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Lutte contre les maladies non transmissibles : mise en oeuvre de la Stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles et du plan d’action : rapport du Secrétariat

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

CONSEIL EXÉCUTIF Cent trentième session Point 6.1 de l’ordre du jour provisoire

EB130/7 17 novembre 2011

Lutte contre les maladies non transmissibles Mise en œuvre de la Stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles et du plan d’action Rapport du Secrétariat 1. Le présent rapport rend compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre du plan d’action pour la Stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles1 approuvé par la Soixante et Unième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2008 (résolution WHA61.14). Le précédent rapport de situation sur la période 2008-2009 ayant été examiné par la Soixante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé,2 le présent rapport couvre la période 2010-2011. 2. Le plan d’action contient les six objectifs suivants : 1) accorder un rang de priorité plus élevé aux maladies non transmissibles dans les activités liées au développement aux niveaux mondial et national et intégrer les activités de prévention et de lutte aux politiques de l’ensemble des ministères concernés ; 2) élaborer des politiques et des plans nationaux de lutte contre les maladies non transmissibles et les renforcer ; 3) promouvoir des interventions destinées à réduire les principaux facteurs de risque communs modifiables de maladies non transmissibles : tabagisme, mauvaise alimentation, sédentarité et usage nocif de l’alcool ; 4) promouvoir la recherche pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles ; 5) promouvoir des partenariats pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles ; et 6) suivre les maladies non transmissibles et leurs déterminants et évaluer les progrès accomplis aux niveaux national, régional et mondial.

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Document WHA61/2008/REC/1, annexe 3.

Documents A63/12 et WHA63/2010/REC/3, procès-verbaux des septième, huitième et neuvième séances de la Commission A.

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PROGRÈS ACCOMPLIS OBJECTIF PAR OBJECTIF OBJECTIF 1. Accorder un rang de priorité plus élevé aux maladies non transmissibles dans les activités liées au développement aux niveaux mondial et national et intégrer les activités de prévention et de lutte aux politiques de l’ensemble des ministères concernés 3. Les mesures prises par le Secrétariat étaient notamment les suivantes : a) Le Secrétariat a examiné les éléments établissant un lien entre les maladies non transmissibles, d’une part, et le développement socio-économique, la pauvreté et les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé, de l’autre. Un résumé des conclusions a été publié dans le rapport de situation mondial de l’OMS sur les maladies non transmissibles 2010.1 b) Le Secrétariat a organisé une consultation d’experts sur l’action intersectorielle pour la santé et l’effet de l’alimentation et de l’activité physique sur les maladies non transmissibles (Helsinki, 6 et 7 septembre 2010), afin de faire le point des expériences internationales et des enseignements à en tirer. Des ateliers mondiaux et régionaux ont été organisés sur le renforcement des capacités en vue de l’intégration aux soins primaires des interventions contre les maladies non transmissibles. c) Dans le cadre des préparatifs en vue de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles (New York, 1920 septembre 2011), le Secrétariat et les États Membres ont organisé des consultations multisectorielles régionales. Il s’agissait : d’évaluer l’ampleur de la charge des maladies non transmissibles et leur impact socio-économique ; d’examiner la pertinence politique et stratégique de la lutte contre les maladies non transmissibles dans tous les pays ; et de définir les défis à relever, les occasions à saisir et les mesures recommandées pour que la lutte contre les maladies non transmissibles figure parmi les priorités en matière de développement.2 d) Au Forum mondial de l’OMS pour relever le défi des maladies non transmissibles (Moscou, 27 avril 2011), un large groupe de participants a défini des mesures prioritaires visant à produire des résultats au niveau mondial et s’est engagé à les prendre.3 L’échange des différents points de vue a permis de préparer la discussion à la conférence ministérielle qui a suivi. e) Les résultats aussi bien de la première Conférence ministérielle mondiale sur les modes de vie sains et la lutte contre les maladies non transmissibles (Moscou, 28-29 avril 2011, organisée conjointement par la Fédération de Russie et l’OMS) que de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sont résumés dans un rapport soumis au Conseil par ailleurs.4 La Déclaration de Moscou explique la raison d’être des mesures aux niveaux national et international, et contient l’engagement à les prendre.

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Global status report on non communicable diseases 2010. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011.

Les rapports sur les résultats des consultations régionales sont disponibles sur http://www.who.int/nmh/events/2011/en/index.html (consulté le 24 octobre 2011). Pour un rapport du Forum, voir http://www.who.int/nmh/events/global_forum_ncd/forum_report.pdf (consulté le 19 octobre 2011). 4 3

Document EB130/6.

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OBJECTIF 2. Élaborer des politiques et des plans nationaux de lutte contre les maladies non transmissibles et les renforcer 4. Les mesures prises par le Secrétariat étaient notamment les suivantes : a) Le Secrétariat a appuyé la préparation de recommandations fondées sur des données probantes et celle d’outils simplifiés pour l’évaluation et la prise en charge des risques cardiovasculaires, le dépistage précoce du cancer et la prise en charge du diabète, de l’asthme et des maladies pulmonaires obstructives chroniques au niveau des soins primaires là où les ressources sont limitées. Il a également apporté un appui technique aux États Membres en vue de renforcer les capacités nationales à mettre en pratique les interventions contre les maladies non transmissibles par les soins de santé primaires. b) Cinq séminaires internationaux sur les aspects de santé publique des maladies non transmissibles ont été organisés à l’intention des responsables de programmes nationaux de lutter contre les maladies en Suisse en 2010-2011 afin de renforcer les capacités des pays. c) Pour appuyer la formulation et la mise en œuvre d’interventions de prévention et de lutte d’un bon rapport coût/efficacité dans les pays à revenu faible et intermédiaire, le Secrétariat a défini des prises de position claires et formulé des recommandations techniques complètes sur la surveillance, la prévention et la prise en charge des maladies non transmissibles ainsi que sur l’intégration d’une série essentielle d’interventions efficaces d’un prix abordable contre les principales maladies dans les systèmes de santé par les soins de santé primaires. Un outil visant à estimer les ressources nécessaires et le coût de l’extension d’un module d’interventions essentielles dans les pays à revenu faible et intermédiaire1 a également été mis au point et diffusé aux États Membres. d) L’efficacité et les éléments essentiels des modèles d’autosoins et d’autoprise en charge ont été systématiquement étudiés afin d’offrir une base de recommandations pour ce type de soins dans le cas des maladies non transmissibles. e) Un module de formation a été établi pour faciliter le traitement de la dépendance à l’égard du tabac dans les systèmes de soins de santé primaires. Un appui technique a été apporté à huit pays en vue d’intégrer de brèves interventions antitabac dans leur système de soins de santé primaires.

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Disponible sur www.who.int/nmh/publications/cost_of_inaction (consulté le 19 octobre 2011).

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OBJECTIF 3. Promouvoir des interventions destinées à réduire les principaux facteurs de risque communs modifiables de maladies non transmissibles : tabagisme, mauvaise alimentation, sédentarité et usage nocif de l’alcool 5. Les mesures prises par le Secrétariat étaient notamment les suivantes :

Lutte antitabac a) Un appui technique a été apporté aux États Membres pour la mise en œuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, y compris les mesures pour aider les pays à donner suite aux dispositions de la Convention concernant la réduction de la demande de tabac. Des modules de formation concernant la taxation du tabac, les environnements non-fumeurs, le conditionnement et l’étiquetage des produits du tabac, l’application d’une interdiction complète sur la publicité en faveur du tabac, la promotion et le parrainage et les mesures de réduction de la demande concernant la dépendance à l’égard du tabac et le sevrage ont été mis au point et ont fait l’objet d’essais pilotes. Un appui technique a été apporté à huit pays pour l’application de mesures de réduction de la demande. Huit évaluations des capacités ont été effectuées dans des pays à revenu faible ou intermédiaire afin de déterminer leurs points forts et les occasions qui se présentaient, ainsi que les obstacles à l’application de certaines mesures de réduction de la demande et de l’offre selon les priorités de chacun des pays concernés. b) Les travaux ont été sensiblement intensifiés en Afrique. Une assistance et un appui techniques directs sont fournis à des pays de la Région africaine pour renforcer les capacités de changements politiques et l’action programmatique. On relèvera la création du Centre africain de lutte antitabac hébergé par la Makerere University School of Public Health à Kampala (Ouganda). L’OMS a commencé à fournir des ressources techniques et financières au Centre en juillet 2011, et les engagements des donateurs assurent le financement jusqu’à juillet 2014. c) Le Secrétariat a fourni aux ministères des finances de 12 États Membres de l’ensemble des Régions de l’OMS un appui technique, des avis d’experts et une formation pour accroître l’efficience et l’efficacité des systèmes nationaux de taxation du tabac et de leur administration. Trente et un autres ministères ont reçu une formation collective sur la taxation du tabac dans le cadre de réunions régionales et d’ateliers techniques. Un manuel technique sur l’administration de la taxation du tabac1 et une série d’instruments sur les coûts économiques du tabagisme2 ont été publiés. d) Un appui et un apport techniques ont été fournis au Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac concernant la mise au point de directives et de protocoles. Le Secrétariat de l’OMS et celui de la Convention suivent un programme préétabli pour assurer la complémentarité des travaux et éviter au maximum les doublons. e) Suite à la recommandation du Groupe de travail de haut niveau sur le financement novateur des systèmes de santé concernant l’extension du prélèvement de solidarité sur les billets d’avion et l’examen de la viabilité technique d’autres taxes de solidarité concernant le 1

WHO technical manual on tobacco tax administration. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2010, réimprimé en 2011. Economics of tobacco toolkit: assessment of the economic costs of smoking. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011. 2

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tabac et les transactions sur les monnaies, le Secrétariat a publié un document de réflexion sur le concept nouveau de contribution de solidarité sur le tabac.1 Promouvoir une alimentation saine et l’exercice physique a) Des ateliers mondiaux et régionaux de renforcement des capacités sur la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé ont été organisés dans toutes les Régions de l’OMS. b) Plusieurs outils ont été mis au point à l’intention des États Membres et des autres parties prenantes sur la base des recommandations contenues dans la Stratégie mondiale (voir la résolution WHA57.17). Des recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé ont été publiées2 et un guide pour leur application est en cours de mise au point. Le Secrétariat a examiné les éléments disponibles concernant l’efficacité des interventions sur l’activité physique dans des cadres comme les soins de santé primaires, les écoles, la communauté et les lieux de travail en ce qui concerne le transport, l’environnement et les sports. c) Comme proposé par le Forum de l’OMS et la réunion technique sur les stratégies de prévention de l’obésité de l’enfant dans la population (Genève, 15-17 décembre 2009),3 on met actuellement au point un instrument pour définir les domaines d’intervention prioritaires des États Membres. d) Un réseau a été mis en place dans la Région du Pacifique occidental pour contribuer à la réduction de l’apport de sel dans la population et établir un lien avec les réseaux existants et les groupes d’experts en place dans la Région des Amériques et dans la Région européenne, qui ont continué à échanger des conseils sur l’importance de la réduction de l’apport de sel pour la santé publique et consenti des efforts de sensibilisation à cet égard. e) L’OMS et la Food Standards Agency du Royaume-Uni ont organisé ensemble une réunion technique sur la création d’un environnement favorable aux stratégies de réduction de l’apport de sel dans la population (Londres, 1er-2 juillet 2010). Il a notamment été question d’interventions pour l’éducation du consommateur et la reformulation des produits alimentaires industriels de façon à réduire l’apport total de sodium dans l’alimentation grâce à des choix personnels judicieux.4 Par la suite une réunion technique convoquée par le Gouvernement canadien et l’OMS (Calgary, 19-20 octobre 2010) a été consacrée à la surveillance de l’apport de sodium dans la population, à l’évaluation des sources alimentaires de sodium ainsi qu’aux connaissances, attitudes et comportements concernant le sodium et la santé.5 Sur la base des résultats de ces deux réunions, le Secrétariat est en train de mettre au point, à l’intention des

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http://www.who.int/nmh/events/un_ncd_summit/ncds_stc.pdf (consulté le 19 octobre 2011). http://whqlibdoc.who.int/publications/2010/9789242599978_fre.pdf (consulté le 19 octobre 2011).

Stratégies de prévention de l’obésité de l’enfant dans la population : rapport du forum et de la réunion technique de l’OMS, Genève, 15-17 décembre 2009. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2010. 4 Creating an enabling environment for population-based salt-reduction strategies: report of a joint technical meeting held by WHO and the Food Standards Agency, United Kingdom, July 2010. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2010.

Strategies to monitor and evaluate population sodium consumption and sources of sodium in the diet: report of a joint technical meeting convened by WHO and the Government of Canada. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011.

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États Membres, un instrument pratique pour l’application des stratégies de réduction de l’apport de sel dans la population. f) En mai 2010, l’Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA63.14, a approuvé une série de recommandations sur la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinées aux enfants, qui préconise une action mondiale visant à réduire les effets pour l’enfant de la commercialisation d’aliments riches en graisses saturées, acides grastrans, sucres libres ou en sel. Le Secrétariat a poursuivi les discussions avec les organisations non gouvernementales et le secteur privé, en mettant l’accent sur une commercialisation responsable des aliments dans le cas des enfants ainsi que sur la reformulation des produits et la sensibilisation du consommateur. g) Une réunion technique sur la fixation de profils nutritionnels a été organisée conjointement par l’OMS et l’International Association for the Study of Obesity (Londres, 4-6 octobre 2010).1 Le Secrétariat a rédigé un manuel pour la mise au point ou l’adaptation des modèles de profils nutritionnels et catalogué les modèles existants. Le manuel peut être utilisé comme instrument par les pays pour envisager la mise au point de modèles de profils nutritionnels et sera mis à jour après des épreuves de terrain dans des pays des six Régions de l’OMS. h) Afin de mettre à jour les recommandations sur l’apport alimentaire, les données scientifiques font l’objet d’une révision systématique. Jusqu’ici, l’examen a porté sur l’apport total en lipides et en glucides, l’apport de sel/sodium et de potassium ; et l’utilisation du sel comme support pour l’enrichissement en iode. i) L’initiative des écoles favorables à une bonne nutrition, dont le but est de promouvoir une alimentation saine chez l’enfant d’âge scolaire, a été lancée dans 17 pays de la Région européenne. Un réseau d’action hébergé par le Gouvernement néerlandais a été créé et sa première réunion a eu lieu en novembre 2010. Des matériels de formation ont été mis au point et une réunion des homologues de la nutrition a eu lieu en mars 2011 à Genève. La Région de la Méditerranée orientale a organisé une formation à l’initiative des écoles favorables à une bonne nutrition à Abu Dhabi, Dubaï et Sharjah (Émirats arabes unis) en novembre 2010. Réduction de l’usage nocif de l’alcool a) Après l’approbation par l’Assemblée de la Santé dans la résolution WHA63.13 de la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool et conformément aux dispositifs de surveillance et de notification, le Réseau mondial des homologues nationaux de l’OMS pour l’application de la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool a été mis sur pied pour assurer une collaboration efficace et des consultations avec les États Membres sur l’application de la Stratégie mondiale à différents niveaux. À sa séance inaugurale (Genève, 811 février 2011), les responsables nationaux de 126 États Membres ont adopté les mécanismes pratiques et les structures du Réseau et élaboré le plan de mise en œuvre de la Stratégie mondiale.

Nutrient profiling: report of a WHO/IASO technical meeting, London, United Kingdom, 4-6 October 2010. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011.

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b) Le Secrétariat continue de surveiller la consommation d’alcool, les modes de consommation, les conséquences pour la santé et les mesures politiques prises par les États Membres pour appuyer les efforts visant à réduire l’usage nocif de l’alcool. Le rapport de situation mondial de l’OMS sur l’alcool et la santé publié cette année présente des données complètes aux niveaux mondial, régional et national.1 c) Les efforts ont été poursuivis pour mettre au point et diffuser des instruments techniques et des matériels de formation en vue de la mise en œuvre de différentes options politiques au niveau national, notamment le repérage et la prise en charge de l’usage nocif de l’alcool dans les établissements de soins. d) Le dialogue se poursuit avec les organisations non gouvernementales, les associations professionnelles et les opérateurs économiques sur les moyens pour eux de contribuer à la réduction de l’usage nocif de l’alcool. Des consultations se dérouleront à Genève le 12 décembre 2011 avec les organisations non gouvernementales et les associations professionnelles, et le 13 décembre avec les opérateurs économiques.

OBJECTIF 4. Promouvoir la recherche pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles 6. Le Secrétariat a publié un programme de recherche pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles2 fixant un ordre de priorités à la suite de larges consultations, de la production de documents de réflexion sur d’importants domaines de recherche et d’une enquête sur l’établissement d’un ordre de priorités pour la recherche. En fixant les priorités, on a voué une attention particulière à la recherche liée aux politiques et interventions qui ont contribué à une tendance baissière de la prévalence des maladies non transmissibles dans les pays développés. Ces aspects de la recherche concernaient notamment : la transformation des conclusions en résultats pratiques ; le suivi des tendances des facteurs de risque et la surveillance et l’évaluation ; la mise en œuvre d’approches de prévention d’un bon rapport coût/efficacité ; les efforts qui contribuent à placer les maladies non transmissibles parmi les préoccupations du développement mondial ; et la réduction du coût des interventions efficaces faisant appel à la technologie de pointe pour une application appropriée là où les ressources sont limitées. Le programme de recherche a été lancé au cours de la première Conférence ministérielle mondiale sur les modes de vie sains et les maladies non transmissibles (Moscou, 28-29 avril 2011) et envoyé aux centres collaborateurs de l’OMS, aux organisations non gouvernementales, aux organismes donateurs et aux principaux chercheurs.

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Global status report on alcohol and health. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011.

Mendis S, Alwan A, eds. Prioritized research agenda for prevention and control of non communicable diseases. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011.

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OBJECTIF 5. Promouvoir des partenariats pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles 7. Les mesures prises par le Secrétariat étaient notamment les suivantes : a) Le Secrétariat a organisé le Premier Forum mondial du Réseau des maladies non transmissibles (Genève, 24 février 2010).1 Avec plus de 150 représentants des États Membres et de la société civile, le Forum a apporté une contribution significative à la sensibilisation et à l’engagement en faveur de la lutte contre les maladies non transmissibles, notamment dans les pays en développement. Des groupes de travail ont été organisés sur la sensibilisation et les communications, les mécanismes de financement novateurs et la surveillance et l’évaluation. b) À l’occasion de la Réunion plénière de haut niveau des Nations Unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement (New York, 20-22 septembre 2010), le Secrétariat a convoqué la deuxième réunion du Conseil consultatif international du Réseau des maladies non transmissibles. c) Le Secrétariat a organisé plusieurs manifestations à l’intention des groupes de parties prenantes dans le cadre des préparatifs en vue de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non transmissibles. En novembre 2010, des dialogues informels ont eu lieu avec le secteur privé et les organisations non gouvernementales. En avril 2011, le Forum mondial de l’OMS pour relever le défi des maladies non transmissibles a eu lieu à Moscou (voir ci-dessus le paragraphe 3.d)), en présence de plus de 300 participants d’un large éventail de groupes de parties prenantes.2 Les délibérations du forum ont été diffusées sur le Web. d) L’OMS a apporté son soutien aux travaux du groupe spécial de la société civile sur les maladies non transmissibles mis sur pied par le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies pour apporter des éléments consultatifs sur la participation de la société civile à la Réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles (New York, 10-20 septembre 2011). Le groupe spécial comprend des membres d’organisations non gouvernementales, d’organisations de la société civile et du secteur privé. Une audience interactive informelle pour la société civile (New York, 16 juin 2011) s’est notamment déroulée à la demande de l’Assemblée générale et a également été diffusée sur le Web. Les résultats ont contribué aux préparatifs de la Réunion de haut niveau.3

On trouvera un projet de document de réflexion à l’adresse : http://www.who.int/ncdnet/events/global_forum_report_20100421.pdf (consulté le 19 octobre 2011). 2 Un rapport est disponible à l’adresse : http://www.who.int/nmh/events/global_forum_ncd/forum_report.pdf (consulté le 19 octobre 2011). 3 Une version préalable non éditée du rapport est disponible à l’adresse : http://www.un.org/en/ga/president/65/issues/Advanced%20unedited%20summary%20of%20informal%20interactive%20civi l%20society%20hearing.pdf (consulté le 19 octobre 2011).

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OBJECTIF 6. Suivre les maladies non transmissibles et leurs déterminants et évaluer les progrès accomplis aux niveaux national, régional et mondial 8. Les mesures prises par le Secrétariat étaient notamment les suivantes : a) Le rapport de situation mondial de l’OMS sur les maladies non transmissibles 2010, publié en avril 2011,1 offre une base pour la surveillance future des tendances et l’évaluation des progrès accomplis par les pays face à l’épidémie. Le rapport énonce des positions claires et des orientations stratégiques sur la surveillance, la prévention et la réduction des facteurs de risque ainsi que les soins de santé. b) Une deuxième réunion du groupe de référence OMS sur l’épidémiologie, créé conformément au plan d’action, a été convoquée à Genève en août 2010. Les travaux du groupe et les réunions internes ultérieures ont abouti à un consensus sur les éléments fondamentaux et les indicateurs de base pour les cadres de surveillance nationaux des maladies non transmissibles qui ont été incorporés au rapport de situation mondial. Les trois principaux éléments d’un cadre de surveillance national sont les suivants : a) surveiller les expositions (facteurs de risque) ; b) surveiller les résultats (morbidité et mortalité par maladie) ; et c) indiquer les réponses apportées par le système de santé. Le cadre et les indicateurs essentiels proposés sont joints en annexe au rapport du Secrétariat figurant dans le document EB130/6. c) Afin de fixer des cibles et des indicateurs réalistes fondés sur des données scientifiques destinées à des évaluations à moyen terme et finales, le Secrétariat a mis sur pied le groupe de travail technique de l’OMS sur les cibles concernant les maladies non transmissibles, composé d’experts internationaux de la surveillance de ces maladies et de membres du personnel de l’OMS. Le groupe a fait le point de la situation et des tendances concernant ces maladies et fourni une évaluation critique de la possibilité d’atteindre les cibles proposées sur la base des réalisations avérées des pays. En juillet 2011, le groupe a formulé une série de recommandations sur les cibles volontaires et les indicateurs pour suivre les progrès dans la réduction de la charge des maladies non transmissibles comme base de discussion et les États Membres ont été invités à indiquer leur position. Après d’autres travaux et consultations techniques avec les États Membres, une version révisée est actuellement préparée ; elle sera diffusée pour des consultations ultérieures entre les États Membres.

CONCLUSIONS 9. D’importants progrès ont été réalisés dans l’application de la Stratégie mondiale et du plan d’action. La Réunion de haut niveau des Nations Unies en septembre 2011 et les travaux préparatoires en vue de la Réunion ont apporté une contribution sans précédent à la lutte mondiale contre les maladies non transmissibles et à leurs effets socio-économiques néfastes. La mise en œuvre des séries de mesures du Secrétariat pour les six objectifs du plan d’action pour la Stratégie mondiale a débouché sur des positions stratégiques et des recommandations claires aux États Membres dans les trois principaux domaines d’action, à savoir : la surveillance des maladies non transmissibles et de leurs déterminants, la prévention des risques par des interventions efficaces, et l’amélioration des soins de santé destinés aux personnes atteintes de maladies non transmissibles par le renforcement du système de santé. 1

Global status report on noncommunicable diseases 2010. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011.

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10. D’importants défis subsistent toutefois en matière de mise en œuvre au niveau des États Membres. Pour les relever, il faudra mieux reconnaître l’importance du renforcement des capacités nationales de faire face aux maladies non transmissibles, surtout dans les pays en développement, et reconnaître qu’on devra peut-être pour cela renforcer durablement le financement. Comme indiqué dans la déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, il faut étudier la possibilité de fournir des ressources adéquates prévisibles et constantes par des sources nationales, bilatérales, régionales et multilatérales, y compris les mécanismes de financement traditionnels et les mécanismes volontaires innovants.1

MESURES À PRENDRE PAR LE CONSEIL EXÉCUTIF 11. Le Conseil est invité à prendre note du rapport.

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Résolution 66/2 de l’Assemblée générale des Nations Unies, paragraphe 45.d.

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Informations clés
Type de document Governing Bodies documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé