Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la troisième séance, samedi 22 septembre 1962

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WP/RC13/Min/3 Rev.l) PRCCES-VERBAL DE LA TROISIEl-lE SEANCE Salle des conferences de l'OMS Samedi 22 septembre 1>62, a 9 heures PRESIDENT Dr F. Q. DUQUE puis : Dr D. J. H. MacKENZIE (Vic<l_President)

SOHVilIRE Page 1.

Allocution du President • . • . Allocution du Directeur general

108 109 112 112

2.

3. 4.

Examen de projets de resolutions • • • • • • • • • • . • •• Preparation des missions de consultants

a

court terme • ••

Mesures imposees par le cholera Bl Tor . • • •

119

•

6.

Resolutions d' inter$t regional adoptees par le Conseil eMcutif a. ses v1ngt..neuvieme et trentieme sessions et par la Quinzieme Assemb1ee mondiale de la Sante . • • Amendements au Reglement interieur du Com1te regio!l81 (suite) Examen du projet de resolution sur la pre18ration des missions de consultants a court terme (reprise de la discussion) • • • • • • . • • • . . •

134 137

7.

8.

-

- 105 -

•

106

COMITE REGIONAL :

TREIZI~ffi

SESSION

Troisieme seance Sarr~di

22 septembre 1962, PRESENTS

a9

hcures

I.

Representants d"s Etats n"mores

AUSTRALIE

Dr H. E. tlodnes

Flynn M. D. Sadleir Dr C. J. Boss-Smith Dr M. J.

CHINE COREE ErATS-UNIS D'AMERIQUE

Dr C. K.

Chang

Dr Sang '!'ae Han M. Koo Sup Yang

Dr H. DeLien

Capitaine R. A. Hl1ll1ps

FRANCE JAPON

Medecin-Colonel L. Caillard Dr N. Tatebayashi M. K. Hatanabe M. H. Okazaki Dr Tiao Singkeo Dr Phouy Fhouttasak Dr L. VI. Jayesuria M.

IAOS MAIAISIE

K. K. Chong

M. F. W. Crowley NOUVELLE-ZEIANDE Dr R. G. T. !:ewis Dr Dr M. Dr

PHn.IPPINES

F. Q. Duque A. H. Cruz

J. C. Perlas E. L. Villegas M. B. Brillantes Dr

M. M. '!'ana

PORTUGAL BOYAUME-UNI

Jose de Paiva Martins

Dr D. J. M. MacKenzie Dr E. Christiansen Dr C. H. Gurd Dr M. A. Rozalla Dr J.

SAMOA. OCCIDENTAL

C. Thieme

VIET-NAM

Dr Le-Cuu.-Truong Dr Nguyen_Binh_Nghien

,

PROCES.VERBAL DE IA TROISnME SFANCE II. R<lpres<ln'.:.ants des Nations vnies et des institutions speeialisees ASSOCIATION INTZRNATIONALE DE PEDIATRIE ASSOCIATION INTERNATIONALE DE PROPHYLA XIE DE IA CECITE COMTI'E IlfrErtNATIONAL CATHOLIQUE DES TIlFIRlUEHES ET ASSISTANTE3 MEDICO.SOCIALES COMITE INTERNATIONAL DE IA CROIX.-OOUGE CCMITE INTERNATIONAL DE MEIl!XlINE ET DE fHARMACIE MILITAIRES Dr Fe del Mundo

107

Dr S. P. Lope z

Mme C. T. Maeeda 14112 O. M. Boado

Dr B. C. Fontanilla

Colonel B. T. Sayee DrG.Loison

"

COMMISSION DU B\CIFlQUE SUD CONSEIL INTERNATIONAL DES INFIRMIERES FEDERATION INTERNATIONALE DES COLLIDES DE CHIRURGIE FEDERATION INTERNATIONALE DE GYNECOLOGIE ET D' OBSTETRlQUE FEDERATION INTERNATIONALE DES HOPITAUX FEDEPATION MONDIALE DES ANCIENS COMBATTANTS LIGUE DES SOCIETES DE IA CROIX.-ROtnE

MIne T. G. Vlllarica Dr R. L. Alfonso

Professeur R. Apelo

Dr G. L. del Castillo

Dr A. M. Inocentes Dr B. C. Fontanilla

IV.

Secretariat de l'OMB DIRECTEUR GENEFAL SECRETA IRE

..

Dr M. G. Candau Dr I. C. Fang, Directeur regional

108

COMITE llEGIONAL

TREIZIEME SESSION

1.

ALLOCUTION DU PRESIDEN'l' : point 5 de l' ordr" du jour (suite de ls premier" seance, chapi tre 5) Le PRESIDENT remerci~

les representants au Comi te regional de l' avoir

elu.

Cette decision honor0 egalem8nt lc Gouvernement des Philippines Et

c'est conscient de ses responsabilites que 1" President accept" le r61c qui lui est conf'ie. Au nom du President Diosdado Macap:lgal et au nom du peuple

philippin, il souhaite cbaleureusement ls bienvenue au Dr Candau, Directeur general. Sa visite aux Philippines, sa presence a la reunion du Comite

regional sont la preuve de son soue! profond et constant pour la sante et le bien_€tre des peuples de ls Region du Pacifique occidental et conferent un grand honneur

a tous

les partic1p:lnts.

Cette reunion permet aux gouvernementa d'evaluer le travail de l'OMS, de p:lsser en revue ses activ1tes dans cbacun des pays de la Region et de leur indiquer comment atteindre l'etat de sante optimum. Cela n'est possible Elles demeurent et de la

que a1 l' on attenue la menace des maladies transmissibles. en plus d'un p:lys de laRegion la cause principale de la mortal1te.

morb141t~

Faute de mesures d'eradication accelereea, le probleme peut se Ces mesures risquent de se heurter

poser encore pendant de nombreuses annees.

aux croyances religieuses, aux coutumes, aux habitudes et aux traditions, l1li.16 el18s s' imposent, ne fQt-ce que pour assurer aux populations un etat de sante qui leur permette de vivre une vie a la fois plus pleine et plus utile. L'information et l'education sanitaires jouent un role de premier plan si l'on veut modifier les attitudes et, bien entendu, les connaissances techniques sont essentielles. Le premier pas ayant ete franchi) il faut poursuivre Aucun pays ne peut se desinteresser L'OMS a pris part ala

l'effort pour ne pas perdre le tlilrrain gagne. des problemas sanitaires qui se posent

a

ses voisins.

PROCES-VERBAL DE III TROISIE}.1E SFANCE

109

lutte racme", reC8:mncnt Philippines ~"

c~ntre

18 cholera El Tor qui s 'est abattu sur lea L~

sur divzrs pays voisins.

regain actuel de la variole dans

des pays situes

a

la

peripheri~

de la Region laisse p2s2r une menace qui,

faute de '"Csures illllnediat<Js. pourruit s 'etendr", facilement au monde entier. Une fois de ;;>lus, c'est

a

1'01018 qu'il apparti8nt de resoudre le probleme,

cependant que les gouvernements interesses ont territoire.

a

juguler la maladie sur leur am~

Le President ajoute qu'll faut multiplier les efforts pour

liorer l' etat sani taire de tous les pays et les liberer du flee.u des maladies transmissibles qui minent la vita lite des populations. maladies sera, L'eradication de cee

a

son avis, la pierre de touche de la decennie en cours.

A moins que cette eradication ne Boit achevee dans un proche avenir, le mande aura

a faire

front, non seulement

les maladies transmissibles, mais encore

a cet ennemi herBditaire que sont a des maladies, a des etats pe.tho-

logiques nouveaux, crees par les risques de la vie moderne et par l'avanement de l'~ge

de l'atome et de l'espace.

2.

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL

point 3 de l' ordre du jour

Le Dr CANIlI\U, Directeur general, remercie le President de ses aimables paroles de bienvenue et dit l'honneur et le plaisir qu'il eprouve

a assister

a cette

treizieme session du Comite regional.

Les comites regionaux jouent un role primordial dans l'e:xistence de l' Organisation mondiale de la Sante; ils permettent en effet

a tous

les pays

Membres de cheque region de dis cuter plus en detail les problemes qui les concernent, d'analyser les activites passaes et de projeter l'action future. Les quelque

111 pays reunia

a l'Assemblee

mondiale de la Sante abordent

les programmes detail.

a l'echelle

mondiale, mais ne peuvent pas les discuter en

110

COlUTE RIDIONAL

TREIZIEME SESSION

1£ Dr

Candau se r6t'ere ensui te

a deux

points de l' ordre du jour du Comi te

qui meri tent un" attention partir,uliere.

Le premier _ theme des discussions

techniques "Le r6le dGS services sanitaires dans l'amelioration deS approvi_ sionnements publics en eau" _ est particulierement approprie pour un Comi te regional. Cofncidenc2 ou non, c<:' mElme theme a ete r"tenu par 1" Comi te reD'ailleurs, estime le Directeur general, cette

gional de l'Asie du Sud_Est. question meriterait de figurer

a

l'ordre du jour de presque tous les comites

regionaux, car l'hygiene du milieu determine dans une large mesure toute possibilite de progres dans le domaine sanitaire, et l'adduction de l'eau en est un des elements essentiels. bleme est difficile Le Directeur general sait combien ce pro-

a.

resoudre, mais il souligne qu'avec les moyens actuels, Les populations doivent comprendre

ces difficultes ne sent pas insurmontables. que _

a.

l'instar de celui de gaz ou d'electricite - l'approvisionnement en

eau est un service public qui ne peut @tre gratuit; s1 lea dispositions financieres necessaires sont prises, un plus grand nombre de co11ectivites pourront beneficier d'un ban approvisionnement en eau. Le deuxieme point

a.

l'ordre du jour qui revet une importance,aussi bien

sur le plan regional que mondial, est celui des installations dont on dispose pour l'enseignement et la formation professionnelle de personnel sanitaire. A une epoque qui voi t un nombre toujC\l%'s croissant de pays acceder

a

l' inde-

pendance ou sur le point d'y acceder, il est manifeste qu'aucun des problemes qui les affrentent ne pourra ~tre

resolu s'ils ne disposent pas de services

de sante dotes de personnel qualif'e et si les gouvernements ne sont pas incites

a.

vouer une attention toujours plua soutenue

a la

question de l'en_ sp~ial1stes

seignement et de la formation professionnelle.

Les services des

etrangers sont certes extr@mement utiles mais ne peuvent constituer qu'une solution provisoire, et seule la formation de personnel national permettra de

PROCES-VERllI\L DE IA TROISIEME 8FJ1NCE

111

resoudre definitivemont d'une infirmier~,

le~robleme.

Bien entundu, 18 formation d'un m9decin, etc. est une operation

d'un ingenieur

sanit~1re,

a

long

terme et les gouvernem"nts prel'erent generalement form"r du personnel aux1_ liaire dont lcs activites sont tros utiles, s'exercent sous le con~r81c

a condition ~ualifie.

cependant

~u'elles

d'un personnel

Actuellement, aucun

pays ne peut dependre entierement de personnel etranger, 11 faut former des nationaux et, au cours des annees

a venir,

11 faudra attacher une importance

..

sans cesse cra1ssante

a ce

probleme. ~u1

Le fa1t d'envoyer des jeunes faire

leurs etudes dans un milieu

leur est totalement etranger peut avoir des

consequences serieuses, surtout s1 l'on songe qu'ils qu1ttent leur pays un ~ge

a

ou l'adaptation se fait fac11ement et ris~uent

~u'apres

six au sept annees

d'absence, ils

de s'y sentir etrangers.

Le Directeur general croit

que c' est un point d' une extreme importance que l' on ne peut perdre de vue en etudiant le probleme de la formation professionnelle. Il est manifeste

que la creation d'etablissements d'enseignement nationaux constitue la solution ideale et qu'il faut trouver les moyens d'y parvenir. 8i cette

question preoccupe la Region du Pacifique occidental, elle se pose avec encore plus d'acu1te dans d'autres parties du monde. frontent Les problemes qu'af_

a cet

egard les pays nouvellement independants d 'Afrique constituent

...

lID reel defi pour l'OMS • Le Secretaire d'Etat

a la

Sante a parle de l'importance que constitue C'est lB. un des problemes Si la creation d 'un

la lutte contre les maladies transmissibles.

les plus graves que la Region affronte en ce moment.

service specialise charge de combattre ces maladies se justifie de prime abord, ce n'est lB. qu'une solution temporaire car seule l'ame11oration des services generaux de sante d' un pays peut resoudre le probleme de faqon

112

COMITE REGIONAL

TREIZIEME SESSION .{

definitive.

A l'issue de la phase d'attaque, la lutto contre les maladies n~

transmissibles nent qui,

pourra 6tre pour sui vie qUe par un service de sante perma-

a

son tour, preSuppose l'existcnce d'un personnel dUment forme.

En terminant, le Dr Candau declare que, dans le d=ino de la sante,

il est possible d'etablir une collauoration fructueuse entre tous les pays du mande. 11 estime que l' OMS a apporte la preuve que lea pays peuvent

collaborer, quelles que soient leurs idees politiques, leur religion et leur culture. Le Directeur general a la ferme conviction qu' une meilleure

sante est une condition essentielle

a la

paix du monde.

3.

1

EXAMEN DE; POOJEl'S DE RESOLUTIONS (suite de la deuxieme seance, chapitres et 3)

Le Comite examine les projets de resolutions suivants, presentes par le Dr LEWIS (Nouvelle_Zelande), rapporteur de langue anglaise. 3.1 WP/RC13/WP/l - Rapport annuel du Directeur regional 3.2 WP/RC13/WP/2 - Enseignement et formation professionnelle Decision : Les deux resolutions sont adoptees resolutions WP/RC13.Rl et WP/RC13.R2).

a

l'unanimite (voir

4.

PREB\RATIONS DES MISSIONS DE CONSULTANTS A COURT TEHME l'ordre du jour (document WP/RC13/4)

point 12 de

Sur invitation du President, le SECRErAIRE declare que, depuis un certain temps deja, l'on estimait que les gouvernements pourraient tirer meilleur parti des services des consultants detaillee precedait leurs visites.

a

court terme si une preparation plus

Le document dent le Comite a ete saisi

centient des propositions precises a cet egard.

PROCES_VERBAL DE LA TROISIEME

S~NCE

113

Le ~r

TRUONG (Viet-Nam) declare que son pays a beneficie

a plusieurs travail des heurtes

reprises des services de tels consultants qui ont accompli un plus satisfaisants. Selon lui, ces consultants nE se sont l~ur

guer'~

a des

difficultes au cours de

mission et ils ont toujours requ le

soutien necessaire.

Il se demande si ce point de l'ordre du jour est une

question purement regionale. Chaque fois qu' un consultant se rend dans un pays donne, ses services ont ete requis par le Gouvernement en vue d'une mission precise et les accords ou plans d'operations en vigueur st1pulent l'etendue de ses fonctions. Il va de soi que, pour tirer meilleur part1 de

ces missions, le consultant doit disposer d'avance de tous les documents et rapports necessaires. Dr

Se referant au sous-paragraphe 2 du document, le

Truong voudrait savoir s' il incombe egalement au comite en cause de Etant donne la brie-

mettre en oeuvre les recOlllllll.ndat1ons du consultant.

vete du sejour de ces experts dans les pays interesses, cette mise en oeuvre do1t-elle preCeder ou suivre la presentation du rapport d'affectat1on ? Le Dr

!)eLIEN (Etats-Unis d'Amerique) suggere qu'll serait

peut_~tre

preferable de laiaser

a chaque

paya le soin de determiner la nature de ses rec~

relations avec le consultant plut6t que de les regler au moyen d'une mandat10n emanant d'un comite cree specialement Selon le SEC~IRE,

a

cet effet.

les services de consultants sont utilises au mieux

dans certains pays tandis que dans d'autres, cela n'est pas necessairement le cas. Cette proposition a pour but de rappeler aux gouvernements que les

consultants

a

court terme Bont generalement des gens tres occupes et que

l'on ne peut faire appel

a

leurs services que pendant une tres breve periode.

Far consequent, si toutes les dispositions qui s'imposent sont prises avant leur arrivee, 11s peuvent se mettre au travail sans tarder.

114

coonE ROOIONAL

TREIZIEME SESSION

Les recommandations formul.ees par @tre miaes

~es

consul.tants ne doivent

nul.~ement

a execution 51 e~~es

immediatement.

E~~es

peuvent cependant faire e~~es

~'objet

de discussions au sein du comite

nationa~

qui appreciera si

correspondent

a 18

rea~ite,

sont

rea~lsables

et 8i certaines dlfflcul.tes n'ont pas

ecbappe au consul.tant. Le Dr THIEME (Samoa occidenta~) estime que cette propos! tion n' introdui t

qu'une seul.e innovation

a la

procedure jusqu'ici en vigueur,

a savoir

la

creation d'un comite charge d'assurer 18 continuite du travail de Une mesure simi18ire a deja offic1eusement ete prise au Samoa

~'expert.

occldenta~.

-

La creation d'un comite ne presente pas de difflcul.tes et son Gouvernement se rallie

a 18

proposition

formul.ee dans le document.

Le Dr GURD (RoyaumewUn1) estime que le schema precise dans ce doc1.lJlent

est tres utile.

Lea mesures prises dans son pays pour preparer de telles

missions ont parfois labse

a desirer.

Il pense que les dispositions pro-

posees pourraient @tre utiles aussi bien int&-esse.

a l'Or~nisation

qu'au gouvernement

Le Dr TRUONG demande s1 de tels comites.ont ete etabl1s dans d'autres

regions. Le SEC~IRE

rappelle que

l'Or~nlsation

a recemment envoye un consulenqU@te et

tant

a

court terme en Coree pour y procBder

a une

a 18

mise au

point d' un programme sani taire ~

Six mois avant la venue du consul. tant, le A son

Gouvernement a cree uncomlte qu'il a charge d'une enqu@te prealable.

arrives, le consul.tant a trouve une foul.e de renseignements utiles, ce qui a consid&-ablement facil1te l'accomplissement de sa mission. De plus, avant

PROCES-VERBAL DE IA TR01S1EME SEANCE

115

de quitter le pays, le consultant a discute avec ce camite le rapport et les recommandations dont depart. sition quelques-un~s

ant ete appliquees peu apres son

Ce cas particulier a amene 102 Bureau regional soumis~

a formuler

la propo-

au Comite ct qui, it son avis, ne peut qu'accroitre l'effica-

cite des missiollS des consultants. 18 Dr TRUONG declare qu'il ne s' oppose pas dans le document.

a

la recommandation formulee

11 reconnal:t que le consultant doit disposer, des avant

son arriv6e dans le IJB1B d 'affectation, de tous les renseignements utiles. Il voudrait savoir uniquement si des pays d 'autres regions ont proCede creation de tels comites.

a la

18 Gouvernement du Viet-Nam a etabll un organisme

officieux qui se reunit de temps officie!. 18 SEC~1RE

a autre,

mis il ne s'agit pas d'un comite

ignore si de telles dispositions ont ete prises dans

d'autres regions mais, it son avis, la Region du Pacifique occidental pourrait envisager un tel systeme. 11 ejoute que les propositions 6manant du Secretariat ne rev~tent

nulle-

ment un caractere obllgatoire et qu' elles n' ont ete formul6es que pour constituer une base de discussion. 18 comite en cause ne doit pas etre neces_ Sa creation est simplement

.

sairement de nature officielle ou permnente.

suggeree pour faciliter la tache du consultant et constituerait en quelque sorte un organisme au sein duquel on pourrait dis cuter si les recommendations du consultant sont

a.

la fois real1stes et realisables.

18 Dr DeLIEN estime qu'il n'est pas possible d'imposer mesures qu'il doit prendre dans ce cas. convienne

a.

un pays les

Il n'est pas sar qu'un tel canite

a cheque

pays.

Un autre organisme, tel un depe.rtement ou un groupe

116

COMlTE RIDIONAL

TREIZIEME SESSION

epidemiologique dependant du Ministere de la Sante pourrait fournir au consul_ tant les renseignements necessaires et l'aider ainsi a accomplir sa tache. Il ne nie pas la valeur d'un tel comite, mais 11 ne cro1t pas que ce Boit 18. un principe universellement applicable. Il peut para~tre

presomptueux de

dire aux pays comment i18 doivent proceder aces preparatifs, mais on pourrait leur suggerer de fournir toute l'assistance qui s'impose. Le Dr HAN declare que son Gouvernement a eu la visite de plusieurs consultants

a court

terme.

Mais le meilleur parti a ete tire de la visite

du consultant en administration de la sante publique auquel le Secretsire vient de faire allusioo. Les prepara11 fs necessaires peuvent rev@tir dif-

ferentes formes, que ce soit la creation d'un comite ou la designation de plusieurs homologues. Il croit cependant que les services d'\m consultant, ~tre

dont la mission ne s' etend que sur quelques mois, pourraient

mieux

utilises s1 les mesures proposees dans le projet de resolution indique dans le document WP/FC1"5/4 etaient suivies. Par consequent, la delelYlt10n

coreenne propose d'adopter la resolution en cause. Le Medecin-Colonel CAILIARD (France) declare que son Gouvernement recannatt pleinement que tous les renseignements necessaires doivent @tre fournis au consultant pour lui faeiliter sa mission. Neammoins, dans des

territoires peu peuples, eoome eelui d'oll. 11 vient, la creation d'un comite peut se heurter

a quelque

diffieulte, car les autorites ne disposent parfois Il se demnde done si un

que d'un seul specialiste dans un domaine donne. autre mot ne pourrait @tre substitue

a

"eomite" at s'il n'y aura it pas lieu

de modifier la reaaction de cette partie de la resolution afin d'en elargir la portee.

PROCES-VERBAL DE IA TROISlJ!l.1E SEANCE

117

Le Dr MacKEN'"llE (Royatnn,,-Uni) suggere d 'utiliser le terme "organisme" ou "dispositif", soi t de modifier la r6Gaction de la resolution, tout en ne perdant pas de vue unt t~che qu~

chaqUG foie qu'un consultant est nomme pour accomplir

precise, l'Organisation et le gouvernement interesse procedent

toujours

a la

signature d'un echange de lettre.

Le SECRETAIRE demande si le Comite accepterait de substituer awe mots

"l'util1te de creer un comite" les mots "l'util1te de prendre

a l'avance

•

des dispositions appropriees". Le Dr DeLlEN propose que ce passage de la resolution soit modifle

comme suit en visite".

"creer un organisme approprie charge d 'assister le consultant Le representant des Etats-Utils a connaissance de cas ou la

personne chargee d'assister le consultant ne faisait pas partie d'un comite, mals disposait n~oins

d'un personnel competent pour accomplir ce travail.

Dans ce cas particulier, un comite serait inutile. Le PRESIDENT demande au Dlrecteur general s'il n'a pas de suggestion

a presenter. Le DIRECTEUR GENERAL comprend fort bien que dans certains pays, l' obli_

gation de creer un comite peut

~tre

difficile

a remplir,

car sOUYent une

seule per sonne se trouve impl1quee.

Il est1me que la proposition du

Dr DeLien suggerant que les dispositions appropriees soient prises pourrait

convenir.

Ce qui importe reellement n'est pas le com1te, mals l'homologue

charge de collaborer avec le consultant et de mettre en oeuvre ses recamma n dations. Il suggare qu'un groupe de travail pourrait aider les rapporteurs un nouveau projet de resolution

a r6diger

a discuter

ulterieurement.

118

COMITE

REGIO~L

TREIZIEME SESSION

I.e PRESIDENT se retere

a.

la page 1 du document lVP/RC13/4 oU i l est

dit que "I.e Gouvernement creera un comite - dont 1e secretariat st:ra assure par 1edit homologue _ charge d'aider le consultant dans sa Ulche et d'assurer la mise cn oeuvre de ses recommandations". En d 'autres termes, si un

gouvernement decide de creer un comite compose d8 deux personnes, le secre_ taire serait appele

a.

• collaborer avec J.e consultant.

I.e Dr TRUONG attire l'attention sur le paragraIbe l.(b) de la resolu..

tion redige comme suit: "l'utilite de creer un comite, dont l'hanologue assurera le secretariat, charge d'aider le consultant dans sa tilche" et suggere qu' un homologue soi t commis pour f'ournir au consultant tous les renseignements necessaires et lui assurer l'eventuelle collaboration d'autres personnes. I.e SEC~IRE

propose d'etud1er l'insertion des propositions 1'aites ~uong

par le Dr DeMen et le Dr

et d' adopter un texte redige comme suit

nAPPELLE l'attention des gouvernements sur l'utilite de creer un dispositif' approprie et de commettre un hanologue charge d 'aider le consultant."

.... I.e Dr DeLIEN' estime que le mot "commettre" a un sens quelque peu

imperati1' et propose de le remplacer par le terme "designer". I.e PRESIDENT demande aux rapporteurs de reviser le texte du projet de

resolution et de l'harmoniser avec les discussions a1'in que le Comite puisse reprendre la question. chapitre 8 ci_dessous.) I.e Dr MacKENZIE (Royaume-Uni), Vice-President, assume alors la

(Pour 1 'adoption de la resolution, vc1r

pres1dence •

POOCES-VERBAL DE LA TOO1SIEME SEANCE

119

5.

MESURES IMPOGEES BlR LE CHOLERA EL TOR (documents 'vlP/RC13/7 et Add.l) Le SECRErA1RE, invite

point 13 de l' ordre du jour

a presenter

le sujet, declare que cette question

a ete inscrioe pines.

a

l'ordrc du jour sur proposition du Gouvernement des Philip_

Les memores du Comi te ont ete caisis du document sur la physio-rathcprepare rar le Capitaine Phillips, Commandant de la

logie du cholera,

Deuxieme Unite de Recherche medicale de la Marine des Etats_Unis d' Amerique (NAMRU_2)

a.

Tatwan.

Il suggere que le Capitaine Phillips presente ce

document et fasse un bref expose sur le travail qu'accomplit aux Philippines la Deuxieme Unite de recherche medicale de la Marine des Etats.Unis d'Amerique (NAMRU-2), en collaboration avec le Wrartement de la sante. Il appe11e egalement l'attention du Comite sur le document WP/RC13/7 Add.l qui concerne les arrangements pris en vertu de l'Article 104 du Reglement sanitaire international. Le Capitaine HrILL1PS (Etats-Unis d 'Amerique) tient en premier lieu

a.

remercier ceux 'lui l'ont aide dans ses travaux.

11 s'agit d'une oeuvre

commune et lui-m@me ne fait que presenter les resultats des etudes que lea representants de la Marine, les gouvernements eux.-m@mes, leurs collegues techniciens et personnel infirmier - ont executees au cours des dernieres annees en Egypte, au Pakistan, en Thatlande,

a.

Taiwan et aux Philippines.

Malgre les travaux faits rar Schmidt lors de l'epid6m1e de Hambourg en 1850, epoque

a.

laquelle ce chercheur avait signale la tres faible teneur en proteines

des selles de choleriques et affirme que le transsudat n'intervenait ras, en depit egalement des etudes effectuees rar le Dr Goodrasture

a.

l'BSp1tal san

Lazaro lors de l' epid6m1e de 1923, au cours de laquelle ce medecin avait pratique l'autopsie de plus1eurs malades quelques minutes apres la mort et

120

COMITE REGIONAL

TREIZIEME SESSION

remarque qu'il n'y avait pas d'affaissement du tractus intestinal, on croyait encore d'une fagon generale, jusqu'a ces dernieres annees, que le cholera eta it bien une maladie dans laquelle 1e vibrion attaquait la muqueuse intestinale, provoquant 18 mort et l'affaiseement des cellules de 18 muqueuse. Cette theorie ne rhee du cholera. sembl~

plus constituer 18 base de l'stiologie de 18 diar-

Des recherches sur 18 teneur en proteines des selles de

choleriques ont encore ete faites lors de l'epidemie egyptienne de 1947 et l'on a alors trouve una concentration moyenne d'environ 0,1 g pour cent. Puisqu'un transsudat contient environ 1-1/2

a2

pour cent de proteines, il

ne pouvait s'agir d'un transsudat et l'on a recherche une autre explication au processus pathologlque. Le Dr Gangarosa du Walter Reed Hospital a repris

l'etude de la theorie classique du transsudat en collaboration avec le personnel de NAMRU intestinale

a Bangkok

(1959).

En prelevant des fragments de muqueuse

a l'aide a

d'une capsule passes dans l'intestin, il n'a pu, dans Le

aucun cas, observer une perte quelconque d 'integri te de la muqueuse. coup de grSce Dr Gordon.

la theorie classique a ete donne la m@me annes par le

En utilisant du polyvlnylpyrolidone (PVP), produit qui n'est

pas attaque par les microbes intestinaux, et en le marquant

a

l'iode 131,

il a trouve que la teneur en PVP des selles de choleriques par unite de temps n'etalt pas plus forte que celle des individus normsux (apres injection par voie intraveineuse). laquelle ce serai t la Ainsi se trouvait infirmes la theorie selon

muqueuae leses qui lalsserai t echapper les proteines

sous forme de transsudat.

Le Capitaine Phillips ajoute que les chercheurs se sont interesses aux travaux de Visscher (1944) qui, au moyen d'isotopes, a determine sur des chiens normaux le mouvement de grandes quantites de solutions d'electrolytes du plasma vers la lumiere intestinale et de la lumiere intest1nale

,

PROCES-VERBAL DE IA TROISIEME SFANCE

121

vers le plasma.

Si ces etudes etaient extrapolees

a

l'homme, il s'ensuirait

que chez un homme de 50 kg, 20

a 80

litres de liquide au total passeraient,

en vingt-quatre heurefl, du plasma dans l'intestin et vice_versa, en sorte que le bilan du flux liquidien serait nul. Visecher a egalement montre _

et ce resultat a ete corrobore par d'sutres chercheurs _ que ce mouvement liquidien de l'intestin vers le plasma est provoque par un transport actif de l' ion aodi\llll, lequel est "pompe" dans le plasm alors qu'il transporte avec lui de l'eau destinee

a mintenir

le liquide

a l'etat

neutre ou ieo-

tonique, ainsi que des ions chlorure et bicarbonate. cheurs travaillant le processus

En 1959, les cher-

a Bangkok ont entrepris de pathologique a incriminer et 11s

verifier si tel etait bien ont constate avec une

constance remarquable qu' il existai t un inhibi teur de la pompe sodique dans lee selles de choleriques. • De l' avis du Capi taine FhiHips, 11 res sort

de ces derniers travaux, comme de tous les travaux anterieurs, qu'il s'agit essentiellement d'une inhibition du transport actif de l'ion sodium,

a

la suite de laqueHe le liquide normlement deverse dans l'intest1n

n'est pas reabsorbe. 11 est interessant de noter que le cholera semble se limiter en l' espace d' environ :3 lui_~

a5

joUZ's, duree qui correspond exactement au rytbme On se trouverait donc,

de renouvellement des cellules de la muqueuse.

semble_t_il, en presence d'une cellule 1ntoxiquee en ce qui concerne l'activite sodique, si bien que la maladie disparatt lorsque lea nouvelles cellules se sent formees. Ia question de savoir pourquoi un taux d 'attaque peut !ltre faible ou,

en d' autres termes, pourquoi une per sonne sur deux mille, une sur cinquante

."

mille QU seulement une sur deux cents est frappes par la maladie reste mystkieuse. D'aprell les recherches du Dr Gangarosa, 11 semblerait,

a en

122

COMITE REGIONAL

TREIZIEME SESSION

juger par l'aspect de la muqueuse intestinale, que les maladcs aient ete atteints de quelque deficience alimentaire. Toutcfois, d'autres individus

qui presentaient une deficience analogue n'ont, semblc_t_il" pas ete atteints par la maladie. Deux ou trois facteurs paraisscnt cntrer en jeu mais on a du moins un certain nombre de donnees physiologiques sur Ie processus morbide et l'on peut done esperer reunir d'autres renseignements qui faciliteront Ie trai tement et peut_lltre la prevention de cette ma.ladie. Secretaire d'Etat arrive A la demande du

a

la Sante des Philippines, Ie groupe de chercheurs est

a

la fin du mois de juin dernier et a decide dtobserver de que lIe

maniere les cellules intestinales se comporteraient en presence d'ions divers. Ils ont etudie des ma.lades au pavillon 8 de l'H6pital San Lazaro

• ,

au moyen des techniques suivantes : catheterisme rectal et uretral, determination quantitative des selles et des urines prelevees toutes les heures et analyses de sang arteriel toutes les deux heures. Les malades ont ete maintenus en etat d'equilibre par une perfusion intraveineuse d'ions sodium, potassium, chlorure et bicarbonate, apres quoi, en general quatre heures plus tard ou une fois ecoule Ie delai necessaire pour que Ie malade parvienne

a

l'etat d'equilibre, on arretait

la perfusion

intraveineuse et la meme solution ou des solutions differentes lui etaient administrees par voie orale. Tres rapidement, les chercheurs ont constate

que dans ces conditions Ie malade etait incapable d'incorporer l'ion sodium celui-ci etait evacue immediatement, entratnant Ie chlorure et l'eau. En revanche, Ie patient pouvait absorber les ions potassium et bicarbonate

et ceci en quantite importante et suffisante en sorte qutil n'epuisait plus ses propres reserves organiques d'ions potassium et bicarbonate. De fait,

,

PROCES-VERBAL DE IA TROISIEME SEANCE

123

il s'est m@me avere que l'on pouvait traiter l'acidose du malade avec ce cocktail anti-cholerique. Cette decouverte etait assez importante du l~

point de vue therapeutique puisque, on

sait, le traitement exigeait

trois solutions intraveineuses : chlorure de sodium, chlorure de potassium et bicarbonate de sodium, Le bicarbonate de sodium mis en solution doit

€tre refrigere, sinon il se trans forme en carbonate de sodium dont l'admi_ nistration par voie intraveineuse serait catastroph1que. Or, les moyens

de refrigeration dispon1bles sous les tropiques sont insuffisants pour des liquides destines a l'administration intraveineuse et, si l'on pouvait administrer par voie buccale le potassium et le bicarbonate de sodium, une seule solution intraveineuse _ au lieu de trois _ deviendrait necesssire et le traitement serait considerablement simplifie. Pour les recherches dont il vient d'€tre question, une vingtaine de chercheurs de NAMRU travaillaient. Il en etait bien autrement lorsqu'un Actuellement, on cherche

seul medecin devait s I occuper de vingt malades.

a verifier si la methode precitee peut 3tre appliquee lors d'une epid6mie. Deux autres points interessants ont ete mis en lumiere par ces recherches. ,;.-

Les selles de differents choleriques ont une composition electrolytique etonnament uniforme, dans laquelle l'ion sodium represente environ 150, le chlorure environ 100, le potassium environ 10 et le bicarbonate environ

50.

C'est la une des raisons poor lesquelles on peut aisement appl1quer Qeelle que soi t la dose

a

ces malades un trai tement quelque peu empirique. admin1stree ora18ment, le sujet finit par eliminer quant1te par voie rectale. de l'eau, l'orsanisme

a peu

pres la m€me

Autrement d1t, si les malades pouvaient boire au passage

y ajouterait,

a travers

18 tractuS intes-

,-

tinal, du chlorure de sodium et des ions potassium et bicarbonate

a ls

124

COMITE REGIONAL

TREIZIEME SESSION

meme concentration que s'ils n'avaient pas absorbe d'eau ou si on leur avait administre une solution de meme composition qu~

celle de leurs

s~lles.

Cette constatation est de la plus haute importance car si l'on autorisait un cholerique a boire autant d'eau qu'il le desire, ses reserves de sodium, de chlorure, de bicarbonate et de potassium seraient epuisece

a

tres bref

delai et, a en juger d'apres certains travaux, l'ingestion de 400

a 500

ceo-

timetres cubes d'eau par heure provoquerait la mort en huit heures. Le cholera est une des maladies dont les consequences economiques se

sont deja et peuvent encore se reveler desastreuses.

Si chaque malade

qui contracte cette ma18die pouvuit etre admis dans un h6pital ou un centre de traitement dote de medecins competents, d'un personnel infirmier suffisant et des solutions salines necessaires, etc., dans les trois heures qui suivent l'apparition des premiers sympt6mes, il n'y aurait pas d'i6sue fatale dans le6 cas depourvus de complication. Bien entendu, cette remarque ne

,

s'appllque pas aux diabetiques ou aux sujets dont le coeur ou le6 reins sont deficients. L'eventualite d'une issue fatale est 18 principale, ou meme Des le moment ou des facilites

1 'unique , cause de la crainte du cholera.

de traitement seraient offertes au malade, il n'est pas douteux que l'anxiete engendree par cette maladie et les mesures quarantenaires dont elle6 s'accClllpagDent disparattraient. t6t Oll

,..

Le Capita1ne Phillips estime que l'OMS devra

tard reconsiderer la question des dispositions concernant la quaranIl insiste pour que l'on entreprenne de nouvelles recherches sur le

taine.

cholera dont l'epidemiologie et le mode de transmission geographique sont pour ainsi dire inconnus. Si l' on en juge d' apres certaines donnees sur

les pertes financieres dues au cholera, donnees empruntees a un compte rendu pubUe dans un journal de Ta!wan, une epidemie qui se prolonge pendant cinq

a

six mois coute, en manque-a..gagner sur les exportations, pres de 200 m1llions

PROCES-VEREAL DE IA TOOISIE:.1E SFANCE

125

..

de dollars par an. on obti~nt

En multipl1ant ce chiffre par celui des pays atteints,

une somme qui depasse de beaucoup celle des recherches

a

effectuer. Le VICE-PRESIDENT remereie le Capi taine Fhill1ps de son interessant expose relatif au cholera et indique que le document peut desormais etre ,i

d6battu. Le Dr CHRISTIANSEN (Royaume.Uni) felici te le Capitaine Hlillips pour

sa communication si bien documentee.

Deux jours auparavant, 11 a lui.m8me

souleve certaines questions qui pourraient etre discutees point de l'ordre du jour. •

a propos

de ce

Le Gouvernement du Royaume.Uni s'est interesse

a

l'evolution de ce problerne car le cholera El Tor a fait pour la premiere

fois son apparition sur la cate orientale du Borneo du Nord au d6but de cette annee. Il s'attendait du reste

a cette

apparition, la prevoyant des

lors que les pays voisins etaient aux prises avec la maladie et sa propagation. Il s'est beaucoup preoccupe des mesures

a prendre

et a entrepris

tree rapidement une action preventive et curative. , ~-

En un delai extremement

bref, en mettant sur pied des 6quipes prophylactiques et preventives, des campagnes d' 1nnoculation ont ete execut6es sur leS littOl'aux oriental. et occidental, puis dans l' interieur du pays et ainsi proteges. Le Dr Christiansen remercie

75% des habitants ont ete

a

cette occasion les gouver-

nements des pays voisins, Hong Kong et Sarawak, et notamment les directeurs des services medicaux de ees pays, ainsi que le Gouvernement australien qui a envoye par avion des quantites supplementaires de vaecins. La question

du cholera merite de retenir l'attention des chercheurs, en raison de sa complexite qui deroute la plupart des specialistes. Sans doute, il ya eu

bien des decouvertes, notamment sur la theorie de l'inhibition de la pompe

126

COM:ITE REX}mNAL

TREIZIEME SESSION

sodique.

II reste cependant beaucoup a explorer et Ie Dr Christiansen

rappelle six sujets de recherche dont il a deja ete question lars d'une reunion anterieure et qui pourraient @tre inclus dans lee travaux actuels. Ces sujets sont les suivants : 1) A_t_on decouvert un serum de diagnostic utiliBable a des fins

preventives et, dans 18 negative, peut-on prevoir quand il sera possible de mettre au point un tel produit? Il serait plus facile et moins long d'ad_

ministrer un serum de diagnostic par voie de test cutane, comme dans l'epreuve tuberculinique, et l'on eviterait ainsi les inconvenients du prelevement rectal et le temps perdu avant l'identification des organismes au 18boratoire. 2) P.rogresse-t_an vers 18 production d'un vaccin specifique? La mise < .

au point et 18 distribution d'un tel produit constitueraient un avantage ind6niable pour 18 medecine et 18 sante publique.

3)

Il n'existe jusqu'ici aucune norme uniforme et faisant autorite 11 y aurai t

sur 18 periode de quarantaine applicable au cholera El Tor. certaiQement inter@t a etablir une norme a ce sujet. 4)

Les rapports dont Ie Comi t6 a ete saisi montrent que les groupes

socio-economiques de niveau inferieur sont les plus exposes a cette infection. En outre, le probleme de l'apport en proteines et en vitamines A et C parait

lie

a

celui du cholera, d'ou 18 necessite d'ameliorer a 18 fois le niveau Selon Ie Dr Christiansen, on

de nutrition et Ie niveau d'instruction.

,'

pourrait etudier 18 possibilite d'employer 18 vitamine Bl en plus de l'a1imentation equilibree en proteines et en vitamines A et C. En effet, la

vitamine B1 augmente d'une fagan genera Ie le tonus tissulaire et il est probable que l'ingestion de vit8mine Bl sous une forme naturelle soit insuf. fisante dans Ie regime alimentaire des groupes socio-economiques def8vorises.

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEI,;E SE1I1TCB

127

11 semblcl'ai t que la vitamin« Bl , en augm€)ntant le tonus des tissus orf!ll.• niques, pui..::r8 jouer un rola tr·~E

actif en emp@chant 1 t infection de se

declarer dans l'intesoin. sur ce pOlnt.

11 convient donc d'entreprendre deS recherches

D'aucuns pourront sans doute affirmer qu'une ingestion suf_ d·~

fisantc d0 vi tamine Bl risque

.Jredisposcr

a l' etat

de porteur.

5)

On sa it que, dans certaines infections, la vesicule biliaire et On sait

l'appendice ont servi, chez les porteurs, de nids infectieux.

egalement que l'appendice heberge Entamoeba bistolytica et Bacillus typhus chez les porteurs de cholera. Pour etudier cette question, il taudrait

s'assurer la collaboration de chirurgiens, pour qu'ils remettent l'appendice de leurs operes a l'equipe de recherche.

6)

Il ne semble pas exister de nomenclature bien definie pour le On

vibrion du cholera El Tor. •

lui applique divers termes comme "vibrio cho-

lera asiatica", "vibrio comma El Tor" et "enteritis choleriformis El Tor" •

n serait utile d'envisager et de recommander a quelque autorite superieure, dont on prevoit deja la reunion, l'adoption d'une nomenclature applicable d'une part au vibrion du cholera asiatique et, d'autre part, au vibrion du cholera El Tor, ce qui permettrait de simplifier la terminologie. Le Dr CHANG (Chine) fait un bref expose sur 18 recente epidemie de ••

Cholera qui a sevi a Ta!w.n.

Le premier cas est apparu le 17 juillet dans

la partie m6diane de la c6te occidentale de l'rle et le dernier cas a ete confirme le 4 septembre. On a signale au total 383 cas, dant 24 mortels.

Le 19 septembre, la region a ete d6claree indemne d'infection cholerique.

Pendant l'epid6mie, des mesures preventives et therapeutiques ant ete prises et l' on a applique le trai tement suggere par le Capi taine Fhillips. Le

Dr Chang remercie l' CMS, le FISE, NAMRU-2 et les gouvernements du Japan et

123

COMITE REGIONAL

TREIZIEME SESSION

des Philippines pour l'alde qu'11s ont apportee

a

son pays.

II pense que

I' epidenue est actuellement tcrmineoe ,=t la plupart des donnees recueillies sont en vole de compilation, de mise en taDl~aux

0t d'analysc.

Un des

problemes les plus delicats rest" c",lui des porteur:i.

Il a rcvetu la plus

grande acuite au cours des quarante premiers jours, periode pendant laquelle on a examine quelque quinze mille personnes, pour la plupart des contacts, parmi lesquels on a trouve 290 porteurs, soit un pourcentage de 1,49. Le VICE-PRE3IDENT demande si ces porteurs etaient veritablement des contacts ou s'il s'agissait d'individus preleves au hasard dans un echanti1lon general de la population. Le Dr CHANG repond que les chiffres cites concernent les exameos prati_ ques jusqu'a la fin du mois d'aoftt et qu'il s'agit essentiellement de contacts de choleriques. Chaque fois qu'un cas etait depiste, on examinait tous les

membres de la famille. Le Dr CRUZ (Philippines) indique qu'aux Philippines il n'y a pas eu de difficultes

a

traiter les cas de cholera apparus dans Ie pays, la ou Far contre, les cas rencontres

lIon disposait d'installatians haspitalieres. dan~

les zones rurales, qui englobent environ

Bo%

des habitants, ont presente

certains problemes. par l'actuel

Ceux-ci ant ete resolus grllce aux directives farmulees d'Etat a la Sante, selan lesquelles des solutions

.

'

Secr~taire

salines sont mises a la disposition du personnel des unites de sante rurale (mSdecins, infirmieres de la sante publique, sages_femmes et inspecteurs sanitaires) en vue de leur administration immediate aux malades que lIon transporte vers Ie centre de rebydratation au On

a

l'h6pital Ie plus proche. Les

a pu ainsi sauver des vies humaines et abaisser Ie taux de letali teo

PROCES-VERBA.L DE III TROISIEME SEANCE

129

, ., centres de rehydratation, institues par les directeurs regiooaux de la

•

sante et les agents de la sante publlque dans les zones eloignees des h6pitaux provinciaux ont servi de lieu de triage en meme temps que les malades y etaient mieux trai tes et soignes. Reveoant sur la question posee

par le President et t"ndant .Ct sa voir si les porteurs isole6 en Chine etaient des contacts de cas averes, le Dr Cruz indique que, selon Somiatno d' Indonesie, 4~ environ des habitants etaient des cas posltifs que l'on appelait "porteurs accidentels" (casual carriers). Il s 'agissait la d 'une termino-

."

logie nouvelle indiquant que les porteurs se trouvaient non seulement parmi lea contacts effectUs, mals egalement parmi la population generale. Aux

Fhilippines, le centre de renseignements epid6m!ologiques a trouve que le

•

wux des "porteurs accidentels" pouvait atteindre ll~ • Le Dr ROZALIA (Royaume_Uni) 1ndique qu'au Sarawak, le cholera a fa1t

son apparition le 12 juillet 1961 et que le territo1re a ete declare 1ndemne de l'infection le 19 octobre. On y a enregistre environ 301 cas,

dont 70 mortels, notamment dans les regions rurales.

En depi t de la d1s_

par1t1on de l'1nfection, le Sarawak a continue d'exercer un centrale serre sur les immigrants et les voyageurs. Depuis le mo1s d'octobre, 11 n'a Dans lee

pas ete procede a des vacc1oations maseives de la population.

environs, facilement accessibles, de la capitale de Kuching vivent a peu pres dix a quinze mille habitants qui n'ont pas subi de vaccinations depuis pres d 'une annee et camme i16 se trouvent dans une region anciennement infectee, cela permettrait d'effectuer des travaux de recherche sur lee porteurs et leur reperti tion au sein de la population. .Y'

Malheureusement, Le

le Sarawak n'est pas equips pour entreprendre de tels travaux.

Dr Rozalla est1me que lee represcntants au Com1 te regiooal, l' Organisation

130

COMITE REXrIONAL

TREIZIEME SESSION

et eventuellement le Capita inc Phillips seraient heureux d'apprendre que des recherches interessantes pourraient Stre effectuees

a Sarawak

,

qui ne disposait malheurzusement pas deS moyens necessaires pour les entreprendre lui-m€me. Le Dr TRUONG declar~

qu'il a suivi la discussion avec un tres vif

inter€t et remercie les representants qui y ont pris part, car il s'agit de problemes qui interessent tous les pays de la Region du Pacifique occidental. A son avis, l' OMS devrait prendre toutes les mesures qui

s'imposent pour recueillir toutes les etudes entrepr1ses dans lee divers pays et envoyer

a

tous les gouvernements les donnees ainsi rassemblees

pour que le8 autorites des d1fferents Etats Membres soient tenues au courant de toute evolution de l'epidemie. Il demande egalement que la

discussion fasse l'objet d'un proces-verbal detaille qui puisse €tre etudie avec toute l'attention voulue. Le VICE-PRESIDENT declare qu'il sera tenu compte des observations

du Dr Truong.

"' Le Dr JAYESURIA (lIBlais1e) precise que le Gouvernement de la Mala1sie

serait tres heureux de se voir communiquer tous renseignements supplementaires sur les progres realises en matiere de recherche sur le cholera El Tor. Heureusement, son pays a jusqu'ici ete epargne par cette infection,

••

mais son Gouvernement n'a pas manque de preciser au personnel sanitaire l'importance d'une vigilance constante et de la declaration de tout cas d'affection gastro-intestinale susceptible de constituer le debut d'une epid6m1e de cholera El Tor. Le representant de la Malaisie demnde que

tous les renseignements actuels et ceux qui deviendraient disponibles dans

POOCES-VERBIIL DE 1A TROISmIE SFANCE

131

'" •

un proche avenir soient communiques des que possible par l'entremise du Bureau regional de l'OMS . I.e Dr MARTINS (Portugal) declare qu'il ya ell, l'annee derniere, deux

cas de cholera a Macao.

Cette anne~, il a ete possible de vacciner 99% de :La question des porteurs est

la population ct aucun cas ne s'est declal"'-

tres importante et de nombreux individus appartenant aux couches moins faverisees de la population ont ete examines et jusqu'a naintenant, aucun porteur n'a ete decele a Macao. I.e VICE-PRESIDENT resume brievement la situation

a Hong

Kong.

I.e dernier

cas bacteriologiquement confirme a ete enregistre le 8 novembre 1961,

a la

fin de l'epid6mie de l'annee derniere et des analyses regulieres des natieres d'egouts, des approvisionnements en eau et d'autres sources possibles d'in•

fection se sont poursuivies depuis lors.

:La premiere culture positive de

vibrion a ete pratiqu6e sur le premier cas decele le 23 aoCt et, depuis, un ou deux autres cas ont ete trouves a environ une sellBine d I intervalle. Jusqu'a hier, neuf cas ont ete deceles, dont huit bacteriologiquement confirmes. Quant au neuvieme, 11 s I agissai t d I un cas typiquement cl1nique en depi t One campagne de vaccination

du fait que la culture demeurait negative.

massive a ete effectuee en mars et avril de cette annee et n'a permis de couvrir qu' environ

53%

de la population, tout en permettant d'atteindre entre

80 et 9o{a, voire davantage, des habitants consideres comme etant les plus exposes,

a savoir

ceux vivant sur des jonques et ceux des Nouveaux Ter:1:i toires.

Les analyses des matieres d'egouts se sont poursuivies pendant toute cette periode et la premiere culture positive a pu etre effectuee dans un reservoir ,v

de natieres d I egouts

a Kowloon,

il y a environ dix jours.

Il a ensuite ete

1}2

COMITE REGIONAL

TREIZ~E

SESSION

decide de prelever des echantillons de matieres d'egouts de tous les reservoirs de 10 region uroainc: de Kovloon et de l'tle de Hong Kong et, au cours des deux jours suivants, 11 a ete possible de trouver cinq districts infectes

a Kowloon

et, au moment du depart du Dr l'fJacKenzi", neuf autres districts zon~

etaient infectes, ainsi que la grande partie de 10

portuaire de Hong Kong.

En depit de 10 concentraticn massive du vibrion, le nombre des cas ne s'est pas accru dans les proportions que l'on aurait pu prevo1r.

En effet, 11 a

ete possible de deceler une culture non agglutinable de vibrion chez un ma16de atteint de gastro_enterite et, de temps non agglutinable dans les matieres d'egouts. Le Capitaine PHILLIPS se refere au traitement des ma16des dans les

a autre,

de trouver un vibrion

regions eloignees et souligne qu'un cholerique qui dolt voyager douze heures pour se rendre

a

un centre de traitement est tout aussi condamne que l'indi-

vidu atteint d 'appendicite aigu!!.

En ce qui concerne l' evaluation du vaccin,

le Capitaine Phillips cons tate que s'11 existe un centre de traitement dlsposant des solutions salines necessaires et dote de medecins et d'infirmieres, tous les hab1 tants vivant dans un perimetre leur permettant d' a tte1ndre le centre en trois heures peuvent etre consideres comme sujets experimentaux car 116 pourront tous beneficier d'un traitement approprie, sans que ce16 pose de problemes d'ordre deontologique ou moral. d'administrer du vaccin antlcholerique typhotdique du vaccin. Cela permettralt en effet

a 50%

des individus et du vaccin anti-

a

l'autre moitie pour procooer ainsi

a une

evaluation appropr1ee

Le Capitaine Phillips est toutefois conscient du fait que cette

methode presenterait certaines d1fflcultes.

En presence d'un taux d'attaque

de un sur deux mille, il convient d' examiner environ 200 000 indi vidus pour deceler 100 cas.

En ce qui concerne 16 terminologie, le malade est incapable

PROCES-VERBA.L DE LA TROISIEME SEANCE

133

.., de discerner le vibrion El Tor du vibrion cholera asiatique. • Selon le Capi taine Ihillips, on a jusqu' a maintenant considere le cholera El Tor COlllllle une maladie plus benigne que le cholera classique et il n' est pas le cas. pre~ise

que cela

Tout indi vidu pesant 50 kg avec un vibrion El Tor dans

son tractus intestinal et emettant 80 litres de sell(:s est atteint d'une maladie fort grave. Enfin, en matiere de diagnostic, le capitaine Fhillips

est1me que tout individu qui emet plus de 3 litres de selles en vingt-quatre heures est atteint de cholera. Le VICE-PRESlDENT declare que, sur le nombre des cas qu'll a 1nd1ques

anterieurement, on a enregistre 1m deceB mais que l' individu en question a ete hospitalise CClllllDe moribond et qu'll est decade avant le d6but de tout

•

traitement.

En ce qui concerne les porteurs, tous les contacts ont ete

isoles et quatre contacts_porteurs ont ete decouverte, tous apparentes au •

premier cas.

A son depart de Hong Kong, aucun autre contact-porteur n'avait

ete depiete parmi les autres cas. L'attantion du Canite est ensuite appelee sur le document WP/PC13/7 Add.l, Arrangements awe termes de 1 'Article 104 du Reglement sani taire international. Le VICE-PRESIDENT fait rermrquer que ce document a ete radige

a.

la

sui te de la re1mion qui s' est tenue

a.

Manille pour dis cuter le probleme

du Cholera El Tor et au cours de laquelle 11 a ete recommande d'etudier la possibilite d'aboutir

a des

accords inter-pays awe termes de l'Article 104 Le Bureau regional s 'est d6clare dispose

du Regl.ement sanitaire international. aider

a

a la

preparation de tels accords, sour reserve que le Directeur general Le document soumis au

autorise cette me sure , s1 un pays en fa! t la demnde.

134

COMITE RIDIONAL

TREIZIEME SESSION

Comite fournit des precisions sur La manier0 de conclure de tels accords

inter-pays, en precisanc toutefoi" qu'ils nc doivent nullement gtre contraires aux dispOGitions et aux articles du Regl~ment

sanitairre int"rnational.

En l'absence de tout commentaire, le Vice.President invite les rapporteurs

a preparer,

de concert avec le Secretariat. un projet de resolution

qui sera soumis a. la prochaine seance pleniere du Comite. (Pour l'adoption de la resolution, voir proces-verbal de la quatriE,me seance, chapi tre 3.)

6.

RESOLUTIONS D'INTERET RIDIONAL ADOPrEES HlR LE CONSEIL EXECUTIF A SES VINGT_NElNIEME Er TRENTIEME SESSIONS ET HlR LA QUINZIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE: point 14 de l'ordre du jour (document WP/OC13/5) 18 SECRETAIRE indique que le document WP/OC13/5 reproduit les resolu-

tions d'intergt regional adoptees par le Conseil executif et la Quinzieme Assemblee mondiale de la Sante. certaines de ces resolutions. Urie notice explicative a ete ajoutee Il tient

a

a

souligner l'importance de la resa-

lution WHA15.19, page 10, "Rapport sur l'etat d'avancement du programme d' eradication du paludisme" et notamment le passage relatif a. la coordination des travaux entre les activites antipaludiques et les services de sante (page 11). 18 Dr THIEME declare que deux des resolutions d'inter€t regional adoptees

par le Conseil executif

a

sea 2geme et 30eme sessions et par la Quinzieme

Assemblee mondiale de la Sante concernent plus particul1erement le Samoa occidental,

a

savo1r : resolution WHA15.16, "Admission de nouveaux Membres -

Samoa occidental" et resolution WHA15.22, "Maintien de l'assistance aux E:tats ayant recemment accede a. l' independance" . d'une discussion. Quant La

premiere a deja. fait l' objet

a

la deux1eme, elle constitue un important jalen

dans l'aide appartee par l'OMS

a

son pays.

Elle prevait que l'assistance

PROCES-VERBAL DE IA TROISIEME SFANCE

135

aux Etats ayant recemment accede •

a

l'independence doit @tre acceleree

dens Ie sens preconise dans Ie rapport du Directeur general et autorise ce dernier

a mettre

en oeuvre un programme d'assistance aux Etats en cause.

Ce programme portera it essentiellement sur l'elaboration de plans sanitaires nationaux et activites connexes de formation, Ie developpement et l'accele_ ,OL

ration de l'enseignement et de la formation professionnelle du personnel national dens Ie domaine medical et l'octroi d'une assistance operationnelle. Cette assistance doit porter notamment sur la formation de base et sur le perfectionnement du personnel medical national. La creation d'un compte

special dens Ie cadre du Fonds volootaire pour la promotion de la sante a ete autorisee. •

Dens une lettre, Ie Directeur regional a suggere que Ie

Samoa occidental requiere une assistance de l'Organisation pour la mise en oeuvre d'un progr~

a long

terme dans Ie domaine de la formation medicale

et sanitaire. •

Une deuxieme lettre esquissait le plan d'une demande d'assis-

tance

a

un programme decennal,

a partir

de 1964.

Il est cependant apparu

que ce compte speCial, bien que volontaire, etait destine avant tout

a aider

les pays nouvellement independents d'Afrique, et passait sous silence les pays de l'Asie et de l'Amerique latine. Pendant des annees, Ie Samoa occi_

dental a reQu une assistance de l'OMS et ses besoins soot inferieurs d'autres pays. .~c

a ceux

Il est Ie seul pays qui tombe, dans la Region du Pacifique

Occidental, sous la definition d'Etats ayant recemment accede

a l'indepe~

dence ou qui sont sur Ie point d'y acceder; il sera it reconnaissant si le Directeur regional voulait accorder son soutien portent sur une periode decennale. rapidement et, pour faire face r ~

a

la demande d'assistance

La population de son pays s' accroft

a

ce phenomene, les services sanitaires doivent

.

crottre en proportion; ses ressources f1nancieres etent limitees, Ie Gouvernement se heurte

a

des difficultes.

Cependent, un montent restreint a pu

136

COMITE REGIONAL

TREIZIEME SESSION

etre allou" au developp'ement de ces services at 5i, aux term"s de la resalution en cause, l'OI'lS pouvait prendre des mesures en vue d'une assistance acceleree it la formation de personnel medical et sanitaire, un montant addi_ tionnel pourrait etre affecte i cet 2ffet it l'avenir. Le SECR];"TAIRF: confirme qu' un~ demande lui a recemment ete adressee Plor le Gouvernement du Samoa occidental. Pour l' instant, il ne peut prendre

aucun engagement ferme sur cette requete qui doi t etre transmise au Siege de l'Organisation. II assure neammoins Ie Dr Thieme que l'appui du Bureau

regional lui est acquis d' avance, dans la lim! te des moyens existants et des disponibilites financieres. Le DIRECTEUR GENERAL remercie Ie representant du Samoa occidental de

sa declaration et dit Ie plaisir qu'il eprouve it voir son pays represente pour la premiere fois au Cornite regional du Pacifique occidental. La reso-

lution en cause enonce explicitement que l'assistance doit etre accordee it tous les Ploys ayant recemment accede it l'independance, non seulement it ceux de l'Afrique, mais aussi it ceux des Ameriques ou du Pacifique occidental, pour ne citer que ceux_lit. II indique que le Fonds special d'assistance

acceleree aux Ploys ayant recemment accede it l'independance au it ceux sur 1e point d'y acceder a effectivement ete cree, mais qu'aucun versement n'y a encore ete fait. De telles reunions fournissent une excellente occasion

de voir les deux volets du diptyque : le desir de l'Organisation de servir et les ressources financieres necessaires pour repondre aux besoins. Au nom de son Gouvernement, Ie Dr CHRISTIANSEN remercie le Directeur regional, ses consei11ers et 1e FISE de 1'aide apportee au programme d'era_ dication du paludisme dans son Ploys. Depuis 1955, date

a

laquelle 1e

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

137

programme de Lore-eradication a ete lance, 1", travail de contralc s' est constamment poursuivi BOUS l'egide du Bureau regional. Au debut de

1961,

le Gouvernement a "stime le moment venu pour lancer un programme d' eradication et il faut esp6rGr que la phase de consolidation et d'entretien pourra etrc atcc;.Lnte vers 1)6,;. ,V

l,i)

Dr Christiansen souligne qu' il est

necessaire de proceder gramme

a

des enqu8tes de pre-eradication avant tout pro-

d'eradication.

Au vu des resultats de ces enqu8tes, son Gouvernement

entrevoit le succes du programme d'eradication, methodiquement conqu et applique. Le siege du programme au Borneo du Nord est situe

a Keningau,

dans

les· montagnes, ou est stationne le personnel de l'OMS.

Le siege de l'ad-

ministration se trouve au bureau du DirecteUl' des Services medicaux et sani_

•

taires,

a Jesselton.

une coordination et une collaboration des plus par-

faites existent entre le personnel de l'OMS et celui du Gouvernement, cemme en font preuve les conferences mensuelles avec les cadres superieurs du

• paludisme qui discutent des progres realises et des difficultes rencontrees. A son tour, le Gouvernement s'efforce de mettre en oeuvre tous les conseils formules par le Bureau regional et ses conseillers travaillant sur le terrain. Le VICE-PRESIDENT remercie le Dr Christiansen de ses observations.

En l'absence d'autres commentaires, le Vice_President suggere que le

Comite prenne note des resolutions enoncees dans le document

WP/RC13/5.

7·

AMENDEMENTS AU RIDLEMENT INTERIEUR DU COMITE RIDIONAL: point 15 de l'ordre du jour (documents WP/RC13/9 et Add,l) (suite de la premiere seance, chapitre 11) Le VICE-PRESIDENT indique que ce point a trait au rapport du Sous-

•

Comite du Reglement interieur.

En sa qualite de president de ce Sous-Comite,

138

Co/UTE REJJIONAL

TREIZIEME SESSION

il fait rapport de 21 septembre 1762

C2

qui suit: le Sous_Comite s'est reuni 10 vendredi 30. En faisaient partie : le Dr L.

a 14h.

vi. Jayesuria Apres

(Malaisie), le Dr L0-Cuu-Truong (Viet_Nam) et M. H. Okazaki (Japon).

avoir etudie 1<':8 documents ';P/RC13/] et ",P/Re13/) Add.l, 12 Sous_Comite a decide de reco~nander

au Goroite l'adoption de la resolution figurant au do11 invite le Comite regional

cument WP/Re13/WP/3.

a

demander au Secretariat

de classer les articles dans l'ordre qui convient, en y incorporant les modifications adoptees. 11 indique que la numerotation des articles doit 11 ya egalement lieu

@tre cbangee en fonction des amendements apportes. d'inviter le Secretariat chure. Le projet de resolution est soumis

a

publier le Reglement modifie sous forme de bra-

a

l'examen du Comite.

Decision: En l'absence de tout commentaire ou objection, lea recommantions du Sous-Comite sont approuvees et le projet de resolution est adopte a l'unanimite (voir resolution vIP!RC13.R3).

8.

ETUDE DO PROJET DE RESOLUrION IlEIATIF A IA PREPARATION DES M1SSIONS DE CONSULTANTS A COURT TEBME (suite du chapitre 4 ci_dessus) 18 VICE-PRESIDENT se refere au projet de resolution \'IP/RC13/WP4 qui a

ete distribue et demande s'il ya des commentaires.

En l'absence de toute

observation, il suggere que la resolution soi t adoptee. Decision: Le projet de resolution est adopte r6s01ution WP/Re13.R4).

a

l'unanimite (voir

La seance est levee

a 12

heures.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé