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Résumé du rapport de la quatorzième réunion des comités nationaux de lutte contre l’onchocercose

Organisation mondiale de la santé
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Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte Contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest JOI}TT PROGN,AIVIME CCM}EflIlm Office of the Chairman JPC -CCP CO{IIE CONJOINI DII IROGBÀ}!![E Bureau du Président JPCr l/rNF/DOC.l ORIGINAL:FRANCAIS Septembre 1ÿÿ0 COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Onzième session Conakrv. 3 - 6 décembre 1990 DOCUMENT D'INFORMATION RESUME DU RAPPORT DE LA QUATORZIEME REUNION DES COMITES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE A. OUVERTURE DE LA REUNION l. La quatorzième réunion des Comités Nationaux de Lutte contre I'Onchocercose (CNLO) s'est tenue au siège du Programme de Lutte contre I'Onchocercose (OCP) à Ouagadougou du 29 au 3l mai 1990. 2. Le Directeur du Programme a fait remarquer que cette réunion était la plus importante de I'OCP parce qu'elle traite d'un thème auquel le Comité Conjoint du Programme (CCP) et les Donateurs accordent un intérêt particulier. Il s'agit, a-t-il déclaré, de la dévolution, c'est-à-dire de I'intégration des activités résiduelles de I'OCP dans les structures de santé des Pays participants, un processus qui implique trois partenaires: I'OCP, les Donateurs et les Pays participants. 3. Le Directeur du Programme a également rappelé que le CCP avait décidé, lors de sa dixième session en 1989, à La Haye (Pays-Bas), de désigner une équipe de consultants qui effectuera une revue externe sur le Programme et dont un des objectifs sera d'examiner la dévolution. 4. Le Directeur du Programme a présenté aux participants de la quatorzième réunion des CNLO les membres de la Revue externe. B. ELECTION DU BUREAU 5. Sur proposition de la délégation de la Guinée-Bissau appuyée par les délégations du Mali et du Togo, la délégation de Côte d'Ivoire a été étue à la présidence de la quatorzième réunion du CNLO. C'est la délégation du Ghana qui a été étue à la vice-présidence sur proposition de la délégation de Guinée appuyée par celles du Niger et du Togo. C. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR 6. L'ordre du jour suivant a été adopté: l. Ouverture de la réunron 2. Election du Bureau 3. Adoption de I'ordre du jour (' 24. Rapport d'activité du Programme 5. Dévolution a) Rapport d'activité du Burkina Mali Niger b) Etude préliminaire du projet de plan de Dévolution du Bénin Côte d'Ivoire Ghana Togo c) Financement de Dévolution 6. Education sanitaire en matière d'onchocercose 7. Questions diverses 8. Date et lieu de la l5ème réunion 9. Adoption du rapport I0. Clôture de la réunion D. RAPPORT D'ACTIVITE DU PROGRAMME 7. Le Directeur du Programme a rappelé que les objectifs avaient été atteints dans la zone initiale. Dans la plupart des bassins, les traitements larvicides sont interrompus. Les quelques poches qui posent encore des problèmes sont sous traitement insecticide. 8. A I'intention des délégués chargés des problèmes d'éducation pour la santé qui assistaient pour la première fois à une réunion des CNLO, le Directeur du Programme a indiqué que I'OCP dispose d'une division Information dotée de films, de documents, de photos, d'un matériel audio visuel, et a invité les participants à solliciter la collaboration du responsable de I'OCP dans ce domaine. E. DEVOLUTION Raooort d'activité du Burkina Faso 9. Le délégué du Burkina Faso a indiqué que son pays qui se propose d'établir une nouvelle carte épidémiologique pour la surveillance et la lutte contre I'onchocercose, a mené, en décembre 1989, une enquête sur la prévalence de ladite affection, en collaboration avec I'OCP. L'étude a interessé les localités situées dans les bassins fluviaux de la Bougouriba, de la Comoé, de la Léraba et de la Volta Rouge. Dans 44 villages visités, 23673 personnes ont été recensées, 17564 examinées et 274 cas dépistés. La prévalence globale de I'onchocercose est de 1,4 o/o. Les charges microfilariennes moyennes chez les onchocerquiens par village sont faibles, généralement inférieures à 20 microfilaires. Les plus fortes charges microfilariennes ont été enregistrées chez les migrants. 10. Cette étude a montré que les bassins de la Comoé et de laLêraba connaissent un important mouvement migratoire avec le Sénégal et la Côte d'Ivoire et qu'il existe une nette corrélation entre I'importance des migrations et la prévalence de I'onchocercose au Burkina Faso. Dans le bassin de la Léraba, avec 8,7 % de migration, on a enregistré 33 % d'onchocerquiens chez les migrants au cours des dix dernières années. Le bassin de la Bougouriba connaît peu de migration extérieure. ll. Le délégué du Burkina Faso a par ailleurs estimé que I'importance épidémiologique du phénomène migratoire, particulièrement avec la Côte-d'Ivoire, commande la mise sur pied d'une commission trifartite OCP - Côte-d'Ivoire - Burkina pour élaborer une stratégie commune de Lutte contre I'onchocercose, de suivi et de la prise en charge des malades dans les deux pays. Une concertation entre le Ghana, le Mali et le Sénégal est également souhaitable. J12. Le délégué burkinabè a enfin indiqué qu'il était opportun d'accélérer le processus de financement du plan de dévolution pour permettre à l'équipe nationale d'être plus opérationnelle. En réponse aux questions de certains participants, il a précisé que tout le Burkina Faso constituait une zone de dévolution parce que d'hypoendémicité. Il a également déclaré que toute la population burkinabé participait à la surveillance entomologique et qu'en cas de réinvasion, on pouvait toujours compter sur la vigilance des villageois. Raooort d'activité du Mali 13. En apportant des aménagements aux premières propositions du plan de dévolution initial, le Mali, selon son représentant, a toujours êté guidé par le souci de développer ses structures aussi bien centrales, intermédiaires qu'opérationnelles pour : - une meilleure prise en charge et I'intégration de toutes les activités qui contribuent aussi bien au maintien des acquis de I'OCP qu'à I'essor socio-économique des zones libérées ; - une prise en compte d'autres maladies à transmission vectorielle comme la trypanosomiase humaine africaine, le paludisme, le dracunculose et la schistosomiase. 14. En attendant la mise en forme définitive du document de dévolution, les principales activités menées à ce jour concernent : a) Le renforcement des movens d'action de l'éouioe nationale , qui constitue le noyau dur des activités de dévolution et qui aura à jouer un rôle de premier plan dans les domaines de la formation du personnel, I'identification des zones dites sentinelles, la constitution d'un réseau de distribution de I'ivermectine, la mise en place d'un réseau de surveillance épidémiologique et entomologique. b) La distribution de I'ivermectine : la distribution passive de I'ivermectine a jusqu'ici permis de traiter environ l0.0OO personnes, cette activité étant appelée à s'étendre. c) La prise en charee. le suivi et l'évaluation : il s'agit de la prise en compte des activités de dévolution dans les programmations régionales qui permettront une participation effective des populations, des ONG et de tous les partenaires locaux intervenant dans la zone. 15. Pour la mise en place des activités de dévolution beaucoup reste à faire au niveau central et périphérique. Il s'agit, notamment, de I'identification et de la formation des agents villageois, de la constitution d'équipes mobiles intégrées, de I'acquisition de matériels techniques de base pour les dépistages et les traitements, et de I'intégration des activités de surveillance épidémiologique, entomologique et de lutte dans les activités de routine des formations sanitaires à côté d'autres activités de lutte contre d'autres maladies vectorielles. 16. Un financement de 655 millions de francs CFA (US $2.184.000) reste à acquérir pour asseoir définitivement le programme national de la Dévolution dans sa conception actuelle, c'est-à-dire : - assurer une surveillance épidémiologique et entomologique correcte, - assurer un dépistage et un traitement corrects des onchocerquiens, - permettre une révalorisation des zones abandonnées mais actuellement assainies Rapoort d'activité du Nieer 17. Le délégué du Niger, qui n'a pas présenté de rapport d'activité en tant que tel a indiqué que son pays a bénéficié, en 1989, de la formation de cinq agents en épidémiologie et rappelé que le plan de dévolution élaboré et présenté en 1989, à la dixième session du CCP, à La Haye, a été approuvé. Les activités de surveillance épidémiologique n'ont pas démarré au Niger faute de moyens matériels et restent encore, de ce fait, du ressort de I'Unité d'évaluation épidémiologique de I'OCP. 418. Sur proposition du Directeur du Programme, le Niger a soumis une requête pour le financement de son plan de dévolution au Représentant-résident du PNUD à Niamey et se propose de solliciter le concours de certaines ONG et de I'OMS-AFRO. Etude préliminaire du oroiet de olan de dévolution du Bénin 19. Dans son exposé, le déléguê béninois a notamment insisté d'intervention, leurs activités et le coût du programme étaté sur cinq ans. sur les mécanismes - Au niveau périphérique, les structures d'intervention seront I'unité villageoise de santé et le complexe communal de santé et/ou centre de santé de sous-préfecture (traitement et suivi). - Au niveau intermédiaire, les malades identifiés seront traités à I'ivermectine et suivis (pour déceler les réactions secondaires) lors des tournées des équipes du Service technique d'intervention(srr). - Au niveau central, il est créé une cellule de réflexion et de suivi dirigée par le Chef de service de I'Epidémiologie et de la Médecine préventive. De cette cellule dépendra un organe de gestion des activités. 20. Le coût du programme est estimé à gqï.Zll.OO0 francs CFA (US $3.160.000) pour une première période de cinq ans. Etude oréliminaire du oroiet de olan de dévolution de la Côte d'Ivoire 21. En Côte d'Ivoire les activités de dévolution s'étendent sur 66 % du territoire national. La Direction de la Santé publique et de la Population s'occupe de la lutte contre les grandes endémies qui comprend 26 secteurs de santé rurale. La lutte contre I'onchocercose est intégrée à cette structure commc elle est également intégrée aux programmes Lèpre et Tuberculose. 22 Les activités de surveillance de I'onchocercose pourraient s'organiser ainsi : - Au niveau du village, les agents de santé communautaire seraient chargés de recenser les migrants et de les inciter à se rendre au centre de santé le plus proche en cas de suspicion d'onchocercose. - Au niveau du centre de santé, I'infirmier procède à un examen clinique complet et convoque les malades pour le jour de tournée mensuelle de l'équipe mobile. - Au niveau de la base du secteur de santé rurale : le médecin-chef mettra en place une cartographie précise de I'apparition de nouveaux cas. - L'équipe nationale intervient à la demande des secteurs de santé rurale. 23. Qu'il s'agisse de traitements individuels de cas nouvellement dépistés ou de traitements de masse dans la zone forestière, le médicament employé sera I'ivermectine. 24. Le coût de ce programme, pour cinq ans, est estimé à 348.045.000 francs CFA (US $1.160.000). Etude oréliminaire du oroiet de nlan de dévolution du Ghana 25. Au Ghana, les superficies concernées par le projet de plan de dévolution touchent trois régions, 24 districts, soit 94.000 km2 pour une population de 200.000 habitants. 26. Le plan de dévolution du Ghana est entièrement basé sur le programme de soins de santé 5primaires et sur le concept de gestion sanitaire au niveau du district. Ce plan de dévolution va impliquer trois régions du Nord et les autres maladies, facilement diagnosticables, qui seront prises en compte sont la lèpre, la dracunculose et le pian. - Au niveau communautaire, les agents de santé villageois participeront à la surveillance entomologique. - C'est au niveau du district que se fera le traitement ivermectine, la supervision des postes de santé, la surveillance épidémiologique. - Au niveau national (section des maladies transmissibles), les activités comprendront outre les visites des districts, le monitoring et l'évaluation du programme de Dévolution. 27. Un budget de2,84 millions de dollars des Etats Unis (2.400.000.000 CFA) pour cinq ans, a été étaboré. Etude oréliminaire du oroiet de olan de dévolution du Toeo 28. Le délégué du Togo a déclaré que le plan de dévolution de son pays sera disponible dans le courant du mois de juin 1990. F. EDUCATION POUR LA SANTE 29. Le Coordonnateur du Bureau du Directeur du Programme, chargé de la Dévolution, a introduit le deuxième point de I'ordre du jour. Il a estimé qu'après quinze ans de lutte antivectorielle, il n'est pas toujours évident que les populations rurales de I'aire initiale et des zones d'extension de I'OCP soient conscientes de la relation qui existe entre les piqûres de simulies et I'apparition de I'onchocercose et sa complication majeure : la cécité. L'onchocercose, a-t-il poursuivi, n'est plus un problème de santé publique dans I'aire initiale mais le retour des simulies est inéluctable et peut réintroduire la maladie si certaines conditions sont réunies, notamment la migration des populations infestées dans les zones assainies. 30. Le rôle de I'éducation pour la santé, à ce stade, est prépondérant : - informer en expliquant aux communautés la relation entre les piqûres de simulies et I'apparition de I'onchocercose ; - éduquer en indiquant les signes de présomption de la maladie et la conduite à tenir en cas d'apparition ; - mettre en exergue les deux phénomènes : la nuisance et le retour de la maladie ; - sensibiliser et mobiliser les communautés pour une participation effective à la surveillance de la maladie. Education oour la santé en matière d'onchocercose au Bénin 31. Il n'y a pas eu d'exposé sur cette question en raison de I'absence du délégué du Bénin chargé du volet " Education pour la santé'. Education oour la santé en matière d'onchocercose au Burkina Faso 32. Le représentant du Burkina Faso a déchré que le Programme onchocercose ne sera pas vu sous I'angle d'une action isolée, dans son volet "éducation pour la santé", mais qu'il pourra être un élément intégré dans un ensemble d'actions telles que la lutte contre la trypanosomiase, la dracunculose et la schistosomiase, voire dans le scénario de développement sanitaire à trois phases communautaires. La création prochaine assainissement viendra renforcer ce système 6 de centres régionaux d'éducation pour la santé et 33. S'agissant des objectifs, il sera question d'identifier et de surveiller les zones à risque ; de donner I'information aux autorités ; d'orienter les migrants suspects d'onchocercose vers les formations sanitaires ; de participer aux campâgnes de traitement de masse. Quant aux stratégies, il est prévu l'élaboration d'un livret d'information et d'éducation pour la santé sur I'onchocercose ; I'organisation de séminaires de formation et d'évaluation de connaissances de personnes cibles ;la tenue d'ateliers de formation; la réalisation d'émissions radiodiffusées en appui à I'information dans les stations régionales des zones concernées. 34. Pour mener à bien toutes ces actions, il est prévu un investissement de 50 millions de francs CFA. Education pour la santé en matière d'onchocercose en Côte d'Ivoire 35. Le délégué de la Côte d'Ivoire a déclaré qu'en matière d'éducation pour la santé, son pays se propose de soutenir tous les programmes de santé publique et de diffuser les informations pour la conservation et I'amélioration de l'état de santé de la population. 36. Pour appliquer cette politique, la Côte d'lvoire dispose de structures appropriées (Direction de la Santé publique et de la Population ; Institut national de Santé publique (INSP) ; Service National d'Education sanitaire etc...). Pour la stratégie, on a recours aux contacts interpersonnels, à la formation, à ta diffusion des messages etc... 37. En matière d'onchocercose, a conclu le délégué de la Côte d'Ivoire, le pays n'a pas encore de plan propre d'éducation pour la santé. Education oour la santé en matière d'onchocercose au Ghana 38. Le délégué du Ghana a déclaré que l'éducation pour la santé est conçue dans son pays comme un programme par lequel les populations sont assistées dans leur comportement. 39. La division "Education pour la santé" n'a pas, jusqu'ici, joué un rôle important a encore indiqué le délégué du Ghana. Il a présenté ce que son pays envisage de réaliser dans ce domaine à savoir: attirer I'attention des populations des zones libérées sur les dangers de I'onchocercose ; améliorer les connaissances des populations en matière d'onchocercose et sur le mode de transmission de la maladie; stimuler I'intérêt et l'action des populations en matière de surveillance entomologique ; initier les populations aux traitements programmés (ivermectine) et aux effets secondaires ; informer les populations sur les objectifs de I'OCP et sur le retour des simulies. 40. Pour atteindre ces objectifs, une approche multimédia est nécessaire Education oour la santé en matière d'onchocercose en Guinée. 41. Le délégué de la Guinée a déclaré que la division "Promotion pour la santé", créée en mars 1990, a pensé développer, en matière d'onchocercose, un programme Information, Education et Communication, destiné à renforcer les efforts des équipes nationales oncho. 42. Les objectifs de l'éducation pour la santé ont été fixés comme suit : informer les populations de manière régulière et appropriée ; éhborer un système de retroinformation entre les populations et les responsables du Programme sur h nécessité d'entreprendre des enquêtes entomologiques et épidémiologiques pour faire connaître les mesures de lutte en vigueur. 43. La stratégie consisterait : au récyclage des agents des SSP en matière d'onchocercose ; à la formation aux techniques d'éducation pour la santé des agents de terrain de la zone onchocer- 7a quienne ; à I'utilisation des médias pour une information de masse. 44. La mise en oeuvre comportera une phase de recherche qualitative sur les connaissances des agents de santé et des populations et une phase d'élaboration et de diffusion des messages d'éducation sanitaire en matière d'onchocercose. 45. Un groupe de travail chargé d'élaborer un plan d'action pour définir qui va faire quoi, quand, comment, où et à quel prix, sera mis sur pied. Education oour la santé en matière d'onchocercose en Guinée-Bissau 46. Le délégué de la Guinêe-Bissau a déclaré que d'une manière générale, l'éducation pour la santé est liée à la politique des soins de santé primaires. La Guinée-Bissau n'a pas de programme d'EPS-oncho spécifique. Elle essaie néanmoins de transmettre le message aux populations. Toutes les occasions sont saisies pour faire le point. Les messages traitent essentiellement du mode de transmission de la maladie et de son évolution. Les canaux utilisés sont la télévision, la radio et les contacts directs avec les populations. Education oour la santé en matière d'onchocercose au Mali 47. En tant que première composante des soins de santé primaires au Mali, l'éducation pour la santé concerne toutes les maladies d'intérêt local ou national. Concernant spécifiquement I'onchocercose, on note que d'une manière générale, il n'existe pas un programme d'EPS uniquement basé sur I'onchocercose. Cependant toutes les techniques utilisées dans le cadre de l'éducation pour la santé sont mises à contribution. 48. Dans le cadre de la dévolution, trois éléments sont à retenir : la mobilisation sociale pour I'adhésion des populations aux activités de lutte ; I'identification des leaders locaux pour entretenir cette dynamique ; le déroulement d'activités d'information,éducation, communication (IEC). 49. Le délégué du Mali a également souligné I'existence, depuis 1961, d'un service rattaché à la Direction de la Santé publique, service chargé de la mise en oeuvre des volets IEC des programmes prioritaires. Il collabore avec plusieurs structures dont I'Education nationale, l'[nformation, la Culture, dispose de 135 minutes à la radio et de 20 minutes à la télévision, chaque semaine. 50. Pour asseoir une véritable stratégie de communication, le Mali se propose de mener une enquête qualitative dans I'aire initiale du Programme (dans les régions de Sikasso, Ségou, Mopti et Koulikoro), de concert avec les populations. Cette enquête permettra de mieux affermir les objectifs de communication et la stratégie, c'est-à-dire : identifier les canaux de communication appropriés ; déterminer le niveau de motivation des populations. Education oour la santé en matière d'onchocercose au Nieer 51. Au Niger les agents de santé villageois jouent un rôle important dans les soins de santé primaires (dont l'éducation pour la santé est une des composantes) puisque 55 % des accouchements sont effectués par les matrones et que 48 % des soins sont I'oeuvre des secouristes ; c'est ce qui permet d'affirmer, selon le délégué du Niger, que le pays salue la décision de faire participer ces agents de santé villageois à la lutte contre I'onchocercose, comme éducateurs, et servant d'intermédiaires entre les villageois et le personnel de santé. 52. Le représentant du Niger a cité I'exemple de Tamou une zone (Tamou I et Tamou KAINA) où I'on dénombre quelque 30 aveugles onchocerquiens contre 300 pour toute la zone onchocerquienne au Niger. C'est là qu'a été installé un projet dénommé 'Réhabilitation des aveugles de Tamou" qui initie les intéressés à la culture, à l'élevage, organise des séminaires de récyclage à I'intention des agents de santé de la zone et fait appel à I'Antenne régionale d'Information et d'Education pour la santé (ARIES) de la Direction départementale de la santé (DDS) de Tillabéri (où sévit 8l'onchocercose) pour I'organisation de tournées de sensibilisation. 53. L'ARIES de Tillabéri est doté d'un matériel audio-visuel. Elle prépare également des livrets scolaires à I'intention des élèves. Education pour la santé en matière d'onchocercose au Sénéeal 54. Le délégué du Sénégal a déclaré que I'approche information/éducation pour la santé, de I'onchocercose, est incontournable. Le Bureau régional de I'Education pour la santé, à Tambacounda, réalise des émissions radiophoniques avec le concours de techniciens du service régional des grandes endémies. D'autres émissions radio ont été réalisées en collaboration avec des entomologistes. On entend poursuivre le travail (information/éducation) en descendant dans les villages. Là il sera créé des comités villageois de lutte contre I'onchocercose avec formation d'animateurs sanitaires. Cette approche va influencer I'intervention de certains agents travaillant en milieu rural : techniciens d'agriculture, agents des Eaux et Forêts, encadreurs et vulgarisateurs du monde paysan. Il sera ainsi développé une approche multivectorielle pour informer au mieux les populations. 55. L'onchocercose, a conclu te délégué du Sénégal, est un problème de santé publique et, à ce titre, il doit être combattu par tous les moyens y compris la mobilisation des populations. Education pour la santé en matière d'onchocercose en Sierra Leone 56. Le délégué de la Sierra Leone a déclaré que le programme éducation pour la santé est considéré comme faisant partie intégrante des activités de I'OCP. Pour des raisons financières, les activités d'EPS à mener sont limitées. Il existe néanmoins un service d'EPS avec des antennes locales dans les zones oncho, qui s'occupe de tous les problèmes de santé. Les comités de mobilisation sociale sont largement sollicités pour la diffusion de I'information par la radio (60 minutes par semaine) et les affiches. 57. On prévoit d'autres stratégies : le théâtre, les chants, les contes. 58. L'UNICEF est un support dans le domaine de l'éducation pour la santé. 59. Le représentant de fOMS-AFRO a rappelé que dans chaque Représentation de I'OMS était installé un fonctionnaire national chargé de I'information du public. L'EPS peut avoir recours à ce fonctionnaire. 60. Le délégué du Sénégal a indiqué que les Attachés de presse des Ministères de la Santé pourraient également aider. 61. Un consultant de la Revue externe a discuté avec un groupe de participants, réunis en comité spécial, de I'aspect émotionnel de I'onchocercose. Ce comité a fait le tour des idées qui _devraient êire des idées-clefs mais n'a pas formulé de recommandations. Il s'est toutefois dégagé une vue d'ensemble qui peut permettre de faire de I'EPS. 62. Les participants ont répondu aux questions ci-dessous posées par les membres de la Revue externe : l. La dévolution est déjà en cours dans certains pays. ette bénéficie partiellement d'une enveloppe budgétaire nationale. Est-il possible, pour les gouvernements des Pays Participants, d'entreprendre un minimum d'activités épidémiologiques et de distribution d'ivermectine en I'absence de toute forme de financement ? 2. Le Programme ONCHO nécessite une coopération internationale. A la fin de I'OCP, quel genre de coordination pourrait être envisagé ou souhaité pour les Pays participants ? ) a, I 1 9 3. Des études antérieures sur I'OCP ont fait état de la création d'un "organisme inter-pays" à ta fin du Programme ; considérant les besoins spécifiques de vos pays, comment voyez-vous le rôle d'un tel système ? Quelles seraient ses relations avec OMS-AFRO ? 63. La plupart des délégations ont répondu par I'affirmative à la première question, en souhaitant disposer d'un apport financier extérieur. 64. Aux questions 2 et 3, elles ont généralement estimé qu'il fallait envisager que I'OCP joue le rôle de conseiller. 65. Le délégué de la Guinée a réservé sa réponse aux questions 2 et 3 après consultation de son département. 66. Les membres de la Revue externe ont dit avoir reçu des réponses encourageantes et satisfaisantes. Ils ont affirmé qu'il fallait que les Pays participants assument leur responsabilité, ce qu'ils ont fait en répondant par I'affirmative à la question No l. Ils ont dit comprendre qu'il soit difficile de répondre aux deux autres questions. 67. Le communiqué final a été adopté à I'unanimité 68. La quinzième session des Comités nationaux de lutte contre I'onchocercose aura lieu à Ouagadougou, au siège de I'OCP, du 28 au 30 mai 1991. ù a

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Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé