Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la cinquième séance, mercredi 11 septembre 1996

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPRlRC471SRlS

PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE Grand Ballroom. HOlel Westin Cbosun. seoul Mercredi II septembre 1996 a 14 beures

Pn:sidente: Mme O'iove T. JACOBSEN (Nioue)

TABLE DES MATIERES

I.

Examen des projels de resolutions ....................... " .............................................. .

176 176 179

1.1 1.2 1.3 2.

Budget programme, 1998- I 999 .............................................................. .. Centre regional du Pacifique occidental pour la salubrite de I'environnement (EHC) ............................................ . Rapport du Directeur regional .................................................................. ..

180 180

SlDA

2.1 2.2

RappUit annuel sur Ie SlDA el les maladies sexuellement transmissibles Programme commun des Nations Unies sur Ie VIHISIDA (ONUSlDA) .................................................................

180 190

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION

I.

EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTIONS

1.1

Projet de budeet programme pour 1998-1999 (Document WPRJRC47/Conf. Paper No.2) Le Dr CHAN (Rapporteur), pn:sentant Ie projet de resolution dit que les Rapporteurs ont ete

informes par Ie Secretariat que la resolution, une fois adoptee par Ie Comite, permettra au Directeur regional de transmettre legitimement Ie projet de budget programme pour 1998-1999. Les

observations et suggestions constructives emises par les Etats Membres seront refletees dans les actes de la session et Ie Directeur regional tiendra compte de ces suggestions pour I'elaboration des futurs budgets programmes regionaux. Les Rapporteurs ont prepare Ie projet de resolution sur la base de cette information. Le Dr DURHAM (Nouvelle-Zelande) propose un certain nombre d'amendements au projet de resolution. A la fin du second paragraphe du preambule, elle propose d'ajouter "et les priorites Elle propose egalement d'inserer un troisieme

mondiales determim:es par Ie Conseil executif'. paragraphe au preambule qui se lirait comme suit:

"Natant que l'Organisation mondiale de la Sante est confrontee

a une

crise financiere et

qu'elle doit maintenir pleinement son avantage comparatif dans les domaines prioritaires afin d'etre I'organisation sanitaire internationale efficace et durable dont a besoin la communaute mondiale au 21eme siecie;" Sa del<:gation propose egalement d'inserer trois nouveaux paragraphes dans Ie dispositif qui pn:cederaient les paragraphes existants du dispositif: "I) d'entreprendre une planification financiere rigoureuse afin de garantir les activites de

sante prioritaires dans la Region, en tenant compte de fayon n:aliste des resultats escompl':s aux niveaux mondial et regional et des augmentations de couts probables ; 2) de continuer de renforcer la gestion de l'Organisation dans la Region du Pacifique

occidental afin d'ameliorer I'efficience, la productivite et I'efficacite de la Region et de maximiser les progres realises en matiere de sante dans les domaines prioritaires ; 3) de rendre compte chaque annee au Comit': regional des mesures prises en matiere de

gestion pour ameliorer I'efficience, la productivite et I'efficacite de la Region du Pacifique

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occidental, notamment la gestion des ressources humaines et Ia gestion financiere, et de I'execution des programmes de sante prioritaires dans la Region ;" Elle propose egalement de renumeroler Ie paragraphe I du dispositif qui deviendrait Ie paragraphe 4 et serait amende comme suit: "4) de transmettre au Directeur general Ie souhait du Comite regional selon lequel Ie

budget programme final pour I'exercice 1998- I 999 devra permettre I'execution complete du budget tant en termes financiers qu'en termes de programme ;" Le paragraphe 2 du d ispositif existant deviendrait Ie paragraphe 5. Le Dr HOWELL (France) propose de supprimer dans Ie premier paragraphe du dispositif les mots tldevrait etre realiste afin de".

Mme ABEL (Vanuatu) appuie cette proposition. Le Dr WILLIAMS (lies Cook) demande que les amendements proposes par la representante de la Nouvelle-lelande soient soumis au Comite par ecri!. Le Dr NUKURO (lies Salomon) appuie cette demande. II souligne I'importance de conserver la reference au niveau de I'augmentation des couts dans la mesure ou les fonds provenant de sources aut res que I'OMS pour des pays comme Ie sien devraient diminuer considerablement d'ici 1998- I 999. Mile BLACKWOOD (Etats-Unis d'Amerique) appuie I'amendement du premier paragraphe du dispositif propose par la representante de la Nouvelle-lelande. Sa delegation est prete Ii accepter i'enonce demandant I'execution complete du budget, mais non la reference au niveau de I'augmentation des couts. Le Dr BELLAMY (Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Iriande du Nord) fait remarquer qu'il est impossible de prevoir si les augmentations de couts seront approuvees par l'Assemblee mondiale de la Sante en mai 1997. II pense qu'il est plus realiste de referer au budget programme definiti£. Le DIRECTEUR REGIONAL, faisant reference Ii la question des augmentations des couts, cite une directive reyue du Directeur general: "Vous devrez presenter votre projet de budget programme au Comite regional en termes reels seulement, c'esHI-dire sans provision pour

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION

augmentions des couts en 1998-1999.

L'experience montre que cela permet au Comite regional

d'examiner Ie projet en se concentrant sur les programmes et la substance". Cette directive a ete examinee par les Comites de l'Administration, du Budget et des Finances et du Developpement du Programme du Conseil executif et par Ie Consell executif lui-meme. En consequence, comme il en a inform': Ie Comite au cours de la discussion des points de I'ordre du jour, il n'a inclus aucun element d'augmentations des couts dans son projet de budget. II pense qu'il serait utile au Comite de donner les grandes lignes de la procedure de preparation du budget programme, en definissant les domaines de responsabilite. Lorsque Ie

Directeur regional soumet son projet de budget programme au Comite regional, la tache du Comite est d'examiner ce proje!. Le Comite n'a pas Ie pouvoir d'amender les projets, mais seulement de faire des observations et des suggestions. Le Directeur regional sou met alors les propositions au Directeur general, avec les observations du Comite. Le Directeur general

a son tour prepare Ie projet du budget

programme mondial et Ie presente au Conseil executif. Tout comme Ie Comite regional, Ie Conseil n'a pas Ie pouvoir de modifier Ie projet ; il ne peut qu'emettre des observations et des suggestions. Le Directeur general prend en compte ces observations et soumet Son projet amende

a l'Assemblee

mondiale de la sante qui prend la decision finale. Le Directeur regional espere que son explication donne aux repnSsentanls une idee claire des limites des domaines de responsabilites et des pouvoirs de chaque partie. Le Dr TAPA (Tonga) fait remarquer que, dans Ie passe, la resolution correspond ante n'a contenu qu'un paragraphe dans Ie dispositif, en I'occurrence Ie second paragraphe du dispositif du projet de resolution presente au Comite. II pense que la demande incluse dans Ie premier paragraphe du dispositif depasse Ie pouvoir du Comite et il propose de supprimer ce paragraphe. Le Dr OTTO (Republique de Palau) souscrit

a la proposition du

Dr TAPA et dit qu'il serait

utile d'informer a I'avance les representants des pouvoirs conferes au Comite. Le Dr CHAN, Rapporteur, remercie Ie Dr TAPA de ses observations et de ses propositions. Elle suggere que Ie Comite revienne

a sa pratique anterieure et ne retienne que Ie second paragraphe

du dispositif du projet de resolution. Dans ce paragraphe, les mots "Ies propositions du Comite regional" doivent etre remplaces par "Ies projets du budget programme". Le Professeur Ll SHICHUO (Chine), Ie Dr NUKURO (lies Salomon), Ie Dr HOWELL (France), Ie Dr TAlTAl (Kiribati), M. ROKOVADA (Fidji), Ie Dr WILLIAMS (lies Cook), Ie

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Dr DURHAM (Nouvelle-lelande), Ie Dr ADAMS (Australie), Mile BLACKWOOD (Etats-Unis d'Amerique) et Ie Dr BELLAMY (Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'lrlande du Nord) appuient la proposition faite par Ie Dr TAPA et Ie Dr CHAN. Le D1RECTEUR REGIONAL suggere que Ie Comite acceple la proposition du Dr DURHAM d'ajouter les mots "et les priorites mondiales determinees par Ie Conseil execulif' dans Ie second paragraphe du preambule. II dil que des monlants alloues dans Ie projel du budget

programme pour 1998-1999, 77,6 % sont consacres aux priorites mondiales et 74,8 % aux prioriles regionales. Decision: Le projet de resolution, ainsi modi fie, est adopte (voir resolulion WPRlRC47.RI).

1.2

Centre n:l:ional du Pacifiqye occidental pour la salubrite de I'enyironnement IEHC) (Document WPRlRC47/Conf. Paper No.3) Mile CHEONG (Mala;sie) propose que Ie paragraphe (4) du dispositif soit modifie de fa~on

it

ce que Ie mot "de garantir la v;abilite dans Ie programme de la salubrite de I'environnement energique dans la Region" devienne un sous-paragraphe (I) et d'ajouter un sous-paragraphe (2) en once comme suite: "(2) d'optimiser I'utilisation des ressources techniques disponibles dans la Region tels que

Ie Centre de Recherche sur la salubrite de I'environnement qui sera mis en place en Malaisie et les Centres collaborateurs de I'OMS pour la salubrite de I'environnement." Le Dr ADAMS (Australie) approuve la suggestion de la representante de la Malaisie d'inclure les centres collaborateurs de I'OMS en tant que sources de competences techniques. II en a ele ainsi decide

Decision: La resolution, ainsi modifiee, esl adoptee (voir Resolution WPRlR47.R2).

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Rapport du Directeur rellional (Document WPRlRC47/Conf. Paper No. I) La revision I du projet de resolution WPRlRC47/Conf. Paper No. I contenant les

amendements proposes au cours de la quatrieme seance (voir section 3.1) est distribuee aux representants pour decision. II en a ete ainsi decide.

Decision: La resolution, ainsi modifiee, est adoptee (voir Resolution WPRlRC47.R3).

"

SIDA : POINT lODE L'ORDRE DU JOUR

2.1

Rapport annuel sur Ie SIDA et les maladies sexuellement transmissibles: Point 10.1 de I'ordre dujour (Document WPRlRC47/6) Le DlRECTEUR REGIONAL presente son rapport sur la situation epidemiologique du

VIH/SIDA, decrivant les activites actuelles et futures en matiere de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et leur prevention comme Ie point de depart de la lutte contre I'infection

aVIH et Ie SIDA dans la Region. Le rapport fait etat des six deroiers mois d'activite du Programme mondial de Lutte contre Ie SIDA, ce programme ayant cesse de fonctionner en decembre 1995, et expose les activites du programme regional sur les maladies sexuellement transmissibles et Ie SIDA, en vigueur depuis Ie I er janvier. Le DlRECTEUR REGIONAL presente un resume de la situation epidemiologique du VIH/SIDA dans la Region. En Australie et en Nouvelle-Ulande, ou des programmes intensifs de prevention ont etc mis en oeuvre, I'incidence de I'infection cas d'infection

a VIH a baisse.

Par ailleurs, Ie nombre de

a VIH et de SIDA ne semble pas avoir considerablement augmente dans la plupart des

lies du Pacifique sud. Malheureusement, des epidemies apparaissent au touchent deja de nombreux autres pays de la Region. On prevoit un maintien de ces tendances vell1r.

a la hausse au cours des annees a

L'infection se trans met principalement par voie sexuelle dans la plupart des pays. La forte prevalence des maladies sexuellement transmissibles (MST) dans certains pays, du fait de la

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prostitution, contribue de fa,on notable Ii la propagation de I'infection Ii VIH.

/I s'agit Iii de la

principale raison qui pousse la Region iI axer ses activit':s sur la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles el leur prevenlion. Le Direcleur regional note que, de I'accord gem'ral, I'infection a VIH el Ie SIDA sonl essentiellemenl des probh;mes sanilaires, doni les incidences socio-economiques el politiques sont toutefois graves. Chaque organisation coparrainante du Programme ONUSIDA doit deployer toutes ses forces et son savoir faire, en consultation etroite les unes avec les autres. pour faire face a I'infection iI VIH et au SIDA, qui constituent un probleme aux aspects multiples. De par sa constitution, I'OMS est chargee de coordonner les activit.:s de sante publique. Par consequent. Ie programme du Bureau regional sur les maladies sexuellement transmissibles et Ie SIDA travaille en etroite collaboration avec les Etats Membres, dans Ie cadre du Programme ONUSIDA. en s'attachalOt aux questions de sante publique. Les quatre grands domaines d'activite sont exposes ci-apres. Premierement, les aclivites destinees a renforcer la prevention et la maitrise des maladies sexuellement transmissibles par la promotion de la prise en charge des cas sur une base syndromique el I'encouragement du recours a des soins. La prise en charge des cas sur une base syndromique est une methode de traitement des maladies sexuellement transmissibles peu onereuse mais tres efficace, pouvant etre dispensee par les agents de sante de base. Elle ne recourt pas aux laboratoires qui se revelent chers et souvent peu accessibles. Les activites continueront d'encourager les personnes atteintes de maladies sexuellement transmissibles

a se soigner de fa,on

appropriee. On ameliorera egalement les competences pour la

gestion des programmes. Le deuxieme domaine concerne les activites destinees a renforcer la surveillance epidemiologique de I'infection a VIH, du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles. II sera possible d'obtenir des donnees suffisamment precises en appui

a une

planification rationnelle, au

ciblage, a I'execution et ala surveillance du programme, au moyen de la serosurveillance par reseau sentinelle de I'infection it VIH et des maladies sexuellement transmissibles. En collaboration avec les epidemiologistes nationaux, Ie Bureau regional continuera de renforcer la serosurveillance par reseau senti nelle, d'appuyer les estimations et les projections concernant Ie nombre de cas d'infection it VIH,

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de SIDA et de maladies sexuellement transmissibles, et de surveiller la sensibilite aux antibiotiques antigonococciques. Le troisieme domaine d'action est axe sur les activit':s visant les individus les plus exposes I'infection

a

a VIH. au SIDA et aux maladies sexuellement transmissibles.

II s'agit principalement des

prostitue(e)s ou des toxicomanes par voie parenterale. Des programmes specifiques beneficieront d'un appui pour reduire les cas de MST et d'infection Ie cadre d'activites d'education par les pairs

a VIH chez les prostituees, essentiellement dans

a leur intention, et par des programmes de reduction des

risques destines aux utilisaleurs de drogue par injection. Enfin, Ie Bureau regional collaborera aclivement avec les principaux decideurs dans les Etats Membres afin de les mobiliser et de meltre en oeuvre des interventions nationales appropriees en matiere de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. Pour toutes ces activites, I'OMS comptera sur la cooperation et I'appui des Etats Membres. L'action menee

a

I'echelon regional pour prevenir et combattre la propagation des maladies

sexuellement transmissibles, y compris de I'infection

a VIH,

ne peut pas etre geree seule.

Les

interventions sont neltement efficaces, et il incombe aux Etats Membres ainsi qu'. I'OMS de veiller ce que les meilleurs moyens de prevention de ces maladies soient effectivement appliques.

a

Le Dr TAPA (Tonga) felicite Ie Directeur regional pour son rapport et la clarte de son introduction. II approuve les priorites des activites futures et les quatre grands valets indiques dans la section 5 du document. Aux Tonga. on observe une tendance • la hausse dans Ie nombre de cas de maladies sexuellement transmissibles, notamment de gonorrhees (81 cas en 1995, par rapport

a 60 cas en 1994, a 1995. II Y a

32 en 1993,45 en 1992 et 38 en 1991). Toutefois, Ie nombre de cas d'uretrite non gonococcique a considerablement diminue, avec la declaration de 17 cas en 1991, contre zero de 1992

de bonnes raisons de penser qu'il existe une correlation directe entre Ie nombre de cas declares de maladies sexuellement transmissibles et Ie nombre de cas averes d'infection

a VIH et de

SIDA. II

presente les dernieres stalistiques de son pays. Le premier cas de SIDA avere a ete enregiste en 1987. Depuis juillet 1996, trois autres cas averes de VIH et de SIDA ont ele observes chez des adultes. Les cas devraient mainlenanl avoir ele officiellemenl notifies II I'OMS. Ceci porte Ie

nombre lolal cumul':

a neuf cas, donI cinq dec",s dus a ces maladies.

Son Gouvernemenl est desireux

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de renforcer les mesures de prevention des maladies sexuellement transmissibles et de I'infection VIH. II continuera de collaborer avec I'OMS et Ie Programme ONUSIDA.

a

Le Dr ADAMS (Australie) dit que, bien que Ie Tableau de la page 6 du document indique line baisse considerable de la prevalence du VIH dans son pays, lequeI ne figure plus en tete de liste, il est decourageant de noter que les chiffres de la Region ont augmente, passant poursuivre la strategie visanl a associer I'infection

a plus de 200 000 cas

au total en 1994, et sont probablement superieurs en 1996. II prie instamment toul un chacun de

a VIH el les maladies sexuellemenl transmissibles

en vue de gerer ensemble ces deux maladies. Ceci est reflete dans la decision de la Region de mettre en place une nouvelle unite chargee des maladies sexuellement transmissibles et du SIDA el dans son approche d'un traitement des maladies sexuellement transmissibles sur une base syndromique. Les principales voies de transmission restent les rapports sexuels et la toxicomanie par voie parenterale. Son pays approuve les priorites regionales exposees delegation se felicite de I'ajout de programmes

a la rubrique "Activites futures" du rapport.

Sa

a I'intention des

utilisateurs de drogue par injection

dans la Region, un important facteur dans la lulle contre Ie VIH/SIDA dans son pays. L'Australie est toujours desireuse de partager ses donnees d'experience avec les pays. Com me Ie representant des Tonga, il souhaiterait egalement apprendre plus de la collaboration des pays avec Ie Programme ONUSIDA. Le Dr CHHEA (Cambodge) exprime les serieuses inquietudes de son Gouvemement concernant I'augmentation continue du nombre de cas d'infection

a VIH

et de SIDA au Cambodge

depuis I'apparition du virus en 1991. En fait, il s'agit du pays de la Region ou la situation est la plus grave, malgre des mesures de lutte introduites par Ie Gouvemement en collaboration avec diverses organisations. La rapide propagation de I'epidemie resulte de nombreux facteurs : les deplacements transfrontieres des populations, de meme que leurs deplacements Ii I'interieur du pays au cours des quelques dernieres anm!es; et Ie manque de connaissances et de traitements contre la maladie. associe

a la

pauvrete des popUlations qui doivent emigrer en ville pour trouver du travail.

Les

mesures de lutte sont fondees sur trois elements principaux : I'education des groupes

a haut risque, la

promotion de I'utilisation des preservatifs, et la multiplication des centres de depistage et Ie traitement gratuit des maladies sexueHement transmissibles. grace Avec la collaboration de I'OMS, et

a la volonte politique de son

Gouvemement, un reseau organise a ete mis en place pour ces

mesures de lutte. Toutefois, il y a une grave penurie de ressources techniques et financieres. II implore particulierement toutes les institutions, notamment I'OMS, d'aider son pays I\;pidemie avant qu'il ne soit trap tard.

a maitriser

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Le Dr CHEN (Singapour) explique que Ie nombre de cas d'infection it VIH augmente dans son pays, en depit d'un programme national energique de prevention du SIDA, completant un programme reussi de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. La strategie nationale de prevention du SIDA comprend des campagnes j'education du public en tant que principale priorite, une legislation qui fait de la transmission en toute connaissance de causes de I'infection it VIH un acte criminel, la prise en charge des personnes infectees, des services de conseils it I'intention des groupes II haut risque, Ie depistage des produits sanguins. la surveillance continue de la malad ie, et la participation des travailleurs sanitaires et communautaires. Le principal message donne au public concerne la prevention du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles grace II des relations sexuelles mutuellement fideles et I'absence de relations occasionnelles et non protegees. Le principal enjeu consiste it modifier les comportements de la population et II encourager les groupes it risque it demander un depistage precoce. Le Dr YU (Chine) dit que I'annee derniere Ie nombre de cas d'infection II VIH a considerablement augmente dans son pays, et qu'il faut de toute urgence lui apporter un soutien international. "espere que I'OMS appuiera un programme national sur I'infection II VIH et Ie SIDA qui a pour point de depart, la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et leur prevention. A part la transmission du VIH par voie sexuelle, il faut rechercher les moyens de prevenir la transmission iatrogenique atin de foumir des orientations aux pays. Ainsi qu'observe dans la section 3 du rapport, I'OMS a organise des consultations techniques sur la prevention et la prise en charge des maladies sexuellement transmissibles, ce dont Ie Dr Yu est reconnaissant. L'infection it VIH et Ie SIDA, quel que soit leur mode de transmission, sont des L'OMS devra, par

maladies et, en tant que telles, necessitent des soins et des traitements.

consequent, continuer de jouer un role moteur dans la mobilisation des ressources et I'appui it la mise en oeuvre des programmes.

1\ est totalement en faveur de I'unite mise en place au Bureau regional et chargee de la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et leur prevention, ces maladies etant un facteur essentiel de la transmission du VIH.

1\ espere que I'OMS appuiera la Chine s'agissant des

programmes de reduction des risques it I'intention des toxicomanes par voie parenterale, en particulier dans Ie cadre de la lutte contre la toxicomanie et de la rehabilitation ctes toxicomanes, en raison du role important de la toxicomanie par voie parenterale dans la transmission du VIH.

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En ce qui concerne Ie renforcement de la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et de leur prevention par la promotion de la prise en charge des cas sur une base syndromique, il espere que I'OMS sera en mesure de foumir des materiels au secteur de la sante. L'annee derniere, I'OMS a appuye une visite d'etude de personnels chinois en Tha'ilande dont les autorites sanitaires ont fourni des materiels de reference tres utiles pour Ie diagnostic et Ie traitement. Le Dr DANIEL (lies Cook) affirme qu" ce jour, aucun cas d'infection • VIH ou de SIDA n'a ete identifie dans son pays et que I'incidence de plusieurs maladies sexuellement transmissibles a decline. Les activites visent • minimaliser les facteurs qui contribuent. la transmission de I'infection it VIH, du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles, notamment par la large diffusion de

materiels d'education san ita ire en anglais et dans Ie dialecte local. VIH/SIDA fait partie du programme scolaire.

L'education en matiere de

En depit des ""upes subies par Ie budget de la sante suite. la reforme, Ie Ministere de la Sante alloue un quart de son budget. la promotion et • la protection de la sante. Bien que Ie

programme sur I'infection • VIH, Ie SIDA et les maladies sexuellement transmissibles soit maintenu, sa mise en oeuvre effective necessite I'appui de I'OMS. Les lies Cook ne recevant pas de fonds pour ce programme, il demande au Directeur regional d'examiner cette question. Le Dr ITO (Japon) note que malgre Ie declin de I'infection • VIH dans certains pays de la Region, d'autres pays enregistrent une augmentation importante, voire dramatique. Les activites

futures du Bureau regional telles que decrites dans Ie rapport constituent des mesures efficaces qui meritent une attention prioritaire. Le Gouvernement du Japon contribuera de fa90n plus active • I'action menee face au probleme de I'infection it VIH au niveau mondial et allouera, de 1994 • I'an 2000, US$ 3 milliards. la lutte contre cette infection et, jusqu'a I'an 2000, aux programmes de population executes dans les pays en developpement. II est favorable a Ia creation d'un poste d'epidemiologiste au Bureau

regional, outre les projets et activites bilateraux. II entend renforcer davantage ces efforts, tout en veillant Ii ce que ses contributions au Programme ONUSIDA soient utilisees Ie plus efficacement possible. Le Dr TAlTAl (Kiribati) declare que huit nouveaux cas d'infection it VIH ont ete identifies a Kiribati au cours des trois demiers mois. Les jeunes marins locaux ont de bonnes possibilites

d'emploi • I'etranger. Cela signifie egalement que des maladies etrangeres sont importees dans Ie

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION

pays. Le Gouvemement s'inquiete de I'augmentation de I'incidence de I'infection it VIH et du SIDA et demande que I'OMS lui foumisse un appui technique et financier au titre du programme sur les maladies sexuellement transmissibles et Ie SIDA. II propose egalement que soit affecte un autre conseiller de programmes dans les pays, soit it Fidji soit au Bureau de liaison it Kiribati. M. EMBEL (Papouasie-Nouvelle-Guinee) note que son pays eoregistre une croissance exponentielle dans Ie nombre de cas d'infection it VIH et de SIDA depuis 1987. II demande it

l'Australie de fournir un appui it un projet special de prevention du VIH, operationnel depuis debut 1996. II approuve les activites menees au titre du programme de I'OMS sur les maladies sexuellement transmissibles et Ie SIDA, en particulier en matiere d'education sanitaire. L'education est particulierement difficile dans son pays OU plus de 850 langues sont pariees. Son pays met en ~Iace

des interventions nationales en matiere de prevention du VIH/SIDA.

II demande aux pays qui sont parvenus it prevenir et combatlre les maladies sexuellement transmissibles, I'infection II VIH et Ie SIDA de partager leurs donnees d'experiences. Une delegation nationale de haut niveau do it se rendre en Ouganda it la fin de I'annee afin de se faire une idee du possible impact socio-economique et politique que pourraient avoir I'infection II VlH et Ie SIDA en Papouasie-Nouvelle-Guinee au cas ou Ie pays ne prendrait pas de mesures immediates contre ces maladies. Son Gouvemement demande I'appui de la Region pour I'etablissement d'un cadre national de prevention et de prise en charge de I'infection it VIH et du SIDA. Le Dr CLARO (Macao) signale que I'incidence du SIDA II Macao est stable et qu'aucun nouveau cas n'a ete eoregistre depuis janvier 1995. Neanmoins, les activites d'education san ita ire et de surveillance du VIH se poursuivent. Le depistage obligatoire des travailleurs immigrants dans Ie monde du spectacle est maintenant systematique. A la suite des campagnes d'education et

d'information en matiere de sante, la population est neltement mieux sensibilisee it la prevention du SIDA. Le Dr LOPEZ (Philippines) explique qu'aux Philippines, Ie Programme ONUSIDA rassemble les efforts des organisations coparrainantes et d'autres institutions et organisations II I'appui de besoins et de priorites determines au niveau national. Son objectif principal est de renforcer les capacites nation ales en vue de mettre en place des interventions elargies et plurisectorielles face I'infection

a

a VIH et au SIDA.

Le Groupe thematique des Nations Unies, principal moyen d'action du

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Programme ONUSIDA au niveau des pays, s'est vu demierement conferer Ie statut d'homologue par Ie Conseil national sur Ie SIDA. eela a permis de renforcer de fa~on

significative la collaboration

entre les organismes du systeme des Nations Unies et Ies interventions nationales en matiere de VIH/SlDA. Ce partenariat a deja permis d'elaborer un aper~u

de pays complet sur la situation et de

mettre au point une base de donnees sur les activites VIH/SlDA dans I'ensemble du pays. Les auto rites sanitaires nationales axent leur action sur I'elaboration de politiques generales, Ie renforcement des capacites. I'approche syndromique de la prise en charge des maladies sexuellement transmissibles, et la formation des formateurs aux activites pouvant etre associees au SIDA. Le Dr TEE (Malaisie) s'inquiete de la prevalence estimee de I'infection adultes. En juillet 1996, une reunion des

a VIH

chez les

ministres et des institutions concernees a examine la Une surveillance epidemiologique par Ie La

prevention et la lutte contre I'infection

a VIH et Ie SlDA.

biais de la serosurveillance par reseau sentinelle est en place en Malaisie depuis 1994.

cooperation entre les institutions gouvernementales. Ie secteur prive et les organisations non gouvernementales doit etre renforcee. Des projets integrent les dispensaires de dermato-venerologie dans les services de soins de sante primaires. La promotion de la sante et Ie changement des

comportements sont soulignes ; toutefois, compte tenu des principes moraux et religieux de la societe malaisienne, les services de sante et les programmes d'education par les pairs ciblant les prostituees, ainsi que les programmes de reduction des risques pour les toxicomanes par injection sont consideres avec prudence. De nouvelles methodes visant

a maitriser I'infection a VIH chez a

Ie demier groupe

cite sont examinees. La Malaisie espere que Ie Programme ONUSIDA fournira les services d'experts et un appui technique

a

I'evaluation du programme,

la budgetisation, au financement et

a

I'evaluation des incidences economiques de I'infection

a VIH et du SIDA.

Le representant espere que

I'on tiendra compte, lars de la prise des decisions, des aspects sociaux, culturels et religieux. Le Dr TUFA (Etats-Unis d'Amerique) note que Ie rapport annuel indique les tendances regionales de I'infection il VIH et du SlDA, mais ne cite pas de chiffres mondiaux II des fins de comparaIson. Meme les donnees disponibles indiquent clairement que certains pays enregistrent des augmentations notables de leur taux de prevalence de I'infection

a VIH.

II se felicite de la mise en

place d'une unite chargee des maladies sexuellement transmissibles au Bureau regional, qui aide les pays il elaborer des outils de sante publique, fournisse une surveillance epidemiologique et intervienne, egalement pour la fourniture de preservatifs. II complimente Ie Directeur regional pour

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION

son approche centree. et I'attention particuliere accordee aux prostitue(e)s et aux toxicomanes par voie parenterale. L'OMS doit renforcer son appui aux Etats Membres dans Ie cadre de la lutte contre I'infection

a VIH et Ie SIDA. qui est une catastrophe en puissance; les possibilites de lutte s'effacent.

Dans les prochains rapports. des informations concernant les annees precedentes seraient les' bienvenues. indiquant les tendances sur des peri odes prolongees et par sexe et donnant une analyse par zone geographique et par facteur de risque. Le Professeur TRUYEN (Viet Nam) dit que Ie premier cas d'infection

a VIH dans son pays a

ete signa Ie en 1990. et qu'au mois d'aout 1996. plus de 4 000 cas ant ete enregistres dans 40 provinces sur 53. Trois cent quarante-deux personnes ant contracte Ie SIDA, et 195 sont

decedees. L'epidemie s'est declaree parmi les toxicomanes par voie parenterale et les prostitue(e)s. et s'est propagee dans les groupes de lutte contre I'infection

a risque eleve. puis chez la population a moindre risque.

La strategie

a VIH et

Ie SIDA pour 1996-2000 comprend une tactique d'information, Des

d'education et de communication afin d'amener des changements dans les comportements.

campagnes sont organisees dans les ecoles. L'information sur Ie VIH et Ie SIDA doit etre diffusee aupres du grand public et des populations

a haut risque.

On dispose d'un projet de promotion des

preservatifs chez les jeunes et de projets d'education par les pairs pour la reduction des risques. Les autres mesures adoptees concernent la securite transfusionnelle. la surveillance par reseau sentinelle dans 20 des 53 provinces et villes, la prise en charge communautaire de I'infection les soins et les conseils, I'integration de la surveillance de I'infection

a VIH et du SIDA.

a VIH et du SIDA dans la prise

en charge des maladies sexuel1ement transmissibles, et Ie renforcement de la prevention du VIH/SIDA et de la recherche scientifique. Le Professeur LEE (Republique de Coree) declare que Ie premier cas de SIDA dans son pays a ete signale en 1985. Enjuin 1996, on enregistrait au total 570 cas d'infection SIDA.

a VIH. dont 58 cas de Le

A I'origine, Ie principal mode d'infection par Ie VIH etait les rapports sexuels avec des

etrangers. Depuis 1992, 88 % des cas resultent cependant de rapports sexuels entre coreens. programme national de prevention de I'infection

a VIH

et du SIDA en Republique de Coree

comprend: I) I'education des etudiants et des jeunes, y compris dans les forces armees et chez les marins; 2) la formation des medecins et des agents de sante dans les centres de sante; 3) Ie depistage du VIH dans les groupes de soins des cas

a haut risque et dans les services de transfusion sanguine; 4) Ie programme d'infection a VIH et de SIDA, dont les subventions; et 5) Ie renforcement des a VIH est une importante priorite. Le

activites des organisations non gouvernementales et de la recherche et developpement. L'education pour la prevention de la transmission sexuelle de I'infection

PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE

189

Gouvernement coreen cooperera avec Ie Bureau regional de I'OMS Ii la prevention du SIDA, et les programmes et initiatives relevant de ONUSIDA seront appliques Ii la politique coreenne en matiere de SIDA apres examen approfondi. Mme HOMASI (Tuvalu) se declare satisfaite, notamment de la section du rapport concernant les activites futures et espere que les activites couvriront d'autres groupes, tels que les gens de la mer, dans des etablissements appropries et sur Ie lieu de travail. Son pays n'enregistre certes encore aucun cas d'infection Ii VIH, mais il est vulnerable. Les activites futures dec rites dans Ie document

I'aideront II se proteger. En 1990- I 995, on a observe 14 cas de gonorrhee et 4 cas de syphilis, la plupart en 1994 et 1995, et il est donc evident que la prevalence de ces deux maladies augmente. L'education et la promotion en matiere de sante au niveau national ont ete entravees par I'interruption du financement du Programme mondial de Lutte contre Ie SIDA, et aucun appui de la part du Programme ONUSIDA n'a encore ete re~u.

Le Dr NUKURO (lies Salomon) dit que Ie nombre des cas de maladies sexuellement transmissibles a augmente de 300 % entre 1990 et 1995, atteignant 344 cas pour 100 000 habitants dans Ie pays, ce qui represente probablement I'un des taux les plus eleves du monde. Bien que seul un cas d'infection II VIH n'ait ete enregistre depuis 1994, on pense que ce chiffre est plus important. Ainsi, la ou en page 2 du rapport, il est dit que Ie nombre de cas d'infection Ii VIH et de SIDA dans de nombreuses iles du Pacifique sud semble s'etre stabilise, cela pourrait etre dO Ii une mauvaise surveillance. Dans son pays, des trousses de diagnostic ont dO etre importees et des tests de

confirmation realises en Australie. Le diagnostic des maladies sexuellement transmissibles sur une base syndromique a ete introduit recemment. Les directives de traitement destinees aux agents de sante dans les dispensaires ruraux ont ete remplacees car des cas de maladies sexuellement transmissibles sont maintenant egalement notifies par les zones rurales, meme chez les enfants de dix et douze ans. Une etude plus sociologique est necessaire pour rendre compte de ces changements. Les programmes scolaires comprennent aujourd'hui I'education sanitaire Ii partir de la derniere classe du primaire. Le representant est concerne par la reduction des fonds. Un projet de rapport du PNUD sur I'impact du SIDA dans les pays insula ires du Pacifique devrait. du moins il I'espere, persuader I'ONUSIDA d'allouer davantage de fonds aux pays insulaires du Pacifique car, si les cas sont peu nombreux, les taux sont "Ieves. M. ROKOV ADA (Fidji) dit qu'en date du 30 aout, il y avait 34 cas d'infection Ii VIH et 10 dix cas de SIDA, en dehors des residents temporaires et permanents testes seropositifs a I'etranger.

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Quatre-vingt-dix pour cent des cas notifies ant ete contractes par voie sexuelle et la lutte contre ce mode de transmission est une priorite du programme. Les agents de sante re,.oivent une formation II la prise en charge des cas de maladies sexuellement transmissibles sur une base syndromique. On encourage I'usage des preservatifs, Ie traitement precoce et I'information du partenaire sexuel. Des cours de formation sur la prise en charge cIinique des cas et I'education sont dispenses. La lutte contre les maladies sexuellement transmissibles a ete integree II la lutte contre Ie VIH/SIDA II tous les niveaux. Le depistage du VIH est obligatoire pour tous les dons de sang. Les programmes de lutte contre I'infection ont ete ameliores dans les h6pitaux, les centres de sante et les postes infirmiers grace a la diffusion de directives sur la formation et des fournitures et equipements. En juin, en collaboration avec la Fondation mondiale du SIDA , un programme de formation des formateurs a ete organise II I'intention d'agents de sante. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de pn'parer un projet de resolution approprie.

2.2

Programme commun des Nations Unies sur Ie VIH/SIDA : Point 10.2 de I'ordre du jour (Document WPRlRC4717) Conformement a la resolution WPRlRC46.6 adoptee lors de la quarante-sixieme session du

Comite regional, Ie DIRECTEUR REGIONAL rend compte des faits nouveaux concernant Ie Programme Commun des Nations Unies sur Ie VIHlSIDA (ONUSIDA) qui est entre en vigueur en janvier 1996. Au cours de ses six premiers mois d'existence, I'ONUSIDA a forme 97 groupes thematiques de par Ie monde, couvrant 114 pays et composes des representants des institutions coparrainantes des Nations Unies dans chaque pays. Leur objectif est de coordonner et de planifier I'action des Nations Unies dans la lutte contre Ie VIH/SIDA au niveau des pays. Dans certains pays, d'autres institutions des Nations Unies, des organisations non gouvernementales et les donateurs peuvent egalement participer aux groupes thematiques. Dans la Region, II groupes thematiques ont eM mis en place, dont dix sont presides par les Representants de I'OMS. Du personnel du Programme ONUSIDA a ete affecte au Cambodge, en Chine, aux Philippines, en Republique democratique populaire lao et au Viet Nam, en appui aces groupes thematiques. En outre, deux conseillers de programme dans les pays seront trios bient6t affectes en Chine (un deuxieme postel et a Fidji, ce qui represente en tout cinq conseillers de programme dans les pays.

PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE

191

Cependant, bien qU'une structure ait ete mise en place, et que du personnel ait ete prevu, on s'interroge sur Ie fonctionnement actuel du programme. De mime, des ressources financieres sont disponibles mais ne semblent pas suffire pour la tache

a accomplir.

Pour la periode biennale 1996-

1997, I'ONUSIDA fournira un peu plus de US $1,5 million en appui aux programmes nationaux de lutte contre Ie SIDA dans la Region - ce qui repn,sente une reduction de plus des deux tiers par rapport aux US $4 millions re9us par les Etats Membres en 1994-1995 du Programme mondial de Lutte contre Ie SIDA. Les fonds ont de toute evidence ete reduits de fa"on substantielle. Aussi, des mesures sont necessaires pour une utilisation la plus efficiente et efficace possible des fonds disponibles pour Ie programme. L'OMS cberche des sources d'appui supplementaire pour les pays. II est essentiel de poursuivre des activit';s completes, orientees sur la prevention de I'infection a VIH. Le document WPRlRC4717 donne davantage de details sur ces sujets. II fournit egalement des informations sur Ie financement et I'appui en personnels que I'ONUSIDA fournira au Bureau regional pour les activites de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et Ie SIDA. Un plan d'action centre sur des interventions de sante publique a deja ete approuve par Ie Bureau regional et I'ONUSIDA. II assure les Etats Membres que, dans Ie cadre du Programme ONUSIDA, Ie Bureau regional continuera

a tenir un role de premier plan dans les actions de sante publique, notamment par des activites visant a renforcer la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, y compris I'infection a VIH, et leur prevention. II prie instamment les representants de s'engager pleinement

dans toutes ces activites dans leurs pays respectifs. Le Dr ITO (Japon) declare que, en tant que I'un des pays representant la region de l'Asie et du Pacifique au Conseil de Coordination du Programme ONUSIDA, compose de 22 membres, Ie Japon appuie energiquement Ie Programme commun et salue les efforts que deploie son Secretariat, sous la conduite de son Directeur executif, Ie Dr Piot, pour lancer des activites, depuis sa creation en janvier 1996. Bien que certains prognls aient ete accomplis, avec la creation de groupes thematiques par exemple, il est trop tot pour evaluer I'impact de I'ONUSIDA sur I'epidemie de VIHlSIDA. Ce dont on a Ie plus besoin, c'est d'une etroite collaboration entre Ie Secretariat de I'ONUSIDA et ses six organismes coparrainants, dont I'OMS, afin de garantir Ie succts de la lutte contre cette infection. II ne reste pas mains que I'OMS, en tant qu'institution specialisee dans les problemes de sante au niveau international, doit jouer un role directeur, en particulier pour ce qui est de la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et la double infection par Ie VIH et la

192

COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION

tuberculose, et de la securite transfusionnelle. Le Gouvernement continuera d'appuyer les activites menees dans ce domaine dans la Region, en etroite collaboration avec I'ONUSIDA et Ie Bureau regional. Le Dr HOWELL (France) rappelle lei preoccupations exprimees par la France au sujet du role de I'OMS, suite it la proposition de metlre fin aux activites du Programme mondial de Lulte contre Ie SIDA et de creer I'ONUSIDA. Alors que Ie changement avait ete demande par la

communaute internationale elle-meme, les dispositions relativement peu satisfaisantes qui ont ete prises pour assurer la transition se sont malheureusement traduites par une reduction, dans une proportion de deux tiers, des ressources multilaterales destinees it la mise en oeuvre des programmes nationaux de lulte contre Ie SIDA, alors meme que les pays de la Region se trouvent con frontes it une explosion potentielle du VIH/SIDA. Les dispositions prises pour qu'il y ait une coordination entre les six organismes coparrainants au niveau des pays et I'apparente resistance dont font preuve certains de ces organismes it I'egard du nouveau programme sont egalement une source d'inquietude. En outre, la France est preoccupee par la progression incessante de I'epidemie dans les pays francophones du Pacifique. En effet, en Nouvelle-Caledonie et en Polyn"sie VIH est passe, respectivement, de 4 et de 17 en 1986 fran~aise,

Ie nombre de cas d'infection it 1995. Tout est mis en oeuvre

a 134 et 144 en

pour stopper la propagation de I'infection. Toutefois, les efforts des differents pays doivent etre appuyes par les ressources, la comprehension, la compassion et la solidarit. de tous les Etats Membres. De plus, la coordination, les avis techniques et la force de I'OMS seront essentiels l'amelioration des activites au niveau national. La France continuera d'apporter son appui par I'interrnediaire du programme regional de I'OMS pour les activites de lulte contre Ie VIH/SIDA au Cambodge. M. WANG (Chine) dit que, en tant que membre du Conseil de Coordination du Programme ONUSIDA, la Chine a participe Ii la troisieme reunion du Conseil qui s'est tenue it Geneve (Suisse) en juin 1996. Le Gouvernement de son pays est heureux de constater que, depuis Ie lancement du programme en janvier 1996, Ie personnel du Siege et les conseillers de programmes de pays ont mene un grand nombre d'activites sur les conseils du Directeur executif, notamment la creation de groupes thematiques, la nomination de conseillers de programmes dans des pays cies, la mise en route d'etudes en matiere de politi que, de strategie et de recherche, I'adoption de diverses dispositions administratives et la fixation de priorites pour les six prochains mois. Neanmoins, la Chine est pn,occupee par la situation financiere decrite par Ie Directeur regional. Bien que des groupes

a

PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE

193

thematiques aient ete creeS au niveau des pays, la coordination des activites de prevention et de lutte n'est pas encore satisfaisante. Certains organismes coparrainants continuent de mettre en oeuvre leurs propres programmes; les credits sont insuffisants pour pennettre aux personnes chargees de la coordination au Ministere de la Sante et iI I'ONVSIDA de mener une action appropriee II cet egard. M. Wang reconnait que I'ONUSIDA devrait participer au tinancement des activites nationales de prevention et de lutte et jouer un role de coordination et de promotion. L'importante reduction des fonds survient II un moment ou la Chine doit faire face II une augmentation de I'incidence du VIHfSIDA et des maladies sexuellement transmissibles, ce qui se traduira par une diminution de I'execution des activites prevues. Cependant, son Gouvemement a decide de verser US$ 100000 chaque an nee II I'ONUSIDA pour I'aider iI se developper. Le Dr TAPA (Tonga) a appuye la creation de I'ONUSIDA depuis Ie debut et prend done note avec satisfaction de son entree en vigueur en janvier 1996. Toutefois, cet appui etait conditionne au fait que les nouvelles dispositions entraineraient une augmentation plutot qu'une diminution des fonds, Ii un moment au ceux fournis par I'intennediaire du Programme mondial de Lutte contre Ie SIDA commencent II s'amenuiser; la diminution substantielle du tinancement que I'on constate maintenant suscite done une serieuse deception. Le 26 juin 1996, une lettre d'accord a ete signee entre I'ONUSIDA et Ie Gouvemement des Tonga pour que I'ONUSIDA apporte son soutien au programme national de lutte contre Ie SIDA en vue de I'elaboration d'un plan de travail en matiere de prevention et de lutte s'elevant pour I'exereice 1996-1997, montan! nettement inferieur a celui qui a de re~u

a US$ 30 000

du Programme mondial

de Lutte contre Ie SIDA pour 1994-1995. Le Dr Tapa est cependant reconnaissant de ce soutien, car il vaut mieux quelque argent que point d'argent du tout. En raison de la reduction des credits, II laquelle s'ajoute Ie retard dans Ie versement du montant convenu, il sera assurement difficile de maintenir, et encore plus d'intensifier, les activites en cours, mais I'intervenant espere que I'ONUSIDA sera en mesure de foumir un tinancement supplementaire ou extrabudgetaire en temps voulu, en particulier du fait que, com me il I'a indique, il y a eu une augmentation du nombre des cas d'infection II VIH aux Tonga. II demande au Bureau regional de chercher II obtenir des fonds

supplementaires pour la lutte contre Ie VIHfSIDA et les autres maladies sexuellement transmissibles. Le Dr Tapa note avec satisfaction que II groupes thematiques ont ete creeS dans la Region et que des representants de I'OMS ant ete appeles

a presider

la plupart d'entre eux, ce qui est une

reconnaissance du role d'organisme de direction et de coordination de I'action de sante au niveau

194

COMITE REGIONAL: QUARANTE-SEPTIEME SESSION

international que les Etats Membres de la Region avaient demande instamment a I'OMS de tenir alors qu'ils etudiaient la creation de I'ONUSIDA. Le Dr NUKURO (lIes Salomon) reprend a son compte la profonde deception exprimee par I'orateur precedent. La diminution des credits, au sujet de laquelle ses pires craintes se sont realisees, se produit precisement a une epoque ou les maladies sexuellement transmissibles, VIH/SIDA compris, se mettent a augmenter fortement dans les lies Salomon et ou tout retard dans la mise en place d'activites de prevention et de lutte pourrait se reveler desastreux. L'ONUSIDA n'a pas encore pris de mesure en faveur des lies Salomon et I'intervenant est preoccupe par des rumeurs selon lesquelles certains pays insulaires du Pacifique ne se verraient offrir que US$ 5 000. II espere que I'ONUSIDA pourra accelerer ses activites et apporter un appui supplementaire. II souhaite profiter de cette occasion pour exprimer sa gratitude au FNUAP, qui a decide d'affecter une partie de ses credits ala lutte contre Ie VIH et les maladies sexuellement transmissibles dans Ie cadre de la sante reproductive. Mme ABEL (Vanuatu) dit qu'it ce jour son pays n'a signale aucun cas d'infection it VIH ni de SIDA. Toutefois, les efforts nationaux de prevention se sont ralentis depuis la fin de I'activite du Programme mondial de Lutte contre Ie SIDA, en particulier I'education sanitaire permanente destine,e au grand public, la mise au point de materiels d'information, d'education et de communication et la fourniture de trousses de tests pour Ie VIH. Le reste des fonds de I'OMS, d'un montant de

US$ 10 000, servira it former 30 agents de sante a la prise en charge des maladies sexuellement transmissibles sur une base syndromique. II ne sera done pas possible d'executer les autres activites prevues pour Ie reste de I'annee 1996, a moins que I'ONUSIDA ne fasse une demarche dans ce sens. Bien que Ie document WPRlRC4717 decrive la structure et Ie fonctionnement de I'ONUSIDA, il ne contient aucune indication claire concernant SOn systeme de communication. Le Dr ADAMS (Australie) dit que son pays, tout comme Ie Japon et la Chine, est membre du Conseil de Coordination du Programme ONUSIDA et qu'il a assiste ala creation et a la mise en route du nouveau programme. L'Australie appuie resolument I'idee de cette entreprise commune et a

apporte une contribution financiere substantiel1e au Programme. Un appui est necessaire pour aider I'ONUSIDA a surmonter ses difficultes initiales, surtout en matiere de tresorerie. L'OMS et la

Region ont pris des mesures energiques pour soutenir la sante publique et des reussites sont a relever. Les Etats Membres devraient faire face de fa90n positive a la crise dans la Region en rendant les

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195

aut res Etats conscients de la situation et en encourageant tous les organismes coparrainants et tous les partenaires

a apporter leur soutien.

II est indispensable que I'ONUSIDA reussisse dans ses travaux.

Le PRESIDENT, prenant la parole en tant que representante de Nioue, dit que pour son petit pays, qui n'a encore enregistre aucun cas de VIHlSIDA, il est important de faire prendre conscience, par des moyens explicites,

a tous les visiteurs des dangers de la transmission de I'infection iI VlH, car Elle espere que les representants ne seront pas las de

celle-ci ne peut venir que de I'exterieur.

menager leurs efforts afin de lutter contre cette epidemie, qui menace la survie de I'humanite. Le DlRECTEUR REGIONAL appelle I'attention sur Ie fait que les fonds foumis jusqu'i1 present par I'ONUSIDA pour 1996-1997 se sont accrus depuis I'etablissement du document WPRlRC47!7, passant de US$ 1,3 million iI 1,5 million. Repondant

a dcs observations de repn!sentants,

il reconnait que de nombreux problemes se

sont poses des Ie depart avec I'ONUSIDA. II Y a manifestement une diminution tant des fonds que de I'appui technique. et il semble que les organismes coparrainants opposent une certaine resistance au changement. Toutefois, Ie programme n'est operationnel que depuis neuf mois et ce ne serait peutetre que justice d'attendre encore un peu avant d'evaluer I'impact du programme. La representante du Vanuatu a souleve la question de la communication avec I'ONUSIDA. propose au Directeur executif de se servir Le Directeur regional a

a titre

gracieux des moyens de communication dont

disposent les Bureaux regionaux, qui fonctionnent efficacement, mais son offre a malheureusement ete refusee. II fera tout son possible pour transmettre iI I'ONUSIDA les preoccupations exprimees par les representants et espere que les Membres du Comite, qui sont aussi membres du Conseil de Coordination du Programme ONUSIDA, feront de meme. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de rediger un projet de resolution arlequat qui sera examine iI la seance suivante.

La seance est leyee II I 7b I 0

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé