développés se rapportent essentiellement à I'IEC, à divers aspects de la surveillance et de la lutte contre I'onchocercose et d'autres maladies endémiques. 5.4.5. Formation en analyse de données selon la méthodologie OCP L'OCP a poursuivi la formation de certains coordonnateurs et de leurs collaborateurs en informatique et analyse des données des évaluations épidémiologiques en vue de consolider les acquis de 1993. Ont participé aux sessions de consolidation de 1994 les Coordonnateurs du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Niger et du Mali, les Chefs EPI des Equipes nationales du Mali et de la Guinée. [æs Chefs des équipes nationales du Niger, de la Côte d'Ivoire et le Directeur exécutif du NOS du Ghana ont suivi des cours d'initiation. En février-mars 1995, les nouveaux Coordonnateurs nationaux du Ghana, de la Sierra léone et du Togo ont été également initiés en informatique suivis d'une mise au courant sur les activités OCP. 5.4.6. Autres formations Iæ projet de formation en épidémiologie et gestion opérationnelle "Projet DEVO - ONCHOBAD" a été finalisé et approuvé par les 11 Pays participants et soumis pour financement à la BAD. [æ Coordonnateur national du Ghana bénéficiaire d'une bourse OMS/AFRO a terminé sa formation en santé publique en septembre t994 au Royaume-Uni. 6, ACTIVITES EPIDEMIOLOGIQUES 6. 1 . Evaluations épidémiologiques 6.1.1. Aire initiale Iæs évaluations épidémiologiques ont été effectuées dans certains bassins fluviaux de l'aire initiale : bassins de la Baoulé et de la Bagoé au Mali, de la Marahoué en Côte d'Ivoire, de Kulpawn au Ghana, de la Sota au Bénin. Une évaluation complémentaire a été effectuée dans la Dienkoa au Burkina Faso. [æs résultats de ces différentes évaluations ont fait I'objet de discussions lors de la réunion "Recherches opérationnelles et stratégies" qui s'est tenue à Ouagadougou les L6 et 17 mars 1995. Iæ rapport de cette réunion rend compte en détails des résultats de ces évaluations épidémiologiques ainsi que les décisions d'arrêt des épandages larvicides qui en découlent. t4 6.1.2. Zones d'extension (études d'incidence) Iæs premiers résultats des études d'incidence en cours depuis 1992 dans sept villages des bassins du Milo, Niandan, Mafou et Sankarani-Dion (Guinée) ont montré un taux d'incidence nul. Iæs études similaires sont en cours en Côte d'Ivoire, Togo, Bénin et Sierra [éone. 6.1.3. Autres évaluations (Sénégal et Mali) [æ bassin de la Gambie, traité deux fois par an à l'ivermectine pendant 5 ans, a fait l'objet d'une évaluation épidémiologique douze mois après le dernier traitement. Aucune infection n'a été détectée chez les enfants âgés de moins de 5 ans (amais traités à l' ivermectine) ; on a noté une réduction du taux de prévalence variant entre 7 L ,2 et 93 ,8 % . Un contrôle de qualité entre les microscopistes de l'équipe nationale et de I'OCP a montré une bonne concordance des résultats des deux lecteurs. La réunion a recorlmandé que les résultats soient publiés. Dans le bassin du Bakoye au Mali, traité uniquement à l'ivermectine une fois par an pendant 5 ans, l'évaluation effectuée sans contrôle de qualité a montré également un taux d'incidence nul. Des études similaires seront menées dans le bassin de Koulountou (Guinée) et Rio Geba (Guinée Bissau) avec contrôle de qualité pour confirmer le résultat obtenu sur le Bakoye au Mali. 6.2. Distribution de l'ivermectine 6.2.1. Traitement à grande échelle k traitement à grande échelle est effectué soit par les équipes mobiles appuyées par I'OCP soit par les communautés soutenues ou non par les ONG. TABLEAU No.5 15 RECAPITULATIF DE LA DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE A GRANDE ECHELLE SELON LES INTERVENANTS DANS L'AIRE OCP : MARS 94 - FEVRIER 95 INTERVENANTS NBRE DE VILLAGES POPULATION RECENSEE POPULATION TRAITEE TAUX DE COUVERTURE NOMBRE DE COM- PRIMES Equipe mobile OCP 8.892 1.884.110 t.360.34r 72,2 t.696.230 Communauté, Equip. Nat. et ONGs 1.680 760.398 s97.959 78,6 939.379 TOTAL t0.572 2.644.508 1.958.300 74,1 2.635.609 TABLEAU No.6.- RECAPITULATIF DE LA DISTRIBUTION DE L,IVERMECTINE DANS L',AIRE DE L',OCP (MARS 94 - FEVRIER 95) STRATEGIES NRES DE VILLAGES POPULATONS RECENSEES POPULAT IONS TRAITES PROPORTION DES TRAITES/TOTAL % NBRE DE COMPRIMES Equipe mobile OCP 8.892 1.884.110 t.360.34r 66,6 t.696.230 Communautaires ONG 1.680 760.398 597.9s9 29,3 939.379 Autres traitements (passifs) 84.581 4 1 119.558 TOTAL 2.042.88t 100 2.754.167 Dans la zone de forêt du Ghana hors OCP, I'ONG Sight Savers appuie la distribution communautaire de l'ivermectine. Dans cette zone 62.211 personnes ont été traitées avec 98.960,5 comprimés. 16 Au total dans les 11 Pays participants du Programme 2.105.492 personnes ont été traitées avec environ 2.853.127,5 comprimés. 6.2.2. Gestion de l'ivermectine Tous les 11 Pays participants utilisent uniformément la même procédure d'acquisition de l'ivermectine auprès de I'OCP. Iæs coordinations nationales approvisionnent à leur tour les intervenants dans la distribution de l'ivermectine au niveau des pays (ONG, formations sanitaires, institutions privées, ..). [æs besoins pour le traitement à grande échelle par les équipes nationales sont exprimés de façon satisfaisante tandis que pour le traitement communautaire il existe encore quelques problèmes à ce niveau. [æs besoins annuels ayant été calculés à I'OCP selon le poids, l'estimation des doses sur le terrain par la taille voire par l'âge a créé une pénurie temporaire en ivermectine. Pour éviter cette situation à l'avenir et pour mieux uniformiser la méthode d'estimation des besoins, il est recommandé d'utiliser la taille en se basant sur les différentes proportions retenues pour une population standard selon une étude effectuée au Nigéria. TABLEAU No.7. METHODE D,ESTIMATION DES BESOINS EN IVERMECTINE EN UTILISANT LA TAILLE TAILLE (CM) NOMBRE DE PERSONNES NOMBRE DE COMPRIMES 90-119 13%deX:A 4x0.5: YL 120-t40 18%deX:B Bx1.0:Y2 141-158 34%deX:C Cx1.5:Y3 159 et plus 35%deX:D Dx2.0:Y4 Population éligible au traitement x X : 83 % de la Population recensée Total : Y:Yl +Y2+Y3+Y4 comprimés 6.2.3 . Différents intervenants Iæs Equipes nationales effectuent la distribution de l'ivermectine avec I'appui de I'OCP. D'autres acteurs interviennent dans la distribution de l'ivermectine en appuyant les corlmunautés et les Equipes nationales. 17 Iæs différents intervenants dans la distribution de l'ivermectine sont : I'OCP, les Equipes nationales, les ONG, les Institutions privées et les Communautés villageoises TABLEAU No.8. ONG IMPLIQUEES DANS LA DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE DANS L'AIRE DU PROGRAMME BMRC : British Medical research Council CBM : Christoffel Blinden Mission CFAR : Centre de Formation des Animatrices rurales OPC : Organisation de la prévention de la cécité. 6.3. Recherche épidémiologique La recherche sur les différents tests est très importante pour la dévolution. 6.3.1. Immunodiagnostic et autres tests la recherche sur I'immunodiagnostic a étê menée en Guinée, au Ghana, au Burkina Faso et au Niger. D'autres tests ont été réalisés au Ghana (test de grattage, pansement DEC). Iæs résultats obtenus sont encourageants et leur analyse se poursuit ; mais aucun de ces tests n'est encore opérationnel sur le terrain. 6.3.2. Recherches sur les macrofilaricides et sur les doses élevées d'ivermectine La découverte d'un macrofilaricide serait bénéfique aussi bien pour les malades que pour I'OCP dont la stratégie serait alors modifiée. ORGANISATIONS PAYS MODE DE TRAITEMENT BMRC Sierra Iæone Traitement à large échelle par les équipes mobiles CBM LUNSAR Sierra Iæone Traitement à large échelle par les équipes mobiles CFAR Mali Auto traitement communautaire OPC Sénégal Mali, Guinée Auto traitement communautaire PhilAfricaine Suisse Guinée Passif Sight Savers Sierra Irone, Mali, Ghana, Guinée Auto traitement communautaire GTZ Togo Passif et communautaire 18 L'amocarzine est actuellement à la phase des derniers essais. Il serait souhaitable que ce produit soit au moins utilisable en clinique à défaut de pouvoir l'être en traitement de masse. Iæs essais de hautes doses d'ivermectine (800pcg/kg) ont montré qu'elles n'entrainent pas d'effets secondaires intolérables. [æs études se poursuivent pour savoir si ces doses élevées d'ivermectine pourraient avoir un effet sur les vers adultes. 6.3.3. Effet à long terme du traitement pluriannuel à l'ivermectine sur la transmission. Iæs traitements pluri-annuels (2 à 4 fois/an) sont en cours dans certains bassins fluviaux pour étudier les effets à long terme de l'ivermectine sur la transmission. 6.3.4. Risque de résistance à l'ivermectine et moyens de détection Iæ risque de résistance éventuelle à f ivermectine demeure bien que la probabilité soit relativement faible. Il faudrait donc prêter une attention particulière à cet aspect au cours des traitements sur le terrain pour ne pas induire une résistance. Cependant, les doses fortes d'ivermectine étant bien tolérées, elles pourraient être utilisées en cas de phénomènes de résistance. Pour les détails sur la recherche épidémiologique, il faudrait se référer au rapport de la réunion "Recherches opérationnelles et stratégies" tenue en mars L995. 6.4. Résultats de l'évaluation des programmes de distribution de l'ivermectine (Guinée. Mali. Sénégal). La réunion a été informée des résultats de l'évaluation des prograrnmes de distribution de f ivermectine de la Guinée, du Mali et du Sénégal (voir le rapport de synthèse). Cette étude qui a été menée en janvier à l'initiative du Dr E.M. Samba, directeur régional de I'OMS pour l'Afrique, a permis d'apprécier de façon plus objective les modalités opérationnelles des prograrnmes de distribution des trois pays concernés. L'évaluation confirme le taux de couverture par le traitement à l'ivermectine de plus de 70 % rapporté par I'OCP ainsi que la bonne acceptabilité de l'ivermectine par les corlmunautés villageoises. L'enquête a montré que la couverture globale obtenue par le traitement par les équipes mobiles OCP est plus élevée (80,8 %) que celle obtenue par le traitement communautaire (74,5 %). Par contre le taux de suivi de tous les cycles de traitement par les individus est nettement plus élevé dans le traitement coflrmunautaire que dans le traitement par les équipes mobiles/OCP. Certaines insuffisances ont été relevées notamment au niveau de I'IEC, de la participation réelle des communautés aux activités de distribution de l'ivermectine et de la supervision de ces activités. 19 La réunion a passé en rewe les modalités du traitement communautaire dans les Pays participants. Il a été constaté qu'il existait beaucoup de points coûlmuns dans l'approche globale : sensibilisation, choix et formation des volontaires villageois, suivi et recueil des résultats de traitement. Dans tous les cas les communautés sont impliquées dans la chaîne de distribution de f ivermectine. ks Coordonnateurs ont été encouragés à poursuivre la recherche et l'utilisation des solutions de rechange (cas des illetrés par exemple pour le remplissage des cahiers de traitement) et d'éviter la standardisation. Ils doivent s'appuyer sur des plans opérationnels de traitement communautaire avec une flexibilité au niveau de I'exécution et procéder à des évaluations tant internes (auto-évaluations) qu' externes. 7.I. Modélisation épidémiologique 7.1.1. Durée de la distribution dans les zones uniquement traitées à l'ivermectine Dans les zones traitées uniquement à l'ivermectine les simulations indiquent qu;e 2 traitements par an sont nécessaires pendant 10 ans pour réduire le risque de recrudescence à environ 4 % ; tandis que dans les zones où le traitement est effectué une fois par an il faudrait une période d'au moins 15 ans pour obtenir le même résultats à condition qu'un taux moyen de couverture de 65 % soit garanti. 7.1.2. Durée de la combinaison ivermectine et traitement larvicide La conclusion la plus importante de l'analyse des simulations est quie 12 ans de combinaison de la lutte antivectorielle et du traitement annuel à l'ivermectine avec une couverture de 65 % en moyenne, pourrait réduire le risque de recrudescence à moins del%. 7.2. Guide pour la surveillance et la lutte contre l'onchocercose dans le cadre de la dévolution. Iæs points relatifs à l'analyse longinrdinale des données épidémiologiques et incidence, à la surveillance entomologique dans le cadre de la dévolution et au transfert des données épidémiologiques aux Pays participants sont discutés brièvement dans le projet de guide distribué aux participants 7.3. Equipements informatiques et utilisation dans les Pays participants. Huit pays sur onze ont doté leurs équipes nationales d'équipements informatiques (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Iæ Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et le Niger ont des ordinateurs de capacité assez grande pour le transfert et l'analyse de toutes les données épidémiologiques de I'OCP. 8. TRANSFERT DES ACTIVITES RESIDUELLES DE L'OCP 8.1. Nature des activités résiduelles de l'onchocercose 7. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES 20 8. TRANSFERT DES ACTIVITES RESIDUELLES DE L'OCP 8.1. Nature des activités résiduelles de l'onchocercose 8.1.1. Activités médicales a) IEC Il apparaît plus que jamais important de poursuivre les activités de sensibilisation à travers l'information, l'éducation et la communication, à tous les niveaux (central, district et périphérique et surtout cornmunautaire) pour la détection et le contrôle de la recrudescence de l'onchocercose et la prise régulière de l'ivermectine. [æs messages IEC doivent être adaptés aux stratégies de lutte en place. [æs enquêtes CAP doivent être réalisées pour corriger les lacunes et améliorer la perception des messages au niveau des communautés villageoises. b) Surveillance épidémiologique Dans les zones assainies, la surveillance épidémiologique active des villages sentinelles est menée par les équipes nationales, I'OCP n'intervenant que dans le contrôle de qualité. Pour le moment ce sont les enquêtes parasitologiques basées sur la biopsie cutanée qui sont effectuées dans les villages sentinelles tous les trois ans. Une enquête de migration doit être menée pour tout cas positif détecté. Dans les zones d'extension sous pression larvicide et ivermectine, la surveillance épidémiologique sera basée sur l'étude de l'incidence. Dans les zones d'extension uniquement traitées à l'ivermectine, la surveillance épidémiologique sera également basée sur l'étude de l'incidence. Ia surveillance épidémiologique passive sera menée par les formations sanitaires et les communautés notamment pour les cas suspects d'onchocercose (migrants ou autochtones). c) Traitement à I'ivermectine Dans l'aire initiale, les cas positifs détectés et les cas suspects d'onchocercose doivent être traités à l'ivermectine dans les zones d'extension sous pression larvicide et ivermectine tous les sujets vivant dans les zones à risque modéré et à risque élevé doivent être traités à l'ivermectine (voir cartes en annexe ..) dans les zones d'extension uniquement traitées à l'ivermectine, le traitement co[lmunautaire est à encourager comme partout ailleurs. 8.1.2. Activités entomologiques a) Dans l'aire initiale du Programme 2t Traitement larvicide au sol pour lutter contre la nuisance : les pays devront prendre en charge les traitements au sol dans les zones de développement socio-économique. L' OCP assure la formation des formateurs. Traitement au sol pour interrompre la transmission : à part la Dienkoa et le Niger où I'OCP soutient le traitement pour contrôler la transmission, il n'existe pas d'autres exemples où ce genre d'opérations est envisagé pour le moment. b) dans les zones d'extension sous pression larvicide et ivermectine, le traitement au sol peut être effectué pour lutter contre la nuisance dans les zones de développement socio- économique c) dans les zones d'extension uniquement traitées à I'ivermectine, les activités de traitement au sol pour lutter contre la nuisance pourraient être justifiées dans les régions de développement socio-économique. 9. PROBLEMATIQUES DU TRANSFERT DES ACTIVITES OCP 9.1. Acquis 9.1.1. Personnel formé et disponbile (Tableaux No.9 à 13) I'OCP a remis à chaque pays la liste nominative de toutes les personnes dont elle a financé la formatio\ de 1974 à ce jour, soit un total de 433 agents. Cependant la plus grande majorité de ce personnel n'est plus disponible dans les équipes nationales des différents pays. Des efforts ont également été faits dans les pays pour la formation des agents au niveau district. a (D Ê, l-{(D o CD otr CD\o ED rn(n FDÉ U)(D\ p CD\ 0q DO oÉ CD\o z 0q(D Eüo\ EJ Èo 0eo o FO iJ F0 o o> (Dq f-t(D ? F0 ED * FO T] Ê)(, FÉ F0 (n UJ NJ N) u) N.) N) N) NJ N) F(D C)(D (n o f-i rn N) § 9r t..J t'.J N t.) t..J N N) U) FÉ ,fd oÉ r-t v) NJ NJ N.) t..) NJ NJ N) tJ N.) t) rà E. E''00 âH T { § o\ \o o\ o\ o\ o\ o\ o\ o\ Èô DO t.) § È { § §.) § o\ § u) O ()) NJ O § u) tJ tJ EÉ NJ U) t.J § u) N) l..J b.) o tJ u) t) t.J § ()) t.J NJ U EJôwP It o() () (1 (D Fi !oê(D. §.)N È TDt-ln - z 8rÊqÈF5o EÉ3 rdÈnÀzaéQUEHgôl-Z lN - rrr -!Èp3g '"ÿx =lE-)(J'l- iaôXÉFZ eznV-? 3HEËqH .a=ô (l ^xEiiéà9ÉoaO3,-,.ôrciY EEü s =ërnrnElna il zo d (D È(D (}() C) (D a() Ê,id Ê,d (D(r,È(D p H(D (D()(D c/)(D (D illlll ==: + v) o- o. o. E.ô ô ô'oÿ8,8, ts. È! H!Fi4H CD(D(D t- U) t-I E.8CDio (D55i, Lth(DICD JHJ(D =.(D =l()iJ +g+ aQa5io = q. H. -'nooQ -f arlô q6' o U)() (D a (D Ft !o hD o (D o (D\ (D E! (r) U)Â,E a(D\ t,(D\ ùc F0 oÉ CD\o z 0a(D F.l Eü()r Flo oa o Ê0 o o>(} c o (D z Ê0 EDÉ r-.t ,f ='È rl FO(n o FU Do (t) O O O t..J F CD C)(D Ëq) CD n U) O O (r) EE(DÉFl U) O O O O O UrUr ? E. §'oO sE I t..J N) u) Uroo Èê FO O O u) O O O O u.) o O E! O u) o O O (j) O O U NJ u) Ë tÉ rr§EF Hoe39F 8ÈE 8ryfr û,àu2>â =-ô 3za AlnlnYazAsyl5Eu *âù ô-L: azfrÿuszo Fa>c. -ZôfrraÈh=C =gEÉ*ta>2z âP BEHX ÈHr oÈnEa =EaoEZ \- a oô FU uÔtup llllllll = : =Z oÈ IctE(D (Dé(D()5H) oÉr(D/(r) - lJ ê,rd Ê,d (D v)È(D *§)'É.Fl(D t_t(D() (D -) c/)(D J)(D Iê + q) I o È oFdo(Doÿÿÿ Ft f-t Ft(1o(D t-l U) t1I8.8CDE CD U2 J- U)(Dr(D (D =.CDË()!J o+g+ aOn5ro t roB ,ofv) ()50H.Eq6' o cn() oE (D O N)§ È E!t- rrJ z F ITHH ur',.>tn>7q?-4 xoÈ EE98ÈuoxeËzH zz7 aZ4g,v 2ZYÉ uÊIUEë E€H § tt jj(n 'a ^>= ü78 =>zEEEEl v t'''(âftFr u3ËdYZaç)a .2, :3i" DUBAUU H=H -Poeo>FUÈ 6z a (DBr-t Fo lD (D oÉ (D\(D EÉ (n(h Ë U)(D\ (D. oeÈ, o (D\ o z 0q(D n EÜ(D. EJ Èo ûq a Êc Êo o o> (D c o (} ? F0 * FO |rJ êe(n FU or-t U)o (D O l..) NJ a5 (D.7(,)ràà& E'8)< H. E.eg (D(t) lnidÀ(D\ oe (D O N) O NJ O ô'5 H.#q-g gË' ë6'55rci u' (D v) NJ u) t.) N) u) aFt o.zCA lÈrà& E'8ëE' = t) d (D v) æ5JiJÊ,é ,.oÉ(D oé ÊD A) u)(DÈ(DÈ (D\ (D(n (]) NJ ()) O IJ a (Dr rD-qo ÉE:9(D b-* ta (D U) O O 9-lz o, 19 =, l(Dp," à-tDaD @it ^tDLa()g6 6.hEgq8'(D.É Ê, +rÉÀÈrÉË'r ,9. â.x.s .D\ ;i.5ÊD zz ,Ê Ë.5'9 lr Àl(D i-. (Dô EË. o.-â'q-rdP Oa tr.56ir, F'E Ê, (D\ ôr a (Dr o 35 EL ,oÊ(D FU ÊD v) l..J L,I È Ed E z 9 I'J HEEor>ZPF-UU=PA= aaz >È\i ZéÉ -4FHHE .Z =qzE<Ë TE!U)ZV. HËÉ TÉrrrofiÈ QËg . 4a 28 darnF F trll'u zàrn- Uln Eo nZ EH =oza a (D FtB FD -o o CD O (D\ CD E! U) v) ÊrÉ a(D\ CD\ oe F0 oÉ CD\o z 0q(D f-t (D\ ) Èo 0qo O Ê0 Ê) ô o> tD * o (D DT t!É ,fË' Ê) T1 Êo(t) o FU (D na J (D Êe (r) oo t.J o\ o\ Èoo §.Ju) oo t..)t.) (J)§ { \1 o r-t (D\q) z (D\a(D C) rh oo b..) § § §oo \o oo t.)t.) 1..)N) § U U)Fd o !J d (D U) NO 9l u)1..) oo t.)§ u)æ Uro\ Ur\o \o(, §.)O tl o r-,t)(D\ U) È(D o C) o U) l*) 5i{ (D r-t U) N)O L,I ()) N) o\\o oo t.JO (j) Llt lJr o\ Ur\o (Jr(Jr oo U)E d o rn {Ur O t.J(,l o\ {O o\oo -Io\æ N)N) o\o\ P o\t.) EI o5 B(Dr U) o o Ê0 r-t(D o D' oq(D v) §.JUr o\ { O o\ oo { o\ oo Lrr o\ o\ §.)b(Jt o\ U U)Eo d (D U) O O tJ §§ O t.) or-tJiJ(D\(, ÉH CD U) (D Ft ?r) o (D(t)I I o §§ O NJ U ?nEo d (D v, I I §J o\ È t!t-ln z 9 UJ zvF --1G1 aa> 9EX 8EEpÈzù.2 éâ4c u>rn ?27 ,- ô> EH= < :^'-a 2,rtUt-Odl afrr.O?Â\ rn aÈE Eg td (t)!E iz EF 6F]OUz> FZE' Ftrb>ô UF FN U) (D !) - CD (D oÉ (D. o E!(tt artÈÉ a(D\ ()\ oq Fo oÉ (D\ o z 0qoFt EÉo\ -lo oq o o È, A] o o> CDq o H(D Êo EÉÉ x.Ë' Ê) ïÈ, U) FU (D U)o (D FU !o v) N) O § { O rJ o E(D\ U) ÉsoC)oe Ë' â[ l..J O O § o -I O O U (r,Eo d o(À { N) N t.Jo\ N O §JO Ur § (j) ïl o r-,t Ë(Dr U) È(D o E() o çh (D Ft v) { tJ N No\ N) t.JO UI È u) U U)Eo d (D U) O o o oo o\Ur o\ {L,I § t.J ()) T1 or-t ()\ at) o o Ê, Fl(D u) FO 0a(D o U) O O o oo o\L,I o\ {Ur § NJ U (r)Eo !J d o(r) O o O O O t.) \) L) o tD\(r, É () v, EoË U)o 5(D u) o O O O t.) t) U U)Eo iJ d (D U) 27 9.I.2. Manuels/guides disponibles [æs manuels et guides suivants ont été mis à la disposition des Coordonnateurs. a) VCU * Traitement larvicide au sol. Technique de contrôle au sol des gîtes larvaires de simulies. OCP, Octobre 1991 (en français et anglais). Blackfly control by ground larviciding : Present status and prospects in the Onchocerciasis Control Programe in West Africa. Bull. Soc. Pathol. Exot, 87: 1.5 par Akpoboua et al.,1994. * Traitement au sol des gîtes larvaires de simulies. Exemple de sîtes d'intérêt socio-économique à traiter éventuellement au sol No.392lVCU TEC/3-15 (1992) en français et anglais. b) EPr * Manuel de procédure de distribution de l'ivermectine et de surveillance des effets secondaires (français & anglais en partie). Manuel de procédure pour les enquêtes de biopsies cutanées (évaluation simple), (français & anglais). Module de formation des agents de santé du niveau périphérique (français) Manual of ophthalmological procedure (detailed evaluation). Méthodologie de l'étude d'incidence. * * * * * à< c) BIS Module de formation en informatique et analyse des données de l'évaluation épidémiologique (français). D'autres manuels sont en cours d'élaboration et seront bientôt disponibles (Manuel résumant les activités résiduelles OCP à transférer aux pays - Guides de surveillance épidémiologique - Méthodologie d'institution du traitement communautaire dans une zone sous traitement à large échelle à f ivermectine). 9.1.3 - Activités déjà transférées Toutes les équipes nationales peuvent effectuer des évaluations épidémiologiques, la * 28 distribution de l'ivermectine, I'IEC, les enquêtes de migration et les activités de traitement au sol. L'OCP mettra à la disposition des Pays participants un manuel résumant les activités à transférer. 9.1.4. Logistique L'OCP fournit la logistique et le matériel aux équipes nationales pour les activités de dévolution dans certains cas. 9.1.5. Financement I-e financement est assuré par les Pays participants, les ONG, les organismes de coopération bilatérale, I'OMS et la Banque Mondiale. 9.2. Obstacles 9.2.1. Besoins en formation L'essentiel des besoins en formation est résumé dans le tableau No.14 l'.)\o Fl EDt-ln z ;È EÉlna za lnz FIl F? È oz :U F FU a Èo Ê9 Èo 0qo a (D H FÊ - CD' (D a(D\ (D\ oe Ê0 z 0q(D Ft z Êe oÉË')(D\ (D EÉ a U)Êlç o CD\(D o Ê0 Ê0 a) o> (D e o Ft(D EÉÉË ,f FO T1 Ê0 râ o EÉo\ !J FU F0 (/) { t) N) u) l..J §.J I t) N) t.J ? (D\ o C) o -l(D o !,() (D a àa(DD)rt) â se2E ôg(D=AA ÊEEî)a 5'. g.-I N tJ l.J NJ t'.) N) N) tJ tJ t..J N) lJ) t.) § t.) ? o\È(D C) U) Èoo () (D V) ln È(D\ o o oq (Dt) t..) §) §.J Ur N) I N) N.) t.J NJ 1..) t.J I..J t.) t.) z (D\À(D() v) È(D C) o o U) â5U'8 o-Fl ^5iJ q:5à+ô. ='tDË(/)6 k §) § (n(D §.) u) È N 9t NJ § tJ { l..J I t.J N) z (D\È(D C) TÀ È(D(,) !J o (D a oEËA' o oq oUr § N.) b..J N) (, NJ O N N.) t) |àOrÀoo rn È(D() () o a ln o 0q (Dl..) À I I t.) § t..) I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I 30 De plus les équipes nationales ont exprimé d'autres besoins tels que - Bénin : L microscopiste -Mali:Lrecenseur - Côte d'Ivoire : 1 microscopiste -Sénégal:lrecenseur - Guinée Bissau : 1 snippeur et 1 recenseur. D'une manière générale : Toutes les équipes nationales ont besoin d'un recyclage en méthodologie d'évaluation épidémiologique Tous les 11 Pays participants doivent renforcer la formation sur le tas d'agents de santé et des volontaires pour la distribution de l'ivermectine et le traitement larvicides au sol lrs équipes nationales doivent faire des formations décentralisées en matière de surveillance épidémiologique. 9.2.2. Résistance face au processus de transfert a) au niveau d'OCP Iæs résistances au transfert constatées au niveau de I'OCP devront être rapidement levées avec la fusion des unités EPI, BIS et DEVO en une seule unité de dévolution et adjonction d'un service d'intégration. b) au niveau national [æs obstacles soulevés par les participants sont d'ordre organisationnel : Dans certains pays les structures et mécanismes d'intégration des activités de lutte contre l'onchocercose dans les centres de santé ne sont pas bien définis liés aux ressources disponibles déperdition du personnel formé, insuffisance quantitative du personnel tant au niveau central que périphérique insuffisance du matériel technique au niveau district (pinces, microscopes, ..) a I 2 J o o insuffisance de la logistique dans certains pays 3r d' ordre institutionnel divergence des points de vue des bailleurs de fonds quant à l'intégration des prograrlmes de santé (vision verticale) les lourdeurs administratives le contexte d'ajustement structurel qui limite le recrutement du personnel et l'allocation des budgets de fonctionnement. . le manque de motivation du personnel. d'ordre général a inadéquation des programmes de formation de base du personnel de santé par rapport aux activités de terrain dans certains pays. o l'insécurité dans les campagnes dans certains pays 9.2.3. Cofits de la logistique Certains pays ont relevé l'état quelque peu défectueux des véhicules réformés mis à leur disposition par I'OCP dans le cadre de la dévolution. La maintenance et le fonctionnement de la logistique coûtent cher aux nationaux qui éprouvent de grosses difficultés à utiliser ces moyens. 9.2.4. Per-diem Iæ taux de per diem varie d'un pays à un autre, de même que les modalités de paiement. [æ per diem est assuré par I'OCP lors de la distribution à grande échelle faite par les équipes mobiles. Pour minimiser les cofits, les pays s'orientent de plus en plus vers l'intégration. 9.3. Perspectives : Projet de calendrier de reprise des activités résiduelles par les Pays participants d'ici à la fin de 1997 9.3.1. Retrait de I'OCP des activités d'évaluation épidémiologique et de distribution de l'ivermectine. Iæs différents pays ont fait état des moyens limités dont ils disposaient pour faire face à cette situation et ont souhaité un retrait progressif du soutien de I'OCP dans ce domaine jusqu'à la fin du Programme en l'an 2002. Dans le cadre de son mandat, OCP dans un document joint aux recommandations du rapport, appuie les pays et sollicite que le CCE et le CCP puissent revenir sur leur décision d'arrêter le soutien de I'OCP aux activités ci-dessus indiquées ; ceci afin de permettre à I'OCP d'atteindre ses objectifs en utilisant jusqu'à la fin du Programme la stratégie de distribution de f ivermectine combinée/ou non à la lutte antivectorielle partout où cela est requis dans l'aire du Programme. o a O 32 9.3.2. Retrait des activités VCU dans I'aire initiale du Programme Iæs traitements larvicides sont définitivement suspendus dans presque toute l'aire initiale du Programme à l'exception de : la Dienkoa au Burkina Faso où les traitements au sol par l'équipe nationale avec le soutien de I'OCP se poursuivront jusqu'en 1997 au plus tard. la Kankélaba au Mali où les traitements aériens se poursuivront jusqu'en 1997 le Niger et ses affluents au Mali où les traitements au sol seront poursuivis par l'équipe nationale avec le soutien de I'OCP jusqu'en 1997. les rivières Kéran, Kara, Mô au Togo qui seront rattachées à la zone d'extension sud où les traitements se poursuivront probablement jusqu'à l'an 2002 tott comme la zone d'extension sud-est au Bénin le Bui et ses affluents au Ghana seront traités jusqu'en fin 1996. les rivières Sassandra, bas-Bandama, bas-N'Zi, Comoé en Côte d'Ivoire seront traités jusqu'en fin 1998. En conclusion, à la fin de l997,les traitements larvicides seront totalement arrêtés dans la zone initiale sauf sur la Sassandra. 9,3.3. Zones d'extensions uniquement traitées à l'ivermectine : Guinée Bissau, Mali, Sénégal, Sierra [æone, Guinée. Aucun retrait n'est envisagé d'ici la fin du Programme enl'an2002 10. PREPARATIFS DE LA REUNION MINISTERIELLE SUR LA PROGRAMMATION D'ICI A FIN 1997 DES ACTIVITES RESIDUELLES DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LES SYSTEMES DE SOINS DE SANTE DES PAYS PARTICIPANTS 10.1. Contexte de la réunion Lors du CCP15 de Yamoussokro, les Ministres de la Santé des Pays participants ont émis le souhait de se rencontrer entre eux pour étudier de plus près la reprise des activités résiduelles de I'OCP et les problèmes d'intégration dans les systèmes nationaux de santé. 10.2 Document à préparer Iæs documents à préparer comporteront les points ci-après opinion des Pays participants et des bailleurs de fonds sur l'intégration et la surveillance pluri-pathologique. 33 transfert des activités résiduelles de I'OCP aux Pays participants d'ici frn1997 problématique du transfert des activités OCP calendrier de retrait de I'OCP. 10.3 Comité de rédaction des documents Ce comité de rédaction sera composé, des Coordonnateurs des programmes nationaux du Bénin, Burkina Faso, Ghana, du Sénégal et d'un sécrétariat de soutien OCP. 10.4 Identification des participants à la réunion Les Ministres de la Santé des 11 Pays participants et leur délégation, I'OMS/AFRO et I'OCP. 10.5 Date et lieu de la réunion Il a été proposé que la réunion soit tenue à V/ashington D.C. juste avant la 16è session du CCP. 11. DIVERS La prochaine réunion des Coordonnateurs nationaux/ OCP aura lieu à Ouagadougou en mars 1996. 12. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS RECOMMANDATIONS Dans le souci de renforcer les capacités techniques nationales dans le cadre de la dévolution, la réunion recommande aux Pays participants de veiller à la formation et au recyclage des équipes nationales et des personnels de santé du niveau intermédiaire dans les domaines prioritaires. Dans ce sens il a été demandé aux pays de proposer des ophtalmologistes nationaux pour le recyclage dans le domaine de l'onchocercose. (Unité DEVO/COORD.NAT). La réunion a passé en revue les résultats du traitement à l'ivermectine dans les Pays participants. Elle a constaté qu'il reste beaucoup encore à faire dans le domaine du traitement communautaire. Elle recommande à cet effet aux Coordonnateurs de s'investir davantage et de rendre compte des résultats obtenus et des moyens mis en oeuvre pour pérenniser cette action.(COORD. NAT.). La réunion a noté que la plupart des personnes qui ont bénéficié des bourses OCP ne participent pas aux activités des équipes nationales et recommande aux Coordonnateurs de faire le point de la situation à la prochaine réunion (COORI) NAT.). 1 2 J 34 4 La réunion a noté avec satisfaction les progrès réalisés dans la formation des Coordonnateurs et de leurs collaborateurs en informatique, collecte, analyse et interprétation des données épidémiologiques. La réunion recommande que cette formation se poursuive et que I'OCP mette tout en oeuvre pour assurer le suivi régulier sur le terrain des équipes formées (OCP/COORD. NAT.). La réunion a noté que le manque du volet informatique dans le programme du cours d'épidémiologie appliqué pour cadres supérieurs de la santé à Bamako et à Naïrobi est un handicap et recommande à I'OMS/AFRO de prendre les dispositions nécessaires pour inciter les responsables de ces institutions à combler cette lacune.(OMS/AFRO). Iæs séminaires de formation et de recyclage au niveau national constituant un moyen de renforcement des capacités des équipes nationales dans le cadre de la dévolution, la réunion recommande aux Pays participants de s'investir davantage dans l'organisation de tels séminaires avec leurs propres ressources. (COORD. NAT/AFRO). La réunion a noté les efforts de collaboration des experts OMS/Pays avec les Coordonnateurs nationaux dans le cadre de la dévolution. Elle recommande pour plus d'efficacité dans la collaboration, que les Coordonnateurs soient informés des disponibilités des ressources au niveau des Représentations de I'OMS afin de solliciter l'appui nécessaire selon les besoins et les activités à mener. (COORD NAT./AFRO). La réunion a apprécié les résultats de l'évaluation des programmes de distribution de l'ivermectine en Guinée, au Mali et au Sénégal. Entre autres les insuffisances notées dans le domaine de I'IEC et la participation effective des communautés aux activités ont permis de faire des recommmandations pertinentes spécifiques à chaque pays. Par conséquent la réunion recommande que cette évaluation soit étendue aux autres Pays participants.(OCP). La réunion recommande que les Coordonnateurs Nationaux soient plus actifs dans la recherche des ressources humaines et matérielles dont ils ont besoin pour rendre les équipes nationales opérationnelles avant la fin du Prograrnme en faisant une estimation judicieuse des besoins et une planification rigoureuse de la formation pour la prise en charge progressive des activités dans leur pays (COORD NAT.). [æ traitement à l'ivermectine constitue une des stratégies utilisées par I'OCP avec la lutte antivectorielle pour atteindre son objectif. Pour cette raison et compte tenu de la faible capacité des pays à prendre en charge des coûts inhérents à cette activité, la réunion recommande que le CCE et CCP reconsidèrent leur position d'arrêter l'appui financier de I'OCP aux traitements à l'ivermectine en 1997. Une note spéciale rédigée à cet effet est jointe à la présente recommandation. (OCP/COORD.NAT.). Du fait de l'importance que prennent de plus en plus les problèmes de nuisance avec l'arrêt des traitements larvicides et le retour des simulies, la réunion recommande que le traitement au sol soit sélectif et limité aux zones où les piqfires de simulies deviennent insupportables au risque de compromettre les projets de développement. (cooRD.NAT./OCP). 5 7 8 9 10. 11. 6. I 35 ANNEXES 1. Concept de la dévolution JPCIS/INF/DOC.6 2. Processus de dévolution de I'OCP aux Pays participants 3. Organigramme Unité de Dévolution de I'OCP 1995 et t996 4. Rapport sur la Recherche opérationnelle et Stratégies (OCP/Mars 1995) Cartes de la distribution et la gravité de l'onchocercose dans les Extensions Est et Ouest. 5

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé