Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1976, vol. 51, 17 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

Wkfy Epidem. Rec. - Relevé épidém. hebd.: 1976, SI, 129-136

No. 17 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ G E N ÈV E

WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE E pidem iological Surveillance o f Com m unicable D iseases

Telegraphic Address: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28130 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in English

Service de la Surveillance épidémiologique des Maladies transmissibles Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 28150 Genève suivi de ZCZC et FRAN pour une réponse en fiançais

23 APRIL 1976

51* Y EA R — 51* A N N É E

23 AVRIL 1976

LASSA FEVER Despatch of Clinical Specimens for Laboratory Kvaminatinn for the Diagnosis of Lassa Fever Isolation o f the virus is best achieved from blood samples and throat swabs, collected within 14 days o f onset o f illness. When taking blood samples every precaution should be taken to avoid contamination o f personnel, using vacutainers in preference to syringes and test tubes. When taking throat swabs personnel should protect themselves against droplets emitted by patients. Screw-capped tubes or ampoules containing specimens should be placed in metallic screw-capped containers. Each metallic contai­ ner should be wrapped in absorbent material and placed in a plastic bag tightly closed or sealed. The bags should be placed in a hard cardboard box containing shock absorbant padding (e.g. cotton wool) and closed with a screw-cap. In view of the necessity to keep the virus alive during transport, the cardboard box should be placed in a box insulated with polystyrene and refrigerated by dry ice.

Blood samples for serological diagnosis, preferably from early and late phases of the disease, should be taken using the same precautions as above. If the serum cannot be separated under aseptic conditions, the whole blood must be cooled and sent in an insulated package without dry ice to avoid freezing. Haemolysis would make the blood unsuitable for complement-fixation testing. If available, cold packs may be used for transport, taking care that tubes do not come into direct contact with the packs. The following two laboratories have notified WHO that they have suitable bio-containment facilities to isolate Lassa fever virus: Head o f Special Pathogens Unit Microbiological Research Establishment Porton Down Salisbury, Wiltshire SP4 OJG England Chief, Special Pathogens Branch Virology Division, Center for Disease Control Atlanta, Georgia 30333 USA Material should not be despatched before the laboratory to which the material is being sent has been informed by telegramme aqd has approved the shipping procedures. FpiiteTpHffpcfll notes în djjj nimber.

FIÈVRE DE LASSA Expédition de spécimens cliniques pour le diagnostic de la fièvre de Lassa en laboratoire Pour l’isolement du virus, qui se fait à partir d ’échantillons de sang et de prélèvements pharyngés, on obtient les meilleurs résultats lorsque ces spécimens sont recueillis dans les 14 jours qui suivent l’apparition de la maladie. Lors du prélèvement de sang, on prendra toutes les précautions possibles pour éviter la contamination du personnel et l’on utilisera des vénotubes plutôt que des seringues et des tubes. De même, pour les prélèvements pharyngés, le personnel veillera à se protéger des gouttelettes émises par les malades. Les tubes à couvercle vissé ou les ampoules contenant les spécimens seront placés dans des récipients métalliques à couver­ cle vissé. Chaque récipient métallique sera enveloppé d ’une matière absorbante et placé dans un sac en plastique bien fermé ou scellé. Les sacs seront placés dans une boîte en carton dur contenant une matière absorbante (par exemple coton hydrophile) anti-chocs et fermée au moyen d’un couvercle à vis. Etant donné q u ’il est néces­ saire de maintenir le virus vivant pendant le transport, la boite de carton sera elle-même placée dans une boîte isolée avec du poly­ styrène et réfrigérée par de la glace carbonique. Les mêmes précautions que ci-dessus seront prises pour les spécimens de sang destinés au diagnostic sérologique, qui auront été prélevés de préférence au début et à la fin de la maladie. S’il n'est pas possible de séparer le sérum dans des conditions asepti­ ques, on refroidira le sang total et on l’introduira dans un récipient isolant mais sans glace carbonique pour éviter la congélation. En effet, l ’hémolyse empêcherait de soumettre le sang aux réactions de fixation du complément. On peut utiliser des accumulateurs de froid pour le transport, en veillant à ce qu’ils ne soient pas en contact direct avec les tubes. Les deux laboratoires suivants ont avisé l’OMS qu’ils disposent de moyens de bio-confinement (bio-containmeni) appropriés pour isoler le virus de la fièvre de Lassa: Head of Special Pathogens Unit Microbiological Research Establishment Porton Down Salisbury, Wiltshire SP4 OJG Angleterre Chief, Special Pathogens Branch Virology Division, Center for Disease Control Atlanta, Georgia 30333 Etats-Unis d'Amérique Aucun matériel ne doit être envoyé avant que le laboratoire destinataire n ’ait été informé par télégramme et ait approuvé les conditions dans lesquelles doit se faire l’expédition. Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:

Diphtheria, Gastroenteritis, Human Anthrax, Human Rabies, Influenza, Lassa Fever, Salmonella typhimwrium Foodborne Outbreak, Smallpox, Trichinosis. l i s t of Newly Infected Areas, p. 136.

Charbon humain, diphtérie, fièvre de Lassa, gastro-entérite, grippe, poussée d’origine alimentaire à Salmonella typhimurium, rage humaine, trichinose, variole. liste des zones nouvellement infectées, p. 136.

Wkfy Epidem. Bec.: No. 17-23 April 1976

-

130

—

Relevé epidém. hebd.: N° 17-23 avril 1976

TRICHINOSIS U nited S tates of A m erica . — In 1974,141 cases o f trichinosis were reported to the Center for Disease Control. Infection ranged from mild to severe but no deaths occurred. Thirteen outbreaks involving at least two cases each were reported. The majority of infections were acquired from pork products consumed at home. E tats -U n is

TRICHINOSE — En 1974, le Center fo r Disease Control a reçu notification de 141 cas de trichinose. L ’infectiOB a été tantôt bénigne, tantôt grave, mais il n'y a pas eu de décès. On a enregistré 13 poussées de deux cas ou davantage. L ’infection était due le plus souvent à la consommation familiale de pro­ duits à base de porc. Bien que l'incidence annuelle de la trichinose ait dépassé de 13,7% en 1974 ce qu’elle avait été l’année précédente,1 l ’incidence de la maladie recule régulièrement depuis 1947. De 1947 à 1974, on a notifié en tout 6 465 cas dont 127 mortels, soit un taux de létalité de 19,6 pour 1000. La prévalence de la trichinose humaine accuse également une très nette régression, parallèle à la diminu­ tion de la trichinose porche. En 1974,43 % (60) des cas ont été observés dans la ville et l’Etat de New-York, l’Etat de New Jersey et l’Etat de l’Illinois. Pour l'ensemble des Etats-Unis, l’inddence déclarée a été de 0,7 par million d ’habitants, le maximum ayant été atteint à Hawaii, en raison d ’une poussée de dix cas. Les autres Etats où l ’incidence a dépassé la moyenne nationale sont le Rhode Island, le Connecticut, l’Alaska, le New Jersey, l ’Illinois et New-York (y compris la Ville). Comme la plupart des années précédentes, la fréquence des cas et leur distribution selon l’âge ont été analogues pour les deux sexes. L’âge des sujets atteints s’est échelonné entre deux et 80 ans, avec une moyenne de 33 ans pour le sexe féminin et de 34 ans pour le sexe m asculin Ainsi qu’on l’avait également constaté pour la plupart des années précédentes, l ’incidence de l’infection n ’a pas accusé de tendance saisonnière très nette. C ’est en septembre, mois pendant lequel se sont produites quatre des 13 poussées, que les cas ont été le plus nombreux. Dans 104 (94%) des 111 cas de trichinose pour lesquels l’origine probable de l’infection a pu être déterminée, ce sont des produits à base de porc qui ont été incriminés. Le porc domestique était en cause dans 87 cas et le porc sauvage dans 17. Sur 59 cas où le type de produit à base de porc a été précisé, il s’agissait de saucisses dans 52 cas (88 %). Le bœuf a été identifié comme source probable de l’infection dans quatre cas. Bien que les bovins ne soient pas considérés comme un réservoir naturel de trichinose puisqu’ils sont herbivores, il arrive que des produits à base de bœuf soient contaminés par des produits à base de porc lorsqu’un même hachoir est utilisé pour les deux types de viande ou lorsque les deux viandes sont intentionnellement mélangées. Un seul autre produit incri­ miné n ’était pas à base de porc: la viande d ’ours (un cas). Les lieux où la viande suspecte a été consommée ont été précisés pour 114 cas. Parmi les personnes infectées, 90 (79%) avaient consommé la viande suspecte à leur domicile, 22 (19%) dans un établissement public de restauration et deux sur leur lieu de travail Sur les 97 personnes qui ont précisé l’origine de la viande suspecte, 58 (60%) s’étaient approvisionnées dans le circuit commercial, 21 (22%) directement chez l’éleveur et 18 (19%) avaient consommé de la viande d ’animaux sauvages. Sur 40 cas où l ’on a recherché la présence de T. spiralis dans la viande suspecte, il y en a eu 27 où des larves ont pu être identifiées. La trichinose classique est généralement décrite comme une afiection fébrile s’accompagnant de symptômes gastro-intestinaux, d ’oedème péri-orbital de myalgie, d ’hémorragie pétéchiale et d ’éosinophilie. Cependant, parmi toutes ces manifestations, il en est deux — l’éosinophilie et l’oedème pén-orbital — qui amènent plus souvent le médecin à penser à la trichinose que ne le font les autres symptômes ou signes. Une éosinophilie a été détectée dans 111 (94%) des 118 cas pour lesquels on a mentionné en 1974 que ce symptôme avait été recherché, tandis que l’oedème péri-orbital était observé dans 111 cas sur 132 (84%). Il n ’a été dénombré que trois malades ne présentant ni éosinophilie n i oedème péri-orbital. Sur 136 cas pour lesquels on en a fait mention, des biopsies de tissu musculaire ont été pratiquées chez 43 sujets avec des résultats positifs dans 39 cas. Des tests sérologiques ont été faits chez 120 malades et se sont révélés positifs dans 101 cas. D ans la trichinose les épreuves sérologiques couramment pratiquées ne permettent généralement pas de détecter l’apparition d ’anticorps avant ta troisième ou la quatrième semaine qui suit l’ingestion de l ’orga­ nisme pathogène. Pour les 59 cas où la date de consommation de la viande suspecte était connue, la période d ’incubation moyenne était de 14,7 jours et variait de 1 à 25 jours. d ’A mérique .

Although the annual incidence in 1974 was 13.7% greater than in the preceding year,1 the incidence of trichinosis has gradually declined since 1947. Since that year, 6463 cases, including 127 deaths, have been reported, representing a case-fatality ratio o f 19.6 per 1000. The prevalence of human trichinosis has also shown a considerable decline, which parallels a similar decrease in swine trichinosis. In 1974,43 % (60) of the cases originated from New York (City and State), New Jersey, and Illinois. The incidence o f reported cases was 0.7 per million population for the entire United States, with the highest incidence in Hawaii due to a single outbreak of ten cases. Other states where incidence rales were above the national rate were Rhode Island, Connecticut, Alaska, New Jersey, Illinois and New York (City and State). As for most previous years, the number and age distribution of cases were similar for both sexes. The ages of patients ranged from two to 80 years with a mean age o f 33 years for females and 34 for males. Also as in most previous years, there was no clear trend towards a seasonal occurrence o f infection. The peak number of cases was reported for September when four o f the 13 outbreaks occurred.

In the 111 cases of trichinosis where the probable source of infec­ tion was identified, pork products were incriminated in 104 (94%). Products of domestic swine were incriminated in 87 cases and wild or feral swine in 17. Sausage was implicated in 52 (88%) of 59 cases where the type of pork product was specified. Beef was identified as the probable source o f infection for four cases. Although cattle are not considered a natural reservoir of trichinosis because they are herbivorous, beef products may be adulterated with pork through the use of a common meat grinder or through the intentional mixing o f beef and pork. The other non-pork product incriminated was bear meat (one case). The place where suspect meat had been consumed was reported for 114 cases. Ninety persons (79%) consumed the suspect meat a t home, 22 (19 %) at a public eating place, and two at work. Of 97 people who specified the source o f the suspect meat, 58 (60%) purchased the meat from commercial sources, 21 (22%) obtained the meat from noncommercial farm sources, and 18 (19%) cases were related to ingestion of meat o f wild animals. In 40 cases the suspect meat was examined for the presence o f T. spiralis, and larvae were identified in 27. Classical trichinosis is usually described as a febrile disease with gastrointestinal symptoms, periorbital oedema, myalgia, petechial haemorrhages, and eosinophilia. However, two manifestations of the disease, eosinophilia and periorbital oedema, usually cause a physician to think o f trichinosis more often than other symptoms or signs. Eosinophilia was detected in 111 (94%) o f 118 cases for which this information was reported in 1974, and periorbital oedema was observed in 111 (84%) o f 132 cases. Only three patients were reported to have neither eosinophilia nor periorbital oedema. From 136 case reports for which this information was available muscle biopsies were performed on 43 patients and the results were positive for 39. Serological tests were carried out for 120 patients with positive results in 101. Currently used serological tests for trichinosis generally do not detect the appearance of antibodies before the third o r fourth week after ingestion o f the organism. The mean incubation period for 59 cases for which reports indicated when the suspect meat was consumed was 14.7 days (range: 1-25 days). 1See No. 43, 1974, pp. 360-361.

1Voir N“ 43,1974, pp. 360-361.

(Based on/D ’après : Trichinosis Surveillance Annual iummary, 1974; US Center fo r Disease Control.)

Wkty Epldem. gee.: No. 17.23 April 1976

_

131

-

Relevé épidém. hebd.: N« 17 - 23 avril 1976

GASTROENTERITIS U nited K in g d o m . — The investigation o f acute non-bacterial gastroenteritis in infants and adults by routine virological techniques has so far been unrewarding. A viral cause for a proportion of cases has long been suspected and various laboratories have isolated viruses (mostly enteroviruses, adenoviruses, and reoviruses) from faeces, but the rate o f isolation has not been significantly different from controls without symptoms. Consequently, virus laboratories normally do not accept specimens for virus isolation as no one can be certain what interpretation, if any, to put on results.

GASTRO-ENTÉRITE R oyaume-U nl — L ’étude des épisodes aigus de gastro-entérite non bactérienne chez les jeunes enfante et chez les adultes par les techniques virologiques courantes n ’a pas donné jusqu'ici de résul­ tats très satisfaisants. Pour une certaine proportion de cas, on soupçonnait depuis longtemps une étiologie virale et divers labo­ ratoires avaient effectivement isolé des virus (surtout entérovirus, adenovirus et réovirus) à partir d ’échantillons de selles, mais le taux d ’isolement n ’était pas très différent de ce qu’il est pour les sujets témoins ne présentant pas de symptômes. Normalement, les labo­ ratoires de virologie n ’acceptent donc pas d ’échantillons pour essai d ’isolement de virus car personne ne peut être certain de l ’inter­ prétation à donner aux résultats. Cette situation, dans laquelle on pensait pouvoir incriminer des virus sans pouvoir apporter de preuves, a changé vers la fin de 1973, époque à laquelle des notifications provenant d ’Australie ont montré que, dans une grande proportion des cas de gastro-entérite chez les enfants de moins de cinq ans, il était possible par examen direct au microscope électronique de mettre en évidence un nouveau virus dans les échantillons de selles.1 Ce virus, qui superficiellement ressemble aux réovirus, encore qu’il soit plus petit, a été maintenant observé en association avec la gastro-entérite des enfants dans la plupart des continente; on a pu montrer en outre qu’il est structu­ ralement et antigéniquement analogue aux virus associés à la gastro­ entérite chez le veau, le porcelet, le souriceau, l’agneau et le poulain. Depuis 1975, le seul désaccord apparent qui subsiste au sujet de ce virus a trait à son nom. L’appellation « rotavirus » a été proposée. Elle a été généralement acceptée en Europe, mais ceux qui ont été les premiers à observer le virus ont fait une contre-proposition en préconisant le nom de «duovirus». Actuellement, chaque camp utilise l’appellation de son choix et la Commission internationale de Taxonomie des Virus a été priée de rendre un arbitrage. A la suite de toutes ces observations, le Laboratoire des Maladies transmissibles d ’Ecosse a commencé à publier dans son rapport hebdomadaire, à partir de la semaine 45 de 1974, des notes concer­ nant les rotavirus observés dans la région de Glasgow. Dès les pre­ miers mois de 1975, d’autres laboratoires virologiques d ’Ecosse qui disposent d’un microscope électronique ont également signalé des observations de rotavirus d’où il ressort que ces virus sont très répandus, mais la simple association causale avec la gastro-entérite est maintenant compliquée par les observations faites au Labora­ toire virologique régional du Ruchill Hospital à Glasgow. En effet, des rotavirus y ont été observés, à partir du second jour de la vie, chez des nouveau-nés qui ne présentaient aucun symptôme, obser­ vation qui a été répétée à Londres et qui donne à penser que d ’autres facteurs encore non identifiés doivent intervenir pour précipiter l’apparition de symptômes. H semble que les rotavirus seuls ne puissenl suffire à provoquer un épisode morbide chez l’homme. En outre, d ’autres chercheurs de différents laboratoires ont signalé une association entre la gastro-entérite et de petits virus cubiques de 22 à 30 nm de diamètre, mais deux seulement de ces notifications ont trait à des épisodes de gastro-entérite chez l’enfant. Chaque groupe a peut-être observé un virus différent, mais il reste que les deux virus rencontrés chez des enfants sont très semblables. Bon nombre des spécimens de ces deux virus (environ 10 à 15%) pré­ sentent une structure superficielle en étoile qui n ’a jamais été vue auparavant chez un virus, de sorte que l’on peut penser qu’il s’agit probablement d’un nouveau virus pour lequel on a proposé le nom d ’« astrovirus ». Q n ’a pas encore été prouvé qu’aucun de ces virus soit responsable de la gastro-entérite et le virus observé au Ruchill Hospital a été rencontré également chez des enfante qui ne présentaient pas de symptômes (assez rarement il est vrai); les éléments donnant à penser qu’il est peut-être responsable de la gastro-entérite sont analogues à ceux qui ont conduit à incriminer les rotavirus, c’est-à-dire qu’ils sont de caractère présomptif et ne constituent pas une preuve complète. Jusqu’ici, il a été impossible d’obtenir la multiplication d ’aucun de ces virus en culture de cellules ou d’organes ou chez les animaux de laboratoire, mais on sait que les rotavirus peuvent infecter le porcelet. Cette impossibilité, qui entrave beaucoup les efforts déployés pour arriver à mieux comprendre l’écologie de ces virus, est peut-être plus significative encore maintenant que l’on sait que les selles d ’un sujet atteint de gastro-entérite peuvent contenir des adénovirus à morphologie typique qui, eux non plus, ne poussent pas en culture cellulaire. Ce fait a été confirmé à plusieurs reprises •Voir N» 18, 1975, pp. 171-172.

This situation, where viruses were thought to be implicated but not proved to be so, was changed when, late in 1973, reports from Australia showed that in a high proportion of cases o f gastro­ enteritis in infante under five years o f age a new virus could be demonstrated in the faeces by direct electronmicroscopy.1 This virus, which superficially resembles the reovirus group, though it is smaller in size, has now been observed in association with infantile gastroenteritis in most continents, and it has also been shown to be similar, both structurally and antigenically, to viruses associated with gastroenteritis in calves, piglets, infant mice, lambs, and foals. By 1975, the only apparent disagreement about this virus is over its name. The name “rotavirus” was proposed. This has been generally accepted in Europe, but the original discoverers o f the virus coun­ tered with the alternative name o f “ duovirus” . Currently each faction is using its own name and the International Commission for Taxonomy of Viruses has been asked to arbitrate.

Following these discoveries the Communicable Diseases Scotland Weekly Report began including reports of rotavirus sightings, from week 45 onwards in 1974, from the Glasgow area. Subsequently, in 1975, other virus laboratories in Scotland, with access to electronmicroscopy, have been reporting rotaviruses, indicating their wide­ spread presence, though the simple cause-and-effect relationship with gastroenteritis has now been complicated by observations at the Regional Virus Laboratory, Ruchill Hospital, Glasgow. Rota­ viruses have been found in symptomless neonates from the second day of life, a finding which has also been made in London and which suggests that other, so far unidentified, factors may be necessary to precipitate symptoms. The virus alone, it seems, may not be sufficient in man.

In addition, other workers in a number o f places have reported an association o f small cubic viruses 22-30 nm in diameter with gastroenteritis, though only two o f these reports relate to gastro­ enteritis in infants. Each group may have observed a different virus, but the two infant viruses are very similar. A proportion (about 10-15%) o f both these viruses show a star-shaped surface structure which has not been observed on a virus before, and this is probably a new virus for which the name “astrovirus” has been proposed. Causation o f gastroenteritis has yet to be proved with any o f these viruses and the Ruchill virus has also been found in symptom-free children (though not very commonly) and the evidence that it causes gastroenteritis is similar to that implicating rotaviruses, Le. circumstantial rather than complete.

To date, none o f these viruses have been grown in cell, organ, or laboratory animal culture though the rotavirus may infect piglets. This restriction, which has greatly hindered progress in under­ standing the ecology of these viruses, has possibly been made more significant by a report that gastroenteritis stools may contain morphologically typical adenoviruses which also do not grow in cell culture. This has been confirmed several times a t Ruchill and elsewhere despite the occasional isolation o f adenoviruses from faeces, usually when the concentration o f virus has been too low to 1See No. 1 8 ,197S, pp. 171-171

W kty Epidem. Sec.: No. 17.23 April 1976

—

132

—

Relevé épkUm. hebd.: N» 17 - 23 avril 1976

be detectable by electron microscopy. This is an aspect o f faecal virology that merits further study.

Because the patients suffering from virus-associated gastroenteritis are almost exclusively babies under two years o f age, it is not going to be possible to fulfil all Koch’s postulates in proving causation. In view o f the association of these viroses with symptomfree neonates, it is important to seek further evidence for accessory factors precipitating symptoms and to establish how they spread in the community; we should not lose sight o f the fact that they are found in the body’s rubbish, discharged an appreciable time after it has been formed. We are still a long way from understanding infantile gastroenteritis fully, and further still from producing a vaccine to prevent it.

au Ruchill Hospital et ailleurs, bien que des adénovirus puissent être, à l’occasion, isolés à partir d ’échantillons de selles, générale­ ment lorsque la concentration de virus est trop faible pour pouvoir être détectée sous le microscope électronique. Il y a là un aspect de la virologie fécale qui mérite d ’être étudié plus avant. Comme les sujets atteints de gastro-entérite associée à un virus sont presque exclusivement des enfants de moins de deux ans, il ne sera pas possible de satisfaire à tous les postulats de Koch en cher­ chant à établir le lien causal. Etant donné que ces virus se rencontrent chez des nouveau-nés ne présentant aucun symptôme, il est impor­ tant de chercher à mettre en évidence l’intervention de facteurs accessoires qui précipiteraient l’apparition de symptômes, et d ’éta­ blir leur mode de propagation dans la collectivité, il ne faut pas perdre de vue à cet égard que ces facteurs se trouvent dans des déchets de l’organisme qui sont évacués à un moment où leur for­ mation date déjà d ’un certain temps. On est encore loin de pouvoir expliquer entièrement la gastro-entérite infantile et encore plus loin de pouvoir préparer un vaccin qui préviendrait cette affection.

{Communicable Diseases Scotland, 75/39.)

HUMAN ANTHRAX C anada a n d t h e U nited S tates o f A merica . — Anthrax is an acute bacterial disease usually affecting the skin, but which may involve the lungs or gastrointestinal tract. Untreated skin infections have a fatality rate of 5 to 20 %, while respiratory and gastrointestinal diseases are even more serious. Although considered rare in North America, this disease is mainly associated with occupational ex­ posure to contaminated animal skins, hair, fur, and wool. Treat­ ment with antibiotics is generally effective, and penicillin is the drug of choice.

CHARBON HUMAIN C anada e t E tats -U n is d ’A mérique . — Le charbon est une maladie bactérienne aiguë généralement localisée à la peau mais qui peut s’attaquer également au poumon et à l’appareil digestif. Lorsqu’ils ne sont pas soignés, les cas d ’infection cutanée comportent un taux de létalité de 5 à 20% et les atteintes du poumon et de l’appareil digestif sont encore plus meurtrières. Considéré comme rare en Amérique du Nord, le charbon s’observe surtout chez les ouvriers qui manipulent des peaux, des poils, des fourrures ou de la laine contaminés. L ’antibiothérapie est généralement efficace, la pénicilline constituant le traitement de choix. Four l ’année 1976, le premier cas connu de charbon humain s’est produit en janvier chez un artisan tisserand de Californie.

The first known anthrax case involving a home craftsman work­ ing with yam occurred in January 1976 in a 32-year-old man who operated a home weaving business in California. The patient developed inhalation anthrax on 17 January with fever and symptoms o f an upper respiratory infection. He was hospitalized on 21 January but despite intensive antibiotic and supportive therapy died 28 hours after admission. Bacillus anthracis was isolated from both clinical and autopsy specimens. The patient, a self-employed weaver, had not travelled outside of the local community for at least two weeks prior to onset of his illness and had no probable source o f infection other than his work materials. B. anthracis was isolated from some of the yarns used by the patient and from samples from the two firms distributing the product in the United States o f America. In liaison with the Consumer Product Safety Commission, local and state health departments and with the voluntary cooperation of the two distributors a procedure was established to recall potentially contaminated yam or yam products such as wall hangings and macramé objects. Persons with such yam in their businesses or homes, particular with products that may be frequently handled such as blankets or purses have been recommended by the Center for Disease Control to contact their local or state health departments.

Small quantities o f the yam from one o f the above-mentioned distributors were being retailed through some six small specialty outlets in Canada. An investigation and follow up coordinated by the Department o f Consumer and Cooperate Affairs with the aid of the Federal Department o f Agriculture and the respective provincial epidemiologists has led to die retrieval of the majority of con­ taminated materials. A t the time o f writing in early February only a few small consumer purchases remained to be traced.

Le sujet, âgé de 32 ans, a présenté une infection charbonneuse par inhalation le 17 janvier, avec pyrexie et symptômes d’atteinte des voies respiratoires supérieures. Hospitalisé le 21 janvier, il devait décéder 28 heures après son admisson, malgré une antibio­ thérapie et un traitement de soutien intensifs. Bacillus anthracis a été isolé à la fois dans des échantillons cliniques et à l’autopsie. La vic­ time n ’avait pas quitté la localité de son domicile pendant au moins deux semaines avant l ’apparition de la maladie et l’on ne connaît dans son cas aucune source probable d ’infection autre que les maté­ riaux qu’il travaillait. B. anthracis a été également isolé à partir de certains des fils tissés par cette personne ainsi que dans des échan­ tillons provenant des deux entreprises qui distribuent ce matériel aux Etats-Unis d ’Amérique. En liaison avec la Commission de la Sécurité des Produits de Consommation et les services de santé des collectivités locales et de l’Etat, ainsi qu’avec l’aimable concours des deux entreprises dis­ tribuant le produit incriminé, des mesures ont été prises pour retirer du circuit commercial les fils et produits tissés qui pouvaient être contaminés, tels que tissus pour tentures et articles en macramé. Toutes les personnes possédant à titre professionnel ou privé des produits de cette nature, en particulier des objets qui sont fréquem­ ment manipulés, — couvertures ou porte-monnaie, par exemple — ont reçu du Center fo r Disease Contrai la consigne de se mettre en rapport avec les services locaux ou régionaux de santé. L ’un des deux distributeurs mentionnés ci-dessus avait fourni certaines quantités des fils incriminés à quelque sue petits détaillants spécialisés au Canada. L’enquête et le suivi assurés par le Ministère de la Consommation et des Corporations, avec l’aide du Ministère de l'Agriculture et des épidémiologistes des provinces, ont abouti au retrait de la plus grande partie du matériel contaminé. A la date du communiqué, soit au début de février, il ne restait à retrouver qu’un petit nombre des acheteurs auxquels des ventes peu importantes avaient été faites.

(Based on/D ’après: M orbidity and M ortality, 1976, 25, No. 5, and/et Canada Diseases Weekly Report, Health and Welfare Canada/ Rapport hebdomadaire des Maladies au Canada, Santé et Bien-être social, Vol. 2, No. 7, 1976.)

*kty Epidcm. Etc.: No. 17 -23 April 1976

—

133

-

Relevé épidém. heéd.: N° 17 * 23 avnl 1976

DIPHTHERIA B elgium . — There were 16 cases of diphtheria with one death

DIPHTÉRIE B elgique . — La Belgique a déclaré, en 1974, 16 cas de diphtérie

reported from Belgium in 1974, just one case less than in 1973 and 1972 when 17 cases and no deaths were notified for each of those years.1 However, this is the lowest number of cases reported since 1940. During the 1940s, cases of diphtheria occurred in thousands (in 1943 alone there were 16 157 cases and 982 deaths), but by 1949, the figure had dropped to 856, and since that time there has been a progressive decrease except for the years 1952-1960 when the incidence again increased reaching a peak of 1 313 cases in 1958. Subsequently, the decline in cases has been maintained. Although infections in the under-one-year age group have been very uncommon (only 11 since 1963), one of the cases in 1974 was an infant of six weeks. Two cases (12.5%) occurred in children 0-4 years; four cases (25%) in the 5-9 years group; five cases (31.3%) in the 10-14 years group; two cases (12.5%) in the 15-19 years group; and two cases (18.8%) occurred in those 20-54 years. The age distribution of cases during the period 1958-1967 suggests the 0*9 years age group to be most at risk: 2 564 cases out of a total of 3 985, or 64% o f all cases reported. In 1974, six o f the 16 cases (37%) were in this age group and ten (63 %) in those over ten years. Diphtheria immunization in children, although not obligatory in Belgium, is so widely accepted that this group is very well protected. As in previous years cases were evenly distributed between males (nine cases) and females (seven cases). Symptoms varied considerably, but sore throat, with membrane on two occasions, was the most common. Eleven o f the cases were treated in hospital. In 14 cases KlebsLoffler bacillus was identified bacteriologically. Treatment con­ sisted of anti-diphtheria serum, either administered alone (three cases) or with antibiotics (seven cases) or sulphonamides (one case). Tracheotomy was required in one case. In two cases in which treatment was delayed there was marked cardiac involvement and one of them, a 29-year-old man, died ten days after the onset of illness. Nine of the cases occurred in the city o f Brussels. Four cases were reported from Liège and one each occurred in Luxembourg, Hainaut, and Eastern Flanders. Most o f the cases occurred in the cold weather months. Six were reported during the first quarter of the years, and five in the months October to December. Ten patients, all under 19 years o f age, were reported to have been vaccinated. The time between vaccination and the onset o f illness ranged from one year (three cases) to 12 years (one case). Diphtheria-pertussis-tetanus and diphtheria-tetanus vaccines are made available free o f charge by the Ministry of Public Health to all children from three months to 15 years o f age. The diphtheria-pertussis-tetanus vaccine is usually administered to children three to 15 months o f age, and the diphtheria-tetanus vaccine is given to those 15 months to 15 years o f age. The percentage o f children between three months and one year o f age who receive the diphtheria-pertussis-tetanus vaccine continues to increase each year. In 1974, 96,1 % o f the children in this age group received a first dose o f vaccine; 92% the second dose; and 89.7% the third dose. With few exceptions, such as students in some schools o f nursing, adults are hardly ever vaccinated. The army, the navy, and even the police force have all abandoned this vaccination programme because o f the severe reactions experienced. • See No. 3,1975, p. 27 and No. 45,1973, p. 428.

(dont un mortel), soit un cas de moins qu’en 1973 et 1972, le total notifié pour chacune de ces années étant de 17 cas dont aucun mortel.1 Ce chiffre est le plus bas qui ait été enregistré depuis 1940. Pendant les années 40, la maladie a frappé des milliers de personnes (16 157 cas dont 982 mortels pour la seule année 1943) mais en 1949, le nombre des cas est tombé à 856 pour diminuer ensuite progressivement si l’on excepte les années 1952-1960 pendant les­ quelles l’incidence a augmenté de nouveau pour atteindre une pointe de 1 313 en 1958. Le déclin de l’incidence s’est maintenu depuis. Bien que la diphtérie soit très rare chez les enfants de moins d’un an (11 cas seulement depuis 1963), en 1974 l ’un des malades était un nourrisson de six semaines. Deux cas (12,5%) se sont produits dans le groupe d ’âge 0-4 ans; quatre (25%) dans le groupe d’âge 5-9 ans; cinq (31,3%) dans le groupe d'âge 10-14 ans; deux (12,5%) dans le groupe d ’âge 15-19 ans et deux cas (18,8%) dans le groupe d ’âge 20-54 ans. D'après la répartition par âge du nombre des cas pour la période 1958-1967, il semble que le groupe d ’âge 0-9 ans soit le plus exposé: en effet, 2 564 cas sur 3 985 y ont été enregistrés ce qui représente 64% du total des cas notifiés. Six des 16 cas (37 %) signalés en 1974 se sont produits dans ce groupe d'âge et dix (63%) chez des sujets de plus de dix ans. Bien que la vaccination antidiphtérique ne soit pas obligatoire en Belgique pour les enfants, elle est tellement géné­ ralisée que ce groupe d ’âge est très bien protégé. Comme les années précédentes, les cas se répartissaient à peu près également entre les sujets de sexe masculin (neuf cas) et féminin (sept). On a observé des symptômes extrêmement variés; toutefois, le plus fréquent a été le mal de gorge accompagné de membranes dans deux cas. Onze des malades ont été hospitalisés. Des bacilles de KlebsLoffler ont été mis en évidence par examen bactériologique dans 14 cas. Les malades ont reçu du sérum antidiphtérique, administré seul (trois cas), avec des antibiotiques (sept cas) ou des sulfamides (un cas). Une trachéotomie a été nécessaire dans un cas. Deux malades soignés tardivement ont fait des complications cardiaques et l’un deux, un homme de 29 ans, est décédé dix jours après le début de la maladie. Neuf des cas se sont produits dans l ’agglomération bruxelloise. Quatre cas ont été déclarés à Liège, un cas au Luxembourg, un au Hainaut et un en Flandre orientale. La majorité des cas se sont déclarés pendant les mois d’hiver. Six ont été notifiés pendant le premier trimestre et cinq entre les mois d ’octobre et de décembre. Une vaccination antérieure a été signalée chez dix malades, tous âgés de moins de 19 ans. L’intervalle entre la vaccination et l’appa­ rition de la maladie se situait entre un an (pour trois cas) et 12 ans (un cas). Les vaccins antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux et antidiphtérique-antilétanique sont délivrés gratuitement par le Ministère de la Santé publique pour tous les enfants âgés de trois mois à 15 ans. Le vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux est généralement administré aux enfants âgés de trois à 15 mois et le vaccin antidiphtérique-antitétanique aux enfants âgés de 15 mois à 15 ans. La proportion d’enfants âgés de trois mois à un an qui sont vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche continue d ’augmenter chaque année. En 1974, 96,1 % des enfants apparte­ nant à ce groupe d ’âge ont reçu la première dose du vaccin, 92% la deuxième dose et 89,7% la troisième dose. A quelques rares exceptions près, élèves des écolçs d ’infirmières par exemple, la vaccination antidiphtérique ne se pratique guère à l’âge adulte. Elle a été abandonnée dans l’armée, la marine et même la police à cause des fortes réactions qui ont été observées. •Voir N* 3,1975» p. 27 cl N" 45, 1973, p. 428.

(Based on/D ’après: Diphtérie en Belgique, 1974.) Price o f the W eekly Epidemiological Record Per single c o p y .................... Annual subscription................ 6.500 rv.76

Prix du Relevé épidémiologique hebdomadaire $36.00 . . . . . . Par numéro Abonnement annuel PUNTÏD IN SWITZERLAND

Fr. s. 2.— Fr, s. 9 0 —

Wkiy Epidem. Rte.: No. 17 - 23 April 1976

—

134

—

Relevé épldim. tu b i: N» 17 - 23 avril 1975

HUMAN RABIES B razil . — The statistical analysis of records on the treatment o f human rabies at the Carlos Chagas Health Unit in Belo Horizonte and Minas Gerais from 196S to 1971 has provided a basis for the study o f certain epidemiological aspects o f rabies. The study revealed that 57% o f the persons treated were males and 43% females. Treatment was proportionately more frequent among the 5-10 year age group. For all age groups the figures were 21.0 per 10 000 population in 1965,15.7 in 1966,18.0 in 1967, 20.6 in 1968, 22.9 in 1969, 21.0 in 1970, and 17.8 in 1971.

RAGE HUMAINE B résil . — L ’analyse statistique des données relatives au traitement antirabique de l’homme réunies de 1965 à 1971 au Centre Hospita­ lier Carlos Chagas de Belo Horizonte et Minas Gerais a permis d’étudier certains aspects épidémiologiques de la rage. Cette étude révèle qu’au nombre des personnes traitées contre la rage, 57 % étaient de sexe masculin et 43 % de sexe féminin; les sujets représentant le coefficient le plus fréquent de traitement antira­ bique appartenaient au groupe d ’âge 5-10 ans. Pour 10 000 habi­ tants, le coefficient de traitement antirabique enregistré a été de 21.0 en 1965; 15,7 en 1966; 18.0 en 1967 ; 20.6 en 1968 ; 22,9 en 1969 ; 21,0 en 1970 et 17,8 en 1971. En ce qui concerne le type d ’animal agresseur, 92,8% des bêtes étaient d’espèce canine, 4,6% d’espèce féline et 2,6 d ’espèces diverses. Sur le plan des lésions subies, 39,8 % des sujets avaient été atteints aux membres supérieurs, 30% aux membres inférieurs, 15,8% à la tête et 6% au tronc. Quant à l’état des animaux agresseurs, 46,2% n ’avaient pas été vaccinés, 17,3 % l’avaient été, et aucune indication n ’avait pu être obtenue pour le reste des bêtes. En ce qui concerne l’origine des animaux responsables de morsures, 71,3% avaient un propriétaire connu. Le pourcentage des sujets vaccinés s’est élevé à 42,0 en 1966, 42,6 en 1967; 42,8 en 1968 ; 40,0 en 1969, 40,0 en 1970 et 38,3 en 1971. De 1965 à 1968, c ’est le vaccin type Semple qui a été utilisé. Les réactions post-vaccinales observées ont été locales dans 1,4% des cas, générales dans 0,9% des cas et ont touché le système ner­ veux dans 0,1 % des cas. De 1969 à 1971, c’est le vaccin FuenzalidaPalacios, préparé à partir du tissu encéphalique des souriceaux à 2%, qui a été employé. Les réactions post-vaccinales ont été locales dans 1,1% des cas, générales dans 0,1% des cas, et nulles sur le plan neurologique.

The attacking animal was a canine in 92,8% o f the cases treated, a feline in 4.6%, and an animal of another species in 2.6%. The lesions were in the arms in 39.8% of the cases, the legs in 30%, the head in 15.8%, and the trunk in 6%. The records show that 17.3 % of the attacking animals had been vaccinated and 46.2 % had not; no information was available on the rest. For 71.3 % the owners were known. The percentage o f cases vaccinated was 42.0 in 1966,42.6 in 1967, 42.8 in 1968, 40.0 in 1969, 40.0 in 1970, and 38.3 in 1971. The Semple vaccine was used from 1965 to 1968. The following post­ vaccinal reactions were observed: local in 1.4% o f the vaccinées, general in 0.9 %, and neurological in 0.1 %. From 1969 to 1971 the Fuenzalida-Palacios suckling mouse brain vaccine at 2% was em­ ployed, which gave postvaccinal reactions as follows: local 1.1 %; general 0.1 %; neurological nil.

(Based on/D'après: Boletln de la Oficina Sanitaria Panamericana, No. 1, 1976.)

INFLUENZA WHO C ollaborating centre fo r reference and research L o n d o n (13, 14, 15 April 1976). — The recently isolated influenza virus A strains in Switzerland, Yugoslavia, Tunisia, Romania, Italy, Western Australia, Scotland and New Zealand were antigenically similar to A/Victoria/3/75. In the following countries, A/England/864/75 was concurrently isolated with A/Victoria/3/75: France, Belgium, the Federal Republic of Germany and Israel. In Kenya, the isolates were similar to A/ Victoria/3/75 but one strain was identical to A/Port Chalmers/1/73. In a number of countries, Switzerland, Spain, the Federal Republic of Germany and France, influenza B strains were isolated con­ currently with the influenza A virus. B isolates were in general of low avidity but cross-reacted with B/Hong Kong/5/72 likeviruses. o n in flu en za ,

GRIPPE C entre collaborateur

OMS

d e référence et d e r echerche

po u r la g r ippe ,

L o ndres (13,14 et 15 avril 1976). — Les souches

de virus grippal A récemment isolées en Suisse, en Yougoslavie, en Tunisie, en Roumanie, en Italie, en Australie occidentale, en Ecosse et en Nouvelle-Zélande étaient antigéniquement analogues à A/Victoria/3/75. Dans d ’autres pays (France, Belgique, République fédérale d ’Allemagne et Israel), on a isolé concurremment A/ England/864/75 et A/Victoria/3/75. Au Kenya, les isolats étaient analogues à A/Victoria/3/75, mais il y a eu une souche identique à A/Port Chalmers/1/73. Dans un certain nombre de pays (Suisse, Espagne, République fédérale d ’Allemagne et France), on a isolé aussi bien des souches B que des souches A. Les virus B isolés étaient en général de faible réactivité mais présentaient des réactions ana­ logues à celles du virus B/Hong Kong/5/72. N ouvelle -Z élande (9 avril 1976). — 1 A en juger par les noti­ fications reçues des omnipraticiens et par les échantillons analysés en laboratoire, l’incidence des affections d ’allure grippale signalées il y a quelque temps est en nette régression.

N ew Z ealand (9 April 1976). — 1 Judging b y reports from general practitioners and specimens received in the laboratory, the incidence o f influenza-like diseases reported earlier shows a definite decline.

Serological Tests for Swine Influenza-Like Infections in Man U n it ed K ingdom (30 March 1976). — One hundred sera received for diagnosis of viral diseases in general from all areas in Northern Ireland between 1 January and 9 February 1976 were titrated in an H I test with four units o f influenza A/Mayo Clinic/103/74 haemagglutinin. Fifty sera from patients over the age of 60 years and 50 sera from patients under the age o f 60 years were tested. In those patients over the age o f 60 years, 48 out o f 50 or 96 % had swine influenza antibody in their sera. However, in those patients under the age of 60 only 11 out o f 50 or 22% had swine influenza antibody in their sera. Ten out of these 11 patients with swine influenza antibody were in the 40-59-year-old age group and the youngest patient with swine influenza antibody was a 32-year-old woman who lived in Belfast Swine influenza antibody was not found in the younger age groups. »See N a 12, p. 91.

Epreuves sérologiques relatives aux infections humaines rappelant la grippe porcine R oyaume -U n i (30 mars 1976). — Cent échantillons de sérum — 50 provenant de sujets de plus de 60 ans et 50 de sujets de moins de 60 ans — qui avaient été reçus de toutes les régions d ’Irlande du Nord pour diagnostic virologique entra le I e1 janvier et le 9 février 1976 ont été soumis à l’épreuve IH avec quatre unités d ’hémagglutinine anti-grippe A/Mayo Clinic/103/74. Pour les sujets de plus de 60 ans, 48 sur 50 (96%) étaient porteurs d ’anticorps sériques contre la grippe porcine. Pour les sujets de moins de 60 ans, la proportion n ’était que de 22% (11 sur 50). Dix des 11 sujets porteurs d ’anticorps contre la grippe porcine apparte­ naient au groupe d ’âge 40-59 ans et le onzième était une femme de 32 ans habitant Belfast. Il n ’a pas été détecté d ’anticorps contre la grippe porcine chez les sujets plus jeunes. * Voir N» 12. p. 91.

Wkiy Bpldcm. Bee.: No. 17 • 23 April 1976

-

135

-

R tk ti tpldim. hcte: N«17-23»vril 1976 POUSSÉE D ’ORIGINE ALIMENTAIRE À SALM O NELLA TYPH IM U RIU M 1

SALM O NELLA TYPH1M URIUM FOODBORNE OUTBREAK1 The following information has been received concerning the foodbome illness affecting several hundreds o f passengers on charter flights linking Las Palmas and several European countries in the last week of February 1976. The strain of Salmonella typhimurium isolated from the batch of mayonnaise prepared in the catering establishment has been shown to belong to phage type 96. This is the same phage type as the organism responsible for the outbreak. ‘ See No. 9, p. 73 and No. 15, pp. 117-118.

Les renseignements ci-après ont été reçus au sujet de l’infection d ’origine alimentaire dont ont été victimes plusieurs centaines de passagers de vols charter entre Las Palmas et plusieurs pays euro­ péens au cours de la dernière semaine de février 1976. La souche de Salmonella typhimurium, isolée du lot de mayon­ naise préparé par le traiteur, appartenait au lysotype 96, le même que celui de l’organisme responsable de la poussée. 1 Voir N° 9, p. 75 et N» 15, pp. 117-118.

SM ALLPOX: C O U N T DOWN ^ The global programme of smallpox eradication has reached the point that progress is now monitored in terms of the number of “infected villages" in each area. A village is considered infected until six weeks have elapsed since onset of rash of the last case and until a special search is made to confirm that no further cases have occurred. Current data are presented below with a comparison of the situation four weeks previously:__________ 20 March —mars

17 April —avril

Ethiopia — Ethiopie B egem dir................................................ H a ra rg h e ................................................ Gojam .................................................... B ale.......................................................... 15

9 9 2 35

14 9 2 — 25

Total . . . Somalia — Somalia (Importations — cas im portés)..........................................

1 36

— 25

T O T A L ...............

VARIOLE: LE COMPTE À REBOURS ^ Le programme mondial d’éradication de la variole a maintenant atteint le stade où les progrès sont exprimés par le nombre de «villages Infectés» dans chaque zone. On considère qu'un village est infecté pendant les six semaines qui suivent l'apparition des éruptions et tant qu'une enquête n'a pas établi l'absence de tout nouveau cas. Le Tableau ci-dessus donne les informations les plus récentes avec, en regard, les chiffres enregistrés quatre semaines auparavant YELLOW-FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendments to 1976publication

CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE POUR LES VOYAGES INTERNATIONAUX Amendements à la publication de 1976

Ireland

Irlande

Insert: \ Insérer: Waterford: Director of Community Care and Medical Officer of Health, South Eastern Health Board, 35 The Mall Norway Insert: Oslo:

Norvège | Insérer: Board o f Health — Helserad, St. Olavs plass 5 Etgts-Unis d’Amérique Supprimer; Greater Anchorage Area Borough Albermarle-Charlottesville Health Dept.

United States of America Delete: Alaska Anchorage: Virginia Charlottesville: Insert: Alaska Anchorage: New York Albany: Texas El Paso: Virginia Charlottesville:

|

Insérer:

Municipality of Anchorage, D ep t of Health and Environmental Protection Albany County Dept, of Health Drs. Egbert and Olive Office, 1501 Arizona, Suite 3-E Thomas Jefferson Health District

Wkly Epidem. Rtc.: No. 17.23 April 1976

-

136 -

Relevé épidém. kebd.: N» 17 - 23 «vril 1976

AUTOMATIC TELEX REPLY SERVICE for Latest Available information on Communicable Diseases Telex Number 28150 Geneva Exchange identification codes and compose: ZCZC ENGL (for reply in English) ZCZC FRAN (for reply in French) Health administrations are reminded that the telegraphic address E pidn a tio n s G eneva (Telex 27821) should be used for any notifi­

SERVICE AUTOMATIQUE DE RÉPONSE PAR TÉLEX pour les dernières informations sur les maladies transmissibles Numéro de télex 28150 Genève Faire échange d’indicatifs et composer le code: ZCZC ENGL (pour une réponse en anglais) ZCZC FRÂN (pour une réponse en français) H est rappelé aux administrations sanitaires que l’adresse E pidG enève (Télex 27821) doit être utilisée pour l ’envoi à l’OMS, par télégramme ou télex, de toute notification de maladies transmissibles sous surveillance internationale et toute autre com­ munication concernant l’application du Règlement sanitaire interna­ tional. L ’utilisation de cette adresse, spécialement prévue à cet effet, permet au service responsable de recevoir les informations dans les plus brefs délais. nations

cation to the Organization by telex or telegram of communicable diseases under international surveillance and other communica­ tions under the International Health Regulations. The use o f this specially allocated telegraphic address will ensure that the infor­ mation reaches the responsible Unit with the minimum delay.

D ISEA SES SUBJEC T TO TH E REGULATIONS N otifications Received from 15 to 22 April 1976 C Cases — Cas Port

M ALADIES SO U M ISE S A U RÈGLEM ENT N otifications reçues du 15 au 22 avril 1976 ... Figures not yet received — Chiffres non encore disponibles / Imported cases — Cas importés

D Deaths — Diois P A Airport — Aéroport

r Revised figures — Chlfires révisés j Suspected cases — Cas suspects C D 1.1-31 JH

PLAGUE — PESTE America — Amérique c BRAZIL BRESIL 1975 I

YELLOW FEVER — FIÈVRE JAUNE America — Amérique c COLOMBIA1 COLOMBIE1

BURMA (eontd) — BIRMANIE (suite)

D

States Bahia Cearâ . . . . . . . .................... ... j j 68 209s 119 1U 3s 6 2s 266 7y 16 2? c BURMA — BIRMANIE

Minas Gerais . . . . P a ra ib a ........................ Pernam buco................ Piaui . . . . . . . . 1Revision/Révmoa Asia — Asie States M ag w e........................ M andalay....................

( 1 i \

3 23 j 0 0 0 0 0 2 is 0 1$ D

P e g U ........................... Sagaing....................... Shan . ........................ T e n a sse rim ................

15 37 1 16

1 3 0 3

D

7-12.II

Caqueta Intendencia San Vicente de Caguân Municipio . . . . 1 1

CHOLERA1 — CHOLÉRA1 Asia — Asie C BANGLADESH INDONESIA THAILAND INDONÉSIE THAÏLANDE 11

D 0

1Jungle Yellow Fever/Fiévre jaune de brousse.

21-27.IÜ 7-i3.ni

373

31

SMALLPOX — VARIOLE Africa — Afrique C ETHIOPIA — ETHIOPIE

4-10JV

M -3i.m

22 74

2 5

1 0 1 The total number of cases and deaths reported for each country occurred m infected areas already pub­ lished, or in newly infected areas, see below / Tous les cas et décès notifiés pour chaque pays se sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans dus zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.

D

H-I7.IV

Provinces

B eg em d ir....................

20

...

H a r a r ......................

33

...

N ew ly Infected A reas as on 22 April 1976 — Zones nouvellement Infectées au 22 avril 1976 For entena used in compiling this list, see No. 9, page 76 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dune le N* 9, à la page 76. The complete list of infected areas was last published in WER No. 16, page 127. It should be brought up to date by consulting the additional information published subsequently in the WER, regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. CHOLERA — CHOLERA Asia — Asie INDONESIA - INDONESIE La liste complète des zones infectées a paru dans le RBH N° 16, page 127. Pour sa mise i jour, 3 y a lieu de coosulter les Relevés publiés depuis lors où figurent les listes de zones i ajouter et ù supprimer. La liste complète est génèraiépient publiée une fois par mois. THAILAND — THAÏLANDE YELLOW FEVER — FIÈVRE JAUNE

Sulawesi Selatan Province Barru Regency Pangkajenc Regency Pare Pare Municipality Takalar Regency

ChatUhaburi Province Tha Mai District COLOMBIA — COLOMBIE

Aceh (Simulera) Province Aceh Tunur Regency Sabang (P) Municipality

Caqueta Intendencia San Vicente de Caguân Municipio

Areas Removed from the Infected Area L ist between 15 and 22 A pril 1976 Zones supprimées de la liste des zones Infectées entre les 15 et 22 avril 1976 For criteria used m compiling this list, set No. 9, page 76 — Les critères appliqués pour la compilation de cettp liste sont publiés dans le N° 9, à la page 76. PLAGUE — PESTE Africa — Afrique MADAGASCAR

Majunga Province Bealanana S. Pré/. Beandraiezma Canton Marofamara Canton

CHOLERA — CHOLÉRA Asia — Asie BURMA — BIRMANIE

INDU — INDE

Andhra Pradesh State Cuddappah District

Fianorontsoa Province Fianararasoa S. Prif. Ankafotra Canton Talata Ampano Canton Vohitrafeno Canton

Irrawaddy Division Tananarive Province Soavinandriaaa S. Pré/. Ampitdina Canton Maubin District

Magwe Division Thayetmyo District

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé