Organisation mondiale de la santé (OMS) · Governing Bodies documents

Troisième rapport de la Commission A

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

SOIXANTE-CINQUIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ

A65/55 26 mai 2012

Troisième rapport de la Commission A La Commission A a tenu ses huitième, neuvième et dixième séances le 25 mai 2012, sous la présidence de M. Herbert Barnard (Pays-Bas) et du Dr Zangley Dukpa (Bhoutan). Il a été décidé de recommander à la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé d’adopter la décision et les résolutions jointes portant sur les points de l’ordre du jour suivants : 12. Réforme de l’OMS Une décision, telle que modifiée 13. Questions techniques et sanitaires 13.10 Intensification de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite Une résolution, telle que modifiée 13.3 Nutrition Une résolution, telle que modifiée, intitulée : − La nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant 13.5 Suivi de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé Une résolution, telle que modifiée, intitulée : − Suivi de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé : mise en œuvre des recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant 13.6 Déterminants sociaux de la santé : résultats de la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé (Rio de Janeiro, Brésil, octobre 2011) Une résolution intitulée : − Résultats de la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé

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Point 12 de l’ordre du jour

Réforme de l’OMS La Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les documents sur la réforme de l’OMS présentés à l’Assemblée mondiale de la Santé ;1 Ayant pris en compte les délibérations qui ont eu lieu et les décisions qui ont été prises sur la réforme de l’OMS par le Conseil exécutif à sa cent vingt-neuvième session en mai 2011, à la session extraordinaire sur la réforme en novembre 2011, à sa cent trentième session en janvier 2012 et à la réunion des États Membres sur les programmes et la définition des priorités en février 2012 ; DÉCIDE : Réformes programmatiques 1) a) d’accueillir avec satisfaction le rapport du Président du Conseil exécutif sur la réunion des État Membres sur les programmes et la définition des priorités ainsi que les critères, les catégories et les calendriers présentés dans ses trois appendices ;2 b) de prier le Directeur général de suivre le cadre convenu3 et les indications données par la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé concernant en particulier les déterminants de la santé et l’équité pour établir le projet de douzième programme général de travail et le projet de budget programme 2014-2015 ; Réformes de la gouvernance 2) de faire sienne la décision prise par le Conseil exécutif à sa session extraordinaire en novembre 20114 de renforcer, rationaliser et améliorer les méthodes de travail et le rôle des organes directeurs ; 3) de conserver le calendrier actuel des réunions des organes directeurs et de revenir sur ce point à la session du Conseil exécutif en janvier 2013 et, à titre préparatoire, de présenter une étude de faisabilité sur la possibilité de déplacer l’exercice financier ; 4) d’approuver les propositions suivantes tendant à un plus grand alignement entre les comités régionaux et le Conseil exécutif :

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Documents A65/5, A65/5 Add.1, A65/5 Add.2, A65/40, A65/43 et A65/INF.DOC./6. Voir le document A65/40. Voir le document A65/5 Add.1. Décision EBSS2(2).

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a) qu’il soit demandé aux comités régionaux de faire des observations et des suggestions à propos de l’ensemble des stratégies, des politiques et des instruments juridiques mondiaux tels que les conventions, les règlements et les codes ; b) que l’Assemblée de la Santé soumette des points particuliers aux comités régionaux afin de connaître l’opinion des différentes Régions ; c) que les comités régionaux adaptent et appliquent les stratégies mondiales, le cas échéant ; d) que les présidents des comités régionaux soumettent systématiquement au Conseil un rapport récapitulant les débats des comités ; 5) d’approuver les propositions suivantes visant à harmoniser, entre les comités régionaux, les modalités de désignation des directeurs régionaux, d’examen des pouvoirs et de participation des observateurs ; Désignation des directeurs régionaux a) que les comités régionaux qui ne l’ont pas encore fait établissent, en se fondant sur les principes d’impartialité, de redevabilité et de transparence : i) ii) des critères de sélection des candidats ; et un processus d’évaluation des compétences de tous les candidats ;

Examen des pouvoirs des États Membres b) que les comités régionaux qui ne l’ont pas encore fait constituent des commissions d’examen des pouvoirs ou confient le soin d’examiner les pouvoirs aux bureaux des comités ; Participation des observateurs c) que les comités régionaux qui ne l’ont pas encore fait veillent à ce qu’il y ait une procédure explicite qui leur permette d’inviter les observateurs à participer à leurs sessions, y compris, le cas échéant, les États Membres d’autres Régions, et des organisations intergouvernementales et non gouvernementales ; 6) de noter que le mandat révisé du Comité du Programme, du Budget et de l’Administration sera soumis au Conseil exécutif à sa cent trente et unième session ; 7) d’approuver les propositions suivantes visant à rationaliser la prise de décisions et à améliorer les réunions des organes directeurs : a) faire en sorte que les membres du Bureau du Conseil exécutif se fondent sur des critères, y compris ceux d’après lesquels les priorités ont été fixées dans le projet de programme général de travail, pour examiner les points à inscrire à l’ordre du jour du Conseil ;

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b) faire en sorte que le Conseil exécutif étudie l’opportunité de modifier son Règlement intérieur en vue de traiter la soumission tardive de projets de résolution ; c) faire en sorte que les organes directeurs fassent un meilleur usage des résumés du Président consignés dans les Actes officiels, étant entendu qu’ils ne sauraient remplacer les résolutions en bonne et due forme ; 8) de prier le Directeur général, en consultation avec les États Membres : a) de proposer des options sur les modifications éventuelles du Règlement intérieur des organes directeurs en vue de limiter le nombre de points à l’ordre du jour et celui des résolutions ; b) de proposer des options sur les moyens de rationaliser les rapports des États Membres et la manière dont on communique avec eux ; 9) de prier le Directeur général : a) de présenter un projet de document de politique générale sur l’engagement de l’OMS auprès des organisations non gouvernementales au Conseil exécutif à sa cent trente-deuxième session, en janvier 2013 ; b) de présenter un projet de politique sur les relations avec les entités commerciales privées au Conseil exécutif à sa cent trente-troisième session, en mai 2013 ; c) de présenter un rapport sur les modalités d’hébergement à l’OMS des partenariats pour la santé et des propositions visant à harmoniser les travaux avec les partenariats hébergés au Conseil exécutif à sa cent trente-deuxième session ; Qu’en outre, pour établir les documents indiqués aux alinéas 9) a), b) et c), le Directeur général s’appuiera sur les principes suivants : i) la nature intergouvernementale de la prise de décisions à l’OMS demeure primordiale ; ii) l’élaboration de normes, de critères, de politiques et de stratégies, qui est au cœur des activités de l’OMS, doit continuer à reposer sur l’utilisation systématique de données factuelles et être protégée de l’influence de toute forme d’intérêt catégoriel ; iii) la nécessité de dûment consulter toutes les parties concernées en gardant à l’esprit les principes et directives établis concernant les échanges de l’OMS avec les États Membres et les autres parties ; iv) toute nouvelle initiative doit offrir des avantages clairs et apporter une valeur ajoutée en termes d’enrichissement des politiques ou d’augmentation des capacités nationales du point de vue de la santé publique ; v) l’utilisation des mécanismes existants devrait prévaloir sur la création de nouveaux forums, réunions ou structures, et une analyse claire devrait être faite pour déterminer comment tout nouveau coût peut permettre d’obtenir de meilleurs résultats ; 4

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Réformes gestionnaires 10) de prendre note des progrès accomplis dans le renforcement du soutien technique et politique apporté à tous les États Membres ; 11) de prendre note des progrès accomplis en ce qui concerne la politique et les pratiques en matière de personnel ; 12) de prier le Directeur général de continuer à affiner, d’après les indications données par la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, les propositions visant à accroître la transparence, la prévisibilité et la flexibilité du financement de l’OMS en vue de les présenter au Conseil exécutif à sa cent trente-deuxième session ; 13) de prendre note des progrès accomplis dans l’actualisation du cadre de contrôle interne de l’OMS ; 14) de prendre note des progrès accomplis dans les domaines de la responsabilisation, de la gestion des risques, des conflits d’intérêts et de la création d’un bureau chargé de l’éthique ; 15) de noter que le projet de politique d’évaluation de l’OMS sera présenté au Conseil exécutif à sa cent trente et unième session ; 16) a) de prendre note des conclusions et recommandations du rapport sur la première étape de l’évaluation présenté par le Commissaire aux Comptes ;1 b) de prendre note du mandat proposé pour la deuxième étape de l’évaluation indépendante tel qu’il est présenté dans le rapport du Commissaire aux Comptes et de prier le Directeur général de présenter un rapport sur les modalités particulières de cette évaluation pour examen par le Conseil exécutif à sa cent trente-deuxième session ; 17) de prendre note des progrès accomplis dans le domaine des communications stratégiques ;2 18) de faire siennes les décisions et les conclusions auxquelles est parvenu le Conseil à sa session extraordinaire sur la réforme en ce qui concerne l’efficacité de l’Organisation, l’alignement et l’efficience ; le financement de l’Organisation, les politiques et la gestion en matière de ressources humaines ; la planification, la gestion et la responsabilisation axées sur les résultats ; et les communications stratégiques ; 19) de prier le Directeur général de faire rapport à la Soixante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif à sa cent trente-deuxième session, sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la réforme de l’OMS, en s’appuyant sur un suivi et

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Document A65/5 Add.2. Décision EBSS2(3).

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Point 13.10 de l’ordre du jour

Intensification de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite La Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport intitulé « Poliomyélite : intensification de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite » ; Rappelant la résolution WHA61.1, intitulée « Poliomyélite : dispositif de gestion des risques susceptibles de compromettre l’éradication », dans laquelle le Directeur général était notamment prié d’élaborer une nouvelle stratégie visant à renforcer la lutte en faveur de l’éradication de la poliomyélite et de mettre au point des stratégies appropriées pour la gestion des risques à long terme d’une réintroduction du poliovirus et d’une réémergence de la poliomyélite, y compris de fixer une date pour l’arrêt de l’utilisation de vaccin antipoliomyélitique oral dans le cadre des programmes de vaccination systématique ; Reconnaissant la nécessité de mobiliser rapidement les ressources financières voulues pour éradiquer les derniers poliovirus circulants et réduire le plus possible les risques d’une réintroduction du poliovirus et d’une réémergence de la poliomyélite après l’interruption de la transmission du poliovirus sauvage ; Notant que, dans son rapport d’octobre 2011, le comité de suivi indépendant de l’Initiative mondiale de l’éradication de la poliomyélite conclut que « la poliomyélite ne pourra tout simplement pas être éradiquée, à moins de lui accorder une plus grande priorité dans nombre de pays qu’elle affecte et dans le monde »1 et que, dans son rapport d’avril 2011, il recommande que l’Assemblée mondiale de la Santé envisage une résolution déclarant la persistance de la poliomyélite urgence sanitaire d’envergure mondiale ; Notant le rapport de la réunion de novembre 2011 du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination, dans lequel il est déclaré « sans équivoque que le risque d’un échec des efforts visant à mener à bien l’éradication mondiale de la poliomyélite constitue une urgence programmatique de dimension mondiale et ne saurait en aucun cas être accepté » ; Reconnaissant que les États Membres doivent veiller à ce que tous les niveaux politiques et de la société civile s’engagent en faveur de la vaccination de tous les enfants pour éradiquer la poliomyélite ; Ayant noté le coût actuel élevé et les stocks limités de vaccin antipoliomyélitique inactivé qui entravent l’introduction et l’utilisation accrue de ce vaccin avec d’importantes conséquences programmatiques et financières pour les pays en développement ; Notant que la faisabilité technique de l’éradication du poliovirus a été démontrée par l’application intégrale de nouvelles approches stratégiques ;

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Éradication de la poliomyélite. Relevé épidémiologique hebdomadaire, 2012, 87(1) : 1-16.

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Notant également que la persistance de la transmission du poliovirus où que ce soit continuera de représenter un risque pour les zones exemptes de poliomyélite tant que la transmission n’aura pas été interrompue partout dans le monde ; 1. DÉCLARE l’achèvement de l’éradication du poliovirus urgence programmatique pour la santé publique mondiale, ce qui impose la mise en œuvre intégrale des stratégies actuelles et nouvelles d’éradication, la mise en place de solides dispositifs nationaux de surveillance et de responsabilisation dans toutes les zones infectées par le poliovirus et l’application de recommandations appropriées concernant la vaccination de tous les voyageurs à destination et en provenance des zones infectées par le poliovirus ;1 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres qui y sont confrontés à déclarer la transmission du poliovirus « urgence de santé publique nationale », faisant de l’éradication du poliovirus une priorité programmatique nationale, ce qui impose la mise en place et l’application intégrale de plans d’action d’urgence, à actualiser tous les six mois, jusqu’à l’interruption de la transmission du poliovirus ; 3. INVITE INSTAMMENT tous les États Membres : 1) à éliminer les zones n’ayant pas bénéficié de la vaccination et à maintenir au sein de la population une très forte immunité contre les poliovirus par des programmes de vaccination systématique et, le cas échéant, des activités de vaccination supplémentaires ; 2) à rester vigilants face aux risques d’importation du poliovirus et d’émergence de poliovirus circulants dérivés de souches vaccinales, en assurant et en maintenant la surveillance des poliovirus au niveau requis pour la certification et l’évaluation périodique des risques encourus ; 3) à fournir d’urgence les ressources financières nécessaires pour la mise en œuvre pleine et constante, jusqu’à fin 2013, des approches stratégiques nécessaires pour interrompre la transmission du poliovirus sauvage au niveau mondial, et à entreprendre la planification du financement jusqu’à fin 2018 de la stratégie de l’assaut final contre la poliomyélite ; 4) à se lancer dans une coopération multilatérale et bilatérale, comprenant notamment l’échange d’informations épidémiologiques et des données de surveillance par les laboratoires, et à mener simultanément des activités de vaccination supplémentaires selon les besoins ; 4. PRIE le Directeur général : 1) de planifier la reconduction de la mise en œuvre jusqu’en 2013 des approches pour l’éradication des poliovirus sauvages, énoncées dans le plan stratégique 2010-2012 de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, et de toutes nouvelles tactiques jugées nécessaires pour mener à bien l’éradication, notamment l’intensification de l’Initiative mondiale existante au sein de l’Organisation ; 2) de renforcer les dispositifs de responsabilisation et de surveillance pour assurer la mise en œuvre optimale des stratégies d’éradication à tous les niveaux ;

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Organisation mondiale de la Santé. Voyages internationaux et santé. Genève, édition 2012.

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3) d’entreprendre l’élaboration, le contrôle scientifique et la mise au point définitive rapide d’une stratégie globale pour l’éradication de la poliomyélite et l’assaut final contre la maladie, et d’informer les États Membres du calendrier éventuel d’un passage du vaccin antipoliomyélitique oral trivalent au vaccin bivalent pour tous les programmes de vaccination systématique, et établirait des scénarios budgétaires jusqu’à fin 2018 comprenant la gestion des risques ; 4) de coordonner l’action de tous les partenaires concernés, y compris les fabricants de vaccins, pour promouvoir la recherche, la production et la fourniture de vaccins, en particulier de vaccins antipoliomyélitiques inactivés, afin de renforcer leur accessibilité économique, leur efficacité et leur disponibilité ; 5) de poursuivre la mobilisation et le déploiement des ressources humaines et financières voulues pour appliquer les approches stratégiques nécessaires jusqu’en 2013 en vue de l’éradication du poliovirus sauvage et de la mise en œuvre ultérieure de la stratégie de l’assaut final contre la poliomyélite jusqu’à fin 2018 ; 6) de faire rapport à la Soixante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé et aux deux Assemblées de la Santé suivantes, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur les progrès accomplis dans l’application de la présente résolution.

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Point 13.3 de l’ordre du jour

La nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant La Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport intitulé « La nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant : projet de plan d’application exhaustif »,1 1. FAIT SIEN le plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant ; 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres2 à mettre en pratique, pour autant que de besoin, le plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, et notamment : 1) à élaborer ou, s’il y a lieu, renforcer les politiques nutritionnelles de telle sorte qu’elle répondent de manière exhaustive au double fardeau de la malnutrition et intègrent les interventions nutritionnelles dans la politique globale de santé et de développement des pays, et à mettre en place des dispositifs de gouvernance intersectorielle efficaces afin d’appliquer plus largement les interventions nutritionnelles en mettant particulièrement l’accent sur le cadre de la Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant ; 2) à mettre en place des mesures législatives, réglementaires et autres mesures efficaces, ou à les renforcer le cas échéant, pour réglementer la commercialisation des substituts du lait maternel ; 3) à nouer un dialogue avec les parties intéressées aux niveaux national et international et à former des alliances et des partenariats pour étendre les interventions nutritionnelles tout en établissant des mécanisme adaptés pour prévenir les conflits d’intérêts ; 4) à mettre en œuvre une démarche exhaustive de renforcement des capacités, y compris pour les ressources humaines ; 3. PRIE le Directeur général : 1) de donner des précisions et des indications sur les formes inappropriées de promotion des aliments destinés au nourrisson et au jeune enfant citées dans la résolution WHA63.23, en tenant compte des travaux en cours de la Commission du Codex Alimentarius ;

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Document A65/11. Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale.

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2) de fournir aux États Membres l’appui nécessaire pour surveiller et évaluer les politiques et les programmes, y compris ceux découlant de la Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, en se fondant sur les données les plus récentes concernant la nutrition ; 3) de mettre au point des outils d’évaluation, de notification et de gestion des risques pour prévenir les possibles conflits d’intérêts lors de l’élaboration et de l’exécution des programmes nutritionnels, conformément à la politique et à la pratique générales de l’OMS ; 4) de faire rapport à la Soixante-Septième Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’application exhaustif ainsi que sur la mise en œuvre du Code de commercialisation des substituts du lait maternel et des résolutions connexes à l’Assemblée.

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Point 13.5 de l’ordre du jour

Suivi de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé : mise en œuvre des recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant La Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA63.15 sur le suivi de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé et WHA64.12 sur le rôle de l’OMS dans le suivi de la Réunion plénière de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement (New York, septembre 2010) ; Exprimant sa profonde préoccupation devant l’insuffisance des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement visant à réduire la mortalité de l’enfant et à améliorer la santé maternelle ; Constatant qu’il faudrait faire beaucoup plus pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement étant donné que les progrès ont été inégaux d’une Région à l’autre ainsi que d’un pays à l’autre et à l’intérieur d’un même pays, en dépit des efforts importants consentis par les pays en développement ; Prenant acte des promesses et des engagements d’un grand nombre d’États Membres et de partenaires concernant la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, depuis sa présentation en septembre 2010 ; Accueillant avec satisfaction le rapport final de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant et la série de recommandations audacieuses qu’il contient sur le renforcement de la responsabilisation s’agissant des ressources et des résultats dans le domaine de la santé de la femme et de l’enfant ; Saluant le travail et la contribution de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant, y compris en particulier la mise en place d’un cadre de responsabilisation s’appuyant sur trois processus interconnectés – suivi, examen et intervention ; Notant que les principales recommandations ont trait au renforcement des processus nationaux de responsabilisation s’agissant aussi bien des ressources que du suivi des résultats ; Accueillant avec satisfaction les mesures prises pour donner effet aux recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant, y compris l’élaboration d’un plan de travail multipartite pour la mise en œuvre du cadre de responsabilisation ; Accueillant également avec satisfaction l’établissement d’un mécanisme mondial d’examen qui fera rapport chaque année au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies ;

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Réaffirmant le rôle central de l’OMS dans la mise en œuvre et le suivi des recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant, et reconnaissant en particulier le rôle crucial joué par le Directeur général ; 1. INVITE INSTAMMENT les États Membres à honorer leurs engagements vis-à-vis de la Stratégie mondiale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies pour la santé de la femme et de l’enfant et à renforcer encore leurs efforts pour améliorer la santé de la femme et de l’enfant ; 2. INVITE AUSSI INSTAMMENT les États Membres à mettre en œuvre les recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant afin d’améliorer la responsabilisation s’agissant des ressources et des résultats : 1) en renforçant les mécanismes de responsabilisation en faveur de la santé dans leur propre pays ; 2) en renforçant leur capacité à suivre les progrès, y compris à l’aide des données locales, et à les évaluer, en vue d’améliorer leurs propres résultats ; 3) en contribuant au renforcement et à l’harmonisation des mécanismes internationaux existants pour assurer le suivi de tous les engagements pris ; 3. PRIE le Directeur général : 1) de travailler avec les États Membres et de leur fournir un appui pour qu’ils puissent pleinement mettre en œuvre les recommandations ; 2) de veiller à ce que l’OMS s’attelle effectivement en collaboration avec toutes les parties prenantes à la mise en place du plan de travail pour donner effet aux recommandations de la Commission ; 3) de fournir un soutien au groupe d’examen indépendant composé d’experts pour évaluer les progrès de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies pour la santé de la femme et de l’enfant et de l’application du cadre de responsabilisation ; 4) de faire rapport chaque année jusqu’en 2015 à l’Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur les progrès réalisés dans le suivi des recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité pour la Santé de la Femme et de l’Enfant au titre du point de l’ordre du jour relatif aux objectifs du Millénaire pour le développement.

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Point 13.6 de l’ordre du jour

Résultats de la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé La Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport relatif à la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé (Rio de Janeiro (Brésil), 19-21 octobre 2011) ; Réaffirmant la détermination à agir sur les déterminants sociaux de la santé, conformément à la décision prise collectivement par l’Assemblée mondiale de la Santé, telle qu’elle est reflétée dans la résolution WHA62.14 (Réduire les inégalités en matière de santé par une action sur les déterminants sociaux de la santé), dans laquelle elle prend note des trois recommandations principales de la Commission des déterminants sociaux de la santé, à savoir améliorer les conditions de vie quotidiennes, lutter contre les inégalités dans la répartition du pouvoir, de l’argent et des ressources et mesurer le problème, l’analyser et évaluer l’efficacité de l’action ; Reconnaissant la nécessité de faire davantage d’efforts pour accélérer les progrès dans la lutte contre la répartition inégale des ressources consacrées à la santé et contre les conditions dommageables pour la santé à tous les niveaux ; Reconnaissant la nécessité de protéger la santé des populations indépendamment des ralentissements de l’activité économique ; Reconnaissant en outre que l’équité en santé est à la fois un but et une responsabilité partagés qui requièrent l’engagement de tous les secteurs des pouvoirs publics, de toutes les couches de la société et de tous les membres de la communauté internationale pour une action mondiale suivant le principe de « tous pour l’équité » et « la santé pour tous » ; Reconnaissant l’utilité d’une couverture sanitaire universelle pour promouvoir l’équité en santé et réduire la pauvreté ; Réaffirmant la volonté politique de faire de l’équité en santé un but national, régional et mondial et de relever les défis actuels, par exemple éliminer la faim et la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’accès à des médicaments abordables, sûrs, efficaces et de qualité ainsi que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, à l’emploi et à un travail décent et à la protection sociale, protéger l’environnement et parvenir à une croissance économique équitable en agissant résolument sur les déterminants sociaux de la santé dans tous les secteurs et à tous les niveaux ; Se félicitant des débats et des résultats de la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé (Rio de Janeiro (Brésil), 19-21 octobre 2011) ;

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1. FAIT SIENNE la Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé adoptée par la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé,1 en tant que contribution majeure à l’action des Etats Membres2 et de l’OMS ; 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres :2 1) à donner suite aux engagements pris dans la Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé en ce qui concerne i) l’adoption d’une meilleure gouvernance pour la santé et le développement, ii) la promotion de la participation à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques, iii) une réorientation plus poussée du secteur de la santé pour réduire les inégalités en matière de santé, iv) le renforcement de la gouvernance et de la collaboration à l’échelle mondiale, et v) le suivi des progrès et le renforcement de la responsabilisation ; 2) à élaborer et à appuyer des politiques, stratégies, programmes et plans d’action portant sur les déterminants sociaux de la santé, assortis de buts, d’activités et de mécanismes de responsabilisation clairement définis et avec des ressources pour leur mise en œuvre ; 3) à favoriser l’élaboration plus poussée de l’approche qui consiste à intégrer la santé dans toutes les politiques, comme moyen de promouvoir l’équité en santé ; 4) à renforcer les capacités des responsables de l’élaboration des politiques, des administrateurs et des acteurs des programmes du secteur de la santé et d’autres secteurs pour faciliter l’action sur les déterminants sociaux de la santé ; 5) à prendre dûment en considération les déterminants sociaux de la santé dans le cadre des délibérations sur le développement durable, en particulier à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20) et dans d’autres instances des Nations Unies s’intéressant à la santé ; 3. EXHORTE la communauté internationale à soutenir la mise en œuvre des engagements formulés dans la Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé concernant l’action sur les déterminants sociaux de la santé, notamment : 1) en appuyant le rôle directeur de l’OMS dans la gouvernance sanitaire mondiale, en favorisant l’alignement des politiques, des plans et des activités sur les déterminants sociaux de la santé avec ceux des organisations partenaires du système des Nations Unies, des banques de développement et d’autres organisations internationales importantes, y compris les activités conjointes de sensibilisation, et en facilitant l’accès des pays et des Régions, et en particulier des pays en développement, à un appui financier et technique ; 2) en renforçant la coopération internationale afin de promouvoir l’équité en santé dans tous les pays, par des transferts, selon des modalités convenues d’un commun accord, de compétences, de technologies et de données scientifiques dans le domaine des déterminants sociaux de la santé, et par l’échange de bonnes pratiques de gestion de l’élaboration de politiques intersectorielles ;

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Voir l’annexe 3. Et, le cas échéant, des organisations d’intégration économique régionale.

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3)

en facilitant l’accès à des ressources financières ;

4. INVITE INSTAMMENT les pays développés qui se sont engagés à atteindre l’objectif de consacrer 0,7 % de leur produit national brut à l’aide publique au développement d’ici 2015, et les pays développés qui ne l’ont pas encore fait, à prendre des mesures concrètes supplémentaires pour honorer leurs engagements à cet égard, et invite également instamment les pays en développement à faire fond sur les progrès accomplis pour garantir que l’aide publique au développement soit utilisée efficacement pour contribuer à la réalisation des objectifs et des cibles de développement ; 5. PRIE le Directeur général : 1) de prendre dûment en considération les déterminants sociaux de la santé dans l’évaluation des besoins sanitaires mondiaux, y compris dans le processus de réforme de l’OMS et les activités futures de l’OMS ; 2) de soutenir les États Membres dans la mise en œuvre de la Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé, par des approches consistant à intégrer « la santé dans toutes les politiques » afin d’agir sur les déterminants sociaux de la santé ; 3) de travailler en collaboration étroite avec d’autres organisations du système des Nations Unies dans les domaines de la sensibilisation, de la recherche, du renforcement des capacités et de l’appui technique direct aux États Membres en vue d’agir sur les déterminants sociaux de la santé ; 4) de continuer à faire mieux comprendre et à souligner l’importance d’intégrer la question des déterminants sociaux de la santé dans les prochaines réunions des Nations Unies et autres réunions de haut niveau en rapport avec la santé et/ou le développement social ; 5) de faire rapport aux Soixante-Sixième et Soixante-Huitième Assemblées mondiales de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur les progrès réalisés dans l’application de la présente résolution et de la Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé.

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Informations clés
Type de document Governing Bodies documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé