Cent dix-septième session Point 4.5 de l’ordre du jour
EB117.R2 24 janvier 2006
Nutrition et VIH/SIDA Le Conseil exécutif, Ayant examiné le rapport sur la nutrition et le VIH/SIDA ;1 RECOMMANDE à la Cinquante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé d’adopter la résolution suivante : La Cinquante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur la nutrition et le VIH/SIDA ; Rappelant la résolution WHA57.14 invitant instamment les Etats Membres, notamment, à appliquer des politiques et des pratiques de nature à promouvoir l’intégration de la nutrition dans une riposte globale au VIH/SIDA ; Compte tenu des efforts consentis par l’OMS pour appuyer l’accès au traitement antirétroviral dans le cadre de l’initiative « 3 millions d’ici 2005 » et pour assurer un ensemble complet de soins et de mesures d’appui aux personnes vivant avec le VIH/SIDA ; Rappelant les recommandations de la consultation technique de l’OMS sur la nutrition et le VIH/SIDA en Afrique (Durban, Afrique du Sud, 10-13 avril 2005), fondées sur les principales conclusions d’un examen détaillé des dernières données scientifiques sur les besoins en macronutriments et micronutriments des personnes infectées par le VIH, notamment les femmes enceintes et allaitantes et les patients sous traitement antirétroviral ;2 Notant qu’une alimentation et une nutrition adéquates sont souvent considérées comme les besoins les plus immédiats et critiques des personnes vivant avec le VIH/SIDA ou touchées par la pandémie ; Attentive au fait que la sécurité nutritionnelle et alimentaire suppose une action systématique et simultanée pour relever les défis de la pandémie ;
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Document EB117/7. Document EB116/12, annexe.
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Consciente des interactions complexes entre la nutrition et le VIH/SIDA et du risque accru d’infections opportunistes et de malnutrition ; Notant que certains Etats Membres disposent déjà de politiques et de programmes en matière de nutrition et de VIH/SIDA pouvant servir de base à la définition de priorités et de plans de travail ; Soulignant qu’il est important de collaborer dans ce domaine avec d’autres organismes du système des Nations Unies, en particulier la FAO, l’UNICEF et le PAM ; 1. INVITE INSTAMMENT les Etats Membres : 1) à faire de la nutrition une partie intégrante de leur riposte au VIH/SIDA en déterminant les interventions nutritionnelles susceptibles d’être immédiatement intégrées à la programmation concernant le VIH/SIDA, ayant notamment pour but : a) de renforcer l’engagement politique en faveur de la nutrition et du VIH/SIDA dans le cadre de leur programme d’action sanitaire ; b) de renforcer les composantes nutritionnelles des politiques et programmes concernant le VIH/SIDA et de veiller à ce que les politiques et programmes nationaux de nutrition traitent aussi des problèmes concernant le VIH/SIDA ; c) de mettre au point des outils spécifiques permettant de mieux sensibiliser les décideurs à l’urgence du problème de la nutrition et aux mesures nécessaires pour incorporer la nutrition aux programmes de traitement et de soins concernant le VIH ; d) d’évaluer les politiques et programmes existants liés à la nutrition et au VIH/SIDA et de repérer les lacunes à combler et les occasions à saisir pour intégrer les interventions en matière de nutrition ; e) de mettre sur pied une collaboration et une coordination plurisectorielles étroites entre les secteurs de l’agriculture, de la santé, des services sociaux, de l’éducation et de la nutrition ; 2) à renforcer ou réviser les lignes directrices et les outils d’évaluation pour les soins et le soutien nutritionnels en faveur des personnes vivant avec le VIH/SIDA à différents stades de la maladie et pour des modes d’application du traitement antirétroviral en fonction du sexe et de l’âge, ou à en établir de nouveaux ; 3) à appuyer et développer les interventions permettant d’améliorer la nutrition et de prendre en charge la malnutrition sévère chez le nourrisson et le jeune enfant dans le contexte du VIH : a) en appliquant intégralement la stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, et notamment l’approche de l’alimentation dans des
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circonstances exceptionnellement difficiles, ainsi que le cadre d’action prioritaire des Nations Unies concernant le VIH et l’alimentation de l’enfant ;1 b) en renforçant la capacité du personnel hospitalier et des agents de santé communautaires afin d’améliorer les soins apportés aux enfants gravement malnutris exposés au VIH/SIDA ou infectés par le virus ; c) en encourageant la relance de l’initiative des hôpitaux « amis des bébés » dans l’optique du VIH/SIDA ; d) en accélérant la formation aux recommandations et outils concernant les programmes d’alimentation du nourrisson offrant des conseils en matière de prévention de la transmission mère-enfant du VIH et en généralisant le recours à ceux-ci ; e) en veillant à ce que les établissements qui forment des agents de santé réexaminent leurs programmes d’études et les mettent en conformité avec les recommandations actuelles ; 2. PRIE le Directeur général : 1) de renforcer les avis techniques aux Etats Membres en vue d’incorporer les questions concernant le VIH/SIDA dans les politiques et programmes nationaux en matière de nutrition ; 2) de fournir un appui à la mise au point d’outils permettant de sensibiliser les décideurs à la nécessité d’inclure d’urgence la nutrition et le VIH/SIDA parmi les priorités du programme d’action sanitaire ; 3) de fournir, en priorité, un appui à la mise au point et à la diffusion de recommandations, de lignes directrices et d’outils scientifiques sur les soins et le soutien nutritionnels aux personnes vivant avec le VIH/SIDA ; 4) de contribuer à intégrer la nutrition à la formation du personnel soignant, notamment la formation préalable, au conseil technique ainsi qu’aux matériels de formation concernant l’action au niveau communautaire et familial et en situation d’urgence ; 5) de continuer à promouvoir les activités de recherche concernant la nutrition et le VIH/SIDA afin de combler les lacunes théoriques et pratiques ; 6) de fournir un appui à la mise au point d’indicateurs permettant de mesurer les progrès accomplis en vue d’intégrer la nutrition aux programmes concernant le VIH et les effets des interventions nutritionnelles ;
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VIH et alimentation de l’enfant : cadre pour actions prioritaires. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2003.
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7) d’assurer la collaboration entre toutes les parties concernées dans ce domaine pour accomplir des progrès sur la base des réalisations de chacune d’elles ; 8) de favoriser la mise au point de lignes directrices en vue d’inclure des interventions appropriées en matière d’alimentation et de nutrition dans les propositions de financement.
Quatrième séance, 24 janvier 2006 EB117/SR/4
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