Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la septième séance, lundi 10 septembre 1984

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WPR/RC35/SR/7) COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEPTIEME SEANCE New Town Hall, Civic Centre. Suva Lundi 10 septernbre 1984, ~ 9 heures

PRESIDENT:

Dr T.M. Biurnaiwai (Fidji)

SOMMA IRE

1.

Examen des projets de resolution Correlation entre 1es travaux de l'Assernb1ee mondia1e de 1a Sante, du Consei1 executif et du Cornite regional ••••.•••••••• 2.1 Examen des resolutions de 1a Trente-Septieme Assemblee mondia1e de 1a Sante et du Consei1 executif a ses soixante-treizieme et soixante-quatorzieme sessions 2.2 Examen de l'ordre du jour de 1a soixante-quinzieme session du Conseil ex~cutif •••••••••••••••••••••••••••••••••

140 141

2.

141 144

3.

L 'hepatite, prob1erne de sante pub1ique ........................ ..

145

- 139 -

140

alMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION

1.

EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTION Le Comit~

a

examin~

les projets de resolution

5uivants~

D.!cision: Le projet de resolution est adopte sans commentaires (voir r'!solution WPR/RC35.Rl). 1.2 Budget programme pour 1986-1987 (document WPR!RC35!Conf. Paper No.2)

M. BOYER (Etats-Unis d 'Amerique) indique que 1 'enonce du projet de resolution implique l'acceptation par Ie Directeur general des propositions tel1es que formulees et il rappel1e l'assurance donnee au cours des discussions selon laquelle Ie Directeur general r~examinerait l'allocation regionale, y compris 18 croissance du programme~ De meme en reponse aux commentaires des repr~8entants sur divers besoins et priorites et compte tenu du desir exprime par certains d tentre eux de voir deplacer 1 'accent mts sur certains programmes, Ie Directeur regional a indique que les a llocations par pays etaient sujettes a modifications eventuelles. On avait aussi pris note des fluctuations incessantes du taux de change du peso ph ilippin par rapport au dollar des Etats-Unis d 'Amerique, ce qui pourrait affecter Ie montant des depenses en dollars. M. Boyer souhaite voir acter au proces-verbal que les propositions de budget doivent etre examinees a la lumiere des discussions de 1a seSS1on. Le DIRECTEUR REGIONAL rappelle que ces commentaires sont g~neralement repris dans son rapport verbal au Conseil executif sur les developpements importants au niveau regional, et notamment dans les matieres relatives au Comit~ regional. Decision: Le projet de resolution est adopte sans autres commentaires (voir resolution WPR/RC35.R2) . 1.3 Sous-Comite de la cooperation teChnique entre pays en developpement (document WPR/RC35/Conf. Paper No.3)

M. YOSHIDA (Japon) indique que plusieurs projets ont ete appuyes par son Gouvernement grace a I ' aide apportee par I' Agence japonaise pour la cooperation internationale qui essaie d'aider les pays en developpement l se constituer des competences nationales pour la production des medicaments essentiels. Dans la Region du Pacifique occidental, une collaboration de ce genre es t prevue avec Ie Gouvernement de la Republique democratique populaire lao pour Ie developpement d 'une technologie de production des medicaments essentiels; aux Philippines, une etude a ete entreprise pour evaluer la possibilite de construire un centre de controle de la qualite des produits alimentaires et des medicaments et la possibilite de cooperation technique pour l'amelioration de ces produits. Le Dr KHALID (Mslaisie) propose l'insertion des mots "de cooperation technique" apres Ie mot "possibilitea" dans Ie preambule. En ce qui concerne Ie paragraphe 3(3) du dispositif, il indique que certaines institutions ont dejA ete designees centres collaborateurs pour les soins de sant~ primaires dans la Region; par consequent, il sugg~re l'insertion du mot " supp lementaires" apres les mots "etablissements appropries".

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEPTIEME SEANCE D~cision:

141 ado pte (voir

Le

projet

de

resolution,

ainsi

modifie,

est

resolution WPR/RC35.R3). 1.4 Develo ement document WPR Decision~

ersonnels de sante

Conf. Paper No.4 projet de resolution est adopte sans conunentaires (voir

Le

resolution WPR/RC35.R4). 1.5 Evaluation des strategies de la sante pour tOUB d'ici l'an 2000 (document WPR/RC35/Conf. Paper No.5) Decision: Le projet de resolution est adopte sans commentaires (voir

resolution WPR/RC35.R5). 1.6 document

eneraJ de travail Paper No.6) Le projet de resolution est adopte sans commentaires (voir

Decision:

resolution WPR/RC35.R6). 1. 7

Composition du SouB-COmire du programme general de travail (document WPR/RC35/Conf. Paper No.7) Decision; Le projet de resolution est adopte sans commentaires (voir resolution WPR/RC35.R7).

1.8

Les femmes, la sante et Ie developpement (document WPR/RC35/Conf. Paper No.8) Le Dr BAVADRA (Fidji) se referant

que

Ie chiffre de 29% qu'il avait donne a propos de la proposition de femmes allaitant leurs enfants a Fidji pendant les trois premiers mois est incorrect: il se rapporte dUX femmes indiennes seulement. Le chiffre

a

la discussion sur ce sujet indique

correct est de 6S%. Dec ision; Le projet de resolution est adopte sans commentaires (voir resolution WPR/RC35.R8). 1.9 Com osition du Grou e de ressources sanitaires our les soins de sante

document WPR/RC35 Conf. Paper No.9) Dec ision; Le projet de resolution est adopte sans commentaires (voir resolution WPR/RC35.R9). 2. 2.1 CORRELATION ENTRE LES TRAVAUX DE L'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, DU CONSEIL EXECUTIF ET DU OOMITE REGIONAL: Point 13 de l'ordre du jour Ex amen des resolutions adoptees par 1a Trente-Septieme Assemblee mondia1e de la Sant~ et par Ie Conseil executif a ses soixantetreizieme et soixante-Quatorzieme sessions: Point 13.1 de 1 'ordre du jour (document WPR/RC35/S)

Le DIRECTEUR REGIONAL indique que Ie document WPR/RC35/8 propose les resolutions adoptees par la Trente-Septieme Assemblee mondiale de la Sante et par Ie Conseil executif A sa soixante-treizieme session et considerees comme ayant une importance significative pour la Region du Pacifique

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COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION

occidental. Un certain nombre d'autres resolutions adoptees par l'Assemblee de la Sante devraient aussi attirer l'attention du Comite. Elles etaient relatives a d'autres points de l'ordre du jour et elles ont deja ete prises en consideration. Les deux resolutions adoptees par Ie Conseil executif a

sa soixante-quatorzieme session ne presentaient aucun interet direct pour Ie travail du Comite regional du Pacifique occidental. Le Cornite doit

a

present examiner chaque resolution separement.

2.1.1 Resolution WHA37.18 de la xerophtalmie

Prevention et reduction de

l'avitaminose A et

Le DIRECTEUR REGIONAL attire I'attention sur les paragraphes 2 et 3 du dispositif. Le texte du document WPR/RC35/8 donne quelques informations generales qui aideront a discuter ces resolutions. II nly a pas de commentaires.

2.1.2 Resolution WHA37.23 Collaboration Nations Unies - Questions generales: substances psychotropes Le DIRECTEUR dispositif. REGIONAL attire

a

I' inter ieur du sys teme Abus des stupefiants et

des des

l'attention

Sur

Ie

paragraphe

I

du

11 n'y a pas de commentaires. 2.1.3 Resolution WHA37.27 - Etalons internationaux et unites internationales pour les substances biologiques Le DIRECTEUR REGIONAL attire I'attention sur les recommandations figurant a la section I et au paragraphe 3 du dispositif de la section II. Le texte du document WPR/RC3S/8 donne des informations generales uti les pour la discussion de cette resolution.

Ii n'y a pas de commentaires. 2.1.4 Resolution WHA37.30 enfant La nutrition chez Ie nourrlsson et Ie leune

Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attention Sur Ie paragraphe 2 dispositif. 11 rappelle que Ie sujet des discussions techniques de presente session s'intitule "Malnutrition, croissance et developpement".

du la

Le Directeur regional rappelle que Ie Comite regional etait convenu en 1982 que les Etats Membres devraient lui faire rapport annuellement sur ce suj et. Les rapports soumis au debut de 1984 ont contribue au rapport du Directeur general, ce qui a entraine l'Assemblee a adopter la resolution en question. En 1985, les rapports seront utilises pour presenter un rapport de synth~se sur ce sujet au Comite regional. Le Directeur regional rappelle que les rapports individuels doivent parvenir a Manille en mars 1985. Le Dr AaJSTA (Philippines) signale qu 'un mouvement national pour la promotion de l'allaitement maternel a ~te officiellement lance aux Philippines en mars 1983 sous la direction du Ministere de la Sante. Dix-huit

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEPTIEME SEANCE institutions compris les gouvernementales et des repn€sentants professions medicales et apparentees,

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du secteur prive, y ont participe aces

travaux qui, au cours de la premiere annee, se sont centres sur la formulation de politiques, la recherche, l'information et I'education. Les politiques gouvernementales relatives a la promotion de 1 'allaitement maternel ont ete revues et des recommandations ont ete formulE~e5 pour en accroitre l'efficacite. La recherche sur l'allaitement maternel a ete encouragee de telle maniere que les resultats auxquels elle about ira puis sent etre appliques dans des activites sur le terrain. Des themes additionnels de recherche ont ete definis et des chercheurs, individuels ou aSBacies, ont r~u l'aide dont ils avaient besoin pour entre prendre leurs recherches. Un programme d'education de masse et de publicite, cherchant particulierement II atteindre les pauvres des villes et la population des zones rurales, a ete mene a bien: les medias ont appuye l'action directe des agents de sante et des groupements concernes. Toutes sortes de materiels didactiques ont et~ produits pour aider a faire passer le message dans les foyers. L'OMS et les autres institutions internationales ont cooper~ sans compter.

2.1.5 Resolution WHA37.32 vaccins essentiels

Programme

d'action

pour

les

medicaments

et

Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attention sur les paragraphes 2, 3 et 5 du dispositif. Le Dr KHALID (Malaisie) indique qu'en raison de l'importance du programme d'action dans la mise en oeuvre de la strategie de la sant~ pour tous, et compte tenu de la preoccupation exprimee par de nombreux pays 11

cet egard, le Comite devrait adopter une resolution demandant notamment la convocation dans la Region d'une reunion sur ce sujet et la redaction par

le Directeur regional d 'un rapport sur le resultat des deliberations de cette reunion qu' i l presenterait au Comite regional lors de la prochaine session. Le Dr Khalid se dit pret a proposer un texte. En l' absence de toute autre discusssion, le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resolution qui reflete les propositions du Dr Khalid. (Pour l'examen du projet de resolution, voir le compte rendu analytique de la huitieme seance, section 1.1). 2.1.6 Resolution WHA37.33 - Usage rationnel des medicaments Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attention sur lea paragraphes 1 et 2 du d ispositif. 11 n'y a pas de commentaires. 2.1.7 Resolution EB73.R10 substances chimiques

-

Programme

international sur

la securite des

Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attention sur les paragraphes 1 et 2 du dispositif. 11 n'y a pas de commentaires. En l'absence de tout autre commentaire le PRESIDENT prie les Rapporteurs de preparer un projet de resolution approprie. (Pour 1 'examen du projet de resolution, seance, section 1.2). V01r

Ie compte rendu analytique de

la huitieme

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COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION

2.2

Examen de l'ordre du jour de La soixante-guinzieme session du Conseil executif: Point 13.2 de l'ordre du jour (document WPR/RC35/9)

Le DIRECTEUR REGIONAL indique que depuis plusieurs annlles il fait rapport sur la correlation entre lea travaux du Camite regional, du Consei! exllcutif et son Comite du Programme, et de 1 'Assembille mondiale de la Sante. Au cours de la presente session, Ie Camite regional a a nouveau pris l'initiative d'introduire certaines questions qui pourraient etre discutees dans lea organes directeurs de l'Organisation. Les sujets l'ordre du jour du Comite pour Is presente session et qui pourraient conduire A un debat au niveau rnondial sont 1 'hepatite en tant que probl~me de sante publique et les Directives pour la qualite de 1 'eau de beisson de l'OMS. Le Dr ACOSTA (Philippines) demande la permission de mentionner, dans Ie cadre du point de l'ordre du jour actuellement en discussion, Ie probleme sans cesse plus serieux des sources d 'energie nucb§aires et les risques potentiels que courent les communautes vivant au voisinage des centrales nucIeaires. Le DIRECTEUR REGIONAL assure Ie representant des Philippines que pn€occupation sera dilment refletee dans Ie rapport qu I il pn€sentera Conaeil executif et ce sujet pourrait etre utilement discute lors de reunion du Comite du Programme qui precedera la prochaine session Conseil executif. L'Agence internationale de I'energie atomique chargee par priorite d 'etudier les probIemes de la securite nucleaire doit consulter les institutions soeurs sur taus les aspects qui sont leur ressort. sa au la du est et de

a

Le Dr KITAGAWA (Japon), introduisant un projet de resolution co-parraine par l'Australie, la Chine, Fidji, Ie Japon, Kiribati, la Nouvelle-ZeIande, les Philippines, la Republique de Coree et les Tonga, concernant les Membres de 1 'Organisation mondiale de la Sante dans la Region du Pacifique occidental habilites A designer une personne pour sieger au Conseil executif (document WPR/RC35/Conf. Paper No. 10), rappel Ie que la Region du Pacifique occidental rassemble plus d 'un quart de la population mondiale et comprend un nombre sans cesse croissant d t Etats Membres. Une distribution geographique equitable impliquerait par consequent que la Region se voie accorder un quota de quatre Membres habilites A designer une personne pour sieger au Conseil executif, alors qu'elle nlen a que trois actuellement. Le Dr Kitagawa espere que les discussions conduiront A une correction l cette distribution inequitable. Le Dr BARKER (Nouvelle-Zelande) confirme qu's son avis la Region du Pacifique occidental est sous-representee, 51 l'on tient compte de sa population et de sa superficie. Le Dr BAVADRA (Fidj il considere qu 'une raison supplementaire d 'accroitre Ie nombre des Membres habilites a designer une persanne pour sieger au Conseil executif est que les Etats Membres de la Region sent disperses sur une enorme superficie. Le Dr TAPA (Tonga) indique que les paragraphes du preambule du projet de resolution propose justifient amplement l'accroissement suggere.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEPTIEME SEANCE

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Le Dr LIU XIRONG (Chine) indique que la question lui parait extremement et que son pays approuve sans reserve la proposition qui est faite. importante

M. BOYER (Etats-Unis d' Amer ique) signale qu' en tant que representant d'un Etat Membre appartenant a une autre region de l'OMS, i1 ne desire pas se lancer dans une discussion sur Ie bien-fonde de la resolution proposee, maie il reconnait qu 'un meilleur quota pour la Region semblerait souhaitable. Ce changement pourrait se faire soit par une modification de 1a distribution regionale actuellement en vigueur des Membres habilites a designer une personne pour sieger au Conseil executif, ou alors dans le cadre d 'un elargissement pur et simple de la composition du Consei l. Cependant, la maniere dont on pourrait resoudre ce probleme n 'est pas a proprement parler du ressort du Comite. Le Dr BARKER (Nouvelle-Zelande) approuve cette declaration. La decision doit etre laissee au Conseil executif et a l'Assemblee mondiale de la Sante. M. VIGNES (Conseiller juridique au Siege de 1 'OMS) indique que d 'un point de vue legal le representant de la Nouvelle-Zelande a parfaitement raison. 11 appartient 11 1 'Assemblee mondia1e de la Sante de decider du nombre des Etats Membres de chacune des six regions de 1 'OMS habilites ii designer une persanne pour sieger au Conseil executif et, en verite, ce point a ete mis en discussion et soumis a decision 11 l'Assemblee mondia1e chaque aonee. A l'heure actuelle, Ie nombre des Etats Membres d'une region habilites 11 designer un representant depend du nombre total des Etats Membres dans la Region. Si l'on tient compte de 1a population, l'Assemblee mandiale de la Sant~ pourrait etre amenee a recommander une "redistribution" soit au sein du groupe de 31 personnes constituant actuellement Ie Conseil soit sur la base d'un elargissement du groupe. Si le Comit~ adopte 1a resolution qui lui est proposee, le Directeur regional ne manquera pas de porter l'affaire a 1 'attention du Conseil executif, quand il lui fera rapport sur lea developpements regionaux significatifs, et notamment les matieres interessant 1e Comit'" regional. 11 ne fait aucun doute que le Directeur general A son tour attirera tout sp~cialement l'attention du Conseil sur la resolution regionale. Le Conseil pourra alors decider d'etudier la question plus en detail, d 'ajourner 1 'examen ou de s'en remettre a 1 'Assemblee mondiale de la Sante pour un examen du fond du probl~me. J

En l' absence de tout autre commmentaire, le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resolution approprie. (Pour 1 'examen du projet de resolution, voir le compte rendu analytique de la huitieme seance, section 1.3). 3. L'HEPATITE, PROBLEME DE SANTE PUBLIQUE: (document WPR/RC35/ll) Point 15 de 1 'ordre du jour

Le DIRECTEUR REGIONAL rappelle qu' au cours de sa trente-quatrieme session, le Comit~ a decide que le theme de la signification en sante publique de 1 'hepatite devrait etre porte a 1 'attention des Etats Membres et presente comme un point separe a l'ordre du jour de la trente-cinquieme session. L'infection par le virus de l'hepatite Best hautement prevalente dans la Region et constitue un serieux probteme de sante publique. Parmi les quelque 215 millions de porteurs chroniques du virus de l'hepatite B dans le monde, pres de 168 millions habitent dans la Region du Pac ifique

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COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION

On a montrl! que I' infec t ion par Ie virus de 1 'hepatite B, en particulier 1 'etat de porteur permanent, est etroitement associee au developpement des maladies hepatiques chroniques h~patoceLlulaire

occ identa 1 et d' autre spays d' Asie.

telles que l'hepatite chronique active, la cirrhose du faie et l'epithelioma primitif.

Le document WPR/RC35/ll dpcrit la situation actuelle des activites de surveillance et de prevention de l'h~patite B et de lutte contre cette maladie dans ment

la Region.

La

section 4

du document decrit brievement

les de

activites conjointes proposees dans la Region, en particulier Ie developpede vaccine peu couteux derives du plasma et la recherche sur nouveaux vBccins, utilisant les techniques de recombinaison de l'ADN.

Le Dr SILIGA (Etats-Unis d'Arnerique) indique que sa delegation approuve les efforts faits par l'OMS pour enrayer L'hepatite B, et il approuve les themes choisis pour la collaboration avec les Etats Membres. Une participation active des Etats Membres 11 la surveillance, a la prevention et il la lutte contre cette maladie est d'une importance capitale.

Les Centers for Disease Control (Centres de lutte contre la maladiel des Etats Unis et Ie National Institute of Allergy and Infectious Diseases (Institut national des maladies infectieuses et allergiques), au titre d' accords bi lateraux avec la Chine et Ie J apon, ont deja collabore il I'elaboration et a la mise a l'epreuve de vaccins, A l'evaluation de la capacite de ces vaccins A empecher la transmission mere/enfant, et a la mise sur pied d tune technologie de laboratoire qui peut permettre de mesurer l'induction d'anticorps protecteurs par les vaccins; ils ant aussi

aide

a

la diffusion des resultats de la recherche.

Des etudes indiquent

que les vaccins tant americains que chinois sont efficaces et empechent l'instauration d'un etat de porteur permanent du virus de l'hepatite B chez les enfants nes de meres porteuses. Des t'Hements d I information provenant

d'Inde donnent frequente chez

a

penser que l'hepatite non A/non Best une forme de maladie les adultes asiatiqlJes et pourrait etre associee

a

une

insuffisance hepatique aigue durant la grossesse. une attention croissante 1 'avait pense.

Le Dr SUNG-WOO LEE (Republique de Coree) indique que son pays accorde a la prevention de l'hepatite B, depuis que cette maladie s'est revelee un probleme de sante publique plus important qu'on ne Les autorites sanitaires ont concentre leurs efforts sur la

m1se au point d 'un vaccin contre l'hepatite B derive du plasma, et la production a commence en Bout 1983. Quelque 3,7 millions de doses ant ete produites au cours des 12 premiers mois et d'ici 1985 la Republique de Coree devrait avoir une capacite de production de plus de 10 000 000 de doses. Le Dr Lee indique que son pays se rejouit de voir s' intensifier dans la

Region la collaboration dans Ie domaine de la lutte contre l'hepatite B. Le Dr THONG (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) decrivant 1 'experience acquise dans la lutte contre Ie virus de l'hepatite B a Hong Kong, indique que Ie taux d'infection varie de 3,3% chez les enfant. de moins de 5 ans a un maximum de 11,4% dans la tranche d'llge de 21 A 3D ans. La prevalence globale des anticorps antihepatite B est de 33,3% et le taux est plus eleve chez les homrnes que chez leo femmes. L'infection des nourrissons provient probablement dlune

transmission perinatale ou intrafarniliale. L'accroissement de la prevalence en fonction de I' age peut etre attribue a la transmission de l'infection par les camarades d'ecole et plus tard voie sexuelle~

a

une transmission par

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEPTlEME SEANCE

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L'hepatite virale est la seule maladie transmissible posant probleme a Hong Kong qui o'ait pas decline au cours des vingt dernieres annees. La forme aigue est une maladie a declaration obligatoire, et en 1983 on a note 1783 cas, dont 28 deces. La meme annee on a enregistre 1013 dec",s dus a 1 'epithelioma hepatocellulaire primitif, ce qui classe cette affection au deuxieme rang des causes de deces par tumeurs malignes. Les maladies hepatiques chroniques et la cirrhose du foie 5e classent au dixieme rang des principales causes de dec",s; elles ont ete responsables de 349 deces en 1983. L'hepatite virale B a cause 66,3% des cirrhoses et fut une cause majeure du developpement d 'epitheliomas hepatocellulaires. 11 s' agit 18 d 'un probleme de sant~ publique important, et les autorites de Hong Kong sont pretes a prendre toutes les mesures necessaires pour enrayer sa propagation. Le depistage chez les donneurs de sang a eU; pratique courante depuis 1975 et les mesures ont ete prises pour reduire les chances de contamination du milieu par Ie sang, les produits sanguins ou les liquides organiques. L' education sanitaire a ete assuree, en particulier chez les groupes a haut risque. Potentiellernent, on peut dire que les moyens les plus efficaces de limiter et finalement d 'eliminer 1 'hepatite Best la vaccination mais Ie cout actuel des vaccins est prohibit if. Par consequent, Hong Kong a adopte une strategie de vaccination selective des groupes a haut risque afin de tenter de nf'duire Ie reservoir des porteurs dans 1a population et de rompre la chaine de transmission. Un de ces groupes est Ie personnel de sante, en contact frequent avec Ie sang et les produits sanguins. Un autre est Ie groupe des enfants nes de meres positives a l'antigene de surface HBs; pratiquement taus les enfants dans ce cas contractent la maladie et 25% risquent de mourir d'une maladie hepatique. lIs deviennent Bussi la premiere source d'infection pour Ie reste de la population transmettant la maladie a leurs compagnons de jeu pendant leur enfance et a leurs contacts sexuels dans la vie adulte. La procedure adoptee a Hong Kong est d 'administrer des immunoglobulines antihepatite B peu apres la naissance et de pratiquer ensuite une vaccination active. Les prem~ers resultats de l'etude d'evaluation sont des plus encourageants. La recherche sur l'hepatite a encore beaucoup A faire. Toute modification ou extension du programme de lutte centre cette maladie devra tenir compte de I' experience pas see , du cout du vaccin, des ressources dispenibles, des nouveaux progres pour la mise au point des vaccins et des informations ~pid~miologiques les plus recentes. Le Dr Thong rappelle que sa delegation appule sans reserve la recommandation d 'une plus etroite collaboration et d'une partlclpation active des Etats Membres a la surveillance de l'hepatite B ainsi qu'a la lutte contre cette maladie dans 1a Region. Le Dr DANG HOI XUAN (Viet Naml indique que 1 'hepatite virale est un probleme de sante publique important dans son pays, ou 1 'incidence annuelle est estimee a 120 cas pour 100 000 habitants. L'hopital central de Hanoi traite 287 cas par an, parmi lesquels le taux de mortalite est de 5,2%. Parmi les echantillons de sang de 2000 patients testes par immunoelectrophorese, 3,35% se sont reveles positifs a l'antigene HBs. Les tests radiologiques et d 'hemagglutination passive ont aussi ete effectues pour detecter 1 'antigene HBs: ils ont revele des taux de prevalence de 13,2% chez le personnel hospitalier et de 15,6% chez les patients. L'hepatite chronique et 1 'epithelioma hepatocellulaire primitif sont frequents au Viet Nam. La vaccination contre l'hepatite nta pas encore pu etre organisee sur une large echelle, en raison du cont eleve du vaccin. Des efforts de production d'un vaccin moins couteux doivent etre encourages. Dans l'entretemps, une strategie de lutte a porte sur l'education pour 1a sante

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COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION

du personnel de sant~ (en insist ant sur 1 'importance de procedures aseptiques et la necessite d'eviter des transfusions sanguines non indispensables), la recherche de l'antigene HBs dans les laboratoires locaux et centraux et l'organisation d'un Centre collaborateur de reference et de recherche pour l'hepatite virale l l'Institut central d'epidemiologie et d 'hygiene de Hanoi. La cooperation technique avec les centres collaborateurs OMS de referencp et de recherche pour l'hepatite virale est extremement importante. Le Dr WANG ZHAO (Chine) indique que l'hepatite virale constitue un danger croissant pour la sante de la population et Ie developpement social et ~conomique de la Region, voire du mande entier, et c'eat 18 un probleme de plus en plus preoccupant. 11 est done tout 11 fait opportun que l'on vienne A en debattre. En Chine, on enregistre en particulier une forte incidence d'hepatite B. En 1983, Ie nombre total des cas notifies a atteint 735 954; Ie taux de positivite pour l'antigene HBs <'!tait en moyenne de 8,83%. Le Gouvernement attache une grande importance 11 la lutte contre 1 'hepatite virale et donne la priorite 11 la recherche sur les vaccins et 11 Is prevention de la transmission de la mere 11 1 'enfant. Pour prevenir la transmission, on a institue une stricte surveillance des donneurs de sang ains! qu'une gestion rigoureuse de tout ce qui touche a 18 transfusion et aux produits sanguins de m@me quiA la st~rilisation du mat~riel dans les hopitaux et les laboratoires. Ces mesures ont apporte une certaine ameHioration mais il est evident qu tune action preventive specifique est necessaire pour lutter contre la maladie. Des vaccins derives du plasma ont eti! experimentes en Chine, notamment sur l'homme. lIs ont assure une bonne protection et leur production sur une echelle moyenne a commence. Des techniques de production 11 grande echelle seront mises au point des que possible mais Ie vaccin derive du plasma sera insuffisant pour repondre aux besoins de la population chinoise. Des progres interessants ont pu etre enregistres grace aux recherches effectuees sur Ie developpement de vaccin par recombinaison de 1 'ADN. Certains des reactifs diagnostiques necessaires ont ete produits et sont de bonne qualite. Au plan de la production, c'est sur la reduction des couts et sur la qualite que 1 'on fait porter tout 1 'effort. Certains instituts proc~dent 11 des etudes sur les ant icorps monoc lonaux et au developpement de techniques d 'hybridat ion de l'ADN. Les vaccins et les reactifs diagnostiques seront disponibles en grande quantite et une strategie d'ensemble est en cours de mise en place. La Chine s 'est lancee dans la recherche fondamentale ainsi que dans la recherche clinique J cette derniere portant notamment sur les taux d'incidence dans les differentes regions et les divers groupes de population, l' identification des groupes 11 haut risque ainsi que sur la reponse et les reactions - 11 court et 11 long terme - chez les .ujets vaccines.

La Chine a benefici<,! d 'une importante cooperation de 1 'OMS; elle se rejouit de collaborer avec d'autres Etats Membres dans ce domaine et elle espere que Ie programme de l'OMS en la matiere sera renforce. Le Dr MARSALLON (France) indique qu 'une enqu~te portant sur 9810 serums de diverses origines a et~ menee en Nouvelle-Caledonie (notamment des banques de sang et des centres de protection maternelle et infantile). Elle a revele 418 cas d'h<,!patite B. La prevalence moyenne est de 4,2%. L'etude par groupes ethniques a fait apparaitre des differences considerables: 1% chez les Europeens, 5% chez les MeIanesiens et 8% chez

OOMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEPTIEME SEANCE

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lea Polym~siens. Davantage d 'attention devra etre accordee aux enquetes epidemiologiques. Le taux de prevalence parmi les femmes enceinte. etait de 5% (soit legerement superieur A la moyenne) et Ie taux de transmission de la mere A 1 'enfant de 60%. Des mesures de prevention sont mises en place, priorite etant accordee aux personnes les plus exposees (personnels de sante) et a la protection des enfants nes de meres infectees. 11 est propose d'effectuer des vaccinations contre l'hepatite B.

La France est prete a cooperer a la lutte contre 1 'hepatite B aux cates des Etats Membres de la Region. Elle dispose d 'un vaccin qui s'administre en trois injections a intervalle d'un mois, SUl.Vl.es d'un rappel un an plus tard. 11 est derive du plasma et reste malheureusement encore tres coOteux; cependant, on peut esperer disposer d'un vaccin produit par recombinaison de l'ADN dans un avenir proche. M. KITAGAWA (Japon) indique qu'au Japon, on estime qu'entre 2 et 3 millions de personnes (approximativement 2% de la population) sont infectees de maniere chronique par Ie virus de 1 'hepatite B. En 1980, quelque 31 000 deces (4,3% de tous les deces) ont ete imputes a l'hepatite chronique, A la cirrhose du foie ou a un epithelioma hepatocellulaire qui sont souvent associes a l'infection par Ie virus de l'hepatite B. La lutte contre cette maladie constitue donc au Japan 1 'un des problemes de sante publique les plus importants.

Le Ministere de la Sante et des Af faires sociales a cree en 1963 un groupe d'etude sur l'hepatite qui a effectue des etudes biologiques, cliniques et epidemiologiques sur 1 'hepatite A et 1 'hepatite B. Selon une enquete epidemiologique effectuee par le groupe en 1981, 180 000 personnes souffrent d'hepatite aigue (dont 20% d'hepatite A et 30% d'hepatite B). Au Japon, la lutte contre 1 'hepatite B s 'effectue A trois niveaux: surveillance des dons de sang, immunisation passive par des immunoglobulines humaines antihepatite B et innnunisation active au moyen d 'un vaccin inactive. La recherche de l'antigene HBs dans Ie sang des donneurs est pratiquee systematiquement depuis 1972. Les immunoglobulines humaines antihepatite B sont disponibles depuis 1981; leur injection immediatemeot apres une transmission accidentelle du virus de 1 'hepatite B au cours d'actes medicaux permet d'eviter l'infection. Puisque de bons resultats sans effets secondaires sensibles ont ete obtenus lors d 'essais cliniques avec Ie vaccin derive du plasma, sa production commerciale pourra comaencer avant la fin de 1 'annee et il sera mis sur Ie marche dans 1 'ensemble du pays en 1985. Par ailleurs, une firme pharmaceutique s'efforce de produire un vaccin contre 1 'hepatite B en ayant recours aux techniques du genie genet ique.

Certes, tout un chacun ne risque pas d'@tre infecte par l'hepatite B, mais Ie virus se transmet extr&!ement facilement parmi les groupe. A haut risque. C'est pourquoi lion slest efforce de determiner avec soin tous les groupes de population qui devraient ~tre vaccines et il a ete decide de vacciner en pr iorite les nouveau-neB neB de meres porteuses de 11 antigene HBe. Ce projet, qui verra bient8t Ie jour sera finance par l'Etat. Etant donne que pres de 1 050 000 enfants naissent annuellement au Japon et que Ie taux de positivit~ pour l'antigene HBe est d'environ 4%, on estime a 6000 Ie nombre de nouveau-nea susceptibles de recevoir Ie vaccin contre 1 'hepatite B.

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La pr~valence de l'hepatite B au Japon est semble-t-il tres ~levee et ~pidemiologique qui a ~te menee anterieurement est jugee insuffisante. Dans la mesure ou cette affection virale est associee a diverses maladies graves telles que l'h~patite chronique, la cirrhose du foie et l'epithelioma hepatocellulaire, sa maitrise ne peut etre que profitable a la sante de la population et a l'economie du pays. l'~tude

Le vaccin contre l'hepatite Best disponible dans plusieurs pays et son utilisation A bon escient pourrait fa ire sensiblement reculer la maladie. Cependant, le vaccin derive du plasma est tres coateux et la capacite de production limitee. De plus, les connaissances que lion a sur la nature du virus sont encore fragmentaires. La recherche doi t done etre poursuivie de maniere intensive. Le Dr BAVADRA (Fidj i) prec ise que son pays envisage depuis quelque tempa de lancer un prograrmne de vaccination visant des groupes particuliers, notamment le personnel de laboratoire et le personnel hospitalier. Malheureusement, ce projet se heurte au coat ~leve du vaccin et des etudes serologiques requises. Le Dr Bavadra se rejouit par consequent des progres accomplis par les Etats Membres dans la recherche en ce domaine et appelle de ses voeux une intensification de 18 collaboration. Selon le Dr GOH KEE TAl (Singapour), maintenant que la plupart des maladies transmissibles sont elirninees ou maitrisees dans son pays, l'h~patite virale, dont la declaration est obligatoire depuis 1976, apparait comme un probleme de sante publique de premier plan. Le taux de morbidite annuel est de 20 pour 100 000 et le taux de letalite de 1%. Le virus de l'hepatite Best responsable d'environ 50% des hepatites aigues et le virus de l'hepatite A d'environ 25%. Des flambees de l'hepatite A dues S la consommation de fruits de mer crus ou mal cuits importes de la Region se produisent de temps a autre. A Singapour, la prevalence globale des porteurs de l'antigene Has est de 6% et on y estime a 150 000 le nombre des porteurs dans la communaute; la proportion des porteurs est -'levee parmi les jeunes Chinois du sexe masculin. L'infection chronique par le virus de l'h~patite B a not8Dlllent pour sequelles la cirrhose et l'epithelioma hepatocellulaire. On compte annuellement quelque 500 cas d 'h~patite chronique et de cirrhose sur une population de 2,5 millions d'habitants; l'epithelioma hepatocellulaire vient au troisieme rang des cancers par ordre de frequence et l'on en diagnostique 400 a 500 nouveaux cas chaque annee. Des enquetes epidemiologiques ont montre que la transmission du virus de l'hepatite B se produit verticalement (mere/enfant) ou horizontalement (de personne a personne), par voie parenterale directe ou par voie parent,kale discrete. La transmission perinatale est responsable de 50% des cas de porteurs asymptomatiques; on estime que chaque annee quelque 900 enfants nes de meres porteuses deviennent a leur tour des porteurs permanents. Compte tenu de l'importance de l'h~patite B sur le plan socio-economique et au niveau de la sante publique, le Gouvernement a accorde un rang .neve de priorite a la lutte contre cette maladie. Les strategies adoptees consistent 11 definir les groupes a haut risque, 11 apprendre au public comment se premunir c~ntre la transmission et d'assurer une production locale pour les programmes de vaccination. Les groupes A haut risque ont ete ident ifies par des enqui!tes sero-~pidemiologiques; i 1 s'agit des enfants de meres porteuses du virus de l'hepatite B, des agents de laboratoire et du personnel hospitalier, les contacts familiaux de cas

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA SEPTIEME SEANCE

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aigus et enfin les porteurs chroniques. Le programme de vaccination a d~bute en mars 1983; plus de 5000 personnes ont ete vaccinees jusqu'A present et aucune r'€action secondaire n'a ete signalee. II est envisage de vacciner quelque 14 000 personnes par annee dans les groupes A haut risque. Le vaccin est produit A Singapour en collaboration avec une firme instal lee aux EtatsUnis et Ie premier lot de vaccin produit A partir du plasma recolte sur place devrait etre disponiblp en 1986 et mis A la disposition d'autres pays de la Region.

Le Dr SCHUSTER (Samoa) demande si Ie Secretariat pourrait donner au Comite des precisions sur la production de vaccins et de r~actifs utilisables pour 1 'hepatite B, sur la standardisation des produits, leur activite, leur qualite, les doses reco1llllandees pour les vaccinations et a quel prix les Etats Membres pourraient s 'en procurer. 11 remarque que plusieurs Etats Membres ont amorc~ "une certaine production" pour leurs besoins nationaux et se demande ce que l'on entend exactement par lao

M. VANNARETH RATSAPHO (Republique democratique populaire lao) indique que l'hepatite A est la forme la plus frequente d'hepatite dans son pays. On note souvent de petites flamb~es qui affectent particulierement les Europeens. Par ordre d' importance vient ensuite 1 'hepatite B liEie a la n!'uti lisation, pour raison d' economie, de materie 1 normalement j etable et aux transfusions repetees ou effectuees en urgence sans qu'on ait pu rechercher l'antigene HBs. Les autres formes d'hepatite sont rares. La cirrhose du foie, qui semble aussi frequente chez les hommes que chez les femmes, est 1 'une des causes principales d 'hospitalisation (3,5% des admissions). L'alcoolisme nren est pas la cause essentielle; en effet, bien que l'alcool de riz soit une boisson populaire, il n'est pas consomme quotidiennement. Dans l'tle de Khong, la schistosomiase, meme si elle est tres localisee, entraine de graves s~quelles. En 1983, l'etude de s~rums de 50 sujets cirrhotiques a montre que 55% des cas etaient porteurs de I 'antigene HBs ce qui montre bien la fr~quence elevee de la cirrhose post-hepatique. Le cancer du foie est responsable dans 8% des cancers et il est Ie second en importance apres Ie cancer de l'uterus. Un accroissement du nombre de cancers du foie a ~te note ces dernieres annees dans les h8pitaux de Sethathirath et Mahosot. Lea trois facteurs etiologiquea que l'on cite principalement sont les defoliants utilises pendant la guerre, les aflatoxines et 1 'antigene Australia. Ce dernier semble Ie plus important; une etude preliminaire de 30 cas de cancer du foie a montre que 60% etaient porteurs de I 'antigene HBs que 1 'on trouve tres frequemment dans la population laotienne (pres de 7% selon l'etude par ~lectrophorese et 10% si 1 'on se refere a 1 'h~magglutination passive). Il semble par consequent que Ie risque de cancer primitif du foie soit tres eleve chez les porteurs de l'antigene HBs. L' hepatite virale sous ses diverses formes et ses sequelles a long terme sont responsables d'une part importsnte des admissions hospitalieres dans Ie pays. Elles constituent un serieux probleme de sante pUblique. Le Ministere de la Sante publique a par consequent mis sur pied un comite charge de rechercher les antecedents de toutes les formes d'hepatite virale, de proposer des moyens efficaces et peu couteux de prevention et de traitement et de proc&ler a leur evaluation. La cooperation technique et materielle de l'OMS au programme de lutte qui a ete mis sur pied sera tres appr,k iEie.

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Le Dr KEAN (Australie) f.!licite l'OMS et les divers pays pour les travaux entrepris en matiere de prevention de l'hepatite et de lutte contre cette maladie. L' Australie collabore avec l'OMS depuis plusieurs annees pour combattre l'hepatite et d'autres viroses, en particulier par Ie biais du Centre collaborateur de reference et de recherche sur les virus it Melbourne. En 1973, ce Centre a organise sous l'egide de l'OMS une conference-atelier qui a reuni des participants des Regions de l' Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental et au cours de laquelle a ete envisagee la production de reactifs pour le diagnostic rapide des infections virales. Des negociations sont en cours pour creer a Melbourne un centre qui formerait des agents des deux Regions aux techniques de lutte contre les maladies virales. En Australie, ce sont surtout lea personnes qU1, en raison de leur travail, d'une maladie au d'habitudes personnelles, sont en contact frequent avec des produits sanguins et d'autres liquides organiques sont exposees au risque d 'hepatite B. Cependant, dans la population aborigene indigene et certains groupes d'immigrants, i1 y a une forte prevalence endemique de porteurs de virus de l'hepatite B. En 1983, le National Health and Medical Research Council (Conseil national de la Recherche medicale et sanitaire) a recoUll1and~ de fa ire porter 1 'action en priorite sur la protection de la communaute, par 18 prevention de l'accroissement du nombre des porteurs du virus de l'hepatite B, et sur la protection des individus a haut risque. Trois groupes doivent etre vaccines en priorite: a) tous les nouveau-neB et les enfants de moins de 5 ans dans les groupes de population ou la proportion des porteurs est egale ou sup~rieure I 5%; b) les insuffisants renaux chroniques et les poly-transfuses; c) les autres groupes a haut risque.

Le Dr TAPA (Tonga) remercie le Directeur regional de son rapport tres informatif (document WPR/RC35/ll), qui confirme que l'hepatite B est un probleme s~r ieux dans la Region. Tout devrait etre fait pour briser la chaine de transmission mere/enfant. Le COllt eleve des trousses de diagnostic et des vaccins est un autre sujet de pr~occupation. Le Dr Tapa approuve et appuie les recommandations proposees a la section 4 du document et exprime l'intention de son Gouvernement de collaborer avec l'OMS et avec d 'autres Etats Membres iI la surveillance, la prevention et la maitrise de la maladie. Le Dr MITCHELL (Vanuatu) remercie le Directeur regional d'avoir inscrit ce sujet iI l'ordre du jour. Une enquete faite a l'h8pital central de Vanuatu en 1983 a montre que 18% des ~chantillons sanguins des donneurs contenaient l'antigene HBs. Mais conune il n 'existe pas de statistiques nationales sur llhepatite virale et qu'il n'y a pas de moyens de les rassembler, on ne possede actuellement aueun plan permettant dlintroduire 1a vaccination contre l'hepatite B. Le Dr Mitchell voudrait savoir slil existe des preuves d'une transmission vectorielle de l'hepatite A ou de l'hepatite B etant donne 1 'apparition sporadique de cas d'hepatite B dans certains secteurs de la population.

Le Dr UMENAI (Conseiller regional pour les maladies transmissibles) d it, pour r~pondre aux questions pos~es par divers representants, que les vaccins derives du plasma dont on dispose actuellement sont tres efficaces non seulement pour la protection des adultes mais egalement pour 13 prevention de la transmission mere/enfant. Deux petites etudes entreprises

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en Chine ont montr~ que trois au quatre doses de vaccin adminisde 24 a 48 heures, un mois, trois mois et six mois apres l'accouchement protegeaient pratiquement 90% des nourrissons. Recemment, 1e cont des vaccins derives du plasma a beaucoup diminue, et l'evo1ution des techniques de production devrait accenerer 1a chute des prix. Un vaccin produit par recombinaison de 1 'ADN est actuel1ement mis au point dans plusieurs pays maia des ameliorations techniques seront necessaires avant que Ie vaccin puisse ~tre produit en grandes quantites; i1 faudra encore cinq A dix ans avant qu'il Boit disponib1e sur une grande echelle. Dans 1a mesure ou la production de vaccin derive du plasma fait appel A des techniques bien plus simples, il est vraisemblable que les deux types de vaccin seront utilises S. l' a veni r • tr~es

r~cemment

Lars d tune recente reunion du groupe d 'action sur l'hepatite B, il a ete recoarnande de publier des directives regionales pour la production de reactifs diagnostiques, des methodes de laboratoire normalisees pour la detection des marqueurs du virus de l'hepatite et des strategies pour les programmes de lutte et l'utilisation des vaccins. Dans la Region du Pacifique occidental, les hepatites virales non-A non-B resultent generalement de transfusions sanguines, contrairement a la situation qui prevaut en Asie du Sud-Est ou est egalement l'infection transmise par 1 f eau. Jusqu I a present, on n I a enregistre aucune flambee epidemique d 'hepatite non-A non-B transmise par l'eau dans la Region du Pacifique occidental. Des recherches sont en cours pour determiner l'agent etiologique de l'hepatite non-A non-B et l'on espere mettre au point une methode pour le diagnostic de cette infection.

Le DlRECTEUR REGIONAL note que le probleme de l'hepatite B retient maintenant l'attentian dans Ie mande entier. Les imperatifs du contrale de la qualite des vaccins contre l'hepatite B ont et~ definis par un groupe d' experts. Jusqu' a present, les vaccins ont eti; produits essentiellement en Europe et aux Etats-Unis d'Amerique, mais des travaux sont en cours dans p lusieurs pays de la Region, qui - espere-t-on - pourra bient8t produire les vaccins dont elle a besoin. La mise au point de techniques diagnostiques a progresse ces derniers

temps et i l faut esperer que des utilises sur Ie terrain.

reactifs

fiables

pourront bientot

etre

Le cout des vaccins derives du plasma a rapidement diminue. L'utilisation du plasma provenant des programmes de collecte de sang devrait contribuer A faire chuter davantage les prix.

Le Directeur regional tient A souligner l'importance de la cooperation technique en ce domaine. Des negociations sont en cours pour analyser les possibilites de creation de plusieurs centres de production qui pourraient fournir A tous lea pays de la Region les vaccins dont ils ont besoin A un prix modique. A cet egard, le Directeur regional prend bonne note de l'offre faite par le representant de Singapour. Lea travaux de mise au point d 'un vaccin par recombinaison de 1 'ADN sont prometteurs mais des etudes complementaires sont necessaires avant qu'il puisse ~tre generalement utilise. De plus, les techniques de purification du vaccin prepare selon cette technique sont tres compliquees.

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L'approche adopt~e par le coat des vaccins derives du technique et A l' organisation encourager la recherche en vue de l' ADN.

Bureau regional est d'essayer de reduire Ie plasma en ayant recours a la cooperation des collectes de sang tout en continuant a de la production de vaccin par recombinaison

Le Directeur regional appelle l'attention du Comite sur Ie fait les vaccins contre l'hepatite derives du plasma sont thermo-stables. chaine du froid n 'est pas absolument necessaire et la distribution vaccin ne pose aucun probleme. Pour definir une politique en matiere vaccination, i1 est ni!cessaire de cerner les populations a risque.. nouveau-nes et les membres du corps medical en font evidemment partie; malades hospitali8~s peuvent aussi etre un groupe a haut risque.

que Une du de Les les

Les gouvernements doivent se rendre compte que la prevention de I'hepatite Best importante et pourrait avoir un impact majeur sur l'etat de sante de la population a long terme. Pour ce qui est de la question controversee des epreuves d I innocuite des vaccins sur les chimpanzes, Ie Directeur regional espere que les problemes seront bientot resolus. Le Dr REILLY (Papouasie-Nouvelle-Guinee) demande, dans le prolongement de ce qu'a dit le representant de Vanuatu, si des enquetes ont ete faites afin de savoir si un insecte vecteur intervenait dans la transmission de I'hepatite E. Le Dr UHENAI (Conseiller regional pour les maladies transmissibles) repond qu' i l n' y a jusqu' a present aucune preuve confirmant ou infirmant l'existence dlun insecte vecteure La mise au point d'une methode sensible pour detecter le virus de l'hepatite B Comme la teChnique d'hybridation de l'ADN devrait permettre d'approfondir ce sujet dans un avenir prochee Le Dr BARKER (Nouvelle-Zelande) demande des eclaircissements sur 1a

valeur relative de lladministration dlun vaccin avec immunoglobulines, par rapport au vaccin seul chez le nouveau-ne. Le Dr UHENAI (Conseiller regional pour les maladies transmissibles) repond que les immunoglobulines contribuent A empecher l'infection. Des etudes ont montre que trois ou quatre doses de vaccin protegeaient environ 90% des nouveau-nes. D'autres etudes ont montr~ que ce pourcentage s'eleve encore si des immunoglobulines sont injectees simultanement. Cependant, 1e coat €lev~ des immunog10bulines en limite l'application en association avec le vaccin, notamment A grande echelle dans les pays en deve1oppement. 11 appartient donc chaque pays de decider de la methode convenant le mieux sa situation specifique.

a

a

PRES IDENT demande aux En l' absence d' autres observations, le (Pour l'examen du projet Rapporteurs de preparer un projet de resolution. de resolution, voir le compte rendu analytique de la huitieme seance, section 1.4).

La seance est levee

a

midi.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé