NONCOMMUNICABLE DISEASE SURVEILLANCE Oral Contraceptives and Cancer Risk U n i t e d S t a t e s o f A m e r i c a — An initial analysis o f an ongoing, multicentre case-control study indicates that women who have used oral contraceptives are approximately half as likely to develop ovar ian and endometrial cancer as women who have never used them and that, despite previous concerns, contraceptive use does not appear to increase a woman's risk of breast cancer. The study used population-based cancer registries in eight geogra phical regions across the United States to identify women 20-54years of age with newly diagnosed breast, ovarian, or endometrial cancer. Controls were women o f the same ages without known cancer, chosen from the same geographical areas by dialing randomly selected tele phone numbers. The relative risk o f ovarian cancer for women who had used oral contraceptives for at least one month, as compared with women who had never used them, was 0.6 (95% confidence limits 0.4-0.9). The longer a woman had used oral contraceptives, the lower her risk of developing ovarian cancer. The protective effect of oral contraceptive use persisted more than 10 years after pill use was discontinued. The relative risk of endometrial cancer for women who had used combined oral contraceptives containing both an oestrogen and a progestin was 0.5 (95% confidence limits 0.4-0.8). By contrast, women who had used sequential oral contraceptives (oestrogen and progestin components taken at different times of the month) appeared to have an increased risk of endometrial cancer. The protective effect of com bined oral contraceptives against endometrial cancer appeared to be restricted to women who had used them for one year or longer and was concentrated in nulliparous women. For breast cancer, women who had used oral contraceptives had a relative risk of 0.9 (95% confidence limits 0.8-1.2) compared with women who had never used them. There was no evidence that long term oral contraceptive use o f more than 10 years or oral contracep tive use that began 16 or more years ago, shortly after oral contracep tives were introduced in this country, increased the risk of breast cancer. Furthermore, there was no indication of any increased risk of breast cancer due to oral contraceptive use for high-risk women such as those with family histories o f breast cancer or with previous biop sies for benign breast disease. Similarly, there was no evidence o f an increased nsk of breast cancer for women who used oral contracep tives before their first pregnancy.
SURVEILLANCE DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES Contraceptifs oraux et risque de cancer E t a t s - U n i s D’A m é r i q u e — Une première analyse d’une étude mul ticentre de ras avec témoins en cours indique que les femmes qui ont pris des contraceptifs oraux courent environ deux fois moins de ris ques d’avoir un cancer de 1 ’ovaire ou de l’endomètre que les femmes qui n’en ont jamais pns, et d’autre part que, contrairement à ce qu’on avait craint, l'emploi de contraceptifs ne semble pas augmenter chez une femme donnée le risque de cancer du sein. L’étude a utilisé des registres du cancer basés sur la population générale établis dans huit régions géographiques des Etats-Unis d’Amérique, pour identifier des femmes âgées de 20 à 54 ans chez lesquelles on a récemment diagnostiqué un cancer du sein, de l’ovaire ou de l’endomètre. On a pris comme témoins des femmes de même âge sans cancer connu, choisies dans les mêmes régions géographiques par entretien téléphonique, les numéros de téléphone étant pris au hasard. Le nsque relatif de cancer de l’ovaire chez les femmes ayant pns des contraceptifs oraux pendant au moms un mois était de 0,6 (limites de confiance à 95%: 0,4-0,9), par rapport à des femmes n’en ayant jamais pns. Plus une femme a utilisé longtemps les contraceptifs oraux, plus le risque d’apparition d’un cancer de l’ovaire est faible. L’effet pro tecteur de la contraception orale persistait plus de dix ans après l’arrêt de la prise de la pilule. Le nsque relatif du cancer de l’endomètre chez les femmes ayant pris des contraceptifs oraux associés, contenant à la fois un oestrogène et un progestatif, était de 0,5 (limites de confiance à 95%: 0,4-0,8). En revanche, les femmes ayant pns des contraceptifs oraux séquentiels (l’oestrogène et le progestatif étant pris à différents moments du mois) semblaient présenter un nsque accru de cancer de l’endomètre. L’effet protecteur des contraceptifs oraux associés contre le cancer de l’en domètre semble limité aux femmes qui les ont pris pendant au moins un an, et pnncipalement aux femmes nullipares. En ce qui concerne le cancer du sein, les femmes ayant pris des contraceptifs oraux ont un risque relatif de 0,9 (limites de confiance à 95%: 0,8-1,2) par rapport aux femmes q u in ’en ont jamais pris. Rien ne prouve que l’emploi prolongé des contraceptifs oraux, pendant plus de dix ans, ou que le début de la prise de contraceptifs oraux il y a 16 ans et plus, c’est-à-dire peu après que ces produits aient été introduits aux Etats-Unis d ’Amérique, augmente le risque du cancer du sein. De plus, rien n’indique une quelconque augmentation du risque du cancer du sem du lait de l’emploi de contraceptifs oraux chez des femmes à haut risque, telles que les femmes présentant des antécédents fami liaux de cancer du sem ou ayant déjà subi des biopsies du sein pour des maladies mammaires bénignes. De même, rien ne prouve qu’il y ait une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ayant pris des contraceptifs oraux avant leur première grossesse. Informations épidémiologiques contenues duns ce numéro
Epidemiological noies contained in this number
Dengue Fever Surveillance, Hepatitis Surveillance, Human Cryptosporidiosis, Immunization of Health Care Workers, Influenza Surveillance, Noncommunicable Disease Surveil lance, Poxvirus Surveillance, Surveillance of p-lactamase-Producing N. Gonorrhoeae (PPNG). List of Newly Infected Areas, p. 288.____________________
Cryptosporidiose humaine, surveillance de la dengue, surveil lance de la grippe, surveillance de l’hépatite, surveillance de N. Gonorrhoeae productrices de ft-lactamase (NGPP), surveil lance des maladies non transmissibles, surveillance des poxvi rus, vaccination du personnel des soins de santé. Liste des zones nouvellement infectées, p. 288.
Wktp Eputem. Rte No 37 - 17 September 1982
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Relevé èpidém. Held ; N° 37 - 17 septembre 1982
E d i t o r ia l N o t e :The Cancer and Steroid Hormone Study is a col laborative effort of the National Cancer Institute and eight Surveil lance, Epidemiology, and End Results (SEER) Centers of the Institute, the National Institute of Child Health and Human Development, and the Centers for Disease Control. It is specifically designed to clarify the association between oral contraceptive use and breast, endometrial, and ovarian cancer.
Methodological biases are unlikely to account for the study’s find ings. Selection bias was minimized by attempting to enroll all women from the eight geographical areas who have newly diagnosed breast, endometrial, or ovarian cancer and by selecting controls at random from the same areas. Accurate histories o f oral contraceptive use were facilitated by a book containing photographs o f all oral contraceptives ever marketed m the United States and by a calendar with which the women could relate periods of contraceptive use to reproductive his tories and other life events. Because o f the widespread use o f oral contraceptives and the common occurrence of endometrial and ovar ian cancer, the protective effects of oral contraceptives against these tumors could have a large public health impact. The reduced risk of cancer among women who have used oral contraceptives would result m the prevention of over 1 700 cases of ovarian cancer and over 2 000 cases of endometrial cancer m the United Slates each year.
N o t e d e l a R é d a c t i o n : L’étude sur le cancer et les stéroïdes hor monaux est due au travail collectif du National Cancer Institute et de huit Surveillance, Epidemiology, and End Results (SEER) Centers dépendant de cet institut, du National Institute o f Ckild Health and Human Development, et des Centers for Disease Control. Elle est spécialement conçue en vue d’élucider l'association entre la prise de contraceptifs oraux et les cancers du sein, de l’endomètre et de l’ovai re. Il est peu probable que des biais méthodologiques puissent rendre compte des résultats de l’étude. Le biais de la sélection est réduit au minimum par la prise en considération de toutes les femmes des huit régions géographiques chez lesquelles on a récemment diagnostiqué un cancer du sein, de l’endomètre ou de l’ovaire, et par la sélection aléatoire des témoins dans les mêmes régions. Pour faciliter la recons titution exacte des antécédents de prise de contraceptifs oraux, on a utilisé un livre contenant des photographies de tous les contraceptifs commercialisés aux Etats-Unis d’Amérique depuis le début et un calendrier sur lequel les femmes pouvaient relier les périodes d’emploi de contraceptifs à leurs grossesses et autres épisodes de leur vie. Du fait de l’usage répandu des contraceptifs oraux et de la fréquence des cancers de l’endomètre et de l’ovaire, les effets protecteurs des con traceptifs oraux contre ces tumeurs pourraient avoir un impact très important en matière de santé publique. La diminution du risque de cancer chez les femmes ayant pris des contraceptifs oraux se tradui rait, aux Etats-Unis d’Amérique, par la prévention de plus de 1700 cas de cancer de l’ovaire et de plus de 2 000 cas de cancer de l’endomètre chaque année.
(Based on/D’après: Morbidity and Mortality, 1 2, 31, No. 29; US Centers for Disease Control.) R e m a r q u e d e l a R é d a c t i o n : Bien que cette étude soit limitée aux this study is limited to the US, its Etats-Unis d’Amérique, ses résultats présentent un intérêt potentiel findings are of potential importance to developing countries as well pour les pays en développement, où l’emploi des stéroïdes contracep where the use of steroid contraception is increasing. However, the tifs va en augmentant. Toutefois, les conséquences pour les autres implications for other countries must be interpreted with caution, for pays doivent être interprétées avec précaution, pour deux raisons: two reasons. First, the incidence of both the cancers studied and the use of steroid contraception varies greatly among different popula d’abord, l’incidence des cancers étudiés et l’emploi des stéroïdes con traceptifs varient largement d’une population à l’autre, de sorte que tions, and the public health impact of a proposed protective effect will vary accordingly. Second, other determinants o f cancer risk, some of l’impact sur la santé publique d’un effet protecteur proposé variera en which might interact with steroid hormones, vary markedly through conséquence. Ensuite, d’autres déterminants du risque de cancer, dont certains peuvent interagir avec les stéroïdes hormonaux, varient lar out the world. These include dietary habits, environmental condi tions, occupational exposure to carcinogens and the prevalence of gement d’une région à l’autre. Ces déterminants comprennent les habitudes alimentaires, les conditions environnementales, l’exposi certain infectious and non-infectious diseases. tion professionnelle aux cancérogènes et la prévalence de certaines maladies infectieuses et non infectieuses. Comme pratiquement toutes les données sur le risque de néoplas Since practically all data on the nsk of neoplasia with the use of steroid contraceptives is collected in developed countries, and be mes hé à l’emploi de stéroïdes contraceptifs sont recueillies dans les cause of the increasing use o f this method of contraception in devel pays développés, et du fait de l’emploi croissant de cette méthode de oping countries in particular, the World Health Organization is cur contraception, en particulier dans les pays en développement, l’Orga rently undertaking a multinational case control study on this subject, nisation mondiale de la Santé entreprend actuellement une étude very similar in design to the study desenbed in this report. Data is multinationale de cas avec témoins sur ce sujet, de conception très proche de celle de l’étude décrite dans le présent rapport. Des données being collected in 10 developing and two developed countries, from women with cancer o f the breast, cervix, uterus, ovary, or liver, and sont recueillies dans dix pays en développement et deux pays déve age-matched controls. Sufficient data is being collected so that risks loppés, et concernent des femmes atteintes d’un cancer du sein, du col for at least the more common cancer sites can be compared between de l’utérus, de l’utérus, de l’ovaire ou du foie, ainsi que des témoins the different participating centres. The first results are expected in the appariées par âge. Les données sont recueillies en nombre suffisant, de fall of 1982. façon qu’U soit possible de comparer les risques, au moins pour les cancers les plus fréquents, d’un centre participant à l’autre. Les pre miers résultats sont attendus d’ici l’automne 1982. E d i t o r ia l C o m m e n t : Although