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Rapport de mission en Guinée Equatoriale du 1er au 08 novembre 2003

Organisation mondiale de la santé
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tWORLD HEALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION @ ORGANISATION MOND]ALE DE LA SANTEREGION DE L'AFRIQUE AFRICAN PROGRAMME FOR ONCHOCERCIASIS CONTROL (APOC) PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE B.P. 549 OUAGADOUGOU, Burkina Faso Tétégr.: ONCHO OUAGADOUGOU 1él: (226) 34 29 53- 34 29 59 - 34 29 60 Télex: ONCHO 5241 BF Fax: (226)34 28t5;34 36 47 RAPPORT DE MISSION EN GUINEE EQUATORIALE DU ler AU 08 NOVEMBRE 2003 PRESENTE par - Dr L. Yaméogo, Coordonnateur du bureau du Directeur - Mme A. Assagwè, Assistante, Comptabilité et Budget COORD/APOC/RAP/00 1 /Nov-2003 IRAPPORT DE MISSION La mission qui s'est déroulée du 1" au 8 novembre 2003 a été conduite par le Dr L. Yaméogo, Coordonnateur du Bureau du Directeur, et Mme A. Assagwè, Assistante comptabilité et budget. Melle T. Guissou qui avait également été désignée pour cette mission n'a malheureusement pas pu effectuer le déplacement pour des raisons indépendantes de sa volonté. Objet de la mission Il s'agissait pendant notre séjour à Malabo de . Examiner la situation financière des comptes des deux projets (TIDC et Elimination du vecteur) APOC en Guinée Equatoriale ; o Rencontrer le GTNO et la Représentation de I'OMS pour échanger sur les conclusions et recommandations de cet exercice afin de nous mettre d'accord sur une ligne de conduite à tenir ; . Conduire rme évaluation rapide des activités d'élimination du vecteur dans l'île de Bioko. Voyage Après avoir quitté Ouagadougou le 1" novembre 2003 en fin d'après-midi pour Cotonou d'où nous devrions partir pour Malabo via Libreville le 02 novembre par Air Gabon, nous ne sommes finalement arrivés à Malabo que le 04 novembre par Bénin Golf Air (BGA), Air Gabon ayant finalement annulé son vol du 02 novembre. Nous étions attendus à I'aéroport de Malabo par une équipe munie de tous les documents pour faciliter notre entrée malgré le retard de près de quatre heures accusé par le vol à I'arrivée à Malabo par rapport à ce qui nous avait été communiqué la veille (11h30) par les agents de BGA. Les différents points forts de la mission a) 04 novembre 2003 Nous avons été accueillis à la représentation de I'OMS par I'Assistant administratif (M. Hilario Tortosa Segura qui nous a conduit chez le Dr Luciano Abaga Nchama, DPC, qui assurait I'intérim du WR/Guinée Equatoriale qui était en mission au siège de I'OMS/AFRO. Après nous avoir souhaité la bienvenue, il nous a expliqué que toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de la mission. C'est ainsi qu'il aurait pris contact avec le Président du GTNO pour une visite de courtoisie le 05/1112003. M. Tortosa Segura nous a installé ensuite dans une salle tout en nous expliquant que la joumée de travail était terminée depuis 15h30 pour le personnel de la Représentation. J'en ai profité pour lui demander de nous mettre à disposition un ordinateur sur lequel serait installé le programme sur les notions de base de sécurité sur le terrain pour le Système des Nations Unies. Ce qui fut fait, et j'ai informé M. Siaka Coulibaly qui est à Malabo en mission depuis Ie 24 octobre qu'il y avait urgence à passer le test de sécurité. J'ai dû le faire pour moi-même séance tenante pendant un peu plus de trois (3) heures de temps. Pendant ce temps, Mme Assagwè essayait, en compagnie de M. Coulibaly et d'un chauffeur de s'assurer que nous avions des chambres d'hôtel acceptables. 2b) 05 novembre 2003 Alors que nous nous attendions à rencontrer dans la matinée le Secrétaire général du Ministère de Santé, Président du GTNO, et que nous cherchions en vain le Dr Luciano Abaga Nchama pour être situés sur le devenir de cette rencontre, nous n'avons été informés que vers 10h00 par le Dr Manuel Nguema Ntutumu, MPN, qu'il était à une rencontre avec la Ministre de la Santé de I'Espagne qui était en visite de travail dans le pays. Si nous en avions été informés plus tôt, j'en aurais profité pour une visite de certains points de capture et pour des échanges avec l'équipe de suivi des activités d'élimination du vecteur mais, cela nous a donné plus de temps pour une analyse des documents financiers de 2002 des deux projets de la Guinée Equatoriale reçus par APOC mais qui n'avaient pas encore été dépouillés. C'est ainsi que nous avons noté : les changements de signatures sur les chèques, ce qui nous a conforté dans notre idée de chercher à savoir s'il y avait un document officiel désignant les signataires officiels sur les comptes des deux projets et si les prototypes de signature de ces signataires étaient déposés à la Banque. des factures de montants élevés dont les paiements sont effectués en espèces après que les sommes aient été retirées à la Banque par la comptable au lieu que les règlements soient effectués directement par chèque. Des soldes en caisse qui sont négatifs en octobre et novembre 2002 pour le projet d'élimination du vecteur, et en février 2003 pour le projet TIDC alors que les projets disposaient encore de fonds en banque. o o a a a En outre, nous avons pu arranger dans I'après-midi, avec I'aide efficace de M. Hilario, une séance de travail avec Melle Eulalia Francisca Tela Obriang, la comptable qui était au projet jusqu'en août2002.I1 en est ressorti surtout que : les perdiem et les indemnités forfaitaires payés au personnel de l'équipe nationale le sont sur la base de taux fixés verbalement par le Directeur national. C'est ainsi qu'un seul chauffeur a été recruté pour le projet TIDC et le salaires prévu pour deux chauffeurs serait payé à ce seul chauffeur. le contenu des L/A n'étant pas connu de la comptable, les instructions reçues du Directeur national sont exécutées sans possibilité de contrôle. C'est ainsi que la comptable avait souhaité assurer elle-même les paiements des agents sur le terrain, mais le Directeur lui aurait indiqué qu'il n'y a pas de provisions dans la Lettre d'accord pour couwir de telles activités, ce qui n'est pas vrai. Melle Tela Obiang aurait proposé de continuer à assurer à temps partiel la comptabilité des projets mais cela n'a pas été retenu par le Directeur national. L'actuelle comptable, Melle Teresa Alo Mangue est une infirmière qui a reçu un briefing rapide sur la tenue des livres après le départ de Melle Obiang. a c) 06 novembreZ}}3 Rencontre avec le Secrétaire général du Ministère de la Santé et du Bien-être social En compagnie du Dr Luciano Abaga Nchama, Mme Assagwè et moi-même avons échangé avec le Secrétaire général, M. Francisco Medina Catalan, à qui nous avons transmis tout d'abord les salutations du Directeur du Programme APOC avant de lui parler : Ja des efforts importants fournis par APOC et la communauté internationale tant sur le plan financier que technique pour aider la Guinée Equatoriale à éliminer I'onchocercose des zones endémiques. L'exemple le plus visible étant les activités d'élimination du vecteur par traitements larvicides par voie aérienne qui mobilisent annuellement plus de 600 000 $US ; de la nécessité d'améliorer la couverture thérapeutique et le niveau d'intégration des activités du TIDC dans le système national de santé ; des dispositions à prendre par le pays pour assurer la durabilité du TIDC. En cela, nous lui avons rappelé que le projet TIDC de la Guinée Equatoriale est dans sa 5è'' année et est donc prévu être évalué pour savoir si les activités telles qu'elles sont conduites actuellement permettront au TIDC de se poursuiwe après I'arrêt du soutien financier d'APOC ; de la nécessité pour nous de savoir qui sont les signataires sur les comptes des deux projets APOC en Guinée Equatoriale et d'avoir éventuellement les documents les mandatant; des problèmes de mauvaise tenue des livres comptables et de gestion douteuse constatés depuis près d'un an sur les rapports financiers envoyés au management de I'APOC. Des exemples ont été donnés à M. le Secrétaire Général. A cause de ces problèmes de gestion, le Programme aurait dû arrêter de soutenir financièrement les projets. Toutefois, pour ne pas pénaliser les populations affectées par ce fléau qu'est I'onchocercose, le Directeur du Programme avait décidé de confier provisoirement la gestion des fonds du projet d'élimination du vecteur à la Représentation de I'OMS à Malabo depuis mars 2003. La gestion financière du projet TIDC qui continue d'être assurée par le programme national connaît toujours par contre des problèmes qui ont été portés à la connaissance du Dr Sima à travers un certain nombre de correspondances du Management d'Apoc. a a a Sur I'ensemble des points soulevés, le Secrétaire général a indiqué tout d'abord qu'il a pris fonction en novembre2002.Il a ensuite reconnu qu'il n'a jamais été briefe sur son rôle de Président du GTNO, et qu'il ne voyait le Directeur national, le Dr A. Sima que de temps à autre lorsque celui-ci avait besoin de son aide pour régler des problèmes. Des cartons de signatures d'un des projets du ministère nous ont été montré tout en avouant cependant qu'il n'a jamais su comment fonctionnaient les comptes des projets APOC. Séance tenante et sur la question de gestion douteuse, le Secrétaire Général a téléphoné à un de ses collaborateurs pour lui demander de tout faire pour rentrer en contact avec le Directeur national en mission sur le continent, à Bata. Il a souhaité que nous nous rencontrions le lendemain 06 novembre lorsque nous aurions investigué plus amplement sur ces questions financières. Enfin, M. Medina Catalan a indiqué qu'il ne souhaiterait pas que le GTNO/Guinée Equatoriale soit perçu comme étant inefficace. Il convoquera donc une réunion du GTNO à laquelle il invitera M. le Ministre de la Santé et du Bien-être social, pour traiter de ces questions tant techniques que financières. Avant de le quitter, nous I'avons remercié et lui avons promis de revenir le briefer un peu plus en détails le lendemain conformément à sa demande. U 4Séance de travail à la Banque, CCEI Bank GE, Malabo En compagnie de la comptable du projet Teresa et de l'Assistant Administratif de la Représentation, nous avons été bien accueillis par la responsable de la banque à qui les raisons de notre déplacement ont été données. Elle n'a pas hésité à nous faire les copies des documents que nous lui avons demandé à savoir le panel de signatures, les listing des opérations enregistrées sur les deux comptes et des correspondances en relation avec la liste des signatures. Elle a juste demandé une copie de l'ordre de mission pour garder dans le dossier de la banque. il est surtout important de noter à propos des signataires que la dernière correspondance envoyée le 25/0412003 instruisant la banque que le Directeur National était devenu le seul signataire des deux comptes après le départ de I'ONG et cette correspondance est signée par le Directeur national lui même. Visite de terrain Après avoir échangé avec Mme Assagwè sur les éléments importants attendus de la Banque (documents divers sur les signataires sur les comptes des deux projets APOC communiqués par le Ministère de la Santé, signatures des signataires mandatés, relevés de comptes bancaires des deux projets), j'avais demandé à I'assistant administratif de la Représentation, M. Hilario, d'accompagner Mme Assagwè et Melle Alo Mangue à la Banque. J'ai ainsi pu me rendre sur la rivière Apu à Barleycon en compagnie de MM. Ally Diallo et Siaka Coulibaly de l'équipe de coordination des activités d'éliminalion du vecteur dans l'île de Bioko. Barleycon est à près de 25 km de Malabo. Ces dernières semaines plus de 200 simulies y ont été capturées par jour alors que la situation semblait y avoir été maîtrisée à la fin de la première saison de traitements larvicides. Les gîtes y sont par contre très faiblement colonisés en larves du vecteur et les invertébrés non cibles y sont rares également. Sur place, les captures allaient bon train mais seulement quelques dizaines de simulies avaient été capturées alors qu'il ne restait plus que trois heures de temps de captures. Le captureur en opération avait l'éléphantiasis. J'ai demandé à son collègue (M. Jose Esono) s'il prenait Ie Mectizan. C'est alors qu'il m'a fait comprendre qu'ils n'ont jamais reçu ce médicament. Le chauffeur M. Francisco Borupu qui nous a conduit est alors intervenu pour nous dire que dans de nombreux villages de la région, les populations refusent le Mectizan à cause notamment des contre indications dont la consornmation d'alcool. C'est ainsi qu'à Basapu, l'équipe nationale avec laquelle il s'y était rendu a été obligée de faire appel à la police pour contraindre les habitants à se laisser traiter. Je n'ai pas manqué de lui dire que I'usage de la force n'est pas la solution et qu'il serait souhaitable de mettre un accent particulier sur la sensibilisation. Le coordonnateur n'était malheureusement pas présent pour nous perrnettre de mieux comprendre la situation. Nous avons rendu visite également aux techniciens qui assurent les dissections. Ils nous ont montré une lame qu'ils étaient entrain de préparer avec 4 L3T rencontrées dans une simulies. Plusieurs simulies infectieuses ont été capturées à ce point, confirmant que la transmission était toujours intense dans la zone. En discutant avec MM. Diallo et Coulibaly sur la situation dans le sud de l'île, ils m'ont fait comprendre qu'une équipe de deux techniciens devra s'y rendre vers le l8 novembre pour une supervision. 5Bien que n'ayons pas eu suffisamment de temps pour parcourir un peu plus les activités en cours dans le cadre de l'élimination du vecteur, it eit a noter I'engagement, la détermination et le dévouement des acteurs de terrain que nous avons rencontrés. ia rapidité de la recolonisation intervenue après la première campagne de traitements larvicides intite à plus d'efforts pour une meilleure compréhension du phénomène pour des résultats encore plus décisifs. Séance de travail avec Melle Teresa Alo Mangue Bien que Melle Alo Mangue, infirmière jouant ici les fonctions de comptable pour le projet nous ait affirmé qu'elle n'était qu'une exécutante, que le Directeur national n'alamais voulu rien entendre d'elle et donc qu'il nous fallait plutôt nous adresser à lui, nous lui avons fait remarquer que : a a un certain nombre de problèmes notés sur les cash books étaient de sa responsabilité (solde négatif en caisse; paiements effectués en espèces mais reportés comme ayant été assurés par chèques; sommes anormalement élevées en caisse (régulièrement plus de trois millions de francs CFA), les réapprovisionnements systématiques mensuels de la caisse de plusieurs millions sans tenir compte des sommes en caisses et des prévisions de dépenses, etc.) ; n'ayant pas une formation de comptable, elle aurait pu voir avec son chef pour qu'il demande l'assistance de la comptable qui I'aprécédée ou qu'il demande au Représentant de I'OMS I'assistance de M. Hilario Tortosa Segura par exemple ; les paiements aux sociétés ou à des particuliers lorsqu'il s'agit de somrnes de plusieurs centaines de milliers de francs auraient dû se faire par chèques bancaires aux intéressés et non par des retraits qu'elle opère pour permettre au Directeur national ou à quelqu'un d'autre d'effectuer les paiements en espèces ; le Directeur national avait indiqué à APOC par écrit (nous lui avons lu le passage de la lettre concemée), que le compte du projet a été en rouge par la faute de la comptable qui ne lui a pas donné la bonne information. En I'absence du Dr Sima, beaucoup de questions sont restées sans réponse. Les échanges susmentionnés ont eu lieu en présence et avec la contribution de M. Hilario qui a servi d'interprète quant il le fallait. Signalons que le Représentant y a également apporté sa contribution à temps partiel. La plupart des points soulevés dans cette partie du rapport proviennent de discussions que nous avons eues avec Mme Assagwè à la suite du dépouillement des pièces comptables des deux projets (de janvier 2002 à juillet 2003 pour ce qui est du TIDC) qu'elle a assuré pendant notre mission. Ce document de dépouillement est ci-joint comme annexe 1. Sur certains points corlme les pièces détachées pour lesquelles il nous a été signalé qu'un magasin se trouverait au domicile du Directeur national, il ne nous a pas été possible de le vérifier en son absence. Il aurait été souhaitable de faire une confrontation avec la firme où les pièces ont été achetées à Bata pour nous assurer de la réalité de ces achats mais le temps matériel nous a fait défaut. :l a 6d) 07 novembre 2003 Entretiens entre le Secrétaire général du ministère de la santé et du bien-être social, une délégation de la Représentation de I'OMS et les membres de la mission APOC Au cours de cette rencontre qui a été relativement brève (un peu moins d'une heure) parce que le Secrétaire Général devait aller en mission, nous lui avons donné une copie (reçue de la banque CCEI la veille), de la lettre du Dr Sima datée d'avril 2003 adressée à la Banque par laquelle il se désignait comme étant le seul habilité désormais à signer sur les deux comptes des projets APOC (annexe 2). Une copie des signataires initiaux sur les comptes (annexe 3) également reçue de la Banque lui a été remise, toutes les signatures à I'exception de celle du Dr Sima ayant été annulées. Signalons toutefois que c'est la Représentation de I'OMS qui avait décidé en 2000 (annexe 4) de ne plus être signataire sur les comptes bancaires du GTNO. Nous en avons profité pour revenir sur les anomalies constatées dans la gestion qui n'a pas toujours suivi les règles de I'Organisation et laissaient planer ainsi le doute sur la réalité des dépenses encourues. C'est en cela qu'une copie de la lettre du Dr Sima indiquant qu'il serait disposé à effectuer trois mois de mission sans frais de mission a également été remise au Secrétaire Général du Ministère. Un autre élément discuté est celui de I'amélioration de la couverture thérapeutique et de I'intégration du TIDC. Nous lui avons donné I'exemple du village de Barleycon cité plus haut où les habitants n'avaient pas encore été traités au Mectizan. Après quatre ans de mise en ceuvre du TIDC dans l'île de Bioko, il est difficilement compréhensible qu'une telle situation puisse se présenter à une vingtaine de kilomètres seulement de Malabo, le siège du Programme national. Il est évident que le TIDC reste encore à être installé dans ces zones. Enfin, nous avons doru:é les exemples du Congo Brazzavllle et de la RDC où les autorités ont relevé de leurs fonctions les fonctionnaires indélicats et remboursé les sommes qui avaient été détotrrnées ou les dépenses qui n'avaient été clairement justifiées. Pour terminer, nous avons ajouté que le Directeur de I'APOC pourrait être amené au prochain FAC en décembre prochain au Canada à faire cas des projets APOC qui connaissent des problèmes techniques et ou de gestion et il serait dommage que les projets de la Guinée Equatoriale soient cités. Il y a donc urgence à ce que des actions concrètes soient prises pour redresser la situation. Echanges avec différents agents du Programme national Outre les échanges avec les captureurs, le chauffeur et les comptables comme relaté plus haut, nous avons parlé à differents chauffeurs dont MM. Diosdado Olo et Francisco sur leur expérience de la conduite des opérations de manière générale. Nous avons également rencontré par le simple du hasard M. Simon Abaga (entomologiste équato-guinéen) qui était venu à la Représentation pour préparer une mission à Bata dans le cadre d'un projet qu'il a négocié avec I'OMS/AFRO pour tester la sensibilité des moustiques à différents pesticides. 7C'est ainsi qu'en présence de Mme Assagwè et de M. Hilario, M. Diosdado nous a indiqué qu'il a noté à plusieurs reprises que les documents d'acquittement étaient falsifiés. Ces constats ont été faits lorsqu'il accompagnait la comptable à la Représentation de I'OMS pour des photocopies. Alors qu'il avait perçu 20.000 FCFA par exemple, il retrouvait 120.000 FCFA sur le document. Quant à M. Francisco, il nous a que depuis qu'ils sont payés par la Représentation de I'OMS, il se rendent maintenant compte qu'ils étaient sous payés (perdiem comme salaire) par la comptable du Programme national. Quant à M. Abaga, il aurait souhaité apporter une contribution plus importante aux activités d'élimination du vecteur dans l'île de Bioko en raison de sa connaissance du milieu et du sujet. Il est toujours disposé à intervenir ne serait-ce qu'à temps partiel comme cela a été le cas chaque fois qu'il lui a été fait appel. Conclusions et recommandations Malgré des difficultés rencontrées avec les transports aériens, la mission s'est bien déroulée dans I'ensemble. Le Secrétaire général du Ministère de la Santé s'est montré très à l'écoute de points soulevés par Ia mission et, malgré un programme très chargé, n'a pas manqué de nous recevoir par deux fois en 24 heures. Tout le personnel de la Représentation, à commencer par le Dr Soro, a été très coopératif et nous a été d'un grand secours dans I'obtention des rendez-vous comme dans le règlement des aspects logistiques de notre séjour. En tenant compte des points développés dans le corps de ce rapport pour ce qui est de la gestion des ressources mises à la disposition du GTNO de la Guinée Equatoriale pour la mise en @uvre des deux projets, de nombreux points d'ombre subsistent. Non seulement les termes de la Lettre d'accord TIDC ne sont pas respectés, mais les règles de base de gestion des fonds sont mises à l'épreuve, surtout depuis septembre 2002.I1 est difficilement concevable que le GTNO se réduise en la seule personne du Directeur national qui s'est attribué les compétences d'unique signataire sur lescomptes bancaires du GTNO/APOC. Le GTNO n'est pas fonctionnel dans ce pays. Outre la nécessité de réactiver le GTNO, nous préconiserions de maintenir la suspension de tout transfert de fonds en faveur du projet TIDC. Même s'il y avait une revitalisation du GTNO, en attendant que I'on s'assure que tout est mis en æuvre pour une gestion plus saine des ressources, il serait bon de demander à la Représentation d'accepter d'assurer provisoirement le gestion financière des fonds du TIDC au même titre que ceux de l'élimination du vecteur. Sur le plan technique, le volets sensibilisation et formation pour le TIDC mériteraient d'être renforcés en Guinée Equatoriale. L'appui d'un consultant eÿou du personnel de I'APOC au Programme national serait souhaitable même si nous n'avons pas eu I'occasion d'en discuter avec le Directeur national. Quant au volet « élimination du vecteur >>, il nous paraît souhaitable qu'avant la reprise des opérations aériennes, l'équipe de coordination invite M. Simon Abaga et certains techniciens du programme national à des échanges pour une analyse très critique de la situation pour s'assurer que les zéros des mois de mai à juillet 2003 étaient bien réels, et si tel est le cas, tenter de comprendre la provenance et les raisons de la présence d'un nombre non négligeable de simulies sur certains points de capture. ANNEXE I REMARQUES SUR LES RAPPORTS DE DEPENSES DES MOIS DE FEVRIER 2OO2 à JUILLET 2OO3 POUR LE PROJET TIDC ET DE MARS 2OO2 A MARS 2OO3 POUR LE PROJET D'ELIMINATION DU VECTEUR.GUINEE EQUATORIALE En plus des éléments ressortis par le management d'APOC dans sa lettre datée du 10/06/2003 nous avons remarqué ce qui suit : r) Le respect termes des lettres d'accord : a) Le taux de perdiem fixé dans la Lettre d'accord TIDC est de 17.000 F pour le Coordonnateur National. Les taux pratiqués varient cependant entre 18.000 F et 22.000 FCFA. b) La Lettre d'accord de TIDC se réfère à deux chauffeurs qui seront recrutés avec un salaire mensuel de 48.000 F par chauffeur ; un seul a été recruté et perçoit un salaire de 96.000 F au lieu de 48.000 F. c) A partir de septembre 20O2le salaire de ce chauffeur est passé à I 1 1.000F, de même le salaire du comptable est passé de 90.000 F à 105.000F. d) Nous avons constaté un achat très important de pièces détachées : o Le voucher No2 du 02 Juin 2002 indique un achat de pièces détachées d'un montant de r.507 .632 F intitulé « Achat de diverses pièces détachées » sans indiquer ce qui a été payé exactement. o Le 12 Novembre 2002 il y a eu un achat de pièces détachées de 2.538.150 FCFA pour le projet élimination du vecteur; le chèque a été établi le t2llll02 et les factures datent du 14 novembre 2002. Le même jour il y a eu achat de pièces détachées de 1.304.075 F pour le TIDC ; en résumé le 14 Novembre il y a eu un achat total de 3.842.225 F de pièces détachées dans la même maison pour les deux projets ;o Le 2011212002 il y a eu encore un achat de pièces détachées de 1.320.000 F pour le TIDC alors qu'on venait d'en acheter pour 1.304.075 F lel4llll02 ; Le 20112102 il y a encore un achat de pièces détachées d'un montant de 1.980.000 F pour le projet d'Elimination du vecteur ; o En résumé, la lettre d'accord du projet Elimination du vecteur qui couwe la période du 01103102-30104103 prévoit un montant de $ lOôO pour I'entretien et la réparation des véhicules. Au taux de 1$:600 Fcfaqui est celui utilisé par le GTNO dans ses opération, ce montant correspond à 1.800.000 Fcfa.. En Novembre et Décembre 2O0Z le total des achats de pièces détachées s'élève à 4.518.150Fcfa, ce qui dépasse 1 largement le montant prévu. Ce montant représente uniquement l'achat des pièces détachées alors qu'il y a des frais de réparation de véhicules supportés une partie par l'Equipe Nationale et l,autre partie par la représentation de L'OMS qui viennent en sus des achals de pièces détachées. Au niveau du projet TIDC, dans la lettre d'accord qui couwe la période du 0l Décembre 2002 au 30 Novembre 2003 on a prevu un montant de $ 2000 pour I'entretien du matériel roulant. Toujours au taux de I $ : 600Fcfa, le montant prévu est de 1.200.000Fcfa. En Décembre 2oo2 on a acheté 1.320.000 Fcfa de pièces détachées, ce qui dépasse encore le montant prévu sans prendre en compte les frais de réparation des véhicules. II) La gestion des fonds Comme recorrmandé, la petite caisse ne dewait payer aucune dépense supérieure à 100.000 Fcfa mais nous avons remarqué que toutes les dépenses sont réglées au cash même celles qui sont inscrites au niveau de la banque dans les cash book ; ce sont des chèques émis au nom de la comptable qui fait le retrait pour que le paiement se fasse après au cash.(Les copies des chèques 1'attestent). Il n'a pas été possible de vérifier la caisse puisque la comptable n'était pas disponible. rr) La tenue des documents les Nous avons remarqué que les documents ne sont pas bien tenus ; à partir de septembre 2002, il y a eu changement de comptable et la nouvelle qui est présentement là est une infirmière de profession et n'a pas de notion de base de la comptabilité. Par exemple quand le solde de la caisse est négatif et que I'on lui demande comment elle a pu dépenser plus qu'elle n'avait en caisse, elle a été incapable de répondre. IV ) Autres constats : Le solde disponible Avec les relevés que nous avons eu à la banque, il est ressorti que le projet TIDC a un solde positif de 49.137 F et le projet Eliminarion du vecteur 493.034 F. 2 ooooor, Repûbllca de Gulnea Ecuatorlal Mlnlsterlo de Santdad y Blenestar Soclal § ARriü \,j f.:-:Er!-l -R AI..J '\. L-; j-, i 2 8 At/R. 2003 ,,5w ----- - lur MA[_,n g 9r0 'h.- -*._-.-_s-tSENOR DIRECTOR CCEI-BANK N{ALABO Pfe §CTT SENOR DIRECTOR Me dirijo a Ud. para intbnrrarle que la ONG Universidad de Barcelona tUgl que apoyaba al Ministerio de Sanidad en la materia àè por razones a nivel de la Cooperaciôn Espaiîola ha suspendido temporalurente sus actividades en Guinea Ecuatorial. las cuales serân reanudadas en una fecha posterior r,a que los rnotivos de dicha strspensiôtr tetnporal no atèctan al convenic-l existente con el Ministerio de Sanidad por lo tauto. esta Instituciôn Ministerial intbrma a vuestro banco que actualttreute queda en vigor solarnente la t-rrnta del Director Nacioual del Progranra de lucha contra la Oncocercosis y otras Filariasis de este Ministerio de Sanidad v Bienestar Social en el cual estân integrados los provectc-rs TIDC ). Elinrinaciôn del Vector t-uranciados por la qMS(or-eanizaqiQf, Murrdial de lg Salud) çq)'os n' de cuenras son: 025880j v 0258872 respectivamente: tc'rdo ello- con i n, aà no pârâlzâi- las acti'u'idades planit-rcadas a nivel del Prograrna. Sin otro particular le saludamos atentamente. N'Ialabo, 25 de abril 2003 POR UNA GUINEA MEJOR EL DIRECTOR NACIONA I- rar- 1» j cÇEt GE Nombre delcliente Nomdu client Direccion Adresse Tel. Telex - Nombre de los rnandatarios Noms des mandataires APOC G CTA N'Cpte Validation (cadre réserué) Fecha I Date Visado /ÿisa A+ b I Observaciones - Poderes Obseruarions - Pouvoirs ftâJ>l'r/* A A+c J A+B' À+ c' #Mu\»À DT. KÀBÀMBA NKÀMÀNY Don Bienvenid-o ECI ESONO a N't{l'1§}ô .TiU.u\[\Dù B v 3 0 7 1 0 0 2 0 E Esoécimen spàcirppp $ de firmasillnature lffi lll$i := -z a, aJONI PALLAS A, Ùr. M+uær- nerrelaA l.Il.liu \i \ rt\ii'*\ ri-(--I 't \ à +'NU \,,s (r ûR. fluncrrm S tt4k C- rl / 240 83236 atentamente' Malabo cc. OUS UÂI.ABO EQG -.. ${ Dr- Benoît @ oor \ ,)' l' t ,- o RLîi âÈ[i lËËilIT"'' " " I oB(:INÀ t)t" t''\ lrErrr EQG/Ms/00-206 on*inaror: i#'i[(-'* ExcercntibËîÀi81,' l,'i ' -.^r^,ÉDELÀSANTE J."ttÈà13§HIPiâh=-i"' I LA oMs t':N GtlrNtiA rx:tyi'roRt'tt' 234 - 4445 Malabo' 29 dc Jur'rio dc 2000 ? r)t'. t-.sl:NT 931'cl.: (240) iËistriâ#ËËt#.fiÏn:J^Bllr a {i :l "J,ï1,"J§*""ï'ffJvBienestarsocial -tug,.*:$;m^""Xr'grarna Àpartado 330 I\I.ALA}O' Guirrca Ecuetoriel' §a1': (2a0) 9 3236 + , ti

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