Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la troisième séance, vendredi 1er septembre 1961

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WP/RC12/Mln/3 Rev.l)

PROCES-VERBAL DE LA TROISIPME SFANCE

Queen Margaret College Vendred1 ler septembre 1961

a 14

h.30

PRESIDENT: Dr H.B. TURBOTT

SOMMA IRE

1

Programme d'eradication du paludisme (suite)

....................

124

2 3

Timbres-poste pour l'erad1cation du pa1udisme •••••••••••••••• Resolutions d'inter~t regional adoptees par 1e consei1 executif a ses v1ngt-septieme et vingthuit1eme sessions et par la Quatorzieme Assemblee mondiale de 1a Sante •....•.......•...••.•••.••.••.• Isolement du virus du trachome, production d'un vaccin ant1trachomateux et premiers resultats des esssia c11n1ques .•..•.••..•.••......••.•••••..• DBclarations des representants d'organisat10ns non gouvernementales en relations officielles avec l'Oz..iS, (suite) .......... .... ..... .... ..... .... ........... Programme elargi d'Ass1stance technique (Procedures d'elaboration des programmes A 11 echelon national) ........................................................................

128

129

4

129

5

132

6

134

-

-121-

122

COMlTE RIDIONAL

DOUZIEME SESSION

Troisieme seance Vendredi ler septembre 1961

a 14

h.30

PRESENTS

I.

Representants des Etats Membres AUSTRALIE CAMPOOOE Dr H.E. Downes Dr Thor Peng Thong M. Sum-Vadhanayu Dr C.K. Chang Dr C.H. Yen

CHINE FRANCE JAWN

M6decin-colonel L. Caillard Dr N. Nagatomo M. K. Watanabe M. H. Ando Dr S.W. Yun Dr W.J. Jesudason

COREE MALAISIE B\YS-BAS

•

Inche Ibrahim bin Haji Yasin Dr O.J .M. Kranendonk

NOUVELLE-ZILANDE

Dr H.B. Turbott Dr D.P. Kennedy Dr J. C. Thieme Dr E. Valencia Dr E.L. Villegas Dr E. Sison Dr Dr Dr Dr

PHILIPPINES

KlYAIlME-UNI

M. ETATS-UNIS D' AMERIQUE

P.W. Dill-Russell Abdul Wahab bin Md. Ariff D.A. Baird L.J. Clapham Kwong Sea Yoong

Dr A.S. Osborne Dr J.E. Kennedy Dr R.A. Phillips Dr Le-Cuu-Truong

VIEr-NAM

ProCES-VERBAL DE LA TROISIJiloIE SEANCE

II.

Representants des Nations Unies et des institutions special1sees NATIONS UNIES ET FONDS DES NATIONS UNIES roUR L I ENFANCE

M. G. Il6rtels

III.

Re~resentants

des autres or6anisations 1nter6ouvernementales et des organisations non gouvernementales Mlle N.P. Fitzgibbon

COMITE INTERNATIONAL CATHOLIQUE DES INFIRMIERES CONSEIL INTERNATIONAL DES INFmtIERES FEDEPATION DENTAIRE INTERNATIONALE LlGUE DES SOCIETES DE LA COO IX-ROWE COMMISSION DU PACIFIQUE SUD FEDERATION MONDIALE DES EOOOTHERAPWl'ES FEDERATION MONDIALE DES SOCIETE D I ANESTHESIOLOGIE FEDERATION IDNDIALE DES ASSOCIATIONS roUR LES NA TIONS UNIES ASSOCIA TION MEDICALE IDNDIALE

Mlle F.J. Cameron

.'"

Sir John P. WalSh

M. M.S. Galloway

Dr W. Norman-Taylor

Mlle F. Rutherford Mlle M. Bamford Dr A.A. Tennent

Sir John P. Walsh

Dr C.J. Ross-Smith

.., IV. Secretariat de l'OMS REPIm3ENTANT DU DIRECTEUR GENERAL sroRETAIRE Dr P.M. Kaul SDus-Directeur general Dr I.C. Fang Directeur regional

,-

124

COMITE RmIONAL

OOUZnm: SESSION

1.

PRlGRAMME D' ERADICATION DU B\LUI)ISME : Point 14 de l' ordre du jour (document WP/RC12/6) (suite de la discuss10n commencee lors de la deux1eme seance, chap1tre 5) I.e Dr YEN (Chine) d~clare que jusqu'A une date relat1vement r~cente,

le paludisme const1 tua1 t la princ1pale cause de

d~es

et qu' avant 1960

on

".

n'etait pas certain de pouvoir combattre cette mal.adie ef'f'1cacement.

Sur un

total de 6.8 millions d'hab1tants de Ta!wan en 1952, on estimait que 1.2 million sOuf'f'ra1ent de palud1sme. Gr8:ce

a.

un prOgI'aIIJDe f'ortement intensif1e,

a l'a1de

de 1'0MB et d'autres organisat1ons, 18 f'requence a ete cons1derablel'~rad1cat1on

ment r8duite et il est apparu poss1ble d'assurer

dans tro1s ans.

I.e Dr Yen c1 te les tro1s sources princ1psles de cas nouveaux d I 1nf'ect1on :

(1) les vastes gI'oupes d'1mm1gI'ants : on a d1agnostique 400 cas de palud1sme parmi 4266 personnes recelllDBnt rentrees de Birman1e; (2) les petits gI'oupes

d'1mm1gI'ants occasionnels; (3) les donneurs de sang.

Il ins1ate sur l'impor-

tance d'un syateme eff'icace de dep1stage, bien qu'il faille reconnattre que cela entratne des f'rais et exige un personnel cons1derables. Pour mener le

•

progI'aBme de lutte A Tatwan, 11 a fallu employer 7860 personnes au cours des quatre A s1x dernieres annees, ce qui a represente una depense de 72 millions de dollars.

n importe sUl'tout A l'heure actuelle de se premun1r contre 1'1m-

portaUon dans les r6gions liberees de cas en provenance de regions encore in1'ectees. I.e Dr Yen cite egalement les recherches entreprises A l'heure

actuelle sur la transmission possible du paludisme aux Iftres huma1ns par le paras1 te du singe. I.e Dr YUN (Coree) declare que le progI'aIIIDB de lutte contre le

-

paludisme en Coree se developpe normalement, en dep1t de certaines d1f'f'icultes f'1nanc1eres et administratives. Cependant gI'8:ce A l'assistance de l'~quipe

PKlCES-VERBAL DE IA TRlISnME SEANCE

125

...

consultative de l'OMS, des services de lutte contre le paludisme ont pu €tre mis sur pied.

11 tient

a exprimer

toute sa gratitude pour la collaboration de l'OMB.

Le Dr DOWNES (A ustralie) signale que, malue l' absence pratique du paludisme en Australie, le Gouvernement de ce pays doit faire face ments importants, se chiffrant Nouvelle-Guinee. de $750 000. ;«

a des

engage-

a environ

$500 000, dans le territoire de Papua,

Pour l' annee 1963, on prevoi t une depense de tA348 000, soit pr~s !ioU

En 1959/1960, l'Australie a verse

canpte special. pour l' eradica-

tion du paludisme une contribution de t:A15 000, soit environ $33 000 et en 1960/1961, ce versement a atteint t:A20 000 soit

a peu

pres $44 000.

Bien que lora de la Qua-

torzieme Assemb1ee mondiale de la Sante, 1e delegue de l'Australie n'ait ete en mesure d'assurer une assistance supplementaire pour l'eradication du paludisme, le Gouvernement a, depuis lors, promis de faire une contribution sous reserve de" l'accord du Parlement. Cette somme s'elevera probabl.ement

a t:A12

500, la contre-

valeur de $26 000 ou 27 000. Le Dr BAIRD (Royaume-Uni) rappelle la discussion qui a eu lieu l'annee precedente au Comite ~6gional,

suite

a

laquelle il avait ete decide que le Directeur aupr~s

regional du l3u:!"eeu de l' OMS pour l' Asie du Sud-Est interviendrai t ment de l'Indonesie

du Gouverne-

a propos

du programme de lutte antipaludique dans le Kalimantan. La delegati. on

Cette question demeure importante, surtout pour le Borneo du Nord.

.-

du Royaume-Uni demande done au Directeur regional si une reponse a ete obtenue

a

ce sujet et 5i l' on peut €tre assure que les efforts se poursuivront pour aboutir

a une

solution sat.:e sfai sante • Le Dr TRUONG (Viet-Nam) rappelle brievement Ia contribution du Viet-

Nam au compte special pour l' eradication du paludisme.

La somme de $1000 pour

1961 peut parattre modeste, mais elle marque le desir du Gouvernement du Viet-Nam de collaborer au progrcmme d'eradication du paludisme.

126

COMITE RIDIONAL ; OOUZIEME SESSION

Le SECREl'AlRE se refere au compte special. et deDl6l1de que soit con-

signe au proces-verba1 qu'une somme de francs suisses 4494 a ete reque du Cambodge. Au sujet du point sou1eve par 1e Dr Baird, 1e Secrete.1re se refere

a 18 page

3 du document WP/RC12/6, ou 11 est dit que 1e Gouvernement de

1'Ildonesie a ete prie d'1Dtensifier 1es operations d'eradication dans 1e Ke.11maDtan. P1us recemment, le Gouvernement de l'Indonesie a fait savoir que

1es mesures antipa1udiques cOlJInenceraient en 1963. Le Secrete.1re dec1are que 1 'OMS se rend compte de 18 situation dans

laque11e se trouve le Viet-Nam et des difficu1tes auxquel1es se heurte 1e Gouvernement. L'OMB est disposee

a faire

tout ce qui lui sera possib1e

mai~

en principe, 1'aide accordee aux pays l'est en fonction des fonds prevus pour 1e progr_ et des disponibil1 tes financieres. De

plus, 1e plan d' operations Sur

est un document Ame.DsDt du Gouvernement et prepare sous sa responsabil1te. deDI6I1de du Gouvernement, l'OMB est dispos6e plan.

,

a aider a 18

preparation d'un te1 •

Ce1ui qui a ete r6dige par 1e Gouvernement du Viet-Nam pour 1e prograDJDe

d'eradication du pa1udisme, avec l'aide du consei11er de l'OMB, n'a pas pu @tre accepte du fait qu'a ne repond pas aux conditions minima1es imposees pour qu 'un progranme d' eradication benificie de l' assistance de l'OMB. Ces vingt-

deux conditions m1n1males ont ete definies par l'OMB en 1960 et publ1ees au moment OU se terminait 18 redaction du plan d'operations du Gouvernement. C'est pourquoi ni le GOuvernement n1 le consei11er de 1'OMB n'avaient connaisHance de ces conditions au moment de 18 preparation du plan. Ces vingt-deux

/

conditions minima1es ont ete definies pour constituer une base r6e.l.1ste a 1'elaboration d'un programme d'eradication du pa1udisme. L'experience acquise

une peu part out dans 1e mende au cours des cinq dernieres aDDees a prouve 1argement que 1'eradication du pa1udisme est impossible si ces conditions essentie11es De

sont pas rempUes.

Un programme qui ne repond pas aces exigences peut

PFDCES-VERBAL DE LA TROISI»IE SEANCE

127

figurer dans une des autres categories definies par l'OMS et enumerees anterieurement au cours des debats. tion. Ellea constituent les etapes qui meneront a l' eradica-

Elles entrent toutes dans la categorie generale des projets d'eradication 11 est clair que si un gouvernement demande

du paludisme assistes par l' OMS.

l'aide de l'OMS et que des fonds soient disponibles, cette aide sera accordee. A la lumiere du principe enonce dans le document de l'OMS ou figurent les projets

susceptibles de beneficier de l'assistance de l'Organisation, il suffit de voir quel type d'assistance le pays peut, dans le cadre des disponibilites financieres de l'OMS, assimiler d'une maniere satisfaisante. Actuellement, c'est au Viet-Ham

que l'OMS a envoye le plus grand nombre de conseillers de la Region, a savoir deux paludologues, un entomologiste, un ingenieur et un assistant technicien. ee"te

equipe est constituee d~ membres qui sont parmi les plus quelifies d~nt l'OMS dis-

•

pose dans la Region. le dernier etant venu donner son agre~nt

Mais cette aide n' est couverte par aucun accord juridique,

a expiration

en juin 1961.

Le Gouvernement a ete prie de

au maintien de l'aide de l'OMS sur la base actuelle jusqu'a

fin de l'annee.

En"tre temps, un plan d'opdrations complet doit €tre prepare pour

justifier l'aide de l'OMS au cours des annees

a venir.

Le fait que l'Organisation

ma!ntienne dans ce pays son perJonnel sans aucune couverture juridique suffit a prouver que l' OMS est pl:.:s que desfreuse d' aider le Viet-Nam dans sa lutte le paludisme. Si l'Organisation est presente dans les '~,3S progr~s c~ntre

du Gouvernement, C 'est

c' est pour veiller au maintien

norrr."s 'i;echniques dans les operations.

• '«

pourquoi il est

necessa~re

que l'OVS puisse evaluer et revoir les aspects techLeisser entendre que l'OMS pourrait limiter ses ser-

niques de ces operations.

vices a des conseils portant sur certains aspects des operations, ou approuver un programme qui ne soit pas conforme aux exigences techniques minimales etabl1es par l'Organisation, equivaudrait faisant et en continuant de fe.~.re

a desav'luer

l'existence m€me de l'OMS.

Tout en

de son mieux pour aider le Viet-Nam dans sa

128

COMITE RID:lPNAL

OOUZIEME SESSlPN

lutte contre le palud1sme, 1'0M3 est persuadee que le Gouvernement comprendra qu'il 1'aut collaborer avec l'OMS et accepter ses normes techniques si l'on veut que l'OMS garant1sse les operations du point de vue technique et constate que les resultats sont acceptables. La Dr TROONG se declare reconnaissant de l'explication 1'ournie con-

..... -

cernant l' aide de l' OMS

a l' eradication

du paludisme au Viet-Nam.

S I 11 a sou...

leve 18 question au cours de 18 seance du matin, c'est du 1'ait des difficultes rencontrees et qui exigent que 1'0MB reexamine 18 situation.

n

prend note (pour

des explications du Secretaire et en fera part A son Gouvernement.

l'adoption des resolutions, voir proces-verbal de 18 quatrieme seance, chapitres 1.4 et 1.7.)

2.

TIMBRES-roSTE roUR L' ERADlCATlPN DU PALUDISME du jour (document WP/PlJ12/7)

Point 15 de l' ordre

La SECRETAIRE declare que pour stimuler l'inter@t du public A

l' 6gard du programme mondial d I eradication du paludiame, on a ms projet d' emission de timbres-poste consacres

QU

point un

a ce

programme.

Un plan a ete

soumis A cet effet au Conseil executif qui a adopte una resolution invitant les gouvernement

a

emettre, le 7 avril 1962, ou

a une

date rapprochee qui

conviendrait le mieux, des timbres-poste consacres au programme mondial d'erad1cation du paludisme. La document WP/PlJ12/7 donne des details sur les reactions

enregistrees jusqu I a 1 'heure actuelle. La Dr THOR PEN!} THONG (Cambodge) declare que son Gouvernement a

".

decide d'emettre

le 7 avril 1962 un timbre-poate special

a l'occasion

de 18

Journee mondiale de 18 Sante.

Afin de contribuer au succes de 18 campagne ~.

d'eradication du pe.ludisme, une partie des benefices realises lors de 18 vente des timbres_ enTlron le Gouvernement.

70 000 riels - seront ms a 18 disposition de l'OMS par

PROCES-VERBt\L DE IA TR:lIS:mIE SFANCE

La Dr TRUONG n'est pas sGr qu'il soit possible de vet: ser

a l'OMS

une

partie des benefices realises sur les ventes du premier jour.

Cependant, en guise

de contribution du Gouvernement, un certain nombre de timbres ~a pourrait ~tre

remis

a 1 'OMS

pour qu'elle les vende awe collectionneurs.

Le SECRErAIRE declare que depuis la redaction du document, lea autorites

des Iles Ryukyu ont indique leur

1nter~t

a l'egard

de cette emission de timbres

et que 1e probleme serait prochainement discute par la Commission des Timbres_poste. La Dr A.S. OSllORNE (Etats-Un1s d'Amerique) declare que la proposition

est actuellement etudiee par la Commission consultative des Timbres-poste.

La

premiere reunion de cet organiame a eu lieu fin juillet et aucune deciaion negative n' a ete priee. • Le probleme demeure en suspens.

La decision finale sera connue

verB le milieu de ce mois et le Bureau regional ainsi que le Directeur general en seront informes. (pour l'adoption de la resolution, voir proces-verbal de la

quatrieme seance, chapitres 1.5 et 1.8.)

RR30LUrIONS D'INTEREr RIDIONAL ADOPrEES PAR LE CONSEn. EXECUTIF A sm VINGT-SEPrIEME ET VINGT-HUITIEME smsIONS ET PAR lA QUATORZIEME

ASSl!MBLEE MONDIALE DE lA SANTE : Point 16 de l' ordre du jour (document WP/RC12/8) La Com1te prend note des resolutions figurant au document WP/RC12/8.

4.

ISOLEMENT DU VIRUS DU TRACHOME, PRODUCTION D'UN VACCIN ANTITRACHOMATEUX Elr ffiFMIERS RmULTATS DES ESSAIS CLINIQUES : Point 17 de l'ordre du jour (doc~nt WP/RC12/9) Le Capi taine PRILLtPB (Etats-Unis d' Amerique) presente le sujet en

declarant que la marine des Etats-Unis a cree

a Tatpeh,

gr~ce

a l'amabilite Des

uu

Gouvernement de la Chine, un Institut de Recherches.

La personnel se compose

actuellement de 270 personnes, dont 10~ d' Americains et 9O~ de Chinois.

COMITE RmIONAL ; IlOT1ZnME smSION

~udes

se font en collaboration avec le Dr C.R. Yen, de l' Adm1n1stration sani-

....

taire provinciale et le Dr C.K. Chang du Departement de l'Administration de la Sante. Sans les progr8lll!leS de l'OMS executes

annees, il n'aurait pas ete possible de mener llerement les recherches sur le terrain.

a Tat'oiaIl depuis de nombreuses a bien ces etudes et plus particu-

Les travaux ont commence sous la

direction du Dr Graystone, P.rofesseur aux Universite de Washington, de Seattle et de Los Angeles, qui a passe Bon annee de conge efforts se sont conjugues.

a l' !nstitut.

De nombreux

Les etudes sur la toxici te ont ete effectuees par

le Dr Chu, un boursier coreen, tandis que le Dr Dev, boursier indien, a tra-

vaille

a la

purification du virus.

Le Dr Wilridge, un des membres du personnel

americain charge des vaccins, a obtenu son doctorat Japon. des Ces travaux demontrent qu' i l est souvent

a l'Universite Keio au impossible de mener a bien

~udes

sur les maladies sans une collaboration vraiment internationale. Le Capitaine Fhilllps montre ensuite un certain nombre de diapo-

sitives au Comite. Le Dr KAUL (Sous_Directeur general) declare que le Siege de l'Organisation s'interesse vivement maniere approfondie.

a cette a des

question et a etudie le document d'une

L'Organisation suit de pres les travaux effectues sur activites et experiences sur le terLes de- nieres recherches sur le tra-

le trachome et participe en outre

rain dans d1fferentes parties du monde.

choma, et plus particulierement celles sur 1 t isolement du virus, ont ete tree encourageantes et permettent d t envisager 1 t avenir avec optimisme. cependant que de nombreux travaux doivent encore ~tre

Il est vrai On peut se

effectues.

rejouir de ce que l'Unite de Recherches de la Marine des Etats-Unis dispose d'un bon equipement et d'atouts pour mener trentaine d'autres laboratoires procedent ganisation suit de pres les travaux

a Tat'oiaIl Une

a bien

ses travaux.

a des recherches destines a produire un

analogues et l'Orvaccin approprie.

ProCES-VERBAL DE LA TROISIEME

S~NCE

l~l

....

L'Organisation procede en outre a une evaluation etendue des progres realises. Un groupe scientifique des recherches sur le trachome siege actuellement et le Comi te d' experts du trachome se reunira prochainement.

a Geneve

La premiere de ces

deux reunion a pour but de determiner ou et comment stimuler les travaux dans ce secteur et quelles conclusions on peut tirer des connaissances acquises. Quant

'"'

au Comite d'experts du trachome, il s'occupera des methodes et des principes regissant la lutte contre 1e trachome et 1e traitement de cette maladie. espere que ces recherches poussees auraient abouti L'on avait

a la

decouverte d'un vaccin ~tre

efficace, mais il est certain que plusieurs etapes doivent encore avant de disposer d' un vaccin se pretant

parcourues Les

a.

des inoculations exper1mentales.

travaux effectues jusqu'a maintenant permettent de degager des conclusions fort prometteuses. Le Comite pourrait, au cours de sa prochaine session, recevoir des

renseignements complementaires fondes sur les donnees recueillies au cours des reunions du groupe scientifique et du Comi te d' experts. Le Dr KRANENDONK (Pays-Bas) se refere au dernier paragraphe de la page ~

du document ou il est dit que l' on "peut

arr~ter

la maladie

a differentes

etapes,

pourvu qu'on applique le traitement indique,

a moins

que l'arret ne soit spontane."

11 se demande si cette affirmation est exacte etant donne que la gravite du trachome differe considerablement d'une partie du monde a l'autre. En Nouvelle-Gllinee

neerlandaise, une large fraction de la population est atteinte de la maladie, mais cette derniere n' y est pas grave et seul un tres petit pourcentage de malades developpe un pannus. Le Dr Kranendonk s' etonne de ce que le Capi talne Rilllips

parle de la reaction 1iIvorable des anti corps au vaccin, alors que si l' on se refere au tableau 2 du document, et que l'on compare les chiffres, on constate un accroissement assez peu eleve des titres des anticorps. S'11 est correct de comparer :es

..'

chiffres des antlcorps

a l'1mmunlte,

11 serait bon de savoir s1 ces ch1ffres donnent ~tre

l'assurance qu'un vacc1n eff1cace pourra

mis au p01nt pour combattre la malad1e.

132

COMrrE REDIONAL

DOl1ZIEME SESSION

Le

Capitaine PHILLIPS se refere dans sa reponse au tableau 2 et

-,..

-

explique que la premiere rangee de chifi'res n' est pas tres satisfaisante, mais qu'i1s portent sur des dilutions en eprouvette pour des titres variant de zero it. 64.

Ce sont I.a les titres d'anticorps trouves chez les malades.

Contraire-

ment

a la

psittacose, qui est une infection generalis8e du systeme, le trachome

est limite aux yeux. Se referant it. la premiere question, le Capitaine Phillips declare que lorsqu'i1 dit "on peut", il entend non seulement les etudes sur les animaux, mais egalement la mala die chez l'holDlJle. 11 observe que chez ce dernier le

stade aigu a tendance it. demeurer stationnaire pour accuser une flambee ulterieure • L'inocul.ation dans l'oeil sain a tendance it. accrottre la frequence du pannus dans l' oeil infecte. Le Dr

Beaucoup d' etudes reStent it. faire.

YEN declare que les remarques du Capitaine Phillips sont 11 constate qu'un vaccin n'a pas

a &

la fois importantes et bien presentees.

encore ete mis au point, que les traV8ux ont seulement cOlDlJlence et que des recherches ulterieures doivent etre effectu8es pour resoudre des probl6mes d'activitB, de dosage etc. A Tatwan, les enfants de 6

a

7 ans sont examines

pour le trachome et, s'11 est necessaire, ils sont traites dans les ecoles; les contacts famillaux des enfants atteints de l'infection sont egalement examines et certains sont vaccines. On rassemble les resultats et une

eva-

luation en sera fai te au cours des Bnnees

a venir.

(pour l'adoption de la

resolution, voir proces-verbal de 1a quatrieme seance, chapitres 1.5 et 1.10.)

5·

DECIARATIONS DES REPRESENTANTS D'ORGANISATIONS NON GOtNERNEMENTALES EN REIATIONS OFFICIETJ,F.s AVEC L'OMB : Point 18 de l'ordre du jour (suite de 1a discussion cOlDlJlencee lors de 1a premiere seance, chapitre 12) Representant de la Federation mondiale des Societes d'Anesthesiologistes Le Dr

TENNENT declare que c'est 1a premiere fois qu'il a l'ocC8sion

d'assister personnellement aux deliberations du Comite regional.

Du reate,

PROCF3-VERBAL DE IA TKlISIEME SEANCE

l~~

c'est peut-etre la premiere fois que son Organisation y est representee.

La

Federation mondiale des Societes d'Anesthesiolog1stes s'impose d'ameliorer les normes de l'anesthesie dans le monde, aussi bien dans les pays developpes que dans les pays en voie de developpement. Aussi la Federation est-eUe disposee

a.

aider

tout programme d'amelioration de l'anesthesie, si la demande en est exprimee l'OMS par les Pays Membres. En parcourant les programmes pour les annees

a

a venir,

il constate que

l'anesthesie n'y figure pas.

Tout en comprenant que l'eradication de maladies

comme le paludisme, le pian et le trachome etc., pour ne citer que quelques exemples, doivent beneficier de la priorite, il ne faut pas oublier cependant que les h8pitaux se multiplient et que les travaux de chirurgie sont de plus en plus nombreux, si bien qu'il faudra multiplier et ameliorer les anesthesies pour rBduire les deces dUB aux erreurs et pour rendre l'anesthesie completement sUre en tous temps et en tous l1eux. La Federation peut offrir une aide en amel10rant la for-

mation des anesthesiologistes et se ferait un plaisir de collaborer dans ce sens. L'ecole de medecine de Dunedin et les quatre h8pitaux principaux pourraient constituer le cadre des activites de formation dans ce domaine.

Representant de l'Association medicale mondiale Le Dr ROSS-SMITH constate que l'Association medicale mondiale et l'OMS

.

-

ont un but identique,

a savoir,

assurer

a.

toutes les populations du monde un ni-

veau de sante aussi eleve que possible, en s'appuyant pour ce faire sur les associations medicales nationales et en collaborant avec d'autres organisations internationales, telles que l'OMS, l'OIT et la Croix-Rouge internationale. Cet esprit de collaboration entre l'OMS et l'Association medicale ,_~

mondiale s'est manifeste de bien des manieres comme, par exemple, la partiCipation commune

a l'organisation

de deux conferences mondiales sur l'education medicale,

COMITE RIDIONAL

OOUZIEME SESSION

a Londres

en 1953 et

a Chicago '~roisieme.

en 1959, conferences

a ce

point fecondes que

l'on en prevoit une

Consciente de la conununaute des teches, l'Asso-

eiation m6dicale mondiale a toujours veille qui la constituent mettent

a ce

que les associations nationales

a la

disposition de leurs gouvernements respect1fs

les specialistes les plus 6m1nents, pour qu'ils siegent dans les comites d'experts.

a la

demande de l'OMB

L'Association m6dicale internationale, tout en renouvelant ses promesses de soutien utile

a l'oMS,

souhaite que la reunion du Comite regional soit

a tous

ceux qui y participent et que les resultats de ses deliberations

eontribuent

a atteindre

les objeetifs eommuns dans la Region.

6.

PROGRAMME ELAIGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE (PROCEDURES D'EIABORATION DES PROGRAMMES A L'ECHELON NATIONAL) : Point supplementaire 1 de l'ordre du jour (document WP/RC12/11) Le

SECRETA IRE signale l'essentiel des nouvelles methodes de presenLe

tation des programmes nationaux.

Comite de l'Assistance technique a decide

que la proeheine periode pour les programmes couvrira 1963/1964 et qu'on utilisera pour la premiere fois le nouveau mode de presentation des programmes. Le

Comite de l'Assistance technique a decide l'annee derniere d'eliminer l'at-

tribution de parts proportionnelles aux organisations participantes et des quotes-parts des organisations dans les objectifs fixes par pays. 11 s'ensuit

que l'on n'isolera plus pour les objectifs sanitaires un certain pourcentage des allocations nationales. De

plus, bien que les autorisations financieres

pour les projets ne seront aceordees par Ie Comite de l'Assistance technique que pour des periodes de quatre ans

a la

fois, les propositions relatives

a n

cheque projet devront etre soumises pour la duree entiere de ces projets.

faut des lors que tous les projets sanitaires que l'on se propose d'inscrire dans le programme de l'Assistance technique soient dGment justifies et eomportent

ProCES-VERBAL DE IA TroISIEME SEANCE

1;55

des plans

a long

terme bien etablis, ai l'on veut les inclure dans les demandes Conformement au para-

nationales adressees au Bureau de l'Assistance technique.

graphe 15 de l'Annexe I du document WP/RC12/11, le Bureau de l'Assistance technique exige que certains renseignements particuliers accompagnent toutes les demandes pour les projets .~

a.

long terme.

I1 importe egalement de faire figurer Les projets beneficiant de l'assistance

la durae prevue pour les demandes d'aide.

de l'OMS ont toujours ete accompagnes de plans d'operat10ns deta111esj 11 faut en t1rer parti et analyser la situation de maniere ,L

a

determiner la durae optimum de Cette duree depend

chaque projet figurant au programme d 'Assistance technique.

de considerations d'ordre technique a1nsi que des intentions du gouvernement au sujet de la date

a laquelle

il pourrait reprendre le projet en main.

Des

proj~ts

sanitaires presentent toujours certaines exigences techniques particul1eresj bien •

que l'autorisation finale ne porte que sur une durae de quatre ans, on peut esperer que le Bureau de l'Assistance technique ne refusera pas d'approuver une demande d'un gouvernement v1sant

a prolonger

des projets bien plan1fies qui sont en cours I1 importe plus que jamais

depuis quatre ans dans le cadre du Programme elargi.

de plan1fier lea projets en profondeur, de maniere qu'ils repondent ent1erement aux exigences du nouveau mode de presentation des programmes. Le Secreta1re ins1ste sur ce que l'un des aspects essentiels de tout programme national reside dans les liens entre d' une part 16 sante et d 'autre part l'economie et le progres social dans tout pays en voie de developpement. Il im-

porte de faire comprendre aux fonctionnaires superieurs de l'administrat10n qui n'en seraient pas suffiaamment conscients, le role que joue 16 sante publique dans le progres economique et Bocial d'un pays. Faute de quoi les demandes d'ordre

sanita1re ne pourraient beneficier du soutien requis dans les commissions nationales du plan, ce qui empgcherait d'aborder certains projets utiles par manque de fonds, Le Secretaire pre-

.r

ou se traduirai t par le retrai t premature de l' aide exterieure.

cise qu'il dispose de notes preparees par le personnel technique du Bureau regional

COMITE RIDIONAL

OOUZu.ME SESSION

et qu'il serait heureux de pouvoir les discuter avec les representants des gouvernements et aboutir terme.

a un

accord sur la duree probable des projets

a long

Il suggere que les rendez-vous soient fixes par l'intermediaire de

M. Saita, Administrateur (Administration et finances). Le Dr OSBORNE rappelle que, par le passe, de nombreux projets et

programmes regionaux ont ete finances par le Bureau de l'Assistance technique et demande ce qui est propose aux termes de la nouvelle procedure. Le SEC~IRE

explique qu'auparavant, le Bureau de l'Assistance

technique assurait 10%, chiffre qui a ensuite ete accru alloue

a 12%

du montant total

a chaque

organisation.

Ce ch1ffre est maintenant porte

a 1%.

Auparavant,

l'assistSlce technique etait accordee sur une base annuelle, tandis que dorenavant la periode de base sera de deux ans. nique qui constitue l'organe supr~

Le Comi te de 1 'Assistance tech-

, •

a decide que les plans des programmes

devraient @tre traces pour toute la duree de ces derniers et que l'approbation financiere devrait @tre donnee pour quatre ans. Le Secretaire tient

a s'excuser

de ce que les representants n'aient Il suggere

pas eu l'occasion de prendre connaissance plus tat de ce document.

qu'ils le transmettent A leur Gouvernement et les fassent etudier sans retard de maniere que les propositions puissent @tre presentees conformement aux voeux du Comite de l'Assistance technique, sans outlier que les premiers arrives serent les premiers servis. Le PRESIDENT remercie le Dr Fang pour cette explication et remarque

.,.-'

que lea representants qui voudraient avoir des precisions peuvent prendre rendezvous et discuter le probleme avec le Dr Fang et ses collegues. (pour l'adoption

de 18 resolution, voir le proces-verbal de 18 quatrieme seance, chapitre 1.9.)

La seance est levee

a 16

h.42.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé