Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Rapport d'activités 2014 : 1er septembre 2013 - 31 août 2014

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

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Délimitation des zones de traitement à I'ivermectine 1.1.3. Cartographie de la loase 1.2. Couverture de traitement de l'onchocercose 1.2.1. Situation de la couverture thérapeutique 1.2.2. Evolution du traitement à l'ivermectine .. 1.3. Couverture de traitement de lafilariose lymphatique.. . 1.3.1. Situation de la couverture de traitement à f ivermectine+ Albendazole de la filariose lymphatique . 1.4 Suivi et Evaluation des projets TIDC.. 1.4.1. Suivi de Ia mise en æuvre des projets TIDC . ... . 1.4.2. Auto-Monitorage Communautaire (AMC) 1.5. Gestion des comprimés de Mectizan@ donnés par le Programme de Donation du Mectizan@ (MDP) 1.5.1. Approvisionnement des comprimés de Mectizan@, y compris la formulation conjointe des demandes... .... . 1.5.2. Gestion des comprimés de Mectizan@ par les pays 2. Elimination de I'Onchocercose en Afrique . . ... .. . 2.1. Situation de l'onchocercose dans les pays endémiques en Afrique 2.1.1. Evaluations épidémiologiques 2.1.2. Evaluation entomologique 2.2.Délimitation des zones de transmission ..... 2.2.1. Ethiopie - Soudan 2.2.2. Soudan du Sud 2.2.3. République du Congo 2.2.4. RDC 2.2.5. Burundi Table des matières Liste des tableaux Liste des figures Abréviations.... .... Résumé analytique 7 .8 .9 10 15 15 18 79 T9 27 24 24 24 24 25 26 26 27 29 29 29 30 32 32 32 33 >, 33 2.3.Progrès vers l'arrêt dutraitement dans certains pays endémiques 2.3.1. Burundi.. 2.3.2. Tchad 2.3.3. Malawi... .. ... 2.3.4. Ethiopie.. ... ... 2.3.5. Ouganda 2.3.6. Pays de l'ex-OCP de santé 3.4.1. Appui de IAPOC aux activités de lutte contre les MTN 3.4.2. Activités préparatoires en vue de la DMM... .. 3.4.3. Mise en ceuvre conjointe élargie en Tanzanie 3.4.4. Extension de la mise en æuvre conjointe: Intensification du traitement de Ia filariose lymphatique en tandem avec le traitement de I'onchocercose ...... 3 . 5. C oll ab o r ation tr ansfr ont aliè r e e n v u e d e l' att e int e d e l'élimination .. 3.5.1. Burkina Faso et Côte d'Ivoire 3.5.2. Réunion transfrontalière du Fleuve Mano (Guinée, Liberia, Sierra Leone et Côte d'lvoire) 34 35 35 37 39 39 39 3. Partenariat et collaboration ... ... .41 3.1. Projet TIDC et appui des ONGD à la lutte contre l'onchocercose............... .. . ...... 47 3.2.Partenariat dans la cartographie de la maladie, gestion et analyse des données ... ... .. .... .. 47 3.3.Collaboration avec d'autres Programmes et Institutions ..... . .42 3.4.Mise en æuvre conjointe dUTIDC avec d'autres interventions 3.5.3. Cameroun - RCA - Tchad 3 . 6. C o nt r ib uti o n s fin an ci è r e s d e s g ouv e rn e m e nt s aux a ct iv it é s d'Eliminationdel'Onchocercose .. 3.7. Plaidoyer et augmentation dufinancement . 3.S.Elaboration et mise en æuvre du curriculum du TIDC et du module deformation .. .. . 3.8.1. Principaux acquis enregistrés par les Universités/Facultés au cours de la période concernée par le rapport... .. ... .. .. 4. Gestion du programme et finances .. . .. ... 4.1. Gestion du programmes et réunions statutaires 4.1.1. Le Forum dAction Commune 4.1.2. Comité Consultatif Technique 4.1.3. Comité des Agences Parrainantes.. . ..... 46 47 .. 47 48 49 56 56 57 59 .63 ..67 67 67 67 68 60 60 62 4.2.Appui technique aux pays 4.3.Dépenses et recettes du Programme 4.3.1. Appui financier direct aux pays et Gestion du Fonds Fiduciaire de IAPOC 4.3.2. Etat des contributions financières directes aux pays à travers le Fonds Fiduciaire de IAPOC 4.3.3. Allocation du Budget du Programme . . . 4.3.4. Prodtction du rapport financier 5. Appui aux systèmes de santé périphériques 5.1. Renforcement des systèmes de santé de niveau périphérique 5.1.1. Leadership et Gouvernance 5.1.2.Renforcement des capacités 69 70 70 71 72 73 ..75 75 ..75 76 5.2. Recherche supportée par TDR et APOC 5.2.1. Mise au point de Ia Moxidectine . 5.2.2. Modélisation de l'impact éventuel et coùt du traitement annuel à la moxidectine (aCDTM) comparativement au traitement annuel et biannuel sous le TIDC .... ... .. ..........77 5.2.3. Modélisation de l'impact de la période de l'aCDTI et de l'aCDTM par rapport à Ia saison de pic de transmission sur la période de l'arrêt du traitement .. . .. . . .. . 77 5.2.4. Recherche sur les stratégies fondées sur des données factuelles pour le maintien de l'efficacité des interventions en vue du traitement, contrôle et/ou l'élimination des MTN à chimiothérapie préventive 78 5.2.5. Accès de IAPOC au test de pansement à la DEC basé sur la technologie transdermale de distribution 78 S.3.Intégration transversale du genre . . . 78 P_ARïIE l; PE R_§PE ÇTIVj_§ 6. CAP E1argi 7. Groupe de Travail sur la Transition 8. Structure de gouvernance/ Cadre institutionnel de PENDA 9. Budget de PENDA et Mobilisation des Ressources .. ... ... 1O. Transition de la gestion de I'APOC vers celle de PENDA. 80 81 83 84 84 Annexe 85 Liste des tableaux Niveau de l'infection individuelle à Loa loa au Gabon Synthèse du traitement à l'ivermectine contre lbnchocercose dans les pays membres de IîPOC en 2013, tel que rapporté par les Groupes de Travail Nationaux de lutte contre l'Onchocercose (GTNO) Synthèse du traitement à l'ivermectine + Albendazole contre la filariose lymphatique dans les pays membres de IAPOC en 2013, tel que rapporté par les Groupes de Travail Nationaux de lutte contre l'Onchocercose (GTNO) Nombre de communautés qui ont mis en æuvre IAMC Nombre (partiel) de comprimés d'ivermectine envoyés par le MDP aux pays (en 2013 et 2014) Utilisation des comprimés de Mectizan" dans 22 pays en 2013 Résultats des évaluations épidémiologiques de la Phase 1A et 1B en 2013 Résultats de l'évaluation épidémiologique des pays membres de IAPOC où lélimination de l'onchocercose est probablement atteinte Taux d'infectivité de la mouche dans le bassin de la Basse Comoé, Côte d'lvoire Total des traitements de 2013 dans 6 régions appuyées par APOC Financement directs des pays/projets Allocation du budget Taux de mise en æuvre à la date du 5 octobre 2014 Production de rapports financiers et suivi à la date du 11 août 2014 Nombre d'agents de santé formés/recyclés en 2013 Tableau 1: Tableau 2: Tableau 3: Tableau 4: Tableau 5: Tableau 6: Tableau 7: Tableau 8: Tableau 9: Tableau 10: Tableau ll: Tableau 12: Tableau 13: Tableau 14: Tableau t5: Liste des figures Figure 1a: Figure 1b: Figure 2: Figure 3: Figure 4a: Figure 4b: Figure 5: Figure 6: Figure 7: Figure 8: Figure 9: Figure 10: Figure l1: Figure 12: Figure l3: Figure 14: Figure 15: Figure l6: Figure 17: Figure 18: Figure 19: Figure 20: Figure 21 : Figure 22: Figure 23: Figure 24: Figure 25: Prévalence de mf observée superposée à la prévalence estimée de mf avant le contrôle selon les données REMO au Congo et en RDC (Provinces du Bas-Congo et Bandundu) Prévalence de mf observée superposée à la prévalence estimée de mf avant le contrôle selon les données REMO en DRC (Provinces de Maniema et du Sud-Kivu) et de la Tanzanie Prévalence de mf observée dans 27 villages en 2014 superposée à la prévalence de mf estimée avant le contrôle selon les données REMO de 1999, Gabon Emplacement des villages sélectionnés pour la cartographie de la loase Nombre de personnes traitées en 2012 et 2013 et OUT de l'onchocercose, tel que rapporté par les Groupes de Travail Nationaux de lutte contre l'Onchocercose (GTNO) (à suivre) Nombre de personnes traitées en 2012 et 2013 et OUT de l'onchocercose, tel que rapporté par les Groupes de Travail Nationaux (GTNO) (à suivre) Carte montrant les zones endémiques de transmission de l'onchocercose à la frontière du Cameroun, de la RCA et du Tchad et résultats des évaluations épidémiologiques Zone de transmission couvrant les foyers de Nord Gondar, Ethiopie et la région de Gadaref au Soudan Distribution de S. mengense et S. squamosum dans la région de Buenza, République du Congo Résultats des évaluations épidémiologiques au Burundi, y compris les évaluations conduites pour la délimitation des zones de traltement dans les zones hypoendémiques Résultats des évaluations épidémiologiques au Tchad, y compris l'évaluation conduite pour la délimitation des zones de traitements dans les zones hypoendémiques. Résultats dévaluations épidémiologiques du Malawi, y compris lévaluation conduite pour la délimitation des zones de traitement dans les zones hypoendémiques. Sites de collecte des vecteurs au Malawi Résultats dévaluations épidémiologiques dans le foyer du Nord Gondar, Ethiopie Graphique montrant les différentes interventions mises en ceuvre conjointement avec leTlDC Registre communautaire de traitement en RDC Carte de co-endémicité des MTN en RDC Carte montrant la localisation des projets TIDC où l'intensification de la DMM contre la FL aura lieu en 2014 Carte d'endémicité des MTN au Nigeria Localisation des Etats ciblés pour l'intensification de la DMM contre l'onchocercose et la FL au Nigeria Carte d'endémicité des MTN en Côte d'lvoire Carte de l'endémicité de lbnchocercose et de la filariose lymphatique dans les pays membres de l'UFM Carte de l?ndémicité de la filariose lymphatique dans les pays membres de l'UFM Carte de l?ndémicité de l'onchocercose dans les pays membres de l'UFM Carte montrant les zones endémiques de transmission de lbnchocercose à la frontière du Cameroun, de la RCA et du Tchad et les résultats des évaluations épidémiologiques Allocation du budget Nombre d'agents de santé et de DC nouvellement formés/recyclés sur la stratégie IDC en 2013 Abréviations ADN Acide déoxyribonucléique Bureau régional de I'OMS pour lAfrique APOC Programme africain de lutte contre lbnchocercose AVS Agent villageois de Santé BAD Banque africaine de Développement Comité des Agences Parrainantes ONG Comité Consultatif Technique (Groupe consultatif scientifique de IAPOC) CFSP Centre de Formation en Santé Publique, Togo CSPL Centre de Santé de Première ligne CTR Comité Technique de revue PC-NTDs Distributeurs/ distributrices communautaires PNLO DFC Coopération Financière Directe Monitorage Participatif lndépendant MTN Maladie Tropicale Né9ligée ocP Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest oMs Organisation mondiale de la Santé Organisation non Gouvernementale ONGD Organisation non Gouvernementale de Développement ooAs Organisation Ouest Africaine de la Santé Preventive Chemotherapy Neglected Tropical Diseases Programme National de lutte contre l'onchocercose PRONANUT Programme national de Nutrition RAPTOA Procédé dévaluation rapide de la loase RCA République Centrafricaine RDC République démocratique du Congo REMO Cartographie épidémiologique rapide de lbnchocercose RPRG/AFRO Groupe de Revue du Programme Régionale AFRO Royaume Uni scH Schistosomiase lnitative de lutte contre la Schistosomiase Système d'lnformations géographiques STH Géohelminthiases Programme Spécial de I'OMS pour la Recherche et Formation sur les Maladies Tropicales Traitement à l'lvermectine sous Directives Communautaires TTF Groupe de Travail pour la Transition UCAD Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal United Front Against River-blindness UMST Université des Sciences Médicales et de Technologie UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'Enfance USAID Agence des Etats Unis pour le Développement lnternational MPI AFRO CAP ccT DC DfID Département pour le Développement lnternational Forum d Action Commune (Organe Directeur APOC) Autorisations de Financement Direct et Certifications des Dépenses Filariose lymphatique FMPO Faculté de Médecine, Pharmacie et d'Odontologie GSM Système mondial de Gestion GTMP Projet de Cartographie mondiale du Trachome GTNO Groupe de Travail de lutte contre lbnchocercose HKI Helen Keller lnternational lntervention sous Directives Communautaires IDM Traitement Novateur de la Maladie IPDSR lnstitut pour le Développement de la Population et la Santé de la Reproduction Comité lnternational de Secours lnstitut régional de Santé Publique, Ouidah ISED lnstitut pour la Santé et le Développement tA Lettre dAccord tMD Licence, Master, Doctorat MDP Programme de Donation de Mectizan@ MDSC Centre de Surveillance pluripathologique FAC FACE FL RU scr stG tDc TDR TIDC tRc IRSP UFAR MITOSATH Mission To Save The Helpless wco Bureau Pays de I'OMS Résumé analytique Le présent rapport fait ressortir les principaux aspects des activités du Programme, y compris le progrès réalisé dans la cartographie de Ia maladie,la mise en ceuwe du TIDC avec des efforts déployés pour accroître le nombre de traitements contre Ia FL et l'Oncho, l'évaluation de f impact du traitement sur I'Onchocercose, Ie partenariat et la collaboratlon, Ie renforcement des capacités, Ia gestion du programme et finances ainsi que la transformation de IAPOC en PENDA. Ce rapport couvre Ia période allant de septembre 2013 à aoùt 2014 Cartographie de la maladie Dans le cadre de I'éliminatlon de l'onchocercose, des enquêtes basées sur la méthode de biopsie cutanée pour l'évaluation de l'infection de l'onchocercose ont été menées dans les zones classées antérieurement comme étant hypoendémiques en RDC, au Congo, au Gabon, en Tanzanie et en Côte d'Ivoire. Les résultats ont montré que la distribution massive de médicaments (DMM) doit être lancée dans toutes les zones non traitées dans 4 districts au Congo (Kibangou, Sibiti, Kindamba et Mossendjo), dans 11 zones sanitaires en RDC (Province du Bas Congo: Nselo et Kimvula; Province de Bandundu: Boko, Kenge, Masi-Manemba et Kikenda; Province de Maniema: Kalima, Kairo, Lulingi, Shabunda, Kakole et Kumbi Lulenge). Au Gabon, une évaluatlon à I'échelle nationale de I'infection à Loa loa dans 114 villages a montré que, mis à part une région ayant un maximum de 6'800 mflml par individu, toutes Ies autres régions ont des individus portant plus de 9'000 mf Loa loa/ml; ce qui constitue Ie seuil pour la survenue d'Effets Secondaires Graves (ESG). Sur la base des résultats de cette évaluation, des stratégies alternatives de traitement seront nécessalres dans l'ensemble du pays. Progrès dans la mise en ceuvre du TIDC Au cours de la période concernée par Ie rapport,24pays ont rapporté des données de trai- tement liées au TIDC contre I'onchocercose. En 2013, le nombre total de personnes traitées contre l'onchocercose était de 100'693'541. Ce nombre est presque semblable au nombre de personnes traitées en2012 (IOO'79O'205), malgré le fait que les données de 2013 ne soient que partielles. Au cours de Ia même période,77 pays ont rapporté des données de traitement de la FL dans 848 districts sanitaires. Dans l'ensemble, 113'555'882 personnes sur une population totale de763'749'995 à risque dans les districts qui ont rapporté des données ont été traitées. Cela donne 69,3% de couverture thérapeutique variant de 14,2% à84,3% avec une valeur moyenne de 75o/".I1 faut noter que 28 des 35 pays endémiques à la FL dans Ia région africaine sont également endémiques à lbnchocercose. Au total,725'232'500 comprimés de l'ivermectine ont été envoyés par Ie MDP à 26 pays en 2013. Soixante-seize pourcent (76%) des médicaments fournis I'ont été sur la base d'une demande conjointe pour I'Oncho et Ia FL (14 pays). Sur Ia base de données partielles au mois de juilletZOI ,un total de 1,15 milliard de comprlmés d'ivermectlne a été acheminé à 15 pays en 2014. La demande conjointe pour la FL-Oncho est de 27%, alors que la demande pour I'Oncho seule constitueTOJ% des médicaments acheminés. Elimination de I'oncho c er c o s e En 2013, à la suite d'une évaluation épidémiologique de Ia phase lb conduite au Burundi, au Tchad et en Ethiopie en plus des évaluations épidémiologiques menées antérieurement, Ies résultats suggèrent que les foyers évalués pourraient avoir atteint le seuil de l'élimination mais qu'une confirmation devrait être faite par I'utilisation de procédures entomologiques. Les pays où l'élimination à l'échelle nationale est très proche sur la base de certaines évalua- tions entreprises par APOC et où il serait possible d'arrêter le traitement à l'ivermectine sont : Ie Burundi,le Tchad, le Malawi, Ie Niger et le Sénégal. Dans les pays suivants, on observe une élimination locale:la RCA, le Congo, la Côte d'Ivoire, I'Ethiopie et la Tanzanie. En Ouganda, un examen des résultats de I'évaluation de la transmission dans différents foyers montrent que Ia transmission de l'infection de l'onchocercose a été interrompue dans 12 sur 16 districts où la maladie a été endémique antérieurement. D'une manière générale, un progrès remar- quable est en train de se faire vers I'élimination de lbnchocercose et l'arrêt du traitement. P art en ar iat et c ollab or ation Pendant la période concernée par le rapport, le partenariat et la collaboration avec les parties prenantes se sont remarquablement accrus. Le Management de IAPOC, en partenariat avec le Groupe de Coordination des ONGD pour l'élimination de I'onchocercose, a fourni un appui technique, financier et dans le domaine de Ia gestion à la plupart des pays endémiques. Dans le cadre de la collaboration avec les partenaires impliqués dans les activités d'élimination des MTN, APOC a fourni des ensembles de données disponlbles à son siège aux partenaires ci-après: FBMG, Sightsavers, END FUND, CNTD et I'Université de Liverpool. II a également organisé des réunions et ateliers avec de nombreux programmes et institutions, tout en renforçant sa collaboration avec la Banque Mondiale,I'OMS/AFRO,les Bureaux-pays de I'OMS, le Siège de I'OMS,I'OOAS,les Universités et les lnstitutions de recherche. Le programme a mis en æuvre conjointement Ie TIDC et d'autres lnterventions de santé avec succès, y compris la distribution simultanée ou l'utilisation des DC dans les activités de lutte contre les Géohelminthiases, la Schisto ou le Paludisme. En collaboration avec CNTD, DOLF, END FUND, HKI, MDB SCI et Sightsavers, APOC a également fourni un appui technique et financier à la RDC, à la Côte d'Ivoire, et au Nigeria en vue d'intensifier Ia DMM coordonnée. En collaboration avec I'USAID, APOC a continué à appuyer la mise en æuvre conjointe élargie des activités de lutte contre les MTN-CTP en Tanzânie. Le programme a contribué à la mise à jour des plans directeurs des MTN et à I'éIaboration d'outils intégrés pour Ia distribution coordonnée des médicaments. Le Programme a également entrepris des visites de plaidoyer dans six pays pour encourager les gouvernements à augmenter leurs contributions financières pour leurs propres pays et pour le Fonds Fiduciaire dAPOC. Dans le même sens, le Management de IAPOC a rendu des visites de plaidoyer à DflD, à l'Ecole de Médecine Tropicale de Liverpool, au Ministre français chargé de Ia coopération, à la Banque Islamique de Développement, au Fonds dAbu Dhabi pour le Développement, à la Fondation Humanitaire Cheick Zayed et au Croissant Rouge de I'Emirat afin de lever des fonds pour le Fonds Fiduciaire R e nf orc ement de s c ap acité s En termes de renforcement des capacités, un total de IO7'275 agents de santé toutes caté- gories confondues de 24 pays ont été formés lors de différents atelier sur la stratégie IDC, l'évaluation entomologique et épidémiologique, la gestion des données, la taxonomie et la gestion financière. Le nombre d'agents de santé formés représente 89,6% des personnes prévues pour Ia formation. Au total, 640'737 DC dans24pays ont été formés; cela représ ente 87,9% de DC prévus pour Ia formation. Dans ces pays,les distributrices communautaires représentent 32,8% du nombre total de DC impliqués dans les campagnes de DMM. Comparativement aux 30,8% enregis- trés en 2012,on observe une augmentation de 2% au niveau de la particlpation des femmes. I I I I 7- i\' , ^*;,-t ^I;.âI 'a§i Gestion du Programme etfinances Les organes directeurs du Programme ont continué à montrer leur leadership et à donner des dlrectives à travers les réunions statutaires du CAP élargi qui regroupe les pays, les partenaires et les autres ONGD. O_uatre (4) CAP élargis ont dégagé des directives pour le Management de IAPOC et a mis en place des groupes de travail dans Ie cadre de la préparation de Ia transltion vers PEND.A.. En ce qui concerne I'appui financier apporté par APOC aux pays, 22pays ont reçu des DFC en 2013, alors que 20 pays en ont bénéficié âu cours du premier semestre de2074.8n2074, T24projets/programmes TIDC et six (6) secrétariats de GTNO ont bénéficié de l'appui finan- cier du Programme. Dans le cadre de la mise à l'échelle des activités pour l'élimination de l'Oncho et de la FL et de l'appui à d'autres MTN-CTB APOC, en collaboration avec I'OMS/AFRO et Sightsavers, a apporté un appui à treize (13) pays en recrutant 23 conseillers techniques MTN-NPO pour les pays suivants: Angola, Burundi, Cameroun, RCA, Tchad, Côte d'Ivoire, RDC, Ethiopie, Guinée Bissau, Liberia, Nigeria, Soudan du Sud et Tanzanie. Il est à noter que les 50'659'000 dollars américains prévus pour le biennium 2014-2015 ont été répartis à hauteur de 25'014'000 dollars pour l'année 2014 et de 25' 644'OOO dollars pour I'année 2015. Par anticipation d'un déficit budgétaire éventuel pour l'année 2015, Ie CAP a recommandé que le budget 2014 soit réduit à 19 millions de dollars à travers Ia réduction de certaines activités prévues par APOC. Perspectives Le projet de mise en place de PENDA à partir de 2016 pour l'élimination de I'onchocercose et de la filariose lymphatique et l'appui auxMTN-CTP après la clôture de IAPOC, met en exergue la nécessité d'une prise de mesures pour parvenir aux objectifs fixés. Parmi ces mesures il y a la mise en place de CAP élargis, du Groupe de Travail pour la Transition, du Groupe de Travail sur 1a Gouvernance de PENDA, Ie budget affiné de PENDA, Ia mobilisation des ressources et ia mise en place d'un comité chargé de donner des conseils sur la transition de Ia gestion de IAPOC vers Ia gestion de PENDA. En résumé, Ie rapport 2073-2074 décrit Ies succès réalisés par un éventail de partenariats variés qui a rassemblé en son sein les gouvernements des pays endémiques,les communautés,les donateurs,les ONGD et les Programmes Oncho et FL. Ce partenariat constitue une base solide pour l'élimination en Afrique de I'onchocercose, de Ia filariose lymphatique et des autres MTN. par la méthode de biopsie cutanée. On a trouvé des indiüdus infectés par les micro- filaires O.volvulus dans seulement 8 villages avec les prévalences les plus élevées de52,2o/" et 8,5%. Compte tenu des orientations déga- gées par APOC, il est nécessaire d'étendre le traitement dans les zones sanitaires de Nselo et de Kilmvula dans la province du Bas Congo. Dans la région ouest de la province de Bandundu (Figure la) sur 16 villages enquêtés,8 avaient une prévalence de mf variant entre 1% et28%. Le traitement doit être étendu dans les zones sanitaires de Boko, Kenge, Masi-Manemba et Kikenda. Dans la province de Maniema, 6 villages enquêtés dans les deux zones non TIDC (Kalima et Kairo) ont montré des prévalences de O ,6% ,15 ,2% ,39 ,1% et 47 ,8% respectivement dans quatre villages (Figure 1b). La DMM est donc nécessaire dans les zones sanitaires de Kalima et Kairo. Prenant en compte Ia prévalence estimée de mf convertie à partir des données REMO, il est souhaitable que Ia DMM commence dans les zones sanitaires frontalières de Lulingi, Shabunda, Kakole et Kumbi Lulenge dans Ia province du SudKivu sans enquêtes préalables. Compte tenu du fait que les résultats des enquêtes épidémiologiques au Burundi ont montré que l'élimination de lbnchocercose à l'échelle nationale pourrait être atteinte, une évaluation épidémiologique a été conduite dans les zones sanitaires de Ia RDC à la frontière avec Ie Burundi (Figure 1b). Sur 20 villages enquêtés dans la proünce du Sud Kivu, un individu a été infecté dans chacun des deux villages, avec une prévalence de 0,99 et l,l9%.La DMM n'est pas nécessaire dans les zones sanitaires du Sud-Kivu situées à la frontière avec le Burundi. 1.1.2.3. Tanzanie Les données REMO étaient insuffisantes dans la région de Kigoma enTanzanie, parti- culièrement à la frontière avec le Burundi. Ce manque de données a occasionné des enquêtes dans 10 villages dans lesquels aucune infection n'a été trouvée chez les individus examinés (Figure 1b). Figure 1a: Prévalence de mf observée superposée à Ia prévalence estimée de mf avant le contrôle sur la base des données REMO au Conoo et en RDC (orovinces du Bas Conoo et de Bandundu) -a F r".- Ii3"-I-,,I.-I.r".-I",.'I., .. li 6Gr. On f.. a-r 1 I P&RXIH â: BTIAN P§ L'ANN§§ 1. Progrès réalisé au niveau du traitement à l'ivermectine sous directives communau- taires (TIDC) 1.1. Cartographie de la maladie 1.1.1. Mise à jour sur la distributîon de l'onchocercose avant le contrôle en Afrique La distribution géographique de I'oncho- cercose en Afrique est assez bien connue. Une carte détaillée de Ia prévalence de l'onchocercose et des niveaux d'endémi- cité dans les pays membres de IAPOC a été générée sur la base des résultats de la Cartographie épidémiologique rapide de lbnchocercose (REMO) dans plus de 14'000 villages. Ces résultats de la cartographie avant le contrôle ont été publiés en deux articles complémentaires dans une revue scientifique de renom appelée, Parasites & Vectors (doi:10.1186/77 56-3305-7-3 25 et doi:10.118 6/77 5 6-33 05 -7-3 26). On estime que 36 millions de personnes auraient été infectées dans les pays membres de IAPOC d'ici 2011 s'il n'y avait pas eu de traitement à l'ivermectine. 1.1.2. Délimitation des zones de tr aite me nt à I' iv e rme ctine Dans le cadre de l'élimination de l'onchocer- cose, des enquêtes ont été prévues en 2014 dans 10 pays (Angola, Côte d'Ivoire, Congo, RDC, Guinée Equatoriale, Ethiopie, Gabon, Nigeria, Soudan du Sud et Tanzanie) afin de déterminer là où il était nécessaire d'étendre le traitement à l'ivermectine. Lessentiel était d'évaluer les villages dans les zones anté- rieurement classées comme étant hypoen- démiques avec une prévalence de nodules avant Ie contrôle variant entre 5% et79%. Les enquêtes sont en cours de réalisation en Ethiopie et au Gabon, alors qu'en Côte d'Ivolre l'évaluation épidémiologique est achevée et les résultats en cours d'analyse. Suite à la recommandation du CAP146 demandant que la priorité soit donnée à la Distribution Massive des Médicaments (DMM), I'exercice de délimitation en Angola, au Nigeria et au Soudan du Sud a été reporté à 2015. 1.1.2.1. Congo Une évaluation épldémiologique a été conduite dans 28 villages où 13 individus avaient été infectés par des microfilaires O. volvulus,avec une prévalence variant entre O,7% et227".Pour atreindre I'élimination de l'onchocercose au Congo, il est nécessaire d'étendre le traitement à toutes les zones non traitées dans les districts de Kibangou, Slbiti et Kindamba et de lancer la DMM dans Ia partie sud-est du district sanitaire de Mossendjo (Figure 1a). 1.1.2.2. République démocratique du Congo (RDC) En RDC, des enquêtes épidémiologiques ont été conduites dans les provinces du Bas Congo, Kinshasa, Bandundu, Maniema et du Sud-Kivu. Dans le Bas Congo et à Kinshasa (Figure 1a), 24 villages ont été sélectionnés et évalués 1.1.3. Cartographie de Ia loase 1.1.3.1. Cartographie de la loase au Gabon Lévaluation de la loase a été faite à travers une cartographie coordonnée de I'oncho- cercose et de Ia filariose lymphatique. Au total, 114 villages ont été sélectionnés à 1'échelle nationale. Les résultats prélimi- naires (Tableau 1) montrent que f infection au niveau individuel varie de 0 à 13 5,000mf/ ml de sang. En dehors d'une région ayant un maximum de 6'800 mf/ml par individu, toutes les autres régions ont des individus portant plus de 9'000 mf loa-loa/ml qlui constitue le seuil pour la survenue d'effets secondaires graves (ESG). Sur Ia base de ces résultats, les stratégies alternatives de trai- tement seront nécessaires sur I'ensemble du pays. Tableau 1: Niveau d'infection individuelle de la loase au Gabon Est Nyanga Maritime Centre-Sud Nord-Est Ouest Centre-Est Sud Nord Libreville-Owendo Centre Sud-Est Woleu Ntem Ogooué lvindo Estuaire 3',670 2',937 1',845 l'186 1',387 2',186 1'654 839 l'059 148 984 142 752 855 172 r35',o00 't24',140 90'940 78'400 70'780 64',320 55',020 52',540 42'560 40'400 24',940 17',860 16',560 12',160 6',840 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1.1.3.2. Identification des zones où la cartographie de la loase doit être conduite La cartographle de la loase a été conduite entre 2002 et 2010 dans 11 pays suspectés endémiques (Angola, Cameroun, RCA, Tchad, Congo, RDC, Gulnée Equatoriale, Ethiopie, Gabon, Nigeria et Soudan du Sud), en utili- sant le procédé rapide d'évaluation de Ia loase (RAPLOA) grâce un simple question- naire sur l'histoire du ver de I'æil. La Fondation Bill et Melinda Gates a accordé une subvention à AFRO pour Ia finalisation de 1a cartographie des MTN en Afrique à travers le projet dénommé "Rétrécir Ia carte et Accélérer l'élimination de la F[ et des autres MTN". Dans Ie cadre de Ia mise en æuvre de cette actlvité, des dispositions de travail ont été prises entre Ie Bureau Régional de 1'OMS pour lAfrique, APOC et le Groupe de Travail pour la Santé Mondiale et il a été confié à APOC la responsabilité de la carto- graphie de la superposition de Ia loase, de la FL et de l'onchocercose. Un des objectifs de ce projet consiste à mettre en place des nouvelles méthodes pour 1a cartographie de la Ioase afin d'informer Ia prise de décision par le programme, y compris Ia micro-carto- graphie, Ie cas échéant. Figure 1b: Prévalence de mf observée superposée à la prévalence estimée de mf avant le contrôle sur la base des données REMO, RDC (provinces de Maniema et du Sud-Kivu) et en Tanzanie IIII I I a o 7.1.2.4. Gabon Au Gabon, des enquêtes ont été menées de manière coordonnée avec la cartographle de la filariose lymphatique (par cartes ICT) et de Ia loase (par la goutte épalsse). Des résul- tats partlels sont disponrbles concernant2T villages. Ces résultats ont montré que sur 27 vlilages, 9 avalent une prévalence microfilaire (mf) cutanée variant entre 12% eISO%.Lef oyer de l'onchocercose bien connu de Lastourville a été confirmé et la DMM doit être bientôt Iancée au Gabon. Dès que les enquêtes en cours sont terminées la zone exacte qui doit être ciblée pour 1a DMM sera delimitee. Figure 2: Prévalence de mf observée dans 27 villages en 2014 superposée à la prévalence estimée de mf avant le contrôle sur la base des données REMO de i999, Gabon "1r' o Legend zf__-lq,.,,.:,; E.üm.Ld m, prv.lâncc ('/.) 1 t rl' .1: ;--.-J:'': ;' r: :tl i' li' ftffrrrr ''rr',.", !l:':' 'i Iiti irr,. f tl ,r'r:: lrr a-. a '6. ;pb, ---tui canevas de collecte des données a été mis à la disposition des programmes nationaux. Malheureusement cela a entrainé un double comptage des individus à risque d'infec- tion par I'onchocercose ou par la FL. Cette question sera réglée en consultation avec les programmes nationaux et les partenaires. Sur la base de I'estimation de la popula- tion à risque,T pays (Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Liberia, Malawi, Mali et Togo) remplissent les conditions requises de 80% de couverture thérapeutique pour aller vers I'élimination. Six pays (Tchad, Soudan, Guinée Equatoriale, Soudan du Sud, Côte Tableau 2: Résumé du traitement de l'onchocercose à l'ivermectine dans les pays membres de IAPOC en 2013, tel que rapporté par les Groupes de Travail Nationaux de lutte contre l'onchocercose (GTNO) Angola Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun RCA Tchad Congo Côte d'lvoire RDC Guinée Equatoriale Ethiopie Gabon Ghana Guinée Guinée Bissau Liberia Malawi Mali Mozambique Nigeria Sénégal Sierra Leone Soudan du Sud Soudan Tanzanie Togo Ouganda 2',540',933 3',427',756 224',342 1'.526788 B',753',217 z',107',828 2',514',704 1',427',670 2',285',120 42',394',g37 85',805 l1',858'617 82',764 4450',O48 3',27s',821 r88404 3',O92',730 2'21s',041 5',081',883 64',868 50'124',539 180485 3',17s',897 d80€792 435',419 3',437',A30 3',123',0r1 4313',818 Non rapporté 2',764',755 187',732 l',245'.1'.t5 6',176',064 Non traité 300'245 688',13r 1'001'818 24',536',180 1l'840 7',165',807 Pas commencé 3495',861 2'261',919 1A7',278 2',646',567 l',777',145 4',149',706 Pas commencé 28',661',160 va'438 3419',08r* 2',271',979 177',015 1'928',730 3',094',350 2',504',625 80,7% 83,7Vo 81,6% 7O,6Vo 11,9ÿo 48,2% 43,8Vo 57,90/o 't3,8% 60,4% 78,6Vo 69% 56,9% 85,6% 80,2% 8'1,70/o 57,20/o 66,7ÿo 107,7Vo 33,4% 40,70/o 56,1Eo 99,'tVo 58,1% 5l 6 to 111 7 't4 33 248 4 109 81 20 2 351 4 12 33 5 9 77 2 3 l6 117 0 39 243 0 11 0 0% 83,30/o 9OVo 69,40/o 28,6% 21,4% 48,50/o 47,2% Oo/o 3s,8% 75,3% 650/o 0% 1OOÿo 100o/o 800/6 69,2% o% 91,70/o îVo 1000/6 52,9Vo 15,6Vo 25% l5 8 15 61 13 l5 8 12 2 9 5 6 2 17 32 24 * Ce chiffre pourrait renfermer un double comptage d'individus et est en cours devérification avec le programme notional. Figure 3: Localisation des villages sélectionnés pour la cartographie de la loase A cet effet, grâce au soutien d'un consul- tant, APOC a élaboré une note conceptuelle sur comment identifier les zones pour une cartographie supplémentaire de Ialoase. Sur Ia base de cette note conceptuelle, des sites ont été identifiés et une liste provisoire de üllages à enquêter a été établie (Figure 3) en Angola, Cameroun, RCA, Tchad, Congo, RDC, Guinée Equatoriale, Gabon, Nigeria et Soudan du Sud. Des enquêtes seront menées en 2015. 1.2. Couverture de traitement de lbnchocercose 1.2.1. Situation de la couverture thérapeutique La situation du traitement à f ivermectine dans les pays endémiques dAfrique est présentée dans leTableau 2 (page suivante). Pour chaque pays, la population totale à risque vivant dans les zones connues ou suspectées d'être endémiques à l'oncho- cercose sur la base de l'endémicité avant le contrôle et ciblées pour les interventions a été estimée. Ces chiffres seront mis à jour quand l'évaluation épidémiologique en vue de déIimiter les zones de traitement sera terminée. Dans le présent rapport, la couverture nationale de traitement à I'ivermectine est calculée en utilisant les chiffres estimés de Ia population à risque comme dénominateur. En 2013, un total de 1'209 districts sanitaires dans 24pays ont soumis des données detrai- tement sur 28 pays endémiques (Tableau 2). La distribution de l'ivermectine n'a pas pu se faire en RDC à cause de I'agitatlon sociale. IlAngola a mis le TIDC en æuvre mais doit toujours soumettre les données. Au Nigeria, 3 états (38 districts) doivent soumettre des données. Au Tchad, 13 districts sur 20 doivent également soumettre des données. Au total, TOO'993'541 personnes sur une population totale de 169'19 6'2 67 personnes à risque ont été traitées; ce qui équivaut à 59,5% de couverture thérapeutique avec une valeur médiane de 63,6%. Dans Ie cadre de l'harmonisation de la production des rapports au niveau du district, des inquiétudes ont été sonlevées par rapport au nombre de personnes traitées contre l'onchocercose et la filariose lymphatique dans les districts endémiques. Un nouveau d'Ivoire et Congo) ont atteint moins de 50% de couverture thérapeutique et ont besoin d'intensifier Ie traitement pour atteindre le seuii requis. Lanalyse de la couverture thérapeutique au niveau du district dans Ia dernière colonne du Tableau 2 montre que54% des districts qui ont soumis un rapport ont atteint au moins 80% de couverture thérapeutique, alors qu'au Liberia et au Malawi, tous les districts ont atteint au moins 80% de couvet- ture thérapeutique. 7.2,2. Evolutîon du traitement àl'ivermectîne Les Figures 4a et 4b (pages suivantes) présentent le nombre de personnes trai- tées en 2012 et 2013 ainsi que le nombre de personnes éligibles au traitement à I'ivermectine en 2013, appelé aussi Objectif Ultime de Traitement (OUT). Sur les Zlpays qui ont soumis des données de traitement, seuls le Tchad,la Côte d'Ivoire et le Soudan du Sud ont connu une baisse significative du nombre de personnes trai- tées en 2013 comparativement à 2012. En ce qui concerne le Tchad, la baisse est liée à Ia suspension de traitement en vue de l'évaluation épidémiologique alors qu'au Soudan du Sud, elle s'explique essentielle- ment par l'agitation sociale. En Côte d'Ivoire, la faiblesse dans la coordination de l'appui au niveau des partenaires n'a pas permis Ia mutualisation des efforts en vue d'aug- menter ou de maintenir la couverture de traitement. Cette falblesse sera comblée par Ia planification conjointe, Ia mutualisation des ressources et la mise en ceuwe conjointe avec tous les partenaires en 2014. Les pays süvants ont atteint ou sont proches de lbbjectif ultime de traitement: Burkina Faso, Burundi, Maiawi, Liberia, Sierra Leone, Mali et Cameroun. En conclusion, le nombre de personnes traitées contre l'onchocercose en 2013 (100'909'323) est légèrement supérleur au nombre de personnes traltées en 2012 (100'790'205). Et cela, en dépit du fait que les données de l'année 2013 sont toujours des données partielles. (§ c .§ t, (o o ulg E .EsÈ o(u.= '!n oU3 ro .; (o (§ = €rê acoo oog{ !! artË Ê5T EFÊr5ITI !É) =É o Ul L ol.J q(oE) o r/) .o Ca =(§ILLÉt o- '9Ë '=6).-(,6 E cÏl .(u c .o ttt o (J.§ :ËÈ =(o(93_ Lrt É. U (§ L(u .9z 1{ nt C'C,6..{ EEoo ooû{ !G oÊ ÊiIT EFÊÊ5Ill ,1o .Ë ozF(9 o oU (U tJ otuCp OJ É, ou o 2 oE' xa(! C .9 lEz lE c, F(l, E (u o-f o (9 .E |! CL .o oo o- lg o cr .g|! o' o o o \Jcp o! F =o a)(n <)(\ E 0, o N o(\'l E a) (l, "0, .È IE occ o oo o! o -o E oz oï o l,I l! .o o- .9 rU cfo (u E .§U EPEt; 3€ =|§ = (t, !ct! E'IJo .o .!Nc .rEF .sc .o 0ô (u .o '= t, gP gE o Oi P .§ Lo .cI J 1.3. Couverture de traitement de la filariose lymphatique 1.3.1. Situation de la couverture de tr ait e me nt à I' iv e rme ctine + Albend.azole contre la filariose lymphatique En 2013, un total de 848 districts sanitaires dans 17 pays ont soumis des données de traltement (Tableau 3). Au total, 113'555'882 personnes sur une population totale de 163'743'995 à risque dans les districts qui ont produit des rapports ont été traitées. Cela correspond à une couverture thérapeutique de 69,3% variant de 74,2% à 84,3% avec une valeur médiane de75o/o. Douze (12) pays (Burkina Faso, Cameroun, Congo, Ethiopie, Ghana, Liberia, Malawi, Mall, Mozambique, Niger, Sierra Leone et Tanzanie) ont atteint le seuil minimum requis de 65% de couver- ture thérapeutique pour l'élimination. Trois pays (Bénin, Côte d'lvoire et Sénégal) n'ont pas atteint le seuil recommandé. Tableau 3: Résumé du traitement à l'ivermectine + Albendazole contre la filariose lymphatique dans les pays membres de IAPOC en 2013, ainsi que rapporté par les Groupes de Travail Nationaux de lutte contre lbnchocercose (GTNO) Bénin Burkina-Faso Cameroun Congo Côte d'lvoire Ethiopie Ghana GuirÉe Bissau Liberia Malawi Mali Mozambique Niger Nigeria Sénégal Sierrr Leone Tanzanie 3',971',171 11'642',479 12'540'.953 126989 4'91o',104 1',982'476 10'245',355 459',o38 z',902',257 3',g89',190 14',877',567 16759'.607 1r'989',036 33',699',123 1',81s',022 6'820',160 25',O13',46A 1',240',714 9',352',901 9',855498 103',997 699',o86 1',422',298 7',859',416 251',7gg 2',445',275 3',309',259 12'207'073 11'463',663 8',934',759 20'954',381 732',588 5',494',161 17',229',014 31,20/o 80,3% 78,6ÿo 81,9% 14,2Vo 71,70/o 76,70/o s49% 84,30/o 83% 82,1ÿo 68,4% 74,5ÿo 62,20/o 40,4v 80,6Vo 68,90/o 25 47 34 5 25 37 90 2 '13 I 45 94 30 7',1 13 14 95 1.4. Suivi et évaluation des projets TIDC 1.4.7. Suivi de la mise en oeuvte des projets TIDC Le Programme a I'habitude de conduire des exercices de Monitorage Participatif Indé- pendant (MPI) des nouveaux projets dans Ieur deuxième année de mise en æuvre. Ces exercices aident à s'assurer que les principes du TIDC sont mis en application, que tous les partenaires rempllssent parfaitement leurs rôles et qu'un progrès satisfaisant se fait vers la durabilité du projet. Du 23 juin au 8 juillet 2014, un exercice de MPI a été conduit par le projet TIDC d'Uige, situé au nord de lAngola. Pour cet exercice, 30 communautés dans trois des cinq muni- cipalités couvertes par le projet ont été sélec- tionnés. Tous les indicateurs de MPI n'étaient pas satisfaisants et montraient plutôt une faible performance des projets TIDC due essentiellement aux ressources humaines locales inadéquates. En vue d'accélérer I'éli- mination dans ce pays, Ie Management de IAPOC est en train de recruter deux NPO/ MTN en plus de celui qui s'y trouve. 1.4. 2. Aut o - Monitor ag e Communautaire (AMC) LAMC est une activité qui permet aux communautés de faire le suivi de leurs propres activités en vue d'identifier les défis et de les relever au moyen de ses propres solu- tions.Il a été démontré que I'AMC contribue à l'amélioration de Ia performance du TIDC et des autres interventions au niveau de Ia communauté. C'est Ia raison pour laquelle APOC exhorte les pays à promouvoir la mise en æuvre de cette activité. Sur 24 pays qui ont soumis des données sur Ie traitement de l'année concernée par Ie rapport, seulsS (33%) ont organisé I'AMC. Le tableau suivant est un résumé des informa- tions dlsponibles par rapport à la question. En 2013,79'O74 communautés dans 8 pays ont mis en æuvre I'AMC contre 37'334dans 10 pays en 2012. Les pays ayant un poids démographique élevé tels que la Tanzanie et I'Ethiopie, tous connaissant bien I'AMC, n'ont pas soumls de données en 2013. Cepen- dant, certains pays ont amélioré ce qu'ils avaient atteint auparavant. Le Malawi a, par exemple, connu une amélioration de 841 en 2072 à 2'186 en 2013, alors que l'Ouganda a progressé de72 à2I4. Le faible niveau de mise en oeuvre de I'AMC a déjà été souligné comme préoccupa- tion. A la demande du Comité Consultatif 0 0 15 l'845 0 0 4',829 0 0 0 0 29 2',186 0 g',94',1 0 15 0 0 o 214 o% o% o% OVo 1% lOOo/o OVo 34ÿo 0Vo 0ÿo 0% 0% 0% 4% 4 't52 20 2 15 8 45 380 't2 14 52 2 32 26 Bénin Eurkina Faso Burundi Cameroun Congo Côte d'lvoire RDC Gulnée Equatorlale Ghana Gulnée Guinée Bissau Liberia Malawi Mali Nigeria Sénégal Sierra Leone Soudan du Sud Soudan Togo Ouganda 4',972 47'l 445 10'818 712 880 41'397 129 s',252 6',663 879 s',567 2',186 3',g80 2'9460 985 8451 s',163 172 z',884 4',764 67 6 l0 149 15 13 257 0o/o 0o/o 3ÿo 17% 0% 0ÿo 12ÿo Tableau 4: Nombre de communautés ayant mis en æuvre IAMC Technique (CCT), une revue documentaire a été réalisée par.A,POC et une étude multi-pays est en cours à ce sujet. tbbjectifde l'étude est de mesurer scientifiquement l'impact réel de I'AMC surle TIDC. Des modules de formation pour cette étude ont été élaborés mais, du fait du manque de ressources financières,les sessions de formation qui devraient suivre et contribuer à Ia mise en æuvre de cette activité n'ont pas été organisées. 1.5. Gestion des comprimés de Mectizan@donnés par le Programme de Donation du Mectizan@ (MDP) 1. 5.1. Appr ov isionnement de s comprimés de Mectizan@,y compris la formulation conj oînte ile s demandes En 2013,7 25' 232' 5OO comprimés d'ivermec- tine ont été envoyés par Ie MD aux pays membres de IAPOC. 75,9% des médica- ments reçus proviennent d'une demande Tableau 5: Nombre de comprimés de l'ivermectine acheminés par le MDP aux pays en 2013 et 2014 (partiel) Bénln Burkina Faso Cameroun Ethiopie Ghana Guinée Guinée Bissau Liberia Malawi Mali Nigeria Sierra Leone Tanzanie Ouganda Angola Burundi Tchad Côte d'lvoire Soudan du Sud RDC RCA Soudan Togo t0'r48'500 26',465',500 60486',500 89',361',000 43',24't',500 12',637',500 1',274',500 8',o81',500 36"045',o00 27',331'000 15o',179',000 14',900',000 29',872',500 40'577',500 2',129',OOO 2',609',000 5',6r9',500 2',r90'000 g',719',000 105',1 16',500 s456',500 59',o00 9',691',o00 Bénin Burkina Faso Congo Ethiopie Guinée Bissau Liberia Malawi Nigeria Sénégal Sierra Leone Tanzanie 15',830',o00 24',709',000 l',467',000 8',282',o00 1',115',000 5',535',o00 3d877',OOO 133',972',sOO 18',524',500 16',008',000 50'619',000 40'909',000 994',000 ll'096'000 (6.6%)2s',973',000 RDC Soudan Togo (4.4%) 32',O41',sOO Tableau 6: Utilisation de comprimés de Mectizan'dans 21 pays en 2013 conjointe pour l'onchocercose et 1a fllariose Iymphatlque (14 pays); \9,7% étaient pour I'onchocercose seulement (9 pays) et les 4% restants étaient pour la FL seule (1 pays). Sur Ia base des données partielles recueillies au mois de juillet 2014, 3 91'911'000 comprimés de Mectizan@ au total avalent jusqu'alors été envoyés à 15 pays pour l'année 2014. La demande conjointe FL-Oncho est de 79,9%, alors que Ia demande exclusive pour I'oncho constitue 13,5% des médicaments envoyés. Le Niger est Ie seul pays qui n'a que la FL seule à traiter. Les détails par rapport à la donation de l'lver- mectine se trouvent au niveau du Tableau 5. Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun T<had Congo Côte d'lvoire Ethiopie Guinée Bissau Guinée Equatoriale Liberia Malawi Mali Nigeria RDC Séné9al Sierra Leone Soudan du Sud Tanzanie Togo Ouganda 8',833',068 26',302',39"1 3',o14',555 23',305',041 706',851 1',967',929 2',632',816 6',590',884 721'451 143 7',114'809 4',756',854 29',696'415 70'100'963 64',449',214 741',252 1s',127',207 6',974',428 7',133',538 7',O12',524 11',509',073 7.5.2. Gestion des comprimés de Mectizan@ parles pays En 2013, il a été indiqué que plus de 299 millions de comprimés ont été utilisés par 27pays sur 26 auxquels Ie MDP a envoyé I'iver- mectine. Environ 24 millions de comprimés sont considérés perdus/gaspillés, aiors que presque 1,5 mlllion sont estlmés expirés. Les plus grandes pertes ont été signalées par la RDC,le Nigeria qui totallsent 23 millions de comprimés perdus/gaspillés et 1,4 mi1llon de comprimés expirés. Le Tableau 6 porte sur I'utilisation des comprimés de Mectizan@ dans 21 pays en 2013. 0 0 9',940 83',839 796 5639 13',969 14',774 30'942 0 29',464 8',273 0 1',272'274 21',807',658 0 498 610',83r 5',944 25',235 45',455 0 2971 73 4',500 0 12'861 36',35r 0 541',898 87s',682 0 0 0 0 Au cours de la pérlode concernée par le rapport,le MDB les Bureaux-pays de I'OMS et les Ministres de Ia Santé des pays endé- miques ont continué de deployer des efforts afin d'assurer Ia livraison à temps des médl- caments aux communautés affectées. Un exemple de ce genre a été I'arrivée à temps de rnédicaments pour le traitement intégré de l'oncho, de la FL, de la Schistosomiase et des géohelminthiases (STH)en Côte d'lvoire après décision prise au cours de Ia réunion des partenaires en avril 2074 de traiter plus de 10 millions de personnes en 2014 dans 55 districts. Le pays a fait 1a commande de médicaments supplémentalres et les a reÇus à temps pour lancer la distribution coor- donnée de médicaments contre les quatre MTN.CTP D'une manière générale,la plupart des pays ont lndiqué avoir reçu les médicaments à temps à l'exception de quatre qui sont IAngola, ie Tchad, la RDC et l'Ethiopie. Les défis à relever portent sur le dédouanement des médicaments au port d'entrée de ces pays. Le MDP et Ie Management de IAPOC, à travers les Bureaux-pays de I'OMS, ont eu à intervenir en RDC pour lever ces obstacles. Toutefois, cinq pays (Ghana, Guinée, Mozam- bique, Niger et Soudan) n'ont pas fait le point sur l'utilisation/ia gestion des comprlmés d'lvermectine. 2. Elimination de l'Onchocercose en Afrique 2.1. Situation de l'onchocercose dans Note: +++ Evaluations épidémiologiques de la phase 'l b ont montré l'élimination de l'infection de l'onchocercose; ++ Comparativement aux prédictions de l'ONCHOSIM, les résultats sur le terrain montrent une baisse plus rapide que prédite de l'infection; + Comparativement aux prédictions de I'ONCHOSIM, les résultats sur le terrain sont bons mais le traitement doit continuer pendant encore quelques années. les pays endémiques en Afrique 2.7.7. Evaluations épidémiolo gique s En 2013, en collaboration avec les différents pays,APOC a conduit des évaluations épidé- mioiogiques de Ia phase 1a au Nigeria, Tchad, Liberia et Tanzanie. Les évaluations de la phase 1b ont eu lieu au Burundi, Tchad et en Ethiople (Tableau 7). Au total,77'850 personnes ont été examinées au cours de ces évaluations. Les résultats des évaluations épidémiologiques de Ia phase 1b et ceux des évaluations antérieures indiquent que Ies foyers évalués au Tchad, Burundi et en Ethiopie pourraient avoir atteint le seuil mais Table 7: Résultats des évaluations épidémiologiques de la phase 1a et de la phase lb en 2013 Burundi Tchad Ethiopie Liberia Nigeria Tanzanie Bururi Rutana Mayo Kebbi East, Mayo Kebbi West Tandjilé/ Koumra North Gondar North West FCT Kano Kebbi Kogi Kwara Niger oyo Taraba Morogoro Tunduru 0 la and lb 01b 6.5 ra 0.3 la 0la 0la 0.2 la '1.3 la 01a 0.9 'ra 7.8 '.ta 6.1 1a 0la 0 0 20 20 23 8,621 7,505 8,085 21,226 2,986 3,554 1,385 1,82O 1,365 721 2,013 2,820 1,23s 1,897 3,406 3,211 +++ +++ +++ +++ +++ + ++ ++ ++ ++ 1b 1b 1a 61 20 19 10 12 7 4 12 15 11 15 20 20 ++ ++ ++ + + ++ Figure 5: Carte indiquant les zones endémiques de transmission de lbnchocercose à la frontière du Cameroun, de la RCA et du Tchad et résultats des évaluations épidémiologiques "* \\-'.t '-*-l a une confirmation est nécessaire en utilisant les procédures entomoiogiques. En 2014, 22'060 personnes ont été exami- nées dans 73 villages au Tchad. Trente-trois personnes ont été identifiées positives pour l'onchocercose - une prévalence brute de 0,2%.Dans l'ensemble, Ies résultats des évaluations conduites de 2008 à 2074 montrent clairement que l'élimination de I'infection de l'onchocercose a été atteinte dans i'ensemble de la zone de transmission du pays et dans les zones frontalières du Cameroun et du Tchad (voir les proportions dans Ia Figure 5 ci-dessus qui sont presque partout de couleur blanche). Les quelques personnes positives identifiées dans les deux villages qui font frontière avec les foyers très endémiques du fameux Vlna Valley au nord- ouest du Cameroun qui s'étend jusqu'au Tchad pourraient indiquer Ie niveau très élevé d'endémicité avant le contrôle. Cepen- dant une évaluation suppiémentaire dans les zones avoisinantes sera faite afin de vérifier que tous les villages sont sous traitement et ne comportent pas d'infection résiduelie. 2. 7. 2. Ev aluation e ntomolo g ique 2.1.2.1. Piégeage des simulies APOC a contribué à l'essai à Banfora, Burkina Faso, de plusieurs types de pièges, phéro- mones et de substances attractives ayant des effets sur la collecte de Sim ulium damnosum s.l. Le but de Ia recherche conduite par l'Uni- versité de ia Floride du Sud est de déve- lopper un piège dont Ia cible est le vecteur de l'onchocercose et qui devrait être aussi efficace que la collecte par appâts humains qui est en ce moment la méthode standard couramment utilisée dans la collecte des vecteurs de l'onchocercose en Afrique et en Amérique Latine. De grandes plateformes de piège avec de nombreuses modifications et variations d'appâts ont été évaluées. Au Burkina Faso, le piège àfenêtre Esperanza (EWT) appâté avec des pantaions usés Ie dioxyde de carbone rivalise avec les collecteurs de vecteurs dans la capture de S. damnosum femelles. Loptimisation de I'EWT faite par l'équipe dAPOC a abouti au développement de modèles qui capturent essentiellement pius de S. damnosum s.l. En ramenant la hauteur de I'EWT au niveau auquel les S. damnosum s.l. femelles ont l'habitude de piquer et en ajoutant une bande verti.cale de tissu de couleur bleue et du CO2, produit par Ia fermentation de levure et du sucre, on obtient une performance accrue. Le BG-lure@, développé lnitialement comme substance attractive pour les mousti.ques Aedes qui sont anthropophiles (Biogents,2013) a égale- ment été identifié comme ayant de l'attrait sur les S. damnosum femelles. L'étude a également démontré qu'en déployant plusieurs pièges parjour, une seule personne pouvait augmenter I'ensemble de Ia capture des vecteurs par rapport à Ia capture obtenue par appâts humains réalisée par deux personnes. Lexpérience sur Ie terrain montre que Ie piège est fonctionnel et attrape plus de mouches que les appâts humains. Il a également été noté que des équipes formées, disposant du matériel requis et d'un minimum de supervi- sion, peuvent mener correctement 1a capture des mouches avec ces pièges. Perspectives: . Trouver des méthodes pour mettre les collectes obtenues à partir de ces pièges en rapport avec le taux obtenu par appâts humains. Cela contribuera à ce que les données collectées par les plèges soient utilisées comme modèles pour la prédic- tion de l'intensité de la transmission. o Déterminer si les pièges capturent une population de simulies d'une même struc- ture d'âge (c'est-à-dlre,taux de parité) que celle collectée par appâts humains. Mener des études extensives de comparaison de taux de parité au niveau du piège et parallèlement aux collectes par appâts humains réalisées plusieurs fois dans I'année afin de déterminer si des segments similaires de Ia population sont en train d'être échantillonnés. Déterminer I'utilité générale du piège pour Ia surveillance d'O.volvulus dans Ia popu- Iation de vecteurs. Développer des appâts chimiques améliorés et des sources de CO2 facile- ment disponibles. 2,1.2.2. Formation au piégeage des simulies Dans plusieurs pays,le défi majeur au niveau de I'évaluation entomologique de i'oncho- cercose est la collecte de 6'000 simulies S. damnosum pour procéder au criblage par lots. Les méthodes alternatives à la capture par appâts humains rendent la collecte plus facile et plus éthlque par rapport à I'utilisa- tlon de captureurs de vecteurs. Dans le cadre de Ia surveillance et du suivi de Ia transmission de I'onchocercose dans les communautés endémiques, APOC a soutenu Ia formation de 44 personnes sur Ies méthodes alternatives de capture de simulies dans 3 pays: Nlgeria (31), Burkina Faso (6) et Ethiopie (7). Les stagiaires ont reçu une formation théorique sur la bioécologie des simulies S. damnosum, les activités du programme d'élimination de I'onchocercose, les tech- niques d'échantlllonnage des simulies et I'évolution des pièges Esperanza. Des séances de démonstratlon ont été organisées sur 1'approvisionnement en matérlel pour la confection du piège, Ia confection du piège, 1e déploiement du piège,le retrait des simu- Iies des pièges ainsi que l'ldentification et la conservation des simulies. Figure 6: Zone de transmission couvrant les foyers du Nord Gondar, Ethiopie et la région de Gedaref au Soudan /J 2.2. Délimitation des zones de transmission Au cours de Ia période concernée par Ie rapport, des activités diverses relatives à 1a délimitation des zones de transmission se sont poursuivies. Ces activités ont été réalisées en Ethiopie, au Soudan, Soudan du Sud, Congo, en RDC et au Burundi. 2.2.1. Ethiopie - Soudan Les résultats de l'évaiuation épidémiologique du foyer onchocerquien de Nord Gondar montrent 1e progrès vers l'élimination. Cepen- dant, ce foyer partage 1a même frontière avec le foyer endémique dans la région de Gedaref au Soudan. Vingt-deux gîtes larvaires éventuels ont été visités dans le foyer de Nord Gondar. Sur ces 22 gîtes, des larves de Simulium ont été trouvées seulement au niveau de 8 gîtes. Les membres du complexe S. damnosum ont été identifiés dans 5 de ces gîtes. Dans le foyer endémique de Ia région de Gedaref au Soudan, sur les 45 gîtes üsités, on a trouvé des larves de simulies dans 16 gîtes dont 11 abritalent S. damnosum s.l. 't frnd É trrÊ* a 3-riÉge Lidentification de S. damnosum s.l. au niveau des deuxfoyers indique que ces populations étaient similaires et considérées provisoi- rement comme étant un nouveau cyto- type, la forme Gondar du sous-complexe S. damnosum. Les deux foyers se trouvent donc dans la même zone de transmission (Figure 6). L implication de cette observation c'est que les études sur les indlces de transmission en vue de décider si f interruption de la trans- mission a été atteinte devraient se faire dans 1es deux foyers. Pendant ce temps, la mise en ceuvre du programme devrait être renforcée et coordonnée dans ces deux foyers. 2.2.2. Soud.an du Sud Un échantillonnage a été entrepris dans les réglons Est et Ouest d'Equatoria. Au total, 18 gîtes ont été vlsités dont 9 ont été déclarés contenir des membres du complexe S. damnosum. Lanalyse des données indique que chacune des régions abritait des espèces différentes. Au niveau d'Equatoria Ouest, les espèces identifiées appartenaient au sous- complexe S. damnosum. alors que 1'espèce identifiée au niveau d'Equatoria Est était la l I I i l I l Figure 7: Distribution de 5. mengense et de 5. squomosum dans la région de Buenza, République du Congo "forme Sanje SA, du sous-complexe Sanje. Il n'y a donc pas de mouvement d'espèces entre les deux foyers. Des études dewont être faites pour déterminer la relation entre ces espèces et formes et celles qui existent dans les zones au sud de la RD Congo, de Ia République Centrafricaine et de I'Ouganda. Un échantillonnâge sera entrepris aussi tôt que possible dans ces gîtes afin de déter- miner s'ils forment une zone de transmission ou des zones indépendantes. 2.2.3. République du Congo Au total, 31 gîtes larvaires potentiels de S. damnosum s.l. ont été visités dans la région de Buenza en Républlque du Congo. Quinze de ces gîtes avaient des larves de Simulium dont 11 abritaient S. damnosum s.1. Les espèces identifiées étaient: S. squa- mosumetS.mengense. Les populations de S. squamosum identifiées différaient de celles antérieurement connues au niveau du Fleuve Congo (approximativement 200 km à l'Est) et étaient constituées probablement de cyto- ÿpes différents. Lespèce S. mengenseidentifiée est différente et présente deux nouveaux cytoÿpes à I'in- térieur de S. mengense. On ne sait pas s'ils sont des vecteurs. Par conséquent, les zones échantillonnées pourraient se trouver dans une autre zone de transmission par rapport aux zones autour du Fleuve Congo près de Brazzaville. En outre, S. squamosum a été trouvé au sud de la zone de I'étude alors que S. mengense a été identifiée plus au nord (Figure 7). 2.2.4. RDC Quarante-six sites ont été visités dans Ia province du Bas Congo en RDC et 16 d'entre eux abritaient des membres du complexe S. damnosum. Ilidentification des espèces indique la présence de S. squamosum et S. mengense. Des détails sont en train d'être analysés en vue de les comparer aux échan- tillons collectés dans la région de Buenza en République du Congo. 2.2.5.Burundi Quatre gîtes larvaires potentiels ont été visités dans les régions de Cibitoke, Bubanza, Rutana et Bururi. Trente-cinq gîtes étaient positifs en ce qui conceme les larves de simu- lies dont 11 abritaient S. damnosums.I. Liden- tification des espèces indique Ia présence de S. kilibanum dans la plupart des sites, alors que S. pandanophilum seule avait été trouvée dans les fleuves Nyakibanda et Nyamagana Iprès des communautés de Cibitoke/Mugina dans Ia région de Marumpu. 11 a été noté que Ie fleuve qui constitue Ia frontière entre le Burundi et la région du Sud Kivu en RDC était positif; ce qui indique Ia possibilité que la zone endémique de Cibi- toke et du Sud Kivu soit dans une zone de transmission. 2.3. Progrès vers l'arrêt du traitement dans certains pays endémiques Les preuves scientifiques obtenues ces dernières années montrent que I'élimination de I'onchocercose en Afrique en n'utilisant que f ivermectine par traitement biannuel est possible. Les évaluations épidémio1o- giques dans les pays de l'ex-OCP et dAPOC au niveau des communautés méso-endé- miques ou la distrlbution de l'ivermectine a eu lieu pendant plus d'une dizaine d'années révèlent une sérieuse réduction du niveau de prévalence jusqu'à zéro dans certains foyers. De nombreuses preuves ont conduit au changement de paradigme qui consiste au passage du contrôle à I'élimination. Certaines données accumulées à partir des évaluations épidémiologiques réalisées de 2008 à 2014 sont résumées dans le Tableau 8 ci-dessous. Les pays où l'élimination est estimée très proche sur Ia base d'une évaluation faite par APOC et où 1'arrêt du traitement à I'ivermec- ( i / .l Tableau 8: Résultats des évaluations épidémiologiques des pays membres de IAPOC où l'élimination de l'onchocercose est atteinte Burundi Cameroun Tchad Congo Ethiopie Guinée Eq. Malawi Nigeria Tanzanie Ouganda Bururi Cibitoke Bubanza Non-CDTI Rutana Adamawa ll Nord Tchad Pool North Gondar Bioko Malawi Extension Non TIDC Thyolo Muanza Cross River Enugu, Anambra, Ebonyi KADUNA langa TUKUYU Tunduru 20 8,62'l 10 3,424 21 5,448 20 7,s05 9 2,816 19 2,607 '162 48,339 10 1,585 30 4,913 38 3,ss0 21 4,180 16 3,233 23 4,480 42 7,415 43 8,432 46 8,588 30 5,643 27 5,007 20 3,211 18 4,981 Pas encore Oui Oui Oui Oui Pas encore- Transfrontalier Oui Pas encore- Transfrontalier Pas encore Pas encore Oui Oui Oui Oui Pas encore- Transfrontalier 0o/o 0o/o Q.1o/o 0o/o '1.7o/o 5.3o/o 0.1o/o O.7o/o 0o/o 0.80/o 0.5o/o 0o/o 0.40h 5;lo/o 1.80/o Oo/o O.1o/o Oui Oui Oui Oui Oui Oo/o 0o/o Kasese O.5o/o tine est possible sont: le Burundi,le Tchad,la Côte d'lvoire, l'Ethiopie, le Malawi,le Mali,le Niger,le Sénégal et I'Ouganda. 2.3.7. Burundi Depuis 2005, une distribution annuelle massive de l'ivermectine est mise en æuwe en utilisant ia stratégie TIDC dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose au Burundi. Le Programme National Intégré de Maladies Tropicales Négligées et Cécité (PNIMTNC) coordonne la mise en æuwe du programme dans 3 projets TIDC (Cibitoke-Bubanza, Bururi et Rutana) où üvent 17% de la popu- lation du pays. Depuis 2012, des évaluations épidémiologiques dans trois foyers et alen- tours révèlent de très bons résultats (préva- lence de moins de 1% partout). En outre, des évaluations basées sur la biopsie cutanée dans les zones hypoendémiques proches des zones TIDC montrent qu'il n'y a pas d'infection résiduelle de I'onchocercose. Des évaluations épidémiologiques menées dans Ies zones transfrontalières de la RDC (Sud [ . -,.-..." 1tr']* ; --;:";:,. Jm* flj Kivu) et en Tanzanie (Kigoma) pourvérifierle niveau de I'infection au niveau des frontières ont montré des prévalences de I'infection de l'onchocercose de 0% partout, à l'exception de deux villages ayant une prévalence de 0,99% et7,99% respectivement (voü Ia partie sur Ia déIimitation des zones de traitement). Une fois que les résultats des évaluations entomologi.ques confirmeront les résultats épidémiologiques, Ie pays émettra un avis sur I'arrêt du traitement. 2.3.2.Tchad Un certain nombre d'évaluations épidé- miologiques (phase la et phase 1b) ont été conduites depuis 2009 dans la majeure partie du pays et les résultats sont très satisfaisants (prévalence de moins de4o/o,à l'exception de 2 villages à la frontière avec la RCA oi7,8% et77,9% de prévalence ont été enregistrés). Un certain nombre d'éva- luations entomologiques ont également commencé dans certains sites. E.tri.( Vi ætqr'aiir.rü -cft*oonorD h -É.: Bdindr,f ruunt I.ar! r.ê Figure 8: Résultats des évaluations épidémiologiques au Burundi, y compris les évaluations entreprises pour la délimitation des zones de traitement dans les zones hypoendémiques Crrrtto\- \, Er.-t.Bt EFrliit- .Ull{t r I IE;I,[--l q.E. ItI.I-I.I*I"I.I, ffiFigure 9: Les résultats des évaluations épidémiologiques au Tchad, y compris l'évaluation sur ladélimitation des zones de traitement dans les zones hypoendémiques. '( li;rti F-.-: 1 . "t '-.-+- -/--s \ Figure 10: Résultats des évaluations épidémiologiques du Malawi, y compris les évaluations faites pour la délimitation des zones de traitement dans les zones hypoendémiques. 1.9Éd) I .:"ilÏ']*- zrttLrl'itltrt' \_ rl f -' -' -! IrrII I Il0 15 30 I Prochaines étapes: . Conduire des évaluations de la phase 1b dans le site de Mayo-Kebbi Ouest (Districts de Pala et Lere), le site de Bessao (district de Laramanye) et dans le site du Moyen Chari (district de Kyabé); . Mener des études entomologiques dans l'ensemble de Ia zone de transmission; . Conduire l'évaluatlon épidémiologique de la phase 1b du côté du Cameroun (Régions Nord et Extrême Nord) ; . Réaliser Ia cartographie de Ia FL pour savoir si Ie pays est endémique. Compte tenu des résultats satisfaisants enregistrés dans le pays, des évaluations supplémentaires, ainsi qu'indiqué pius haut, seront conduites dans les zones frontalières de la RCA et du Cameroun avant que le pays soit invité à procéder à I'arrêt dutraitement. 2.3.3. Malawi Lévaluation de Ia transmission de lbncho- cercose a été réalisée en 2011 et 2012 dans 60 villages dans toutes les zones endé- miques, y compris les zones hypoendé- miques. Les résultats ont été plus que satis- faisants (5Tvillages avec 0% de prévalence), à I'exception de trois villages dont les préva- lences étaient del,05%,8,18% et 8,67%.La principale zone endémique est le produit d'une contagion venue du Mozambique où le traitement de masse de l'onchocercose n'a jamais eu lieu. Sur la base des résultats du REMO de 1999,Ia zone avait été classée comme étant hypoendémique. Il est donc lmpératif que la situation actuelle de l'on- chocercose dans les zones adjacentes du Mozambique (province de Nyasa) soient évaluées en 2015, tel que prévu. Toutes les zones de transmission de I'oncho- cercose sont coendémiques à la filariose lymphatique. Le programme FL traite ces zones depuis les cinq dernières années et une évaluation avant I'enquête d'évaluation de la transmission est en cours pour déter- mlner si la transmlssion a été interrompue dans les sites sentinelles avant de mener une enquête d'évaluation de latransmission plus tard au cours de cette année. Avec les bons résultats obtenus au Malawi, des évaluations entomologiques ont été organisées. Au total,15 sites de collecte de vecteurs ont été sélectionnés pour l'éva- Iuation, suite à une enquête extensive sur les gîtes larvaires. Les échantillons reçus comportaient des membres de S. damnosum s.l à traiter pour déterminer les taux d'infec- tion et provenaient de 8 sites seulement (Figure 11). Ces 8 sites faisaient parties des sites qui avaient des niveaux d'infection très élevés avant le contrôle. Les résultats obtenus au niveau du Laboratoire Yankum Dadzie de IAPOC à Ouagadougou indiquent zéro infection au niveau de tous les sites. Bien que des échantillons n'aient pas été envoyés par tous Ies sites, ce premier résultat semble confirmer les résultats des enquêtes épidé- miologiques qui indiquent que latransmis- sion semble avoir été interrompue. Toutefois, des évaluations suivies d'une supervision intensive sont nécessaires pour confirmer I'absence de transmission. De ce fait, Ie trai- tement pourrait être arrêté. Figure 11:Sites de collecte de vecteurs au Malawi t fùd C DelrM a Cenlôe 8dé -R6 + Figure 12: Résultats de l'évaluation épidémiologique dans le foyer du Nord Gondar, Ethiopie 2.3.4. Ethiopie Le projet Nord Gondar a été évalué sur la prévalence de l'lnfection de I'onchocercose en 2011 et 2013 dans 40 villages et les résul- tats montrent qu'il n'existe pas d'infection de I'onchocercose (Figure 12).Une évaluation entomologique a été prévue en 2014 dans Ie foyer ainsi qu'une évaluation épidémiolo- gique dans la zone frontalière adjacente de Galabat au Soudan pour s'assurer que toute Ia zone n'a pas d'infection. Cependant, un défi majeur par rapport à la prise de déci- sion d'arrêter le traitement de I'ivermectine dans ce foyer est l'évaluation de la situation de la FL. 2.3.5. Ouganda En Ouganda, l'enquête sur Ia transmission dans différents foyers montre que la trans- mission a été interrompue dans 12 districts sur 16 où ia maladie était auparavant endémique. Le traitement est arrêté dans 9 districts. 2.3.6. Pays de I'ex-OCP Dans un certain nombre de pays de I'ex-OCP, I'élimination a probablement été atteinte ou est sur le point de l'être. Des pays tels que le Sénégal, Ie Mali,le Niger, le Togo et Ie Bénin sont dans cette catégorie. Le FAC18 tenu à Bujumbura a demandé à APOC d'ap- puyer les pays de I'ex-OCP pour conduire les évaluations requises. En conséquence, APOC a aidé certains pays à condulre les évaluations épidémiologiques en plus de I'appul habituel aux actlvités d'évaluation entomologique. Les activités d'évaiuation précédemment entreprises dans 1es pays de I'ex-OCP ont dù être modifiées à la lumière de la situation de I'élimination dans les pays. Certains de ces pays bénéficieront d'un appui au cours de 1a période biennale 2014-2015. Laccent a été mis sur l'assistance technique en 2014 en cherchant à collaborer avec des partenaires pour le financement des activités. Les pays ciblés et les activités prévues sont: Sénégal . Evaluation entomologlque à Kédougou, Tambacounda et Kolda Mali. Evaluations épidémiologlque et ento- mologique dans 9 districts, y compris les évaluations de la FL ; Niger . Evaluation épidémiologique et ento- mologique à Boboye, Gaya, Téra, Kollo, Say, y compris les évaluations de la FL; Togo . Evaluations épidémiologique et ento- mologique dans certains districts; Bénin . Evaluations épidémioiogique et entomologique dans certains districts. Au cours de I'année concernée par Ie rapport, 61'910 mouches ont été collectées dans quatre des pays de l'ex-OCP. Le laboratoire Yankum Dadzie de IAPOC est en train de les analyser afin de déterminer les taux d'infec- tlvité. Des simulles en provenance de la Côte d'Ivoire et du Mali ont été analysées et les résultats sont présentés ci-dessous, alors que des échantillons du Niger et du Sénégal sont en cours de traitement. 2.3.6.1. Côte d'Ivoire Des activités d'évaluation entomologique ont été menées dans le bassin de la Basse Comoé dans sept points de capture. Le foyer de la Basse Comoé, situé au Sud-est de Ia Côte d'lvoire, se trouve dans une région fores- tière où une stratégle de lutte antivecto- rielle n'a pas été utilisée. Dix-huit mille six cent quatre-vingt-dix-neuf (18 69 9) simulies ont été collectées au niveau des points de capture. De ces lots, IADN d'O. volvulus a été identifié à Dioulabougou (0.46 x 10-3) et Koukourandoumi (1.06 x 10-3). Le taux de transmission dans ces deux points est toujours élevé. Il a donc été recommandé que les activités de contrôle se poursuivent en utllisant la méthode de rotation en vue de couvrir beaucoup plus de points de surveillance dans ce bassin. Le renfor- cement d'une supervislon étrolte de la collecte de vecteurs contribuera également à obtenir un plus grand nombre de simulies. Tableau 9: Taux d'infectivité des simulies dans le bassin de la Basse Comoé, Côte d'lvoire Bianouan Biaka Kotoka Bolebakankro Dioulabougou Salamdougou Koukourandounl 3'.125 421 80 52 9',300 z',421 3',300 10 1 I I 31 0 0 0 0 4 0 3 o,46 1.06 0,166 r,185 8 1I 2.3.6.2. Mali Des activités d'évaluation entomologique ont été conduites dans les bassins de Bani, Baoule, Faya et Niger à côté de Bamako. Au total,42'000 simulies ont été collectées et analysées. Le taux d'infectivité était de zéro dans tous les points de surveillance. Il est prévu une évaluation de Ia transmission en 2015 dans toutes les zones endémiques pour recueillir des informations sur la possibilité d'arrêter le traitement au niveau du pays. 2.3.6.3. Sénégal et Niger Le Sénégal et le Niger sont les pionniers des pays modèles de l'élimination de Iatransmis- sion de l'onchocerose au niveau des pays de I'ex-OCP. Pendant la période concernée par le rapport, APOC a mené des activités au Sénégal avec la contribution flnancière de RTI/ENVISION et au Niger avec l'appui finan- cier de Sightsavers. Les activités suivantes ont été menées: Mise en place d'un réseau de points de captures de simulies qui sont représen- tatifs des systèmes fluviaux dans tous les districts endémiques du Sénégal et du Niger; Formation de techniciens entomolo- gistes travaillant dans des hôpitaux de districts et aux sièges des Programmes de lutte contre lbnchocercose et Ia filariose lymphatique pour la gestion des actiütés de surveillance entomologique dans tous les districts de santé endémiques à Ibnchocercose; 0,204 3,r . Fourniture en logistique (motocyclettes offertes à chaque district endémique) et matériel de laboratoire tels que les micros- copes, princi.palement pour les actlvités de surveillance de I'onchocercose et des autres MTN; o Appui pour Ia collecte des simulies pendant toute la période intense de trans- mission et pour I'envoi des échantillons au laboratoire Yankum Dadzie de IAPOC; . Appui pour la superuision hebdomadaire de la collecte de simulies par des techni- ciens formés pendant toute Ia période des actlvités. La collecte de simulies se poursuit et se poursuivra en 2015 en vue de rassembler des preuves solldes sur I'interruption de la transmission à l'échelle nationale à la fois au Sénégal et au Niger. De telles preuves faciliteront une bonne prise de décision sur quand arrêter le traitement à I'ivermectine dans ces deux pays. En conclusion, deux principaux défis devraient être relevés: (i) Ia détermination de I'impact du traitement à long terme à I'ivermectine seule sur la filariose lympha- tique (i.e., peut-on arrêter le traitement à I'ivermectine dans Ie cadre de la lutte contre I'onchocercose sans mettre en péril les acti- vités du programme FL?) et (ii) la mise en æuvre des stratégies alternatives de traite- ment dans les zones où l'onchocercose est hypoendémiques mais coendémique à la filariose lymphatique et à Ia loase. 3. Partenariat et collaboration 3.1. Projet TIDC et appui des ONGD à la lutte contre lbnchocercose Les membres à part entière et les membres associés du Groupe de Coordination des ONGD pour l'Elimination de l'Onchocercose ont poursuivl leur partenariat avec APOC au cours de la période de transition en appor- tant un appui technique, financier et dans le domaine de la gestion à la plupart des pays endémiques où les activités du TIDC sont en cours de réalisatlon. Malheureusement, 18 projets TIDC situés en Angola, en Répu- blique démocratique du Congo (RDC) et au Soudan du Sud n'ont pas eu d'ONGD parte- naires en 2014, du fait des contraintes finan- cières et des troubles politiques. Au cours de Ia 43" session du Groupe de Coordination des ONGD pour l'Elimination de I'Onchocercose qui s'est tenue du 8 au 9 mars 2Ol4 au Bureau Pays de I'OMS à Ouagadougou, les participants et partici- pantes ont discuté largement les questions Iiées aux préparatifs de la mise en place de PENDA. Des dlscussions se sont poursulvies pendant les réunions du Groupe de Travail pour la Transition (TTF) et du Groupe de Travall sur la Gouvernance (WGG) mls en place par Ie Comité des Agences Parrainantes élargi (CAP) en collaboration avec d'autres parties prenantes. Un accent particulier a été mis sur l'appropriation par les pays et le renforcement des capacités au niveau des pays. Compte tenu du lancement de PENDA en janvier 2016, Ie Groupe de Coordination des ONGD pour l'Elimination de l'Onchocercose et le Réseau des ONGD de lutte contre Ia FL ont échangé sur la possibilité d'une fusion. Pendant la 5' session du Réseau des ONGD de lutte contre les MTN qui s'est tenue du 22 au25 septembre 2074 à Paris, France, le Réseau de la FL a convenu de créer un Réseau africain qui travaillera étroitement avec Ie Groupe de Coordination des ONGD pour l'Elimination de l'Onchocercose. Le résultat de cette réunion, on l'espère, attirera plus de partenaires en vue de soutenir Ia nouvelle entité. 3.2. Partenariat dans la cartographie de la maladie, gestion et analyse des données APOC a contribué à Ia conception du canevas élaboré par les partenaires de lutte contre les MTN en examinant les indicateurs et en émettant des avis concernant les règles de gestion des données et les fonctions de Ia base des données. Dans le cadre de la collaboration avec les partenaires engagés dans les activités d'élimination des MTN, APOC a fourni des ensembles de données disponibles à son siège auxpartenaires suivants: BMGF, Sight- sâvers, END FUND, CNTD et Université de Liverpool. APOC abénéficié d'appuitechnique de I'Uni- versité de Lancaster pour refaire l'analyse des données selon l'analyse géostatistique bayésienne. Lanalyse géostatistique bayé- sienne est une méthode robuste utilisée pour refaire l'analyse de données REMO disponibles afin de permettre Ia confection de cartes plus réalistes de distribution de I'onchocercose en Afrique et de faire des estimations plus réalistes du nombre de personnes infectées. Un résultat concret de cette collaboration est la mise à jour de Ia distribution de I'onchocercose en Afrique avant Ie contrôle, présentée dans la section 1.1.1du rapport. 3.3. Collaboration avec d'autres Programmes et Institutions Pendant I'année concernée par le rapport, APOC a continué à travailler avec d'autres programmes et institutions en vue de créer des synergies pour l'accélération de l'éh- mination de I'onchocercose et de la fila- riose lymphatique, tout en appuyant les autres MTN. Dans ce cadre, des réunions et ateliers ont été organisés soit par APOC soit par d'autres programmes et institutions qui ont rassemblé les partlcipants venus des deux institutions. Ces activités sont en autres ce qui suit: . Première réunion des Responsables des Programmes Oncho/Fl à Ouagadougou, Burkina Faso,"17-22 mars 2014. Objectif: planification conjointe pour 2014-201 5 . Première réunion élargie du Groupe de Revue du Programme Régionale AFRO (RPRG) pour les MTN . Consultation régionale des experts sur la délégation de tâches à Brazzaville, organisée par AFRO . Réunion des partenaires d'End-in-Africa, Accra, Ghana . Réunion de la coalition des ONGD à Yaoundé, Cameroun . Examen du Plan directeur régional des MTN & réunions de formation sur TIPAC, et réunion des facilitateurs, Lusaka, Zambie 21-28 juillet 2014. . Groupe de travailOMS/AFRO DMM pour élaborer un guide de coordination de la DMM . Réunions de COR-MTN et de BMGF sur la recherche et la cartographie à Washington . Réunion du Groupe de travail de I'OMS sur le 5&E, tenue au siège à Genève . Réunion annuelle de revue et de planification des parties prenantes des MTN en RDC . 2" forum des partenaires de lutte contre les MTN en RDC . Universités et institutions de recherche tels que CDC Atlanta sur l'évaluation au Sénégal en vue dévaluer la situation de la FL dans les zones où existe la distribution de l'ivermectine contre lbnchocercose, en utilisant les cartes ICT et les outils sérologiques de diagnostic . PATH dans des études expérimentales pour lévaluation de la performance sur le terrain des tests diagnostiques rapides sur la base de l'antigène Ovl6 en cours de développement par PATH (le "test rapide Ovl6"). Ce nouvel outil sera disponible d'ici novembre 20'14 pour une évaluation sur le terrain et essai pendant les évaluations épidémiologiques . BMGF sur l'élaboration d'un tableau de bord de lélimination de lbnchocercose en Afrique, Comité des Experts de Macrofil . Programmes régionaux AFRO et nationaux des MTN pour le renforcement de la gestion de la chaîne d'approvisionnement pour la demande et l'approvisionnement en médicaments contre les MTN pour la DMM en 2014. . AFRO et Bureau pays OMS pour la mise à léchelle du contrôle /élimination de la FL, de lbncho et des autres MTN dans trois pays (Côte d'lvoire), RDC et Nigeria) et surtout amener les partenaires au niveau de ces pays (SS, END FUND HKl, CBM, CNTD et DOLF) à mettre en place un type de mécanisme de financement commun en mettant tous les fonds dans une même plateforme afin de garantir une couverture élevée de traitement. . Bureau Pays de I'OMS et CNTD pour la rénovation des locaux du Programme Oncho/ FL en RDC . Le Programme FL et l'Ecole Nationale de Santé Publique en RDC pour le développement d'outils intégrés, la formation des agents de sânté et des DC sur I'ESPM dans le cadre de la préparation de la distribution coordonnée des médicaments contre les MTN-CTP t15" session de lAssemblée Générale des Ministres de la Santé de l'Organisation Ouest- africaine de la Santé (OOAS) à Monrovia, Liberia . Réunion de Consultation « Ministère de la Santé Publique, des Affaires Sociales, de la Promotion du Genre et de lAction Humanitaire », PU AMl, INTER SO5, VITALITE PLUs, ACDE5, ASPEC et ARND, JUPEDEC, OAPSSP et DORCAS ESPERANCE et le Bureau pays OMS -APOC en RCA pour la mise en place d'une plateforme collaborative pour la distribution de médicaments en vue de lélimination de l'onchocercose et de la FL dans le contexte de troubles sociaux en RCA . 22" réunion du Groupe de Travail lnternational pour l'Eradication de la Maladie (ii) janvier 2014, Atlanta, Etats Unis . Réunion annuelle de Revue de la Cécité des rivières de Carter Center, Atlanta, Etats Unis . Développement d'un outil d'assurance qualité des données et essai en Tanzanie organisés et cofinancés par RTI . Réunion annuelle de revue et de planification des parties prenantes de la lutte contre les MTN et réunions autour des maladies spécifiques à Dar es-Salaam, Tanzanie . Département, Développement des ressources humaines du Ministère de la Santé et de la Solidarité Nationale, d'autres partenaires et le Bureau pays de I'OMS de la Tanzanie pour Iélaboration du curriculum de formation des agents communautaires de santé, en utilisant le guide de formation sur le TIDC et le curriculum du TIDC de IAPOC pour les écoles de médecine . Collaboration avec le Ministère de la santé et de lAction Sociale, Bureau pays et Sightsavers pour la chirurgie du trachome et du trichiasis dans les districts appuyés par APOC qui font la mise en æuvre conjointe de la distribution du Zithromax et du TIDC . MTN MSAS Tanzanie et IMA World Health: conduire des enquêtes de l'impact du trachome dans les districts appuyés par APOC qui font la distribution conjointe du Zithromax et du TIDC . Bureau pays de I'OMS de Guinée Bissau et Sightsavers en cofinancement des activités Oncho/FL . Bureau pays de Guinée Bissau, le Ministère de la santé et IST/Ouest pour l'élaboration du Plan Directeur pluriannuel des MTN . Collaboration en cours entre le MSAS de la Tanzanie, Bureau Pays de I'OMS, Programmes IVD + MTN pour la campagne contre la rougeole et la rubéole qui doit être intégrée dans la Distribution Massive de Médicaments des MTN pour le contrôle et l'élimination de lbnchocercose, de la FL et des Géohelminthiases. . Développement d'un manuel de formation et d'outils MTN standardisés de gestion au niveau du district en collaboration avec le Département MTN de l'OMS/Siège, Genève . Rétrécir la carte de la filariose lymphatique et des autres MTN dans la Région africaine de l'OMS: projet conjoint OMS/AFRO, APOC et Groupe de Travail pour la Santé mondiale fiancé par BMGF . Séances de travail des responsables des données dAFRO &dAPOC en vue d?méliorer la carte oncho-FL et lbstimation des populations affectées . Mise à jour de la base commune de données APOC-AFRO qui contient maintenant des informations sur 4'78"1 districts sanitaires dans 48 pays dans la Région africaine de I'OMS et au Soudan . Partage d'ensembles de données avec les partenaires suivants: BMGF, Sightsavers, END FUND CNTD et l'Université de Liverpool . Cartographie coordonnée de l'onchocercose, de la filariose lymphatique, de la Schistosomiase et des géohelminthiases en RDC et Gabon, en collaboration avec les différents partenaires, y compris AFRO et CNTD . Consultations/ Séances de travail avec l'USAlq Rï ENVISION et CNTD sur différentes questions, i.e,, la mutualisation des ressources, le travail en collaboration dans les pays de l'ex-OCP . Contribution à l'élaboration du canevas des données dIFRO MTN par les partenaires La Bangue Mondiale Au cours de la période concernée par le rapport, la Banque Mondiale, l'agent fiscal de IAPOC, a poursuivi ses efforts de mobi- Iisation des ressources pour le Programme et Ia gestion du fonds Fiduciaire de IAPOC. Le Banque a continuellement donné des orientations au Management de IAPOC pour l'amélioration de ses relations avec la communauté des donateurs et a soutenu Ie programme dans ses campagnes de plaidoyer menées auprès de certains pays membres et partenalres. Le siège de IAPOC, par exemple, a reçu la visite d'un Adminis- trateur des Finances de la Banque Mondiale chargé du fonds fiducialre de I'APOC au cours de Ia période concernée par le rapport. La Banque Mondiale a également contribué considérablement à toutes les discussions du Comité des Agences Parrainantes et du Comité Consultatif Technique qui se sont menées au cours de Ia période concernée par le rapport. Organisation Ouest-africaine de la Santé (OOAS) Au cours de la période concernée par le rapport, une collaboration solide a continué d'exister entre APOC et 1'OOAS qui a pris part à toutes les sessions du CCT et à Ia réunion des Responsables du Programme Oncho/FL, alors que le Management de 1APOC a pris part à Ia 15" session de lAssemblée Géné- rale Ordinaire des Ministres de la Santé de I'OOAS. L OOAS a apporté à la fois un appui technlque et financier. Organisation mondiale de la san!é (oMs) f OMS a continué à jouer un important rôle à travers les conseils juridiques, les orienta- tlons techniques et l'assistance financière dans la gestion,la communication, Ia gestion du système mondial, l'audit, entre autres. Le Directeur Régional de I'OMSiAFRO a fait preuve d'un leadership de haut niveau en termes de campagnes de plaidoyer auprès des partenaires de I'OMS, Ies leaders des pays/des institutions à travers ie conti- nent pour une transition sans heurts des Programmes APOC et FLvers le Programme d'Elimination des Maladies Négligées en Afrique (PENDA). APOC continue de béné- ficier de I'appui du Bureau Régional pour lAfrique de I'OMS par rapport à la parti- cipation du personnel technique régional aux activités de IAPOC, au recrutement du personnel et au transfert de fonds aux secré- tariats des GTNO et aux projets TIDC. Les locaux du siège de IAPOC ont été rénovés grâce aux fonds alloués par le Dlrecteur Régional de I'OMS pour lAfrique. En plus de I'assistance contlnue afin d'as- surerle succès des missions de I'APOC auprès des pays membres et de l'allocation d'espaces de travall à tous les conseillers techniques de IAPOC,les Bureaux pays de I'OMS (WCO) continuent de jouer un important rôle dans la gestion des programmes de lutte contre l'onchocercose au niveau des pays, dans les préparatifs de voyage pour les missions de I'APOC, Ies achats locaux,les paiements indi- rects à travers Ie Centre Mondial de Service basé à Kuala Lumpur pour les fournisseurs et partenaires. APOC est en train de renforcer certains pays qui rencontrent de nombreux défis (pays vastes, en situation de post conflit ou dispo- sant de peu de ressources humaines) en y envoyant des conseillers techniques (NPOs) aux Bureaux pays de I'OMS pour assister les pays à intensifier les activités d'élimination de l'oncho/Fl et afin d'appuyer les activités concernant d'autres MTN-CTP. Au nombre de ces pays, il y a lAngola (3);Ie Burundi (1); le Cameroun (2);le Tchad (1);la Côte d'Ivoire (1 entre APOC et SS); la RDC (6); I'Ethiopie (2);le Liberia (1);le Nigeria (5 entre APOC et,AI'RO); la Tanzanie (1). Les Assistants Admi- nistratifs et Financlers (AAF) sont également présents dans certains pays pour aider à récupérer les rapports financiers et les FACE. Au nombre de ces pays, il y a Ie Cameroun, la RDC, l'Ethiopie, le Nigeria et Ia Tanzanie. Les différents agendas de certains parte- naires, Ies ressources humaines limitées au niveau des pays et au siège ainsi que les systèmes de santé inadéquats nécessitant plus d'appui technique et financier sont les défis rencontrés dans la collaboration. Collaboration arlec des institutions extérieures Pendant la période concernée par le rapport, APOC a collaboré avec de nombreuses insti- tutions extérieures dans le cadre de la recherche opérationnelle ainsi qu'au niveau des activités de suivi et d'évaluation. Recherche opérationnelle Un résumé du rapport des questions de RO a été partagé avec tous les partenaires qui ont pris part à la réunion de revue stratégique et de planification organisée parAPOC en mars 2074,à savoir, Liverpool Centre for Neglected Tropical Diseases, The Taskforce for Global Health, SightSavers, Malaria Consortium, End Fund, OPC et RTI. Université L-a Trobe APOC collabore actuellement avec l'Univer- sité La Trobe, Australie, pour le développe- ment de marqueurs moléculaires pour la détection de réponse atypique à l'ivermec- tine. Le projet a produit des résultats inté- ressants surtout dans la discrimination des populations géographiques de l'onchocerca volvulus. Létude a abouti à deux proposi- tions conjointes soumises au OMS/TDR. La collaboration dans ce domaine inclut égale- ment le Conseil de Recherche Scientifique et Industrielle (CSIR), Accra, Ghana. Centre Médical Universitaire §rasmts de Rotterdam La collaboration avec le Centre Médical Universitaire Erasmus de Rotterdam en vue de transformer la vieille version DOS de Ia modélisation ONCHOSIM en version Windows facile à utiliser se poursuit. Cet outil est important pour la prédiction et Ie suivi de l'élimination de I'onchocercose. Université de la Floride du §ud Au cours de I'année concernée par le rapport, APOC a continué à collaborer avec I'Univer- sité de la Floride du Sud et d'autres instltu- tions dans le cadre du projet financé par Ia Fondations Gates par rapport à Ia conception des pièges de simulies similaires à Ia collecte des simulies sur appât humain. Afin d'appuyer Ie déploiement des pièges dans les pays, trois membres du personnel de IAPOC au niveau du laboratoire de I'APOC ont bénéficié d'une formation extensive sur: Ies facteurs attractlfs chez les simulies (stimuli visuels et olfactifs), la préparation de composés odorants sur la base d'intrants chimiques et organiques, le montage et démontage d'EWT, le positionnement de I'EWT au niveau du site de collecte des simu- lies, la collecte des insectes et leur tri sur les pièges ainsi que la sensibilisation et la formation des acteurs communautalres dans la gestion de I'EWT. Suite à l'évolution positive de I'EWT, une autre proposition est en cours pour être soumise à Ia Fondation Gates par rapport à l'utilisation des pièges comme outils de lutte antivecto- rielle, en complément à la chimiothérapie pour accélérer le processus de I'éIimination. Groupe de Travail pour la §anté Mondiale APOC collabore avec Ie Groupe de Travail pour Ia Santé Mondiale (TFGH) pour déve- lopper des outils d'évaluation de Ia transmis- sion de l'onchocercose pendant les phases 2 et 3 de la stratégie d'évaluation de I'élimina- tlon. Il existe également des plans destinés à examiner Ies idées relatives à la recherche opérationnelle (RO) proposées par les pays endémiques au cours de la réunion de plani- flcation organisée par APOC en mars 2074 et à la mise en æuvre des propositions les plus pertinentes. §ightSavers et RTI Afin d'évaluer la situation de Ia transmission de I'onchocercose dans les pays membres de l'ex-OCB APOC collabore avec Sightsavers et RTI dans Ia conduite d'évaluations épidé- miologique et entomologique au Niger et au Sénégal. Des exercices simi.laires seront entrepris au Mali avec l'appui de Sightsavers. 9.47 Overall 17.7 milions ! rrgeria I uganda I uatt ! mauul ! uuaa f camcmn ! Burundl 4.62I IIIIËË 3.4. Mise en æuvre conjointe du TIDC avec d'autres interventions de santé Au cours de l'année concemée par le rapport, les pays ont continué à fournir des efforts dans lamise enæuwe conjointe des activités de lutte contre les maladies tropicales négli- gées à chimiothérapie préventive (Figure 13). Cela contribue à apporter plusieurs interventions de santé aux populations en utilisant Ie réseau de I'IDC créé par le parte- nariat duProgramme africain de lutte contre lbnchocercose. La mise en æuwe conjointe peut se faire sous la forme de distribution simultanée de I'ivermectine ou en utilisant les distributeurs/distributrices communau- taires formés. Les principales interventions mises en ceuvre conjointement avec le TIDC concernent: la lutte contre les géohelminthiases,la schis- tosomiase,le paludisme (prise en charge du paludisme à domicile, distribution de mous- tiquaires imprégnées d'insecticide à longue Malaria (HMM) durée d'action, la supplémentation en Vita- mine A,la sensibilisation sur le VIH/SIDA et Ies activités de soins oculaires primaires). Pour I'année 2013, sept pays seulement ont soumis des données d'autres interventions mises en æuvre conjointement. Au total, 17,7 millions d'interventions/intrants sani- taires ont été offerts en utüsant le réseau des Interventions sous directives commu- nautaires (IDC). il est à noter que les infor- mations concernant la FL ont été rappor- tées séparément dans la section du rapport portant sur la couverture de traitement. En outre, le Management de IAPOC a continué à appuyer les actiütés de lutte contre les MTN en participant aux diffé- rentes réunions organisées à cet effet en apportant un appui technique et financier à certains pays pour l'extension du traitement de masse dans le cadre de la lutte contre les MTN en général et dans le sens de la mise à l'échelle de la DMM contre la filariose en particulier. Figure 13: lnterventions mises en æuvre conjointement avec le TIDC 10 Utto -5 = 4 I i I Malaria (LLIN) Vit. A Supplement. HtV/ PEC AIDS STH Page de garde du registre de traitement intégré des MTN-CTP REPUBLIQUE OEMOCMTIOUE DU CONGO MINISÏERE DE I-A SANTE PUBLIOUE PROGRÂITIilE NATIOT{AT DE LUTTE GOilÏRE UONCHOCERCOSE PROJET TIDC: REGISTRE COMMUNAUTAIRE DE TRAITEMENT ONCHOCERCOSE . FILARIOSE LYMPHATIQUE . SCHISTOSOMIASES . GEOHELMINTHIASES zone de Santé : .............,.,....... *@* 3.4.1. Appui de IAPOC aux activités de lutte contre les MTN APOC a continué à apporter son appui aux activités liées au renforcement de contrôle/ élimination des maladies tropicales négli- gées dans différents pays avec un accent particulier sur les interventions portant sur le contrôle/l'élimination de ces maladies. APOC a notamment contribué à l'appui apporté par la Région africaine de I'OMS aux pays pour la mise à jour de leurs plans direc- teurs de lutte contre ies MTN afin d'être en slmergie avec I'atteinte des objectifs globaux de lélimination en 2020. 3.4. 2. Activité s prép aratoire s envue deIaDMM Dans le cadre de la préparation de Ia DMM coordonnée contre I'oncho et Ia FL, APOC a apporté un appui technique et financier à Ia Côte d'Ivoire en mettant en place des sites sentinelles pour la Ft. APOC a également appuyé I'élaboration d'outils intégrés pour la distribution coordonnée des médicaments en RDC. Figure 14: Registre communautaire de traitement en RDC 3.4.3. Mise en oeuvre conjointe élargie enTanzanie Le gouvernement de Tanzanie travaille avec des partenaires locaux et internationaux dans le cadre de ia lutte contre les MTN à travers le Programme intégré de lutte contre les MTN du Ministère de la santé et de lAc- tion Sociale. Les maladies tropicales négii- gées affectent plus de 45 millions de Tanza- niens.Le pays est endémique auxcinqMTN à chimiothérapie préventive ciblées (oncho- cercose, trachome, filariose lymphatique, Schistosomiases et géohelminthiases) et a initié un traitement novateur et intensif de la maladie (IDM), y compris la lèpre,la trypa- nosomiase humaine africaine (HAT),la rage, le ténias/cysticercose. Sur un ensemble de 160 unités de mise en æuvre (UM) existant dans Ie pays, c'est au niveau de 105 UM que se poursuit Ia mise en æuvre conjointe élargie de la lutte contre les MTN-CTP. Quarante-et- un (41) UM bénéficient de l'appui de I'OMS/ APOC, f USAID, 54 sont appuyés par I'USAID/ RTI/IMA, alors que 10 bénéficient du soutien de CNTD/SCI. LOMS/APOC et I'USAID ont continué à fournir un appui technique et financier en vue de l'extension de Ia mise en æuvre conjointe àtoutes les 6 régions endémiques à l'onchocercose de Ia Tanzanie. Un acquis majeur a été Ia réalisation avec succès de 5 cycles annuels de DMM (2009-2013)visant Ie contrôle et l'élimination de cinq MTN, à Tanga Morogoro Mbeya lringa Njombe Ruvuma l',480',909 l',527',992 1',345',352 321'.1't1 508',330 l',027',649 savoir, l'onchocercose, la filariose lympha- tique, la schistosomlase, les géohelmin- thiases et Ie trachome. La mise en æuvre conjointe élargie, expérimentée d'abord par le Programme APOC en 2009, a été utilisée par les programmes natlonaux en vue de Ia mise àl'échelle des services des programmes de lutte contre les MTN-CTP afin d'atteindre 64% des régions endémiques en 2013. Lap- proche porte-à-porte du TIDC utilisée dans les communautés endémiques à l'onchocer- cose est maintenant adoptée pour la distri- bution de l'albendazole et du zithromax dans toutes les UM ciblées. Un appui à Ia distribution du Praziquantel s'est poursuivi, en utilisant l'approche en milieu scolaire. En 2013,I'objectif de I'appui de I'OMS/APOC était d'atteindre 80% des 9,9 millions de personnes à risque vivant dans les régions endémiques à I'onchocercose. Deux médi- caments (albendazole et praziquantel) ont été distribués avec succès en même temps que l'ivermectine, ainsi qu'indiqué dans Ie tableau 10. II faut noter cependant qu'un total de 12'945'599 traltements administrés en 2013 est inférieur aux 16'i69'141 tralte- ments administrés en2012. De Ia même manière, une baisse a été observée dans les totaux du traitement de l'oncho et de la FL, allant de 14,5 millions en 2012 à environ 12,5 millions en 2013. La même tendance à la baisse a été observée en ce qui concerne les traitements au praziquantel et au zithromax, comparativement aux données de 2072. 185',509 9't'771 245',633 2',96'1',818 3',o55',984 z',87d213 642'222 1',l08431 2',300'931 Tableau 10: Total des traitements de 2013 dans 6 régions bénéficiant de l'appui de IAPOC 1',480',909 1',527',992 't'345',352 32't',111 508',330 l',027',649 Plusieurs raisons existent par rapport à la baisse du nombre total de traitements, parmi lesquelles Ia réduction des interventions suite à une mise en æuvre réussle de DMM en ce qui concerne certaines maladies et les défis liés à la performance par rapport à Ia mise en æuwe harmonieuse dans certaines UM. Une autre raison est Ia distribution du praziquantel dans trois régions au lieu six réglons qui est conforme aux recomman- dations de I'OMS qui stipule qu'une DMM annuellement est nécessaire en ce qui concerne les zones ayant une prévalence de base de 3O%. Les régions où Ia distribu- tion du praziquantel n'a pas eu lieu en 2013 avaient des prévalences variant entre 10% el30% étaient éligibles à Ia DMM une fois tous les deux ans ou deux fois pendant toute la période de I'éducation primalre. En ce qui concerne le traitement au zithromax, tous les districts endémiques autrachome dans les 6 régions avaient réalisé 5 ou plus de 5 années de traitement au zithromax, et étaient donc éligibles aux études d'impact. Le MSAS avec I'appui de I'OMS, RTI et IMA ont mené des enquêtes d'impact au cours de la période concernée par Ie rapport pour évaluer l'évolution de Ia maladie dans les zones endémiques. Les résultats montrent que cinq districts, à savoir, Kilosa, Mbarali, Namtumbo, Songea et Tunduru, ont atteint le seuil du traitement à lAzithromycine, étant donné que la prévalence TF était inférieure au seuil delO%. Kilindi avait une prévalence supérieure au seuil avec une prévalence TF de74,l%.Les cinq districts sont maintenant éliglbles à I'arrêt du traitement au zithromax mais doivent continuer avec les trois composantes de la stratégie SAFE (chirurgie, propreté du visage et manipu- Iation de l'environnement). Le district de Kilindi bénéficiera d'appui pour poursuiwe avec deux cycles de DMM. 3.4.4. Extension d.e la mise en æ uv r e c oni oint e : Inte nsifi c at ion du traitement de la filariose lymphatique en tandem dvec le traite ment de I' oncho c e r c o s e Depuis l'extension du mandat de IAPOC incluant la filariose lymphatique et la déci- sion du FAC de transformer APOC en une nouvelle entité appelée PENDA pour l'éli- mination de I'onchocercose et de la filariose lymphatique au niveau du continent à partir de 2016, APOC se trouve dans une phase de transition. Au cours de cette phase, APOC s'est flxé des objectifs ambltieux de traiter 120 millions de personnes contre I'onchocercose et 20 millions de personnes supplémentaires contre la filariose lymphatique dans Ia phase de transltion 2O14-2OI5. Au cours de la réunion de revue et de planification des responsables de programme de contrôle/ l'élimination de I'onchocercose et de Ia fila- riose lymphatique tenue à Ouagadougou en mars 2014, certains pays étant dans une meilleure situation pour I'intenslfication de la lutte contre Ia filariose lymphatique ont été identifiés. Ces pays sont : Ia République démocratique du Congo,la Côte d'Ivoire et le Nigeria. Le Management de IAPOC et ses partenaires traditionnels sont activement à la recherche de nouveaux partenaires pour combler Ie déficit financier dans les trois pays ciblés pour 2014. Lintensification de la DMM contre la FL dans ces trois pays en 2014 coùte au total 1'430'582'947 FCFA (2,867,765 USD) prove- nant du fonds fiduciaire de IAPOC et des partenaires. En plus de Ia contribution des pays eux-mêmes, Ies autres contribu- teurs sont END FUND (en RDC et en Côte d'Ivoire), Sightsavers (Côte d'Ivolre), DOLF (Côte d'Ivoire) et CNTD (Côte d'Ivoire). Les activités couvertes par ces financements sont ainsi qu'il suit: . Education pour la Santé, Sensibilisation, Plaidoyer & Mobilisation Formation Supervision, Suivl & Evaluation Distribution de l'ivermectine et prise en charge des ESG Salaires et Equipement Evaluations épidémiologiques de I'onchocercose Enquêtes de filarémie nocturne de la FL (enquêtes de base) On estlme qu'untotal de 25 à 30 millions de personnes supplémentaires seront traitées contre la filariose lymphatique en 2014. 3.4.4.1. République démocratique du Congo (RDC) Vaste territoire situé de part et d'autre de l'Equateur, la République démocratique du Congo connaît une grande variété de climats qui caractérisent la zone tropicale humide et constitue un environnement favorable au développement des Maladies Tropicales négligées. A ce jour, Ia cartographie des MTN-CTP en RDC est ainsi qu'il est démontré (Figure 15). Le pays dispose déjà d'un plan Directeur de lutte contre les MTN d'où est tiré un plan opérationnel chaque année. Le plan opérationnel 2014 de ]utte contre les MTN- CTP en RDC vise à réaliser une distribution coordonnée de médlcaments dans quatre provinces, à savoir, le Bas Congo, le Kasaï Occidental, le Kasaï Oriental et Ie Katanga. En ce qui concerne I'onchocercose et Ia filariose lymphatique,les objectifs du plan en 2014 consistent à traiter: . 9'777'337 personnes à I'ivermectine dans les zones endémiques à I'onchocercose; . 5'263'778 personnes à I'ivermectine et à L'albendazole dans les zones endémiques à Ia fllariose lymphatique; . 6'819'894 personnes à f ivermectine et à l'albendazole dans les zones coendé- mlques de I'onchocercose et d, ,., filariose lymphatique. On estime que plus de 12 millions de personnes seront traitées contre la filariose Iymphatique en 2014. Latteinte de ces objec- tlfs, cependant, dépend de la mise en æuwe des actlvités intermédialres telles que : . Le plaidoyer visant 48 décideurs politiques; . La mise en place d'un Groupe de Travail pour les MTN dans chacune des 4 provinces concernées; . La mobilisation de 41'618 communautés; . La confection de 5'740 posters sur les MTN; La formation de 3'064 agents de santé (toutes catégories confondues) et 173'087 dlstributeurs/distributrices communautaires; La confection de 4i'618 registres de traitement; . Supervision à tous les niveaux. Les communautés ciblées sont situées dans six projets TIDC dans les quatre provinces indiquées plus haut. Les projets TIDC concernés sont Ie projet TIDC du Bas Congo, les projets de Katanga nord et Katanga sud, ie projet de Lualaba, ceux de Sankuru et du KasaT. La localisation de ces projets est indi- quée sur la carte de Ia Figure 16. Les principales activités déjà mises en oeuvre comprennent les vlsites de plaidoyer à divers niveaux, la formation de 85 équipes de gestion pour Ies zones sanitâires qui, à Ieur tour, ont formé les infirmiers-chefs. Les infirmiers-chefs doivent former les distri- buteurs/distributrices communautaires. La distribution massive de médicaments est prévue pour novembre 2074. La mlse en æuvre de ce plan a été cofinancée à hauteur de 1'825'000 USD par APOC et END FUND. D'autres partenaires qui appuient la mise en æuvre de ce plan sont CBM, Lion's CIub, UFR, HKI et IMA/Sankuru. Figure 15: Carte de coendémicité des MTN en RDC l,égcnde l,lmltcl PrûslnrB Co(nd.ml(ltê dG! Z§ rür :UI'N.CI'P E \- t .d{tll ,-rl I §- ..d.rk il Àll\tl ztl I (}tt-.s. ll.(rlltsrrr El es{'H.0H($ r§l I o.H.'rr lltrart I (,.|1.{iil(tt rs) f= Ttrst U.(illt't Zrr D (tsllrtrsl I (hs( tlirr$ I (»(;(tJr ,,r) C= FL+r( ll{JLr, I 11.(;ttr ti ,tr I (,l( I(x.zr, I ru.r.rt E (rll(rtui, [:] s Hrrr-§, E:l s il.(;tlr'l rr) Figure t6: Carte indiquant la localisation des projets TIDC où l'intensification de la DMM contre la FL se fera en 2014 tagrncl! PnorPlS . Proraü p[ü PHm dT I. RBE tsll Frerlmd.r pErtr r t@l 3.4.4.2. Nigeria Le Nigerla est le pays le plus peuplé de lAfrique avec un nombre d'habitants estimé à 170 millions. Pius de 100 millions de personnes sont infectées ou affectées/à risque de contracter au moins une des mala- dies tropicales négligées. Les principales MTN au niveau du pays sont la filariose lymphatique, l'onchocercose, la schistoso- miase, Ies géohelminthiases, le trachome,la lèpre,l'ulcère de Buruli et Iatrypanosomlase humaine africaine. La Figure 17 ci-après montre I'endémicité des MTN au Nigeria. Lobjectif stratêgique du Programme MTN est de réduire progressivement la morbidité, I'invalidité et la mortalité dues aux MTN en utilisant des approches intégrées et à moindre coût en vue de l'élimination des MTN au Nigeria d'ici à 2020. En ce qui concerne l'année 2014, six Etats sont ciblés pour la mise à I'écheIIe des acti- Figure 17; Carte d'endémicité des MTN au Nigeria -E-qE..EE..id.*n,ülat vités de lutte contre l'onchocercose/filariose Iymphatique soutenues par le Ministère de la Santé du Nigeria et APOC.II s'agit des Etats d'Akwa Ibom, de Benue, de Cross River, d'Ogun, d'Osun et d'Oyo avec une population combinée estimée à 28,7 millions. Ces Etats sont endémiques aux quatre principales MTN-CTP que sont: la filariose lympha- tique, l'onchocercose, la schisto'omiase et les géohelminthiases. Environ 16,2 millions de personnes et 9,36 millions de personnes sont à risque de FL et de lbnchocercose dans les six Etats respectifs. Les étapes suivantes sont prévues en 2014 dans ces Etats: traiter 8,1 milllons et 7,8 millions de personnes contre lbnchocer- cose et la FL respectivement, couwir 8'885 et 6'566 communautés dutraitement contre l'onchocercose et la FL respectivement, former et recycler 3'500 agents de santé et 45'000 DC dans les Etats séIectionnés pour la DMM pour l'éliminaüon de l'onchocercose et de la FL. Un certain nombre d'activités ont déjà eu lieu dans les différents Etats: t!rÉ1tr1e,aq,a L?. acË. fltl 11, ËtT, tcH, fr}l àr, Ë41. lGt Lt tcl{. f?ll xl1. rÈt tt !9. l1rt T1. L æ oûrr. Ltit Git flri a ta offi., lli lcll' frt !it. rEl tl,tcfl, rTE Ltp Figure t8: Localisation des Etats ciblés pour l'intensification de lbnchocercose et de la FL au Nigeria Benue: Réunion ciblée de réorientatlon et de mentorat avec 862 personnes des CSPL (57 personnels déjà formés) dans 23 LGA; réunions ciblées de réorientation et de mentorat avec 17'092 DC(7'206 déjàformés) dans 23 LGA; collecte et approvisionnement en Mectizan & Albendazole aux LGA. Cross River: Formation des personnels de l'Etat sur la DMM contre les MTN-CTP; plai- doyer auprès des décideurs politiques au niveau de I'Etat pour assurer I'appui continu en vue de la lutte contre les MTN au niveau de I'Etat; formation des personnels des centres de santé de première ligne dans les LGA dAkamkpa et dAbi. Ogun: Plaidoyer auprès des LGA; formation de 16 LOCT sur Ia gestion des données de Ibnchocercose; formation de 280 personnels des CSPL sur la gestion des données;forma- tion de 4'450 DC; collecte de Mectizan à la centrale fédérale de médicaments d'Oshodi. Osun: Formation de 700 DC; collecte de Mectizan/Albendazole à Lagos et distribu- tion de médicaments aux LGA; achèvement des références de base dans trois zones sénatorlales. Oyo: Réunion d'évaluation par 5 SOCT et des Coordonnateurs Oncho/FL dans 23 LGA; visites de plaidoyer aux décldeurs politiques dans 7 LGA où Ia DMM serait initiée; réalisa- tion d'enquêtes de base pour Ia FL dans 5 LGA dans Ie district sénatorial de l'Etat, collecte de 3 millions de Mectizan et de 1 million de comprimés dAlbendazole et d'autres intrants d'intervention. Akwalbom: Lancement de la DMM contre Ia FL dans 4 LGA à partir de Ia semaine de 77 aoü2014. La contribution financière de IAPOC pour Ia DMM dans les six Etats en 2014 est de 460'866 USD. Les autres partenaires sont: IUNICEF et Helen Keller International (HKI). 3.4.4.3. Côte d'Ivoire Parmi les 17 maladies tropicales négligées (MTN) listées par I'OMS, neuf (9) sont endé- miques en Côte d'Ivoire. II s'agit de la gestion de cas relatifs à quatre MTN (lèpre, HAI ulcère de Buruli, Dracunculose et de cinq MTN à chimiothérapie préventive (MTN- CTP), à savoir, (onchocercose, schistosomiase, filariose lymphatique, géohelminthiases (STH) et trachome). Les MTN-CTP affectent tous les 82 districts sanitaires de la Côte d'Ivoire et mettent plus de 77'927'455 personnes à risque de contracter une ou plusieurs de ces maladies. La cartographie des MTN-CTP est terminée, à l'exception de celle du trachome. La Côte d'Ivoire est l'un des pays qui présentent de bonnes opportunités pour la mise à I'échelle de I'élimination de l'oncho- cercose et de Ia filariose lymphatique: la cartographie de l'onchocercose et de la FL est terminée; 47 distrlcts endémiques à l'oncho- cercose sur 59 dans 82 districts sanitaires sont co-endémiques à la FL; tous les districts endémiques doivent encore être couverts et les taux de couverture sont restés faibles pendant des années et la FL est endémique dans 61 districts sanitaires, mais jusqu'à ce jour,le traitement a été confiné à cinq et six districts en 2009 et 2012 respectivement. Sulte à la décision prise au cours de la réunion de planification en mars 2014 en vue d'intensifier le traitement de l'ONCHO et de la FL en Côte d'Ivoire, une réunion de tous les partenaires technique et financier engagés dans la lutte conte ces deux maladies s'est tenue à Abidjan en avril 2014. A Ia fln de la réunion, un plan d'action intégré pour l'année 2014aété élaboré et les partenaires se sont engagés à mettre Ieurs ressources ensemble afin de parvenir à une mise en æuvre efficace de ce plan. Lobjectif de la réunion était d'lntensifier les traltements de la Fl/Onchocercose dans 55 districts sanitaires en Côte d'Ivoire et de traiter plus de 10 millions de personnes, y compris 309.702 personnes vivant dans les 8 districts où il n'y a que l'onchocercose. Figure 19: Carte de l'endémicité des MTN en Côte d'lvoire Afin d'atteindre ces objectifs, les principales activités suhrantes, y compris le suivi/évalua- tion, doivent être entreprises: plaidoyer auprès de 538 autorités locales, sensibilisa- tion des populations par les spots radio/W et par 10'684 crieurs publics, confection et distribution de matériels IEC (1'327 posters, 11'466 prospectus et sacs); formation de 1'272 infirmiers/infumières et de 11'446 distribu- teurs/distributrices communautaires. Une condition à la mise en ceuwe du plan était de réaliser une enquête de filarémie nocturne dans les zones ciblées pour la fila- riose lymphatique. Les actions de terrain se poursuivent. Le lancement de la distribution coordonnée des médicaments contre lbncho, Ia F[, ]a Schisto et les géohelmintes a eu lieu à Toumodi. Neuf (9) districts sanitaires ont déjà été traités sur 55 ciblés. Ce plan devrait coùter 287'649'947 FCFA (575'300 USD). Les partenaires du Ministre de la Santé pour la mise en æuwe de ce plan sont: I'OMS/APOC, END FUND, Sightsavers, HKI et DOLF. 3.4.4.4. Défis Les données de traitement de 2013 (Rapport de I'OMS) montrent que 13 pays (18% des pays endémiques) dans Ie monde, dont 12 se trouvent en Afrique, n'avaient pas encore commencé le traitement de masse contre la FL; et la RDC en fait partie. Les mêmes données montrent que 23 pays (32%),y compris la Côte d'Ivoire et le Nigeria, ont commencé le traitement de masse avec un taux faible de couverture géographique. Au total, 36 pays ont besoin d'intensifier les trai- tements de la FL. Dans I'appel à l'action lancé par les partenaires, il a été constamment demandé que la DMM contre Ia filariose lymphatique soit intensifiée. Une contrainte majeure concerne comment relever ces défis. IJexpérience dAPOC au niveau de ces trois pays montre que les défis sont nombreux et que l'approche de mise à I échelle dewa être examinée au cas par cas. Les principarx défis rencontrés sont: . Les ressources ne sont pas mises en commun. La tendance est toujours de penser que l'insuffisance des ressources financières constitue Ie plus grand handicap à la mise à l'échelle et que les ressources foumies par les Ministères de la santé et les partenaires sont insuffi- santes. Mais la réalité c'est plutôt l'inca- pacité à mettre toutes les ressources en commun pour pouvolr couwir toutes les zones endémiques. Des zones consldérées comme une chasse gardée des partenalres impliquent que ies fonds alloués ne soient utilisés que dans des zones spécifiques et pour des activités spécifiques. La consé- quence est qu'une bonne partie des zones endémiques ne sont pas traitées. Lincapacité à utiliser les fonds du Minis- tère de Ia santé pour certaines activités. En Côte d'lvoire, le Ministère de la Santé a alloué des fonds considérables aux programmes mais ces fonds sont consi- dérés comme fonds d'lnvestissement qul ne peuvent être utilisés pour les activités de terrain telle que la supervision des formations. Un plaidoyer de haut niveau a été mené afin d'obtenir I'autorisation du Ministère de la Santé pour qu'une partie de ces fonds soit allouée aux activités de terrain. Une mauvaise coordination au niveau des pays. Les programmes Oncho et FL ne disposent pas d'un autre cadre de travail intégré dans certains pays. Les enquêtes de filarémie nocturne, une condition à I'intensification des traite- ments de la filariose lymphatique, n'ont pas pu se faire à cause de contraintes financlères et de iogistique. APOC et les partenaires devaient décaisser des fonds pour ces enquêtes avant Ie début des trai- tements. C'est ie cas des trois pays ciblés pour I'intensification de la DMM contre la FL:RDC en 2013, Côte d'lvoire et Nigeria en 2014. Le manque d'harmonisation des outils de collecte des données et ies défis au niveau de la collecte entemps réelde ces données. Dans les pays vastes,la coordination et Ia supervision centralisées sont difficiles à réaliser. Certains pays doivent être divisés en unités gérables pour Ia supervision par des équipes locales sous la supervision d'une équipe nationale. Des déficits en ressources financières commandent 1a recherche de nouveaux partenaires. . Lendémicité de Ia loase constitue un frein aux efforts de traitement dans certains pays comme Ia RDC. ,.4.4.5. Leçons apprises , La mise en commun des ressources constitue des avantages certains. Cela nécessite Ia couverture de tous les pays endémiques. La Côte d'lvoire est un bel exemple de mise en commun des ressources allouées par Ie Ministère de ia Santé,I'OMS/APOC, Sightsavers, HKI et une ONGD locale et fait école. . Lentrée de nouveaux partenaires qui ont accepté immédiatement de travailler avec 1es structures existantes et de contribuer à combler le déficit partlcipe à une mise à I'échelle effective. Ceia a été le cas en Côte d'Ivoire et en RDC ou END FUND a appuyé la mise en æuwe du programme en utilisant les structures existantes. . I1 est impératif que les acquis soient partagés avec les partenaires. . Amener les gouvernements à contribuer permettra d'améliorer 1es niveaux de financement. La cartographie de Ia fila- riose lymphatique en Côte d'Ivoire a été achevée avec Ia contribution du gouverne- ment à hauteur de 65% des fonds requis. 3.5. Collaboration transfrontalière en vue de l'atteinte de l'élimination La collaboration transfrontalière est impor- tante dans 1a lutte contre les maladies infec- tieuses étant donné que Ia propagation des maladies infectieuses ne connaît pas de frontières administratives. La protection de Ia santé publique dépend souvent d'une collaboration transfrontalière efficace. Dans le cadre des efforts déployés pour renforcer la collaboration entre pays en vue de l'éh- mination de I'onchocercose,APOC, en parte- nariat avec les pays et les ONGD, a appuyé diverses activités transfrontalières et plus particulièrement les réunions. Cependant, le plus gros défi reste Ia mise en ceuvre des résolutions prises au cours de ces réunions. Une contrainte majeure en ce qui concerne APOC c'est son incapacité à apporter un appui financier à Ia mise en æuvre des plans d'action conjoints élaborés lors de ces réunions du fait des contralntes budgétaires auxquels il fait face. Cependant, Ie Mana- gement de IAPOC a un point focal pour les activités transfrontalières. 3.5.1. Burkina Faso et Côte d'Ivoire Lors de la réunion transfrontalière organisée Ies 18 et 19 juillet à Lomé et qui a regroupé Ie Bénin, Ie Burkina Faso, Ie Ghana, la Côte d'lvoire et le Togo, les participants ont convenu urgemment de: . renforcer les interventions synchronisées (évaluations du TIDC - supervision épidé- mlologique conjointe, etc) dans les zones frontalières; . promouvoir I'utilisation de carte de trai- tement individuel pour une population spécifique (migrants, travailleurs saison- niers, nomades); r d'identifier les villages et hameaux consi- dérés comme "zones tampo'.;" afin de les intégrer dans les zones frontalières duTIDC. Suite à ces recommandations, une réunion de planification a eu lieu à Banfora au Burkina Faso du 25 au26 juin 2014 en vue de synchroniser les traitements dans les districts/villages à la frontière des deux pays. Lobjectif général de la réunion qui a béné- ficié de l'appui de Sightsavers, APOC et d'autres partenaires était d'aider à renforcer Ies activités d'élimination de l'onchocercose dans les districts frontaliers des deux pays. Les objectifs spécifiques de cette réunion étaient: . d'évaluer la situation de la lutte contre l'onchocercose dans les quatre distrlcts frontaliers (sur la base des conclusions épldémiologique et entomologique et des rapports du TIDC); . d'élaborer des plans d'action 2014 pour l'élimination de I'onchocercose au niveau des frontlères des deux pays et d'identifier Ies villages et hameaux situés dans les «zones tampons, pour les inclure dans les actiütés de traitement; . d'élaborer un plan d'action conjoint pour la mise en ceuvre des actMtés transfron- tallères en 2014 et 2015, y compris la faisa- bilité d'utiliser les cartes de traitements individuels pour les groupes spéclfiques. . de mettre en place un comité de suivi pour superviser la mise en æuvre du plan conjoint. Sulte à cette réunion transfrontalière, la mise en æuvre du plan conjoint par les deux pays, les campâgnes de synchronisation de la DMM et Ie suivi conjoint des activités ont commencé. Le Management de IAPOC a offert sü motocyclettes (trois pour chacun des pays) pour appuyer ces activités. 3. 5. 2. Réunion tr ansf rontaliè r e du Fleuve Mano (Guinée, Liberia, Sierra Leone et Cote d'Ivoire) En tant que forum annuel, Ia 8è réunion de l'Union du Fleuve Mano (UFM) surles mala- dies tropicales négligées (MTN) s'est tenue à Freetown en Sierra Leone à I'hôtel Bintumani du mercredi 16 au jeudi 17 octobre 2013. Ont pris part à cette réunion, des participant(e) s venus de ia Sierra Leone, du Liberia, de la Guinée et de Ia Côte d'lvoire. Ont également pris part à cette réunion les représentants du secrétariat de 1'UFM, de Family Health Initiative (FHI) 360, du Centre pour Ies Maladies Tropicales Négligées (CNTD), du Programme africain de lutte contre 1'oncho- cercose (APOC), d'Helen Keller International (HKI) et de Sightsavers. La réunion s'est tenue sous les auspices du Programme national MTN de la Sierra Leone avec les objectifs ci-après: évaluer I'état de mise en ceuwe des recommandations de Ia 7è réunion, partager les résultats de la distri- bution masslve de médicaments avec les pays membres de I'UFM, identifier les défis rencontrés au cours de la mise en æuwe et élaborer un programme conjoint d'activités transfrontalières. Les principales recommandations de la réunion étaient: Ia synchronisation des plans d'activités afin d'éviter la duplication et Ie renforcement de la mise en ceuvre conjointe des activités; l'élaboration de stratégies de plaidoyer pour promouvolr ia participation des gouvernements/politiciens dans la lutte contre les MTN et I'élaboration de proposl- tions soiides et réalistes afin de bénéficier de l'appul de compagnies/organisations privées telles que 1es banques, les compagnies de téléphonle mobile et la définition par les donateurs du niveau de ieurs contributions et leur calendrier. Au cours de la réunion, les participants ont demandé auManagement de IAPOC d'aider à élaborer des cartes de co-endémicité des MTN pour les quatre pays pour une meilleure compréhension des MTN qui prévalent au nlveau des districts frontaliers. Les cartes élaborées sont présentées au niveau des Figures 20,27et22. Figure 2O: Carte d'endémicité de l'onchocercose et de la filariose lymphatique dans les pays membres de l'UFM L.güd ' *.th dûE Co.ndEhllÿ ! Otta'o rnl !Fortm [loeroratæory !umury ! auorar na urennd.Ê I LF tbr mp.d Onôo Hon 6ôft 0 ras 25€ 5ü -6g1 ,rO" r"nrr.r.. [gi Figure 21: Carte d'endémicité de la filariose lymphatique dans les pays membres de l'UFM Figure 22: Carte de l?ndémicité de l'onchocercose dans les pays membres de l'UFM Figure 23: Carte montrant les zones de transmission endémiques à la loase à la frontière du Cameroun, de la RCA et du Tchad ainsi que les résultats des évaluations épidémiologiques , i 3.5.3. Cameroun - RCA - Tchad Ainsi qu'lndiqué dans la Figure 23,1'oncho- cercose est prévalente dans l'ensemble des trois pays. La carte révèle une vaste zone hyper-endémique de transmission qui va du nord Cameroun en RCA en passant par Ie Tchad. Les résultats d'évaluations épidémio- logiques récentes menées dans ces pays Ie iong de ia zone frontalière indiquent que Ia plupart des villages évalués pourrait avoir atteint 1'élimlnation de l'infection de 1'oncho- cercose (voir les parties en formes de camem- bert qui correspondent à la prévalence zéro de microfilaires au sein de 1a population examinée dans chaque village au nlveau de Ia Figure 23). Lors d'une réunion antérieure tenue enjuillet 2012, Ies trois pays avaient élaboré un projet de plan et budget de l'élimi- nation pour les zones frontalières à finaliser par les pays respectifs. Le plan comprenait des activltés telles que l'achèvement de Ia cartographie de la FL dans les zones fronta- Iières du Tchad et de Ia RCA,le renforcement des activités synchronisées du TIDC en vue d'améliorer la couverture de traitement dans toutes les zones de transmission au niveau des zones frontaiières ainsi que ie maintien de la tenue des réunions transfrontalières de revue. Une réunion de revue pour évaluer le volume de la mise en æuvre du plan est en train d'être préparée par Ie Tchad et se tiendra en 2015. D'autres actlvités transfrontalières prévues, y compris la supervlsion et le suivi conjoint de la DMM synchronisée,les évaluations épidé- miologique et entomologique conjointes du bloc ouest (Bénin, Côte d'lvoire, Burkina Faso, Ghana et Togo) et du bloc est (Tanzanie- RDC, Tanzanie-Malawi, Tanzanie-Burundi, RDC-Ouganda-Soudan du Sud), n'ont pas pu être réaiisées du fait des contralntes financières. 3.6. Contributions financières des gouvernements aux activités d'Elimination de l'Onchocercose La Banque Mondiale et la Banque africaine de Déveioppement ont assisté Ie Manage- ment de IAPOC en 2013 dans l'élaboration de termes de référence pour Ie recrutement de deux consultants en vue de préparer des outils et des directives pour la collecte, l'évaluation et Ia gestion des dépenses des gouvernements concernant l'oncho- cercose dans les pays membres de IAPOC. Les consultants ont élaboré les outlls et les directives, les ont prétestés dans deux pays et les ont présentés à la 19" session du FAC en décembre 2013 à Brazzaville, Congo. Une grille de financement et d'autres outils de collecte de données pour recueillir et faire Ia synthèse de toutes les sources de finan- cement et des dépenses sur les MTN à divers niveaux a été présentée. Les consultants ont ensuite souligné I'insuffisance de finance- ment reçus par les programmes de lutte, la nécessité pour les gouvernements d'assurer la durabilité des acquis déjà enregistrés. La 19" sessi.on du FAC a demandé au Mana- gement de 1APOC de prendre les résultats de cette étude et de simplifier Ia grille de financement de sorte à ce qu'elle soit facile à comprendre et de mettre à ia disposition des pays des outils simplifiés pourla collecte et l'analyse des contributions des gouver- nements. Le FAC a également recommandé quAPOC collabore avec les équipes des comptes nationaux de santé (NHA) pour l'inclusion des activités de lutte contre les MTN dans leurs rapports habituels des dépenses de santé. Avec I'appul de la Banque Mondlale et de la Banque Africaine de Développement, Ie Management de I'APOC a encor .iédigé de nouveauxtermes de référence et aretenules mêmes consultants pour la simplification des outils. Cependant, compte tenu de la réduction du budget 2074 de IAPOC de 25 millions à 19 millions de USD, cette activité a été reportée à une date ultérieure dès que Ies ressources seront disponibles. En ce qui concerne la deuxième recommandation, le Management de IAPOC collabore avec le siège des MTN pour 1e sulvi avec I'unité NHA concernant l'incorporation des MTN dans Ia production habituelle des rapports des dépenses de santé. Linclusion des MTN dans Ies outils utilisés habituellement pour la collecte des données concernant les sources et les dépenses des fonds est une manière plus durable et peu coûteuse de collecter Ies données que de procéder par enquêtes isolées. Le point de départ consiste à déter- miner les pays endémiques disposant de comptes de santé désagrégés complets ayant intégré ies MTN. Les leçons tirées dans ces pays pourraient être partagées avec d'autres pays. II est ressorti des discussions initiales avec i'équipe de NHA à Genève que certains pays ont inclus les MTN dans leurs comptes. A titre d'exemple, Ie Burkina Faso dispose de données désagrégées de Ia filariose iymphatique, alors que la Tanzanie dispose des dépenses du programme oncho. Une fois les travaux de consultation finalisés, le document indiquera clairement Ia meilleure manière d'appuyertous les pays endémiques dans la collecte et I'analyse des dépenses concernant les MTN de manière habituelle. 3.7. Plaidoyer pour l'accroissement du financement Le Management de IAPOC a effectué des visites de plaidoyer dans un certain nombre de pays pour une augmentation de I'enga- gement financier des gouvernements pour leurs propres pays et également pour le fonds fiducialre pour Ie contrôle et I'éli- mination des MTN. Parmi les pays visités figurent lAngola, le Cameroun, Ie Tchad, la Côte d'Ivoire, la RDC et l'Ethiopie. En Ethiopie, le plaldoyer a été mené pour une plus grande implication du Ministère de la santé dans Ia contrepartie financière destinée arx activités de lutte contre les MTN. Le Management a I I i I I également saisi lbpportunité pour souligner I'importance de communiquer des données précises sur les MTN. Lors de son séjour en RDC,le Management a rendu une visite à la mission de la Banque Mondiale à Kinshasa pour plaider en faveur du financement des MTN dans le pays. A la suite de cette visite, une équipe de travail conjointe (Bureau Pays OMS/BM) a été mise en place pour préparer un document de plaidoyer à soumettre à la misslon résidente de la Banque Mondiale en RDC en vue d'un éventuel financement. Au cours d'une visite de plaidoyer effec- tuée au Cameroun du 26 avril au 4 mai2074, Ie Directeur du Programme a rendu des visites de courtoisie au Président du Sénat, au Premier Ministre, au Secrétaire Général de lAssemblée Nationale, au Ministre de la Santé, au Ministre -délégué aux Finances, chargé du budget et au Ministre de lAction Sociale. Le message clé véhiculé portait sur Ie renforcement de l'appui du gouvernement du Cameroun à Ia lutte contre les MTN et sur la nécessité pour le Cameroun d'apporter sa contribution au fonds fiduciaire. Des engagements ont été pris par ces décideurs politiques pour inclure Ia contrepartie finan- clère dans le budget d'investissement et de réviser les lignes budgétaires afin d'y inclure une ligne spécifique réservée auxMTN dans Ie budget du Ministère de Ia Santé à partir de 2015. Une requête a été adressée par le Ministre de Ia Santé au Premier Ministre pour I'augmentation du budget national de la santé afln d'inclure 1e paiement de 100 millions de FCFA pour la motlvation des DC. En dehors des visites de plaidoyer effectuées auprès des pays, Ie Management de IAPOC a également soumis des propositions de financement à un certain nombre de pays pour appuyer les activités à I'intérieur des pays et pour les encourager à être des dona- teurs en contribuant au fonds fiduciaire de IAPOC. A ce jour,le seul pays africain endé- mique qui est aussi donateur pour Ie fonds fiduclaire est Ie Nigerla. Des propositions de financement ont été soumises à neuf pays (Angola, Burkina Faso, Cameroun, Tchad, Congo, RDC, Guinée Equatoriale, Gabon et Ghana). Les réponses sont toujours atten- dues. Le montant moyen de chaque propo- sition était de 10 millions de dollars répartis à part égale entre l'appul direct au niveau pays et la contribution au fonds fiduciaire de IAPOC. Des visites ont également été rendues à DflD et à l'Ecole de Médecine Tropicale de Llverpool. DflD a promis 245 millions de Iivres Sterling pour l'appui à la lutte contre les Maladies Tropicaies Négligées (MTN) pendant la période allant de 2O7l à2017. Cette subvention parapluie est en train d'être mise en æuwe par plusieurs organisations. Malgré I'existence déjà d'une collaboration conjointe avec plusieurs partenaires et de f intégratlon des activités, les partenaires de mise en æuvre ont identifié d'autres domaines où, selon leur estlmation, une 'approche conjointe basée sur un consor- tium' apportera des avantages programma- tiques, accroîtra l'impact dans l'ensemble des programmes et réduirale risque éventuel de duplication et de chevauchement dans la mise en ceuvre. A cet effet, les partenaires à la mise en æuvre ont préparé un projet d'article concernant les actions coordon- nées sur les Maladies tropicales négligées. La misslon auprès de DflD a également saisi l'opportunité pour rendre une vlsite à l'Ecole de Médecine Tropicale de Liverpool en rue de renforcer la collaboration entre APOC et l'Ecole dans le cadre de I'élimination de I'onchocercose et des autres MTN. Avant la célébration du 40" anniversaire de I'OCP et de IAPOC, une réunion a eu lieu avec la Banque Mondiale et I'USAID pour discuter les questions relatives au finance- ment de 1APOC par le canal du fonds Fldu- ciaire. Ont pris part à cette réunion, Mme EmilyWainwright de I'USAID,les Drs Bundy et Tembon de Ia Banque Mondiale, Dr Dirk Engels de I'OMS/MTN, Dr Eric Ottesen de RTI-ENVISION, M. Bolivar Pou de FHI360, M. Eric Mallard de Merck et Co. Inc., et Dr Yaméogo de I'OMS/APOC. La conclusion de cette réunion était que compte tenu du fait que Ia contribution du fonds fiduciaire de IAPOC dans les pays appuyés par RTI et FHI360 était marginale, il serait mleux que quAPOC se retire de la mise en æuvre d'un certain nombre d'activités dans ces pays et Iaisse les autres partenaires Ie faire. Léco- nomie réalisée sur Ia base de ce retrait sera utilisée dans les zones où APOC a un avan- tage comparatif. Une réunion de plaidoyer avec 1e Bureau du Ministre Français chargé de la Coopération a eu lleu au cours de cette mission à Paris du 27 mars au 2 avril 2014. Lobjectif était de faire Ie point au Ministre de la Coopération des acquis de IAPOC et de Ia transitlon vers PENDA en vue d'éliminer l'onchocercose et 1a FL et d'apporter un appui à }a lutte contre Ies autres MTN. Cette visite a également été une occasion pourla délégation de solliciter un appui technique et financier continu. La France a été un des principaux donateurs de I'OCP et de 1APOC Compte tenu du nouvel engouement et du nouvel environnement financler, le Programme devralt trouver des voies et moyens nouveaux pour moblliser les ressources en vue de Ia mise en æuvre des activités pour Ia période de transition et pour la nouvelle entité qui sera lancée en 2016. Dans cette perspective, une mission a été effectuée dans les pays du Golfe du 28 mars au 10 avril 2014. Léquipe de IAPOC a visité lArabie Saoudite et 1es Emirats Arabes Unis où elle a rencontré les plus hautes autorités de la Banque Islamique de Déve- loppement,le Fonds dAbu Dhabl pour le Développement, la Fondation Humanitaire Cheik Zayed,le Croissant Rouge de I'Emirat. La mission a également eu une téléconfé- rence avec Ie Directeur du Département Technique du Fonds Saoudien. Les résultats de cette mission sont posltifs mais un suivi étroit est nécessaire. 3.8. Elaboration et mise en æuvre du curriculum du TIDC et du module de formation APOC a continué à apporter un appui tech- nique et financier aux Facultés de Médeclne, aux Ecoles des soins infirmiers ainsi qu'aux Ecoles publiques de santé afin d'intégrerl'en- seignement de la stratégie de I'IDC dans leurs curricula de formation. Pendant Ia période concernée par le rapport, cinq institutions de formation (Ecoles des soins infirmiers du Burundi, l'UMST, 1'University Moi, la Faculté de Médecine de Bujumbura, Ia Faculté de Médecine de I'Université Ahmadu Bello) ont reçu un appui pour I'élaboration et I'appro- bation de propositions en vue d'intégrer la stratégie IDC dans les curricula. Quatre de ces propositions ont reçu un financement et ont été mises en æuvre. Pius de 64 enseignants/formateurs de 4 institutions de formation ont été formés lors de plusieurs ateliers grâce au soutien financier et technique de IAPOC sur le curri- culum et le module de formation de la stra- tégie IDC. Ces formateurs ainsi que leurs universités et facultés respectives (UMST/ Soudan, Université MOI, Université Ahmadu Bello (ABU)/Nigeria, Faculté de Médecine de Bujumbura) ont reçu du matériel compre- nant le curricuium de I'IDC et le Manuel de formation des formateurs envoyés parAPOC. Ce matériel a été distribué au personnel dans les facultés et écoles concernées pour I'ensei- gnement du module de l'lDC. APOC a continué à faire Ie suivi des institu- tions de formation qui ont complètement intégré la stratégie IDC dans ie currlculum de formation sur I'état de mise en æuvre de cette stratégie. 3.8.1. Principaux acquis enregistrés par les Universités/Facultés au cours dela période concernée par Ie rapport 3.8.1.1. Université des Sciences Médicales et de Technologie (UMST): Facultés de Médecine, Ecoles des Soins infirmiers et Ecoles de Santé Publique Dans le cadre du plan de I'UMST de renforcer 1es capacités de son personnel et des étudiants sur I'IDC et de s'assurer que f inclu- sion de I'IDC se fait de manière convenabie, I'UMST a lnvité et pris en charge Ia visite de deux grandes figures de 1APOC à Khartoum pour encadrer le personnel et les étudiants sur l'approche IDC. Lobjectif de ces visites était également d'évaluer l'intégration de 1'lDC et le processus de sa mise en æuvre. Le premier expert invité était D'Uche Amazigo, précédemment Directrice de IAPOC, qui a effectué une visite à I'UMST du24 au 29 juin 2013 Elle a passé deux après-midi avec les étudiant(e)s de Master de Sciences en Santé Pubhque, Sciences des soins infirmiers et de Médicine famlliale et a échangé avec eux sur l'lDC et son évolution jusqu'à devenir un système de prestation de santé en Afrique. Le second expert invité était D'Fatu Yumkella (Membre du CCT de IAPOC) qui a effectué une visite à I'UMST du 15 au 20 février 2014. Au cours de sa visite, D'Yumkella a enseigné 2 groupes d'étudiants du Programme Master en Santé Publique, un groupe d'étudiants de Master en Sciences des soins infirmiers et un groupe de 17 étudiants en médecine (premier cycle). Le nombre total d'étudiants qui ont participé aux sessions animées par D' Yumkella dépasse 200. Les deux experts (D'Uche Amazigo et D'Fatu Yumkelia) ont toutes confirmé que I'UMST esttout àfait indiqué pour devenirun Centre d'appui en IDC pour les pays anglophones et une plaque tournante qui fait la promotion de l'lntégration dans Ia région. Lenseignement du curriculum de I'IDC a été totalement intégré dans Ies programmes suivants de I'UMST (Master en Santé Publique et Tropicale, Master en Sciences de Soins inflrmiers, Master en Médecine Familiale et à I'Ecole de Médecine- classe de premier cycle). Des groupes d'étudiants en Master (16) dans Ie programme au cours du semestre. Le module a été enselgné pendant trois semaines avec un nombre total de 36 heures. Les cours ont porté sur des aspects théoriques et pratiques de 1'IDC. Les étudiants ont procédé à des jeux de rôles en classe et ont eu des évaluations continues (présentations par groupes et deux tests en classe) ainsi qu'un examen final. Lévaluation du module a été faite à 1a fin des examens. Les étudiants ont estimé que Ies contenus correspondaient à leurs attentes et ont répondu à certaines questions qu'ils avaient par rapport à comment traiter les maladies tropicales au Soudan. Des sugges- tions ont été émises tendant à demander que Ie nombre d'heures de cours soit augmenté pour permettre une bonne assimilation de tous les aspects du module. Les principales leçons apprises à partir de cette expérience est que l'enseignement du module de I'IDC complète et renforce l'en- semble de Ia composante du curriculum de santé communautaire/publique des facultés de Médecine, des Soins infirmiers et de Santé Publique. Les étudiants de I'UMST ont produit un film en langue arabe sur les 8 unités du module de l'lDC. Le fllm est en train d'être traduit en anglais et sera partagé avec APOC, une fois terminé. LUMST a exprimé son engagement à assister d'autres universités au Soudan pour faire partie de Ia communauté IDC. LUMST a reçu un appui financier dAPOC en octobre 2013 pour f inclusion de Ia stra- tégie iDC dans le curricuium des facultés de Médeclne et de l'Ecole de Santé Publique au Soudan pour le débriefing du personnel de 1a Faculté, Ia rédaction de propositions d'appui aux autres universités au Soudan, la formation des formateurs et l'évaluation. 3.8.1.2. Faculté de Médecine, Université Ahmadu Bello (ABU) Zaria Un appui a été apporté à I'organisation d'une réunion d'informations et de sensi- bilisation à la Faculté de Médecine, ABU, par rapport à Ia pertinence de l'inclusion du module de l'lDC dans Ie curriculum existant. Trente principaux responsables (y compris Ie doyen de Ia Faculté de Médecine) et d'autres membres du personnel du Département de la Médecine Communautaire, de la Pédlatrie, de l'Obstétrie et de la Génécologie, d'Héma- tologie, de Physlologie et Soins infirmiers ont pris part à cet atelier. Les participants ont reçu des copies du module de I'IDC envoyées par APOC. Au cours de la réunion, il a été convenu que I'enseignement de Ia stratégie IDC améliorerait l'accès à un plus grand nombre d'habitations, particulièrement dans Ies communautés difficiles d'accès et dans les communautés nomades. Les participants ont noté que la stratégie IDC assure la durabi- Iité, renforce les systèmes de santé qui sont faibles, réduit le stress dans les systèmes de santé surchargés et améliore Ia partici- pation communautaire dans les soins de santé primaires. Les participants ont accepté que Ia stratégie IDC soit enseignée avec un volume de 20 heures au niveau du premier cycle et 40 heures de théorie contre 60 heures de pratique au second cycle. Cepen- dant, les heures devront être réparties dans l'ensemble du programme d'études. La réunion a recommandé l'inclusion du module de I'IDC au moment de la révision des contenus de cours de Master en Santé Publique MNCH, Master en Sciences et Master en soins infirmiers communautaires. Elle a également recommandé I'inclusi.on de la stratégie IDC dans Ie programme de Bachelor en Chirurgie dentaire en phase de conception et dans Ie programme de santé bucco-dentaire. 3.8.1.3. Université d'Ibadan Le module de l'iDC qui a été complètement intégré dans le Programme de Master en Santé publique de I'Université d'Ibadan a été enseigné au cours du premier semestre 2012/2073 par trois membres de Ia Faculté. Des 44 étudiants de deuxième cycle (Master en santé publique) qui se sont inscrits à ce cours en2072/2073 et qui ont pris part à l'examen final, 8 ont obtenu Ia note A (70-7OO%),23 la note B (60-69%),10la note C (50%-59%) et un étudiant a eu la note D (O-49%- échec). Des discussions informelles menées après les examens avec les étudiants à propos du cours ont montré qu'ils étaient satisfaits du contenu du cours, de la méthode d'enseignement et de son caractère parti- cipatif. La majorité des étudiants a estimé que ce cours leur a permis d'augmenter leur niveau de connaissance et de se préparer pour son application sur le terrain à la fin des études. Les étudiants ont proposé que des livres sur l'lDC soient disponibles pour le cours. Pendant ce temps, 53 nouveaux étudiants se sont inscrits à ce cours pour I'année 2013- 2014. A Ia date du 30 août,les étudiants avaient eu des cours de 2 heures pendant 11 semaines sur les 15 semaines exigées. Trois membres de la Faculté assurent ce cours. 3.8.1.4. Université d'Enugu, Nigeria: La stratégie IDC a été complètement inté- grée dans les curricula du Département de sciences inflrmières (3è,4è et 5è niveaux) et dans Ie Département de la Médecine Communautaire (au 5è niveau ou à I'avant dernier niveau). Des éléments de la stratégie sont introduits au cours des exposés didac- tiques et démontrés au niveau des commu- nautés ruraies au cours des soins de santé primaires au niveau rural. 3.8.1.5. UCAD, Dakar, Sénégal L'enseignement de Ia stratégie IDC, commencé depuis mai 2011 dans Ia Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontologle (FMPO), s'est poursuivi au cours de l'année académique 2073-2014 pour les étudiants en Médecine de la 6" année. A I'Institut de Santé et Développement (ISED),1es cours sur l'lDC ont été introduits comme une partie du module sur la santé communautaire. 3.8.1.6. CFSP, Lomé, Togo Le Centre de Formation en Santé Publique a commencé un cours de 2 crédits (à savoir, 50 heures de cours) sur ia stratégie IDC et une unité de cours de 25 leçons sur les Maladies Tropicales Négligées (MTN) 3.8.1.7. IRSP, Ouidah, Bénin Lenseignement du currlculum de l'lDC a été comp}ètement lntégré dans Ie curriculum du Programme de Master en Santé Pubiique à TIRSP 3.8.1.8. Faculté de Médecine, Université du Burundi Des informations et des séances de plaidoyer ont été entreprises auprès des autorités de I'éducation et des responsables du Minis- tère de I'Enseignement Supérleur et de la Recherche Scientlfique en vue de montrer l'importance d'lnclure 1a stratégie IDC dans Ie curriculum de formation des étudiants de Médecine, de santé publique et commu- nautaire au niveau des programmes Licence Master et Doctorat (LMD). Le module fera l'objet d'essals-pllotes avec les étudiants de Médecine de la 5" année. Ladaptation des modules est en cours. En attendant la fin du processus de validation et 1'adoption de nouveaux modules, Ia stratégie IDC sera enseignée aux étudiants de dernière année au cours des ateliers éventuels. 3.8.1.9. Université de Yaoundé 1, Faculté de Médecine et de Sciences Biomédicales (FMSB) Lenseignement de la stratégie IDC se pour- suit à la FMSB depuis ces dernlères années. La FMSB a déjà des cours dans ses curricula qui couvrent l'ensemble des modules IDC, répartis tout au Iong des années dans les programmes de Médecine générale, phar- macie et dentisterie. Le curriculum de l'lDC est dlspensé aux étudiants qui feront la spécialisation en santé publique. Le choix opéré a été de ne pas créer des unités de valeurs spécifiques pour l'lDC mais plutôt de les insérer dans les programmes exis- tants. Cette stratégie a permis d'améliorer I'efficaclté et l'efficience sans augmenter le nombre de leçons au niveau des professeurs et des étudiants.

4. Gestion du progïamme et finances 4.1. Gestion du programmes et réunions statutaires 4.1.1. Le Forum dAction Commune La dix-neuvième session du Forum dAction Commune (FAC) a été accueillie par le Bureau régional pour lAfrique de I'Organisation Mondiale de la Santé (OMS/AFRO) du 11au 13 décembre 2013 àBrazzavtlle au Congo. Ont pris part à cette réunion des représentants de 16 pays endémiques à l'onchocercose en Afrique qui ont présenté des informations actualisées concernant les activités dans Ies pays. Etaient également présents à cette réunion,9 représentants de Ia communauté des donateurs, 19 représentants des ONGD et Institutions de recherche ainsl que des repré- sentants des organes statutaires de IAPOC. Ainsi que demandé par Ie FAC18,le Manage- ment de IAPOC a présenté Ia Note Concep- tuelle révisée et Ie Plan dAction stratégique et aussi un budget indicatlf 20ï6-2025 pour Ia mise en place d'une nouvelle entité qui viendra en remplacement de 1APOC à partir de 2016. Cette nouvelle entité se concentrera sur l'élimination de I'onchocercose et de la fllariose lymphatique en Afrique dans le cadre d'un plus grand agenda de lutte contre les MTN, avec un budget indicatif total de 813,9 millions de USD. Le FAC a approuvé les deux documents et Ie budget indicatif mais a demandé des infor- mations supplémentaires sur le rôle des différents organes proposés dans Ie cadre de la nouvelle entité. Le FAC a également approuvé Ie Plan dAction révisé et budget 2014-2015 qui avait été présenté par Ie Management avec des activités ajustées dans un budget de 50,7 mlllions de USD déjà approuvé par Ie FAC18. IJobjectif était d'intensifier les acti- vités en vue de renforcer les efforts en vue de l'élimination de l'onchocercose et de Ia filariose lymphatique en Afrique. 4.1. 2. Comité Consultatif Technique Les 37" et 38'sessions du Comité Consultatif technique (CCT) de 1APOC se sont tenues en septembre 2013 et en mars 2014 respective- ment à Ouagadougou, Burklna Faso. Le CCT a examiné la Note Conceptuelle Révisée pour la période après 2015 et a fait des observa- tions au Management de IAPOC. Le comité a également eu des échanges sur plusleurs questions stratégiques tels que les protocoles pour une étude multipays sur l'auto-moni- torage communautaire et ie monitorage indépendant de la couverture de traite- ment des projets TIDC et a été informé de la recherche en cours concernant des nouveaux outils de contrôle et de surveillance tels que la moxidectine et le profil du produit cible de médicaments pour Ia lutte contre lbnchocer- cose par le canal du traitement de masse. Le CCT37 a également été informé et a fait ses observations sur le pansement à Ia DEC et Lohmann, I'identification de marqueurs pour une réponse suboptimale del'O.volvulus à I'ivermectine et l'élaboration d'outils par les programmes nationaux de lutte en vue du suivi de l'émergence d'O.volvulus à réponse suboptimale. En outre, des informations sur les évaluations épidémiolo giques conduites dans plusieurs pays ont été présentées et commentées (Tchad, Bénin, Guinée Equa- toriale, Ethiopie, Mali, Niger et Togo). Ont également été présentées et discutées des informations sur la délimitation des zones de transmission, Ie piégeage des mouches et d'autres études relatives à l'onchocercose. te CCT37 a examiné 42 rapports techniques des projets en cours de mise en æuvre dans les pays et a reçu les rapports des Comité Techniques de Revue (CTR) du Cameroun Malawi, Nigeria et de l'Ouganda concernant les rapports techniques examinés par ies CTR de ces pays. Le CCT38 a discuté des questlons stra- tégiques telles que la Note Conceptuelle révisée sur l'élimination de l'onchocercose dans toutes les zones hypoendémlques d'ici2O2O,le choix de la stratégie alter- native de traitement, le niveau de prépa- ration des communautés pour l'arrêt du traitement, I'évaluation de la transmission et la perception des outils diagnostics. Le comité a été informé de nombreuses ques- tions stratégiques et de recherche et a fait des recommandations au Management de IAPOC. Certaines informations ont porté sur I'évaluation entomologique/épidémio- Ioglque (au Tchad, au Burundi, en Ethlopie, au Liberia, au Nigeria et en Tanzanie) pour confirmer que le point de rupture est atteint, la délimitation des zones de transmission et la délimitation des zones de traitement. Des informations relatives à Ia recherche ont porté sur le piégeage des simulies, ia modélisation prédictive de l'habitat de S damnosum au Burkina Faso et dans Ie nord de l'Ouganda,l'utilisatlon de biopsies cuta- nées pour l'estimation de 1a prévalence de l'infection dans Ies zones hypoendémiques, Ie nouveau diagnostic de PATH pour l'éli- mination de I'infection à O. volyulus et les perspectives d'élimination de Ia F[ et de l'onchocercose. Les discussions ont porté sur Ie test de pansement à la DEC et l'accord juridique avec Lohmann Therapy System, Ie progrès réalisé vers un vaccin contre Ia cécité des rivières, les conséquences éventuelles à long terme d'un programme de vaccina- tion contre I'onchocercose, les étapes vers la Phase ciinique I duvaccin contre, r uecité des rivières, les projets transitoires de recherche de laboratoire au chevet des malades pour appuyer Ie vaccin contre Ia cécité des rMères et Ie déploiement de nouveaux outils pour appuyer l'effort pour l'élimination de Ia FL et de l'onchocercose. Le CCT38 a examiné deux propositions de recherche opérationnelle, 19 rapports techniques et a recu des rapports du CTR du Nigeria sur les rapports examinés concernant les projets de plus de sept ans. Les résumés des activités ci-dessus citées sont contenus dans les dlfférents rapports du CCT 4,7.3. Comité des Agences Parrainantes Le Comité des Agences Parrainantes (CAP) gulde et surveille Ie Management et les acti- vités du Programme africain de lutte contre lbnchocercose entre deux sessions du Forum dAction Commune. Suite à la déclsion de créer une nouvelle entité à partir de 2016 pour l'élimination de lbnchocercose et de la FL tout en appuyant les efforts dans la lutte contre les autres MTN, il a été décidé que Ie CAP soit élargi afin d'y inclure d'autres partenaires qui ne faisaient pas partie des membres du comité. Cela permettra à tous Ies partenaires de prendre part au processus et aux décisions pour la transition dAPOC vers PENDA. En plus des participants habi- tuels du CAP (OMS, BM, BAD, ONGD, Merk et MDP)le CAP élargi comprend maintenant des représentants de Ia communauté de lutte contre la FL, de la communauté des dona- teurs, des ONG, d'autres compagnies dona- trices de médicaments et des pays. Jusquà maintenant, plusieurs pays (Cameroun, Côte d'Ivoire, Ethiopie, Nigeria, Sierra Leone et Tanzanie) ainsi que d'autres partenaires (Centre pour les maladies tropicales négli- gées, MITOSATH, Sabine Vaccine Institute, Sightsavers, United Front against River Blind- ness, DflD, Gates Foundation et I'USAID) ont, à moment où à un autre, pris part au CAP élargl Pendant la période concernée par Ie rapport,le Management de IAPOC a organisé 4 réunions élargies de CAB dont deux par le biais de téléconférence. Les points saillants des réunions du CAP comprenaient : 1. Préparatifs du FAC20 avec lAlliance Mondiale pour l'Elimination de Ia Fila- rlose Lymphatique (GAELF) et Ia Fonda- tion Bill et Melinda Gates (BMGF) au nom des parties prenantes de 1a Déclaration de Londres; Examen du plan d'action et budget de IAPOC potlr 2074 et recommandation qu'APOC réduise le budget à 19 millions de USD avec l'accent mis sur le traitement; Rédaction des termes de référence pour un plan de mobilisation des ressources pour Ia nouvelle entité; Examen de la structure de gouvernance/ cadre institutionnel de PENDA,Ia nouvelle entité; Echanges sur la revue institution- nelle de IAPOC dont l'objectif était de «déterminer si la structure actuelle et le système en cours, y compris le volume des ressources humaines, sont appro- priés pour la gestion actuelle de I'APOC au niveau du siège à Ouagadougou et dans les 31pays desservis parAPOC et de faire des commentaires sur les impllcations sur le personnel et Ia gestion par rapport à I'élarglssement de Ia dimension du programme s'il venait à être restructuré enune nouvelle entité après 2015,.[e CAP a dit avoir été rassuré par le rapport que l'argent donné à IAPOC était bien géré (coût/optimisation des ressources), que Ie personnel employé est blen qualifiéi compétent et que le nombre de personnel de soutien correspond aux besoins des activités. Le CAP a ensuite noté le fait que Ie Management de IAPOC opère sous une lourde charge de travail. Cependant, il n'a été relevé ni un surnombre de personnel ni de défaillances manifestes en termes d'efficacité dans Ie travail. Le CAP a demandé que les informations contenues dans ce rapport soient utilisées dans le cadre du passage de IAPOC à PENDA et que Ie rapport puisse servir de guide par rapport à la gestion et à Ia gouvernance de PENDA, définies pour les besoins de PENDA Discussion du premier rapport du Groupe de Travail pour la Transition; Examen du plan d'action et budget révisé de PENDA. 4.2. Appui technique aux Pays APOC a continué à apporter un soutien spécial à certains pays particulièrement aux pays post-conflit par le canal des conseil- lers techniques affectés en Angola, Burundi, Tchad, RCA, RDC, Soudan du Sud et Guinée Bissau. De nouveaux conseillers techniques sont en voie d'affection pour lAngola (2), la RDC (5) et la Tanzanie (1). Cet appui couwe trois autres pays où l'intensification des activités est nécessaire pour arriver à I'éli- mination. Le processus de recrutement est terminé au Nigeria (4) et au Cameroun (2) et est voie de finalisation en Ethiopie (2). APOC renforce I'appui aux pays pour mener les activités qui accéléreront l'élimination de l'onchocercose. Les domaines pri.ncipaux de cet appui sont, entre autres: . Planiflcation des activités intégrées de lutte contre les MTN (RDC, Côte d'Ivoire). . Cartographie de l'onchocercose pour la délimitation des zones de traitement (Burundi, Tchad, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Ethlopie et Tanzanie). . Cartographie de la loase (Gabon) . Evaluationépidémiologique (Tchad) . Gestion des données et anaiyse du système d'information géographique (Côte d'lvoire) Elaboration dbutils de collecte de données pour Ia mise en ceuvre conjointe de la DMM contre les MTN (RDC) Elaboration des propositions de projets TIDC (Ethiopie) Réunions de revue des projets des pays (RDC) Production d'une carte de coendémi- cité des MTN (RDC, Liberia, Sierra Leone, Guinée et Côte d'lvoire) 6. 2. Au cours de Ia période concernée par Ie rapport, APOC a contribué à l'élaboration de modules de formation sur les MTN au niveau des districts et à I'organisation des forma- tions coordonnées par Ie siège de I'OMS. APOC a également partagé son expérience dans Ia gestlon lnformatisée des données au niveau national pour la base de données des pays surles MTN soutenue parAFRO qui est en cours d'élaboration. Le Programme a parti- cipé à l'enquête d'évaluation de la qualité des données, organisée par le programme de lutte contre les MTN de la Tanzanie avec le financement de RTI. 4.3. Dépenses et recettes du Programme 4.3.1. Appui financier dtuect aux pays et Gestion du Fonds Fiduciaire de IAPOC Dans la mise en æuvre des activités TIDC, APOC collabore avec les Gouvernements des Etat membres et les Organisations Non-Gouvernementales de Développement (ONGD). La part contributive des gouverne- ments de même que le financement accordé parles ONGD servent également aufinance- ment conjoint des activités du TIDC. Les contributions de IAPOC sont versées aux départements gouvernementaux de mise en æuvre par Ie canal du Mécanisme de Coopé- ration Financière Directe qui a permis de simplifier les procédures de production de rapports pour la mise en æuvre technique et financière. Les DFC envoyées aux pays se font essentiellement sur la base les PAB approuvés des projets. Il existe, cependant, des activités ad hoc initiées par Ie siège de IAPOC mais mises en æuvre dans les diffé- rents pays. Ces activités sont également financées à travers les DFC pour les projets ou à travers la mise en æuvre directe par les personnel de 1APOC basé sur Ie t"rrain et ou par les bureaux pays de I'OMS. Suite à la réunion du FAC tenue à Brazzaville au cours de laquelle un ensemble de produits liwables et d'étapes ont été approuvés afin de préparer 1e terrain pour la période après 2015, et compte tenu des résultats des missions qui ont fait Ie suivi de Ia mise en ceuvre des activités et de l'utilisation des fonds,le Management de I'APOC a décidé de planifler les activités et de transférer des fonds dans une optique axée plus sur les résultats. Cela a consisté à passer de deux DFC (70% et 30%) à quatre DFC par an, en fonction du calendrier trimestriel des activités. Les principes essentiels qui soutendent les nouvelles procédures sont les suivantes: Les micro plans trimestriels devralent indiquer les activités à mettre en æuvre, les dates prévues et l'estimation des coùts; Les activités prévues doivent figurer dans le plan de travail de I'unité technique de IAPOC chargé des projets sur le terrain et être conforme à Ia stratégie du programme national; Les unités techniques de IAPOC feront Ie suivi sur Ie terrain et effectueront des contrôles spontanés des activités de mlse en æuvre du programme et évalueront Ie progrès vers l'atteinte des résultats attendus; Lunité de Finances de IAPOC fera Ie suivi des justifications financières et des rapports du FACE; A l'issue de Ia fin de la mise en ceuwe, un rapport technique dewa être produit de même qu'une justification financière des fonds dépensés, en utilisant le canevas joint au contrat des DFC; Les fonds non-utilisés doivent être retournés à APOC avec un récépissé de dépôt joint aux rapports financiers qui doivent être scannés dès Ia fin de chaque trimestre; Les rapports techniques seront examinés par l'unité technique de IAPOC et toute déviation sera signalée au partenaire contractuel pour clarification; De Ia même manière, les justifications financières et les rapports du FACE seront examinés par I'unlté des Finances de I'APOC et pour tout poste de dépenses ou de pièces justificatives inacceptables, il sera demandé au partenaire contractuel de rembourser ladite somme ; Les DFC ultérieurs seront établis après réception des rapports techniques et finan- ciers du trimestre précédent fournis par le partenaire contractuel. 4.3.2. Etat des contributions financières directes aux pays à traverc le Fonds Fiduciaire de IAPOC Pendant la période 2013-2074,22pays an total ont reçu un appui financier direct pour I'année 2013, alors que 20 pays en ont bénéficié au cours du premier semestre de 2014. Le Tableau ll montre Ia liste de pays et projets qui ont bénéficié de ce financement. Au total, 124 projets TlDC/programmes et 6 projets appuyant les secrétariats des GTNO ont bénéficié d'appui financier en 2014. Tableau 11: Pays/Financement direct des projets Appui aux Angola Burundi Cameroun RCA Tchad Congo RDC 9/9 3/3 16/16 1/1 1/1 2/2 22/22 1/1 09/10 3/3 2/2 28/28 11/11 1/'l 6/6 7/7 "U1 1/1 't/1 1/'l 1/'l .t /.1 1/',| 1/1 1/1 1/1 1/1 9/9 3/3 16/16 't/1 1/1 2/2 22/22 1/1 11/"t1 3/3 2/2 28/28 't1/'t1 't/1 6/6 s/7 r/1 1/1 1t1 't/1 ol1 0l'l 0/1 1/1 "t /'l 1/"1 1/1 pays membres de IîPOC Guinée Equatoriale Ethiopie Liberia Malawi Nigeria Soudan du Sud Soudan Tanzanie Ouganda Bénin Guinée Bissau Burkina Faso Ghana Guinée Mali Niger Côte d'lvoire Sierra Leone Séné9al Togo 10 6 22 1 6 3 31 1 11 5 4 37 14 NA I 4 ,l 1 '| 1 0 0 0 1 1 0 1 't9 11 35 2 3 5 47 2 21 3 6 54 11 NA 't5 5 0 1 1 0 0 0 0 2 1 1 0 * Données à la date du 1 l août 2014 4.3.3. Allocatîon du Budget duProgramme Le FAC 19 a approuvé le budget du Programme pour le biennium 2074-2015 d'un montant de 50'659'000 USD dont 25'015'000 USD alloués pour l'anné e 201,4 et le montant restant de 25'644'000 USD pour l'année 2015. Ies processus de planification et de budgéti- sation ont été basés sur le plafond approuvé par le FAC et les activités de mise en æuvre lancées sur cette base. Suite à Ia recomman- dation du CAP146 de réduire le budget de travail de l'année 2014 et sur la base d'un déficit anticipé pow I'année 2015,Ie Manage- ment de I'APOC a réduit le budget en procé- dant à Ia réduction des activités d'évaluation teadership et Partenariat Plaidoyer et transition vers la nouvelle entité Mise en æuvre conjointe Mise en æuvre du TIDC SuiviÆvaluation/Surveillance épidémiologique et entomologique en vue d'intensifier le traitement. En conséquence, le budget 2074 a été réduit à 19 millions de USD ainsi qu'approuvé par le CAP et les allocations ont été rédütes en révisant les différentes lignes budgétaires ci-après : Activités habituelles d'évaluation au niveau du Centre budgétaire Epidémio- logie et Elimination du Vecteur; Réduction des coùts salariaux en dimi- nuant la période couverte à six mois après la réunion du CAP; Economie de coùts sur les récents postes vacants; Frais de fonctionnement des seryices et de gestion. 5's26',499 2'175',259 1',420',144 1',061',154 6',366971 2'Mg'973 29% 1z%o 7o/o 6Vo 33% 13Vo Tableau 12: Allocation du Budget Administration et Gestion Figure 24: Allocation du Budget Mise en æuvre du TIDC 330,6 Mise en æuvre conjointe 6% Administration et Gestion 29% I t t Plaidoyer et transi- tion vers la nouvelle entité 7% Leadership et partenariat 1296 Sur Ia base de l'allocation du budget 2014,les activités techniques /opérationnelles repré- sentent 71% du budget total approuvé (y compris le leadership), alors que les fonctions de services organisationnels représentent 29%.Les fonctions de services organisa- tionnels comportent l'équipement pour les projets sur le terrain qui représente IO,5%. La part totale ajustée pour les activités de terrain est donc de 8I,5%. Sur le montant total alloué,16'598'344USD ont été engagés et dépensés avec un taux global de mise en æuvre de 87% à Ia date Tableau 13: Taux de mise en æuvre, à la date du 5 octobre 2014 du 15 octobre. Le taux de mise en æuvre par résultat varie entre 64% et 96o/o.Le taux le plus faible a été enregistré pour Leadership et Partenariats, alors que Ie taux le plus élevé est enreglstré au niveau de la mise en æuvre des activités TIDC. En ce qui concerne l'inté- gration transversale du genre, APOC a prévu le recrutement d'un spécialiste en genre pour apporter un appui technique aux pays. Compte tenu des contraintes financières intervenues à mi-parcours, cette activité a été reportée en 2015. Les taux de mise en æuvre sont indiqués dans Ie Tableau 13 ci-après. s',526',499 2'."t7s',259 1',420',144 1'O61',154 6',366',97"1 2',449',973 4',760',693 1'392',705 "t'263',518 849',841 6',127',O28 2',204',559 860/0 64% 89o/o 80% 960/o 9Oÿo Administration et Gestion Leadership et Partenariat Plaidoyer et transition vers la nouvelle entité Mise en æuvre conjointe Mise en æuvre du TIDC Suivi/Evaluation/Surveillance 4.3.4. Production du rapport financier Les accords de coopération financière sont les principaux documents d'engagement utilisés pour effectuer le transfert direct de fonds aux projets/programmes nationaux. Les rapports du FACE sont utilisés pour justifler et certifier les dépenses. Avec ce mécanisme, quatre cent soixante-quatorze (474) autorlsations de financement direct et certifications des rapports de dépenses (FACE) ont été reçues des projets pour Ia période 2013 -2014.De ces soumissions, 95% ont été analysés/certifiés par I'équipe des Finances de IAPOC. En août 2014, seuls trois rapports de FACE étalent reçus pour l'année 2074 sur lO2 rapports attendus. Cela représente un taux de soumission très faible de 3%. Des efforts sont en train d'être déployés à travers les misslons sur le terrain pour s'assurer que Ie taux de soumission des rapports de FACE s'améliore avant décembre 2074, dans le cadre de Ia responsabilité des coordonna- teurs de projets par rapport à Ia mise en æuvre des fonds alloués par le Fonds fidu- ciaire de IAPOC. Table 14: Production de rapports financiers et suivi (à la date du l l août 2014) Angola Burundi Cameroun RCA Tchad Congo RDC Guinée Equatoriale Ethiopie Liberia Malawi Nigeria Soudan du Sud Soudan Tanzanie Ouganda Bénin Guinée Bissau Burkina Faso Ghana Guinée Mali Niger Côte d'lvoire Sierra Leone Sénégal Togo 46/154 '.t09/"t11 o/4 17/'t7 0/'t6 70/70 0/1 8/8 0/1 14/14 0/2 7/7 2/22 '.tÙ9/"t09 N/A N/A 0/o 11/'t1 o/3 6/6 o/2 12/12 1/28 133/133 o/3 't1/11 N/A 31/31 't't/12 1/1 o/o 1/1 .t/1 16s/2't6 96/96 382/384 24/24 24/24 43/48 528/s28 N/A 10't/228 54/72 48/48 672/672 198/264 N/A 144/'144 't44/'t51 12/12 "t2/12 0/'t2 12/24 o/'t2 0/'t2 0/24 24/24 24/24 o/0 o/'t2 8/49 10/28 58/'1'.t2 2/7 0/7 6/'.t4 N/A o/o 15/21 121"t4 o/21 N/A o/42 o/49 ol0 o/0 13/37 17/17 70/73 8/9 14/14 7/12 N/A 't1/30 6l't4 12/13 olo o/o 0/'t3 20/196 133/135 11/36 N/A 3'.t/31 12/13 ,t/3 o/3 1/2 't/2 o/4 1/1 1t2 6/6 s/5 o/o 1/2 o/o olo 0/0 o/o o/2 N/A olo o/0 olo o/'l olo N/A olo o/0 alo o/o 0/0 o/o o/0 o/0 o/0 0/o 0/o o/o o/0 olo 1/'l 1/1 6/6 ols 0/0 1/1 N/A o/6 o/3 olo o/o o/o 0/o 0/0 olo olo o/o o/'l 0/0 o/0 ol1 o/o o/o o/o o/0 0/0 0/7 o/o o/o 5. Appui aux systèmes de santé périphériques 5.1. Renforcement des systèmes de santé de niveau périphérique APOC a continué d'apporter un appui aux pays endémiques, inspiré par Ia Déclara- tion de Ouagadougou sur les Soins de Santé Primaires (SSl) et 1es Systèmes de Santé, par 1es Résolutions du Comité Régional et de IAs- semblée Mondiale de Ia Santé sur Ie Renfor- cement des Systèmes de Santé et guidé par l'Orientation Stratégique pour 2074-2015, ainsi que définl par Ie Management de IAPOC. Le renforcement des systèmes de santé, en tant que question transversale, a été mis en æuvre à travers 1es éléments de base des systèmes de santé et les compo- santes de Ia Déclaration de Ouagadougou à divers niveaux par toutes les unités du Programme. Les pays disposent de divers systèmes de santé et ont des besoins diffé- rents et chaque pays doit adapter les stra- tégies et politiques qui conviennent à son contexte national. 5.1.1. Leadership et Gouvernance APOC a joué un rôle de premier pJ.an en proposant des orientations politiques et normatives et en renforçant les partena- riats, la collaboration et I'harmonisation dans la mise en æuvre des programmes Oncho et FL et les programmes des MTN-CTP. Le Management de IAPOC a défini 8 prin- cipaux objectifs prioritaires qui sont ceux de traiter 120 mllllons de personnes contre I'onchocercose et d'accroîtte de 20% Ie trai- tement de Ia FL dans 5 à 15 pays, renforcer les systèmes de santé dans les pays pour leur permettre de mettre I'accent sur i'écart qui existe entre les services périphériques de santé et les communautés. Les autres objec- tifs ont trait aux composantes du système de santé communautaire : recherche opéra- tionnelle, mobllisation des ressources, suivi et évaluation. Ces principaux objectifs prioritaires ont été partagés avec 1es pays pendant Ia réunion de revue et de planification des responsables de PNLO, des coordonnateurs nationaux de 1a FL et des MTN et des responsables de programmes. APOC a travailLé avec Ies pays pour apporter des réponses à ces priorités et pour leur mise en æuvre. APOC a élaboré une feuille de route sur le renforcement du système de santé avec L0 orientations stratégiques qui comprennent : i) Le renforcement du leadership et de la gouvernance, ii) Le renforcement des capa- cités des processus de base du système de santé à base communautaire au niveau de la pérlphérie, iii) La mise à l'échelle de l'intégration de la stratégie de 1'lDC dans les curricula des lnstitutions de formation des agents de santé, et iv)Lamélioration de f information sanitaire et preuves factueiles (évaluation épidémiologique et entomo- Iogique, suivi et évaiuatlon, surveillance). D'autres orientations encore portent sur 1) Le renforcement de Ia gestion de la chaîne d'approvisionnement, ii) Le renforcement du partenariat, Ia collaboration et le plai- doyer, i11) Le renforcement des prestations de servlces, iv) La cartographie coordonnée, v) Le renforcement de la gestion financière et de Ia logistique, et vi) Le renforcement du BBC/IEC, i' appropriation communautalre. Trois autres feuilles de route ont été élabo- rées: La feuille de route sur les Stratégies alternatives de traitement (ATS) en vue de l'accé1ération de l'élimination de l'oncho- Figure 25: Nombre d'agents de santé et de DC nouvellement formés/recyclés sur la stratégie IDC en 2013 94'258 agents de santé 716',5340C 74'464 recyclés 474'731 rccyclés 77% I I l 19',794L 7gqo I I cercose et de la FL; la feuille de route pour I'évaluation épidémiologique et entomolo- gique 2014-2015 et Ia feuille de route pour la recherche opérationnelle. 5.1.2. Renforcement des capacités En 2013, plus de 96'255 agents de santé (toutes catégories confondues) de 24 pays ont été formés dans plusieurs domaines. Cela représente 89,7o/o des personnes retenues pour 1a formation (107'275). Sur le nombre total d'agents de santé formés, 95.760 Stratégie TIDC/lDC FdF sur la stratégie TIDC/lDC Evaluation entomologique (techniciens et captureurs de vecteurs) Evaluation épidémiologique, y compris la délimitation des zones de traitement Gestion des données et SIG Cytotaxonomie (échantillon- nage) au laboratoire et sur le terrain Gestion financière (99,5%) agents de 24 pays ont été formés sur la stratégie IDC et 495 personnes (0,5%) ont été formés dans 16 pays dans d'autres domaines (gestion des données, cytotaxo- nomie, gestion financière, évaluation ento- mologique et épidémiologlque). Sur un nombre total d'agents de santé formés sur la stratégie IDC, 21% ont reçu ia formation pour la première fois et 79% ont été recyclés (Figure 25). 24pays Kenya (12), DRC (30), Nigeria (30) Malawi, Niger et Sénégal Burundi, Cameroun, Tchad, Gabon, RDC, Congo et Tanzanie Côte d'lvoire Pr ''undi, Congo, RDC, t thiopie, Soudan et Soudan du Sud Burundi, Cameroun, Nigeria, Tanzanie, Malawi 109728 95',760 89,7% 42 72 171,4% 200 1 r00% 56 41 73,20/o 54 59 109,20/o 194 128 194 100% 64Vo Tableau 15: Nombre d'agents de santé formés/recyclés en 2013 Au cours de la période concernée par le rapport, un nombre total de 640'737 DC dans 22 pays ont été formés,ZT% nouvelle- ment formés et7 8% recyclés) sur la stratégie IDC (Figure 25). Cela représente 87,9% des DC retenus pour la formation. APOC a fourni des conseils et de l'appui techniques en RDC, au Nigeria et en Côte d'Ivoire pour la coordination et l'intégration des activités de DMM. Des formations en cascades pour la DMM avec des outils de formation élaborés ont également bénéficié de l'appui de IAPOC. APOC a continué à apporter un appui en équipements et en logistique aux pays à travers les bureaux pays de I'OMS pour Ia mise en ceuvre de diverses activités. Cet appui concerne I'achat de divers articles, des ordinateurs portables, des fournitures médicales et diverses. En collaboration avec Ies bureaux pays de I'OMS et AFRO, APOC a continué à faire le suivi avec les respon- sables nationaux de programmes pour une soumission à temps de leurs demandes conjointes de médicaments au MDP et pour une meilleure gestion du Mectizan (commande, stockage, livraison auprès des CSPL et des DC, production des rapports). 5.2. Recherche soutenue par TDR et APOC 5.2.7. Mise au point de la Moxidectine LOMS a conclu un accord juridique avec une organisation australienne à but non Iucratif dénommée, "Développer des Médi- caments pour Ia Santé mondiale, (MDL, http : / /www.medicine sdevelopment.com/ pour le transfert de toutes les données rela- tives à la mise au point de Ia Moxidectine à MDL. MDL entend enregistrer Ia Moxidec- tine dans le cadre de la lutte contre I'oncho- cercose et poursuivre Ia mise au point de la Moxidectine contre la rage et la filarlose lymphatique. 5.2.2. Moilélisation de l'impact éventuel et coîtt du traitement annuel à la moxid.ectine (aCDTM) c omp ar ativement au traitement annuel etbiannuel sousle TIDC Les données des groupes de traitement à Ia moxidectine et à I'ivermectine des Phase 2 et 3 des études sur la moxidectine sont en cours d'utllisation pour modéliser I'impact et les coûts de l'aCDTM par rapport au TIDC annuel (aCDTI) et le TIDC biannuel (bCDTI) pour une gamme d'endémicités avant le traitement, Ies antécédents de traitement et couvertures de traitement ainsi que les estimations des coûts locaux de l'aCDTM. Les résultats de Ia modélisation EpiOncho en utilisant les données de I'étude de la Phase 2 menée par H. Turner, M. Walker et MG Basanez suggèrent que I'aCDTM peut arriver à atteindre les seuils proposés pour l'arrêt de traitement dans un intervalle de temps comparable à celui requis pour Ie bCDTI. ta modélisation des données de laPhase 3 avec EpiOncho et Onchosim se poursuit. 5.2.3. Moilélisation de I'impact de la période de I'aCDTI et de I'aCDTM par rapport àla saison de pic de transmission sut la période de l'aruêt du traitement Les résultats de I'étude de modélisation menée par Turner et al (voir ci-dessus) montrent que dans les zones où la trans- mission est saisonnière,la période de distri- bution de I'ivermectine par rapport à Ia période de pic de transmission a un impact sur le nombre d'années d'aCDTI requis pour atteindre les seuils provisoires de f interrup- tion dutraitement : quand I'aCDTI n'est pas réalisé pendant une période optimale de transmission de I'année,le nombre d'années d'aCDTI requis est de 26% et de 44% supé- rieur, en ce qui concerne les deux scénarios épidémlologiques modélisés, au nombre d'années requis quand I'aCDTI est mené pendant une période optimale de transmis- sion. A I'opposé, le nombre d'années pour l'interruption de traitement aCDTM n'a pas été affecté de manière significative par la pérlode de traitement; ce qui confirme le fait que les densités moyennes des microfilaires cutanés, après une seule dose de 8 mg de moxidectine, sont réduites de 98-100% au cours de l'année entière. 5.2.4. Recherche sur les stratégies fondées sur des donnéesfactuelles pour le maintien de l'efficacité des interventions en vue du traitement, contrôle et/ou l'élimination des MTN à chimiothérapie préventive La recherche dans la base génétlque de réponse suboptimale d'O. volvulus à l'iver- mectine appuyée par APOC et TDR a abouti à I'identification de plusieurs marqueurs de réponse potentiels. Cette recherche a, en plus, conduit à I'hypothèse que les marqueurs de populations génétiques pourraient venir en complément aux outils disponlbles pour la détermination des zones de trans- mission. Il y a eu des appels à propositions pour Ia poursuite de cette étude en même temps que des appels visant à (a) rassem- bler toutes les données disponlbles sur le paraslte, l'hôte, les déterminants environ- nementaux et programmatiques du contrôle de la réponse du parasite au médicament et la transmission, (b) la quantification de Ia variabilité de la réponse du parasite aux médicaments appropriés et (c), Ie dévelop- pement de modèles de transmission pour I'estimation de la probabilité et de Ia rapi- dité de la transmission des parasites avec une faible sensibilité aux médicaments par rapport et au-delà d'un parasite donné et d'une population humaine donnée. 5.2.5. Accès delAPOC au test de pansement à la DEC basé sur Ia technologie transdermale de distribution f OMS a conclu un accord juridique avec Lohmann Therapy System pour Ie coût de l'approvisionnement de IAPOC en panse- ment à Ia DEC. Une fois Ie test sur le terrain recommandé par le CCT en vue de quantl- fier leur senslbilité et spécificité terminé,les pansements à la DEC pourraient remplacer Ies biopsies cutanées pour Ia détection d'une infection patente à O. volvulus au cours des évaluations de Ia Phase 1a et de la Phase 1b. 5.3. Intégration transversale du genre Pendant la période concernée par le rapport, Ie Programme APOC a continué à déployer des efforts pour une participation durable et effective des distributeurs/distributrices communautaires à la distrlbution massive de médicaments en vue de l'élimination de Ibnchocercose et de la filariose lyrnphatique dans tous les pays endémiques couverts par le Programme. Vingt-quatre (24) pays membres de IAPOC ont rapporté des données désagrégées sur les DC qui ont participé au traitement de masse de l'onchocercose et de la filariose lympha- tique au cours de l'année concernée par le rapport. Parmi ces pays, on compte le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Congo,la Côte d'Ivoire,la RDC,la Guinée Equatoriale, la Guinée, la Guinée Bissau, le Liberia, le Malawi, le Mali, le Mozambique, le Nigeria, la Sierra Leone, Ie Soudan du Sud, Ie Soudan, la Tanzanie et l'Ouganda. Dans ces pay s, 227' 9 9 4 distributrices communautaires (32,8%) sur un total d e 67 6' 9 82DC ont parti- cipé auxcampagnes de DMM. On observeune augmentation de 2% par rapport au taux de 30,8% enregistrés en 2012. Il faut souligner, cependant, que Ies distri- butrices comrnunautaires ont montré leur capacité à atteindre les franges de commu- nautés te1les que les enfants et certaines catégories de femmes qui, sans leurs inter- ventions, auralent eu peu de chance de béné- ficier de ces traitements, du falt du poids des facteurs socio-cuiturel ou religieux.En accom- plissant ce travail aux côtés des distributeurs communautaires, ies distributrices commu- nautaires apprennent à se responsabiliser pour jouer des rôles de leaders dans la mise en ceuvre du programme et dans l'améliora- tion de l'état de sante de leurs communautés. Cette évolution positlve falt partie de la feuille de route dont 1'objectif est d'amé- liorer l'1ntégration transversale du genre au niveau du Programme en cours et au niveau de PENDA, la nouvelle entité dont le démar- rage est attendu à partir de 2016. o PARTIE 2: PERSPECTIVES Depuis Ia décision prise par Ie FAC19 de mettre en place une nouvelle entité après la cl.ôture de 1APOC en 2015, des mesures ont été prlses pour préparer la clôture du programme en cours et mettre en place une nouvelle entité appelée PENDA- Programme d'Elimination des Maladies Négligées en Afrique. Parmi ces mesures, il y a la mise en place d'un Groupe de Travail sur la Transition (TTF), d'un Groupe de Travail sur la Gouver- nance (WGG), d'un plan et budget révisé de PENDA, d'un CAPélargi et d'un comité chargé d'apporter des conseils à I'OMS concernant la conception d'une structure appropriée de gestion pour PENDA. panainantes (CAP) élargi 6. Comité des Agences Depuis Ia prise de décision de mettre en place une nouvelle entité à compter de 2016 pour l'élimination de I'onchocercose et de la filari.ose lymphatlque et soutenir les efforts déployés dans Ia lutte contre les autres MTN, le CAP a été transformé en CAP élargi. Lobjectifde base c'est de faire en sorte que tous les partenaires prennent part à la transition de IAPOC vers PEND.A. et que les décisions prises et recommandations faites soient communiquées à l'organe directeur, le FAC. En plus des participants habltuels au CAP (OMS, Banque Mondiale, Banque Afrlcaine de Développement, ONGD, Merk et MDP),le CAP élargi connaît Ia participation des représentants de la communauté de la FL, des donateurs, des ONGD et d'autres compagnies de donation de médicaments ainsi que des représentants des pays. Les pays ou partenaires suivants ont pris part à un moment ou à un autre au CAP élargi. II s'aglt du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, de l'Ethiopie, du Nigeria, de la Sierra Leone, de la Tanzanie; du Centre pour les maladies tropicales négligées; de MITOSATH; de Sabin Vaccine Institute; de SightSavers, de Unlted Front Against River Blindness;de DflD, de Ia Fondation Gates et de I'USAID. '1. Gtoupe de Travail sur Ia Transition Le Groupe de Travail sur Ia Transition (TTF) a été créé par Ie CAP en 2013 pour lui apporter des conseils pendant la période de transi- tion de ]APOC vers une nouvelle entité. Les principales recommandations faites par Ie TTF sont: i) Structure de gestion de PENDA: Laccent devrait être mis molns sur Ia gestion opérationnelle et financière des projets et plus sur l'appui des pays pour qu'ils initient leurs propres approches par rapport au contrôle/l'élimination des MTN. PENDA devra apporter un appui technlque à la fois au niveau des pays et au niveau du programme régional et être un modèle de recherche collaborative qui reflète les besoins et les capacités des pays. ii) Gestion globale: PENDA devra être un modèle d'appui hybride avec l'essentiel d'appui financier affecté directement aux pays et devra avoir des finance- ments pour fournlr un appui technique central et des ressources aux pays avec des programmes moins développés. iii) Classification des pays: Les pays doivent être divisés en trois groupes (pays ayant déjà des programmes inté- grés efficaces, pays ayant un niveau d'intégration mais connalssant des défis technique et/ou financier et pays dont les programmes ne fonctionnent pas bien et qui ont besoin de I'appui du niveau central). iv) Activités centralisées: Les activités principales de PEND,A devraient être concentrées sur l'appui technique et la formation dans 1'analyse des données, 1'assistance dans I'identification de mécanismes de fi nancement bilatéraux et divers pourles programmes des pays, appui accordé aux réunions organisées par les programmes dans les pays ou entre les programmes des pays en vue du partage d'expériences, les acquis et afin d'élaborer des stratégies communes et de prendre des mesures pour la stan- dardlsation des données et la promotion de l'appropriation par les pays,l'analyse et Ia publication des données. v) Intégration du Programme: La déci- sion prise par APOC d'adopter le district comme unité de mise en æuvre est acceptable. Les effets de la migration (personnes et vecteurs) ne constituent pas des obstacles majeurs pendant les phases du contrôle et de l'élimination. Dès qu'on pense que l'élimination est atteinte, des évaluatlons particulières pour s'assurer que la transmission est interrompue (évaluations entomolo- giques par pool screening PCR et OV16 chez les enfants) sont nécessaires afin de s'assurer que la migration ne constitue pas un facteur de transmission résiduelle. vi) Intégration opérationnelle: Compte tenu du fait que les programmes FL et Oncho collaborent déjà au niveau local (pays) dans beaucoup de situa- tions, APOC et GAELF devraient se concerter avec les programmes locaux qui ont intégré avec succès les deux maladies afin d'identifier les chemins vers le succès ainsi que les difficultés rencontrées. vii) Situation épidémiologique: APOC dolt collecter et analyser les données épidé- miologiques de Ia FL, de I'Oncho et de Ia loase partout et utiliser ces données pour classer I'état de la maladie et 1a situatlon programmatique au nlveau du district. viii)Suivi et évaluation: Des études basées sur le terrain devraient être faites afin de valider le taux de 5% de nodules comme point de rupture de latransmis- sion et la proportion de taux de nodules (avec une prédiction statistique d'erreur) pour arriver à d'autres indicateurs plus sensibles nécessaires à la validation de f interruption de la transmission. ix) Mise à l'échelle des intenrentions: Lintensification pour arriver à un trai- tement complet de la FL d'ici 2016 n'est pas possible; cela ramènera le calen- drier de PENDA en arrière si on n'utilise que Ies stratégies en cours. APOC doit, par conséquent, mettre l'accent sur les 'fruits mùrs' dans l'intensification des interventions (ex: districts mettant déjà le TIDC en æuvre où le traitement de la FL n'est pas encore réalisé) et accroître le nombre de districts sous traitement. Les zones où l'élimination de l'Oncho est en bonne voie ont besoin d'un coup de pousse pour arriver à Ia ligne finale. x) Lesquestions/domainesnécessitant plus des discussions et de recherche: Pendant combien de temps et à quelle fréquence Ie traitement devrait-il se faire dans les zones hypoendémiques ? Les données des zones hypoendémiques et coendémiques à Ia FL peuvent-elles être utiiisées pour en savoir plus? Evaluer les résultats du centre de ressources MTN sur les enquêtes similaires aux TAS en vue d'évaluer la transmission dans les zones où la positivité de I'ICT est toujours >1% mais où il n'existe pas de mf circu- lants (possible rétrécissement de la carte de Ia FL). Les tests sanguins nocturnes peuvent-ils se limiter seulement aux personnes qui sont positives au test de I'ICT? Les zones hypoendémiques à l'oncho et hyper-endémique à la loase doivent être identifiées et des régimes de traitement doivent être élaborés. Ces recommandations seront prises en compte dans le processus de progrès vers I'avenir mais elles seront surtout prises en compte par l'agence d'exécution au moment de I'élaboration des plans annuels opératlon- nels et des structures de gestlon. 8. Structure de gouvernance/ Cadre institutionnel de PENDA Une des recommandations du FAC19 était que plus d'informations soient fournies sur Ies rôles des différents organes proposés au niveau de la nouvelle entité. Le FAC a, en plus, demandé que les documents du Mémorandum d'Entente (MOU) et du Fonds Fiduciaire soient révisés pourles besoins de la nouvelle entité. Lal43" session du CAPtenue à Brazzaville en décembre 2013 a mis en place un Groupe de Travall sur la Gouvernance WGG) dont les termes de référence sont de proposer une structure de gouvernance pour Ia nouvelle entité. Lors de la 146" session du CAP,le WGG a présenté un projet de structure de gouver- nance à trois niveaux: un forum des parte- naires, un comité exécutif du Programme et un comité technique ainsi que Ieurs rôles, responsabilités et la composition. Les propo- sitions seront présentées à la 20" session du FAC pour examen. Le WGG, avec le soutien du Conseil juri- dique de I'OMS, a rédigé un Mémorandum d'Entente de PENDA qui décritle Programme, Ie cadre institutionnel, Ie rôle des pays membres, des partenaires, des ONGD, du secrétariat et de la gestion du programme ainsi que le financement du programme. Ce travail sera également soumis à Ia 20" session du FAC. Mobilisation des Ressources 9. Budget de PENDA et Dans 1e Plan dAction et budget indicatif 2016-2075 de PENDA présente et approuvé parle FAC19, une estimation inltiale de g00 millions à l milliard de USD a été estlmé pour l'élimination de l'onchocercose et de la FL et l'appui aux autres MTN-CTP. Cette estima- tion prend en compte les financements qui pourraient venir des donateurs bilatéraux, multilatéraux, des phllanthropes, des ONGD des gouvernements des pays endémiques, des entités régionales telles que pENDA et des sources internes destinées directement aux programmes des pays. pour connaître avec exactitude la proportion de l'estima_ tion qui passerâ par pENDA,le CAp élargi a demandé qu'un budget affiné de pENDA pour Ia période 2016-2025 soit préparé. Ce budget devra prendra en compte le plan d'action stratégique et budget et donner le détail des ressources qui devraient passer par le Fonds Fiduciaire de pENDA. Ce travail a été finalisé par un groupe de travail sur le financement et examiné par le CAp élargi et sera soumis au FAC20. I I Le financement de IAPOC prend fin avec sa clôture en décembre 2015. Au cas où des fonds venaient à rester après que toutes les questions liées à la clôture aient été réglées, les soldes seront transférés à pENDA, après concertation avec les partenaires. Il est clair cependant qu'un tel reliquat de fonds ne sufflra pas à lancer la nouvelle entité. Afin de disposer de suffisamment de fonds pour le démarrage de la nouvelle entité en 2016,le FAC19 a instruit Ie Management de l'ApOC de travalller avec les partenaires pour préparer un plan de mobilisation des ressources. Le CAP élargi a convenu de Ia convocation d'un forum des donateurs pour la recons- titution des fonds en 2015 et des termes de référence à utiliser pour le recrutement d'un consortium de consultants à travers un appel d'offres pour prendre en main la mobilisation des ressources. Cette tâche devra commencer dès que le budget affiné est approuvé par le FAC. I I 10. Transition de la gestion de IAPOC vers celle de PENDA [OMS, en tant qu'agence d'exécution, est responsable de la conception et de l'appro- bation de la structure de gestion et de Ia nomination des membres du rersonnel. Cependant, dans le cadre du partenariat et en s'inspirant de I'expérience du passé, à savoir, Ia transition de ]'OCp vers lApOC, un comité composé de représentants des communautés Oncho et FL est en train d,être mis en place pour faire des propositions sur une nouvelle structure ainsi que sur un processus de transfert/recrutement du staff de PENDA. Lagence d'exécution prendra la décision finale qui sera partagée avec les organes directeurs du nouveau partenariat. II i ) i I I i ! l. Bâtiment de I'APOC avant Salle de conférence de IAPOC avant 2è Forum des Partenaires de la P,DC pour la lutte contre les MTN, Janvier 20L4 Bâtiment de IAPOC maintenant Salle de conférence de I'APOC maintenant Réunion de revue et de planification des adivités TIDC conjointes entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, Banfora 2014 f. ^l+ 7 -Ê\(l{i

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé