ORTHOPOXVIRUS SURVEILLANCE Since May 1980 when the global eradication o f smallpox was declared by the Thirty-Third World Health Assembly, WHO Mem ber Sûtes and the WHO Secretariat have endeavoured to implement the 19 recommendations for the post-smallpox eradication policy which were made by the Global Commission for the Certification of Smallpox Eradication and endorsed by the Assembly at that time. In 1981, a special Committee on Orthopoxvirus Infections, whose responsibility is to review and advise on the implemenution o f the post-smallpox eradication policy, was established and in March 1982, the Committee met in Geneva and reviewed the status of the imple menution over the last 22 months. Salient points of the Committee’s report are summarized below: 1. Discontinuation of smallpox vaccination (Global Commission re commendations 1 and 2) WHO has been informed that routine vaccination has been offi cially discontinued in 150 o f the 158 Member Sûtes and Associate Members. Information available to the Committee (3 March 1982) showed that in two countries (Egypt and Kuwait) routine vaccination was still being practised; in six, the present sUtus was not known. Further steps are continuing to be taken to encourage all countries to cease routine vaccination. During the past year, WHO asked all known vaccine producing laboratories to provide information about current production and distribution of smallpox vaccine. Of 80 producers questioned, 77 replied and of these, 54 indicated that they bad stopped production. Of the 23 laboratories now producing vaccine, most were producing less than two million doses per year and only five indicated that they planned to continue production for more than five years. The Committee expressed satisfaction with progress being made in the discontinuauon of smallpox vaccination and strongly reaffirmed the recommendation of the Global Commission that: “No one except investigators at special risk should be vaccinated in any country including those where monkeypox cases have occurred” . In addition to the few investigators engaged in orthopoxvirus research, the Com mittee agreed that those engaged in vaccine virus production should also be included among the small group for whom continuing vacci nation is recommended. The Committee believed that it would be important and desirable again to draw to the attention of the World Health Assembly that complications following vaccination can be extremely serious and sometimes fatal and that there is no justifica tion now to vaccinate any but the few workers mentioned above.
SURVEILLANCE DES ORTHOPOXVIRUS Politique pour la période postérieure à l'éradication Depuis mai 1980 date à laquelle la trente-troisième Assemblée mondiale de la santé a proclamé l’éradication de la variole dans le monde, les Etats Membres et le Secrétariat de l’OMS se sont efforcés de mettre en oeuvre les 19 recommandations relatives à la politique de post-éradication. qui ont été formulées par la Commission mondiale pour la certification de l’éradication de la variole et approuvées par l’Asssemblée. En 1981, un Comité spécial sur les infections à orthopoxvirus a été créé en vue d’examiner la mise en application de la politique pour l’ère post-éradication et donner des conseils sur la question, et en mars 1982,, le Comité s’est réuni à Genève pour passer en revue les con ditions d’application de cette politique au cours des 22 derniers mois. Les points essentiels du rapport du Comité sont résumés ci-après: 1. Abandon de la vaccination antivariolique (recommandations 1 et 2 de la Commission mondiale) L’OMS a été informée que la vaccination systématique avait été officiellement supprimée dans 150 des 158 Etats Membres et Mem bres associés. D’après les informations fournies au Comité (au 3 mars 1982) la vaccination systématique est encore pratiquée dans deux pays (Egypte et Koweït) et on ignore où en sont actuellement les choses dans six pays. Des mesures continuent d’être prises pour inciter tous les pays à abandonner la vaccination systématique. Au cours de l’année dernière, l’OMS a demandé à tous les labora toires producteurs connus de vaccin, des informations sur la produc tion et la distribution de vaccin antivariolique à l’heure actuelle. Sur les 80 producteurs questionnés, 77 ont répondu et parmi eux, 54 ont indiqué qu’ils avaient interrompu la production de vaccin. Sur les 23 laboratoires produisant actuellement du vaccin, la plupart produisent moins de deux millions de doses par an et cinq seulement ont indiqué avoir l'intention de poursuivre la production pendant plus de cinq ans. Le Comité a exprimé sa satisfaction devant les progrès accomplis vers l’abandon de la vaccination antivariolique et a fermement réaf firmé la recommendation de la Commission mondiale à savoir que: «sauf pour les chercheurs spécialement exposés, la vaccination doit être abandonnée dans tous leÿpays, y compris ceux où se sont produits des cas de monkeypox». Outre les quelques chercheurs poursuivant des recherches sur les orthopoxvirus, le Comité est convenu que les personnes employées à la production de virus vaccin devaient égale ment faire partie du petit nombre de ceux qu'il est conseillé de con tinuer à vacciner. Le Comité a estimé qu’il importait d ’attirer une nouvelle fois l’attention de l'Assemblée mondiale de la santé sur les complications extrêmement graves et parfois fatales qui peuvent résulter de la vaccination et sur le fait que celle-ci ne se justifie plus
Epidemiological notes contained in this number:
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro
Acute Haemorrhagic Conjunctivitis, Anthrax Surveillance, Influenza Surveillance, Orthopoxvirus Surveillance. List of Newly Infected Areas, p. 112. _____________
Conjonctivite hémorragique aigfie, surveillance de la grippe, surveillance des orthopoxvirus, surveillance du charbon. Liste des zones nouvellement infectées, p. 112.
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Moreover, it was noted that unnecessary vaccination may be regarded as constituting medical malpractice. The Committee recommended that WHO contact all laboratories continuing to produce smallpox vaccine to advise them of these observations and to request that they cease further commercial distribution of vaccine. Two countries (United Kingdom and Finland) have informed WHO that smallpox vaccination o f military personnel has been dis continued. National health authorities should be advised that con tinuing vaccination o f such personnel involves risk both to the vac cinées and to susceptible contacts. Since increasing numbers of vac cinées and their contacts will not have been previously vaccinated, the risk of senous complications will inevitably increase. Accordingly, the Committee believes that vaccination of military personnel should be discouraged. No countries are known to be requiring smallpox vaccination cer tificates from travellers. During the past year, the International Health Regulations have been amended to delete all reference to smallpox vaccination. Nevertheless, some embassies and consultâtes, as well as travel agencies, unaware of the World Health Assembly’s resolution 33.4, ‘Global Smallpox Eradication’, that such certificates are no lon ger required, advise travellers erroneously. The Committee encour aged WHO to publicize more widely that smallpox vaccination cer tificates are no longer required. It was suggested that appropriate announcements should appear periodically and prominently in the Weekly Epidemiological Record and in the booklet entitled “Vacci nation Certificates for International Travel and Health Advice to Travellers". The Committee was informed that action has already been taken to delete the section for smallpox vaccination from WHO’s standard international vaccination certificates.
aujourd’hui que pour les quelques chercheurs mentionnés ci-dessus. De plus, le Comité a noté que le fait de vacçiner inutilement pouvait être considéré comme une faute médicale. Le Comité a recommandé que l’OMS prenne contact avec tous les laboratoires continuant à produire du vaccin antivariolique pour leur communiquer ces obser vations et leur demander de cesser la distribution commerciale du vaccin. Deux pays (Royaume-Uni et Finlande) ont informé l’OMS que la vaccination antivariolique du personnel militaire avait été abandon née. Les services sanitaires nationaux devraient être instruits de ce que la poursuite de la vaccination du personnel militaire comporte un risque à la fois pour les personnes vaccinées et pour les contacts possibles. Dans la mesure où un nombre croissant de personnes ainsi vaccinées et leurs contacts n’ont pas été vaccinés antérieurement, le risque de complications graves augmente inévitablement. En consé quence, le Comité estime que la vaccination du personnel militaire est à déconseiller. Autant qu’on le sache, aucun pays n’exige de certificat de vaccina tion antivariolique des voyageurs. Au cours de l’an passé, le règlement sanitaire international a été modifié pour supprimer toute référence à la vaccination antivariolique. Néanmoins, quelques ambassades et consulats, ainsi que certaines agences de voyage, ignorants de la réso lution 33.4 de l’Assemblée mondiale de la santé, «Eradication mon diale de la variole» qui stipule que ces certificats ne sont plus néces saires, donnent des conseils erronés aux voyageurs. Le Comité a encouragé l’OMS à diffuser plus largement le fait que les certificats de vaccination antivariolique ne sont plus exigés. Il a été suggéré que des avis appropriés paraissent périodiquement et en bonne place dans les Relevés épidémiologiques hebdomadaires et dans la brochure intitulée «Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux et conseils d’hygiène à l’intention des voyageurs». Le Comité a été informé que des mesures avaient déjà été prises pour supprimer la section relative à la vaccination antivariolique dans les certificats de vaccination internationaux de l’OMS. 2. Stocks de vaccin (recommandations 3,4, S et 6 de la Commission mondiale) Conformément aux recommandations de l’Assemblée, l’OMS a déjà institué deux dépôts frigorifiques pour stocker le vaccin (Genève et New Delhi), les stocks étant actuellement suffisants pour vacciner plus de 200 millions de personnes. Le Comité a visité le dépôt de Genève et a jugé les conditions de stockage parfaitement satisfaisan tes. L’OMS a élaboré un plan décennal pour contrôler l’efficacité du vaccin stocké à Genève conformément à la procédure fixée dans le document «Management o f reserve stocks o f vaccine in the postsmallpox eradication era» (WHO/SE/80.158 Rev. 1 (en anglais seu lement)). Le Comité a approuvé ce plan. Le Comité a souscrit à la politique selon laquelle les stocks de vaccin détenus par l’OMS pour les cas d’urgence ne doivent être utilisés que sur confirmation clinique et en laboratoire d’un diagnostic de variole. On sait que des quantités considérables de vaccin sont également détenues dans d’autres pays. Le Comité estime que ces derniers doivent assumer la responsabilité de la surveillance et du titrage de leurs stocks et que l’OMS ne doit offrir son assistance que si des problèmes spéciaux surgissent.
2. Reserve Stocks of Vaccine (Global Commission Recommenda tions 3, 4, 3 and 6) Pursuant to recommendations of the Assembly, WHO has already established two refrigerated depots for vaccine storage (Geneva and New Delhi) with an existing reserve sufficient to vaccinate more than 200 million persons. The Committe visited the Geneva depot and found the conditions eminently satisfactory. For vaccine stored in Geneva, WHO has developed a ten-year plan which provides for satisfactory monitoring o f the potency o f the stored vaccine according to the procedure set up in the document “Management of reserve stocks of vaccine m the post-smallpox eradication era” (WHO/SE/80.158 Rev. 1). The Committee endorsed this plan. The Committee endorsed the policy that WHO emergency vaccine re serves be released only on clinical and laboratory confirmation o f a diagnosis o f smallpox. Additional substantial quantities of vaccine are known to be held in other countries. The Committee believes that the monitoring and titration o f such stocks is a national responsibility and that WHO should offer assistance only when special problems arise.
3. Investigation of Suspected Cases (Global Commission Recom mendations 7 and 8) The Committee expressed satisfaction that the Organization has continued to participate actively in documenting rumours o f the occurrence of smallpox cases whenever they have occurred. Since January 1979,124 such rumours from S3 countries have been inves tigated, most of which have been misdiagnosed cases o f chickenpox, measles and other skin diseases. None have been smallpox. The number o f rumours reported has decreased with time, 63 rumours having been reported in 1979,31 rumours in 1980 and 30 rumours in 1981. The Committee endorsed the document “Management of sus pected cases of smallpox in the post-eradication era” (WHO/SE/80.157 Rev. 1). The Committee noted particularly the clear need for WHO “to maintain an effective system to coordinate and participate m the investigation o f suspect smallpox cases throughout the world”. Sev eral rumours, for example, have provoked widespread international alarm which required immediate and critical evaluation to sustain public confidence in the eradication of smallpox. The Committee was concerned, however, that confirmation with regard to some o f the rumours has extended over some months because o f delays in res ponse by national health authorities. The Committee urged that all rumours be promptly investigated by competent health personnel and the results reported to WHO within 30 days. WHO assistance at
3. Examen des cas suspects (recommendations 7 et 8 de la Commis sion mondiale) Le Comité a exprimé sa satisfaction de ce que l’Organisation a continué à participer activement aux investigations sur les rumeurs de cas de variole chaque fois qu’il y en a eu. Depuis janvier 1979, 124 rumeurs de ce type provenant de S3 pays ont été examinés ; il s’agissait la plupart du temps de cas de varicelle, de rougeole et d’autres mala dies de la peau mal diagnostiquées. Dans aucun cas il ne s’agissait de variole. Le nombre de rumeurs signalées a diminué avec le temps, puisque leurnombre est passé de 63 en 1979, à 31 en 1980 et à 30 en 1981. Le Comité a approuvé le document «Conduite à tenir en présence de cas suspects de variole dans la période post-éradication» (WHO/SE/80.157 Rev. 1). Le Comité a noté en particulier l’impéneuse nécessité pour l’OMS «de maintenir un système efficace pour coordonner les investigations sur les cas suspects de variole dans le monde entier et y participer». C est ainsi, par exemple, que plusieurs rumeurs ont suscité à l’échelle nationale une vaste inquiétude et qu’une évaluation immédiate et critique s’imposait donc pour préserver la confiance du public à l’égard de l’éradication de la variole. Le Comité s’est toutefois montré préoccupé de ce que pour certaines rumeurs les vérifications avaient demandé plusieurs mois parce que les services nationaux de santé avaient tardé à répondre. Le Comité a demandé instamment que toutes les rumeurs fassent rapidement l’objet d ’investigations par un
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national, regional o r international level, as appropriate, should be freely sought if there were questions or potential delays.
personnel de santé compétent e t que les résultats soient notifiés à l’OMS dans les 30 jours. On ne devrait pas hésiter à rechercher l’as sistance de l’OMS aux niveaux national, régional ou international en cas de doute ou de retard possible. 4. Inspection des laboratoires conservant des stocks de virus varioli que (recommandations 9 et 10 de la Commission mondiale) L’Assemblée a recommandé que quatre centres collaborateurs de l’OMS au maximum «soient agréés pour détenir et manipuler des stocks de virus variolique» et qu’ils soient inspectés régulièrement A l’heure actuelle, quatre laboratoires conservent des stocks de virus variolique, dont trois sont des centres collaborateurs. Unseul (Royau me-Uni) a mené des recherches de laboratoire sur le virus en 1981. Après des travaux de rénovation les Centers for Disease Control (Etats-Unis) pourront reprendre leur recherches d’ici un mois envi ron ; les travaux de rénovation de l’Institut de Recherche sur les pré parations virales (URSS) sont terminés à 70% et l’Institut devrait reprendre ses travaux d'ici huit à dix semaines. Chacun des labora toires conservant le virus variolique a été inspecté deux fois, entre février 1979 et mars 1982 par des membres du personnel de l’OMS et des équipes de consultants, et d'autres visites périodiques sont pré vues. Le seul laboratoire qui utilise actuellement le virus dans le cadre d’études expérimentales répond aux normes de sécurité agréées. Pour les autres, les conditions de stockage du virus ont été jugées satisfai santes. Les laboratoires des Etats-Unis et d’URSS seront de nouveau visitées par des équipes d’inspection internationales avant la reprise de leurs travaux sur le virus variolique. Le Comité a recommandé que l’OMS continue d’inspecter ces laboratoires régulièrement pour veiller au respect des normes fixées par l'Organisation et que, après avoir procédé à une évaluation, cha que équipe d’inspection internationale dépose un rapport détaillé sur les résultats de son enquête auprès de l’OMS, du service national de santé compétent et auprès du laboratoire. Tout Etat Membre devra avoir la possibilité d’examiner ces dossiers. Le Comité a tenu à exprimer tout particulièrement sa gratitude aux Gouvernements du Royaume-Uni, des USA et de l’URSS pour la coopération dont ils ont fait preuve en entreprenant la rénovation de leurs laboratoires pour mener à bien des travaux de recherche néces saires et de grande valeur et a demandé à l’OMS de leur transmettre ses remerciements les plus vifs. Le Comité a recommandé que compte tenu du fait que d’importants travaux de recherche se poursuivent actuellement, la décision concer nant la détention du virus variolique soit réexaminée par le Comité sur les infections à orthopoxvirus en 1985 et, que, en fonction des résultats de ces délibérations, la question du mode de destruction du virus soit alors examinée plus avant 5. Activités de surveillance et de recherche concernant le monkeypox humain (Recommendation i l de la Commission mondiale) Le Comité a examiné et approuvé la stratégie des programmes actuels de surveillance du monkeypox humain en Afrique occidentale et en Afrique centrale, élaborée conformément à la recommandation selon laquelle «en collaboration avec les services sanitaires nationaux, l’OMS doit organiser et soutenir un programme spécial de surveil lance du monkeypox humain». Ces programmes comportent des investigations épidémiologiques et de laboratoire sur les cas de mon keypox humain notifiés dans toutes ces régions, des examens sérolo giques spéciaux pour la recherche d’anticorps contre les orthopoxvi rus, notamment d’anticorps contre le monkeypox, chez les enfants non vaccinés, et l’institution d’une surveillance sanitaire axée sur les institutions dans certaines zones d’Afrique occidentale et centrale. Epidémiologie Le nombre total des cas connus de monkeypox humain depuis 1970 s’élève actuellement à 63. Les observations récentes n’ont pas modifié le tableau existant auparavant concernant l’incidence de la maladie en fonction del’âge, son degré degravité et sa faible transmissibilité. On a attiré l’attention sur le fait que l’on observe fréquemment, parmi les signes cliniques, une adénopathie localisée. Ce n’est pas là une carac téristique de la variole dans ces régions, ce qui peut indiquer que la voie de pénétration est un traumatisme local ou une piqûre d’insec te. Le Comité a estimé que pour exercer une surveillance continue il importait avant unit d e noter toute modification survenant dans le degré de fréquence et de transmissibilité (peu élevé à l’heure actuelle) et d’apprendre à mieux connaître l’évolution naturelle et l’épidémio logie de la maladie. A cette fin, le moyen le plus efficace serait d’axer les efforts sur des zones circonscrites, de forte incidence de la maladie, situées au Zaïre dans les régions de l’Equateur, du Kasai oriental et du Bandundu. La majorité des cas ont été détectés dans ces régions au cours des dix dernières années et des équipes mobiles continuent de jouer un rôle prépondérant dans la surveillance, l’investigation des poussées et le maintien de la cohésion et de la notification des unités sanitaires fixes concernées. Le Comité n'a pas jugé rentable d’instituer
4. Inspection of Laboratories Retaining Variola Virus (Global Com mission Recommendations 9 and 10) The Assembly recommended that no more than four WHO colla borating laboratories “be approved as suitable to hold and handle stocks of variola virus” and that these be inspected periodically. At present, variola virus is being stored in four laboratories, of which three are collaborating centres. Only one (United Kingdom) has been conducting laboratory studies with the virus during 1981. Renovation at the Centers for Disease Control (USA) will permit studies to recommence there in about a month’s time; renovations at the Research Institute of Virus Preparations (USSR) are 70% complete and work is expected to recommence there in eight to 10 weeks’ time. Each of the laboratories retaining variola virus has been inspected twice by WHO staff and consultant teams between February 1979 and March 1982 and further periodical visits are planned. The one labo ratory which is now using the virus in experimental studies meets accepted standards for containment. The others were found to be storing the virus safely. The laboratories in the USA and the USSR will be revisited by international inspection teams before they recom mence work with variola virus. The Committe recommended that WHO continue to inspect these laboratories regularly to ensure that WHO requirements are being met, and that each international inspection team, following evalua tion, should file a detailed report of its findings with WHO, the res ponsible national health authority and the laboratory. Such records should be available for review by any Member State. The Committee wished to express its special gratitude for the co operation of the governments o f the United Kingdom, the USA and the USSR in undertaking the renovation of their laboratories to per mit the necessary, valuable research work to be completed and asked WHO to convey its special thanks. The Committee recommended that because important research studies are still in progress, the decision regarding retention of variola virus be reconsidered by the Committee on Orthopoxvirus Infections in 1985 and, depending on the outcome of these deliberations, further consideration be given at that time to the appropriate disposition of the virus. 5. Surveillance and Research on Human Monkeypox (Global Com mission Recommendation 11) The Committee reviewed and endorsed the strategy of the current programmes for surveillance o f human monkeypox in west and cen tral Africa which has been developed according to the recommenda tion that “in collaboration with country health services, WHO should organize and assist a special surveillance programme on human mon keypox” . Such programmes consisted o f epidemiological and labora tory investigation o f reported human monkeypox cases in all these areas; special serological investigation for orthopoxvirus antibody, including monkeypox antibody, in unvaccinated children ; and devel opment of health institution based surveillance in selected areas o f west and central Africa. Epidemiology The total number o f known cases o f human monkeypox since 1970 now stands at 63. Recent observations have not changed the previous picture of the age-incidence, severity, and low transmissibility of this disease. Attention was drawn to the frequency with which a localized lymphadenopathy is encountered as a clinical feature. This was not a feature of smallpox in these areas and it may indicate a route of entry involving local trauma or biting insects. The Committee felt that the most important features o f continuing surveillance were to note any change in the present low level o f occurrence and transmissibility and to learn more of the natural his tory and epidemiology of the disease. For this purpose it would be most effective to concentrate efforts on limited areas ofhigh incidence which are situated in the Equateur, Kasai oriental and Bandundu regions of Zaire. The majority of cases have been detected in these regions during the last 10 years and mobile teams are continuing to play a n essential role m surveillance, for investigation o f outbreaks and to m a i n t a i n cohesion and interest among the static health units involved. The Committee did not consider that it would be costeffective to develop the detection system now operating m Zaire in
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other countries of west and central Africa. Present data indicated that monkeypox was not o f public health importance even in areas of highest incidence.
dans d’autres pays d’Afrique occidentale et centrale le système de détection actuellement en vigueur au Zaïre. Les données dont on dispose actuellement montrent que le monkeypox ne constitue pas un problème de santé publique important même dans les régions où son incidence est la plus élevée. Enquête sérologique 1981/1982 En 1981, quelque 10 000 échantillons de sérum ont été recueillis, provenant pour la plupart de sujets apparemment non vaccinés, afin d’étudier la prévalence d’anticorps dirigés contre le monkeypox humain chez les personnes qui habitent les régions où l'on soupçonne la présence d’un réservoir de monkeypox. Le Comité a examiné les premiers résultats des recherches de laboratoire sur ces sérums. Cette enquête a été menée au Congo, en Côte-d’tvoire, en Sierra Leone et au Zaïre. Etant donné que pour les recherches sur la prévalence du mon keypox le groupe de sujets non vaccinés était tout particulièrement important, il a été décidé d ’exclure des examens sérologiques plus approfondis tous les sujets dont on savait à coup sûr qu'ils avaient été antérieurement vaccinés et ceux qui pouvaient l’avoir été. Etant donné que les derniers cas de variole dans ces pays ont été découverts en 1969-1970, le Comité a recommandé que les sérums des sujets de plus de dix ans soient exclus des recherches de laboratoire puisque les résultats positifs qui pourraient être obtenus avec ces échantillons ne pouvaient être interprétés de façon fiable. Les premiers résultats des recherches de laboratoire (faites aux Centers for Disease Control (Atlanta), et à l’Institut de Recherche sur les Préparation virales (Moscou)) ont permis d’établir la présence d’anticorps contre les orthopoxvirus chez un certain nombre d'enfants non vaccinés de moins de dix ans. Il est vraisembalble que, dans certains cas tout au moins, ces anticorps étaient dus à une infection par le virus du monkeypox, mais il n’est pas impossible qu’il existe dans ces régions d’autres orthopoxvirus inconnus donnant lieu à une infec tion humaine et les recherches doivent être poursuivies à ce sujet. Compte tenu de ces considérations, le Comité a recommandé que les recherches de laboratoire actuellement en cours sur les échantillons de sérums soient menées à bien le plus rapidement possible de façon que les sérums révélant la présence d’anticorps spécifiques du mon keypox fessent l’objet d’investigations dans le cadre de visites sur le terrain. Le Comité a exprimé l'espoir que la vaccination soit totalement abandonnée dans les pays d’Afrique occidentale et centrale, même dans ceux où se sont produits des cas de monkeypox, comme l’a recommandé la Commission mondiale (recommandation 1). Plan de surveillance du monkeypox en Afrique occidentale et centrale, 1982-1983 Le Comité a approuvé un plan visant à maintenir le programme spécial de surveillance du monkeypox dans quatre pays d’Afrique occidentale et centrale (Congo, Côte-d’Ivoire, Sierra Leone et Zaïre). Le plan comprend des recherches épidémiologiques dans les quatre pays sur les sujets (âgés de moins de 10 ans et non vaccinés) dont les échantillons de sérum ont révélé la présence d’anticorps du monkey pox, et la poursuite d’une surveillance spéciale avec l’appui d’équipes de surveillance mobiles et des institutions sanitaires du Zaïre. Il va sans dire que si un cas de monkeypox humain était signalé, il ferait en priorité l’objet d’investigations. 6. Recherches de laboratoire (Recommandations 12,13,14et 15 de la Commission mondiale) Le Comité a reconnu la valeur et le caractère particulier des recher ches en cours et s’est fermement déclaré en faveur de leur poursuite, tout au moins jusqu’en 1985, afin de mener à bonne fin des travaux indispensables au maintien de la surveillance dans l’ère de post-éradication de la variole. Epreuves de radioimmunoprécipitation (RIP) et anticorps mono clonaux pour la détection d ’ anticorps spécifiques du monkeypox dans le sérum humain et anim al — Duke University Medical Center, Dur ham (Etats- Unis), et Centersfo r Disease Control, Atlanta (Etats- Unis d'Amérique). Des travaux pour la mise au point d ’épreuves de radioimmunopré cipitation, c’est-à-dire d ’un moyen simple et fiable de détection d’an ticorps spécifiques d’espèce, sont actuellement en cours et on s’efforce de sélectionner des anticorps monoclonaux spécifiques d’espèce mais ces épreuves ne peuvent encore être utilisées pour la surveillance du monkeypox ou dans les recherches sur les sérums recueillis dans des cas suspects de variole. Il importe que l’on dispose le plus rapidement possible d’une épreuve RIP afin de confirmer ou faciliter une bonne interprétation des recherches positives d’orthopoxvirus dans les sé rums recueillis sur des enfants non vaccinés en Afrique occidentale et centrale. Le Comité a recommandé qu’un haut degré de priorité soit accordé à la mise au point de l’épreuve R IP e tà la préparation d'an ticorps monoclonaux, qui constitueront la méthode de choix pour ces recherches. ___ _
Serological survey 1981/1982 During 1981, about 10 000 serum specimens were collected, mostly from apparently unvaccinated persons, in order to study the preval ence of human monkeypox antibody in persons who inhabit the areas where the presence of a monkeypox reservoir has been suspected. The Committee considered the interim results of the laboratory investi gation of sera. The survey was conducted m Congo, Ivory Coast, Sierra Leone and Zaire. As the unvaccinated group was the most important for the investigation of monkeypox prevalence, it had been decided to exclude from further serological examination all those in whom there was evidence or even suspicion of previous vaccination. Since the last cases of smallpox in these countries were detected in 1969-1970, the Committee recommended that sera from age groups over 10 years should be excluded from laboratory investigation as positive results that might be obtained with such sera could not be reliably interpreted. The interim results of laboratory investigations (performed at the Centers for Disease Control, Atlanta, and the Research Institute of Virus Preparations, Moscow) have shown the occurrence of a number of positive results for orthopoxvirus antibody in unvaccinated child ren under 10 years of age. At least some of them were likely to have been due to infection with monkeypox virus but there might be other, as yet unrecognized orthopoxviruses producing human infection in these areas and further investigation is required. Mindful of these considerations, the Committee recommended that the current laboratory investigation of serum specimens should be completed as soon as possible so that those whose sera showed the presence of specific monkeypox antibody should be investigated by field visits. The Commute expressed the hope that vaccination will be totally discontinued in the countries o f west and central Africa, even where monkeypox has been found to occur, as recommended by the Global Commission (recommendation 1) Plan fo r monkeypox surveillance in west and central Africa, 19821983 The Committee endorsed a plan to maintain the special programme on monkeypox surveillance in four countries o f west and central Africa (Congo, Ivory Coast, Sierra Leone and Zaire). The plan includes the epidemiological investigation in all four countries of persons (under 10 years o f age and unvaccinated) whose serum spe cimens showed presence of monkeypox antibody, and continuation of special surveillance supported by mobile surveillance teams and health institutions in Zaire. Needless to say, if a human monkeypox case is reported, this will take priority for investigation.
6. Laboratory Investigation (Global Commission Recommendations 12, 13, 14 and 15) The Committee recognized the special nature and value of the research being conducted and strongly supported its continuance at least until 1985, to complete research which is essential for maintain ing post-smallpox eradication surveillance. Radioimmunoprécipitation (RIP) tests and monoclonal antibodies fo r detection o f monkeypox-specific antibodies in human and animal sera — Duke University M edical Center, Durham, USA and Centers fo r Disease Control, Atlanta, USA. Work on development of radioimmunoprécipitation tests as a sim ple and reliable test for species-specific antibodies and efforts to select suitable species-specific monoclonal antibodies have been proceeding but these tests are not yet applicable to monkeypox surveillance or for investigation of sera collected from suspected cases of smallpox. It is important that the RIP test be available as soon as possible to confirm or assist with the appropriate interpretation of orthopoxvirus positive sera collected from unvaccinated children in west and central Africa. The Committee recommended that a high priority should be given to the development of the RIP test and the preparation o f monoclonal antibodies, which would eventually be the method of choice for these investigations.
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A nalysis o fD N A s o f various orthopoxviruses — C entre fo r Applied M icrobiology an d Research, Porton Down, UK; Centers fo r D isease Control, A tlanta, USA and th e R esearch-Institute o f Virus Prepara tions, M oscow, U SSR. '
A nalyse de l'A D N de divers orthopoxvirus — Centre fo r Applied M icrobiology an d Research, P orton Down (R oyaum e-U ni); Centers fo r D isease Control, A tlanta (E tats-U nis d'A m érique)'et In stitu t de Recherche sur les Préparations de Virus, M oscou (U RSS).
DNA analysis o f variola, monkeypox and other orthopoxviruses is proceeding with the objectives o f 1) producing a ‘lihrary’ of DNA maps for die classification and identification of orthopoxviruses and 2) providing a detailed comparison o f the degree o f relatedness between variola virus and other orthopoxviruses, in particular mon keypox. Cloning of variola DNA into E. coli to enable efficient studies to be safely made of this genome, is also being conducted. Some clones o f a portion of the Harvey genome have been constructed and others will be available in 1983. Safety aspects o f work with variola DNA The Committee agreed that there is no hazard attached to the handling o f variola DNA by designated personnel in laboratories in which there was total exclusion of viable poxviruses; nevertheless, the Committee recommended that collaborating centres should not trans mit intact variola DNA to other laboratories. This recommendation does not apply to fragments of variola DNA or to such fragments cloned into suitable vectors. The Committee agreed that such clones should be available to interested laboratories under the conditions imposed by the guidelines for recombinant DNA, which are applic able in the country or countries concerned. Pathogenesis o f m onkeypox and viral persistence in animals — Division o f Poxviruses, National institute o f Health, Tokyo, Japan and Research Institute o f Virus Preparations, Moscow, USSR. It was reported that monkeypox virus produced generalized disease and death after experimental inoculation in cynomolgus monkeys but that one species of African monkey.tested suffered only a trivial or sub-clinical illness with minimal reacuon at the site of inoculation. Studies are in progress to assess the persistence of monkeypox virus in tissues of a species of insectivorous shrew (Suncus mûris). The Committee recommended that the studies in progress should continue as speedily as possible as the results will be important when the recommendations of the Global Commission are considered in 1985 and plans are developed to cover the succeeding period.
On poursuit actuellement l’analyse de l’ADN du virus variolique, du virus du monkeypox et d'autres orthopoxvirus en vue 1) d’établir un «registre» des cartes de 1 ’A D N pour û classification et l’identifi cation des orthopoxvirus et 2) d’établir une comparaison détaillée du degré de parenté entre le virus variolique et d’autres orthopoxvirus, notamment le monkeypox. On procède également, à l’heure actuelle, au clonage de l’ADN variolique en E. coh pour procéder avec efficacité, et en toute sécurité, à l’étude de ce génome. Certains clones d’une portion du génome de Harvey ont été établis et d’autres seront disponibles en 1983. Risques liés aux travaux sur l'ADN variolique Le comité est convenu que la manipulation de l’ADN variolique par un personnel compétent dans les laboratoires où les poxvirus viables sont totalement exclus ne présente aucun risque; néanmoins, le Comité a recommandé que les centres collaborateurs ne transmet tent pas à d’autres laboratoires l’ADN variolique intact. Cette recom mandation ne s’applique pas aux fragments de l’ADN variolique ou à de tels fragments clonés dans des vecteurs appropriés. Le Comité a estimé que les laboratoires intéressés devaient pouvoir se procurer des clones de ce type selon les conditions fixées dans les directives rela tives à la reconstitution de l’ADN qui sont applicables dans le ou les pays concernés. Pathogenèse du monkeypox et persistance du virus chez l'anim al — Division des poxvirus. Institut national de Santé, Tokyo (Japon) et Institut de recherche sur les préparations virales, Moscou (URSS). Il a été signalé que l’inoculation expérimentale du virus du mon keypox à des singes cynomolgus entraînait chez ces derniers une maladie généralisée et la mort alors que la même épreuve pratiquée sur une espèce de singe africain n’avait provoqué qu’une forme béni gne ou infraclinique de la maladie avec réaction minimale à l’endroit de l’inoculation. Des études sont en cours pour évaluer la persistance du virus du monkeypox dans les tissus d’une espèce de musaraigne insectivore (Suncus mûris). Le Comité a recommandé que les études actuellement en cours soient menées aussi rapidement que possible car il importe d’en con naître les résultats lorsque les recommandations de la Commission mondiale seront examinées en 1985 et que des plans seront élaborés pour la période suivante. 7. Archives et publications (recommendations 16 et 17 de la Com mission mondiale) Les dossiers du programme d’éradication de la variole sont main tenant classés dans les archives. Des plans ont été élaborés en vue de publier un ouvrage d’environ 500 000mots traitant de manière appro fondie de certains aspects scientifiques, opérationnels et administra tifs du programme d’éradication de la variole. Un groupe rédactionnel de cinq personnes, dont trois membres du personnel de TOMS et deux experts indépendants, possédant tous une vaste expérience de la variole, auront la responsabilité principale de préparer et de mettre au point les éléments du livre. Ces spécialistes puiseront largement dans les informations dont ils disposent et dans celles qui leur seront four nies par d’autres personnes et durant les travaux préparatoires les projets de chapitre seront communiqués à de nombreuses personnes compétentes en la matière. Il faudra environ trois ans pour mener à bien ce travaiL Le Comité en a approuvé le plan. D’autres publications ont été publiées avec l’appui de l’OMS, notamment des ouvrages traitant de façon détaillée des programmes d’éradication au Bangla desh, en Ethiopie, en Inde et en Somalie.
7. Archives and Publications (Global Commission Recommenda tions 16 and 17) The records of the smallpox eradication programme bave now been established in an archival mode. Plans have been developed to pub lish a book of about 500 000 words dealing comprehensively with relevant scientific, operational and administrative aspects o f the smallpox eradication programme. A five-person editorial group comprising three WHO staff members and two experts from outside WHO, all having extensive experience o f smallpox, would bear pri mary responsibility for preparation and editing of material for the book. They will draw extensively on existing information and that provided by others and, during the course o f preparation, will circu late widely draft copies o f chapters to knowledgeable persons. Ap proximately three years will be required to complete the work. The Committee endorsed the plan. Other publications that have been supported by WHO include books dealing in detail with the eradica tion programmes in Bangladesh, Ethiopia, India and Somalia.