Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

SALMONELLA SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DES SALMONELLA

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

Wkîy epidem. Sec .. No. 36-7 Sept. 1973

—

356

-

Relevé épîdém. hebd.: N° 36 - 7 gçpt, 190

SALMONELLA SURVEILLANCE U n it e d K in g d o m . — In raid-July 1972, an unusual salmonella serotype, S. hadar, was isolated from a symptomless young man who lived in a small town just to the south-east of a large city in England. During the next two weeks, the organism was isolated from a woman living in a south-eastern suburb of the city, from three elderly women with diarrhoea who lived in different blocks o f flats in a district in the centre of the city, and from two patients in an eastern suburb of the city. No connexion was found be­ tween these cases. Later in July and during August, ten further cases of infection with this organism were discovered in persons who lived in the eastern suburb. One o f these patients infected her husband and son : another was an elderly man who infected two people who looked after him at home, and on subsequent admission to a geriatric hospital, he also infected two nurses. One patient was admitted to the same geriatric hospital, where she died, and another was found to be excreting the organism when admitted to a hospital elsewhere. . A t the beginning of September, an outbreak o f diarrhoea occurred in a surgical ward o f a general hospital in the city. S. hadar va s isolated from six patients, whose symptoms began during the period of a fortnight at the end of August and early in September, and later from three symptomless excreters in the same ward in the middle of September. One of these patients spread the in­ fection to his wife. A nurse in the ward was also found to be excreting the organism but she was unlikely to have introduced the infection into the ward because her symptoms did not begin until some days after the start o f the outbreak in the patients. No cases occurred in any other part of the hospital and several of the infected patients were admitted to an infectious diseases hospital. A t the end of September three more cases were discovered in the city. Two were women living in the same central district as the three elderly women, and the other was a young boy on renal dialysis in the infectious diseases hospital to which the patients infected with S. hadar had been admitted. This boy lived in a different area of the city and attended the infectious diseases hos­ pital twice a week for renal dialysis, but in a different ward from the other infected patients. He was on a strict diet which allowed chicken and limited animal protein. One further isolated case was discovered in December 1972. In all, 33 cases and excreters were detected. Five persons died, but one of these was very old and frail, and the four others were already seriously ill The episode showed the typical pattern of an out­ break caused when infected food is widely distributed over a large area. It also illustrates the difficulties that may arise sometimes in the recognition of the presence of an outbreak. In this instance, seven different local authority areas were involved and it is not surprising that, in spite of extensive investigations, no source of infection was found. It is possible that the infection was conveyed in some food distributed in the affected districts of the city during the months June, July and August. Most o f the elderly patients bought “convenience foods” in the form o f cooked meats, in­ cluding chicken portions, from time to time and from different shops. The course of the outbreak in the surgical ward of the hospital suggests that cross-infection was the likely method o f spread within that unit rather than a particular food. Cases occurred over more than a two-week period and such a protracted course is usual in cross-infection outbreaks. N ot uncommonly a local hospital has a cross-infection outbreak due to a particular salmo­ nella serotype which is prevalent in the community. This is spotted easily when the serotype is unsual, as was S. hadar. The infection was probably introduced into the ward by one of the patients with symptoms, from whom the salmonella was isolated. H e had had diarrhoea in June and may have been a symptomless excreter of S. hadar when admitted to hospital; the recurrence o f his diarrhoea in the ward may have been due to tube feeding, which is commonly associated with diarrhoea. His home was in the centre o f the cityclose to the blocks of flats in which the three elderly women lived, and they would probably have shopped in the same area.

SURVEILLANCE D ES SALMONELLA R o y a u m e - U n i . — Vers le milieu de juillet 1972, un sérotype inhabituel de salmonella, S. hadar, a été isolé chez un jeune homme qui ne présentait aucun symptôme, dans une petite agglomération située au sud-est d ’une grande ville d ’Angleterre. Dans les deux semaines suivantes, le même organisme a été isolé chez une femme habitant la banlieue sud-est de cette ville, chez trois femmes âgées (atteintes de diarrhée) qui habitaient différents immeubles dans un quartier du centre, et chez deux résidents de la banlieue est. Aucun lien entre ces cas n ’a été découvert. Vers la fin de juillet, puis dans le courant d ’août, dix autres cas d ’infection à S. hadar ont été enregistrés dans la banlieue est: une femme qui avait transmis l’infection à son mari et à son fils; un homme âgé qui avait contaminé deux personnes qui le soignaient chez lui, puis deux infirmières après son admission dans u n hôpital gériatnque ; une femme admise dans le même hôpital et qui y décéda; enfin, un autre malade admis dans un autre hôpital et qui excrétait le micro-organisme.

Au début de septembre, une épidémie de diarrhée s’est déclarée dans une salle de chirurgie de l’un des hôpitaux généraux de la vile. S. hadar a été isolé chez six malades dont les symptômes so n t appa­ rus au cours de la quinzaine fin août-début septembre puis, v a s le milieu de septembre, chez trois excréteurs exempts de symptômes qui se trouvaient dans la même salle. L ’un de ces malades a transmis l’infection à sa femme. L’une des infirmières excrétait également te micro-organisme mais ce n ’est probablement pas elle qui avait intro­ duit l’infection dans la salle car elle n ’a commencé à présenter des symptômes que quelques jours après le début de l’épidémie chez tes malades hospitalisés. Aucun cas n ’a été détecté dans les autres par­ ties de l’hôpital; plusieurs des malades infectés ont été admis dans un hôpital pour contagieux. A la fin de septembre, trois autres cas ont été découverts dans la ville: deux femmes qui habitaient le même quartier que les trais femmes âgées déjà citées et un garçon traité par dialyse rénale dans l’hôpital pour contagieux où avaient été admis les malades infectés par S. hadar. Ce garçon, qui habitait dans un autre quartier de la ville, venait deux fois par semaine à l’hôpital pour recevoir son traite­ ment mais n ’était pas soigné dans la même salle que les autres malades infectés. H suivait un régime sévère comportant cependant du poulet et d ’autres protéines animales en quantité limitée. Un autre cas isolé a été détecté en décembre 1972. D y a donc eu au total 33 cas et sujets porteurs; cinq personnes sont décédées mais l’une d ’entre elles était très âgée et fragile et les quatre autres déjà gravement atteintes. Cet épisode a pris l’allure typique des épidémies que l’on peut observer lorsque des aliments infectés sont mis en vente dans un vaste secteur. £1 offre aussi un exemple des difficultés qui peuvent se présenter lorsqu’il s’agit de déceler l’existence d’uns épidémie. Dans ce cas particulier, sept circonscriptions différentes ont été touchées et il n’est pas surprenant qu’en dépit de recherchas très poussées la source de l’mfection n ’ait pu être découverte. D est possible que la maladie ait été transmise par une denrée distribuée pendant les mois de juin, juillet et août dans les quartiers en question. La plupart des malades âgés achetaient de temps à autre, dans diffé­ rents magasins, des plats cuisinés: viande cuite et notamment por­ tions de poulet. Si l’on considère l’évolution de l’épidémie survenue dans la salle de chirurgie de l’hôpital, il semble que la maladie s’y soit propagée par infection croisée et non à partir d’un aliment déterminé. En effet, l’épidémie a duré plus de deux semaines, ce qui est assez coûtant dans le cas des infections croisées. H n ’est pas rare que les hôpitaux locaux connaissent des épidémies par infection croisée dues à un sérotype particulier de salmonella qui circule dans la collectivité, Ces épidémies sont faciles à reconnaître lorsque le sérotype est in­ habituel, comme c'est le cas de S. hadar. L ’infection a probablement été introduite dans la salle de l’hôpital par l’un des malades présen­ tant des symptômes .chez lesquels l’organisme a été isolé. Il s ’agissait d ’un homme qui avait souffert de diarrhée en juin et peut-être étaM porteur asymptomatique de S. hadar lorsqu'il a été admis à l’hôpital; la récidive de sa diarrhée s’explique peut-être par le fait q u ’il était nourri à la sonde, ce mode d ’alimentation étant souvent cause de diarrhée. Son domicile se trouvait au centre de la ville, non loin des immeubles où vivaient les trois femmes âgées citées {dus haut et 3 est vraisemblable que res quatre personnes s’approvisionnaient daiç le même secteur.

(Public Health Laboratory Service and/et British Medical Journal, 1973,3,115.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé