Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Global situation of the HIV/AIDS pandemic, end 2003 : Part I = Le point sur la pandémie mondiale de VIH/SIDA, fin 2003 : Partie I

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

Global situation of the HIV/ AIDS pandemic, end 2003 Part I1 WHO and UNAIDS have estimated that, at the end of 2003, the total number of adults and children living with HIV/AIDS world­ wide will have reached 40 million (Map 1). It is also estimated that, during 2003, almost 5 million people (700 000 of whom are chil­ dren aged <15 years), became infected. HIV infection is unequally distributed between men and women, with large variations in the different regions. In the African region, more women are infected than men. Overall, most HIV infection occurs in low- and mid­ dle-income countries. Moreover, since HIV may be “silent” for many years, most people living with HIV/AIDS (PLHA) are unaware that they are infected with HIV. The HIV/AIDS epidemic continues to be a burden in people’s lives. An estimated 3 mil­ lion people died of HIV/AIDS during 2003. Adult deaths represented an estimated 80% of total deaths due to HIV in 2003. HIV/AIDS continues to be the leading cause of death in sub-Saharan Africa and the fourth leading cause of death worldwide. Regional trends During 2003, AIDS killed 2.3 million people in sub-Saharan Africa, and an estimated 3.2 million people were newly infected with HIV, bringing the total number of African PLHA to 26.6 million. Sub-Saharan Africa re­ mains the hardest-hit region, accounting for 64% of the 5 million people infected world­ wide with HIV during 2003, for 66% of PLHA and for 76% of AIDS deaths. A recent report of the WHO African Region presents the large variation in HIV prevalence rates, with higher values found in southern Africa (Map 2).

Le point sur la pandémie mondiale de VIH/SIDA, fin 2003 Partie I1 Selon les estimations de TOMS et de l’ONUSIDA, il y aura au total dans le monde 40 millions d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH/SIDA à la fin de 2003 (Carte 1). On estime aussi que 5 mil­ lions de personnes (dont 700 000 enfants de moins de 15 ans) auront été infectées par le VIH en 2003. La répartition par sexe est inégale, et l’on observe d’importantes variations selon les ré­ gions. Dans la Région africaine, le nombre des femmes infectées est supérieur à celui des hom­ mes. Dans l’ensemble, l’infection frappe surtout les pays à revenu faible et intermédiaire. En outre, le VIH pouvant rester muet pendant plu­ sieurs années, la plupart des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVS) ignorent qu’elles sont infectées. L’épidémie de VIH/SIDA continue à représenter une charge importante et l’on estime à 3 millions le nombre des décès qu’elle a provoqués en 2003. Les décès d’adultes représentent 80% du nombre total de décès dus au VIH en 2003 selon les esti­ mations. Le VIH/SIDA continue d’être la princi­ pale cause de décès en Afrique subsaharienne et la quatrième cause dans le monde entier. Tendances régionales En 2003, 2,3 millions de personnes sont décédées du SIDA en Afrique subsaharienne, alors que 3,2 millions de nouveaux cas d’infection par le VIH ont été enregistrés, le total des PVVS en Afri­ que atteignant 26,6 millions. L ’Afrique subsaha­ rienne reste la région la plus touchée, regroupant 64% des 5 millions de nouveaux cas d’infection en­ registrés en 2003,66% des PW S et 76% des décès par SIDA. Un récent rapport de la Région africaine de l’OMS fait ressortir la variation importante des taux de prévalence du VIH, les valeurs étant plus élevées en Afrique australe (Carte 2).

WORLD HEALTH ORGANIZATION G eneva ORGANISATION MO NDIALE DE LA SANTÉ G enève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 334.6.500 12.2003 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

Part II will appear in No. 50, 2003.

1 La partie II paraîtra dans le N° 50, 2003.

417

Eastern Africa has the oldest epidemic in Africa. By 2002, most urban antenatal clinics had HIV prevalence levels be­ tween 10% and 15%, while levels in rural sites were below 10%. A comparison of antenatal clinic sites, using data for 1997-1998, 1999-2000 and 2001-2002 from Burundi (6 ante­ natal clinics), Ethiopia (10), Kenya (20) and Uganda (9), shows modest to more substantial reductions in preva­ lence. Overall, the epidemic in eastern Africa appears to be declining slowly.

LAfrique orientale est la région touchée par l’épidémie depuis le plus longtemps en Afrique. En 2002, la plupart des centres de soins prénatals en milieu urbain présentaient des taux de prévalence du VIH situés entre 10 et 15% alors qu’en milieu rural ils étaient infé­ rieurs à 10%. Une comparaison des centres de soins prénatals, se basant sur des données pour 1997-1998, 1999-2000 et 2001-2002 au Burundi (6 centres de soins prénatals), en Ethiopie (10), au Kenya (20) et en Ouganda (9), fait apparaître une diminution de la préva­ lence dans des proportions modestes ou plus substantielles. Dans l’ensemble, l’épidémie en Afrique orientale semble diminuer lente­ ment d’intensité. De quelque point de vue que l’on se place, c’est l’Afrique australe qui est la partie du continent la plus touchée. Dans l’ensemble, plus d’une femme enceinte testée sur cinq s’est révélée VIH-positive en 2002 et plusieurs pays ont signalé des taux de prévalence du VIH dans les centres de soins prénatals dépassant les 25%. Les niveaux de prévalence restent très élevés pour l’épidémie en Afrique austra­ le. Une comparaison des mêmes centres de soins prénatals dans huit pays sur la base de données pour 1997-1998, 1999-2000 et 2001­ 2002 ne fait guère apparaître de diminution de la prévalence. La prévalence médiane du VIH dans les huit pays de la sous-région est passée de 20% en 1997-1998 à 26% en 2001-2002. Aucune diminu­ tion de la prévalence du VIH n’a été observée chez les jeunes de 15 à 24 ans. La situation actuelle en Afrique centrale est difficile à évaluer en raison des activités de surveillance limitées. Sur la base des don­ nées disponibles, c’est la République centrafricaine qui présente le taux de prévalence le plus élevé chez la femme enceinte (14,5%) le niveau étant également élevé au Cameroun. Seuls trois pays ont fourni des données sur les femmes enceintes jeunes, bien que les systèmes de surveillance se soient récemment améliorés. En Afrique de l’Ouest, on observe des différences considérables quant à l’étendue de l’épidémie. Dans les zones à forte prévalence WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 49, 5 DECEMBER 2003

Southern Africa is, by all measures, the most affected part of Africa. Overall, more than one in five pregnant women tested were infected with HIV in 2002, and several coun­ tries reported HIV prevalence in antenatal clinics exceed­ ing 25%. Levels of prevalence remain very high in the southern Africa epidemic. A comparison of the same ante­ natal clinic sites in eight countries using data for 1997­ 1998, 1999-2000 and 2001-2002 provides little evidence of a decline in prevalence. The median HIV prevalence in the eight countries of this subregion increased from 20% in 1997-1998 to 26% in 2001-2002. There was no decline in HIV prevalence among 15-24 year-old. The current situation in central Africa is difficult to assess given the limited surveillance activities. Available data in­ dicate that the Central African Republic has the highest prevalence among pregnant women (14.5%) and that Cam­ eroon also has high prevalence. Only three countries re­ ported data on young pregnant women, although surveil­ lance systems have been improving recently. In west Africa, there is considerable diversity in the size of the epidemic. At the higher end, very few clinics report HIV 418

prevalence levels exceeding 10%. Côte d’Ivoire has shown the highest level of HIV prevalence since the beginning of the epidemic, and still has higher prevalence among preg­ nant women than other countries. Nigeria has observed an increase in recent years, and estimated national prevalence among pregnant women in 2001 was 5.8%. At the lower end, HIV prevalence is 1% or lower in countries of the Sahel (Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Senegal) and in Algeria. Young people aged 15 to 24 years are at the epicentre of the HIV epidemic (Fig. 1). HIV surveillance in this population group is therefore crucial. The United Nations General As­ sembly Special Session (UNGASS) declaration on HIV/ AIDS and the Millennium Development Goals aim to reRELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N» 49, 5 DÉCEMBRE 2003

du VIH, très peu de centres de soins signalent des taux dépassant 10%. La Côte d’Ivoire présente le taux le plus élevé depuis le début de l’épidémie et a encore les taux de prévalence les plus élevés chez la femme enceinte que dans d’autres pays. Ces dernières années, on a observé une augmentation au Nigéria où le taux national de préva­ lence chez la femme enceinte en 2001 était estimé à 5,8%. A l’autre extrémité, la prévalence du VIH est de 1% au maximum dans les pays du Sahel (Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal) et en Algérie. Les jeunes de 15 à 24 ans se situent à l’épicentre de l’épidémie de VIH (Figure 1). La surveillance du VIH dans ce groupe est donc cru­ ciale. La déclaration adoptée lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA et les ob­ jectifs de développement du Millénaire visent à réduire les taux de 419

Fig. 1 M e d ia n H IV p re v a le n c e (% ) a m o n g u rb a n w o m e n a g e d 1 5 -2 4 y e a rs a tte n d in g a n te n a ta l clinics, b y c o u n try , 2 0 0 1 -2 0 0 2 a Fig. 1 P ré v a le n c e m é d ia n e du V IH (e n % ) chez les fe m m e s â g é e s d e 15 à 24 ans se re n d a n t a u x c o n s u lta tio n s p ré n a ta le s , p a r pays, 2 0 0 1 -200 2a

a Data on men and all women of reproductive ages are available from national population-based household surveys in five countries. Mali and Zambia included HIV testing in a national demographic and health Survey, while Burundi, Niger and South Africa conducted special surveys on HIV/AIDS. In addition, Zimbabwe conducted a national HIV/AIDS survey among young people 15-29 years. - Les données sur les hommes et l'ensemble des femmes en âge de procréer provenaient des enquêtes nationales sur les ménages basées dans la population effectuées dans cinq pays. Le Malawi et la Zambie ont procédé à des tests de dépistage du VIH dans le cadre d'une enquête nationale démographique et sanitaire alors que l'Afrique du Sud, le Burundi et le Niger ont procédé à des enquêtes spéciales sur le VIH/SIDA. Par ailleurs, le Zimbabwe a mené une enquête nationale sur le VIH/SIDA chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans.

duce new infection rates among young people. HIV preva­ lence among young people or pregnant women aged 15­ 24 years is used as an indicator of the new infection rate. The UNGASS goal is to reduce HIV prevalence among young people by 25% in 2005 in the most affected countries. An increasing number of countries are now reporting HIV prevalence by age. Recent data on HIV prevalence among young pregnant women in urban antenatal clinics (com­ bining capital city and other major urban areas) were re­ ported by 13 countries. An estimated 7.4 million adults and children are today liv­ ing with HIV in Asia and the Pacific. In 2003, AIDS has claimed the lives of 460 000 people. Although prevalence in the adult population continues to be relatively low in most Asian countries because of the large populations, most of the risk factors contributing to greater vulnerability in this region remain, such as the burgeoning sex trade, use of il­ licit drugs and high rates of sexually transmitted infec­ tions. However, most HIV infection in the region continues to be concentrated in a few large countries and among se­ lected population groups. Two countries - Thailand and, most recently, Cambodia - have shown that it is possible to reverse the HIV epidemic (Fig. 2). Due in part to increased access to treatment and survival of HIV/AIDS patients under highly active antiretroviral ther­ apy (HAART) and new epidemiological information from some countries, the estimated number of adults and chil420

nouvelles infections chez les jeunes. La prévalence du VIH chez les jeunes ou la femme enceinte de 15 à 24 ans sert d’indicateur du taux des nouvelles infections. Le but de la session extraordinaire de l’As­ semblée générale consiste à réduire la prévalence chez les jeunes de 25% en 2005 dans les pays les plus touchés. Un nombre croissant de pays fournissent désormais des données sur la prévalence du VIH selon l’âge. Des données récentes sur la prévalence chez la femme enceinte jeune dans les centres de soins prénatals en milieu urbain (capitale et autres principaux centres urbains) ont été fournies par 13 pays. On estime à 7,4 millions le nombre d’adultes et d’enfants vivant aujourd’hui avec le VIH en Asie et dans le Pacifique. En 2003, 460 000 personnes sont décédées du SIDA. Si la prévalence chez l’adulte reste relativement faible dans la plupart des pays d’Asie compte tenu de la taille de la population, la plupart des facteurs de risque contribuant à une plus grande vulnérabilité dans cette région demeurent, comme par exemple le commerce du sexe, la consommation de drogues illicites et les taux élevés d’infections sexuellement transmissibles. Toutefois, la plupart des infections par le VIH dans la région restent limitées à une poignée de grands pays et à des groupes de population bien déterminés. Deux pays - la Thaïlan­ de et plus récemment le Cambodge - ont démontré qu’il est possible d’inverser la tendance à la progression de l’épidémie (Figure 2). En partie à cause d’un meilleur accès au traitement et d’une amélio­ ration de la survie des malades du VIH/SIDA sous traitement anti­ rétroviral hautement actif et sur la base des nouvelles informations épidémiologiques en provenance de certains pays, le nombre estiWEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 49, 5 DECEMBER 2003

dren living with HIV in Latin America and the Caribbean at the end of 2003 has reached 2 million. Distribution of HIV infection continues to be concentrated mainly among men who have unprotected sex with other men and among injecting drug users in some countries; other countries in the region have increasing rates of heterosexual transmis­ sion. The Caribbean subregion continues to have the high­ est prevalence outside Africa (Fig. 3). HIV infection in eastern Europe and central Asia contin­ ues to increase. During 2003, there were an estimated 230 000 new infections, bringing to 1.5 million the number of PLHA. Most infections continue to occur among inject­ ing drug users. However, the region is showing increased awareness and political commitment in fighting the epi­ demic (Fig. 4). In north Africa and the Middle East, the number of PLHA has now reached a total of 600 000. New HIV infections con­ tinue to occur in countries experiencing complex emergen­ cies. With exception of Sudan, which has a widespread epicemic, HIV prevalence continues to be low in most coun­ tries in the region; biggest risk factor identified is injecting drug use. The developed world continues to benefit from greater ac­ cess to HAART for HIV/AIDS patients. In 2003, deaths and mother-to-child HIV transmission in the industrialized countries of north America, western Europe and the Pa­ cific have decreased. Despite this success of treatment, HIV incidence in this part of the world remains the same, and progress in care is not being matched by progress in pre­ vention. During 2003, 55 000 individuals became infected with HIV in industrialized countries, where an estimated 1.2 million people are living with HIV. RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N» 49, 5 DÉCEMBRE 2003

mé d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH en Amérique latine et dans les Caraïbes à la fin de 2003 atteint 2 millions. L’infection par le VIH touche principalement les hommes qui ont des rapports sexuels non protégés avec d’autres hommes et les toxicomanes par voie intraveineuse dans certains pays; d’autres pays de la région présentent des taux croissants de transmission hétérosexuelle. C’est dans la sous-région des Caraïbes qu’on continue d’observer la prévalence la plus élevée hors Afrique (Figure 3). L’infection à VIH continue de s’étendre en Europe orientale et en Asie centrale . En 2003, on estime le nombre des nouvelles infec­ tions à 230 000 et le nombre total des PVVS à 1,5 million. La plupart des infections touchent les toxicomanes par voie intraveineuse. On observe toutefois un renforcement de la sensibilisation et de l’enga­ gement politique en faveur de la lutte contre l’épidémie dans la ré­ gion (Figure 4). En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le nombre des PVVS at­ teint désormais 600 000. Les nouvelles infections par le VIH conti­ nuent à frapper les pays confrontés à des situations d’urgence com­ plexes. A l’exception du Soudan, où l’épidémie est généralisée, la prévalence reste faible dans la plupart des pays de la région, le fac­ teur de risque identifié le plus important étant la toxicomanie par voie intraveineuse. Les pays développés continuent à bénéficier d’un meilleur accès au traitement antirétroviral hautement actif. En 2003, le nombre de décès et de cas de transmission mère-enfant du VIH dans les pays industrialisés d’Amérique du Nord, d’Europe occidentale et du Pa­ cifique a diminué. Malgré les succès thérapeutiques, l’incidence du VIH dans cette partie du monde reste la même et les progrès en ma­ tière de prévention demeurent en retrait par rapport aux progrès des traitements. En 2003, on a enregistré 55 000 nouveaux cas d’infection par le VIH dans les pays industrialisés où le nombre des personnes vivant avec le VIH atteint 1,2 million selon les estimations. 421

Fig. 3 H IV P re v a le n c e a m o n g m e n h a v in g se x w ith m e n , L a tin A m e ric a an d th e C a rib b e a n re g io n , 1 9 9 9 -2 0 0 2 Fig. 3 P ré v a le n c e du V IH ch ez les h o m m es a y a n t des ra p p o rts sexuels av e c d 'a u tre s h o m m es , A m é riq u e la tin e e t C araïb es , 19 9 9 ­ 2002

30.0*

* Includes bisexuals - Y compris les bisexuels

Fig. 4 E s tim a te d n u m b e r o f p e o p le liv in g w ith H IV /A ID S (PLH A ), A M R O , EM RO an d EURO re g io n s , 1 9 8 4 -2 0 0 3 Fig. 4 N o m b re e s tim é d e pe rs o n n e s v iv a n t av e c le V IH /S ID A , R égions des A m é riq u e s , d e la M é d ite rr a n é e o r ie n ta le e t d e l'E u ro p e, 1984 -200 3

O L O <ü

Q_

"O < U _Q o JU CL. CL.

<u

E

- X

-

EMRO AMRO EURO

O e u O

_Q

< ü E

Year - Année

Large-scale prevention programmes have shown that it is possible to reverse the epidemic in some countries in Afri­ ca and Asia. Prevention and care therefore continue to be needed in all countries. 422

Les programmes de prevention à grande échelle ont montré qu’il est possible d’inverser la tendance à la progression de l’épidémie dans certains pays d’Afrique et d’Asie. La prévention et les soins continuent donc d’être nécessaires dans tous les pays. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 49, 5 DECEMBER 2003

While HIV/AIDS continues to spread in all regions of the world, there are positive signs. In both industrialized and developing countries, an increasing number of HIV-posi­ tive people can live longer and healthier lives thanks to antiretroviral therapies. The new WHO led initiative “3 by 5” (3 million persons under HAART by the year 2005), launched on 1 December 2003, will try to reduce the exist­ ing gap between rich and poor countries. The needs, cover­ age and strategy for HAART will be presented in Part II. ■

Si le VIH/SIDA continue à se propager dans toutes les régions de la planète, on peut néanmoins déceler certains signes positifs. Dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement, un nombre croissant de personnes VIH positives peuvent vivre plus longtemps et en meilleure santé grâce aux thérapies antirétrovira­ les. La nouvelle initiative «3 millions d’ici 2005» de l’OMS (consis­ tant à faire bénéficier 3 millions de personnes d’un traitement anti­ rétroviral hautement actif d’ici 2005), lancée le 1er décembre 2003, visera à réduire le fossé actuel entre pays riches et pays pauvres. Les besoins, les couvertures et la stratégie pour le traitement antirétro­ viral hautement actif feront l’objet de la partie II. ■

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé