l'li.OcltAMMIi Dti Lu'f'fti CON'|RE L'ONCHOCERCOSL,IlN AITRIQUE Dlr L'OUtis'f (lomité consultatif d'Experts Quatorzième sessiona@ Briefing session, 5 juin 1993 OCP/EAC l4lBriefing paper no 9 ORIGINAL FRANÇAIS RECHERCHE SUR LES INSECTICIDES ET RECTIERCHE APPLIQUÉE À VCU I. Recherche sur les insecticides. La recherche sur les insecricides est coordonnee par I'IRU de Bouaké. En 1992-1993, deux aries principaux de recherche ont été suivis. Le prernier conc€rne la sélection d'un nouvel insecücide utilisable dans les zones de résistance (ou de risque de résistance), et assez sélectif pour les larves de simulies pour êre appliqué lorsque les débits des rivières se situent entre 15 et 70 m5/s. Un nouveau groupe de composes, les pseudo-pyréthrinoides, comprend plusieurs produiS correspondant à ces caractéristiques. Deux d'enEe eun, I'OMS 3002 (Vectroq Mitsui ToaSu) et I'OMS 3050 (ICI), ont été sélectionnés pour une évaluat'on poussée. [,es expériences sur le terrain ont dernontré que I'OMS 3002 est efficace contre les simulies à une dose operationnelle (18 mg/Us) qui ne cause pas d'impact inacceptable sur les insectes non-cibles et qü n'a ar/cun effet sur les poissons. Des tests sont en cours afin de vérifier qu'il en est de même pour les crustaés. Des resultats concluants p€flmetlront, avec I'approbation du Groupe Ecologique, de poursuiwe avec des tests à l'echelle opérationnelle. Le deuxième axe de recherche concerne I'amélioration des formulations de E,qH-14, seul insecticide biologique utilise pr OCP. Son e,mploi est acnrellement limité pr la faible puissancc des formulations. [æs efforts de recherches ont tout d'abord porté sur I'amélioration des méthodes d'évaluation en circuit f€flné. Un nouveau test a donc eté mis au point fondé sur luülisation d'un shaker orbital; ce test s'avàe plus perfomrant et mierx contrôlable que le tes classique en mini- gouttières. Cs.nouveau test en circuit fermé a p€rmis d'entreprendre, c,n collaboration av€c llnstitut Pasteur, des réôherches sur dcs souches recombinées de p,,!H-14. C€s recherches ont mis c,n éüdsnce le rôle prepondérant d'une seule toxine parni les qume présentes dans le B.t.H-14. Ces résultas pennettent d'envisager, pour la prerniere fois, le développement rationnel et rapide de formulations plus puissantes de E LH-14, et la simplification du processus de contôle de qualité des lots opérationnels. En 1993, l'[RU poursuivra des recherches afin d'adapter le système de test en shaker aux insecticides chimiques, et aux tests sur la farme non-cible. Il est egalem€Nrt prévu, comme par le passé, d'évaluer de nouvearx groupes de composes proposes par I'indusrie. Sur le plan opérationnel, IIRU a continué d'assurer le contrôle de qualité des insecticidcs opérationnels, et la surveillance de la résistmce des simulies arx insecticides. Aucun incident n'a été déploré en cc qui conc€rne la qualité des insecticides en 1992-1993. Quant à la résismce des simulies ar»( organophosphorés, l'amélioration constatée depuis trois ans se confirme dans l'ensembte de la zone OCP. En Sierra Leone une baisse reguliere des niveaux de sensibilité au téméphos avait été observée au cours des dernières années; ces niveaux semblent maintenant stabilisés, et le téméphos reste donc pleinement opérationnel dans cette région. Il appert que la stratégie actuetle de rotation des insecticides donne en effet de très bons résultats. 2. Recherche appliquee à AREI\{/VCU. L'unité AREM/VCU a poursuivi en 1992-1993 ses activités de recherche appliquée. dans les dorttaines de la taxonornie des vecteurs (cytotaxonomie et identification des adultes du complexe de .§ dumttosunr.s./.). des études de transmission, et de I'identification des parasites par la technique dcs sondcs à AI)N OCP/EACI4/Bnefrng paper no 9 page 2 2.1. Cytotaxonomie. cene technique reste-la plus précise pour I'identification des espèccs du complexe de s'domnosum s'/" Elle est donc tatgèmeni utilisée pour l'identifrcation des larves soumises aux tests desensibilité' ainsi que des tarves iecottecs lors dËs pr"tp."riorr de rivières dans la zone baitée. Ellepennet de suiwe Ia scnsibilité de chaque espece aux insccticides, et les variations saisonnières de ladistribution des espèccs pour tous lcs bassins de rivières. n" lôôz-D93, la formation de techniciens deGuince et de siena Leone a porté à quatre le nombre de laboratoires capables d,effectuerI'identification par g/totaxonomie: Kar4 Bamako, Kankan et Makéni. Dans la -"r,ri" du possible, ceslaboratoircs identificnt les.larves 'en tgmps réel', afrn a'uppo.t"i une aide supplémentaire aux décisionsde traitement hebdomadairel.-Lcs *uryt"t rétrospectiv"l a" r" banque de àânnees cytota*ono.riqu.,(couvrant la période 1980-1993) donnent *" ihug" très fùele des distributions saisonnières desespèces les plus importanlgs. ces analyses sont maintenant facilitées par l,installation de logicielsinformatiques de cartographie, qui p"r.Ltt.nt la production rapide et effrcace de cartes, directement àpartir de la banquc de données. 2.2. Texonomie des vecteurs. Les études,*..n_""t.par les équipes-AREM ont permis d,établir de nouveaux critèresmorphologiques d'identification oes simulËs- fcmelles, ptus'sr-pl"s à utiliser et plus fiables. ,A ladifférencc du systcme antérieur, fondé sur la coloration a"" toufïès alaires, ce systèrne classe lcssimulies en trois groupes: savanicoles (s. sirbanum et s. damnosum s.s.), s. vahense, et ,,sou./sq,,(regroupant s' squamosum et les espèce, du rorr-"ompl"*" s.'sanctipaull). Tous les techniciens de lazone ouest ont été formés à I'utilisation de ce nouveau système. En Zone Est, la technique vient d,êhevalidee, et la formation des techniiiens sera terminée en août 1993. pour des identifications plusprthises' la morphométrie et I'analyse discriminant" .'urèr*i ,,écessaires. Il devient alors possible dedistingucr s' sirbanum de s. damnà.srnt .§.s., et s. squamosum dusous-complexe s. sanctrpaulr. Leséquipes AREM'et des,techniciens ayant rïu-une formation plus poussée urrrisent régulièremenr cestechniques pour le matériel présentani un intérêt particulier.2'3' Etudcs sur la transmission de I'onchocercosc per les espèces du complexe sdamnosum s.L ces études ont potu but d'établir I'aptitude des differerrtes espèces du complex e s. dam,osums'/' à transmettrc dcs parasites (forrnc céciàurte et foiihe ;il; cécitante) provenant des différentesparties de I'aire du Programme. [æs dcrniàes étudcs ont porté sur les parasites provenant du sud-ouestdc la siena LÆone, où s. leonense est le vecteur principal. Les résultats expérirnentaux ont monhé que:l) 's' slrôa-num awu d'aptinrdc à tansmetre ces parasites, 2),s. yahcnie ne peut les tansmettre demanière efficacc que si lescharges microfilarie*., *rt nès élevées, 3),s. squamosum est inapte àtransmettre ces parasites, surtout si les charges microfilariennes sont élevees. Ôcs résultats permettentde conclure-que ccs parasites du sud-oucst di la Sicna Leone * p.u de chancæs d,être transmis dans lerestc dc la Sisrra læone, oit S. leonense cst abscnt. 2.4. Idcntificrti-on1dcs onchoccrque per Ia tcchniquc des sondes à ADN.[æ laboratoirc dc Bouaké cst maintcnant opérationnci depuis un an. Les sondes actuellernentdisponiblcs, qui fonctionnent avcc lcs microfilaires, les larvcs infcctantes et les vers adultes.pcrmetüent dc distinguer: l) onchocerqucÿnon-oncloccrqucs, 2) onchocerca volvulusl o. ochengt Qrarasite animal), 3) O. votvulas forme savane (cécitanteli o. volvulus forme forêt (moins écitante).une vérilication indépendante (Univcrsity of Àlab"rn"j sur des échantillons'codés a montré une concordance parfaite avec les resultaæ obtenrs à Bouaké, ce qui confimre la fiabilité des protocoles etdes sondes actucllement utitisés. Ges identifications .oni r*ôi*es pour oCp, puisqu,ellcs permenentde.déterminer les poæ-nticls annuels dc transmissions (PAT) reels pour I'or.nà".."ose cécitante; lestraiternen8 larvicides ont ainsi pu être arrêtés sw des bassins où I'iàentification par sondes à ADN a montré qu'il nÿ avait- transmission que de parasites d'animaux. Sur la franie sud de l,aire duProgramme, où les faciès épidémiologiques soni parfois devenus miügés, les idenlficarions par sondesà ADN ont permis de confirmer les zones de piévalence respectiv"i d" l" forme cécitante et moins cécitante du parasite. Un système eflicace de tràsmission des spécimens au laboratoire de Bouaké a été mis en place, afin de suiwe mois par mois l'évolution des pAT réels. Le Dr. Unnasch(University of Alabama) a poursüvi des recherches visant à déterminer la limite de détection des larves infectantes à panir de broyats de simulies. Il est maintenant démontré qu'il est possible de détecter etd'identifier une larve (L3) dans un broyat de 100 simulies; ce résultat ".t pu.ri.utiÀr.*.n, intéressantdans le contexte de la surveillance en periode de post-traitement ou dans celui ctc la dévolution
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Recherche sur les insecticides et recherche appliquée à VCU
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