Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

HUMAN RABIES = RAGE HUMAINE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WklyEpidm Rec No 22 - 31 May 1985

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Relevé epidérn hebd, N°22 - 31 mai 1985

HUM AN RABIES U n i t e d S t a t e s o f A m e r i c a . — The first case o f human rabies occurring in this country since March 1983 was diagnosed on 27 J uly 1984 in Houston, Texas. The patient, a 12-year-old female Laotian refugee, who had no known history of exposure to a rabid animal and had not travelled outside Texas since arriving m the United States in 1980, died on 8 August, 27 days after onset of illness. A total of 142 individuals (123 medical and paramedical per­ sonnel and 19 friends and family) with some degree of contact with the patient received post-exposure prophylaxis. MMWR E d i t o r i a l N o t e : No more than 5 cases per year of human rabies have been reported in the United States since 1960. Despite its rarity, rabies should be considered in the differential diagnosis of progressive neurological diseases, even in the absence of furious behaviour, classic hydrophobia, or history of expo­ sure. The patient had many features of the less common paralytic form of rabies, in which hyperactivity is absent and paralysis dominates the clinical picture. The paralysis may ascend, as in the present case, mimicking Guillain-Barré syndrome. In the United States, this presentation occurs m approximately 20% of human rabies cases, and appears more often after exposure to rabid bats The patient had no history of exposure to an animal known or suspected to be rabid before or after arrival in the United States. The possibility of acquisition outside the United States is remote. Although an exposure can be identified in most cases of rabies, no exposure has been identified in 8 ( 19%) of the 43 cases occurring in the United States from 1960 through the present. Incubation periods of less than 1 year are found in 99% of cases; the longest well-documented incubation penod was 701 days. The large number o f persons receiving post-exposure prophy­ laxis because of contact with the patient demonstrates that tre­ mendous costs may be incurred as a result of undiagnosed cases. The cost of a single post-exposure regimen of 5 doses of human diploid cell rabies vaccine and 20 IU/kg of human rabies immune globulin is approximately US$ 400 for the biologicals alone. Post­ exposure therapy is indicated in certain circumstances after con­ tact with a human rabies case. Although never reported, the theo­ retical possibility o f human-to-human bite transmission exists, as does that of non-bite transmission by contamination of scratches, abrasions, or open wounds with potentially infectious material, such as saliva, unne, or brain tissue. Transmission between humans has only been documented in 4 persons who recei ved corneal transplants from donors who died o f undiagnosed rabies encephalitis. Once rabies is suspected, adherence to contact isolation procedures can markedly reduce the need for post-expo­ sure therapy in health-care workers. Each potential exposure to human rabies should be carefully evaluated to minimize unneces­ sary rabies prophylaxis.

RAGE HUMAINE E t a t s - U n i s D’A m é r i q u e . — Le premier cas de rage humaine survenu dans ce pays depuis mars 1983 a été diagnostiqué le 27 juillet 1984 à Houston (Texas). La patiente, une fillette de 12 ans réfugiée du Laos, n’avait eu, autant qu’on sache, aucun contact avec un animal enragé et n’avait jamais quitté le Texas depuis son amvée aux Etats-Unis en 1980; elle a trouvé la mort le 8 août, 27 jours après le début de la maladie.

Les 142 personnes au total (123 membres du personnel médical et paramédical et 19 amis et proches) qui avaient été en contact avec la patiente ont fait l’objet d’une prophylaxie après exposition. N o t e d e l a R é d a c t i o n d u MMWR: Depuis 1960, on a compté au maximum 5 cas de rage humaine par an aux Etats-Unis d’Amérique. Malgré la rareté de cette maladie, il faut l’évoquer devant toute maladie neurologique évolutive, même en l’absence d’un comportement de rage furieuse ou du classique spasme hydrophobique et sans notion d’exposi­ tion. La patiente présentait de nombreuses caractéristiques de la rage para­ lytique, forme moins fréquente où l’hyperactivité fait défaut et où le tableau clinique est dominé par la paralysie. Cette paralysie peut s’aggraver, comme dans le cas présent, simulant un syndrome de Guillain et Barré. Aux Etats-Unis, cette entité représente environ 20% des cas de rage humaine et semble plus fréquente après exposition à des chauvessouris enragées. Apparemment, la patiente n’avait pas été exposée à un animal enrage ou soupçonné de l’être, ni avant ni après son arrivée aux Etats-Unis. La probabilité pour que la maladie ait été contractée à l’étranger est très faible. Si, le plus souvent, on arrive à faire remonter un cas de rage à une exposition connue, il en a été différemment dans 8 (19%) des 43 cas survenus aux Etats-Unis depuis 1960 jusqu’au cas actueL La durée d'incubauon est inférieure à 1 an dans 99% des cas, la durée la plus langue qui soit attestée étant de 701 jours. Le grand nombre de personnes qui ont dû faire l’objet d’une prophy­ laxie post-exposition à cause de leur contact avec la patiente fait bien ressortir le coût considérable qui peut découler de l’absence de diagnostic. U ne seule cure post-exposition, comportant 5 doses de vaccin préparé en cellules diploïdes humaines et 20 Ul/kg d’immunoglobulines spécifiques antirabiques, revient à environ US$ 400, en comptant uniquement le pnx de revient des produits biologiques. Ce type de traitement est indiqué dans certaines circonstances après contact avec un cas de rage humaine. Bien qu’elle n’ait jamais été rapportée, la transmission inter-humaine par morsure consutue une possibilité théorique, de même que la transmis­ sion, sans morsure, par contamination au niveau d’écorchures, de zones d’abrasion ou de plaies ouvertes par un matériel potentiellement infec­ tieux — salive, urine ou tissus cérébraux. La transmission inter-humaine n’a été observée que chez 4 sujets, après greffe de cornée prélevée chez un donneur ayant succombé à une encéphalite rabique non diagnostiquée. Dès que la rage est soupçonnée, le strict respect des procédures d’isole­ ment des contacts peut supprimer en grande partie la nécessité d’un traitement post-exposition chez le personnel soignant. Chaque fois qu’il y a nsque d’exposition à la rage humaine, une évaluation rigoureuse s’impose en vue de réduire au minimum une prophylaxie antirabique injustifiée.

(Based on/D’après : Morbidity and Mortality Weekly Report, 1984, 33, No. 33 ; US Centers fo r Disease Control.) U n i t e d S t a t e s o f A m e r ic a — The second case of human rabies occurring in this country in 1984 was diagnosed on 21 September in Pennsylvania. The patient, a 12-year-old male resident of Williamsport, had no history of exposure to a known rabid animal. He died on 29 September, 16 days after onset of illness. Monoclonal antibody analysis of the rabies virus isolated from the patient’s saliva did not reveal the characteristic antigenic pat­ terns found in rabies isolates from raccoons and other terrestrial mammals in the mid-Atlantic states. The similarity between this isolate and those obtained from insectivorous bats common to the eastern United States suggests a bat as the origin of this isolate, but an identical isolate has not been obtained. E t a t s - U n i s D’A m é r i q u e . — Le deuxième cas de rage humaine survenu dans ce pays en 1984 a été diagnostiqué le 21 septembre en Pennsylvanie. Le malade, un garçon de 12 ans habitant Williamsport, n’avait apparem­ ment eu aucun contact avec un animal enragé. Il est décédé le 29 sep­ tembre, 16 jours après le début de la maladie.

MMWR E d i t o r i a l Not e The absence of a known history of exposure, in conjunction with the impending hunting season, resulted in an unprecedented demand for pre-exposure immuni­ zation among many Pennsylvania hunters, trappers, and other outdoors enthusiasts However, only professional trappers and hunters in rabies-endemic areas who are regularly exposed to potentially rabid animals should receive pre-exposure prophy­ laxis; the population at large, including individuals m rabies epi­ zootic areas, does not require rabies pre-exposure prophylaxis. Sports trappers and hunters are at little nsk of an inapparent exposure

L'analyse, par la méthode des anticorps monoclonaux, du virus de la rage isolé de la salive du malade n’a pas révélé les structures antigéniques caractéristiques observées dans des isolements provenant de ratons laveurs et d’autres mammifères terrestres des Etats du centre-est Les similitudes entre cet isolement et les isolements obtenus de chauvessouris insectivores que Ton rencontre dans tout Test des Etats-Unis don­ nent à penser que c’est une chauve-souris qui était à l’origine de l'infec­ tion, bien qu’un isolement identique n’ait pu être obtenu. N o t e d e l a R é d a c i i o n d u MMWR : L’absence d’antécédents connus d’exposition, ajoutée à l’ouverture imminente de la chasse, explique qu’un nombre sans précédent de chasseurs, trappeurs et autres amateurs de plein air de Pennsylvanie ait demandé à bénéficier de la vaccination avant exposition. Toutefois, seuls devraient être vaccinés les chasseurs et trappeurs professionnels qui opèrent dans des zones d’endémicite rabique et sont régulièrement exposés à des animaux potentiellement enragés ; le reste de la population, y compris les personnes qui vivent dans des zones où la rage est épizootique, n’a pas besom d’une prophylaxie antirabique pré-exposition. Les personnes qui pratiquent la chasse comme un sport ne risquent guère une exposition inapparente

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Relevé éputém heba N°22 - 31 nui 1985

All hunters and trappers in rabies-endemic areas handling ani­ mals, such as raccoons, foxes, and skunks, known to be involved in endemic/epizootic rabies problems should use care, especially when skinning animais, to avoid exposures (bites and contamina­ tion of mucous membranes and open wounds with potentially infectious materials [saliva and brain tissue]). The use of gloves is recommended when wild mammals are handled. Any bite or non­ bite exposure should be treated promptly with local-wound care and should be reported to appropnate local or state health officials. The animal head should be maintained at refrigerator temperature (approximately 4 "Q pending instructions on the need for testing. Pre-exposure prophylaxis does not eliminate the need for postexposure prophylaxis. The use of rabies post-exposure prophylaxis should be based on individual evaluations of each exposure and examination ofthe animal that was the source of the exposure after consultation with apropriate local and state health authorities. Rabies in humans is very rare in the United States, and no case has occurred in a person who has received the recommended post­ exposure treatment.

Tous les chasseurs et trappeurs des zones d’endémicité qui manipulent des animaux tels que ratons laveurs, renards et mouffettes qui sont asso­ ciés a des problèmes de rage endémique/épizootique, devraient faire très attention, surtout lorsqu’ils dépouillent les animaux, d’éviter toute expo­ sition (morsures et contamination des membranes muqueuses et de plaies ouvertes par du maténel potentiellement infectieux [salive et tissus céré­ braux]). 11 est recommandé de porter des gants lorsque Ton touche des mammifères sauvages. Toute exposition par morsure ou sans morsure doit être immédiatement désinfectée et signalée aux autorités compé­ tentes locales ou de l’Etat. La tête de l’animal sera conservée à la tem­ pérature d’un réfrigérateur (environ 4 ‘Q en attendant de savoir si un examen est nécessaire. La prophylaxie pré-exposition ne dispense pas de la prophylaxie postexposition. Cette dernière sera utilisée ou non selon les résultats de l’étude de chaque exposition et de l’examen de l'animal responsable, après con­ sultation avec les autorités sanitaires compétentes au niveau local ou à celui de l’Etat. La rage humaine est extrêmement rare aux Etats-Unis d’Amérique et aucun cas n’a été signalé chez les personnes qui avaient reçu le traitement post-exposition recommandé.

(Based on/D’après: Morbidity and Mortality Weekly Report, 1984, 33, No. 45; US Centers for Disease Control.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé