Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

World malaria situation in 1989 : Part I = La situation du paludisme dans le monde en 1989 : Partie I

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

• The foüm m g is a summary report covering the year 1989. The last extensive report appeared in W orld H ealth Statistics Quarterly, Vol. 43, No. 2, 1990. It described the situation in 1988.

• On trouvera ci-après un rapport sommaire pour l'armée 1989. Le dernier rapport exhaustif a été publié, en anglais avec un résumé en français, dans le R apport trim estriel de statistiques sanitaires m ondiales, Vol. 43, N° 2, 1990. Il décrit la situation en 1988.

W orld m alaria situation in 1 9 8 9

La situation du paludisme dans le monde en 1 9 8 9

Parti1

Partiel 1 Population à risque

Population at risk

Over 40% of the world's population, m ore than 2 000 mil­ lion people, rem ain exposed to varying degrees o f m alaria risk in some 100 countries or areas {Map 1). O f a total world population o f about 5 160 m illion, 1 400 million (27%) live in areas where m alaria never existed o r disappeared without antim alaria intervention; 1 630 m illion (32%) live in areas where m alaria was elim inated by antim alaria campaigns and the m alaria-free situation has been m a in ta in p H a popula­ tion o f 1 620 m illion (31%) live in areas where endemic m alaria was considerably reduced or even elim inated but where transm ission was reinstated and the situation is un­ stable or deteriorating. T he latter areas include zones with the m ost severe m alaria problem s which developed follow­ ing im portant ecological or social changes. They comprise only about 1% of the world population. Areas where en­ dem ic m alaria rem ains basically unchanged w ith intense transm ission in many parts and where no antim alaria p ro ­ grammes are hilly im plem ented, are inhabited by 490 mil­ lion people (nearly 10% o f the world population), mainly in tropical Africa (Fig. 1). M alaria reporting to WHO

Plus de 40% de la population m ondiale, soit plus de 2 000 millions de personnes, dem eurent exposés, à des degrés divers, au risque de paludism e dans quelque 100 pays ou territoires {Carte 1). Sur une population m ondiale d'environ 5 160 m illions d'habitants, 1 400 millions (27%) habitent des régions où la m aladie n'a jamais existé ou a disparu sans aucune intervention antipaludique; 1 650 millions (32%) habitent des régions d'où le paludism e a été éradiqué par des campagnes antipaludiques et qui sont dem eurées indem nes; 1 620 millions (31%) habitent des régions où le paludism e endém ique a été nettem ent réduit, voire éliminé, m ais où la transm ission a repris de sorte que la situation y est instable, ou se détériore. C 'est dans ces régions que se trouvent les zones où le paludism e a posé les plus graves problèm es à la suite de bouleversem ents écologiques ou sociaux; elles ne regroupent que 1% environ de la population m on­ diale. Les zones d'endém icité, où la situation reste pratiquem ent inchangée, avec une transm ission intense en m aints endroits, et où aucun programme antipaludique n'a été com plètem ent mis en œuvre, regroupent490 m illions d'habitants (près de 10% de la popu­ lation m ondiale), et se trouvent principalem ent en Afrique tropicale (Fig. 1). Notification des cas de palaifisme à l'OM S

Each year, W HO receives through its Regional Offices inform ation from M em ber States on th e num ber of malaria cases recorded by the national surveillance programmes. 1 Part n will appear in No. 23 of 7 June.

Chaque armée, l'OM S reçoit des Bureaux régionaux des informa­ tions transm ises p ar les E tats M embres sur le nom bre de cas de paludism e enregistrés dans le cadre des programmes nationaux de 1 La Partie H paraîtra dans le N ‘ 23 d u 7 juin.

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 2 2 ,3 1 MAY 1991

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RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N ' 2 2 ,3 1 M AI 1991

M alaria cases are commonly defined as cases requiring treatm ent which have been microscopically confirmed; however, in countries w ithout microscopy facilities at pe­ ripheral level, cases are mostly diagnosed on clinical grounds. Fig. 1 Population exposed to malaria risk (in percentage of world popvlotion)

surveillance. Sont communém ent reconnus comme cas de paludis­ me ceux qui nécessitent un traitem ent et ont été confirmés par exa­ m en microscopique; cependant, dans les pays dépourvus d'instal­ lations de microscopie au niveau périphérique, le diagnostic se fonde le plus souvent sur les signes cliniques.

Fig. 1 Population exposée no risque de paludisme (en pourcentage de la population mondiale)

3 Population exposed to the risk of malaria transmission - Population exposée au risque de transm ission du p aljdism e

T he global incidence of malaria is estimated to be m the order of 110 million clinical cases each year, with some 280 million people carrying the parasite (M ap 2). These figures are crude estimates because accurate inform ation on the global incidence of malaria is difficult to obtain. Reporting is particularly fragmentary and irregular in areas known to be highly endemic; for example, countries in tropical Africa which are estim ated to have about 80% of all clinical cases and more than 90% of all parasite carriers, report only 2% to 6% of the estimated global number. Excluding Africa, 5.2 million cases were reported to WHO in 1989 ( Table 1, Fig. 2); 95% of all the cases reported originated from only 25 of the some 100 countries or areas with endemic malaria. H alf o f all cases were recorded in India (39%) and Brazil (11%); about one-quarter originate from Thailand, Sri Lanka, Afghanistan, V iet N am , China and M yanmar (in decreasing order). Describing the m alaria situation from an overall view­ point tends to mask the great variations th at exist both be­ tween and within countries. D ata from India and Brazil, the 2 countries providing data on half o f all reported cases, illus­ trate this. In India, w ith 2 million cases reported in 1989, some 55% o f the cases come from 3 states: G ujarat (599 000), Orissa (261000) and M adhya Pradesh (253 000). In the Americas, where m alaria incidence increased dramatically from 270 000 cases in 1974 to 1.1 million in 1989,52% o f the cases are from Brazil. W ithin Brazil, the Amazon region recorded 97% o f all cases, the m ajority coming from 3 states. Even within these states, cases are concentrated focally. Plasmodium falciparum is the species o f malaria respon­ sible for severe malaria and m ortality. In tropical Africa, it rem ains the predom inant species. In the rest of the world, the proportion o f P. falciparum has increased from 15% in

Selon les estim ations, l'inddence m ondiale de la maladie serait de l'ordre de 110 millions de cas cliniques par an, pour environ 280 millions de porteurs de parasites (Cane 2). H s'agit là d'estima­ tions approximatives, car il est difficile d'obtenir des inform ations précises sur l'inddence m ondiale de la m aladie. La notification se fiait de m anière très fragmentaire et irrégulière dans les zones où l'on sait que le paludisme est fortem ent endémique; c'est ainsi que les pays de l'Afrique tropicale où se trouvent, estim e-t-on, 80% environ de tous les cas cliniques e t plus de 90% de tous les porteurs de para­ sites, ne déclarent que de 2 à 6% du chiffre mondial estimatif. A l'exclusion de l'Afrique, 5,2 millions de cas ont été notifiés à l'OM S en 1989 (Tableau 1, Fig. 2); 95% de ce total ne concernaient que 25 des quelque 100 pays ou territoires d'endém icité. La m oitié de tous les cas ont été enregistrés en Inde (39%) et au Brésil (11%); environ un quart des notifications provenaient des pays suivants (dans l'ordre décroissant): Thaïlande, Sri Lanka, Afghanistan, Viet N am , Chine et M yanmar. U ne description générale de la situation du paludism e risque de m asquer les grandes différences qui existent tan t entre les pays qu'à l'intérieur de ceux-ci, comme en tém oignent les indications com­ muniquées par l'Inde et le Brésil dont les données représentent la m oitié de tous les cas signalés. En Inde, où 2 millions de cas ont été notifiés en 1989, 55% environ concernaient 3 Etats: G ujerat (599 000), Orissa (261 000) et Madhya Pradesh (253 000). Dans les Amériques, où l'incidence du paludism e a très fortem ent aug­ m enté, passant de 270 000 cas en 1974 à 1,1 million en 1989, le Brésil représente 52% du total. A l'intérieur du Brésil, la région de l'Amazone a enregistré 97% de la totalité des cas, la m ajorité H a n s 3 E tats. Dans ces E tats eux-mêmes, il y a des concentrations locales de cas. Plasmodium falciparum est l'espèce de parasite du paludism e res­ ponsable des cas graves et des décès. En Afrique tropicale, c'est tou­ jours l'espèce prédom inante. D ans le reste du m onde, la proportion d'infections à P. falciparum par rapport à l'ensemble des cas notifiés 158

WEBUÏ EPIDEHIUOGICU RECOUD, Ns. ü , 31JUY1M1 • JtHBfl EMDEMIOUKHilE HERDORUMUE,

31 MAI 1991

the early 1970s to 41% o f all reported cases in 1989. The m ajority o f deaths are believed to occur in “frontier areas” o f economic development, such as intensified exploitation o f natural resources in jungle areas, or in areas burdened w ith civil w ar or other conflicts, illegal trade and mass move­ m ent of refugees. Figures are a gross underestim ate because coverage of reporting is particularly poor in such areas. T hus, while a total o f 1 428 deaths were reported from the Americas in 1986, the annual malaria m ortality for the Brazilian Amazon region alone has been estim ated to be between 6 000 to 10 000. T he m ajority o f deaths from mala­ ria occur in Africa; estimates vary greatly: a figure o f 1 mil­ lion deaths in African children, based on data from the 1950s, is the m ost frequently quoted. T here are indications th at m ortality in children lu s M e n in some areas, due to widespread use of anrim alarials, and to social development and im proving education.

est passée de 15% au début des années 70 à 41% en 1989. On pense que la m ajorité des décès surviennent dans des «zones périphériques» de développement économique, par exemple des étendues de forêt vierge soumises à une exploitation intensive des ressources natu­ relles et les régions qui sont le théâtre de guerres civiles ou d'autres conflits, de trafics illicites et de mouvements massifs de réfugiés. Les chiffres sont largem ent sous-estimés, car la couverture des noti­ fications est particuliérem ent faible dans ces régions. C'est ainsi qu'un total de 1 428 décès a été notifié pour les Amériques en 1986, alors que dans la seule région brésilienne de l'Amazone on estime que le nom bre annuel de décès par paludisme se situe entre 6 000 et 10 000. La m ajorité des décès p ar paludism e surviennent en Afrique; les estim ations varient considérablem ent: en se fondant sur les données des années 50, an avance le plus souvent le chiffre de 1 million de décès chez les enfants africains. H semblerait que la m ortalité infantile ait régressé dans certaines régions, en raison d'un large em ploi des antipaludiques ainsi que du développem ent social et des progrès de l'éducation.

Table1

Number of malaria cases reported, by WHO Regioa (in thousands!, 1 9 8 1 -1 9 8 9 ’

Tableau1 1983 2726 831 2 731 71 305 1839 5777

Nombre de cas de palodisme signalés, par Rêghm OMS (ea m illiers), 1 9 8 1 -1 9 8 9 '

WHO Region-R égion OMS

1981 6754 638 3566 60 207 3464 7935

1982

1984 4420 931 3004 60 335 1361 5691

1985 3373 911 2521 32 391 1066 4 921

1986 3046 951 2 689 45 610 786 5081

1987 3309 1019 2823 28 566 830 5266

1988 3285 1120 2719 24 602 704 5169

1989' 7 111 4 2810 21 531 709 5185

Africa111-Afrique1-1................. . ..................... .... Americas-A m ériques....... ....... .............. ........ South-East Asia - Asie duSud-Est.... ...... ......... ........ .... Europe........... ............................................ Eastern Mediterranean - Méditerranée orientale............ . Western Pacific - Pacifique occidental........... .......... .... Total (excluding Africa) -

6042 718 2964 66 308 2487 6543

à l'exclusion de l'Afrique........... ...

' Theinformation provideddoesnot cover the total population at risk in som e instances. - Lesinformations communiquéesnerecomntpos, danscedantsrus, la totalité dela population exposée. 1 Mainly clinically diagnosed coses. - Essentielement des cosdiagnostiqués lots d'examenscliniques. 1 Incomplètefigures.—Chiffres incomplets.

Fig. 2

Number of malaria coses reported, 1964-1989

Fig. 2

Nombre de cas de paludisme notifiés, 19 64 -198 9

1 59

Map 1 Epidemiological assessment o f the status o f m alaria, 19 8 9

Carte 1

Evaluation épidém iologique de la situation du paludisme, 1989

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 22, 31 MAY 19Ï1 • RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N122,31 MA11991

The designations em ployed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion w hatsoever on the part of the World Health O rganization concerning the legal status of any country, territory, city or a rea or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers o r boundaries

Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent n'impliquent, de la part de l'Organisation mondiale de la Santé, aucune pnse de position quant au statut juridique de tel ou tel payG, territoire, ville ou zone, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières

© W o rld H ealth O rganization Ï9 9 Î O rganisation m ondiale de S anté 1991 ____________|__________________ [ W H O 90981 1

W EB Uf EPIDEMIOLOGICAL RECORD, Mo. 1 % 31 MAY 1991 •

RELEVE EPIDBUOlOGIQUt HEBDOMADAIRE, W 2 2 ,3 1 H A I1991

Map 2 M alaria hddente

C arta2 laddeace du pdudisme

The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression ot any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries.

Les désignations utilisées sur cette carte ai ia presentation des données qui y figurent n'impliquent, de la part de l'Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou zone, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières

Global trends

Tendances mondiales

Fig. 2 shows that the reduction of reported m alaria from 9 to 5 m illion between 1975 and 1979 was largely due to the control of a malaria resurgence in India. Since 1985, the num ber of cases reported from India has stabilized and now shows signs of increasing. T he incidence o f malaria in China has continued to fall as a result of successful integration of malaria control into the prim ary health care system. Excluding India and China, the m alaria situation appears to be deteriorating. Areas particularly susceptible to dus deterioration include “frontier areas” in South-East Asia and South America. L ittle change has occurred in highly endemic areas of Africa, b u t large-scale epidemics have been reported in areas of lower endemicity. W ith regard to parasite resistance to antim alarial drugs, the resistance o f P. falciparum to chloroquine has now been reported in the m ajority of countries where this species is transm itted (Map 3). There has been a rapid evolution in Africa, which threatens to ham per the provision of adequate treatm ent in rural areas. Resistance to sulfedoxine/pyrimetham ine has developed in South-East Asia, South America and focally in Africa; recent figures provided by Thailand indicate that up to 50% of cases in some areas no longer respond to m efloquine therapy, while the sensitivity to qui­ nine is also diminishing in certain areas (for example, T hailand and Viet N am ).

La Fig. 2 m ontre que la dim inution des cas notifiés de paludism e, qui sont passés de 9 à 5 millions entre 1975 et 1979, est due en grande partie aux mesures prises en Inde pour endiguer une résur­ gence de la maladie. Depuis 1985, le nom bre de cas signalés en Inde s'était stabilisé, m ais 3 semble augm enter aujourd'hui. E n Chine, l'incidence du paludism e a continué de régresser grâce aux bons résultats de l'intégration de la lutte antipaludique dans le système de soins de santé prim aires Si l'on excepte l'Inde et la Chine, il semble que la situation du paludism e se détériore. Parm i les régions particulièrem ent exposées à cette détérioration figurent des «zones périphériques» de l'Asie du Sud-Est et de l'Amérique du Sud. La situation n'a guère évolué dans les zones de forte endém icité en Afrique, mais d'im portantes épidémies ont été signalées dans des régions de faible endémicité. S'agissant de la résistance des parasites aux antipaludiques, on signale une résistance de P. falciparum à la chloroquine dans la majo­ rité des pays où cette espèce se transm et (Carte 3). L a situation évo­ lue rapidem ent en Afrique, ce qui risque de frire obstacle à la mise en œuvre d'un traitem ent approprié en m ilieu rural. U ne résistance à la sulfrdoxme/pyrim étbamine est apparue en Asie du Sud-E st, en Amérique du Sud et, p ar endroits, en Afrique; fi ressort de chiffres récents fournis par la Thaïlande que, dans certaines régions, jusqu'à 50% des malades ne réagissent plus au traitem ent à la m éflpquine, tandis que la sensibilité à la quinine dim iniie également d u rs cer­ taines zones, par exemple en Thaïlande et au Viet Nam.

Africa Africa north o f the Sahara. T he total num ber of cases re­ ported in this area did not change m uch w ith 1 061 cases in 1988 com pared with 1 174 cases in 1989. In M orocco, about half of the provinces have had no local malaria cases 161

Afrique Afrique au nord du Sahara. Le nom bre total de cas notifiés dans cette région n'a guère varié (1 061 cas en 1988 contre 1 174 en 1989). Au M aroc, près de la m oitié des provinces n'ont enregistré aucun cas local de paludisme depuis 3 ans au moins. En 1989, 830 cas ont

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RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, H ' 2 2 ,3 1 M A I 1991

for at least 3 years. In 1989, 830 cases were reported (550 in 1988); 745 of them (all vivax infections) were of local origin, principally from the Provinces of Chefchaouen, Khouribga, Taounate, Taza, Beni M ellal, Tanger, M eknes, and Fez (in decreasing order). New foci appeared in Settat (195 local cases), El Kelaa (152), Khénifra (124), and Khemisset (57) Provinces. Isolated local cases occurred in 7 other provinces. In Egypt, nearly 200 cases were reported in 1989 (225 in 1988), some 95% of them (falciparum infec­ tions) originating as in 1988 from El Faiyûm Govemorate. In Algeria, among 129 cases reported, only 3 (all P. vivax) were of local origin. T he Libyan Arab Jamahiriya and Tunisia are considered to be free from malaria transm ission; only im ported cases are being reported.

été déclarés (contre 550 en 1988); 745 d'entre eux (tous des infec­ tions à P. vivax) étaient d'origine locale et concernent, pour la plu­ part, les provinces de Chefchaouen, Khouribga, Taounate, Taza, Béni M ellal, Tanger, Meknès et Fez (par ordre décroissant). De nom breux foyers sont apparus dans les provinces de S ettat (195 cas locaux), El Kelaa (152), Khénifra (124) et Khemisset (57). D es cas isolés locaux se sont déclarés dans 7 autres provinces. En Egypte, près de 200 cas ont été notifiés en 1989 (contre 225 en 1988), dont environ 95% (infections à P. falciparum) dans le gouvem orat d E l Faiyûm, comme en 1988. En Algérie, sur les 129 cas notifiés, 3 seu­ lement (tous à P. vivax) étaient d'origine locale. On considère qu'en Jamahinya arabe libyenne et en Tunisie, il n'y a pas de transm ission du paludisme; seuls ont été signalés des cas im portés.

Map 3

Areas where chloroquine-resistant Plasmodium falciparum has

Carte 3

Zones dans lesqueles une résistance de Plasmodium faldparum à b chlo­ roquine a été enregistrée

© World Health Organization 1991 Organisation mondiale de Santé 1991

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Reported a fter 1988 - Signalé apres 1988 Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent ^impliquent, de la part de rOrganisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel au tel pays, territoire, ville ou zone, ou de ses autontés, ru quant au tracé de ses frontières WHO 9 I M

The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning die legal status of any country, territory, city or area or of its authonties, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries

Africa south o f the Sahara. W ith a population o f approxi­ m ately 515 million people, this area experiences the highest levels o f endemicity of m alaria in the world. M alaria ranks among the leading causes of m orbidity and m ortality. About 20%-30% of all out-patient visits to rural health centres and hospitals relate to m alaria, while about 10% of all hospital admissions are due to malaria. Between 2 and 7 million clinical cases o f malaria are reported annually to W HO, the m ajority being P. falciparum. Talong into account the degree of endemicity, and fever and parasite surveys conducted in representative countries throughout the region, over 90 mil­ lion clinical malaria cases are estimated to occur in Africa every year. The prevalence of infection is considered to be in the order of 260 million parasite carriers. M alaria is holoendemic in forest and savannah areas up to an altitude of 1 000 m eters with an annual rainfall of over 2 000 mm. T he majority of deaths caused by m alaria occur in infants and children under 5 years; m ortality rates 1 62

Afrique au sud du Sahara. Avec une population d'environ 515 mil­ lions d'habitants, cette région a les plus hauts niveaux d'endém icité du paludisme dans le monde. Le paludisme y figure parm i les prin­ cipales causes de m otbidité et de m ortalité. Environ 20 à 30% de toutes les consultations externes dans les centres de santé et hôpitaux ruraux concernent le paludism e, de même qu'environ 10% de toutes les hospitalisations. D e 2 à 7 millions de cas cliniques sont notifiés chaque année à l'OMS; il sont dus en majorité à P. falciparum. Com pte tenu du degré d'endémicité et d'enquêtes sur les fièvres et les parasites m atées dans des pays représentatifs de l'ensemble de la région, on estime à plus de 90 millions le nom bre de cas cliniques de paludisme survenant chaque année en Afrique. Q uant à la pre­ valence de l'infection, on estime à quelque 260 millions le nom bre de porteurs de parasites. Le paludisme est holo-endémique dans les zones de forêts et de savane dont l'altitude ne dépasse pas 1 000 m ètres et où les préci­ pitations sont supérieures à 2 000 mm par an. La plupart des décès par paludisme surviennent chez les nourrissons et les e n f a n t s de

W E IX L YBMDEMIOL O G IC A LÏKOBD, No. 22,31 MAY 1991 • KEUVE EPiDEMiaiOGIOUE HIBDOMADAKt, N-22,31 MAI 1991

attributable to malaria ate in the order o f 6 per 1 000 in infants and 11 per 1 000 in children 1-4 years o f age, repre­ senting 10% and 25% o f all deaths in these age groups res­ pectively. A t higher altitudes with reduced rainfall, malaria endem idty decreases w ith a concom itant increase in sus­ ceptibility o f the population to disease. In areas w ith marked seasonality and quasi-cycHc occurrence of heavy rains, epi­ demics or serious exacerbations o f endemicity result, affec­ ting populations o f all ages. From 1988, a num ber of epi­ demics or exacerbations have been reported from highland areas of Africa. Cyclical epidemics occur in drier areas with m arked seasonal rainfall, such as the Sahel. Chloroquine resistance has been extensively reported m ost recently in W est Africa, and in East and C entral Africa the level has increased, ham pering its effectiveness as firstline treatm ent in certain areas. Resistance to sul&doxine/ pyrimethamine has been sporadically reported from Bast Africa; it rem ains the m ost effective drug for treatm ent o f chloroquine-resistant cases. A lthough inform ation is scanty, there is an indication th at the evolution of resistance has increased th e burden of severe and com plicated malaria requiring hospitalization after failure of first-line therapy at peripheral health services. D ue to th e rapid progression o f drug resistance and fre­ quent outbreaks of epidemics, M em ber States are currently reviewing their malaria situation and control stratèges. T he policy adopted by the W HO Regional Com m ittee for Africa is to encourage the development o f m alaria control within the framework o f the prim ary health care approach at dis­ trict level. T his policy aims at the prevention and reduction of malaria m ortality by providing prom pt diagnosis or rec­ ognition and adequate treatm ent of m alaria cases through basic health services. T his implies the creation o f efficient referral systems for the management of severe and compli­ cated cases as well as for treatm ent failures. T he lack or shortage of trained personnel for the planning, organization, monitoring, and evaluation o f programmes remains one of the m ajor constraints for m any countries. Emphasis is therefore being placed on the development of a core of experts in each country.

moins de 5 ans; les taux de m ortalité p ar paludism e so n t de l'ordre de 6 pour 1 000 chez les nourrissons et de 11 pour 1 000 chez les enfants de 1 à 4 ans, soit 10 et 25% , respectivement, de tous les décès dans ces groupes d'âge. Dans les régions plus hautes et moins pluvieuses, l'endém icité du paludism e dim inue tandis qu'augm ente la sensibilité des populations à la m aladie. D ans les zones aux saisons bien m arquées où de fortes pluies reviennent de façon quasi cyclique, il se produit des épidémies ou u n accroissem ent sensible de l'endém icité qui touchent tous les groupes d'âge. D epuis 1988, un certain nom bre d'épidémies ou d'accroissem ents ont été signalés dans les régions d'altitude élevée en Afrique. D es épidémies cycliques se produisent dans les zones sèches avec une saison des pluies bien m arquée, comme le Sahel. U ne résistance à la chloroquine a été signalée dans de nom­ breuses régions, dernièrem ent en Afrique occidentale ainsi qu'en Afrique orientale et centrale, où son développement a nui en certains endroits à l'efficacité de ce produit pour u n traitem ent de prem ière ligne. U ne résistance à la sulfadoxme/pyriméthajnine a été parfois signalée en Afrique orientale m ais ce m édicam ent reste le plus effi­ cace pour le traitem ent des cas résistants à la chloroquine. M algré la rareté des renseignem ents disponibles, il semble que cette évolu­ tion de la résistance ait accru le nom bre de cas graves et de compli­ cations nécessitant une hospitalisation après l'échec du traitem ent de prem ière ligne dans les services de santé périphériques. E n raison de la rapide progression de la pharm acorésistance et des fréquentes poussées épidémiques, les E tats M em bres examinent actuellem ent la situation du paludisme chez eux ainsi que leurs stra­ tégies de lutte. La politique adoptée p ar le Com ité régional OMS de l'Afrique consiste à encourager une organisation de la lutte anti­ paludique dans le cadre des soins de santé prim aires à l'échelon du district. C ette politique vise à prévenir ou à réduire la m ortalité par paludisme grâce à un diagnostic parasitologique ou à un diagnostic de présom ption rapides des cas et à leur traitem ent approprié dans les services de santé de base, et elle suppose la création de systèmes efficaces d'orientation-recours pour la prise en charge des cas graves et des complications ainsi que des échecs de la chimiothérapie. L'absence ou la pénurie de personnel formé à la planification, l'or­ ganisation, la surveillance continue et l'évaluation des programmes dem eure l'une des contraintes majeures dans beaucoup dé pays. On s'attache donc tout particulièrem ent à constituer dans chaque pays un noyau de spécialistes.

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé