Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman Liste des participants Résumé analytique et recommandations COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Dix-huitième session Liverpool. l-3 décembre lq97 Point 5 de l'ordre du jour provisoire JPC - CCP CoMITE CoNJoINT DU PRoGRAMME Bureau du Président JPCI8.3 ORIGINAL: ANGLAIS Septembre 1997 COMITE CONSTJLTATIF D'EXPERTS Rapport de la dix-huitième session Ouagadougou. 2-6 juin 1997 Table des matières Pages A. B. C. D. E. F G H J. K. L. M N. o. P. Ouverture de la session Adoption de I'ordre du jour Suite donnée aux recornmandations de la dix-septième session du CCE Questions découlant de la dix-septième session du CCp Examen des questions opérationnelles et techniques - Hydrobiologie . . - Lutte antivectorielle . . . - Planification, évaluation et transfert . . . - Projet Macrofil (y compris l'étude sur I'effet prophylactique potentiel de I'ivermectine à long terme) Information sur les travaux des comités d,Evaluation externe de l'OCP et Macrofil Transfert du savoir-faire, des connaissances et des ressources physiques Etat d'avancement de I'intégration de la surveillance et de la lutte contre I'onchocercose dafri les systèmes nationaux de santé Etat d'avancement du traitement par I'ivermectine sous directives cornmunautaires Aspect des questions techniques Indicateurs de performance Rapport sur les progrès de I'ApOC Divers Date et lieu de la dix-neuvième session du CCE Adoption du projet de rapport Clôture de la session 2 4 6 6 6 7 8 9 t2 ...15 16 T7 I7 t7 18 18 l8 t9 l9 19 19 Annexe 1: Rapport de Iq dix-huitième session du Groupe écologique - Annexe 2: Situation sur [a Karjr, la Kéran et le Mô affluents de l,Oti Anirexe 3: Recommandationssurles siratégies . . . . . . . . Annexe 4: Cadre conceptuel de I'intégration et dü transfert 20 39 40 4L JPC18.3 Page 2 LISTE DES PARTICIPANTS Membres CCE Professor Adenike Abiose, Medical Director, The National Eye Centre, P.M.B. 2267 , Kaduna, Nigeria, Tel: 234-62 239373 (Home) - Fax: 234-62 238360 c/o Sight Savers Dr Anarfi Asamoa-Baah , Director, Policy, Planning, Monitoring and Evaluation, Ministry of Health, P.O. Box M44, Accra, Ghana, Tel: (233 27) 55 64 13 (Home) - Fax: (233 22) 66 68 08 Professor Davide Calamari, University of Milan, 3rd Faculty of Sciences, Environmental Research Group, Via Ravasi 2, 21 100 Varese, Italy, Tel: 39-332 2501 - Fax: 39-332 281 308 Dr Lindiwe Elizabeth Makubalo, Director, Health Systems Research, Department of Health, CIVITAS Building, Struben Street, Private Bag x 828, Pretoria 0001, South Africa, Tel: (012) 312-0774 - Fax: (012)325-8721 Professor David H. Molyneux, Director, School of Tropical Medicine, Pembroke Place, Liverpool L3 5QA, United Kingdom, Tel: 44-151 708 9393 - Fax: 44-l5l707 0155 - E-mail : fahy@liv.uk.ac Docteur Jacques Prod'hon , Président de la Commission Scientifique no.5, ORSTOM, 213, rue[a Fayette, 75480 Paris Cédex 10, France, Tel:33-148 0377 12 -Fax: 33 142093275 Docteur Mamadou S. Traoré, Instirut National de Recherche en Santé Publique (INRSP), B.P.l77L, Bamako, Mali, Tel: 223 22 60 45 or 22 42 3l - Fax: 223 22 60 45 Dr J. Frank Vy'alsh, 80, Arundel Road, Lytham St Annes, lancashire FY8 lBN, Angleterre Tel/fax: 44-1253-7 96080 Dr Fatu Yumkella, Regional Research and Evaluation Offtcer, c/o The Programme for lnternational Training in Health (INTRAH), P.O. Bbx M958, Nairobi, Kenya, Tel:254-2-229670123 03 8ll2l 18 20/21 70 93 - Fax: 254-2 226 824 Revue Externe Professeur Ibrahima L..?iop, Route de §rotechnic, l«n 7.5 Avenue Cheilür Anta Diop, B.P. 21007 Dakar-Poniy, Sénégal - Tél : (22I) 243528 - (221) 255951- Fax : (221) 255955 - E-mail : uepa@idrc.ca Professeur Ahlin Massougbodji, B.P. 188, Cotonou, Bénin - Tél : (229) 30/1095 - (229) 302513 - Fax : (229) 304096 Professor Detlef R. Prozes§, Faculty of MediC[re, University of Pretoria, P.O. Box 667, - - - Pretori_à 0001, South Africa - Tel : (n) L23541148 - Faxl (n) O]296691 -E-maif:prozes§@medic.up.ac.za - '. -- Professor Alexander S. Muller, Zandpad 42,3621NE, Breukelen, The Netherlands - Tel : (3 l) 346263793 - Fax : (3r) 346263793 Professor Rory James Post, Department of Entomology , Natural History Museum, Gromwell Road, London SW7 5BD - Tél: 44-l8t-979 6581 (Home). JPC18.3 Page 3 Coordonnateurs Nationaux Oncho Dr N.K. Diallo, Guinée Dr A. Guimba Diop, Niger Dr A. Pana, Togo Dr A. Tamba Nhaque, Guinée Bissau FAO Dr H.G.B. Chizyuka, Regional Animal Health Offrcer(Trypanosomiasis) FAO Regional Officer for Africa, P.O. Box 1628, Accra, Ghana - Tel: 66 68 51-3 - 66 46 07-8 - Fax: (233-21) 66 84 27 - E-mail: George ChizWka@field fao.org. OCP.OMS Dr K.Y. Dadzie, Directeur du Programme OCP, Ouagadougou Dr H. Agoua, Kara Dr L.K.B. A§oboua, Odienné Dr U. Amazigo, APOC, Ouagadougou Dr L. Barry, Représentant de I'OMS, Ouagadougou Dr Y. Bissan, Bouaké Dr B. Boatin, Ouagadoügou Dr O.W. Christensen, Genève Dr N. Dembélé, Ouagadougou Dr C. Ginger, Genève Dr J.M. Hougard, Ouagadougou M. V. Kéré, Ouagadougou M. D.E. Miller, Ouagadôugou Dr A.H. Itondo, Ouagadougou Dr M. N'I:ndu, Ouagadougou Dr M. Noma, APOC, Ouagadougou- Dr I. Nuttall, Genève Dr J.B. Roungou, Brazzaville M. M. Sarr, Odienné Dr A. Sékétéli, PIWAPOC, Ouagadougou Dr A. Soumbey, Ouagadougou Dr L. Toé, Bouaké ...- Dr L. Yaméogo, Ouasadougou M. C. Zinkoné, APOC, Ouagadougou Autres participants Dr B. Philippon, Directeur délégué du Département Santé, ORSTOM, 213, Rue I.a Fayette, Paris 75480, France - Tél : 33 1480377 09 - Fax : 33 14209 3275 Dr Gerald Coles, University of Bristol, Division of Animal Health & Husbandry, Department of Clinical Veterinary Science, langford House, I:ngford, Bristol BSl8 7DU, United Kingdom Tel. : (44117)928 9418 (Direc0 - (44117)928 9000 (General) - Fax : (441934)853443 (Member of Macrofil External Review Group) JPCI8.3 Page 4 R.E,SUME ANALYTIQUE ET RECOMMANDATIONS 1. Le Comité consultatif d'Expers a tenu sa l8e session au siège de I'OCP à Ouagadougou du 2 au 6 juin 1997 sous la présidence du Pr. David Molyneux. I-a session a été précédée par une réunion d'information organisée par le personnel du Programme et une visite sur le terrain effectuée pendant le week-end dans la région de la Bougouriba. 2. Résumant le suivi des recommandations faites par le CCE lors de sa session de 1996, le Directeur du Programme a rappelé les mesures prises hors de la limite sud de I'OCP pour identifier d'éventuels gîtes de simulies savanicoles qui pourraient être Ia source de la réinvasion de la zone de Bui et pour apporter un appui au traitement communautaire par I'ivermectine. u a évoqué la réunion de 1997 des Coordonnateurs nationaux de l'onchocercose qui a discuté de questions aussi importantes que l'évaluation de la capacité des pays à prendre en charge les activités résiduelles de I'OCP, Ie transfert des bases de données et l'intégration du traitement par I'ivermectine sous directives communautaires aux systèmes nationaux de santé, et a formulé des recommandations pertinentes. Par ailleurs le Dr Dadzie a souligné que I'OCP a réussi par une approche verticale de ses opérations mais qu'à présent l'objectif est de mettre l'accent sur une approche horizontale qui rend indispensable le dialogue à tous les niveaux. 3. [æ Président a présenté un rapport sur sa participation à la session de 1996 du Comité conjoint du Programme. il a souligné que le CCP a approuvé le Plan d'Opérations de la phase de désengagement, la décision de poursuivre le financement de Macrofil par I'OCP après 1997 ; I'extension de la distribution d'ivermectine au sud des limites de I'OCP ainsi que I'appui à la transformation du laboratoire de biologie moléculaire de I'OCP en un centre de surveillance et de lutte pluripathologique. Iæ Professeur Molyneux a attiré I'attention du CCP sur Ia pression exercée sur le personnel de I'OCP dans son travail, à la suite de la rationalisation et de la restructuration. 4. Les informations sur les activités de l'unité Administration et Gestion, y compris I'appui à I'APOC à Ouagadougou et dans les pays participants à ce programme, ont été fournies au CCE. Hvdrobiolosie 5. Iæ Comité note que I'effet toxique du Vectron est réversible et que les traitements larvicides effectués par I'OCP continuent d'avoir un effet limité sur la faune non-cible. Læ CCE réitère sa recommandation de réduire à quatre le nombre de larvicides à utiliser pendant les quatre dernières années des operations de I'OCP. Iæ CCE donne son aval à la requête du Groupe écologique adressée au Comité des Agences.parrainante$pour que celui-ci joue un rôle plus actif dans lapromotion des études sur I'impact environemental et crée un Comité écologique en relation avec le repeuplement et la réoccupation des zones libérées de I'onchocercose. Lutte antivectorielle 6. En notant que le contrat actuel pour les épandages aériens de larvicides expire en 1998, le CCE souligne qu'il importe que les opérations de lutte antivectorielle se poursuivent en donnant satisfaction, comme à présent. Læ Comité demande à I'OCP d'identifier des zones potentielles pour les traitements larvicides au sol et rappelle que I'appui à la lutte contre la nuisance ne s'inscrit pas dans le mandat du Programme. Le CCE demande aussi que soient élaborées des directives en vue de la collecte des simulies par les communautés et leur transport jusqu'au laboratoire d'ADN pour le dépistage à partir de broyats, une approche qui sera utilisée pour les études post-traitement et éventuellement pour la détection de la recrudescence. JPCI8.3 Page 5 7. [æ Comité recommande la reprise immédiate de la lutte antivectorielle dans le nord de la Sierra I-eone dès que la sinration le permettra. I-"e CCE souscrit aux initiatives spéciales préwes ou en cours pour améliorer la situation peu satisfaisante observée dans la zone de l'Oti-pendjari et dans le bassin du Niger au Mali. II est également recommandé d'utiliser le tableau de stratégie présenté au Comité, pour le suivi de l'état d'avancement au cours de la periode de retrait progressif ; de rester vigilant dans les bassins fluviaux des aires d'extension où l'interruption de la transmission présente des difficultés, et de mettre au point des directives pour faire face à la recrudescence. Planification. Evaluation et Transfert 8. Le CCE recommande ce qui suit qu'une enquête complémentaire soit effectuée dans la zone de ta Kankélaba vers la fin de t997; que des données épidémiologiques/écologiques/météorologiques soient collectées dans le bassin du Rio Geba pour étayer les résultats très satisfaisants du traitement par I'ivermectine; que les résolutions adoptées par les organes nationaux soient concrétisées par des décisions politiques, par I'engagement, et par l'ouverture d'une ligne budgétaire en faveur de la lutte contre I'onchocercose dans les systèmes nationaux de santé ; que les services nationaux de développement des ressources humaines soient associés à la planification de la formation et à I'insertion professionnelle après la formation, en faisant la distinction entre la formation aux activités actuelles de I'OCP et la formation à la surveillance et à la lutte post-OCP. Par ailleurs, un prograrnme de formation devrait être élaboré pour chaque activité à transférer ; que les Ministères de la Santé, les universités et les instituts de recherche soient informés de l'existence de données à I'OCP ; que soit renforcée la contribution des spécialistes des sciences sociales et du comportement à l'intégration des activités résiduelles de I'OCP au niveau national ; que I'OCP poursuive la recherche sur I'identification d'indicateurs de performance Macrofil 9. Le Comité émet des doutes sur la faisabitité de l'utilisation à grande échelle de I'UMF078 sur le terrain. Quant à I'effet prophylactique potentiel de l'ivermectine, le CCE recommande que le médicament soit distribué juste avant le pic de transmission mais estime que les protocoles développés ne justifient pas I'exécution de cette étude. Etat d'avancement du traitement par I'ivermectine sous directives communautaires 10. Le CCE souligne qu'il est important de lier le traitement par I'ivermectine sous directives cornrnunautaires aux systèmes de santé et aux autres secteurs. Il faudrait réduire au minimum le rapport et la supervision. Ouestions diverses I l. Le Cbmité a pris connaissance des progrès de I'APOC et de l'utilisation du système d'information géographique dans la gestion de I'OCP. JPC18.3 Page 6 A. OTIVERTURE DE LA SESSION 1. Le Directeur de I'OCP, le Dr K. Yankum Dadzie, a souhaité la bienvenue à Ouagadougou aux participants et a souligné l'importance de la présente année pour le Programme. La quatrième phase financière prendra fin bientôt et la Phase de retrait progressif corrmencera au début de l'année 199g. L'Evaluation externe et l'Evaluation du projet Macrofil sont en cours d'exécution afin de préparer le retrait progressif de I'OCP. 2. l-e budget du Programme pour la Phase de retrait progressif sera égal à la moitié de celui de la quatrième Phase financière. Dans le même temps des tâches supplémentaires seront assignées au personnel de I'OCP dans des domaines tels que le transfert des activités résiduelles aux pays participants, l'appui aux gouvernements dans Ia préparation pour ce transfert, et le passage de la distribution de l'ivermectine par équipes mobiles au traitement sous directives communautaires (TIDC). 3. Le Directeur du Programme a indiqué qu'il attendait du CCE des conseils sur les questions techniques clés telles que : la stratégie globale adoptée par I'OCP, I'approche dans les zones à problèmes, et les voies et moyens de réduire les besoins en matière de lutte post-OCP au minimum d'ici l'an2002. La nouvelle dimension du processus de transfert nécessite une analyse approfondie tant au niveau technique, des systèmes que de la gestion. 4. Dr Liliane Barry, représentante de I'OMS au Burkina Faso, à la suite du Directeur du Programme, a réitéré la bienvenue aux participants. Elle a ensuite souligné la collaboration de plus en plus étroite entre le Bureau régional de I'OMS pour l'Afrique et le Programme comme cela a été illustré récemment par la participation à la réunion annuelle des Coordonnateurs nationaux de I'onchocercose, des représentants de I'OMS des 1l pays de I'OCP accompagnés par les épidémiologistes rartachés à ces représentations. 5. En ouvrant la session, le Président du CCE, le Prof. David Molyneux a souhaité la bienvenue aux nouveaux membres du CCE et a remercié le Directeur du Programme ainsi que son personnel pour la séance d'information tenue le matin du samedi précédent, et pour les dispositions qui ont été prises pour la visite de terrain à la Bougouriba au cours du week-end. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOI.JR Le Comité a adopté I'ordre du jour tel que présenté dans la table des matières du présent rapport. SUITE DONNEE AIIX RECOMMANDATIONS DE LAITeSESSION DU CCE 7. læ Directeur du Programme a résumé les actions prises à la suite des recommandations de la 17e session du CCE : I'application des conseils du CCE concernant les activités ordinaires a permis d'opérer les modifications appropriées; l-es études conjointes menées par I'OCP et Noguchi Memorial Institute au sud-ouest du Ghana ont été élargies pour couvrir les gîtes larvaires jusqu'à la frontière avec la Côte d'Ivoire. Comme aucun gîte larvaire n'a été trouvé au sud de la limite de l'OCP en Côte d'Ivoire, il ne sera pas nécessaire de mener des études similaires dans les bassins du Bia et de la basse Comoé. Comme approuvé par le CCP, le traitement par I'ivermectine sous directives communautaires sera institué avec I'appui de I'OCP dans cette région située au-delà des limites du Programme après l'établissement d'une cartographie rapide de l'épidémiologie; B 6. C JPCI8.3 PageT une note d'information sur les traitements larvicides au sol a été préparée par l'OCp et soumise à l'examen du CCE lors de sa présente session; une série de questions soulevées lors de la l7e session du CCE a été examinée pendant la session des Coordonnateurs nationaux de 1997. Parmi ces questions figurent l'éviluation de Ia capacité des pays à prendre en charge les activités résiduelles de I'OCP, I'importance des Comités nationaux de lutte contre l'onchocercose, le transfert des bases de données, et l'intégration du traitement par I'ivermectine sous directives cornmunautaires dans les plans nationaux de développement - des sujets qui doivent tous être examinés lors de séminaires nationaux d'évaluation qui vont se tenir à la fin de 1997; le non respect des traitements à l'ivermectine a diminué avec I'adoption de la distribution sous directives cornmunautaires, car ceux qui étaient absents pouvaient plus facilement être traités puisque dans cette méthode le médicament était gardé en vue de leur traitement. le problème de l'impact du recouvrement des coûts sur les programmes de distribution de I'ivermectine se pose dans les pays de l'Apoc, mais pas dans I'aire de I'ocp. D QTJESTIONS DECOTiLANT DE LA DIX-SEPTMME SESSION DU COMITE CONJOINT DU PROGRAMME (CCP rA 8. En faisant son raPport sur sa participation àla l7e réunion du CCP à Cotonou, le prof. Molyneux a souligné les points suivants: - le CCP a approuvé l'appui de I'OCP au traitement par I'ivermectine sous directirres cornmunautaires dans les zones sinrées au{elà des limites sud de I'OCP, afin de piotéger les parties du Programme exposées à la réinvasion ; - le CCP a approuvé le Plan d'Opérations de Ia Phase de retrait progressif étant entendu que sa mise en oeuvre devra prendre en compte les recommandations du Groupe d'Evaluation externe de 1997; - le CCP a également approuvé que I'OCP continue de financer Macrofil après 1997, conjointement avec I'APOC et TDR, sous réserve que cela soit confirmé par le Comité .d'évaluation de Macrofil; - la pression accrge du travail à I'ocp a été portée à I'attention du ccp; - .:.--'- - le CCP a approuvé la transformation à terme du laboratoire de biologie moléculaire de l,OCp, à Bouaké, en un centre régional de référence de surveillance et de lutte pluripathologiques. Conformément à son mandat, Ie groupe d'Evaluation externe fera- une analyse plus approfondie ; - une étude sur I'effet prophylactique de I'ivermectine devra être examinée par le CCE. Information sur les questions administratives et financières [æs activités suivantes ont été spécialement mentionnées: I'unité Administration et Gestion a, en plus de ses tâches habiruelles, continué à apporter son appui administratif à I'APOC. Par exemple, l'administrateur des finances de l;OCp a effecrué des missions en Ouganda et au Nigéria afin d'aider les administrations nationales 9 JPCI8.3 Page 8 à mettre en place des systèmes de comptabilité financière des projets APOC qui soient compatibles avec les procédures comptables de I'OMS. De plus des commandes ont été passées pour I'achat de biens d'équipement pour les projets de I'Ouganda et du Malawi; le raccordement du système de courrier électronique (e-mail) de I'OCP au réseau des Représentations OMS est en cours; I'OCP apporte son appui logistique au Groupe d'Evaluation externe à travers son bureau de voyages à Ouagadougou, le bureau de liaison à Genève et les unités techniques; les employés de I'OCP - en tout 65 - dégagés après la fermeture du bureau de Bamako et des secteurs/sous-secteurs ont reçu une assistance administrative et des conseils; le contrat d'accord spécial d'engagement (SSA) a été révisé afin d'aligner les salaires sur ceux du secteur privé, d'étendre I'assurance maladie aux familles et d'inclure une pension de retraite; les effectifs actuels sont de 321 agents OCP-OMS et339 employés nationaux. E. EXAMEN DES QTJBSTIONS OPERATIONNELLES ET TECHNIQUES Hydrobiologie Raooort du Prosramme 10. I.e Président du Groupe écologique, le Prof. Davide Calamari a présenté le rapport de la dix- huitième session du Groupe tenue à Accra du29 au 3l janvier 1997 (Annexe 1). Prenant note des résultats globalement satisfaisants de la lutte antivectorielle au cours des 12 derniers mois, le Groupe a encouragé le Programme à intensifier la recherche de formulations améliorées de B.t. H-14 (voir paragraphe 28 ci-dessous). i i. Des essais opérationnels ont démontré la réversibilité probable de l'effet toxique de I'etofenprox (Vectron) sur la faune invertébrée non cible lorsqu'il est utilisé en rotation avec Ie-pyraclofos. [æ Groupe a reconf,trmé son accord pour-l'utilisation opérationnelle de ces produits et recommandé que les résultats des études de I'impact du Vectron soient publiés. 12. I-a surveillance menée pendant la période considérée a montré que la structure et la santé des populations de poissons exposées aux effets des traitements larvicides effectués par I'OCP varient dans des limites acceptables. Il en est de même pour les invertébrés. Toutefois, le Groupe écologique a demandé aux équipes ndtionales de recueillir les données sur l'utilisation d'ichtyotoiiiies pour lui permettre de mesurer i'impact de ces produits sur la faune aquatique non cible. 13. S'agissant de I'impact de la recolonisation humaine sur l'écosystème aquatique dans les zones libérées de l'onchocercose, des études menées en Côte d'Ivoire, au Ghana, en Guinée et Sierra lÆone, bien que n'étant pas entièrement concluantes, appellent à la poursuite de la surveillance et à la prise de mesures adéquates afin de minimiser les risques de dégradation de I'environnement. Le Groupe écologique a demandé que des ressources suffisantes soient fournies pour la collecte des données nécessaires à une étude pilote complète dans le bassin du haut Sassandra. 14. L'analyse des données de vingt ans de surveillance aquatique a conclu que les traitements larvicides de I'OCP n'ont eu qu'un effet limité sur la faune aquatique non cible, c'est-à-dire qu'aucun changement majeur ne s'est produit au niveau des peuplements des poissons et qu'on observe une tendance à un retour des invertébrés à leur niveau normal durant les périodes de suspension des traitements larvicides ou après la cessation définitive des traitements. l-e Groupe écologique a JPC18.3 Page 9 recommandé que les résultats de cette analyse soient publiés afin de démontrer que la lutte antivectorielle peut être menée dans des conditions acceptables pour I'environnement. 15. Afin de mesurer I'impact complet sur I'environnement des activités de I'OCP, et des repeuplements et réoccupations des zones liberées de l'onchocercose, vu I'importance d'une gestion intégrée de I'environnement dans ces zones afin de garantir un développement durable, la protection de la biodiversité et de la qualité de l'eau, le Groupe écologique a demandé au Comité des Agences parrainantes d'inventorier les projets de développement en cours dans ces zones, de rechercher des fonds pour le financement d'études pilotes d'impact environnemental, airsi que de permettre l'échange de données entre les agences qui mènent les études et les projets dans les zones libérées de I'onchocercose. Observations et recommandations du CCE 16. læ Comité a réaffrrmé la nécessité de poursuivre la surveillance de l'écosystème afin d'apporter des preuves que les traitements larvicides de I'OCP n'ont pas eu d'effets dommageables à long teûne sur la faune aquatique non cible. En outre, il est aussi nécessaire d'étudier le processus de régénération après la cessation des traitements larvicides. 17 - tæ CCE a confirmé sa recommandation de réduire le nombre des insecticides à utiliser de sept actuellement à quatre seulement (téméphos, B.t. H-14, pyraclofos, perméthrine) pendant les quatre dernières années du Programme, après la cessation déf,rnitive des traitements larvicides en Côte d'Ivoire. Toutefois, les trois insecticides restant seront gardés en réserve et pourront être employés si nécessaire. 18.,. L: publication d'une revue des publications antérieures sur l'évaluation de l'impact de la lutte antivectorielle sur l'environnement aquatique, qui traduit le souci de l'OCP de préserver l'environnement, est à l'étude. 19. En réponse à la requête faite par le Groupe écologique au Comité des Agences parrainantes pour que celui-ci joue-un rôle plus actif dans la promotion des études d'impacs enviionnementaux, le Comité a été informé que l'unité responsable au niveau de la Banque mondiale en a été saisie et prendra incessamment contact avec les hydrobiologistes nationaux. . 20- Pour faciliter les études d'impacs environnementaux, il a été suggéré que le CAP examine la possibilité de mettre sur pied,un Comité écologique, semblable au Groupe écologique de I'OCP, avec des membres Provenant de,la Banque mondiale, de la FAO et d'autres organisations intéressées, pour PréP.arcI des directives -en rapport avec I'évaluation écologique des zones de repeuplement ét de _ _ _ recolonisation des terresïbérées de- I'onchocercose. Lutte antivectorielle Rapport du Programme 2L. l-es résultats des traitements larvicides ont été satisfaisants pendant les 12 derniers mois. Sur 146 points de capture, seulement 23 avaient un Potentiel Annuel dè Transmission (PAT) supérieur à 100 (les deux espèces d'onchocerque confondues), ce chiffre était ramené à 11 si on ne prend en compte que la transmission d'Onchocerca volvuhu, et à seulement quatre si on ne prend en compte que la transmission d'O. volvuhts par les simulies de savane. 22. En réponse à-[a recommandation faiæ par le CCE I'année dernière, les ép_andages aériens ont r-epris en mars 1997 en Sierra{-eone. [æcontact radio entre -les hélicoptères ae t,tlCp etdes stations JPC18.3 Page l0 au sol-a été hstitué par mesure de sécurité. Toutefois, au début de mai, la sécurité s,est à nouveaudégradée et les épandages ont depuis lors été suspendus. 23- l*a lutte antivectorielle a cessé sur la Volta Noire au cours de la periode considérée et des plansdéta-illés ont été préparés pour le traitement à l'ivermectine seul -' jusqu'à et au{elà de 2çy,2 conformément au PIan d'opérations de la phase de retrait progressif. 24. L'étude menée au Mali sur la faisabilité de Ia technique de détection à partir d,un broyat d,ungrand nombre de simulies pour l'évaluation entomologiqui après les opéraiions de luue a permisd'arriver à des conclusions préliminaires (voir para. 3Zli<essous). L'étude sera poursuivie dans lebassin de la Marahoué. l,orsque cette technique sera opérationnelle, elle permettra aussi Ia détectionprécoce de la recrudescence de I'infection par O. uouilus. 25. Au cours de la réunion sur la Recherche opérationnelle et Stratégies ainsi que celle desCoordonnateurs nationaux au mois de mars, I'idée de trarsformer le laboratoirJae niotogià moléculaire de l'oCP en un centre régional de référence en santé publique après 2002 a été fortement soutenue et son transfert à terme de Bouaké au siège de I'OCP à Ouagàaougou a été recommandé. 26- Un document décrivant divers aspects du traitement larvicide au sol et de la nuisance simulidienne a été préparé par.I'OCP pour publication. Les principales recommandations sont que lalutte contre la nuisance simulidienne par lès ftaitements au sol dêvrait être limitée aux zones où Ia nuisance constitue un handicap sérieux pour les projets de développement générateurs de revenus et en-mesure de supporter eux-mêmes le coût, et où l'assurance -peut être donnée que de tels traitements seront exécutés par des techniciens qualifiés utilisant un insecticide approprié (c'est-à-dire B.r. H-14). Observations et recommandations du CCE 27. Le Comité a noté que le contrat aerien actuel passé avec la compagnie Evergreen viendra à expiration à la fin de 1998. Il a insisté sur la nécessité de poursuivr"- l.s opéàtions de lutte antivectorielle à un niveau satisfaisant-, sans interruption jusqu'à tà Rn ae l'OCp. Iia été demandé au Président d'examiner cette question avec le programme. 28- l-a recherche sur les souches recombinées de B.r. H-14 se poursuit. Iæ Comité s'inquiète de ce que cette recherche n'ait pas encore débouché sur des formulatiôns améliorées de B.t- U--tA. U a toltefois noté que ceue recherchea dévelopÉ une méthode d'analyse de la protéine spéq[fique la plus efficace contre les larveste simulies. La quantité de cette protéine active piut être aètaài"e" pir te ' niveau de l'hémolyse-des globules rougès. t-a mise au point d'un instiument qui permettra uneévaluation rapide de la qualité des los de B.t. H-14 rèçus des fournisseurs, "t un. utilisationopérationnelle plus efficace du B.t. H-14 est en cours. 29 - En soutenant la recommandation qui invite chaque Pays participant à désigner un entomologiste médical pour appuyer les activités entomologiques dans le càdre de la lutte contre I'onchocercose, le Comit! a suggéré qu'une telle désignation soit faite pour convenir au cadre plus élargi dir système national de santé comme partie intégrante des besoins en santé publique. 30. tæ Comité a souscrit aux directives techniques de l'O.P. concernant les traitements larvicides au sol mais il a souligr.é que l'O.P. n'avait pas le màndat de soutenir de tels traitemcnts visant à réduire Ia nuisance- Toutefois, le Programme peut dogner des conseils appropriés aux parties intéressées. JPC I8.3 Page 1 I 31. A cet égard, le Comité a demandé à I'OCP d'identifier les zones où les traitements larvicides au sol pourraient évenruellement être effectués et de former des techniciens compétents des services nationaux de santé environnementâle. De même les activités d'IECr doivent être revues pour favoriser un changement d'attitude vis-à-vis du problème de la nuisance simulidienne. 32. Le Comité a reçu l'information selon laquelle la technique de détection par I'ADN, de simulies infectées dans un broyat de simulies, est mainternnt prête pour utilisation dans Iès évaluatircns de post- traitement. Cette technique doit être affinée pour servir à la détection de la recrudescence, par exernple en déterminant le niveau critique de "positivité" (voir aussi para. 24 cidessus). 33- Læ Comité a demandé d'élaborer des directives pour les entomologistes médicaux, concernant I'organisation et I'exécution de la collecte de simulies par les communautés, et le transport des simuliesjusqu'au laboratoire d'ADN en vue du dépistage à partir des broyats. Une formation r.r" nécessaire dans ce domaine. 34- I-a suspension des traitements aériens dans le nord de la Sierra l-eone en raison des troubles civils constitue un sujet d'inquiétude. Toutefois, Ie Comité a recommandé que les opérations de lutte antivectorielle dans cette région soient reprises dès que les conditions le permettront; é1xnt donné que même quelques années de traitements larvicides associés au traitemeni à I'i"ermectine avant 2002 peuvent avoir des effets bénéfiques sur I'importance de I'onchocercose en tant que problème de santé publique dans cette zone, et réduire la durée nécessaire de distribution de I'ivermectine après la fin deI'OCP. La reprise de la lutte antivectorielle va aussi freiner I'invasion des simulies de savane à I'intérieur de la Guinée voisine. 35. Le Comité a approuvé les efforts déployés pour améliorer la situation entomologique et épidémiologique peu satisfaisante dans la région de l'Ôti-Pendjari (voir annexe 2). Dans le bassin du Niger au Mali étant donné que la lutte antivectorielle n'a comméncé à donner des iésultas satisfaisantsqu'à partir de 1990; il a souscrit à Ia proposition.d'y poursuivre les traitements larvicides au soljusqu'en 2001. 36. S'agissant des 'foyers résiduels" (Dienkoa, Bougouriba, Kulpawr/Molé, Bui, Oti-pen_djari et les affluents du Niger au Bénin) dans I'aire initiale du Programme où, contrairement à la miladie,I'infection existe toujours, le CCE a approuvé I'analyse qrilui a été soumise pour chaque foyer ougroupe de foyers. L'analyse comportait une brève descripiion du problème et làs mesurô à prêndre. Læ Comité recomrnande que l'annexe 3 serve de cadre pôur suivrô les progres de la lutte et classifier les stratégies d'interventions pendant la Phase de retraii progressif. ff à Cte souligné qu'aucun de ces loygo ne pouvait être attribué à la recrudescence, le schêma épidémiologique sulgerant des activités 9. tr§ inapproprié*, 9y des gîtes non identifiés, ou encôre I'arrêf p.e-"iric des-.traitementslarvicides. .' '=- 37 - læ CCE a également souligné Ia nécessité de maintenir la vigilance dans les bassins des zones d-'extension , tels que : le bassin du Pru, du cours supérieur du M6gou et inférieur du Tinkisso, oùl'interruption de la transmission reste difficile à réâliser. rr comité a demandé au prograrnme d'inventorier les problèmes potentiels et de s'apprêter à instituer les mesures efficaces qui s,iriposent, en s'appuyant sur les systèmes nationaux. IEC : Information, Education et Communication JPC18.3 Page 12 Planification, Evaluation et Transfert Raooort du Prosramme 38. A ce jour, plus de 1,6 million de personnes ont été traitées à I'ivermectine dans les I 1 pays de I'OCP où ce traitement continue d'être mené de pair avec Ies épandages larvicides dans les zones où cela est nécessaire, ou bien seul dans le nord de I'extension Ouest et dans quelques foyers de I'aire initiale du Programme. 39. I-a distribution d'ivermectine par des équipes mobiles a été abandonnée depuis septembre 1996 et remplacée par le traitement par l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) plus économique et plus durable (voir détails section I. ci{essous). 40. L'évaluation épidémiologique en Guinée, destinée à détecter l'incidence de I'infection dans un échantillon de 35 enfants âgés de cinq ans qui.reçoivent l'ivermectine pour la première fois, a montré une absence totale d'infection alors que la prévalence serait de l2,2To en l'absence de traitement. Au Togo, dans les bassins de la Kara, Kéran, Mo (affluens de I'Oti) les taux de prévalence atteignent des niveaux inacceptables de l'ordre de 60% et plus dans certains villages (voir annexe 2). 41. Une enquête effectuée un an après celle qui a été menée en 1996 dans le bassin de la Kankélaba, à la suite d'un arrêt de deux ans du traitement à I'ivermectine dans le cadre de la prise de décision sur la cessation des traitements larvicides a montré, par la méthode de la biopsie cutanée, des prévalences inférieures à 1,0% et aucune nouvelle infection exceptée dans un village où le taux de prévalence était de 5,2%. Même dars ce village la prévalence a été réduite puisque le taux y était de 8,L7o enjanvier 196. 42. Dans le bassin du Rio Geba en Guinée-Bissau, sous traitement exclusif à I'ivermectine, seulement deux parmi les 1 706 personnes examinées dans 11 villages étaient infectées. Ce qui donne une prévalence de moins de l%. Dans le bassin du Banifing et de la Bagoe au Mali où aucun traitement larvicide n'a étê etfectué, dans un échantillon de 238 enfants âgés de cinq ans qui recevaient l'ivermectine pour la première fois , aucun n'était infecté, alors que la prévalence serait de 8,5% en l'absence de mesures de lutte. 43- L,e problème de la détection de la prévalence réelle dans les zones soumises à une association de traitements a conduit à la formulation d'un protocole d'évaluation épidémiologique fondée sur l'interruption du traitement à l'ivermectine pendant une période de deux ans. A cet effet, une étude sera effectuée dans trois bassins dont deux en Côte d'Ivoire et un au Mali. I-es rézultats d3:-cette étude seront utilisés pour aidet'fa prise de décision définitive d'arrêt des traitements larvicidei. M. Une évaluation ophtalmologique effectuée après neuf cycles de traitements à I'ivermectine associés aux traitements larvicides dans trois bassins en Guinée n'a relevé aucun, sinon de rares cas de présence de microfilaires dans l'oeil, et a noté une amélioration significative des lésions du segment antérieur. Dans la zone forestière du bassin de la basse Comoé en Côte d'Ivoire, située hors des limites du Programme, où aucune action de lutte contre I'onchocercose n'a été menée, le taux de prévalence dans un des villages atteignait 77 %. l-a CMFC la plus élevée enregistrée dans les villages était de 17 mf/s. La prévalence générale des lésions oculaires était faible (0,75 à 3,5%) et la prévalence de I'onchocercose cécitante de 0,6% seulement. Aucune lésion oculaire n'a été observée chez les enfants de moins de 15 ans. 45. Dans I'aire initiale du Programme, 71 villages sentinelles ont été évalués dans le cadre de la surveillance épidémiologique. Iæs résultats du Ghana et du Mali ont montré I'absence de toute nouvelle JPC18.3 Page 13 infection, tandis que dans le bassin de l'Oti-Pendjari au Bénin, deux villages qui étaient évalués pour la première fois avaient des prévalences supérieures à 40% bien que la CMFC la plus élevée était de 3,3 mf/s. 46. Les études entomo-épidémiologiques et sociologiques intensives menées I'année dernière dans la région du bassin de la Bougouriba ont montré que I'infection était limitée à deux zones et que les personnes infectées étaient pour la plupart des résidens de ces zones. Dans la région de la Naimo, la forte prévalence de l'infection serait due à la présence de populations infectées lorsque la lutte antivectorielle a été arrêtée et à un gîte larvaire non détecté, tandis qu'autour de Zoulo on pense qu'il y a eu une combinaison de facteurs - arrêt précoce des traitements larvicides, traitement incomplet, migration, et probablement une susceptibilité accrue due à l'état immunitaire de la population. 47 . Afin de réduire le risque de recrudescence au minimum, il a été recommandé de renforcer Ie fondement de la prise de décision concernant l'arrêt de la lutte antivectorielle par une surveillance entomologique étroite des nouveaux gîtes larvaires, l'évaluation épidémiologique de toute nouvelle communauté vivant près des gîtes larvaires, et l'étude des mouvements migratoires qui peuvent constituer des sources potentielles de transmission de I'infection. 48. En plus de I'application du critère standard pour Ia prise de décision, il faudrait examiner I'importance des charges résiduelles de l'infection et l'évolution des critères déterminants. 49. En outre, en complément de la surveillance épidémiologique effectuée tous les trois ans dans les villages sentinelles, il faudrait mener des enquêtes dans d'auties villages choisis sur la base de leur emplacement par rapport aux gîtes larvaires, en surveillant les mouvements migratoires humains dans la zone. L'établissement de rapports locaux sur la nuisance simulidienne, comme moyen possible de contrôler des zones potentielles à problème devrait être considéré. 50. Le Comité estime que I'OCP doit en collaboration avec les pays, mettre au point des guides pour les m€surôs à prendre en cas de recrudescence, aussitôt que 1ei modalités de la surveill"n"" entomologique et le test à la DEC deviendont opérationnels. 51. Des simulations ONCHO sont en cours afin de vérifier les tendances de la prévalence de I'infection dars les zones soumises à læfois aux traitements larvicides et au traitement à i'ivermectine, et aussi de trouver une explication à la situation rencontrée dans la zone de la Bougouriba. 52- En 1996, 37 bourses ont été attribuées pour des specialisations en épidémiologie et santé PuPligug tandis que 15 médecins et 100 techniciens recevaient une formation sui le tas en surveillanceépidémiologique. la formation d'infirmiers/infirmières et techniciens comme foEqgteurs des distributeurs communautfiies de I'ivermectine a commencé dans les Pays participants iiio'l'OCp. Au total 915 infirmiers et techniciens ont été for.més jusqu'à ce jour, chacun devant êtie responsable d'un cerüain nombre de villages dans leur zone sanitaire ei de la mise en place du système de iraitement par I'ivermectine sous directives communautaires. onze agents ae tbCp et dàs pays ont été forméi à I'utilisation du Système d'lnformation Géographique (SIG). Observations et recommandations du CCE 53. LÆ CCE a noté avec satisfaction que I'OCP a soutenu le renforcement des capacités dans les pays à tel point que les équipes nationales sont maintenant en mesure de mener elles-mêmes entièrement l'évaluation et la surveillance entomologiques, efficacement et de façon autonome. 54- Le Comité a demandé au Programme de suivre de près la situation sur la Kankélaba et d'y effectuer une autre enquête épidémiologique vers la fin de 1b97. JPC I8.3 Page 14 55. Le CCE a aussi suggéré de rassembler autant de preuves que possible sur la situation épidémiologique, écologique, météorologique dans le bassin du Rio Geba afin de placer dans leur contexte les très bons résultats qui y ont été obtenus après Ies traitements à l'ivermeôtine. 56. Le Comité a noté qu'il peut y avoir incompatibilité entre le concept de "transfert de responsabilités aux pays" et les demandes de I'OCP, en tant que programme interpays, pour des données qui ne sont pas habituellement produites par les Pays participanri. Le CCE reèommànde que cette interface soit éudiée pour s'assurer que les besoins de toutes les parties soient satisfaits. 57 - Le CCE a recolrunandé au Programme l'instauration rapide du traitement par l'ivermectine sous directives colrlmumautaires (TIDC) corrme méthode privilégiée. Iæ Comité a noié que même dans des situations où la recrudescence est possible, le TIDC est essentiel pour garantir la durabilité. 58. I-e Comité a aussi demandé que les résolutions adoptées par les Pays participants concernant Ia lutte contre I'onchocercose soient concrétisées par des décisions politiquès, pai l'engagement à prendre les mesures de Iutte et par la mise à disposition des ressources financièrei nécessaires. 59. En vue d'assurer le maintien des nationaux formés par I'OCP dans des activités en rapport avec la lutte contre l'onchocercose, le CCE recommande que le service de planification des iËssources humaines des systèmes de santé concernés soit impliqué dans Ia planification de la formation et de I'emploi après la formation. Par ailleurs, il faudrait aussi dispenser des formations accélérées bien définies aux personnes actuellement employées dans le cadre des activités de I'OCp et à celles qui seront chargées de la surveillance et de la lutte après Ia fin de I'OCP. 60. A propos des besoins de formation futurs, le comité a recommzmdé que le Programme élabore des programmes de formation pour chaque activité à transférer. 61. L'importance-de la collaboration intersectorielle au niveau communautaire a été soulignée pour parvenir à l'intégration et à une plus grande participation de la communauté. Il faudrait se rénseigner sur ce sujet, sur les projets communautaires du secteur agricole. 62- Le Comité a pris note avec satisfaction de l'étude spéciale sur la faisabilité de la distribution trimestrielle d'ivermectine dans la zone de la Bougouriba et son impact sur la transmission. 63. t-e CCE a recommandé que les Ministères de la Santé des Pays participants, les universités et instin:ts de recherche, soient informés de I'existence des données disponibles à I'OCP qui peuvent leur être envoyées sur disquette ou sur papier, sur demande 64. læ Comité a noié et endossé les stratégies présentées par le Prograrnme dans un tableau figurant à I'annexe 3 du présent rapport (voir aussi le para. 36). 65. læ Comité a reconnu le rôle important des spécialistes des sciences sociales et humaines dans Ia préparation des esprits à I'acceptation et à I'intégration, au plan national, des activités résiduelles de I'OCP. I-e Programme est pleinement conscient de la nécessité d'un appui technique et poursuivra ses efforts pour s'assurer les services de spécialistes dans ce domaine. 66. Le CCE a noté que le pansement à la diéthylcarbamazine (DEC) a une sensibilité acceptable et soutient le projet du Programme de déterminer la spécificité des espèces par rapport à Mansonella perstans et streplocero. La formation à l'utilisation du test à la DEC et des essais pour étudier les conditions de sa mise en place dans un contexte national seront nécessaires. JPCI8.3 Page l5 67. L'évaluation de Ia performance (voir section K) doit inclure une évaluation de la qualité et de I'efficacité des services fournis. 68. I-es Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre l'onchocercose de Guinée, du Niger, du Togo et de Guinée-Bissau ont souligné les points suivants: les Coordonnateurs nationaux sont l'interface clé entre le Programme et le personnel de santé de district ; le degré et le niveau de décentralisation et d'intégration dépendent de la structure des services de santé dans chaque pays ; - la motivation du personnel à tous les niveaux devient un facteur déterminant pour assurer la pérennité ; - un minimum de supervision est nécessaire pour Ia collecte et l'analyse des données, et pour la mise en oeuvte du traitement par I'ivermectine sous directives communautaires; - l'accent doit être mis sur la formation sur le tas au niveau intermédiaire. 69. En évoquant les questions à venir liées au retrait progressif du Programme, le Directeur du Programme a déclaré que I'approche verticale des opérations de I'OCP en a assuré la réussite et que maintenant le passage à une approche horizontale représente un défi. Il importe, par conséquent, d'intensifier le dialogue à tous les niveaux de façon à formuler des politiques ràtionnêlles pour iort"t Ies activités. kojet Macrofil Rapport du Programme 70. læs résultats de l'étude en double aveugle sur I'amocarzine effectuée au Centre de Recherche sur la Chimiothérapie de l'Onchocercose à Hohoe au Ghana, n'ont montré aucun effet macrofilaricide du produit à la dose orale maximale tolérée. Par conséçent, Macrofil n'effectuera plus de recherche sur I'amocarzine financée par I'OCP. 7L, Des énrdes pharrracocinétiques détaillées de I'UMF 078 chezles chiens infectés par Bntgia pahangi ont été présentées. Iæs doses orales en suspension aqueuse du produit ont donné aü début àes niyeaux élevés de plasrna çi ont diminué rapidement, tandis çe les doies intramusculaires en solution huileuse (huile d'arachid$ont donné des niveaux de plasma fiiutes mais stables. Aucunmétabolite n'â =- -été détecté. Presque toutes les posologies testées oni produit une activité macrofilaricide qui se sirue entre 80 et lO0%. 72- Une forte toxicité a été constatée au cours des études zur I'efficacité de I'UMF 078 administré par voie orale. Chez les chiens, avec des doses de 100 mg/kg la toxicité a régressé au bout de deuxjours, alors que chez les bovins deux doses de 150 mg/kg ont provoqué li mort de deux des six animaux traités. Par ailleurs I'UMF 078 s'est révélé mutagènè à 200 mg/kg pris en une seule dose orale dans le test de mutagénicité sur les micronucléus de la moelle osseusè dè ü souris. 73- l-a moxidectine, une molécule de la milbemycine apparentée à l'ivermectine, a montré une meilleure activité filaricide qu^ I'ivermectine ou la doramectine dans toutes les expérienc:s in vivo. Macrofil ou les fabricants de la moxidectine qui sont prêts à collaborer à la mise au point ultérieure du médicament détiennent lâplupart des informations-permettant de lancer les essàis cliniques de phasè I. JPCI8.3 Page l6 74. [a recherche financée par Macrofil sur la base et les mécanismes génétiques de la résistance à l'ivermectine chez les nématodes parasites résistants a identifié des mécanismes impliquant des changements au niveau de la dynéine des amphides, du taux de la glycoprotéine-P, et des molécules du récepteur de l'ivermectine. Des travaux sont en cours pour rechercher chez O. volvulus les gènes responsables de ces mécanismes en vtte de produire des sondes moléculaires pour la détection précoce de la résistance. Observations et recommandations du CCE 75. L'indice thérapeutique limité de I'UMF 078 administré par voie orale, a constitué un sérieux sujet de préoccupation pour le Comité. Etant donné qu'il faudra très probablement administrer le médicament par voie intramusculaire, s'il est homologué pour l'usage chez l'homme, le Comité émet des doutes sur Ia faisabilité de son utilisation à grande échelle sur le terrain. Le risque de transmission du VIH et d'autres virus ne devrait pas être non plus exclu. 76. Puisque la moxidectine est apparue dans divers modèles meilleur filaricide que l'ivermectine, le CCE recommande que Macrofil poursuive la recherche sur la moxidectine comme autre médicament d'emploi pratique sur le terrain dans la lutte contre l'onchocercose, malgré le risque d'apparition probable d'une résistance croisée à l'ivermectine. 77. Concernant le protocole clinique proposé pour étudier les effets prophylactiques de I'ivermectine, le CCE estime qu'il s'agit là d'une étude approfondie et coûteuse qui ne pourrait être menée à terme qu'au bout de trois ans. [æs rézultats prometteurs des études sur les bovins pourraient mieux servir à la recherche ultérieure sur O. ochengifbovin. L'OCP dewait toutefois chercher à tirer profit de tout effet prophylactique de l'ivermectine siu O. volvulus chez I'homme en veillant à ce que la distribution d'ivermectine intervienne juste avant la periode de transmission maximale. 78. [æ Comité a pris note que si des traitements prophylactiques (par exemple mensuels) étaient appliqués, la plus grande attention doit être apportée à la possibilité d'apparition de résistance à la fois chez I'onchocerque et les nématodes parasites de la voie gastro-intestinale. 79. I-a validité des premiers brevets sur I'ivermectine arrive à échéance, et la production d'ivermectine comme médicament générique est déjà en cours. L'OMS/OCP doit continuer à utiliser le Mectizan@ pour ses programmes de lutte et collaborer avec la Division de la gestion des médicaments de I'OMS pour que seul'l'ivermectine répondant au( normes de qualité soit utilisé dans la lutte contre I'onchocercose. INFORMATIQN SIJR LES TRAYAIIX DES GROIJPES D'EVALUATION.EXTERNE . - -- DE L'OCP ET DE MACROFIL 80. Après les présentations par le Prof. Alexander S. Muller, Président du Groupe d'Evaluation Externe de I'OCP, et le Dr Gerald Coles, Secrétaire du Groupe d'Evaluation de Macrofil, des résultas des investigations de leurs groupes respectifs, un échange constructif de points de vue a eu lieu avec les membres du CCE et le personnel de I'OCP. G. TRANSFERT DU .SAVOIR-FAIRE, DES TECHMQTiES ET DES RESSOIJRCES PlrYsIQrrES 81. Les observations du Comité cor cemant ce thème ont été résumées dans la section "Planifi c4tion, évaluation et tramfert" cidessus. F H. 82 I JPCI8.3 Page 17 ETAT D'AVANCEMENT DE L'INTEGRATION DE LA SURVEILLANCE ET DE LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LES SYSTEMES NATIONAIIX DE SANTE Les conclusions du ccE sur ce point se trouvent en annexe 4 de ce rapport. ETAT D'AVANCEMENT DU TRAITEMENT DIRECTIVES COMMI.]NAUTAIRES PAR L'IVERMECTINE SOUS 83. Ce point de l'ordre du jour a été présenté par le Dr Hans Remme de I'OMS-TDR, qui a informé le Comité des résultats d'une étude multi-pays sur le traitement par l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC). Le groupe chargé de l'étude a conclu què le TIDC est faisable, efficace et reproductible. Le document a été mis à la disposition de tous les membres du CCE. 84. Il a également été démontré que les programmes de distribution conçus et mis en oeuvre par Ies communautés elles-mêmes sont plus efficaces en termes de couverture et de suivi du traitement que ceux élaborés par les programmes de lutte à I'intention des communautés. De plus, la souplesse qui permet aux villageois d'apporter d'importants changements dans la gestion et l'exécutjon de la distribution tend à en améliorer I'efficacité. Par ailleurs le Comité a été iniormé qu'un nouveau groupe de travail TDR a été constitué pour étudier le traitement sous directives communautaires. Observations et recommandations du CCE 85. læ Comité a souligné I'importance d'établir un lien entre le traitement par I'ivermectine sous directives cornmunauraires et les systèmes nationaux de santé, et d'impliquer f" person rel au niveau périphérique dès le début. Il a été reconnu qu'une planification minutieuse, inèluant peut-être des visites répétées aux corlmunautés, pendant une longue période, peut être nécessaiie pour une transmission efficace de I'information af,rn d'aider lès cômmunautés à concevoir leuri propres prograrnmes et de s'en approprier. 86. -- Il 1été suggéré que le thème de I'intégration des programmes de traitemént par I'ivermectine sous directives conununautaires dans le système de santé aèvràit se prêter à la recherche opérationnelle. 87 - Il a également été suggéré de rechercher le soutien et la collaboration d'autres secteurs au niveau de la communauté, et de définir le rôle des comités de santé villageois. gP s'il était prévisible que la participation de la communauté au trairement par I'ivermectine sous directives communautaires serait forte dans les zones où I'onchocercose est ou i été hyperendémique, et serait moindre dans les zones de faible endémie, l'expérience a montré que le médicament est bien accueilli partout à cause. Sussi de son effet sur les parasites intestinaux et sur les démangeaisons. 89. Le Comité est d'accord que les rapports sur les activités de traitement par I'ivermectine sous directives communautaires doivent s'effectuer au niveau le plus bas possible pèrmettant de répondre aux exigences externes telles que la fourniture des données nétessair"j pou. la gestion de I'approvisionnement en médicaments. ta notification des effets secondaires doit iontinuer à se limiter aux manifestations graves. 90. S'agissant de la supervision, les études de TDR ont montré I'importance d'un niveau minimum de supervision. 91. Le Comité admet que la mise au point et l'exécution des programmes de traitement par I'ivermectine sous directives cornrnunautaires doivent être basées sur del informations adéquates et àes directives générales qui permettent permettent aux cornmunautés de prendre des décisioni et de gérer leur programme de Ia façon qui leur semble la meilleure. 92- Les Coordonnateurs nationaux de Guinée, de Guinée-Bissau, du Niger et du Togo ont insisté sur les points suivants: - les difficultés d'approvisionnement en ivermectine restent un problème; - Ia continuation de la formation au niveau communautaire est nécessaire ; - le traitement par l'ivermectine sous directives communautaires doit être développé dans le cadre de la lutte pluripathologique partout où cela est réalisable; - le recouvrement des cotjts aboutirait à Ia réduction de I'assiduité au traitement; - I'approche choisie par une communauté dépend de sa structure sociale. J. ASPECTS DES QUESTIONS TECHNIQTJES 93. S'agissant de ce point de I'ordre du.jour, les participants ont été répartis en trois groupes pour examiner la question du transfert, des systèmes de sànté ei les problèmei techniques. 94- [-es conclusions du premier et du troisième groupe sont insérées dans les rubriques appropriées de ce rapport alors que celles du deuxième groupe sonirésumées dans le tableau enànnexe 4. K. INDICATBI.JRS DE PERFORMANCE 95. Le Comité a accueilli avec satisfaction la liste des indicateurs de performance proposée parI'OCP qui établit une distinction entre Ia valeur de I'impact et le rendlment, et a èncôuragé^ le Programme à introduire, par la suite, des indicateurs de progrès et d'incapacité. it a été recommandé au Programme de poursuivre le développement des indicàteurs plus partiiulièrement ceux qui sont en rapport avec les procédures de mise en place des activités (voir paragraphe 67) . Un document réalisé par un membre du Comité servira de cadre pour le développement d'indicateurs et pour les procédures d'intégration. L. RAPPORT STJR LES PROGRES DE L'APOC Rapport du Programme 96- L'Administrateur du Programme, Ie Dr A. Sékétéli a présenté au Comité la structure, Ies procédures, et les activités du Programme depuis la dernière seision de juin 1996. 97. L'équipe est maintenant presqu'au complet. Il reste à recruter deux secrétaires. JPC I8.3 Page l8 98. Au cours des l?-derniers mois, une équipe de I'APOC s'est rendue au.soudan. Le gouvernement, les autorités administratives locales et les ONGD ont élaboré et présenté à I'ApOC un plan national ainsi que deux projets de mise en place de traitement par I'ivermectine sous directives cornmunautaires qui seront par la suite soumis à I'approbation du CAP comme l'ont été cinq autres p-ropositions de projets du Nigéria et de la Tanzanie. Des visites préparatoires ont été effectuées au Nigéria, en Ouaganda, au Malawi, au Cameroun et en Tanzanie. 99. Un séminaire, qui a réuni quatre pays anglophones, s'est tenu au Nigéria et un autre aura lieu à Ouagadougou à la f,rn du mois de juin 1997 auquel participeront six pays frâncophones. Un séminaire du même type est prévu à Khartoum et un autre à Naiiobi un p.u plus tard dans I'année pour le Soudan et deux autres pays anglophones. M. DIVERS 100. Le Dr Isabelle Nuttal de I'OMS/CTD/UNICEFiHealthmap a présenté au Comité la situation actuelle de la collaboration entre CTD et I'OCP visant à développer un Système d'Information Géographique (SIG) appliqué aux besoins de I'ocp dans le domainé àe Ia gestion. JPCI8.3 Page 19 l0l. Des membres du personnel de I'OCP ainsi que des specialistes nationaux en information des Ministères de la Santé des Pays participants ont été formés à I'installation et à I'utilisation du SIG de I'OCP. 102- Il a été précisé que le système sera développé au niveau central dans chaque pays participant et sera régulièrement mis à jour sur place, tandis que les provinces, les niveaux pCriptrCriqu", "i 1.,districts, recevront régulièrement des cartes acnralisées. N. DATE ET LIEU DE LA DIX-NETIUEME SESSION DU CCE O. ADOPTION DU PROJET DE RÂPPORT 104. læ Comité a approuvé le projet de rapport, étant entendu que les amendements retenus pendant son examen y seront incorporés et que le projet de document final sera approuvé par le Président au nom du Comité. P. CLOTTJRE, DE LA SESSION 105. Apres le traditionnel échange de politesses, le Président a déclaré close la dix-huitième session du Comité consultatif d'Experts. 103. L-e Comité a décidé de tenir sa dix-neuvième session en 1998 au siège de I'OCp du 8 au 12 juin 1998. La session sera précédée d'une session d'information organisée paile prograrrme le sameâi 6juin 1998. JPC 18.3 Page 20 ANNEXE 1 RAppoRT DE LA DIX-HUTTIEME SESSION DU cROt pE ECOLOGIQUE Accra. 29-31 janvier lq97 Table des matières RESUME DES RECOMMANDATIONS INTRODUCTION ADOPTION DE L'ORDRE DU JOIJR SUITE DONNEES AUX RECOMMANDATIONS DE LA DIX-SEPTIEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE PRESENTATION DES ACTTVITES DE VCU . . . . . DISCUSSIONS SUR LES PRESENTATTONS FAITES PENDANT LA REUMON CONJOINTE (Groupe écologique/Hydrobiologistes) ANALYSE DES DONNEES DE 20 ANNEES DE SURVETLLANCE AQUATIQUE PROGRAMME DE TRAVAIL 199711998 DISCUSSIONS SI.'R LES ACTTVITES DE SURVEILLANCE DANS LE CONTEXTE ACTUEL DE L'OCP . , . ARRANGEMENTS POUR LA PROCHAINE REUNION LECTURE ET APPROBATTON DU RAPPORT . . K. CLOTURE DE LA REUNION APPENDICE I : LISTE DES PARTICIPANTS APPENDICE 2 : LISTE DES DOCIJMENTS APPENDICE 3 :- PROGRAMME DE TRAVAIL 199711998 Pages ..21 .. 22A. B. C. D. E. 24 24 24 26 29 32 33 34 34 34 35 37 38 F G. H. I J RESUME DES RECOMMANDATIONS JPC18.3 Page 2l Annexe I Le résumé des recommandations du Groupe écologique est présenté ci{essous Recommandations à I'OCP I . Poursuite de la valorisation scientifique des résultats de la surveillance aquatique (para. 16). 2- Poursuite des efforts pour la mise au point de formulations plus performantes de B.t. H-14(para. 31). 3- Préparation pour la prochaine réunion du Groupe écologique d'un document sur la nuisance simulidienne et les moyens de lutte (para. 3l et glè). 4. Mise à disposition de moyens pour finaliser des publications scientifiques sur les 20 ans de surveillance aquatique (para. 78). 5. Participation des hydrobiologistes au séminaire de Maroua (Cameroun) sur les études d'impacts environnementaux (para. 79b). Recornmandations aux hydrobiologistes 6- Poursuite de la surveillance aquatique aux mêmes stations et selon la même periodicité qu,en L996 (para.79a). 7 - Finalisation des travaux sur les 20 ans de surveillance aquatique (para. 7g). Recommandation du Comité des Agences parrainantes (CAp) 8. Contact avec des organismes de financement pour la prise en charge d'au moins une des études pilotes à l'échelle du bassin, le haut bassin du Sasiandra par exËmple, ei établissement de relations entre I'OCP et les agences qui initient des études ôt des pro.;"É o"* to vallées libérées de l'onchocercose (para. 59, g4èt g5). JPCI8.3 Page22 Annexe I A. INTRODUCTION 1. Le Groupe écologique a tenu sa dix-huitième session à Accra, Ghana, du 29 au 3l janvier 1997 sous la présidence du Professeur Davide Calamari. Tous les nouveaux membres (Prof. D. Colman, Prof. v.H. Resh et Dr s. L-eloup), le Dr C. [évêque de même que le Dr (Mme) A. Reenberg, expert invité comme observateur étaient présens. I-a liste des participants et celle des documents de travail figurent en appendices 1 et 2. Séance d'ouverture 2. La cérémonie d'ouvernrre a étê présidée par le Dr K. Yankum Dadzie, Directeur du Programme qui a tout d'abord souhaité la bienvenue à tous les participants. Il a ensuite remercié le Représentant de la FAO, représentant le Directeur régional de la FAO, le Directeur du CSIR (Council for Scientific and Industrial Research), le Directeur de I'IAB (nstitute of Aquatic Biology) et le Directeur du NOS (National Onchocerciasis Secretariat) pour leur participation à la première séance de la dix-huitième'session du Groupe écologique du Programme. Il a souligné le plaisir qu'il avait à se retrouver au sein du CSIR pour cette réunion, I'IAB qui est un institut du CSIR ayant pleinement contribué à la mise en place des protocoles et réseaux de surveillance aquatique du Programme. 3. [æ Directeur du Programme a fait ressortir la contribution importante apportée par le Groupe écologique à la sauvegarde des milieux aquatiques sous traitement larvicide et à la formation continue des hydrobiologistes impliqués dans la surveillance environnementale. Il signale toutefois que le Programme est engagé dans Ia voie de responsabilisation progressive des Etats dans la prise en charge de ses activités résiduelles et encourage donc le Groupe écologique à en tenir compte dans ses délibérations, délibérations qui seront, comme par le passé, analysées avec la plus grande attention. 4. Avant de déclarer ouverte la dix-huitième session du Groupe écologique, le Dr Dadzie a tenu à remercier une fois de plus le CSIR et I'IAB pour avoir accepté d'abriter la réunion et pour toutes les facilités offertes pour le succès des assises du Groupe écologique et a souhaité une pleine réussite aux travaux. 5. Prenant à son tour la parole, le Professeur Alhassan Directeur du CSIR a souligné le plaisir qu'il avait à être un témoin direct d'une activité de I'OCP. Il a remercié le Programme pour sa contribution à la santé des populations, à la sauvegarde de l'environnement et à Ia formation des cadres des Pays participans de manière générale, et dans le domaine environnemental en particulier. 6. l,e Représentant de la FAO au Ghana, M. Jacques P. Eckebil, a au nom du Représentant régional, informé les partigipants des actions initiées par la FAO depuis sa désignation_comme agence leader des Agences parrdinantes (Banque mondiale, FAO, PNUD, OMS) pour la mise en valeur des terres libérées de I'onchocercose. Un projet de stratégie a été adressé aux différents gouvernements des Pays participants pour discussion et finalisation au niveau national avec tous les partenaires intéressés. L'objectif final, comme recommandé par le Comité conjoint du Programme, est I'intégration de Ia mise en oeuvre du projet dans la stratégie nationale de développement et l'identification du financement du projet au niveau bilatéral. 7. Le Bureau régional d'e la FAO, fortement renforcé dans le cadre de la politique de décentralisation de l'organisation, sera dorénavant plus impliqué dans le suivi et le soutien technique (technical backstopping) des projets. 8. A la suite du Directeur du Programme, le Chef VCU (Dr J.M. Hougard) a également souhaité la bienvenue aux participants et un plein succès aux travaux. JPCI8.3 Page23 Annexe I 9. Dans son allocution introductive, Ie Professeur D. Calamari, Président du Groupe écologique a noté le rôle joué par son comité dans la sélection des larvicides, leur utilisation âOeqrut.li t" surveillance de leur impact à long terme sur le milieu aquatique. Il rappelle toutefois qu'avec Ia recolonisation de certaines vallées, de nouveaux types d'impacts ne faciliient pas I'interprélation des données de la surveillance aquatique. La constitution par tè cnp d'un nouvéau Groupl écologique avec un nouveau mandat apparaît donc comme une nécessité. Réunion conjointe Groupe écologique/hydrobiologistes 10. Cette journée d'échanges directs entre les hydrobiologistes nationaux et les membres duGroupe écologique a été présidée par Ie Professeur D. Calamrii, P.é.id"nt du Groupe écologique. F,lle a connu Ia participation du Directeur du Programme, du Représentant de l'OMS au Ghani,?es cinq membres du Groupe écologique, du Dr A. Reènberg (expert invité comme observareur) et de tous les hydrobiologistes. 11' Après quelques mots de bienvenue à I'attention des autres membres du Groupe écologique, le Professeur Calamari a remercié le Directeur du programme et le Représentant de l;oMS pouiavoir bien voulu honorer de leur présence cette session conjointe. Il a fait ènsuite un exposé sur le Groupeécologique (origine, évolution et mandat) et sur les aôtivités du Groupe en relation avec son mandat.Des informations complémentaires ont été données par le Dr C. Livêque, membre du Groupeécologique ayant participé à la mise en place des protoèoles et du réseau de surveillance aquatique. 12. Un résumé des principales conclusions et recorffnandations de la réunion des hydrobiologistes(cf. point E du rapport) a été porté à la connaissance du Groupe écologique. Les résuitats des érudesd'impacts environnementaux initiés en 1995 ont également éié expos?s. læ nr A. Reenberg a fait ensuite une intervention sur I'utilisation de la télédétection dans lei érudes d'occupation des sols etl'évaluation des ressources naturelles. L'intérêt de cette approche dans des études impliquant surtout de grandes zones a été-démontré. 13. Après des échanges d'informations entre les membres du Groupe écologique et leshydrobiologistes sur les possibilités d'utilisation de la télédétection dans les études environnementales conduites par les hydrobiologistes, sur I'utilité de la formation aux études d'impacts environnementaux reçue à Maroua (Cameroun) et sur la publication des résultats de la surveillance aquarique, leshydrobiologistes ont remercié, d'une pïrt, Ie Directeur et à travers lui le programme pour les efforts consentis pour leur formation continue, et d'autre part, le Groupe écologique p-our les .i.ou.ug.r.nt. et le soutien qu'il leur a toujours apportés. Sortie de terrain 14' Les membr., tï=èroupe écologique (à l'exception du Dr leloup), Dr A. R.*b".g, un représentant de I'IAB et deux membres du personnel de lbcP ont visité le ier févrie r 1997 la stationde pisciculture de I'IAB à Akosombo ef les chutes de Boti sur la rivière pawn pawn en zoned'onchocercose de forêt. Ils ont passé la nuit à Kumasi, puis se sont rendus Ie 2 février au lacBosomtwe sur le chemin de retour. Dans ce lac dont l'origine est controversée (météoritique ou volcanique), se rencontrent des espèces endémiques de poissoi. a" tr famille des Cicirlidae. Outre un échantillonnage réalisé par certains des expers aux chuies de Boti dont l'écoulemenr était relativementfaible, I'origine discutée dù lac, certainei activités qui se sont développées autour de cer écosystèmeparticulier et les éventuels problèmes de santé en relaiion avec la présenôe du lac ont éré abordés avec Ies riverains. CJPCI8.3 Page24 Annexe i B. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOTJR 15 L'ordre du jour tel que présenté dans Ia table des matières du présent rapport a été adopté SI.IITE DONNEE ATIX RECOMMANDATIONS DE LA DIX-SEPTIEME SESSION DU GRO{JPE ECOLOGIQUE 16. [-e Groupe écologique a exprimé sa satisfaction pour la mise en application de la quasi-totalité de ses recommandations. Il réitère néanmoins son souhait de voir sè poursuivre la valorisation scientifique des résultats de la surveillance de la faune aquatique non cible. D. PRESENTATION DES ACTTVITES DE VCU 17. Le Chef de I'Unité antivectorielle (VCU) a brièvement présenté, surtout à I'attention des nouveaux membres du Groupe écologique, le Programme de lutte contre l'onchocercose, ses structures, ses objectifs, la situation actuelle de la lutte, la nouvelle stratégie mise en place avec I'avènement de I'ivermectine et, enfin, Ie transfert progressif des activités résiduelles du programme aux Etats. 18. Les structures de I'unité, ses activités de tous les jours, les moyens et outils mis en oeuvre, les activités de recherche opérationnelle qui soutiennent les activités techniques de VCU ont également été exposés. Enfin, Ies structures d'évaluation de I'efficacité des traitements, les principaux résultats ainsi que la couverrure larvicide prévue en1997 et i998 ont été passés en revue. 19- Dans I'ensemble, les résultats des opérations de lutte antivectorielle menées en 1996 sont satisfaisants. Sùr 146'points de capture, seulement 23 présentent un Potentiel Annuel de Transmission(PAT) pour toutes les espèces confondues supérieur à 100 larves infectantes/homme/an. En ne prenant en compte.que la transmission du parasite humain (O. volvulus), seulement 11 de ces pointJont un PAT supérieur à 100. Cela indique qu'une grande partie des larves infectantes rencontrées cette année dans le réseau d'évaluation entomologique était constituée de filaires animales (O. ochengi). 20- Si l'on ne considère que les larves d'O. volvulus transmises par les simulies de savane, quatre points seulement sur les 23 conservent un PAT supérieur à 100 larves infectantes/homme/an. 21. Après plus de 20 ans de lutte antivectorielle, les traitements onr été définitivement arrêtés sur la Volta Noire en décembre 1996. Ils devraient également être arrêtés sur la Kankélaba (au Mali) enjuin 1997 et sur Ia Marahoué (en Côte d'lvoire) en décembre 1997. 22. Ce succès du Pt6gramme s'est accompagné, depuis quelques années mainténant, d'une réduction de la couvernrre larvicide et donc, des effectifs du personnel, de la consommation de larvicides, des heures de vol et d'une restructuration de I'unité. 23: Des détails ont ensuite été donnés sur la stratégie d'utilisation des larvicides sur les principaux cours d'eau surveillés par les hydrobiologistes. C'est ainsi que sur la Pru en Zone Est, cours d'eau surveillé depuis 1980, les traitements n'ont été réalisés régulièrement qu'à partir de 1988, ne couvrant que la moitié inférieure de la Pru. læs larvicides les moins sélectifs (perméthrine et carbosulfan) y sont rarement utilisés et, en raison des débits qui y sont faibles pendant une longue période de l'année, les traitements sont généralement réalisés au B.r. H-14, au pyraclofos et au phoxime. En plus de I'utilisation sélective des larvicides, l'absence de traitements dans la partie supérieure du couis d'eau permet une recolonisation rapide de celui-ci par les insectes non cibles. JPCI8.3 Page25 Annexe I 24. En zone Ouest, la stratégie de rotation des insecticides sur le Niandan a été prise comme exemple. Sur ce cours d'eau surveillé depuis 1984 mais traité seulement à partir de 1989, Ie carbosulfan n'a pas été utilisé depuis trois ans pour permettre l'étude de I'impact dJla perméthrine sur les invertébrés aquatiques. [æ Vectron n'est pas encore utilisé sur le bief surveillé par les hydrobiologistes. La stratégie de rotation des insecticides a été pratiquement la même que ceûe mise en oeuvre sur les autres cours d'eau. Sur les affluents du Niandan, le carbosulfan et Ie Véctron ne sont pas utilisés. En plus du B.r. H-14, du téméphos et du pyraclofos, le phoxime y a été introduit en 1996. 25. L'absence de traitements larvicides dans la partie supérieure de la Pru et la réalisation de traitements larvicides au sol sur certains bassins fluviaux (Niger au niveau de Bamako au Mali et Dienkoa au Burkina Faso) ont fait I'objet de discussions. Il en ressort que I'absence quasi-totale de simulies de savane dans le cours supérieur de la Pru lors des premières enquêtes entomoiogiques avait conduit à exclure cette zone des traitements larvicides. Bien que des simulies de savane aient été rencontrées ces dernières années dans la zone, il ne serait pas raisonnable d'y instaurer une lutte antivectorielle à quelques années de la frr du Programme. Il faudrait en effet au moins 12 ans de lutte combinée (larvicides/ivermectine) pour interrompre la transmission. 26. S'agissant des traitements larvicides au sol qui sont réalisés actuellement par les équipes nationales sous Ia supervision technique de I'OCP, le contexte de leur mise en place a été préciJé âux participants. Les dangers qu'ils pourraieirt constituer non seulenient'en terme de dégradation Au milieu aquatique mais aussi en terme de développement de résistance s'ils sont asiurés par des non spécialistes ont été discutés. En outre, il semble que dans la periode post-OCP, le coût de I'acquisition de larvicides pour lutter contre la nuisance qui apparaîtra inévitablement pourrait constituer égâlement un goulot d'étranglement. Des alternativei soni donc à proposer et le'Prograrme est Aei-a e pieA d'oeuvre pour faire face à cette nouvelle situation. Caractéristiques des larvicides opérationnels et recherche sur de nouvelles formrrlations 27. Iæ Programme dispose depuis 1995 de sept insecticides opérationnels: un insecticide d'origine biologique (8.r. H-14) et six insecticidès chimiques (téméphos, phoxime, pyraclofos, perméthrine, carbosulfan et Vectron). Parmi ces derniers, on distingue lès insectiôides de la famille des organophosphorés (téméphos, pyraclofôs, phoxime), un carbamate (carbosutfan), un pyréthrinoide(perméthrine) et un pseudo-pyréthrinôide (Vectron). 28. Læs principales caractéristiques de chacun de ces produis ont été détaillées de même que les conditions de leur utilisation opérationnelle (quantité de matière active/litre de formulation, quantité de formulation utilisée/m3.s-r de débit de rivière, portée, coût). 29. Suite à la recommandation du Groupe écologique d'arrêter la recherche de nouveaux Iarvicides mais de poursuivre l'amélioration des formulations opérationnelles, la coordination de la recherche insecticide et entomologique a procédé à une réorientation de ces activités. Des méthodes et protocoles d'évaluation des formulations des insecticides chimiques et biologiques ont été élaborés. 30. Ahsi, grâce au multi-agitateur magnétique et au shaker orbital, des actions sont en cours par la compagnie concernée continue les recherches pour améliorer la formulation opérationnelle de B.r. H-14. En outre, les travaux se poursuivent en collaboration avec I'Institut Pastèur de Paris pour la mise au point de souches recombinées de B.t. H-14 après I'isolement de la toxine active sur Simulium damnosum (la protéine de 28 kDa) et surtout pour la mise au point également d'une technique simple et peu coûteuse permettant de tester l'efficacité des lots opérationnels de B.r. H-14 (basée sur les propriétés hémolytiques de cetre protéine). JPC I8.3 Page26 Annexe I 31. læ Groupe écologique a noté avec satisfaction la poursuite des recherches sur les formulations de larvicides, principalement le B.t. H.14. Tout en réaff,rrmant qu'il n'est plus nécessaire de chercher de nouveaux larvicides, il encourage le Programme à intensifrer les recherches sur des formulations plus performantes de B.t. H-14, ce qui permettrait son utilisation à des débis plus élevés dans le cadre de la lutte contre la transmission et là où cela s'avérera nécessaire, dans la lutte contre la nuisance simulidienne. Il souhaiterait en outre que le Chef VCU fasse lors de la dix-neuvième session du Groupe écologique, un exposé sur la nuisance simulidienne et les moyens de Ia combattre. Effets à moyen terme du Vectron sur les invertébrés non cibles 32. Les résultats des tests de I'impact comparé à court terme du Vectron, du pyraclofos et de la perméthrine réalisés en gouttières en 1995 indiquaient que le pyraclofos et le Vectron induisaient en 24 heures des décrochements assez comparables de la faune totale (43 % de décrochement pour le pyraclofos contre 47% pour le Vectron). Cet impact était nettement inférieur à celui occasionné par la perméthrine dans les mêmes conditions (91% de décrochement). En considérant les différents ordies d'insectes, on note que le pyraclofos est plus actif sur les Diptères mais I'est moins sur les Trichoptères et Ephéméroptères que le Vectron. 33. Ces deux insecticides n'ont donc pas le même niveau de toxicité sur les différents groupes taxonomiques alors qu'ils sont utilisés dans des conditions hydrologiques comparables (débits supérieurs à 15 m3/s). Pour vérifier à moyen terme la différence d'impact de ces deuiproduits sur les principaux groupes taxonomiques, ils ont été employés en rotation au cours de l'essai opérationnel sur la Bagbé (affluent du Sassandra en Côte d'Ivoire). La sélectivité relativement plus faible du Vectron vis-à-vis des Ephéméroptères par rapport au pyraclofos.à court terme se confirme à moyen terme puisque ces organismes, devenus rares dans le milieu suite à I'utilisation du Vectron, voient leur densité croître pendant la période de traitement au pyraclofos. tl en est de même de la faune totale. 34. læs pernrrbations induites par le Vectron semblent donc être réversibles et, en considérant les différents groupes fonctionnels (guildes), I'impact du Vectron sur les Ephéméroptères est compensé par son effet relativement faible sur les Chironomidae au sein des insectes "Collecteurs-rassembleurs". 35. Dans les zones de résistance connue au téméphos, I'utilisation du Vectron en alternance avec le pyraclofos à des débits supérieurs à"15 m3/s devrait permettre de minimiser les effets sur la faune non cible dans la mesure où ces larvicides n'ont pas le même niveau de toxicité vis-à-vis des différents groupes taxonomiques. 36. Le Groupe écologique estime que,ces résultats confirment ceux des tests à court terme et donnent des indications sur les avantages de l'utilisation alternée du Vectron et du pyraç-lofos, et Ie confortent dans ses reôdmmandations relatives à I'utilisation opérationnelle de tês produits. Il maintient son souhait de voir publier les résultas des études réalisées sur l'impact du Vectron dans les conditions d'utilisation du Programme. E. DISCUSSIONS SUR LES PRESENTATIONS FAITES PENDANT LA RETJNION CONJOINTE 37 . læs activités de surveillance se sont déroulées selon le calendrier et les fréquences établis en 1996 par le Groupe écologique. [,es résultats présentés et discutés par les hydrobiologistes au cours de leur réunion annuelle ont été résumés à I'attention des membres du Groupe écologique. JPC18.3 Page27 Annexe I Surveillance ichtyologique 38. La surveillance s'est poursuivie en Côte d'Ivoire sur la léraba au Pont Frontière, la Comoé à Gansé et le Bandama à Niaka. De l'ensemble des travaux, aucune disparition d'espèce n'est signalée; les prises par unité d'effort (p.u.e.) totales sont en augmentation par rapport à la caÀpagné précédente. [æs petites et moyennes mailles présentent les meilleurs résultats pii.appo.t "ux granàe, mailles à Pont Frontière et Gansé. Mais à Niaka, ce sont les mailles màyennèi qui pràsentent I'efficacité la plus grande. Iæs coefficients de condition restent relativement stables. 39. En Guinée, les résultas de la surveillance du Dion à Baranamd, du Milo à Boussoulé et du Sankarani à Mandiana se présentent comme suit : 40- [æs p.u.e. totales pondérales montrent un profil évolutif interannuel globalement décroissant à Mandiana, croissant à Baranama et Boussoulé. L'évolution interannuelle dàs pêches est assortie deleurs fluctuations saisonnières avec leur profil classique de p.u.e. élevé.r .n étirg. et faibles enpériode de hautes eaux. 4l- Une analyse des prises des différentes catégories de mailles indique que Ies mailles moyennes ont été généralement plus efficaces en terme de biomasse pechée que les p"iites et les grandés. par contre, les petites mailles ont pêché plus de poissons que lès aut."J catégoiies de mailleJ. Læs p.u.e. de Ia plup-art des espèces principales sont en augmentaiion: B. nurse, et-1. macrotepidotus au niveau de toutes les stations, S. iruermediw à Mandiana et Baranama , M. forskalii à Baranama , M. mento, etP- ansorgii à Boussoulé . C. auratus par contre a diminué dans les captures à Mandiana et H. pictus darn celles de Boussoulé. 42. La richesse spécifique, après une certaine stabilité, semble être en augmentation à partir de 1994 au niveau de toutes les stations. I n'a pas été enregistré de disparition tàale d'espècei mais la baisse régulière de certaines espèces à Boussoulé est à signaler. 43- L'évolution saisonnière et interannuelle des coefficiens de condition moyens indique que la majgSité des espèces principales ont maintenu, sinon amélioré leur condition, la-issant supposer des conditions de milieu acceptables. 44- Il apparaît donc que les traitements larvicides n'ont pas eu d'effets évidents sur l,ichtyofaune.Cependant, dans certains cas de mortalités accidentelles et de baisse de p.u.e., les insecticides antisimulidiens, seuls ou en synergie avec d'autres facteurs, pourraient être mis en cause. 45. L-a Pru à Asubende et l'Oti à Sabari ont été surveillés tous les mois. Dans l,ensemble, les résultats des prises se situgnt d^ans la fourchette des capnrres réalisées les années précé-d-entes même si;par rapport à la saison 199411995,Ie§ captures ont baissé à Sabari et augmenté à-Asubende. En outre: la-condition des principales espèces de poissons est stable, suggérant aiÀi qu'il n'y a pas eu un impact à long terme des larvicides sur les peuplements ichtyologiqrie-s. 46' En Sierra [-eone, par rapport aux années préédentes, les paramètres mesurés au cours des activités de surveillance (p.u.e., richesse spécifique, coefficient dè condition) restent relativement stables. Il est à signaler néanmoins la forte pressiôn exercée sur les peuplements de poissons par les pêcheurs remontés du Sud du pays à la suite àe I'insécurité qui y régnait. L'utilisation â'explosifs pourla pêche a pratiquement été abandonnée mais les populationi co-ntinuent à pratiquer la pêche- aux ichtyotoxiques. 47. D'une manière générale, les paramètres utilisés pou. Crrtu"r la structure et la santé despeuplements ichtyologiques montrent de légères variations qui restent toutefois dans des limites acceptables. La plupart des espèces qui avaient été signalées en 1995/1996 comme disparues ou rares sont mieux représentées dans les prises. JPC I8.3 Page28 Annexe I 48. Ces résultats ont été considérés par le Groupe écologique comme un signe de bonne santé des peuplements. Il préconise néanmoins la collecte d'informations précises sur les ichryotoxiques et leur utilisation afin de perrnettre une meilleure appréciation de leur impact sur la faune aquatique non cible. Surveillance de I'entomofaune 49. Au Ghana, on note une amélioration du nombre de taxons dans la dérive sur la Pru. I-es Oligoneuriidae et Tricorythidae qui semblaient avoir disparu ont été rencontrés en 1996. Neoperla sp. reste toutefois rare dans les échantillons. Sur l'Oti, le nombre de taxons dans la dérive est passé de 1 I en 1995 à 27 en 1996 mais les Oligoneuriidae continuent d'y être absents. Il faut signaler que la Pru n'a été traitée principalement en 1996 qu'avec trois produits: le B.t. H-14, le phoxime et le pyraclofos. Læs traitements sont suspendus depuis 1992 sur I'Oti. 50. L'utilisation du carbosulfan et du pyraclofos aux hautes eaux et à la décrue à Danangoro sur la Marahoué en Côte d'Ivoire, ne semble pas avoir eu un impact majeur sur les densités de la faune saxicole. Toutefois, les traitements au phoxime realisés aux basses eaux ont occasionné une réduction de la densité de la faune saxicole. Ces densités se sont améliorées par la suite lorsque la rivière n'était plus traitée qu'au B.t. H-14. Il faut noter cependant une quasi totale disparition des Tricorythidae àepuis près ae trois'ans.'À Entoiriokro, toujôurs sur la Maiahoué, les réiultas de la surveillance à moyen terme ne semblent pas concorder avec l'impact à court terme connu des larvicides, le phoxime en particulier dont les effets sur l'entomie sont inférieurs à ceux observés ailleurs. En outre, la richesse taxinomique y est restée comparable à celle de la periode de prétraitement. 51. En Sierra Irone, apres deux années d'interruption des traitements larvicides pour des raisons de sécurité, on note une modification de l'abondance relative de certains taxons. I-es Ephéméroptères sont devenus prédominans. Sur le Mongo, les Chironomides qui sont généralement moins affectés par les polluants sont dominants, situation quidoit être mise en relation avec l'impact des ichtyotoxiques et d'autres activités humaines. L'hétérogénéité présente des valeurs élevées sur tous les cours d'eau surveillés. 52. La densité des Tricorythidae et Baetidae a baissé sur le Niandan à Sassambaya (Guinée) pendant que celle des Hydropsychidae est en hausse et que les Caenidae se maintiennent au même niveau. A Boussoulé sur le Milo, les densités de Baetidae, Tricorythidae et Caenidae sont en baisse tandis que celle des Hydropsychidae reste stable.par rapport aux années précédentes. 53. Dans l'ensemble, en dehors du Niandan dont la situation donne quelques inquiétudes, les autres cours d'eau.connaissent des variations de densités de populations de même nafure que celles habituellement observées sur les cours d'eâu traités. [æ Groupe écologique considère queltout colnme pour les poissons, les môffications observées essentiellement dans I'abondance relatiÿe des taxons et même au niveau des densités ne sont pas prcjudiciables aux fonctions de transfert d'énergie au sein des communautés d'invertébrés aquatiques. Il souhaiterait néanmoins que les hydrobiologistes collectent des informations précises sur les ichtyotoxiques et leur utilisation dans les bassins sous surveillance. Résultats de la surveillance environnementale 54. Conformément aux recommandations du Groupe écologique pour une consolidation des études environnementales initiées en 1995, les hydrobiologistes ont conduit en 1996 des travaux complémentaires dans les quatre bassins qui ont fait I'objet d'une évaluation des impacts environnementaux. 55. En Côte d'Ivoire, les activités en cours dans le haut bassin du Sassandra ont contribué à I'amélioration des conditions de vie des populations par la création d'emplois rémunérateurs, I'accroissement du revenu des agriculteurs, l'introduction de nouvelles spéculations, la réduction considérablè du risque de cécité et de la nuisance simulation. Elles ont malheureusement entraîné une JPCI8.3 Page29 Annexe I plus forte pression des hommes sur le milieu tant terrestre qu'aquatique par I'augmentation des superficies cultivées, du nombre de pêcheurs, des densités de populations humaineJ, des quantités d'intrants agricoles utilisés. En outre, des pollutions d'origine industrielle du Sassandra ont été signalées périodiquement. Des mesures d'atténuation de ces impacs de même qu'un suivi régulier de la situation sont proposés pour éviter une dégradation irréversible de I'environnement. 56. Le bassin de la Pru au Ghana est caractérisé par I'absence ou la rareté d'activités de grande ampleur susceptibles d'avoir une incidence sur la productivité du cours d'eau . La savanisation de la zone de même que les traitements larvicides antisimulidiens sont les principales sources d'impacts sur le milieu aquatique. [æs résultas de Ia surveillance n'indiquent d'ailleurs pàs d'impacs particùliers sur la faune aquatique non cible. 57. Sur le Milo en Guinée par contre, une baisse régulière de la densité de quelques taxons d'invertébrés est observée depuis quelques années pendant que l'abondance des poissons piés"nt" une tendance générale à I'augmentation. Cependant, les proipections montrent que la zone est sous peuplée avec une agriculrure peu développée (presque sans intrants) et l'élèvage est limité à la satisfaction des besoins domestiques. Les facteurs abiôtiques (turbidité, larvicidei antisimulidiens, climat et hydrologie) pourraient avoir influencé, individuellement ou conjointement, Ies résultats de la surveillance. Ichtyofaune 61- Afin de connaître l'évôlution de la strucnrre du peuplement, des analyses factorielles de correspondances (AFC) sur les données des prises par ùnitè d'effort (p.rr.".i en nombre et les coefficients de condition (K) des principales espècei ont été réalisées. Pour I'interprétation des résultats, des facteurs abiotiques (débits, pesticidei) et anthropiques ont été pris en compte. 62- Les différentes pêches apportent des informations qu'il est souvenr difficile d'interpréter, notamment en raison du manque de régularité des prélèvements et du manque de sites de référence. Néanmoins, certaines longues séries de données permettent d'obtenir des informations assez bien étayées. Ainsi, dans un certain nombre de stations, une relation étroite entre la qualité ou la quantité des captures et le régime hydrologique a pu être mise en évidence. On a pu monirer, d'une pârt, une baisse des prises en période de hautes eaux, et d'autre part, des conséquenèes défavorables dés années 58. Contrairement au bassin du Milo, le bassin du Mongo en Sierra Leone est intensément exploité par les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs. h pioximité des hommes et du bétail du cours d'eau, I'utilisation d'intrants agricoles, certaines techniques culturales qui favorisent le ruissellement, la pression exercée par les pêcheurs ainsi que les conditions hydrologiques pourraient être à la base des modifications observées dans les.peuplernents aquatiques. 59r I-e GrouPe écologique a félicité les hydrobüogistes pour la qualité de Ia plupart des présentations et surtout pouila méthodologied'approche'dès étudei d'impacts mise en oeuvre. Il note toutefois I'insuffisance de'données chiffréds, cdnséciuence probable de celle des moyens mis en oeuvre. En relation avec la situation qui prévaut sur le Sassandra et la qualité des donnéei recueillies, le Groupe écologique estime que l'énrde qui y a été réalisée pourrait constituer la base d'une étudepilote à grande échelle dans Ie haut bassin du Sassandra. Il souhaiterait donc que les moyens nécessaires soient dégagés pour la mise en oeuvre de cette étude pilote . , F. ANALYSE DES DONNEES DE 20 ANNEES DE SI'RVEILLANCE AQUATIQUE 60. Suite à l'une des recommandations de la i7è session du Groupe écologique ielative à l'analyse des données des 20 années de surveillance aqüatique, les hydrobiolôgistes, é-n collaboration avec âes- con§ultants, ont entamé llgxercice en juilleUaoût 1196. La dèmarche aàoptée de même qqe.l.es résultas' des analyses sont consignes ci-après. { JPC18.3 Page 30 Annexe 1 hydrologiques déficitaires sur les pêches. On peut ainsi estimer que les mauvaises conditions hydrologiques affectent tant I'alimentation que la reproduction des poissons. 63. Dans un cas (Pont Frontière sur la léraba), il ressort qu'il y a certainement un impact de la recolonisation humaine des vallées sur la qualité etla quantité des peuplements piscicoles. 64. Certaines stations, notarffnent celle de Mandiana sur le Sankarani, ont permis de voir que des aménagements avaient également une influence importante sur Ia composition et la structure des prises, et donc certainement sur les peuplements de poissons. 65. A chaque fois que l'un des facteurs déjà cités (hydrologie, pression humaine, aménagement...) est suffisamment marqué, l'impact du paramètre considéré est toujours prépondérant et influe sur la composition et la structure des captures. Mais lorsque cela n'est pas le cas, certaines variations peuvent alors être mises parfois en relation avec I'intensité et la qualité des épandages d'insecticides. C'est le cas par exemple de la Comoé, du Bandama, de Ia Pru, du Milo, et du Dion. Dans tous ces cas, l'influence directe des pesticides ne peut être mise en avant. Toutefois, sans autre explication, on ne peut écarter, apriori, une influence des larvicides. Mais si celle-ci existe, on voit qu'elle est de toute façon de faible amplitude et masquée en général par d'autres facteurs naturels (hydrologie...) ou non (pression anthropique...). 66. Le coeff,rcient de condition a également été étudié. Il reflète l'état physiologique du poisson, notamment son degré d'embonpoint. Ce facteur peut traduire soit un effet direct (action de I'insecticide sur la physiologie), soit un effet indirect (action sur la nourriture disponible). 67. Hormis chez .S. mystus, pour qui urie incertitude subsiste, il est difficile pour I'ensemble des autres espèces, quelles que soient les stations, de supposer une influence quelconque des traitements insecticides sur la condition des poissons. Cela pouvait être prévisible pour des espèces omnivores corrme B. macrolepidotus , mais il est rassurant de constater qu' il en est de même pour des espèces trictement insectivore§ comme P. bovei, Ç. guntheri, voiie'Chysichihys spp. ou Synodontis schnlt. 68. En revanche, on constate que l'hydrologie et I'aménagement du réseau au fluvial peuvent avoir une influence prépondérante. Par exemple, le cycle hydrologique saisonnier des rivières tropicales influence souvent directement le rythme de reproduction de certaines espèces, ce qui agit en conséquence sur le coefficient de condition. C'est le cas pour B. nurse et B. leuciscus. 69. Ia valeur du débit de la crue annuelle peut également avoir une action directe sur la condition. Ainsi, chez .S. sclall, une faible crue entraîne immédiatement une baisse générale du coefficient de condition des iridividus,'cela quelles Que soient les rivières et les stàtions. On considère généralement, en zone soudaniénrie; qug l'étiage est une përiode de'"àisette aiimentaire" pour les poissons. læ fait que les crues soient déficiüires est donc également une source supplémentaire de pénuridâlimentaire. Cela expliquerait alors la baisse de condition globale des populations insectivores soumises à ces mauvaises conditions. Enfin, on note que la condition des poissons peut être affectée par la multiplication d'aménagements, comme les barrages. Cela est notamment le cas de deux espèces migratrices du Bandama comme A. baremoze et S. mandibularis. Il semblerait donc que l'épandage durant près de vingt années d'insecticides plus ou moins sélectifs n'a pas particulièrement affecté les sources potentielles de nourritures des poissons. Même si certains taxons proies ont vu leurs populations diminuer considérablement, les poissons ont su, de toute évidence, adapter leur régime à d'autres ressources disponibles. 70. D'une manière générale, les traitements larvicides réalisées depuis plus de 20 ans sur certains cours d'eau n'ont donc pas engendré de modifications majeures sur les peuplements de poissons. Même si un impact existe, il est de faible amplitude et masqué par d'autres facteurs. JPC18.3 Page 3 1 Annexe I Entomofaune 71. Les données recueillies sur pres de 20 ans dans deux pays (Côte d'lvoire et Ghana) et sur une dizaine d'années dans deux autres pays (Guinée et Sierra læone) en utilisant la technique de surber et de récolte de la dérive ont été analysées en suivant deux approches principales. La piemière a porté sur l'évaluation des changements intervenus dans les structures de communautés taxinomiques et fonctionnelles. la seconde est orientée vers I'examen des principales tranches de variations resiorties au niveau des taxons par I'analyse en composantes principales. 72. Les résultats des analyses indiquent que le Niandan (en Guinée) présente les changements les plus importants des strucrures taxonomiques et fonctionnelles des invertébrés. Par contrJ la pru (au Ghana) connaît la plus faible variation. Les rivières Kaba (en Sierra Leone) et Marahoué (en Càte d'Ivoire) présentent une situation intermédiaire avec la plus grande variation biologique limitée respectivement aux périodes d'utilisation du pyraclofos et du phoxime. En ce qui concerne ces deux rivières, il faut avoir présent à I'esprit que la quantité limitée àe données de prètraitement ne permet pas une estimation srire de la variation biologique enregistrée. pendant la période de traitemeni. 73. S'agissantdes niveaux de l'impact sur la faune aquatique des différents insecticides, les plus faibles ont été enregistrés avec le téméphos etle B.t. H-14. Il a èté possible de tenrer une classificaiion des insecticides en se basant sur la pression exercée sur les communautés d'invertébrés à partir des résultats de I'analyse de la structure taxonomique et fonctionnelle appliquée aux échantillons surber. Le téméphos et le B.t. H-14 se trouveraient ainsi.au bas de l'écheûe de toxicité tandis que la perméthrine, le pyraclofos et le phoxime seraient les moins sélectifs. 74- Les effets de chaque traitement sur le milieu semblent être fonction également de la composition spécif,rque de la faune des rivières ainsi que des traitements antérieurs. C'ést ainsi que les modifications intervenues sur la faune lors des traitements au pyraclofos et au B.t. H-14 ront plut importantes sur la Kaba que sur la Marahoué 75- Sur le plan fonctionnel, toutes les communautés se retrouvent sous la domination des collecteurs-rassembleurs et à un degré moindre, des collecteurs-filtreurs. L'abondance de ces groupes fonctionnels indique clairement la disponibilité de fines particules de matières organiques 1fnùOy qui caractérisent les ressources alimentaires des rivières érudiées. Cette structure dominante tend à prend're plus d'importance avec I'application des différents insecticides, exception faite du B.r. H-14. 76- Les structures trophiques similaires présentées par les communautés échantillonnées pendant les periodes de suspension des traitements au regard de celles des périodes antérieures au traitement, de même que les changements intervenus après les traitements insecticides, doivent être appréciés positivement parce qu'ils démontrent la tendànce à un retour à la normale des structur_es-.des guildes analysés- Ce resuttatttabfri .r". certitude la préservation des fonctions de transfert dténergie au sein des communautés d'invertébrés. 77. La tendance au retour à la normale manifestée par les communautés d'invertébrés est encourageante et I'on peut conclure que les groupes taxonomiques et fonctionnels ne sont pas altérés au-delà des variations naturelles qui pourraient survenir dàns ces systèmes fluviaux. Dans les conditions naturelles en effet, les communautés d'invertébrés vivant dans ôes rivières seraient rarement à un équilibre constant (en terme de composition taxonomique et fonctionnelle) à cause de I'impact de facteurs naturels tels que la sécheresse et les crues qui p"uuent se produire assez souvent et très régulièrement. Lorsque ces facteurs sont pris en compie, les modifications discutées plus haut deviennent écologiquement acceptables. 78- Le Groupe écologique a apprécié la pertinence des conclusions auxquelles sont parvenus les consultants en collaboration avec les hydrobiologistes c'est-àdire, un effét limité des traitements larvicides sur la faune non cible de même qu'unecontribution non négligeable de stress narurels et autres à la 3tructure des communautés observée dans la plupart des cas. Il estime toutefois qu'après JPC18.3 Page32 Annexe I quelques retouches nécessaires à une meilleure clarification des analyses, les résultats devraient être publiés dans le cadre de la valorisation des activités de surveillance aquatique. Réponse du Groupe écologique aux recommandations des hydrobiologistes 79. Le Groupe écologique a passé en revue les différentes recommandations formulées par les hydrobiologistes et a fait les observations suivantes: La fréquence de l'échantillonnage et les stations de surveillance de la période 199611997 devront être maintenues en 1997/1998 (appendice 3). b) La formation des hydrobiologistes anglophones aux Etudes des Impacts environne- mentaux en 1997 , telle que suggérée par le Directeur du Programme, est encouragée. c) Il n'est pas nécessaire de poursuivre les études environnementales initiées en 1995 dans quatre bassins de la zone du Programme. Le Groupe réfléchira sur Ia meilleure manière de conduire ces études avant de formuler une recorrrmandation ferme sur les travaux à réaliser dans ce domaine par les hydrobiologistes. Des informations précises sur les ichtyotoxiques et leur utilisation dans les cours d'eau sous surveillance devront être collectées par les hydrobiologistes en marge de leurs activités normales de surveillance. G. PROGRAMME DE TRAVAIL L99711998 80. Le Programme de travail proposé par les hydrobiologistes (appendice 3) qui est essentiellement le même que celui de 199611997, a été endossé par le Groupe écologique. 81. Par ailleurs,-le Groupe a suggéré que certains de ses membres préparent et présentent des communications sur les sujets suivants: a) d) a) étant donné que la santé écologique des écosystèmes lotiques dépend de la qualité de I'eau et de celle de I'habitat, le Groupe écologique élaborera des directives que les équipes nationales pourraient utiliser pour l'évaluation de la qualité des berges et du lit des rivières aux sites de surveillance. De telles informations pourraient être d'une importance capitale pour séparer les variations, dans les données sur les poissons ou les insectes, qui sont le résultat du repeuplement des terres plutôt qu'un effet à long terme des larvicides (Prof. V.H. Resh) ; un exerôiôè sera entrepris pour évaluer l'importance économique des-principates recommandations du Groupe écologique. Les bénéfices nets à estimer comprennent la réduction du coût des opérations et les effets bénéfTques sur les captures de poissons (Prof. D. Colman) ; les possibilités d'utilisation de la télédétection dans les études d'impacts environnementaux, les modifications dans I'utilisation des terres de même que les possibilités d'études conjointes hydrobiologistes/programmes ENRECA-Danida (cellules de télédétection des universités de lægon et de Ouagadougou) dans les zones libérées de I'onchocercose seront étudiées (Dr A. Reenberg) ; un membre du Groupe écologique a été désigné pour recueillir un maximum d'informations sur les activités (études ou actions de développement) déjà entreprises dans les zones libérées de I'onchocercose par d'autres agences ; b) c) d) JPC18.3 Page 33 Annexe I e) le Dr J.-M. Hougard, Chef VCU, a également été invité à présenter un document sur Ia lutte contre la nuisance simulation ; H. DISCUSSIONS STJR LES ACTTVITES DE STJRVEILLANCE DANS LE CONTEXTE ACTI'EL DE L'OCP 82. Depuis L992, le Groupe écologique a toujours attiré I'attention de I'OCP et du CAP sur les facteurs autres que les insecticides qui, de plus en plus, rendaient difficile l'évaluation de I'impact des seuls larvicides sur le milieu aquatique. Il avait conclu à la nécessité d'élargir son mandat pour lui permettre d'étudier ces autres facteurs, noüamment l'évolution des conditions hydrologiques dans les vallées en cours de recolonisation.. 83. Supporté par le Comité consultatif d'Experts, l'élargissement du mandat du Groupe écologique a été accepté, par le CAP et le Comité conjoint du Programme en t994.Iæs études initiées ensuite par le Groupe écologique avec un budget non révisé, bien que conduites le plus simplement possible, ont confirmé que l'élargissement du mandat du Groupe écologique était tout à fait justifié. Toutefois, elles restent très superficielles en raison principalement de l'insuffisance de moyens. U. Le Groupe écologique attire une fois de plus I'attention de I'OCP et surtout du CAP sur les questions d'envirormement qui sont susceptibles de prendre de l'importance dans les années à venir si on ne dégage pas un certain nombre de principes et de recommandations pour une utilisation adéquate des vallées dans le cadre d'une gestion intégrée de I'environnement et dans une perspectivè de développement durable. [a protection de la biodiversité et de la qualité des eaux constitue I'objectif du développement durable. 85. [a formulation correcte de ces principes et recommandations doit être fondée sur des études pilotes. Il faut donc trouver les moyens nécessaires pour réaliser ces études. Læ Groupe écologique souhaite que le CAP fasse l'inventaire des projets de développement en cours dans la zone OÔp et qu'il rentre en contact avec Ie Fonds pour l'Environnement mondial (F.E.M.) ou d'autres organismes de financement pour la prise en charge d'au moins une de ces études pitotes à l'échelle du bassin, le haut bassin du Sassandra par exemple. 86. Enfin, le Groupe écologique souhaite vivement que des relations soient établies entre l'OCp et les agences qui initient des études et des projets dans les vallées libérées de l'onchocercose afin d'échanger des informations complètes. I. ARRANGEMENTS POUR LA PROCIIAINE REI'MON 88. L-a dix-neuvièniersession du Groupe écologique devrait se tenir à Odienné, Côte à'Ivoire, les = 5 et 6 février 1998, précédée de celle des hydrobiologistes les 2 et 3 février 1998. lâ journée de réunion conjointe est prévue le 4 février1998. J. LECTT'RE ET APPROBATION DU RAPPORT 89. Les principales parties du rapport ont été lues et approuvées par les participants de la dix- huitième session du Groupe écologique. Læ projet complet sera soumis au Président du Groupe écologique pour approbation avant sa finalisation pour présentation au Comité consultatif d'Experti. JPC18.3 Page 34 Annexe 1 K. CLOTTJRE DE LA RETJMON 90. Elle s'est déroulée en présence du Directeur du Programme et du Représentant de la FAO au Ghana. Apres avoir remercié le Prograrnme pour la parfaite organisation de la réunion et le CSIR pour les facilités qui leur ont été accordées, le Président du Groupe écologique a félicité le secrétariat OCP qui a tout mis en oeuvre pour que le rapport soit prêt dans les délais. Il a remercié I'ensemble des participants et particulièrement le Directeur du Programme pour leurs contributions positives à l'enrichissement des débats. Enfin, il a souhaité que les recomflrandations issues de cette session soient examinées avec la plus grande attention par les parties concernées. JPCI8.3 Page 35 Annexe 1 Appendice I LISTE DES PARTICIPANTS Membres Professor Davide Calamari, University of Milan 3rd Faculty of Sciences, Environmental Research Group, Via Ravasi 2,zll{J0_ Varese, Italy - Tel. 0039-332-250 Zl7 Fax 0039-3 32-28 1308 - E-mail : calamari@imiucca. csi.unimi. it Professor David colman, school of Economic studies, university of Manchester, Manchester M13 9PL, united Kingdom - Tel. 0161 276 4793 - Fax ol6t z75 4gzg E-mail : david.colman@man. ac.uk Dr S. Leloup,2723 Ontario road, NW # 3, Washington DC 20009, U.S.A. Tel./Fax | 202 667 1342 Dr christian Livèche, Délégué à I'Environnemenr, oRSToM, zl3 rue la Fayette 75480 Paris cédex 10, France - Tét. (33.1) 48 03 77 74 - Fax (331) 4s o3i5 26 E-mail : leveque@paris. orstom. fr Professor Vincent H. Resh, DeparEnent of Environmental Science, policy and Management, Entomology Program, university of california, 201 wellman Hall, Berkéley, California 94720, U.S.A. - Tel. (510) «2-3763 - Fax (510) 642-7428 E-mail: vresh@nature. berkeley.edu Autres participants Dr G. crosa, university of Milan, via Emmanueli 15, 20216 Milan, Italy Tel + +392 64474203 - Fax + +392644742W - E-mail: crosa@imiucca.csi.unimi.it M. Jacques P. Eckebil, FAO Representative in Ghana, Depury Regional Representative for Africa, Gamel Abdul Nasser Road, P.o. Box 1628, Accra, Ghana - rei. çzz1-21) 66 6g 51/6, Direct (233-21)66 58 96 Fax (233-2t) 66 84 27 - E-mair: Jacques paul Eckebil@held.fao.org Dr y. Fermon, Anrenne.oRSToM, T aboratoire d'Ichryologie générale et appliquée, MNHN, 43 rue du cuvier, 75231 Paris, France - Té1. 33 oL 40793736 - r'* r: 6t qol.9ztli- E-mail : fermon@mrùrn.fr Dr Anette Reenberg, lryliq!. of Geography, osrer voldgade 10, DK-1350 copenhagen KDenmark - Tel.: + 45 35 32 zs6z - Fax + 45 3s 3zziot -E-mail: ar6geogi.tu.o-t Dr Mahamat Touadé, Senior Animal Protection/Health Officer, Departrnental Group læader, FAORegional Office for Africa, Accra, Gamel Abdul Nasser Road, P.O. Éox 1628, Accra, Ghana -Tel. (223-2t) 66 46 08 JPC18.3 Page 36 Annexe 1 Appendice I Secrétariat Dr K. Yankum Dadzie, Programme Director, OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso - Tel. (226) 30 23 12 - Fax (226) 30 21 47 - E-mail: dadzie@ocp.oms.bf M. A.K. Adzah, VCU/OCP, P.O. Box 338 Hohoe, Ghana Dr H. Agoua, VCU/OCP, B.P. 36 Kara, Togo - Tel. (228) 60 60 75 - Fax (228) 60 06 26 Dr L.K.B. Akpoboua, VCU/OCP, B.P. 5M _Qdienné, Côte d'Ivoire - Tel. (225) 80 05 2I - Fax (225) 80 0l 73 M. J.R. Bakoné, VCU/OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso - Tel. (226)3023 12 - Fax (226) 30 21 47 Dr Y. Bissan, VCU/OCP, B.P. 1474 Bouaké, Côte d'Ivoire - Tel. (225) 63 33 82 - Fax (225) 63 14 75 Dr J.-M. Hougard, VCU/OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso - Tel. (226) 30 23 12 Fax (226) 30 21 47 - Email: hougard@oncho.orstom.bf Dr L. Yaméogo, VCU/OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso - Tel. (226) 30 23 L2 - Fax (226) 30 21 47 - Email: yameogo@ocp.oms.bf OCP/VCU/HYBIO/97.1 ocP^/cu/HYB,totg7.2 OCPA/CU/HYBTOIg7.3 OCPA/CU/HYBIOIg7.4 ocP/vcu/HYBtotg7.5 OCP/VCU/IIYBIOIg7.6 OCPA/CU/HYBTOIg7.7 OCPA/CU/HYBIO/97.8 ocP^/cu/HYBtotg7.9 ocPA/cu/HYBIO/97.10 JPC18.3 Page37 Annexe I Appendice 2 LISTE DES DOCTJMENTS Résumé du rapport annuel zur la surveillance de l'ichtyofaune en GuirÉe - par M.E. Diop Surveillance de l'entomofaune non cible des cours d'eau traités en Guinée - par Fanfodé Kondé et Kélérigui Nabe. Monitoring report of the non-target aquatic entomofauna. (Summary report 196). By Daniel Tholley Monitoring of ttre ichttryofauna of the OCP treated watercourses in Sierra l-eone (Summary report 1996). By Zac Bah Résumé du rapport annuel de la Côte d'Ivoire (chtyofaune 1995-1996) - Par Kouessi N'Gouan Cyrille Summary of Ghana fsh monitoring annual report for 196. By E.K. Abban Résumé du rapport aruuel de la section Hydrobiologie de I'OCP Résultats de 20 années de surveillance de l'ichtyofaune en Afriçe de I'Ouest. Résumé - par Y. Fermon, D. Paugy, E..K. Abban, E.M. Diop, C. Kouassi &.Z.Bah Summary of Ghana invertebrate monitoring annual report for 19E611996. By J. Samman Report on the analysis of the invertebraæ assemblages collected during ttre Onchocerciasis Control Programme irWest Africa JPC18.3 Page 38 Annexe I Appendice 3 PROGRAMME DE TRAVAIL POTJR 199711998 Période d' échantillonnage/fréquence Pays/Site/Rivière Invertébrés Poissons Janvier à AvriVNovembre à Décembre Janvier à Décembre Côte d'Ivoire Danangoro/IVIarahoué EntomokroÀ,Iarahoué Niaka.IBandama Gansé/Comoe Pont-Frontiè r e I [.r.r aba Ghana Sabari/Oti AsubendeÆru Guinée Sassambaya/Niandan Baranama/Dion TérélDion Boussoulé/Milo Mandiana/Sankarani Sierra læone Musaia/Mongo Outamba-Park/Kaba Makpankaw/Seli Matotaka/Jong Bumbuna/Seli une fois/mois deux fois en saison seche une fois/mois une fois/mois une fois/mois une fois/mois une fois tous les 2 mois ti une fois tous les 2 mois une fois tous les 2 mois une fois tous les 2 mois une fois tous les 2 mois i-. une fois tous les 2 mois N.B.: Dérive de jour et de nuit (deux fois/an) pendant la periode de richesse [axonomique maximale JPC18.3 Page 39 ANNEXE 2 SITUATION DANS LES BASSINS DE LA KARA, LA KERAN ET LE MO, AFTLUENTS DE L'OTI l. l-a région est montagneuse, et les gîtes larvaires nombreux dans les innombrables petis affluents souvent complètement c_ouverts par une végétation dense. I* B.t. H-14 a été I'insecticide de choix pour les faibles débits. Toutefois la faible portée de cet insecticide oblige à l'épandre en de nombreux endroits. Or, dans cette région les points d'accès aux gîtes sont limités et I'application de B.r. H-14 est difficile. 2. Par ailleurs, les PAT indiquent que la lutte contre la transmission n'a pas eu d'effet jusqu'en 1988, date de la mise en oeuvre de I'extension sud. Des études épidémiologiques rècentes mont.ènt que les taux de prévalence sont toujours élevés (atteignant 67,L%) bien que darn la plupart des cas les CMFC sont faibles. 3. [a situation épidémiologique acnrelle fait penser à un niveau de trarsmission élevé qui prévalait encore neuf ans auparavant, suivi de transmissions intermittentes. 4- Par conséquent Ie Programlne estime que, vu les activités de lutte plus rigoureuses qui seront menées jusqu'en2002 et les CMFC généralement faibles, les prévalences deviaient iortement bàisser. tæ Programme propose de : a) intensifier la supervision des traitements larvicides, en faisant accompagner plus régulièrement les hélicopters de rraitement par du personnel de VCU ; b) remplacer le B.t. H-14 par le téméphos et le pyraclofos. c) intensifier les prospections sur le terrain ; d) effectuer le traitement par l'ivermectine sous directives cofilmunautaires, deux fois par an. 5. Le Programme estime qu'avec I'intensification des traitements larvicides et la distribution semestrielle de l'ivermectine, les taux de prévalence devraient fortement baisser avant2Cf|/Z, étant donné que les CMFC sont déjà faibles. JPC18.3 Page 40 ANNEXE 3 RE,COMMANDATIONS DE STRATEGIES Bassins Guinée Bissau Bassins Sénégal Bassins Ouest-Mali Pas de changement de stratégie préw d'ici 2002. Distribution d'ivermectine à poursuivre. Mise en place d'une commission ad hoc incluant APOC/TDR/OCP pour détermination de la durée des traitements ivermectine après 2002. Cette commission devra se baser sur différents cas de figures ayant fait au préalable I'objet de modélisations. la stratégie avancée sera utilisée pour traiter les positifs de tous les villages dans le bassin du Rio Geba en Guinée Bissau dont les prévalences observées en 1997 sont pratiquement nulles. Evaluation du traitement par I'ivermectine sous directives communautaires en mettant à profit l'expérience d'APOC après 3 années d'exercice. Bassins Guinée Bassins Nord Sierra Leone 2 Extension sud-est Togo Extension sud-est Bénin Extension sud-est Ghana Dienkoa @urkina) Pas de changement de stratégie prévu d'ici 2002. Poursuite des études d'incidence : Bénin, Guinée, Sierra Leone et Togo Les modalités pratiques des études d'incidence dans le contexte du traitement communautaire seront élaborées en se basant sur les résultats du protocole mentionné au paragraphe 43. 3 Sassandra/Bas N'zi Bandama Basse Comoé (Côte d'Ivoire) Arrêt de la lutte antivectorielle prévue d'ici}0fJ2 Pour chaque bassin, la décision finale devra être prise sur la base des résultats d'une évaluation épidémiologique. Cette évaluation devra être effecruée avant fin 1997 début 1998 afin qu'une décision d'arrêt des traitements puisse être adoptée en temps opportun. Les modalités pratiques de cette évaluation sont définies au paragraphe 43. 4 Kankélaba (Mali) Marahoué (Côte d'Ivoire) Niger à Bamako (Mali) Arrêt des traitements larvicides sur la Kankélaba au Mali et sur la Marahoué en Côte d'Ivoire en fin mai 1997 et planification d'une étude post-traitement à partir de juin t997. Arrêt des traitements larvicides prévu en frn 1998 sur le Niger à Bamako sous réserve de bons résultats épidémiologiques. 5 Baoulé Bagoé (Mali) Planification d'une évaluation épidémiologique afin de juger du bien fondé de l'arrêt des J.riitements lvermectine d' ici 2ffi2 Les modalités pratiques de ces évaluations dans le contexte du traitement communautaire seront élaborées en se basant sur les résultats du protocole mentionné au paragraphe 43. 6 Bui (Ghana) Bougouriba (Burkina) Kulpawn-Molé (Ghana) Sota-Alibori (Bénin) Oti-Pendjari (Togo-Bénin) Sud Sierra Leone Pas de changement de stratégie préw d'ici 2002. Intensification de la distribution d' ivermectine. Distribution d' ivermectine au-delà de 2002. t JPC18.3 Page 4l ANNEXE 4 ê) «t L) É ,t) L bI)o l-È() lC o .o <) C,) q (u c) q) LÈ §;ij E9eg È3- oË ,.9o 'lfoéOÉE ;EotE =:'tÉ O oüEL .. 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Comité Consultatif d'Experts : rapport de la dix-huitième session, Ouagadougou, 2-6 juin 1997
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